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THÉMATIQUE NATIONALE SECTION I : DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Cet été, la Commission-Jeunesse du Québec s’est penchée sur le thème de la mobilité sociale afin de permettre à tous les Québécois de disposer de chances égales leur permettant de s’accomplir et de prendre les moyens de parvenir à réaliser leurs rêves. Une importance capitale doit être accordée à la croissance économique, puisque cette dernière fournit des ressources avec lesquelles améliorer les conditions de vie de la population.

Il est du devoir des citoyens de prendre les moyens nécessaires afin que chacun atteigne son plein potentiel et que la société québécoise soit une société libre, forte, inclusive et épanouie. Ainsi, un plus grand nombre de citoyens pourra bénéficier de chances et d’occasions de développer des habiletés et des capacités participant à leur épanouissement. En ce sens, la mobilité sociale passe indéniablement par l’égalité des chances et la promotion de ce dernier concept est un devoir fondamental que toute société se doit de prioriser afin d’accroître le bien-être de l’ensemble des citoyens tout en augmentant les opportunités leur étant offertes.

Un des objectifs des jeunes libéraux est que le développement économique du Québec soit un des vecteurs de notre solidarité. La justice sociale et le développement économique sont essentiels pour assurer une plus grande équité au sein même de notre société. Cela permet également une réduction des inégalités sociales : « Quand les conditions d’emploi sont bonnes, elles offrent une sécurité financière, garantissent une condition sociale correcte, favorisent le développement personnel, les relations sociales et l’estime de soi et protègent contre les risques physiques et psychosociaux » 1 .

Dans la portion Développement économique de la thématique nationale, il nous est apparu primordial, afin d’assurer d’une justice sociale forte et de favoriser la création de la richesse afin de pouvoir la redistribuer. En ce sens, l’égalité des chances passe par une plus grande accessibilité et disponibilité pour tous des programmes et des politiques existants. Il est donc essentiel de miser sur le développement de l’innovation, du leadership et de l’entrepreneuriat : éléments privilégiés pour donner les moyens nécessaires pour la réalisation des ambitions des prochaines générations et des jeunes d’aujourd’hui. Pour soutenir notre justice sociale, les mesures fiscales doivent être arrimées en conséquence et favoriser la participation et la réalisation de tous dans notre société. Pour les jeunes libéraux, cela se traduit par une diminution substantielle de l’effet du taux marginal effectif d’imposition qui impose un fardeau considérable sur des milliers de familles au Québec et qui limite leurs opportunités. Finalement, le développement économique doit permettre la promotion de l’égalité des chances en maximisant les possibilités d’emploi et surtout des formations adaptées à l’expérience de tous.

Pour les jeunes libéraux, un Québec qui rêve sans limites doit mettre de l’avant des mesures économiques innovantes. et allouer à tous des occasions de créer et d’entreprendre. De plus, il est fondamental que soit mis en place un système fiscal avantageux et un environnement qui permet aux travailleurs de se voir encourager dans leur cheminement professionnel.

1 OMS.

Un Québec qui rêve sans limites d’occasions d’innover, de créer et d’entreprendre

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en favorisant l’entrepreneuriat et qu’il s’engage à :

1. Accroître les possibilités des jeunes du Québec de développer leur sens entrepreneurial et coopératif dans une optique de dépassement de soi par l’expérience pratique en :

a. Leur permettant de mettre sur pied leur entreprise par un programme d’accès au capital pour créer des entreprises d’été ;

b. Créant en collaboration avec les collèges, les cégeps et les universités un programme de stages d’été de concert avec les petites et moyennes entreprises situées tant au Québec qu’ailleurs au Canada et à l’étranger ;

c. Mettant sur pied un programme d’aide aux organismes communautaires qui permettent aux jeunes étudiants de devenir des entrepreneurs par des expériences en petites et moyennes entreprises.

2. Mandater les Tables de concertation régionale en développant une stratégie de niches régionales et une stratégie globale de développement économique par l’accroissement de l’entrepreneuriat et par l’adoption de mesures fiscales adaptées, entre autres, au mode de développement coopératif.

3. Assurer un accès au marché du travail et la création de nouveaux emplois au Québec en réservant un pourcentage minimal du montant global dans les appels d’offres publics du gouvernement pour les petites et moyennes entreprises, dans les domaines le permettant.

