Vous êtes sur la page 1sur 16

SPÉCIAL

SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S

&

SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S

T R A N S P O R T

L O G I S T I Q U E

SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S
SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S
SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S
SPÉCIAL & T R A N S P O R T L O G I S
LeMaroc,plate- formelogistique régionale?
LeMaroc,plate-
formelogistique
régionale?

SECTEUR

Un retard s’est accumulé. Les carences sont difficiles à pallier, mais les professionnels sont optimistes.

TENDANCES

Les différents contrats programme, les grands projets d’infrastructures… sont là pour stimuler le secteur.

VISION

Si la formation suit, le Royaume peut devenir une plateforme logistique performante.

Supplément à La Vie éco N °  

du  au  janvier 

N °   du  au  janvier  NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT Réalisé

NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT

Réalisé par Jean-Pierre Tagornet

Directeur de la Publication : Fadel Agoumi

SPÉCIAL TRANSPORT & LOGISTIQUE Sommaire La plateforme logistique au Maroc se met en place P.
SPÉCIAL
TRANSPORT
&
LOGISTIQUE
Sommaire
La plateforme logistique au Maroc
se met en place
P.
L’offre logistique commence à
s’étoffer, mais la demande est
encore insuffisante
P.
Le Maroc a de quoi devenir une
plateforme logistique pour le
Maghreb et l’Afrique
BILLET
P. 

Transport du personnel, un créneau qui marche

P. 

Futurs logisticiens cherchent formation appropriée

P. 

D ire que le développement des infrastructures est l’un des piliers de développe- ment d’une nation est une

tautologie. Pour ce qui concerne le Maroc, force est d’admettre que beaucoup a été fait en l’espace d’une décennie et que les projets pro- grammés à l’horizon 2015, voire 2030, sont aussi prometteurs qu’am- bitieux. Toutefois, en matière de transport et de logistique, si la dy- namique est bel et bien enclenchée, une interrogation lancinante revient sens cesse.Avec le retard accumulé, répondre aux exigences urgentes et surmonter le gap, réclame des moyens conséquents. Moyens non seulement financiers, mais également humains. Pourtant, la démographie, la mondialisation, la compétitivité acculent l’Etat et les décideurs à al- ler de l’avant avec célérité. Le pre- mier l’a bien saisi, notamment par la mise en œuvre du contrat program- me logistique. Quant aux seconds, ils saisissent les opportunités avec en- thousiasme tout en reconnaissant que l’investissement financier et hu- main est aussi lourd que fastidieux. D’autant plus qu’au fil des années la technologie va accoucher de nou- veaux modes opératoires exigeant des mises à niveau rapides et draco- niennes. Selon certains spécialistes,

les métiers de la logistique réclame- raient 60 000 salariés à l’horizon 2015. Paradoxalement, les forma- tions et cursus font défaut. Combler cette carence en un laps de temps aussi court paraît bien illusoire. Par

en un laps de temps aussi court paraît bien illusoire. Par   SALARIÉS À L’HORIZON

  SALARIÉS À L’HORIZON . PARADOXALEMENT, LES FORMATIONS ET CURSUS FONT DÉFAUT. COMBLER CETTE CARENCE EN UN LAPS DE TEMPS AUSSI COURT PARAÎT BIEN ILLUSOIRE

EN UN LAPS DE TEMPS AUSSI COURT PARAÎT BIEN ILLUSOIRE ailleurs, si la jeunesse souhaitait em-

ailleurs, si la jeunesse souhaitait em- prunter cette filière, combien devrait débourser un futur logisticien pour, au bout du compte, engranger quel salaire mensuel? Finalement, ne po- se-t-on pas la problématique dans le

2 La Vie éco – Vendredi  janvier 

bon ordre ? A savoir, ne court-on pas le risque de suivre l’élan forcé en in- vestissant dans le matériel (infra- structures et outils de travail) tout en étant incapable de combler ce fa- meux «gap»en matière de ressources humaines. Pour user d’une expres- sion française, «ne met-on pas la charrue avant les bœufs ?». Mais l’époque et ses contingences ne sau- raient stopper cet élan car la concur- rence est bel et bien réelle, tout aus- si vraie que le Royaume possède de sérieux atouts en sa faveur dans cet- te guerre économique qui n’ose pas dire son nom. Déjà en 2006, une étude de la Banque Mondiale clas- sait le pays à la 94 e place concernant l’indice de la performance logistique, alors que Bahreïn s’affichait à la 36 e place et laTunisie à la 60 e . Si, d’une certaine manière, la logistique est un art qui permet la fluidité du mou- vement des hommes et des mar- chandises en toute tranquillité, for- ce est d’admettre que nos sociétés post-modernes attendent beaucoup d’elle. Car, à la base, la logistique provient des univers mathématique et militaire. Il est donc logique et rai- sonnable qu’elle crée de l’ordre et de l’harmonie dans un monde de plus en plus chaotique et anarchique, où le quantitatif semble l’emporter sur le qualitatif

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

La plateforme logistique Maroc se met en place

Malgré ses atouts, le Maroc a de gros concurrents dans la région Le retard structurel est lourd, donc la modernisation nécessaire sera longue, onéreuse et fastidieuse Toutefois, l’Etat, à travers différents contrats programme, et les opérateurs privés sont prêts à relever les nombreux défis.

A l’heure où les temps mo- dernes ont été notamment ca- ractérisés par la vitesse, for- ce est de constater que sous

les effets conjugués des avancées tech- nologiques, de la mondialisation, de la consommation de masse, cette même vitesse a de plus en plus tendance à se métamorphoser en «contraction du temps». Le XXI e siècle semble être pla- cé sous l’égide de l’instantanéité. Ce changement que l’on subit indubita- blement s’accompagne de nombreux méfaits à l’échelle humaine, dont on n’a pas encore perçu toute la nocivité, ni les multiples périls. Mais peu im- porte, nous sommes malgré nous «fils de notre époque». Mais comme l’être humain a aussi été défini tel un «ani- mal raisonnable», c’est-à-dire doté de raison et que cette dernière peut ren- voyer à la notion cartésienne de lo- gique, il n’est pas étonnant que le ter- me «logistique» soit apparu en tant que

vocable martial en 1842. Le «Petit Ro- bert» en donne la définition suivante:

«Art de combiner tous les moyens de trans- port, de ravitaillement et de logement des troupes». La logis- tique est donc ini- tialement liée aux univers des mathé- matiques et de la stratégie. Certes, au- jourd’hui on est loin de ces considéra-

tions spartiates, mais il n’en demeu- re pas moins qu’el- le reste un «art de combiner tous les moyens de trans- port»… et bien d’autres choses en- core. Autre singula-

Transport de voyageurs

Transport de voyageurs

A propos du transport des voya- geurs, Mohamed Bouda, directeur gé- néral de CTM, dresse le bilan suivant:

«Pour le transport des voyageurs la struc- ture est encore archaïque avec une di- zaine de sociétés seulement possédant plus de 50 autocars chacune et qui représen- te 15% du marché. Le reste du marché, soit 85%, est très atomisé avec des socié- tés possédant moins de 5 autocars ex- ploités dans des conditions dramatiques. La réforme pour pro- fessionnaliser le sec- teur prendra plusieurs années compte tenu de sa complexité. Elle est indispensable, in- contournable et ur- gente pour le dévelop- pement du pays. Le transport de mar-

chandises a déjà su- bi une première réfor- me dont les résultats sont très mitigés. Sa problématique est moins compliquée que celle des voyageurs. La réussite du pro- gramme logistique est

intimement lié à la modernisation du transport de mar- chandises. Quant à la logistique, elle en est encore à ses débuts.Le programme logistique est lancé, il me paraît globalement cohérent, des ajustements seront nécessaires en cours de route comme dans tous les gros projets structurants.Au-delà de l’aspect purement technique (inves- tissements…) restera la réussite de la mo-

(inves- tissements…) restera la réussite de la mo- LA RÉUSSITE DU PROGRAMME LOGISTIQUE EST INTIMEMENT LIÉ

LA RÉUSSITE DU PROGRAMME LOGISTIQUE EST INTIMEMENT LIÉ À LA MODERNISATION DU TRANSPORT DE MARCHANDISES.

LIÉ À LA MODERNISATION DU TRANSPORT DE MARCHANDISES. rité de notre époque qui se dit en

rité de notre époque qui se dit en constante évolution:

placée sous le règne quantitatif plutôt que qualitatif, notre civilisation actuelle facilite davantage le flux de marchan- dises que d’indivi- dus. Certes, dès lors que l’on est sur le terrain, transport et logistique dévoi- lent un tout autre versant. Constatez par vous-même.

dernisation du secteur transport de mar- chandises et le bon vouloir des sociétés

à recourir aux prestations logistiques. Qui vivra verra !». Interrogé sur l’impact du nouveau code de la route, notre interlocuteur indique que ce dernier

a accouché dans la douleur. Les pre-

miers résultats sur les sinistres sont encourageants. C’est un effet méca-

nique. Il a le mérite d’exister. Il sera accompagné par un vaste programme de formation pour les professionnels qui donnera sûrement des fruits. Mais 90% du problème est ailleurs à savoir le civisme des usagers et des autori- tés de contrôle. Mais le secteur a-t-

il des statistiques fiables ? Hélas, non.

Toutefois, Mohamed Bouda souligne que «pour le transport voyageurs la CTM parcourt 30 millions de km par an, trans- porte 3 millions de voyageurs avec un parc de 200 autocars. Les données du res- te du marché sont très approximatives.A titre indicatif, la part de marché de la CTM serait environ de 10%». Et de conclure que «tous ces secteurs sont transversaux et vitaux pour le dévelop- pement du Maroc. C’est le flux de mar- chandises et de personnes, quoi de plus important pour l’économie d’un pays ? Le retard structurel est lourd, ce qui veut dire que la modernisation de ces activi- tés sera longue, onéreuse et fastidieuse. Il n’y a pas d’autre choix que d’avancer et je reste optimiste».

