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L’entrepreneuriat féminin progresse partout dans le monde

décembre 4, 2017 Marie Dalle-Molle Actualité, Infos

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Girl swinging in a light bulbSelon l’étude du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) édition 2016-
2017, 163 millions de femmes dans le monde ont créé une entreprise et 111 millions en dirigent une
déjà constituée. Un chiffre en progression de 10 % depuis l’édition 2014-2015 et qui se rapproche
des taux masculins. Menée auprès de 74 pays à travers le monde, dont la France, l’étude montre
l’impact du taux d’activité entrepreneuriale des femmes aussi bien sur leurs familles, leurs
communautés ou l’économie de leurs pays.

Des disparités géographiques

L’étude révèle que se lancer dans l’entrepreneuriat féminin ne répond pas aux mêmes motivations
d’un continent à un autre.

Ainsi, les auteurs soulignent l’existence d’un entrepreneuriat de nécessité (« Necessity-Driven


Entrepreneurship ») plus répandu dans les pays en développement (Asie, l’Amérique Latine et, dans
une moindre mesure, l’Afrique Subsaharienne) où la proportion de femmes créatrices d’entreprise
est même supérieure ou égale à celle des hommes.

En Europe, en revanche, l’entrepreneuriat féminin est moins répandu. Résultats étonnants et bien
mis en lumière dans l’étude. Les pays européens se distinguent par un pourcentage de femmes
entrepreneures diplômées de 22% en moyenne, supérieur à celui des hommes.

Il y a donc de forte disparité géographique. L’entrepreneuriat féminin avoisine les 20 % au Brésil et


aux Philippines, mais n’est que de 3,4 % en France (il était de 4 % en 2015) et de 3 % en Allemagne

TAE_femmes_monde(1)

Entrepreneuriat féminin et paradoxes

L’étude révèle également que les pays ayant un développement économique avancé et offrant un
niveau d’éducation aux femmes ont un taux d’activité entrepreneurial féminin moins élevé. Les
auteurs de l’étude parlent ici d’un entrepreneuriat d’opportunité. Il se peut également que ces
talents soient captés par les entreprises.

TAE_femmes_mondeIl se peut que des freins psychologiques existent dans les pays développés. Là
où les femmes des pays moins développés estiment à 67 % qu’elles sont capables de monter une
affaire, elles ne sont que 35 % à le penser dans les pays développés.

> Pour découvrir l’étude dans son intégralité


> Également à lire sur le site de la Fondation Travailler autrement, Et si les femmes changeaient leur
rapport au travail ?

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entrepreneuriat féminin, entrepreneurs, femmes

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MAROC

L'entrepreneuriat féminin au Maroc: Ce qu'il reste à faire

Les femmes seraient moins preneuses de risques.

17/03/2018 10h:59 CET

Par Ibtissam Ouazzani

MAPODILE VIA GETTY IMAGES

ENTREPRENEURIAT - Hommes ou femmes, les entrepreneurs font face aux mêmes difficultés au
Maroc. Il s’agit d’une des conclusions à laquelle sont arrivées les dernières études sur
l’entrepreneuriat féminin présentées le 15 mars à la résidence de France à Rabat en présence de
l’ambassadeur français.

Un panel d’entrepreneuses et chercheuses marocaines mais aussi françaises ont posé le paysage de
ce type d’entrepreneuriat. Pour la chercheuse à l’Université Mohamed V, Manal El Abboubi, il est
d’abord essentiel de distinguer l’entrepreneuriat féminin des autres types d’entrepreneuriat.

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“On ne le distingue pas parce qu’il concerne les femmes, on le distingue parce qu’il concerne une
population qui a ses propres spécificités et qui subit des inégalités sociales”, précise Manal El
Abboubi.

Un portrait type de la femme entrepreneur au Maroc a même été dressé lors de la rencontre. Elle
aurait entre 35 et 45 ans, mariée, avec des enfants, et travaille principalement au niveau des services
et du commerce.
LISE GAGNE VIA GETTY IMAGES

Au Maroc, les femmes représenteraient, selon les derniers chiffres du Haut-commissariat au plan
(HCP), 10% des entrepreneurs et sont surtout présentes dans les secteurs “à faible valeur ajoutée
comme le textile ou les services sociaux”, comme le rappelle, lors de la rencontre, Janick Pettit,
gérante de la filiale Maroc dans l’institut Sagaci Research, une société d’études de marché spécialisé
dans le marché africain.

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Les femmes créatrices d’entreprises sont également plus présentes dans le milieu rural, ce qui
pourrait paraître surprenant mais une grande partie de ces petites entreprises relèvent d’une activité
de survie et déguise en réalité une forme d’auto-emploi, comme le souligne Janick Pettit.

“Dans le milieu rural, la création d’entreprises est faite davantage par besoin plutôt que par
opportunité ou par innovation”, explique-t-elle, rappelant que l’écrasante majorité (94%) de ces
entrepreneuses dans le milieu rural serait analphabète.

En partant de ce constat, la chercheuse Noura Salman a mené une étude qualitative avec sa
professeure Manal El Addoubi à l’Université Mohamed V, ainsi que deux autres chercheuses, qui
catégorise les femmes entrepreneurs selon leur secteur d’activité mais aussi selon les régions pour
éviter ainsi le risque d’une recherche quantitative qui pourrait dégager des chiffres trompeurs.

