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Pulsati ns Journal d’information gratuit Mai 2009 www.hug-ge.ch
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d’information gratuit Mai 2009 www.hug-ge.ch ACTUALITé Greffe de rein: remise en forme page 6 REPORTAGE Au

Greffe de rein:

remise en forme

page 6

REPORTAGE
REPORTAGE

Au cœur des laboratoires

pages 14- 15

INTERVIEW

6 REPORTAGE Au cœur des laboratoires pages 14- 15 INTERVIEW Pause philosophie avec Alexandre Jollien page

Pause philosophie

avec Alexandre Jollien

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DOSSIER Zoom sur la recherche clinique pages 8-13
DOSSIER
Zoom sur la
recherche clinique
pages 8-13
page 24 DOSSIER Zoom sur la recherche clinique pages 8-13 Route de Saint Julien, 7 -
Route de Saint Julien, 7 - 1227 Carouge 022 307 12 12 - info@oneplacement.com
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Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 2 Sommaire Actualité Les fibromes altèrent la vie des

Sommaire

Actualité Les fibromes altèrent la vie des femmes « Je ne supporte pas d’être dépendante » Prix Leenaards :

les HUG primés Se remettre en forme après une greffe de rein Affronter le retard mental en réseau

3

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7

Dossier La recherche clinique, méconnue et indispensable Maladie de Chagas :

8-9

une infection émergente en Europe Etes-vous sous l’emprise du web ? Pancréatite et péridurale Cannabis : les médecins de famille en première ligne

10

11

12

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Reportage Au cœur des laboratoires

14-15

Coulisses Oublier un instant la maladie La radiologie des urgences forme ici et s’exporte à l’Est « A vélo au boulot »

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Culture Entre intérieur et extérieur

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Agenda

22-23

Interview d’Alexandre Jollien « Lire Platon, entre un spa et un fitness… »

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« Lire Platon, entre un spa et un fitness… » 24 Journal d’information gratuit des Hôpitaux

Journal d’information gratuit des Hôpitaux universitaires de Genève

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Editeur responsable Bernard Gruson Responsable des publications Agnès Reffet Rédacteur en chef ad interim Giuseppe Costa Courriel : pulsations-hug@hcuge.ch

Abonnements et rédaction Service de la communication Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 CH-1211 Genève 14 Tél. +41 (0)22 305 40 15 Fax +41 (0)22 305 56 10

Les manuscrits ou propositions d’articles sont à adresser à la rédaction. La reproduction totale ou partielle des articles contenus dans Pulsations est autorisée, libre de droits, avec mention obligatoire de la source.

Régie publicitaire Contactez Imédia SA (Hervé Doussin) :

Tél. +41 (0)22 307 88 95 Fax +41 (0)22 307 88 90 Courriel : hdoussin@imedia-sa.ch

Conception/réalisation csm sa Impression ATAR Roto Presse SA

Tirage 33 000 exemplaires

Leurs vies sont entre nos mains

Le 5 mai, l’OMS organise une journée mondiale de sensibilisation à l’hygiène des mains.

Chaque jour, 1,4 million de pa-

tients contractent une infection dans les hôpitaux du monde.

A cela s’ajoutent toutes celles

acquises lors des soins extra- hospitaliers. En tout, ce sont des centaines de millions de personnes qui, chaque année, sont exposées à une maladie nosocomiale. Ces infections compliquent 5 à 15% des hospi- talisations en soins aigus dans les pays développés, davantage encore dans les pays en déve- loppement. Elles compromettent gravement la sécurité des pa- tients. Et elles sont évitables. En octobre 2005, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lan-

çait le premier défi mondial pour

la sécurité des patients, avec

pour objectif de réduire les in-

fections liées aux soins, notam- ment par la promotion de l’hy-

giène des mains. Ce programme, baptisé Clean Care is Safer Care,

domaine. Trois ans plus tard, 116 pays, représentant plus de 85% de la population mondiale, y ont adhéré, faisant de la prévention des infections une priorité de

leur politique de santé. A ce jour, 40 d’entre eux ont développé des campagnes de promotion

à l’échelle nationale, diffusant

largement les outils élaborés par l’OMS sur la base des recherches et développements effectués aux HUG. Ce 5 mai, l’OMS rappellera l’im- portance cruciale de l’hygiène des mains dans le processus de soins dans le cadre d’une Jour- née mondiale de sensibilisation.

A

cette occasion, les hôpitaux

sion de rappeler aux soignants du monde entier qu’à chaque étape du processus de soins, c’est au sens propre la vie des patients qu’ils tiennent entre leurs mains.

Professeur Didier Pittet Médecin adjoint Responsable du service prévention et contrôle de l’infection

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

et établissements de soins du monde entier sont invités à s’engager. Objectif ? Fédérer au moins 5000 établissements de par le monde d’ici au 5 mai 2010. Le nombre d’établissements

adhérant à l’initiative sera dif-

fusé au fur et à mesure des enregistrements (pour en savoir plus http:// www.who.int/

gpsc/5may/

en/index.

a

été placé sous la direction

h

t m

l

)

.

des HUG, pionniers dans ce

L’occa-

eau à 34 ° Une oasis de bien-être aux portes de Genève Cressy Santé Jacuzzi
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Route de Loëx 99 CH – 1232 Confignon T + 41 (0)22 727 15 15 www.bainsdecressy.ch

DR

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Pulsations

33

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 33 Les fibromes altèrent la vie des femmes Cette affection

Les fibromes altèrent la vie des femmes

Cette affection bénigne peut entraîner des douleurs pelviennes, des règles abondantes responsables d’anémie et de fatigue, voire une stérilité.

Le fibrome est une affection gy- nécologique fréquente, puisque 30% des femmes en souffrent dans la trentaine et jusqu’à 40% vers la cinquantaine. Cette tumeur bénigne se développe à partir du muscle qui entoure la cavité uté- rine et se manifeste sous la forme d’une boule. Cette masse de tis- sus fibreux peut être logée dans la cavité utérine, dans l’épaisseur de la paroi musculaire ou encore en surface. Quant à la taille, elle varie de la grosseur d’une bille à celle d’un pamplemousse. Si on ignore encore l’origine exacte des fibromes, on sait qu’il existe un terrain familial et qu’ils sont hormono-dépendants.

Une cause de stérilité Ces masses passent inaperçues dans la moitié des cas. Certaines, en revanche, entraînent des dou- leurs pelviennes, des menstrua- tions abondantes responsables d’anémie et de fatigue, des sai- gnements en dehors des règles, une sensation de pesanteur

dans le bas-ventre, des troubles urinaires, voire une stérilité. « Cette maladie est susceptible d’altérer gravement la vie des femmes, en particulier de nos jours où elles tendent à avoir des enfants plus tard. Avec l’avance en âge, il est plus fréquent d’avoir des fibromes. Or, il arrive que ces derniers causent une infertilité quand ils déforment la cavité utérine ou entraînent des règles prolongées. Ils engendrent aussi parfois des avortements spontanés, des accouchements prématurés et des hémorragies lors de la naissance », indique le Pr Jean-Bernard Dubuisson, chef du département de gyné- cologie et d’obstétrique. En cas de suspicion, une échographie transvaginale est effectuée pour confirmer le diagnostic.

La chirurgie, un traitement de choix Les fibromes indolores et n’en- traînant pas de symptômes, dé- couverts lors d’une consultation,

pas de symptômes, dé- couverts lors d’une consultation, En général, les fibromes sont enlevés par laparoscopie.

En général, les fibromes sont enlevés par laparoscopie.

ne nécessitent pas de prise en charge autre qu’une surveillance de leur évolution. Pour ceux qui sont symptomatiques, la principale option thérapeutique est la chirurgie. Les boules sont généralement enlevées de fa- çon minimalement invasive par laparoscopie (caméra introduite par l’ombilic). « On les morcelle à l’aide d’un moteur électrique et on retire les lamelles ainsi obtenues via les petites inci- sions effectuées sur le ventre », précise le gynécologue. Quant aux fibromes situés à l’intérieur de l’utérus, il est possible de les opérer par hystéroscopie (littéra- lement « regarder dans l’utérus ») en passant par la voie vaginale.

Et de prévenir : « Le risque de ces interventions est la récidive. » Aussi, pour les femmes ménopau- sées ne voulant plus d’enfants ou ayant des fibromes trop vo- lumineux ou trop nombreux, une hystérectomie, c’est-à-dire une ablation de l’utérus, est préférable. Certains centres proposent d’autres traitements comme l’em- bolisation artérielle du fibrome. Cette méthode de radiologie interventionnelle consiste à in- jecter des substances dans les artères utérines pour empêcher le sang d’alimenter le fibrome. Privé d’apport sanguin, la masse finit par s’assécher et rétrécir.

Paola Mori

le sang d’alimenter le fibrome. Privé d’apport sanguin, la masse finit par s’assécher et rétrécir. Paola
le sang d’alimenter le fibrome. Privé d’apport sanguin, la masse finit par s’assécher et rétrécir. Paola

FIAMI

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 4 «Je ne supporte pas d’être dépendante» A l’occasion

«Je ne supporte pas d’être dépendante»

A l’occasion de la journée mondiale sans tabac le 31 mai, Françoise, employée aux HUG, témoigne de sa volonté de ne plus toucher à la cigarette.

« C’est un personnage que je connais bien et que je ne veux plus fréquenter.» C’est ainsi que Françoise (1) parle de la cigarette dont elle ne supporte pas la dépendance. « J’ai commencé à l’âge de 14 ans. Depuis lors, je ne cesse d’alterner les périodes où je fume et celles où je ne touche pas un paquet. Là, j’ai arrêté en août dernier après avoir recom- mencé durant un an, suite au dé- cès de mon père. Mes périodes « sans » sont de plus en plus longues pouvant aller jusqu’à trois ans. J’apprécie alors de ne plus sentir « la clope », de retrou- ver l’odorat et une bonne mine, d’avoir davantage de souffle lors d’une activité physique.»

Identifier les situations à risque Au fil des rechutes, la jeune femme a appris à identifier les si- tuations à risque. « Il s’agit surtout d’épisodes de stress aigu comme une séparation ou un deuil. Les vacances représentent égale- ment un moment dangereux car

SAVOIR +

Consultation de désaccoutumance au tabac des HUG

022 372 95 49

fumer est, dans mon esprit, asso-

cié à la détente. Aujourd’hui, si je suis à nouveau confrontée à de telles circonstances, j’essaie de recourir à d’autres stratégies pour

y faire face.»

A chaque rechute, Françoise s’est rendue à la consultation de désaccoutumance au tabac proposée par les HUG. « On ne m’a jamais culpabilisée ni dit

« encore vous ! ». Cela m’a apporté

un soutien important. J’ai aussi à chaque fois mis un patch durant les quinze premiers jours d’arrêt.»

