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Université d’Alger 1

Faculté des sciences

Département de Mathématique & Informatique

Support de cours

Module : Méthodologie de la recherche scientifique

Master 2 : Ingénierie des Systèmes Informatiques Intelligents

2019-2020
S
ommaire

1. Introduction
2. Histoire de la recherche
a. Histoire de la recherche scientifique
b. Différentes formes de Recherche Scientifique
c. Lieux où se pratique la recherche
d. Organisation de la recherche
e. Livrables de la recherche
f. Métiers de la recherche
g. Financement de la recherche scientifique
h. Évaluation de la recherche
3. Méthodologie de recherche
a. Différents types de recherche (théorique, expérimentale, R&D...)
b. Démarche pour mener et présenter un travail de recherche
i. Cheminement de l’idée au résultat,
ii. Formalisation d’un travail de recherche,
iii. Réponse à appel d’offre (PNR, CNEPRU, ...)
iv. Différentes formes de divulgation des résultats de la recherche.
4. Ethique dans la démarche de recherche
a. Définition d’éthique scientifique
b. Ethique dans les pratiques scientifiques
c. Fraude scientifique
d. Expérimentation sur les humains et les animaux
5. Science et société
a. Recherche utile
b. Application des travaux de recherche dans la vie quotidienne
6. Latex
7. Conclusion
8. Références
A propos …
Ce polycopié est un support de cours pour le module méthodologie de recherche,
destiné aux étudiants Master 2, option : ingénieries des systèmes informatiques et
intelligents. Il fournit des éléments de base pour bien mener une recherche scientifique sur
une problématique donnée. Il s’agit d’un support qui suit le cahier de charge proposé pour
la formation Master 2, option ingénierie des systèmes informatiques et intelligents,
département de mathématiques et informatique, faculté des sciences, université Benyoucef
BENHADDA, Alger 1, Alger.

Alger, le 01-02-2020

A. B

Ce document est en sa version draft, il n’est pas encore révisé, ni finalisé, d’ailleurs les
références ne sont pas citées ni incluses dans le texte, les pages ne sont même pas
numérotées, il peut contenir donc des erreurs. Il a été donné aux étudiants M2 ISII
uniquement pour un usage purement personnel comme un support de cours pour le
module méthodologie de recherche. Merci de ne pas le publier sur le net et l’utiliser
uniquement pour la révision !
I
ntroduction
H istoire de la recherche