Transport ferroviaire

Transport ferroviaire

Si les chemins de fer ont constitué une révolution certaine dans le do- maine des transports, force est d’ad- mettre que dans de nombreuses contrées dites «avancées», le rail a été délaissé, surtout pour ce qui est du fret, au détriment d’autres moyens. Or, en cette période où tout est pensé en ter- me écologique, le rail apparaît comme

4 La Vie éco – Vendredi  janvier 

une alternative appropriée. Le top ma- nagement de l’ONCF nous le confir- me en affirmant que le transport fer- roviaire occupe une place de choix dans le marché des transports et joue un rôle primordial dans la dynamisa- tion de l’activité socio-économique du pays. S’agissant du transport des voya- geurs, il offre quotidiennement aux usagers du rail plus de 200 trains et en- registre depuis 2002 une progression à deux chiffres. Cette activité continue sur sa lancée en dépassant le cap de 30 millions de clients grâce aux retombées du plan quinquennal précédent et dont le dernier projet a concerné le raccourci SidiYahya-Mechraâ Bel Ksiri, lequel a permis de gagner une heure sur le temps de parcours entre Casablanca et Tanger. Quant à l’activité Fret ONCF, elle a marqué en 2010 une croissance spectaculaire en affichant +30% par rapport à 2009, grâce no- tamment au trafic généré par les nou- velles dessertes des portsTanger Med et de Nador. Par conséquent, l’ONCF ne saurait s’arrêter en si bon chemin et précise que SM MohammedVI avait présidé, en février 2010, à Tanger, la cérémonie de signature du nouveau contrat-programme par l’Etat et l’ONCF pour la période 2010-2015. Ce nouveau contrat-programme s’ins- crit dans le cadre du programme d’ac- tion du gouvernement visant le déve- loppement économique et social du pays, notamment par le renforcement et la modernisation des grands réseaux d’infrastructures. Les principaux en- gagements de l’ONCF, outre le déve- loppement du trafic dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité de service, ainsi qu’en matière de res- ponsabilité sociétale et environne- mentale, portent sur la réalisation d’un important plan de développement pour la période 2010-2015 avec des inves- tissements de 32,8 milliards de di- rhams, dont les deux composantes ma- jeures sont le projet deTGV entreTan- ger et Casablanca pour un coût de 20 milliards de DH et la poursuite de la modernisation du réseau actuel pour une enveloppe de 12,8 milliards de DH. Il s’agit, particulièrement, de la mise à niveau de l’axe Kénitra-Casa- blanca avec le triplement des voies, la mise à niveau de l’axe Settat-Marra- kech, objet de la contribution de 300 millions d’euros accordée dernière-

ment par la BAD. Le programme gé- néral à la poursuite de la modernisa- tion du réseau ferré actuel comporte également l’électrification de la ligne Fès-Oujda, la poursuite de la moder- nisation des gares, la poursuite de la réalisation du réseau de plateformes logistiques ainsi que l’acquisition et le renforcement du parc matériel roulant. Ceci dit, le fameux projet deTGV avait soulevé (et continue) maintes interro- gations. L’ONCF le considère comme son projet phare par excellence et cla- me qu’«il s’inscrit dans le cadre de la po- litique nationale des grands chantiers,vi- sant à placer le citoyen au cœur de la stra- tégie du développement durable de notre pays. Il inaugure ainsi une nouvelle éta- pe sur la voie de l’essor du système des transports et du secteur ferroviaire au Ma- roc». Et d’ajouter : «Ce projet d’enver- gure contribuera à répondre à l’augmen- tation de la demande du transport ferro- viaire des voyageurs sur l’axe Casa-Tan- ger (+70% entre 2002 et 2009), accom- pagner le développement du nouveau pô- le économique deTanger-Tétouan,en rac- courcissant les distances entre le nord et le sud du pays, libérer de la capacité pour fluidifier le trafic ferroviaire fret sur cet axe (effets d’entrainement du port deTanger- Med)». Toujours selon le top manage- ment de l’ONCF, «avec plus de 6 mil- lions de voyageurs attendus dès la première année de sa mise en service à fin 2015,

il permettra de réduire considérablement les temps de parcours : 2h10 au lieu de 4h45 entreTanger et Casablanca et 1h20 au lieu de 3h45 entre Tanger et Rabat.

L’offre de tarification sera compétitive et en harmonie avec le pouvoir d’achat des usagers du train. Le coût global du projet s’élève à 20 milliards de dirhams, affectés aux études et au pilo- tage du projet, à l’in-

Fonds koweitien pour le développement économique arabe pour 1,1 milliard de di- rhams, un prêt du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement pour 770 millions

de dirhams et,enfin,un prêt du Fonds ara- be pour le développement économique et social pour 626 millions de dirhams». Et l’ONCF de préciser :

«Concernant le plan- ning arrêté pour ce pro- jet, il prévoit l’achève-

ment des travaux à la fin de l’année 2014, suivi de la réalisation, durant une année, des essais et des tests d’ho- mologation suivant les standards mondiaux pour une mise en servi- ce de la ligne en dé- cembre 2015. Enfin, grâce à la construction

de cette première ligne de trains à grande vi- tesse, le Maroc est ain- si le premier pays d’Afrique et du monde arabe à se doter d’un système de transport ferroviaire d’un très haut niveau technologique qui ouvre la voie à des réalisations futures à grande portée. L’ONCF intègre ainsi le groupe des opérateurs qui offrent quotidiennement dans le monde un service ferroviaire à très

frastructure, aux équi- pements ferroviaires et à l’acquisition du ma- tériel roulant». Quid du financement ? «Il est aujourd’hui bouclé avec 5,8 milliards de DH provenant du Budget général de l’Etat et du Fonds Hassan II pour le dé-

général de l’Etat et du Fonds Hassan II pour le dé- EN TANT QU’ENTREPRISE AU SERVICE

EN TANT QU’ENTREPRISE AU SERVICE DE LA COLLECTIVITÉ, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EST UNE PRÉOCCUPATION PRIORITAIRE DE L’ONCF.

DURABLE EST UNE PRÉOCCUPATION PRIORITAIRE DE L’ONCF. veloppement écono- mique et social, un don de l’Etat

veloppement écono- mique et social, un don de l’Etat français de 825 millions de di- rhams, des prêts fran- çais du Trésor et de banques commerciales de 6,875 milliards de dirhams, une contribution de l’Agen- ce française de développement pour 2,42 milliards de dirhams, un prêt du Fonds saoudien pour le développement pour 1,585 milliard de dirhams, un autre du

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

grande vitesse». De quoi être fier, en ef- fet. Par ailleurs, en tant qu’entreprise au service de la collectivité, le déve- loppement durable est une préoccu- pation prioritaire de l’ONCF, lequel y répond entre autres en s’engageant dans la mise en œuvre d’un système de management environnemental confor- mément au référentiel ISO 14 001. Si on s’attarde plus particulièrement sur le fret, les hommes du rail affichent un optimisme volontariste. Pour ces der- niers, l’activité fret ONCF est une ac- tivité stratégique en plein développe- ment. La stratégie de l’ONCF pour ce domaine s’appuie sur les principaux axes suivants : l’extension du réseau et le développement des infrastructures :

la réalisation entre 2005 et 2009 de nouvelles liaisons ferroviaires (Tanger Méditerranée et de Taourirt-Nador) permet aujourd’hui à l’ONCF de bé- néficier de nouveaux trafics inacces- sibles au rail auparavant. Il en est de même pour la réalisation des embran- chements particuliers et de la mise à disposition en occupation temporaire des terrains ONCF au profit des uni- tés logistiques et industrielles géné- ratrices d’activités pour le rail. Le dé- veloppement de stratégies sectorielles visant la naturalisation de certains tra- fics dont les marchés recèlent un fort potentiel, et ce, à travers l’implémen-

… / …

un fort potentiel, et ce, à travers l’implémen- … / … 5 La Vie éco –

5 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

… / …

tation du plan logistique céréalier et du plan logistique hydrocarbures. Le développement de l’offre logistique à travers la mise sur le marché de nou- veaux produits, transport combiné rail/route, ports secs et zones d’acti- vités logistiques, offrant des services compétitifs à travers des solutions lo- gistiques intégrées sur mesure et créa- trices de valeur ajoutée. Le dévelop- pement du conventionnement avec les opérateurs économiques en vue d’ins- crire le partenariat avec les clients, dans la durée et dans la continuité. En som- me, à la vue des performances réali- sées par l’ONCF dans la conduite à terme de ses projets dans le cadre de son programme de développement 2005-2009 et conformément à son projet d’Entreprise baptisé Rihane 50, l’ONCF poursuit sa mue à travers la concrétisation de son plan de déve- loppement pour la période 2010-2015. Néanmoins, une question peut nous tarauder : les RH (ressources hu- maines) suivent-elles à tous les ni- veaux? Le top management de l’Offi- ce affirme que «les ressources humaines,

première richesse de l’entreprise,sont l’un de ses principaux leviers de performan- ce. Conscient de cette importance,l’ONCF

a procédé à la refonte radicale et à la mo- dernisation de son système de gestion RH

à travers un mode de classification par

fonction et non plus par grade et un sys- tème de rémunération plus motivant. La gestion des ressources humaines à l’ONCF

a intégré également les nouvelles orien-

tations stratégiques de l’entreprise, no- tamment celles érigées au projet d’entre- prise de l’office (orientation marketing, conduite des projets…).Les équipes se ren- forcent et se rajeunissent grâce à une po- litique de recrutement ciblant divers corps de métiers». De quoi se montrer confiant donc.

Messagerie rapide

Messagerie rapide

Il y a urgence. La marchandise doit arriver à destination dans les délais les plus brefs. Les prestations de la mes- sagerie rapide répondent à ce besoin. Quid de ce secteur au Maroc ? Chez Poste Maroc on nous indique que le marché structuré de la messagerie au Maroc a enregistré en 2010 une crois- sance de plus de 10% par rapport à 2009, et ce, malgré une année marquée par le contexte de la crise économique mondiale. La reprise de l’activité à son niveau d’évolution habituelle est at- tendue en 2011. La messagerie rapide

représente un secteur d’activité avec un important potentiel de développe-

ment, dans la mesure où les besoins de livraison à flux tendus vers des réseaux de distribution de plus en plus large est grandissant chez les donneurs d’ordre. Aussi, les facteurs environne- mentaux (cadre juridique, situation macroéconomique…) et le contrat pro- gramme logistique 2010-2015, qui in- fluencent le marché de la messagerie au Maroc, conforteront son dévelop- pement dans les années à venir. A no- ter que le secteur informel reste do- minant dans la structure de l’offre ac- tuelle sur le marché de la messagerie. Même son de cloche chez Fedex, où Abdelhak Ouahibi note que «le secteur

de l’express est un marché qui connaît une

croissance depuis plusieurs années. Cette croissance en volume et en CA se confir- mera dans les deux années qui viennent. On peut l’estimer à environ 10% par an». Quant aux responsables de DHL Ex- press, ils affirment qu’ «en tant qu’ac- teur majeur sur le marché, tout laisse à croire que le domaine de la messagerie ra- pide, particulièrement le transport Express international, a connu une évolution en 2010 en comparaison avec l’année 2009. Si l’on se réfère aux six derniers mois de l’année écoulée,de nombreux secteurs d’ac- tivité, qui font appel quotidiennement à des services express «door to door»,ont vu leurs niveaux d’échanges à l’internatio-

nal s’accélérer et les carnets de commandes

se remplir. Nous le constatons également

dans les derniers chiffres de la balance commerciales du Maroc,où la part des ex- portations est en nette progression ces der- niers mois. La croissance des deux indi- cateurs combinés import et export a for- cément un impact positif sur l’industrie de l’express.Aussi,des secteurs comme le tex- tile, l’automobile, l’aéronautique, l’arti-

sanat et les services, entre autres, ont été des leviers de croissance pour le secteur

et spécialement durant le dernier trimestre

de l’année 2010».Vu qu’il s’agit d’un secteur pointilleux, on est en droit de se demander s’il répond aux standards internationaux. Nos trois opérateurs sont unanimes. Ainsi chez DHL Ex- press, on n’hésite pas à dire que «le Ma- roc est un des pays du continent les mieux

structurés, et la libéralisation du secteur y

a beaucoup contribué. Maintenant, le

marché marocain a connu depuis une très forte croissance sur le plan de la demande en termes de solutions et de moyens lo- gistiques, et forcément beaucoup d’entre- preneurs ont été attiré par ce secteur.L’ex- périence des trois dernières années est en

train de se recentrer sur les opérateurs les mieux organisés,outillés,et qui répondent

