1

Livre Blanc

80 #PortraitDeStartuper

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les startupers sans jamais oser le demander

Par#PortraitDeStartuper
Sébastien Bourguignon
© 2015 – sebastienbourguignon.wordpress.com – Tous droits réservés - ISBN 978-2-9554467-0-6 / EAN 9782955446706

LE LIVRE BLANC

Sommaire

CHAPITRE 1 – Le Livre Blanc
Publié avec le soutien
Avant-propos
Remerciements
20 Contributeurs
89 Startupers
80 Startups
Introduction

4
5
7
8
9
10
11
12

CHAPITRE 2 – Les Préfaces
Axelle Lemaire – Secrétaire d’État au Numérique
Guy Mamou-Mani – Président du Syntec Numérique
Pascal Buffard – Président du CIGREF
Gilles Babinet – Entrepreneur & Digital Champion
Pierre Pezziardi – Entrepreneur en résidence chez SGMAP
Pierre Gohar – Directeur de l’Innovation de l’Université de Paris Saclay
Tania Di Gioia – Adjoint au Directeur de l’Innovation de l’Université de Paris Saclay
Alexandre Stopnicki – Directeur pédagogique à L'institut Léonard de Vinci
Alban Jarry – Blogger et Expert du Digital
Emmanuelle Leneuf – Journaliste et Créatrice du @Flashtweet
Frédéric Charles – Blogger et Expert du Digital
Frédérique Clavel – Présidente Fondatrice du Réseau Les Pionnières
Nicolas Hazard – Président du Comptoir de l’Innovation
Eric Burdier – CEO Axeleo
Jonathan Vidor – CEO JVWEB
Vincent Auriac – Président d’Axylia
Xavier Milin – CEO Basics Finance et Dirigeant du Startup Leadership Program
Jean-Christophe Conticello – CEO Wemanity
Sébastien Delayre – Director of the Agile Enterprise Business
Grégoire Linder – CEO Raizers

13
14
17
19
22
25
28
28
31
33
35
38
41
43
45
49
51
53
56
60
63

CHAPITRE 3 – Les Portraits

66

#PortraitDeStartuper

1000mercis - Yseulys Costes
AD&P Ventures - Antoine Duboscq
AddWorking - Julien Perona
Adways - Jacques Cazin
AlloMarcel - Solenne Xavier
Aptoriel - Marie-Laure Plessis et Jérôme Hacot
ASTON iTrade Finance - Amaury de la Lance
Axielles - Frédérique Cintrat
Babel-voyages - Laetitia Santos
Blue DME - Julien Cabot
BPSIs - Jean Orgonasi
Braineet - Jonathan Livescault
COBOL-IT - Philippe Fraysse
Compte Epargne CO2 - Jean-Luc Baradat
Dashlane - Alexis Fogel
Data Publica - François Bancilhon
Datawix - Jean-Jacques Ridel et Philippe Le Hérissé
Dolmen - David Godest
DraftQuest - David Meulemans
Dynseo - Justine Sauque
elCurator - Christopher Parola
Enerfip - Léo Lemordant
Esthetissime - Damien Greusard
Evercontact - Philippe Laval
Ferpection - Thibault Geenen
FindBrok - Guillaume Rovère
Finsquare - Polexandre Joly
Fitle - Charles Nouboué
Gladys - Erwan Knittel et Guillaume Lépine
GuestToGuest - Emmanuel Arnaud
Héphaïstos - Philippe Letellier
Hub-Grade - Brieuc Oger
Hxperience - Claude Favreau
Inspeer - Louis de Broglie
jestocke.com - Laure Courty
Jobbers - Jean Benedetti
Legalib - Arthur Soria

2

67
69
73
75
77
79
82
84
87
90
92
94
95
97
98
100
102
103
105
107
108
110
112
115
117
119
121
123
125
127
128
129
131
133
135
137
139

LE LIVRE BLANC

Sommaire

LesBonsProfs - Julien Tartaglia
Lingua Custobia - Olivier Debeugny
Lucky Cart - Cyril Marchal
Mantiq - Thomas Gerbaud
monkeyevent - Jennifer Emery, Gilles Marec et Sandy Blanchet
Monkey Tie - Jérémy Lamri
My Fine Art Exhibition - Anne-Constance Launay
MyAnnona - Beryl Bes
MyJobCompany - Grégory Herbé
MyCookr - Guillaume Sauvage Combat
Net2shop - Gilbert Gnana
Neo-Robotix - Jean-Luc Cossi et Benoît Courty
Neodemia - Laurent Boinot
Omenabler - Sébastien Cochard
One Clic - Philippe Duhamel
OSCARh - Frédéric Watine
Paycar - Vincent Marty-Lavauzelle
Piste On Jobs - Pandhi Moukouyou
Quanteam - Julien Bensoussan
Qubit - Antoine Ballerin
Raizers - Grégoire Linder
Search'XPR - Jean-Luc Marini
Scientibox - Sharon Sofer et Sophie Gaume
Shortways - Toan Nguyen
Skiller - Jérôme Introvigne
Soluti - Alexandre Vallin
Speecheo - Morgan Rosemberg
TellMePlus - Jean-Michel Cambot
TipStuff - Julie Nguyen et Yoran Brault
Trendeo - David Cousquer
Twinlife - Michel Gien
ukonect - Arnaud Barray
Une Vie Des Histoires - Laurence Caisey
Waynote - Nadine Pédemarie - Fabien Apheceix
WeCook - Jérémie Prouteau
Whaller - Thomas Fauré

#PortraitDeStartuper

141
143
145
147
150
153
155
157
159
160
162
164
166
167
169
171
173
175
177
179
181
183
186
188
190
192
194
197
198
200
202
204
205
206
208
210

3

Wimi - Lionel Roux
Wittyfit - Thomas Cornet
Wizbii - Benjamin Ducousso
Yoobiquity - David Duchange
Yoobo - Marie-Laure Desorme
Zelip - France Hureaux
ZoOah - Sophie Belais

211
213
215
217
219
221
223

CHAPITRE 4 – L’Étude Monkey tie

225

CHAPITRE 5 – L’innovation des grands groupes passe par les startups

235

CHAPITRE 6 – Transformation digitale et transformation agile sont indissociables 238
CHAPITRE 7 – L’inévitable transformation digitale des entreprises

242

CHAPITRE 8 – Lean Startup, la méthode des petits pour les grands

246

CHAPITRE 9 – Et après …
Conclusion
Les prochains portraits…

249
250
251

CHAPITRE 10 – À propos de l’auteur

253

4

Tout le monde savait que c'était impossible à
faire. Puis un jour, quelqu'un est arrivé qui
ne le savait pas et il l'a fait.
— Winston Churchill

CHAPITRE 1
Le Livre Blanc
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 1

Publié avec le soutien

#PortraitDeStartuper

5

CHAPITRE 1

Publié avec le soutien

#PortraitDeStartuper

6

CHAPITRE 1

7

Avant-propos
En mai 2015, je me lançais dans la réalisation d’un
projet autour des startupers, ces individus un peu hors
du commun. Initialement, je cherchais à mieux les
comprendre, à les décortiquer pour savoir s’ils étaient
des super-héros ou bien simplement des êtres normaux
comme vous et moi, disposant sûrement de capacités
particulières, mais finalement pas très différent du
commun des mortels.
Et puis, j’avais aussi une envie personnelle, l’aventure
entrepreneuriale m’intéresse, me tente, mais m’inquiète
aussi, me tétanise, l’idée était donc de dédramatiser un
peu la situation, et qui sait, peut-être trouver la bonne la
idée et me jeter à l’eau.
J’ai donc pris mon bâton de pèlerin et j’ai contacté plus
de 200 startupers pour leur demander de participer à ce
projet, un peu fou, mais complètement passionnant. Et
là surprise, les premiers retours arrivent vite, certains de
startupers déjà bien installés, d’autres d’entrepreneurs
encore débutants, mais tous très positifs sur la
démarche et sur le projet. #PortraitDeStartuper1 était
né !
Depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et en quelques
mois, 80 startupers on accepté de participer à cette
initiative, ce sont leurs mots, leurs expressions que j’ai
simplement mis en forme et partagé avec le plus grand
nombre sur mon blog.
Et puis, le temps passant, j’ai eu de plus en plus de
demandes de la part de certains de mes followers sur

#PortraitDeStartuper

Twitter ou LinkedIn. Des startupers ayant participé au
projet ou des connaissances dans mon entourage qui
m’ont incité à aller plus loin, à donner une dimension
plus importante à cette aventure que j’ai vécu ces
derniers mois. C’est comme cela qu’est née l’idée de
réaliser ce livre blanc.
Alors bien sûr, l’enjeu n’était pas de se limiter à
condenser uniquement les 80 portraits de ces
startupers. L’objectif était de venir enrichir le travail déjà
réaliser par des contributions de signature du monde du
digital, de l’innovation et des startups pour qu’ils
viennent donner un avis éclairé, et pertinent sur
l’écosystème startup en 2015.
Il m’aura donc été nécessaire de nouveau, d’aller taper à
la porte d’une cinquantaine de personnalités, afin de leur
demander s’ils étaient partant pour participer à ce livre
blanc. Et là, encore une fois, les retours ont été très
positif, et dans un délai relativement cours, j’ai réussi à
mobiliser plusieurs d’entre eux qui ont donc accepté de
contribuer à la réalisation de ce livre blanc.
Alors me direz-vous, mais comment a-t-il fait pour en
arriver là ? Comment est-ce possible de fédérer autant
de personnes autour d’un projet ? De quels moyens
disposaient-ils ?
La réponse à ces questions est simple et en même
temps pas si évidente, grâce aux réseaux sociaux, et en
particulier à LinkedIn. Cet outil formidable, avec lequel,
au culot, j’ai pu aller prendre contact avec des startupers

ou des personnes influentes dans leur secteur d’activité,
aura été le catalyseur de ce projet. Si je n’avais pas
disposé d’une telle facilité numérique, je n’aurais
certainement pas réussi à toucher autant de monde, ni
même à contacter simplement tous ces individus avec
lesquels par défaut je n’avais quasiment aucune chance
de rentrer en contact.
Et puis, chemin faisant, la vapeur a finit par s’inverser,
passant d’une logique où j’allais vers les startupers pour
leur demander de répondre à mes questions, ce sont
eux qui ont commencé à venir vers moi par Twitter,
LinkedIn ou mon blog pour me proposer de participer au
projet. Sans compter sur la somme de personnes qui
m’ont proposé de me mettre en relation avec des
startups qu’ils avaient dans leur entourage direct.
Il aura donc fallu une certaine dose de courage, de culot
et de chance pour que ce projet devienne ce qui est
aujourd’hui le premier livre blanc consacré à
l’entreprenariat dans l’univers des startups.
Vous pourrez donc retrouver les 80
#PortraitDeStartuper1 réalisés, l’étude inédite faite en
partenariat avec Monkey tie, des contributions de
nombreux influenceurs sur l’environnement startup en
France, et enfin un rappel de quelques uns de mes
articles publiés depuis plusieurs mois.
Alors je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que
ce livre contribuera à vous aider à faire murir peut-être
un projet de startup ou en tout cas à mieux comprendre
cet univers hyper dynamique et innovant.
1

https://sebastienbourguignon.wordpress.com/category/portrait-de-startuper/

CHAPITRE 1

8

Remerciements
Bien évidemment, je remercies tout particulièrement ma
femme et ma famille qui ont su me laisser prendre le
temps nécessaire à la réalisation de cet ouvrage et qui
m’ont apporté leur soutien moral et matériel pour que ce
projet puisse aboutir.
Je tiens à remercier tout ceux qui m’ont apporté de l’aide
ou du support dans la réalisation de ce projet, aussi bien
pour m’avoir ouvert leur carnet d’adresses que pour le
temps qu’ils m’ont consacré dans la construction de la
démarche : Laure Kepes, Vivian Bertin, Olivier Marie,
Michel Bensoussan, Xavier Biseul, Imane Rahmouni,
Larence Caisey, Stéphane Loiret, Joëlle Durieux, JeanMarie Féore, Violaine Champetier de Ribes, Sophie
Gerlin, Wolfgang Jeitl, Anaïs Gelin, Stéphane Wojewoda,
Grégoire Odou.
Et forcément un grand merci à toutes les startupeuses et
startupers et qui ont participé à ce projet : Philippe Le
Hérissé, Jean-Jacques Ridel, Laure Courty, Julien
Cabot, Jérémy Lamri, Yseulys Costes, Sharon Sofer,
Sophie Gaume, Julie Nguyen, Yoran Brault, Philippe
Laval, Sébastien Cochard, Olivier Debeugny, François
Bancilhon, Christopher Parola, Jean-Michel Cambot,
Jonathan Livescault, Jean Benedetti, France Hureaux,
Philippe Letellier, Michel Gien, David Godest, Jean-Luc
Marini, Arnaud Barray, Grégory Herbé, Jacques Cazin,
Jean-Luc Cossi, Benoît Courty, Toan Nguyen, Thomas
Fauré, Guillaume Sauvage Combat, Jean-Luc Baradat,
Pandhi Moukouyou, Benjmain Ducousso, Gilbert Gnana,
Arthur Soria, Jennifer Emery, Gilles Marec, Sandy
Blanchet, Cyril Marchal, Marie-Laure Desorme, Solenne

#PortraitDeStartuper

Xavier, Thomas Gerbaud, Latitia Santos, Morgan
Rosemberg, David Meulemans, Charles Nouboué, Léo
Lemordant, Jérôme Introvigne, Justine Sauquet, Philippe
Duhamel, Sophie Belais, Frédérique Cintrat, Emmanuel
Arnaud, Jean Orgonasi, Nadine Pédemarie, Fabien
Apheceix, David Cousquer, Damien Greusard,
Polexandre Joly, Philippe Fraysse, Vincent MartyLavauzelle, Brieuc Oger, Beryl Bes, Antoine Duboscq,
Antoine Ballerin, Frédéric Watine, Marie Laure Plessis,
Jérôme Hacot, Guillaume Rovère, Alexis Fogel, Thibault
Geenen, Thomas Cornet, Laurent Boinot, Julien Pérona,
Erwan Knittel, Guillaume Lépine, Grégoire Linder, Lionel
Roux, Alexandre Vallin, Anne-Constance Launay,
Laurence Caisey, Hxperience, Louis de Broglie, David
Dussange, Julien Tartaglia, Jérémie Prouteau, Julien
Bensoussan, Amaury de la Lance.
Enfin, un énorme merci toutes les personnalités du
monde de l’innovation, du numérique et des startups qui
ont accepté de contribuer à la préface de ce livre blanc :
Axelle Lemaire, Guy Mamou-Mani, Pascal Buffard,
Gilles Babinet, Xavier Milin, Emmanuelle Leneuf,
Frédéric Charles, Frédérique Clavel, Nicolas Hazard,
Grégoire Linder, Alexandre Stopnicki, Eric Burdier,
Jonathan Vidor, Vincent Auriac, Pierre Gohar, Tania Di
Gioia, Sébastien Delayre, Pierre Pezziardi, JeanChristophe Conticcelo.
Et un merci tout particulier à Alban Jarry pour son aide et
ses conseils depuis un an dans les travaux que j’ai
entamés sur les réseaux sociaux, sur mon blog et sur le
projet #PortraitDeStartuper1.
1

https://sebastienbourguignon.wordpress.com/category/portrait-de-startuper/

CHAPITRE 1

20 Contributeurs

#PortraitDeStartuper

9

CHAPITRE 1

89 Startupers

#PortraitDeStartuper

10

CHAPITRE 1

80 Startups

#PortraitDeStartuper

11

CHAPITRE 1

12

Introduction
Depuis quelques années, l’environnement startups
français est en pleine transformation. Des volontés
étatiques auront participé largement au développement
de ces jeunes pousses et à leur dynamisme, en
particulier le label « French Tech » qui s’est développé
comme une trainée de poudre depuis sa création en
novembre 2014. Aujourd’hui 14 métropoles sont
labellisées ainsi que 4 écosystèmes thématiques. Une
vraie réussite quand on sait d’où on vient.
Aujourd’hui la France se positionne comme un des
leaders mondiaux sur le secteur des startups. Il suffit
pour cela de regarder les grands classements réalisés
par de célèbres cabinets de conseil. Prenons Xerfi qui,
début 2015, estimait que 20% des 500 pépites
européennes étaient françaises distanciant ainsi
l’Allemagne et le Royaume-Uni. Deloitte quant à lui
classait, fin 2014, la France pour la 3ème année
consécutive en tête du palmarès Deloitte Technology
Fast 500 pour la zone EMEA.
Prenons l’angle investissement, pour le cabinet EY, ils
ont progressé de 70% au 1er septembre 2015, par
rapport à la même période en 2014, passant ainsi à 759
millions d’euros levés pour 244 opérations réalisées, soit
un ticket moyen de 3,11 millions d’euros. Même si par
ailleurs, le même cabinet relève que la France est en
retard sur ce plan par rapport, encore une fois, à
l’Angleterre ou l’Allemagne.
Il existe par ailleurs une foule d’environnements
favorisants le développement des startups françaises,

#PortraitDeStartuper

incubateurs, accélérateurs, pépinières ou autre fablabs
sont maintenant bien implantés et connus pour leurs
programmes de domiciliation, d’accompagnement et de
soutien à nos structures innovantes. Il suffit de regarder
le cadre proposé par la région parisienne pour accueillir
les startups en mal de support, qu’il s’agisse de
Paris&Co, Paris Pionnières, Les Comptoirs de
l’Innovation, Numa… Les conditions sont donc
extremement favorables. Sans oublier de grands projets
ambitieux comme la réfection de la Halle Frayssinet par
Xavier Niel qui devrait pouvoir accueillir dès 2016,
environ 1000 startups innovantes, fournissant ainsi des
capacités de synergies et de partenariats hors du
commun.

BPI. Parlons aussi du vivier de talents dont la France
dispose avec l’ensemble des grandes écoles produisant
chaque années des dizaines de milliers de têtes bien
faites capables d’accompagner nos entrepreneurs en
herbe à développer leurs idées les plus folles.

Il faut prendre en compte aussi les initiatives de
partenariat de plus en plus importantes des grands
groupes vis-à-vis des startups. Les dispositifs
d’innovation ouverte de grandes sociétés du CAC40 ou
même d’ETI bien installées sont autant de moyens sur
lesquels les startups françaises peuvent s’appuyer pour
se développer.

Même si tout n’est pas si rose, par exemple certains
investisseurs comme Marc Simoncini conseillait au 1er
trimestre 2015 aux entrepreneurs français de partir
s’installer aux Etats-Unis pour y lever plus facilement et
en plus grandes quantités les fonds nécessaires à leur
développement.

Par ailleurs, La France dispose d’avantages non
négligeables, fiscalement et financièrement pour
permettre à des startupers motivés et disposant de peu
de moyens, pour se lancer et créer leur propre aventure.
La BPI le met très bien en avant sur son site, la création
d’entreprise a été simplifiée depuis quelques années.
CICE, CIR ou encore CII sont des dispositifs dont
nombre de startups ont su bénéficier, sans compter sur
les financements possibles directement auprès de la

N’oublions pas non plus les solutions de plus en plus
importantes de crowdfunding permettant à tout un
chacun de lancer une idée, un concept en faisant appel
aux particuliers directement, sans la complexité que peut
représenter le financement par les canaux standards.
Les volumes d’argents levés par les plateformes de
financement participatifs sont en constante
augmentation.

Alors voilà, tout est là, le champ des possibles est vaste,
les solutions pour créer et développer une startup
innovante en France sont posées. Il n’empêche, cela
peut malgré tout poser des difficultés à un individu qu’il
soit jeune ou expérimenté, salarié ou au chômage, de se
lancer dans l’entreprenariat. Les questions sont
nombreuses, les risques existent mais les opportunités
de réussir aussi. Alors une partie des réponses existe,
en particulier auprès de ceux qui l’ont déjà fait.

13

Une préface ne doit être qu’un titre plus long.
— Jean-Paul Richter

CHAPITRE 2
Les Préfaces
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

Axelle Lemaire

Axelle Lemaire est Secrétaire d'Etat chargée du Numérique.
Franco-canadienne, elle a suivi une formation de juriste internationale.
Elle a été Attachée parlementaire à la Chambres des communes à Londres jusqu’en 2011,
puis Députée socialiste des Français établis en Europe du Nord. Elle a été Secrétaire de la
commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la
République de l'Assemblée nationale (2012-14), et rapporteure sur le sujet du numérique à
la Commission des affaires européennes.

©mein-PatrickVedrune

#PortraitDeStartuper

14

Axelle Lemaire
C’est un plaisir pour moi que de préfacer ce livre blanc
qui dresse le portrait de 80 startupers. D’abord parce
que je suis convaincue que l’entrepreneuriat est aussi un
facteur d’émancipation pour tous ceux qui se lancent
dans cette aventure.
Aujourd’hui, le numérique a fait tomber de nombreuses
barrières pour créer un produit ou un service. Car si la
recherche d’investissement et la viabilisation d’une
entreprise est un long chemin – et ceux qui témoignent
dans ce livre le savent bien –, c’est aujourd’hui bien plus
facile de mettre en œuvre et de tester une idée dans le
domaine du numérique que dans d’autres secteurs de
l’industrie traditionnelle.
Ensuite, parce que le secteur du numérique est en
France d’une richesse et d’une dynamique
extraordinaire. Tous les jours dans le cadre de mes
fonctions, je rencontre avec mon équipe des
entrepreneurs dynamiques, inspirés, habités par ce
qu’ils sont en train de créer.
Enfin parce que cette innovation, elle est aussi pour moi
une inspiration permanente dans mon action politique.
Réinventer, rénover, moderniser, sont autant de réflexes
et de mots d’ordre que je partage avec ceux qui
s’expriment dans ce livre blanc.
C’est pour cela que dès mon entrée en fonction, j’ai
voulu tout mettre en œuvre pour que les startups
françaises puissent croître et se développer dans notre

#PortraitDeStartuper

pays.
Pour soutenir l’innovation là où elle se trouve, et à tous
les niveaux de développement, le Gouvernement a mis
les moyens, avec tout d’abord des outils réglementaires
et fiscaux qui ont fait leurs preuves. Nous avons élargi le
crédit d’impôt recherche (CIR), au crédit d’impôt
innovation. Nous avons mis en œuvre des exonérations
fiscales et sociales en faveur des jeunes entreprises
innovantes (JEI).
Nous avons créé des dispositifs de partage de la valeur
et de l’actionnariat, qui sont je crois plébiscités par
l’ensemble des acteurs. C’est le soutien à l’innovation
dès l’amorçage, y compris sur des projets non
technologique avec les bourses French Tech attribuées
par la Banque Publique d’Investissement. C’est le
soutien apporté aux accélérateurs et au tutorat pour faire
grandir vite ces jeunes pousses. C’est pour nos
entreprises en hypercroissance la création d’un service
premium d’accompagnement.
Et les résultats sont là. Au premier semestre 2015, la
France est l’un des premiers marchés du capital risque à
l’échelle européenne : 159 investissements ont été
réalisés dans les entreprises françaises (premier rang
européen) pour un montant total de 1 milliard de dollars,
en forte progression par rapport au premier semestre
2014 (+ 66 %).
Les importants investissements réalisés dans les

15

startups françaises en 2015 traduisent cette évolution,
avec déjà 8 levées de fonds de plus de 25 M€. On peut
citer Blablacar (178 M€), Sigfox (100 M€), Prêt d’union
(31 M€), Netamo (30 M€), Devialet (25 M€). Et la France
se situe également en 2013 et en 2014 en tête de la
zone Europe-Moyen-Orient-Afrique du classement
Deloitte Technology Fast500 avec 86 entreprises parmi
500 en 2014.
Je veux également promouvoir au sein du
gouvernement, des administrations, et finalement dans
toute la société la culture numérique. C’est pour cela
que j’ai créé le jeudigital : chaque dernier jeudi du mois,
des startups viennent pitcher au sein des ministères
devant des investisseurs, des responsables d’achat
public, et des administrations.
Diffuser la culture numérique au sein du gouvernement,
c’est bien – et il y a encore du travail en la matière –
mais la diffuser dans la société et le tissu économique,
c’est encore mieux.
C’est tout le sens de la Grande Ecole du Numérique qui
formera 10.000 jeunes dans toute la France avec des
formations professionnalisantes.
Le chantier est aussi immense dans les TPE et les PME,
qui doivent réussir leur transformation numérique. C’est
pourquoi nous avons mis sur pied le programme
Transition Numérique pour réussir sur tout le territoire
l’un des grands défis des années à venir.

Axelle Lemaire
Nous avons également fait le choix de promouvoir la
culture numérique dès le plus jeune âge en soutenant
les associations qui proposent des ateliers d’initiation au
code et en inscrivant dans les programmes scolaires la
programmation informatique.
La révolution culturelle est en marche : selon une
récente étude « Les Français et leurs startups » réalisée
en octobre 2015, un jeune de moins de 30 ans sur trois,
voudrait créer une startup dans les deux ans à venir et
52 % des Français pensent que les startups peuvent
sauver l'économie !
Enfin, le Gouvernement met tout en œuvre pour
promouvoir l’attractivité de notre territoire. C’est tout le
sens de l’initiative de la French Tech, qui a je crois porté
ses fruits à l’international avec un réseau de métropoles
reconnu.
Que ce soit le French Tech Discovery Tour en juin 2014,
le CES en janvier 2015, South by South West en mars
2015, le WebSummit de Dublin, il y a quelques
semaines, et bien sûr le dernier French Tech Discovery
Tour organisé à Paris pour des investisseurs étrangers
qui ont été reçus par le Président de la République, on le
voit, quelque chose change.
Pour continuer d’accompagner ce changement, nous
sommes en train d’accélérer la labellisation des French
Tech Hub, programme lancé en janvier 2015 et dont
l’ambition est de structurer à l’international les «

#PortraitDeStartuper

écosystèmes French Tech » : partout dans les 5
continents, ces hubs seront là encore des ponts entre
entrepreneurs.

16

développer en France !
Site internet :
http://www.gouvernement.fr/ministre/axelle-lemaire

Aujourd’hui, deux hubs sont déjà labellisés et mis en
place : New York City et Tokyo. Et une dizaine de villes
sont officiellement candidates.

LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/axellelemaire

Ce sont autant d’atouts pour l’attractivité de notre pays à
l’international.

Twitter :
https://twitter.com/axellelemaire

Au-delà de ces actions, il nous faut également construire
un cadre réglementaire et législatif favorable à
l’innovation.
C’est pour répondre à cet enjeu que j’ai souhaité donner
à notre pays un cadre qui donnera à la France une
longueur d’avance en matière économique.
Le projet de loi numérique que je présenterai au
Parlement en janvier prochain favorisera une politique
d’ouverture des données et des connaissances en
renforçant considérablement l’ouverture des données
publiques et en incitant les acteurs privés à faire de
même.
Ce projet de loi, ce sera finalement la garantie pour tous
d’un cadre de confiance, indispensable au bon
développement de l’économie numérique. Et ce sera
pour les 80 startupers qui s’expriment dans ce livre
blanc de nouveaux outils pour continuer à grandir et se

Guy Mamou-Mani

17

Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des
métiers du numérique (éditeurs de logiciels, entreprises de services du numérique / ESN, et des
sociétés de conseil en technologies). Depuis 2008 il co-préside le Groupe OPEN avec Frédéric
Sebag, qu’il a rejoint en 1998 en tant que Directeur Général associé. Il accompagne le Groupe
Open dans le top 10 des entreprises de services du numérique (ESN ex SSII) françaises. A ce jour
Groupe Open compte 3 200 personnes et réalise 251 millions d’euros de chiffre d’affaire.
Guy Mamou-Mani a débuté sa carrière chez CSC-GO International où sa dernière fonction était
Président-Directeur Général et Directeur du pôle solutions de CSC France. En 1995, il crée la
filiale française de Manugistics, leader dans le domaine du Supply Chain Management et numéro
un en Europe. Il y assure la direction générale et y exerce par ailleurs la fonction de Directeur
Européen des Services et du Marketing jusqu'en 1998. Il a
également été président de
MiddleNext, association de valeurs moyennes cotées de 2006 à 2010.
Guy Mamou-Mani est diplômé d'une licence de Mathématiques et ancien professeur.

#PortraitDeStartuper
1 http://www.syntec-numerique.fr/

Guy Mamou-Mani
La France a, étonnamment, une préférence pour le
déclin, comme si la France qui gagne, celle qui innove,
se voit comme « un pays d’entrepreneurs » (Emmanuel
Macron, Lyon, 13 octobre 2015), qui prend des risques
et regarde l’avenir avec confiance n’intéressait plus
qu’une minorité de nos compatriotes.
Aussi, quand Sébastien Bourguignon m’a présenté son
projet d’écrire un livre blanc sur des startups françaises
dont le succès apporte la preuve tangible qu’il existe des
raisons de croire que la France peut encore faire la
course en tête, je n’ai pas hésité un seul instant.
Je lui ai apporté d’entrée mon soutien tant je trouvais
que son initiative de faire le portrait des réussites
françaises était non seulement sympathique pour les
créateurs de startups sélectionnées mais surtout
courageuse car il faut aujourd’hui un certain courage
pour afficher son optimisme.
Au-delà du cercle de ses lecteurs, je ne doute pas que
ce livre blanc contribuera à promouvoir dans notre pays
l’esprit d’innovation et de conquête que l’on prête aux
startups, du moins à celles qui innovent vraiment et ne
se contentent pas de copier un projet déjà existant. Une
partie de la solution à la situation économique française
se trouve sans doute dans la stimulation de leur
développement.
Les start-up représentent en effet un formidable moteur
de croissance et un gisement d’emplois pour notre pays.

#PortraitDeStartuper

La croissance annuelle moyenne de leur chiffre
d’affaires est d’environ 40% dont 1/3 réalisé à
l’international. Aussi, pour faire gagner la France, nous
devons nous attacher à faire croître ces startups pour
qu’elles deviennent les champions de demain.

notamment à les rapprocher des grands groupes
nombreux dans ses rangs avec qui elles doivent
apprendre à faire de l’innovation collaborative tout en
leur inoculant cet « esprit startup » qui traverse votre
Livre blanc.

Elles ont connu une forte croissance en 2014 (+ 37 %).
Le phénomène a pris encore davantage d’ampleur cette
année. Avec 1000 à 1500 startups créées chaque
année, la France est le pays qui crée le plus de startups
au monde rapporté au nombre d’habitants, notamment
dans le numérique où l’on en dénombre entre 5000 et
7000 (au CES de Las Vegas, on dénombrait 80 startups
françaises, ce qui faisait de la France la seconde nation
derrière les USA).

Site internet :
http://www.guymamoumani.fr
http://www.syntec-numerique.fr
http://www.open-groupe.com

Nous sommes devenus une « startup Nation » avec des
atouts forts, en particulier le couple : système éducatif /
dispositifs fiscaux (JEI, CIR). Accompagner ce
phénomène qui a été judicieusement labellisé sous le
nom de « French Tech » dans l’espoir qu’il aura un effet
d’entraînement économique sur l’ensemble du territoire,
c’est l’ambition portée par Axelle Lemaire, Secrétaire
d’Etat au numérique. C’est naturellement aussi celle de
Syntec Numérique.
Sur les 1500 membres que compte notre Chambre
professionnelle, 200 sont des startups. Au travers du
programme « 5000 startups » présidé par Bruno Vanryb
Syntec Numérique propose aux jeunes pousses du
numérique un accompagnement à 360°, s’engageant

Twitter :
https://twitter.com/Guy_mm

18

Pascal Buffard

Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de nombreux
postes à responsabilité dans les domaines des systèmes d’information et de l’organisation. Il
conduit avec succès la fusion Axa-UAP en France à la fin des années 1990.
Au poste de secrétaire général et directeur des opérations d’Axa France, il dirige de grands projets
de transformation stratégiques, notamment en matière de service au client.
Au poste de directeur des opérations transversales d’Axa France, il prend en charge la supervision
d'Axa France services, Axa France supports et le secrétariat général.
Il est un élément clé dans la promotion de la culture numérique au sein de la Cigref.
Depuis 2011 : président du Club informatique des grandes entreprises (Cigref).

#PortraitDeStartuper

19

Pascal Buffard
Toutes nos entreprises, petites et grandes, sont
aujourd’hui face à un considérable défi : celui de réussir
leur transition numérique. La question n’est plus de
savoir si nous devons la faire ou non, la réponse est
sans équivoque : la transition numérique s’impose
comme une évidence si nous ne voulons pas que nos
organisations disparaissent d’ici quelques années. La
question fondamentale à laquelle nous devons répondre
aujourd’hui est « comment devons-nous la faire ? ».
Le CIGREF a partagé, dès 2014 dans son dernier ebook « Entreprise 2020 : enjeux et défis à l’ère du
numérique » 1, son analyse des challenges à relever en
matière de numérique. Ces enjeux et défis portent sur la
réinvention des modèles d’affaire, les partenariats,
l’organisation et l’innovation, la valorisation les données,
la maîtrise des nouveaux risques numériques, la
promotion d’un cadre réglementaire adapté, le
développement de la culture numérique, l’attraction des
talents et le e-leadership des dirigeants.
Nous sommes convaincus au CIGREF de la nécessité
de créer des synergies nouvelles et des partenariats qui
nous placent dans un système interdépendant. Il nous
faut établir des réseaux de relations entre toutes leurs
parties prenantes pour faire croître durablement
l’écosystème numérique dans son ensemble. Car la
réussite du numérique est cruciale pour le
développement de l’économie ! C’est le levier par lequel
nous développerons collectivement, entreprises de
toutes tailles et pouvoirs publics, l’économie française.

#PortraitDeStartuper

20

Fort de cette conviction, le CIGREF, qui est signataire du
Pacte PME depuis 2006, s’est engagé en 2014 à en
renforcer la promotion auprès de ses entreprises
membres. Sur ce point, le CIGREF a d’ailleurs publié,
avec Syntec numérique, une position commune :
« Développer les relations entre PME et Grandes
Entreprises françaises » 2, encourageant les entreprises
à adhérer à Pacte PME (quand ce n’est pas déjà le cas)
et à mettre en œuvre les bonnes pratiques en matière
d’achats.

Il s’agit de :
§  Etre un levier d’entraînement et de développement
des start-up. Le CIGREF s’engage à faciliter l’accès
de start-up au marché potentiel des entreprises et
leur écosystème. Il veut encourager leur changement
d’échelle, leur accès à la commande publique comme
privée, et renforcer leurs liens avec les grands
groupes et ainsi collectivement contribuer au soutien
de l’innovation en France. Il a d’ores et déjà mis en
place des actions, comme l’organisation d’une
rencontre entre les grandes entreprises et un réseau
de start-up.
§  Refonder les relations avec les fournisseurs face aux
ruptures qu’entraine le numérique dans les modèles
commerciaux.

Il devient évident que pour répondre aux nouveaux
enjeux précédemment décrits, les grandes entreprises
doivent développer l’innovation, l’agilité, la proximité,
l’expertise. Autant de sujets portés par les PME et les
start-up, dont la valeur ajoutée, reconnue par la plupart
des grandes entreprises, réside précisément dans leurs
compétences, leur réactivité, leur proximité et la qualité
des prestations. Or, nous savons que l’accès direct aux
grandes entreprises est difficile pour ces acteurs, et que
cette réalité fragilise leur développement et plus
largement l’ensemble de l’écosystème.

Aujourd’hui, les relations des entreprises utilisatrices
avec les fournisseurs sont complexes, allant de
problématiques très opérationnelles liées à la relation
contractuelle, jusqu’à des questionnements relatifs aux
alliances stratégiques. Il faut transformer les liens
existants entre les grandes entreprises et leurs
partenaires technologiques en une relation pérenne,
équilibrée et efficace, source de réussite collective.

Et nous savons aussi qu’il n’y aura pas de transition
numérique réussie sans une collaboration accrue des
grandes entreprises avec les start-up et les PME du
numérique.
Face à ces constats, le CIGREF, dans son nouveau plan
stratégique CIGREF 2020, s’est engagé à agir pour un
écosystème dynamique et pérenne.

http://www.cigref.fr/lentreprise-2020-a-lere-numerique-enjeux-et-defis
2 http://www.cigref.fr/wp/wp-content/uploads/2014/11/Position-CIGREF-Syntec-2014.pdf
1

Pascal Buffard
Parallèlement, depuis quelques années, les acteurs
(politiques, pôles de compétitivité, régions, start-up,
grands groupes, associations) ont compris la nécessité
de démontrer au plan international, la vitalité des
entreprises françaises dans le domaine du numérique et
de l’électronique. Ainsi, pour la première fois en 2015,
une délégation CIGREF était présente au CES. Pendant
4 jours, elle a arpenté les allées du Salon, rencontré des
start-up, découvert les innovations technologiques, elle a
assisté aux conférences des grands acteurs
économiques mais aussi échangé sur les enjeux, les
opportunités et les défis que représente le numérique
pour les grandes entreprises et leur business. En 2016,
le CIGREF renouvelle son engagement en emmenant
une délégation d’une trentaine de DSI et de directeurs
métiers, représentant une quinzaine de grandes
entreprises, pour participer à ce rendez-vous mondial de
l’innovation technologique, et promouvoir la constitution
d’un écosystème numérique, dynamique et pérenne.
Site internet :
http://www.cigref.fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/pascal-buffard-61904439/en
Twitter :
https://twitter.com/BuffardP

#PortraitDeStartuper

21

Gilles Babinet
Gilles Babinet est un multi-entrepreneur français, né en 1967, à Paris. Il est actuellement « Digital
Champion » pour la France auprès de la Commission Européenne.
Il a créé de nombreuses sociétés dans des domaines aussi divers que le conseil (Absolut), le
batiment (Escalade Industrie), la musique mobile (Musiwave), la co-creation (Eyeka), les outils
décisionnels (CaptainDash)...
En Avril 2011, Gilles Babinet est élu premier Président du Conseil national du numérique. Le
Cnnum a pour charge d'éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux de l'économie numérique et
d’améliorer le dialogue entre le gouvernement et le secteur de l'Internet. Sous sa présidence, Gilles
Babinet oriente le Cnnum sur des travaux de réforme de l'État et de compétitivité, en particulier le
Cnnum s'est engagé sur le développement de l'e-éducation, du financement de l'innovation, de la
fiscalité du numérique, et de l'open-data.
C’est en Juin 2012 qu’il est nommé Digital Champion par la ministre déléguée au Numérique, Fleur
Pellerin. Il représente à ce titre les enjeux du numérique pour la France auprès de la Commission
européenne. Gilles est également un contributeur actif de l’Institut Montaigne où il a participé à de
nombreux travaux sur le numérique, la compétitivité et la réforme des institutions par le digital.
Gilles Babinet publie en Février 2015 l’ouvrage “ Big data, penser l’homme et le monde autrement”,
qui fait un tour d’horizon de ce que permet cette nouvelle technologie, et traite en particulier les
enjeux de société qu’elle implique. Cette publication suit son premier ouvrage intitulé "L'Ère
Numérique, un nouvel âge de l’humanité”, paru en janvier 2014 et dans lequel il met en avant
l'impact des technologies, des concepts ainsi que des modes de pensées issus de la sphère
digitale sur le monde tel qu'il existe aujourd’hui. En septembre 2015, Gilles a également publié, en
partenariat avec Les Echos, le baromètre de l’agilité digitale des acteurs du CAC40, le eCAC40.

#PortraitDeStartuper

22

Gilles Babinet
13 avril 2100. Des historiens spécialistes de l'Ere
numérique - archéologues de systèmes d'information qui
auront totalement disparus - font une découverte
surprenante : ils récupèrent, enfouis dans un disque dur
rongé par la rouille, des traces d'un brevet appartenant à
une grande entreprise du secteur automobile.
L'artefact, qui a plus d'une centaine d'années - une
éternité à l'Ere numérique - est un symbole de
« l'Ancienne économie » : celle où l'on protégeait
l'innovation - à coups de brevets et de millions de dollars
d'investissement en R&D - face à l'Autre, incarné par le
concurrent. Il fallait investir plus vite, plus fort que la
concurrence et poser immédiatement un brevet à la
moindre avancée technologique.
Mais dans la « Nouvelle économie » dominée par le
numérique, l'Autre n'est plus cet infernal concurrent,
mais une multitude d'acteurs venant pour certains de
nulle part, ou presque : étudiants suivant gratuitement
les derniers Moocs du MIT, chercheurs, passionnés,
start-uppers ... Dans cette nouvelle économie, l'Autre ou devrions nous parler des autres ("multitude" oblige) n'est pas forcément une menace mais plutôt un
partenaire.
L’un des piliers de cette nouvelle économie, c’est l’ open
innovation, ou la mise à disposition de la technologie,
par ceux qui la possèdent, grands groupes, start up,
laboratoires, sur des plateformes dédiées. Son
corollaire, l’open API, désigne une interface de

#PortraitDeStartuper

programmation permettant à des applications tierces
d’accéder à du contenu. Ainsi, par exemple l’API de
Google Maps pourra être utilisé par n’importe quel
développeur pour intégrer un service de cartographie
dans le site ou l’application mobile qu’il code.
Ce principe, les start up l’utilisent depuis longtemps.
Facebook publie depuis plusieurs années l’ensemble de
la recherche. L’intelligence artificielle, dont on parle tant
ces derniers mois, regorge de projets d’open innovation ;
là encore, le groupe de Mark Zuckerberg en est un bel
exemple, comme en témoigne le partenariat signé entre
son laboratoire de recherche parisien et l’INRIA.
Les grandes entreprises elles aussi, multiplient les
initiatives, même si pour certaines d’entre elles, le
concept n’est pas nouveau : Procter & Gamble fait figure
de pionnier avec sa plateforme « Connect & Develop »,
lancée au début des années 2000. En France, Engie,
qui a obtenu en octobre dernier la 2e place du eCac40 –
qui classe les entreprises selon leur maturité numérique
– a elle aussi sa propre plateforme d’open innovation.
Mais revenons à notre brevet automobile. Elon Musk, le
CEO de Tesla, créa la sensation il y a quelques mois en
expliquant de façon très naturelle que quiconque
connecterait ses véhicules à sa plate-forme digitale
aurait le droit d'utiliser gratuitement cette propriété
industrielle. Une révolution copernicienne dans une
industrie où le brevet est perçu comme un avantage
concurrentiel majeur.

23

Et pour cause, cette ouverture de l'accès à l'innovation
révolutionnera les stratégies d'entreprise : l'avantage
concurrentiel en matière d'innovation ne résidera plus
dans la possession (le stock) d'innovation, mais dans la
capacité à mobiliser la multitude (le flux) dans une
optique de co-création. L'innovation ainsi ouverte sera
enrichie de l'apport d'une foule d'acteurs aussi divers les
uns que les autres. Il s’agit d’aller chercher à l’extérieur
des idées, des compétences qui compléteront celles qui
s’expriment en interne. Au final, l'expérience utilisateur
du produit, du service s'en trouvera considérablement
améliorée.
L'économie collaborative, largement fondée sur la
notation des services par les utilisateurs, n'en est que
l’un des tous premiers bouleversements. Mais par
« économie collaborative », on entends moins ces
plateformes comme Airbnb ou Blablacar, qui font des
particuliers des professionnels, que des modèles open
source comme les fablabs.
Les fablabs, ces ateliers ouverts dédiés à la réalisation
d’objets avec des outils open source, de petites équipes
effectuent, dans des domaines aussi variées que la
robotique ou la bio-santé, des avancées que certaines
entreprises prennent des années à réaliser.