Un défi et une victoire Infirmière cadre aux HUG, elle se réjouit qu’ils soient devenus « Hôpital sans fumée ». « Cette interdiction a créé de nombreux obstacles dissuasifs. Comme on ne trouve plus de cigarettes en vente dans l’établissement, je devais en demander à quelqu’un

l’établissement, je devais en demander à quelqu’un si j’avais oublié d’en prendre avec moi. J’étais mal

si j’avais oublié d’en prendre avec moi. J’étais mal à l’aise avec cette attitude étant soignante et au courant des dangers. Aller fu- mer dehors constitue également une perte de temps précieuse et, en cas de pluie, c’est fran- chement désagréable. » Et de

conclure: «Aujourd’hui, mon défi est de rester mince sans fumer, ma victoire d’avoir un paquet de cigarette dans le tiroir de mon bureau et de ne pas y toucher. »

(1) Prénom fictif.

Paola Mori

Profiter de l’hospitalisation pour arrêter de fumer La consultation des infirmières spécialistes cliniques en
Profiter de l’hospitalisation pour arrêter de fumer
La
consultation des infirmières
spécialistes cliniques en taba-
cologie pour les personnes hos-
pitalisées vient de souffler ses
dix
bougies. Elle affiche un bilan
de
8500 consultations et 4500
patients, dont près d’un tiers a
taurant une politique d’hôpitaux
sans fumée, les HUG ont donc
dû combler un déficit de compé-
tences: c’est ainsi que 1500 soi-
gnants ont suivi une formation à
ce nouveau soin de promotion
de la santé.
arrêté de fumer.
De plus en plus de fumeurs veu-
lent profiter de l’hospitalisation
pour en finir avec la cigarette.
Le défi est énorme : la prise en
charge du patient fumeur n’est
abordée que depuis peu dans
le cursus académique des mé-
decins et des infirmières. En ins-
P.M.
fumeur n’est abordée que depuis peu dans le cursus académique des mé- decins et des infirmières.

CEMCAV-CHUV

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Pulsations

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 55 Prix Leenaards: les HUG primés Deux équipes

Prix Leenaards: les HUG primés

Deux équipes valdo-genevoises se partagent 1,2 million de francs destinés au financement de leurs travaux.

Le 2 avril dernier, la Fondation Leenaards a distingué deux projets d’études menés par des chercheurs de l’arc lémanique. La première est dirigée conjoin- tement par le Dr Olivier Gaide, chef de clinique scientifique au service de dermatologie et vénéréologie des HUG, et la Pre Margot Thome-Miazza, du département de biochimie de l’Université de Lausanne. Leur projet fait suite à la découverte par cette dernière du rôle clef joué par la protéine MALT 1 dans le contrôle de la prolifération des lymphocytes, ces petits soldats qui défendent le corps humain contre les microbes. Est-il pos- sible d’utiliser cette découverte pour mieux traiter les maladies dans lesquelles ils n’obéissent plus aux ordres et créent des dommages collatéraux ? C’est la question à laquelle l’équipe valdo-genevoise va tenter de répondre.

d’un pathogène. Lorsque cette prolifération est mal contrôlée, on observe une accumulation exagérée entraînant le dévelop- pement de maladies inflamma- toires, voire de véritables cancers

en évidence son rôle chez l’homme et chez la souris. Les recherches se focaliseront dans un premier temps sur la peau ; la perte de contrôle des lymphocytes étant impliquée dans des maladies cutanées fréquentes comme l’eczéma et le psoriasis, qui sont facilement accessibles à des biopsies. Dans un deuxième temps, les cher-

à des biopsies. Dans un deuxième temps, les cher- Le Dr Olivier Gaide, chef de clinique

Le Dr Olivier Gaide, chef de clinique scientifique au service de dermatologie et vénéréologie des HUG, et la Pre Margot Thome-Miazza, département de biochimie de l’Université de Lausanne.

Prendre le contrôle des lymphocytes En temps normal, les lymphocytes sont peu nombreux. Mais ils se multiplient très vite lorsqu’ils sont stimulés par la présence

(lymphomes). Grâce au soutien de la Fondation Leenaards, les chercheurs auront les moyens de développer des outils soit pour mesurer l’activité de MALT 1, soit pour en prendre le contrôle. De cette manière, ils pourront mettre

cheurs collaboreront avec des collègues qui maîtrisent l’étude d’autres maladies fonctionnant de manière similaire, notamment dans les domaines de la rhuma- tologie, de l’immunologie et de l’oncologie.

Agent pathogène mortel Le deuxième projet de recherche, coordonné par le Pr Stefan Kunz, du Centre hospitalier universi- taire vaudois (CHUV) et par la Pre Gisou van der Goot, de l’Ecole polytechnique fédérale de Lau- sanne, vise à mieux comprendre comment des agents patho- gènes deviennent mortels pour l’homme. Les virus ou les toxines bac- tériennes utilisent des méca- nismes très sophistiqués pour envahir leurs cellules hôtes. Ils se fixent d’abord à leur sur- face en s’accrochant à divers types de molécules appelés récepteurs. Pour traverser leur membrane, la majorité d’entre eux usurpent ensuite les voies de transport permettant à leur cellule hôte de se nourrir, de se développer, etc. L’objectif de cette étude est d’analyser les stratégies molé- culaires et cellulaires de la toxine d’anthrax – l’agent de l’anthrax pulmonaire ou « charbon », in- fection gravissime généralement mortelle – et du virus de Lassa – qui cause une fièvre hémorra- gique souvent fatale – et tenter de bloquer leur pénétration pour protéger efficacement les potentielles victimes d’infections mortelles.

André Koller

victimes d’infections mortelles. André Koller Laboratoire d’analyses médicales et biologiques Nous

Laboratoire d’analyses médicales et biologiques

Laboratoire d’analyses médicales et biologiques Nous effectuons les prélèvements à domicile et l’ensemble des

Nous effectuons les prélèvements à domicile et l’ensemble des examens à Genève

Ouvert du lundi au vendredi de 7h 30 à 18h, le samedi de 8h à 12h 67, rue de Lausanne 1202 Genève – Tram 13 – Arrêt « Butini » Tél : 022 738 18 18 – Fax : 022 738 18 08 – www.anabio.ch

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Pulsations

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 6 Vite lu Les HUG en 2014 En vue d’élaborer

Vite lu

Les HUG en 2014

En vue d’élaborer le plan stra- tégique 2010-2014, la direction des HUG a invité tous les col- laborateurs à remplir un ques- tionnaire online et anonyme sur les forces et faiblesses des HUG et à apporter leur vision sur l’hôpital du futur.

Information au personnel

Directeur général des HUG, Bernard Gruson tiendra à 14h trois séances d’information destinées au personnel les:

– lundi 4 mai à l’auditoire Mar- cel Jenny, site Cluse-Roseraie

– mardi 5 mai à la salle du La- gnon, site de Loëx

– jeudi 7 mai à la salle de spec- tacles, site de Belle-idée.

Etude sur le vaccin H5N1

Dans le cadre de la prépa- ration à une pandémie de grippe aviaire, la Confédé- ration a acquis une grande

quantité de vaccin contre le virus H5N1. Celui-ci a déjà été administré à plus de 4000 personnes dans le monde et présente une bonne to- lérance. L’Office de la santé publique souhaite désormais

le

tester sur des volontaires

suisses. Le centre de vaccina- tion du service de médecine internationale et humanitaire des HUG participe à l’étude multicentrique qui a lieu ce printemps dans différents hô- pitaux de Suisse.

A

Genève, 400 volontaires

sont recherchés. Plus d’information sur le site Internet http://geneve.flu-vac- cine.ch ou par email: vaccin. prepandemique@hcuge.ch.

Se remettre en forme après une greffe de rein

Des séances de physiothérapie et de diététique sont proposées aux patients transplantés rénaux dans le cadre de la prévention cardiovasculaire.

Améliorer la tolérance à l’effort physique, favoriser une alimenta- tion saine et équilibrée : tels sont les objectifs du groupe multidis- ciplinaire de prise en charge des patients transplantés rénaux mis en place il y a un an. Composé d’un médecin néphrologue, d’une diététicienne spécialisée en néph-

rologie et d’une physiothérapeute,

il s’adresse aux personnes ayant

eu une greffe rénale récemment

ou dans le passé.

Gare à la prise de poids « Avant l’opération, les malades sont soumis à un régime com- portant de nombreuses restric- tions. Fatigués par les dialyses, ils deviennent sédentaires. Après l’intervention, les interdits ali- mentaires sont levés, l’appétit et l’état général s’améliorent, mais l’exercice physique n’est pas pour autant davantage pratiqué. Avec pour conséquence une prise de

poids allant parfois jusqu’à dix kilos par an », explique la Dre Karine Hadaya, cheffe de clinique aux services de néphrologie et de transplantation. Chez ces patients, l’excès pondé- ral est associé dans 80% des cas à une hypertension et à un taux excessif de cholestérol, ainsi qu’à un diabète dans environ 30% des cas. D’où une augmentation si- gnificative des facteurs de risque cardiovasculaires tels que les ac- cidents vasculaires cérébraux ou les infarctus. La survie du greffon s’en trouve également diminuée.

Augmenter la tolérance à l’effort Face à ce constat, un programme s’étalant sur une période de trois mois a été spécifiquement conçu. Le volet concernant la physiothérapie a lieu une fois par semaine dans une salle de réentraînement équipée de vé-

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

A travers des séances de réentraînement, les patients découvrent que l’activité physique est possible et retrouvent le plaisir de bouger.

los, de tapis roulants ou encore d’appareils de musculation pour les membres supérieurs. « Nous travaillons beaucoup l’endurance. Les patients, peu à peu, décou- vrent que l’activité physique est possible et retrouvent le plaisir de bouger», relève Chetna Bhatia, physiothérapeute de l’équipe de soins respiratoires. «Chacun a des exercices adaptés à ses possi- bilités et est encouragé à être actif en dehors des séances. Le groupe a un effet très stimulant. Les uns et les autres se motivent et se donnent des astuces. »

Modifier ses habitudes alimentaires Côté diététique, trois modules d’une heure sont organisés. Objectif? Apprendre à manger de façon équilibrée pour diminuer ses facteurs de risque cardiovas- culaires. Le premier thème abordé concerne les comportements alimentaires et les problèmes de poids. Des exemples de me- nus sont donnés. Les différents groupes alimentaires (féculents, fruits, légumes, etc.) sont évo- qués dans la deuxième session. « Les participants apprennent à reconnaître les aliments à privi- légier ou à limiter en quantité et en fréquence. Ils sont sensibilisés à la lecture des étiquettes des emballages », indique Catherine Hendrikx, diététicienne indépen- dante. Enfin, comme de nombreux transplantés rénaux souffrent d’hypertension artérielle, la ques- tion du sel occupe une part im- portante de la troisième séance. «Nous parlons aussi des produits dits diététiques et un bilan est effectué : les patients racontent ce qu’ils ont déjà modifié dans leurs habitudes alimentaires et les changements espérés pour l’avenir.»

Paola Mori

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Hopitaux universitaires de Genève

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77

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 77 Affronter le retard mental en réseau Le travail en

Affronter le retard mental en réseau

Le travail en harmonie de tous les partenaires de soins constitue un facteur thérapeutique essentiel pour les déficients mentaux.

