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ARTICLE ORIGINAL

Le Wobbler Syndrome chez le cheval.


Spondylomyélopathie cervicale
ou «Mal de chien»
Etude bibliographique
Deuxième partie
° B. PUJOL et °° D. MATHON

° «La Bourdette», chemin des prés, Av. S. Allende, F-31120 Portet-sur-Garonne


°° Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Unité de Chirurgie / Anesthésie / Réanimation, 23 chemin des Capelles, F-31076 Toulouse Cedex

Avant - propos
Les deux articles constituant cette publication sont tirés d’une thèse de Doctorat Vétérinaire.
Martial MANESSE, Maître de Conférences en Anatomie à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse avait
contribué à cette thèse, avant de participer, avec toutes les qualités qu’on lui connaissait, à son jury de soutenance.
Les auteurs souhaitent lui dédier ce travail.

RÉSUMÉ SUMMARY

Le Wobbler Syndrome (WS), spondylomyélopathie cervicale ou mal de Wobbler syndrome in horses, cervical stenotic myelopathy. A review.
chien est une des affections neurologiques les plus fréquentes du jeune che- By B. PUJOL and D. MATHON.
val de 6 mois à 7 ans. Il est caractérisé par une sténose du canal vertébral
cervical qui provoque une compression médullaire responsable de signes Equine Wobbler Syndrome (WS) or Cervical Stenotic Myelopathy, is one
cliniques d’ataxie. Le cheval ne ressent ni des mouvements qu’il effectue ni of the mainly reported neurological disease in young horses between
la position de ses membres. 6 month and 7 years old. Pathological findings in WS include chronic spi-
La démarche diagnostique inclut le recueil soigné des commémoratifs nal cord compression related to a stenotic cervical vertebral canal, leading
puis un examen clinique et neurologique complet et détaillé (observations to degenerative myelopathy and clinical ataxia associated with impaired
de l’animal, examens statiques, tests dynamiques). proprioception.
La mise en œuvre d’examens complémentaires (évaluation qualitatives et The clinical approach includes a full physical and neurological examina-
quantitatives (mesures) de radiographies avec et sans préparations, analyses tion where one must pay a lot of attention to details, particularly those men-
de liquide cérébrospinal...) permet d’écarter les affections du diagnostic dif- tioned by the owner or driver.
férentiel et de confirmer une suspicion de WS. Further investigations like radiographs with and without contrast media,
L’aspect thérapeutique comporte trois volets, un traitement conservateur or cerebrospinal fluid analysis will make it possible to exclude others neu-
visant à éviter l’apparition de signes cliniques chez des animaux à risques, rological diseases and to confirm a suspected WS.
un traitement médical permettant simplement de stabiliser la clinique, pen- The therapy of WS consists in (i) a conservative treatment with severe
dant une période plus ou moins longue, mais rarement définitive, et un trai- food restriction to avoid the disease to occur in high-risk horses ; (ii) a short-
tement chirurgical basé sur l’arthrodèse des vertèbres cervicales par la term medical therapy whose aim is to stabilize the WS on a clinical point of
méthode de Cloward modifiée, chez le chevaux sévèrements atteints. view in mildly ill horses, (iii) a surgical therapy based on vertebral arthro-
desis using the Cloward’s modified technique in severely ill horses.

MOTS-CLÉS : Wobbler Syndrome - Neurologie - Cheval - KEY-WORDS : Wobbler Syndrome - Neurology - Horse -
Ataxie - Vertèbre Cervicale - Arthrodèse. Ataxia - Cervical Vertebrae - Arthrodesis.

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Cet article est le second et dernier volet d’une synthèse trois fois plus atteints [15], voire quatre fois plus atteints [19].
bibliographique en deux parties. La première partie a essayé Bien que le nombre de pouliches ataxiques puisse être artifi-
d’approcher la pathogénie de cette affection complexe : des- ciellement réduit par une mise à la reproduction précoce [19],
cription des lésions médullaires et rachidiennes, hypothèses certains auteurs font néanmoins des hypothèses sur une éven-
sur les mécanismes permettant d’expliquer l’apparition des tuelle influence de la testostérone sur la vitesse de croissance
lésions et présentation des divers facteurs qui pourraient en ou sur l’apparition d’ostéochondrose [82].
être à l’origine.
Après avoir évoqué l’épidémiologie et des signes cliniques
caractéristiques du Wobbler Syndrome (WS), cette deuxième II. Clinique du WS
partie précise la clinique et les éléments d’un diagnostic de Les signes cliniques sont la conséquence d’une myélopa-
certitude. Elle fait le point sur les procédures destinées à thie compressive cervicale focale avec dégénérescence
localiser précisément la ou les compression(s) médullaire(s), secondaire ascendante et descendante [46]. Ils varient avec le
préalable indispensable à tout traitement chirurgical. Elle stade d’évolution de l’affection. Pour chaque membre, les
aborde enfin les diverses options thérapeutiques qui se pré- anomalies sont notées de 1 à 5. (Tableau I).
sentent au clinicien confronté à une telle pathologie. Les débuts peuvent être insidieux avec une simple baisse
de performances à l’entraînement ou en course, une boiterie
d’origine inconnue, ou pour des problèmes d’équilibre (che-
I. Epidémiologie du WS val qui trébuche ou tombe fréquemment) [12, 46, 79, 80, 89].
Il existe peu d’études précises concernant une éventuelle Le motif de la consultation est en général une ataxie qui a été
prédisposition raciale du WS. Bien que toutes les races puis- exacerbée par la mise à l’entraînement, ou une ataxie qui
sent être touchées, certains auteurs relatent une prédomi- serait apparue brutalement suite à un accident, une chute ou
nance des Pur-Sang (PS) [15, 19, 46, 77, 81, 105]. Toutefois, un traumatisme [2, 66, 83]. Dans ce cas, il est, le plus sou-
ces données pourraient être biaisées par la forte proportion de vent, impossible de préciser si c’est la chute qui a provoqué
Pur-sang dans la population étudiée [21, 77], par les l’ataxie ou le contraire [22].
méthodes d’élevage utilisées dans cette race (sélection sur Le cheval ne semble pas avoir conscience de la position de
des niveaux de performances élevés, et suralimentation ses membres ni du degré de flexion de ses articulations.
visant à obtenir une croissance rapide et un développement L’ataxie se manifeste par plusieurs signes caractéristiques. A
musculaire précoce) [16], ou par le prix de ces animaux l’arrêt, on note une augmentation du polygone de sustenta-
excluant les chevaux de races plus rustiques des statistiques tion. Le cheval se tient les membres écartés à la recherche de
(seuls les chevaux de prix peuvent bénéficier d’examens stabilité. Lorsqu’il se déplace, les signes cliniques sont sur-
approfondis pour déterminer l’origine exacte de l’ataxie). tout marqués sur les membres postérieurs. Seuls les cas très
Le diagnostic clinique du WS est, en général, réalisé sur avancés présentent des troubles des membres antérieurs et
des poulains de 2 mois à 3-4 ans [2, 46, 66, 84]. On observe une tétraparésie ataxique pouvant aller jusqu’au décubitus.
cependant des cas sur des chevaux de 5 à 7 ans voire même Le cheval a tendance à laisser traîner ses pieds, ils peuvent
10 ans lors de sténose anatomique du canal vertébral cervical même se croiser. On note l’apparition d’un retard à la pro-
caudal [46, 72, 79, 81]. Ces chiffres ne représentent pas l’âge traction des membres produisant une foulée plus longue que
d’apparition de premiers signes cliniques, mais celui où ils normale, et une tendance de l’arrière-main à s’affaisser légè-
deviennent suffisamment gênants pour que le propriétaire en rement (position plus accroupi que d’habitude) qui donne à la
fasse part au vétérinaire [2]. démarche du cheval une certaine nonchalance [9]. Ses posté-
Les statistiques rapportent un sex-ratio en faveur des rieurs effectuent des mouvements de circumduction (ils ont
mâles, deux fois plus atteints que les femelles [66], ou même une trajectoire en demi-cercle) [104]. L’élévation de la

Grading clinique du WS

(1) Absence d’anomalie à allure normale.


