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SOMMAIRE DE LA RUBRIQUE GEOLOGIE

1. PAGES GÉOLOGIE: DIVERS


2. FORMATION DE L'HYDROSPHÈRE
3. ORIGINE ET RÔLE DE LA GÉOTHERMIE
4. ELECTRO-MAGNÉTISME
5. Page actuelle: Nappes phréatiques

NAPPES PHRÉATIQUES

DÉFINITION SOMMAIRE DE CE QUE SONT LES NAPPES PHRÉATIQUES ET DE QUELQUES MOYENS D'Y CAPTER
DE L'EAU .

1. FACTEURS D'INFILTRATION
1. A) CLIMAT
1. B) VÉGÉTATION
1. C) POROSITÉ DU SOL
1. D) PERMÉABILITÉ DU SOL
1. E) CAS PARTICULIER: LES RÉSEAUX KARSTIQUES
2. TYPES DE NAPPES
3. ETUDE D'UNE NAPPE
4. FORAGES
4. A) FORAGE AU BATTAGE
4. B) FORAGE ROTARY
4. C) FORAGE DE PETIT DIAMÈTRE
4. C) 1 - A L'HUILE DE BRAS
4. C) 2 - AU MARTEAU PIQUEUR
4. C) 3 - MARTÈLEMENT
4. C) 4 - INJECTION DE BOUE

1. Facteurs d'infiltration
1. a) Climat
La pluviosité, mesurée en millimètres d'eau par an, compte beaucoup mais ce n'est pas le seul facteur à prendre
en compte.

Les pluies fines et tranquilles typiques de la façade atlantique (le crachin breton) sont mieux absorbées que les
précipitations orageuses et concentrées des pourtours méditerranéens.

Une pluie survenant après une longue sécheresse s'infiltrera moins facilement, car l'air contenu dans les pores, à
l'intérieur du sol, forme une couche imperméable.

L'évaporation peut faire partir une majorité de l'eau arrivée au sol. Elle dépend de la température et de
l'ensoleillement.

1. b) Végétation
La végétation absorbe l'eau et l'évapore, et on peut en déduire que la quantité d'eau infiltrée va en pâtir. Or il n'en
est rien, et la preuve en est que le débroussaillement a un effet négatif sur le volume des eaux
souterraines. Ceci est dû à ce que que les plantes modèrent la pluie par leurs feuilles, ralentissent le
ruissellement par leur humus et diminuent l'évaporation en protègeant le sol des rayons solaires. De plus, elles
augmentent la condensation.

L'infiltration sera donc plus importante, en définitive, sur un sol cultivé ou boisé que sur un sol nu.

1. c) Porosité du sol
Pour que l'eau constitue des réserves souterraines, il faut que le sol présente une certaine capacité d'absorption
et de rétention.

La porosité se mesure au pourcentage du volume des vides sur le volume total d'un échantillon de sol.
Le volume des vides est évalué selon : V vides = V total - (poids sec / densité en kg par litre)

Les roches les plus poreuses sont celles meubles dont la taille des grains est la plus homogène. Par
contre, celles hétérogènes ou cimentées sont moins poreuses. Ceci est évident concernant celles cimentées:
elles sont hermétiques. Quant aux roches hétérogènes, leur manque de porosité est dû à ce que les grains les
plus fins tendent à entrer dans les vides laissés par les plus gros.

Ceci étant, il ne suffit pas qu'une roche soit meuble et homogène. Ainsi, par exemple, les argiles sont
presque imperméables. En effet, si - comme dans l'argile - les grains sont très petits, la part d'eau de rétention
grandit jusque représenter la quasi totalité de l'eau.

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D'où la notion de porosité efficace: pourcentage du volume d'eau libre par rapport au volume total de roche.
Ce pourcentage est inférieur ou égal à la porosité totale, précédemment énoncée.

La mesure de la porosité efficace se fait par volume d'eau circulant en 24 heures, rapporté au volume
total de la roche. Cette porosité efficace est étroitement liée à la taille des grains. C'est pourquoi la porosité
efficace est la plus grande dans les sables et dans les graviers alors qu'elle est très faible dans les argiles.