1. Histoire de la recherche scientifique


La science est le produit d'une longue mutation accomplie sur environ quatre siècles
à partir de l'époque de Galilée. L'explication des phénomènes naturels en termes
mécaniques ou physico-chimiques, leur représentation à l'aide des mathématiques
sont les objectifs de cette science. La pensée scientifique s'est formée en Occident en
bénéficiant d'un important héritage oriental, grecque, romain, arabo-musulman et
autre. En XVI siècle, les mathématiciens et les physiciens font des progrès
spectaculaire en algèbre, probabilité, calcul des vitesses et d’accélération et la
théorie de la gravitation avec Newton, kepler, et l’exploitation des mouvement des
étoiles, les lois sur la mécanique et l’optique avec Huygens et Descartes, la chimie
avec Lavoisier, etc. Vers la fin du XVII siècle, commencent à émerger des articles de
vulgarisation scientifique qui sont souvent dans des magasines destinés au départ
aux chercheurs. Le siècle XVIII a été considéré comme l’âge d’or de la recherche
scientifique. Durant le XX siècle jusqu’à nos jours, les chercheurs sont de plus en plus
nombreux et le métier de la recherche devient de plus en plus professionnalisé.
2. Différentes formes de recherche scientifique.
La recherche scientifique est un processus ou une démarche rationnelle et rigoureuse
qui permet d'examiner des phénomènes, des problèmes à ressoude et d'obtenir des
réponses précises à partir d'investigation. Plusieurs formes de recherche scientifiques
peuvent être distinguées. Dans ce qui suit, nous citons quelques unes.
- Recherche fondamentale : est une recherche d’abord visant l’acquisition d’une
meilleur compréhension d’un phénomène afin de faire avancer les connaissances
sur le réel et ce sans se préoccuper à court terme des applications pratiques.
- Recherche appliquée : est une recherche d’ abord centrée sur des problèmes
présentant un intérêt pratique immédiat. Elle vise à trouver une application
pratique aux connaissances nouvellement acquise ;et regroupe les travaux de
recherche scientifique entreprise afin de résoudre des problèmes scientifique
d'usage pratique.
- Recherche qualitative : est un processus de collecte de donnée à caractère non
mesurable.
- Recherche quantitative : est un processus de collecte de données à caractère
mesurable et permettant des opérations de calculs .Elle vise à l'analyse
statistique des donnée collectées (tableau et graphique) et à l'analyse
descriptives ou mathématique (donnée chiffrée).
3. Lieux où se pratique la recherche.
Généralement, la recherche se pratique dans des laboratoires, qui offrent aux
chercheurs les moyens d’exercer leurs activités. Ces laboratoires peuvent être publics
ou privés et ils rassemblent des chercheurs, des techniciens et des administratifs qui
collaborent autour d’un ou plusieurs projets. L’activité de la recherche peut aussi se
dérouler hors labo, en particulier pour les sciences humaines et sociales.
4. Organisation de la recherche
Pour que la recherche évolue, les intervenants sont nombreux, ils peuvent être des
chercheurs, des techniciens, des administrateurs, responsables de programmes,
responsables de politique, industriels ou des fournisseurs. Les interactions entre ces
différents acteurs du système de la recherche ont une influence déterminante sur les
pratiques de la recherche. Dans cette partie, nous intéressons à l’organisation locale de la
recherche. D’une manière générale, les chercheurs sont regroupés dans des centres de
recherche. Ces centres réunissent des travailleurs de différents statuts : professeurs, des
post-docs, des professionnels de la recherche, des techniciens, des assistants. Les membres
du centre se consacrent à la réalisation d’un programme de recherche, parfois
multidisciplinaire, conçu de façon que les divers projets de recherche le composant facilitent
l’interaction des membres qui peuvent provenir de disciplines différentes. Une équipe se
compose d’environ deux à cinq chercheurs. Les chercheurs qui travaillent individuellement
existent aussi, ils ne font pas partie d’une équipe ou d’un centre.
5. Livrables de la recherche.
Un livrable est le résultat d'une échéance inscrit dans le planning d’un projet de recherche.
Ce peut être un logiciel, un document de conception, un programme de formation ou tout
autre élément, produit ou résultat requis dans le planning du projet.
6. Métiers de la recherche
Les métiers de la recherche scientifique s’organisent en deux grandes familles :
les chercheurs et les personnels de soutien à la recherche. Ces métiers sont occupés par des
personnels qualifiés. Les métiers peuvent s’exercer dans les différents types d’organismes
suivants.
- Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel tels que les
universités et les écoles.
- Les établissements publics à caractère scientifique et technologique tels que les centres
de recherche scientifique.
- Les établissements publics à caractère industriel et commercial.
7. Financement de la recherche scientifique.
Le financement de la recherche désigne l'ensemble des actions mises en œuvre afin de
fournir les capitaux nécessaires au fonctionnement de la recherche scientifique. La recherche
en Algérie est financée majoritairement par l’état, c'est-à-dire, le ministère de
l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS). En particulier, la direction
de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT). Ce financement
comprend le remboursement des frais, le matériel et le mobilier, les fournitures, les charges
annexes, etc. Aussi, dan un cadre de coopération entre les universités locales et les
universités étrangères, le financement peut être bilatéral, à titre d’exemple, le programme-
accord algéro-français PHC/Tassili : Le partenariat Hubert Curien (PHC) Tassili soutient la
coopération scientifique Algéro-Française. Le PHC Tassili vise en particulier à favoriser l’aide
aux jeunes chercheurs. Il est financé par le Ministère algérien de l'Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique (MESRS) et le Ministère français des Affaires étrangères (MAE).
Il est placé sous la responsabilité du Comité Mixte d'Évaluation et de Prospective (CMEP),
composé d'experts des deux pays.
8. Évaluation de la recherche
Les projets de recherche font l'objet d'une évaluation par des pairs (experts), pour laquelle
plusieurs d'experts sont sollicités par l’entité qui finance les activités de recherche. L’objectif
est l’évaluation du bon usage du financement et la qualité des livrables de la recherche.
L’évaluation s'appuie sur certains critères qui sont la communication de résultats par les
chercheurs, la continuité des recherches basées sur ces résultats, la reconnaissance des
avancées réalisées par le reste de la communauté scientifique, et la valorisation commerciale
ou sociale des résultats, c'est-à-dire, l’impact socio-économique des résultats obtenus.
M éthodologie de recherche

