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a taxe sur la valeur ajoutée ou TVA est un impôt indirect sur la consommation.

C'est un impôt
institué dans son principe en France par la loi du 10 avril 1954 à l'instigation de Maurice Lauré,
haut fonctionnaire de la direction générale des Impôts : celui-ci propose d'éliminer les
inconvénients liés aux divers impôts sur la consommation. Ceux-ci — qu'il s'agisse de la taxe sur
le prix de vente payé par les consommateurs ou de la taxe sur le chiffre d'affaires payée par les
entreprises — sont en effet très critiqués pour leurs effets dits « de cascade ». Maurice
Lauré propose donc de les remplacer par un impôt plus moderne, à vocation unique : la TVA qui
est un impôt général sur la consommation à paiement fractionné.
L'assiette de celle-ci est par construction plus rationnelle puisque chaque stade de la filière
production-consommation n'est imposé que sur la seule valeur ajoutéeconstituée à ce stade.
Cet impôt moderne n'est mis en œuvre que timidement, dans les débuts ce n'est qu'une taxe à la
production de biens avec un régime de déduction. Il faudra le choc politique de 1958 pour qu'elle
soit appliquée progressivement à l'ensemble des biens et services. On peut dater l'achèvement
de cet impôt sophistiqué sur la consommation à 1967. À l'étranger, elle fait rapidement le tour du
monde et se trouve adoptée par de nombreux pays notamment au sein de l'Union européenne.
La TVA fait du reste partie de l'acquis communautaire que doivent adopter les pays au plus tard
au moment de leur entrée dans l'Union européenne.
La TVA est une recette du budget général de l'État : elle s'applique aux activités économiques à
titre onéreux et exercées de manière indépendante. Le montant de la taxe est proportionnel au
prix de vente hors taxe. Dans les pays de l'Union européenne, bien qu'il existe des
recommandations générales, le taux de cet impôt est fixé par chaque État national. Ceci explique
qu'il peut encore exister dans chaque pays différents taux de TVA.