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La colère est encore considérée comme néfaste bien que le sentiment soit un état normal

qui peut répondre à un traitement irrespectueux, une injustice, une provocation, une
irritabilité ou une menace. Le champ lexical de la colère fait référence à la violence, la
rancœur. C’est un sentiment perçu comme nuisible dans le milieu personnel mais aussi en
entreprise. Si certains pensent que crier plus fort que les autres leur assure le respect,
dominer sa colère fait partie des qualités dont tout manager doit se doter.
À l’instar de toutes les émotions, la colère est complexe. Elle peut aller d’une simple
contrariété à la rage, et varie d’une personne à l’autre et selon la situation. Le stress vécu à
la maison, à l’école ou au travail peut aussi précipiter la colère chez une personne.La colère
peut parfois se manifester sans raison apparente, et sa manifestation soudaine et son
intensité peuvent prendre tout le monde par surprise.
Les sentiments de colère peuvent souvent être présents sans aucune raison claire.
La colère peut dissimuler ou remplacer d’autres sentiments pénibles comme la peur, la
douleur, la culpabilité, la jalousie, la frustration ou la honte.Il est important que les jeunes
apprennent à reconnaître et à exprimer la colère et d’autres sentiments pénibles de façon
saine et constructive pour toutes les personnes concernées.
La peur et la colère sont deux puissants facteurs motivateurs qui peuvent déclencher une
réaction de lutte ou de fuite. La fréquence cardiaque et la respiration peuvent s’accélérer, la
personne peut rougir, serrer les mâchoires et les poings et élever la voix. C’est le corps qui
se prépare à agir.
La question qui se pose est la suivante : quelle action suivra? Il est important de se
rappeler que la colère, bien que puissante, est seulement une émotion. C’est ce qu’on en
fait qui compte.
On peut gérer la colère de façon saine ou malsaine. Faire fi des sentiments de colère
n’arrange rien et peut donner lieu à des sentiments d’amertume, de ressentiment et même
de haine. En définitive, la colère cachée ou refoulée peut être dommageable pour soi et les
autres.
Par ailleurs, les crises de colère ne règlent pas les problèmes. Au contraire, elles peuvent
en créer. À tout le moins, elles peuvent être gênantes et au pire, elles peuvent créer des
situations dangereuses. À la limite, la colère non maîtrisée peut aboutir à des actes de
violence et ruiner la vie des jeunes.
Il peut être impossible de se débarrasser de sentiments de colère, mais il est important
d’apprendre à maîtriser la colère et à ne pas la laisser nous contrôler. Les activités qui
peuvent réduire le stress peuvent aussi aider à atténuer les sentiments de colère et à gérer
celle-ci lorsque c’est nécessaire.
Les programmes de gestion de la colère montrent dans un contexte thérapeutique
comment gérer sa colère de façon positive et fonctionnelle. La participation à ces
programmes peut être facultative ou ordonnée par la cour. Les participants peuvent
comprendre des personnes qui intériorisent leur colère ou qui la manifestent verbalement ou
par leurs comportements envers les autres.