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La Souris Verte Le journal des Jeunes Verts

Numero
Numero 43 - Mercredi 24 mars 2010

L’après Copenhague
Dossier Page 3

Les villes en mal de logement


Page 6

Zoom sur Le droit d’asile


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La biodiversité
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!
Ce n’est pas de la science-fiction
Cinema Page 12

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Debat
Le forum de Besançon
Vie interne Page 16

Pour tout renseignements concernant ce journal, veuillez contacter Cyrielle Chatelain : cyrielle@jeunesverts.org ;
Fabrice Bazin : fabrice.bazin@laposte.net ou Fanny Dubot : fanny@jeunesverts.org.
Et pour tout autre renseignement sur le mouvement : http://jeunesverts.org.
Mis en page par Laura Venturini (laura.venturini.63@gmail.com).
La Souris Verte ●● N`4

Edito

A
u lendemain de cette élection régionale les valeurs que les Jeunes Verts défendent. Cette
fortement marquée par le taux d’abstention, issue à la réforme serait un vecteur d’éloignement
il n’est pas inutile de rappeler que le combat des collectivités territoriales des citoyens, qui ne
pour la démocratie est un combat permanent. Si se verraient pas représentés par des assemblées
la parité a fait tant de chemin depuis la loi du 6 juin vieillissantes, desquelles est absente toute idée
2000, si les « minorités visibles » intègrent peu à de diversité ou de parité. Bref, un enfermement
peu les institutions politiques, si quelques jeunes dans le mutisme face au message clair envoyé
arrivent, péniblement, à s’y faire une place, c’est par les français lors des dernières échéances
grâce à des efforts constants, des pressions per- électorales.
manentes venant de groupes divers afin que nos
assemblées représentatives puissent être à notre Ce discours est porté en régions par les militants
image : hétérogènes. des Jeunes Verts, qui vont expliquer à la jeunesse
l’enjeu qui réside dans la préservation d’un mode
Cette diversité est aujourd’hui en danger. En de scrutin certes améliorable, mais qui lui laisse
effet la réforme des collectivités territoriales est une chance d’être représentée. Ce journal est un
engagée. Elle vient menacer la démocratie locale. des outils mis en place par les Jeunes Verts qui
Les écologistes l’ont toujours clamé haut et fort : prouvent que, contrairement à l’image qu’en a
seul le scrutin de liste à forte part de proportion- une certaine frange de la société, la jeunesse est
nelle peut assurer, d’une part une représentation bel et bien capable de réflexion, d’analyse et de
légitime et juste des différentes forces politiques, débat. Nous vous souhaitons bonne lecture.
et d’autre part l’assurance du respect de certaines
règles telles que la parité et le renouvellement. Cyrielle Chatelain et Rémi Guerber
L’élection de conseillers territoriaux élus au scru- Secrétaires Fédéraux des Jeunes Verts
tin uninominal à un tour serait contraire à toutes

C'est le moment de readherer !


L
adhésion ou la ré-adhésion est une manière d’officialiser son engagement mais elle permet aussi
de participer au forum des Jeunes Verts, aux séminaires de la FYEG et de voter à l’AG des
Jeunes Verts.
Pour adhérer il suffit de remplir ce bulletin disponible sur :
http://jeunesverts.org/spip/IMG/pdf/adhesionJV2.pdf ou http://jeunesverts.org/spip/IMG/pdf/adhnb.pdf.

Et de le renvoyer à l’adresse suivante :


Les Jeunes Verts / La Souris Verte
ABS de Matthieu Hilbert
Local des Verts Alsace
7 rue de l’Epine
67000 Strasbourg

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La Souris Verte ●● N`4

Dossier
Copenhague, et après...