Gilles Babinet
C'est là la seconde révolution induite par les start up.
Celle du bouleversement des organisations. Les silos et
la verticalité de celles-ci laisseront place à la
transversalité de petites équipes ultra-agiles au
fonctionnement cellulaire et horizontal. Equipes qui
seront composées probablement non plus de salariés
mais de travailleurs autonomes réactualisant à
intervalles réguliers leurs compétences. L'holacratie, ou
fonctionnement sans hiérarchie, actuellement
expérimentée par des start up comme Zappos, sera
peut-être la norme. Il est ainsi très probable que les
archéologues de la fin du 21ème siècle s'intéressent
également aux organigrammes des entreprises de
l'ancienne économie.
Site internet :
http://www.gillesbabinet.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/gillesbabinet
Twitter :
https://twitter.com/babgi

#PortraitDeStartuper

24

Pierre Pezziardi

Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI,
fondateur d’OpenCBS Microfinance, associé de KissKissBankBank, auteur, conférencier, Pierre
Pezziardi (@ppezziardi) promeut l’idée d’Informatique Conviviale : des systèmes fondés sur la
confiance et destinés à décloisonner les organisations en renforçant l’autonomie de leurs acteurs.
En 2010, il a déployé les méthodes du Lean en tant que DSI de la Bred Banque Populaire,
puis développé des outils financiers communautaires innovants, et notamment la plateforme de
prêts solidaires entre particuliers hellomerci.com. En tant qu’Entrepreneur en Résidence, il anime
aujourd’hui une filière de startups d’état au sein du Secrétariat Général pour la Modernisation de
l’Action Publique, qui a notamment donné vie au nouveau portail de l’Open Data Français, aux
Marchés Publics Simplifiés, au simulateur des droits mes-aides.gouv.fr …
Pierre Pezziardi est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages, préfaces, articles et conférences, et
notamment « Une Politique pour le Système d’information – Descartes, Wittgenstein, (XML) » paru
en 2005, « Lean Management, mieux, plus vite, avec les mêmes personnes – L’informatique
Conviviale » paru en 2010 aux éditions Eyrolles et « La débureaucratisation par la
confiance » édité en 2013 chez Fondapol.

#PortraitDeStartuper

25

Pierre Pezziardi
Vive les entrepreneurs !
Les entrepreneurs sont à l’honneur, l’air ambiant est
saturé d’entrepreneuriat, d’incubateurs, de pépinières,
de startups .. à tel point que l’on se demande si à 20
ans, il ne vaut pas mieux avoir réussi une levée de fonds
de 3000€ sur KissKissBankBank pour financer un
pommeau de douche éco-responsable qu’avoir réussi
Polytechnique. Il y a 30 ans, le métier le plus glamour
était trader, aujourd’hui c’est entrepreneur.
Parmi eux, les entrepreneurs à la tête de startups
numériques, inspirés par les opportunités immenses
qu’offre la transformation social/partout/tout de suite de
tous les modèles économiques, sont les plus visibles :
des historiques Meetic, PriceMinister ou Free aux plus
récents Blablacar, WiThings ou encore SigFox qui
connecte tous nos objets. Après le marché de la
publicité dévoré par Google, Facebook ou Criteo, ce
sont ceux du transport (Uber, Blablacar, Heetch ..), du
logement (AirBnb, BedyCasa ..) ou de la musique
(Deezer, Spotify, ..) qui se déclinent en applications
mobiles, sociales, offrant un service immédiat, souvent à
meilleur rapport qualité/prix que l’offre historique.
Mieux, de l’intérieur même des entreprises - voire des
administrations pour ce qui me concerne - émergent
aussi des “intrapreneurs”. Déterminés à renouveler les
traditions de leur compagnie, ils découvrent la difficulté
d’opérer des transitions culturelles qui bousculent
profondément les ordres pyramidaux établis. La culture
du diviser, commander, contrôler est difficilement

#PortraitDeStartuper

miscible avec celle, collaborative et ouverte, du Web. La
société du care, de l’attention portée aux autres que
réclame ces nouveaux modes d’organisation, ne se
décrète pas comme l’avait imaginé Martine Aubry en
2010, ni dans les services publics ni ailleurs. Wikipedia
n’est pas issu de la transformation de l’encyclopédie
Larousse en éditeur ouvert à l’expertise citoyenne, mais
le fruit d’une pensée nouvelle, mêlant structurellement
consommateurs et producteurs dans une alchimie
renouvelée de la confiance.
Ainsi l’entrepreneur est glamour. Il ne gagne pas
d’argent, il résout un problème avant tout. Pour Nicolas
Colin, associé chez un des principaux incubateurs
Parisiens, trois ingrédients sont nécessaires à un
écosystème entrepreneurial 2 : du capital, du savoirfaire, mais aussi de la révolte. Loin du simple désir
d’argent qui caractérisa les années 80, l’entrepreneuriat
vise désormais à résoudre les problèmes de notre
société. La profitabilité devient une contrainte, pas un
but.
Mais plus elles sont invoquées, plus les valeurs de
l’entrepreneuriat social, de l’économie sociale et
solidaire, de la triple bottom-line (c’est à dire résultats
économiques, sociaux et environnementaux positifs),
moins elles sont une réalité. Mutualistes et coopératifs
au début du XXe siècle, ces “10% social et solidaire du
PIB” servent désormais surtout à habiller des oripeaux
du bien des commerçants ordinaires aux pratiques
identiques à celle du reste de l’économie capitaliste. Les

1

26

centres d’appel du Crédit Agricole vendent autant de
Blackberry à des personnes âgées que ceux de la BNP !
Ce tropisme qui fait de nous tôt ou tard des défenseurs
de notre activité après avoir été les champions d’une
cause, guette aussi tous les entrepreneurs. De ce point
de vue, l’Uberisation de notre économie, avec des
travailleurs sans protection sociale livrés à des platesformes dominantes - winner takes all oblige - et
fiscalement ingrates, ne peut pas servir de modèle
unique à une génération d’entrepreneurs. Un tel futur
ferait de nous des esclaves manipulés par nos big data,
nos conversations polluées par des outrages
commerciaux de plus en plus insidieux, provoquant une
méfiance généralisée dans nos interactions sociales,
désormais au centre du commerce.
Mais nos politiques publiques aussi ne peuvent plus se
tenir à l’écart du mouvement numérique. Reproduire à
l’infini l’accumulation de réglementations ou se tourner
plus résolument vers leur objectif réel, la régulation ?
Exploiter les possibilités énormes des données produites
par les usagers, comme a pu le théoriser Tim O’Reilly,
permet d’atteindre l’objectif d’intérêt général sans
convoquer de fonctionnaires ni de formulaires Cerfa.
C’est ce que l’on voit poindre par exemple dans une des
réalisations du gouvernement : Le.Taxi 4, en autorisant
chacun à noter une course, ce qui encourage l’autorégulation par la qualité …

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/16/martine-aubry-le-care-c-est-une-societe-d-emancipation_1367954_823448.html
2 https://medium.com/welcome-to-thefamily/qu-est-ce-qu-un-écosystème-entrepreneurial-86e7644147f3#.qrdc0n8ic
3 http://beyondtransparency.org/chapters/part-5/open-data-and-algorithmic-regulation/
4 http://le.taxi

Pierre Pezziardi
Le futur appartient aux audacieux. Peut-être auront-ils
l’intelligence de mettre en oeuvre une “Wikipedisation”
de notre économie. Une transition aux mêmes attributs
social/partout/tout de suite, mais fondée sur des bases
éthiques renforçant la confiance et l’entraide dans nos
sociétés : des outils simples, pauvres et transparents. A
la mesure du génie humain.
Site internet :
http://pezziardi.net
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/pierrepezziardi
Twitter :
https://twitter.com/ppezziardi

#PortraitDeStartuper

27

Pierre Gohar & Tania Di Gioia

Pierre Gohar est Docteur en génie des procédés de l’Ecole des Mise, actuellement Directeur de
l'Innovation et des Relations avec les Entreprises à l’Université Paris-Saclay. En 1986, après la
soutenance de sa thèse, il rejoint le CEA. Après 5 ans de recherches, il est détaché du CEA à
l’ANVAR. Puis en 1995 il fonde son entreprise New Option Wood (SA NOW) qui réalise
l’industrialisation d’une innovation de rupture : un procédé de transformation du bois à haute
température sous atmosphère contrôlée. Il cèdera ses parts après 3 ans de direction et de
développement de l’entreprise et la création de 3 sites de production. Après une année consacrée
à réaliser le transfert de cette technologie pour le compte d’industriels, il est nommé en 1998,
adjoint au directeur de la valorisation du CEA. Dès 2000, il prendra la direction d’un incubateur
d’entreprises innovantes qu'il pilotera pendant 7 ans. De mars 2008 à 2010, il est directeur à la
valorisation à l'Université de Technologie de Compiègne (UTC) où il a contribué à développer un
Centre d’Innovation dédié à la maturation de projets innovants. Puis il rejoint le CNRS en 2010 où il
occupera jusqu’en septembre 2013 le poste de directeur de l’innovation et des relations avec les
entreprises. Pendant ces 3 années, il définira et mettra en place une stratégie d’innovation dédiée
à prendre en compte l’évolution du paysage national de la recherche et de l’innovation.

Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en Biologie Moléculaire de l’Université Montpellier II (1998),
débute sa carrière d’Ingénieur de Recherche chez BIOGEMMA, puis chez SGS Multilab. Depuis
2004, elle s’investit dans le transfert de technologies et la création d’entreprises à l’INSERM, au
CNRS et à l’Université Paris-Sud. En 2014, elle intègre l’Université Paris-Saclay comme Adjoint au
Directeur Innovation et Relation Entreprises où elle assure l’exécution du chapitre innovation de
l’IDEX Paris-Saclay.

#PortraitDeStartuper

28

Pierre Gohar & Tania Di Gioia
Et si la start-up était, aujourd’hui, un rêve partagé et
accessible à tous ?
La dynamique entrepreneuriale du Campus Paris Saclay
est nourrie par la conjonction de plusieurs facteurs
majeurs.
Tout d'abord un exceptionnel flux de projets portés par
les étudiants issus des différents établissements
d'enseignement supérieur : master, ingénieurs, doctorat.
On évalue ainsi à plus d'une centaine le nombre de
start-up créées chaque année par des étudiants inscrits
dans les établissements de l'université Paris Saclay. Cet
engouement qui s'accroît d'année en année témoigne
d'un changement de paradigme culturel vis à vis de
l'entrepreneuriat et plus précisément de la création
d'entreprise. D'une action en marge des parcours
professionnels classiques il y a peu, la création
d'entreprise comme première expérience professionnelle
est en passe de devenir une voie royale
d'épanouissement personnel et collectif. Même les
étudiants des écoles les plus prestigieuses s'engagent
dans cette voie, témoignant ainsi de la formidable
créativité de nos élites qui savent de plus en plus
résister aux sirènes des postes confortables mais si peu
créatifs que leur offrent les majors de l'industrie.
Le second facteur concerne l’importante diversité des
compétences des étudiants issus de différentes
disciplines. Le brassage de cette diversité, la
multiplication des évènements où une mixité de ces

#PortraitDeStartuper

compétences - souvent sur une tonalité multiculturelle permet l’émergence d’un terreau exceptionnellement
fertile pour la production d’idées nouvelles. Pour
promouvoir cette mixité et ce brassage des idées, il faut
des lieux et des situations adaptés. Sur le Campus
Paris-Saclay les évènements sont légion : rallye,
challenge, journée entrepreneur étudiant, start-up weekend, innovation summer camp,… Et un tiers lieu que les
étudiants se sont largement appropriés: le Proto 204. Ce
tiers lieu est actuellement aussi sollicité par les
entreprises pour y ressourcer leurs idées d’innovation.
Les entreprises, sont elles, le troisième facteur de cette
dynamique entrepreneuriale. Leur intérêt pour des profils
entrepreneuriaux s’accroit fortement car ce sont ces
profils qui vont être la source des innovations de rupture
qui représentent les nouveaux modèles économiques du
futur. Pour les identifier, les entreprises s’engagent à
côté des établissements d’enseignement supérieur dans
des nouveaux modèles pédagogiques fondés sur
l’action, le « learning by doing », ce qui leur permet de
repérer de façon précoce leurs futurs innovateurs à haut
potentiel. Le Campus Paris-Saclay dispose à cet effet
d’une exceptionnelle concentration d’acteurs industriels
grands groupes s’ouvrant au monde de la start-up, par
nécessité, PME à la recherche de nouveaux modèles
économiques et start-up en pleine croissance.
Au cœur de ce riche paysage -, l’Université Paris-Saclay
joue le rôle primordial de connecteur : ses équipes
mettent en relation laboratoires et entreprises, start-up et

chercheurs, étudiants en business et scientifiques...
Connecter: voici le rôle clé, celui que nous devons
maintenant jouer avec un cœur ouvert, une tête libre de
tout schéma préconçu et des mains prêtes à relier en
permanence les uns aux autres. Ceci est un des plus
grands challenges pour l'Université Paris-Saclay dans
les années à venir car à côté - ou plutôt avec - les
formations hyper normalisées qui constituent
l'excellence de ce Campus - il est impératif de déployer
à grande échelle cette savante alchimie - cette
connectivité - entre les différentes populations qui
structurent le Campus pour libérer cette créativité, cet
esprit d'entreprendre et cette agilité qui constitue
aujourd'hui l'enjeu majeur de toute nation confrontée à
un monde incertain.
Ainsi, la signature du succès de cet enjeu majeur à
l’échelle du Campus Paris-Saclay se manifestera dans
l’apparition et la diffusion, dans toutes les populations
engagées dans une démarche entrepreneuriale, de
valeurs telles que la générosité, la confiance, la
bienveillance, l’ouverture aux autres.

29

Pierre Gohar & Tania Di Gioia
Ce sont bien ces valeurs dont témoignent les
entrepreneurs de ce livre blanc en décrivant l’expérience
start-up comme une aventure dédiée à la réalisation de
soi, à la diffusion de ses rêves et un lieu de partage audelà de frontières physiques et humaines. Nous sommes
entrés dans une ère nouvelle où ces valeurs seront les
piliers fondamentaux structurants de la société humaine
et économique de demain. Et sur ce dernier plan –
économique – les start-up d’aujourd’hui sont le
témoignage vivant que ces valeurs de partage et de
confiance peuvent bien être conjuguées ensemble dans
de nouveaux business modèles.
Site internet :
https://www.universite-paris-saclay.fr/fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/gohar-pierre-17a2586a/en
https://fr.linkedin.com/in/tania-di-gioia-389ba524/en
Twitter :
https://twitter.com/Pierre_Gohar

#PortraitDeStartuper

30

Alexandre Stopnicki
Alexandre Stopnicki (@alexandre3h33) est depuis plus de 20 ans un “sérial entrepreneur”,
passionné par l’innovation et le marketing digital. Pionnier dans les technologies de l’information, il
construit sa carrière des 1994 en créant sa première Start-up : Numériland, une agence digitale
bien avant l’heure et une régie publicitaire sur internet (Canal+, SkyRock, Radio France, Journal du
net...). Il contribue au lancement de la publicité sur internet en France en tant que membre de l’IAB
et en tant que Président du premier syndicat des régies publicitaires sur internet.
Il est aujourd'hui le directeur pédagogique des MBA MCI, une formation au Marketing Digital
destiné à des Bac+4 et à des professionnel du marketing.
Directeur des thèses professionnelles des MBAMCI Part Time.
Il développe une méthode pédagogique qu’il intitule Epedagogie.com destinée à favoriser
l’enseignement avec des technologies digitales.
Il développe des formations online et enseigne le “Content Marketing”, Les outils 2.0 et la stratégie
des Start-up pour des professionnels et dans des écoles de commerces (ESSEC, EDC…)
Très actif sur les médias sociaux, il dirige également l’agence “3h33.com” spécialisée dans la
création de contenus adaptés au digital, dans l’accompagnement de startup et dans la création
d’applications mobiles.
Il à également réalisé un jeu diffusé mondialement sur mobile à destination du grand publique
(Casual Game).
Passionné de photo il a exposer son travail dans plusieurs expositions.

#PortraitDeStartuper

31

Alexandre Stopnicki
Merci à Sébastien Bourguignon pour son incroyable
travail sur le monde des startups, pour sa passion
contagieuse (mais je suis déjà pronostiqué comme
“incurable sur le sujet”) et merci d’offrir à nos étudiants
du MBA MCI à L’institut Léonard de Vinci un travail aussi
riche d’enseignement pour eux.
Le monde des technologies nous propose-t’il un monde
meilleur ? La réponse proviendra-t-elle d’une startup des
Big Data ? Certains progrès sauvent des vies et d’autres
ne font que modifier nos loisirs. Mais ce monde dans
lequel nous évoluons n’existe pas sans les Startups.
Seriez vous honnêtement prêt à vous passer demain (et
pour toujours?) de votre smartphone et de ses
applications ?, des médias sociaux pour parler à vos
amis ?, de la recherche sur Google pour trouver une
solution ? Toutes les technologies et les services que
nous utilisons au quotidien proviennent d’entreprises qui
sont des startups à l’origine ou qui cultivent leurs gènes
dans une startup.
Une journée sans startup c’est comme plonger dans un
passé (pourtant pas si lointain) mais qui n’existe plus.
Essayez de donner votre prochain rendez vous à un
groupe d’ami, de choisir un nouveau restaurant et
d’organiser un voyage sans utiliser le moindre site
internet crée par une startup vous allez voir ce n’est pas
simple à faire.
“Toute vérité franchit 3 étapes d'abord elle est

ridiculisée, ensuite, elle subit une forte opposition, puis
elle est considérée comme ayant toujours été une
évidence.”
- Arthur Schopenhauer.
En 1994 lorsque je crée ma première startup Numériland
et que je raconte que nous allons tous utiliser l’internet
pour acheter des services et des produits (même des
chaussures et des produits frais) j’entends de
nombreuses personnes me dire “JAMAIS”
“Je n’utiliserai JAMAIS ma CB sur internet !”.
“Des chaussures ? mais cela s’essaye avant de les
acheter…”
Aujourd'hui plus personne ne fait ce genre d’objections
(à part une poignée d’irréductible ?) et ce sont bien les
startups qui ont ouvert la voie et vous pouvez demander
à Paypal, Amazon, Zappos... ce qu’ils en pensent ?
Si les temps changent, le plus petit dénominateur
commun des entrepreneurs innovants reste “la startup”.
Pour la cerner on peu imaginer un cocktail très
euphorisant pour tous ceux qui souhaitent le déguster et
dont les éléments constitutifs peuvent se composer à
l’infini.
Les ingrédients : on y trouve des innovations majeurs,
des organisations très agiles, des sources de
financements importantes, de la collaboration et du
partage, une réactivité incomparable, une volonté de
changer le monde, un zeste de disruptivité, des équipes

et des managers assez jeunes... Après l’ ère des GAFA
(Google, Apple, Facebook, Amazon) voici venu l’ère des
NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) encore et toujours
des startups avec une audience toujours plus large pour
les suivre.
Ce qui est passionnant c’est que l’on voit de plus en plus
de grandes entreprises qui tentent de se rapprocher de
“l’esprit startup” et que de plus en plus de jeunes rêvent
de monter leur startup.
Je pense que les prochains bouleversements issus des
startups seront encore bien plus importants que ceux
que nous vivons aujourd'hui car tout s’accélère.
N’oublions pas que nous allons pouvoir vivre plusieurs
centaines d’années grâce aux startups des
biotechnologies et que nos prochains amis seront des
robots dotés d’une grande intelligence artificielle.
Cela ne vous fait pas rêver ? ne vous inquiétez pas il y
aura sûrement une startup pour se charger de cela.
Site internet :
http://www.ilv.fr/formations/digital/mba-specialises-digital/
formation-marketing-commerce-sur-internet/
http://www.3h33.com/
http://www.untrucadire.com/
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/alexandrestopnicki
Twitter :
https://twitter.com/alexandre3h33

#PortraitDeStartuper

32

Alban Jarry

Expert en finance et assurance, spécialiste des stratégies de marques et de l’influence sur les
réseaux sociaux professionnels. Membre de l’advisory board de fintech et du comité scientifique
sur le numérique et le big data de l’Ecole Polytechnique d’Assurances. Auteur de « Twitter conté
par 50 personnalité de la banque finance assurance » et de « 735 utilisateurs aimantés par
LinkedIn ».

#PortraitDeStartuper

33

Alban Jarry
Transformer sa start-up en licorne ?
Quel entrepreneur français n’a pas rêvé de créer une
licorne ? De rentrer dans le cercle fermé des entreprises
valorisant plus d’un milliard de dollars. De trouver une
idée de génie qui uberise le secteur visé et soit tellement
populaire qu’elle en devienne un verbe du dictionnaire !
Comme la mythique licorne, une start-up nait souvent
d’une idée inimaginable, d’une volonté d’innovation, du
développement d’une nouvelle technologie. Mais
contrairement à la licorne, la start up doit aller au-delà
de la légende et transformer l’essai en une réussite. J’ai
eu cette année la chance de participer au jury des profits
for non profit awards. Dans les dossiers présentés, j’ai
découvert des idées de start-up absolument incroyables.
La France dispose d’un vivier exceptionnel et il n’est pas
étonnant que la FrenchTech soit rapidement devenue
une référence mondiale. Le mentoring de week end de
start-up est également une opportunité de découvrir de
fantastiques concepts.
Attention, souvent, l’entrepreneur est aspiré par son idée
et son besoin de développement rapide pour assurer le
business plan qu’il a fixé. Il est pris dans un tourbillon qui
l’empêche de prendre le recul nécessaire qui aurait pu
faciliter son développement. En ce moment, dans
l’univers de la banque finance assurance, les start-up
bénéficient d’une vitrine incroyable et de la possibilité de
bénéficier de l’aide d’investisseurs qui cherchent à
trouver l’idée qui révolutionnera leur métier et les
sauvera de l’arrivée probable d’un uber du secteur. Ces
start-up sont propulsées par cette crainte de la

#PortraitDeStartuper

disruption, par cette volonté de transformation des
grands groupes, par cette nouvelle organisation agile qui
est devenue une nécessité. L’argent coule à flots.
Néanmoins, nombres de leurs dirigeants ont pris
conscience des risques d’être trop seuls et de ne pas
prendre le recul nécessaire. Afin de faciliter leurs
développements, ils font souvent appel à leurs réseaux
soit pour les financer soit pour leur apporter des conseils
éclairés. Ils ont importé le concept d’Advisory Board qui
leur permet d’intégrer à la structure des experts qui vont
faciliter leur développement et qui souvent disposent
d’importants réseaux. Heureusement, le cas des Fintech
n’est pas unique ! Dans l’univers des start-up, il existe
d’autres initiatives d’entraides à succès. L’exemple de
Femmes de Bretagne est une réussite et montre que
des femmes et des hommes peuvent s’associer à des
entrepreneuses bretonnes pour leur apporter des idées.
Lorsque l’entrepreneur aura démontré la viabilité de son
projet, il aura rapidement la nécessité de trouver des
fonds pour assurer son développement. Dès que des
investisseurs entreront au capital, la pression
augmentera pour que les objectifs de résultats soient
atteints et que l’IPO devienne envisageable.
L’entrepreneur doit dès le départ concevoir sa start-up
pour faciliter sa croissance et éviter le risque de
surchauffe. A trop suivre l’exemple des licornes, il pourra
rapidement constater qu’elles ne sont pas … rentables !
Twitter est à ce titre un exemple parfait. Soumis à la
pression croissante des actionnaires, il suffit de lire
régulièrement la presse pour s’apercevoir que ses

34

dirigeants n’ont toujours pas trouvé de modèle
économique pérenne malgré une idée qui a révolutionné
la façon de diffuser les nouvelles dans le monde et est
présente dans les principales émissions des chaines de
télévisions !
Anticiper, Oser, Prendre des risques, Avoir confiance en
soi sont des ingrédients qui permettent aux
entrepreneurs de transformer l’essai et d’assurer la
pérennité de leur entreprise. Une communication
efficace, et moderne, accélèrera aussi le développement
de la notoriété de leur marque et souvent les distinguera
de leurs concurrents en atteignant des nouvelles cibles
de futurs clients. Pour développer son image, une autre
idée est d’être nominé ou de remporter un prix. Comme
pour le festival de Cannes dans le cinéma, la vitrine que
représente ce type de trophées sera une arme
redoutable pour sortir du lot. Les solutions sont multiples
et le startuper peut à chaque instant s’inspirer des
meilleures pratiques du marché.
Site internet :
http://albanjarry.wordpress.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/albanjarry/en
Twitter :
https://twitter.com/Alban_Jarry

Emmanuelle Leneuf

Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars 2015. Tous
les matins, une communauté de passionnés du digital se donne rendez-vous pour suivre le
FlashTweet, le journal digital de la transformation numérique. Mon top 10 innovation et digital
éditorialisé et organisé autour des rubriques Startup, Web, Tech, BigData, IoT, Infographie,
Marketing, SocialMedia, Impression3D, MustRead. Les 10 tweets essentiels et exclusifs pour bien
commencer la journée. FlashTweet, c’est une info sérieuse sans se prendre au sérieux. Un média
100%Tweet, 100% Live qui débute à 7h30 devant près de 11 000 followers sur @FlashTweet.

#PortraitDeStartuper

35

Emmanuelle Leneuf
2015 : sous le soleil de la Fintech française
La FrenchTech va-t-elle se rebaptiser FrenchFintech ?
Levées de fonds clés, entrée du secteur dans le Top5
des investissements en capital-risque au premier
semestre, lancement d’incubateurs et de fonds dédiés :
2015 marque incontestablement un tournant pour la
Fintech française. Mais la France pourra-t-elle
concurrencer Londres qui a mis en place un écosystème
très performant pour porter le secteur ?
Nouvel eldorado, la Fintech attire les investisseurs. De
ce point de vue, les chiffres du capital-risque sur la
France cette année,-qui n’est pas encore terminée-, sont
assez parlants. D’après le Baromètre Ernst & Young,
pas moins de dix levées de fonds ont eu lieu au premier
semestre 2015, pour un total de 56 millions d’euros
investis, soit une moyenne de 5,6 millions. Un montant
qui permet à la Fintech de faire son entrée en 5e position
derrière la Tech (234 millions), les Services Internet (178
millions), les Logiciels (126 millions) et le Life Science
(82 millions). Révélateur d’une tendance de fonds qui
devrait modifier le paysage bancaire dans les mois à
venir, ce domaine d’activité a été porté par l’accélération
autour du crowdfunding. Avec notamment la levée de
fonds de 31 millions d’euros de Prêt d’Union, plateforme
de crédit entre particuliers.
Mais l’appétence des investisseurs ne se limite pas à
l’univers des capital-risqueurs. Plusieurs levées de fonds
d’importance ont marqué 2015. Qu’on en juge : La
Financière des Paiements Electroniques (FPE), éditrice

#PortraitDeStartuper

de la marque Compte Nickel, a annoncé en septembre
avoir bouclé un nouveau tour de table de 10,2 millions
d’euros auprès du fonds Partech Ventures (4 millions) et
La Financière IDAC, La Confédération des Buralistes de
France, HGDLMA holding ainsi que ses fondateurs
Hugues le Bret et Ryad Boulanouar. Soit un plus de 30
millions, en cumulés, pour soutenir cette banque d’un
nouveau genre qui permet l’ouverture d’un compte
bancaire chez un buraliste, en temps réel, avec une
simple pièce d’identité et un numéro de téléphone
portable.
Une annonce qui avait été précédée en mai 2015 par
celle de Kantox, d’un montant identique. Fondé en juin
2011 par Philippe Gelis, Antonio Rami, John Carbajal,
Laurent Descout et Marek Fodor, Kantox est spécialisé
dans la gestion d’échanges de devises pour PME et ETI,
avec Partech Ventures en investisseur historique.
Autre levée de fonds à noter, Pumpkin a pu obtenir 600
000 euros auprès d’investisseurs privés. L’application,
disponible sur iOS et Androïd, se propose à terme, de
remplacer des moyens de paiement et de
remboursement comme le RIB, le chèque ou l’argent
liquide. Un système que Victor Lennel, Hugo Salle de
Chou et Constantin Wolfrom, les 3 co-fondateurs,
avaient expérimenté aux USA (Venmo) et au Kenya (M
Pesa).
Preuve que le secteur est en pleine ébullition, l’année
aura aussi été marquée par deux rachats majeurs de

startups. D’une part, celui de 86% du capital de Leetchi,
la première solution de cagnotte en ligne lancée en 2009
par Céline Lazorthes, par le groupe Crédit Mutuel Arkéa.
Une opération estimée à plus de 50 millions d’euros qui
solde 4 levées de fonds successives depuis le début de
l’aventure pour un montant de 7 millions d’euros. Le
groupe bancaire compte aussi apporter une enveloppe
supplémentaire de 10 millions d’euros, pour booster le
développement de l’entreprise en Allemagne, en
Espagne et au Royaume-Uni.
D’autre part, sur le même segment, l’acquisition de 85%
du site de cagnotte en ligne Le Pot Commun par BPCE,
via S-money, la filiale de paiement électronique du
groupe, qui a lancé le transfert d’argent par tweet. La
startup qui se fixe comme objectif de devenir le numéro
un français et européen du paiement communautaire, se
développera en Europe. Avec l’Espagne en ligne de mire
cette année.
Dans le même temps fleurissent en France les
structures d’accompagnement émanant d’acteurs privés,
assurantiels ou bancaires. Axa accélère et vient de
lancer un incubateur de Fintech ainsi qu’un fonds
d’investissement doté de 200 millions d’euros, baptisé
AXA Strategic Ventures, destiné à favoriser l’innovation
dans les métiers de l’assurance, de l’épargne, de la
banque et la gestion d’actifs. Anciennement AXA Seed
Factory, AXA Factory change de positionnement pour
devenir un programme d’accompagnement qui
permettra d’accélérer la croissance de startups dans les
domaines de l’AssurTech et de la FinTech en France.

36

Emmanuelle Leneuf
L'Atelier BNP Paribas prépare pour janvier 2016 le
lancement d’un incubateur Fintech Accelerator qui
aidera les startups à travers un programme de 4 mois.
Avec un double objectif : apporter du mentorat aux
entreprises pour faire de la co-innovation avec les
différentes entités de BNP Paribas en réalisant un MVP
(minimum value project) et les réunir dans un lieu
unique.
Autre initiative dans le même sens, le fonds
d’investissement Truffle Capital a lancé son incubateur
de FinTech et accueille déjà 4 startups. Son but est de
regrouper l’ensemble des innovations du secteur
bancaire que sont le crowdfunding, le transfert d’argent,
l’échange de devise ou encore la gestion de l’épargne.
Sans oublier Finance Innovation, le pôle de compétitivité
mondial du secteur de la finance, qui vise à aider les 100
startups, TPE, PME les plus prometteuses à trouver des
financements (publics et privés) et de nouveaux clients.
De nombreux partenaires accompagnent Finance
Innovation, tels que Bpifrance, la Caisse des dépôts ou
encore la DGE (Direction Général des Entreprises).
Reste que ces initiatives demeurent timides par rapport
à Londres, qui fait la course en tête dans la FinTech. Il
faut dire que Londres revendique ses ambitions d’être la
capitale mondiale de la Tech depuis 2014. Pour ce faire,
des dispositifs attractifs ont été mis en place :
accélérateurs, espaces de co-working, initiatives
gouvernementales favorisant les liens entre

#PortraitDeStartuper

investisseurs et startups.
Et le succès au rendez-vous : 44 000 personnes
travaillent en Fintech à Londres et ses environs (43 000
pour NYC et 11 000 dans la Silicon Valley) et 539
millions de dollars (environ 485 millions d’euros) ont été
levés en 2014 dans la FinTech. Soit le triple qu’en 2013.
Parallèlement est né en 2014 Innovate Finance, une
organisation à but non lucratif sponsorisée par la ville de
Londres et du Canary Wharf Group. Créée par Claire
Cockerton, également membre active de Women in
Tech, elle est devenue le point de contact de l’industrie
FinTech réunissant à la fois les banques, les acteurs
majeurs en FinTech, les sociétés de régulation et le
monde politique afin de déterminer l’avenir de la finance.
Bref, Londres se donne les moyens !
Et là encore, pour revenir au capital-risque, les chiffres
du premier semestre 2015 du baromètre Ernst & Young
illustre le retard pris par la France. Si elle est en 2e
position en Europe derrière la Grande Bretagne par le
nombre total d’opération, l’Hexagone est en 3e position
pour le montant total, cumulant 13% du volume contre
27% pour le Royaume Uni…où les tours de financement
supérieurs à 100 millions ont été cinq fois supérieurs. La
France occupe donc un poids tout relatif dans
l’écosystème européen du capital-risque !
2016 marquera-t-il un nouveau cap pour la France grâce
à l’organisation de ParisFintech Forum le 28 janvier ?

Rien n’est moins sûr. Cependant les objectifs sont là :
mettre à l’honneur l’innovation française en matière de
Fintech et ses pépites, proposer des évolutions
réglementaires et sectorielles permettant le
développement d’acteurs ayant une réelle présence
européenne, faciliter les échanges entre les grands
groupes et les startups innovantes dans ce domaine, ou
encore s’ouvrir aux innovations venues d’ailleurs (EtatsUnis, Asie). Mais il faudra ensuite passer de la parole
aux actes pour mettre en place un plan d’action. Et
tenter de rattraper le retard sur Londres !
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/emmanuelleleneuf/en
Twitter :
https://twitter.com/FlashTweet

37

Frédéric Charles

Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la gouvernance
du SI dans un grand groupe. Il analyse la transformation des systèmes d'information qui préfigure
l'entreprise et la ville numérique de demain.
Sur Green SI, Frédéric Charles analyse et commente la transformation des systèmes d'information
qui préfigure l'entreprise de demain : BYOD, Bid Data, Cloud Computing, DSI.

#PortraitDeStartuper

38

Frédéric Charles
Je m’intéresse aux startups B2B depuis 2008 quand j’ai
monté au sein de Lyonnaise des Eaux (SUEZ
maintenant) l’équipe en charge des outils collaboratifs. A
cette époque, dans les DSI, quand on avait une
demande des métiers, comme “gérer des mails avec
pièces jointes volumineuses en dehors de la
messagerie”, on cherchait des solutions logicielles
auprès d’éditeurs ayant pignon sur rue... généralement
dans une ville américaine.
Mais cette fois-ci, par hasard, un jeune entrepreneur,
Dylan Goubin, qui offrait ce service sur internet
(MyCoursier.fr devenu depuis WeSend.com), prend le
train depuis Orléans et vient me rencontrer pour me
présenter sa plateforme internet.
Elle était intéressante sur le plan fonctionnel, mais à
l’échelle d’une entreprise ayant 7.000 postes de travail, il
n’était pas question de créer les comptes utilisateurs “à
la main”, d’aller sur un site “public” (le SaaS était peu
installé !), ni de payer pour tous les utilisateurs inscrits,
comme le faisaient tous les utilisateurs du service. A
l’issue de cette réunion, on allait donc chercher un
logiciel et l’installer sur nos propres serveurs...
Mais quelques jours plus tard, l’équipe de MyCoursier.fr
avait modifié la plateforme a notre image (sur une url
dédiée), permettait de l’intégrer à notre intranet, nous
fournissait les outils pour la connecter à notre annuaire
interne en évitant la double gestion des comptes
utilisateurs, et nous proposait un tarif à l’utilisateur actif.

#PortraitDeStartuper

Outch !
C’est à ce moment que j’ai compris qu’une DSI
charge de fabriquer des services numériques pour
salariés, devait aussi aller chercher de l’agilité
externe pour construire son offre. Car force est
constater qu’on était bien incapable de réaliser ce
avait été fait aussi rapidement.

en
les
en
de
qui

Six ans plus tard, cette solution est toujours
opérationnelle. La société a créé une vingtaine d’emplois
en France. Depuis elle a été vendue par son fondateur
pour créer une nouvelle aventure, Wikipixel, dont on a
contribué à exprimer les premiers besoins.
On a recommencé en 2009 avec succès pour la mise en
place du réseau social de l’entreprise BlueKiwi avec
Carlos Diaz, un autre serial-entrepreneur, mais aussi
avec un échec quand la société qui devait développer
les outils sociaux pour nos clients a mis rapidement la
clef sous la porte (Jeemeo).
Et quand en 2012 les DSI étaient en mal de modèle
d’innovation, c’est une “DSI en mode startup” que
j’imaginais sur mon blog www.greensi.fr, puis dans des
conférences d’échanges avec d’autres DSI, comme
cette année aux TechDays de Microsoft.
Aujourd’hui les startups sont partout sur le devant de la
scène.
Notre secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire,

39

avec la French Tech, en a fait progressivement une
cause nationale synonyme de création d’emplois, de
compétitivité nationale et de créativité des territoires. Le
chemin, au moins mental, que ces entrepreneurs ont
déjà fait parcourir aux entreprises, aux modèles
économiques et à ceux qui nous gouvernent, est déjà
considérable. Ce n’est bien sûr qu’un début !
De cette époque j’ai tiré quelques enseignements qui ont
eu une influence significative sur les projets que j’ai pu
conduire ensuite.
Derrière une startup il y a une/un entrepreneur
C’est bien sûr tout l’intérêt de ce livre blanc que de
découvrir, au travers de ces #portraitdestartuper, les
femmes et les hommes qui tiennent une idée en réponse
à vos problèmes, et cherchent, par tous les moyens, à
s’installer dans le paysage économique. Et c’est bien
l’entrepreneur qu’il faut rencontrer, cette énergie qui veut
tout transformer, avant de rentrer dans les détails de son
offre. Sans aucun doute c’est la vision de Dylan Goubin
de Carlos Diaz et des autres, sur mes problèmes, que
j’ai achetée, bien avant leurs solutions.
Ne cherchez pas la solution mais une trajectoire
D’ailleurs, c’est bien la trajectoire du produit ou service
qu’il faut imaginer et pas la version instantanée qu’on
vous présente. Car la startup est agile et peut s’adapter
rapidement à son marché. Une trajectoire qu’il faut
imaginer avec votre propre road map de services pour
déterminer la période de temps où vous avez intérêt à
faire route commune. Éventuellement pour lancer de
nouveaux services.
1

http://greensi.blogspot.fr/2012/10/un-hackathon-pour-innover-la-dsi-en.html
http://greensi.blogspot.fr/2015/02/techndaystv-la-dsi-en-mode-startup.html

2

Frédéric Charles
Laissez le hasard dans votre agenda
Si tout commence avec des entrepreneurs, il faut aller
les rencontrer ! Il faut donc prévoir du temps et
fréquenter les lieux pour ça : Le Camping, les Cantines
numériques dans chaque région, des Fablabs, des
forums comme Futur en Seine,... Laissez donc de la
place dans votre agenda pour vous y rendre, quitte a
supprimer un ou deux salons plus “conventiels”. Et ne
vous laissez pas repousser par le fait que certains
“meetup” s’organisent tard le soir, et même le week end
pour les hackathons...
Derrière la vague des startups, se cache la
transformation numérique des entreprises.
A la fois la transformation de l’offre avec des plateformes
de services numériques, mais aussi la transformation de
l’organisation de l’entreprise et des méthodes. Au
premier plan de ces méthodes, l’agilité et la démarche
lean startup, tout à fait pertinente dans l’entreprise.
Certaines entreprise l’abordent par petites touches en
créant des incubateurs internes, des équipes agiles ou
sont ouvertes à l’open innovation. D’autres par des
accords stratégiques avec des startups, comme les
GAFAs, qui n’en sont plus, mais dont l’agilité est toujours
intacte.
Si demain dans une vision apocalyptique, toutes les
startups et leurs produits innovants, pensés avec leurs
utilisateurs, devaient disparaître, il resterait toujours
quelque chose: un esprit d’agilité et une énergie de

#PortraitDeStartuper

transformation.
Alors merci à tout ces startupers de nous éclairer vers
de nouvelles voies. Transformation numérique, transition
énergétique, économie collaborative, les sujets de
changements encore devant nous ne manquent pas.
Site internet :
http://www.greensi.fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/fredericcharles
Twitter :
https://twitter.com/fcharles

40

Frédérique Clavel

Frédérique Clavel, EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la banque et la
finance, elle devient entrepreneuse à l’âge de 40 ans.
En 2001, elle crée Fincoach en 2001, entreprise d'accompagnement des stratégies financières
des pour les entrepreneurs.
En 2005, elle fonde “Les Pionnières” un réseau d’incubateurs qui se concentre sur les femmes et
l’innovation. www.lespionnieres.org. Elle en est la Présidente.
En 2010, elle co-crée Mix For Value, une société d'investissement destinée à prendre des
participations minoritaires dans de jeunes entreprises de services innovants à haut potentiel. Elle
en est CEO.
De 2012 à 2014, elle a été Présidente de l’Agence pour la créeation d’entreprises nommée par
Fleur Pellerin, alors Ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique.
Elle a été Directeur Non Exécutif dans plusieurs PME dans le retail et l’IT.
Frédérique Clavel est Chevalier National de l’Ordre du Mérite et de la Légion d’Honneur.

#PortraitDeStartuper

41

Frédérique Clavel
Lorsque Sébastien Bourguigon m’a sollicité pour
préfacer son livre digital j’ai immédiatement accepté
pour plusieurs raisons :
La première c’est que cela me faisait plaisir. Bonne
raison, suffisante en elle même, non ?
La seconde c’est que mon engagement en faveur de
l’entrepreneuriat pour notre pays ne date pas d’hier
puisque j’ai eu, entre autres, la chance et l’honneur de
présider du temps de la Ministre Fleur Pellerin l’Agence
Pour la Création d’Entreprise et de coordonner les
premières assises de l’entrepreneuriat ! J’ai eu la charge
de remettre les 44 mesures issues de ce travail colossal
et innovant, associant fonctionnaires de Bercy, 11
ministres et cabinets, des entrepreneurs, à François
Hollande. J’en ai été la première Présidente, telle une
vraie Pionnière. Et soutenir l’initiative de Sébastien
Bourguignon me paraissait à ce titre de l’ordre du devoir
agréable.
La troisième c’est qu’il me paraissait important de
pousser la note en faveur de l’entrepreneuriat féminin,
puisqu’il y a dix ans déjà j’ai créé le premier incubateur
au féminin, Paris Pionnières qui depuis a fait de
nombreux petits en France métropole, dans les DOM
TOM, au Bénélux et au Maroc.
Le réseau « Les Pionnières » regroupe aujourd’hui 17
incubateurs et accompagne chaque année 250
entrepreneuses innovantes. C’est un réseau jeune et en
plein développement. L’entrepreneuriat féminin n’est

#PortraitDeStartuper

plus un thème de débat, c’est aujourd’hui à l’action
démultipliée qu’il faut passer.
L’entrepreneuriat aujourd’hui en France c’est à la fois le
moteur économique, la source des innovations
majeures, et le terreau d’une évolution sociétale
profonde.
1. Le moteur économique : Si aujourd’hui la plupart des
emplois sont le fait des grandes entreprises, il en est
tout autrement des créations d’emplois. Aujourd’hui les
créations d’emplois sont le fait de jeunes entreprises en
développement et d’entrepreneurs créant leur propre
emploi.
L’entrepreneuriat féminin s’il était développé pour
atteindre 50% des créations d’entreprises représente à
terme un stock d’un millions d’entreprises nouvelles et
environ 3 Millions d’emplois. Un sujet qui mérite non pas
qu’on en parle mais que l’on agisse vraiment ! et surtout
qu’on y mette ensemble les moyens .
2. La source des innovations majeures. L’économie
collaborative qui représente aujourd’hui une grosse
partie des innovations à succès (Air B&B, Blablacar,
Criteo) n’est pas issue des départements innovation des
grands groupes, mais de l’imagination créatives
d’entrepreneurs qui ont a cœur de faire changer le
monde.
3. Le terreau d’une évolution sociétale profonde. Je suis
toujours stupéfaite de constater la passion qui anime les

« jeunes » (quelque soit leur âge) entrepreneurs et
entrepreneuses et leurs équipes au regard de la
résignation de salariés même de haut niveau dans les
organisations plus mature. Et au-delà des innovations
évoquées plus haut c’est aussi de la « reve-evolution du
monde du travail » qu’il s’agit. Organisations souples,
agiles, écrasant les hiérarchies. Association
d’entrepreneurs individuels, coworking, open innovation,
l’entrepreneuriat préfigure d’un nouveau monde
professionnel ou la connaissance est à portée de clic et
la compétence est liée à la capacité de travailler avec
les autres sans préjugés d’âge, de genres ou de culture.
Merci Sébastien Bourguignon, de votre initiative qui met
en valeurs ces femmes et ces hommes qui prennent le
risque d’entreprendre et ainsi de nous communiquer
leurs réves et passions.
Site internet :
http://www.pionnieres.paris
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/pub/frederique-clavel/0/21a/19
Twitter :
https://twitter.com/fredeclav

42

Nicolas Hazard

43

Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris), un fonds d’investissement
qui accompagne l’entrepreneuriat à travers le monde, notamment via un réseau international
d’incubateurs.
Il organise par ailleurs l’événement Impact², le « Davos » de l’entrepreneuriat social à l’Hôtel de
Ville de Paris, qui réunit chaque année près de 1500 décideurs économiques et politiques, venus
de 50 pays. Retrouver l’intervention de Nicolas à Impact² Edition 2015 sur Youtube.
Il vit entre Paris et San Francisco, ville dans laquelle il développe une start-up Calso Inc, aux côtés
de nombreux partenaires (Google, Ebay etc.), notamment pour développer des modèles innovants
d’entreprises sociales. Il vient de lancer la première entreprise d’insertion des Etats-Unis, pour
former 85 jeunes défavorisés de la région de San Francisco.
Nicolas Hazard est diplômé d'HEC et de Sciences-Po Paris. Il a été élu en 2015 « Young Global
Leader » par le World Economic Forum et est lauréat du prix Montgolfier (comité des Arts
économiques).