à des standards internationaux en termes

de process et de sécurité.A titre d’exemple,

les derniers renforcements sécuritaires pour l’entrée ou transit des marchandises à des- tination des USA ou les nouvelles mesures de contrôle des marchandises à destina- tion ou en transit dans l’Union Euro- péenne (ICS) qui sont entrées en vigueur à partir du 1 er janvier 2011.Toutes ces nouvelles mesures ont un impact direct sur les opérateurs de transport international au Maroc. Et seules les entreprises dis- posant de normes standardisées et outils

informatiques performants peuvent réagir rapidement à ce type de contraintes». Le concurrent Fedex dit avoir une orga- nisation, des systèmes d’information et des procédures applicables dans toutes les structures, 14 agences à tra- vers le Royaume. L’ensemble des règles

et des dispositions internes répondent

aux standards internationaux les plus stricts. Quant à Poste Maroc, elle se démarque en attirant encore notre at- tention sur le fléau de l’informel. «Le marché de la messagerie se caractérise par la dominance de l’informel et la multi- tude de petits acteurs ne disposant que d’un parc de camions limités (1 ou 2).Toute- fois, pour sa part structurée, il existe une poignée d’acteurs proposant des offres de service de même niveau en termes de qua-

lité, de délais de livraison et de diversité. Ceci dit,les acteurs opérant sur ce marché cherchent à intégrer la chaîne de valeur logistique en amont pour pouvoir drai- ner des flux et rentabiliser les activités de messagerie. Ils propo- sent de plus en plus de services à valeur ajou- tée à leurs clients en amont de la chaîne lo- gistique. L’intégration des maillons comme le

stockage,la gestion de stocks et la prépara- tion de commandes est observée chez les opé- rateurs les mieux structurés, qui s’intè- grent parfaitement dans le cadre du contrat programme de la logistique 2010-

2015,» nous indique- t-on. Et les respon- sables de Poste Ma- roc d’ajouter : «Le marché de la messa- gerie n’est pas assez réglementé.La preuve en est la persistance du secteur informel proposant des services de messagerie et de transport à des niveaux de prix incohé-

rents. Ce qui oblige les prestataires struc- turés, par souci de massification des flux,

à pratiquer des prix trop bas, parfois en

deçà de leurs coûts de revient.Une meilleu-

re maîtrise du secteur informel et la régu- lation des pratiques tarifaires des opéra- teurs de la place seront d’un grand apport

à ce marché.Elles permettront aux acteurs

de proposer à leurs clients des services de qualité au juste prix». Chez Fedex, Ab- delhak Ouahibi constate d’autres freins.

A savoir la crise actuelle a malgré tout

réduit les budgets des entreprises qui ont moins utilisé le transport express international et le marché économique marocain doit encore s’étoffer pour prospérer, développer ses échanges in- ternationaux et par conséquent le cour- rier express. DHL Express rejoint nos deux autres interlocuteurs en souli- gnant qu’ «avec le nouveau plan du gou- vernement pour la logistique,nous sommes convaincus que le Maroc a posé les bases pour la réussite et le développement du sec- teur ; encore faut-il que maintenant tous les acteurs du privé prennent leur destin en main et participent à ce challenge.Pour

un pays comme le Maroc désormais tour- né vers l’international,le premier frein se- rait le fait de revivre la même situation de ralentissement économique qui, effective- ment, a un impact direct sur l’investis- sement et les volumes transportés à l’in- ternational. Le deuxième frein,c’est l’im- pact que pourrait avoir le secteur informel si l’on n’arrive pas à mettre en place très rapidement des mesures d’accompagne- ment pour de nombreux «auto-entrepre- neurs» qui opèrent à titre personnel sur ce marché.Le troisième serait le tassement

de la concurrence sur ce marché,car le tic- ket d’entrée est de plus en plus élevé et les coûts d’exploitation sont très importants sur ce segment». Si comme on le note chez Fedex : «Aujourd’hui, nous avons des offres qui correspondent parfaitement aux besoins de nos clients à savoir l’expé- dition de leur courrier (enveloppes), pac- kage (échantillons légers) ou encore la pos- sibilité d’envoyer des colis de plusieurs di- zaines de kg», il n’en demeure pas moins que le conseil commercial et logistique a son importan- ce. Ainsi, Pos- te Maroc, à travers sa di-

rection Colis logistique, compte trois segments de clients dis- tincts de par la nature de leurs flux. Ses diri- geants nous indiquent que

«le segment C to C - Poste Ma- roc offre un ser- vice de messa- gerie complète nationale (ex- press) et inter- nationale (express,rapide et économique) supportée par un réseau de distribution couvrant tout le territoire national et 220 pays à travers le monde.Ces services sont offerts aux particuliers à proximité à tra- vers un réseau de plus de 900 agences en propre. Sur ce segment de marché Poste Maroc est en position de leader,qu’il comp- te bien évidemment maintenir et consoli- der. Le segment B to C : Là aussi, Poste Maroc est l’opérateur de messagerie le mieux organisé pour servir les entreprises optant pour le mode de la vente à distan- ce (vente en réunion et en commerce). Nous comptons parmi nos clients les plus importants de la place et nous en sommes fiers.Notre avantage concurrentiel,en plus des services de messagerie offerts et du ré- seau étendu, est bien sûr, le service de re- tour de fonds immédiat offert à nos clients via la filiale bancaire de Poste Maroc,Al Barid Bank.Le segment B to B :il s’agit de gérer les flux de colis et de marchan- dises entre entreprises soit par le service de collecte et de livraison,en intervilles,des envois mono colis dans des délais express garantis allant de J+1 à J+3 en fonction des destinations ; le transport de palettes et des envois groupés ; ou le transport de

de palettes et des envois groupés ; ou le transport de MÊME LA MESSAGERIE RAPIDE ET

MÊME LA MESSAGERIE RAPIDE ET LE TRANSPORT DE COLIS SOUFFRE DU SECTEUR INFORMEL ET SURTOUT DE PETITS OPÉRATEURS NON STRUCTURÉS

INFORMEL ET SURTOUT DE PETITS OPÉRATEURS NON STRUCTURÉS … / … 6 La Vie éco –

… / …

6 La Vie éco – Vendredi  janvier 

Publi-rédactionnel

Schenker conforte sa position de leader dans le monde

Avec un effectif de plus de 91 000 employés et plus de 2 000 agences à travers le monde, DB Schenker est un acteur majeur du transport de marchandises et de services logistiques intégrés, tous modes confondus, proposés par un interlocuteur unique.

Prestataire mondial dans le domaine du fret aérien, maritime, routier, ferroviaire et logistique, DB Schenker confirme encore une fois son leadership à travers le monde. En termes de parts de marché mondiales, le groupe se présente comme numéro 1 en fret routier et ferroviaire en Europe, numéro 2 mondial dans le fret aérien, numéro 3 mondial dans le fret maritime et numéro 6 mondial dans la logistique. Sur l’activité fret routier, le groupe dispose ainsi d’un fort réseau d’implantation avec 900 agences à travers 40 pays en Europe, employant par la même occasion près de 42 600 personnes. «Grâce à notre système de groupage intégrant également un propre réseau de messagerie nationale en Europe, DB Schenker offre la possibilité de maitriser un transport de bout en bout (enlèvement, transport international, livraison et douane import & export), le tout grâce à un système de tracking qui permet au client d’être informé sur la situation de l’envoi», précise Eric Thizy, Directeur de Schenker Maroc, filiale du groupe DB Schenker. Sur la partie OVERSEAS, le groupe dispose de plus de 2 000 agences à travers le monde et offre une expertise complète door/door. «De plus, grâce à notre politique de centralisation des achats avec les meilleures compagnies, nous faisons bénéficier nos clients de taux de fret négociés avec les plus grands armateurs et compagnies aériennes mais aussi d’une flexibilité de plannings et de prix compétitifs», précise Eric Thizy. Concernant le fret aérien, le groupe propose notamment trois types de services dans tout son réseau. Que ce soit en first, business ou economy, les services à délais définis permettent l’acheminement de marchandises en fonction des attentes et du budget des clients. Le transport maritime représente également une activité importante pour le groupe que ce soit en FCL (conteneur complet) ou en LCL (conteneur de groupage). «Nous proposons également des solutions alternatives en provenance d’Asie avec des solution Air/Sea ou Road/sea qui permettent à nos clients d’optimiser le rapport prix/délais». Approximativement, le groupe traite annuellement un volume de 72,3 millions d’envois en route, près de 1,2 million de tonnes en aérien, 1,5 million de containers en maritime, 378,7 millions de tonnes en transport ferroviaire et près de 4 millions de mètres carrés en surface logistique couverte.

Les solutions métiers (VERTICAL MARKET) représentent également une force de frappe pour le groupe.

Pour mieux répondre à la particularité des secteurs d’activité, DB Schenker a développé depuis quelques années des solutions logistiques intégrées et adaptées aux domaines les plus exigeants. Pour exemple, SCHENKER AEROPARTS offre un panel complet de services dédiées à l’industrie aéronautique. D’autres vertical market sont également en place : SCHENKER PROJET (transport exceptionnel), SCHENKER FAIR & EXHIBITION (Foires & Salons), Schenker Maroc n’est pas en reste. La filiale marocaine existe depuis 1987 à travers son ancien agent, Medtrans. En 2008, Medtrans International Maroc change de dénomination et devient Schenker Maroc, une filiale à 100% du groupe DB Schenker. La filiale s’est dotée d’un nouveau terminal MEAD de 1 400 m 2 , situé à proximité du port de Casablanca, qui permet de renforcer son offre existante et a fortement renforcé ses moyens humains et matériels. «Depuis 3 ans, nous mettons en place l’ensemble des solutions Schenker tant dans les métiers de base (Air, Mer, Route) que dans les marchés spécifiques tels que les foires expositions, l’Aéroparts ou le projet industriel», indique Eric Thizy. S’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de développement menée depuis plusieurs années vers les pays du Maghreb, DB Schenker a aussi renforcé ses solutions de transport avec la France et l’Espagne et propose actuellement des rotations hebdomadaires maritime ou Route avec les plates-formes de Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, Barcelone, Madrid, Alicante et Irun. «A ce jour, nos hubs routiers français et espagnol nous permettent de gérer l’ensemble des enlèvements ou livraisons sur l’Europe grâce à notre réseau interne de transport. Il faut savoir par exemple que des hubs tels que Paris, Lyon ou Barcelone génèrent plus de 200 lignes de groupage hebdommadaire sur l’Europe qui nous permettent de maîtriser des délais rapides de transport sur toute l’Europe avec une solution intégrée 100% Schenker de bout en bout», précise Eric Thizy. Concernant 2011, la filiale a procédé à l’ouverture de son bureau support à Tanger et lance de nouvelles lignes avec BORDEAUX (Groupage ROUTE hebdomadaire) et BREMEN (Groupage MER hebdomadaire).