«
Nous soulignons que le changement Un pas en avant, trois pas en arrière ?
climatique est l’un des plus grands défis
de notre temps. Nous soulignons notre Tout d’abord, pas d’objectifs climatiques précis.
forte volonté politique pour combattre de « Il faut limiter le réchauffement climatique à 2°C »
toute urgence les changements climatiques mais comment cela va-t-il être réalisé ? Les pays
conformément au principe des responsabilités développés doivent annoncer leurs engagements
communes mais différenciées selon les respectifs, les pays en développement eux
responsabilités et capacités respectives. » doivent juste communiquer les actions d’atténua-
Voila les premières phrases du texte résultant du tions qu’ils pourraient mettre en œuvre. Si on s’en
travail effectué à Copenhague et aux réunions tient au scenario 450 il faut une action globale et
préparatrices à ce sommet. diminuer par deux les émissions de gaz a effet
de serre, la Chine a déjà refusé (sachant qu’elle
Apparemment, les rédacteurs de ce texte n’ont représentent aujourd’hui 14% des émissions de
fait que souligner des évidences... gaz a effet de serre du monde).
En effet, les attentes étaient énormes, voire
peut-être un peu trop utopiques vue la situation
économique et les relations diplomatiques
internationales. Cependant, une réorientation
mondiale et unanime des politiques et de l’ap-
proche environnementale, considérant tous
les pays et même les plus ″petits″ aurait été,
déjà, un bon début. Et non un texte qui n’est
que le fruit que d’une réunion à huit clos,
la veille au soir de la fin de la Conférence,
de chefs d’état de 28 pays (Afrique du Sud,
Algérie, Allemagne, Arabie Saoudite, Australie,
Brésil, Chine, Colombie, Corée du Sud, Danemark, Un des seuls points positifs est la mise en place
Espagne, Ethiopie, Etats-Unis, France, Grande- d’un financement des pays en développement
Bretagne, Inde, Indonésie, Japon, Lesotho, par les pays développés. Oui, mais comment cet
Maldives, Mexique, Norvège, Pologne, Russie, engagement financier va-t-il se dérouler ? Combien
Soudan, Suède et la Commission Européenne). les pays vont-ils donner et comment cela va-t-il
être respecté ? Un problème se pose quant
Dans cette liste on trouve 17 des 28 pays qui au respect des engagements car aucun cadre
rejettent le plus de CO2 dans l’atmosphère et juridique n’est solidement finalisé. Un autre est le
représentent un peu plus de 60% de la popula- retour des Etats-Unis, timidement mais un retour
tion mondiale. Ainsi, sur les 192 pays représen- quand même.
tés seulement 28, un G20 élargi, ont rédigé ce
texte (si on peut considérer cette suite de mots Outre le fait, que rien de concrêt n’est été mis en
comme un texte comme on considère la liste de place, il y a la méthode qui a aussi échoué car cet
course comme un texte) et les autres pays doivent accord n’est pas la résultante des travaux prélimi-
s’incliner et signer. naires réalisé par les négociateurs habituels ou les

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ministres de tous les pays, mais par seulement 28 de la population mondiale et la réalisation du
chefs d’états qui ne pensaient qu’a protéger leurs problème climatique ainsi que de l’idée que la
propres intérêts économiques et/ou asseoir leur solution est générale et individuelle.
domination mondiale (le combat sino-américain Générale, car il faut agir tous ensemble et indivi-
est l’exemple parfait du problème diplomatique duelle car il faut que chaque personne agisse, et
qui s’est déroulé). On a parlé des pays émergents pas seulement les diplomates ou les états mais
mais sans les écouter, le G77 n’a pas été considéré chaque être humain. Il faut espérer que l’adage :
ni les ONGs qui ont été interdites d’entrée les années se suivent et ne se ressemblent pas
dans le Bella Center (lieu ou s’est déroulée la soit une réalité et que le tir soit redressé cette
conférence). Cependant, le G77, entre autres, ne année 2010, a Bonn en Juin et a Mexico en
s’est pas laissé faire et s’est affirmé d’une seule Novembre.
voix pour défendre ses positions et ses intérêts.
Un des autres points positifs est la mobilisation Pour conclure, j’utiliserai cette citation de
générale de la société civile et son intérêt prononcé Gabrielle Roy :
pour la protection de la planète. Ainsi, et je pense « Il ne faut jamais dire que l’espoir est mort. Ça
que c’est la seule chose à retenir de cette confé- ne meurt pas, l’espoir ».
rence internationale, c’est la prise de conscience Fabrice Bazin

Zoom sur
STOP aux Banksters !

Vous etes Trader,


Vous venez de toucher votre bonus
Et vous ne savez pas quoi en faire ?
Heureusement les Jeunes Verts sont la pour vous aider !
Monsieur François Pérol pourra dépenser ses 1,1 milliards d’euros qu’il recevra certaine-
ment en 2011 dans cette très belle Île Virgina Heaven Island dans les Philippines.
Coût : US $1,500,000 soit 1,100,000 Euros

Les 4000 opérateurs de marché de la BNP et les opérateurs du crédit agricole vont pou-
voir s’offrir avec leur 125 000 Euros de Bonus :
0 119 047 paquets de 500gr de pâtes à 1,05€
0 63 775 dentifrices à 1,96€
0 1 814 calculatrices Casio Graph 35 à 68,90€
0 130 bottes en cuir noir de chez Dior à 960€
0 128 costumes de chez Dolce&Gabbana à 975€
0 45 nuits au RITZ à New York à 2 750€ la nuit
0 13 bagues de chez Tiffany à 12 500$ soit 9178,75€

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Les agences de notations s’attaquent à la Grèce, les bonus distribués à Wall Street s’élèvent à plus
de 20 milliards d’euro et ceux distribués à Londres à 6 milliards, La BNP verse 500 Millions d’euros de
bonus en cash à ses opérateurs de marchés, le système financier retrouve ses habitudes.

