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Gymnase de Morges

Granger, Stacy
Septembre 2008

L’alcool

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introduction :

En Suisse, 17% de la population de 18 ans et plus consomme de l’alcool chaque jour ou


presque, ce qui met notre pays au quatrième rang européen derrière l’Italie (43%), le Portugal
(33%) et la France (26%). L’Institut Suisse de Prévention de l’Alcoolisme (ISPA) dans son
rapport « Alcool, tabac et drogues illégales en Suisse de 1994 à 1996 » précise que bien qu'ils
ne boivent pas nécessairement de l’alcool tous les jours et qu’ils ne souffrent pas de
problèmes sérieux liés à l’alcool, approximativement 20% des Suisses sont des
consommateurs à risque. http://www.chuv.ch/cta/cta_home/cta_alcool.htm

fabrication :

C’est la fermentation des sucres ( glucoses et fructose) contenus dans les fruits et les graines
qui produit l’alcool. La boisson ainsi obtenue peut être distillée pour donner des spiritueux. La
substance principale de l’alcool est l’éthanol.

Historique :

Les consommations d'alcool remontent à l'Antiquité, en effet ils l’utilisaient pour des rituelles
sacrés, et pour les festivités.
L'alcool est aussi utilisé comme remède : c'est le seul anesthésique utilisé pendant les
campagnes napoléoniennes, (aux États-Unis, pendant la prohibition, seuls les médecins
pouvaient en prescrire). Au XIXe siècle, lors de la révolution industrielle, apparaît la notion
d'alcoolisme. Dans la plupart des pays occidentaux, à des époques variables selon les
contextes économiques, politiques et religieux, l' « ivrognerie » de quelques-uns cède la place
à l'alcoolisme de masse. En 1871 apparaissent à l'école les premières mesures de prévention.
Après la Première Guerre mondiale, le discours évolue : on préconise dès le plus jeune âge
l'usage modéré de boissons fermentées, tout en déconseillant les boissons distillées. En
surproduction dans les années 1920, le vin est d'autant plus toléré. Après la Seconde Guerre
mondiale, on glorifie la sobriété. Des lois interdisent le vin dans les cantines, la publicité et la
vente d'alcool dans les stades et instituent le principe des boissons pilotes (la limonade, le
lait...) proposées à bas prix dans les cafés. À partir de 1968, les pouvoirs publics prennent
conscience que l'alcoolisme est la conséquence du malaise de certains dans une situation à
problèmes et recentrent leur message de prévention sur les risques immédiats de la
consommation excessive d'alcool.
Aujourd'hui, la consommation excessive d'alcool et l'alcoolisme frappent de nombreux pays
en voie de développement et touche particulièrement les jeunes.
http://www.cyes.info/cirdd/alcool/definitions_alcool.php

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Processus d’ivresse :

Une fois l'alcool présent dans le sang, aucun aliment ou boisson ne peut retarder ou empêcher
ses effets. Le sucre contenu dans les fruits peut, en accélérant l'élimination de l'alcool dans le
sang, raccourcir la durée de ses effets.
Comme l'alcool passe rapidement dans le sang, l’alcoolémie commence sitôt après
l’absorption. Elle atteint son maximum en moins d’une heure et ne décroît que lentement.
L'ivresse alcoolique est caractérisée par trois phases successives typiques : une phase
d'excitation, un état d'ébriété auquel succède un état de dépression pouvant évoluer vers le
coma.
La phase d'excitation est caractérisée par une impression de facilité intellectuelle et
relationnelle, une perte du contrôle des fonctions intellectuelles et une libération des
tendances instinctives. Le sujet prend des risques inconsidérés (surtout au volant de sa
voiture) et perd toute appréciation objective de la situation réelle.
La phase d'ébriété est reconnaissable par la démarche instable, la parole hésitante, la pensée
confuse, des gestes non contrôlés et non coordonnés ; elle se manifeste par certains signes
somatiques : pupilles dilatées, nausées, vomissements ou diarrhée.
La phase dépressive conduit le sujet au sommeil. Quelquefois, l'ivresse peut évoluer vers un
coma; le sujet est dans un très profond sommeil : les pupilles dilatées, l'absence de réactions
aux différentes stimulations, les vomissements et la perte d'urine reflètent la gravité de cet
état, qui, comme tout coma toxique, doit être traité en milieu hospitalier.
http://www.etape.qc.ca/drogues/alcool.htm

QUELQUES CONSÉQUENCES IMMÉDIATES DE LA CONSOMMATION D’ALCOOL :