#PortraitDeStartuper

1 http://www.lecomptoirdelinnovation.com/12_l-incubateur-nouvelles-technologies

http://www.impact2.eu
3 https://www.youtube.com/watch?v=33BbgAC2-20
4 http://www.calso.co
2

Nicolas Hazard
Dessiner le futur
On en a entendu des mots, des analyses, sur cette
fameuse génération Y ! Mais a-t-on vraiment su lire et
comprendre ce mouvement de jeunes entrepreneurs qui
est en train de se mettre en place ?
La génération d’entrepreneurs qui arrivent sur le marché
du travail chamboule nos habitudes. Elle crée des
entreprises qui facilitent les usages du quotidien, elle
nous donne de nouvelles opportunités de circuler, de
voyager, de se rencontrer. Elle décloisonne notre société
et apporte des solutions à nos problématiques
contemporaines (mobilité, chômage, environnement,
gaspillage, logement etc).
Avec leur start-up, les entrepreneurs construisent
demain. Ils dessinent peu à peu une nouvelle économie
dite circulaire, collaborative, digitale, sociale etc. Ce sont
eux les véritables acteurs du changement.
Certains ainsi veulent créer des entreprises ayant un
impact positif sur la société. Comme promouvoir le tri
des déchets, se servir de la technologie au service des
causes nationales ou utiliser le numérique pour inventer
des nouvelles formes de consommation afin d’éviter le
gaspillage. Derrière la création d’entreprise, on peut
ainsi y lire un véritable engagement citoyen.
Cette « révolution » économique qui s’installe peu à peu,
induit une transformation en profondeur de notre société,

#PortraitDeStartuper

que cela soit sur notre manière de nous déplacer ou
notre façon de consommer. Dans un futur proche, l’on
consommera moins mais mieux, chacun préféra peutêtre devenir prestataire de service plutôt que propriétaire
de biens, on fera de plus en plus attention à notre
empreinte écologique, on veillera dans son ensemble à
notre propre qualité de vie comme à celle de son
prochain.
Les entrepreneurs avec leur start-up sont des créateurs
de richesses sociales puisqu’en plus de créer de
l’activité, ils permettent de créer de l’emploi. Cette forcelà, il faut pouvoir l’encourager et la représenter, c’est ce
que nous faisons au Comptoir de l’Innovation.
Parmi les entrepreneurs en devenir, certains n’ont pas
les clefs de réussite pour créer leur propre entreprise.
Pour tous ces jeunes qui sont talentueux mais sans
diplômes et qui n’arrivent pas à trouver de financement,
nous devons créer davantage de structure pour les
accompagner. Cela commence par introduire plus de
formations à l’entrepreneuriat dès le lycée, ainsi que des
« incubateurs dédiés aux jeunes pousses » qui puissent
les accueillir. Il y a ainsi des milliers de talents qui
mériteraient d’être encouragés.
L’effervescence actuelle autour de l’innovation française
nous rappelle cette chose : nous avons besoin d’un
imaginaire collectif pour s’approprier le futur. Les
entrepreneurs, ces inventeurs des temps modernes, ont
pris le relais. Ils incarnent le « rêve français ». Une

44

méritocratie dans laquelle les idées prennent vie. Pour
les prochaines générations, réintroduisons de
l’imaginaire !
Site internet :
http://www.lecomptoirdelinnovation.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/pub/nicolas-hazard/9/290/bb3
Twitter :
https://twitter.com/nicolashazard

Eric Burdier

Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis près de 15
ans dans le conseil, l’accompagnement et le financement de l’innovation en France et en Europe.
Eric co-fonde, aux cotés de Christophe Dumoulin (Business & Décision) et de Laurent Fiard
(Visiativ), Axeleo en novembre 2013. Axeleo est le 1er accélérateur dédié à l’accompagnement de
startups tech BtoB et fédère plus de 40 entrepreneurs à succès. Axeleo est le 1er investissement
du Fonds French Tech Accélération opéré par Bpifrance (www.axeleo.com).
Membre actif de différentes initiatives pro-startups, Eric est vice-président de l’association Lyon
French Tech et il est aussi impliqué sur BigBooster, 1er programme d’accélération entre Lyon et
Boston.

#PortraitDeStartuper

45

Eric Burdier
Accélération de startups
1) Principes de l’accélération
La formule « accélération de startups » est née aux US
dans les années 2000 sous l’impulsion d’entrepreneurs
à succès qui ont vu, dans l’avènement des technologies
numériques, les moyens de développer de nouveaux
modèles de croissance rapide d’entreprises innovantes.

croissance rapide, réflexion sur le recrutement de talents
pour compléter l’équipe de fondateurs, recherche des
1ers financiers et les incontournables préparations aux
pitchs investisseurs. L’objectif des principaux
accélérateurs est souvent simple : sur un format « Demo
Day », identifier les meilleures équipes qui pourront
trouver un 1er financement généralement situé entre
300K€ et 500K€.
2) Diversité des modèles

Rapidement rejoints par des investisseurs en capitalrisque, les 1ers accélérateurs ont vu le jour : Y
Combinator en 2005 dans la Silicon Valley, Techstars en
2007. Les modèles qui suivront en Europe s’appellent
SeedCamp, StartupBootCamp ; en France, le Camping
ou encore l’Accélérateur ont ouvert la voie, rejoints à
partir de 2013 par les accélérateurs verticaux comme
Axeleo dans le BtoB.
Il s’agit principalement d’organismes privés, qui vont
s’impliquer davantage dans les aspects “business” des
startups que les incubateurs. Fonctionnant la plupart du
temps en promotion de 5 à 50 startups sur des durées
de 4 à 6 mois, des équipes de mentors appuient sur des
formats courts et dynamiques les réflexions des
fondateurs sur l’ensemble des éléments permettant de
donner des bases saines à des projets ambitieux et
innovants : travail intensif sur la définition des
propositions de valeur et des besoins du marché,
structuration de la stratégie et des processus
commerciaux, préparation intensive aux phases de

#PortraitDeStartuper

Le nombre de startups étant en pleine explosion, le
nombre d’accélérateurs suit logiquement cette
croissance avec des modèles qui se distinguent :
Ceux adossés à un fonds d'investissement qui, en plus
du service et de l’accompagnement, prennent une
première participation dans les projets, en leur apportant
des financements sur des modèles éprouvés comme
Techstars ou 500 startups. Ces modèles sont aujourd’hui
les plus matures avec des acteurs en phase d’expansion
internationale et qui disposent de différents fonds
suivant la maturité de leurs startups à l’image du fonds
growth de 800M$ levé en octobre 2015 par YC.
Ceux qui valorisent leurs services contre une prise de
participation à l’image de Numa Sprint, 50 Partners ou
l’Accélérateur avec parfois un investissement minimale
de 25 000 à 50 000€.
Les accélérateurs corporates font aussi leur entrée dans

46

ce monde : certains ont déjà leurs propres programmes
d’incubation depuis longtemps (au premier rang
desquels on trouve les opérateurs téléphoniques). La
nouvelle tendance pour les “corporates” est de se
rapprocher d’accélérateurs sous un format de joint
venture comme Techstars avec Metro ou Barclays par
exemple. Leur objectif principal est la mise à disposition
de leurs ressources métiers et de leurs force de frappe
pour se rapprocher des acteurs qui pourraient les
disputer demain.
3) Le modèle d’Axeleo
Si les principes d’accélération sont assez similaires de
part le monde, des verticalisations sont nécessaires pour
fournir des programmes avec un plus fort impact sur la
croissance des startups. C’est le cas d’Axeleo dans le
BtoB.
En effet, les cycles d’émergence, de maturation
business, de financement, de diffusion commerciale, est
diffèrent radicalement et nécessitent des approches
spécifiques.
Axeleo est un accélérateur de startups tech BtoB qui
connaissent les besoins classiques d’entreprises ayant
passé le cap de l’amorçage et souhaitant accélérer leur
développement commercial : besoin de structurer leur
modèle, de structurer leurs processus, de recruter des
talents, de lever des fonds… et de se préparer pour une
croissance très rapide.

Eric Burdier
C’est notre mission quotidienne qui visent à lever 8
enjeux essentiels :
§  Manque de focus. L’entrepreneur est confronté à une
complexité telle qu’il a du mal à voir ce qui compte
vraiment à court et moyen termes. Axeleo et ses
entrepreneurs agissent comme un miroir pour aider à
la priorisation.
§  Proposition de valeur incomplète pour satisfaire
l’ensemble du besoin client. Offrir un produit, c’est
bien. Comprendre réellement quels sont les besoins
du client et comment apporter des réponses plus
complètes est non seulement une source de plus de
business, mais aussi et surtout l’assurance d’avoir
une place de choix, comme partenaire de ses clients
et non comme simple brique technologique ou
comme fonctionnalité "nice-to-have”.
§  Business model immature. Axeleo accompagne les
différentes itérations du modèle économique et les
prises de décisions (douloureuses, mais nécessaires)
amenant à des changements de plans parfois
radicaux pour adresser le point de la chaine de valeur
sur lesquels les perspectives marchés sont les plus
prometteuses.
§  Sous-financement & sous-capitalisation. Si le chiffre
d’affaires est la meilleure source de financement de
l’entreprise, accélération rime souvent avec levée de
fonds. Axeleo apporte (souvent) un premier

#PortraitDeStartuper

financement et accompagne les startups dans leurs
levées de fonds (500 K€ à 5 M€) pour leur donner les
moyens de leurs (grandes) ambitions.
§  Time-to-Market trop long. Engagées dans une course
contre la montre, les startups doivent certes se
financer, mais aussi et surtout rencontrer leur marché
le plus rapidement possible, quitte à faire sortir les
entrepreneurs de leur zone de confort très tôt. Axeleo
intervient également en mettant en relation startups
et clients grands comptes, distributeurs ou
intégrateurs pour développer des synergies
commerciales ou technologiques.
§  Manque d’expérience commerciale et internationale.
Avoir, dès le premier jour, une ambition et une
réflexion internationales, notamment dans la mise en
place de la distribution de ses services, est l’une des
clés de la formation des champions de demain.
Axeleo mutualise les expériences de son réseau pour
exécuter plus rapidement des croissances hors de
France et limiter les nombreux écueils inhérents au
développement international.
§  Efforts marketing et commerciaux sous-estimés & un
business-development inapproprié. Le mal français ?
Même (et surtout !) pour des startups BtoB, les mots
marketing, structuration des ventes et business
development sont des clés du succès. Parvenir à les
maîtriser participe à la création du “moteur de
croissance” nécessaire à toute jeune entreprise.

47

Axeleo travaille “from day 1” sur ces problématiques
structurantes et active son réseau de relations ses
connexions business en France et ailleurs à
l'international pour provoquer les premières victoires
commerciales.
§  Difficulté à recruter des talents. En percevant les
besoins (et en essayant de les devancer) et en
parvenant à attirer des collaborateurs (ou associés)
de talent, les startups font un gros bout du chemin.
Axeleo met à profit son réseau d’entrepreneurs et
d’entreprises pour mutualiser l’accès aux talents et
augmenter les chances pour les entreprises de son
portefeuille de les attirer.

Eric Burdier
Notre vision de l’accélération porte sur une approche
qualitative (8 startups par an sur > 550 vues en 18 mois)
dans la durée : notre programme porte sur 18 mois et
mixe coaching individuel, sessions de groupe, partages
d’expériences de ceux qui “sont déjà passés par là, se
sont déjà plantés”, mise en relation avec des décideurs
pour débloquer, très vite, les premiers deals…
Axeleo c’est aussi une véritable communauté, de plus
de 40 entrepreneurs accomplis et en devenir, de la
French Tech (Axeleo est le 1er accélérateur soutenu par
le Fonds French Tech Accélération opéré par Bpifrance)
mais aussi avec les apports d’experts sectoriels ou
thématiques, ainsi qu’une proximité, qui grandira encore,
avec les grandes entreprises et les VC français et
internationaux.
Aux côtés des entrepreneurs 7 jours sur 7, nous n’avons
qu’un objectif commun : la réussite des startups et des
entrepreneurs.
Site internet :
http://www.axeleo.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/pub/eric-burdier/3/7b2/704
Twitter :
https://twitter.com/EBurdier

#PortraitDeStartuper

48

Jonathan Vidor

Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa
première startup dans la téléphonie mobile à l’âge de 17 ans en 1998. Dès lors plus rien ne l'arrête
et d'autres services aux domaines variés voient le jour (hôtels, voyages, rencontres...).
En 2004, Jonathan Vidor fonde JVWEB. Avec 5,5 millions d'euros de CA réalisé en 2014, l'agence
spécialisée en e-marketing (Liens sponsorisés, référencement naturel, Google Shopping,
Facebook Ads, Analytics, RTB et formation) est aujourd'hui pionnière en Europe. En parallèle, il
enseigne à Paris le Search Marketing et le Web Analytics au MBA MCI à Léonard de Vinci (n°1 du
e-Business) et donne des cours sur AdWords et le Référencement Naturel à HEC Paris.
Depuis sa levée de fonds en Septembre 2014, JVWEB a notamment été récompensée à de
nombreuses reprises : élue « l’Agence Search de l’année 2015 » (Nuit des Rois), le Trophée
« Performance Commerciale et Management » (DCF) ou le Grand Prix Régional et le prix de la
Culture client des Masters de la Lettre M…
En 2014 et en 2015, il rejoint la Délégation Française du G20 des Entrepreneurs et est invité à
participer à la dynamisation de l'écosystème entrepreunarial.

#PortraitDeStartuper

49

Jonathan Vidor
La vision d’un entrepreneur
Etre entrepreneur, c’est savoir innover et persister. Mais
c’est aussi et surtout être passionné. La passion est le
véritable moteur d’une start-up, c’est elle qui rend
possible sa réussite. Pour ma part, j’ai toujours été
passionné par l’acquisition de trafic sur le web. J’ai
persévéré, pris des risques et parié sur certaines
solutions…
Depuis quelques années déjà, je porte également les
valeurs de l’entrepreneuriat lors du G20 des
Entrepreneurs, un événement international qui
rassemble, chaque année, les chefs d’entreprise issus
des économies les plus puissantes du monde pour
réfléchir à des mesures concrètes visant à relancer
l’économie et l’emploi.
Le besoin d’être vu et les enjeux du référencement
Néanmoins, cette belle énergie reste vaine si on ne met
pas en place une stratégie de communication pour être
vu, auprès de la bonne cible et ce au bon moment. Se
faire connaître est un enjeu majeur pour toute start-up
qui se lance.
62% des utilisateurs de moteur de recherche ne
dépassent pas la première page quand ils effectuent une
recherche, il faut donc s’accrocher !
En ce sens, les campagnes de marketing digital sont un
coup de pouce non négligeable pour soutenir le
développement d’une start-up. Le référencement

#PortraitDeStartuper

apporte une véritable opportunité pour les
entrepreneurs, quelques soient leurs objectifs : visibilité,
trafic, génération de prospects, développement des
ventes, retour sur investissement…
Fort de ce constat, j’ai créé JVWEB en 2004, une
agence spécialisée en e-marketing, pour accompagner
les marques via une stratégie globale, cohérente, et un
suivi sur le long terme. J’ai ainsi participé au
développement de start-ups émergentes comme
Blablacar, MacWay, Exaprint, Verycook, Sushi Shop,
Love2Recycle, Unkut, Vide Dressing, Marésidence...
Mon expérience
Ma plus grande réussite est d’avoir transformé une
passion en une entreprise, et ainsi de permettre à des
jeunes sortants de l’école d’apprendre un métier d’avenir
innovant.
J’ai également rencontré certaines difficultés lors de ma
carrière, notamment au niveau de la commercialisation
de nouveaux outils via un mode de distribution différent
des prestations de services que nous proposons
habituellement. Ces nouveaux produits ont nécessité
une remise en cause de notre stratégie commerciale
aussi bien du point de vue de la commercialisation que
de la distribution. J’ai ainsi appris que l’on ne peut pas
tout le temps surfer sur la réussite de certains leviers
pour en développer d’autres, il est parfois nécessaire de
remettre en question sa manière de voir les choses et de
travailler pour avancer.

50

Le réel défi au quotidien et celui pour lequel j’ai le plus
d’appétence est l’innovation.
Pour être et rester le premier, il faut innover et se donner
les moyens. De notre côté, nous avons une réelle
antenne dédiée à l’innovation, composée d’une équipe
de 6 ingénieurs. Ils assurent le développement de nos
propres outils de suivi et d'optimisation de campagnes
pour toujours plus de performance pour nos clients.
Vous l’aurez compris, en tant qu’entrepreneur j’ai tout de
suite cerné l’importance du référencement et de la
visibilité sur le web pour les start-ups, j’en ai d’ailleurs
fait mon métier. Aider et accompagner au quotidien les
entreprises dans leur développement est ce que nous
faisons de mieux, et nous continuerons à le faire, c’est
notre vocation !
Site internet :
http://www.jvweb.fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/jvweb
Twitter :
https://twitter.com/JonathanVidor

Vincent Auriac

Diplômé ISC, Vincent Auriac débute sa carrière en 1988 comme chargé d’études où il mène des
recherches pionnières sur les SCPI ou la sélection de fonds au sein de la société de gestion Apogé
dont il termine Associé-Directeur de la Gestion.
En 1995, il participe au lancement du premier fonds de fonds éthiques et à plusieurs voyages
d’études sur l’ISR en Europe et aux Etats-Unis. Dès 1999, il anime un fonds de dialogue avec les
entreprises du CAC40.
En 2004, il quitte la gestion financière pour cofonder Axylia, société de conseil financier. Les
travaux de recherche sont amplifiés durant les crises de 2008 et 2011. En 2013, il en devient le
Président.
Vincent Auriac est à l'origine du concept de finance altruiste, de plusieurs fonds de partage et
ISR. Il est un ardent défenseur de la finance responsable auprès des porteurs de valeurs que sont
les associations et les fondations en tant que démarche universelle et non « de niche ». Il valorise
les acteurs exemplaires à travers des événements créatifs comme les Ateliers de la Finance
Responsable et les [profit for Non Profit] Awards.
Vincent Auriac est par ailleurs membre du comité Initiatives Remarquables du réseau Initiative
France.

#PortraitDeStartuper

51

Vincent Auriac
Un tournant historique
L’environnement économique est très favorable. La
croissance est atone, créant de formidables
opportunités. Les taux ont été ramenés à zéro par les
banques centrales pendant une période considérable.
L‘épargne française est abondante et désormais mal
rémunérée, va se mettre en quête de nouvelles
opportunités de placement.
Plus globalement, nous sommes à la fin d’un monde
(celui du pétrole et des énergies fossiles) et à l’aube
d’un autre, celui du digital connecté et embarqué, des
robots,... Il y a donc tout à faire pour construire le monde
de demain !
On ne s’en sortira que par l’entrepreneuriat
La France compte entre 5 et 8 millions de pauvres et 3,5
millions de chômeurs. Le message est clair. Il faut créer
des emplois. Nous devons tous devenir des
entrepreneurs : de son épargne, de sa carrière, de sa
vie ! Quelle forme prendra cet entrepreneuriat ? Autant
qu’il y a d’entrepreneurs ! Economie sociale et solidaire,
impact investing… La France a besoin de tous ses
talents.
Une nouvelle génération
Au delà des clichés sur les chefs d’entreprise qui vont
s’installer à l’étranger, la très grande majorité reste en
France. La création d’entreprise a la côte. Les grandes
écoles s’y mettent, les incubateurs poussent partout. Il
faut pousser la porte du NUMA pour se persuader du

#PortraitDeStartuper

rebond français.
Nous observons également une nouvelle tendance.
Axylia, cabinet de conseil aux associations et fondations,
étudie la générosité depuis de nombreuses années.
Nous récompensons par des [profit for Non Profit]
Awards les initiatives altruistes les plus exemplaires.
En 2014, nous avions récompensé la société Salesforce,
leader mondial des logiciels de CRM et cloud computing.
En 1999, son fondateur Marc Benioff a créé sa fondation
simultanément à sa société en assurant son
financement avec le « 1-1-1 model ». 1% du chiffre
d’affaires, 1% du temps du personnel et 1% du capital
sont donnés à des écoles, des universités, … En 15 ans,
ce sont 100 millions de dollars qui leur ont ainsi été
versés.
Nous avons accueilli le 6 octobre dernier 6 nominés
représentatifs de cette nouvelle économie. Leurs jeunes
fondateurs, tous issus de la génération Y, ont dépassé le
concept de RSE qui s’évertue à corriger les externalités
par des actions ex post. Ils intègrent leur engagement ex
ante.
Le grand gagnant, élue par le Jury et les votes du
Public, a été la société U2GUIDE. Cette startup du
secteur du tourisme flèche 1% de son chiffre d’affaires et
50% de ses profits en direction de projets locaux. Son
fondateur Eric Mangin qui est plus poète que nous, parle
d’économie du papillon : « une aile qui prend, une aile

52

qui donne », celle qui créé un équilibre entre la
production de richesse et la réduction des inégalités à
travers le monde, par le biais d’ONG partenaires.
La société U2GUIDE prévoit 12 M€ de reversement en
2019 et autant d’impact social. On imagine le potentiel
de tels reversements à l’échelle du CAC40 ! Rien moins
que 10 Mds € (sur la base du partage U2GUIDE) et 30
Mds€ (sur la base du « 1-1-1 model »). Dans ce dernier
cas, on atteint une somme équivalente à la moitié du
budget des associations en France !
Comme nous, faites le pari de l’innovation… altruiste !
Site internet :
http://www.axylia.com/siteweb/Accueil.html
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/pub/auriac-vincent/7/b2b/124
Twitter :
https://twitter.com/V_Auriac

Xavier Milin

Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier Milin, Insead, a créé
Basics Finance afin d’ accompagner les jeunes structures à très fort potentiel de croissance. Il est
par ailleurs en charge des Fintech au sein Paris and Co et dirige le Startup leadership Program
Paris.

#PortraitDeStartuper

53

Xavier Milin
Sommes nous à l’aube d’une nouvelle
révolution industrielle ?

posséder le moindre véhicule ou la moindre ligne de
chemin de fer.

S’il est encore difficile de répondre à cette question nous
pouvons constater des changements significatifs, dans
un monde où Innovations et Créativité deviennent les
maître-mots.

Comment ces structures détrônent-elles les marchés
existants ? Par une expérience client exceptionnelle.

Les progrès technologiques de ces dernières années, la
vitesse de l’information et sa multitude bouleversent bon
nombre d’habitudes et de métiers, créant de
magnifiques opportunités de progrès ainsi que certains
risques.
« Uberisation » est le mot qui fait peur. Probablement à
juste titre, car aucun secteur d’activité n’est à l’abri.
Prenons pour exemple les secteurs du Transport ou de
l’Hôtellerie. Que constatons-nous ? Dès lors qu’un
marché est « uberisé » dans un pays, la menace de
perte d’emplois se multiplie. Pourquoi ? tout simplement
parce que l’Uberisation crée de la valeur d’une manière
différente, laissant de coté un marché existant, structuré,
parfois, vieillissant et vivant trop souvent sur ses acquis.
AirBnB propose des logements en location de courte
durée sans posséder le moindre mètre carré
d’habitation. Uber ne possède pas de flotte de véhicules,
alors qu’il propose dans le monde entier la possibilité de
bénéficier d’un transport urbain de qualité. Il en est de
même pour BlaBlaCar qui vous fait traverser la France
ou l’Inde à un prix défiant la concurrence, et ce sans

#PortraitDeStartuper

Prenons Uber comme exemple. Comme client vous êtes
accueilli dans un véhicule propre, par un chauffeur
souriant, identifié, qui prend soins de vous et vous
donne même le choix de la station de radio. Vous
connaissez le montant de votre course et n’avez plus
besoin de chercher de la monnaie ou de demander à
être arrêté devant un distributeur de billets en craignant
les remarques désobligeantes. Tout se fait à partir de la
carte de crédit saisie lors de l’ouverture de votre compte
sur une application téléphonique ultra simple. Cerise sur
le gâteau : on s’intéresse à votre avis sur la qualité du
service !
On vous simplifie la vie, en vous proposant un service
souvent moins cher et de qualité.
Le plus gros défi face à l’arrivée de ces nouveaux
acteurs réside dans l’emploi. En effet, les emplois à
valeur ajoutée se trouvent principalement là où
l’entreprise a été créée.
Dans une période où l’emploi est une réelle
préoccupation, les états doivent porter une grande
attention à ce qui se passe. La France se doit de
favoriser le bassin de création de ces structures

54

innovantes et disruptives que l’on appelle startups. C’est
d’ailleurs ce qu’elle fait depuis plusieurs années, soit par
le biais de soutiens financiers soit par le développement
d’initiatives favorisant l’accompagnement des
entrepreneurs : incubateurs publics, accélérateurs
privés, structures issues de grands groupes, ou encore
démarches bénévoles comme le Startup Leadership
Program que je dirige depuis 2012 en France.
Si Paris a été surnommée récemment la « nouvelle
Silicon Valley » par Johnn Chambers, le patron de
Cisco, les autres régions de France sont loin d’être
mises de coté.
Ville Connectée ou Ageekulture, Medtech, Biotech,
Fintech, Cleantech,…. Autant de sujets où les
entrepreneurs français excellent ouvrant de nouvelles
voies et faisant avancer le monde.
Mais attention. Tout le monde ne peut pas créer sa
startup. Il faut faire attention aux effets de mode et à
l’engouement possible d’un éventuel Eldorado.
Résoudre un problème, changer le monde sont de belles
idées. Et une idée est souvent dans l’air. C’est la qualité
de la réalisation qui fera le succès de la startup.

Xavier Milin
L’initiative de Sébastien Bourguignon relève de l’exploit.
Convaincre une centaine d’entrepreneurs de se livrer
n’est pas une mince affaire. Il nous permet ainsi dans
cet ouvrage de mieux comprendre ce monde qui fait
rêver bon nombre de jeunes et qui tient souvent du
parcours du combattant. Vision, ténacité, enthousiasme,
leadership, sont quelques unes des qualités mises en
avant par ces entrepreneurs talentueux qui pour
beaucoup sont conscients que ce n’est pas parce qu’ils
ont réussi à lever quelques millions d’euros que les
challenges sont plus simples.
J’espère que nous aurons la possibilité dans plusieurs
années de pouvoir faire le point sur ces entrepreneurs et
de voir le chemin parcouru… combien de licornes dans
cette liste ? … un nouveau challenge pour Sébastien
Bourguignon !
Site internet :
http://startupleadership.fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/xaviermilin
Twitter :
https://twitter.com/xavier_milin

#PortraitDeStartuper

55

Jean-Christophe Conticello

Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité Futures, et à NY en
M&A chez Morgan Evan, prend la tête du développement international de la Web Agency Oven
Digital NY en 99. Puis, création de Nexouth (place de marché dans l’énergie), Adneom (leader
européen du conseil IT en finance, 850 ingénieurs sur 5 pays), Avilo Capital (fond d’amorçage
européen ayant investi dans près de 15 startups), Ingima (conseil dans l’industrie & l’énergie, 150
consultants sur 3 pays). Enfin, lancement de Wemanity en 2013, spécialiste dans la transformation
agile et digitale des organisations, et l’incubation de startups dans l’iOT & la robotique.

#PortraitDeStartuper

56

Jean-Christophe Conticello
« Chaque vendredi soir, BlaBlaCar remplit l’équivalent
de 5 TGV aux portes de Paris ».

les attentes du client, au risque de voir le service
disparaitre encore plus vite qu'il est né.

de valeur ? Fin du salariat tel que nous le connaissons,
fin du pacte social hérité du XXème siècle.

En une phrase, Guillaume Pepy, Président de la SNCF,
dirigeant réformateur d’une des plus vénérables
institutions françaises résume la force d’une des plus
belles pépites de la nouvelle économie.
Disruption
rapide, brutale, inévitable.

Le second concerne le business model. Les grandes
réussites du numérique passent maintenant par des
plateformes intelligentes de désintermédiation. C’est ici
que nait la nouvelle révolution, ce grand bond en avant
de l’économie de marché et ce changement de
paradigme culturel. Les tensions économiques et
environnementales amènent déjà à consommer
différemment. Ainsi, nous posséderons de moins en
moins et seront amenés à partager et mutualiser,
valeurs propulsées par les nouvelles licornes que sont
les NATU (Netflix, AirbnB, Tesla et Uber).

Depuis 1997, je suis au centre de ces (r)évolutions. A
New-York, Londres, Bruxelles, puis Paris où j’ai lancé
plusieurs startups dont la dernière, Wemanity. Cette
entreprise, fer de lance de la révolution Agile et véritable
plateforme entrepreneuriale, incube déjà plusieurs
startups comme Kyokita, WeLL, Angus.ai, Mcador,
objetsconnectés.net, véritables pépites de l’IoT et de la
robotique.

Cet exemple illustre bien la mesure du fossé entre une
demande utilisateur toujours plus exigeante et une offre
vieillissante et réglementée.
Nous vivons aujourd’hui une nouvelle “révolution
industrielle”, celle du tout-consommateur, de
l’instantanéité et de l’hyper connectivité. Elle est portée
par des startups, commandos de l’innovation.
Ce
mouvement de fond s’identifie aux termes d’Uberisation
ou d’Agile, tsunamis dont on comprend qu’ils ne
pourront s’arrêter aux transports et touchent déjà
d’autres pans de l’économie aussi essentiels que la
banque, l’énergie ou la santé.
Deux enjeux majeurs surgissent.
Le premier est, bien entendu, de tirer parti du numérique
pour reconstruire et faire adhérer l'usage au client,
recentrer l’expérience utilisateur dans la construction
des services et des produits. Aujourd’hui le client-roi,
sur-sollicité et volage, devenu consom’acteur chassant
en meute par réseau social interposé, veut tout et tout
de suite. L'usage doit être en parfaite adéquation avec

#PortraitDeStartuper

Au-delà, c’est un nouveau modèle managérial qui se fait
jour, celui de l’Agilité et du « no management ». Les
nouvelles générations, notamment la « Y », n'ont plus la
même relation avec l'entreprise. L’ancien pacte social,
celui qui proposait un contrat à durée indéterminée, un
emploi à vie dans la même entreprise, est caduc. Et
c’est une nouvelle relation qui s’installe, plutôt centrée
sur "pouvez-vous m'apporter ce que je recherche" que
"mon job est important et je vais construire ma carrière
autour de votre entreprise".
Et si le modèle d'Uber était celui de l'entreprise de
demain ? Des freelances à temps partagé entre
plusieurs entreprises et staffés en fonction de la
typologie des projets proposés pour se concentrer sur
ceux pour lesquels les uns et les autres apportent le plus

Dans les startups aujourd’hui, le cycle de vie d’une
innovation entre l’idée et le déploiement ne dépasse
guère 4 mois, alors que dans une grande entreprise, il
dépasse allègrement les 3-4 ans. Nous sommes passés
du paradigme de la continuité à celui de la discontinuité,
de l’économie planifiée au « Sprint » où notre quotidien
est davantage rythmé par des BMC, Product Backlogs,
PO, itérations et autres guildes qui ont remplacé les
PMO, directeurs, appels d’offres, organigrammes et
autres cycles en V.
Nouveaux paradigmes, nouvelles cultures, nouvelles
technologies, nouvelles relations au temps, c’est ainsi
que se dessine une hétérogénéité et une volatilité de la
concurrence, modèle impossible à développer en interne
dans les grands groupes, par culture, par organisation,
par ADN.

57

Jean-Christophe Conticello
Les startups conçoivent peu « en chambre » mais
prototypent et testent beaucoup. Elles pivotent,
s’adaptent, meurent et renaissent rapidement sous des
formes plus idoines. Darwinisme économique oblige !
Ainsi, si les grandes entreprises ne réagissent pas plus
vite, ne passent pas à une mentalité et une organisation
startup, disruptive et innovante, j’estime que d’ici 10 ans,
50 % des entreprises que nous connaissons aujourd’hui
seront dépassées et s’éteindront, comme il ne reste plus
que 15 % des entreprises composant le Fortune 500 d’il
y a 50 ans.
Le moteur de cette révolution se situe, à mon sens, dans
la tête de l’entrepreneur.
Tous les jours, ce n’est pas une nouvelle génération de
startups que j’observe, mais une nouvelle génération
d’entrepreneurs, prêts à se lancer beaucoup plus
facilement et rapidement qu’il y a 15 ans.
Prendre un risque vs Tenter sa chance. Voilà ce qui
caractérise la mentalité de cette nouvelle génération
d’entrepreneurs, qui sait où elle va, qui veut donner du
sens à son parcours dès le début, sans devoir attendre
15 ou 20 ans d’expérience ; tout est une question
d’affinité au risque et d’aversion à l’échec. Ils ont
intériorisé le risque de l’échec et le bénéfice qu’ils
pourront en retirer dans leur parcours ultérieur,
personnel ou professionnel.

#PortraitDeStartuper

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de créer
avec Wemanity, un nouveau format de conseil et
d’accompagnement aux startupers et aux grands
groupes, inspiré des meilleures pratiques des startups
US. Wemanity devient donc une rampe de lancement
interne, une véritable plateforme entrepreneuriale ou
intrapreneuriale, permettant à des équipes de se former
et d’identifier en leur sein les futurs fondateurs, CEOs,
CTOs et team members des startups de demain. En
deux ans, nous avons déjà lancé 7 startups dans des
domaines de pointe sur les objets connectés, le big data,
la robotique, les drones, l’AI et accompagné plusieurs
dizaines d’entreprises dans leur transformation agile &
digitale.
Quelles sont les qualités de ces entrepreneurs ?
La passion, cet état d’âme excessif qui nous aveugle,
nous empêche de voir les problèmes, procure de
l’énergie pour les surmonter facilement,
L’optimisme qui permet d’apercevoir des opportunités
multiples dans toute difficulté.
L’enthousiasme, ce don d’apprécier ce que l’on a, ce
que l’on vit, d’éprouver de la joie dans le travail & dans
l’effort, de manifester de l’admiration, de l’étonnement,
de l’émerveillement, ce qui a souvent pour effet
d’entrainer les autres.
La détermination, qualité cardinale, celle que je
recherche avant toute chose chez un entrepreneur. Sans
cap et sans capitaine, un navire n’arrive jamais à bon
port.

L’entrepreneur se doit d’être exigeant, exemplaire. Il est
rarement ce capitaliste souvent cité dans les medias ou
les films, comme le requin de service mais, au contraire,
celui qui crée de la valeur et se bat en permanence avec
et pour les équipes qui l’ont rejoint.
Etre entrepreneur, c’est penser comme un champion, un
capitaine d’équipe, et c’est bien l’acharnement plus que
l’intelligence et la force qui libère le potentiel
d’entreprendre. Comme sa capacité à innover et à se
réinventer en permanence.
Les exemples de tous les entrepreneurs qui ont réussi le
prouvent. Ils ont tous commis de nombreuses erreurs ou
sont passés à côté de la faillite, d’Elon Musk avec Tesla
pour laquelle ses financements étaient coupés en
septembre 2008, à Sean Parker avec Napster ou encore
Steve Jobs, qui rappelons-le a quand même échoué sur
de nombreux projets comme l’ Apple II, Lisa, Power Mac
ou NeXT … Tous ont multiplié des erreurs et ont rendu
indissociables l’échec de la réussite. L’échec est même
devenu le fondement de leur réussite. C’est un cadeau,
un moyen d’apprendre toujours plus et ne jamais
considérer que nous y sommes arrivés.
Il y a mille façons de réussir. Ce qui a fonctionné une
fois ne marchera pas forcément une seconde fois. On se
lance, on tombe, on se relève, on retombe et, peu à peu,
on comprend comment se relever plus vite & pivoter en
ayant appris & tiré ses leçons de ses échecs. Il n’existe
aucune manière rationnelle d’expliquer pourquoi ça
marche.

58

Jean-Christophe Conticello
Mon objectif avec Wemanity et notre incubateur WeLL,
Wemanity Lean Launcher, est bien de créer un écosystème d’entreprises innovantes distinctes,
financièrement autonomes et toutes complémentaires &
actionnaires les unes des autres afin d’accélérer leur
croissance mutuelle avec le sentiment de partager des
v a l e u r s & u n e v i s i o n c o m m u n e . To u s
associés conscients de coopérer à un tout plus global à
l’image de la ruche, modèle collectif universel.
Je veux faire de chacune de ces jeunes pousses un
outsider doté d’une excellente réactivité sur la plupart de
ses marchés ciblés.
Site internet :
http://www.wemanity.com/fr/index.html
LinkedIn :
https://be.linkedin.com/pub/conticello-jean-christophe/
5/85/749
Twitter :
https://twitter.com/JCCONTICELLO

#PortraitDeStartuper

59

Sébastien Delayre

Expert en agilité d’entreprise
Diplômé de l’ENSIMAG, Sébastien possède une double compétence digitale et d’agilité
d’entreprise.
Il accompagne depuis 18 ans ses clients dans leurs transformations vers l’agilité en opérant sur
leurs modèles opérationnels (processus, organisation et gouvernance) et leurs systèmes
d’information. Il soutient ces transformations par une gestion du changement agile particulièrement
adaptée au contexte de chacun de ses clients (culture, valeurs, comportements).

#PortraitDeStartuper

60

Sébastien Delayre
L’ A G I L I T É D ’ E N T R E P R I S E , U N M O D È L E
INCONTOURNABLE POUR LES STARTUPS
Les startups naissent sur une intuition d’innovation : un
service ou un produit décalé qui va séduire ses futurs
clients. Comment et combien de temps faut-il pour que
cette intuition se transforme en un carton commercial
capable de porter la startup dans les étoiles ?
L’expérimentation en continue avec l’agilité
La capacité à tester dans des boucles très rapides
l’intérêt de ses (futurs) clients est fondamental pour une
startup : l’agilité à tous les étages fait partie de ses
gènes.
Les pratiques agiles dédiées aux startups ne manquent
pas : Lean Canvas, Design Thinking, le Lean Startup
étant la pratique la plus connue. Le principe du Lean
Startup est simple : on cherche à accélérer le
développement des produits en se basant sur une
boucle de construction, de mesure et d’apprentissage. A
partir d’une première idée, la boucle démarre par la
construction d’un produit minimum viable qui est mis à
disposition d’un premier panel de clients. On mesure
ensuite l’intérêt des clients pour le produit. Sur la base
de ces mesures, des enseignements sont tirés,
permettant de décider s’il convient de persévérer sur
l’idée ou s’il est préférable de l’adapter.
De grands industriels cherchent à reproduire l’agilité des
startups en utilisant ce Lean Startup à l’instar de GE
avec son programme Fastworks. Démesuré, ce

#PortraitDeStartuper

programme est à l’échelle de GE : 40 000 personnes
formées, plus de 300 projets en Lean Startup soutenus
par plus de 80 coachs internes. Les résultats sont au
rendez-vous. La turbine à gaz 7HA a été développée
avec une avance de deux ans par rapport à des moyens
traditionnels, pour un coût diminué de 40 %. Le
responsable marketing indique que de nombreuses
innovations n’auraient jamais vu le jour sans cette
nouvelle culture du « fail fast, fail small » qui encourage
l’expérimentation.
L’innovation, moteur de la startup, résultat d’une
alchimie complexe
Outre l’expérimentation, la startup doit innover or
l’innovation ne se décrète pas, elle doit émerger et
s’organiser au moyen d’un modèle opérationnel adapté,
d’un certain état d’esprit et surtout d’une culture
favorable. L’innovation résulte d’une alchimie entre les
individus de la startup. Cette alchimie est elle-même le
résultat de facteurs multiples tels que la connaissance
acquise, la créativité des individus, leur motivation, la
diversité des profils et leurs personnalités. C’est sur ce
point que l’agilité peut favoriser l’innovation. En effet,
l’agilité catalyse cette alchimie en favorisant la
collaboration et la diversité des individus, en renforçant
leur motivation par l’autonomie et en introduisant la
culture de l’expérimentation et de l’amélioration
continue. L’amélioration continue sert ainsi l’innovation
incrémentale et les dimensions humaines de l’agilité
soutiennent l’innovation de rupture. L’agilité apporte
également de l’innovation dans l’organisation, le

1

management et les procédés, créant un terrain fertile
pour l’innovation produit.
Disposer d’une équipe agile favorise la transformation
de l’information en innovation. Cette transformation
s’articule autour des cinq « engrenages de
l’innovation », tels que qualifiés par Jurgen Appelo dans
son ouvrage Management 3.0 : la connaissance, la
créativité, la motivation, la diversité et la personnalité.
La connaissance sur laquelle on capitalise en
permanence permet aux collaborateurs de profiter des
expériences passées, qu’elles soient positives ou
négatives. La créativité transforme la connaissance
existante en nouvelles idées. La motivation des
collaborateurs catalyse leur créativité et leur capacité à
transformer les idées en produits ou services pertinents.
Les études1 montrent que des groupes constitués de
profils diversifiés (culturellement, intellectuellement,
socialement…) apportent à une structure une meilleure
capacité d’adaptation et une originalité dans la création.
Le partage de valeurs, attributs forts de la personnalité,
au sein d’un groupe renforce sa cohésion et sa capacité
à se mobiliser.
L’agilité permet ainsi aux startups d’améliorer leurs
capacités à expérimenter au plus tôt de nouveaux
usages ou produits. Les mécanismes d’aller-retour
permettent de valider les hypothèses, de détecter les
erreurs rapidement et de « pivoter », c'est-à-dire
changer d’orientation.

Stacey, Ralph D. et.al. Complexity and Management. New York: Routledge, 2000 (a).

61

Sébastien Delayre
Au-delà de dynamiser et de sécuriser les projets
innovants et les expérimentations, l’agilité en tant que
système de valeurs contribue à créer un écosystème
favorable à l’adaptation et à la créativité.
En responsabilisant les acteurs et en donnant du sens à
leur travail, l’agilité valorise l’humain, une composante
clé de l’innovation.
La startup deviendra une entreprise agile
La startup porte en ses gènes un certain nombre de
caractéristiques qui si elle les conserve et veille à les
cultiver dans la durée lui permettront de devenir une
entreprise agile. On constate que l’organisation, les
processus et la gouvernance structurellement simple au
départ tendent à se compliquer avec la croissance.
L’agilité d’entreprise permet de conserver les avantages
de la startup en changeant d’échelle.
L’entreprise agile est une entreprise qui apporte des
solutions concrètes et personnalisées à ses clients, qui
coopère pour améliorer sa compétitivité, qui s’organise
pour maîtriser le changement et l’incertitude, et enfin qui
se nourrit de la richesse de ses collaborateurs et de son
patrimoine informationnel.
Une entreprise agile se démarque des autres par une
performance globale basée sur ses capacités à
coopérer, anticiper et innover. Sa capacité à coopérer
avec son écosystème interne et externe en s’alignant
sur un sens commun lui permet d’être en permanence

#PortraitDeStartuper

engagée et en ligne avec son marché. Sa capacité à
anticiper les événements externes et les conséquences
de ses actions et décisions lui permet de ne pas se
laisser surprendre et lui évite d’être dans la simple
réaction. Enfin, sa capacité à innover de manière juste
lui permet de s’améliorer, de faire la différence et de ne
changer que ce qui est nécessaire. Cela évite la
surenchère inutile d’innovation.
La performance de l’entreprise agile repose sur
l’équilibre entre la triple satisfaction de ses clients, de
ses collaborateurs et de ses actionnaires. Sa bonne
gouvernance dépend ainsi d’un subtil équilibre entre ces
trois dimensions.
Une entreprise agile est orientée client, encourage
l’innovation par l’expérimentation et en accepte les
échecs. C’est une entreprise qui mobilise par le sens,
qui développe et respecte ses collaborateurs, et qui
fonde ses décisions sur la valeur apportée à sa
performance globale.
Fortement orientées clients, les équipes sont en prise
directe avec ceux-ci et possèdent toute la latitude pour
décider des éléments qui vont accroître leur
performance. La valeur apportée à la performance
globale est au centre de leur attention.
En encourageant l’expérimentation, l’entreprise agile
inscrit dans ses gènes l’analyse de chemins alternatifs
pour développer des solutions qui maximisent sa

performance. En acceptant l’échec comme part de
l’expérimentation, elle développe l’apprentissage et
l’amélioration continue (« fail fast, learn fast »).
En mobilisant par le sens, elle crée l’alignement interne
et externe sur une vision mobilisatrice transparente et
partagée. Ce partage d’information accroît
significativement l’engagement des collaborateurs et leur
performance. Dans les modèles plus traditionnels,
l’information est conservée par le management, ce qui
lui permet d’asseoir son pouvoir. Or, disposer de
l’information pertinente au bon moment est un facteur
déterminant pour prendre les bonnes décisions au bon
niveau.
L’agilité accompagne les startups de leur naissance à
leur maturité à condition que leur management prenne
conscience dès le départ de son importance et sache
maintenir cette agilité dans la durée.
Site internet :
http://enterpriseagilist.blogspot.fr
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/sdelayre
Twitter :
https://twitter.com/sebdlbc

62

Grégoire Linder

Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé sa carrière
chez Devanlay Lacoste en tant qu’intrapreneur pendant 5 ans. Il a notamment crée une business
unit en charge du développement de l’activité retail outlet en Europe et participé à la reprise de
pays distributeurs. Basé 2 ans à Munich à la direction du réseau Europe Centrale, il a été le
manager direct de près de 100 collaborateurs. Il a ensuite lancé Raizers, en Janvier 2014, et il
dirige aujourd’hui les activités en France avec une équipe d’une dizaine de personnes.