1. Différents types de recherche (théorique, expérimentale, R&D)


Trois types de recherche scientifique peuvent être distingués.
- Recherche expérimentale : La recherche expérimentale est couramment
pratiquée dans les sciences telles que la sociologie, la psychologie, la physique, la
chimie, la biologie et la médecine. Il s'agit d'un ensemble de conceptions de
recherche qui utilise des traitements et des tests sous contrôle pour comprendre
les processus causaux. En général, une ou plusieurs variables sont manipulées
pour déterminer leur effet sur une variable subordonnée. Elle consiste à tester la
validité d'une hypothèse, en reproduisant un phénomène et en faisant varier un
paramètre ou plusieurs paramètres. Le paramètre que l'on fait varier est impliqué
dans l'hypothèse. Le résultat de l'expérience valide ou non l'hypothèse.
- Recherche théorique : le terme est utilisé pour désigner des domaines ou sous-
domaines de recherche centrés sur des vérités universelles (axiomes, théorèmes,
etc.) . il s’git d’un type de recherche dans des domaines tels que théorie de la
calculabilité, l'algorithmique et la théorie de la complexité, la théorie de
l'information, la logique mathématique, la théorie des automates et des langages
formels, et bien d’autres.
- Recherche R&D : La Recherche & Développement (R&D) englobe les travaux de
création entrepris de façon systématique en vue d’accroître la somme des
connaissances, y compris la connaissance de l’homme, de la culture et de la
société, ainsi que l’utilisation de cette somme de connaissances pour de
nouvelles applications. Ce qui permet réellement de distinguer la R&D des autres
activités scientifiques et technologiques est l’existence, au sein de la R&D, d’un
élément de nouveauté non négligeable et de la dissipation d’une incertitude
scientifique et/ou technologique. La R&D s’attache à la découverte et à
l’application de connaissances scientifiques dans le but de créer un produit ou les
pièces qui le composent. La R&D regroupe exclusivement les activités suivantes :
o La recherche fondamentale : Les travaux sont entrepris soit par pur
intérêt scientifique, soit pour apporter une contribution théorique à la
résolution de problèmes techniques.
o La recherche appliquée : La recherche vise à discerner les applications
possibles des résultats d’une recherche fondamentale ou à trouver des
solutions nouvelles permettant d’atteindre un objectif déterminé choisi à
l’avance.
o Le développement expérimental : Le développement est fondé sur des
connaissances obtenues par la recherche ou par l’expérience pratique qui
est effectué en vue de lancer de nouveaux produits, d’établir de nouveaux
procédés ou d’améliorer ceux qui existent déjà.
2. Démarche pour mener et présenter un travail de recherche
La démarche scientifique est une méthode utilisée pour guider toute production
scientifique. Ses règles et ses étapes sont appliquées par les scientifiques et
chercheurs du monde entier, et ses résultats donnent souvent lieu à la publication
d’articles scientifiques. Dans cette section, la démarche pour mener et présenter un
travail de recherche est détaillée.
a. Cheminement de l’idée au résultat
Comme illustré sur le schéma, le processus de recherche se compose de
plusieurs étapes.