(2) Présence d’anomalies à allure normale, aggravées par les divers tests.
(3) Anomalies particulièrement marquées à allure normale, tendance à la bouleture ou à la chute
lors des divers tests.
(4) Tendance à la bouleture ou à la chute à allure normale.
(5) Décubitus permanent.

TABLEAU I. — Grading clinique du WS [12].

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croupe étant insuffisante, l’abduction est nécessaire à l’enga- brale comme des hochements continuels de la tête, la poussée
gement du membre pelvien. La circumduction résulte donc au mur, l’errance en cercle [2, 52, 92] ; ou des attitudes
de la combinaison d’abduction et d’hypométrie [11]. Il arrive typiques du WS comme l’augmentation du polygone de sus-
aussi qu’il soulève exagérément l’un de ses membres pour le tentation.
projeter ensuite violemment vers le sol (dysmétrie). L’examen clinique classique (température, appareil cardio-
Lorsqu’on compare les antérieurs et les postérieurs, on peut respiratoire, appareil digestif, appareil locomoteur) est indis-
noter une différence notoire dans le bruit de chute du pied sur pensable. Il fournit des indices pouvant orienter le diagnostic
le sol [2]. Le cheval peut aussi présenter un certain degré de (température anormale associée à un problème infectieux...)
spasticité (mouvements raides avec peu de flexion articu- ou contre-indiquer certains examens complémentaires (pneu-
laire). Cette attitude est exacerbée quand le cheval recule monie empêchant une anesthésie générale, ou œdème céré-
[47]. bral interdisant un prélèvement de LCS (liquide cérébrospi-
Le défaut d’impulsion des postérieurs au galop peut être nal)...) [2, 8, 66, 94].
mis sur le compte d’une parésie ou faiblesse musculaire ou L’examen neurologique statique a débuté par l’observation
d’une ataxie [11, 104]. Il est difficile de distinguer une paré-
du cheval dans son environnement, il se poursuit par l’éva-
sie d’une ataxie par un simple examen clinique, mais cela n’a
luation des nerfs crâniens. Pour cela, on réalise dans l’ordre,
guère d’influence sur la localisation de la lésion [9]. En effet,
une évaluation globale des yeux, des paupières, de la face,
les fibres motrices descendantes et les fibres ascendantes de
des narines de la bouche, et enfin du larynx et du pharynx
proprioception sont en relation étroite dans la substance
dans cet ordre. Les divers tests utilisés sont parfaitement
blanche de la moelle épinière [12].
décrits dans la littérature [47, 52]. (Tableau III).
Glossaire : (Tableau II).
L’absence d’anomalies dans cette série de tests est parfaite-
ment compatible avec un WS qui est une pathologie médul-
III. Examen neurologique laire cervicale. On remarquera que le slap test (réflexe tho-
raco-laryngé : contraction du muscle cricoaryténoïdien laté-
ral controlatéral en réponse à une claque sur le thorax au
A) COMMÉMORATIFS
niveau du garrot) autrefois préconisé dans le diagnostic du
La consultation débute par le recueil précis des commémo- WS [33] ne serait, en réalité, que très peu fiable [65].
ratifs auprès du propriétaire, de l’entraîneur ou du lad, en les L’examen statique se poursuit par l’encolure, à la recherche
interrogeant si possible séparément sur le début de la cli- d’asymétries musculaires, de douleurs cervicales ou de
nique, l’évolution, les traitements effectués, les antécédents réduction des amplitudes articulaires compatibles avec un
médicaux, la possibilité d’événements concomitants avec WS, la présence de zones de transpiration localisées pouvant
l’apparition des signes neurologiques, l’existence de cas aussi évoquer un syndrome de Horner.
similaires d’ataxie ou d’ostéochondrose dans l’élevage, l’état
physiologique de l’animal (lactation, gestation...) [44, 82]. Le pincement du garrot entraîne une lordose mais avec
quand même une certaine résistance. Un animal présentant
une faiblesse musculaire se vousserait exagérément ou même
B) EXAMEN STATIQUE plierait ses antérieurs (rare lors de WS). Par contre, lorsque
L’observation du cheval, libre dans son environnement ce test est réalisé sur les lombes ou en exerçant une forte pres-
(box ou paddock) et sans stress, permet de noter des compor- sion sur le sacrum, un cheval souffrant de WS peut voir ses
tements anormaux, stéréotypés traduisant une atteinte céré- membres se dérober sous lui ou même tomber [47].

Glossaire

Parésie : paralysie légère ou incomplète se traduisant par une diminution de la force


musculaire.
Ataxie : trouble moteur non paralytique caractérisé par une mauvaise coordination des
mouvements qui sont désordonnés. Il se manifeste soit dans la station debout ou pendant la
marche, soit lors de l’exécution d’un mouvement segmentaire ou au maintien
d’une attitude.
Sensibilité proprioceptive : sensibilité relative aux mouvements du corps.
Syn : kinesthésie.

TABLEAU II. — Glossaire [42].

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Examen des nerfs crâniens

Les yeux :
1) réflexe de clignement à la menace : N. optique (II)
2) réflexe pupillaire : N. oculomoteur (III)
3) test du mouvement des yeux - N. vestibulocochéaire (VIII)
- N. oculomoteur (III)
- N. trochéaire (IV)
- N. abducteur (VI)
La face : symétrie et toucher des paupières, lèvres, oreilles, septum nasal
- voie sensorielle N. trijumeau (V)
- voie motrice N. facial (VII)
La langue : extérioriser et observer (trémulations) N. hypoglosse (XII)
Le larynx : slap test ou réflexe thoraco-laryngé N. vague (X)

TABLEAU III. — Examen des nerfs crâniens [47, 52].