#PortraitDeStartuper

63

Grégoire Linder
Crowdfunding : de la jungle obscure au ring ouvert
« Jungle » Milieu où règne la loi du plus fort. « Obscur »
Qu’il est difficile de comprendre, de pénétrer.
Une jungle obscure : voilà comment nos entrepreneurs
définissent le financement de leurs startups en France.
Pourtant, cette question taraude chaque année des
milliers de jeunes entreprises, souvent innovantes, sans
passé ou actifs corporels importants, qui enregistrent
des flux de trésorerie souvent négatifs et qui n’ont donc
pas d’autres choix que de se financer par leurs fonds
propres.
Pas d’autres choix, en effet, considérant les difficultés
qu’éprouve le système bancaire à répondre aux besoins
de financement dans un contexte prudentiel de gestion
des risques de plus en plus contraint.
Une autre question se pose : les financements, publics
ou privés ?
Face à l’éclosion du nombre de startups en France et la
nécessité de redevenir un pays moteur pour le secteur
de l’innovation et de la recherche, l’état Français lance
en 2009 le programme d’Investissements d’Avenir et
notamment le Fonds National d’Amorçage, doté de 600
millions d’euros, à destination du financement des
entreprises innovantes. Le problème ? Un
investissement indirect via les fonds de capital-risque
dédiés et une fourchette d’intervention de 5 à 25 millions

#PortraitDeStartuper

d’euros. Il lance ensuite le programme « garantie des
fonds propres » et des programmes facilitant
l’endettement des PME innovantes. Malheureusement,
ceux-ci ne sont qu’un back up à l’investissement privé.
Le privé, donc. Premier constat : aucun fonds français
de capital-risque ne trouve place dans le top 10 des
fonds d’investissement : il existe un vrai déséquilibre
entre l’offre et la demande. Les fonds sont donc
extrêmement sélectifs, avec en moyenne seuls 1% des
dossiers reçus élus, et n’interviennent que rarement sur
des levées de fonds inférieures à 1 000 000 euros.
Dernière possibilité : les business angels, environ 4000
en France ; ces particuliers investisseurs disposés à
investir des capitaux lorsqu’il existe de réelles
perspectives de revente de leur participation.
Dans les deux cas, un processus long avec des
conditions d’investissement restrictives impliquant de
nombreuses concessions de la part de l’entrepreneur.
L’investissement de ces professionnels est trop souvent
subordonné à la réussite financière de la startup et donc
à la réussite fiscale de leur investissement ce qui ne
favorise pas le potentiel de développement de ces
sociétés.
« Economie collaborative » Activité humaine qui vise à
produire de la valeur en commun ; s’appuyant sur une
organisation plus horizontale que verticale, la
mutualisation des ressources et l’organisation des
citoyens en réseau généralement par l’intermédiation de

64

plateformes internet.
En parallèle, on constate que la France est une nation
championne de l’économie collaborative ! Cocorico !
Près d’un français sur deux la pratiquerait. Les
utilisateurs deviennent des consommateurs
entrepreneurs, impliqués, parties prenantes au
développement de ces startups. La majorité de la
population française pense que celles-ci peuvent sauver
notre économie et 14 millions d’entre nous se disent
prêts, probablement, à investir de l’argent pour soutenir
cette économie de l’innovation.
Grâce à la digitalisation de l’économie, les plateformes
en ligne de crowdfunding, ou financement par la foule,
peuvent enfin répondre aux attentes des startups en
quête de financements et aux particuliers ambitionnant
de s’engager financièrement aux côtés des
entrepreneurs.
La preuve en est : le montant de fonds collectés via les
plateformes de financement participatif double chaque
année et atteint plus de 130 millions d’euros au 1er
semestre 2015. Plus de 750 000 nouveaux financeurs
ont rejoint les rangs de la communauté des
crowdfunders depuis un an.
« Ring » Enceinte carré où se déroulent les combats.
« Ouvert » Fait, possibilité pour quelqu’un, un groupe, de
contacter, de comprendre, de connaître quelque chose
qui est extérieur à son milieu habituel.

Grégoire Linder
Grâce au décret n°2014-1053 du 16 Septembre 2014
relatif au financement participatif, la jungle obscure
devient alors un ring ouvert, où toutes les startups ont la
possibilité de rentrer en compétition pour lever des
fonds.
Les inventeurs, les artistes et les créateurs choisiront les
plateformes de dons pour tester leur concept, créer un
prototype, construire leur communauté. Pour cette
activité, en France, la contribution moyenne des
donateurs par projet est de 50 euros pour un montant de
collecte moyen de 3 100 euros.
Les startups innovantes, monétisant un concept breveté
ou réinventant les modes de consommation
s’adresseront aux plateformes d’equity
crowdfunding. Ces plateformes, agréées Conseiller en
Investissements Participatifs (CIP) par l’Autorité des
Marchés Financiers (AMF), leur permettent de lever des
fonds via de la prise de participation au capital
(contribution moyenne : 3 876 euros, montant de
collecte moyen : 400 000 euros).
Enfin, les sociétés en développement avec une capacité
d’endettement bancaire trop limitée pour se développer
à hauteur de leurs ambitions, pourrons emprunter
auprès du grand public pour compléter leur apport avec
des prêts, en principe sans garantie, afin de créer un
effet de levier auprès de leurs banques. Ces entreprises
ont le choix de s’adresser aux plateformes agréées
Intermédiaires en Financement Participatif (IFP) où
les prêteurs sont limités à un prêt de 1 000 euros par an
et par projet (contribution moyenne : 338 euros, montant

#PortraitDeStartuper

de collecte moyen : 90 000 euros) ou à certaines
plateformes CIP lorsqu’elles ont des projets de plus
grande envergure avec des investisseurs, entreprises ou
particuliers, qui peuvent investir en emprunt obligataires,
ici à hauteur de ce que leur patrimoine le permet
(contribution moyenne : 3 029 euros, montant de
collecte moyen : 510 000 euros).
Tous, consommateurs, prescripteurs, proches
deviennent business angels ou investisseur-prêteur tout
en bénéficiant de réduction d’impôts ou de produits
d’épargne innovants.
L’investissement personnel des entrepreneurs est plus
important lors des campagnes de crowdfunding que lors
de levées de fonds plus traditionnelles mais le jeu en
vaut la chandelle : grâce à la médiatisation forte des
campagnes de crowdfunding, les entreprises financées
par ce biais multiplient leur chiffre d’affaires de manière
considérable.
Chez Raizers, nous ambitionnons d’être un acteur
européen incontournable du financement des
entreprises à tous les stades de leur développement.
Nous souhaitons entretenir un lien fort pendant de
longues années entre les particuliers prêteurs/
investisseurs, de toutes nationalités, et les entreprises.
Les investisseurs en capital de la première heure auront
à cœur de soutenir le développement futur via l’emprunt.
Ce réinvestissement rassurera les nouveaux financeurs.
Pour tous, l’investissement est dématérialisé, simple,
rapide et sécurisé.
Pour la première fois, en connaissance de cause, le
financement participatif permet à tous, à hauteur de ses

65

envies et de ses moyens, de soutenir, d’investir ou de
prêter pour soutenir l’économie, en choisissant la
destination exacte de son argent. Oui, le risque existe…
mais le risque de succès aussi !
Site internet :
http://www.raizers.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/in/gregoirelinder
Twitter :
https://twitter.com/gregoirelinder

66

Ce qui ne me passionne pas m’ennuie.
— Sacha Guitry

CHAPITRE 3
Les Portraits
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

L'entrepreneuriat est un choix de vie.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
1000mercis est une société spécialisée dans le
Marketing Relationnel Interactif. Nous sommes cotés sur
la bourse de Paris et opérons dans plus de 50 pays
dans le monde. Notre métier est le CRM digital : depuis
la collecte (programmes CRM, DMP, data onboarding)
jusqu’à l’activation sur les canaux programmatiques
(email, social, mobile, display en RTB).

CEO
Yseulys Costes

Nous aidons aujourd’hui plus de 500 clients à mettre en
place des solutions d’acquisition et de fidélisation
innovantes, dont nous évaluons l’efficacité en temps réel
à travers la mesure des ventes incrémentales générées
par nos dispositifs.
Notre approche est fondée sur la recherche et le
machine learning : nous investissons 10% de notre CA
en R&D.
Pourquoi ce choix de service ?
Cela nous passionne d’arriver à faire pour nos clients
des dispositifs interactif qui font ce que ferait un bon
vendeur : avoir une bonne mémoire des comportement,
des goûts et des préférences des consommateurs et un
discours pertinent et adapté. Internet permet d’historiser
l’ensemble des interactions avec ses clients, afin de leur
envoyer des messages toujours plus pertinents : il y
avait tout à faire dans ce domaine du data marketing car
à l’époque personne ne s’y intéressait ! et aujourd’hui
encore, nous n’en sommes qu’au début !

67

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons trois ambitions principales :
§  Inventer et mettre en œuvredes dispositifs et des
solutions toujours plus innovants afin d’anticiper les
usages des consommateurs et proposer à nos clients
des dispositifs marketing à fort retour sur
investissement.
§  Développer le canal mobile qui représente déjà un
tiers de notre chiffre d’affaires
§  Accélérer ledéveloppement international. Cette
priorité est intrinsèquement liée à la première :
1000mercis dispose une véritable opportunité pour
diffuser son offre sur les marchés étrangers, et nous
allons tout faire pour accélérer notre croissance à
l’international
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’aime la croissance, la liberté d’investissement et
d’innovation qu’elle procure et la capacité à créer des
emplois qu’elle génère !
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis une universitaire diplômée du Magistère de
Sciences de Gestion et du D.E.A. de Marketing et
Stratégie de Paris Dauphine et j’ai fait de la
recherche. Ce n’est pas une formation classique pour
devenir entrepreneur !
Qu’est-ce qui vous passionne ?

#PortraitDeStartuper

Le marketing interactif et plus particulièrement comment
les data et le programmatique sont en train de
révolutionner le marketing, à travers toujours plus
d’automatisation et d’opportunités de personnalisation.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Rien ne me prédestinait à être entrepreneur : ni ma
famille, ni mes amis, ni même mes études n’étaient
orientés vers ce parcours. Je n’avais d’ailleurs pas
spécialement envie de créer une entreprise. Mais j’ai eu
une idée quand je faisais ma thèse, je l’ai partagée avec
mon associé, Thibaut Munier, et l’aventure grandit
chaque jour depuis !
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
J’ai une mémoire très sélective et me souvient
essentiellement des choses positives ! L’entreprenariat
est une aventure dans laquelle il faut prendre des
risques et qui est toujours plus compliquée que ce qu’on
imaginait. Mais c’est également une aventure
passionnante ! La principale difficulté reste la réticence
en France qu’ont les grandes entreprises à travailler
avec les plus petites. C’est dommage car les grandes
entreprises françaises tireraient bénéfice d’un
écosystème plus dynamique.

L'entrepreneuriat est un choix de vie.

CEO
Yseulys Costes

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
§  Accepter l’echec ! La peur de l’échec est bien
souvent un frein qui empêche d’inventer et de grandir.
Il faut savoir dépasser cette inhibition.
§  Du plaisir ! Les journées de travail seraient trop
longues sans le plaisir que l’on trouve à ce que l’on
fait et que l’on fait bien.
§  De l’énergie ! Sans elle pas de croissance.
L’entrepreneur doit en être à la source et la diffuser.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons eu la chance d’être soutenu dès le début
par un business angel, Marc Simoncini, qui, en plus de
financements, nous a apporté beaucoup de soutien et
d’écoute.
Nous avons ensuite fait le choix de nous coter en
bourse sur Nyse-Alternext pour financer notre
expansion internationale et la R&D.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Bien choisir son ou ses associé(e)s ! Dans les 3
premières années, la dissension entre associés explique
50% du taux de mortalité des entreprises.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?

#PortraitDeStartuper

68

L'entrepreneuriat est un choix de vie. Alors il faut faire
quelque choses que l’on aime, sinon le temps paraît
long !
Compte Twitter :
https://twitter.com/yseulys
Compte Linkedin :
https://www.linkedin.com/pub/yseulys-costes/0/37/b75
Blog ou sites :
http://fr.1000mercis.com/accueil.html

L’entrepreneur a vocation à repousser des frontières,
par exemple économiques, scientifiques.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
« AD&P Ventures est l’un des pionniers dans le modèle
émergent des start-up studios. Depuis 2010, notre
métier est de créer et développer des entreprises
innovantes ayant chacune le potentiel de devenir un
leader global sur son segment de marché. Nous créons
et développons des ventures au rythme actuellement
d’une création tous les dix-huit mois.

Président
Antoine Duboscq

A vrai dire, pendant plusieurs années nous avons exercé
un métier dont j’ignorais le nom ! Mes amis
entrepreneurs, venture-capitalistes ou spécialistes du
private equity n’avaient pas non plus identifié ce
nouveau modèle. C’est seulement en 2015 que je suis
tombé sur un article parlant du concept de ‘Venture
Studio’ et qui décrivait quelques acteurs.
La stratégie créative d’AD&P Ventures sélectionne les
projets entrepreneuriaux avec soin. Notre premier critère
pour décider de créer une entreprise : elle doit apporter
une réelle plus-value à ses futurs clients, et plus
largement une contribution positive à la société. Nous ne
construisons pas sur des concepts de type ‘me-too’, ni
sur des opportunités purement tactiques, par exemple
fondés sur un effet de mode. Nous voulons rester fiers
de chacune de nos créations.
Parmi nos autres critères, l’entreprise doit offrir un
potentiel de leadership international sur son segment de
marché. En réalité dès le départ nous concevons des
« global-born companies ». Le choix du concept et des

#PortraitDeStartuper

69

technologies, les fondamentaux marketing sont pensés
dès l’origine pour une niche de marché mais sur un
périmètre géographique global.
Le premier moteur pour réussir chaque création, c’est
d’attirer des talents au tempérament entrepreneurial quel
que soit leur domaine d’intervention : marketers,
développeurs, scientifiques, managers, commerciaux, …
Certains sont dédiés à une entreprise et d’autres
collaborent au sein du studio sur plusieurs dossiers.
Tous échangent et dialoguent, ce qui favorise les
synergies et la créativité de manière assez surprenante.
Notre recette pour les attirer et leur faire donner le
meilleur est simple : des projets passionnants, des
stratégies claires, le sentiment de faire œuvre utile dans
un cadre qui respecte l’éthique et la créativité.
A ce stade notre portefeuille compte quatre entreprises
opérant sur différents secteurs porteurs : les solutions
collaboratives, l’ingénierie génétique, le marché de l’art
et enfin l’économie du partage de la connaissance. En
outre, le groupe intègre un cabinet de conseil en
stratégie.
Pourquoi ce choix de service ?
Le choix du métier de venture studio résulte bien
entendu d’une passion pour le développement
entrepreneurial, mais aussi de mon parcours
professionnel et d’une réflexion d’équipe. Pendant
quinze ans j’ai eu la chance de côtoyer et/ou conseiller
sur leur stratégie de croissance plus d’une centaine de

patrons dans des contextes formidablement variés,
allant de grands groupes cotés aux entrepreneurs. J’ai
pu observer que dans les phases entrepreneuriales les
critères classiques d’analyse stratégique ne sont pas
toujours pertinents. Nous avons également analysé un
grand nombre de cas d’échecs et de succès. Cette
expérience cumulée nous a conduit à développer une
méthode spécifique pour réduire drastiquement le taux
d’échec en phase de création et optimiser le levier sur
capitaux investis.
Le modèle de venture studio est différent de celui d’un
fonds de venture capital : une part plus élevée du
capital, un montant investi inférieur, une maitrise des
leviers stratégiques dès l’origine. Nous visons un niveau
plus élevé de retour sur capitaux corrigé du risque. AD &
Partners Ventures intervient avant la création et assure
un pilotage stratégique, partagé le cas échéant avec un
associé co-entrepreneur. Pour développer chaque
entreprise, lorsqu’elle a franchi les premières étapes
nous ouvrons le capital à des investisseurs intéressés, le
plus souvent business angels ou fonds de type family
office. Ils bénéficient ainsi d’un niveau de risque réduit
par rapport à un investissement sur une start-up isolée
ou soutenue par un fonds de type VC, et profitent de
notre expérience pour valoriser leur investissement. Sur
le plan financier l’objectif est de faire gagner chaque
investisseur et lui proposer d’autres dossiers.

L’entrepreneur a vocation à repousser des frontières,
par exemple économiques, scientifiques.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Ma première ambition est de réussir chacune des 4
ventures que nous avons créées jusqu’à présent.

Président
Antoine Duboscq

Pour moi, « réussir » signifie pour chacune de nos
sociétés devenir un actif attractif, une entreprise
économiquement saine, et un leader global sur son
segment de marché. Au plan financier le premier
paramètre est la création de valeur rapportée aux
capitaux investis, pour notre groupe comme pour nos
investisseurs.
Un autre aspect important est la maitrise du risque. Le
taux d’échec normal dans la phase de 0 à 5 ans est de
l’ordre de 80% (et je ne parle ici que des dossiers
sérieux…). C’est beaucoup trop, et ce n’est pas une
fatalité. Les débuts de l’aviation furent mortels pour
beaucoup de géniaux aviateurs, mais heureusement les
savoir-faire progressèrent vite et les causes principales
d’accidents furent systématiquement analysées.
Résultat la création d’un nouvel avion ne nécessite plus
de sacrifier des pilotes. Nous visons un progrès similaire
pour la création d’entreprise innovante. A partir de nos
analyses et notre expérience, à partir de plusieurs
centaines de business cases, nous avons identifié les
facteurs d’échecs les plus fréquents. Les erreurs
classiques, malheureusement, se répètent. Avec notre
savoir-faire nous pouvons d’ores et déjà viser un taux
inférieur à 20%. Cette ambition constitue non seulement
un formidable levier financier pour AD&P Ventures et ses

#PortraitDeStartuper

70

partenaires, mais avant tout une aventure humaine
passionnante.

dans le groupe ou dix ans, mon ambition pour eux, c’est
qu’ils se développent et s’épanouissent.

Notre entreprise la plus mature, Wimi, a franchi jusqu’à
présent toutes les étapes depuis sa création et aura
bientôt 5 ans. Wimi aide un nombre croissant
d’entreprises – mais aussi d’administrations et
collectivités locales – à travailler en équipe de manière
plus productive et aussi … plus agréable. Depuis deux
ans nous préparons le lancement de Wimi aux EtatsUnis à travers notre bureau à San Francisco, et ce
lancement est l’une de nos priorités pour les prochains
mois.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis un ‘parallel entrepreneur’. J’apprécie de travailler
sur un portefeuille d’entreprises en passant
fréquemment d’un sujet à un autre, avec une diversité
de personnes. A chaque fois la créativité est restimulée
et l’énergie reste élevée. C’est aussi une manière de
laisser mûrir une réflexion, permettre à mes coentrepreneurs et managers de respirer, agir librement et
tester une piste ; parfois les aider à prendre du recul
pour préparer un pivot, renoncer à des convictions ou
encore identifier une opportunité qui nécessite de lever
le nez du guidon.

Notre deuxième création, dans le secteur de la
biotechnologie, est actuellement en plein décollage.
Après la phase R&D, la phase de commercialisation de
GEG-Tech était déterminante et permet d’attirer des
clients venant des Etats-Unis, en Europe et Israël. Nous
ouvrons le capital de cette société dans les prochaines
semaines. Enfin sur nos autres dossiers, plus jeunes,
nous préférons rester discrets encore un peu de
temps…
Le rythme de créations passera progressivement d’une
moyenne d’une tous les dix-huit mois à environ douze
mois.
Nos premiers succès reposent sur la capacité à détecter
et attirer des talents, des personnalités très diverses qui
désirent s’enrichir mutuellement. Qu’ils passent six mois

Par tempérament j’aime développer les personnes, et
tirer du dialogue du bon pour l’un et l’autre.
Enfin sur le plan pratique j’apprécie d’alterner entre
différents niveaux : imaginer ou faire évoluer un concept,
concevoir une stratégie, mener une négociation,
analyser un reporting ou des données, ou tout
simplement prendre un goûter l’après-midi avec un
membre de l’équipe…

L’entrepreneur a vocation à repousser des frontières,
par exemple économiques, scientifiques.

Président
Antoine Duboscq

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis autodidacte, comme me l’avait fait remarquer
avec humour mon premier boss lors de l’embauche. Un
polytechnicien très sympa. Je suis fier de ce statut
d’autodidacte, même si je dois reconnaitre l’avoir
complété avec un parcours sup/spé, puis ingénieur de
l’ENSIIE (maths appliquées et computer science), et un
master en Strategic Management à HEC Paris. Ces
étapes m’ont beaucoup apporté au plan de la formation
intellectuelle. Mais au plan humain, ma meilleure
formation fut militaire, l’école d’officiers de Saumur suivi
d’une expérience de chef de peloton de chars. Il est
regrettable je pense que cette formation ne soit plus
accessible aux jeunes diplômés.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Mon métier me passionne, cela ne vous surprendra pas.
Je suis passionné à la fois par le développement du
venture studio, et par chacune des start-up que nous
développons. D’ailleurs, je trouve fascinant à quel point
les personnes peuvent développer leurs talents,
s’épanouir et faire des choses qu’elles n’imaginaient pas
avant. Il suffit parfois de faire confiance, une impulsion,
une parole. C’est l’une de mes plus grandes sources de
satisfaction.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai été formé et exercé dans deux écoles américaines
du business : Procter & Gamble et le Boston Consulting
Group (BCG). A chaque fois, une exigence élevée et des

#PortraitDeStartuper

71

méthodes exceptionnelles. J’y ai appris le marketing, la
finance et la stratégie. En 2000 j’avais 31 ans et j’ai
décidé de me lancer avec un associé, nous avons créé
notre première start-up, Wappup, vite devenu un acteur
clé sur l’internet mobile en raison de son positionnement
au cœur du modèle économique des opérateurs. Ceuxci ont réagi en verrouillant l’accès des services sur leurs
potables. Nous avons engagé un combat juridique et
grâce notamment à une action médiatique intensive
nous avons pu briser le monopole des opérateurs et
créé les conditions d’une liberté d’accès. La
jurisprudence Wappup est encore étudiée par les
spécialistes. Mais au même moment le crack de la ‘bulle
internet’ mettait par terre tous les modèles économiques
du secteur. Un pivot drastique a permis de sauver
l’entreprise, et la création en 2001 du cabinet en
stratégie WMI. Le cabinet WMI est spécialisé sur les
stratégies de croissance et création de valeur, il est
intervenu auprès de dizaines de CEOs et dirigeants
dans des secteurs variés (Siemens, Adidas, Paris-SaintGermain, Orange, Sodexo, …). WMI appartient
désormais au groupe AD&P Ventures. Le premier
investissement d’AD&P fut fin 2010 la création de Wimi,
solution intégrée de travail en équipe.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés ne manquèrent pas ! Certaines viennent
de l’extérieur, ce fut en 2000 le combat mené contre les
opérateurs telecom, ensuite le crach de 2000, et aussi la
crise de 2008. J’ai pu observer que les difficultés

rencontrées par l’entrepreneur sont souvent assez
similaires. Nous avons identifié une série de patterns qui
se reproduisent fréquemment. Je ne les ai pas tous
vécus, mais j’en ai expérimenté plusieurs à différents
moments - difficulté de financement, choix marketing et
canal de commercialisation inadapté, erreur de casting
sur un associé ou un manager clé, vitesse d’adoption
lente en France sur un marché qui émerge rapidement
aux US. Voilà quelques exemples des difficultés qui
peuvent arriver à un entrepreneur. Bien entendu, il y en
a d’autres. C’est d’ailleurs à partir d’une analyse
systématique de cas d’erreurs et leviers de succès, que
nous avons mis au point des méthodes pour maitriser
les risques et développer le portefeuille de participations
d’AD&P Ventures.

L’entrepreneur a vocation à repousser des frontières,
par exemple économiques, scientifiques.

Président
Antoine Duboscq

72

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
L’entrepreneur a vocation à repousser des frontières, par
exemple économiques, scientifiques. Il a un rôle
important à jouer dans la société. Pour se lancer dans
une traversée en mer sur un petit bateau, il avoir doit
l’âme d’un marin. Il faut pouvoir supporter de recevoir
parfois des paquets de mer, savoir rester un certain
temps assez seul, tenir bon lorsque le vent fait défaut
longtemps ou quand la mer se déchaine. Etre prêt à
changer sa trajectoire de course lorsque les conditions
météo varient. A faire des paris, à les perdre parfois – et
assumer toujours. Alors on peut parvenir à bon port. Et
on n’a qu’une idée en tête : repartir en mer !

Etre prêt à brûler sans s’émouvoir certaines de ses
hypothèses et convictions. Et en même temps,
paradoxalement, disposé à se battre pour sa vision et
ses fondamentaux. Un art qui se renforce avec
l’expérience.

Compte Twitter :
https://twitter.com/A_Duboscq

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Mon premier conseil est de travailler la cohérence entre
son projet et soi. C’est la base !

Blog ou sites :
http://www.adpartners-ventures.com/

Si on n’a pas ce tempérament particulier il vaut chercher
un autre sport ou bien s’inscrire à une croisière. Les
risques sont plus élevés, et la traversée avec ses
incertitudes et combats n’est pas toujours un parcours
agréable. Pour réussir dans l’entreprenariat, il faut donc
bien se connaître, avoir ce profil particulier de
l’entrepreneur. Une bonne résistance à la pression, à
l’adversité et même à l’échec. Ainsi qu’une capacité à
convaincre, attirer des talents complémentaires,
entendre un avis différent du sien. S’associer est à cet
égard généralement préférable. Il est bon de s’entourer
de personnes bienveillantes.

Suis-je la bonne personne pour mener à bien ce projet ?
Une fois qu’on est sûr d’avoir l’envie et la capacité à
être le pilote dans l’avion, le second conseil est de bien
s’entourer. Une startup est le fruit du travail d’une
équipe. Cela n’est pas chose facile car souvent, on
complète une équipe par des compétences qu’on n’a
pas et comment pouvons-nous alors les évaluer ?

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?

#PortraitDeStartuper

Attention, il ne faut pas succomber au phénomène de
mode actuel qu’est l’écosystème de la startup. Tout le
monde ne peut pas et ne doit pas être entrepreneur.

Un dernier conseil me semble être de se fixer des règles
de vie pour ne pas se faire dévorer par cette passion.

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/antoine-duboscq/0/415/307

Le projet de chaque entrepreneur doit apporter une
solution claire à un problème donné et ce quelque soit
le domaine d’activité.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
ADDWORKING est une agence digitale spécialisée
dans l’emploi #horssalariat
Parmi les formes d’emploi proposées aux entreprises,
nous proposons une alternative flexible au juste coût et
au juste temps :
« Faire de l’AddWorking »

Co-founder &
CEO
Julien Pérona

Il s’agit pour l’entreprise de recruter à la carte, avec
notre contrat de prestation de services électronique, un
AddWorker certifié pour quelques heures par semaine
ou plusieurs mois, via notre site.
Freelance, micro-entrepreneur, travailleurs indépendants
deviennent des AddWorkers !
(Les AddWorkers pourront aussi être « demandeurs
d’emploi », nous proposerons une interface dédiée avec
un service unique et spécialisé)
Pourquoi ce choix de service ?
Pour favoriser l’emploi. C’est le thème « central » qui
nous a animés pour démarrer AddWorking.
Après avoir rédigé gratuitement une offre de mission, le
recrutement pour l’entreprise n’a jamais été aussi
simple. Elle peut en quelques clics échanger par
messagerie avec les addworkers, renseigner les
modalités de missions au sein du contrat mis à leur
disposition et enfin valider le contrat en ligne pour

#PortraitDeStartuper

73

débuter la collaboration.

et avec une expérience de 3 ans en Suisse.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Proposer une alternative « à part entière » dans le
monde de l’emploi et permettre à de nombreuses
personnes de développer leur employabilité.

AddWorking quant à elle, a pris naissance il y a 1 an
environ.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Pragmatique et je m’attache à être le plus visionnaire
possible dans nos choix stratégiques.
Quelle est votre formation initiale ?
Master 2 en e-business - ISC Paris.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis “passionné” par nature, donc beaucoup de
choses me passionnent.
Actuellement, ma « passion » est consacrée à 200% à
AddWorking.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Comment définir un entrepreneur ?
Durant mes quinze premières années professionnelles,
j’ai été salarié en qualité de « business unit manager »
avec des missions « intrapreunariales » permanentes
pour relever de nombreux challenges dans des
environnements de marché « hard –selling » en France

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Je ne parlerai pas de « difficultés » mais d’étapes plus
ou moins difficiles à franchir en fonction de l’avancée du
projet. La modélisation initiale du projet (mentaliser
toutes les phases) est une étape primordiale pour
favoriser la validation « step by step » du plan
stratégique.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je pense que le projet de chaque entrepreneur doit
apporter une solution claire à un problème donné et ce
quelque soit le domaine d’activité. La réponse par une
innovation techno parfaitement maîtrisée ou par la
rupture d’un business model cohérent constituent « la
1ere brique » du projet à parfaitement évaluer avant de
se lancer !
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Tous ! Fonds propres, aides, subventions et financement
bancaire et non-bancaire.

Le projet de chaque entrepreneur doit apporter une
solution claire à un problème donné et ce quelque soit
le domaine d’activité.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Cash-burn : il est essentiel et il détermine la survie de
l’entreprise dans les premiers mois et plus.

Co-founder &
CEO
Julien Pérona

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Le seul conseil que je me permettrai de donner à mon
humble niveau est de se poser les bonnes questions,
par exemple, si le projet répond à une vraie demande (il
apporte une solution à un problème), alors avec « qui »
partager l’aventure ? - Le solopreneur me semble, de
mon point de vue, très difficile mais pas impossible.
Compte Twitter :
https://twitter.com/addworking
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/julien-pérona/aa/b22/2a7/en
Blog ou sites :
http://www.addworking.com/

#PortraitDeStartuper

74

Éviter de développer un produit complet sans l’avoir
confronté au marché.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Adways a créée une plateforme en ligne qui permet à
toute personne sans connaissance préalable de rendre
n’importe quelle vidéo interactive.

CEO
Jacques Cazin

Adways est donc une entreprises avant tout de
technologie, vendant des licences à ses utilisateurs dans
des domaines aussi variés que le e-learning, la vidéo
éditoriale enrichie, la communication corporate ou la
publicité en ligne.
Pour la publicité cependant, le business model tend
plutôt à offrir un « service » plutôt qu’une «
technologie », en proposant aux annonceurs ou agences
média la possibilité de toucher leurs cibles de façon
super qualifiées et très efficace : Adways va pousser une
publicité interactive sur les vidéos en affinité avec cette
publicité et correspondant au profil de l'internaute.
On parle de publicités natives et contextuelles dans la
jargon publicitaire ! Très efficace puisque nous
atteignons des taux de clics de l’ordre de 20% à
comparer au 1% généralement obtenu avec des
publicités traditionnelles.
Pourquoi ce choix de service ?
L’idée m’est venue en voyant que le nombre de vidéos
vues augmentait exponentiellement, tout comme le
nombre de smartphone ou tablettes mais sans relation
entre ces deux tendances : les vidéos restaient vues de
façon passives sans utiliser les ressources offertes par

#PortraitDeStartuper

75

le côté tactile des nouveaux supports.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Une ambition raisonnable pour ce qui est du e-learning
par exemple, avec la possibilité de créer des Mooc de
deuxième génération (Mooc : Massive Open Online
Course) ; nous venons d’ailleurs de remporter un appel
à projet pour apporter notre savoir faire à la plateforme
FUN (France Université Numérique) lancée par le
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche. L’étudiant peut ainsi répondre à des quiz ou
avoir accès à d’autres contenus au sein même de la
vidéo qu’il visionne : il obtient ainsi un parcours
personnalisé qui accroit d’autant son engagement.
Une ambition très forte pour la publicité : la monétisation
des vidéos représente un marché mondial de plus de 11
milliards d’euros avec une croissance de 30% par an.
Notre approche très innovante puisqu’elle offre une
véritable alternative au pre-roll (vidéo publicitaire que
l’on vous force à regarder avant la diffusion du contenu
demandé) aujourd’hui archi dominant.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Passionné bien sûr comme tout entrepreneur et
résolument optimiste !
Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur ESIEE (Paris), Master of Science by Research

– Traitement d’images (University of Essex, Royaume
Unis), MBA IAE (Paris).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Dérouler le fil d’un business possible à partir d’une
réflexion client, d’une news dans un magazine, d’une
idée partagée avec des amis…
Apprendre des autres. Je suis un curieux.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis un vieux jeune entrepreneur.
J’ai démarré à Air France à une superbe époque pour
l’aérien qui offre des métiers extrêmement variés ; puis
Vivendi avec une spin off, Peaktime, qui a été revendue
à une société américaine. Des moments passionnants
qui rendaient difficiles mon désir « d’émancipation » et
de création pourtant bien ancré. Puis j’ai lancé une
société de conseil et de distribution de solutions
logicielles mais il me manquait la réalisation de projets
complets et deux ans plus tard, Adways était née !
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Bien sûr des problèmes de choix d’équipes, de projets
(ha, rester focus que c’est difficile !), d’argent (comment
payer 20 personnes avec des revenus éminemment
variables et des coûts qui le sont beaucoup moins !)

Éviter de développer un produit complet sans l’avoir
confronté au marché.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La ténacité bien sûr, le fait de bien s’entourer avec des
profils variés, et le recours systématique au retour
d’expérience des clients pour améliorer son produit ; en
bref éviter de développer un produit complet sans l’avoir
confronté au marché.

CEO
Jacques Cazin

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Amis et Business Angels, puis projets R&D remportés à
l’issue de concours, et maintenant levée de fonds pour
notre développement aux USA et en Europe.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le cash et le lancement opportun de votre produit (bon
timing et bon environnement).
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Soit commencer très jeune, donc avec la possibilité de
manger des raviolis tous les jours sans problème, le
temps que l’entreprise puisse se permette ce quelque
chose d’incroyable que l’on appelle le salaire. Soit plus
senior mais avec un matelas financier (ou un partenaire
qui compense) qui autorise l’échec pour se relever et
repartir sur un pivot.

#PortraitDeStartuper

76

Compte Twitter :
https://twitter.com/jcazin
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jacques-cazin/a/951/855
Blog ou sites :
http://www.adways.com/

Structurer et mettre en place une entreprise nécessite
un engagement conséquent.

Founder &
CEO
Solenne Xavier

Comment décririez-vous votre entreprise ?
AlloMarcel.com est un service en ligne permettant
d'avoir accès facilement à des artisans de confiance,
recommandés par les habitants du quartier, pour des
dépannages en urgence comme pour des travaux de
rénovation. Notre service repose sur un réseau
d’artisans qui partagent la vision et les valeurs
AlloMarcel : passion du travail bien fait, bienveillance et
honnêteté vis-à-vis des clients, intégrité. AlloMarcel se
charge de les rendre accessibles aux consommateurs
au meilleur prix. Tous sont recommandés, testés,
sélectionnés : c’est du bouche-à-oreille sur le web pour
trouver les meilleurs artisans !
Pourquoi ce choix de service ?
Le projet est né d’une expérience personnelle. J’ai dû
faire appel à un plombier pour changer le joint de mon
chauffe-eau. Premier constat : je ne sais pas qui
appeler. Je me perds alors dans les annuaires en lignes
et autres sites de dépannage en urgence. Second
constat : je ne sais pas à qui je peux faire confiance
dans cette profusion de contacts. Très peu de
dépanneurs acceptent d’annoncer une estimation
tarifaire, et on a vraiment peur de se faire avoir…c’est ce
qui m’est finalement arrivé puisque la personne qui est
venue m’a demandé plus de 300 euros pour ¼ d’heure
de travail, en m’expliquant que le joint en plastique était
facturé 200 euros ! Je ne pense pas être la seule
parisienne à qui cela est arrivé !
J’ai alors réalisé qu’il y avait quelque chose à faire pour

#PortraitDeStartuper

77

rendre les artisans honnêtes et compétents plus
facilement accessibles. C’est ainsi que AlloMarcel est
né : une marque de référence, qui sélectionne les
artisans et offre un service réactif et la transparence sur
les prix.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
AlloMarcel se développe de jour en jour et les premiers
mois d’activité ont prouvé que le concept est pertinent et
répond aux attentes des consommateurs. Le défi
d’aujourd’hui est de se faire connaitre encore et encore,
afin de devenir la marque de référence pour les projets
de rénovation comme pour les dépannages, avec
toujours ce gage de qualité et d’intégrité et le sens du
service.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Enthousiaste et intègre. Je suis ambitieuse dans tout ce
que j’entreprends, je n’aime pas échouer et je suis prête
à me donner les moyens de la réussite. Pour autant je
reste fondamentalement attachée à mes valeurs : la
compétition et le besoin de gagner sa vie ne justifient
pas de se comporter en escroc (….même si dans
l’univers des travaux, cela peut sembler monnaie
courante !)
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieure Supélec, avec un master à Georgia
Tech aux États-Unis. J’ai débuté ma carrière dans le

conseil en stratégie et organisation au sein d’un grand
cabinet, Accenture.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’adore rencontrer de nouvelles personnes, découvrir
leur histoire, leur parcours… Croiser des chemins très
différents du mien. Toute rencontre est l’occasion
d’ouvrir de nouvelles fenêtres, de nouvelles
opportunités.
À titre personnel, je suis engagée auprès de deux
associations en faveur de l’éducation (Passerelles
Numériques en Asie et Frateli). L’accès à l’éducation est
un enjeu primordial à mes yeux.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai créé AlloMarcel en 2013, alors que j’étais encore
salariée dans un cabinet de conseil. J’ai décidé de
sauter le pas en juin 2014, pour me consacrer à temps
plein à AlloMarcel : structurer et mettre en place une
entreprise nécessite un engagement conséquent, du
temps et une liberté d’action qui ne sont pas compatibles
avec le monde du conseil, même si j’adorais mon métier.
Me lancer dans l’entrepreneuriat, c’était à la fois un saut
dans l’inconnu et un défi personnel, en quelques sortes
« la chose à faire avant d’avoir 35 ans », car je suis
consciente qu’il faut une certaine disponibilité et une
certaine énergie qu’on n’a pas à n’importe quel moment
de sa vie.

Structurer et mettre en place une entreprise nécessite
un engagement conséquent.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Créer sa boite, c’est partir de zéro : tout est à inventer, à
structurer. C’est très stimulant sur le plan de la créativité
et de la liberté… mais aussi frustrant parfois car cela
englobe aussi beaucoup de tâches administratives ou
très opérationnelles. Il faut accepter de passer du temps
et de l’énergie dans des tâches qui ne sont pas
forcément valorisantes en tant que telles.

Founder &
CEO
Solenne Xavier

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Croire en son projet, bien s’entourer, chaque jour se
poser la question de la valeur ajoutée que l’on offre à
son client… et avoir beaucoup, beaucoup de résilience.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Financement sur fonds propres.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La question à se poser : ai-je les moyens et la volonté
de tenir dans la durée ? Le plan initial est toujours très
optimiste, mais la réalité, c’est qu’il faut du temps et
beaucoup de travail pour que ça marche. On oublie
toujours que les grands succès d’aujourd’hui ne se sont
pas faits en quelques semaines : Uber a été créé en
2009, AirBnB en 2008…

#PortraitDeStartuper

78

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Bien se préparer avant de se lancer, mais ne pas hésiter
trop longtemps : la confrontation au marché, même avec
une offre imparfaite, est bien plus riche en apprentissage
que des mois de benchmark et d’études de marché.
Compte Twitter :
https://twitter.com/Solenne_X
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/solenne-xavier-bastie/65/53a/
94/en
Blog ou sites :
http://www.allomarcel.com

Bien s’entourer est essentiel, que ce soit sur l’activité
elle-même avec des experts, comme sur les aspects,
marketing, juridiques, comptables.

Associated
Director
Marie-Laure Plessis

Comment décririez-vous votre entreprise ?
APTORIEL est une start-up, spécialiste des paiements,
qui fournit des services aux entreprises et aux banques
basée sur Paris et Bordeaux.

module de facturation électronique, qui s’insère en
amont pour, d’une seule action utilisateur, valider les
factures, les envoyer par email et déclencher à
échéance les paiements par prélèvements.

Notre solution « Cloud » de paiements, APToSEPA,
permet très simplement aux entreprises, associations,
start-ups de procéder aux prélèvements et virements
SEPA* nécessaires à leur activité.

Côté banques, notre plateforme APToSEPA-Bank est
utilisée en intermédiation intelligente pour échanger des
flux de paiements en s’affranchissant du format
(interbancaires SEPA ou tout autre format) et en
retraitant des informations à la demande (transposition
de comptes bancaires en cas de fusion/absorption…).
Les systèmes existants ne sont pas impactés, et
reçoivent une trace comptable des transactions entrées
et sorties.

Nous nous adaptons aux besoins de nos clients :
fonctionnement en « stand alone » c’est-à-dire en
autonomie avec saisie de paiements et possibilité
d’échéanciers programmés pour les prélèvements,
téléchargement d’ordres de paiement ou interfaçage
avec tout type de logiciel pour prendre en automatique
les ordres de paiement si l’entreprise a un système de
gestion…
Notre solution flexible présente de multiples atouts,
notamment pour traiter les paiements récurrents.

Associated
Director
Jérôme Hacot

79

Nous travaillons en ce moment avec des sites
marchands, avec un scénario du type : achat de service
ou souscription d’abonnement sur internet par le client
final avec paiement par prélèvement, puis le marchand
suit les paiements dans son espace sécurisé APToSEPA
et procède aux règlements des fournisseurs et aux
éventuels remboursements clients par virements.
Nous avons sur étagère d’autres services comme le

#PortraitDeStartuper

*SEPA=Single European Payments Area, l’espace
unique de paiements en euros, soit 33 pays où les
virements et les prélèvements nationaux et
transfrontaliers en euros s’opèrent de la même manière.
Le SEPA est une opportunité pour chaque entreprise
d’étendre son activité à l’international.
Pourquoi ce choix de service ?
Avant de fonder APTORIEL, forts d’une double
compétence Informatique et Finance, nous avons
travaillé sur le SEPA dans une grande entreprise et nous
avons pu mesurer l’écart entre les exigences des textes
européens, leur déclinaison par pays et leur
compréhension sur le terrain quand il s’agit de se mettre
en conformité.