L'eau de rétention est celle qui est retenue par des forces liées à la tension superficielle de l'eau.
Elle se divise en:

eau hygroscopique: impossible à extraire. Retenue par adsorption à la surface des grains, sur une
épaisseur de 0,1 micron (millième de millimètre);
eau pelliculaire: eau qui se déplace à la surface des grains, sur une épaisseur d'environ 1 micron. Les
racines parviennent à l'extraire;
eau capillaire: eau soumise à des forces de tension superficielle dans les canalicules qui relient les pores;
une partie de cette eau capillaire est suspendue: elle est captive et ne peut pas suivre la nappe. On
l'englobe dans les eaux de rétention.

En définitive, l'eau souterraine que nous pouvons puiser est la partie dite continue de l'eau capillaire, à laquelle on
peut ajouter l'eau dite gravitaire, qui ne se déplace que selon les forces de gravité (son poids).

Lors de leur infiltration, les molécules d'eau vont saturer les terrains traversés en eau pelliculaire et capillaire
avant d'arriver à la nappe aquifère. Ceci se manifeste par un retard à l'alimentation: temps de latence entre le
moment où il pleut et celui où la nappe remonte. Ce temps peut varier entre plusieurs jours et plusieurs mois,
selon la profondeur de l'aquifère et le niveau de sécheresse.

L'infiltration efficace est réduite en temps de sécheresse. Les plantes, notamment, ont contribué à assécher
le sol. Ainsi, si la nappe accuse un déficit de 50 mm il faudra un apport atmosphérique largement supérieur pour
que ce déficit soit comblé.

1. d) Perméabilité du sol
Perméabilité: vitesse à laquelle le terrain laisse passer l'eau sous pression atmosphérique.

La perméabilité est donc étroitement liée à la porosité efficace.


Elle est cependant définie autrement: en centimètres par seconde.

Un Darcy est la perméabilité d'un terrain laisser passer 1 cm3 d'eau par seconde à
travers une section de 1 cm2, sous une pression d'une atmosphère et à 20°C.

Sachant qu'une année compte à peu près 31,6 millions de secondes, un Darcy équivaut à une vitesse de 316
kilomètres par an. Le Darcy semble donc une unité uniquement adaptée aux terrains les plus perméables: les
sables et les graviers, qui valent de 100 Darcys à un dix-millième de Darcy. Soit: de 31.600 km à 31,6 mètres
par an.

Terrains semi-perméables : de 0,000.1 à 0,000.000.001 Darcys. Sables très fins, sables argileux et silts.

Les mouvements de l'eau dans le sol sont donc, en général, d'une lenteur saisissante vis-à-vis de ceux de l'eau
de surface. Ceci présente l'avantage de rendre les eaux souterraines insensibles aux variations saisonnières, et
de garantir leur filtration ... Pour autant que le sol, par lequel elles passent, ne soit pas gorgé (aux abords des
porcheries bretonnes, par exemple) de substances toxiques, telles que les nitrates.

1. e) Cas particulier: les réseaux karstiques


Les massifs calcaires, tels que les causses du Massif Central, forment des roches compactes à porosité
efficace presque nulle, qui se caractérisent donc par leur sécheresse. Même sous des pluviosités de l'ordre
de 2.000 mm par an, elles absorbent l'eau, ne permettent qu'à une maigre steppe de se développer et sont
parfois exemptes de toute eau de surface.

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Ceci cache l'infiltration de l'eau à travers des fissures. Celles-ci peuvent s'agrandir considérablement, voire
indéfiniment (formation de gouffres) étant donné qu'il s'agit de roches solubles, fortement exposées par ailleurs
aux pluies acides. Elles forment des réseaux hydrauliques souterrains: les réseaux karstiques, qu'il est difficile
d'exploiter. Sur de tels terrains, un forage peut aussi bien déboucher sur un terrain totalement sec que sur une
rivière souterraine, dont le débit varie de façon simultanée (absence de réserves) avec la pluviométrie.

2. Types de nappes
Nappe aquifère: zone du sous-sol occupée par un terrain poreux perméable entièrement gorgé d'eau.

Cette zone affleure là où l'eau s'est infiltrée. Elle se trouve au-dessus d'un niveau imperméable.

Nappe libre: partie de la nappe aquifère exposée à l'air (surface d'affleurement).