Selon des études, 35 à 60% des personnes avec un retard mental souffrent de troubles psychia- triques et ont besoin de soins médicaux. Un état de fait que l’entourage immédiat et les fa- milles de ces personnes ignorent trop souvent.

Deuxième Journée le 15 mai La 2 e Journée d’étude Réseau et retard mental, organisée le 15 mai sur le site de Belle-Idée par l’unité de psychiatrie du développement mental (UPDM) des HUG, dirigée par la Dre Giuliana Galli Carminati, a précisément pour thème le Dé- veloppement des soins en parte- nariat. L’objectif est de sensibiliser le réseau gravitant autour des déficients mentaux à la nécessité de travailler en synergie. « Le réseau, c’est d’abord la fa- mille, les proches ou le répondant légal », explique Alfonso Méndez, membre du comité d’organisation de la journée d’étude. « Puis les milieux sociaux éducatifs – les Etablissements publics pour l’intégration ou des associations comme la Fondation Insième – ensuite les médecins privés, les services sociaux, et finalement les milieux hospitaliers et psy- chiatriques, c’est-à-dire l’UPDM.»

SAVOIR +

2 e Journée d’étude Réseau et retard mental Info: Viviane Subirade-Jacopit 022 305 43 73

SIMON
SIMON

Cette unité suit aujourd’hui quel- que 360 personnes souffrant d’un retard mental, une affection gé- néralement diagnostiquée avant l’âge de 18 ans. Ces personnes présentent de graves problèmes de socialisation et leur QI est in- férieur à 70. «Il arrive souvent que des professionnels de la santé, des médecins généralistes ou des dentistes nous appellent parce qu’ils ne savent pas comment gérer ces patients-là », ajoute Alfonso Méndez, psychologue au service de psychiatrie adulte. « Le travail en harmonie de tous les partenaires de soins consti- tue un facteur thérapeutique es- sentiel », estime le psychologue. Selon lui, la complémentarité et la coordination au sein du réseau sont une prévention efficace contre la péjoration de l’état de santé des retardés mentaux et peuvent leur éviter de futures hospitalisations.

Collaboration concrète Il s’agit de promouvoir une col- laboration très concrète, par exemple avec les entreprises qui emploient des personnes souffrant de retard mental. «Cer-

tains employeurs ont tendance à les embrigader dans une logique productiviste. Parfois, c’est utile. Mais cela de- vient problématique lorsque ces patients ne sont plus autorisés à consulter pendant les heures de travail », relève Alfonso Méndez. Les points forts de la Journée d’étude sont notamment les conférences plénières données le matin. Le Pr Jacques Besson, chef du service de psychiatrie communautaire, au CHUV de Lau- sanne, s’exprimera sur le thème

Psychiatrie et handicap mental :

perspectives lémaniques. Tandis que le Pr Arnaud Perrier, prési- dent de la commission cantonale genevoise d’indication et méde- cin-chef du service de médecine interne générale des HUG, par- lera de la Commission cantonale d’indication et handicap mental :

partenariat ou contrôle. L’ après- midi est consacré à des ateliers.

André Koller

AGENCE DE PLACEMENT SPÉCIALISÉ MÉDICAL PARAMÉDICAL TRAVAIL TEMPORAIRE ET FIXE 5 départements d’activités
AGENCE DE PLACEMENT
SPÉCIALISÉ MÉDICAL
PARAMÉDICAL
TRAVAIL TEMPORAIRE
ET FIXE
5 départements d’activités
Médical
Hôtellerie
Industrie
Bâtiment
Commercial

DOSSIER

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 8 La recherche clinique, méconnue et indispensable Dans ce

La recherche clinique, méconnue et indispensable

Dans ce dossier Maladie de Chagas 10 Test d’addiction à Internet 11 Pancréatite et péridurale
Dans ce dossier
Maladie
de Chagas
10
Test d’addiction
à Internet
11
Pancréatite
et péridurale
12
Consommation
de cannabis
13

Moins spectaculaires, moins médiatisés que les grandes découvertes des sciences fondamentales, les résultats de la recherche clinique sauvent pourtant des vies. Elaborés au cœur des hôpitaux, avec et pour les patients, ils contribuent à la qualité et à la sécurité des soins.

« La recherche clinique est in-

grate d’apparence : émettre une question fondée, dessiner un protocole reposant sur de so- lides bases méthodologiques, se soumettre à des procédures de contrôle fastidieuses, recru- ter patiemment les sujets de recherche et, au final, achever un projet s’étalant généralement sur plusieurs années. Mais c’est

ainsi que progresse la médecine.

Il convient donc de saluer la

nouvelle impulsion donnée par nos institutions à cette forme d’investigation », souligne le Pr Pierre Dayer, directeur médical des HUG. En effet, pour promouvoir cette discipline trop peu connue du grand public, les HUG et la Faculté de médecine ont créé, fin 2007, le centre de recherche clinique (CRC). Sa mission est de financer

des projets de recherche et d’as- surer aux investigateurs un sou- tien à la fois logistique et métho- dologique. Un peu plus d’un an après sa création, le bilan du CRC est positif, estime le Pr Bernard Hirschel, médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité sida et président du comité scientifique qui chapeaute ce centre.

Rendez-vous le 29 mai

« En mai 2008, nous avons par

exemple organisé la première

Journée de la recherche clinique.

A cette occasion, 36 études ont

été présentées (lire les articles en pages 10 à 13), toutes d’ex- cellente qualité. Le projet primé, mené par l’équipe du Dr Chris- toph Czarnetzki, a eu un impact

direct sur la pratique médicale, puisqu’il améliore la sécurité de l’opération des amygdales, réalisée chaque année sur près d’un million d’enfants dans le monde », précise le Pr Hirschel. Le médecin-chef du CRC espère que la 2 e Journée de la recherche clinique, organisée le 29 mai, de 13h30 à 18h à la salle Opéra (site

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

Cluse-Roseraie), attirera un pu- blic plus vaste que la première édition. Selon lui, « ces Journées sont de formidables occasions pour rencontrer des collègues chercheurs, créer des synergies et susciter des vocations. » Les hôpitaux universitaires jouent un rôle-clé en matière de re- cherche clinique. Ils disposent à

la fois du personnel scientifique et de la masse critique de pa- tients nécessaire pour mener

des études reconnues au plan international. En outre, ils sont par vocation orientés vers le patient, son bien-être et sa sécurité. «Par exemple, seuls les hôpitaux universitaires sont en mesure

d’investiguer l’intérêt d’une uti- lisation plus parcimonieuse des médicaments ou pour leur trouver des applications nouvelles. L’in- dustrie pharmaceutique, le plus gros investisseur en matière de recherche médicale, est tournée presque exclusivement vers des domaines financièrement plus rentables », affirme le Pr Hirschel.

«Les Journées de la recherche clinique sont de formidables occasions pour rencontrer des collègues chercheurs, créer des synergies et susciter des vocations.»

Pr Bernard Hirschel

Un centre, deux unités La création du CRC répond à un besoin institutionnel prépondé- rant. Grâce au centre, les cher- cheurs bénéficient désormais des conseils de spécialistes pour mener leurs projets en confor- mité avec les règles nationales et internationales (International Conference on Harmonization ou ICH). Cette aide leur est fournie essentiellement par l’unité d’ap- pui méthodologique et l’unité d’investigation clinique. La première est dirigée par le Pr Thomas Perneger, médecin- chef du service d’épidémiologie clinique. Elle apporte son exper- tise notamment dans le choix du

DOSSIER 99 Hopitaux universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations JULIEN GREGORIO / STRATES
DOSSIER
99
Hopitaux universitaires de Genève
Mai 2009
Pulsations
JULIEN GREGORIO / STRATES

Le centre de recherche clinique finance des projets et assure aux investigateurs un soutien à la fois logistique et méthodologique.

plan d’étude, la détermination du nombre de patients à inclure, le choix des instruments de mesure et des méthodes d’analyse sta- tistique, l’interprétation des résul- tats, la préparation de protocoles et la rédaction des articles desti- nés aux revues scientifiques. De février à septembre 2008, cette unité a répondu à une dizaine de demandes par mois en moyenne, soit environ un tiers des quelque 300 projets soumis chaque an- née à la commission centrale d’éthique de la recherche des HUG. Les chercheurs ont éga- lement la possibilité de s’inscrire au Certificate of advanced stu- dies (CAS) en recherche clinique orientée patient ou d’assister à des colloques mensuels. L’unité d’investigation clinique est, quant à elle, placée sous la responsabilité du Pr Jules Des- meules, médecin adjoint agrégé au service de pharmacologie et toxicologie cliniques. Son ob- jectif principal est de mettre un

environnement professionnalisé à disposition des médecins in- vestigateurs souhaitant réaliser des essais cliniques sur le médi- cament. Depuis juillet 2008 cette unité a contribué à l’élaboration,

l’exécution ou le monitoring d’une vingtaine de protocoles de recherche, issus de sept dé- partements différents. Elle délivre un module de formation de trois jours sur « les bonnes pratiques

des essais cliniques » destiné aux investigateurs, attachés de recherche clinique et membres des commissions d’éthique.

André Koller

Un site Internet consacré au centre de recherche

Vous êtes intéressés par la planifi- cation, le financement et la publi- cation de recherches impliquant la participation de patients ou de volontaires sains, le site Internet du centre de recherche clinique (CRC), accessible à l’adresse http://crc.hug-ge.ch, contient de multiples informations. Sous Qui sommes-nous ?, on trouve la mission, l’organigramme, ainsi que la liste détaillée des per- sonnes (nom, prénom, fonction, téléphone, adresse e-mail) im- pliquées dans la direction, l’unité d’appui méthodologique et l’unité

d’investigation clinique. Les pres- tations de ces deux entités, dis- posant de services de spécialistes orientés en recherche clinique tels des statisticiens, informaticiens, infirmières ou assistants de re- cherche clinique, sont énumérées dans la rubrique Unités d’appui. La partie Soutien financier à la recherche mentionne les types de projets financés par la Faculté de médecine et les HUG : d’une part, ceux qui s’adressent surtout aux chercheurs débutants, limi- tés à une année, et qui font par- tie des projets de recherche et

développement des HUG; d’autre part, ceux pour chercheurs avan- cés, limités à trois ans, avec un appel d’offre annuel qui échoit au 30 septembre. Le site du CRC fournit encore des informations sur le respect des bonnes pratiques cliniques, la formation, l’enseignement, la Journée de la recherche clinique, ainsi que des liens utiles vers les lois, ordonnances, règlements ou formulaires de soumissions aux comités d’éthique.

Giuseppe Costa

SANTOS L.C. LDP-IOC-FIOCRUZ

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Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

10

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 10 Maladie de Chagas : une infection émergente en Europe

Maladie de Chagas : une infection émergente en Europe

Fréquence, dépistage, traitement : les HUG ont lancé une étude clinique pionnière en Europe sur cette affection parasitaire touchant la population latino-américaine migrante.