Ce constat et nos convictions acquises sur d’autres
projets ont orienté nos services sur 3 axes :
§  Gommer la complexité, notamment des nouvelles
réglementations SEPA, pour que les acteurs
bénéficient des avantages de ces paiements
européens sans buter sur la mise en oeuvre
§  Automatiser au maximum les procédures dans
chaque contexte pour optimiser l’utilisation des
ressources
§  Accompagner nos clients tout au long de notre
parcours ensemble, par le conseil et des
développements sur mesure
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous voulons devenir un acteur reconnu de
l’écosystème des services auprès des banques et de
leurs clients entreprises, en France et dans les pays
européens.
Par notre capacité à faire du « sur mesure » et à nous
plier aux besoins techniques et fonctionnels, nous
sommes l’alternative aux solutions standard, un trait
d’union entre les banques et les commerçants,
entreprises, start-ups ou associations.
Notre objectif est d’apporter de la valeur à nos clients et
de développer notre complémentarité avec les banques.

Bien s’entourer est essentiel, que ce soit sur l’activité
elle-même avec des experts, comme sur les aspects,
marketing, juridiques, comptables.

Associated
Director
Marie-Laure Plessis

Associated
Director
Jérôme Hacot

80

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Jérôme et moi partageons une vision très pragmatique
de notre activité et pouvons décider vite.

équipe d’amateurs avec d’anciens collègues.

Nous sommes capables d’adapter nos services et d’en
créer très rapidement pour qu’APTORIEL réponde aux
besoins des clients.

Ces sports ont en commun des valeurs, un certain état
d’esprit, le plaisir partagé de la « bataille », mais aussi le
dépassement de soi et le respect des autres…

Ingénieurs de formation, nous ne savons vendre que ce
dont nous sommes sûrs : nous sommes pointilleux sur la
qualité de nos solutions et ne cédons rien à sécurité des
services.

Dans notre travail, ce qui est passionnant, c’est de
concevoir de nouveaux produits, c’est de se challenger
pour réussir des projets dans des contraintes données
pour satisfaire le client.

Au-delà, dans la marche de notre entreprise, nous avons
un naturel optimiste et tenace, ce qui n’est pas inutile !

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Nous avons dans nos familles respectives le virus de
l’entreprenariat.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
D’abord, bien identifier sa cible est indispensable pour
bien l’adresser. Ensuite, garder à l’esprit que déployer
une solution, c’est s’engager auprès de son client. La
confiance ne se décrète pas, or c’est elle qui induit la
fidélité et provoque des recommandations.

APTORIEL est issu du bon alignement des planètes
mi-2012: l’idée, les circonstances et la validation du
montage.

Bien faire et le faire savoir… au-delà des outils
marketing, un bon réseau est un atout clé et il faut le
développer sans cesse.

La société a été créée en février 2013.

D’autre part bien s’entourer est essentiel, que ce soit
sur l’activité elle-même avec des experts, comme sur les
aspects, marketing, juridiques, comptables…

Quelle est votre formation initiale ?
Nous sommes deux co-fondateurs :
§  Jérôme HACOT, ingénieur ENSIMAG, Directeur
Technique d’APTORIEL, a été auparavant consultant
dans une importante société informatique, puis
directeur de projets informatiques dans un groupe
financier.
§  Marie-Laure PLESSIS, ingénieur ENSIACET,
Directeur Commercial d’APTORIEL, a été auparavant
consultante dans une ESN puis directeur de projets
en maitrise d’ouvrage dans un groupe financier.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Jérôme est un fan de rugby et joue toujours dans une

#PortraitDeStartuper

Quant à moi, je suis fidèle à mon club de Judo où règne
une ambiance stimulante et conviviale.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Etre visible et attractif n’est pas si simple. Il faut du
temps et des services de qualité pour que la prescription
ou le bouche à oreille fonctionne.

Commercialiser des types de solutions que des banques
proposent aussi est compliqué car elles ont l’avantage
de la relation client avec les entreprises. Il faut faire
connaître nos spécificités pour que les banques réalisent
que nous sommes complémentaires.
Par ailleurs, il est nécessaire de bien poser les choses
avec ses proches avant de se lancer, car le temps
consacré au travail impose quelques sacrifices sur le
temps personnel ou avec sa famille…

Bien s’entourer est essentiel, que ce soit sur l’activité
elle-même avec des experts, comme sur les aspects,
marketing, juridiques, comptables.

Associated
Director
Marie-Laure Plessis

Enfin on peut faire un retour d’expérience sur le facteur
positif qu’est la co-création. Le fait de créer une société
à deux permet de réduire le stress qu’il peut y avoir
parfois à prendre des décisions, de confronter
rapidement les points de vue en pesant les tenants et
les aboutissants. Pouvoir parler à quelqu’un qui
comprend ce que vous faites permet aussi de réduire
l’effet « ascenseur » du moral selon les affaires gagnées
ou perdues. Enfin, un partage des rôles facilite la
gestion.

prospecter efficacement ?Ecouter les clients, toujours
proposer une solution adaptée, cela peut amener à
orienter vers une société amie spécialisée dans la
demande et coopérer.

Bien sûr tout cela ne serait pas possible sans une totale
confiance dans son co-équipier et une réflexion
approfondie menée en amont lors de la rédaction du
pacte d’associés.

Ecouter les conseils, être capable d’infléchir une idée si
c’est l’intérêt de la société, mais en gardant ses
convictions.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons apporté nous-mêmes le capital. En cela
nous avons été aidés par le dispositif d’essaimage de
note ancien employeur.

Associated
Director
Jérôme Hacot

81

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La force de son engagement. Créer une entreprise est
une aventure unique, mais exigeante.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Bien déterminer sa cible. Comment l’atteindre, comment

#PortraitDeStartuper

Soigner la relation client et la relation avec les acteurs
du secteur.
Privilégier le téléphone, ou la visite, à des échanges de
mails trop longs.

Etre toujours en veille, la bonne idée de demain est
encore à saisir…
Compte Twitter :
https://twitter.com/JERHACOT
https://twitter.com/APTORIEL
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/marie-laure-plessis/0/322/a64
https://fr.linkedin.com/pub/jerome-hacot/0/3aa/593
Blog ou sites :
http://aptoriel.fr/

Le facteur clé de succès pour réussir en tant
qu’entrepreneur est incontestablement de s’avoir
s’entourer des meilleurs !

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Aston iTrade Finance est une plateforme en ligne
collaborative de valorisation du Poste Clients et
Fournisseurs.

CEO
Amaury de la Lance

82

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Devenir la FinTech n°1 mondiale sur le marché des
plateformes du Poste Clients.

Dédiée aux entreprises, assureurs-crédit, et financeurs
(banques, factors, fonds), la solution a été développée
en 2010 autour d’une architecture de pointe dotée d’une
ergonomie pensée par des professionnels du secteur,
utilisant les technologies SaaS, Cloud et Big Data.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’aspire à être un mix de Chewbacca pour sa force,
Luke Skywalker pour sa droiture et Yan Solo pour son
bagout.

Aston iTrade Finance est une société FinTech par
excellence car elle allie Finance et Technologie.

Quelle est votre formation initiale ?
Une Maitrise Monnaie et Finance suivi d’un Mastère
Audit et Conseil à l’ESCP Paris et Berkeley University
m’ont permis d’apprendre les bases de la Finance mais
ma meilleure formation reste mes 20 ans d’expérience
sur le terrain.

Lauréat en 2012 du Concours Mondial de l’Innovation
2030 dans la catégorie « Big Data », et récemment
labélisée Bpifrance Excellence, Aston iTrade Finance est
en pleine croissance.
Pourquoi ce choix de service ?
Pour créer Aston iTrade Finance, je suis parti de ma
propre expérience dans le système bancaire et
technologique.
En France, les problèmes de trésorerie sont le nerf de la
guerre pour les entreprises : un dépôt de bilan sur
quatre est aujourd’hui dû à une défaillance de trésorerie.
C’est pour cette raison que j’ai souhaité créer une
plateforme dédiée aux entreprises pour valoriser, couvrir
et financer leur Poste Clients.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Apprendre des autres est important, je suis curieux par
nature, il faut savoir être ouvert à l’écoute.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai crée en 2000 ma première Start’up, société
précurseur de la TV Web interactive et des boitiers
ADSL, après 2 ans d’expérience je suis retourné dans le
secteur bancaire en tant que salarié. En 2010, j’ai décidé
de sauter le pas et créer Aston iTrade Finance.
Je pense que l’on nait avec l’esprit d’entreprendre mais

#PortraitDeStartuper

j’ai réellement sauté le pas en 2010, après 20 ans de
carrières en banque, j’ai décidé de me lancer et créer
Aston iTrade Finance.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Rester convaincu qu’on a raison d’entreprendre malgré
les doutes et peurs de son entourage professionnel.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Le facteur clé de succès pour réussir en tant
qu’entrepreneur est incontestablement de s’avoir
s’entourer des meilleurs !
Il est important selon moi de constituer une équipe au
top en misant sur l’expérience et la complémentarité.
Seul on va plus vite, en équipe on va plus loin.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Aston iTrade Finance est financé à 30% par des
investisseurs individuels (Business Angels) et 70% par
des fonds propres.

Le facteur clé de succès pour réussir en tant
qu’entrepreneur est incontestablement de s’avoir
s’entourer des meilleurs !

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le bas de laine de l’entreprise = sa trésorerie !Faites
très attention à vos flux de trésorerie et soyez conscient
des ressources dont vous avez besoin afin pour faire
fonctionner votre entreprise, les start up qui réussissent
sont celles qui disposent de capitaux suffisants pour
couvrir leurs opérations !

CEO
Amaury de la Lance

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Avoir un mental d’acier et suivre son instinct…Tout est
possible il suffit de se lancer et ne pas oublier son idéal !
Que la force soit avec vous !
Compte Twitter :
https://twitter.com/amaurydelalance
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/amaury-de-la-lance/1/513/a14
Blog ou sites :
http://www.astonitradefinance.com

#PortraitDeStartuper

83

Le propre de la startup, c’est qu’effectivement l’on
pense que cela va marcher, mais qu’on construit le
modèle économique en avançant.

Comment décririez-vous votre entreprise ?

CEO
Frédérique Cintrat

Axielles.com est une plateforme numérique affinitaire
d’aide au networking professionnel dont les mots clés
sont : ambition, action, connexion et la signature «
accélérateur de connexions professionnelles ». Le site
est réservé aux femmes actives qui veulent progresser
dans leur vie professionnelle et faire progresser leur
structure (la leur ou celle dans laquelle dans laquelle
elles travaillent). C’est également un outil pour les
réseaux et les entreprises qui veulent fédérer leurs
adhérentes, salariées, clientes…
Des trucs et astuces « pros » avec l’intervention
d’experts complètent le dispositif.
L’inscription pour les femmes actives est gratuite,
payante pour les professionnels qui veulent promouvoir
un évènement ou devenir annonceurs.
La possibilité est offerte de créer gratuitement des
groupes publics locaux ou par centre d’intérêt
professionnel, ou sous forme d’abonnement pour des
groupes privés.
Le contenu n’est pas accessible aux personnes non
inscrites.
Axielles.com démarre tout juste avec une version beta
prévue pour fin septembre.
Pourquoi ce choix de service ?
J’ai la conviction profonde, et cela fait partie des sujets
qui m’animent depuis que je suis très jeune que

#PortraitDeStartuper

84

l’ambition n’a pas de sexe et n’a pas d’âge et
qu’hommes et femmes doivent pouvoir choisir.
L’ouverture vers le networking, physique, virtuel est un
moyen d’accélérer la réalisation de ses projets.
En tant qu’ancienne directrice commerciale et marketing
d’une structure d’assistance-assurance, il n’était pas très
compliqué de constater qu’il y avait, notamment dans
mon secteur d’activité qui pourtant est assez féminin,
beaucoup plus d’hommes que de femmes dans les
manifestations professionnelles que je fréquentais
(colloques, afterwork…), or on sait que pour faire de la
veille, pour saisir les opportunités, se faire connaître et
reconnaitre, faire du business, gagner du temps, il faut
savoir développer et entretenir son réseau, savoir
fonctionner en réseau.
Alors pour faciliter les choses pour les femmes,
notamment celles de ma génération, peut-être moins
aguerries au networking business, le fait de retrouver
une ou d’autres femmes actives (qu’elles connaissent ou
non) à une manifestation, permet de faciliter les choses :
c’est le principe d’Axielles.com.
Axielles.com permet en outre de favoriser le lien social
dans les territoires, de partager des bons plans de
manifestations professionnelles ou afterworks et
d’échanger des trucs et astuces permettant d’optimiser
son développement professionnel. Des experts qualifiés
interviennent également pour apporter leur contribution
dans des domaines aussi différents que les réseaux et
les affaires, la prise de parole, l’utilisation des réseaux
sociaux, le management, l’interculturalité pour n’en citer
que quelques un.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Ma première ambition est qu’Axielles.com rencontre son
public et que la plateforme réponde aux besoins des
femmes actives en leur facilitant le networking au
quotidien. J’ai eu l’occasion de tester avec succès le
concept depuis quelques mois notamment via un groupe
LinkedIn fort dynamique avec des rencontres probantes
organisées et des liens tissés dans la francophonie.
Je souhaite également que les réseaux se servent de
cet outil pour leur maillage, que les entreprises l’utilisent
pour développer à la fois les talents féminins et leur
performance, leur proximité avec leur clientes, et ….bien
sûr que des sponsors m’accompagnent dans cette
aventure.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’ai lu dans un article qu’il fallait être jeune, naïf et sans
argent pour se lancer dans l’aventure startup. Moi je suis
une « minitel native » de 49 ans, ex cadre d’entreprise
avec 28 ans d’expérience professionnelle en tant que
salariée et je lance la première version d’Axielles.com en
septembre 2015, donc très loin du profil type, imaginez !
Alors concernant ma description, je dirais débutante,
enthousiaste, passionnée, développeuse, ambitieuse et
déterminée.

Le propre de la startup, c’est qu’effectivement l’on
pense que cela va marcher, mais qu’on construit le
modèle économique en avançant.

CEO
Frédérique Cintrat

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai eu mon bac C à 16 ans puis j’ai intégré après ma
prépa HEC l’EM Normandie qui s’appelait à l’époque
SUP de CO Le Havre-Caen, .d’où je suis sortie diplômée
en 1987. Mais c’était il y a 28 ans ! J’ai surtout une
longue expérience marketing, communication et
commerciale dans la banque et l’assurance et ainsi que
celle de membre de CODIR, et l’expérience de différents
types de réseaux, à la fois sectoriels et/ou féminins que
j’ai créés ou co-animés.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Dans la vie professionnelle, les challenges, les « feuilles
blanches », les expériences nouvelles, l’action et le
business en général et bien sûr le sens, le fait de faire
modestement progresser les choses que ce soit au
niveau des hommes et des femmes ou des structures.
Le sujet de la niaque et de l’ambition au sens désir
ardent de réaliser quelque chose m’intéresse vivement :
avant ma création d’entreprise, j’ai publié un livre qui
s’appelle « Comment l’ambition vient aux
filles ? » (octobre 2014 éditions Eyrolles). Et j’interviens
depuis également pour partager cette énergie dans les
entreprises, et notamment auprès des femmes jeunes
ou moins jeunes.
Sur le plan personnel, je faisais partie d’une troupe de
spectacle (danse et music-hall) mais j’ai dû y renoncer
récemment car les horaires n’étaient plus compatibles
avec mes déplacements et ma nouvelle activité, et

#PortraitDeStartuper

85

j’ajouterais bien sûr ma vie de famille à la campagne et
l’accompagnement vers leur envol de mes deux grands
fils de 20 ans et 22 ans.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai d’abord participé à une superbe aventure
d’intrapreneuriat avec la participation en 2001 à la
création de la filiale d’assistance de personnes de deux
grands groupes d’assurance. J’ai eu la responsabilité du
développement de cette startup aux reins solides avec
une page blanche pour mes clients et mes produits.
Cette aventure m’a valu d’être reconnue par les
professionnels qui m’ont élue femme commerciale de
l’année dans l‘assurance en 2013 et les internautes
femme de l’année dans l’assurance. J’ai pris conscience
que c’était l’agilité des petites structures, le côté pionnier
qui m’animait y compris avec les équipes. Ma petite
exposition m’a fait comprendre que même si j’avais un
job doré, il était temps pour moi de réaliser une autre de
mes ambitions « devenir moi aussi chef d’entreprise,
créer de la valeur et des emplois, sur un sujet novateur
et impactant ».
Tout cela est donc très récent : j’ai quitté mon poste de
directrice commerciale et membre du codir d’une société
d’assistance filiale d’un grand groupe d’assurance en
octobre 2014, mon livre « comment l’ambition vient aux
filles ? » est sorti le 16 octobre 2014, le groupe linkedIn
d’Axielles.com crée en novembre 2014, les statuts de
ma structure Assurancielles (j’accompagne notamment

dans leur stratégie des startup de la Silver Economie)
ont été déposés en janvier 2015, et la première version
du site de ma startup Axielles.com est prévue pour miseptembre.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Je n’ai pas vraiment rencontré de grosses difficultés
pour le moment si ce n’est celle de l’échelle temps qui
n’est pas le même quand vous travaillez dans et avec de
grandes entreprises, pour les rendez-vous, la recherche
de sponsors.
Je jongle entre mon activité de conseil, le back office qui
n’est pas mon fort et sur lequel je me fais aider et la
partie mise en place et développement de la startup
incubée via Assurancielles.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je dirais une bonne idée avec une vraie résolution de
problème, un bon réseau, de l’énergie, de
l’enthousiasme, une bonne santé, de bons conseillers,
un peu d’argent pour le développement et un peu
d’argent pour ne pas stresser et faire vivre sa famille, de
la pugnacité, et un environnement de personnes qui
croient en votre projet.

Le propre de la startup, c’est qu’effectivement l’on
pense que cela va marcher, mais qu’on construit le
modèle économique en avançant.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
J’en suis vraiment au démarrage. Pour le moment c’est
autofinancement via mes prestations de conseils et
accompagnement, mes fonds propres et du sponsoring
pour Axielles.com.

CEO
Frédérique Cintrat

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
J’ai parfois l’impression que se lancer dans l’aventure
startup apparait comme un jeu, ça l’est peut-être pour
certains…mais le but est quand même de créer une
entreprise qui, à un moment donné, va créer de la
valeur, et donc des jobs et des revenus.
Le propre de la startup, c’est qu’effectivement l’on pense
que cela va marcher, mais qu’on construit le modèle
économique en avançant. Cela donne de l’adrénaline
mais procure parfois quelques angoisses…Il faut s’y
préparer et mesurer sa prise de risque.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Autant je peux donner des conseils sur le
développement, les réseaux, la réalisation de ses
ambitions, autant sur l’aspect spécifique des startups, je
suis dans la phase où je suis davantage demandeuse de
conseil…
Je formulerais si vous voulez bien la question

#PortraitDeStartuper

86

autrement : « quels conseils je donnerais avant de se
lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat en général et
de la startup en particulier quand on est salarié d’une
entreprise ? »
Il faut bien se connaitre, connaitre son fonctionnement,
mesurer sa capacité à prendre des risques y compris
financiers, à remettre en question son mode de vie,...Et
bien sûr, savoir s’entourer de bons associés (ou de bons
conseillers si on se lance seule comme moi dans
l’aventure ), des bons prestataires, de bons partenaires
et le moment venus de bons collaborateurs, toujours
être passionné, avoir de l’énergie et un bon réseau ;)
Compte Twitter :
https://twitter.com/FredCintrat
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/frederiquecintrat
https://www.linkedin.com/grp/home?
gid=8204324&trk=my_groups-tile-flipgrp
Facebook :
https://www.facebook.com/www.frederiquecintrat.fr
Blog ou sites :
www.axielles.com
www.commentlambitionvientauxfilles.fr

Il faut avant toute chose se demander si votre idée plait,
si vous n’êtes pas seul à croire au concept.

Co-fondatrice &
Responsable
éditoriale
Laetitia Santos

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Babel Voyages est le spécialiste du voyage responsable
sur le web. C’est à la fois un guide de voyage engagé en
ligne où trouver des adresses pour se loger, manger
ainsi que des idées d’activités que ce soit en France ou
à l’étranger ; un média web qui publie de l’actualité
politique et culturelle chaque jour afin que le lecteur soit
sensibilisé à ce qui se passe dans le monde et qu’il
sache où il met les pieds lorsqu’il part en voyage ; et
c’est aussi une agence de voyages en ligne capable de
vous organiser votre prochain trip responsable !

87

mais hors des sentiers battus car pour une passionnée
de voyage comme moi, constater les effets de tourisme
de masse sur le monde est assez désolant. Alors j’ai eu
envie de parler de voyage alternatif, de partager mes
bonnes adresses, mes contacts à travers le monde… Et
voyager responsable n'est pas contraignant, bien au
contraire ! Je voulais donc véhiculer au travers du site
une image jeune, tendance, engagée de ce que l’on
appelle tourisme responsable, et qui fait souvent l’objet
d’a priori.

Depuis peu, Babel Voyages s’est aussi lancé dans
l’évènementiel et a lancé son propre festival de voyage
responsable, le No Mad Fest, en partenariat avec
l’Office de Tourisme de Cergy-Pontoise.

Avec Babel Voyages, l’internaute peut donc préparer
son voyage de A à Z, depuis la phase informative
jusqu’à la réservation du séjour en question en passant
par le partage de ses photos et impressions une fois sur
place. Et ça, malgré l’intérêt croissant du public pour
cette typologie de voyage, ça n’existait pas.

Et si vous vous demandez ce qu’est le voyage
responsable, disons pour être concis qu’il s’agit d’une
façon de voyager pensée selon les principes du
développement durable. Voyager dans le respect des
peuples et de la nature en ne laissant que l’empreinte de
ses pas derrière soi, en allant à la rencontre de l’autre
avec humilité, et en favorisant l’économie locale pour
que le tourisme ait un impact positif sur le
développement du territoire visité.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
J’aimerais que voyager responsable devienne l’habitude
de tout voyageur, qu’il ne s’agisse plus d’une niche dans
le secteur du tourisme mais bel et bien d’une façon de
faire adoptée par tous, ancrée dans les habitudes et
pour laquelle on ne se pose plus de questions.

Pourquoi ce choix de service ?
Je suis une grande voyageuse depuis pas mal d’années
déjà et journaliste de métier. Il y a 4 ans de ça, j’ai
commencé un site sur lequel je voulais parler voyage

#PortraitDeStartuper

Et j’aimerais que Babel Voyages soit l’instigateur de
cette nouvelle façon de voyager. J’aimerais que Babel
Voyages soit un moteur, un prescripteur, qu’il inspire les
gens et c’est pourquoi le site se veut toujours positif,
esthétique, décalé…

Mes ambitions, c’est à la fois que l’association Babel
Voyages réussisse son travail de sensibilisation sur le
sujet pour faire évoluer ce secteur et que l’entreprise
elle, devienne un véritable petit phénomène et que
chaque voyageur en quête d’un voyage authentique
s’adresse à nous pour organiser son trip.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis l’entrepreneur passionné, celui en quête d’un
idéal et qui s’investit à 1000 % pour atteindre cet idéal.
Mais j’ai appris avec le temps que toute idée, aussi
louable soit-elle, doit se confronter à la réalité
économique pour durer dans le temps. Alors j’essaie de
me frotter aux chiffres, de dresser des business plan tant
bien que mal… C’est un rude exercice pour moi, mais
indispensable pour qu’un projet soit solide dans le
temps.
Quelle est votre formation initiale ?
J’ai fait une école de communication mais mon truc, ça a
toujours été l’écriture. J’ai donc orienté tous mes stages
vers des postes de journaliste, ce qui m’a permis de me
faire de l’expérience et un réseau. J’ai d’abord travaillé
dans la presse magazine avant de basculer sur le web.
Pendant plus de 4 ans, j’ai bossé pour un gros site
people/féminin, ça a été très formateur concernant
toutes les ficelles à connaître pour faire fonctionner un
site web. Et j’ai alors basculé sur cette thématique qui
me tient à cœur, le voyage.

Il faut avant toute chose se demander si votre idée plait,
si vous n’êtes pas seul à croire au concept.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Le voyage, on l’aura compris ! L’humain, les cultures du
monde entier… Et les nouvelles technologies et le fait
qu’elles permettent le partage par l’écriture, la
photographie ou encore la vidéo avec n’importe qui à
travers le monde. L’engagement aussi et le fait qu’une
vie de travail serve un intérêt qui me dépasse…

Co-fondatrice &
Responsable
éditoriale
Laetitia Santos

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis devenue entrepreneur par hasard, depuis 4 ans
maintenant. Le destin je crois… Il m’a fallu vivre
l’expérience de salariée, voyager beaucoup pour
observer la manière dont vivait les autres un peu partout
à travers le monde, pour réaliser que l’entreprenariat
convenait parfaitement à mon caractère et à mes
ambitions. Ca me permet une autonomie incroyable
dans la gestion de mon temps, de mon organisation, ça
me permet d’apprendre tous les jours sur des sujets
aussi variés que le marketing, la communication, la
technique, la comptabilité, le management, le
commercial… En étant employé à tel ou tel poste,
impossible de devenir aussi pluridisciplinaire. Ca me
permet un épanouissement incroyable, professionnel
mais aussi très personnel et j’en ai besoin, j’ai besoin
que mon job soit un prolongement de ma personne et de
mes convictions, que ça ait un sens et que ça ne soit
pas un simple gagne-pain obligatoire.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?

#PortraitDeStartuper

88

La solitude. Lorsque Simon, qui a co-fondé le projet
avec moi, est parti vivre en Nouvelle-Zélande, je me suis
retrouvée seule à porter le projet. Un lourd poids…
Heureusement, la pépinière d’entreprise où est hébergé
Babel m’a permis de rester entourée et de ne pas
baisser les bras.
Il faut aussi être prêt à s’investir à fond, à travailler plus
que n’importe qui, et surtout, à voir son niveau de vie
largement réduit les premières années. Ca demande
beaucoup de sacrifices…
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je crois que l’endurance est la clef de tout car dans une
aventure entrepreneuriale, le chemin vers le succès est
long et chaotique. Il faut savoir durer dans le temps et ne
pas abandonner dans les périodes creuses.
Le réseau aussi est primordial, c’est lui qui vous aide à
démarrer, à vous faire un nom…
Et enfin je dirais, la personnalité du porteur de projet.
Au-delà de ses compétences et de ses idées, le porteur
de projet doit être capable de convaincre, de donner
envie en permanence, à des clients potentiels, à des
investisseurs, à des banquiers… Il est l’image de sa
marque au démarrage alors je crois que c’est important
de dégager quelque chose de fort.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour

lancer votre société ?
Au début de Babel Voyages, nous étions deux associés
donc, Simon sur la technique et moi sur l’éditorial. A
nous deux, nous avions toutes les compétences pour
lancer un site web et le faire fonctionner. Alors ce que
l’on a investit avant toute chose, c’est du temps et de la
sueur, énormément de temps et de sueur ! Au bout de
plusieurs mois, le site a réussi de lui-même à se
dégager un petit chiffre d’affaires, à partir de rien. Pour
renforcer cela, je suis allée chercher des prêts d’honneur
et des subventions. Et d’ici quelques mois, j’espère
pouvoir aller m’adresser à des investisseurs…
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Je crois qu’il faut avant toute chose se demander si
votre idée plait, si vous n’êtes pas seul à croire au
concept. La faire valider en amont, avant de se lancer
pleinement dans l’aventure, c’est ce qui me paraît
essentiel. Les réseaux sociaux peuvent être un très bon
terrain de test pour cela. Si les gens adhèrent, si
quelques professionnels vous font confiance, c’est qu’il y
a un filon à développer…

Il faut avant toute chose se demander si votre idée plait,
si vous n’êtes pas seul à croire au concept.

Co-fondatrice &
Responsable
éditoriale
Laetitia Santos

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Être passionné car le chemin est long et semé
d’embuches ! Il faut vraiment avoir son projet dans les
tripes… Et bien s’entourer, à la fois de compétences
complémentaires aux vôtres, de personnes qui en
veulent, en qui vous aurez confiance, des personnes
bienveillantes vis-à-vis du projet, pertinentes et pleine de
bon sens qui vont venir nourrir votre réflexion, votre
projet, le critiquer pour le faire avancer. L’équipe, c’est
très important. Il ne faut pas s’isoler. Pour ça, les
pépinières d’entreprise et leurs incubateurs sont de très
bons points d’ancrage lorsqu’on lance sa start-up…
Compte Twitter :
https://twitter.com/BabelVoyages
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/laetitia-santos/b6/115/64/en
Blog ou sites :
http://www.babel-voyages.com/

#PortraitDeStartuper

89

Mon enjeu est de trouver le bon chemin et le bon rythme.

CEO
Julien Cabot

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Blue DME est un marché électronique de négociation de
données entre entreprises, permettant :
§  Aux Directions Marketing ou des Risques d’acquérir
des données auprès de sociétés tierces, avec un
modèle de pricing innovant basé sur la valeur
d’usage des données
§  Aux Directions Digitales de générer de nouveaux
revenus avec une très forte marge sans mobilier des
budgets importants nécessaires à la création d’un
réseau de vente de données ou une régie publicitaire
Blue DME joue le rôle de négociateur, de « pricer » et
d’accompagnement aux dénouements des transactions
d’échange en tant que tiers de confiance, pour garantir
le respect des obligations de chacune des contreparties.
Pourquoi ce choix de service ?
J’ai eu la chance de mener de nombreux projets de Big
Data Analytics depuis plus de trois années,
principalement pour des directions Marketing dans les
secteurs de la Banque, de l’Assurance et des Télécoms.
L’acquisition de données de bonne qualité est à la fois :
§  l’activité la plus consommatrice de temps dans les
projets Big Data ou de Data Science
§  la plus structurante pour réussir à améliorer
significativement le ciblage ou la segmentation de
clients
Il n’existait pas de marché pour acquérir des données

#PortraitDeStartuper

90

efficacement avec un modèle de prix adapté aux enjeux
et contraintes des équipes de Marketing et de Risques.
Nous en avons tout simplement créé un, en s’appuyant
sur mes 10 années d’expérience préalable dans le
secteur des marchés financiers.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Devenir le premier marché électronique mondial, cotant
la connaissance client des entreprises permettant
d’échanger et de monétiser ce savoir. C’est assez
présomptueux mais c’est notre vision. Nous sommes
convaincu que la connaissance client a de la valeur et
que l’on ne peut pas la laisser gratuitement aux géants
de l’Internet.
Mon objectif est la réussite du lancement de cette
activité en France et rapidement sur les pays européens,
en nous adossant à un réseau de partenaires, cabinets
de conseil et éditeurs de logiciels.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Plutôt comme un bâtisseur. Les visions, les business
plans, sont passionnantes mais je suis jugé par mes
associés, mes clients et mes salariés sur ce que nous
accomplissions tous les jours, de simples pas. Mon
enjeu est de trouver le bon chemin et le bon rythme.
Quelle est votre formation initiale ?
Cela remonte un peu, mais je suis ingénieur diplômé de

l’ESME Sudria avec une spécialisation en Informatique
et j’ai un mastère spécialisé en Finance de Marché à
l’IAE Paris Sorbonne.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis à la fois passionné par la macro-économie, la
transformation de notre façon de penser et de vivre
depuis ces dernières années et la technologie,
notamment l’IA, la robotique et les bio-technologies.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Lorsque j’ai fait mes études, je ne m’imaginais pas
entrepreneur. Je le suis devenu.
J’ai participé, comme responsable technique, à la
création en 2002 d’une société de services. Mon premier
échec. J’ai ensuite créé et dirigé à partir de 2009, avec
beaucoup plus de succès, 2 business units chez OCTO,
l’une dédiée au Capital Market et l’autre aux Big Data
Analytics.
J’ai travaillé pendant un an chez Quantmetry, startup
spécialisée en Data Science, comme Directeur du
Développement, ce qui m’a permis de faire la différence
entre une PME innovante et une startup. Puis, j’ai fondé
Blue DME début 2015.

Mon enjeu est de trouver le bon chemin et le bon rythme.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Notre chemin à parcourir est encore long. Le
recrutement de personnes talentueuses nécessite
beaucoup d’énergie et de temps, ce qui est une
ressource rare pour une startup. Aujourd’hui, cet aspect
nous a causé plus de difficultés que de trouver des
fonds et nos premiers clients.

CEO
Julien Cabot

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
De mon point de vue, l’entreprenariat nécessite de
pouvoir formuler une vision séduisante et réaliste pour
convaincre investisseurs, clients et collaborateurs et un
sacré sens de la priorisation pour pouvoir la délivrer
avec des moyens et des délais très très limités.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
A ce jour, le financement est assuré par un
investissement d’une holding ISF, de fonds personnels
et marginalement par autofinancement. Nous avons créé
un business model permettant de générer du chiffre
d’affaire dès le démarrage en cohérence avec le
développement de la plateforme pour prendre du
feedback de nos clients le plus loin possible dès le
début, en essayant de pousser une approche de Lean
Startup réelle et non limitée au développement logiciel.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans

#PortraitDeStartuper

91

l’aventure startup ?
Le réseau. Avoir un bon réseau, notamment auprès des
clients potentiels et auprès des compétences clefs pour
l’entreprise, est à mon sens l’un des points critiques car
cela permet de ne pas s’épuiser à essayer de
convaincre sans fin.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De réfléchir en termes de marché, plutôt que de produits
ou de services. Savoir pour qui on travaille et pourquoi.
Cela permet de définir un cap cohérent et de savoir
auprès de qui prendre du feedback.
Compte Twitter :
https://twitter.com/julien_cabot
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/juliencabot
Blog ou sites :
http://www.bluedme.com

Il ne faut pas aller trop vite, et prendre conseil très
régulièrement, ne pas hésiter à se faire aider.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
BPSIs est un courtier grossiste, digital, en prévoyance.
Cela signifie que nous concevons les produits, nous les
gérons totalement on-line (pas de papier dans 90% des
cas), nous les distribuons via des interfaces on-line.
Nous sommes grossistes, donc nous ne distribuons pas
en direct, mais via des courtiers ou des banques.

Founder
Jean Orgonasi

Par ailleurs nous proposons maintenant notre gestion
aux assureurs comme courtiers gestionnaire.
Depuis son lancement commercial en 2015 nous nous
sommes concentrés sur l'assurance des emprunteurs.
L'entreprise a été créée il y a deux ans et son impulsion
est donnée par 3 personnes Clés, Fabrice Couturier,
Richard Thibault et moi-même.
BPSIs est en phase de décollage rapide et de
structuration nous sommes 20 déjà et nous passerons
rapidement à 40 dans les mois à venir.
Pourquoi ce choix de service ?
Dans notre référentiel de savoir faire, nous avons
identifié la prévoyance individuelle comme étant le
métier qui pourrait à court terme bénéficier le plus de la
digitalisation. Nous sommes en effet convaincu que les
clients ne sont en moyenne pas assez ou bien couverts,
et que la prévoyance pourra enfin être souscrite si cela
devient simple.

#PortraitDeStartuper

92

C'est ainsi que notre produit d'assurance des
emprunteurs, Naoassur peut être acheté en 5 minutes
et en 20 minutes s'il y a des déclaration médicales .... au
lieu de plusieurs jours.
C'est en prévoyance qu'on pouvait apporter le plus de
bénéfices immédiatement en réduisant drastiquement le
temps, la complexité, le coût de la souscription mais
aussi de la gestion.
C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'offrir
nos services aux assureurs, eu égard au GAP de
service que nous offrons.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Comme beaucoup de "Startupers" nous avons de
grosses ambitions. Nous souhaitons devenir l'un des
premiers acteurs de l'assurance emprunteur individuelle
en France au côté des grands acteurs du marché.
Par ailleurs nous souhaitons devenir le premier courtier
gestionnaire en France en Assurance des emprunteurs.
Enfin nous souhaitons nous développer en Europe pour
y devenir là aussi un des acteurs important de
l'assurance emprunteur et de la prévoyance individuelle.
Nous souhaitons également être reconnu pour la qualité
de nos processus, de notre gestion et de notre service
client. L'actif d'or de l'innovation de Agefi Actif a ainsi été

pour nous une récompense importante.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis, nous sommes parmi les fondateurs, des
intrapreneurs de grands groupes d'assurance, devenus
entrepreneurs en tirant partie des leçons de leur
expérience passée.
A 52 ans, après 22 ans passés chez Cardif, j'ai un
besoin urgent d'innover, de créer des services nouveaux
qui apporteront un plus important aux clients.
Je souhaite inscrire notre développement dans un mode
de relation et de management nouveau :
§  nous focaliser sur notre expertise personnelle
§  déléguer, fonctionner en partenariat pour une grande
partie de nos fonctions et nous enrichir ainsi d'un
fonctionnement organique en réseau
§  mettre en place un fonctionnement de grande
ampleur mais qui reste à l'échelle humaine
Quelle est votre formation initiale ?
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de le rue
d'Ulm, je suis docteur en physique des semi
conducteurs. j'ai obtenu ce doctorat aux laboratoires de
Physique de l'ENS. J'ai ensuite passé le diplôme du
collège des Ingénieurs et ai d'ailleurs participé au
lancement de cette formation.

Il ne faut pas aller trop vite, et prendre conseil très
régulièrement, ne pas hésiter à se faire aider.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je me passionne pour l'innovation et la technique, les
idées nouvelles de façon générale, j'aime m'engager
pour repousser les limites des savoirs et savoirs faire.
Ces 20 dernières années ont été à ce titre
passionnantes.

Founder
Jean Orgonasi

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Le parcours est ancien et récent à la fois. Au sein de
Cardif j'ai conduit plusieurs innovations, le
développement des multisupports, du premier extranet
d'épargne (Finagora), par exemple.
BPSIs est ma vraie première expérience
d’entrepreneur... et elle est totale : je suis parti d'une
feuille blanche, et nous avons tous construit en interne,
projet, levée de fonds, constitution des équipes,
développements produits et IT.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
... et bien tout est difficile ! La seule chose facile a été de
réunir l'équipe de départ !
La première difficulté est le financement, la seconde de
trouver les bonnes personnes aux bons moments, la
troisième de mener le projet lui même, beaucoup de
tests et d'incertitudes émaillent une forte innovation !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès

#PortraitDeStartuper

93

pour réussir dans l’entreprenariat ?
Avoir une équipe prête, le bon réseau, la bonne idée, au
bon moment.
Nous savions que nous pouvions faire un succès en
prévoyance, mais BPSIs a en plus eu la chance de se
lancer au moment où une nouvelle réglementation créait
un besoin accru d'innovations.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons utilisés nos fonds propres, un support
industriel, des business Angels et un prêt innovation de
la BPI. Des ressources variées ont été un vrai plus.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
A supposer que tous les critères cités plus haut soient
réunis, je dirais qu'il ne faut pas aller trop vite, et prendre
conseil très régulièrement, ne pas hésiter à se faire
aider.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je conseillerais a une personne qui voudrait se lancer,
de commencer par faire sa propre analyse : quelles sont
ses forces, ses faiblesses, ses envies, son savoir faire,
et son contexte familial. Il faut se connaître pour se
lancer.

Je lui conseillerais aussi de prendre son temps, de mûrir
assez son projet puis ensuite de rechercher le challenge
auprès d'un grand nombre de personnes, il n'en
ressortira que plus sûr et plus fort.
Compte Twitter :
https://twitter.com/orgonasi
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/orgonasi
Blog ou sites :
http://bpsisnaoassur.blogspot.fr/
https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/
bpsis.web.communication.site/video_fullscreen.html

Signer les premiers clients est souvent ce qui est le
plus compliqué.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Braineet est une plateforme web et mobile qui permet à
tous de partager toutes ses idées constructives avec
toutes les marques pour améliorer les produits et
services de demain.

CEO &
Co-Founder
Jonathan Livescault

Pourquoi ce choix de service ?
Pour son utilité et son ambition : Braineet permet à la
fois aux consommateurs de contribuer à améliorer leur
quotidien et celui de millions de personnes et aux
marques de se rapprocher de leurs clients et d’innover
mieux et plus vite.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est que Braineet devienne le réflexe pour
les marques et les consommateurs pour co-créer le
monde de demain. D’abord en France puis à
l’international.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Persévérant et audacieux !

94

quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis près de deux ans après
avoir travaillé trois ans en conseil en stratégie. Je pense
que j’avais la fibre, l’envie d’entreprendre. Mais ce n’est
que le jour (ou plutôt la nuit) où je n’en dormais plus
tellement je réfléchissais à ce projet, que j’ai réalisé que
je devais me lancer.

lancer votre société ?
Nous avons « bootstrappé » la société, c’est-à-dire que
nous avons essayé de faire beaucoup avec très peu.
Nous avons eu la chance de faire partie des 101 projets
ce qui nous a mis le pied à l’étrier. Maintenant que nous
avons prouvé le concept, nous initions une levée de
fonds pour accélérer notre développement.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La première difficulté a été de constituer l’équipe,
notamment de trouver notre CTO car nous ne
connaissions personne avec ce profil dans notre réseau.
Nous avons donc contacté 300 candidats potentiels via
Linkedin, qui d’ailleurs rend bien des services aux
startups.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Constituer une équipe de choc qui aura toutes les
chances de mener le projet à bien, par ses
compétences, son ambition, son travail.

Ensuite, signer les premiers clients est souvent ce qui
est le plus compliqué.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Etre un « doer », c’est-à-dire savoir faire les choses, le
plus vite et le mieux possible

Quelle est votre formation initiale ?
L’ESSEC.

Avoir un mental solide, un peu comme un sportif de haut
niveau, car le moral de l’entrepreneur a bien plus de
hauts et de bas que celui d’un salarié, et ceux-ci peuvent
être bien plus hauts et bien plus bas !

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Faire avancer les choses, rencontrer et travailler avec
des personnes elles-mêmes passionnantes.

Etre entouré, par son équipe bien sûr, mais aussi par
ses proches.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis

Quel mode de financement avez-vous retenu pour

#PortraitDeStartuper

Compte Twitter :
https://twitter.com/JLivescault
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jonathan-livescault/8/116/66b
Blog ou sites :
www.braineet.com
Applestore :
https://itunes.apple.com/fr/app/braineet/id931793815
Playstore :
h t t p s : / / p l a y. g o o g l e . c o m / s t o r e / a p p s / d e t a i l s ?
id=com.braineet.braineet

Il faut toujours un triumvirat un stratège général un
génie technique et un vendeur tactique l’adéquation
entre l’offre et le marché.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Éditeur de logiciels opensource innovant dans le secteur
du legacy et de la modernisation des back offices
d’entreprise.

Founder &
Owner
Philippe Fraysse

COBOL-IT est la première entreprise offrant un
compilateur COBOL Open Source de qualité
professionnelle dédié aux grandes entreprises ainsi
qu’une vaste palette de services associés regroupés au
sein de diverses souscriptions.
A terme, COBOL-IT veut apporter une notion globale de
gouvernance des systèmes d’information en couvrant
tous les aspects de la vie d’une application COBOL :
développement, modernisation, maintenance et
production.
Son logiciel COBOL-IT® Compiler Suite est une
distribution professionnelle Open Source du compilateur
COBOL conforme aux normes COBOL ANS85, ANS89
et ANS93. Le COBOL est un langage informatique créé
dans les années 60 dédié à l’informatique de gestion.
Pourquoi ce choix de service ?
Secteur d’édition logicielle délaissé par de nombreuses
major du secteur et dominé par un champion angloaméricain ; la nature ayant horreur du vide mon associé
et moi avons décidé de proposer une alternative agile,
de représenter la frenchtech dans un univers très
américain.

#PortraitDeStartuper

95

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Devenir un champion numérique français, le numéro 2
du marché toutes catégories, et le numéro 1 en
opensource ; ce qui est déjà presque le cas.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Un hybride hyperactif ; j’ai co-crée ou investit dans 10
startups différentes.
Quelle est votre formation initiale ?
Bac général, DESA (direction de l’enseignement
administratif) formations commerciales additionnelles
par organismes aux USA.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Jouer à David contre Goliath.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Première création en 2000 ; revendue depuis. Création
de ma holding en 2007 trees, co-création de COBOL-IT
en 2008, investissement dans citycake resto-in,
jobaroundme, 5mventures etc.. entre 2012 et 2015.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Pour COBOL-IT la difficulté principale a été d’être
prophète en son propre pays ; le rapport à la puissance
publique (plus de clients en NORTHAM qu’en France).