Alors que la crise qu’ils ont créée fait toujours rage, les banquiers recommencent à se goinfrer. Il est loin
le temps où pour pouvoir toucher l’argent de l’Etat on parlait de moraliser le capitalisme. Le système
financier amoral et outrancier a repris le dessus. Puisque les banques ne peuvent changer d’elles-
mêmes les Jeunes Verts soutiennent les propositions d’Europe Ecologie de réglementer la finance.

Pour redonner du sens à un système qui n’en a plus :


● Créons une structure européenne chargée du contrôle et de la régulation des marchés et des
services financiers,
● Fermons les paradis fiscaux à l’intérieur de l’union européenne et condition les aides de l’Etat et
des collectivités locales pour ne pas aider les entreprises ayant des liens avec les paradis fiscaux.
● Interdisons les bonus,
● Fixons un revenu maximum en fixant un seuil à 30 fois le revenu médian et en taxant tout re-
venu supérieur à ce seuil de 80%.

Enfin nous tenons à rappeler à tous ceux qui croient ce système irremplaçable qu’un autre système
bancaire et possible. Le projet d’une Banque Ethique Européenne, porteur des valeurs de la finance
solidaire, de transparence, nous laisse espérer que dans le domaine de la banque la transformation
sociale est encore possible. Cyrielle Chatelain

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Zoom sur
Les villes en mal de logement : Que faire ?

P
lus d’un an après la crise financière et HLM et pourtant 2 millions de logements restent
économique qui, nous dit notre cher vacants. Comment expliquer ce tel décalage?
gouvernement, est bientôt terminée, une Tout d’abord, de nombreuses villes ne respectent
autre dure depuis trop longtemps et s’aggrave, la pas la loi SRU (Solidarité et renouvellement
crise du logement. Cette crise ne concerne plus urbain), qui impose aux communes d’avoir au
aujourd’hui les plus démunis mais s’étend aussi moins 20% de logement sociaux, préférant subir
aux classes moyennes et concerne tout les des sanctions plutôt que d’augmenter la mixité
secteurs du logement : d’urgence, social, privé sociale dans leur ville. Il faut donc alourdir les
comme l’accession à la propriété. sanctions et imposer à ces villes que toutes leurs
Où sont passés les beaux discours de Nicolas nouvelles constructions comprennent 50% de
Sarkozy alors candidat à l’élection présidentielle logement sociaux pour mettre fin à la ghettoïsa-
qui nous promettait que d’ici à 2 ans personne ne tion des villes.
soit obligé de dormir dans la rue? Cela fait bientôt
trois ans et je vois toujours des gens y dormir. Il parvient cependant difficile d’améliorer les
Qu’en est-il de la loi DALO (droit au logement conditions d’accès à un logement décent quand
opposable) voté en 2007 ? Selon le dernier bilan, la majorité des faibles constructions sont des
13% des 100 000 familles dont le recours avaient logements privées soumis aux lois du marché. La
reçu un avis favorable ont été relogées, autrement spéculation sur ces marchés entraine des bulles
dit, un bilan très insatisfaisant. immobilières qui empêchent les gens de pouvoir
se loger facilement à des prix abordables. Une
Il est donc temps de mettre en place une véritable politique ambitieuse pour résoudre ce problème
politique du logement pour réaffirmer le droit au passe par l’acquisition de bâtis et de foncier qui
logement pour tous ainsi qu’à la qualité et aux permettrait de contrôler les promoteurs et les
services liés à l’habitat pour tous car il s’agit bien obliger à avoir une répartition dans l’offre sociale
d’un problème de volonté politique et pas d’un de logement respectueuse de tout le monde.
problème de manque de logement. De plus, avec l’augmentation des prix de l’immo-
bilier, une grande partie de la population n’a plus
Il y a en effet en France, à l’heure actuelle, 3 mil- les moyens d’habiter proche de son travail et est
lions de personnes qui souffrent du « mal loge- obliger d’aller se loger de plus en plus loin, en
ment », 1,3 millions de familles qui attendent un périphérie des villes, augmentant l’étalement
urbain, le coût et le temps de transport et tout ça
pour des habitations parfois en très mauvais état.

L’arrêt de cet étalement urbain et de l’accrois-


sement de l’urbanisation des campagnes est un
enjeu énorme dans la lutte pour le respect de
l’environnement. Bien sur, les gens démunis
pensent d’abord à avoir un toit mais rappelons
que ce sont toujours les plus pauvres qui souf-
frent le plus des dégradations environnementales.
Nous avons donc besoin de redensifier les villes

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et redonner de la mixité et du lien social dans tous


les quartiers. Plus de 450 étudiants lillois se sont mis en
grève du loyer pour réclamer les réparations
De la même façon que pour les dégradations plus que nécessaires de leur cité U. En effet,
environnementales, ce sont les plus démunis moisissures et cafards prolifèrent dans les
qui souffrent le plus de la précarité énergique bâtiments sans que l’Etat l’intervienne. Ce
et de l’insalubrité. Nous devons donc construire mouvement s’adresse à Valérie Pécresse, les
massivement des logements sociaux à haute étudiants réclament le gel des loyers, la baisse
qualité environnementale (HQE) accessibles aux du ticket RU à 2,50 euros, l’augmentation des
handicapés, proches des lieux de travail, des bourses, le recrutement de personnel et la
écoles et des transports en commun et réhabiliter, construction de nouveaux logements.
aux normes HQE, les logements disponibles.