Infection parasitaire transmise par une punaise, la maladie de Chagas sévit en Amérique latine. Egalement transmissible de la mère au bébé, par transfusion de sang ou lors de transplantation d’organe, elle se manifeste, chez un tiers des personnes infectées, par une atteinte digestive ou cardiaque potentiellement fatale. Elle peut demeurer asymptoma- tique durant des décennies.

Plus de 150 cas à Genève En raison de la vaste migration de Latino-Américains en Europe, cette affection s’est propagée à de nouveaux territoires. Ainsi, à Genève, le premier cas a été dia- gnostiqué en 1996 aux HUG. De- puis lors, plus de 150 personnes ont été détectées positives, dont deux nouveau-nés ayant vu le jour à la Maternité. «Il s’agit essentiellement d’adultes latino-américains migrants sans permis de séjour qui sont traités à l’unité mobile de soins commu- nautaires (UMSCO) », précise le Dr Yves Jackson, chef de clinique au service de médecine de premier recours. Une étude de prévalence,

réalisée sur mille personnes par-

mi cette population avec l’appui

de l’Organisation mondiale de la

santé et de la Fondation Patino,

a montré qu’une sur six était in- fectée et même une sur quatre chez les Boliviens.

Evaluation d’un test de dépistage rapide Cette même étude clinique a évalué un test de dépistage

rapide. « Il s’agit d’un test séro- logique consistant à mettre une goutte de sang sur une pla- quette. Le résultat est disponible en quinze minutes. Il s’est avéré très performant et sera particu- lièrement utile pour le dépistage dans les lieux de vie, hors de l’hôpital », relève le Dr Jackson.

Un autre pan de cette recherche

a étudié l’état clinique des pa-

tients infectés et montré qu’une proportion non négligeable présentait déjà une atteinte cardiaque. « Les personnes concernées ont été traitées en soixante jours avec un suivi cli- nique régulier en collaboration avec le service de médecine internationale et humanitaire. »

Dépistage systématique à la Maternité Comme une pré-étude chez les femmes enceintes latino-améri- caines suivies à l’UMSCO a décelé un taux d’infection de 10%, un pro- tocole de dépistage systématique

prénatal a été appliqué dès jan- vier 2008. Un partenariat entre les départements de médecine

communautaire, de gynécologie et d’obstétrique et de l’enfant et de l’adolescent, permet qu’en cas d’in-

fection de la mère, le nouveau-né soit dépisté de même que le reste de la fratrie. Les mamans et enfants concernés sont ensuite traités. «Les HUG favorisent un accès aux soins aux populations migrantes. Cette réalité nous confronte à des affections importées émergentes et nous impose, par là, de nou- veaux défis de santé publique », conclut le Dr Jackson.

Paola Mori

de santé publique », conclut le Dr Jackson. Paola Mori La maladie de Chagas est une

La maladie de Chagas est une infection parasitaire transmise par une punaise.

est une infection parasitaire transmise par une punaise. Alcino Da Silva 31 rue Dancet - 1205
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Mai 2009

Pulsations

1111

de Genève Mai 2009 Pulsations 1111 Etes-vous sous l’emprise du web ? Pour échapper à la

Etes-vous sous l’emprise du web ?

Pour échapper à la dépendance d’Internet certaines personnes débranchent tout et enfouissent leur ordinateur dans le container le plus proche. D’autres sont incapables de couper le cordon et surfent jusqu’à y sacrifier leur vie sociale.

A partir de quand est-on dépen-

dant à Internet ? Le Dr Yasser Khazaal, médecin adjoint agrégé au service d’addictologie des HUG, est un spécialiste de la question. En 2008, avec des partenaires de l’Université de Genève et des HUG, il a traduit en français et validé, c’est-à-dire expérimenté scientifiquement, le test d’addiction à Internet le plus utilisé dans les milieux psychia- triques anglo-saxons.

Qu’est-ce que la dépendance

à Internet? > Je dirais que l’addiction com- mence dès que l’on perd le contrôle de la consommation d’Internet. Pour reprendre les termes de Fouquet, elle débute

« lorsque l’on perd la liberté de

s’abstenir » de consommer. Les manifestations cliniques couram- ment rapportées sont un usage excessif d’Internet, la négligence

d’autres pôles d’intérêt, des ten- sions ressenties lorsque l’accès

à Internet n’est pas possible, un

usage crescendo et des réper- cussions sociales, scolaires ou professionnelles négatives. Bien que ce phénomène soit parti- culièrement préoccupant, cette

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

Le Dr Yasser Khazaal est médecin adjoint agrégé au service d’addictologie.

addiction n’est pas encore un trouble mental répertorié par les classifications internationales. Il n’existe donc pas de définition consensuelle à son sujet. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons mené une étude sur l’Internet addiction test (1) mis au point par la psychiatre améri- caine, la Dre Kimberly Young.

Comment fonctionne ce test ?

> Vous devez répondre à vingt

questions comme « Vous arrive- t-il de préférer l’excitation ou

l’amusement d’Internet à l’intimité de votre partenaire ? » ou « Vous arrive-t-il de cacher aux autres combien de temps vous avez passé sur Internet ? » etc. Si vous réalisez un score supérieur à 50 points, votre consommation du

web est peut-être probléma- tique.

Ce questionnaire est-il fiable ?

> Notre travail de recherche a

consisté précisément à vérifier la

validité scientifique du test dans sa traduction française. Cette étude, réalisée sur un échantillon de 246 personnes, a montré qu’il est cohérent et qu’il mesure le phénomène d’addiction à Inter- net de manière globale. C’est, à ce jour, le seul test francophone du genre disponible et validé scientifiquement. Depuis la pu- blication de notre article, des médecins en Suisse et en Europe

nous le réclament souvent.

Quels ont été les résultats du test ? > Sur une population âgée en moyenne de 24 ans, 4% des sujets ont réalisé un score supérieur à 50 points. Ce taux rejoint d’autres études suisses et européennes. Il est inférieur cependant aux taux proches de 20% retrouvés dans des études réalisées en Corée du Sud ou en Chine. Dans l’échantillon étudié,

le temps passé sur Internet allait jusqu’à 390 minutes par jour. Ce

dernier paramètre n’est toute- fois pas l’unique élément pour diagnostiquer une dépendance.

Peut-on tracer un portrait type du cyberdépendant? > Non, même si des liens avec la dépression ou une mauvaise estime de soi ont été mis en évidence. Par ailleurs, nous ne savons pas s’il faut parler d’ad- diction à Internet en général ou à des types spécifiques d’appli- cation. Les hommes, par exemple, sont plus attirés par les jeux en ligne ou les sites à connotation sexuelle. Les femmes fréquentent davantage les plateformes inte- ractives ou de socialisation.

Comment traite-t-on une addiction à Internet? > Actuellement, la seule approche efficace est d’ordre psychothéra- peutique. Il n’existe pas de médi- cation ad hoc. Quand des médi- caments sont prescrits, ils ciblent plutôt le traitement des troubles possiblement associés, la dépres- sion par exemple. On doit donc comprendre le contexte général de la consommation excessive. S’agit-il d’un épisode passager ? Est-ce lié à une personnalité particulière, à un trouble anxieux, une dépression ou à une autre problématique? Ensuite, quand le diagnostic est posé, nous utilisons des techniques motivationnelles ou cognitive-comportementales.

Propos recueillis par André Koller

(1) Yasser Khazaal et coll. : French validation of the Internet Ad- diction Test. Cyberpsychology & Behavior, décembre 2008.

Test. Cyberpsychology & Behavior, décembre 2008. Michel L.Y. Tornare – toutes assurances disponible sur

DR

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Mai 2009

Pulsations

12

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 12 Pancréatite et péridurale Pilotée par le Pr Léo Bühler,

Pancréatite et péridurale

Pilotée par le Pr Léo Bühler, une étude clinique cherche à évaluer l’efficacité du traitement de l’inflammation du pancréas par anesthésie péridurale.

Chaque année, quelque cent patients arrivent en urgence aux HUG pour une inflammation aiguë du pancréas. Appelée pan- créatite et caractérisée par des douleurs abdominales très vives irradiant dans le dos, cette affec- tion est le plus souvent due à une alcoolisation brutale et mas- sive ou à un calcul biliaire venu s’enclaver dans le bas du pan- créas. «Ces facteurs provoquent une activation des sucs digestifs qui aboutit à l’autodigestion de la glande pancréatique et à une inflammation. C’est comme une coulée de lave qui brûle tout sur son passage », explique le Pr Leo Bühler, médecin adjoint agrégé au service de chirurgie viscérale

et responsable du centre de thérapies cellulaires. Environ deux tiers des sujets concernés développent une pancréatite bénigne d’évolution favorable. Dans un tiers des cas, les tissus du pancréas sont né- crosés, autrement dit détruits, et le pronostic potentiellement mortel.

Pas de traitement spécifique à ce jour « Il n’existe à ce jour aucun trai- tement spécifique. On soutient l’organisme en attendant que le volcan se calme », précise le Pr Bühler. Les patients sont hydratés et mis à jeun pour ne pas stimuler davantage la glande pancréatique. En cas d’infection

davantage la glande pancréatique. En cas d’infection Développement de tissu nécrosé chez des rats dans

Développement de tissu nécrosé chez des rats dans lesquels on a induit une pancréatite et qui n’ont pas reçu de péridurale.

ou de nécrose, une ponction de pus effectuée sous contrôle radiologique ou une intervention chirurgicale avec drainage s’avè- rent parfois nécessaires.

Modifier le cours de la maladie Une nouvelle stratégie thérapeu- tique visant à modifier le cours de la maladie fait actuellement l’objet d’une recherche menée conjointement par les services de chirurgie viscérale, de gas- tro-entérologie, de radiologie et d’anesthésiologie. Objectif ? Evaluer l’efficacité d’une prise en charge par anesthésie péridurale dans les formes sévères. Outre traiter la douleur, cette interven- tion pourrait améliorer le pro- nostic. « En bloquant le système sympathique, les anesthésiques locaux dilatent les vaisseaux et favorisent la vascularisation du pancréas », explique le Pr Bühler. Et d’expliciter : « L’inflammation

due à la coulée des sucs diges- tifs provoque un resserrement des canaux où circule le sang. Cette constriction est susceptible d’entraîner une mort cellulaire. Notre but est précisément d’es- sayer de prévenir cette dernière grâce à l’action de la péridurale qui faciliterait l’apport en sang dans le pancréas et les territoires avoisinants.» Déjà menée sur des rats, l’étude a montré que l’anesthésie péri- durale diminuait de façon signi- ficative la nécrose. Aujourd’hui, elle a débuté chez l’homme. Une trentaine de patients ont déjà participé. « Ils ont été attribués par tirage au sort au groupe contrôle ou au groupe expéri- mental. Pour obtenir des résul- tats significatifs, un échantillon d’au moins cent personnes est nécessaire. »

Paola Mori

d’au moins cent personnes est nécessaire. » Paola Mori Les tissus sont moins nécrosés chez les

Les tissus sont moins nécrosés chez les rats qui ont reçu une péridurale (ci-dessus) que dans ceux qui n’en ont pas reçu (photo de gauche).

que dans ceux qui n’en ont pas reçu (photo de gauche). Le Safari Café | Restaurant

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Mai 2009

Pulsations

1313

de Genève Mai 2009 Pulsations 1313 Cannabis: les médecins de famille en première ligne Une

Cannabis: les médecins de famille en première ligne

Une étude réalisée en 2007 a montré qu’après une consultation chez le médecin de famille, 15% des adolescents ont modifié leur consommation. Une nouvelle recherche clinique à large échelle a débuté en février 2009.