4. Offrir une chance aux travailleurs d’obtenir de l’information sur les possibilités d’affaires afin de leur permettre d’accéder à la propriété d’une entreprise et de miser sur leurs compétences et leurs connaissances en mettant sur pied, en collaboration avec le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, une équipe multidisciplinaire pour favoriser la diffusion auprès des propriétaires d’entreprises nécessitant un releveur (une personne qui reprend une entreprise) de l’option des coopératives actionnaires et de travailleurs.

5. Faciliter le transfert d’entreprises existantes et leur reprise par des entrepreneurs de la relève en mettant sur pied un programme d’appui aux jeunes entrepreneurs par le biais d’Investissement Québec et un crédit d’impôt « Relève entrepreneuriale ».

Un Québec qui rêve sans limites et avantageux pour tous

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en réformant le système fiscal québécois et qu’il s’engage à :

6. Inciter davantage de Québécois à accéder au marché de l’emploi sans se voir pénaliser par la diminution des aides financières de l’État en :

a. Assurant une plus grande progressivité dans la décroissance de l’aide étatique pour les travailleurs ayant un revenu sous ou près du seuil du revenu faible ;

b. Diminuant l’impact du taux d’imposition marginal effectif des individus.

7. Maintenir temporairement les aides financières des Québécois lors de l’acceptation de promotion ou de changement de salaire afin de favoriser l’égalité entre les citoyens, les permettant donc d’accéder à de meilleures conditions salariales sans en être pénalisés indûment en :

a. Se référant au salaire déclaré l’année d’imposition précédente lors de la déclaration d’impôt de l’année en cours ;

b. Transposant cette exemption d’un an pour les entreprises sur leur masse salariale.

Un Québec qui rêve sans limites de permettre à ses travailleurs de s’accomplir dans leurs emplois

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en maximisant l’emploi et qu’il s’engage à :

8. Favoriser la formation continue des travailleurs en :

a. Octroyant un crédit d’impôt aux entreprises et aux coopératives qui mettent sur pied des formations technologiques, d’innovation et en innovation ainsi que des mises à niveau des connaissances de ses employés basées sur la réalité du marché de l’entreprise et des techniques de production.

9. Soutenir la concertation et la mobilisation avec les autres provinces canadiennes sur l’enjeu des modifications à l’assurance-emploi.

10. Favoriser les formations techniques et universitaires des jeunes des régions éloignées en collaboration avec les entreprises régionales en :

a. Mettant sur pied un crédit d’impôt pour les entreprises apportant un soutien direct aux jeunes dans leur poursuite d’études professionnelles, collégiales ou universitaires.

11.

Miser sur l’expérience des travailleurs expérimentés dans le but de partager leurs connaissances aux nouveaux travailleurs dans un esprit de partage intergénérationnel en :

a. Établissant un environnement fiscal approprié pour les entreprises et les coopératives qui conservent leurs travailleurs expérimentés plus longtemps à l’emploi ; b. Créant un crédit d’impôt pour favoriser la formation en entreprise ou en coopérative, dans une optique de mentorat par les pairs : les nouveaux employés chapeautés par les travailleurs expérimentés en âge de la retraite.

12. Rendre plus effective la recherche d’emploi autant pour les employeurs que pour les chercheurs d’emploi en mettant à jour la plateforme d’Emploi-Québec en ligne afin d’accroître la diffusion des offres d’emploi et des offres de travail dans toutes les régions du Québec, et ce, de manière simplifiée et accessible.

THÉMATIQUE NATIONALE SECTION II : ÉDUCATION

L’éducation est un moteur social fondamental pour permettre la mobilité sociale à travers l’ensemble de la société. Il va sans dire que le réseau de l’éducation est un acquis important pour les Québécois, et ce, depuis les années 1960. Le réseau d’éducation a un rôle majeur à jouer dans la réduction des inégalités 2 et il appartient à toute la société d’en assurer l’épanouissement.

L’éducation obligatoire et publique permet aux enfants, peu importe leur condition sociale, de pouvoir apprendre, réfléchir, et bâtir un bagage de connaissances qui les suivront pour le restant de leur vie. De telles possibilités les amèneront à développer leurs connaissances, à faire le choix d’une carrière et à participer à l’édification de la société québécoise de la manière qui leur conviendra le mieux. Le système d’éducation est un outil formidable pour donner les meilleures bases possibles à tous les jeunes; c’est pour cette raison qu’il doit être au centre des politiques de développement socioéconomiques québécois.