Un autre test consiste à essayer de déséquilibrer le cheval d’apparition récente. Par contre, dans des cas d’installation
en poussant sur le garrot alors qu’on tient un antérieur levé. plus ancienne, il semblerait qu’il existe une certaine compen-
Le délai de réponse au sautillement révèle d’éventuelles ano- sation vestibulaire. Le fait de bander les yeux au cheval rend
malies sensorielles proprioceptives tandis que la réception en effet l’ataxie plus visible [11].
sur le membre testé permet d’estimer le degré de parésie [11]. De la même manière, la marche dans une pente, tête levée
De la même manière, une traction latérale sur la queue pour exagère aussi l’ataxie des membres postérieurs [86].
déséquilibrer le cheval permet d’évaluer une faiblesse mus-
Les chevaux souffrant de WS arrivent à reculer sans trop de
culaire ou de mettre en évidence une lésion du motoneurone
difficultés, sans trop traîner les pieds. Par contre, ils ont ten-
périphérique. Un cheval souffrant de WS sera ainsi particu-
lièrement difficile à déséquilibrer à l’arrêt [47]. dance à laisser leurs postérieurs trop longtemps au sol avant
de les relever pour les déplacer vers l’arrière (ils vont trop
Le tonus de la queue, de l’anus ainsi que le réflexe périnéal loin sous l’abdomen du cheval) [2].
sont parfaitement normaux chez les wobblers. Indispensables
à un examen neurologique complet, ces tests permettent par- Il est très difficile de déséquilibrer un cheval souffrant de
fois de mettre en évidence certaines affections du diagnostic WS en poussant sur son garrot, ou en tirant sa queue latérale-
différentiel du WS (ex. : les névrites de la queue de cheval). ment lorsqu’il est immobile, bien campé sur ses membres. Il
est, par contre, très facile de le déséquilibrer en réalisant ce
même test en mouvement, au pas [47].
C) EXAMEN DYNAMIQUE
Ces tests ont pour but de mettre en évidence et de quanti-
Les tests dynamiques, troisième volet de l’examen neuro- fier l’ataxie, la faiblesse musculaire, la spasticité et la dysmé-
logique, permettent d’exacerber un déficit proprioceptif léger trie dans chaque membre. La comparaison des informations
pour pouvoir l’appréhender plus facilement. obtenues pour les membres thoraciques avec celles des
Le premier test consiste à faire marcher le cheval dans dif- membres pelviens permet une première localisation de la, ou
férentes directions, en suivant un parcours très sinueux. Les des lésion(s) responsable(s) des signes cliniques. Les exa-
positions anormales des membres ainsi que les retards de mens complémentaires sont alors indispensables à l’élabora-
repositionnements, fréquents lors de WS, traduisent un défi- tion d’un diagnostic de certitude.
cit proprioceptif.
Sur le petit cercle, le cheval atteint d’un WS a tendance à se
marcher dessus, à replacer ses postérieurs trop en abduction, IV. Examens complémentaires
ou à poser un postérieur au sol et à tourner autour en s’en ser- Le recours à l’imagerie est incontournable dans le cas du WS.
vant comme d’un pivot. La radiographie, technique la plus répandue, est utilisée selon
La marche les yeux bandés caractérise les affections vesti- différentes modalités. L’analyse porte bien évidemment sur
bulaires. Elle ne modifie donc pas la locomotion lors de WS les images des vertèbres cervicales le plus souvent de profil.

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A) RADIOGRAPHIES SANS PRÉPARATION Toutes ces informations sont pointées de 0 à 10 pour la sté-
nose et de 0 à 5 pour les autres, et ceci pour chaque vertèbre.
1. Notation semi-quantitative des radiographies cervi- Lorsque le total de ces notations atteint ou dépasse 12, les
cales auteurs concluent qu’il y a de très fortes chances que le pou-
lain développe un WS. Cette méthode présente un réel intérêt
MAYHEW et al. [53] ont mis au point une méthode de
pour la détection précoce des WS, mais elle ne permet pas de
notation semi-quantitative des radiographies des vertèbres
confirmer une pathologie compressive déjà exprimée clini-
cervicales pour prédire l’apparition de WS chez des poulains
quement [53].
à risque.
Cette méthode est basée sur le cumul d’informations : 2. Evaluation du canal vertébral en tenant compte du
- quantitatives : mesure du degrés de cyphose entre deux grandissement radiographique
vertèbres (α), comparaison du diamètre sagittal minimum Diverses méthodes ont été utilisées pour estimer le calibre
corrigé (cMSD = diamètre sagittal minimum du canal verté- du canal vertébral. Les premières d’entre elles étaient basées
bral / longueur du corps vertébral) avec des valeurs de réfé- sur la comparaison de mesures prises sur les clichés radio-
rence préétablies. On calcule deux cMSD, le premier avec le graphiques avec des valeurs de référence. Leur imprécision
diamètre sagittal minimum intravertébral et le second avec le provenait du fait qu’elles ne tenaient compte ni du grandisse-
diamètre sagittal minimum intervertébral (figure 1). ment radio, ni de la position du cheval qui restait vigile [46].
- qualitatives, plus subjectives : (gravité de diverses Pour minimiser les effets du grandissement radio, MOORE
lésions : le ski-jump, l’extension caudale de la lame dorsale, et al. [61] ont adapté une méthode de médecine humaine
la présence de défauts de minéralisation et les altérations basée sur le rapport de la taille du corps vertébral au diamètre
dégénératives des processus articulaires dorsaux) (figure 1). sagittal minimum du canal vertébral. En effet, ces mesures

FIGURE 1. — Evaluation semi-quantitative de la sténose du canal vertébral. L’auteur utilise la longueur du corps
vertébral (flèche à deux pointes) ; les diamètres minimum sagittal intervertébral (barre hachurée) et intraverté-
bral (barre pleine) du canal vertébral ; l’angle de flexion des deux vertèbres (α). Il qualifie aussi le «ski-jump»
(tête de flèche) et l’extension caudale de la partie caudale de la lame dorsale (croix) [53].

FIGURE 2. — Représentation du MSD (diamètre sagittal mini-


mum) et de la hauteur du corps vertébral [61].

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étant prises dans le même plan anatomique, elles sont donc le seul souci de minimiser les faux négatifs (cheval souffrant
affectées du même grandissement. De toutes les mesures étu- réellement de WS et déclaré sain par erreur), de manière à
diées, le rapport sagittal s’est avéré le plus fiable : rs = MSD «oublier» le moins possible de chevaux atteints de WS.
/ hauteur du corps vertébral dans sa partie crâniale, où MSD MOORE et al. [61] ont ainsi calculé la fiabilité de l’indice
représente le diamètre minimum sagittal du canal vertébral radiographique. (Tableau IV).
(figure 2). MAYHEW et al. [46] avaient choisi un intervalle Exemple : en C4, avec un rs de 0,50, on a 97,6 % de
fixe de valeurs de références calculé chez des chevaux chances que le cheval souffre de WS.
témoins. MOORE et al. [61] abordent le problème sous un
Cette méthode a l’avantage de minimiser l’imprécision liée
angle légèrement différent. Ils prennent arbitrairement une
au grandissement radiologique mais elle ne permet pas de
échelle de valeurs beaucoup plus étendue et déterminent pour
diagnostiquer les WS associé à une instabilité articulaire
chacune d’entre elles le risque encouru si on la choisit
(CVI : Cervical vertebral instability).
comme valeur de référence (ie, valeur au delà de laquelle on
considère qu’il y a sténose du canal vertébral). Cette méthode 3. Nouvelle méthode d’évaluation basée sur des
permet d’adapter la valeur seuil de détection d’un WS, et donc mesures de clichés radiographiques
le risque d’erreur possible, aux conséquences directes d’un tel TOMIZAWA et al. [97, 98] ont mis au point une autre
diagnostic sur le cheval. Ainsi, si l’issue d’un tel diagnostic méthode basée elle aussi sur des rapports de mesures réali-
est l’euthanasie, la prudence conseille d’utiliser une valeur de sées sur des clichés radiographiques de profil avec l’encolure
référence permettant de minimiser les faux positifs (diagnos- en flexion. Ils calculent le rapport de sténose Ss = (1 - 2 d / (c
tic de WS par erreur chez un animal sain). Par contre, si cet + c’)) . 100 dans lequel ils désignent par c et c’ le diamètre du
examen est simplement une première étape et qu’il existe canal vertébral au milieu de deux vertèbres consécutives
ensuite une possibilité de faire une myélographie sur les che- (c’est en effet, à cet endroit que l’on mesure le diamètre
vaux détectés positifs, le choix de la valeur seuil est dicté par maximum des colonnes de contraste sur les myélographies)