Les prochaines élections régionales apparais-


L’antenne lyonnaise de Jeudi Noir a mené sent comme une possibilité énorme, pour pouvoir
une action le 3 février dans l’agence immo- mettre en place une politique volontariste en ma-
bilière FONCIA pour dénoncer les pratiques tière de logement car le gouvernement ne paraît
du secteur immobilier. Armés de perruques, pas en mesure de le faire, quand bien même le
lunettes de soleil et fausses moustaches, les voudrait-il. En effet, la privatisation récente du
militants se sont introduits dans l’agence, ils livret A fait figure de révélateur dans l’intérêt que
ont interpellé le responsable sur un certain porte nos gouvernants aux constructions deloge-
nombre de questions, notamment la facturation ments sociaux puisqu’en faisant ça, il s’est privé
des frais d’envoi de quittance. Cette action a d’une grande partie des ressources de ce livret
été mené suite aux conclusions de la fondation qui rappelons-le étaient en partie destiné à finan-
Abbé Pierre : 10 millions de personnes sont cer les constructions de HLM.
touchées par le mal logement en France. Aurélien Danvert

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Zoom sur
Le droit d’asile :
La peur irrationnelle de l’Europe

L
es dates du mercredi 6 mai et dimanche 10 250 millions d’euros, a été prévu pour la période
mai 2009 resteront tristement célèbres dans 2004-2008 par la Commission européenne. Le 17
l’histoire européenne. Le gouvernement février 2004, à une large majorité, le Parlement
italien, en dépit de son engagement dans la néerlandais a approuvé la décision d’expulser
Convention relative au statut des réfugiés de 1951, 26 000 étrangers sans papiers, vers des pays
refoula alors plus de 500 passagers d’embarca- comme la Tchétchénie, l’Afghanistan et la Soma-
tions qui tentaient de traverser la Méditerranée lie. Les tenants d’une politique dure vis-à-vis de
vers la Libye. Outre le fait que la Libye n’est pas l’asile ont trouvé des collaborateurs dans tous les
signataire de la Convention de Genève et donc gouvernements européens.
n’accorde aucune protection ni asile, les expul-
sés n’ont même pas été interrogés sur les raisons Pour contrôler l’imperméabilité des frontières aux
pour lesquelles ils ont fui leur pays. Parmi eux se migrants, l’Europe a adopté en 2004 une proposi-
trouvait une majorité de Nigérians, mais aussi des tion espagnole qui vise à responsabiliser les com-
Erythréens et des Somaliens potentiellement en pagnies aériennes pour l’identification des passa-
danger dans leur pays. La Libye a pourtant été vi- gers en direction du territoire européen. Pour les
vement critiquée pour les mauvais traitements in- gouvernements, ce système présente plusieurs
fligés à des migrants subsahariens. Les passeurs,
qui perçoivent l’équivalent de 600 euros par tra-
versée, prospèrent face à des autorités oscillant
entre une tolérance rémunérée et une répression
féroce.

Cette grave violation des droits de l’homme n’est


malheureusement pas isolée, mais est un pas
franchi de plus dans l’abandon pur et simple du
droit d’asile en Europe pour une «immigration
choisie». Depuis le sommet de Thessalonique
en 2003, l’Europe s’est engagée à «externali-
ser» «l’immigration subie» vers les pays «portails
d’immigration». Cette politique d’abandon du droit
d’asile, baptisée alors par Tony Blair «l’externa-
lisation», consiste à financer des camps de dé- avantages : la compétence du contrôle des fron-
tention des demandeurs d’asile dans les pays de tières est déléguée à la compagnie aérienne, qui
transit dits « sûrs » au Maghreb, en Libye et en doit former des agents, payer éventuellement
Mauritanie , en Turquie, Somalie, Iran, Croatie, l’amende… Ce contrôle se fait à distance (au dé-
Ukraine, Moldavie et Belarus. Si cette politique part), hors des frontières de l’Europe, et parfois
cynique est contraire aux principes des droits de la compagnie garde les passagers dans la zone
l’homme, elle a pourtant trouvé son financement. de transit. Des agents de sécurité privés sont em-
Le fonds européen pour les réfugiés (FER), de bauchés et des agents de l’Etat d’accueil peuvent