Les programmes scolaires offerts aux enfants et aux adolescents doivent refléter les plus hauts standards afin de favoriser le meilleur départ, leur permettant ainsi de progresser à leur rythme. L’éducation est donc le meilleur moyen de promouvoir l’égalité des chances dans une société, puisqu’elle permet à tous d’avoir accès au savoir.

Dans la portion Éducation de la thématique nationale, il est apparu primordial de miser sur plusieurs mesures promouvant l’égalité des chances. Premièrement, il apparaît important de s’assurer de maintenir les jeunes à l’école et de lutter contre le décrochage scolaire par une diversité de concentration scolaire et mobilisant le milieu communautaire autour de la réussite des élèves. Il est d’autant plus fondamental de donner des chances égales à tous les jeunes que de se familiariser avec les choix d’avenir qui s’offrent à eux, notamment par la réintégration du cours d’éducation aux choix de carrière. Deuxièmement, l’éducation offerte doit permettre à tous les Québécois des différentes communautés culturelles de pouvoir réussir. Il est donc important de s’assurer de la réussite scolaire des jeunes provenant des communautés culturelles en actualisant la Politique d’intégration scolaire et d’éducation interculturelle dans le but de conscientiser le milieu scolaire aux diversités culturelles. Troisièmement, il est essentiel de miser sur une valorisation du système d’éducation, notamment au regard du rôle d’enseignant, en permettant à tous ceux qui se qualifient et qui ont la compétence de pouvoir devenir enseignant pour transmettre leur passion du savoir, et ce, tout en favorisant la présence de l’univers culturel dans la vie des élèves. Quatrièmement, il est du devoir du réseau scolaire québécois d’offrir des occasions pour que les élèves puissent expérimenter différentes avenues en intégrant davantage les stages et l’entrepreneuriat dans les écoles.

C’est grâce au développement des connaissances, mais également en se basant sur l’ingéniosité et l’innovation des jeunes provenant d’un système d’éducation fort, que la justice sociale pourra véritablement prendre forme.

2 Promoting social mobility, UK

Un Québec qui rêve sans limites d’opportunités formatrices

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en misant sur une formation répondant aux aspirations de tous les Québécois et qu’il s’engage à :

1. Favoriser la réussite scolaire de tous par la mise en place de programmes

pédagogiques spécifiques répondant aux attentes des parents et aux aspirations des enfants en :

a. Permettant aux écoles primaires et secondaires, en concertation avec les commissions scolaires, de mettre sur pied des programmes de formation particulière les distinguant les unes des autres pour assurer une plus grande diversité des attraits, notamment en entrepreneuriat-études, culture-études et sport-études ;

b. Favorisant la création de regroupements associatifs entre les jeunes, les parents et les écoles dans le but de bâtir une communauté forte, en créant notamment des programmes de soutien social, comme le « Passeport pour ma réussite ». Ces programmes soutiendront les jeunes des communautés à faible revenu et les encourageront à obtenir leur diplôme d’études secondaires et à poursuivre leurs études postsecondaires.

2. Inclure dans les programmes d’administration des collèges et des cégeps une formation obligatoire sur les entreprises collectives afin d’initier les élèves au modèle coopératif québécois.

3. Prendre en considération l’importance du cours d’éducation aux choix de carrière et octroyer davantage de choix aux élèves de troisième secondaire pour aider, confirmer ou infirmer leur choix d’avenir en :

a. Réintégrant dans la formation obligatoire des élèves le cours d’éducation aux choix de carrière afin de diffuser les différentes opportunités d’avenir s’offrant à eux, et ce, dans toutes les formations, qu’elles soient professionnelles, techniques ou universitaires ;

b. Permettant à tous les élèves de découvrir un emploi durant son cheminement secondaire en institutionnalisant, en concertation avec les Carrefours Jeunesse- Emploi, des stages de découverte et d’observation en milieu de travail.

Un Québec qui rêve sans limites de réussir dans toute sa diversité

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en respect de la diversité de tous et qu’il s’engage à :

1. Accueillir les immigrants de façon à favoriser leur intégration en modulant les mesures de régionalisation afin d’assurer un meilleur accès à l’emploi en :

a. Bonifiant la formule de financement des organismes d’accueil dans les différentes régions du Québec afin d’assurer des programmes souples et flexibles permettant un meilleur arrimage avec les besoins de ces organismes ;

b. Se basant notamment sur les besoins ponctuels des immigrants dans les différents programmes sociaux, notamment en milieu scolaire, et non sur des budgets globaux.