Au départ, le chercheur doit identifier la problématique et bien poser la


question sur laquelle la recherche va s’effectuer. Il doit établir un état de l’art
plus ou moins exhaustif pour bien connaitre les dimensions du problème et
tirer profit de tout ce que la littérature propose dans le domaine. Un bon état
de l’art est celui établi avec un esprit critique et dans lequel les avantages et
les inconvénients de chacun des travaux ont été soulignés. A base de l’étude
critique auparavant effectuée, le chercheur contribue à l’amélioration de
l’existant ou propose une nouvelle contribution et enrichir le domaine en
question. La contribution sera conçue et déployée sous forme d’un prototype,
ou elle sera validée par une série d’expérimentations, à l’issue desquelles les
résultats seront analysés, interprétés et discutés. La contribution sera aussi
valorisée et concrétisée par une communication et/ou publication sous forme
d’un article dans une conférence ou revue scientifique.

b. Formalisation d’un travail de recherche


Cette section présente les éléments de base indispensables à la mise en
forme d’un travail de recherche et à la rédaction de textes à caractère
scientifique et technique. La structure typique d’un travail scientifique
comprend :
o Titre : Au départ, il faut choisir un titre pour le travail de recherche. Le
titre doit capter l’attention des lecteurs, court et précis, contenant des
mots clés importants, tout en évitant les abréviations.
o Résumé: après le titre, le résumé est le deuxième point de contact avec le
lecteur. Conséquemment, il doit être rédigé avec beaucoup de soins.
Certains auteurs suggèrent de le rédiger en dernier ou de le réviser en
toute fin de processus. Le résumé ne devrait pas dépasser généralement
250 mots et il doit mettre en évidence la question abordée, la
contribution ainsi que les résultats principaux du travail de recherche. Un
résumé typique contient le contexte de l’étude, la ou les contributions,
ainsi que les résultats obtenus. Un certains nombre de mots clés sont
aussi exigés. Ils doivent être soigneusement sélectionnés car utilisés par
les moteurs de recherche sur le travail sujet de la recherche.
o Introduction : l’introduction est une partie importante du texte. Elle doit
convaincre le lecteur que le travail vaut la peine d’être lu. L’introduction
est en général organisée comme suit : contexte, définition du problème,
présentation et limitations des solutions existantes (s’il y en a), objectifs
du travail et idées principales. Elle se termine par une brève description
du contenu, chapitre par chapitre ou section par section s’il s’agit d’un
travail court (article). En d’autres termes, L’introduction doit permettre
de décrire ce qui fait problème, d’expliquer la nécessité de l’étude et de
présenter la question de recherche en soulignant les insuffisances de
l’existant et en quoi il est important et pertinent de les combler.
o Etat de l’art : Cette section contient une synthèse des travaux en relation
avec la problématique traitée dans l’article. Une classification de ces
travaux est toujours souhaitée, elle permet de se positionner par rapport
à ces travaux et présenter de la bonne manière possible les travaux en
relation. Pour chaque article cité dans cette section, il est conseillé de
faire ressortir les avantages et les inconvénients.
o Contributions : ici, les auteurs présentent la ou les contributions en détail.
La description doit être la plus claire possible, des exemples, des schémas,
des algorithmes, des preuves, etc.
o Résultats : les résultats doivent être adéquatement présentés. Il existe
plusieurs manières de le faire : texte, tableaux, graphiques. Les graphiques
conviennent pour les données se prêtant à des analyses. Généralement,
les indications concernant les illustrations de la revue, à laquelle l’article
est soumit, doivent être suivies.
o Discussion : cette partie est la plus importante dans un article, dans
laquelle l’auteur doit faire ressortir l’importance des résultats, et il retire
les conclusions à partir de ces résultats. Pour la rédaction de cette section,
chaque paragraphe doit faire référence à une conclusion.
o Conclusion : elle est en général organisée comme suit : résumé du travail
et des contributions, rappel des résultats principaux, applications
possibles des résultats (s’il y a lieu), limitations de la solution proposée et
perspectives (pistes pour d’éventuels travaux futurs).
o Bibliographie : cette partie contient les sources bibliographiques utilisées
dans l’article. Une source peut être un article de revue, un ouvrage, un