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être introduits dans les aéroports de départ. Ainsi, des consulats et ambassades. Mais d’autres fron-
plus de 5 000 personnes par an ne sont pas em- tières s’ouvrent, celles des multiples échanges
barquées par Air France : bel exemple de privati- économiques, culturels, familiaux : télévision là-
sation des politiques publiques. Cette régulation bas, antennes paraboliques ici, marché des biens
à distance, qui participe de la mise à l’écart géo- de consommation des deux côtés, commerce
graphique des étrangers, est de moins en moins transnational, trafics en tous genres, pénuries
sous le regard du citoyen. Elle peut conduire à la de main-d’œuvre. Ces réseaux sont souvent des
construction de « profils » d’indésirables, même facteurs d’appel plus puissants que la dissuasion
quand les personnes n’y correspondent pas. Le pratiquée par l’externalisation de la frontière, dont
système, cependant, ne fonctionne pas aussi la dimension symbolique est surestimée par les
bien que prévu et la politique européenne, aussi décideurs européens. Ils reflètent la contradiction
répressive soit-elle, pèse de peu de poids face à essentielle entre la mondialisation des échanges,
la détermination des migrants de partir et face à l’aspiration à la mobilité des hommes et la sécuri-
l’économie du passage qui s’est installée autour sation de l’immigration.
des frontières.
L’Europe n’a pas encore admis son image de
continent d’immigration, bien qu’au fil des siècles
Le collectif « 24h sans nous, une journée
ses pays membres aient été rafraîchis par le sang
sans immigrés » a organisé le 1er mars une
neuf et la vitalité des émigrants venus de l’inté-
journée de mobilisation pour démontrer
rieur de ses frontières. Comme le disait feu Bro-
l’apport de l’immigration à la France. Les
nislaw Geremek, “la question est de savoir si l’UE
immigrés été appelés à cesser de consommer
doit bâtir son avenir avec courage et imagination
et de travailler. Cette action pointe le poids
ou si la peur doit être le principal sentiment qui
économique des immigrés en France. Elle
cimente l’Union”.
entend aussi souligner l’exaspération des
immigrés face aux dérapages de plus en plus
Antoine Gaudry
fréquents de nos dirigeants.
Jeune Vert Strasbourg

Une telle situation renvoie à deux questions, et


d’abord celle de l’Etat de droit concernant les
étrangers dans l’espace européen. Nous sommes
dans un système où les pratiques échappent au
regard du citoyen, tant sur place que dans les pays
de départ et de transit, où les compétences sont
parfois déléguées à des acteurs privés. Quels re-
cours sont possibles dans des camps ignorés du
public et, de surcroît, situés en territoire étranger
parfois peu respectueux des droits de l’homme
? La deuxième question est celle des frontières
de l’Europe. Avec l’immigration, la frontière se
déplace. Tantôt elle est intérieure, sur le territoire
même de l’Union, par la hiérarchie des statuts et
l’exclusion de ceux qui n’en ont pas, tantôt elle
est extérieure, aux marches de l’Europe, fixée
sur des lieux emblématiques du passage ou dans
les terres de départ et de transit et les bureaux

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Zoom sur
La biodiversité :
Au-delà des piafs et de la chlorophylle

L
e mot « biodiversité » évoque des idées floues telles que les oiseaux,
les plantes, la verdure et surtout le centre des discours écolos... Tâ-
chons désormais de définir ce qu’est exactement la biodiversité et de
monter son importance.
La biodiversité est la diversité naturelle de tous les organismes vivants, c’est
à dire aussi bien les animaux (espèces), les éco-systèmes, les gènes, les
êtres humains… Tout ce qui vit avec et grâce à nous.
Ce dernier point est très important, car aujourd’hui lorsqu’on parle de biodi-
versité on parle de service écologique. La biodiversité met en évidence un
lien vital entre l’humain et certaines ressources naturelles. La biodiversité fournit : l’air pour respirer,
tout ce qu’on mange, elle épure l’eau qu’on boit, elle fournit des matériaux pour le chauffage et les
vêtements. La biodiversité est essentielle pour l’homme d’autant plus qu’il en fait partie.

La biodiversité est mise en danger par l’activité humaine, les stocks halieutiques sont sous les limites
biologiques, à cause de la sur-pêche, des pollutions et du changement climatique, aujourd’hui ils sont
sous le seuil de renouvellement, c’est à dire qu’on ne peut pas garantir qu’on aura du poisson dans
20, 30 ans. Depuis 1950 l’Europe a perdu 50% des zones humides, nécessaires à la biodiversité. Les
abeilles, dont Einstein disait que si elles disparaissaient l’humanité n’en aurait plus pour longtemps,
sont en train de disparaître.

Comment l’homme peut agir ?