2. Favoriser la réussite en mettant en place des mesures accordant un plus grand soutien aux jeunes en :

a. Revalorisant le programme de jumelage au sein du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, permettant ainsi aux écoles de partout à travers le Québec de créer des liens et des échanges entre elles ;

b. Consolidant l’appui accordé aux groupes communautaires ayant un mandat d’appui à la scolarité et à la scolarisation des jeunes des groupes vulnérables, notamment dans les milieux les plus désavantagés et moins bien desservis.

3. Mettre à jour les objectifs et les données de la Politique d’intégration scolaire et d’éducation interculturelle et tirer les conclusions nécessaires par l’exercice d’un bilan afin de réellement voir la portée et l’impact de cette politique.

4. Mettre en place une stratégie de concertation nationale relativement à la formation des enseignants afin d’y intégrer des formations portant sur la diversité culturelle et l’intégration scolaire des immigrants dans l’optique de conscientiser le milieu scolaire des réalités culturelles des écoles du Québec.

5. Mettre de l’avant des politiques sensibilisées à la présence, à la réalité et à la situation des jeunes sortant des écoles secondaires pour favoriser leur maintien à l’école et la réussite de leur diplôme d’études secondaires ou de leur formation professionnelle dans les techniques pédagogiques des programmes de l’éducation aux adultes.

6. Favoriser la concertation entre les milieux scolaires et les organismes communautaires oeuvrant dans les quartiers où les nouveaux arrivants sont davantage présents; et en région, en développant des tables de concertation tissant des liens durables.

1.

Renforcer l’adéquation entre les besoins et les ressources en francisation pour tous les Québécois en :

a. Assouplissant les critères temporels d’admissibilité aux cours de français pour les nouveaux arrivants, notamment afin de tenir compte de l’entrée souvent tardive des femmes sur le marché du travail et de leurs besoins de conciliation travail- famille ;

b. Permettant aux immigrants s’étant d’abord établis dans une autre province canadienne pendant plus de cinq ans et aux Canadiens d’expression anglaise provenant d’une autre province d’avoir accès aux services de francisation gouvernementaux pendant l’année suivant leur domiciliation au Québec ;

c. Intégrant les services de francisation dans les programmes d’aide aux devoirs parents-écoliers déjà offerts dans les quartiers ciblés.

2. Valoriser l’apprentissage des langues officielles du Canada pour tous les Québécois en :

a. Donnant accès à des cours de français d’appoint aux Québécois anglophones ;

b. Favorisant les échanges entre les commissions scolaires francophones et anglophones, notamment en regard de l’apprentissage de la langue seconde respective, là où la présence des institutions le permet.

Un Québec qui rêve sans limites de voir les élèves prendre part à leur milieu scolaire

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en permettant l’accès à la profession et à la participation de tous et qu’il s’engage à :

3. Permettre aux personnes qui se qualifient et qui ont la compétence, d’assouvir leur passion d’enseigner en :

a. Modifiant les critères d’octroi du permis d’enseignement pour les enseignants du niveau secondaire afin de permettre aux titulaires de baccalauréat de certains domaines ciblés (par exemple littérature, chimie, physique, histoire) de pouvoir se qualifier pour enseigner cette matière ;

b. Ajoutant une formation d’un an en pédagogie pour ces individus.

4. Mettre sur pied dans les écoles primaires et secondaires de quartiers ciblés à haut taux de décrochage, et ce, en collaboration avec les commissions scolaires, des services d’apprentissage en continu afin de permettre aux élèves qui en ressentent le désir ou le besoin, de continuer à bénéficier du soutien et de l’encadrement offerts dans les milieux scolaires de manière continue en :

a. Organisant des ateliers d’approfondissement de la matière durant les congés scolaires pédagogiques et les vacances hivernales et estivales, en collaboration avec les organismes présents offrant de l’aide aux devoirs ;

a. Engageant les stagiaires du baccalauréat en enseignement primaire et secondaire pour leur donner une expérience de travail à l’extérieur des stages du programme universitaire en enseignement.