Etage C4 C5 C6 C7

rs

> 0,57 3,8 % 3,8 % 2,9 % 3,8 %

0,54 - 0,57 11,5 % 13,8 % 19,3 % 28 %

0,51 - 0,54 64 % 70,8 % 63 % 56,8 %

< 0,51 97,6% 94,6 % 98,6 % 98,5 %

TABLEAU IV — Table de probabilité de rs. Les valeurs calculées dans ce tableau


représentent la fiabilité (en %) de l’indice radiographique : 1 - (WS /
(Normaux + WS)) [61].

FIGURE 3. — Les valeurs c, c’ et d permettent de déterminer le rapport de sténose du canal vertébral. (c) représente
le diamètre du canal vertébral au milieu de la vertèbre crâniale, (c’) représente le diamètre du canal vertébral au
milieu de la vertèbre caudale, et (d), la plus petite distance entre les droites x ou y (droites prolongeant le plafond
du canal vertébral de chaque vertèbre) et la tête de la vertèbre caudale [98].

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et par d la valeur minimum du diamètre du canal vertébral B) LA MYÉLOGRAPHIE


entre la tête de la vertèbre la plus caudale et le prolongement
Les méthodes d’évaluation des clichés radiographiques des
des lignes de plafond du canal vertébral de ces deux ver-
vertèbres cervicales ont fait d’énormes progrès. La myélo-
tèbres (figure 3). En effet, lors de CVI, on voit la moelle épi-
graphie est cependant le seul examen réalisable dans la pra-
nière prise en tenaille entre l’extension ventrale de l’arc ver- tique qui permette la confirmation et la localisation précise
tébral et la partie crâniale du corps vertébral de la vertèbre de la, ou des compressions médullaires, préalable à tout trai-
qui suit. tement chirurgical.
Cette méthode permet donc de diagnostiquer les WS par La technique de la myélographie et son interprétation dans
instabilité articulaire, CVI. Elle présente le double avantage les cas normaux sont parfaitement décrits dans de nombreux
d’être précise (70 % de réussite par rapport à un diagnostic articles et ouvrages de référence. (Tableau V).
histologique) et facile à réaliser. Diverses méthodes pour définir une compression médul-
Toutefois, ces méthodes n’ont pas la prétention d’être laire sur un cliché de myélographie sont relatées dans la litté-
infaillibles et conduisent parfois à de faux positifs. La myélo- rature.
graphie reste donc indispensable pour confirmer et localiser PAPAGEORGES et al. [77] ont prouvé grâce à l’histopa-
précisément une compression médullaire avant toute chirur- thologie qu’une évaluation subjective des compressions
gie [80, 102]. médullaires était une méthode fiable et sérieuse. Ils pre-

La myélographie chez le cheval

Myélographie : examen radiologique du canal rachidien et de la moelle épinière après injection


sous-arachnoïdienne d’un milieu radio-opaque [42]
Produit de contraste : iopamidol ou iohexol, dosés entre 300 et 351 mg d’iode / ml (on utilise
à peu près 41 ml pour un cheval de 510 kg). Ce sont des agents hydrosolubles non ioniques mais
très peu toxiques.
Technique de la myélographie chez le cheval :
- Une fois anesthésié, le cheval est placé en décubitus latéral. On prépare chirurgicalement une
zone carrée de 20 cm de côté à partir de la base des oreilles. La tête du cheval est ensuite fléchie
pour former un angle de 90° avec l’axe du rachis cervical en prenant garde à ne pas obstruer les
voies aériennes supérieures. L’opérateur se prépare chirurgicalement et pose un champ fenêtré.
- Le point exact de ponction se situe à l’intersection de la ligne joignant le bord crânial des ailes
de l’atlas et de la ligne dorsale médiane. Pour atteindre l’espace sous-arachnoïdien l’aiguille doit
être exactement dans le plan médian (figure 4).
- L’opérateur enfonce l’aiguille avec une pression régulière en direction de la mâchoire infé-
rieure du cheval (perpendiculairement aux vertèbres cervicales) jusqu’à traverser la membrane
atlanto-occipitale et la dure mère qui sont tendues par la flexion de la tête. Une fois la bonne pro-
fondeur atteinte, et après avoir retiré le mandrin, on doit voir perler une goutte de LCS à l’extré-
mité de l’aiguille. Si ce n’est pas le cas, l’opérateur fait faire une rotation de 90° à l’aiguille mais
en aucun cas il ne doit l’enfoncer sans avoir replacé le mandrin, au risque de boucher l’aiguille ou
d’endommager le tissu nerveux.
- Une fois l’aiguille en place et après l’avoir relié à un prolongateur, on retire progressivement
(sur 2 à 3 mm) une quantité de LCS équivalente au volume à injecter.
- L’injection du produit de contraste ne doit pas être trop rapide (autour de 4 mn, soit 10 à 12
ml/mn [74]). Certains auteurs préconisent ensuite de réinjecter 30 ml de LCS à la même vitesse
pour être sûr que suffisamment de produit de contraste atteindra la jonction cervico-thoracique
[74].
- La tête et l’encolures sont ensuite surélevées pendant 4 à 5 mn.
- Les clichés radiographiques sont réalisés : 3 clichés avec l’encolure en position neutre (centrés
sur C2, C4, C6) et deux avec l’encolure en flexion maximale (centrés sur C4 et C6) [66]. On doit
aussi en fonction des suspicions réaliser des clichés du rachis cervical caudal en hyperextension.
En effet, en début d’évolution, les sténoses anatomiques peuvent être aggravées par une hyperex-
tension de l’encolure [46].

TABLEAU V. — La myélographie chez le cheval [12, 46, 64, 66, 72, 74, 80].

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296 PUJOL (B.) ET MATHON (D.)

FIGURE 4. — Site d’injection du produit de contraste [12]. Figure 4 a, [12] ; photo 4 b, [Dr D. MATHON, ENVT].

FIGURE 5. — Rétrécissement des colonnes de contraste de plus de 50 % en deux points diamétralement opposés. Selon
les critères de PAPAGEORGES et al., ce cliché de myélographie permet de conclure à une compression médullaire
[77].

FIGURE. 6. — Mesures de variables nécessaires au calcul du rapport de sténose . Sm = (1 - 2. b / (a + a’)). 100. (a)
et (a’) représentent le diamètre sagittal dural maximum au niveau des vertèbres crâniale et caudale, (b) repré-
sente le diamètre sagittal dural minimum au niveau de l’articulation, entre les deux vertèbres. Pour réaliser
cette myélographie, le cheval doit avoir l’encolure en flexion [98].

