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ÉDITORIAL

Pierre Gibert

03/06/2012 19h09. © Centre Sèvres ÉDITORIAL Pierre Gibert Centre Sèvres | Recherches de Science Religieuse 2005/4

Centre Sèvres | Recherches de Science Religieuse

2005/4 - Tome 93 pages 491 à 492

ISSN 0034-1258

Article disponible en ligne à l'adresse:

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http://www.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2005-4-page-491.htm

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Pour citer cet article :

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Gibert Pierre, « Éditorial »,

Recherches de Science Religieuse, 2005/4 Tome 93, p. 491-492.

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REVUE TRIMESTRIELLE

Recherches de Science Religieuse 14, rue d’Assas F-75006 Paris Publiée avec le concours du Centre national du Livre

Pierre Gibert, rédacteur en Chef

Christoph Theobald,

adjoint

D. de Nanteuil,

secrétaire de rédaction

CONSEIL DE REDACTION

Jean-Marc Aveline,

Paul Corset,

François Euvé,

Michel Fédou,

Vincent Holzer,

Jean Joncheray,

Bernard Sesboüé

BULLETINS CRITIQUES

Ecritures

Ph. Abadie (Prophètes et Ecrits) J.-N. Aletti (Paul),

O. Artus (Pentateuque),

P. Gibert ( Livres historiques

et histoire de l’exégèse),

J. Miler (Synoptiques-Actes),

M. Morgen (Jean),

A. Paul et K. Berthelot

(Judaïsme ancien)

Histoire de la théologie et des idées

M. Dulaey (Patristique latine),

Ph. Lécrivain (Moyen Age),

P. Olivier ( Philosophie

et Christianisme),

B.

Sesboüé (Patristique grecque),

P.

Vallin ( Ecclésiologie )

Théologies systématiques

N

(Théologie des religions),

A.

Ganoczy (Th. sacramentaire),

V.

Holzer et J.-L. Souletie

(Théologie fondamentale),

G.

Médevielle, Ph. Bordeyne et

A.

Thomasset (Théologie morale),

C.

Theobald (Dieu-Christologie)

RSR 93/4 (2005) 491-492

ÉDITORIAL

Retour sur un colloque :

La réception des Écritures inspirées (28-30 juin 2004)

S elon une tradition maintenant établie, le collo- que biennal des RSR est préparé par un dossier

publié dans le premier numéro de l’année où il a lieu. Ainsi, nos lecteurs trouveront-ils dans la pre- mière livraison de l’année 2006, numéro à paraître au mois de mars, ce dossier préparatoire au pro- chain colloque qui se tiendra à Paris les 28-30 juin

prochains, et qui aura pour thème « Le statut des

énoncés dogmatiques hier et aujourd’hui ». Comme nos lecteurs auront tout loisir d’en découvrir les propositions et directions de réflexion dans ce pre- mier numéro de 2006, nous réservons la présenta- tion d’ensemble du colloque pour ce numéro. Mais tout colloque, aussi bien préparé soit-il, ne se réduit évidemment pas à une simple répétition orale des contributions du numéro préparatoire, même si ces contributions provoquent la réflexion à la fois des conférenciers et des participants dans les travaux de groupe ou les débats publics. Une autre lecture de ce numéro préparatoire, des points de vue nouveaux, voire des accents originaux manifestent

la réussite d’un colloque et les légitimes prétentions

qu’il a pu avoir d’apporter quelque chose à l’impor-

tante question dont il avait à traiter.

C’est sans aucun doute ce qui s’est produit en

juin 2004 à propos de « la réception des Écritures inspirées ». Le numéro préparatoire (Tome 92/1, janvier-mars 2004) avait rappelé en deux articles historico-théologiques comment les Écritures

avaient été reçues comme inspirées des origines jusqu’à la fin du Moyen-Âge. Les deux articles

honoraient ces origines et une tradition qui avaient

en quelque sorte lesté les Écritures d’un poids consi-

dérable de légitimation et d’autorité, ce qui, avec

des attendus différents, ferait aussi la réception

particulière sinon exclusive des Écritures au temps de l’Humanisme et de la Réforme protestante. Et en

termes contemporains, un philosophe, J.-L. Chré-

tien, n’hésitait pas dans sa propre contribution à ce même numéro à proposer, largement en écho de ces

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ÉDITORIAL

origines et de cette tradition, de « se laisser lire avec autorité par les Saintes Écritures ». Quelques rappels historiques marquaient cependant certaines ruptures, notam- ment dans les thèses de théologiens contemporains, tel Karl Rahner. Mais l’essentiel du propos restait à une tradition de réception et d’inspiration qui, tout en étant reprise au cours du colloque, ne manquerait pas de solliciter le rappel d’autres aspects des choses, résolument contemporains. Ce sont ces autres accents et points de vue qui sont repris dans ce nouveau dossier qui se veut certes en écho direct du numéro préparatoire, mais tout autant en écho des débats et compléments qu’il inspira au cours du colloque. Si Y.-M. Blanchard repart de la référence fameuse à 2 Tm 3,16 selon laquelle « Toute Écriture est inspirée » non sans faire le détour par l’analyse linguistique, J.-P. Sonnet rappelle les effets de la « perspective critique » qui paradoxalement tendrait à étendre l’inspiration à une multitude d’intervenants, le plus souvent

anonymes. Richard Simon l’avait noté dès la seconde moitié du XVII e siècle, posant des problèmes à la réflexion théologique. Faut-il parler ici d’effets culturels nouveaux, voire de sécularisation de l’intelligence des Écritures ? Sans doute y a-t-il à prendre acte d’une tradition qui a déjà quatre siècles d’exercice, et ne pas trop s’en tenir aux dernières décennies du XX e siècle. En tout cas, selon Chr. Theobald, c’est bien « d’un nouveau positionnement de la Bible dans la culture dont il s’agit aujourd’hui, et pas seulement d’une nouvelle manière de

» devenant « une

pratique parmi d’autres ». Avec P. Gisel, ce sont donc deux théologiens qui prennent acte de ce donné post-médiéval qui oblige à situer autrement les concepts de réception et d’inspiration : dans un contexte culturel qui fait entrer le corpus biblique dans la variété et la liberté d’une réception déconfessionnalisée des Écritures. Ainsi soumises à toutes les lectures, et pas seulement à la seule qu’autoriserait ou légitimerait l’autorité exercée sur les croyants et sur les communautés dont ils se réclament, s’imposerait désormais, selon P. Gisel, « l’ordre ‘tiers’ d’une symbolisation religieuse » qui devrait laisser toute liberté d’intelligence, d’étude et d’analyse dont devraient profiter tout autant les croyants eux-mêmes que les autres lecteurs. Ainsi, le corpus biblique se trouve-t-il dans une situation relativement nouvelle pour la pratique même du croyant et des Églises par rapport auxquels l’Écriture se trouverait dans une certaine distance. On peut voir là parfois une « situation » qui se prêterait d’abord « à une analyse de crise », ainsi que le rappelle Chr. Theobald, mais pour rappeler aussitôt que, dans la distanciation ainsi prise entre Église et Écriture, il y a une « chance » qui ne se réduit pas à une vague espérance :

« Plus le lecteur entre dans la Bible, plus il perçoit désormais ‘la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur’ (Éph 3,18) de l’espace qui s’ouvre devant lui », lui permettant d’approcher progressivement à ce que la tradition chrétienne entend par « Inspiration ».

la recevoir et de la lire », la « pratique ecclésiale de lecture

Pierre GIBERT