2. Favoriser le parrainage d’entreprises culturelles avec des écoles primaires et secondaires par le biais d’un crédit d’impôt en :

a. Favorisant la participation des élèves à la réalisation et à la conception de projets culturels des entreprises culturelles dans leurs écoles et dans la communauté ;

b. Permettant aux élèves d’aller visiter des expositions culturelles ou artistiques, ou de participer à des sorties scolaires leur faisant visiter de nouveaux milieux.

Un Québec qui rêve sans limites grâce à ingénieux et innovant de sa jeunesse

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en intégrant davantage les stages et l’entrepreneuriat dans les écoles du Québec et qu’il s’engage à :

3. Intégrer davantage les écoles dans la communauté et de pair avec les entrepreneurs

locaux afin de promouvoir des expériences créatrices et innovantes pour les étudiants en vue de stimuler leur désir d’apprendre en :

a. Mandatant les commissions scolaires de mettre sur pied des partenariats avec les chambres de commerce dans le but d’offrir des formations et des programmes sur l’entrepreneuriat et l’innovation.

4. Offrir des chances égales aux jeunes de pouvoir réussir sur le marché de l’emploi en :

a. Valorisant les stages professionnels ou universitaires dans les régions du Québec et favoriser les transferts de connaissances par des Passerelles-vers-l’emploi en région.

5. Diminuer le décrochage scolaire dans les milieux défavorisés en mettant sur pied des programmes emploi-école en partenariat avec le milieu pour offrir un emploi aux jeunes tout en :

a. Maintenant le critère de réussite scolaire dans les différents programmes avec l’idée du « sport-études » en instaurant un plafond d’heures maximal (par exemple, 10 heures par semaine pour les plus jeunes) ;

b. Favorisant des mesures encadrant les horaires afin de permettre à l’expérience de travail d’être complémentaire et non préjudiciable à la réussite et à la persévérance scolaire.

suite, il faudra encourager la poursuite des études et donner les outils nécessaires aux jeunes pour devenir de bons entrepreneurs en :

a. Assurant une meilleure adéquation entre les formations professionnelles (DEP) des écoles secondaires et les formations techniques collégiales tout en ajoutant une formation de base en entrepreneuriat, en éthique et en innovation ; b. Mettant de l’avant la variété des programmes offerts pour les jeunes à la fin de leurs études secondaires en valorisant toutes les formations possibles dans les milieux à fort taux de décrochage.

THÉMATIQUE NATIONALE SECTION III : SOLIDARITÉ

La justice sociale est un principe fondamentalement inhérent aux propositions des jeunes libéraux sur toute question touchant l’édification de la société québécoise. Une société développée et forte doit garantir l’épanouissement individuel par le biais d’une action collective ambitieuse, responsable et concertée. L’égalité des chances est la résultante des choix et des politiques que mettent de l’avant les sociétés pour accroître l’essor individuel et la mobilité sociale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, « les politiques sociales et économiques déterminent en grande partie les chances qu’a un enfant de se développer pleinement et de mener une vie épanouie ».

Une société juste et équitable doit laisser la liberté aux individus de déterminer eux-mêmes leur avenir tout en permettant à tous d’accéder à cette liberté. Une société progresse quand les individus la formant améliorent leurs conditions et réalisent leurs ambitions. La mauvaise répartition des mesures sociales (le fait qu’elles ne soient pas prodiguées à ceux qui en ont le plus besoin) est, à n’en point douter, un déterminant social qui doit être revu. De plus, les conditions de vie quotidiennes ont une grande incidence sur l’équité. Ainsi, l’accès à un logement et à un hébergement de qualité ainsi que la conception et l’aménagement du milieu urbain ont d’importantes conséquences sur l’équité en santé, car elles influent sur les comportements et la sécurité.