Pour préserver la biodiversité, des mesures s’imposent : limiter la pêche, la chasse, mais pas
seulement. Interdire les pesticides : c’est une question de préservation de la biodiversité mais aussi
de santé publique, de santé des agriculteurs et leurs familles, santé des consommateurs. Mais il y a
plus que ça : c’est une question d’aménagement du territoire (grenelle 1 et grenelle 2) : les routes,
l’étalement urbain, les industries, la pub, aménagement des fleuves, tout cela menace la biodiversité.
Cela entraine une nécessité d’action publique : lever les obstacles, restaurer l’état naturel dans la
Trame verte et bleue : sorte de continuité écologique, même plus qu’un corridor pour la biodiversité.
Mais les résistances sont grandes, et les lobbies industriels puissants.

Il est aussi important de noter qu’il ne faut pas opposer les grands combats du 21ème siècle : change-
ment climatique et biodiversité. Car les deux sont liés, le changement climatique accélère la destruc-
tion de la biodiversité et inversement. Nous devons nous battre pour les deux causes.

Alexei Prokopiev

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Zoom sur
Les logiciels libres pour les nuls

L
es logiciels libres sont de plus en plus connus. Fiables, gratuits, éthiques : ils ont tout pour eux.
Au début réservés aux connaisseurs, leur usage s’est répandu dans le monde de l’informatique
(n’oublions pas qu’une partie encore importante de la population n’utilise qu’occasionnellement
l’informatique, voire pas du tout), et le terme s’est même répandu dans la sphère politique, avec “le
changement de logiciel” de la campagne Europe Écologie.

Petit rappel : un logiciel libre est pourvu de quatre libertés : liberté


d’exécution (je lance mon programme sur mon ordinateur),
liberté de reproduction (j’en fais une copie), liberté de
modification (je peux apporter ma contribution au
programme) et liberté de diffusion (je peux partager avec qui
je veux).
Ce qui fait la force et le succès des logiciels libres, c’est
la licence GPL. D’habitude, une licence (ou brevet)
restreint l’utilisation. Là, Richard Stallman a trouvé
la faille au système : il a inventé une licence qui,
au contraire, ouvre l’utilisation et permet à l’au-
teur de diffuser librement son oeuvre, sans qu’une
récupération soit possible, comme avec l’absence
de licence. La licence GPL, c’est toute la philosophie du
libre, ce qu’on appelle le projet GNU (pour GNU is Not
Unix. Si ça vous fait rire, vous êtes un/e geek).

La deuxième brique fondatrice, c’est le noyau


linux, développé par Linus Torvald. Un noyau,
c’est la base d’un système informatique, une partie
technique, donc. Et qui, même en étant sous licence GPL, n’est pas obligatoirement dans l’esprit de
liberté de GNU. On pourrait appeler la partie linux la partie libérale du projet, tandis que la partie GNU
est la partie libertaire. C’est pourquoi lorsque vous avez Ubuntu sur votre ordinateur, ce n’est pas un
système linux, mais un système GNU/Linux. En conclusion, et même si Stallman s’en défend, les 4
libertés des logiciels libres sont tout à fait transposables à d’autres domaines :les semences, l’ADN,
voire la politique…

Sarah Trichet Allaire

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Cinema
Ce n’est pas de la science-fiction !

A
lors que Avatar bat des records d’entrée
dans le monde, son message sur le rapport
de l’Homme à la Nature risque de passer à
côté des lunettes 3D d’une partie des spectateurs.
Qu’à cela ne tienne,
nombre de réalisateurs ont pris le pari de mettre
le réchauffement climatique en images. Comment
sensibiliser le grand public aux problèmes envi-
ronnementaux en 1h30 et en Dolby Surround ?

La jolie Terre vue du joli Ciel


Evidemment, quand on veut faire passer un
message, émouvoir reste une option payante.
C’est celle qu’a choisie Yann-Arthus Bertrand,
dont le film Home, sorti en Juin 2009 à la veille
des élections européennes, aurait été vu par
110 millions de personnes à ce jour. Images
magnifiques, voix profonde de YAB, on croirait
que c’est Dieu qui nous parle en nous montrant
toutes les belles choses qu’on est en train de
détruire. Et il faut bien avouer que ça marche :
le film est réussi, on ne s’ennuie pas, et on en
ressort avec une réelle motivation pour arrêter ce
massacre environnemental. YAB : one point.