rapport scientifique ou tout autre document scientifiquement crédible tel
qu’une publication ou une communication avec comité de lecture. En fin
d’article, l’auteur doit rassembler toutes les références des titres cités, en
respectant les normes de la revue. Ainsi, à titre d’exemple, les références
doivent répondre aux normes de publication suivantes :
 Ouvrage : noms des auteurs, titre de l'ouvrage, maison d'édition,
lieu d'édition, pages exactes de la citation, année d'édition.
 Article de revue : noms des auteurs, titre de l'article, nom de la
revue, pages exactes de la citation, année d'édition.
 Article de conférence : noms des auteurs, titre de l'article, nom de
la conférence, lieu de la conférence, pages exacte de la citation,
année d'édition.
o Annexes (facultatif) : elles se placent à la fin du rapport et regroupent les
éléments qui ne sont pas indispensables à la compréhension du travail (la
lecture des annexes est optionnelle). Celles-ci sont présentes dans le souci
d’avoir un rapport complet. On y placera par exemple l’implémentation
d’un algorithme qui a été présenté dans le corps du travail.
c. Réponse à appel d’offre (PNR, CNEPRU, PRFU)
En Algérie, plusieurs appels d’offre sont lancés par les différentes instances
ministérielles chargées de la recherche. Dans ce qui suit, nous présentons
quelques appels d’offre :
 PNR ou Programmes Nationaux de Recherche : dans le cadre de la
loi d’orientation et de programme à projection quinquennale sur la
recherche et le développement technologique, la direction
générale de la recherche scientifique et du développement
technologique (DG-RSDT) a défini des programmes de recherche
en collaboration avec les secteurs économique et les chercheurs
algériens établis à l’étranger en vue de soutenir la créativité,
l’innovation pour aboutir à une indépendance scientifique,
technologique et économique.
 CNEPRU ou Comité National d’Evaluation et de Programmation
de la Recherche Universitaire : les projets de recherche de type
CNEPRU sont réglementés par le comité CNEPRU et ils ont pour
objectifs la recherche et la formation par la recherche à l’échelle
nationale. Les principaux concernés sont les enseignants
chercheurs actifs dans les laboratoires de recherche des
différentes universités algériennes et les centres nationaux de
recherche. Un projet CNEPRU est réalisé par une équipe à 6
membres max, sur 3 ans, prolongeable d’une année. Un bilan
d'activité doit être établi annuellement.
 PRFU ou Projets de Recherche-Formation Universitaire : ces
projets représentent un support à la formation doctorale dans les
établissements universitaires. Les thèmes des PRFUs doivent être
en adéquation avec la réalisation des objectifs socio-économiques,
culturels, scientifiques et technologiques du pays. Les PRFUs
reposent essentiellement sur la formation par la recherche et
visent deux objectifs : la soutenance de thèses de doctorat et la
production scientifique. La durée du projet est fixé à 4 ans, avec
une équipe de 3 membres min et 6 membres max. Les projets
PRFUs sont expertisés par les conseillers scientifiques de la
commission nationale d’évaluation et de la programmation de le
recherche universitaire. Ils sont soumis à deux évaluations. Une
évaluation à mi-parcours qui s’effectue en fin de la deuxième
année et une évaluation finale en fin de la quatrième année.
d. Différentes formes de divulgation des résultats de la recherche.
Un travail de recherche, une fois finalisé et rédigé sous forme d’un rapport,
article ou thèse, peut être divulgué de plusieurs manières possibles.
 Un article scientifique peut être soumis à une conférence ou à une
revue scientifique. Il sera expertisé pour être par la suite accepté
ou rejeté. Les critères sont l’originalité et la qualité de du travail.
 Un travail de recherche peut être présenté devant les membres du
labo ou une communauté scientifique dans un séminaire.
 Un travail de recherche peut aussi être soutenu et défendu devant
un jury de soutenance.
Ethique dans la démarche de recherche
1. Définition de l’éthique scientifique
La recherche a pour but d’établir des connaissances honnêtes, démontrées et
reproductibles. Malgré la grande diversité des sujets et des méthodes de recherche
scientifique, il existe des principes généraux et des normes de comportement
auxquels le chercheur a le devoir de se conformer. Les chercheurs doivent conduire
leur recherche d’une manière rigoureuse et publier fidèlement l’information
pertinente en décrivant les méthodes et les résultats de telle sorte qu’ils puissent
