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RESPECT DES PRIX BCBA - Deux nouvelles entreprises condamnées - Toute l'actu...

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Actualité Économie

RESPECT DES PRIX BCBA - Deux nouvelles


entreprises condamnées
R.L. France-Antilles Martinique 11.01.2011

« 49 % des produits étaient, soit indisponibles, soit à un prix supérieur à la publicité, soit non-indiqués » , souligne un cadre de la
DDCCRF à la barre. ( Photo archives FA)

L'ex Carrefour Long Pré (aujourd'hui Leclerc) et Ed au Marin, deux


sociétés du groupe Lancry, ont été condamnées hier à des peines
d'amende conséquentes pour « publicité mensongère » , suite aux
accords nés des grèves générales de février et mars 2009.
Après « le petit poucet » , place aux « gros mordants » . La semaine dernière, le tribunal
correctionnel de Fort-de-France avait condamné une petite supérette (Ndlr : Le Huit à Huit de
Schoelcher) pour « publicité mensongère » suite aux accords nés de la grève générale de février
et mars 2009. Hier, il s'est attaqué à deux autres commerces de plus grande ampleur : Carrefour
Long Pré (aujourd'hui Leclerc) et Ed au Marin.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Suite aux contrôles menés par la Direction
Régionale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes, après une
campagne d'information, ces deux commerces ont été épinglés, respectivement le 30 novembre
2009 et le 4 mars 2010. À Carrefour Long Pré, sur les 400 articles définis par les accords entre la
grande distribution et le collectif du 5 février, 110 étaient absents du magasin lors du contrôle
mené le 30 novembre 2009. « Et sur les 290 références restantes, 72 n'étaient pas identifiables
par le client parce non-balisées et 37 comportaient des erreurs de prix en défaveur du
consommateur » , indique la présidente du tribunal.

« En clair, 49% des produits étaient, soit indisponibles, soit à un prix supérieur à la publicité, soit
non-indiqués » , souligne un cadre de la DDCCRF à la barre, qui rappelle que 90 hypermarchés ou
supermarchés ont fait l'objet du même type de contrôle en trois vagues. C'est au cours de la
dernière que les commerces ont été verbalisés.

« Les Fraudes acceptaient un taux marginal d'erreur mais dans ce cas précis, la moitié de l'offre
était non-conforme, alors même que d'autres enseignes du même groupe n'ont pas eu les mêmes
difficultés » , souligne le substitut du procureur, Gérard Algier. « Cet établissement était
totalement désorganisé et rien n'allait plus » , indique-t-il encore, pour expliquer le non-respect
des accords.

http://www.martinique.franceantilles.fr/imprimer.php 11/01/2011
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« Les accords de mars 2009 n'ont plus d'intérêt »


À Ed Marin où, sur 50 produits proposés, 9 étaient manquants et 1 supérieur à son prix supposé,
c'est le même topo. « Au-delà de 10% d'erreur, c'est un problème interne aux entreprises » ,
estime-t-il. Et de rappeler que « dans 95% des cas, les accords fonctionnent bien et les enseignes
les respectent » .

Me Langeron, en défense pour les deux commerces, expose divers arguments. Des problèmes
d'approvisionnement, des « négligences » dues au mauvais fonctionnement de ces enseignes, et
des difficultés financières rencontrées à l'époque par le groupe Lancry. « À Carrefour Long Pré,
certains articles n'étaient pas signalés comme étant des produits BcBA mais ils ressortaient en
caisse comme tels » . Pour lui d'ailleurs, « les accords de mars 2009 n'ont plus d'intérêt
aujourd'hui » : « La seule chose qui fait baisser les prix, c'est la concurrence. Or, tout le monde
sait que l'arrivée de Leclerc a fait baisser les prix à la Martinique » .

Le tribunal reconnaît pourtant les deux commerces coupables de « publicité mensongère » . Dans
l'affaire de Carrefour Long Pré, il prononce 10 000 euros d'amende à l'encontre de Hedder Lancry
(la personne morale) et 50 000 euros pour la Somacom (la société). Pour Ed Marin, les juges
prononcent une peine de 2000 euros à l'encontre de Steeve Lancry (la personne morale) et 10
000 euros d'amende pour la Société de Distribution Marinoise (société). L'un comme l'autre ont
obligation de publier ce jugement dans la presse à leurs frais.

Compte-rendu d'audience R.L.

- Quatre commerces dans le viseur


Les contrôles menés entre fin 2009 et début 2010 par la Répression des Fraudes avaient
épinglé quatre établissements. Outre les deux enseignes condamnées hier, le Huit à Huit de
Schoelcher a été condamné la semaine dernière à 1000 euros avec sursis pour l'exploitant et
1500 avec sursis pour la personne morale. Le dossier du supermarché Match à Ducos, qui
devait être examiné hier a été renvoyé au mois de juin, les parties n'étant pas avisées. Au
cours des 90 contrôles opérés tous azimuts, d'autres commerces dont les marges d'erreur
n'étaient pas aussi importantes avaient eu de simples rappels à la loi.

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Une continuité territoriale encadrée

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