à Tanger et lance de nouvelles lignes avec BORDEAUX (Groupage ROUTE hebdomadaire) et BREMEN (Groupage MER

… / …

marchandises par le moyen de camions dédiés. Ce segment de marché constitue notre principal axe de développement, le CA de Poste Maroc sur ce segment a évo- lué de 30% en 2010». Chez DHL Ex- press, on nous affirme proposer «des solutions de transport express internatio- nal pour le particulier, l’entreprise et les administrations publiques. Nous trans- portons à partir ou à destination du Ma- roc des enveloppes et colis express de tout genre.Notre service est basé sur des délais d’acheminement que nous appelons dans le jargon de l’express“TransitTime”,c’est le leitmotiv de nos opérations et de la pro- messe client.Nous proposons donc à notre clientèle l’accès à plus de 220 pays à tra- vers le monde, un délai de livraison por- te à porte compétitif, un suivi personnali- sé online ou à travers notre service client, et un prix attractif. Aujourd’hui nous sommes le seul opérateur de transport Ex- press international au Maroc qui dispo- se de son propre avion cargo, un Boeing 757 DHL qui offre une capacité quoti- dienne de 22 tonnes à l’import et l’export à partir de Casablanca. Grâce à cet ap- pareil, nous relions quotidiennement le Royaume au réseau international de DHL». Donc, chacun a ses arguments qui jouent en sa faveur. Il ne reste plus au client qu’à opter pour la formule adéquate, en comparant toutefois les tarifs. Or les prestations de la messa- gerie rapide passent pour être souvent onéreuses. Donc quels sont les avan- tages à recourir à DHL Express, Fe- dex ou Poste Maroc ? Le premier opé- rateur est direct : «Pour répondre à cet- te question je préfère me référer aux com- mentaires de nos clients qui utilisent les services DHL Express au quotidien, et je citerai ceux qui reviennent le plus sou- vent comme nos capacités opérationnelles et délais de transit, une très large couver- ture internationale, la disponibilité et la réactivité de notre service client, les pro- cess de traitement des expéditions et confor- mité des normes de sécurité,notre capaci- té quotidienne de chargement à bord de notre avion à l’import ou à l’export, la présence sur le territoire et l’expertise de nos agents, et enfin des solutions qui s’adaptent à tout type d’utilisateur ou d’in- dustrie». Le deuxième, par la voix de Abdelhak Ouahibi, indique qu’«avoir recours à un opérateur tel que Fedex pré- sent dans plus de 200 pays et reconnu pour son professionnalisme depuis près de 40 ans est un atout considérable.Les normes mises en place,le système commun de com- munication mondiale,la formation et l’en- gagement des équipes Fedex assurent à nos clients une qualité de service de très haut niveau». Quant au dernier, la confian- ce est aussi de mise : “Poste Maroc,via ses ressources expertes dans le domaine, offre à ses clients des services de qualité adaptés à leurs besoins les plus particu- liers. Cette offre de service est supportée par des équipes commerciales proactives, un service après-vente réactif et efficace, la garantie des délais,“satisfait ou rem- boursé”, un service de suivi des envois en ligne via le site web de Poste Maroc, un réseau de distribution large et capillaire couvrant tout le territoire national,un ré-

et capillaire couvrant tout le territoire national,un ré- seau d’agences, le plus étendu, à travers plus

seau d’agences, le plus étendu, à travers plus de 900 agences en propre, et des moyens logistiques et des équipements étof- fés répondant aux normes internationales». Et de conclure : «Nos clients affichent des niveaux de satisfaction de 90% pour les particuliers et de 92% pour les entre- prises en 2010.Leur satisfaction est la plus grande preuve des avantages que nous leur offrons au quotidien».

Fret aérien

Fret aérien

Pour ce qui concerne le fret aérien, si on interroge les responsables de l’ac- tivité «Cargo» au sein du groupe Royal Air Maroc, ils affirment que :

«Royal Air Maroc participe activement aux échanges commerciaux du Maroc avec le monde,grâce aux performances de son activité Cargo.Aujourd’hui,Royal Air Maroc a une capacité fret potentielle de

150 000 tonnes par an, dont 20 000 en

tout Cargo. A noter que la mise en ser- vice du nouveau terminal cargo à l’aéro- port de Nouaceur, renforcera la capacité

de l’offre et permettra le traitement de 100

000 tonnes par an, sur une superficie de

20 000 mètres carrés. Ce nouveau termi- nal offrira des équipements et des infra- structures alignés sur les meilleurs stan- dards de l’industrie, et un système d’in- formation moderne et performant au ser- vice des clients du fret aérien». Chacun sait que ce secteur est en crise. Selon Ram Cargo, l’année 2010 a été mar- quée par une bonne reprise de l’acti- vité fret à l’échelle mondiale, dont n’a pas profité le marché Maroc, subissant

avec retard les effets de la crise de 2009. Fort du développement de son offre, RAM Cargo a connu une année intéressante marquée par une crois- sance du trafic et un retour aux niveaux d’avant-crise. La stabilisation de l’offre, l’extension du réseau de vols mixtes et la consolidation du portefeuille client ont permis de remettre l’activité fret sur la voie du développement, et de ga- gner des parts de marché significatives. Le recrutement de nouveaux clients par le biais d’une nouvelle offre plus adaptée aux besoins logistiques, le ren- forcement des fréquences de vols tout Cargo et la mise en service du nouveau terminal et système d’information per- mettront de maintenir cette tendan- ce favorable. Mais à quels types de clients s’adresse cette activité ?

«Parmi les principaux clients de RAM Cargo,figurent les entreprises importatrices et exportatrices de biens et de marchan- dises, regroupant d’une part diverses ac- tivités jouant un rôle important dans le développement économique du Maroc :

agro-alimentaire,industriel,artisanat,ha-

billement, pharmaceutique, etc. D’autre part, elle s’adresse aux autres compagnies aériennes et aux professionnels des métiers du transport et de la logistique (principa- lement les transitaires) qui font appel aux services d’assistance et de traitement du fret dans le cadre de leur offre clients.RAM Cargo fait également du B to C (Business to Client) dans le cadre d’expéditions pour les particuliers», nous indiquent les res- ponsables de ce département lesquels reconnaissent que «globalement,le Car- go connaît depuis octobre 2009 une net- te progression,les facteurs ayant cependant tendance à freiner cette évolution sont no- tamment les aléas ponctuels comme ceux connus en avril 2010 avec l’épisode du volcan islandais qui avait fortement per- turbé le trafic fret l’année dernière. Les freins peuvent être également d’ordre conjoncturel, avec notamment un paysa- ge concurrentiel de plus en plus fort, no- tamment au niveau des prix,ou encore la régression de l’activité des clients (impor- tateurs et exportateurs)». Ceci dit, le sec- teur est soumis à une concurrence vo-

8 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

race. Le paysage concurrentiel de RAM Cargo se compose des compagnies aé- riennes classiques, des intégrateurs et des low-cost, mais aussi de la concur- rence des opérateurs du secteur rou- tier. En termes de perspectives de dé- veloppement, il est prévu pour 2011 le lancement du terminal de Nouaceur, nouvelle plate-forme multimodale do- tée d’une capacité fret étendue, d’une structure organisationnelle et d’équi- pements modernes et performants. Pour accompagner cette modernisa- tion, RAM a investi dans un système d’information performant. Le projet principal en cours est l’implémenta- tion du nouveau système d’informa- tion intégré nouvelle génération pour une exploitation automatisée et effi- cace des données avec des rubriques commerciales adaptées aux nouveaux standards informatiques. Parallèlement, de nouveaux pro- duits sont lancés pour répondre aux besoins logistiques spécifiques de chaque client par la mise en place d’une segmentation par type d’expé- ditions et une gamme adaptée aux spé- cificités du marché. L’exercice 2010-2011 pourra être également marqué par le lancement de nouvelles lignes cargo sur l’Afrique et/ou l’Europe. Une stratégie existe donc. Mais, le fret aérien intérieur en- registre t-il un succès ? «Le fret aérien intérieur a en toute logique, un poids moindre que le fret extérieur puisqu’il est le plus confronté à la concurrence du rou- tier. Au niveau du fret aérien,il concerne essentiellement les continuations d’aéro- port vers aéroport», nous répondent nos interlocuteurs, lesquels préfèrent se concentrer sur d’autres cibles. Et de citer, comme prestation principale, le traitement et transport du fret ainsi que l’ensemble des prestations associées. Ce service peut s’inscrire dans le cadre d’un produit Général Cargo, décliné par processus et tarifs selon la nature de la marchandise, ou par une offre Cargo Express. En deuxième lieu, RAM Cargo offre également une assistance aux compa- gnies aériennes étrangères pour tout le traitement du fret au Maroc, notam- ment au niveau de la manutention. Quant à l’avenir de ce secteur, le dé- partement RAM Cargo sait qu’il ac- compagne les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Etranger dans tous les domaines, de l’agriculture à l’in- dustriel en passant par l’artisanat et le textile. Le commerce extérieur maro- cain dans sa globalité pourra toujours miser sur un réseau de fret aérien dont la densification constante accompagne son développement. Royal Air Maroc est au service des opérateurs économiques engagés dans le commerce extérieur et contribue à accroître leur compétitivité. Toutefois, à l’instar d’autres modes de transport (peut-être plus que d’autres), l’aérien n’est pas à l’abri d’aléas hasardeux qui peuvent freiner son activité et par conséquent affecter son chiffre d’affaires.

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

L’offre logistique commence à s’étoffer, mais la demande est encore insuffisante

Les exportateurs recourent trop faiblement à l’externalisation logistique.

La maîtrise de la chaîne permet d’être compétitif De nombreuses solutions

innovantes arrivent sur le marché.

D ans la continuité du contrat- programme, la mise à niveau des opérateurs des transports est intimement liée à la mise

en place d’infrastructures modernes dé- diées à la logistique. Des plateformes, dont la plus importante est à Zenata, doivent permettre de canaliser et opti- miser les flux. Mais les défis à relever res- tent de taille aussi bien au niveau de l’offre que la demande.

Chaîne logistique

Chaîne logistique

Selon Abdelali Berrada, organisateur de Logima (Salon international des métiers du transport et de la logis- tique), le Maroc est un pays qui œuvre pour l’édification d’un système éco- nomique moderne, productif et com- pétitif. En se fixant comme objectif de consolider sa position dans l’écono- mie mondiale, il était essentiel qu’il améliore son secteur logistique et sa chaîne d’approvisionnement pour être compétitif à l’échelle internationale. En effet, avec les plans sectoriels, le

programme de modernisation du com- merce intérieur, les stratégies de dé- veloppement régionales…, le Maroc connaîtra dans les années à venir un véritable bond en avant dans son dé- veloppement économique et social. Dans ce cadre, la logistique est étroi- tement liée à l’accompagnement et l’amélioration de l’efficience de tous ces projets et programmes. La simpli- fication des procédures douanières, la politique des réformes et de libérali- sation des différents modes de trans- port (terrestre, maritime, aérien), les grands chantiers d’infrastructures (portuaires, autoroutières), et aujour- d’hui la nouvelle stratégie nationale logistique sont autant de facteurs qui apportent des solutions concrètes au développement du secteur. Ceci dit, et malgré tous ces efforts, la logistique locale reste assez chère ne serait-ce que par rapport aux concurrents immé- diats. Si on se réfère à l’étude réalisée conjointement par le ministère de l’équipement et du transport et la Banque Mondiale en 2006, les coûts globaux de la logistique au Maroc re- présentent environ 20% du PIB, alors qu’ils sont de l’ordre de 10% à 16% dans les pays de l’Union Européenne, et de 15 à 17% au Brésil, au Mexique ou en Chine.Toujours selon Abdela- li Berrada, si nous voulons que le Ma- roc soit une véritable plateforme de production et d’investissement régio- nale, et préserver la compétitivité glo- bale de nos exportations, nous devons améliorer notre secteur logistique, et cela passe aussi par un partenariat ef-

logistique, et cela passe aussi par un partenariat ef- ■ Le Maroc a des concurrents sérieux,