être vérifiés. Cela ne contribue pas seulement à la qualité de la recherche
scientifique, mais également à sa légitimation.
2. Ethique dans les pratiques scientifiques
Dans les pratiques scientifiques, l’éthique se traduit par les points suivants :
• Rigueur et prudence :
Les chercheurs travaillent avec rigueur s’ils appliquent avec précision les
règles généralement reconnues de leur discipline. Par exemple, dans leurs
travaux de recherche, les chercheurs doivent prendre en compte le dernier
état de l’art dans leur domaine. La prudence requiert de ne pas faire courir
des risques sans nécessité ou de façon disproportionnée. Une analyse
consciencieuse des avantages mais également des risques à court et moyen
termes d’une recherche doit être élaborée et, en cas de risques pour des
tiers, être soumise à l’avis de pairs. Lors d’expériences ayant un impact
potentiel sur l’environnement, les investigations devraient au préalable
porter sur une analyse inspirée par le principe de précaution.
• Fiabilité et vérifiabilité :
Le chercheur est fiable lorsque : il présente son expertise, son travail et ses
résultats le plus correctement possible et il évite de présenter idée trompeuse
ou surfaite de son travail. Des données issues d’observations, d’expériences
ou de la littérature existante ne peuvent pas être fabriquées ni falsifiées. Les
résultats de recherche sont intégralement repris dans des publications et les
résultats non désirés ne sont pas omis de façon sélective. Le chercheur ne
présente pas les travaux de terrain, les données et les résultats réalisés ou
obtenus par d’autres chercheurs comme étant les siens ; il ne plagie pas les
publications d’autrui. Les personnes ayant collaboré à une recherche sont
citées de façon correcte ; ne sont mentionnés comme (co)auteurs que ceux
qui ont effectivement contribué à la recherche. Le chercheur ne publiera pas
simultanément le même texte dans plusieurs journaux scientifiques
internationaux avec peer review. Il ne soumettra pas non plus le même texte
en même temps à plusieurs revues pour évaluation. Le travail des chercheurs
est vérifiable lorsqu’il permet à leurs collègues de suivre l’intégralité de leurs
recherches et, le cas échéant, de les reproduire.
• Indépendance et impartialité :
Les chercheurs doivent pouvoir réaliser leur recherche en toute liberté et
indépendance car leur créativité en dépend. Lors de travail en équipe, on
précisera les droits et obligations des différents acteurs, y compris de
l’institution de recherche où la recherche est réalisée ainsi que des
organismes sources de financement. Les accords relatifs à la propriété des
résultats, à leur utilisation et à leur diffusion sont clairement établis. Les
chercheurs sont impartiaux lorsqu’ils ne se laissent pas influencer par leurs
préférences, sympathies, intérêts ou préjugés personnels dans l’exécution de
leur travail scientifique. En participant à un «peer review», le chercheur ne
peut être guidé que par des considérations d’ordre scientifique. La
confidentialité des données est garantie. L’évaluation de manuscrits pour des
revues scientifiques doit se faire de manière impartiale et dans un délai
raisonnable.
3. Fraude scientifique
Un consensus international définit la fraude comme « une violation sérieuse et
intentionnelle dans la conduite d’une recherche et dans la diffusion de
résultats », excluant par là-même « les erreurs de bonne foi ou les différences
honnêtes d’opinion ». La communauté scientifique internationale s’accorde ainsi pour
identifier trois grands types de fraudes, connus sous l’acronyme FFP : la fabrication,
la falsification et le plagiat. Fabriquer consistant à forger de toutes pièces les données
d’une recherche ; falsifier, à les altérer intentionnellement de façon à les rendre plus
conformes aux hypothèses que l’on privilégie ; plagier, à utiliser, voire s’approprier,
les travaux ou les idées d’un autre à son insu et sans le créditer correctement. [5]
4. Expérimentation sur les humains et les animaux
L’expérimentation sur les humains et les animaux est une action qui, à des fins
diverses, prend l’homme ou l’animal pour objet. Pour mener des expérimentations
sur les humains ou les animaux, l’éthique dans ce genre de recherche scientifique
impose aux chercheurs :
• Les fautes et omissions commises, ainsi que les dommages aux tiers qui en
découlent doivent être assumés et réparés au maximum.
• Les animaux utilisés dans les expériences doivent être traités de façon
prudente en minimisant leur nombre et leurs souffrances, dans l’esprit des
trois R (réduction, remplacement, raffinement).
S
cience et société