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Du travail du travail et du travail et un soupçon de
chance… nous avons signé pour COBOL-IT notre
premier très grand deal 3 semaines après la création.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds propres ; nous détenons toujours 100% du
capital ; en 2008 la frenchtech n’existait pas et les aides
étaient moins nombreuses et dans un dédale
administratif.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L’équipe ; pour moi il faut toujours un triumvirat un
stratège général un génie technique et un vendeur
tactique l’adéquation entre l’offre et le marché ; il faut
faciliter un usage existant, proposer une alternative agile
et économiquement viable.

Il faut toujours un triumvirat un stratège général un
génie technique et un vendeur tactique l’adéquation
entre l’offre et le marché.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Oser, et si vous affronter un échec recommencer ; mes
deux première tentatives se sont soldées par un échec
pour la première et une revente moyenne pour la
seconde… depuis j’ai recommencé avec pour l’instant 9
startup dont deux valorisées plusieurs 10 de millions
d’euros.

Founder &
Owner
Philippe Fraysse

Compte Twitter :
https://twitter.com/treeschannels
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/philippe0fraysse0resume
Blog ou sites :
www.trees-cia.fr
www.cobol-it.com

#PortraitDeStartuper

96

Flexibilité/agilité intellectuelle pour adapter son
business model en fonction des résultats obtenus.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Mise en circulation d’une monnaie climatique permettant
de lutter contre le changement climatique.
450 est une jeune entreprise innovante immatriculée au
RCS de Brest qui a inventé le produit nommé « Compte
épargne CO2® ».

Co-founder &
CEO
Jean-Luc Baradat

La vision et la volonté de 450 est d'encourager et
d'inciter positivement les citoyens à réduire leurs
émissions de CO2 en récompensant les baisses
d'émissions. 450 a reçu l'agrément de l'Etat pour
distribuer ses « kgs de CO2 Kyoto » aux entreprises et
aux ménages qui réduisent leurs émissions. 450 a choisi
de s'appuyer sur le Protocole de Kyoto, actuellement en
cours de renégociation, car il est un instrument juridique
international puissant qui permet d'agir concrètement
contre le changement climatique dès aujourd'hui.
Les fondateurs de l'entreprise et un groupe
d'actionnaires privés partagent une vision optimiste et
constructive d'un avenir sobre en CO2.
Pourquoi ce choix de service ?
Pour concilier augmentation du pouvoir d’achat,
croissance économique, et baisse d’émissions de CO2.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Le problème climatique étant mondial, la monnaie
climatique l’est aussi. Dans le monde, toutes les

#PortraitDeStartuper

97

entreprises, tous les ménages peuvent donc ouvrir des
comptes CO2…
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Plutôt créatif.
Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur et MBA (Chicago boy).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
La voile, la mer, l’économie et la musique baroque.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Première société créé en 1999, pour lancer une rupture
technologique dans les implants dentaires, avec la
réalisation d’un essai clinique qui était une première
mondiale. Création d’une société de biotechnologie en
Corée du Sud pour l’institut Pasteur Korea afin de
valoriser les travaux de recherche de l'institut, et puis
450, la société qui opère les comptes CO2.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Un ancien Président de la République avait coutume de
dire que « les merdes volent toujours en escadrille ».
L’adage est bien vrai ! Heureusement que les bonnes
nouvelles volent aussi en escadrille.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès

pour réussir dans l’entreprenariat ?
Un mélange d’opiniâtreté/pugnacité, mais la frontière
avec l’entêtement est tenue, et de flexibilité/agilité
intellectuelle pour adapter son business model en
fonction des résultats obtenus.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Augmentation de capital principalement. et de très rares
petites subventions locales.
Compte Twitter :
https://twitter.com/jlbarada
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jean-luc-baradat/11/3a6/27b
Blog ou sites :
https://www.compteepargneco2.com/
http://mag.compteepargneco2.com/

Savoir s'entourer des bonnes personnes, que ce soit en
termes de fondateurs, de premiers employés, de
conseillers et d'investisseur.

Co-founder &
CEO
Alexis Fogel

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Dashlane rend l'identité et les paiements plus simples et
plus sécurisés sur Internet via une application
comprenant un gestionnaire de mots de passe et un
portefeuille électronique multiplateformes. Lancé
publiquement en 2012, le produit a connu un
développement rapide comptant aujourd’hui environ 3.5
millions d’utilisateurs dans le monde et l'entreprise
comprend aujourd'hui près de 70 employés en France et
aux Etats-Unis.
Pourquoi ce choix de service ?
L'idée originale de Dashlane vient de Bernard Liautaud
(fondateur et ex-CEO de Business Object) qui cherchait
à créer une solution permettant de fluidifier la navigation
sur Internet. Après quelques mois de recherche et de
prototypage, nous avons découvert que la vraie
problématique venait de la nécessité de transmettre
toujours les mêmes informations pour se créer des
comptes, s'authentifier ou bien encore acheter sur
Internet. Nous avons souhaité créer une application
offrant une solution à ces problèmes.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Les problématiques de l'identité et des paiements sont
universelles et concernent tous les internautes, que ce
soit chez eux ou au travail. Notre ambition est mettre
Dashlane dans les mains d'un maximum de personnes
dans tous les pays.

#PortraitDeStartuper

98

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis passionné et je n'abandonne pas facilement. Je
suis aussi très attaché au travail en équipe et considère
qu'une entreprise est rarement le fruit d'une seule
personne mais un travail collectif où chaque employé fait
la différence. Enfin je suis curieux et aime apprendre des
nouvelles choses dans tous les domaines.
Quelle est votre formation initiale ?
J'ai commencé par des études de commerce à ESCPEurope et j'ai bifurqué en cours de route pour rejoindre
l'option technologie de l’information à Centrale Paris.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Apprendre des nouvelles choses est ce qui me
passionne le plus. Je suis évidemment très attiré par
tout l'univers de la tech et spécialement par les
interfaces utilisateurs et le design. Je suis également
toujours très proche du développement informatique et
essaie de toujours garder un projet où je peux toucher
au code. En dehors du monde des startups, je suis
musicien et photographe amateur.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Après quelques stages en audit et conseil durant ma
formation, je me suis aperçu que si le monde de
l'entreprise m'intéressait, je souhaitais travailler sur des
projets innovants et créer une aventure humaine. J'avais
déjà lancé quelques projets qui n'avaient pas aboutis,

mais Dashlane est ma première aventure sérieuse.
Depuis j'ai également co-fondé une revue collective
culturelle avec mon frère qui s'est récemment
transformée en maison d'édition (
https://www.playlistsociety.fr/). J'espère que ceux-ci ne
seront pas mes derniers projets.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Nous rencontrons des difficultés tous les jours et qui
évoluent avec la maturité de l'entreprise.
L'évangélisation autour de la sécurité et de l'intérêt d'un
gestionnaire de mot de passe a été pendant longtemps
quelque chose de complexe pour nous. Aujourd'hui les
problématiques de sécurité et d'identité touchent de plus
en plus le grand public donc il s'agit davantage de faire
connaitre notre solution au plus grand nombre. Nous
avons eu aussi du mal à trouver notre business modèle,
Dashlane ayant été entièrement gratuit pendant un an
avant de lancer son offre payante en 2013. C'est à ce
moment que nous avons constaté qu'avoir une offre
payante était clé pour rassurer nos utilisateurs potentiels
sur la pérennité de notre service et pour créer une
relation de confiance.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Le premier facteur clé pour moi est de savoir s'entourer
des bonnes personnes, que ce soit en termes de
fondateurs, de premiers employés, de conseillers et
d'investisseur. Un changement clé dans l'aventure de
Dashlane a été le recrutement d'un CEO pour nous
aider à accélérer la croissance de l'entreprise.

Savoir s'entourer des bonnes personnes, que ce soit en
termes de fondateurs, de premiers employés, de
conseillers et d'investisseur.

Co-founder &
CEO
Alexis Fogel

Il faut savoir ce sur quoi on est bon et connaitre ses
limites pour trouver des personnes complémentaires.
Ensuite la persévérance, l’ambition et la remise en
questions perpétuelles sont ce qui fait la différence entre
un projet et une entreprise pérenne. Il y a très peu de
chance de tomber directement sur un produit et un
modèle qui marche. Il faut avoir le courage de prendre
du recul vis à vis de son offre, de redéfinir ses objectifs
et de la changer si nécessaire quand bien même cela
demande un travail important.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Le projet a principalement été financé durant ses
premières années par Bernard Liautaud ainsi que par
des aides de la région (OSEO). Afin de soutenir notre
croissance, nous avons par la suite levé des fonds
auprès d'investisseurs institutionnels.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
S'il n'y en avait qu'un, la vie d'entrepreneur serait plus
facile, mais pour quelqu'un qui se lance le "product/
market fit" est la base de tout. Si vous faites un produit
qui ne répond pas à un vrai besoin (peu importe celuici), vous n'aurez alors que peu de chance de décoller.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Trouvez les bons co-fondateurs, créez un prototype le

#PortraitDeStartuper

99

plus rapidement possible pour pouvoir recueillir le plus
de feedback possible, ne soyez pas bornés sur votre
première idée, n'hésitez pas à pivoter très rapidement si
ce que vous avez fait ne fonctionne pas, ne recrutez que
des personnes top niveau et passionnés par le projet,
créez une culture d'entreprise fun où il fait bon travailler,
soyez fier de ce que vous faîtes et n'abandonnez pas au
premier coup dur.
Compte Twitter :
https://twitter.com/AlexisFogel
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/alexis-fogel/8/294/92
Blog ou sites :
https://www.dashlane.com
https://www.playlistsociety.fr/

Les ennuis de tous les jours qui font partie de la vie de
l’entrepreneur : on les gère et on passe à la suite.

CEO
François Bancilhon

100

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous faisons du marketing prédictif B2B. Donc nous
aidons les services vente et marketing des entreprises
B2B, en identifiant pour eux de nouvelles entreprises
clientes, en leur fournissant des informations sur ces
entreprises et en scorant leurs prospects par ordre de
propension à devenir leurs clients. Nous faisons ceci en
réunissant de façon massive des données sur les
entreprises (données Insee et Infogreffe + données des
sites Web, des réseaux sociaux et de la communication
Internet des entreprises) et en appliquant à ces données
des algorithmes de type « data science », notamment de
l’apprentissage automatique. Nous fournissons donc aux
entreprises une plateforme dont l’intérêt est démontré
par un KPI mesurable : augmentation du taux de
transformation commerciale et son ROI associé.

Internet, et devenir un leader international du domaine
du marketing prédictif.

Les ennuis de tous les jours qui font partie de la vie de
l’entrepreneur : on les gère et on passe à la suite.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
En l’occurrence, dans Data Publica, je suis un coentrepreneur : nous avons créé l’entreprise à deux,
Christian Frisch et moi-même et nous la gérons à deux,
lui plus sur la partie technique, et moi plus sur la partie
business, mais nous considérons les deux comme
indissociables : Christian fait de la vente et je me mêle
de technique.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Comme dans la cuisine, il y a beaucoup de façons de
réussir une recette, donc chacun a ses facteurs clés. Je
crois beaucoup au travail, à la ténacité, à la qualité de
l’équipe (celle de Data Publica est exceptionnelle) et à
son agilité, et un zeste de chance devrait aider. Enfin, il
faut prendre plaisir à ce qu’on fait, et communiquer ce
plaisir à tous.

Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur, puis chercheur (informatique et bases de
données).

Pourquoi ce choix de service ?
Nous avons commencé comme « sourceur de
données » en fournissant à nos clients des jeux de
données sur mesure. En faisant ce métier, nous avons
appris à faire l’extraction de données du Web, leur mise
en forme et analyse, leur présentation et usage. Puis
nous avons eu de plus en plus de demande sur des
données entreprises venant de services de vente et
marketing. C’est ainsi que nous avons développé une
offre verticale C-Radar sur laquelle nous nous sommes
focalisés.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Participer avec une équipe à l’élaboration et à la mise en
œuvre d’un projet ambitieux et risqué. Voir un produit se
développer et rencontrer son marché.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous en avons utilisé plusieurs : capital amorçage par
un fonds, love money, mise de fonds du personnel,
subventions diverses, mais surtout revenu des clients (le
meilleur financement).

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Diffuser notre produit massivement en mode SaaS sur

#PortraitDeStartuper

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai eu une première vie en tant que chercheur et
universitaire en France et aux US, puis une deuxième
vie de créateur d’entreprise à partir des années 90. Data
Publica est la cinquième, suivant la façon dont on
compte et pour moi la plus « fun ».
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La trésorerie : le cash est le nerf de la guerre, puis la
vente : la finalité de l’entreprise est de concevoir un
produit que les gens veulent acheter, c’est donc la seule
marque du succès.

Les ennuis de tous les jours qui font partie de la vie de
l’entrepreneur : on les gère et on passe à la suite.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je suis trop vieux pour donner des conseils (mais je
pense que l’action doit primer la réflexion, surtout chez
les intellos).
Compte Twitter :
https://twitter.com/fbancilhon

CEO
François Bancilhon

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/francois-bancilhon/0/11/66a
Blog ou sites :
http://www.data-publica.com

#PortraitDeStartuper

101

La volonté indéfectible de faire aboutir une idée.

Co-créateur &
Directeur Général
Philippe Le Hérissé

Co-créateur &
Président
Jean-Jacques Ridel

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Datawix est un site de veille et de comparaison. Outil
d'e-reputation online en temps réel par le data Marketing
de contenu :
§  Datawix.com facilite la recherche sur le web, classe
les contenus de sites web, actu et blog et compare
les résultats de plusieurs termes entre eux. Une aide
à l’édition et un partage de l’info suivent les résultats
§  Datawix.com est un outil d’e-marketing, de veille et
de mesure de réputation permettant de connaitre la
visibilité d’une personne, d’une marque, d’une
entreprise, d’un événement ou de n’importe quel
thème.
Datawix a été lauréat du "Startup Project 2012" de
l'AACC et Cap Digital et a été adoubé en récompense
par TBWA.
Pourquoi ce choix de service ?
Datawix permet de créer des alertes sur tous types de
sujets et de suivre jour après jour les nouveaux
contenus Web les plus partagés sur les réseaux sociaux
Twitter, Facebook, Google+ et Linkedin.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Faire de Datawix un site leader au plan international.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Expérimenté en stratégie marketing et en
communication pour Jean-Jacques Ridel (JJR),

#PortraitDeStartuper

102

expérimenté en stratégie commerciale et RH pour
Philippe Le Hérissé (PLH).
Quelle est votre formation initiale ?
JJR : 18 ans de Presse, 10 ans d'agence de com, 5 ans
de consulting, 10 ans d'agence de RP.
PLH : 10 ans d’aéronautique, 4 ans de productions de
film et agence multimédia, 5 ans de cabinet conseil, 15
ans de recrutement et commercialisation.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
JJR : Les idées qui font avancer le monde.
PLH : la conception, la création et la mise en œuvre de
produits.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
JJR : Co créateur de Maison Magazine en 1974,
Créateur de RL consultants en 1985, Créateur de
Télévision&Co agence de RP en 2001.
PLH : Co créateur de sociétés de prod, de com et
d’organisation, créateur d’Eost en 2000, co createur de
Talorig en 2009.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
JJR : La recherche de performance est la principale
difficulté.
PLH : Les
promesses non tenues et les mauvais
conseillers font perdre un temps considérable.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La volonté indéfectible de faire aboutir une idée.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds personnels, subvention Feder/Oseo, CIR.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La faisabilité du projet et si le projet est très novateur, la
capacité à convaincre les futurs acheteurs.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Croire en son idée jusqu'au bout.
Site internet :
http://www.datawix.com
LinkedIn :
https://fr.linkedin.com/pub/jean-jacques-ridel/36/166/5ba/
https://fr.linkedin.com/pub/philippe-a-le-herisse/17/a66/
b3b
Twitter :
https://twitter.com/pleheris

Ce qui m'importe le plus, c'est la satisfaction de nos
clients et leur confiance.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Créée en 2011, Dolmen est éditeur de logiciel en Saas,
expert en marketing local digital.

CEO
David Godest

Nous nous adressons au secteur de la grande
distribution, à qui nous permettons de collecter des
données clients lors d'animations magasins, afin
de développer leur relation client : Auchan, E.Leclerc,
les Magasins U, Cora ou Intermarché font déjà
confiance à Dolmen Technologies depuis plusieurs
années.
Notre suite d'applications iDol® est accessible tant en
termes d'usage que de budget : iDol App® donne
d'abord la possibilité de collecter des données clients,
directement sur les points de vente, via des bornes
tactiles ; iDol Pilot®, plate-forme de gestion en ligne,
permet de piloter des campagnes d'emailings, de SMS
et de push notifications ciblées et personnalisées.
Pourquoi ce choix de service ?
Depuis plusieurs années, il existe un véritable retour au
premier plan des points de vente "physiques", à travers
des expériences orientées clients où le digital joue un
rôle essentiel (commerces de proximité, marchés,
AMAP mais aussi web-to-store ou mobile-to-store…).
Dolmen a anticipé cette évolution et oeuvre au quotidien
pour permettre à chaque commerçant, petit, moyen ou
grand, de bénéficier d'outils de communication
performants ; associés à une gestion de proximité, ils

#PortraitDeStartuper

103

sont le gage d'une très forte efficacité.

marathons.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition ? Devenir le leader du Marketing Local
en France et en Europe dans les 3 années à venir.

Se projeter pour faire toujours mieux est fondamental
pour moi et mes collaborateurs. La devise interne de
Dolmen est d'ailleurs : "Citius, Altius, Fortius" : plus vite,
plus haut, plus fort !

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Ce qui m'importe le plus, c'est la satisfaction de nos
clients et leur confiance. Mon quotidien consiste donc à
faire en sorte de bien les servir : d'une part, en
investissant massivement sur notre plate-forme à longterme, afin qu'elle offre toujours plus de services ;
d'autre part, en oeuvrant au quotidien avec mes
équipes, pour répondre aux besoins parfois urgents de
nos clients.
Quelle est votre formation initiale ?
J'ai une double formation Agro-Paris-Tech et HEC ; j'ai
également eu l'opportunité de travailler à l'étranger et de
découvrir de nombreux pays, lors d'un tour du monde
d'une année en sac à dos, qui a été très formateur.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les challenges, les défis, l'idée de se surpasser... Tout
en restant connecté aux autres, et en privilégiant les
relations humaines.
Je pratique au quotidien le triathlon, et il m'arrive de me
fixer quelques challenges, comme un Ironman ou des

Ce qui m'importe le plus, c'est la satisfaction de nos
clients et leur confiance.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Après mes études, j'ai passé 2 années en Amérique du
Sud et plus particulièrement en Argentine, où j'ai
développé une entreprise française qui s'implantait
commercialement.

CEO
David Godest

J'ai ensuite voyagé et suis revenu en France chez Yves
Rocher : après avoir passé quelques années sur le
terrain au niveau commercial, j'ai rejoint le siège en tant
que Directeur du Digital.
C'est chez Yves Rocher que j'ai découvert toute la
puissance du Marketing Direct et de la relation client.
C'est là que l'idée m'est venue de mettre à disposition de
tous les commerçants des solutions simples et
accessibles, leur permettant de générer du trafic en
magasin et de faire du chiffre d'affaires.
J'ai alors créé Dolmen seul, dès janvier 2010, cette
genèse correspondant d'ailleurs à l'arrivée des premiers
iPads en France. Et puis, en janvier 2011, j'ai réellement
démarré notre activité, en m'entourant simplement d'un
commercial et d'une responsable clientèle &
communication.
En 2015, 4 ans plus tard, nous comptons près de 50
collaborateurs et notre chiffre d'affaires a été multiplié
par 10 ans en 4 ans !
Nous emménageons d'ailleurs dans de nouveaux

#PortraitDeStartuper

104

bureaux dès cet été…
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Beaucoup et tous les jours ;-) C'est ça, la vraie vie de
l'entreprise. C'est comme l'éducation des enfants : vous
investissez 90% de votre temps, sans voir le retour sur
investissement immédiat, mais les 10% que vous
percevez compensent largement le reste !
Au final, le plus difficile, c'est la partie RH, comme vous
le diront (j'imagine) tous les entrepreneurs français :
nous avons de forts besoins et de nombreux postes à
pourvoir, mais il n'est pas évident de trouver des
personnes compétentes et motivées ; c'est vraiment
dommage !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Se lever tous les matins en se disant qu'on va passer
une journée passionnante avec ses clients et ses
collaborateurs !
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
L'autofinancement.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Proposer des solutions simples & accessibles.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je dirais qu'il faut faire preuve de
différentes qualités : être humble et ambitieux,
pragmatique et visionnaire, mais surtout à l'écoute de
ses collaborateurs, pour leur donner envie de soulever
des montagnes tous les jours !
Il y a de nombreuses structures qui aident et conseillent
les jeunes entrepreneurs ; je fais partie du CJD et
encore aujourd'hui, cela me permet d'échanger, de me
former, et de profiter de la bienveillance de mes pairs.
Absolument essentiel…
Compte Twitter :
https://twitter.com/davidgodest
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/davidgodest
Blog ou sites :
www.dolmen.bzh

L'originalité de notre solution et mon propre parcours
un peu atypique nous ont handicapés dans la
recherche d'investisseurs.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
DraftQuest permet aux gens qui veulent écrire d'écrire.
C'est une startup qui est "early stage" mais qui a trois
ans. Nous sommes auto-financés par la vente de
services, et préparons la sortie de la version payante de
notre application.

CEO
David Meulemans

Pourquoi ce choix de service ?
Une personne sur trois dit vouloir écrire. Mais très peu
de gens se lancent effectivement. Et ceux qui se lancent
effectivement échouent. DraftQuest, c'est un coach de
l'écriture, qui automatise et dématérialise des actions
auparavant artisanales.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L'objectif est de faire naître un ensemble de solutions
éducatives et créatives qui, concrètement, permettent à
chacun de développer sa créativité. Le monde n'irait-il
pas beaucoup mieux si chacun était plus créatif ?
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis d'un naturel optimiste, je cherche toujours à
apprendre, je suis très à l'écoute de mes utilisateurs. Le
revers est que je n'ai pas assez l'oeil rivé sur le chiffre
d'affaires: je me préoccupe d'abord du contentement des
utilisateurs. S'ils sont contents, que DraftQuest les aide,
cela me suffit.
Quelle est votre formation initiale ?

#PortraitDeStartuper

105

J'ai fait une grande école, puis une thèse de philosophie.
J'ai suivi les cours du soir de l'ESCP-E et je suis
membre du SLP - deux formations qui m'ont permis de
basculer en douceur du service public au secteur privé.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J'ai créé ma première société en 2010, les Editions Aux
forges de Vulcain - une maison d'édition que je dirige
encore. J'ai fondé DraftQuest en 2013. D'ailleurs, mon
conseil aux gens qui veulent se lancer : ne créez pas
deux entreprises en même temps.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J'ai créé ma première société en 2010, les Editions Aux
forges de Vulcain - une maison d'édition que je dirige
encore. J'ai fondé DraftQuest en 2013. D'ailleurs, mon
conseil aux gens qui veulent se lancer : ne créez pas
deux entreprises en même temps.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Je crois que notre secteur d'activité, l'originalité de notre
solution et mon propre parcours un peu atypique nous
ont handicapés dans la recherche d'investisseurs. Il m'a
fallu trop de temps pour comprendre cela et basculer sur
l'auto-financement.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Avoir le désir, non pas de produire, mais de vendre

quelque chose. Et avoir une certaine liberté sociale qui
permet de savoir écouter les conseils, mais avec le plus
grand discernement.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Au début, je pensais recourir aux business angels, mais
après de longues discussions, je me suis rendu compte
que l'auto-financement était possible: nous vendons des
services qui permettent de développer notre produit.
C'est un équilibre délicat: s'appuyer sur une activité
annexe, qui doit à la fois nourrir l'activité principale, mais
ne doit pas provoquer de pivot.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Chercher à commercialiser très vite quelque chose. Je
connais beaucoup de startups qui lèvent des fonds, mais
se posent si peu la question de la commercialisation
qu'elles ne parviennent jamais à réellement décoller.
C'est un mirage - dans lequel je suis moi-même tombé !

L'originalité de notre solution et mon propre parcours
un peu atypique nous ont handicapés dans la
recherche d'investisseurs.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De se lancer, d'agir, de réaliser, de vendre, de connaître
ses clients, d'affiner ses produits - et d'avancer.
Compte Twitter :
https://twitter.com/DavidMeulemans

CEO

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/david-meulemans/21/971/190/
en

David Meulemans

Blog ou sites :
http://www.draftquest.com

#PortraitDeStartuper

106

Toujours demander l’avis des utilisateurs finaux.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Chez DYNSEO, ou la dynamique des seniors, nous
développons des applications sur tablette pour les
seniors, dans le domaine de la prévention et de
l’accompagnement des troubles cognitifs.

Co-founder &
CEO
Justine Saquet

On est considéré comme une entreprise sociale et
solidaire, et c’est effectivement ce qui nous anime. Le
premier baptême de mes collaborateurs consiste à
m’accompagner animer un atelier en maisons de
retraite, et ils me re-demandent toujours « quand est-ce
que j’y reviens ? ». Cela leur plaît beaucoup, car ils se
rendent à la fois compte des besoins réels, mais des
impacts positifs de leurs applications sur les résidents ;
cela leur donne des vrais coups de boost !
Pourquoi ce choix de service ?
Parce qu’on a eu un coup de cœur suite à une visite en
maisons de retraite, on avait envie de créer des produits
qui soient utiles.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est de devenir un des leaders mondiaux
des applications de santé dédiées aux seniors.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je ne sais pas il faudrait poser la question à mes
collaborateurs… Je pense qu’ils diraient que je cours
partout, mais que je prends toujours le temps pour eux.

107

la même échelle temps que nos clients.
Quelle est votre formation initiale ?
EM Lyon. En première année d’école, on nous demande
de faire par groupe de 4 un PCE, plan de création
d’entreprise. Pendant 3 mois, vous construisez le
business plan de votre entreprise. On avait fait un projet
« Bulle Bleue », qui consistait à transformer les
bouteilles d’eau en plastique peu écologiques, et de faire
des « pom-potes » façon bouteille d’eau : souples,
écologiques, économiques. Deux ans plus tard, on en a
vu chez Decathlon.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
L’innovation, les nouveaux produits qui vont changer
notre quotidien. Je rêve d’avoir une Tesla et de vivre
dans la Silicon Valley !
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Depuis toute jeune j’ai toujours eu envie de monter ma
propre entreprise. Mais je voulais avoir acquis de
l’expérience notamment dans le domaine commercial, et
avoir trouvé LA bonne idée. Je crois qu’avec Dynseo
nous l’avons trouvée.
Après une première expérience en création d’entreprise
qui s’est mal terminée, j’ai très vite rebondi sur l’idée de
Dynseo trois mois après.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Le temps. En tant que start-up, nous ne sommes pas sur

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La prise de risque et la non-peur de l’échec, mais aussi
la capacité de travail.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons fait le choix des financements sur fonds
propres. Après deux ans et demi, nous considérons une
levée de fonds.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Quelle est la valeur ajoutée de notre produit / service ?
Quels concurrents avons-nous ? Quels sont nos points
forts ? Est-ce que notre produit / service existe sous
d’autres formes, dans d’autres pays ?
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De toujours demander l’avis des utilisateurs finaux.
Compte Twitter :
https://twitter.com/Dynseo
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/justine-sauquet/4a/415/893/en
Blog ou sites :
http://www.dynseo.com/fr/

#PortraitDeStartuper

Chaque entrepreneur se doit d’être curieux et
passionné.

Co Founder &
Product Manager
Christopher Parola

108

Comment décririez-vous votre entreprise ?
elCurator est une solution collaborative simple et
sécurisée de curation de contenus pour particuliers et
professionnels.

§  Les entreprises où les collaborateurs font de la veille
mais n’ont aucun moyen de la partager
§  Les entreprises où les collaborateurs font de la veille
et la partage par email

Nos utilisateurs peuvent agréger des contenus web
(vidéo, articles, images, …) et les partager dans des
espaces privés appelés les équipages proposant de
nombreuses fonctionnalités collaboratives : votes,
commentaires, recommandations. Les contenus sont
extraits et archivés dans notre plateforme ce qui les rend
accessible même hors connexion, et permet de créer
une véritable bibliothèque de connaissances au sein de
l’entreprise.

Or, nous savons que la surcharge informationnelle, ou
“infobésité“, est le mal de notre époque. Un cadre
supérieur passe en moyenne 30% de son temps à traiter
des mails, un chiffre qui fait froid dans le dos.

Contrairement aux réseaux sociaux d’entreprise qui
proposent tout un panel de fonctionnalités, nous
concentrons nos travaux sur la simplicité et l’efficacité du
partage de contenus et de leur accès, afin d’avoir un réel
gain de productivité et des salariés formés en continu.
Notre startup met en oeuvre depuis son lancement les
méthodes du Product Management (Lean Startup, Lean
UX, …) afin de proposer un outil répondant aux
problématiques du segment de marché identifié.
Pourquoi ce choix de service ?
L’idée d’elCurator vient d’un constat que nous avons fait
en ayant découvert de nombreuses entreprises alors
que nous étions consultants en Système d’Information :
il y a deux rapports au partage de la connaissance dans
les entreprises :

#PortraitDeStartuper

Nous avions la conviction que les mails contenant des
messages du type : “Regarde, cet article est intéressant”
peuvent (doivent !) être partagés autrement, pour plus
d’efficacité.
Après un tour d’horizon de l'écosystème, nous nous
sommes rendus compte que les solutions de Curation et
de Veille étaient très complexes et dédiées à des
professionnels de ces domaines en excluant la
possibilité que la veille soit faite par d’autres
collaborateurs.
Pour répondre à ces problématiques, et permettre aux
collaborateurs d’agréger et diffuser leurs contenus sans
engorger les boîtes mail, dans un espace privé et
sécurisé, nous avons créé elCurator.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
En terme de produit, nous souhaitons faire d’elCurator
l’outil de veille des particuliers et des professionnels ; Un

outil accessible à tous, avec une prise en main simple,
faisant gagner un temps précieux à l’utilisateur.
Nous sommes en phase de “Product Market Fit”, au
cours de laquelle nous cherchons à valider que notre
marché comprend notre produit, et qu’il soit prêt à payer
pour l’utiliser et en parler autour de lui.
Nous avons des clients qui comprennent et payent pour
notre solution ; nous allons travailler notre
communication pour continuer à nous étendre sur le
marché français et tenter un déploiement à
l'international.
Nous voulons également agrandir notre équipe tout en
gardant ce qui nous caractérise : une excellence en
terme de développement combinée d’une passion pour
mener à bien des expérimentations afin que toutes nos
actions soient mesurables et mesurées : tout cela avec
un bel esprit d’équipe.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je pense que chaque entrepreneur se doit d’être curieux
et passionné. Pour ma part, je suis sensible à la
compréhension des besoins et à la recherche de la
satisfaction des utilisateurs, ainsi qu’à la rigueur dans le
travail fourni pour réaliser nos expérimentations.

Chaque entrepreneur se doit d’être curieux et
passionné.

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur des Mines de Saint-Etienne, cycle
ISMIN. J’ai eu la chance de rejoindre Appaloosa-Store
pour mon stage de fin d’études, la première startup
d’OCTO Technology ; J’ai appris à développer en Ruby
On Rails, mais également les principes de la User
Experience, les méthodes Agiles, le Lean Startup, le
Product Management, etc. Cette expérience a été très
formatrice et m’a donné de nombreuses clés pour
entreprendre.

Co Founder &
Product Manager
Christopher Parola

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné dans mon métier par la construction
d’ une équipe alignée derrière une vision commune, le
fait d’être à l’’écoute et au contact de ses utilisateurs et
enfin, mener à bien des expérimentations pour créer le
meilleur produit possible, en faisant constamment
évoluer notre Business Model.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
elCurator est ma première expérience d’entrepreneur.
J’ai eu le plaisir d’aider des entreprises et startups dans
la mise en oeuvre des méthodes Lean Startup, mais il
s’agit depuis 2012 de mon terrain d’application.
Ce projet a progressivement évolué en interne
(intrapreunariat), entre 2012 et 2014, pour répondre à un
besoin d’OCTO Technology. Son succès nous a
convaincu de le rendre disponible au public.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés sont nombreuses dans cette aventure ;
l’essentiel étant de ne pas se laisser déborder et de les

#PortraitDeStartuper

109

traiter une par une, et surtout au bon moment. Par
exemple, notre dernière difficulté a été la recherche de
notre modèle de prix : en vendant un service immatériel
en ligne, il est nécessaire de tester différents modèles
afin de trouver celui qui sera accepté par notre marché.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Le premier facteur est selon moi l’empathie avec les
utilisateurs du service/produit proposé. Être
entrepreneur, c’est apporter une solution à un problème
qui n’en a pas encore de satisfaisante. Pour mettre
toutes les chances de son coté, il est indispensable de
savoir se mettre dans la peau des futurs clients et de
comprendre leurs motivations et déceptions, afin de
détecter ce qui fera le succès de cette nouvelle
proposition. Il est également indispensable d’être
rigoureux et organisé ; mener plusieurs projets et
expérimentations en simultanées feront manquer des
opportunités et disperser une énergie précieuse.
Enfin, le droit à l’erreur ; Un entrepreneur part à la
découverte d’un marché, et va forcément se tromper de
voie à un moment ou à un autre. L’essentiel étant de ne
pas se décourager, de tirer profit de cette erreur et de
corriger le tir.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons pu développer elCurator pendant deux ans
sur du temps personnel, avec pour seule dépense
l’hébergement de la plateforme.
A la création de l’entreprise, nous avons choisi avec
OCTO Technology un modèle intrapreneurial. Vous
pourrez trouver une courte présentation de ce modèle

s u r
c e t t e
v i d é o
https://www.youtube.com/watch?v=_TmJ8MuhAdI

:

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Les Indicateurs Clés de Performance (KPI) : déterminer
les bons, avoir un modèle de suivi de ceux-ci, et ne pas
en mesurer trop à la fois.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Se former aux méthodes du Product Management (Lean
Startup, Growth Hacking, etc.) et profiter de l’écosystème florissant, par exemple en s’inscrivant à un des
nombreux meetup existants sur le sujet ou en sollicitant
d’autres entrepreneurs (n’hésitez d’ailleurs pas à me
contacter !).
Penser également à définir vos mesures de succès
avant de réaliser votre produit ; si vous ne le faites pas,
vous risquez de regarder des mesures dans un an, et ne
pas savoir conclure s’il s’agit d’un succès ou d’un échec.
De plus, vous serez tellement attaché au produit après
tout ce temps que vous aurez du mal à accepter
d’arrêter son développement.
Compte Twitter :
https://twitter.com/chrisparola
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/christopherparola
Blog ou sites :
http://blog.elcurator.net
https://www.elcurator.net/shared_articles/crew

Il ne peut pas y avoir de succès sans une connaissance
approfondie du marché.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Enerfip est une plateforme de financement participatif
(ou crowdfunding) en prêt rémunéré dédiée à la
Transition Energétique. Sur Enerfip, les citoyens peuvent
investir à partir de 100 € dans des projets d’énergie
renouvelable, pour des taux d’intérêt compris entre 3 et
8%.

Co-founder

Enerfip est agréé Conseiller en Investissements
Participatifs par l’Autorité des Marchés Financiers depuis
avril 2015.

Léo Lemordant

Pourquoi ce choix de service ?
Enerfip répond à deux problématiques auxquelles je suis
sensible :
§  les citoyens peuvent enfin devenir acteurs de la
transition énergétique et orienter leur épargne en
toute transparence vers l’économie réelle.
§  les porteurs de projet ont accès à une nouvelle
source de financement, complémentaire des
solutions usuelles.
En tant que citoyen, je suis en effet concerné par
l’opacité des produits bancaires classiques telle
l’assurance vie. A quoi sert mon épargne ? Quels sont
les projets financés par mon épargne ? Sont-ils vertueux
pour l’environnement ? Quant à la performance des
produits financiers, il faut sacrifier le rendement de son
épargne (livret A à 0.75%, fonds euros <2% nets de
frais) ou prendre le risque d’une volatilité peu
supportable des placements plus rémunérateurs comme

#PortraitDeStartuper

110

en bourse.
Donner accès au grand public à un produit financier peu
risqué (car adossé à des projets qui vendent l’électricité
à EDF par contrat sur 20 ans), performant (premiers
projets rémunérés à 5% sur enerfip.fr), et surtout
transparent et vertueux pour l’environnement, c’est
l’offre unique d’Enerfip.
En tant qu’ancien développeurs de projets d’énergie
renouvelable (solaire, biomasse et hydraulique), mes
associés et moi sommes bien au fait des problématiques
de financement de projet spécifiques à ce secteur. Avec
Enerfip, nous résolvons une partie des problèmes de
nos confrères.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
J’ai de grandes ambitions pour mon entreprise, car je
suis persuadé que son positionnement est à la fois
unique et le mieux adapté du marché à tous les niveaux.
Je suis aussi convaincu que le marché du crowdfunding,
limité aujourd’hui à quelques centaines de millions
d’euros, va continuer de croître de manière
exponentielle et se diffuser jusqu’à devenir quelque
chose de banal pour le grand public.
Concrètement, je veux faire d’Enerfip un moyen courant
de placer son épargne en France, et à plus long terme
en Europe.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je prends un grand plaisir à travailler sur l’analyse du
marché, à établir la stratégie de la société puis aux
moyens de la mettre en œuvre. En résumé,
j’entreprends avec des méthodes similaires à celles que
j’applique pour aborder un problème scientifique. Je suis
plus sur la réflexion que sur l’action – mais je me
soigne :). Mes associés, heureusement, compensent ce
défaut, pour former ensemble une équipe très
performante sur tous les aspects.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur centralien avec une spécialité en
Génie Civil et Environnement. J’ai commencé ma
carrière comme ingénieur de projets hydroélectriques.
Je suis aussi titulaire d’une licence d’économie de Paris
XI réalisée en formation à distance alors que j’étais
salarié. Je termine actuellement un PhD en climatologie
à Columbia University (New York).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Beaucoup de sujets me passionnent : les sciences et la
technologie bien sûr. Mais aussi la vie de la cité,
l’économie, la politique. A bien y réfléchir, Enerfip est à
l’intersection de tous ces sujets.

Il ne peut pas y avoir de succès sans une connaissance
approfondie du marché.

Co-founder
Léo Lemordant

111

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur un peu par hasard, ou devrais-je
dire par opportunisme. Mon parcours et mes
expériences m’ont conduit à avoir début 2014 ce que
j’estime être une excellente idée d’affaire de surcroît
utile à la société. Mes rencontres professionnelles m’ont
apporté un réseau et des associés qui donnent à ce
projet une vraie chance de réussite.

échec, car elle serait mal commercialisée.

Je dois aussi dire que le bouillonnant contexte de New
York m’a probablement poussé à me lancer dans le
grand bain. A force de rencontrer des gens qui sont en
train de monter, je cite, « le prochain Facebook » !...

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Garder son équilibre, personnel et financier.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Convaincre de notre sérieux l’Autorité des Marchés
Financiers afin d’obtenir le droit d’exercer n’a pas été
chose aisée, mais je crois que la plus grande difficulté
est à venir : mériter et gagner la confiance du public.
Nous venons de mettre en ligne les deux premiers
projets, et il s’agit maintenant de prouver que nous
avons été dans le vrai.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
C’est une tarte à la crème, mais tellement vraie : croire
en son projet, se donner les moyens et garder le cap.
Sans cela, impossible de convaincre vos partenaires.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Pour moi, il ne peut pas y avoir de succès sans une
connaissance approfondie du marché, de ses
spécificités, de ses acteurs, et bien sûr de ses
débouchés. Sans cela, même la meilleure idée serait un

#PortraitDeStartuper

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons d’abord choisi de vider nos livrets A pour
financer le lancement de la société :). Nous finalisons à
présent un tour de table qui verra l’entrée à notre capital
d’un partenaire stratégique, ce qui nous permettra
d’accélérer et de financer notre croissance.

Cela ne veut pas non plus dire qu’il ne faut pas écouter
les conseils, même désagréables.

Compte Twitter :
https://twitter.com/leolemordant
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/leolemordant
Blog ou sites :
http://www.enerfip.fr
http://enerfip.blogspot.com/

Dans la vie d’une startup, chaque minute, heure ou jour
compte.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
ESTHETISSIME c’est 2 outils. L’un permet aux patients
qui ont un désir d’intervention esthétique de s’informer,
de trouver rapidement le bon praticien près de chez eux
et de prendre un RDV en seulement quelques clics,
l’autre propose aux praticiens, un service complet
permettant d’organiser, d’étendre et de contrôler leur
activité.

Co-Founder
Damien Greusard

Le service indispensable pour professionnels de
l’esthétique.
Avec plus de 4,5M de personnes en France qui ont un
désir d’intervention esthétique, dont plus de 2/3 font leur
1ère recherche sur internet, le web est devenu une
source d’informations incontournable pour les futurs
patients.
Esthetissime développe des outils permettant aux
praticiens d’améliorer leur présence sur ce média tout en
leur permettant d’organiser, d’étendre et de contrôler
leur activité.
Parmi eux, un outil complet de gestion de réputation en
ligne joue un rôle majeur face à la problématique de
l’identité sur internet. Il permet ainsi de surveiller et
d’administrer les contenus rédigés sans le consentement
des praticiens. Esthetissime offre une nouvelle
expérience autour de la recherche et de la prise de RDV
en ligne dans l’univers de l’esthétique.

#PortraitDeStartuper

112

Esthetissime améliore le quotidien des patients.
Esthetissime est un véritable outil d’accompagnement
qui permet de trouver un praticien grâce à un service
innovant de prise de RDV et un annuaire géolocalisé.
D’informer les futurs patients au travers d’un blog
spécialisé, co-rédigé par des médecins et chirurgiens
esthétiques. De mieux connaître son futur praticien au
moyen de fiches d’informations pratiques détaillées. Et
d’échanger entre internautes et professionnels via un
forum dédié à l’univers esthétique. Esthetissime, c’est un
accès facile et rapide aux spécialistes de l’esthétique.
ESTHETISSIME est une startup accompagnée par
l'incubateur Telecom ParisTech sur Sophia-Antipolis) et a
pour objectif de devenir un réel pure player en France,
de la prise de rendez-vous esthétique en ligne et la
recherche d’information.
Pourquoi ce choix de service ?
L’idée est tout simplement partie d’un réel besoin
observé dans notre entourage. Il est aujourd’hui difficile
de trouver facilement de l’information sur les domaines
comme la chirurgie et la médecine esthétiques. Il y a de
tout et de rien et il est très facile de se perdre et de ne
pas pour autant avoir une vision plus claire de ce qui
attend un futur patient. Nous avons créé Esthetissime
pour que les futurs patients puissent trouver sur une
plateforme de référence toute l’information nécessaire
pour se faire une première idée sur leurs futures
interventions en faisant intervenir des spécialistes. Nous

voulions donner accès à un lieu d’échange où il serait
possible de partager des avis, des retours d’expérience
d’anciens patients et surtout au final de pouvoir trouver
le bon praticien autour de chez soi en 2 cliques. On
parle ici que de la partie visible de notre plateforme, car
derrière il y a tous les outils développés par nos soins
pour les praticiens afin de leur donner les moyens
d’organiser, d’étendre et de contrôler leur activité sur
internet. Nous surfons également sur la tendance de la
mise en relation directe, d’autres startups se sont
également développées comme dans le domaine de la
médecine généraliste, mais nous ne prenons pas RDV
chez un docteur pour une grippe comme chez un
chirurgien pour une intervention d’ordre esthétique.
Nous avons donc une approche différente.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons devenir un réel pure player de
l’esthétique en France, une plateforme incontournable
pour les internautes (futurs ou ex-patients). Nous
voulons chaque jour, améliorer le quotidien des patients,
mais aussi celui des praticiens. Cela peut être
prétentieux, mais voulons devenir le Google de
l’esthétique. Fournir des outils et des services toujours
plus innovants au service des professionnels de
l’esthétique.