Nappe phréatique: partie supérieure d'une nappe libre. Phréas signifie puit en grec.
Les nappes libres sont facilement atteintes par les puits domestiques, dont le niveau d'eau signale le niveau
piézométrique, qui délimite le sommet de la nappe libre.

Le niveau piézométrique n'est pas parfaitement horizontal. Comme le niveau d'un cours d'eau, il est de plus en
plus bas dans la direction du sens d'écoulement de l'eau. L'angle ainsi formé est d'autant plus fort - à nouveau,
comme dans les cours d'eau - que la vitesse du courant (qui traverse la nappe) est élevée.

Les mesures de niveaux piézométriques (synonyme : niveaux statiques) permettent l'établissement de cartes
piézométriques d'où on tire des informations sur le sens d'écoulement de l'eau ainsi que sur leur débit.

Nappe captive: partie de la nappe recouverte par une couche imperméable qui maintient l'eau sous pression, de
sorte qu'elle coule désormais en-dessous de son niveau piézométrique. Des ouvrages de captage sont possibles
pour extraire l'eau de l'aquifère. Si le niveau piézométrique est au-dessus de la surface de captage, la nappe
devient artésienne.

Les sources se trouvent là où le niveau piézométrique croise la surface du sol. On en distingue deux
sortes de sources.

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Source d'affleurement : lieu où la nappe captive se termine, en contre-bas de son parcours, débouchant en
surface. Eventuellement artésienne.

Source de thalweg : vallée située sous le niveau piézométrique. La vallée draine l'écoulement de l'eau
souterraine.
Contrairement aux sources d'affleurement, les sources de thalweg peuvent être taries alors que
l'aquifère coule toujours. En effet, il suffit, pour qu'elles soient taries, que le niveau piézométrique ait baissé.

3. Etude d'une nappe


On peut étudier l'état actuel de la nappe, ses fluctuations saisonnières et ses éventuelles variations au cours du
temps ainsi que son chimisme et sa potabilité.

Pour l'établissement de la carte piézométrique, on procède par mesures de niveaux sur les ouvrages de
captage. Ceci met en évidence le sens général d'écoulement, perpendiculaire aux lignes dites isopièzes,
ainsi que l'intensité de ce courant.

Il faudra comparer une carte obtenue en basses eaux et en hautes eaux (souvent en début de printemps) afin de
mesurer l'adéquation entre les débits saisonniers et les volumes qu'on souhaite extraire.

POUR LE CALCUL DES DIFFÉRENTS PARAMÈTRES HYDRAULIQUES, ON RÉALISE DES ESSAIS DE POMPAGE ET
ON EN MESURE LES CONSÉQUENCES.

On pompe à débit constant puis on mesure la descente du niveau dans le puit ainsi que dans des ouvrages
voisins, dits piézomètres. Plus ils sont loin plus la descente de niveau doit y être faible. A un moment, le niveau
de descente maximal (pour un débit donné de pompage) est atteint : ceci indique le rabattement maximal
correspondant au débit d'exploitation.

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On arrête alors le pompage. Ceci se traduit par une remontée du niveau d'eau jusqu'au niveau piézométrique
initial.

Les courbes de descente et de remontée, l'importance du rabattement par rapport au débit, les
réactions des piézomètres, permettent à partir de formules empiriques et d'abaques de calculer:

le coefficient de perméabilité;
le rayon d'action du pompage;
l'importance de l'alimentation.

4. Forages
4. a) Forage au battage
Ce procédé ancien est connu depuis l'Antiquité.

Un outil en forme de lame ou de burin est soulevé de plusieurs mètres puis retombe brutalement sur le
fond rocheux, qu'il désagrége progressivement. Après quelques mètres d'avancement il faut déblayer puis
enfoncer un tubage pour maintenir les parois.

Encore faut-il disposer d'un tubage adapté et du matériel assorti pour envoyer et remonter, sûrement et
rapidement, le personnel chargé du déblayage.

Il est recommandé aussi de laisser au personnel le temps de remonter avant de relancer le burin ...

Cette technique permet - paraît-il - d'atteindre des profondeurs de plusieurs centaines de mètres à un moindre
coût.

4. b) Forage Rotary
Cette technique est relativement récente: elle est utilisée depuis le début du vingtième siècle. Elle a depuis lors
été considérablement améliorée avec l'évolution des techniques pétrolières.