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LE WOBBLER SYNDROME CHEZ LE CHEVAL. SPONDYLOMYÉLOPATHIE CERVICALE OU « MAL DE CHIEN » 297

naient comme référence de compression une réduction de lequel, la cytologie du LCS est pratiquement normale, cer-
plus de 50 % de la largeur des colonnes de contraste ven- taines affections du diagnostic différentiel comme l’EPM
trale et dorsale (ie, en deux points diamétralement opposés) (encéphalomyélite à protozoaires) ou l’encéphalomyélite à
(figure 5). EHV1 provoquent d’importantes modifications du LCS
TOMIZAWA et al. [98] ont mis au point une méthode (pour l’EPM : présence de nombreux leucocytes, augmenta-
objective de quantification des rétrécissements des colonnes tion de la concentration de la créatine kinase (CK), présence
de contraste. Elle est basée sur le calcul du rapport de sténose d’Ac. spécifiques ; et nombreux Ac. anti EHV1 dans le cas
Sm = (1 - 2 b / (a + a’)) . 100 où a et a’ représentent le dia- des encéphalomyélites à EHV1) [2, 12, 46, 48, 51, 56, 58, 66,
mètre sagittal dural maximum au niveau des vertèbres impli- 79, 93].
quées (en général au milieu des vertèbres) et b le diamètre
sagittal dural minimum au niveau de l’articulation entre les
deux vertèbres (figure 6). Ainsi, plus la compression est V. Diagnostic différentiel
importante, plus Sm est grand. TOMIZAWA et al. ont pris
comme valeur de référence, valeur à partir de laquelle ils Les jeunes chevaux sont parfois présentés à la consultation
considèrent qu’il y a compression médullaire, un Sm de pour un défaut de performance, pour une boiterie d’origine
40 %. Cette méthode a l’avantage de supprimer toutes les indéterminée, pour des problèmes d’équilibre (cheval qui tré-
imprécisions liées à la radiographie (positionnement de l’ani- buche ou qui tombe fréquemment) ou pour des signes cli-
mal et grandissement radio) et d’être particulièrement fiable niques beaucoup plus caractéristiques d’ataxie et de parésie.
(détection de 83 % de cas de CVI confirmées par l’histopa- Outre le WS, de nombreuses affections peuvent provoquer de
thologie). tels signes d’appel. Parmi celles-ci, l’EDM, myélopathie
La myélographie est un examen indispensable à un dia- dégénérative diffuse équine est l’une des plus difficile à écar-
gnostic précis de WS. Il convient néanmoins de limiter les ter. C’est une affection fréquente, d’apparition brutale ou
risques encourus par l’animal en la réalisant dans de bonnes plus progressive qui touche principalement les jeunes che-
conditions par un personnel expérimenté et en respectant cer- vaux et qui provoque des signes cliniques similaires à ceux
taines précautions. Le rétrécissement des colonnes de du WS. Le diagnostic thérapeutique (supplémentation en vit
contraste dépend parfois du degré de flexion ou d’extension E) ou l’examen histologique de la moelle épinière sont par-
du rachis. Ainsi, avant d’avoir écarté toute compression fois les seuls moyens disponibles pour faire réellement la dif-
sévère, il est donc préférable, au début de l’examen, d’éviter férence avec un WS [6, 14, 45, 50, 57, 89, 92, 95].
les hyperflexions ou hyperextensions qui pourraient dramati- Certaines affections peuvent provoquer des signes cli-
quement aggraver les lésions déjà présentes [77]. niques totalement différents en fonction de la localisation des
lésions ou du stade d’évolution de la maladie. Le hasard peut
C) L’EXAMEN TOMODENSITOMÉTRIQUE donc les conduire à ressembler à un WS. Dans certains cas,
on n’aura aucun mal à les différencier d’un WS, mais parfois,
De plus en plus utilisé chez le chien, il voit son application il faudra soit attendre une évolution des signes cliniques, soit
limitée chez le cheval, outre son coût, par la taille de cet ani- avoir recours à des examens complémentaires plus poussés.
mal. En effet, il nécessite l’utilisation de scanners possédant Parmi ces affections, on trouve la rage [7, 20, 31, 35, 48, 51,
une ouverture de 41 à 51 cm et situés dans des locaux de taille 89], l’encéphalomyélite à protozoaires (EPM) [13, 25, 54,
suffisante pour pouvoir manipuler le lit sur lequel le cheval 62, 92], l’encéphalomyélite à EHV1 [5, 12, 89], les ostéo-
est étendu anesthésié. myélites vertébrales [34, 36, 43, 51, 75, 89], ou des affection
Cet examen n’est en aucun cas une solution miracle, il plus rares comme les encéphalomyélites vermineuses [39,
apporte simplement un complément d’informations dans cer- 49, 55, 76, 89, 92, 107, 108], ou la présence de métastases
tains cas de compressions dynamiques, ou lors de compres- (mélanomes) localisées autour de la moelle épinière [4, 18,
sions latérales de la moelle épinière alors que la myélogra- 78, 90, 91, 92, 99, 105, 106].
phie ne permet pas de conclure [58]. Le diagnostic différentiel du WS intègre enfin d’autres
affections responsables d’ataxie mais que l’on peut facile-
D) L’ANALYSE DE LIQUIDE CÉRÉBROSPINAL (LCS) ment différencier par la présence d’autres symptômes totale-
ment incompatibles avec un WS. Ainsi :
Certains auteurs mentionnent de légères modifications du
LCS chez des chevaux souffrant de WS (hypocellularité par - la névrite de la queue de cheval touche uniquement des
la méthode de filtration sur membrane microporeuse [23], chevaux adultes qui présentent une atonie et une analgésie de
légère augmentation de la concentration en protéines [46, 51, la queue et de la région périanale, une paralysie du rectum et
59, 66, 93], ou légère xanthochromie [66, 93]. Toutefois, il de la vessie ainsi parfois que des affections des nerfs crâ-
faut noter le manque de précision des protocoles de mesure, niens. Tout ceci permettant rapidement de faire la différence
la variabilité des résultats selon les techniques de dosage et la avec un WS [51, 89, 95].
faible amplitude des modifications observées sur LCS. Il est - l’intoxication par le sorgho est en outre caractérisée par
alors difficile de s’appuyer sur ces techniques pour confirmer une cystite engendrant des douleurs à la miction ainsi que des
ou infirmer une suspicion de WS. traces de brûlures cutanées par l’urine [51, 92, 94].
L’analyse de LCS apporte toutefois, une aide précieuse au - les malformations atlanto-occipitales sont des affections
diagnostic différentiel. En effet, contrairement au WS pour rares, le plus souvent observées chez des chevaux Arabes

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


298 PUJOL (B.) ET MATHON (D.)

FIGURE 7. — Réalisation d’une arthrodèse des vertèbres cervicales de cheval par la méthode de CLOWARD modifiée. Le
cheval est en décubitus dorsal, le chirurgien réalise un forage à la jonction entre deux vertèbres cervicales [73].

