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Institut des Libertés et de la Citoyenneté Numerique

site web : http://ilcn.asso.st

Pour une TVA Sociale

L'économie, c'est la science des activités humaines sur notre environnement. Cependant, c'est une
science qui à la particularité d'être propre à chacun. Il existe deux grandes pensées de l'economie, et
probablement des millions d'autres bien moins partagées.

La première, c'est ce qu'on appelle le "liberalisme". L'idée du libéralisme c'est que l'état ne peut pas
tout savoir et qu'il vaut mieux qu'il ne fasse rien d'autre que ses trois grandes prérogatives (appelées
pouvoir régalien, en référence aux pouvoirs du roi) que sont l'armée, la police et la justice.

Ce libéralisme, qui avait cours depuis la revolution industrielle en Grande Bretagne, d'où sa
prépondérance dans les pays anglo-saxons, débuta au 17eme siecle jusqu'en 1929, où une "bulle"
spéculative "éclata" aux Etats-Unis.
Au debut, en accord avec le principe de non-intervention et sur conseil des plus grands economistes
(désignés ainsi par leurs pairs) le gouvernement américain ne bougea pas et "laissa faire".
Cependant, cette crise "spéculative" entraina une faillite des banques, qui entraina une faillite des
entreprises à court de liquidités et tout ça créa un chômage immense: 30% voire plus de chômeurs...

Le laisser-faire ayant échoué, le gouvernement américain demanda aux économistes ayant un autre
point de vue leur avis: ce fut le cas de Keynes.

Le keynesianisme, est à contre courant des idées libérales car il suggère que ce soit l'Etat qui agisse:
au lieu de partir du principe que le taux de chômage baissera par le le besoin de concrétiser sa
recherche d'emploi (Rappelons que pour les liberaux, le chômage est synonyme de fainéantise), il
propose d'instaurer une assurance chômage afin de donner de l'argent aux demandeurs d'emploi
pour qu'ils puissent de nouveau consommer. Un nouveau cycle se met en place a partir de cet
instant, consommer crée de l'emploi, ce qui augmente la consommation. Un cercle vertueux en
somme.

Keynes a réussi son pari et sorti les Etats-Unis de la crise: sa pensée fût majoritaire jusqu'au début
des années 70, où progressivement les liberaux (qui ont repris les mêmes idées en changeant les
mots, s'appellant desormais les "néo-liberaux") ont repris le dessus par la présidence Reagan.

Ce neo-libéralisme, porté par le GATT puis l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) consiste
en une spécialisation mondiale des productions et une ouverture totale des marchés:
La France vend des services, l'Allemagne vend des machines, la Côte d'Ivoire vend du cacao...

Cette logique, interessante pour les consommateurs français, ne l'est pas pour les entreprises
français.
Institut des Libertés et de la Citoyenneté Numerique

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Prenons le cas de l'Allemagne: depuis une dizaine d'année, celle-ci a sacrifié une bonne partie de ses
avantages sociaux pour faire baisser les coûts des entreprises et donc d'exporter plus.
La France, dont le modèle social repose sur les impôts indirects et taxes. Ses entreprises perdent
actuellement des marchés à l'étranger comme en France car elles sont trop "chères" par rapport à ses
concurrentes étrangères. Ceci entraine une fermeture progressive des entreprises, une baisse des
cotisations sociales et une hausse des couts liés aux retraites et au chômage.

La France à deux solutions:


- Soit abaisser ses coûts comme l'Allemagne l'a fait, en sacrifiant l'assurance maladie, chômage et
retraites.
- Soit appliquer une taxe sur les produits et services importés de pays sans sécurité sociale ou
pratiquant le "dumping social".

Les produits taxés devenant moins interessants à l'achat, cela permettra aux entreprises hexagonales
d'être, au moins, compétitives dans leur pays.

Notre gouvernement étant de sensibilité libérale, cette taxe de sensibilité keynesienne, teintée de
protectionnisme, ne verra probablement pas le jour avant les prochaines législatives ou
présidentielles. Cependant, c'est un moyen efficace de lutter contre le chômage et les délocalisations
que de ne pas laisser passer les entreprises ayant tout à faire perdre à notre modele social.

Guillaume Soulet
Président ILCN
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