Le Maroc a des concurrents sérieux, mais tout est programmé pour se faire une place dans les échanges commerciaux internationaux.

ficace entre le secteur public et pri- vé. Notre spécialiste affirme aussi que le Maroc a plusieurs atouts, notam- ment sa proximité géographique avec le marché européen, la qualité de ses infrastructures autoroutières et por- tuaires, sa bonne intégration dans l’or- ganisation des transports internatio- naux. Cependant, pour un pays qui entre peu à peu dans la concurrence internationale, le Maroc est confron- té à des concurrents puissants, voisins et lointains tels que les pays de l’Eu-

rope de l’Est, la Turquie, sans parler de la Chine ou du Brésil. Face à ce constat, nous ne pouvons que légiti- mement nous interroger quant aux freins dont pâtit le secteur. Abdelali Berrada indique que «les obstacles sont nombreux, notamment le manque de co- opération entre les différents acteurs du secteur, la fragmentation et l’atomisation du transport routier dont la majorité des opérateurs sont dans l’informel, les coûts du transport et des frais d’approche des

… / …

les coûts du transport et des frais d’approche des … / … 9 La Vie éco

9 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

… / …

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

opérations d’import et d’export, le faible recours à l’externalisation des opérations logistiques par les entreprises, le manque de compétences managériales et tech- niques, la faible utilisation des technolo- gies de l’information, l’indisponibilité ac- tuelle du foncier public pour la création de zones logistiques, la faiblesse de l’offre des services logistiques au niveau de pres- tataires spécialisés et de plates-formes pour la massification et l’optimisation des flux de marchandises,l’inexistence de solutions de transport multimodal…». Puisqu’il s’agit d’un secteur qui connaît une croissance exponentielle, la logistique a donc un avenir radieux et devrait in- téresser de nombreux jeunes désireux de faire leur entrée sur le marché de l’emploi au sein d’une filière promet- teuse, diversifiée et valorisante. Alors, les métiers de la logistique sont-ils bien promus et connus localement ? «A part les entreprises qui ont intégré la logistique dans leur stratégie et leur structure or- ganisationnelle comme les grands groupes industriels et la distribution moderne, les métiers de la logistique restent assez mé- connus par la majorité des entreprises ma- rocaines. En effet,rares sont les entreprises qui disposent d’une structure logistique identifiée, ou d’outils pour engager une démarche permettant de mesurer et d’améliorer leur performance par l’élimi- nation des gaspillages, la maîtrise des

coûts, la réduction des stocks, le respect des délais, l’amélioration du taux de service, le gain de parts de marché,… Pour y remé- dier, il y a des efforts à fai- re au niveau de l’infor- mation et de la sensibili- sation du tissu industriel et commercial sur les avan- tages que peut conférer la logistique et son impact sur leur compétitivité et leur performance. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de Logima qui cherche, à la fois, à aider les entre- prises dans l’enrichisse- ment de leur culture logis- tique et à valoriser les mé- tiers de la chaîne du trans- port et de la logistique», note Abdelali Berrada. Interrogé sur un salon tel Logima, son organi- sateur précise que Logi- ma a été créé en 2005 dans l’objectif d’appor- ter une contribution ac- tive dans le développe- ment de la culture lo- gistique au Maroc. En effet, dans le contexte actuel marqué par des défis et des opportuni-

le contexte actuel marqué par des défis et des opportuni- BEAUCOUP D’ENTREPRISES, SURTOUT LES PME, N’ONT

BEAUCOUP D’ENTREPRISES, SURTOUT LES PME, N’ONT PAS ENCORE INTÉGRÉ LA DIMENSION LOGISTIQUE DANS LEUR BUSINESS MODEL

INTÉGRÉ LA DIMENSION LOGISTIQUE DANS LEUR BUSINESS MODEL tés, les entreprises maro- caines doivent se prépa-

tés, les entreprises maro- caines doivent se prépa- rer aux mutations en cours et aux évolutions futures pour rester dans la course internationale, et ce, en intégrant la don- ne logistique dans leur stratégie. Logima s’inscrit dans cette dynamique, et sa vocation est précisé- ment de les aider à ap- préhender et à anticiper cette nouvelle donne pour survivre et croître dans un marché de plus en plus concurrentiel. Aussi, et depuis plus de 6 ans, Logima cherche à s’adapter pour mieux ré- pondre aux besoins et aux attentes des secteurs- clients, tout en poursui- vant sa vocation premiè- re qui est celle de per- mettre aux entreprises de développer leur perfor- mance en leur donnant les clés afin d’optimiser leur chaîne logistique ; or- ganiser un moment convivial, de partage et d’échange d’informations et d’expériences concrè- tes ; faire un point régu-

lier sur les évolutions et les tendances de la logistique au niveau national et international ; offrir une véritable vi- trine et une vision optimale des pro- duits, services, solutions et savoir-fai- re des métiers du transport et de la lo- gistique ; fédérer une profession aux composantes diversifiées autour d’une plate-forme annuelle de rencontres, de contacts et d’affaires. Pour toutes ces raisons, Logima n’est pas unique- ment un simple salon, c’est un en- semble d’expertises et de solutions qui permet aux dirigeants d’entreprises de disposer des atouts nécessaires pour gagner en compétitivité et en perfor- mance aussi bien sur les aspects stra- tégiques, commerciaux, qu’opéra- tionnels. Il leur permet ainsi d’obte- nir l’information recherchée, d’avoir des réponses aux questions d’optimi- sation des outils et ressources, de trou- ver des solutions ou des concepts per- formants, de lier des partenariats, d’agrandir leur réseau de prestataires et de faire, en fait, de leur logistique un centre de profit. La réussite des cinq premières éditions de Logima té- moigne de l’intérêt croissant que por- tent les opérateurs économiques à la logistique, cette nouvelle discipline qui est devenue une variable essentielle dans toutes les stratégies compétitives. Par ailleurs, le secteur de la logistique, longtemps assimilée et cantonnée au

Nous contacter :

Nous contacter :

Nous contacter :

10 La Vie éco – Vendredi  janvier 

transport, commence petit à petit à prendre forme et à acquérir ces der- nières années ses titres de noblesse pour devenir progressivement un sec- teur à part entière et digne d’intérêt. C’est un secteur dynamique et à for- te valeur ajoutée dont l’évolution de son poids économique, sa contribu- tion dans le développement territorial et la création d’emplois sont indé- niables. Enthousiaste, Abdelali Berra- da considère la logistique «comme un secteur d’avenir. Il a, de toute évidence, un rôle important à jouer dans la per- formance des entreprises, des secteurs, des territoires et de notre pays. Comment ne pas être optimiste alors que la logistique, cette ambition nouvelle et complémentai- re, se positionne aujourd’hui comme le le- vier fondamental de la vision stratégique audacieuse et volontariste portée par les plus hautes autorités de notre pays». Il est vrai que les chiffres semblent lui don- ner raison. Malgré l’imprécision des statistiques et dans l’attente de la mi- se en place de l’observatoire de la com- pétitivité logistique, le secteur repré- sente tout de même 6% du PIB et 9% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire et emploie quelque 110 000 employés, soit 10% de la population active ur- baine !

Plateformes et services

Plateformes et services

Militzer & Münch Maroc SA, fon- dé en 1986, est aujourd’hui un des ac- teurs incontournables du transport multimodal : 2 plateformes sous doua- ne sur Casablanca (19 000 m 2 ) etTan- ger (2000 m 2 ), service de groupage route hebdomadaire garanti depuis et vers l’Europe, service maritime et aé- rien depuis et vers toutes zones via un réseau propre, solutions logistiques sur Casablanca et de dédouanement via la filiale de transit Spedimex Maroc Le DG de M&M, Olivier Antoniotti, chapeaute quasiment toutes les branches sectorielles de la logistique. Son expertise est donc édifiante. Quid de la santé des secteurs des transports et de la logistique au niveau national? «Depuis quelques années, on assiste à une profonde mutation du secteur des trans- ports et de la logistique au travers d’un alignement sur les standards internatio- naux. Cela se traduit concrètement par un développement des structures (auto- routes, Tanger Med…), par l’émergence de zone logistique et surtout par une va- lorisation qualitative de l’offre, que ce soit par des prestataires immobiliers mais éga- lement des prestataires logistiques. Ce vi- rage nécessaire démontre très clairement les ambitions du pays et permettra une

amélioration très sensible de la mise en place d’une supply chain qualitative et performante tant au niveau national, qu’international». Ce manager se montre également en- thousiaste quant à la mi- se en place du nouveau code de la route en affir- mant que «c’était à notre sens une nécessité et notam- ment dans le cadre du trans- port de marchandises. A notre échelle, ce virage avait déjà été pris il y a quelques années avec une mise à ni- veau de notre organisation et surtout celle de nos sous- traitants. Cela passait no- tamment par la mise en ligne de matériel récent aux normes internationales, à la

souscription de contrat d’as- surance spécifique à notre profession, à la mise en pla- ce de tachygraphe sur l’en- semble du parc et bien évi- demment à l’embauche de chauffeur ayant l’expérien- ce de la conduite de poids lourds.Aujourd’hui, la for- malisation de ce nouveau code ainsi que les mesures d’accompagnement notam- ment dans la formation aux métiers du transport et de la

conduite tirera inévitable- ment la profession vers le haut. Nous espérons égale- ment que l’informel sera ré- duit au fur et à mesure afin de garantir une concurren- ce saine sur le marché». Puisse-t-il être entendu ! Pour ce qui concerne le type de transport TIR, Olivier Antoniotti note que la libéralisation du transport a permis un dé- veloppement du transport TIR. Il reste cependant beaucoup de travail à ef- fectuer et particulière- ment dans l’amélioration de la flui- dité des marchandises. On peut no- tamment citer l’importance de la mi- se en place du statut d’opérateur éco- nomique (OEA), la dématérialisation

des documents à l’export et la géné- ralisation de l’EDI pour l’ensemble des acteurs dans le cadre d’une com- munauté portuaire ou aéroportuaire. Vu que cette filiale de multinationale dont la maison mère a été fon- dée en 1880 est spécia- lisée dans le transport multimodal, une ques- tion basique s’impose :

aérien, voie maritime, réseaux routier et ferro- viaire…, quels types de moyens choisir pour quels types de besoin ? «Le choix d’un type de transport est une question essentielle pour l’ensemble de nos clients. En qualité de professionnel,nous nous

devons de renseigner et de proposer le service le plus adapté en tenant compte de plusieurs critères. Bien entendu le coût du trans- port est un élément im- portant mais il convient d’étudier avec le client la spécificité de ces opéra- tions. Le délai, le type de marchandise, la destina- tion ou la provenance, la valeur de la marchandise, le risque marchandise, la

quantité,la fréquence,sont autant d’éléments qui doi- vent permettre d’aiguiller au mieux la décision. A notre niveau, Militzer & Münch a fait le choix de proposer la plus large pa- lette que ce soit en trans- port, routier, maritime et aérien en association avec des services tels que le transit et la prestation lo- gistique», répond notre DG, lequel reconnaît que le pays répond aux standards internatio- naux en la matière. Mê- me s’il reste encore beaucoup de cho- se à faire, le transport a considérable- ment évolué que ce soit à travers la mi- se à niveau des prestataires mais éga- lement des infrastructures aéropor-

prestataires mais éga- lement des infrastructures aéropor- LA LOGISTIQUE PÈSE % DU PIB ET EMPLOIE ACTUELLEMENT

LA LOGISTIQUE PÈSE % DU PIB ET EMPLOIE ACTUELLEMENT   PERSONNES SOIT % DE LA POPULATION ACTIVE URBAINE.