Si je monte sur cet escabeau…


Du côté des Américains, c’est plutôt à la réflexion que Al Gore et Léonardo Di Caprio font appel.
Etonnant pour des Américains me direz-vous ? Pas tant que ça : dans un pays où 54% de la
population ne croit pas que le réchauffement climatique soit dû à l’Homme, il faut convaincre, preuves
chiffrées à l’appui. C’est ce à quoi s’emploie Al Gore dans « Une vérité qui dérange », à grand
renfort de graphiques, courbes et effets visuels (on se souvient tous de l’escabeau qu’il emprunte pour
atteindre le haut de la courbe des températures). Il en profite aussi pour faire un peu de promo
personnelle,en nous retraçant son aventure malheureuse lors des élections présidentielles de 2000.
Quant à Léonardo Di Caprio dans « La 11ème heure », il donne la parole à de nombreux spécialistes
du sujet, et nous démontre par A+B qu’il est grand temps d’agir. Et il sait de quoi il parle, puisqu’il y
était lui, sur le Titanic…

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Bad trip

Et le Titanic de Nicolas Hulot alors ? Il fait peur… L’intention était évidemment bonne : dénoncer la
sur-consommation et la futilité d’une minorité pendant que la majorité des hommes vivent dans la plus
profonde misère, montrer l’accumulation de déchets qui recouvre la planète, rappeler la rareté des
ressources naturelles, inciter à plus de sobriété et de solidarité pour sauvegarder la Terre et permettre
à l’humanité d’y survivre. Malheureusement, le film n’en donne ni l’envie, ni les moyens. Comment
avoir envie de se battre pour un monde plus juste, plus humain, plus respectueux de l’environnement,
quand on ne voit que le détestable, le laid, le pitoyable ? Mis à part nous dégoûter de l’espèce
humaine, la confrontation d’images n’est pas réellement fertile.

Coup de cœur pour un coup de pied au…

Alors, quel discours adopter ? Pour ma part, mon coup de cœur est un film anglais baptisé « The Age
of stupid » de Franny Armstrong. C’est le seul film qui à ce jour a su mêler émotion (l’acteur Pete Post-
lethwaite, déjà vu dans « Les virtuoses », y est pour beaucoup) et réflexion (un homme vivant seul
dans le monde dévasté de 2055 regarde de vieilles images télé datant de 2008 en se demandant :
Pourquoi n’avons-nous pas empêché le changement climatique tant que nous le pouvions ?) et fina-
lement génère une peur positive (moi-même qui suit quand même assez sensibilisée à ces questions,
j’en suis sortie effrayée mais avec une volonté d’agir redoublée).

La récente sortie sur le web de « 6 milliards d’autres », le


nouveau film de Yann Arthus-Bertrand, et la sortie prochaine
de « Océans » de Jacques Perrin vont venir
gonfler les rangs des films militants pour
l’environnement. Y a-t-il un risque que les
spectateurs, lassés de s’entendre faire
la morale, délaissent les salles obscures
? Ou assiste-t-on à la naissance d’un style
cinématographique ? Le cinéphile écolo a
de beaux jours devant lui.

Audrey Chauvet

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Debat
Pour ou contre...
La gratuité des transports en commun ?

CONTRE

A
lors que la gratuité des transports en participation, elle lui donne directement le droit de
commun peut sembler être la solution faire entendre ses exigences auprès des autorités
idéale pour tout écolo : un mode de et sociétés responsables de transports. Lorsqu’un
déplacement propre et accessible à tous, dans la individu paye, il se sent plus responsable des
pratique, cela peut s’avérer être moins utopique. infrastructures. Ainsi, les villes qui ont instauré
La gratuité des transports soulève plusieurs la gratuité des transports en commun telles que
questionnements. Tout d’abord celle de la gestion Compiègne ou Châteauroux ont vu les incivilités
des biens utilisés collectivement et donc de la no- et le vandalisme augmenter. Ceci peut être dû à
tion de service public. l’augmentation du nombre de voyageurs ou à la
conception des services gratuits.
De plus, l’argument consistant à dire que le
choix des transports en commun plutôt que
celui de la voiture serait évident en cas de gratuité
est contestable. Une étude de 2004 affirme que
l’effet modal la gratuité des transports publics est
très peu visible, certainement très faible. Il paraît
donc évident qu’avant de s’attaquer aux tarifica-
tions, si l’on veut réellement une substitution des
Les transports en commun doivent être subven- automobiles par des bus ou des trams, l’important
tionnés de façon importante par les pouvoirs est avant tout d’améliorer le réseau en créant de
publics car ils contribuent à l’intérêt général. Mais nouvelles lignes, plus d’unités de transport, et de
les services et l’investissement dans les trans- meilleure qualité.
ports en commun ne doivent pas être placés
exclusivement sous une logique fiscale. La gratuité L’argument de l’accès aux transports pour tous
impliquerait une perte de recette importante. est aussi avancé, certes cela les démocratise
Certes la gratuité supprime les services de mais cela crée aussi une grande injustice sociale.
billetterie et de contrôle mais ces économies sont Des individus qui ne sont pas économiquement
loin de couvrir la différence. Comment palier ce égaux sont mis sur un pied d’égalité. Des solu-
manque à gagner ? Quelqu’un doit payer, le tout tions intermédiaires doivent être mises en avant :
est de savoir si le financement doit être assuré proportionnalité en fonction des revenus, gratuité
par une fiscalité supportée par tous, ou avec une pour certaines catégories d’usagers, suppression
participation significative de l’utilisateur. des zones en Ile-de-France, ou encore les
Selon moi, une part du financement doit revenir mesures dissuasives à l’usage de la voiture.
aux usagers au travers de la tarification afin que sa
responsabilité soit engagée. Dans une logique de Fanny Dubot