Dans la vie d’une startup, chaque minute, heure ou jour
compte.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’ai toujours eu cette âme d’entrepreneur, ce petit
quelque chose qui fait que mon ambition, mon désir de
créer et d’améliorer le monde est chaque jour un peu
plus grand. Des idées plein la tête, quand je m’investis
dans un projet, je le suis à 2000%, 100% étant le
minimum syndical :)

Co-Founder
Damien Greusard

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé d’un Master Marketing et Stratégie
d’entreprise de l’IAE Nice. J’ai toujours voulu m’orienter
vers la voie du marketing, pour établir des stratégies de
développement produit ou de service. Stratège dans
l’âme, c’est mon secteur de prédilection.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’adore l’univers du web, des nouvelles technologies, je
suis toujours en veille de nouvelles idées, je teste
beaucoup de choses, c’est mon côté early adopter. Je
m’intéresse à beaucoup d’univers variés. Je crois que
c’est Steve Jobs qui disait, qu’il faut rester à l’écoute du
monde, s’intéresser à tout en ayant un esprit ouvert le
plus large possible, c’est de cette manière que les idées
les plus innovantes sont créées. Je suis aussi un
amoureux du sport et plus particulièrement le football,
pratiqué de nombreuses années à haut niveau, un grand
plus en tant que manager pour gérer une équipe
d’employés. Je dis souvent qu’on gère une entreprise un
peu comme une équipe de foot ou autre sport collectif.

#PortraitDeStartuper

113

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Une fois mon diplôme de Marketing et stratégie
d’entreprise, j’ai pendant plus de 3 ans enrichi mon
savoir et mes compétences en marketing digital au
développement de produit et de services. Suivi d’une
courte expérience en commerce pour ensuite fonder
Esthetissime en 2014. J’ai toujours eu la fibre
entrepreneuriale grâce à certains membres de ma
famille lui-même chef d’entreprise, ce qui m’a donné un
fort avantage dès le départ et de bons conseils pour se
lancer dans l’aventure.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés sont multiples dans la naissance et le
développement d’une startup. Des difficultés de
financement, de trouver les bons interlocuteurs pour
avoir les meilleurs conseils, de trouver les parfaits
collaborateurs, de rester confiant en son idée malgré
tous les avis ou les commentaires négatifs que l’on peut
essuyer au cours des mois. En gros la vis d’une startup
est parsemée d’embuches en tout genre et une fois
passé le cap, je pense que l’on peut parler de réussite,
peu importe le niveau de réussite. Comme je dis
souvent, il faut en avoir…, pour être entrepreneur.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut avoir une idée qui par d’un besoin et donc d’une
problématique. Votre idée sera LA solution ! Ensuite,

avoir des qualités comme la persévérance, l’envie de
faire bouger les choses, la rigueur, la créativité et une
somme d’argent de départ pour ne pas vous lancer dans
un projet et avoir déjà une corde au cou. J’ai une citation
qui résume bien : « Vie tes rêves, ne rêves pas ta vie ! »
donc malgré la difficulté, calculez bien votre coup et
foncé !
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons financé le lancement de notre société sur
des fonds propres aux fondateurs puis avec une 1ère
entrée au capital d’un BA. Depuis notre entrée au sein
de l’incubateur Telecom ParisTech de Sophia-Antipolis,
nous avons réussi également à bénéficier de certaines
subventions qui nous permettent de continuer notre
développement. Nous sommes maintenant à la
recherche d’une levée de fonds pour accélérer et
étendre notre service sur toute la France d’ici 2016.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Je dirais, le temps, dans la vie d’une startup, chaque
minute, heure ou jour compte. Il faut se fixer des
objectifs atteignables et une fois arrivés au bout ne
relâcher la pression, car si ce n’est pas vous qui vous
vous imposer, quelqu’un d’autre le fera à votre place et
en mieux. Donc, redoubler d’efforts et se fixer des
deadlines de temps.

Dans la vie d’une startup, chaque minute, heure ou jour
compte.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De croire fortement en son projet, car la vie d’une
startup est un véritable ascenseur émotionnel. Ne jamais
baisser les bras devant la difficulté et savoir très bien
s’entourer aussi bien dans les associés, les employés,
les collaborateurs et les prestataires. Et enfin je
conclurais par : avoir une idée, c’est bien, la développer
et la faire aboutir, c’est mieux ! N’abandonnez jamais !

Co-Founder
Damien Greusard

Compte Twitter :
https://twitter.com/DamienGreusard
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/damiengreusard
Blog ou sites :
http://www.esthetissime.com
http://blog.esthetissime.com

#PortraitDeStartuper

114

Comme beaucoup d'entrepreneurs, je suis une véritable
pile électrique.

Fondateur &
CEO
Philippe Laval

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Evercontact est le service cloud qui extrait les contacts
cachés dans les emails, les partage et les met à jour
automatiquement. Comptant déjà plus de 100.000
utilisateurs, Evercontact est le seul service Cloud
entièrement automatisé qui identifie et extrait, de façon
fiable et sans effort, les coordonnées présentes dans les
emails. Concrètement, le service fonctionne pour Gmail,
Google for Work, Outlook et Office 365, analyse les
informations présentes dans les signatures d’emails et
les compare avec la base de contacts de l’utilisateur ou
de l’entreprise. Evercontact met ensuite à jour le carnet
d’adresses de l’utilisateur et/ ou le CRM (Salesforce, MS
Dynamics) de l’entreprise.
Pourquoi ce choix de service ?
Comme beaucoup d’entre nous, j’imagine, l’email est un
outil central de mon activité quotidienne : j’en dépends
pour nombre de choses et j’étais particulièrement frustré
par le manque d’aide que l’outil m’apportait. En clair je
trouvais incroyable d’avoir à rechercher dans des
centaines d’emails pour remettre la main sur un numéro
de téléphone, une adresse physique ou encore une
simple adresse mail quand j’en avais besoin !
J’ai donc commencé à réfléchir à des moyens de me
simplifier la vie et en en discutant autour de moi, j’ai
rapidement découvert que je n’étais pas le seul
utilisateur à chercher ces optimisations. L’idée
d’Evercontact était née !

#PortraitDeStartuper

115

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous venons de lever 1 million de dollars auprès du
fonds global AXA Strategic Ventures, ce
qui va
notamment nous permettre de nous implanter aux EtatsUnis.
De plus Evercontact a intégré le programme ubo i/o
(piloté par Business France et la BPI) pour 10 semaines
(de fin avril à début juillet) à San Francisco. Nos objectifs
sont multiples : y installer un bureau Evercontact,
rencontrer le plus possible de partenaires (OEM)
potentiels, nouer des relations commerciales et/ou de
partenariat avec les grands acteurs locaux, rencontrer la
presse locale et enfin recruter des talents marketing
pour nous développer de façon encore plus importante
en Amérique du Nord.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Comme beaucoup d'entrepreneurs, je suis une véritable
pile électrique.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur TélécomParisTech de formation et
docteur en informatique linguistique (Paris Diderot).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Le langage m’a toujours passionné ; mes facilités en
maths m’ont permis d’aborder ma passion sous un angle
aussi passionnant que peu connu : la linguistique

informatique, que j’ai découverte, ébahi, lors d’un cours
d’initiation à Telecom Paris, en 1986. Je me suis alors
lancé dans l’étude de cette discipline et, un doctorat plus
tard (92), j’ai créé ma première entreprise, Sinequa,
avec Pascal Pellegrini (Promo 88 aussi), en 2001, qui
devint en quelques temps le leader français des moteurs
de recherche sémantique pour entreprise.
Je compris alors que les technologies linguistiques
pouvaient tout simplement changer le monde ; si Google
l’avait déjà manifestement pressenti, ce secteur
présentait malgré tout des ressources et applications
aussi innombrables que non encore exploitées.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis plus de 20 ans. En 2001, j’ai
notamment crée Sinequa, leader français des moteurs
de recherche sémantique pour entreprise. Un beau
succès ! En 2006, l’entreprise a levé 4 M€ et a équipé
les principaux quotidiens français comme (Le Monde, Le
Figaro, ou encore Les Echos ainsi que de nombreux
sites d’e-commerce comme RueduCommerce ou
Cdiscount.

Comme beaucoup d'entrepreneurs, je suis une véritable
pile électrique.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Celle qui me marque le plus, c’est le fait que tout est
toujours plus lent que ce qu’on imagine. Il faut être armé
de patience au quotidien surtout quand on dirige une
petite structure et j’avoue que j’en manque très souvent.

Fondateur &
CEO
Philippe Laval

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
J’en vois trois : têtu, à l’écoute et très bosseur.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Assez classiquement, financement haut de bilan avec
nos actionnaires et des subventions publiques pour la
R&D.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
S’entourer d’une bonne équipe.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
“Continue à améliorer ton offre, les utilisateurs
viendront”. C’est ce que m’a souvent dit Jérémie Berrebi
(Kima Venture) avant qu’Evercontact ne connaisse le
succès.

#PortraitDeStartuper

116

Compte Twitter :
https://twitter.com/PhilippeLaval
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/lavalphilippe
Blog ou sites :
http://www.evercontact.com

Une startup crée de la valeur et construit son business
model quand elle apprend, quand elle vend.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Notre plateforme Ferpection garantit la réussite des sites
et applications mobiles de nos clients à travers l'analyse
de tests utilisateurs réalisés en conditions réelles.
Ferpection aide les éditeurs à optimiser leurs sites et
applications mobiles grâce à une communauté de
testeurs.

CEO
Thibault Geenen

Le projet est né d’un premier constat : nous aimerions
tous davantage Internet si tous les sites et applications
étaient réellement optimisés. Internet est un outil
formidable, au quotidien comme dans les moments
inoubliables. Mais lorsque son fonctionnement n’est pas
à la hauteur de nos exigences, nous nous sentons
aliénés. Aucun éditeur de contenus sur Internet et
mobile ne souhaite voir ses utilisateurs frustrés.
Nous avons donc eu l’idée d’animer une communauté
de testeurs rémunérés, seuls capables d’apporter un
regard frais pour aider les éditeurs, les annonceurs et
leurs agences à optimiser leurs sites et applications sur
Internet et mobile.
Pourquoi ce choix de service ?
Nous voulons améliorer l'expérience d'Internet pour
chacun d'entre nous. Cela fait 30 ans que les
entreprises parlent d'expérience client ou d'expérience
utilisateur et pourtant peu y arrivent. Nous voulons
contribuer à changer cela en commençant par le mobile.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre

#PortraitDeStartuper

117

entreprise ?
Construire la plateforme globale d'analyse de tests
utilisateurs sur mobile.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Pas évident comme question ! J'essaye d'être
pragmatique, de laisser mon ego au placard et d'être le
gardien de la stratégie pour l'équipe. Idéalement,
j'aimerai construire une entreprise libérée et qui n'aura
donc plus besoin de moi à terme !

entreprises en 10 mois, c'est un beau début. Pourtant,
nous avons envie d'aller encore plus vite et il faut se
restreindre pour solidifier nos fondations. Ne pas
s'éparpiller. Toujours revenir aux basiques, c'est difficile.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Faire des choix, identifier les priorités et s'y tenir.
Prendre du recul en écoutant le marché, ses clients, son
entourage.

Quelle est votre formation initiale ?
Maîtrise de gestion à l'Université Paris Dauphine, puis
un an en Angleterre sur les mêmes sujets.

Aller vite. Aujourd'hui, nous faisons plusieurs mises en
prod par jour. C'est pas mal mais on peut aller plus vite
sur de nombreux autres aspects de notre business.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Apprendre !

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds propres et compte client.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis 10 mois. J'ai d'abord été
salarié, dernièrement chez Coca-Cola en tant que Digital
Marketing Manager. C'est là que j'ai pu éprouver la
douleur liée aux tests pour une entreprise. J'avais été
associé dans une première start-up, musana, et l'année
dernière l'envie d'entreprendre est devenue trop forte :)
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Souvent, on nous dit qu'avoir séduit 23 clients

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Ne pas perdre trop de temps à construire. Cela peut
sembler contre-intuitif mais c'est bien ce que nous
apprend la démarche lean startup. Une startup crée de
la valeur et construit son business model quand elle
apprend, quand elle vend, quand elle communique, et
finalement beaucoup moins quand elle construit.

Une startup crée de la valeur et construit son business
model quand elle apprend, quand elle vend.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne soyez pas timide. Parlez de votre idée à un
maximum de personnes et écoutez leurs réactions pour
améliorer à la fois votre présentation et votre futur
business. Votre premier client est peut-être parmi ces
personnes.

CEO
Thibault Geenen

Compte Twitter :
https://twitter.com/nonobstant
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/thibaultgeenen
Blog ou sites :
www.ferpection.com

#PortraitDeStartuper

118

Les startups meurent de manque de financement et de
clients.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
FindBrok est la 1ère FinTech mondiale des professions
réglementées créée pour les accompagner dans leur
transformation numérique. Elle concerne les
professionnels de l’Assurance, de la Finance, de
l’Immobilier, du Droit et du Chiffre et s’appuie sur un
réseau social dédié pour constituer un réseau
d’intelligence collaborative.

CEO
Guillaume Rovère

Pourquoi ce choix de service ?
Face au défi des Fintech et Insurtech, de la
réglementation, des habitudes des clients, les
professions réglementées doivent trouver de nouvelles
prestations à valeur ajoutée à proposer à leurs clients
pour profiter de la formidable explosion de la
technologie. FindBrok a l’ambition de les accompagner
sur ce chemin en leur mettant à disposition les outils les
plus puissants du marché. Les Fintech et Insurtech
disposent déjà de ces outils mais poursuivent un projet
de désintermédiation. FindBrok pense que la plus
importante communauté d’expertise de 20 millions de
membres, dotée des meilleures outils d’intelligence
artificielle et possède plus de pertinence pour le client.
La technologie doit accompagner l’humain, pas le
remplacer.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L’ambition est de créer la plus importante base mondiale
de connaissance dans les domaines de nos utilisateurs
et de mettre en lien, les professionnels, les universités,

#PortraitDeStartuper

119

les représentations professionnelles, autour d’une
technologie d’intelligence artificielle dernière génération.
L’objectif est d’accompagner l’expert à trouver la bonne
info, au bon moment, dans le monde entier avec un haut
degré de pertinence, dans une période où les
réglementations changent en permanence.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Opiniâtre créatif. J’imagine demain, non pas en
percevant le continuum d’aujourd’hui mais comme une
suite de ruptures à passer pour évoluer vers plus
d’intelligence de services à développer. Tout est possible
quand on le veut suffisamment fort et suffisamment
longtemps, en fournissant les efforts en conséquence.
On me dit souvent que je suis trop en avance sur mon
époque mais quand je sais que je suis déjà en retard, je
me dis que nombre d’autres sont très loin de percevoir
les bouleversements à venir.
Quelle est votre formation initiale ?
Une formation commerciale qui m’a donné très tôt le
sens de l’écoute et du recoupement. L’empathie m’a
offert de comprendre de manière anticipée les évolutions
des mutations de marché.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
L’humain me passionne car il est infini dans tous ses
excès mais reste très sage dans la réalité de sa vie. Il
arrive à se brider par convention, par convenance, par
bienséance. Peu sont capables d’outrepasser leurs

limites éducatives ou culturelles. Pour ma part, la liberté
est l’élément clé de ma vie et mon parcours. La
transcendance est un leitmotiv de vie. Tous les jours, je
me souviens que l’humain n’utilise que quelques
pourcents de son magnifique cerveau. J’ai la sensation
d’avoir fait si peu de choses dans la vie que je vais
mettre le turbo pour créer un projet mondial, réellement
disruptif en y associant le maximum de cerveaux
brillants.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai toujours été entrepreneur. A 6 ans, je cherchais à
vendre des autocollants, à 14 ans, je sollicitais la mairie
de Paris pour leur proposer un projet qui est devenu
Autolib 30 ans plus tard, à 19 ans, j’ai mis en place un
réseau de garde d’enfants dans les grands événements
tels que foires, expositions et festivals. J’ai créé un
service minitel en 1989 pour la réservation d’une
babysitter avec une mutuelle étudiante, puis je suis entré
dans le salariat jusqu’en 2005. Mon dernier poste était
inspecteur de compagnie et je l’ai quitté pour aller
m’escrimer avec mon destin. Le « premier » essai a été
douloureux avec un échec qui a laminé mon patrimoine
et douché mes espoirs. Il m’a aussi appris énormément
sur
moi et sur mes forces et faiblesses. Je n’ai pas
perdu de temps et j’ai lancé Actusite que j’ai vendu lors
de la crise financière de 2008, pressentant les difficultés
à venir de mes clients.

Les startups meurent de manque de financement et de
clients.

CEO
Guillaume Rovère

En 2012, j’ai lancé un projet de plateforme de services
digitaux aux courtiers qui est actuellement en cours de
cession, AssurDeal.Pro. Je ne peux pas m’empêcher
d’avoir des idées et les professions réglementées étant
en telle mutation, je me suis autorisé à lancer le premier
réseau social mondial d’intelligence collective pour ces
professions, FindBrok.me. Mais quand je dis que ce sera
mon dernier projet, mes proches sourient…
Entrepreneur est un état d’esprit et la grande vanité de
penser que l’on peut améliorer quelque chose dans
l’existant.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
FindBrok est le premier projet que je porte où les choses
semblent simples à mettre en œuvre. Les différents
acteurs adhèrent au projet et même, pour certains,
spontanément. C’est encourageant. Je ne peux même
pas dire que les fonds sont compliqués à trouver car,
pour la première fois, les fonds se manifestent d’eux
même pour soutenir ce projet de création d’une Fintech
mondiale. Mais pour avoir mené de nombreux projets, je
suis « confiant », les difficultés vont arriver. En tout cas,
j’ai profité de l’engouement du début pour structurer
l’équipe avec quelques grands professionnels
expérimentés dans l’accompagnement de ce type de
projet à forte croissance.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut se connaître parfaitement et se faire confiance. La

#PortraitDeStartuper

120

deuxième règle, pour moi, est de savoir s’entourer des
profils complémentaires. Une dream team saura
affronter les tempêtes inévitables d’une entreprise,
comme la coque d’un hauturier. L’autre facteur pourrait
être d’avoir un projet cohérent dans le bon market timing
et j’en sais quelque chose pour avoir, souvent, été un
peu trop avant-gardiste.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Financement personnel et quelques amis. Par ailleurs,
nous sommes incubés par IBM sur son programme
Startup. Cela nous apporte un très fort élément
structurant et des ressources d’un grand groupe tout en
nous laissant l’agilité d’une startup. Nous sommes
actuellement en train d’étudier plusieurs propositions
d’accompagnement. Nous avons même reçu des
sollicitations de l’étranger.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Bien évaluer le temps. Un très bon ami m’a appris qu’il
fallait appliquer Pi systématiquement à ses postes de
dépenses et au temps des premières facturations. Les
startups meurent de manque de financement et de
clients. Il faut donc être en configuration d’Opex au
minimum et que tous les contrats de services n’excèdent
jamais trois mois, y compris le bail de ses bureaux.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui

voudrait lancer sa propre startup ?
Vérifier préalablement si vous avez le soutien moral de
votre entourage ou s’ils vont être des boulets. Si vous
avez besoin de trop d’avis pour savoir si vous devez
vous lancer, vous savez que vous n’avez pas le grain de
folie qu’il faut pour mener une telle aventure. Reprendre
une société qui tourne nécessite de tout vérifier. Lancer
une startup n’a pas de benchmark. Soyez certain de
pouvoir manger des pâtes durant 5 ans avant de vous
lancer. On change de vie quand on passe de salarié à
entrepreneur et les portes s’ouvrent moins. Il faut en
tenir compte. Idéalement, il faut éviter d’être seul car si
vous pensez pouvoir aller plus vite en n’ayant pas à
convaincre vos associés de la pertinence de vos idées,
vous perdez l’occasion d’avoir un avis qui va vous aider
à structurer votre pensée.
Compte Twitter :
https://twitter.com/GuillaumeRovere
Compte Linkedin :
https://mu.linkedin.com/in/guillaumerovere
Blog ou sites :
http://www.findbrok.me

Se remettre en cause sans arrêt tout en ayant un sens
singulier de l’abnégation.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Finsquare est la 1ère plateforme agréée où les
particuliers financent directement des crédits de court
terme à des entreprises.
§  Sur Finsquare, les entreprises sollicitent des crédits
classiques auprès de particuliers.

Co-Founder &
CEO
Polexandre Joly

Les banques n'ont plus une capacité illimitée d'octroyer
des prêts à leurs clients, même les plus solvables,
depuis la crise (réglementation Bâle III). En particulier
pour les crédits de petits montants et de court terme.
Finsquare propose donc aux professionnels un mode de
financement alternatif plus accessible, simple et rapide.
§  Pour la 1ère fois, les français peuvent financer les
entreprises contre des intérêts, en toute sécurité.
Grâce à Finsquare, les particuliers, obtiennent des
rendements supérieurs à leurs produits d'épargne (livret
A à 1%). Ils choisissent à quelles entreprises ils prêtent,
en toute transparence et sécurité.
Pourquoi ce choix de service ?
D'un côté, les banques prêtent de moins en moins aux
entreprises surtout sur les financements de court terme
et aux TPE. Je l'ai notamment expérimenté en tant
qu'entrepreneur. De l'autre côté, les particuliers que
nous sommes, voient leurs placements devenir de moins
en moins rémunérateurs et transparents. L'idée de
Finsquare est de permettre de répondre à ces deux

#PortraitDeStartuper

121

besoins.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L'objectif est de faire en sorte que dès qu'ils ont un
besoin de financement, les entrepreneurs pensent à
Finsquare. Je suis ravi de participer au développement
de l'économie collaborative dont nous sommes la
branche financement.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis toujours dans la curiosité, la recherche d'idées
nouvelles et de leurs débouchés. C'est un trait commun,
je le pense, à tous les entrepreneurs comme l'autonomie
et l’abnégation.
Quelle est votre formation initiale ?
J'ai un master en économie à l'université de Barcelone,
complété par un cursus classique à Neoma business
School.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Un peu de tout. En tant que personne curieuse je peux
aussi bien m'intéresser aux enjeux sociétaux qu'à une
nouvelle découverte scientifique. Dans le domaine
entrepreneurial, lancer de nouveaux services et
satisfaire mes clients sont mes leitmotivs.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?

J'ai créé ma première société à 25 ans, à la sortie de
mes études. Il s'agissait d'une société spécialisée dans
les forces de ventes supplétives à destination des
cleantechs. Je l'ai vendu puis j'ai créé une autre startup
qui existe toujours et enfin Finsquare avec 3 associés.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés sont toujours similaires. Trouver les
bonnes personnes pour créer de la valeur comme des
associés des actionnaires ou des salariés motivés.
Savoir tenir la barre dès qu'un imprévu survient qui peut
mettre en péril l'existence de sa société.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Savoir être curieux et innovant. Se remettre en cause
sans arrêt tout en ayant un sens singulier de
l’abnégation.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Lancement avec fonds personnels des associés puis
fundraising auprès d'investisseurs 4 mois après le
lancement du service.

Se remettre en cause sans arrêt tout en ayant un sens
singulier de l’abnégation.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le product market fit. Il s'agit de proposer le bon produit/
service à la bonne cible. Prioritairement la bonne
réponse au bon besoin.

Co-Founder &
CEO
Polexandre Joly

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne jamais abandonner mais savoir pivoter de son
modèle initial.
Compte Twitter :
https://twitter.com/PolexandreJOLY
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/polexandre-joly/66/a71/327
Blog ou sites :
www.finsquare.fr

#PortraitDeStartuper

122

L’expérience en vaut la peine, lancez-vous !

Founder &
CEO
Charles Nouboué

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Fitle est une start-up qui développe et commercialise
auprès d’entreprises de prêt-à-porter et de sur-mesure
une technologie simple et révolutionnaire permettant aux
utilisateurs de :
1.  Se créer un double virtuel d’eux (leur avatar) en
temps réel à partir de photos et de leur taille depuis
l’application Fitle.
2.  Essayer en ligne des vêtements sur leurs corps
avant de les acheter, grâce à la 3D, depuis le site
des e-commerçants.
La start-up compte une dizaine d’employés et
l’application Fitle sera lancée en version bêta à la
rentrée 2015.
Pourquoi ce choix de service ?
Aujourd’hui, avant d’acheter un vêtement dans un
magasin, nous l’essayons en cabine d’essayage, afin de
regarder comment il nous va. Sur Internet en revanche,
il est impossible de faire la même chose. Résultat : Nous
achetons les vêtements à l’aveugle et une fois sur 4, ils
ne nous vont pas, et nous devons les renvoyer.
C’est la raison qui m’a incité à créer Fitle il y a 2 ans.
Travaillant dans l’audit financier (avec des horaires de
travail conséquents), je finissais après l’heure de
fermeture des magasins et n’avais pas d’autre choix que
de faire mon shopping sur internet. Seulement, les
vêtements achetés ne me convenaient pas, comme c’est
le cas pour des millions d’internautes. Il m’a paru évident

#PortraitDeStartuper

123

que nous avions besoin d’une technologie rendant
possible l’essayage en ligne de vêtements, avec une
haute précision, afin de proposer la même expérience
qu’en magasin. Fitle est née à ce moment-là.
Grâce à l’application Fitle chaque utilisateur aura la
possibilité de créer son avatar 3D aux mensurations
exactes avec lequel il pourra essayer les vêtements de
nos marques partenaires.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre vision, avec Fitle, est de révolutionner le shopping
en ligne. Nous voulons rendre l’expérience e-shopping
plus agréable pour les internautes, et aussi plus efficace.
En essayant les vêtements sur leurs corps 3D, les
utilisateurs sont eux-mêmes les mannequins et ils
peuvent visualiser le rendu des vêtements sur leur
corps, et même voir où ils seraient serrés dans le
vêtement, grâce à notre carte de confort.
Le fait de transmettre directement ses mensurations aux
tailleurs en ligne évite les erreurs de mesure, et
supprime la nécessité d’avoir un mètre ruban chez soi.
L’expérience utilisateur est nettement améliorée !
Notre technologie devrait également diminuer le taux de
retour en magasin, et augmenter le taux de conversion
sur les sites de tailleurs en ligne. Notre ambition est de
rendre l’e-shopping plus simple et plus agréable.

Dès septembre, nous lançons notre appli en version
beta, ainsi que notre premier partenariat avec une
marque de prêt-à-porter. Nous avons hâte !
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’ai toujours été un entrepreneur dans l’âme. J’aime agir,
et m’investir dans les projets que j’entreprends pour les
faire réussir. Fitle me prend aujourd’hui tout mon temps,
et c’est un plaisir de voir notre projet grandir, se préciser,
et se concrétiser davantage chaque jour.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé en Mastère Spécialisé de l’ESSEC et de
L’Ecole Centrale de Paris. J’ai également un diplôme
d’ingénieur de l’ESIGELEC à Rouen.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’adore les nouvelles technologies, mais aussi la mode
et le design. Ce qui me passionne, c’est de m’investir
dans de nouveaux projets et d’innover.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Mon aventure avec Fitle a commencé en octobre 2013.
Avant Fitle, j’avais déjà participé à la croissance d’autres
start-ups, principalement dans le domaine des nouvelles
technologies, comme par exemple l’éditeur de logiciel
Antelink. Entreprendre est un besoin pour moi.

L’expérience en vaut la peine, lancez-vous !

Founder &
CEO
Charles Nouboué

124

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Avec Fitle, nous voulons lancer une technologie
révolutionnaire, qui n’a jamais été vue auparavant. Cela
nous oblige à créer nos propres algorithmes, et c’est
long. Mais nous avons aujourd’hui une équipe solide
d’ingénieurs, lead developpers et modélistes 3D.
L’équipe est aujourd’hui constituée de 12 personnes à
temps plein, dont 2 docteurs et 3 diplômés de l’Ecole
Polytechnique Paris. Créer une technologie aussi
révolutionnaire était difficile, mais grâce à eux nous
avons réussi ce challenge.

l’aventure startup ?
S’entourer des bonnes personnes.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut oser, et s’accrocher. Surtout s’accorcher. Tout
jeune entrepreneurs commet des erreurs stratégiques.
L’idée est de suffisamment penser le projet pour les
réduite au minimum. Si vous voulez entreprendre,
donnez-vous pleinement, investissez du temps et de
l’énergie. Vos efforts paieront.

Blog ou sites :
http://www.fitle.com

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons lancé une campagne Kickstarter l’été
dernier, avec un objectif de $50 000 et nous avons
obtenu $68 200. Nous avons aussi aujourd’hui des
investisseurs privés, français et internationaux.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans

#PortraitDeStartuper

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
L’expérience en vaut la peine, lancez-vous !
Compte Twitter :
https://twitter.com/charlesnouboue
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/charles-nouboue/26/142/69

La polyvalence est très importante dans les premiers
stades de croissance pour garantir
la réactivité nécessaire à toutes startups.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Aujourd'hui, les réseaux sociaux professionnels facilitent
les mises en relations et le partage d'information mais ils
devraient faire bien plus.

Co-founder &
CEO
Erwan Knittel

Co-founder,
Président &
CTO
Guillaume Lépine

125

environnement de travail nativement collaboratif et
ouvert.

Imaginez un espace de coworking virtuel où vous
pourriez collaborer, co-innover simplement avec
votre écosystème (clients, freelances, sous-traitants,
universités, etc.).

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Depuis notre lancement commercial en Janvier 2015,
nous avons pu valider notre proposition de valeur et
effectuer un pivot stratégique notable pour accompagner
la phase d'accélération de notre développement.

Gladys est la première plateforme combinant la
puissance d'un réseau social avec l'efficacité d'espaces
de travail collaboratif pour piloter ses projets et animer
des communautés.

Avec près de 2000 utilisateurs en quelques mois, nous
voulons atteindre rapidement le cap des 100 000
utilisateurs, notamment en ouvrant la plate-forme à
l'international.

Pourquoi ce choix de service ?
Entreprise libérée, transformation digitale,
décloisonnement des organisations, co-création, le
monde du travail fait face à une réelle mutation vers plus
de collaboration, de partage et d'innovation.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Erwan Kittel (EK) : Un maker ! De la stratégie au
terrain, j'adore pouvoir agir concrètement et directement
sur le développement de la société. Seuls les faits
restent et vous permettent de relever vos futurs
challenges.

Les réponses sont souvent partielles et nécessitent
l'intégration complexe de plusieurs applications.
Pour répondre efficacement à ces nouveaux usages, il
faut pouvoir relever les défis suivants :
§  Engager simplement son écosystème
§  Dynamiser la culture d'innovation
§  Faciliter l'agilité des équipes
Nous avons donc imaginé Gladys : un nouvel

#PortraitDeStartuper

Guillaume Lépine (GL) : Entrepreneur dans l'âme, ma
première motivation est la création. J'aime tout
simplement imaginer un créer un nouveau produit
répondant à un besoin identifié.
Quelle est votre formation initiale ?
EK : J'ai un diplôme d'ingénieur Informatique
(INSA Rennes) complété par une

formation d'Executive MBA (Audencia Nantes).
GL : J'ai grandi avec l'informatique des années 80, et j'ai
validé mes compétences technologiques avec
un master en informatique à l'université d'Angers.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
EK : Comment travaillerons nous demain ? Nous vivons
clairement une mutation de notre économie et de nos
relations avec notre écosystème professionnel. C'est le
moment de proposer de nouvelle façon de travailler plus
flexibles et collaboratives.
GL : Les nouvelles technologies au sens large, et la
création et le management d'une entreprise.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
EK : Pour moi, c'est le grand saut ! Heureusement, j'ai
eu la chance de faire de l'intrapreneuriat avec le pilotage
d'un programme d'Open-Innovation et la construction
d'un incubateur privé.
GL : J'ai commencé à entreprendre à l'âge de 17 ans en
tant que développeur indépendant de logiciel. Plus tard,
e
n
2
0
0
7
,
j'ai cofondé et codirigé la startup nantaise Naoned Systè
mes pendant 6 ans. En juin 2013, j'ai décidé de fonder
cette nouvelle startup : Gladys, à l'ambition
internationale.

La polyvalence est très importante dans les premiers
stades de croissance pour garantir
la réactivité nécessaire à toutes startups.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
EK : On a l'habitude que ce type de solutions nous
parviennent du continent américain! Cela nous oblige
souvent à sauter des barrières plus hautes pour
convaincre et ouvrir des portes.

Co-founder &
CEO
Erwan Knittel

Co-founder,
Président &
CTO
Guillaume Lépine

GL : Le positionnement en tant que solution numérique
complète et online, est encore nouveau dans la
mentalité de beaucoup, mais les choses commencent à
bien bouger.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
EK : Savoir être un mouton à cinq pattes...
La polyvalence est très importante dans les premiers
stades de croissance pour garantir
la réactivité nécessaire à toutes startups.
GL : Je reste fidèle à ma devise de toujours : Pour moi,
entreprendre c'est 90% de travail et d'obstination et 10%
de folle insouciance.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons lancé la société avec nos fonds propres.
Aujourd'hui, nous accélérons notre développement
grâce au soutien de BPI France, Airbus développement,
CIC ouest et l'incubateur Atlanpole.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention

#PortraitDeStartuper

126

à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
EK : S'assurer d'avoir assez de temps pour se donner
une chance de réussite...
GL : Être conscient qu'il y aura des obstacles à
surmonter.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
EK : Savoir écouter et se transformer tout en gardant le
cap et la motivation...
GL : Suivre son coeur et son intuition !
Compte Twitter :
https://twitter.com/ErwanKnittel
https://twitter.com/glepine44
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/eknittel
https://fr.linkedin.com/pub/guillaume-lépine/26/759/b7b
Blog ou sites :
https://gladys.com/fr

La clé du succès est de persévérer, de rester toujours
optimiste.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Avec plus de 155 000 maisons à échanger réparties
dans 187 pays, GuestToGuest est le leader mondial de
l'échange de maisons et d’appartements. Nous sommes
gratuits, les échanges sur notre site ne sont pas
forcément réciproques ni simultanés, et nous sommes
organisés comme un réseau social. le site est le leader
mondial du secteur. Les valeurs du site sont l’hospitalité,
la liberté et la confiance.

Co-founder
Emmanuel Arnaud

Pourquoi ce choix de service ?
J’étais auparavant inscrit sur un site d’échange de
maisons en ligne. Mais les difficultés pour trouver un
correspondant partant à la même période et pour la
bonne destination, ont fini par me décourager. C’est
alors que j’ai eu l’idée de créer un site d’échange de
maisons qui assure aux adhérents la possibilité de partir
en vacances quand ils veulent et où ils veulent.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est de nous développer davantage
partout dans le monde et d’atteindre plus de 1 millions
de membres en 2018.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Comme beaucoup d’entrepreneurs, je suis passionné,
travailleur et j'adore rencontrer des difficultés. Je fais
particulièrement attention à protéger ma vie de famille
qui reste ma priorité.

#PortraitDeStartuper

127

Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé d’HEC et d’Harvard.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par les sujets de développement
durable, les rencontres et les voyages.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
A ma sortie d’HEC j’ai d’abord travaillé pendant 3 ans
sur les questions de développement durable au sein du
Groupe Caisse des Dépôts, puis je suis parti faire un
Mastère de Politique Publique à la Harvard Kennedy
School, au cours de laquelle j’ai co-fondé une entreprise
d’isolation à base de paille au Pakistan (Ghonsla), puis
j’ai été responsable Marketing France de First Solar
pendant 3 ans.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
On a été cambriolés, hackés et copiés, on a galéré pour
lever, avoir de la traction et embaucher, on a eu des
soucis persos, des grosses déceptions et des coups
durs. Rien d'inhabituel, quoi :o)
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La clé du succès est de persévérer, de rester toujours
optimiste, tout en étant à l'écoute de ce qui ne va pas, et
enfin d’être bien entouré par sa famille et ses amis.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Le lancement a été fait en "crowd funding artisanal"
auprès de 22 friends and family ? Puis après avoir levé
près d’un million d’euros de fonds en juin 2014 et 4
millions auprès de la MAIF en juin 2015, GuestToGuest
a obtenu une troisième levée de fonds auprès de ses
actionnaires historiques en juillet 2015.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Son envie de se lever le matin.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Fonce !
Compte Twitter :
https://twitter.com/emmanuelarnaud
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/emmanuel-arnaud/6/119/301
Blog ou sites :
http://www.guesttoguest.com/fr/

Tout est plus long qu’on ne le voudrait mais c’est la vie.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
§  Un accélérateur d’innovation
§  Un broker de technologies
§  Un outil d’open innovation
§  Focus sur les usages et le marché

CEO
Philippe Letellier

Héphaïstos les Forges de l’Innovation aide
l’entrepreneur dans l’analyse techno business de son
innovation. Ensuite nous sourçons les technologies
requises et l’entrepreneur fait le mash up de ces
technologies pour mettre sur le marché en 3-6 mois son
MVP.
Notre business model est aux succès fees donc si
l’entrepreneur ne vend pas il recommence et nous ne
facturons pas l’accès aux technologies. Cela lui donne
un droit à l’erreur qui est clé pour oser innover.
Ce n’est que dans un deuxième temps, lorsque le
marché est qualifié (offre, clients, prix, taille de marché)
que nous préconisons un investissement fort dans le
développement technologique. Il s’agit alors de créer
des barrières à l’entrée technologiques pour bloquer les
« me too » qui n’hésiteront pas à copier la bonne idée.
Pourquoi ce choix de service ?
La transition numérique est une période merveilleuse
pour les nouveaux entrants où tous les business sont à
revoir. Par contre le jeu est tellement ouvert et il est
tellement difficile de prévoir à l’avance la proposition de
valeur qui s’avérera générer un business rentable.

#PortraitDeStartuper

128

Il fallait un outil pour tester en 3 à 6 mois une innovation
sur le marché. Des technologies avec un focus sur les
usages et le marché !
En fait nous voulons décaler le moment d’investissement
dans les développements technologiques après la
qualification du marché par des premières ventes.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L’ambition est de très vite apparaître aux entrepreneurs
comme l’outil à utiliser pour initialiser une innovation sur
le marché (moins de risque en réduisant le time to
market et les coûts de développement technologique
avant d’avoir qualifié le marché).
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Créatif et relationnel.
Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur, thèse et sur le tard l’executive MBA d’HEC,
c’est cette double compétence qui m’a permis de monter
Héphaïstos les Forges de l’Innovation.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Créer.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai démarré ma carrière comme le premier employé
d’une start up et 30 ans plus tard après un parcours
dans des grands groupes et 10 ans à l’Institut Mines

Telecom à supporter les entrepreneurs je viens de créer
Héphaïstos avec mes associés.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Tout est plus long qu’on ne le voudrait mais c’est la vie.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Des idées nouvelles, du courage et de la chance.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Capitaux personnels.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L’offre intéresse t’elle le client.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Il faut y aller ce n’est que du bonheur, mais quel boulot.
Compte Twitter :
https://twitter.com/PHILetellier
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/philippe-letellier/1/340/927
Blog ou sites :
http://hephaistos.paris

Un coup de téléphone peut faire économiser un paquet
d’emails !

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Hub-Grade est une plateforme de mise en relation entre
des professionnels qui ont des espaces de travail
inutilisés dans leurs locaux et des entreprises qui
cherchent à louer des espaces de travail. Hub-Grade est
donc une plateforme d’économie collaborative B to B, le
Air BnB des espaces de travail en somme !

Fondateur
Brieuc Oger

Pourquoi ce choix de service ?
Nous sommes persuadés qu’après avoir conquis le
marché C to C, l’économie collaborative va s’imposer
naturellement sur le marché du B to B car dans un
contexte économique délicat, les entreprises sont en
constante recherche de nouveaux leviers de croissance.
La responsabilité de trouver ses nouveaux leviers
repose sur les représentants de la génération Y qui vont
prendre les rênes des entreprises européennes et qui
sont des utilisateurs récurrents d’entreprises tel que
Uber, Le Bon Coin ou Air Bnb.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Mon objectif est de créer une entreprise qui dégage de
la valeur pour les utilisateurs, les actionnaires, les
salariés et l’ensemble des parties prenantes impliqués
dans le projet. Ainsi je crois qui si un jour Hub-Grade est
une entreprise rentable qui emploie une centaine de
personnes, je serais extrêmement satisfait.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?

#PortraitDeStartuper

129

Je suis plus dans l’action que dans la réflexion et
l’analyse. Je suis très engagé dans le projet aussi bien
au niveau personnel, humain que financier.
Quelle est votre formation initiale ?
§  IUT GEA
§  3éme année d’étude à Sydney en Australie
§  Msc in Management EM Lyon (diplômé 2015)
Qu’est-ce qui vous passionne ?
La voile en compétition en équipage. Je suis sportif de
haut niveau espoir de la Fédération Française de voile
depuis 2014.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai mené entre 2007 et 2014 des projets de voile
amateur puis professionnel. En 2013, par exemple j’étais
team-manage d’une équipe de voile semiprofessionnelle bénéficiant d’un budget de 250 000
euros. Puis à partir de Janvier 2015, je me suis lancé
dans l’aventure entrepreneuriale en lançant Hub-Grade.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La première version du projet n’était pas bonne, il a fallu
pivoter rapidement pour comprendre quelle évolution
permettrait d’aboutir à une offre de valeur intéressante
pour les utilisateurs. J’ai aussi quelques difficultés
juridiques liées au fait d’effectuer une activité qui touche
au secteur des professions réglementées. Le

financement du projet est aussi un sujet délicat.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
§  Etre capable de résister au roller coaster de
l’entrepreneuriat, c’est à dire l’ascenseur émotionnel
qu’entrainent les bonnes et les mauvaises nouvelles.
§  Etre inventif
§  Travailler beaucoup
§  Accepter que l’on ne contrôle pas toutes les variables
et que l’on ne peut pas dés le début avoir la réponse
à tous les problèmes.

Un coup de téléphone peut faire économiser un paquet
d’emails !

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Capital social, subvention French Tech (BPI), prêt
bancaire, prêt d’honneur.

Fondateur
Brieuc Oger

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Etre sûr que l’on est bien aligné avec les valeurs que
porte son projet.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Tomber amoureux d’un problème et pas d’une solution.
Ne rien lâcher.
Un coup de téléphone peut faire économiser un paquet
d’emails !
Ecouter beaucoup mais ne pas tout croire !
Ne pas chercher à tout rationnaliser, parfois il faut suivre
ses intuitions et ses convictions. Mais aussi accepter de
s’être trompé !
Compte Twitter :
https://twitter.com/BrieucO
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/brieuc-oger/48/827/854/en
Blog ou sites :
https://www.hub-grade.com/

#PortraitDeStartuper

130

Le premier facteur clé est l’équipe de dirigeants
(complémentarité, capacité de dialogue, vision
commune partagée en permanence).

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Hxperience numérise et transforme l'usage du
bâtiment afin de proposer de nouveaux services à leurs
gestionnaires, exploitants et résidents et améliorer ainsi
l'efficacité opérationnelle, la sécurité, le confort, la
communication et l'impact environnemental.

Co-fondateur &
CTO
Claude Favreau

Hxperience exploite les nouvelles possibilités procurées
par l’internet des objets et est d’ores et déjà un acteur de
ce changement en accompagnant les entreprises dans
cette transition.
Pourquoi ce choix de service ?
Le bâtiment à un impact profond sur notre qualité de vie
et notre environnement et les nouvelles possibilités
procurées par l’internet des objets permettent d’imaginer
des solutions innovantes.

131

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai une formation d’ingénieur Informaticien (ISEP) que
j’ai complété par une formation CES Lean Management
à Telecom ParisTech.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’ai toujours été passionné par les nouveautés
technologiques et les nouvelles opportunités de
business. J’ai eu la chance par exemple d’être au cœur
du développement de l’Internet Mobile en France. Mon
autre passion est le Lean Management qui allie la
recherche de la qualité, de l’efficacité et le respect des
personnes (quand il est appliqué par des gens qui le
connaissent réellement).

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous pensons que notre produit apporte une réelle
valeur à nos clients et nous avons pour ambition de
nous développer rapidement en France et ensuite au
niveau Européen.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai eu la chance de lancer des activités nouvelles dans
de grands groupes Alcatel, Nokia Networks dans
lesquels nous avions une très grande autonomie de
décision. Ce sont ces expériences qui m’ont donné
envie de lancer une start-up avec des anciens collègues
de Nokia.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Associer la liberté
de l’entrepreneur
(imagination,
rapidité d’action) et la rigueur de l’exécution acquise par
de nombreuses années d’expérience dans de grands
groupes.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés on en trouve tous les jours, que ce soit
son positionnement vis-à-vis de la concurrence, les
moyens financiers pour démarrer… Il ne faut jamais se
décourager !