PERSONNES SOIT % DE LA POPULATION ACTIVE URBAINE. SPÉCIAL TRANSPORT LOGISTIQUE & tuaires, portuaires et

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

tuaires, portuaires et routières. Quant à la concurrence, Olivier Antoniotti précise que l’ouverture du Maroc sur le commerce mondial a considéra- blement dopé les échanges et donc bien évidemment la concurrence. Sur ce point, il estime qu’une concurrence respectant les mêmes règles et une concurrence saine sont des moteurs de développement. De nombreuses solutions innovantes arrivent sur le marché ce qui oblige à évoluer en per- manence. «Nous avons toujours consi- déré chez Militzer & Münch que nous nous devions d’anticiper ces développe- ments. Nous avons notamment travaillé sur la communication clientèle tel que l’accès au tracking marchandise via notre site internet mais également au dévelop- pement de notre système d’information interne. Nous sommes d’ailleurs en plein chantier afin de répondre à la nouvelle réglementation ICS (Import Control Sys- tem) entrée en vigueur le 1 er janvier 2011 pour toute marchandise entrant sur le ter- ritoire de l’Union Européenne. Par ailleurs, c’est avec pertinence qu’il es- time que le secteur est à l’image du développement du Royaume : «Mê- me si les années 2009 et 2010 ont été en demi-teinte en terme de croissance, nous pensons que le secteur devrait se déve- lopper de manière très importante sur les prochaines années. C’est d’ailleurs dans cette optique que le ministère du trans- port a signé dernièrement le contrat pro- gramme logistique associé aux différents contrats spécifiques - transport de mar- chandises dangereuses - afin de poser les fondations d’un secteur en pleine mu- tation. Et dès lors qu’il se projette dans l’avenir, notre spécialiste prédit que le transport international restera un élé- ment très important. Mais il faut éga- lement compter sur un développement considérable en matière de logistique et de transport intérieur afin de proposer des solutions performantes à l’ensemble de la supply chain». Et de préciser :

«C’est d’ailleurs dans cette optique que Militzer & Münch démarre la construc- tion d’une plate-forme logistique sur Ca- sablanca en janvier 2011 devant nous permettre de proposer, sur une surface de 8 500 m 2 ,13 000 palettes de solutions lo- gistiques à notre clientèle associé à des so- lutions de transport sur le Royaume»

associé à des so- lutions de transport sur le Royaume » ■ 11 La Vie éco

11 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

Le Maroc a de quoi devenir une plateforme logistique pour le Maghreb et l’Afrique

Public et privé œuvrent pour rattraper le retard en matière de logistique.

Le foncier constitue le principal frein au développement des activités logistiques.

Contrairement aux multinationales, les entreprises nationales ont encore des

réticences à intégrer les process.

Quel bilan pouvez-vous faire de l’état actuel des secteurs de la logistique et des transports ?

MohamedTalal : Pour le secteur de la logistique, il est à noter que suite à l'étu- de de la Banque Mondiale en 2006, il est apparu que les coûts de la logistique représentait 20% du PIB marocain, alors que pour les pays de l'UE ce taux variait entre 10% et 15% du PIB. La même étude classait le Maroc à la 94 e place pour l'indice de la performance logis- tique derrière des pays comme Bahreïn (36 e ), ou encore laTunisie (60 e ) ! Cet- te contre-performance vient amputer la compétitivité des entreprises marocaines ! Pour pallier ces déficiences, le minis- tère de l'équipement et du transport et la CGEM ont travaillé ensemble depuis 2007 accompagnés par un cabinet de renom, ce qui a donné lieu à l'élabora- tion d'un «Contrat Programme Logis- tique» régissant les grands axes d'orientation qui nous amèneront à améliorer notre compétitivité logis-

tique pour la ramener à 15% du PIB à l'horizon 2015, ainsi que d'autres in- dicateurs tout aussi im- portants telles que les émissions de CO2. Ce contrat programme a été signé par le gouvernement et la CGEM en avril der- nier, et apporte enfin des solutions, entre autres cel- le liée à la problématique du foncier, en logistique. Actuellement sont en cours de rédaction les dif- férents contrats d'applica- tion, en collaboration avec les parties concernées :

MET, CGEM, Fédéra-

tions, Administrations pu- bliques ; découlant dudit contrat programme avec l'échéance à mi-2011 pour leur déploiement. Il est à noter que le contrat programme logistique inclus «un contrat d'applicationTransport» qui est ac- tuellement fin près pour signature, et ce, grâce à un travail important entre la di- rection du transport du MET et la Fé- dération Nationale duTransport (FNT) accompagné par d'autres associations professionnelles du secteur. Le nouveau code de la route, qui est entré en vigueur le 1 er octobre dernier, a également per- mis de structurer le secteur en corrigeant sensiblement les distorsions entre les sec-

teurs formel et informel, amenant ces fi- lières informelles à rejoindre les entre- prises structurées, avec les conséquences positives que cela peut avoir sur la sé- curité des citoyens !

Le pays répond-t-il aux standards in-

ternationaux ?

Qu'appelez-vous standards interna- tionaux ? Si vous parlez de logistique il

y a lieu de rendre la nôtre plus compé-

titive pour offrir à nos entreprises une meilleure compétitivité à l'export, mais également à l'import et ce ne serait que par la réduction des délais ! Les entre- prises logistique doivent par contre ré- pondre à un souci de traçabilité exigées

par les entreprises exportatrices, car im- posées par les pays importateurs ! Pour cela les logisticiens marocains doivent investir en systèmes d'informations, et là le Maroc n'a pas à rougir car il exis- te aujourd'hui sur la place des entreprises de renom internationale mais aussi marocaines utilisant les

dernières technologies en la matière comme le WMS et la radiofréquen- ce, par exemple.

matière comme le WMS et la radiofréquen- ce, par exemple. LES LOGISTICIENS MAROCAINS DOIVENT INVESTIR DANS

LES LOGISTICIENS MAROCAINS DOIVENT INVESTIR DANS LA TECHNOLOGIE DE POINTE ET LES SYSTÈMES D’INFORMATIONS MODERNES POUR SE METTRE AUX STANDARDS INTERNATIONAUX

MODERNES POUR SE METTRE AUX STANDARDS INTERNATIONAUX ■ Quels sont les freins à son véritable élan

Quels sont les freins à son véritable élan ?

Les freins au véritable élan de la logistique sont en premier lieu la probléma- tique du foncier. Si le contrat programme est censé apporter un foncier public, il reste cependant à le mobiliser, ainsi que de terminer les travaux en cours entre les différentes administrations publiques, la FNT et les autres fédé-

rations et associations, en vue de la dématérialisation et la simplification des process. La catégorisation mise en place par la douane en est un exemple probant. Ces efforts permet- tront une réduction conséquente des coûts et surtout la réduction des délais d'import et d'export.

Selon vous que faudrait-il faire afin

de pallier ces carences ?

Le chemin reste parsemé d'embûches.

Cependant depuis avril 2010, cette voie

a le mérite d'exister et nous permettra

d'avancer tout en apportant les correc- tions nécessaires au fur et à mesure de

Mohamed Talal PDG de la Voie Express et président de la Commission logistique à la

Mohamed Talal

PDG de la Voie Express et président de la Commission logistique à la CGEM

Les entreprises marocaines ont besoin d’atteindre la taille critique qui leur permet de réaliser des économies d’échelle. Le Maghreb et l'Afrique sont des marchés qui offrent cette possibilité.

son déploiement à travers les différents contrats d'application. Ce que nous de- vrons faire, c'est surtout fédérer tous les acteurs de la chaîne logistique, pour qu'ils apportent leurs expertises au ser- vice de l'amélioration de la compétitivi- té de notre pays qui est entré dans l'ère de la mondialisation par la grande por- te. Citons simplement les accords de libre échange, statut avancé avec l'UE…

Transport de personnel ou de mar- chandises, gestion du parc automobi- le, fret, messagerie rapide, stockage…, le pays possède t-il un fort potentiel ?

Le pays possède bien entendu un fort potentiel. Mais je dirais que les opéra-

teurs d'aujourd'hui regardent par-des- sus l'épaule du Maroc, en lorgnant des marchés tels que le Maghreb et l'Afrique, des marchés qui donneront aux entre- prises marocaines cette économie d'échelle nécessaire pour atteindre la taille critique recherchée. Le Maroc tout entier sera demain une plateforme lo- gistique régionale pour l'Afrique et le Maghreb. La volonté de notre pays dans ce sens est illustré par le Méga projet de Tanger Med, et concrétisé par des clients tels que Renault qui s'implante à Mel- loussa et qui compte exporter une ma- jeure partie de sa production au Magh- reb. La logistique viendra donc emboi- ter le pas à des secteurs tels que la fi-

12 La Vie éco – Vendredi  janvier 

nance, le BTP, qui eux sont déjà en Afrique !

La clientèle potentielle répond-t-el-

le favorablement aux offres en la ma- tière ou se montrent-t-elle hésitante ?

Les multinationales se tournent ins- tinctivement vers les prestations logis- tiques et en font un levier de gain de compétitivité, de flexibilité et de réacti- vité face à des marchés

fluctuants, et un environ- nement où le long terme se limite à 1 an! Les en- treprises marocaines sont plus réticentes, mais la du- re loi de la concurrence (nationale et étrangère), les amènera à plus de maîtri- se de leurs coûts, de re- cherche d'indépendance vis-à-vis des fluctuations des marches, et de réacti- vité face à des besoins des consommateurs de plus en plus infidèles du fait d'une offre pléthorique ; mon- dialisation oblige !

pliqué plus haut. Ce partenariat Public- privé est une condition sine-qua none,

si nous voulons réussir cette entrée dans la mondialisation, et devenir un pays «opérateur logistique» pour l'Afrique, et rendre notre industrie compétitive ; fa- ce à des pays notamment européens plus compétitifs que nous aujourd'hui (grâ- ce à une logistique per- formante) et surtout à la crise économique euro- péenne qui les rend plus

agressifs envers des pays émergents tel que le nôtre, où d'autres pays émer- gents cibles des exporta- teurs nationaux.

pays émer- gents cibles des exporta- teurs nationaux. BEAUCOUP D’ENTREPRISES MAROCAINES N’ONT PAS ENCORE

BEAUCOUP D’ENTREPRISES MAROCAINES N’ONT PAS ENCORE PLEINEMENT INTEGRÉ LA DIMENSION LOGISTIQUE DANS LEURS ACTIVITÉS

INTEGRÉ LA DIMENSION LOGISTIQUE DANS LEURS ACTIVITÉS ■ Comment-voyez-vous l'avenir de ces deux sec-

Comment-voyez-vous l'avenir de ces deux sec- teurs ? Quels sont les cré- neaux porteurs ?