Afin de promouvoir l’égalité des chances, différentes mesures seront mises de l’avant dans la portion Solidarité de la thématique nationale. D’abord, il convient d’assurer un soutien concerté aux familles du Québec pour que tous puissent participer pleinement au marché de l’emploi. En ce sens, une plus grande place et une plus grande flexibilité doit être attribuées aux parents afin qu’ils puissent répondre à leurs besoins spécifiques en matière de conciliation travail-famille. Puis, il est essentiel d’assurer le soutien aux populations vulnérables de la société. Dans cette optique, une lutte à l’itinérance est fort à propos afin d’assurer que tous les citoyens soient traités dignement et en respect de leur condition. Ensuite, il est important que la société québécoise mette en place les mécanismes pour que les immigrants jouissent des mêmes possibilités et des mêmes chances que l’ensemble de la société pour se réaliser. Dans le même ordre d’idées, il importe de réitérer la fierté de la société québécoise quant à la diversité de sa composition. À cet effet, elle se doit d’assurer une participation pleine et entière à tous ceux qui la composent sans égard de leur origine ou de la langue parlée. De ce fait, il convient de se pencher sur un des piliers fondamentaux de notre société qu’est la justice. À cet effet, son accès doit être facilité et plus abordable afin de renforcer le sentiment de justice dans la société et de permettre à davantage d’individus d’y avoir recours. Finalement, une plus grande place et un meilleur soutien doivent être accordés aux personnes souffrant d’un handicap pour qu’elles puissent participer pleinement à notre société libre et démocratique.

Un Québec qui rêve sans limites d’occasions à saisir pour les familles

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en favorisant la conciliation travail- famille et qu’il s’engage à :

1. Reconnaître l’importance de la petite enfance dans le développement de l’enfant et le rôle primordial que jouent les parents aux premiers stades de leur vie, tout en permettant une plus grande conciliation entre les milieux de garde et les milieux de travail dans le but d’assurer une plus grande souplesse aux parents en :

a. Accordant aux parents un congé parental de 13 semaines sans solde par enfant pouvant être fractionné et devant être pris avant le 5 e anniversaire de l’enfant ;

b. Permettant aux parents de pouvoir sortir temporairement leur enfant des services de garde reconnus, sans préjudice à leur place en raison dudit congé.

2. Favoriser l’accès des populations les plus défavorisées aux Centres de la Petite Enfance (CPE) en :

a. Revoyant le mode d’attribution des permis en octroyant davantage dans les quartiers défavorisés ;

b. Révisant l’attribution des places selon un principe basé sur le revenu des parents;

c. Mettant sur pied un crédit d’impôt pour les familles à très faible revenu, remboursable mensuellement en partie pour les frais de garde à 7 $ par jour.

3. Assurer une flexibilité et une plus grande conciliation travail-famille de la part des entreprises en :

a. Attribuant des mesures de soutien aux entreprises favorisant le développement des CPE et des garderies privées en milieu de travail ;

b. Offrant un service correspondant à l’horaire atypique de certains parents afin de permettre une meilleure adéquation dans les services.

4. Soutenir les familles dont les enfants sont atteints de maladies nécessitant une prise en charge substantielle afin de permettre aux parents d’être présents à leurs côtés en établissant un congé parental temporaire, indemnisé à 80% du salaire, de 120 jours par enfant et par année pour s’occuper d’un enfant malade de moins de 18 ans dont la maladie a été attestée par un médecin.

5. Mettre toutes les chances du côté de l’élève en favorisant la présence positive du parent dans sa formation primaire et secondaire en :

a. Établissant des centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles afin de mieux préparer les enfants et leur famille à faire la transition

entre la maternelle et l’école primaire, en partenariat avec les organismes d’aide aux devoirs déjà actifs sur le terrain ;

b. Offrant des conseils aux parents pour assurer une adéquation entre le savoir des parents et les nouvelles appellations de la pédagogie actuelle.

6. Intégrer davantage les Centres Locaux de Services Communautaires (CLSC) et les Centres de Santé et Services Sociaux (CSSS) dans les CPE pour dépister plus facilement et plus rapidement les problèmes d’apprentissage et les maladies infantiles.

Un Québec qui rêve sans limites de réduire les vulnérabilités

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances et à réduire les vulnérabilités et qu’il s’engage à :

7. Déposer une Politique de lutte à l’itinérance qui engagerait l’État dans une action

planifiée et concertée d’augmenter les ressources et instaurer une allocation prioritaire envers les personnes itinérantes en :

a. Intégrant les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux, de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, de l’Emploi et de la Solidarité sociale ;

b. Améliorant la coordination entre les acteurs oeuvrant auprès de la clientèle itinérante ;

c. Bonifiant les mesures existantes pour l’accompagnement et le soin des personnes itinérantes souffrant de problèmes de santé mentale ou de dépendance ;

d. Renforçant les mesures d’accompagnement des personnes itinérantes ou à risque de le devenir dans le cadre de leur programme de scolarisation et d’insertion professionnelle.

