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Chapitre 3 :

LES CYCLES SEXUELS ET LEUR


CONTROLE CHEZ LA FEMME

Cycle : début d’un cycle : début des règles ; ovulation environ au milieu du cycle (14eme jour)

I Le déroulement des cycles sexuels


A : Le cycle de l’utérus
Rôle : accueillir un embryon :
Organe creux : paroi : muscle (myomètre) (expulsion) et muqueuse (endomètre) (développement de l’embryon)

1) Le cycle de la muqueuse
Voir TP + schéma

2) Le cycle de la glaire cervicale


La glaire cervicale est une sécrétion des cellules du col de l’utérus (= mucus), elle constitue des mailles dont les
caractéristiques évoluent au cours du cycle (diamètre, viscosité…) Avant et après l’ovulation, elle peut s’opposer au
passage des spermatozoïdes.
En période ovulatoire, elle permet le passage des gamètes males donc la possibilité de fécondation.

B : Le cycle ovarien
Tous les ovocytes ont étés fabriqués pendant le développement embryonnaire ; dans un ovaire, chaque ovocyte est
entouré d’une enveloppe constituée de cellule, le tout est un follicule; dans un ovaire : follicules de taille très variés.
1) Avant chaque cycle
Environ 3 mois avant : quelques petits follicules évoluent, ils deviennent des petits follicules cavitaires. Ils
contiennent :
- le futur gamète femelle
- des cellules folliculaires (granulosa)
- quelques petites cavités
- des thèques

2) Evolution folliculaire et hormonale pendant chaque cycle


a) deux phases :
- phase folliculaire : (jour 1 à jour 14 (ovulation)
Photos p 197 + p 236
Quelques petits follicules cavitaires commencent à se développer :
L’ovocyte grossis un peu ; les cellules folliculaires se multiplient par mitose ; la taille de la cavité folliculaire
augmente.
Un seul de ces follicules va terminer ce développement : il devient un follicule mûr (de diamètre d’environ 2 cm).
Vers le 14eme jour, le follicule se rompt à la surface de l’ovaire en libérant son ovocyte dans le pavillon de la
trompe : c’est l’ovulation.
- phase lutéale (jour 14 à jour 28)
Le follicule rompu se transforme en corps jaune (les cellules folliculaires grossissent et se pigmentent) Qui atteint
son développement maximal en environ une semaine puis commence peu à peu à régresser.

b) Evolution des hormones ovarienne : œstrogène et progestérone


Les hormones ovariennes sont sécrétées par le follicule en maturation puis par le corps jaune
En phase folliculaire : les cellules de la thèque interne et les granulosa sécrète de plus en plus d’œstrogène (taux
maximum au 12eme jour)
En phase lutéinique : le corps jaune sécrète un peu d’œstrogène et surtout de plus en plus de progestérone
jusqu’au 24eme jour ; puis il commence à dégénérer ce qui provoque la chute du taux des hormones ovarienne.

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Nicolas MAILLARD TS2 2004 / 2005 - Bar sur Aube http://nicolas.sup.fr
C : Origine et importance du synchronisme des cycles sexuels
1) Données médicales
- Ovariectomie : plus de règles ; l’utérus s’atrophie. Effets corrigés par un apport d’hormone ovarienne.
- Ablation de l’utérus : cycle ovarien conservé

2) Bilan :
L’utérus est un organe cible des hormones ovarienne. Elles déterminent donc le cycle utérin.
- Œstrogène sont responsables de l’épaississement de la muqueuse utérine (mitose). De plus, ils ont une
action sur la glaire cervicale. De plus, ils provoquent la synthèse des récepteurs sur les cellules cibles à
la progestérone.
- Progestérone : provoquent la transformation de la muqueuse utérine en un tissu sécréteur. C’est la
dentelle utérine.
- C’est la chute du taux des hormones ovariennes en fin de cycle qui déclenche les règles.

 Les hormones ovariennes sont indispensables à la fécondation et à la nidation de l’embryon car elles
contrôlent l’activité cyclique des effecteurs (de l’utérus) voir p 201.