Les différents plans sec- toriels comme Logistique, Rawaj, Emergence, Ma- rocVert, accompagnés de-

puis 10 ans par d'impor- tants investissements en infrastructures, auto- routes, routes, ponts, ain- si que l'ouverture à la concurrence de secteurs clés comme par exemple Mar- sa Maroc, Somaport,… pour les ports, voire le ciel avec l'Open Sky, montrent indéniablement l'engagement du pays

Les autorités de tutelle et les diffé-

rentes associations travaillent-elles de concert pour améliorer la situation glo- bale ?

Bien entendu, comme je l'ai déjà ex-

La concurrence deviendra de plus en plus rude dans le secteur et nous avons besoin

La concurrence deviendra de plus en plus rude dans le secteur et nous avons besoin de champions nationaux.

dans sa volonté d'ouverture et de per- formance industrielles. Plusieurs sont encore ouverts et d'autres viendront en fonction notamment de l'évolution de l'économie mondiale. Par conséquent, les secteurs de la logistique et du trans- port au Maroc ne pourront que se mettre au diapason des exigences des marchés et nous verrons dans les années à venir, l'émergence d'opérateurs natio-

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

naux performants, mais aussi l'arrivée de plus en plus nombreux d'opérateurs étrangers ; la crise mondiale accélérant le pas.

L'écologie est une notion cruciale. Transport et logistique vont-ils inté- grer cette valeur dans leur dévelop- pement ?

Cette valeur est très largement inclu- se dans le contrat programme puisque l'objectif de ce dernier, est de réduire de 35% les émissions de CO2 à l'horizon 2015, mais surtout nous parlerons d'em- preinte carbone. Cette performance est rendue possible grâce à plusieurs ac- tions, notamment la massification des flux par le biais de plateformes logis- tiques qui permettront de grouper les marchandises et les transporter sur des ensembles routiers type semi-remorques au lieu de petits camions, ce qui rédui- ra considérablement les émissions de CO2 par tonne transportée. Il y a aus- si les primes à la casse initiée pour ra- jeunir le parc, et par là avoir des véhi- cules avec des moteurs de dernière gé- nération avec injections électroniques et donc des consommations aux 100 kms de 30% inférieures. Par ailleurs, le développement des infrastructures rou- tières et autoroutières apporteront des réductions conséquentes de consom- mation, et par conséquent une em- preinte carbone moindre.

mation, et par conséquent une em- preinte carbone moindre. 13 La Vie éco – Vendredi 

13 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

Transport du personnel, un créneau qui marche

Externaliser le transport du personnel est profitable financièrement et permet un recentrage sur son cœur de métier Les sociétés qui opèrent dans ce secteur ont des charges trop importantes qui freinent leur développement Pourtant, les sollicitations ne manquent pas, et pas seulement à Casablanca.

L orsque l’on circule aux heures de pointe, on croise de plus en plus de minibus dédiés au transport du personnel. Ils pa-

raissent en excellent état et on se dit forcément qu’il s’agit là d’une bon- ne initiative de la part des entreprises à l’égard de leurs employés, lesquels évitent ainsi les tracas des transports urbains classiques, sans omettre l’as- pect pécunier de la chose. Bref, l’en- trepreneur comme ses salariés sem- blent y gagner. C’est sans doute pour cela que cette branche semble se dé- velopper de façon exponentielle. In- terrogé à ce sujet, Mohamed Zidani, directeur technique de SMTT (So- ciété marocaine de transport touris- tique), fondée en 1961, reconnaît que le transport du personnel enregistre

un franc succès au Maroc. D’ailleurs, SMTT a créé sa propre filiale spécia- lisée en 1983.Toujours selon cette op- tique, Mohamed Zidani affirme que «les mentalités évoluent et que les filiales de multinationales,tout comme les PME- PMI, recourent de plus en plus à ce ty- pe de service,car ça leur permet de se ren- contrer sur leur cœur de métier». Et d’ajouter : «A titre d’exemple,nous avons comme client une société spécialisée dans le secteur électronique pour le compte de laquelle nous transportons quotidienne- ment 2 500 employés.Inversement,la plus petite mobilise un seul véhicule pour 24 personnes». Globalement, le portefeuille clientèle de SMTT, qui comprend le transport quotidien de 3 200 em- ployés, nécessite 80 véhicules de 24 à 29 places. Quant au mode opératoire,

 

Publi rédactionnel

DACHSER,

la rigueur logistique allemande au Maroc

 

DACHSER, puissant opérateur logistique au niveau international est aujourd’hui le seul prestataire logistique au Maroc à offrir un service global et intégré combinant transport et gestion de stock. Son réseau terrestre dessert les plus grandes agglomérations urbaines et des lignes quotidiennes et régulières assurent l’approvisionnement et la distribution en obéissant au plus haut degré d’exigence. En conjuguant les solutions de transport avec les structures d’entreposage et la gestion de supply chain, l’objectif affiché de DACHSER Morocco est de proposer une logistique intelligente et performante.

DACHSER, c’est la connexion à l’un des réseaux logistiques les plus vastes et les plus modernes d’Europe. L’éventail des prestations va des transports standard- isés aux prestations logistiques na- tionales et internationales complexes en passant par le fret maritime et aérien et la logistique contractuelle. DACHSER est présent au Maroc depuis 1984 (an- ciennement Graveleau Maroc).

et aérien et la logistique contractuelle. DACHSER est présent au Maroc depuis 1984 (an- ciennement Graveleau

Poussée par sa volonté d’innover et de faire partie des leaders en matière de qualité, DACHSER se distingue au Maroc, de ses concurrents nationaux et internationaux par :

 

Plus de 25 ans d’expérience dans le transport et la logistique au Maroc

Plus de 130 collaborateurs de DACHSER Morocco à votre service

Une surface totale d’exploitation de 40 000 m 2

2 magasins et aires de dédouanement (M.E.A.D) à Casablanca et à Tanger pour le transport routier international

Une plate-forme logistique à Mohammédia dédiée à la logistique et au transport national

Un bureau de liaison à l’aéroport international Mohammed V

Un bureau de liaison au port de Tanger Med

Agrément IATA

Agrément de transitaire en douanes

Agrément Entrepôt Privé Particulier

en douanes ■ Agrément Entrepôt Privé Particulier ■ Malgré son développement, le secteur reste alourdi

Malgré son développement, le secteur reste alourdi par les démarches

administratives notamment en ce qui concerne les obtentions d’autorisations de

la mise en circulation de tout nouveau véhicule.

il varie entre différents types de rotation : 1 en- trée à 8h00 et une sortie à 17h00 avec un seul chauffeur, jusqu’au 3 x 8. Si les entreprises sont de plus en plus nom- breuses à répondre favo- rablement à ce type de transport, Mohamed Zi- dani indique que la prin- cipale réticence existe encore dans le secteur scolaire. Pourtant, force est d’admettre que cer- taines écoles ne respec- tent pas les normes de sécurité basiques en em- barquant parfois 40 gosses dans un minibus censés en transporter 25 ou 30 ! «Les parents d’élèves n’ont pas de poids de décision. En revanche, le nouveau code de la rou-

te va obliger les écoles à se mettre à niveau en la ma- tière : 24 ou 29 places as- sises avec ceintures de sé- curité, boîte à pharmacie, extincteur, mouchard…» indique Mohamed Zidani. Alors, peut- être que le déclic aura lieu et qu’une partie du transport scolaire jugera plus rentable de déléguer cette prestation aux sociétés spécialisées.

misme en nous citant les principaux freins que rencontre cette activité. A savoir l’investissement conséquent. Par exemple, un véhicule de 24 places coûte 520 000 DH TTC, auquel il faut ajou- ter le leasing sur 5ans. Une période parfois exi- gée par certains clients pour changer le parc mi- nibus. La cherté des as- surances est un autre frein. Curieusement, le bonus n’existe pas ! En revanche, l’assureur vous réclame 3 500 DH en cas de dommages corporels et 2 500 DH pour tout dégât matériel. La clien- tèle se montre aussi de plus en plus exigeante, ce qui occasionne des in- vestissements dans la mi-

se à niveau constante pour satisfaire les sou- haits souvent légitimes de cette dernière. Pour finir, Mohamed Zidani évoque également les lourdeurs administratives pour ce qui concer- ne les obtentions d’autorisations pour la mise en circulation de tout nouveau véhicule, surtout que ladite autorisa- tion doit être renouvelée chaque an- née !

autorisa- tion doit être renouvelée chaque an- née ! LE TRANSPORT SCOLAIRE CONSTITUE UN EXCELLENT GISEMENT

LE TRANSPORT SCOLAIRE CONSTITUE UN EXCELLENT GISEMENT D’AFFAIRES POUR LES PROFESSIONNELS . MAIS BEAUCOUP D’ÉCOLES REFUSENT POUR L’INSTANT D’EXTERNALISER L’ACTIVITÉ

REFUSENT POUR L’INSTANT D’EXTERNALISER L’ACTIVITÉ Fort potentiel Si le responsable de SMTT n’hési- te pas

Fort potentiel

Si le responsable de SMTT n’hési- te pas à confirmer que le marché est en plein et constant essor, qu’il s’agit même d’un secteur à fort potentiel et par conséquent promis à un bel ave- nir ; il relativise toutefois son opti-

Rien à perdre, tout à gagner

Pour notre professionnel, il va sans dire que la mise en place du nouveau code de la route est totalement posi- tive. «Le secteur va s’assainir. La prise en compte des risques est évidente. La vi-

14 La Vie éco – Vendredi  janvier 

gilance s’est accrue», note le responsable de SMTT. Néanmoins, ce dernier at- tire notre attention sur les mesures draconiennes liées à la visite technique. Et de nous citer un exemple édifiant :

«Pour un léger bris de glace, on vous obli- ge à changer le pare-brise. Le coût est de 3 000 DH. Or, bien souvent, l’usure des pièces, deux fois supérieures à celui des pays européens, est dû à l’état de notre chaussée. Nous sommes d’accord pour adopter des mesures strictes, mais dans ce cas précis, les autorités locales devraient aussi veiller à la maintenance du réseau routier du pays». Si toutes les entreprises sont forcément intéressées par le type de prestations qu’offrent les sociétés de transport du personnel, si cette ac- tivité demeure plus rentable que le transport touristique, paradoxalement, le retour sur investissement laisse à dé- sirer.