La consommation hebdomadaire de haschich augmente les risques de développer des maladies mentales comme la dépression ou la schizophrénie. Mais l’âge de la puberté est relativement imperméable aux discours morali- sateurs. Alors comment sensibiliser davantage les adolescents aux conséquences très importantes que peut avoir le cannabis sur leur développement intellectuel et physique ?

Entretiens motivationnels L’idée force de l’équipe de la Dre Dagmar Haller-Hester, cheffe de clinique scientifique au service de médecine de premier recours, est d’utiliser les consultations ordi- naires chez le médecin de famille

pour aborder cette problématique de façon opportuniste. A cette fin, elle a développé, en collaboration avec dix praticiens de la ville et des collègues de la consultation santé jeunes, une technique fondée sur de brefs entretiens de type motivationnel durant les- quels la personne détermine ses objectifs et est partie prenante. Ce type d’intervention évite toute forme de stigmatisation. Elle four- nit au patient les outils pour se si- tuer lui-même sur une échelle de sévérité; à lui ensuite de décider s’il souhaite modifier son com- portement. Il faut tenir compte de la posture ambivalente du jeune consommateur face au haschich:

« D’un côté, il connaît les dangers du produit. De l’autre, il en tire un

connaît les dangers du produit. De l’autre, il en tire un Siemens Medical Solutions Diagnostics AG

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82 14 www.siemens.com/diagnostics Answers for life. bénéfice qu’il juge supérieur aux éventuels effets

bénéfice qu’il juge supérieur aux éventuels effets nocifs », explique la cheffe de clinique.

Résultats encourageants En 2007, les interventions brèves ont subi un premier test. Sept

médecins de famille (généralistes, internistes et pédiatres entraînés

à l’intervention brève dans des

consultations fictives avec des patients acteurs) et 78 adoles- cents, des garçons et des filles

âgés de 15 à 24 ans, ont participé

à l’étude présentée en 2008 à la

Journée de la recherche clinique. Les résultats se sont révélés encourageants. Un mois après les consultations, environ 15% des jeunes ont modifié leur at- titude face à la consommation de cannabis et même d’alcool, puisque les médecins ont profité de l’occasion pour aborder éga-

lement la question des boissons alcoolisées. En février 2009, une nouvelle recherche à plus large échelle a été lancée. Elle implique cette fois 30 médecins de famille genevois et vaudois et devrait toucher quelque 700 personnes. Elle vise à corroborer les résultats de l’étude pilote. Si les effets po-

sitifs de l’intervention brève sont confirmés, « il faudra bien entendu favoriser l’accès des médecins à ces techniques d’entretien moti- vationnel », conclut la Dre Haller-

Hester. Une étude internationale a montré en 2002 que les jeunes Suisses se classent parmi les plus importants fumeurs de cannabis au monde. En effet, 28% des garçons et 14% des filles, âgés de 16 à 20 ans, en consomment au moins une fois par semaine.

André Koller

 

REPORTAGE

 

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

14

 
 

Au cœur des laboratoires

 

La technicienne en analyses biomédicales examine les échantillons humains tels que sang, urine, tissus, selles. Les résultats obtenus sont utiles pour le diagnostic et l’orientation des traitements.

que sang, urine, tissus, selles. Les résultats obtenus sont utiles pour le diagnostic et l’orientation des

| TEXTE PAOLA MORI | PHOTOS JULIEN GREGORIO / STRATES |

TAB. Trois lettres pour signifier technicienne en analyses bio- médicales (1) , autrefois appelé laborantin médical diplômé. Es- sentiels dans un établissement hospitalier, ces professionnels réalisent en laboratoire des analyses très diverses à partir d’échantillons humains : sang, urine, tissus, selles, sperme, sécrétion vaginale, salive. Effec- tuées à partir de techniques très diverses, les analyses de labora- toire concourent au diagnostic, au suivi thérapeutique, voire au pronostic de l’évolution d’une affection.

Alberto Chiappe, TAB au labo- ratoire de toxicogénétique et chimie clinique moléculaire. Les TAB ont aussi pour mission de garantir le bon fonctionnement des appareils. Pour cela, des calibrations et des contrôles de chaque paramètre analysé sont régulièrement pratiqués à partir d’échantillons dont on connaît par avance les valeurs ciblées. A noter que les laboratoires du département de médecine génétique et de laboratoire sont accrédités depuis 2001 et répondent aux exigences

Qualité et efficacité « Les TAB assurent la qualité

et la fiabilité des analyses et sont responsables des résultats qu’ils transmettent au corps médical chargé de les inter- préter. Derrière chaque tube se trouve un être humain. Notre métier est au cœur des soins même si nous ne sommes gé- néralement pas en contact di- rect avec le patient. », explique

est au cœur des soins même si nous ne sommes gé- néralement pas en contact di-

des normes ISO. « C’est une reconnaissance de la qualité de leurs prestations et un gage d’efficacité dans l’organisation

et l’exécution. ». Plus de cinq millions d’analyse sont faites chaque année.

De nombreux domaines spécialisés Le travail du laboratoire médi- cal touche plusieurs domaines spécialisés : hématologie, mi- crobiologie (bactériologie, vi-

Dans le secteur bactériologie, des milieux de culture divers sont élaborés au laboratoire et étalés sur des récipients tels que les plaques de Pétri.

rologie, parasitologie), sérologie transfusionnelle, immunologie, pour ne citer qu’eux. En fonc- tion du secteur, le travail et les appareils utilisés diffèrent. Ainsi, en hématologie, le TAB travaille au microscope pour identifier et compter les éléments du sang,

tels que les globules rouges et blancs ainsi que les plaquettes. En bactériologie, l’étude des bactéries présentes dans les prélèvements est au cœur du métier. Pour ce faire, il s’agit d’ensemencer sur des milieux spécifiques, puis, après une période d’incubation, d’analyser les bactéries qui se sont déve- loppées.

Vers un laboratoire automatisé En chimie clinique, une place prépondérante est accordée aux techniques automatisées pour détecter et quantifier les multiples composés des différents liquides biologiques tels que le cholestérol, le fer, les hormones, le taux de sucre

multiples composés des différents liquides biologiques tels que le cholestérol, le fer, les hormones, le taux
 

L’échantillon est ensemencé sur un milieu de culture approprié.

En toxicologie, les automates permettent l’identification et le dosage dans le sang ou les urines d’une substance toxique ou d’un médicament.

dans le sang ou l’urine, ou encore rechercher la présence de marqueurs tumoraux ou de

REPORTAGE

 

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Mai 2009

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 15 La concentration est primordiale pour la précision sur le
universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 15 La concentration est primordiale pour la précision sur le

La concentration est primordiale pour la précision sur le plan de travail. La qualité et la fiabilité des résultats en dépendent.

Identification univoque et précise grâce aux codes barres.

drogues. « Le traitement auto- matisé exige des compétences élargies en informatique et un grand intérêt pour la technolo- gie », souligne Alberto Chiappe. «Avec l’arrivée des gros auto- mates, nous avons fortement augmenté le nombre d’analyses à l’heure. Ils ont aussi permis l’étude en routine de nombreux paramètres supplémentaires. Les résultats sont donc plus complets et obtenus plus ra- pidement. » L’hématologie est aussi fortement concernée par ce processus d’automatisation.

Utilisation en routine de la biologie moléculaire D’autre part, l’essor de la bio- logie moléculaire a contribué à une diminution du temps de réponse. « Avant, dans le cas des bactéries poussant lente- ment ou pas du tout, il fallait

attendre plusieurs jours pour la

ciblé. Des techniques molécu-

mise en évidence et l’identifi- cation en cas de résultat positif. Aujourd’hui, on arrive à isoler le gène spécifique et à obtenir un résultat dans la journée. Le médecin peut alors prescrire d’emblée un antibiotique plus

laires sont aussi appliquées à l’identification de caractéris- tiques génétiques d’un patient. Dans certains cas, elles per- mettent de prévoir l’absence de réponse à un traitement ou, au contraire, l’effet toxique ou

à un traitement ou, au contraire, l’effet toxique ou Au laboratoire de pédiatrie (ici en photo),

Au laboratoire de pédiatrie (ici en photo), mais aussi chez les adultes, la technicienne assure la prise de sang au doigt.

indésirable d’un médicament », précise Alberto Chiappe.

Devenir TAB Pour devenir TAB, deux voies possibles. Les détenteurs d’une maturité gymnasiale ou d’un certificat de l’école de culture générale avec option santé ont accès à l’école su- périeure (Centre de formation professionnelle santé et social – CEFOPS-Genève) qui propose une formation en trois ans. Pour les détenteurs d’un certi- ficat fédéral de capacité (CFC) de laborantine, une formation raccourcie est possible.

(1) Pour des raisons de lisibilité, les termes « technicienne en analyses biomédicales » et «laborantine » désignent indif- féremment les professionnels masculins et féminins.

indif- féremment les professionnels masculins et féminins. La caractérisation et le comptage des cellules du sang
indif- féremment les professionnels masculins et féminins. La caractérisation et le comptage des cellules du sang

La caractérisation et le comptage des cellules du sang exigent un examen minutieux au microscope des préparations étalées sur une lame en verre.

Des automates très évolués permettent l’analyse de plus de 70 paramètres différents avec un débit variable de centaines d’analyses à l’heure.

COULISSES

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

16

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 16 Oublier un instant la maladie Depuis dix ans, l’Atelier

Oublier un instant la maladie

Depuis dix ans, l’Atelier roulant propose plusieurs après-midi par semaine un espace d’expression créatrice aux patients de Beau-Séjour.

Il est lundi 14h. Plusieurs patients de l’unité de neurorééducation 1-AK de Beau-Séjour se dirigent

vers la loggia. La plupart en fauteuil roulant ou poussant un déambula- teur suite à un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Ils prennent place autour d’une table recouverte de pinceaux, de tubes de peintures, de feutres, de marionnettes, de colle, de pâte

à modeler, de feuilles de dessin, de cartes postales, mais aussi

de flacons d’odeur, d’une boîte

à musique et de castagnettes.

C’est là que se tient l’Atelier rou- lant qui fête ses dix ans le 29 mai.

Une approche créative et conviviale Animé par des art-thérapeutes, il propose un moment de créa- tion, d’écoute et de rencontres. « Venir ici me permet d’oublier un instant la maladie et de m’évader grâce à des activités artistiques et ludiques. Malgré mon han- dicap des mains, je vois que je peux encore faire du dessin.