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POUR

L
e transport en commun gratuit : pour une bien politique. Le réel problème soulevé par la
politique cohérente et équitable gratuité est bien son éventuel succès et demande
Au pays de la voiture reine, des quatre voies que l’on rééquipe la France de transports en
sont gratuites alors que les transports en commun commun performant et adaptés aux besoins réels
sont payants. On investit dans le permis voiture et de la population et qui favorise l’inter-modalité des
le secteur automobile, alors que les petites lignes transports.
TER ou de tram ont été longtemps oubliées. Encore plus difficile, la gratuité demande qu’on
Pourquoi ne pourrait-on pas financièrement mette fin à l’antique séparation entre classes, on
supporter la gratuité des transports en commun peut par exemple remarquer l’habitude de nos
alors que certaines régions arrivent à supporter politiciens à se déplacer en voiture avec chauffeur
sans péage des centaines de kilomètre de quatre ou de prendre le train en première classe.
voies ? La sectorisation, transports collectifs pour les
On peut aussi regarder l’apport réel des ventes de pauvres et voiture individuelle pour les riches,
titre de transport, généralement infime par rapport se retrouve aussi dans notre urbanisme où
à l’apport de la publicité ou des subventions pu- nos politiques ont encouragé l’émergence de
bliques. La gratuité économise aussi les frais liés ghettos et de lotissements pour classe aisée loin
à la vente et aux contrôles d’un billet qui termine des centres.
au mieux dans nos poubelles.
Alors qu’une «contribution carbone» semble bien
difficile à mettre en œuvre, la gratuité impose que
les coûts liés au fonctionnement soient supportés
par l’impôt. Utilisateur ou pas, chaque citoyen
participe ainsi financièrement à part égale pour
développer un système écologiquement vertueux.
La gratuité sera bien une révolution culturelle.
Comment seront nos villes dans l’ère post-pétrole
? Dans les nouveaux quartiers écolos, on voit
apparaître des transports en commun qui sont
intégrés aux quartiers, des quartiers de mixité
social et de commerce, d’habitation, d’entreprise...
La réelle question n’est pas la gratuité des
transports mais quel société nous voulons pour
demain : sectorisée ou mixte ? Individuelle ou
coopératrice ?

Tant que de telles questions n’auront pas été


tranchées, la France conservera cet éternel
paradoxe qui fonde une politique de transport
incohérente, inéquitable et dispendieuse : des
quatre voies gratuites et des transports en
commun payants.
Le problème n’est donc pas économique, la
gratuité est d’ailleurs déjà effective dans quelques Pierre Mengin, Jeune Vert Nancy
villes de France, de Belgique ou d’Espagne, mais et Antoine Gaudry, Jeune Vert Strasbourg

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Vie interne
Le forum de Besançon

L
es Jeunes Verts se sont donnés rendez- président du conseil régional de Franche-Comté)
vous à Besançon les 23 et 24 janvier der- et Eva Pedrocchi (syndicaliste).
niers. Nous avons pu apprendre et débattre des
Après la joie des retrouvailles, nous avons suivis programmes Agenda 21 dans les lycées, de l’ali-
deux jours de formation afin de mieux cerner les mentation bio dans les cantines scolaires, de la
enjeux des régionales approchantes. responsabilisation des élèves…

Ce forum a aussi été l’occasion pour Marie


Toussaint, Alexei Prokopiev et Noé Pflieger,
présents à Copenhague de revenir sur ce
sommet mondial. Ils nous ont présenté leurs
actions sur place en insistant sur leur double rôle :
institutionnel à travers le Bella Center et social à
travers les différentes manifestations.

L’expérience fut donc enrichissante pour tous et


s’est déroulée dans une excellente atmosphère.
Ainsi la question des transports a été traitée
Fanny Dubot
par Sylvie Meyer, présidente de la commission
transports de la ré-
gion Franche-Comté.
Nous avons pu retenir
qu’une région éco-res-
ponsable doit moder-
niser le réseau et les
dessertes, favoriserle
report modal et encou-
rager le fret.
Le thème de l’agricul-
ture périurbaine a été
abordé par Nicolas
Guillemet (Vice prési-
dent du grand Besan-
çon) et Denis Narbey
de la confédération
paysanne. Enfin, nous
avons eu l’occasion de
discuter d’éducation
et de formation avec
Alain Fousseret (vice-

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