Après quelques verres, le buveur peut ressentir de nombreux effets : il se sent plus calme, il
devient très loquace, la gêne disparaît, il se sent un peu étourdit. Plus il boit, plus les effets
augmentent et peuvent devenir indésirables : l’étourdissement se transforme en mal de tête, le
calme en nausée et la parole en balbutiement…

- Rythme cardiaque et pression sanguine:En petite quantité, l’alcool accroît le rythme


cardiaque et la pression, mais les diminue lorsque consommé de façon excessive.
- Reins: Lors de la consommation d’alcool, on doit uriner beaucoup plus souvent.
- Estomac: Les parois de l’estomac peuvent subir une inflammation ou des hémorragies et le
buveur souffre souvent de nausée.
- Peau: Même si la peau se réchauffe, le corps perd de sa chaleur.

L’alcool altère la plupart des fonctions cérébrales, ce qui réduit temporairement l’aptitude à
réfléchir, voir, agir. Il affecte plusieurs aspects qui sont nécessaires à la «survie» d’une
personne:

- Jugement: L’alcool, même consommé en petite quantité, réduit l’aptitude à penser et à


prendre des décisions.
- Réaction: Plus on boit, plus le temps de réaction augmente (les réflexes diminuent).
- Coordination: L’alcool affecte la coordination physique et empêche de bien coordonner les
mouvements.

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QUELQUES CONSÉQUENCES À LONG TERME DE L’ABUS D’ALCOOL :

Tout le monde sait que l'abus d'alcool donne des maux de tête et provoque des vomissements.
Mais l'alcool peut aussi endommager le coeur, le foie, les reins, le cerveau et l'estomac. Il peut
provoquer des pertes de mémoire et même certains types de cancer.

- Foie: L’alcool impose au foie un effort accru et peut l’endommager.


- Cerveau: L’alcool altère la plupart des fonctions cérébrales; il a pour effet de couper la
communication entre les cellules nerveuses et détruit un certains nombres de cellules
cérébrales. Il réduit la concentration, la mémoire, l’ouïe et la vue. À long terme, ces facultés
peuvent être endommagées de façon permanente.
- Bébé: L'alcool que boit une femme enceinte passe dans le sang qui irrigue le foetus. En cas
d'abus, l'enfant risque d'avoir des problèmes physiques ou mentaux à la naissance.
- Esprit: Le buveur qui consomme de l’alcool de façon excessive développe un sentiment de
dépendance psychologique et ressent le besoin de boire, souvent pour fuir le monde réel. Ces
buveurs, en état d’ébriété, ne veulent pas être confrontés à la réalité et peuvent devenir violent
avec les gens de leur entourage.
L'une des pires conséquences de l'alcoolisme chronique est la tolérance que développent les
buveurs. Le syndrome de retrait (état de manque) est une sensation désagréable que ressentent
les buveurs privés d'alcool - maux de tête, nausées, nervosité, confusion. Il est très difficile de
surmonter cette sensation, et un alcoolique qui a cessé de boire sera toujours considéré comme
étant en sursis.
http://www.corps.dufouraubin.com/alcool/alcool.htm

vente d'alcool dans les stades et instituent le principe des boissons pilotes (la limonade, le
lait...) proposées à bas prix dans les cafés. À partir de 1968, les pouvoirs publics prennent
conscience que l'alcoolisme est la conséquence du malaise de certains dans une situation à
problèmes et recentrent leur message de prévention sur les risques immédiats de la
consommation excessive d'alcool.
Aujourd'hui, la consommation excessive d'alcool et l'alcoolisme frappent de nombreux pays
en voie de développement et touche particulièrement les jeunes.
http://www.cyes.info/cirdd/alcool/definitions_alcool.php

Les jeunes et l’alcool :

Des données statistiques ont mis en avant des changements préoccupants dans les habitudes
des adolescents en matière de boissons alcoolisées. Ceux-ci ont notamment trait à
l'augmentation de la consommation excessive d'alcool chez les mineurs. Dans ce contexte, la

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présente recommandation vise à encourager les États membres et les acteurs concernés à
élaborer des mécanismes visant à s'attaquer aux problèmes provoqués par la consommation
abusive d'alcool chez les jeunes. (plus de prévention)

Prévalence au cours de la vie de l’état d’ivresse et de l’usage de substance illicite (lycéen


de 15 à 16 ans)

Source: projet d’enquête scolaire 1999 de l’ESPAD.