Charges trop lourdes

A plus d’un titre, le client y trouve son compte : il externalise une pres- tation qui réclame des compétences propres. Il ne se soucie plus de la ges- tion d’un éventuel parc automobile. Il adhère à un cahier des charges stricts. Il se recentre sur son cœur de métier. Quid du coût ? Chez SMTT, on nous indique qu’un véhicule effectuant une rotation ( 1 entrée, 1 sortie) avec un

effectuant une rotation ( 1 entrée, 1 sortie) avec un LA DEMANDE EST DE PLUS EN

LA DEMANDE EST DE PLUS EN PLUS CROISSANTE. MAIS LES OPÉRATEURS, À CAUSE DES INVESTISSEMENTS LOURDS NÉCESSAIRES AU DÉVELOPPEMENT DE LEURS INFRASTRUCTURES, SONT PARFOIS OBLIGÉS DE REFUSER DES CLIENTS

SONT PARFOIS OBLIGÉS DE REFUSER DES CLIENTS chauffeur coûte à l’entreprise entre 600 à 800 DHTTC

chauffeur coûte à l’entreprise entre 600 à 800 DHTTC par jour. Ce tarif est calculé en fonction du kilométra- ge du circuit parcouru en ajoutant di- vers frais (carburant, assurance, pneu- matique, entretien, visite technique…). Pour ce qui concerne les gros comptes, la tarification est générale- ment forfaitaire. Bref, si on part sur la base de 24 jours à 600 DH, on atteint la somme de 14 400 DH TTC par mois. Autant dire, un tarif attractif pour une tranquillité optimale. Mais la réalité est toute autre pour la société de transport de personnel. En effet,

Mohamed Zidani nous avoue être sol- licité plusieurs fois par semaine… pour finalement décliner l’offre ! Dans le même ordre d’idées, il nous indique avoir tenté l’expérience à Ra- bat puis à Fès, mais en vain. Certes, il reconnaît que toutes les villes du Royaume renferment un potentiel in- téressant, même encore pour ce qui concerne la capitale économique. En revanche, le directeur technique de SMTT affirme qu’un parfait déve- loppement nécessite «un suivi local. Il est donc impératif d’avoir une infra- structure située dans la zone géographique ; ce qui réclame un lourd investissement. Par exemple, SMTT qui opère seulement à Casablanca, transporte 3 200 salariés quotidiennement et emploie 120 employés

à plein temps. Nous sommes très sollici- tés, mais nous refusons souvent les de- mandes. S’implanter ailleurs est impen- sable. Si vous tenez compte du foncier,du bâti, du parc véhicules, du personnel, des charges multiples et variées…le retour sur investissement est improbable».

Lobbying

Pourtant, des sociétés opérant dans ce secteur semblent se développer de manière époustouflante. Mais sont- elles toutes transparentes ? Payent-elles leurs cotisations sociales ? Leur fisca- lité est-elle sans faille ? Finalement, on a l’impression d’être face à une acti- vité sectorielle qui n’est plus capable de répondre convenablement à la de- mande, notamment au niveau régio-

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

nal. Il serait donc dommage que des emplois ne soient pas créés dans ce domaine statistiquement promis à un avenir radieux. Afin de pallier ces ca- rences et déficits sectoriels, notre in- terlocuteur suggère que les différentes associations soient davantage soudées pour mener des actions intelligentes de lobbying, que la transparence ab- solue soit de mise et que l’exonération de certaines taxes (au même titre que les opérateurs de location longue du- rée) apparaissent. De la sorte, les charges seraient moins conséquentes, l’investissement moins lourd à sup- porter, son retour plus rapide ; ce qui permettrait l’émergence d’une activi- té de service apte à accompagner l’es- sor économique de la nation

apte à accompagner l’es- sor économique de la nation ■ 15 La Vie éco – Vendredi

15 La Vie éco – Vendredi  janvier 

SPÉCIAL

TRANSPORT

LOGISTIQUE

&

Futurs logisticiens cherchent formation appropriée

L’Etat doit faciliter la tâche au secteur privé, tant au niveau des procédures que du foncier   à   postes de logisticiens sont à pourvoir d’ici  En attendant, trouver de vrais professionnels est une gageure.

D aucuns s’accordent à recon- naître que la logistique est un secteur porteur. Or, à l’heu- re où la jeunesse cherche à

s’orienter vers des formations stimu- lantes et rémunératrices, qu’en est-il vraiment en la matière ? Puisque la de- mande est forte, l’offre suit-elle ? A ces questions légitimes, Nordine Tachfin, directeur associé chez Maxifret, nous renseigne sur plusieurs points. «Au- jourd’hui nous avons plus de visibilité sur les formations logistiques disponibles mê- me si elles ne sont pas encore très nom- breuses, il existe des opérateurs publics et privés,dont l’OFPPT,qui a beaucoup rat- trapé son retard dans ce domaine.Il est in- dispensable de mettre à niveau et de créer des formations pour les opérateurs de ba- se en formation continue pour les opéra- teurs en emploi ou à la recherche d’un em- ploi», note notre spécialiste. Et d’évo- quer également les formations Bac+2 (ISTL, IPLT,…) qui sont cependant encore rares et ne couvrent que cer- taines grandes villes du Royaume alors qu’elles représentent un besoin sur l’en- semble du territoire. Sans oublier les formations de type Master qui sont pré- sentes dans les écoles d’ingénieurs et de commerce (ESITH, ENCG, HEM…). «En revanche,il faut rester pru- dent sur les initiatives du privé de lancer des programmes 3 e cycle spécialisés en lo- gistique sans régulation afin d’éviter l’in- adéquation avec le marché de l’emploi.En général,toutes ces formations post-bac dans le domaine du transport et de la logistique s’élève à 20 000 ou 30 000 DH l’année, il s’agit le plus souvent de diplômes délo- calisés d’universités européennes», souligne NordineTachfin. Et d’ajouter : «Plus de 60 000 postes sont attendus à l’horizon 2015 pour accompagner le développement du secteur.Autant dire que la formation figure parmi les volets les plus importants du contrat programme, maillon essentiel dans la stratégie logistique. Il y a une vé- ritable difficulté à trouver des opération- nels capables d’assurer le bon déroulement des opérations logistiques et c’est là où la plus grande attention doit être portée.Jus- qu’ici, l’offre a surtout ciblé la formation de cadres avec la multiplication de mas- ters, créant ainsi un décalage avec le be- soin réel du marché.La logistique n’a pas autant besoin de profils cadres avec une vi- sion globale de la supply chain et qui n’ont pas forcément,de par leur formation,l’acui- té opérationnelle.Donc,nombreux sont les lauréats qui se retrouvent sans emploi à la fin de leurs études.Aujourd’hui, le besoin se situe principalement au niveau des opé- rateurs d’exécution, et des profils du type management intermédiaire intégrant effi- cacité opérationnelle et très bonne exper-

tise métier.L’initiative d’un plan national de formation aux métiers de la logistique est en cours de mise en œuvre afin d’évi- ter toute inadéquation de l’offre de forma- tion. On dénombre une vingtaine de pro- fils ciblés qu’il faut former d’urgence pour accompagner le développement du secteur. Par exemple,chez Maxifret,nous sommes allés plus loin en créant G-log, un centre de formation qui regroupe l’ensemble des métiers au sein d’un entrepôt en fédérant les personnes formées autour d’une com- munauté logistique, facilitant ainsi leurs insertions dans les entreprises à travers un réseau de professionnels».

Recrutement difficile

Laurent Majerus, directeur général et consultant de CCE Logistique, a aussi un avis pertinent en la matière. Pour cet ancien logisticien reconverti dans la formation rigoureuse, il va sans dire que les domaines des transports et de la logistique sont promis à un bel avenir. Laurent Majerus note qu’il exis- te exclusivement des cursus universi-

taires avec de nombreuses offres de Masters plus ou moins sérieuses toutes aussi spécialisées les unes que les autres. Ceci dit, il reconnaît aussi que l’OFPPT commence à s’organiser au- tour de ces métiers. Il n’y a pas encore de formation continue sur des strates d’opérateurs de terrain. On peut noter l’émergence de nom-

breuses formations aux métiers de la logistique au sein d’écoles privées et de facultés, les cycles propo- sés s’adressent principale- ment à des futurs mana- gers.Toutefois, selon Lau- rent Majerus, celles-ci res- tent beaucoup trop acadé- miques et n’intègrent pas assez de «pratique» ou de mise en situation. Ce der- nier note aussi l’apparition d’un certain nombre de cabinets qui proposent dans leur catalogue des formations pour opérateur logistique sans pour autant avoir l’expérience et le sa- voir-faire. Le constat est donc mitigé.

tique et pédagogique leurs savoir-faire et ex- périences. Aujourd’hui, des experts étrangers qui ont connu cette trans- formation dans leurs pays mettent en place les briques des futurs modules qu’il va falloir dispenser dans les an- nées à venir», explique Laurent Majerus, le- quel nous indique aussi les créneaux les plus porteurs. A sa- voir ceux qui sont en rapport direct avec le contrat programme logistique et le nou- veau code de la rou- te. L’ensemble des métiers de la supply chain vont se profes- sionnaliser. La mise en place de la carte professionnelle pour les conducteurs rou- tiers, le CACES pour les conducteurs d’en- gins de manutention et deTP, les fonctions liées aux opérations

de manutention et deTP, les fonctions liées aux opérations nistères concernés, la CGEM, l’OFPPT et les

nistères concernés, la CGEM, l’OFPPT et les institutions ou sociétés privées, marchent de conserve pour dé- velopper les modules nécessaires afin de les adapter à la culture et au contex- te marocain.

La bonne voie

Ceci-dit, des questions concrètes méritent d’être posées. En effet, quels types de débouchés pourraient émer- ger ? Quels sont les emplois directs et indirects annuels? Les prétentions sa- lariales ? Selon Laurent Majerus, «au- jourd’hui nous pouvons mettre en avant que la CGEM par le biais de sa com- mission logistique a entamé une réflexion globale sur l’ensemble de la chaîne logis- tique et ses acteurs : répertoire des postes, grille de salaire, formation adéquate,… Les chiffres annoncés par le contrat pro- gramme sont de l’ordre de 45 000 opéra- teurs à former à l’horizon 2015 et plus du double pour 2030 comme emplois di- rects et autour de 30 000 emplois indi- rects, selon mon estimation». Quant aux qualités requises pour devenir un bon lauréat et par conséquent un bon lo- gisticien, Laurent Majerus cite : prag- matisme, réactivité, anticipation, écou- te client, être une force de proposition, sérénité, logique, esprit de synthèse et analytique

de ba- se (réception, prépara- tion de commande, in- ventaires,…) sont autant de pistes et de modules à transmettre dans les règles de l’art, les régle- mentations internatio- nales en vigueur et des experts accrédités. Mais alors, étudiants ou pro- fessionnels, qu’est-ce qui doit répondre à leurs be- soins spécifiques ? «Le besoin des entreprises reste sur les strates les plus fon- damentales de la chaîne lo- gistique. Le recours à l’ou- til informatique nécessite que les postes d’opérateurs

(préparateurs de com- mandes, caristes, invento- ristes, administratifs, ges- tion des approvisionne- ments, achats) doivent in fine se profes- sionnaliser et créer la valeur que la chaîne logistique doit être en mesure d’apporter à l’entreprise», indique le spécialiste qui reconnaît que privé et public œuvrent en bonne intelligence. Selon lui, les ins- tances représentatives mettent tout en œuvre pour réussir le challenge que le Maroc s’est fixé au travers du contrat programme logistique. En effet les mi-

au travers du contrat programme logistique. En effet les mi- IL Y A UNE VINGTAINE DE

IL Y A UNE VINGTAINE DE PROFILS, ESSENTIELLEMENT DANS L’OPÉRATIONNEL, OÙ IL EST URGENT DE COMMENCER TRÈS RAPIDEMENT À FORMER DES JEUNES

URGENT DE COMMENCER TRÈS RAPIDEMENT À FORMER DES JEUNES Beaucoup à faire «Ces carences peuvent être

Beaucoup à faire

«Ces carences peuvent être palliées par l’apport de l’expertise terrain. Les forma- tions doivent se faire en alternance. Il va falloir attendre quelques années pour voir enfin les jeunes d’aujourd’hui devenir des quadras avertis dans ce domaine qui pour- ront alors transmettre de façon pragma-

16 La Vie éco – Vendredi  janvier 