C’est bon pour l’image de soi », témoigne Laetitia (1) . Coordinatrice de l’Atelier rou-

lant et art-thérapeute, Hélène Walther Monnet précise : « Nous travaillons avec des supports

variés pour favoriser l’expression suite à un moment difficile de vie que ce soit à cause d’une maladie, d’un handicap ou d’un accident. En fonction de l’état de la personne, on peut proposer des activités individuelles en chambre ». Sa collègue, Patricia Burdet ajoute : « On ne juge en aucun cas le travail artistique. C’est le voyage intérieur durant la création qui compte. »

Extension hors des murs de l’hôpital Mené dans le cadre de l’Associa- tion pour l’Atelier et sponsorisé par la Loterie romande, Pro Infir- mis, la Fondation Lord Michelham of Hellingly et les HUG, l’Atelier roulant se tient au service de neurorééducation les lundis et

mardis après-midi de 14h à 16h. Vu le succès rencontré, il s’est étendu aux mêmes heures au service de médecine interne de réhabilitation à raison de deux après-midi par semaine, les lundis et vendredis. Une antenne hors hôpital a également vu le jour à la Maison des Associations (15, rue des Savoises) tous les jeudis après-midi entre 14h et 17h.

(1) Prénom fictif

Paola Mori

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entre 14h et 17h. ( 1 ) Prénom fictif Paola Mori SAVOIR + Atelier roulant 076
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COULISSES

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Mai 2009

Pulsations

1717

de Genève Mai 2009 Pulsations 1717 La radiologie des urgences forme ici et s’exporte à

La radiologie des urgences forme ici et s’exporte à l’Est

Un médecin roumain arrive début mai aux HUG pour se former en imagerie des urgences, tandis qu’un symposium sur ce thème sera organisé cet été à Pristina.

Roumanie, il est encore difficile de les envoyer tous se former à des congrès internationaux à l’étranger », précise le Dr Poletti.

Depuis 2002, date de la signature d’une convention entre, d’une part, les HUG et la Faculté de médecine et, d’autre part, les Universités de médecine et de pharmacie de Bucarest et de Iasi au nord-est de la Roumanie, une dizaine de médecins roumains en cours de spécialisation en radiologie médicale sont venus se former en radiologie des ur- gences. La plupart sont encore en contact avec les HUG dans le cadre de cette collaboration.

Quatre mois à Genève Début mai, ce sera au tour de la Dre Florina Mihalache de venir à Genève pour quatre mois. A son départ, elle sera remplacée par un collègue roumain et ainsi de suite. « La Roumanie, entrée dans l’Union Européenne en 2007, a commencé à s’équiper de matériel radiologique moderne. Les médecins doivent être for- més pour tirer le meilleur parti de ces nouveaux équipements sophistiqués. Le but est de leur faciliter l’accès à une expérience professionnelle à l’étranger, qui leur sera utile ultérieurement dans leur pays », explique le Dr Pierre-Alexandre Poletti, médecin adjoint agrégé au service de ra- diologie et responsable de l’unité de radiologie des urgences. Et de souligner : « Grâce à l’appui de la direction générale et du chef du service de radiologie, les procédures administratives leur sont facilitées et la plupart des problèmes matériels résolus tels le logement, afin qu’ils puis- sent profiter pleinement de leur stage. » Lors de son séjour aux

HUG, la Dre Mihalache aura l’oc- casion de s’initier aux technolo- gies les plus à la pointe puisque le service des urgences recevra un nouvel échographe en mai avant la livraison d’un scanner supplémentaire cet automne.

Organisation d’un symposium Outre le don d’un appareil d’échographie portable et la création d’un CD-Rom, ce par- tenariat a également compris l’organisation d’un symposium à Bucarest en 2006, soit trois jours de formation intensive sur l’imagerie des urgences. Bénéfi- ciant d’un soutien financier de la Commission des affaires huma- nitaires des HUG et de la Direc- tion du développement et de la coopération (DDC), ce colloque a touché un grand nombre de mé- decins qui autrement n’auraient pas pu avoir accès à une forma- tion équivalente. « En raison de la situation économique de la

A Sarajevo et Pristina aussi La formule a fait des émules. En effet, un symposium similaire a été organisé en 2007 à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine et un troisième le sera cet été à Pris- tina, capitale du Kosovo. « Les infrastructures et le personnel de santé ont souffert du conflit et ces pays ont besoin de formation médicale. Nous avons profité des conventions, des collaborations et des réseaux déjà existants pour mettre sur pied ce cours qui traite de l’ensemble des urgences toutes régions anato- miques confondues », souligne le Dr Poletti. Pour rappel, le département de médecine communautaire et de premier recours a implémenté un programme de formation conti- nue en médecine de famille, au- jourd’hui repris par la Fondation FaMI (Family medicine implemen- tation project).

Paola Mori

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

Le Dr Pierre-Alexandre Poletti (à droite) avec le Dr Mihai Lesaru de Bucarest.

Vite lu

Psychiatrie

pénitentiaire

Une nouvelle unité de soins – « le Seran » – ouvre le 2 juin sur le site de Belle-Idée. Dotée de sept lits, elle est destinée à des patients psy- chiatriques faisant l’objet d’une mesure thérapeutique en milieu ouvert (art. 59 du Code pénal). Elle complète le dispositif actuel de l’unité de psychiatrie pénitentiaire diri- gée par le Dr Ariel Eytan.

Oncologie

et nutrition

Le 38 e Cours suisse de for- mation en nutrition a lieu les 13, 14 et 15 mai aux HUG, rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 (ex rue-Micheli-du-Crest 24). L’objectif est d’optimiser le soin nutritionnel au quotidien face à des perturbations du métabolisme, de l’appétit et de la digestion résultant de traitements contre le cancer. Ces trois jours sont rythmés par des séances théoriques et des présentations de patients. Information auprès de l’unité de nutrition au 022 372 93 49.

Formation

post-graduée

Comment motiver son patient:

cinq dimensions pour servir l’éducation thérapeutique. Tel est le thème du séminaire de formation post-gradué qui se tiendra du 6 au 10 juin à Zinal, en Valais. Inscription avant le 18 mai au- près du service d’enseigne- ment thérapeutique pour maladies chroniques. Pour info, tél. 022 372 97 26/02, http://setmc.hug-ge.ch.

www.arteres.org Pour faire avancer la recherche Pour de nouvelles thérapies Pour plus de bien-être à
www.arteres.org Pour faire avancer la recherche Pour de nouvelles thérapies Pour plus de bien-être à

www.arteres.org

Pour faire avancer la recherche Pour de nouvelles thérapies Pour plus de bien-être à l’hôpital

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à l’amélioration du confort des patients

aux progrès de la recherche médicale au sein des Hôpitaux universitaires et de la Faculté de médecine de Genève.

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Par virement postal CCP 80-500-4, préciser impérativement : en faveur de la fondation Artères IBAN CH75 0483 5094 3228 2100 0

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Fondation Artères 20, rue Micheli-du-Crest – CH-1205 Genève T. +41 22 372 56 20 – contact@arteres.org

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A renvoyer à fondation Artères – 20, rue Micheli-du-Crest – CH-1205 Genève ou par fax au + 41 22 781 74 00

COULISSES

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

19

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 19 «A vélo au boulot » Pour promouvoir les déplacements

«A vélo au boulot »

Pour promouvoir les déplacements à vélo, bons pour la santé et l’environnement, les HUG participent en juin à l’édition nationale de Bike to work.

Du 1 er au 30 juin aura lieu la 4 e édition nationale de Bike to work - A vélo au boulot, organisée par l’association PRO VELO. L’an dernier, 87 entreprises totalisant quelque 45 600 employés de toute la Suisse y ont participé. Cette année, pour la première fois, les HUG sont sur la ligne de départ. La règle du jeu est simple: les col- laborateurs forment des équipes de quatre personnes et se mo- tivent pour se rendre au travail à bicyclette au moins un jour sur deux durant le mois de juin, sans suivre obligatoirement le même itinéraire. Et pas d’excuses pour ceux qui habitent loin du lieu de travail, puisqu’il suffit de parcourir une partie du trajet en vélo, le reste pouvant se faire en transports publics ou privés. L’ins- cription des équipes est possible jusqu’au 25 mai auprès du groupe mobilité des HUG. Ce dernier pro- pose des solutions à tous ceux qui ne trouvent pas d’équipiers ou n’ont pas de vélos.

JULIEN GREGORIO / STRATES
JULIEN GREGORIO / STRATES

La règle du jeu est simple: les collaborateurs forment des équipes de quatre.

Un tirage au sort national aura lieu à l’issue de l’opération. Pour les entreprises, les prix sont une excursion à vélo en Suisse pour 65 personnes, avec guide et voiture-balais et trois flottes de vélos électriques à tester. Tandis que les équipes et les participants peuvent notamment gagner deux vols en montgolfière, un séjour bien-être d’une semaine et un voyage à Copenhague.

Actions aux HUG Par ailleurs, durant la première quinzaine de mai, des actions sont prévues aux HUG pour sensibiliser le personnel. « Des stands d’in- formations seront montés sur les différents sites. En juin, il y aura un point de réparation hebdomadaire

sur la rotonde, pour les petites pannes : pneus crevés, réglage de freins, etc. », indique Mouna Asal, chargée du plan de mobilité. Pour ceux qui ont un sentiment d’insécurité dans le trafic, un ate- lier de conduite sera offert aux participants le 29 mai (inscription obligatoire). Des prix maisons seront également distribués par tirage au sort.

André Koller

SAVOIR +

Groupe mobilité

Mouna Asal 022 305 42 16 plan-mobilite.hug-ge.ch

Vite lu Modèle des HUG Le 5 mai 2009, l’OMS rappelle l’importance de l’hygiène des
Vite lu
Modèle des HUG
Le 5 mai 2009, l’OMS rappelle
l’importance de l’hygiène des
mains au cours des soins (lire
en page 2). Des outils nou-
veaux, destinés aux établis-
sements de soins et aux soi-
gnants partout dans le monde,
sont accessibles sur le site
Internet de l’OMS. Ils s’articulent
sur le modèle novateur déve-
loppé aux HUG «Les 5 indica-
tions à l’hygiène des mains ».
Tous au théâtre
Les 11, 12 et 18 mai à 20h30, le
Théâtroscope joue les prolon-
gations sur la scène du bâti-
ment Ajuriaguerra, domaine
de Belle-Idée. Ne manquez
pas le tour de Lysistrata! Une
comédie grecque interpré-
tée par des collaborateurs
des HUG. Billets à réserver :
theatroscope@hotmail.com
Ê
Ê
Billets à réserver : theatroscope@hotmail.com Ê Ê Hospitalisation à domicile (HAD) Le réseau de soins 1

Hospitalisation à domicile (HAD)

Hospitalisation à domicile (HAD) Le réseau de soins 1 Le médecin – de l’hôpital ou de
Hospitalisation à domicile (HAD) Le réseau de soins 1 Le médecin – de l’hôpital ou de
Hospitalisation à domicile (HAD) Le réseau de soins 1 Le médecin – de l’hôpital ou de

Le réseau de soins

1 Le médecin – de l’hôpital ou de la ville – prescrit.

2 SOS Pharmaciens prépare les médicaments injectables, le matériel nécessaire et dispense au domicile du patient.

3 L’infirmière administre les médicaments.

4 L’équipe – médecin, pharmacien, infirmière – assure le suivi et adapte ses prestations aux besoins du patient.

4, rue des Cordiers, 1207 Genève Fax : 022 420 64 81 – médicalbip : 022 320 20 35 E-mail : sospharmaciens@sospharm.int.ch

24h sur 24 au 022 420 64 80 Remboursée par l’assurance de base

Exemples de traitements

Antibiotiques intraveineux, chimiothérapie, traitement antalgique, soins palliatifs, nutrition entérale et parentérale, hydratation, etc.