8. Réviser toutes les dispositions règlementaires ou législatives qui sanctionnent indûment ou qui stigmatisent la population itinérante, notamment en modifiant le Code de procédure pénale (art. 345.3 et ss.) afin d’éliminer l’impact discriminatoire sur cette population des dispositions prévoyant l’emprisonnement pour amendes impayées.

9. Revoir les pratiques policières dans le cadre des relations avec la population itinérante en :

a. Modifiant les normes policières pour éviter toute stigmatisation des personnes itinérantes par l’utilisation de critères comportementaux neutres applicables à tous les citoyens ;

b. Conscientisant les corps policiers des villes ayant une population itinérante sur les sources sociales de l’itinérance et des risques de profilage à son égard.

10.

Assurer un espace d’habitation sécuritaire, suffisant, adéquat et structurant pour la population itinérante en :

a. Mettant de l’avant une approche préventive et proactive en ciblant les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir, si tel est leur souhait ;

b. Bonifiant et rendant récurrents les budgets consacrés au financement de nouveaux projets d’habitation sociale de la Société d’habitation du Québec.

11. Favoriser l’accès au logement, notamment pour les personnes vulnérables et les jeunes familles, et encourager, en collaboration avec la Confédération québécoise des coopératives d’habitation, la mise en place de coopératives d’habitation à capitalisation individuelle.

12. Agir par rapport à la dépendance aux drogues dans une optique de réduction des méfaits et, en collaboration avec Santé Canada, faciliter la mise sur pied de centres d’injection supervisée pour assurer un soutien aux personnes dépendantes aux drogues en collaboration avec le milieu communautaire.

13. Déposer une stratégie interministérielle de prévention de la traite des personnes afin de contrer ce phénomène en :

a. Intégrant les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux et de l’Éducation, des Loisirs et du Sport ;

b. Sensibilisant, en collaboration avec les intervenants du milieu, les policiers et les procureurs à la réalité des prostitués (hommes et femmes) 3 ;

c. Créant un bureau centralisé de lutte contre la traitre des personnes, qui aurait comme mandat de, notamment, former les intervenants de première ligne et de se rendre accessible par un seul numéro de référence afin d’offrir une aide immédiate.

Un Québec qui rêve sans limites pour les nouveaux arrivants

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à accroître l’égalité des chances en soutenant les nouveaux arrivants à participer à l’édification du Québec et du Canada et qu’il s’engage à :

14. Étudier l’impact de l’abolition du délai de carence ou de la couverture temporaire pour les soins offerts dans le cadre du régime d’assurance maladie du Québec aux nouveaux arrivants durant cette période.

3 Par exemple, il existe le modèle des Survivantes qui sont des anciennes prostituées qui forment les policiers de Montréal aux réalités du trafic humain et de la prostitution.

15. Permettre aux différents acteurs impliqués dans les ordres professionnels de voir leurs droits respectés et promus tout en assurant la protection du public et, en ce sens, renforcer le mandat conféré au Commissaire aux plaintes en matière de reconnaissance des compétences professionnelles afin que son existence soit connue du grand public.

16. Mandater le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles et le ministère de la Justice de produire et de distribuer des feuillets informatifs sur les droits protégés par les chartes, les recours possibles en cas d’abus et les organismes de soutien oeuvrant dans la localité des nouveaux arrivants, et ce, en français et dans leur langue maternelle.

17. Permettre à tous d’obtenir les meilleurs renseignements afin de prendre des décisions éclairées sur leur avenir et sur les efforts à faire pour pratiquer une profession ou un métier au Québec en intervenant auprès des ordres professionnels et des corps de métiers, en collaboration avec les universités, pour faciliter la reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants dès le dépôt d’une demande de certificat de sélection par des documents clairs et informatifs offerts aux nouveaux arrivants sélectionnés

18. Permettre à tous les Québécois de se forger une identité commune, rassembleuse et enrichissante tout en clarifiant les pratiques d’harmonisation interculturelle du Québec, dans laquelle le concept d’interculturalisme serait défini, notamment en uniformisant ou fusionnant les énoncés de politique sur l’intégration et l’immigration du gouvernement du Québec déjà existants.

Un Québec qui rêve sans limites d’opportunités sans égard à l’origine ou à la langue parlée

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie promouvoir l’égalité des chances en favorisant la participation de tous et, qu’à plus forte raison, il s’engage à :

19. Mandater le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles de déposer un plan d’action pour répondre à la problématique vécue par plusieurs Québécois ayant un statut doublement minoritaire au Québec 4 et concernant le haut taux de chômage des nouveaux arrivants.