(chez qui elles sont héréditaires, gène autosomal récessif). nystagmus, la diminution du réflexe de réponse à la menace
Elles provoquent des crépitements et des claquements à la ainsi que l’atteinte préférentielle des membres antérieurs et
manipulation de la partie haute de l’encolure. Les signes cli- l’hyperprotéinémie du LCS permettent de faire la différence
niques dominés par une dysmétrie et une incoordination des avec un WS [2, 6, 89].
4 membres apparaissent à la naissance [2, 12, 48, 89, 92]. - les myélopathies ischémiques liées à un embol fibrocarti-
- les traumatismes accidentels du rachis cervical respon- lagineux (d’origine discale) sont exceptionnels chez le cheval ;
sables de fractures ou de luxations vertébrales s’accompa- ceci pouvant être lié à la rareté de la pathologie du disque
gnent le plus souvent de signes cliniques caractéristiques. dans cette espèce [10, 96, 105].
Pourtant, dans certains cas, un examen neurologique rigou-
- les malformations veineuses diagnostiquées à l’autopsie
reux ne suffira pas à déterminer la cause exacte de l’ataxie.
sont simplement citées à titre anecdotique [24].
Seules la radiographie ou même parfois l’autopsie permet-
tront réellement d’établir un diagnostic de certitude. En effet,
on doit se demander si c’est la chute qui a entraîné la
compression médullaire ou si la chute est consécutive à une
VI. Traitement
ataxie résultant elle même d’une compression médullaire [2,
81, 89, 105]. A) TRAITEMENT CONSERVATEUR
- l’anémie infectieuse des équidés (AIE) est une infection à L’exercice physique intense et les traumatismes induits
rétrovirus caractérisée par des poussées fébriles intermit- font partie, au même titre que l’alimentation, de l’étiologie
tentes, une anémie et une tendance aux hémorragies et aux du WS. Les nombreuses hypothèses formulées à propos de
œdèmes. Ces chevaux présentent un LCS légèrement xantho- leur mécanisme d’action ont conduit les auteurs à proposer
chromique, une numération leucocytaire dépassant les des programmes de limitation de l’exercice assortis de res-
96 cellules par mm3 et une concentration de protéines de trictions alimentaires contrôlées. Ils ont pour but de réduire
261 mg/dl permettant également de faire la différence avec les risques d’apparition de problèmes neurologiques chez de
un WS [40, 41]. jeunes poulains présentant simplement des signes avant-cou-
- l’hypoplasie cérébelleuse est une maladie héréditaire qui reurs de WS (score > 12 pour la méthode d’évaluation semi-
touche les chevaux Arabes et croisés, Oldenburg et les quantitative des radiographies des vertèbres cervicales [53]).
poneys Götland de moins de 6 mois. Bien que les signes cli- L’objectif est alors de ralentir la croissance pour limiter les
niques d’ataxie et de dysmétrie puissent être exacerbés par risques de compressions en permettant au canal vertébral de
une dorsiflexion de l’encolure, les tremblements de la tête, le s’agrandir, et à éviter les traumatismes médullaires majeurs

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


LE WOBBLER SYNDROME CHEZ LE CHEVAL. SPONDYLOMYÉLOPATHIE CERVICALE OU « MAL DE CHIEN » 299

ainsi que les microtraumatismes à répétition générés par l’en- B )TRAITEMENT MÉDICAL
traînement intensif. Toutefois, pour être réellement efficaces,
ces programmes doivent suivre certaines règles, ce qui n’a Au même titre que tout traumatisme médullaire, le traite-
malheureusement pas toujours été le cas [38]. On a ainsi vu ment médical du WS est basé sur l’utilisation de corticoïdes
apparaître des générations de poulains à croissance freinée, à éventuellement complétés de diméthyl sulfoxyde (DMSO),
poil terne et grossier et qui développaient des contractures un solvant industriel aux propriétés anti-inflammatoires. Les
tendineuses sévères lors de la reprise trop rapide d’une ali- corticoïdes sont utilisés pour leurs propriétés anti-inflamma-
mentation beaucoup plus riche. La ration doit être adaptée de toires, antiœdémateuses, stabilisant des membranes et cap-
manière à obtenir 66 à 76 % des recommandations NRC teurs de radicaux libres [37]. La réponse clinique, si elle doit
(National Research Council [63]) en énergie et protéines, arriver débute dans les 4 à 8 premières heures de traitement
mais tout en maintenant ou en augmentant les apports en vita- [85]. Le traitement médical permet seulement, dans certains
mines et en minéraux. Ces programmes donnent de bons cas, de stabiliser les signes cliniques pendant une période
résultats, ils permettent réellement d’éviter l’apparition de plus ou moins longue mais rarement définitive [3].
signes cliniques chez des poulains déjà porteurs d’anomalies
radiologiques [16].

Mm sternohyoïdien
et sternothyroïdien

M. sternocéphalique
nerf laryngé
récurrent
a. carotide
v. jugulaire externe œsophage

tronc vago
sympathique
M. long du cou

FIGURE 8. — Voie d’abord chirurgicale du rachis cervical. Coupe passant par la partie moyenne de la cinquième
vertèbre cervicale (segment crânial de la coupe, vue caudale). D’après [1, 73].