II Le contrôle des cycles sexuels


A : Rôle du CHH
1) Relations entre hypophyse et ovaire
- Mise en évidence : expérience : chez une femelle adulte de chimpanzé :
o Hypophysectomie -> disparition des cycles (ovarien et utérin).
o + injection d’extraits hypophysaires (répétés) -> activité ovarienne et utérine rétablie
o + Ovariectomie -> l’injection est sans effet sur l’utérus.

- l’hypophyse détermine le cycle ovarien en sécrétant deux hormones : FSH et LH (des gonadostimulines)
Caractéristiques de leur sécrétion :
o Sécrétion pulsatiles
o Leur taux varie au cours d’un cycle avec un pic synchrone environ 24 heures avant l’ovulation. Il a
lieu environ 24 heures après le taux maximal atteint par l’oestradiol.

Effets de FSH et LH :
o FSH stimule le développement des follicules cavitaires, indirectement la sécrétion
d’œstrogène.
o Le pic de sécrétion de LH déclenche l’ovulation
o LH provoque aussi la transformation du follicule rompu en corps jaune, indirectement stimule
la sécrétion de progestérone.

2) Contrôle de la sécrétion des gonadostimulines


Doc 20 p 227
Une lésion de l’hypothalamus a les mêmes effets qu’une hypophysectomie. Une stimulation des neurones provoque
une augmentation de la sécrétion de FSH et de LH.
Comme chez l’homme l’hypothalamus détermine, par sécrétion pulsatile de GnRH (neurohormone), la sécrétion
pulsatile de FSH et de LH.

Remarque : La sécrétion de GnRH peut être influencée par différents stimuli.

B : Origine du caractère cyclique de la sécrétion des gonadostimulines


1) Mise en évidence (voir exercices)
Expérience 1 :
Observation : après castration : quasi arrêt de la sécrétion d’hormone ovarienne ainsi qu’augmentation importante
du taux de base de LH. Disparition du pic de LH.
Conclusion : Les ovaires freinent la sécrétion de LH sauf pendant les quelques jours qui précèdent l’ovulation.
(certainement par l’intermédiaire de leur(s) hormone(s)).

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Nicolas MAILLARD TS2 2004 / 2005 - Bar sur Aube http://nicolas.sup.fr
Expérience 2 :
Observation : La pose d’un implant d’œstradiol est suivie d’une augmentation très faible du taux plasmatique
d’œstradiol pour rester ensuite toujours constant et d’une baisse du taux de LH (par 4)
Conclusion : l’oestradiol à faible taux plasmatique freine la sécrétion de LH : c’est un rétroaction négative.

Observation : Une injection intraveineuse d’œstradiol est suivie d’une augmentation brutale et importante du taux
sanguin d’œstradiol (x10 en 2 jours). Et, environ 24 heures après ce pic d’œstradiol, suit un pic de LH.
Conclusion : Une augmentation importante et rapide du taux d’œstradiol stimule beaucoup la sécrétion de LH :
c’est une rétroaction positive à l’origine du pic de LH.

2) Importance des rétroactions au cours d’un cycle


Les rétroactions, positives et négatives, sont nécessaires au bon déroulement du cycle ovarien. En effet :
- le follicule mûr sécrétant beaucoup d’œstradiol pendant au moins une journée provoque une rétroaction
positive d’où un pic de LH d’où l’ovulation.
- En phase lutéinique, le corps jaune freine la sécrétion de LH et FSH => rétrocontrôle négatif taux de
FSH faible
=> aucuns nouveaux follicules ne commencent à mûrir.
- En fin de cycle : régression du corps jaune => chute des hormones ovarienne => levée partielle de
l’inhibition => petite augmentation de la sécrétion de FSH => démarrage possible d’un nouveau cycle.

Schéma bilan :

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Nicolas MAILLARD TS2 2004 / 2005 - Bar sur Aube http://nicolas.sup.fr