1. Recherche utile
La recherche scientifique est, en premier lieu, l'ensemble des actions entreprises en
vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Les découvertes
scientifiques et leurs applications pratiques participent au développement industriel
et à la promotion sociale. La recherche, l’innovation et les nouvelles technologies
influencent les dimensions économique, sociale et politique. D’une manière
générale, la recherche est utile lorsqu’elle améliore la vie de l’être humain. En
d’autres termes, la finalité principale de la recherche scientifique est de nous
permettre de mieux connaître, de mieux expliquer, de mieux comprendre le monde
dans lequel nous vivons. En fait, c’est augmenter, enrichir et/ou préciser notre savoir.
La recherche scientifique est utile lorsqu’elle consiste à trouver la réponse à un
problème spécifique, tel que «le réchauffement climatique est-il évitable? ou "Un
nouveau type de médicament aide-t-il vraiment les patients?". A contrario, la
recherche qui vise à développer des armes nucléaires n’est plus utile car son objectif
est la destruction de l’humanité.
2. Application des travaux de recherche dans la vie quotidienne
Les travaux de recherche et le progrès scientifique et technologique ne cessent pas à
influencer notre vie. En effet, par exemple, les travaux d’Albert Einstein ont donné
naissance à des applications qui ont révolutionné notre quotidien. Son interprétation
de l’effet photo-électrique est utilisé dans l’électronique, l’ouverture automatique
des portes, les cellules des appareils photos, les panneaux solaires et le réglage
automatique d’une photocopieuse. La découverte de l’émission stimulée est le
procédé indispensable pour le laser. Ce dernier est partout : le CD, le DVD, les
lecteurs code-barres, les appareils médicaux et les appareils de pilotage des avions.
La théorie de la relativité générale et restreinte est une application directe dans le
GPS (Global Positionning System). Les retombées de la recherche scientifique
médicale sont loin d’être énumérées, et c’est le cas pour n’importe quel domaine de
recherche, sur les différents aspects de notre vie quotidienne.
L
ATEX
1. Qu’est-ce que LATEX
Le traitement de texte LATEX est une sorte de langage de programmation qui utilise des
balises et des macros, destiné à écrire des documents à contenus scientifiques. Le document
(.tex) est écrit en utilisant un éditeur de texte, ensuite il faut compiler le document pour
obtenir un fichier .dvi , .pdf ou .ps. schématiquement, on a :