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


300 PUJOL (B.) ET MATHON (D.)

Arthrodèse des vertèbres cervicales par la méthode de CLOWARD modifiée

Le cheval anesthésié est placé en décubitus dorsal, avec l’encolure en extension, ce qui permet
d’aligner les vertèbres en position physiologique. A l’aplomb des vertèbres à opérer on dispose un
support orthopédique qui va fournir appui, stabilité et extension de l’articulation intervertébrale.
L’utilisation de sangles passant sous la mandibule permet d’éviter tout mouvement intempestif de
l’encolure et de la tête ou toute rotation génératrice d’erreurs dans la direction du forage (figure 7).
La localisation précise du site chirurgical débute par une approche grossière en comptant un tra-
vers de main par vertèbre à partir de l’atlas. On enfonce ensuite trois aiguilles dans l’encolure à
l’aplomb supposé de l’articulation à opérer. Des clichés radiographiques vont permettre de corri-
ger leur positionnement.
L’abord chirurgical débute par une incision cutanée le long de la ligne médiane ventrale. Après
incision des muscles cutanés du cou, division des muscles sternothyroïdiens au niveau de leur
jonction dans le plan médian, et incision longitudinale du facia cervical profond, on voit apparaître
la trachée que l’on récline sur la gauche. On a toutefois, au préalable pris la précaution d’identifier
les structures nobles cheminant à son voisinage : artère carotide commune, veine jugulaire externe,
tronc vago-sympathique et nerf laryngé récurrent (dont la localisation peut être variable). Ces
structures sont délicatement réclinées sur la droite et protégées par des compresses humides (figure
8). Les paralysies laryngées inhérentes à des lésions du nerf laryngé récurrent sont, en effet, une
complication majeure de cet abord chirurgical.
A travers le muscle long du cou, on palpe et on dégage la crête ventrale de la vertèbre à opérer.
Avant de la supprimer pour obtenir la surface plane nécessaire au forage, on y enfonce une broche
pour confirmer par un cliché radiographique la localisation du site opératoire et pour donner la
direction du forage.
Le guide mèche est positionné 0,5 à 1 cm en avant de la partie la plus caudale de l’épine ventrale
de la vertèbre crâniale. Sa position exacte est vérifiée au moyen d’un amplificateur de brillance.
Chez le cheval, l’espace intervertébral a une légère incurvation crâniale, on doit donc incliner la
mèche légèrement vers l’avant pour pouvoir retirer un maximum de fibrocartilage. Ce temps de
préparation du forage est particulièrement important, de lui dépendra la position de l’implant et
donc la stabilité de l’arthrodèse (figures 7 et 9).
Un implant un tout petit peu trop crânial ou caudal ne sera pas en mesure de promouvoir la fusion
des vertèbres, on risque une persistance de l’instabilité ou une fracture vertébrale. On commence à
forer un premier trou de 18 mm de diamètre. L’aspect du trou donne des indications sur l’exacti-
tude de sa localisation. L’apparition du matériau blanc neige du disque intervertébral au milieu ou
a fortiori en région crâniale du trou traduit une position beaucoup trop caudale du forage (figure
10). La majeure partie de l’implant serait alors dans le corps vertébral de la vertèbre caudale, l’ar-
throdèse ne pourrait pas se réaliser. Le matériau blanc du disque devrait donc se trouver unique-
ment en région postérieure du trou. La profondeur du forage est régulièrement mesurée et compa-
rée aux valeurs calculées sur les clichés radiographiques préopératoires. On laisse en général à peu
près 10 mm d’os entre le fond du trou et le canal vertébral pour limiter les risques de fractures post-
opératoires (surtout au réveil). La profondeur du forage est évaluée à partir d’un gabarit centimé-
trique placé à l’aplomb de la vertèbre au moment du cliché de contrôle.
Lorsque le premier trou guide est réalisé à la bonne profondeur, on l’agrandit en largeur avec une
scie emporte pièce ou une mèche de 25 mm de diamètre. On corrige éventuellement le centrage de
ce deuxième forage. Une modification importante de centrage rejetant une partie importante du
premier trou en dehors de l’aire du trou définitif n’aura que peu d’incidence sur la stabilité de l’ar-
throdèse.
Après avoir éliminé les fragments de fibrocartilage, de périoste, et d’os cortical, l’os spongieux
retiré du forage est réduit en petits morceaux. Il servira à remplir la corbeille de CLOWARD
encore appelée BAGBY basket. L’implant ainsi garni est placé dans le trou et délicatement
enfoncé à coups de marteau. La profondeur de l’implant est évaluée par la distance entre celui-ci
et la surface du corps vertébral. Tout acharnement à vouloir trop l’enfoncer conduirait immanqua-
blement à une fracture du plancher du canal vertébral (figure 10). L’implant est enfin stabilisé à
l’aide d’une vis et d’une rondelle, par la pose d’une plaque rachidienne (plaque de LUBRA), ou
d’un laçage métallique ancré sur deux vis. On prend un cliché radiographique de contrôle et on
referme la plaie après rinçage abondant (figure 11).
Le réveil est une étape clé dans la réussite de l’intervention. Il doit se dérouler en douceur grâce à
l’utilisation, si nécessaire, de petites doses de xylazine pour contrôler tout mouvement excessif
trop précoce. L’utilisation d’une longe accrochée au licol est déconseillée. Le cheval qui est encore
ataxique doit être parfaitement réveillé avant de réintégrer son box. L’antibiothérapie est mainte-
nue 5 j.
Les anti-inflammatoires ne sont administrés que si l’animal présente une douleur importante ou
une ataxie marquée. En effet, en supprimant totalement la douleur, ils favoriseraient les mouve-
ments excessifs de l’encolure.

TABLEAU VI. — Arthrodèse des vertèbres cervicales [28, 30, 67, 73, 87, 103].

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


LE WOBBLER SYNDROME CHEZ LE CHEVAL. SPONDYLOMYÉLOPATHIE CERVICALE OU « MAL DE CHIEN » 301

C) TRAITEMENT CHIRURGICAL La décision opératoire doit aussi prendre en compte le


nombre de sites de compression sachant qu’on peut au maxi-
En règle générale, bien que des périodes de rémission tem-
mum réaliser deux arthrodèses sur le même cheval.
poraire puissent se produire, un cheval présentant déjà des
signes neurologiques a peu de chances d’aller vers une guéri- Elle doit aussi intégrer les informations fournies par la
son spontanée définitive et complète. Son état va vraisembla- myélographie sur les caractéristiques de la compression. On
blement se maintenir ou se dégrader progressivement. traitera les articulations instables ou celles apparemment
L’intervention chirurgicale ou l’euthanasie serait donc la stables mais porteuses d’hypertrophies du ligament longitu-
seule alternative possible [87]. dinal dorsal.
1. Indications de la chirurgie Le candidat à la chirurgie doit être indemne de toute autre
Tout d’abord, le cheval doit souffrir d’un WS vrai, dia- pathologie pouvant soit perturber la chirurgie (pneumonie,
gnostiqué avec précision grâce à une myélographie. En effet, parasitisme...), soit faire obstacle à la récupération post-opé-
GRANT [28] rapporte le cas d’un poulain présentant des ratoire : l’existence d’une pathologie ostéoarticulaire conco-
lésions d’ostéochondrose sur les facettes articulaires de C6 et mitante est de nature à minorer le pronostic fonctionnel de
C7 et pourtant une myélite à protozoaires ! façon définitive.

FIGURE 9. — Arthrodèse des vertèbres cervicales de cheval par la méthode de CLOWARD modifiée
: utilisation d’une mèche de 25 mm pour forer un trou au travers de l’espace intervertébral.
Bagby basket en place. D’après [103].

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


302 PUJOL (B.) ET MATHON (D.)

L’âge et le tempérament du cheval sont deux critères Par contre, lors de sténose anatomique, en région cervicale
majeurs dans le pronostic de récupération neurologique post- caudale, la compression médullaire est liée à l’étroitesse du
opératoire. En effet, les examens complémentaires, l’anes- canal vertébral osseux. Le but du geste chirurgical va donc
thésie, le réveil et la période postopératoire requièrent de être d’augmenter le calibre de ce canal. Pour cela deux tech-
nombreuses manipulations et sont particulièrement généra- niques sont utilisées.
teurs de stress. Lorsqu’on est face à un jeune cheval peu - la laminectomie permet la levée immédiate de la
manipulé auparavant ou particulièrement anxieux, il est pru- compression par une exérèse de la lame dorsale de la ver-
dent de décaler l’opération de quelques jours pour avoir le tèbre. Toutefois, la localisation très profonde dans l’encolure
temps de l’habituer à être manipulé par l’homme. des vertèbres cervicales caudales rend leur abord particuliè-
L’état d’esprit du propriétaire est un élément capital du suc- rement délicat et périlleux. De plus, les résultats des laminec-
cès de ce traitement. Beaucoup de propriétaires déclarant tomies cervicales sont décevants [60, 68, 69, 70, 71].
d’emblée se contenter d’un cheval de balade voudraient
- la seconde technique est l’arthrodèse. En effet, le remo-
pourtant dès les premiers signes d’amélioration, un cheval
delage osseux consécutif à l’arthrodèse des vertèbres cervi-
capable de concourir à haut niveau [28]. Pour désamorcer
cales caudales (méthode de CLOWARD modifiée) semble
toute querelle future, le vétérinaire doit lui fournir une infor-
s’accompagner d’une amélioration clinique. L’arthrodèse
mation claire et intelligible sur l’affection dont souffre son
permettrait donc l’évacuation des contraintes mécaniques
animal, ses chances d’amélioration, son éventuel avenir spor-
excessives génératrices de lésions osseuses, cartilagineuses
tif, les risques liés au traitement ainsi que l’aspect financier
ou ligamentaires. Le remodelage des facettes articulaires et
comprenant les examens complémentaires, le traitement en
de la lame dorsale libérerait ainsi la moelle épinière [27, 66,
lui même, les soins postopératoires et la pension pendant la
100]. Le seul inconvénient réside dans le temps nécessaire à
période de rééducation. Il doit ensuite s’enquérir des souhaits
ce remodelage pendant lequel les lésions médullaires exis-
réels du propriétaire quant à l’avenir de son cheval [28, 87].
tantes auraient la possibilité de s’aggraver. Il faut en effet,
2. Choix d’une technique 5 mois pour que la décompression soit visible et 10 mois pour
Le traitement chirurgical est adapté au mécanisme de une amélioration clinique effective [27]. Malgré cela, l’ar-
compression médullaire. throdèse est, à l’heure actuelle, la technique qui a les faveurs
Lors de sténose dynamique du canal vertébral, la compres- de la majorité des chirurgiens.
sion est due à une instabilité des vertèbres cervicales En 1969, CLOWARD a mis au point chez l’homme une
moyennes. L’arthrodèse cervicale par la méthode de CLO- technique d’arthrodèse des vertèbres cervicales. Elle consis-
WARD modifiée permet de supprimer cette instabilité. tait à réaliser un forage dans l’espace intervertébral pour y