On peut ainsi avancer à plusieurs mètres par heure jusque 12.000 mètres.

L'outil de perforation est un trépan : tricône ou couronne diamantée. Il est placé à l'extrêmité d'un train de tiges
creuses, entrainées depuis la surface par des moteurs.

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Un trépan évidé au centre permet l'extraction de carottes de terrain.

Le poids des tubes est soutenu par un palan qui maintient sur la tête d'outil la pression nécessaire à
l'avancement.

On injecte de la boue sous pression dans les tiges creuses. Elle remonte dans l'espace annulaire
périphérique en entraînant les déblais grâce à la densité et à la viscosité de la boue avec pour
avantages supplémentaires de stabiliser les parois par un dépôt d'enduit argileux. Ceci permet d'avancer
sans tubage, et empêche les éventuels fluides rencontrés de couler dans le conduit étant donné le maintien d'une
forte pression.

Un tubage en acier est placé lorsqu'on rencontre des terrains instables ou des cavités importantes qui nuisent
à la circulation de la boue. Autrement, ce tubage n'est placé qu'en fin d'opération si l'objectif atteint s'avère
rentable.

Des techniques spéciales permettent d'enregistrer la variation de certains paramètres physiques, fournissant
des données lithologiques extrêmement précises qu'on peut confronter avec les résultats des déblais ou des
carottes.

4. c) Forage de petit diamètre


Après tout, si on souhaite juste se fournir en eau pour un usage personnel, on peut se contenter d'un tuyau de
quelques centimètres de diamètre.

4. c) 1 - A l'huile de bras
Si on n'a pas froid aux yeux, qu'on est doté d'un moral en acier et de biceps en béton, on peut se servir d'une
tarière comme indiqué dans le schéma ci-dessous.

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On doit commencer par creuser une première cavité d'environ 30 cm à l'aide d'un pic. Seulement alors,
introduire la tarière.

Au fur et à mesure qu'elle pénètre:


- la soulever à intervalles réguliers pour enlever les déchets;
- ajouter des segments à la tige.

Rien ne sera plus déplaisant que d'arriver sur une portion rocheuse infranchissable, car il faudra tout
recommencer à un autre endroit.

Une fois l'eau atteinte, on installe des tuyaux en ciment et on installe une prise d'eau.

4. c) 2 - Au marteau piqueur
Des foreuses à main existent. D'une puissance de quelques milliers de watts, elles permettent de creuser des
trous d'une soixantaine de mètres. Outre la puissance de la foreuse, la qualité de la mèche est d'une importance
déterminante. Le mieux serait de se doter de mèches à pointes en diamant, surtout si on bute sur des roches
dures et compactes.

L'usage d'une pompe à eau s'impose étant donné que les forces de friction qui sont en jeu pourraient endommager
l'appareillage par la chaleur dégagée.

4. c) 3 - Martèlement
C'est une version en petites dimensions du forage au battage, susmentionné.

Le tuyau est directement martelé dans le sol, non sans en avoir protégé le bout de sorte qu'il ne soit pas
démoli. Ceci risquerait de survenir puisqu'on compte sur une lourde masse pour enfoncer le tout, à intervalles
réguliers et à l'aide d'une poulie comme on le voit dans la figure ci-dessous.

L'avantage est que, pour vérifier la présence de l'eau, il suffira de temps à autre de faire passer dans le tuyau une
corde lestée, de la laisser quelque temps au fond puis de la remonter pour voir si elle est mouillée.

Si ce test s'avère positif, il sera prudent d'enfoncer le tuyau d'une demi-douzaine de mètres afin d'être sûr de

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disposer d'un approvisonnement suffisant.

4. c) 4 - Injection de boue
C'est une version en petites dimensions du forage Rotary, susmentionné.

On reprend le schéma précédent sauf qu'on compte sur de l'eau sous pression pour faire le travail
qu'on devrait autrement, réaliser mécaniquement. Ceci permettra d'aller plus loin: 100 mètres plutôt qu'une
cinquantaine, et d'obtenir un puit de diamètre plus conséquent, de l'ordre de 30 centimètres.

Par contre, le tuyau doit souvent être pivoté afin que le puit creusé reste bien vertical.

La boue qui ressort est gardée. Elle servira d'enduit pour le coffrage qui sera fait autour de l'orifice du puit.

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