On édite file.tex à l’aide d’un éditeur de texte, on le compile pour obtenir file.dvi
(device-independent), à partir de ce dernier, on obtient soit un fichier postscript file.ps
ou un fichier pdf file.pdf.
2. Outils à installer
Les outils à installer diffèrent légèrement d’un système d’exploitation à un autre.
Sous Windows, il faut installer :
• MiKTeX : à télécharger à partir du net et l’installer. Il est le programme
principal qui permet la compilation des documents .tex.
• Editeur de texte : il permet d’écrire le fichier source file.tex. Le choix de
l’éditeur des attentes de l’utilisateur. Une grande variété d’éditeurs existe sur
le net, à titre d’exemple :
o Texmaker : freeware très convivial , idéal pour débuter.
o Winedit : shareware convivial et puissant.
3. Créer un document type
La création d’un document se fait via un éditeur de texte. La structure d’un fichier
source est :

On peut également remplacer report par la classe article ou encore book selon que le
document est un rapport, article ou ouvrage. Les options du document (taille du
papier, taille de la police, recto-verso, etc) à l’aide de la commande
\documentclass[option1,option2,...]{report}.
Par exemple :

Déclarer ensuite à l’aide de la commande


\usepackage[option1,option2,...]{nomdupackage} les package utilisés. Ceci doit se
faire avant la commande \begin{document}. Par exemple :

Le pourcentage « % » est utilisé pour spécifier des commentaires, ignorés par le


compilateur lors de la compilation.
La commande \chapter{} produit un chapitre numéroté ayant pour titre ce qui figure
entre les accolades. Les sections, sous-sections, ... s’obtiennent avec les commandes
\section, \subsection, etc. et se numérotent automatiquement.

On peut définir des macros à l’aide des commandes \def et \newcommand. La


différence entre ces deux commandes réside dans le fait que \newcommand peut
avoir un ou plusieurs paramètres. Par exemple :

En tapant $\R$ dans le texte, on obtient R. En tapant \[\FuMa{f}{x}{n}{a}\], on obtient


une matrice.

Le titre se génère automatiquement avec la commande \maketitle qui doit être


placée après la commande \begin{document}. Les options du titre s’obtiennent avec
les commandes \author{}, \title{} et \date{} qui doivent elles être placées avant la
commande \begin{document}.

En tapant la commande \tableofcontents dans le texte, la table des matières est


automatiquement créée. La profondeur de la table des matières peut être
déterminée avec la commande \setcounter{tocdepth}{valeur}.

Différentes commandes permettent de changer localement le corps du texte et sa


justification. Le code suivant :

engendre le texte suivant


Pour créer une liste, il suffit d’employer l’environnement itemize (liste non
numérotée) ou enumerate (liste numérotée). Chaque élément de la liste doit alors
être précédé de la commande \item. Par exemple

L’environnement tabular permet de créer un tableau. Dans le préambule


\begin{tabular}{rlc|c} de l’environnement, ici, on commence un tableau à 4 colonnes,
la première étant alignée à droite, la deuxième à gauche et les deux dernières sont
centrées mais séparées d’un filet vertical. La commande & permettant de passer à la
colonne suivante et la commande \cr permettant de passer à la ligne suivante. Pour
créer un filet horizontal, il faut insérer la commande \hline au début de la ligne. Par
exemple, le code :

engendre le texte suivant

Pour insérer une figure, il faut déclarer le package graphicx en préambule, ensuite on
utilise la commande : \includegraphics[dimension]{nomfichierimage} et l’environnement
figure, par exemple :

Pour faire référence à une section, une définition, une expression mathématique, un
tableau, une figure, une page, on utilise la commande \label{label-name} pour spécifier la
référence, ensuite on place la commande \ref{label-name} à l’endoit où doit figurer la
référence.
La bibliographie se crée avec l’environnement \begin{thebibliography}{99}. Elle se
place toujours avant la commande \end{document}. Chaque entrée de la
bilbiographie est précédée par la commande \bibitem{label1}. Le style de la
bibliographie peut être modifié à l’aide de la commande \bibliographystyle{style}. Les
styles possibles les plus courants sont plain, alpha ou abbrv. Par exemple :

Pour insérer une référence bibliographique, il suffit de taper la commande


\cite{label} dans le texte.

Pour obtenir les listes des tableaux et les listes des figures, il suffit d’insérer les
commandes \listoftables et \listoffigures à l’endroit où on veut les voir apparaître.

A noter que cela est une introduction rapide à Latex, elle ne constitue pas
un document de référence à Latex, l’intéressé trouvera facilement sur le net
des documents plus complets et bien dédiés à Latex
References
1. Deiy, D., Mock, T.J. (1985), «Information Support Systems for Problem Solving»,
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