Service de pharmaGenève – www.pharmageneve.ch

COULISSES

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

20

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 20 Instantané A l’initiative des organisateurs du Genève
Instantané A l’initiative des organisateurs du Genève Marathon, qui se tient le 10 mai, et
Instantané
A
l’initiative des organisateurs du
Genève Marathon, qui se tient
le 10 mai, et en collaboration
avec l’unité d’orthopédie et de
traumatologie du sport (UOTS) et
le
Swiss Olympic Medical Center
(SOMC) des HUG, partenaires de
l’épreuve pour les aspects médi-
caux, une journée scientifique a
eu lieu le 28 mars à Beau-Séjour.
L’occasion de s’informer sur les
aspects physiologiques et bio-
mécaniques de la course à pied,
sur les lésions de surcharge, sur
la planification intelligente de
l’entraînement et d’apprendre
des astuces.
La possibilité également de
suivre des ateliers pratiques avec
Xavier Jolis, physiothérapeute
et préparateur physique.
JULIEN GREGORIO / STRATES
et préparateur physique. JULIEN GREGORIO / STRATES Je désire m’abonner et recevoir gratuitement Pulsations
et préparateur physique. JULIEN GREGORIO / STRATES Je désire m’abonner et recevoir gratuitement Pulsations
et préparateur physique. JULIEN GREGORIO / STRATES Je désire m’abonner et recevoir gratuitement Pulsations

Je désire m’abonner et recevoir gratuitement Pulsations

Nom

Prénom

Rue

 

NPA / Lieu

Date

Signature

Pulsations Hôpitaux universitaires de Genève – Service de la communication Rue Micheli-du-Crest 24 – CH-1211 Genève 14 Fax (+41 22) 305 56 10 – pulsations-hug@hcuge.ch

Maxime
Maxime

Rentes

mensuelles

Cotisations mensuelles

AGES D’ENTRÉE

par enfant

-35 ans

35-45

45-55

250.-

4.-

5.50

14.50

500.-

8.-

11.-

29.-

750.-

12.-

16.50

43.50

1000.-

16.-

22.-

58.-

Par personne et par enfant.

1000.- 16.- 22.- 58.- Par personne et par enfant. Je sais que si tu disparaissais ou
1000.- 16.- 22.- 58.- Par personne et par enfant. Je sais que si tu disparaissais ou

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ANNE-LAURE OBERSON

CULTURE

Hopitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

2121

de Genève Mai 2009 Pulsations 2121 Entre intérieur et extérieur Le Cabinet des curiosités

Entre intérieur et extérieur

Le Cabinet des curiosités revisite mémoire, souvenirs et paysages.

Le cabinet des curiosités du XVI e et XVII e siècle fait l’éloge de la di- versité. Il rassemble, pour l’étude et la contemplation, œuvres d’art, ob- jets de science ou de technique, prodiges et bizarreries de la na- ture. Sans être exhaustif, il évoque le monde, la création naturelle et humaine par des exemples extra- ordinaires. Reprendre aujourd’hui ce mo- dèle permet d’exposer ensemble œuvres d’art, ustensiles ou ma- chines obsolètes qui témoignent du passé de l’hôpital. C’est un alibi historique pour confronter et mettre en regard de façon dia- chronique et parfois incongrue ce qui fut conservé à différentes fins dans le temps. Au désir de valo- riser le patrimoine s’ajoute celui d’être en prise avec notre époque.

Impression de déjà-vu Les souvenirs président au pre- mier état du Cabinet des curiosités de l’espace Abraham Joly. Deux photographies grandeur nature du salon de Marcel Christin, souvenir de la précédente exposition, rap- pellent que cet amateur a fait en- trer l’art contemporain à l’hôpital. Travail de mémoire et réinter- prétation poétique du réel sont aussi à l’œuvre dans les vidéos de Michael Roy. Souvent en noir et blanc, parfois floues, ces images dans lesquelles le regard s’en- fonce par effet de zoom restituent une ambiance. Bribes de narration, paysages et vues intérieures se fondent. Ces souvenirs d’été aussi convenus que remarquables

Ces souvenirs d’été aussi convenus que remarquables Les Paramours de Jean-Luc Verna sont exposés au Cabinet

Les Paramours de Jean-Luc Verna sont exposés au Cabinet des curiosités.

créent une étrange impression de déjà vu, d’autant qu’ils renvoient à un vécu inconnu. Images singu- lières du monde, elles mêlent réa- lité et fiction, portent à la rêverie, rendent palpable la fuite du temps.

Paysages imaginaires Réalité et fiction, jubilation et crainte, passage du clair au sombre sont des éléments récur- rents aussi dans le travail d’Alexia Turlin. Ce jeu des contraires est entièrement contenu dans le motif de la montagne présenté ici sous forme de dessins au format carte postale dont l’alignement forme un panorama. C’est également de mémoire que Pascale Favre des- sine le Salève. Une réminiscence ancienne, celle de sa jeunesse à Meyrin, qu’elle mêle à des visions plus récentes.

Si Tito Honegger saisit d’abord la montagne sur le motif, elle réinter- prète ensuite ses croquis à l’encre épaisse sur une plaque de verre, puis imprime ces monotypes sur de fragiles papiers de soie. Quant à Jean-Luc Verna, il transpose ses propres dessins qu’il photocopie, transfère sur du vieux papier et rehausse au crayon et au ma- quillage. Reprises de l’emblème de la Paramount, ses Paramours montrent un Cervin qu’il n’a ja- mais vu ! La montagne sublime et héroïque, peinte à l’huile en 1843 par John Coindet, est encore une composition d’atelier. Plus intimes, les dessins de Siripoj Chamroen- vidhya ou les sténopés de Claire- Annette Musard sont des images fantômes d’une réalité filtrée. Rapprochements formels, asso- ciations d’idées et de démarches

artistiques, travail de mémoire, réinterprétation plastique de la réalité et des souvenirs sont à l’origine de ces choix. Alors que le Cabinet des curiosités (1) appelle la diversité, ce premier accrochage étrangement tourné vers le pay- sage et la montagne peut sem- bler paradoxal ! Désormais, cet ordonnancement est bouleversé et enrichi par l’ajout de nouvelles œuvres et objets, et par l’intro- duction de la figure humaine.

Claude-Hubert Tatot

(1) Le nouvel accrochage est à dé- couvrir au Cabinet des curiosités, espace Abraham Joly, domaine de Belle-Idée, du lundi au vendredi de 13h30 à 17h. Consultez également le site des affaires culturelles :

www.arthug.ch

également le site des affaires culturelles : www.arthug.ch Maquillage Permanent - Epilation à la lumière pulsée

AGENDA

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

22

universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 22 Vos rendez-vous en mai 02 Courir pour aider Le

Vos rendez-vous en mai

02

Courir pour aider

Le traditionnel rendez-vous de Courir pour Aider a lieu le 2 mai prochain à Meinier. Cette asso- ciation d’amis bénévoles soutient, au travers de sports (VTT, course à pied, marche), une œuvre huma- nitaire en lui reversant la totalité de ses bénéfices. Cette année, Courir… Ensemble a été choisi. Cette association œuvre pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés dans l’unité d’onco- hématologie pédiatrique des HUG en leur proposant des moments de plaisir, tels des ateliers de bri- colage, ou des projets proches de leurs envies, afin d’échapper à la lourdeur des traitements. www.courirpouraider.ch

05

Maladies

infectieuses

Sous le titre Emerging and Re- Emerging Infectious Diseases: A Perpetual Challenge (« Maladies infectieuses émergentes et ré- émergentes: un défi perpétuel»), le Dr Anthony S. Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses de l’Ins- titut national de la santé (NIAID/ NIH, Bethesda), aux Etats-Unis, donne une conférence publique en anglais au Centre Médical Universitaire (Auditoire B400, rue Michel-Servet 1) le mardi 5 mai à 18h30. Reconnu comme étant l’un des plus grands spécialistes dans

la pathogénèse et le traitement de maladies infectieuses, le Dr Fauci a largement contribué à la compréhension du virus HIV/ SIDA. Les conférences annuelles Louis-Jeantet sont organisées par la Faculté de médecine de l’Uni- versité de Genève et destinées à promouvoir la perception et la compréhension publiques des développements scientifiques et médicaux.

07

Rendez-vous

philo

Dans le cadre du laboratoire philo- sophique des HUG, organisé par le service d’enseignement thérapeu- tique pour maladies chroniques, le philosophe Alexandre Jollien donne le 7 mai une conférence sur Descartes, du bon usage des passions. Pour venir l’écouter, ren- dez-vous de 8h à 9h, à l’auditoire Marcel Jenny (rue Gabrielle-Perret- Gentil 4). Entrée libre.

Jenny (rue Gabrielle-Perret- Gentil 4). Entrée libre. 09 Marche contre le cancer Dans le but de

09

Marche contre le cancer

Dans le but de récolter des fonds et de sensibiliser le public, la Ligue genevoise organise sa

30 e marche contre le cancer, le samedi 9 mai à Lancy (départ et arrivée au Parc Marignac), de 8h

à 15h. Au choix, 5 ou 10 km. Ani-

mations pour les enfants : de 11h

à 14h, maquillage ; à 13h30, spec-

tacle de marionnettes ; toute la journée, château gonflable et carrousel. Pour info, tél. 022 322 13 33.

11

Dépister le mélanome

A l’occasion de la Journée na-

tionale du cancer de la peau, la

Ligue suisse contre le cancer et

la Société suisse de dermatolo-

gie et de vénéréologie lancent une campagne de dépistage

du mélanome pour la 4 e fois consécutive. Le but ? Sensibiliser

le public à l’importance du dépis-

tage, mais aussi lui rappeler les principes de la protection solaire. Le lundi 11 mai, entre 12h et 16h, vous pourrez faire examiner aux HUG un grain de beauté ou une

tache qui vous tracasse gratuite- ment et sans rendez-vous. Pour vous y rendre, veuillez passer

par l’accueil de l’hôpital, 4, rue Gabrielle-Perret-Gentil.

13 & 14

Dépression,

burn-out

Comment faire pour qu’un épui- sement professionnel ne dégé- nère pas en un état dépressif in- validant? Comment peut-on faire en sorte que la crise psychique

se transforme en opportunité pour rebondir ? Le congrès du GRAAP (Groupe

romand d’accueil et d’action psychiatrique), intitulé Dépres- sion, burn-out. Crise et opportu- nité, tentera de répondre à ces questions avec des spécialistes.