20. Engager une discussion approfondie par rapport aux besoins et aux défis de la communauté anglophone du Québec en créant un comité consultatif, qui relèverait du ministre de la Justice, constitué des membres de la communauté anglophone de

4 Statut conféré par le fait d’être possiblement victime de discrimination en raison de deux des motifs protégés par la Charte des droits et libertés de la personne en l’occurrence : l’origine ethnique et la langue.

l’ensemble du territoire québécois et qui aurait pour mandat de favoriser la participation, l’inclusion et la représentation de la communauté anglophone dans toutes les sphères de l’édification d’un Québec moderne.

Un Québec qui rêve sans limites d’une justice accessible

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à promouvoir l’égalité des chances en favorisant l’accès à la justice et qu’il s’engage à :

21. Permettre à tous les Québécois d’avoir la possibilité de faire respecter leurs droits en bonifiant, dans le respect de la capacité de payer de l’État, l’actuel régime d’aide juridique en :

a. Arrimant les seuils d’admissibilité du volet gratuit de l’aide juridique aux seuils du revenu faible utilisés par le gouvernement du Québec ;

b. Ajustant les seuils d’admissibilité du volet contributif de l’aide juridique en fonction des modifications imputées au volet gratuit ;

c. Ajustant la rémunération à l’acte actuellement offerte aux avocats de pratique privée acceptant de réaliser des mandats d’aide juridique, afin de les inciter à en accepter davantage.

22. Mettre en place des mesures de justice sociale qui soit pertinentes et efficaces : pour ce faire, il faudra mesurer la performance de la justice et évaluer les aspects qu’il convient de soutenir ou d’améliorer en produisant notamment des données et des statistiques fiables et à jour sur les besoins en matière de justice, sur les résultats et le rendement des mesures prises en matière de justice.

23. Permettre à davantage de Québécois de faire respecter leurs droits dans le système de justice en mettant en place, en collaboration avec le gouvernement fédéral, un crédit d’impôt annuel et remboursable pour les frais de justice et de déductibilité des primes d’assurance juridique pour un maximum de 1000$ par palier de gouvernement et de détaxer les services de justice admissibles au crédit d’impôt.

24. Demander à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse d’émettre un avis sur le profilage économique dans les écoles primaires et secondaires du Québec.

Un Québec qui rêve sans limites en considération les situations personnelles de chacun.

Il est résolu par la Commission-Jeunesse du PLQ, réunie en Congrès-Jeunes, que le Parti libéral du Québec s’emploie à accroître l’égalité des chances en rendant accessible la société québécoise aux personnes souffrant d’un handicap et qu’il s’engage à :

25. Redéfinir la notion d’ « handicap » comprise dans la Loi assurant l’exercice des droits de personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, pour y inclure les déficiences intellectuelles, les troubles du développement, les difficultés d’apprentissage, le dysfonctionnement d’un ou de plusieurs des processus de la compréhension ou l’utilisation de symboles ou de la langue parlée.

26. Revoir l’ensemble des lois gouvernant l’exercice du droit à l’égalité des personnes handicapées de manière à les développer, à les rendre plus spécifiques et à les centraliser à l’image de la Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, tout en renforçant le rôle de l’Office des personnes handicapés du Québec en matière d’encadrement, de supervision et de conseil des ministères, des organismes gouvernementaux et non-gouvernementaux et des entreprises.

27. Exiger un rapport public annuel de la part des ministères, des entreprises et des organismes publics désignés par le gouvernement détaillant les progrès accomplis sur une période de douze mois en matière d’accessibilité.

28. Établir une classification spécifique déterminée par l’Office des personnes handicapées du Québec, permettant de définir selon une variété de critères le degré d’accessibilité d’un organisme en :

a. Mettant d’abord en place ce système pour les organismes publics, puis en l’étendant à certains organismes ou entreprises privés par la suite ; b. S’inspirant des mesures mises en place par l’Association des paralysés de France avec leur baromètre annuel mesurant le niveau d’accessibilité des communes françaises.

29. Assurer la réouverture et le maintien en fonction du Centre de documentation de l’Office des personnes handicapées du Québec afin de s’assurer que les personnes handicapées et tout intervenant concerné puissent bénéficier d’une source d’information centralisée et spécialisée.