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AIC PRESS

L’étude, publiée en 2017 sur la revue internationale PME, a été menée auprès de 60 femmes
entrepreneuses et a pu distinguer trois profils: la chef d’entreprise classique qui traduit un
“entrepreneuriat voulu” et que “l’insatisfaction du salariat aurait poussé à l’entrepreneuriat”, et la
coopératrice qui se lance dans “l’entrepreneuriat comme moyen de survie”.

Le troisième profil concerne l’entrepreneuse en profession libérale qui se retrouve dans un


entrepreneuriat “par défaut”. L’étude considère donc les médecins, les notaires, ou encore les
avocats comme entrepreneuses puisqu’elles feraient face aux mêmes défis, notamment le besoin de
clients.

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Pour Manal El Abboubi, cette sectorisation est primordiale puisque les réalités de chacune d’elles
sont différentes. La chercheuse et co-auteur de l’étude explique: “Une femme analphabète qui vit
dans le milieu rural et qui veut faire par exemple un élevage de lapins ne vit certainement pas la
même expérience entrepreneuriale qu’une femme qui se retrouve à la tête d’une entreprise dans
une grande ville par succession”.
Peu de confiance en soi

Si l’entrepreneuriat féminin est en progression au Maroc, il peine cependant à décoller. L’institut


Sagaci Reseach a voulu identifier les freins à l’entrepreneuriat en lançant, en 2018, une enquête sur
le site de recrutement au Maroc, ReKrute.com, auprès d’hommes et de femmes entrepreneurs.

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L’accès au financement représenterait la contrainte principale (70%) pour les entrepreneurs hommes
et femmes. L’accès au foncier -achat ou location- ainsi que le manque de soutien et d’accès aux
réseaux professionnels ont également été cités par les deux sexes.

“Qu’on soit un homme ou une femme, on passe par les mêmes étapes”, affirme Dounia Belghiti,
présidente de PhDTalent, une entreprise qui met en relation le secteur académique et le secteur
privé. “L’entrepreneuriat reste compliqué et demande beaucoup d’endurance, mais le fait d’être une
femme ne constitue en aucun cas un frein pour le faire”, déclare-t-elle en ajoutant que la seule
différence entre les deux sexes se ressent plutôt au niveau du secteur puisque quelques milieux
restent encore “très masculins comme l’informatique, où la femme doit faire preuve d’adaptation et
de beaucoup de flexibilité”.

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Quelques caractéristiques spécifiques aux femmes ont néanmoins été dégagées par l’étude de
Sagaci, notamment la peur de l’échec, retrouvée une fois et demi de plus chez les femmes que chez
les hommes.

“Les femmes seraient donc moins preneuses de risques”, déclare Janick Pettit.

La perception des compétences est également plus faible chez les femmes que chez les hommes. Les
femmes auraient moins confiance en elles (45%) que les hommes (67%).

AIC PRESS

“Les femmes me demandent toujours un salaire plus bas que les hommes même si elles sont plus
qualifiées”, regrette Fatim-Zahra Biaz, directrice et fondatrice de l’incubateur de startup marocaines
New Work Lab.

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La pression liée aux normes socio-culturelles représenterait également un frein dans ce domaine très
compétitif. “On attend la femme davantage dans des rôles en charge de la gestion du foyer et des
enfants”, regrette Janick Pettit.

Une solution ?

Pour la chercheuse Janick Pettit, il faut aller au coeur du problème pour encourager les femmes à se
lancer dans l’entrepreneuriat en mettant en place des initiatives liées à l’accompagnement de la
femme pour lui redonner confiance en elle et mieux gérer sa peur du risque.

La professeure Manal El Addoubi suggère quant à elle d’aller vers une mixité dans les réseaux
professionnels. “On cloisonne souvent les femmes dans des milieux de femmes. Il faudra donc
décoder les mécanismes de fonctionnement culturels et socio-économiques utilisés par les hommes
pour que les femmes puissent, elles aussi, participer à la prise de décision”.

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L’importance du réseau professionnel a également été évoqué par la présidente des femmes chefs
d’entreprises mondiales, Marie-Christine Oghly, comme facteur essentiel au changement.

“Les femmes ont besoin d’être impliquées davantage dans le monde économique”, déclare-t-elle au
HuffPost Maroc. “Elles devraient donc être plus représentées dans les conseils d’administrations et
autres instances qui élargissent leur réseau”, affirme-t-elle, suggérant la mise en place d’un quota de
femmes dans ces institutions qui est nécessaire “au moins pendant une certaine période”.

Les chercheuses sont unanimes: l’entrepreneuriat féminin revêt un enjeu majeur pour le Maroc. Il
permettrait, selon Manal El Abboubi, non seulement aux femmes d’accéder davantage à l’activité
économique du pays mais aussi de réduire la pauvreté et donc d’améliorer l’accès à l’éducation.

“Dans certaines régions, on retrouve une démission totale ou partielle de certaines problématiques,
comme l’éducation, la santé, l’accès à l’eau… C’est là que l’entrepreneuriat féminin vient comme
réponse à ces situations difficiles. Au lieu d’attendre que l’État fournisse du travail ou de la scolarité
pour tout le monde, les citoyens peuvent être acteurs de ce changement”, espère Manal El Abboubi.

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Ibtissam Ouazzani Journaliste et vidéaste, art et culture

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