FIGURE 10. — Positionnement correct et incorrect du panier métallique «BAGBY Basket», coupe sagittale de la colonne vertébrale cervicale [28].

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LE WOBBLER SYNDROME CHEZ LE CHEVAL. SPONDYLOMYÉLOPATHIE CERVICALE OU « MAL DE CHIEN » 303

FIGURE 11. — Fig. 11A : Radiographie de la colonne cervicale sur un cheval debout sept jours après une arthrodèse C3-C4 et C4-C5 ; les cylindres sont mainte-
nus en place par une plaque rachidienne type plaque de LUBRA [73]. Fig. 11B : Radiographie post-opératoire de la colonne cervicale sur un cheval debout
après une arthrodèse C3-C4 et C4-C5 ; ici les cylindres sont maintenus par des vis et des rondelles [cliché D. MATHON - ENVT].

insérer une cheville d’os autologue d’un diamètre supérieur La réalisation d’une arthrodèse cervicale caudale comme
de 1 à 2 mm. En 1990, WAGNER, GRANT et BAGBY ont traitement des sténoses anatomiques du canal vertébral
modifié cette technique pour l’adapter au cheval. Les modifi- semble, par contre donner des résultats moins optimistes,
cations portaient sur la nature du greffon, sur la forme de la mais qui ici aussi dépendent fortement des études concernées
cheville osseuse et sur la quantité de plaque de croissance (de 20 % à 90 % de réussite) [26, 60].
retirée lors du forage [101]. (Tableau VI).
En tout état de cause, la récupération est longue et tardive
L’utilisation de la méthode de CLOWARD modifiée
(jusqu’à un an postopératoire) et le cheval doit faire l’objet de
semble donner de bons résultats. On obtiendrait selon les
mesures de confinement sévères pendant les 4 premiers mois.
études une amélioration neurologique dans 44 à 90 % des cas
Un suivi radiologique et clinique est indispensable pour éva-
[26, 27, 60, 71, 87, 101, 104]. Les même études avancent des
luer la récupération.
chiffres entre 12 et 64 % des chevaux ayant étés améliorés
suffisamment pour reprendre une carrière sportive.

Revue Méd. Vét., 2003, 154, 4, 289-306


304 PUJOL (B.) ET MATHON (D.)

Conclusion 16. — DONAWICK W.J., MAYHEW I.G., GALLIGAN D.T., OSBORNE


J., GREEN S. et STANLEY E.K. : Early diagnostic of CVM in young
thoroughbred horse and successfull treatment with restricted paced
Le WS est une des affections neurologiques les plus fré- diet and confinement. Proc. Ann. Conv. Am. Ass. Equine Pract.
quentes du jeune cheval. (A.A.E.P), 1989, 35, 525-528.
17. — DONAWICK W.J., MAYHEW I.G., GALLIGAN D.T., GREEN S.,
Le tableau clinique est dominé par une ataxie surtout mar- STANLEY E.K. et OSBORNE J. : Results of al low protein, low
quée sur les membres postérieurs. Le diagnostic est basé sur energy diet and confinement on young horses with wobbles. Proc.
un examen neurologique méthodique et rigoureux, à la portée Ann. Conv. Am. Ass. Equine Pract. (A.A.E.P), 1993, 39, 125-127
18. — DREW R. et GEATOREX J. : Vertebral plasma cell myeloma causing
de tous en clientèle courante. Les examens complémentaires posterior paralysis in a horse. Equine Vet. J., 1974, 6, (3), 131-134.
(radiographie, myélographie...) indispensables à un diagnos- 19. — FALCO M.J., WHITWELL K. et PALMER A.C. : An investigation
tic de certitude et à la localisation précise des lésions en vue into the genetics of wobbler disease in thoroughbred horses in
Britain. Equine Vet. J., 1976, 8, 165-169.
d’un traitement chirurgical nécessitent cependant des struc-
20. — FEKADU M., SHADDOCK J. H., SANDERLIN D. W., et al. :
tures plus spécialisés. Efficacy of rabies vaccines against Duenhage virus isolated from
Le diagnostic différentiel comprend de très nombreuses European house bat (Eptesicus serotinus) classic rabies and rabies
related viruses. Vaccine, 1988, 6, 533-540.
affections dont certaines sont rarissimes. 21. — FOREMAN J.H., GOETZ T.E., BOERO M.J., WILSON D.A., AUS-
Des restrictions alimentaires contrôlées assorties d’une TIN S.M. et PLEASANT R.S. : Evaluation and treatment of neurolo-
gical lameness. Proc. Ann. Conv. Am. Ass. Equine Pract. (A.A.E.P),
diminution de l’exercice physique contribuent parfois à amé- 1990, 36, 289-295.
liorer certains cas subcliniques. Par contre, lorsque les signes 22. — FRASER H. et PALMER A.C. : Equine incoordination, a wobbler
cliniques sont installés, le traitement médical permet seule- disease of young horses. Vet. Record, 1967, 80, (11), 338-355.
23. — FREEMAN K.P., BREWER B. et SLUSHER S.H. : Membrane filter
ment de stabiliser un cheval pendant une période plus ou preperation of Csf from normal horses and horses with selected neu-
moins longue mais rarement définitive. Le traitement chirur- rologic diseases. Compendium on Continuing Education, 1989, 11,
gical, seule alternative à l’euthanasie, est lourd et implique (9), 1100-1109.
24. — GILMOUR J.S. et FRASER J.A. : Ataxia in a welsh cob filly due to
une prise en charge de la phase postopératoire particulière- a venous malformation in the thoracic spinal cord. Equine Vet. J.,
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