Ce congrès a lieu le mercredi 13 mai et jeudi 14 mai au Casino de Montbenon (Allée Ernest-Anser- met 3), à Lausanne. Pour info, tél. 021 647 16 00. www.graap.ch

Pulsations TV Le magazine santé Pulsations du mois de mai est consacré à la scoliose.
Pulsations TV
Le magazine santé Pulsations
du mois de mai est consacré à
la scoliose. Cette déformation
de la colonne vertébrale qui
concerne six filles pour un gar-
çon peut être traitée, selon sa
sévérité, à l’aide d’un corset ou
d’une intervention chirurgicale.
Pourquoi dépister ? Comment fa-
brique-t-on un corset? Comment
vit-on avec? Quel est l’apport de
la physiothérapie? Réponse dès
le 12 mai sur Léman Bleu et TV8
Mont-Blanc. Pour les horaires
de diffusion, consulter les pro-
grammes télé.
et TV8 Mont-Blanc. Pour les horaires de diffusion, consulter les pro- grammes télé. www.stormatic.ch 022.727.05.00

AGENDA

Hopitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

2323

de Genève Mai 2009 Pulsations 2323 14 Lésions ulcéreuses L’Association suisse pour les

14

Lésions

ulcéreuses

L’Association suisse pour les soins de plaies, section romande, organise sa 6 e journée de forma- tion continue le jeudi 14 mai, de 8h à 17h15, au Théâtre de Beau- sobre (av. de Vertou 2), à Morges, sur le thème Lésions ulcéreuses des membres inférieurs. Info :

l.chabal@safw-romande.ch.

Le livre du mois Super biture: mon enfer dans le binge drinking (Jacob-Du- vernet, 2008)
Le livre du mois
Super biture: mon enfer dans
le binge drinking (Jacob-Du-
vernet, 2008) est un témoi-
gnage dur et touchant qui
nous invite à réfléchir sur les
conséquences dramatiques
de la pratique d’alcoolisation
rapide que l’on préfère croire
anodine. Hugo, 17 ans, a goûté
aux dangers de la « biture
express » qui va le conduire au
gâchis de sa vie. Cet ouvrage
est conseillé par le Centre de
documentation en santé qui
met en prêt des ouvrages (tél.
022 379 51 90/00).

14, 15 & 16

Hôpital des nounours

Démystifier le milieu hospitalier et rassurer les enfants, tel est le principal objectif de l’opération « Hôpital des nounours ». Dans un milieu médical et particulièrement dans un hôpital, les plus jeunes sont peu rassurés à la vue des médecins, des infirmiers, de leur blouse blanche, du matériel mé- dical, etc. Ces rencontres visent à réduire l’angoisse des enfants et en utilisant leurs nounours comme intermédiaires, le contact est plus facile. Dans un univers ludique, les enfants âgés de 4 à 7 ans feront examiner leur peluche par des étudiants en médecine et des étudiants infirmiers, dits « nounoursologues ». Ils pour- ront ainsi suivre une consultation dans sa totalité, de l’accueil à la pharmacie, sans être eux-mêmes patients. Cet hôpital tout doux se tient du 14 au 16 mai à la Ro- tonde du Mont-Blanc (Quai du Mont-Blanc). Les deux premiers jours sont réservés aux écoles inscrites, alors que le dernier, de 9h à 17h, est ouvert à tous. www.hopitaldesnounours.ch

de 9h à 17h, est ouvert à tous. www.hopitaldesnounours.ch 19 Dyslexie Le Centre de documentation en
de 9h à 17h, est ouvert à tous. www.hopitaldesnounours.ch 19 Dyslexie Le Centre de documentation en

19

Dyslexie

Le Centre de documentation en santé et l’Association dyslexie suisse romande organisent une conférence publique le mardi 19 mai, à 19h30, au Centre Médical Universitaire (Auditoire B400, rue Michel-Servet 1). Après l’allocution d’ouverture de Charles Beer, conseiller d’Etat en charge du Département de l‘instruction publique, Stéphan Eliez, professeur en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et médecin directeur du service médico-pédagogique, et Sylvie Cébe, professeure en sciences de l’éducation à l’Université de Genève, donneront une confé- rence intitulée Dyslexie : un cer- veau différent ? L’occasion de faire le point sur les avancées des neurosciences et de la pédagogie dans ce do- maine.

28

Journée sans tabac

A l’occasion de la journée mon- diale sans tabac, les HUG propo- sent le jeudi 28 mai des stands d’information sur chaque site hospitalier de 11h à 14h. Objectif ? Sensibiliser les patients et les collaborateurs et les informer au sujet de l’aide à l’arrêt du tabac. Cette année, l’Organisation mon- diale de la santé a choisi pour thème les avertissements sani- taires sur le tabac posés sur les paquets de cigarettes (« Tobacco Health Warnings »).

28 & 29

Pathologies

vulvaires

Le département de gynécolo- gie et d’obstétrique des HUG organise les 28 et 29 mai deux journées de cours sur les patho- logies vulvaires. L’occasion de s’informer sur la vulve, un organe parmi les plus cachés et les moins connus. Au programme : pathologies dermatologiques, infectiolo- giques, gynécologiques, néo- plasiques, mutilations génitales. En présence d’experts suisses et internationaux, ces cours ont lieu au Forum Genève Crédit Suisse (route de Lausanne 17) et délivrent 12 points de crédit de formation SSGO. Inscription jusqu’au 11 mai. Info :

tél. 022 372 40 05 ou catherine. fueter@hcuge.ch.

Info : tél. 022 372 40 05 ou catherine. fueter@hcuge.ch. Tapernoux S. a. Installations sanitaires Agencements
Tapernoux S. a. Installations sanitaires Agencements de laboratoires Réalisations thermoplastiques Tuyauterie inox -

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246, rue de Bernex - 1233 BERNEX e-mail : info@tapernoux-sa.ch Tél. 022 757 11 06 - Fax 022 757 61 55

JULIEN GREGORIO / STRATES

INTERVIEW

Hôpitaux universitaires de Genève

Mai 2009

Pulsations

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universitaires de Genève Mai 2009 Pulsations 24 « Lire Platon, entre un spa et un fitness…

« Lire Platon, entre un spa et un fitness… »

Pour Alexandre Jollien, philosophe et écrivain, la philosophie n’est pas une pratique éphémère qui va résoudre nos problèmes, mais davantage une ascèse.

Infirme moteur cérébral à la suite d’une naissance problématique, Alexandre Jollien est philosophe et écrivain. Depuis 2004, il anime le laboratoire philosophique des HUG, organisé par le service d’enseignement thérapeutique pour maladies chroniques. La « philothérapie » – la philosophie conçue comme une thérapie de l’âme – est à la mode. Les cabinets de consultation philosophique se multiplient en Suisse. L’auteur de l’Eloge de la faiblesse porte un regard critique sur ce qu’il nomme une récupération consumériste.

Quel rôle a joué la philosophie dans votre parcours personnel?

> Lorsqu’on souffre d’un handicap

physique, l’attention est portée sur le corps et l’extériorité. Avec la philosophie, je me suis peu à peu avancé vers l’intériorité. Il s’agis- sait au début de me sculpter un moi solide, un moi inébranlable. Je cherchais à m’enrichir d’outils et de connaissances. Mais fina- lement c’est un malentendu. Au- jourd’hui, je pense que la philoso- phie est un art du dépouillement.

Est-ce qu’elle vous aide

à affronter le regard des autres?

> Oui. C’est l’autre aspect de ma

LIRE +

La Construction de soi, Editions du Seuil, 2006 Le métier d’homme, Editions du Seuil, 2002 Eloge de la faiblesse, Editions du Cerf, 1999

motivation. Je voulais aussi, par l’assimilation d’une culture phi- losophique, nuire aux préjugés, au regard que l’on porte sur les personnes handicapées.

Comment jugez-vous l’engouement actuel pour la « philothérapie»?

> Parfois je crains y déceler une

forme de récupération consu- mériste. La presse grand public s’est emparée du phénomène. Il ne faudrait pas croire que la philosophie puisse résoudre tous nos problèmes. Là aussi, je crains parfois que, parce que ça fait bien, on lise Platon entre une séance de spa et un fitness.

Alors que la philosophie est une ascèse. Une pratique.

La philosophie est sortie

des universités, elle s’est démo- cratisée. Comment expliquer ce retour en force ?

> Il y a plusieurs raisons à cela.

Les religions ont moins d’im- pacts. Elles fournissent moins d’outils pour donner un sens à la vie. D’autre part, les idéolo- gies du progrès – l’engagement motivé par la foi en des utopies – sont remises en question. Si

bien que beaucoup se rabattent sur la sphère intime, là où ils es- pèrent encore pouvoir construire leur bonheur ou, tout au moins, atténuer leurs souffrances.

La philosophie peut-elle guérir de la souffrance?

> Il faut être très prudent sur cette question. Envoyer chez un phi- losophe une personne atteinte d’une affection psychique avérée

une personne atteinte d’une affection psychique avérée Alexandre Jollien anime le laboratoire philosophique des HUG

Alexandre Jollien anime le laboratoire philosophique des HUG depuis 2004.

serait faire preuve d’une exces- sive légèreté. La philosophie est bonne pour tout le monde. Mais penser qu’elle pourra guérir des maladies d’origine névrotique, c’est prendre un mauvais départ. C’est une approche discutable.

A quoi sert la philosophie?

> La philosophie peut aider à

se libérer d’un soi replié sur lui- même - une idée d’ailleurs que l’on retrouve chez Platon avec le concept de mort de soi. Elle

ouvre sur le monde, confère à l’homme une place dans l’univers. Il s’agit de tenter de connaître l’univers, apprendre les règles du jeu pour les assumer et s’avancer dans la joie. Mais la philosophie n’offre pas des réponses toutes faites. Son instrument est la rai- son, qu’il faut exercer.

Peut-elle soulager d’un certain vide existentiel ou de la peur de la mort ?

> En tous cas, elle invite à se

détacher et à assumer l’imper- manence de notre réalité. Pour

moi rien ne vaut la fréquentation assidue des grands auteurs. Par exemple les Lettres à Lucilius, de Sénèque, si l’on s’en imprègne,

on y trouve des repères pour une discipline intérieure.

Dans votre dernier livre, La Construction de soi, vous vous décrivez comme

quelqu’un d’assez angoissé ?

> … assez angoissé ? C’est un euphémisme !

La philosophie ne vous a-t-elle pas apporté la tranquillité d’âme promise?

> Je dis souvent que cela aurait

sans doute été pire sans elle. Plus sérieusement, je pense qu’elle ne guérit pas des grandes blessures apportées par la vie… ou alors je ne la pratique pas de la bonne manière. Cela voudrait dire que malgré tout, le savoir philosophique reste pour moi un exercice purement intellectuel, que je n’ai pas intégré, réelle- ment, dans ma vie.

Quel est le thème

de votre prochain ouvrage ?

> Les passions. C’est-à-dire pré-

cisément tout ce qui en l’homme résiste à la volonté et à la raison.

Propos recueillis par André Koller