#PortraitDeStartuper

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Nous n’en sommes encore qu’au début de l’aventure, la
société a été créée en Décembre 2014, mais le premier
facteur clé est l’équipe de dirigeants (complémentarité,
capacité de dialogue, vision commune partagée en
permanence).
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Dans un premier temps il y a eu l’apport des associés,
puis nous avons eu une première subvention de BPI
dans le cadre de l’incubation chez Paris&Co qui nous a
sélectionné l’année dernière. Nous réfléchissons
maintenant à une première levée de fond en 2016 et
nous pensons que notre sélection par Orange Fab Lab
pour la saison 4 sera un accélérateur.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le
à surveiller en priorité lorsqu’on
l’aventure startup ?
Que tous les associés ait la même
même si le projet lui-même peut (et
cours des mois.

point d’attention
se lance dans
envie de réussir
va) changer au

Le premier facteur clé est l’équipe de dirigeants
(complémentarité, capacité de dialogue, vision
commune partagée en permanence).

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
S’assurer qu’il a un peu de temps pour le faire et pas
d’incompréhension avec sa famille sur le projet (être
entrepreneur et salarié c’est très différent !).
Compte Twitter :
https://twitter.com/CLFavreau

Co-fondateur &
CTO
Claude Favreau

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/claude-favreau/3/213/920
Blog ou sites :
www.hxperience.com

#PortraitDeStartuper

132

Savoir se relever après des échecs et toujours aller de
l’avant.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Notre société a pour vocation d’innover dans le secteur
de l’assurance et d’adapter l’assurance à l’économie
collaborative.
Ouvert à tous depuis le 21 février 2015, le site Inspeer
permet de mutualiser ses franchises d’assurance
dommage (automobile, habitation, moto) avec ses
proches et ce, sans changer de contrat d’assurance.

Co-fondateur &
CEO
Louis de Broglie

Pourquoi ce choix de service ?
Avant mon MBA, j’avais une expérience de conseil en
actuariat (mathématique financière pour l’assurance).
Pendant le MBA, nous avons beaucoup étudié l’impact
de l’économie collaborative sur différents secteurs de
l’économie, par exemple le tourisme avec Airbnb, le
transport avec Blablacar, ou la banque avec Prêt
d’union.
A l’opposé, j’ai constaté qu’il n’y avait rien en assurance.
J’ai eu l’idée de notre service de mutualisation de
franchise lors d’un roadtrip avec quatre autres copains.
Nous devions choisir entre une assurance assez
abordable mais avec une franchise élevée et une
assurance qui l’était moins mais avec une franchise plus
basse. Nous sommes dit que l’idéal était de prendre
l’assurance la moins chère et que s’il nous arrivait un
problème, nous nous partagerions la franchise. D’où la
question : pourquoi ne pas se partager la franchise en
permanence afin de baisser le coût de nos contrats
d’assurance ? Inspeer est née de cette idée.

#PortraitDeStartuper

133

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est d’améliorer les produits d’assurance
en remettant, la solidarité, la confiance et la
transparence au centre du service assurantiel.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Comme un entrepreneur débutant. Il y a tellement de
choses à apprendre et de problèmes à résoudre que je
suis très très loin d’en avoir fait le tour.
Quelle est votre formation initiale ?
J’ai une formation de mathématicien. J’ai un master en
pricing de produits dérivés, un diplôme privé d’analyste
financier (le CIIA), et un MBA de l’IE Business School à
Madrid.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je dirais que je suis passionné de rien mais intéressé
par tout ! J’ai néanmoins beaucoup d’intérêt pour
l’actualité, la sociologie et la politique.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Pour être transparent, j’ai l’impression d’être devenu
entrepreneur sans le choisir. Lorsque je suis partie faire
mon MBA, je souhaitais changer mon environnement de
travail plutôt que de devenir entrepreneur. A la sortie du
MBA, j’ai rejoint une équipe qui montait un fonds de

venture capital. Cette expérience m’a plongé dans
l’univers des startups mais je ne me sentais pas les
épaules pour porter un projet. J’avais d’ailleurs déjà
l’idée d’Inspeer mais j’hésitais à la lancer.
C’est lorsque le projet de venture capital n’a pas marché
et que je me suis retrouvé sans activité que j’ai
commencé à travailler sur le sujet. Les choses sont
ensuite allées assez vite et je me suis retrouvé à plein
temps sur cette activité sans vraiment m’en rendre
compte.
Je suis entrepreneur depuis novembre 2013. Après, j’ai
des entrepreneurs dans la famille et j’avais peut être la
mentalité sans m’en rendre compte.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Notre principale difficulté vient de la perception de
l’assurance par les usagers, mais c’est aussi
certainement une opportunité. Nous proposons des
solutions très innovantes sur un secteur peu aimé. Nous
constatons que la psychologie des clients par rapport à
l’assurance n’est pas quelque chose de facile.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je dirais de savoir se relever après des échecs et
toujours aller de l’avant.

Savoir se relever après des échecs et toujours aller de
l’avant.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons fait un premier tour de table en « friends &
family » et nous sommes soutenus par les pouvoirs
publics. Nous sommes par ailleurs en train de préparer
une nouvelle levée de fonds auprès d’investisseurs
privés.

Co-fondateur &
CEO
Louis de Broglie

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Savoir que l’on se lance dans une longue aventure. Je
pense que l’on ne se représente pas suffisamment le fait
que c’est déjà plusieurs années avant même que le
service soit rentable.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De se confronter à la réalité. Le challenge d’un
entrepreneur est de susciter l’adhésion d’autres
personnes pour son produit, que ce soit des clients, des
associés ou des investisseurs.

#PortraitDeStartuper

134

Compte Twitter :
https://twitter.com/Louis_deBroglie
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/louisdebroglie/en
Blog ou sites :
https://www.inspeer.me

Je me sens définitivement entrepreneur.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Jestocke.com est une jeune startup positionnée sur le
secteur du stockage : premier service de réservation et
de location de garde meuble entre particuliers. Nous
avons récemment bouclé une levée de fonds ce qui
nous permet d’accélérer le développement et de
renforcer notre équipe.
Pourquoi ce choix de service ?
Jestocke.com est un acteur de l’économie collaborative.
Co-fondatrice & I n t e r n e t c o n j u g u é a u x p r o b l é m a t i q u e s
et économiques ont motivé un
CEO environnementales
changement de comportement des consommateurs et
Laure Courty une réflexion sur l'usage vs la propriété. A mon sens, ce
n’est pas un phénomène de mode mais une tendance
de fond qui bouleverse de plus en plus de secteurs.
6,3 milliards d’individus vivront en ville d’ici 2050, il me
semble urgent de repenser l'espace et de trouver des
solutions pour mutualiser et partager les m2.
Jestocke.com en est une.
D'abord positionnés sur le CtoC, nous avons
progressivement développé le produit pour répondre aux
besoins de stockage des entreprises : archivage,
stockage de marchandises, de matériel, d’outils…
Plus de 200 000 m3 de stockage sont déjà disponibles
partout en France que les utilisateurs (particuliers et
professionnels) peuvent réserver directement via le site.

#PortraitDeStartuper

135

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Jestocke.com est un service simple, pratique et convivial
qui offre une véritable innovation dans un secteur encore
très traditionnel : celui du déménagement et du
stockage. Mon objectif est de continuer à développer un
produit répondant aux attentes de nos utilisateurs
particuliers et professionnels. Evidemment le marché
européen est très ouvert et j’ai déjà ciblé un certain
nombre de pays dans lesquels il serait opportun de
lancer le service.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je sais simplement que je me sens définitivement
entrepreneur.
Quelle est votre formation initiale ?
J’ai une formation littéraire qui m’a amenée à travailler
pendant plus d’une dizaine d’années dans le secteur de
l’édition à Paris. J’ai toujours privilégié les petites
maisons d’édition parce que j’aime les challenges et les
perspectives d’évolution offertes par ce type structures.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Ce que je fais aujourd’hui me passionne : mettre des
idées en oeuvre, constituer une équipe, trouver des
partenaires pertinents et investis, travailler dans un
secteur en constante ébullition, construire des business
models innovants…

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je me suis lancée en 2013. L’idée de Jestocke.com a,
j'imagine, progressivement germé au fil des années. J'ai
beaucoup déménagé et toujours vécu dans de grandes
métropoles. A chaque fois, la question du garde-meuble
ou du manque de place s'est posée. Il y a sans doute eu
le déménagement "de trop". En 2012, je suis arrivée à
Bordeaux et j'ai cherché sur Internet un garde-meuble
pour entreposer des affaires. J'ai trouvé des centres de
selfstockage situés en périphérie de la ville proposant
des box de stockage à des tarifs exorbitants. Je ne
pouvais pas réserver directement en ligne et le prix des
garde-meubles n'était pas affiché sur les sites que j’ai
consultés. J’ai réfléchis à un service susceptible de faire
sauter ces barrières et je l’ai créé.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Il y en a tous les jours ! Je pense que sur un modèle de
startup avec un produit innovant, c’est assez classique
de rencontrer des difficultés parce que nous faisons
bouger les lignes. Alors je les prends une par une et
surtout je ne considère jamais qu’elles sont bloquantes.
Pour vous en citer quelque-unes : trouver un partenaire
pour développer un produit d’assurance sur mesure pour
le service, lever des fonds, recruter d’excellents
développeurs…

Je me sens définitivement entrepreneur.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il me semble que cela dépend du type d’entreprise que
l’on crée. Je connais à ce jour un modèle : celui de la
startup. Et dans ce cas, il faut être agile et déterminé,
focus sur son produit et surtout sur ses utilisateurs,
prendre le risque de tester et donc de faire des erreurs.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Co-fondatrice & Pour lancer Jestocke.com et valider le produit, j’ai fait un
bancaire et bénéficié d’un prêt du Réseau
CEO emprunt
entreprendre. Puis, j’ai levé des fonds pour pouvoir
Laure Courty développer.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Sans doute être le plus focus possible sur ce qui compte
vraiment en définissant une métrique clé pour votre
service.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si c’est une première expérience, je pense qu’il faut se
faire accompagner (incubateur, accélérateur…) et
trouver un écosystème de startups dans lequel
s’inscrire.

#PortraitDeStartuper

136

Compte Twitter :
https://twitter.com/jestocke
Compte Linkedin :
https://www.linkedin.com/pub/laure-courty/78/66/94
Blog ou sites :
https://www.jestocke.com
https://www.jestocke.com/pro
http://blog.jestocke.com

La création d’entreprise est aussi l’occasion de se
découvrir des spécificités de caractère.

Président
Fondateur
Jean Benedetti

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Jobbers est une conciergerie dématérialisée pour
entreprises et particuliers. Nous apportons trois types de
services aux personnes qui ont un emploi du temps
professionnel et personnel très chargé. D’abord nous
mettons à leur disposition un assistant personnel qui
trouve une solution à toutes les urgences domestiques
et chassent les bonnes adresses, un annuaire de 10 000
artisans référencés dans toute la France et un catalogue
de services disponibles au bureau sans frais de livraison
(pressing, lavage auto, réparation de smartphones…)
Nous sommes une jeune startup créée fin 2013 et
opérationnelle depuis 1 an. Nous avons rapidement
rencontré notre marché : les entreprises disposant d’un
réseau d’agences en France et les parcs d’activités.
Notre business modèle est innovant, nous nous sommes
inspirés fortement de l’économie collaborative pour
construire finalement assez rapidement notre annuaire
d’artisans et nous assurer une rentabilité sans prélever
de commission sur les transactions avec ces artisans.
Pourquoi ce choix de service ?
Nous pensons que bénéficier d'une conciergerie est un
avantage immense lorsqu’on a peu de temps pour sa vie
privée. La conciergerie effectue à votre place des
dizaines de tâches et lorsque c’est l’employeur qui offre
l'abonnement, c’est toute les catégories sociauxprofessionnelles qui peuvent en profiter et pas
uniquement les cadres supérieurs.
Faire une conciergerie pour toutes les catégories de
collaborateurs, en Ile de France, en Régions, nomades

#PortraitDeStartuper

137

ou sédentaires, c’est notre ambition.
Par ailleurs JOBBERS a rejoint le mouvement Bleu
Blanc Zèbres et je suis pour ma part co-fondateur de
l’association Entreprenez Votre Vie. A ce titre nous
avons pour ambition de donner du travail à des autoentrepreneurs qualifiés partout en France. Cette mission
sociale fait bien partie de la promesse originelle de
JOBBERS.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons référencer notre offre de conciergerie
auprès des grands gestionnaires de parcs d’affaires et
prendre rapidement en France une part importante du
marché de la conciergerie. Un marché en croissance qui
pèsera bientôt 100 millions d’euros.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis clairement plus conquérant que gestionnaire et
par ailleurs je crois être quelqu’un de très opiniâtre. La
création d’entreprise est aussi l’occasion de se découvrir
des spécificités de caractère (même à 44 ans :-) et je
crois que j’ai une assez bonne résistance au stress.
Quelle est votre formation initiale ?
J’ai fait une école d’ingénieur en Télécoms doublée d’un
DESS en administration des entreprises…c’était il y a 20
ans :-)
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’adore gagner des nouveaux marchés avec mon

équipe. Cette aventure m’a en outre permis de faire de
très belles rencontres, notamment le fondateur de
Yooneed, Laurent Blanchard, une entreprise très
complémentaire et qui partage les mêmes valeurs. Le
projet Bleu Blanc Zèbres porté par le romancier
Alexandre Jardin est un beau projet très humaniste et
les personnalités qui l’incarnent sont particulièrement
attachantes.
Dans la vie privée, je suis un monomaniaque de
l’aviation et dès que j’ai un week-end libre (ce qui
n’arrive pas aussi souvent qu’avant) je m’envole à bord
d’un monomoteur.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Jobbers est ma seconde expérience. A la sortie de
l’école j’avais tenté une expérience entrepreneuriale
avec un ami. Malheureusement au bout d’un an, le
service militaire m’a rattrapé et cela a porté un coup fatal
à l’entreprise.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Le problème ce n’est pas tellement quelle difficulté, mais
c’est que tout arrive en même temps !
- Convaincre des actionnaires d’investir et aussi d’être
supporter de Jobbers
- Trouver des clients entreprises
- Recruter les bonnes personnes
- Trouver son marché avec un bon produit
…pour ne citer que les plus complexes à résoudre

La création d’entreprise est aussi l’occasion de se
découvrir des spécificités de caractère.

Président
Fondateur
Jean Benedetti

138

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je vois trois facteurs de succès : la détermination, la
capacité à travailler en équipe, la capacité à beaucoup
travailler.

Compte Twitter :
https://twitter.com/jean_benedetti

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
J’ai fait deux levées de fond en equity (ie, j’ai cédé des
parts de capital), j’ai souscrit un Prêt à la Création
d’Entreprise et j’ai obtenu une bourse auprès de
BPIFRANCE.

Blog ou sites :
www.jobbers.com

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La trésorerie. Soyez plus avare qu’avare, lorsque les
temps seront durs, vous serez content d’avoir dépensé
le moins possible.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
J’aime beaucoup une citation reprise par EDF pour une
de ses campagnes publicitaires : « il faut le croire pour le
voir ».
Croyez en vous, croyez en votre projet, écoutez
raisonnablement les autres, entourez-vous d’une bonne
équipe et vous serez bluffés par ce que vous réussirez à
entreprendre !

#PortraitDeStartuper

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/jeanbenedetti

Un bon entrepreneur doit toujours prendre le temps de
rencontrer régulièrement ses clients.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
LegaLib est une plateforme de mise en relation et
d’interaction entre avocats et particuliers qui a vocation à
accompagner les personnes qui font face à un litige
judiciaire.

Co-founder &
CEO
Arthur Soria

La plateforme donne les moyens à un particulier de
mieux appréhender les enjeux juridiques auxquels il est
confronté et, si besoin, d’entrer en contact avec l’avocat
le plus approprié à sa situation.
Concrètement, LegaLib lui permet d’obtenir une
première évaluation précise et objective de son dossier
(points forts, points faibles, montant des indemnités
auxquelles il peut prétendre et opportunité d’une action
en justice). Cette analyse est réalisée par 3 avocats
spécialisés. Chacun accompagne son analyse d’un
devis personnalisé. S’il le souhaite, le particulier peut
demander à être mis en relation avec l’avocat qui l’a le
plus convaincu.
Pourquoi ce choix de service ?
Pour rendre la justice plus transparente et plus
accessible !
Depuis 10 ans, les contentieux juridiques se multiplient
et se complexifient. 4 millions de nouvelles actions en
justice ont été recensées en France en 2014.
Un contentieux juridique est une expérience angoissante
et chronophage lorsque l’on n’est pas accompagné. La

#PortraitDeStartuper

139

première fois que j’ai intégré un cabinet d’avocats, j’ai
réalisé à quel point les gens sont désemparés lorsqu’ils
font face à la justice. Souvent isolés, ils ont du mal à
appréhender les enjeux auxquels ils sont confrontés. Ils
posent toujours les trois mêmes questions : « Compte
tenu de ma situation, est-ce que j’ai des chances de
gagner en justice ? Combien est-ce que je peux espérer
gagner ? Vers quel avocat me tourner ? ».

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
LegaLib c’est avant tout ma rencontre avec un juriste,
Lucas et un informaticien, Romain. Très vite nous nous
sommes rendus compte que nous partagions tous les
trois la volonté d’entreprendre et de développer un
service qui a du sens par rapport à une situation
économique et sociale de plus en plus difficile.

C’est précisément à ces 3 questions que permet de
répondre LegaLib. Nous n’avons pas voulu créer un
simple comparateur d’avocats. Notre solution d’appel
d’offres permet à nos utilisateurs d’y voir plus clair sur
leur situation. Ils peuvent ainsi choisir leur avocat en
pleine connaissance de cause. Ce qui leur permet de
gagner pas mal de temps et d’argent.

Quelle est votre formation initiale ?
Lucas est diplômé en Droit de l’Université Paris 2
Panthéon-Assas. Ses nombreuses expériences en
cabinet d’avocat lui ont permis d’acquérir un don
particulier pour séduire les avocats.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Après nous être concentrés pendant plusieurs mois sur
les contentieux de droit du travail, nous venons de nous
étendre vers le droit de la famille, la 2ème problématique
juridique la plus préoccupante pour les français. Nous
souhaitons maintenant accélérer notre diversification
afin de pouvoir rapidement couvrir l’ensemble des
contentieux judiciaires. Par ailleurs, à moyen terme,
nous allons développer une offre corporate en parallèle
de notre activité auprès des particuliers afin d’assister
juridiquement les TPE-PME qui ne disposent pas de
responsable juridique en interne.

Romain est autodidacte : ses 10 ans d’expérience en
startups en font non seulement un directeur technique
de qualité mais surtout un associé avisé.
Pour ma part, après une double licence de Droit et
Economie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne j’ai
rejoint HEC dans le cadre d’un Double diplôme de Droit
des affaires et Management. C’est dans le cadre de mon
année de césure, soutenu par l’incubateur HEC, que je
me suis lancé dans l’aventure LegaLib.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Le challenge ! En dehors de l’aventure LegaLib je suis
un passionné d’alpinisme ; peut-être encore une façon
de vouloir toujours aller plus haut malgré les obstacles et
la difficulté.

Un bon entrepreneur doit toujours prendre le temps de
rencontrer régulièrement ses clients.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je pense que j’ai toujours été entrepreneur au fond de
moi. Après plusieurs expériences au sein de startups
dans des domaines très diversifiés comme l’audiovisuel,
les cosmétiques et le retail, j’ai finalement décidé de
faire le grand saut. Je ne regrette pas le moins du
monde !

Co-founder &
CEO
Arthur Soria

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Nous rencontrons des difficultés tous les jours. Les
imprévus peuvent être de toute nature. Entre vous et
moi c’est ce qui me fait me lever le matin !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La volonté, la passion et la capacité à apprendre de ses
erreurs.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons tout d’abord investi notre argent personnel.
Afin de pouvoir prouver l’efficacité de notre solution,
nous avons obtenu des financements auprès des
institutions publiques. Aujourd’hui nous sommes en train
de finaliser une première levée de fonds privé.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?

#PortraitDeStartuper

140

L’évolution du marché. Un bon entrepreneur doit
toujours prendre le temps de rencontrer régulièrement
ses clients.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Bien que je pense que l’entrepreneuriat ne soit pas
adapté à tout le monde, je lui dirai d’essayer, de se
lancer car c’est comme ça que l’on apprend. Au final il y
a beaucoup plus à y gagner qu’à y perdre !
Compte Twitter :
https://twitter.com/soria_arthur
Compte Linkedin :
https://www.linkedin.com/pub/arthur-soria/5b/b62/b97
Blog ou sites :
https://legalib.com/

Le plus dur reste de savoir si son idée est la bonne
malgré les résultats qui tardent à venir.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
LesBonsProfs est un service de soutien scolaire 100%
en ligne. Nous publions des centaines de rappel de
cours en vidéo pour le collège et le lycée. Ces vidéos
sont disponibles gratuitement sur le site
lesbonsprofs.com et sur notre chaîne Youtube (
https://www.youtube.com/lesbonsprofs).

CEO
Julien Tartaglia

Pour les élèves qui ont besoin d’un accompagnement
supplémentaire, nous proposons des solutions par
abonnement.
Pourquoi ce choix de service ?
Avec le numérique, nous avons la possibilité de
proposer un service de soutien scolaire de qualité à tous
et à un prix accessible. Beaucoup d’élèves n’ont pas
accès au cours particuliers en raison des coûts ou de
l’éloignement géographiques.
Le service LesBonsProfs est une vraie alternative aux
cours particuliers tout en étant plus simple, plus flexible
et moins intrusif pour l’enfant.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous travaillons pour mettre en place un service capable
d’aider tous les élèves qui ont besoin d’aide pendant
leurs devoirs ou leurs révisions. Que ce soit avec les
vidéos ou avec les services d’assistance, tous les élèves
de collège et de lycée (séries générales et
technologiques) doivent trouver un soutien avec

#PortraitDeStartuper

141

LesBonsProfs.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’aurais beaucoup de mal à dire ce que doit être un
entrepreneur. Pour ma part, j’ai pratiquement toujours
fonctionné de la façon suivante : on réfléchit, on trouve
une idée, on l’affine, on pense que c’est la meilleure idée
du monde, on la met en place, ça ne marche pas, on
comprend pourquoi, on a appris de nouvelles choses, on
réfléchit, on trouve une idée, etc.
Je suis plutôt enthousiaste, curieux et surtout jamais
découragé ni effrayé.
Quelle est votre formation initiale ?
Ecole de commerce.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis fasciné par l’histoire de l’Amérique. En
particulier, je suis émerveillé par la conquête d’un
continent alors inconnu, à une époque où tout paraissait
possible à partir du moment où on l’avait décidé malgré
les nombreux obstacles qui se dressent sur son chemin.
C’est une aventure que je retrouve en partie dans
l’entreprenariat (même si je risque moins mon scalp
aujourd’hui).
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
A ma sortie d’école, j’ai eu la chance de connaître

l’aventure de la startup grâce à un entrepreneur dans le
domaine de l’éducation et du numérique (déjà !). Nous
avons travaillé ensemble pendant 7 ans avant queje
crée LesBonsProfs. Pendant ces années, j’ai développé
une façon de penser et d’agir propre, je pense, à la
startup. A tel point que je ne sais pas si je pourrais
aujourd’hui me fondre dans l’organisation d’un grand
groupe.
Tout a commencé, il y a 10 ans au cours de ma première
expérience où même si je n’étais pas l’entrepreneur, j’ai
été confronté à la réflexion stratégique, au(x)
développement(s) du produit et au positionnement de
l’entreprise. J’ai en parallèle développé avec des amis
une startup dans le domaine de l’événementiel (que
nous avons mis en sommeil au bout de 5 ans quand
nous nous sommes aperçus que l’on ne pouvait pas
faire plusieurs choses à 100%).
L’entreprise LesBonsProfs date d’il y a maintenant plus
de 4 ans (Juin 2011).
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Le plus dur reste de savoir si son idée est la bonne
malgré les résultats qui tardent à venir. Autrement dit,
quand faut-il persévérer ? Et quand faut-il passer à autre
chose ? On passe son temps à prendre des paris.

Le plus dur reste de savoir si son idée est la bonne
malgré les résultats qui tardent à venir.

CEO
Julien Tartaglia

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
De l’enthousiasme. Votre idée est bonne, vous en êtes
persuadés, cela se voit sur votre visage et dans tout ce
que vous faites. L’enthousiasme se communique et est
nécessaire pour convaincre les sceptiques. Il faut
également beaucoup de chance : arriver au bon
moment, rencontrer les bonnes personnes, cela se joue
parfois à peu de chances. Mais bien entendu, tout ceci
se provoque.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons la chance de bénéficier d’un financement en
interne. Nous n’avons pas lancé de campagne de
financement.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Il est important de se poser la question du délai de mise
en place d’un produit ou d’une idée. Une idée, même si
elle nous parait excellente, peut ne jamais prendre. Il ne
faut donc pas y avoir passé trop de temps avant de la
lancer. Si possible, il faut commencer avec un prototype,
voire même avec une landing page qui explique le
principe et qui invite les utilisateurs intéressés à laisser
leur email pour en savoir plus. C’est déjà un premier
indicateur de la pertinence du projet.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui

#PortraitDeStartuper

142

voudrait lancer sa propre startup ?
Un conseil que je ne m’applique pas suffisamment à
moi-même : rencontrer le plus de personnes possibles.
Dans son secteur d’activités mais aussi dans d’autres,
des entrepreneurs qui ont réussi du premier coup,
d’autres qui ont eu moins de chance. Ecoutez le
maximum, il y a beaucoup d’idées et de
recommandations qui sont bonnes à prendre tout de
suite. Il ne faut pas nécessairement chercher
l’approbation sur son propre projet (c’est très difficile
pour quelqu’un qui en est extérieur de saisir la
complexité du produit ou du marché en question), mais
bien plutôt recueillir des témoignages et de l’expérience.
Et en plus, cela permet de faire grossir son carnet
d’adresses !
Compte Twitter :
https://twitter.com/julientartaglia
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/julientartaglia
Chaîne Youtube :
https://www.youtube.com/lesbonsprofs
Blog ou sites :
https://www.lesbonsprofs.com

Les entrepreneurs doivent avoir cette capacité à
prendre les coups, à tomber par terre et à sans cesse
se relever.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Lingua Custodia développe des logiciels de traduction
automatique sur mesure dans le domaine financier. La
société offre ainsi un outil d’aide à la traduction interne
pour les équipes des institutions financières qui doivent
traduire elles-mêmes des documents urgents ou des
documents trop techniques pour être traduits
efficacement en externe.

CEO
Olivier Debeugny

Lingua Custodia développe sur une base statistique un
logiciel de traduction dédié pour l’usage bien précis du
client (par exemple un logiciel à utiliser spécifiquement
pour traduire le document de référence de la société) qui
permet de réduire par trois au moins le temps passé en
traduction par des équipes internes.
Pourquoi ce choix de service ?
En 2008, pendant la crise financière, je travaillais dans
un établissement financier et j’étais en charge d’une
équipe internationale qui devait faire face aux multiples
questions de clients institutionnels très inquiets devant
l’évolution des marchés. Mon équipe devait produire
chaque jour des communications de crise en 8 langues
qui ne pouvaient pas être envoyées dans une agence
pour être traduites du fait des délais et de la technicité.
Nous devions donc gérer la traduction nous-mêmes en
plusieurs langues et, avec un collègue, nous avons
réalisé qu’il n’y avait pas d’outils d’aide à la traduction
spécialisé dans le domaine financier.
L’idée de développer une technologie dédiée
spécifiquement à la traduction de documents techniques
financiers était née.

#PortraitDeStartuper

143

La société a été créée quant à elle fin 2011.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Après plusieurs années de Recherche et
Développement, Lingua Custodia s’est lancée sur le
marché en Octobre 2014 et ambitionne de devenir le
leader mondial des technologies de traduction
automatique dédiées aux documents financiers puis plus
largement des technologies linguistiques appliquées au
domaine financier au sens large.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Les entrepreneurs doivent avoir cette capacité à prendre
les coups, à tomber par terre et à sans cesse se relever
pour entraîner leurs équipes et développer une idée qui
peut tout changer.
Quelle est votre formation initiale ?
Ecole de commerce et MBA, mon associé à un profil
similaire (et en plus il est anglais !! )
Qu’est-ce qui vous passionne ?
D’un point de vue humain : Apprendre tous les jours de
nouvelles choses, développer une équipe et des talents
pour qu’ils me challengent à leur tour et contribuent à
mon propre développement.
D’un point de vue Business : Vendre et satisfaire nos
clients.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis devenu entrepreneur progressivement en créant
la société grâce à un congé sabbatique partiel pour
création d’entreprise. J’ai gardé une activité salariée
pendant toute la période de recherche et développement
pour finir par devenir entrepreneur à temps plein en
Juillet 2014 à l’âge de 40 ans.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Quand on passe d’une fonction senior dans une grande
société à une start-up, on a tendance à tout faire de
façon beaucoup trop compliquée et il faut apprendre à
simplifier son approche et à revoir la notion d’espacetemps. Le court terme qui était auparavant 3 mois
devient trois jours. Cette phase de réapprentissage a
nécessité beaucoup d’efforts , de questionnements et de
remise en cause. L’avantage par contre de mon
background est que je suis idéalement outillé pour gérer
la croissance de la société…
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut toujours rester optimiste, veiller à son cadre
familial sans lequel rien n’est possible, s’adapter
constamment et persévérer.

Les entrepreneurs doivent avoir cette capacité à
prendre les coups, à tomber par terre et à sans cesse
se relever.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
La société a été financée en love money, en love money
extended (réseau personnel), le statut JEI, le crédit
impot recherche et une subvention de la BPI ont aussi
beaucoup aidé.

CEO
Olivier Debeugny

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Sécuriser les premiers clients, car ils valident le
business model et crédibilisent le projet.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
C’est difficile de résumer cela en quelques lignes
d’autant plus que les conseils à donner dépendent du
background de l’entrepreneur. La chose à faire est peutêtre de bien se connaître soit même pour pouvoir trouver
le/les partenaire(s) et l’ équipe qui complémentera le
profil.
Compte Twitter :
https://twitter.com/olivierdebeugny
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/olivier-debeugny/0/270/a44
Blog ou sites :
www.linguacustodia.com

#PortraitDeStartuper

144

S'entourer de personnes compétentes et
complémentaires est primordial.

Founder &
President
Cyril Marchal

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Lucky Cart est "the Promogaming® company". Nous
avons une mission simple : innover en matière de
promotions en donnant aux distributeurs et aux marques
les moyens technologiques d'optimiser leurs budgets
promotionnels - qui sont plus que conséquents – en
faisant ce que nous appelons des remises aléatoires.
Par exemple, une remise classique de 10% peut se
transformer en 1 chance sur 10 de gagner ce que vous
achetez, ou même 1 chance plus faible mais de gagner
10,000€.
Les consommateurs ont tous une perception différente
du risque et avant la création de Lucky Cart, ils n'avaient
pas le choix : les remises étaient certaines, mais pas
forcément attirantes. Le Promogaming® permet de faire
rêver les consommateurs en leur promettant une chance
- certes plus faible que 100% mais réelle et significative de gagner quelque chose qui a de la valeur à leurs yeux.
Notre métier consiste à mettre la bonne offre en face de
chaque consommateur pour maximiser son intérêt pour
la promotion et donc optimiser le ROI de celui qui la
finance, à savoir le distributeur ou la marque.
Pourquoi ce choix de service ?
C'est comme bien souvent le fruit du hasard.
Lors d'un voyage professionnel en Chine il y a quelques
années, j'ai demandé une facture au restaurant pour la
fournir à la comptabilité à mon retour, et en voyant une
petite zone à gratter dessus, je me suis demandé à quoi

#PortraitDeStartuper

145

elle servait. Les chinois qui dinaient avec moi m’ont
expliqué que pour lutter contre la fraude à la TVA,
l'administration avait décidé de mettre des tickets de
loterie dans chaque facture pour inciter les
consommateurs à les demander et ainsi contraindre les
commerçants à déclarer toute la TVA perçue.
A mon retour en France, je me suis renseigné sur le droit
et j'ai eu de la chance car un jugement au niveau de le
Cour Européenne de Justice venait de légaliser les jeux
avec obligation d'achat. Ainsi, du jour au lendemain, les
loteries promotionnelles étaient devenues légales même
si le droit national des différents pays Européens
affirmait le contraire. Il n'en fallait pas plus pour me
lancer à condition de trouver les bons associés, et là
aussi j’ai eu de la chance puisque tout s’est fait très
rapidement !
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Je n'ai pas créé Lucky Cart avec l'idée de revendre la
société pour réaliser une plus value.
Ce que j'aime avant tout, c'est construire en partant de
zéro. Tant que la société grossira, j'espère pouvoir être
là entouré des personnes qui ont construit Lucky Cart
depuis le premier jour.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je n'ai pas peur de vouloir changer l'ordre établi et je

pense avoir les qualités de mes défauts. Je suis
persévérant, créatif et ambitieux. Cela implique qu'il
m'arrive d'être parfois un peu têtu, désorganisé, mais j'ai
su m'entourer de personnes complémentaires pour faire
en sorte que le projet ne souffre pas trop de mes
défauts ! Se connaître et savoir s'entourer, c'est une
qualité essentielle pour créer une entreprise.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé de l'ESSEC où j'ai fait une majeure en
finance. Une formation qui m'est utile tous les jours dans
la mesure où elle m'a donné les bases pour être capable
de comprendre les experts que l'on recrute dans des
domaines aussi différents que le droit, le marketing, la
finance ou les mathématiques (nous faisons beaucoup
de probabilités/statistiques).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Professionnellement, j'aime jouer avec les idées et
convaincre pour faire avancer les choses.
Personnellement, j'ai une vie bien remplie aussi.

S'entourer de personnes compétentes et
complémentaires est primordial.

Founder &
President
Cyril Marchal

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
A la fin de mes études, je me dirigeais lentement mais
surement vers une salle de marché. Puis quelques mois
avant d'être diplômé, un ami m'a demandé un coup de
main pour rédiger son business plan, il voulait créer un
studio de développement de jeux sur PC. Je l'ai aidé, il a
obtenu un rendez-vous chez AXA-IM, m'a proposé d'y
aller avec lui, et je suis ressorti de cette réunion avec le
titre de président d'une société qui n'existait pas encore
mais qui venait de trouver son premier partenaire
financier. L'aventure a finalement été relativement brève
mais extrêmement enrichissante. On peut donc dire que
je suis entrepreneur depuis la fin de mes études, même
si entre temps j'ai travaillé pour de grands groupes
comme Vivendi ou Ubisoft.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
J’avoue ne pas en avoir véritablement en tête bien
qu’elles aient été nombreuses ! Je suis un éternel
optimiste donc je ne m'attarde pas dessus. Les échecs
servent à se construire et les difficultés permettent de se
remettre en question. Et chez Lucky Cart on pense qu’il
faut aussi et surtout regarder vers l'avant !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut certainement un grain de folie pour se lancer en
pensant, très fort, qu'on réussira à transformer une idée
en réalité.

#PortraitDeStartuper

146

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons crée Lucky Cart à trois et nous l'avons
financée sur nos propres fonds pendant presque un an.
Ensuite, après avoir développé une première version du
service et signé un premier client, nous avons proposé à
nos proches de participer à une augmentation de capital.
Les salariés ont aussi eu l’opportunité de prendre part
au tour de table et nous avons fait le choix de les y
inciter via un système d'abondement. Ce n'est qu'il y a
un an environ que nous avons décidé d'ouvrir le capital
à des investisseurs institutionnels : après avoir prouvé la
pertinence de notre modèle auprès d'une cinquantaine
de clients, il était temps d'accélérer.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L’humain, s'entourer de personnes compétentes et
complémentaires est primordial. Et par ailleurs, rester
concentré sur ses priorités, ne rien abandonner de sa
vision tout en étant à l'écoute des ses partenaires pour
la faire évoluer à la marge.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne pas passer trop de temps à rédiger un business plan
et ne pas avoir peur de se lancer, même si tout le monde
vous prend pour un fou. Une idée n'est ni bonne ni
mauvaise, c'est avant tout l'exécution qui compte, et la

capacité de l'entrepreneur à se remettre en question
sans pour autant perdre de vue son but.
Compte Twitter :
https://twitter.com/cyrilmarchal
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/cyril-marchal/0/32a/149
Blog ou sites :
http://www.luckycart.com/fr/

Apprendre la théorie, pourquoi pas ? Mais savoir s'en
défaire.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Le but de Mantiq est d'augmenter la productivité des
PME à l'aide d'outils numériques dédiés, afin d'extraire
la quintessence de leurs données.

Associate &
Founder
Thomas Gerbaud

Nous mettons donc à leur disposition des solutions
efficaces et innovantes : analyses statistiques, extraction
de critères décisionnels, automatisation de taches,
manipulation de grands jeux de données, jusqu'aux
problématiques BigData ...
Nos solutions sont réalisées pour chaque besoin et pour
chaque client : de cette manière, nous sommes assurés
de sélectionner la meilleure méthode pour construire
notre solution. Cette adaption est rendue possible par
nos compétences reconnues et validées en
mathématiques, algorithmie, modélisation et
développement informatique ; le logiciel libre nous
permet de trouver les outils spécialisés très rapidement :
à nous d'assembler les briques !
Formellement parlant, Mantiq est donc une entreprise de
services du numérique (ESN) spécialisée dans la
conception de solutions d'analyse de données, avec un
fort penchant pour la data, voire le BigData.
Pourquoi ce choix de service ?
Chaque associé a entre six et dix années d’expérience
en recherche scientifique : mener des analyses de
données complexes, c'est notre quotidien. Peu de
personnes ont ce profil, et encore moins décident de

#PortraitDeStartuper

147

s'adresser aux entreprises ; celles-ci ont beaucoup à
tirer de leurs données, qui sont une source d'information
primordiale (sinon la seule) pour decrire objectivement
leur situation et, partant, orienter les prises de décision
stratégiques - et les autres !

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Comme dans la vie - peut-il en être autrement ?
Volontaire et décomplexé, j'espère.

Nous nous différencions, ainsi, des multiples entreprises
proposant des tableaux de bord ou proposant des
solutions en Business Intelligence / analytics. Ce n'est
pas à l'entreprise de se plier aux contraintes des outils,
mais aux outils de s'adapter aux données : c'est la
moindre des choses !
Quand vous achetez un costume, il doit être adapté :
vous n'allez pas perdre 10 kg ou gagner 15 cm pour qu'il
vous aille. S'il ne vous sied pas, vous en prendrez un
autre, c'est simple. Nous confectionnons des costumes
sur-mesure pour les données des entreprises !
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous n'avons pas de plan pour la suite.
Notre première priorité, c'est de trouver nos clients et de
les convaincre que notre approche artisanale de la data
leur est profitable. Et, évidemment, nous permettre d'en
vivre décemment, selon nos choix personnels.
Chaque chose en son temps ... nous ne faisons pas de
plans sur la comète, c'est contre-productif et nous
détourne de notre but.

Et avec énergie et envie de découvrir ce monde que
nous ne connaissons, finalement, que trop
imparfaitement.

Apprendre la théorie, pourquoi pas ? Mais savoir s'en
défaire.

Quelle est votre formation initiale ?
Les deux gérants de Mantiq sont des data scientists,
issus de la recherche scientifique.

Associate &
Founder
Thomas Gerbaud

Des vrais, formés sur les problématiques extrêmement
exigeantes de la physique expérimentale et des
mathématiques pures, et qui manient la complexité
algorithmique, la programmation informatique et les
analyses poussées. Autant vous dire que si un client
veut nous faire plaisir, il lui suffit de nous présenter un
problème que nous ne savons pas résoudre.
Techniquement parlant, plus c'est compliqué, plus on
aime.
Antoine Gerbaud, 33 ans, qui est accessoirement mon
frère, est issu de l'Ecole Normale Supérieure de Cachan
('06) et a effectué une thèse de doctorat à Grenoble, en
mathématiques. Sur les graphes probabilistes, un sujet
passionnant. Il est ensuite passé dans la R&D publique
(CNRS) puis privée.
J'ai 34 ans et je suis ingénieur de l'Ecole Centrale de
Lyon ('05) et titulaire d'une thèse de doctorat en
physique, co-encadrée par la fac de Nancy et le
Commissariat à l'Energie Atomique. J'ai longtemps
travaillé sur les problématiques physiques de la fusion
nucléaire par confinement magnétique, projet tout aussi
passionnant, dont la prochaine étape majeure est ITER,
tokamak de grande taille en cours de construction en
Provence (Cadarache).

#PortraitDeStartuper

148

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Apprendre de nouvelles choses.
Se lancer des défis.
Sortir des sentiers battus.
Décloisonner.
Ça peut sembler commun, mais c'est ce qui me fait
avancer.
Sinon, très personnellement, je suis un fan de heavymetal, de pates italiennes fraiches, de Douglas Adams et
de Nietzsche.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Nous avons commencé cette année à partir d'une page
blanche.
Nous en sommes encore à nos premiers pas ... nous
n'en sommes pas encore à faire des sauts périlleux, ni à
faire croire que nous en sommes capables.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Nous n'avons pas de plan pour la suite.
Notre première priorité, c'est de trouver nos clients et de
les convaincre que notre approche artisanale de la data
leur est profitable. Et, évidemment, nous permettre d'en
vivre décemment, selon nos choix personnels.

Chaque chose en son temps ... nous ne faisons pas de
plans sur la comète, c'est contre-productif et nous
détourne de notre but.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Du haut de mes 5 mois de recul sur la question, je peux
livrer au public – attentif – ces quelques vérités, et ce
sans tressaillir un seul instant.
- de l'envie, en premier lieu.
- sortir du cocon, dans mon cas.
- et ... accepter de ne pas avoir le choix, et se lancer.
Ce qui est valable pour un nombre considérable de
choses, finalement.

Apprendre la théorie, pourquoi pas ? Mais savoir s'en
défaire.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Auto-financement, pour l'instant.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Rester connecté au monde réel.

Associate &
Founder
Thomas Gerbaud

Dit autrement : apprendre la théorie, pourquoi pas ?
mais savoir s'en défaire.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ce que me dit souvent ma compagne, qui connait les
ficelles de l'entreprenariat : se débarrasser des
croyances limitantes. Ca fait un peu sectaire, dit comme
ca, mais c'est une réalité.
Compte Twitter :
https://twitter.com/tgerbaud
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/tgerbaud
Blog ou sites :
http://mantiq.fr

#PortraitDeStartuper

149

Il faut avoir les pieds sur terre parce que
l'entrepreneuriat est loin d'être un long fleuve
tranquille.

Co-fondatrice
Jennifer Emery

Co-fondateur
Gilles Marec

Comment décririez-vous votre entreprise ?
monkeyevent est un service collaboratif qui facilite
l’organisation d’évènements (anniversaires, pots de
départ, EVJF/EVG…). Notre solution simple et gratuite
permet de lancer facilement ses invitations et de gérer
toutes les étapes de l’organisation (Relance et suivi des
participants, recherche de lieux, gestion d’une
cagnotte…).

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
JE : Question difficile. Je dirais très simplement que je
suis une entrepreneuse heureuse. Je suis contente de
me lever le matin pour échanger avec l’équipe, de
décider des orientations qu’on souhaite donner et des
actions qu’on veut mettre en place et surtout, quel
bonheur d’être libre de ses choix !

Pourquoi ce choix de service ?
Jennifer Emery (JE) : Comme souvent, l’idée est née
d’un besoin personnel. Avec Sandy nous avions
l’habitude d’organiser les afterworks et les anniversaires
de nos petits collègues dans notre ancienne société.
Alors même que nous avions les personnes sous la
main, on se perdait dans les nombreux échanges d’emails, les tableaux Excel et les Doodle, pour savoir ceux
qui seraient présents ou qui avaient mis de l’argent dans
la cagnotte…

Gilles Marec (GM) : Je me vois comme un cocktail : une
dose corsée de technique, une belle dose d'amitiés, du
rhum et un zeste d'administratif :)

Nous souhaitions donc créer une seule et même
application regroupant tous les outils nécessaires à
l’organisation d’un évènement de A à Z avec deux
objectifs : Faire gagner du temps et offrir une expérience
utilisateurs simple et conviviale.

Co-fondatrice
Sandy Blanchet

150

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Que monkeyevent devienne un réflexe pour toutes les
personnes qui veulent organiser un évènement.

#PortraitDeStartuper

Sandy Blanchet (SB) : Je dirais que je suis du genre
“no pain no gain” :) Une hyper investie qui a du mal à
délimiter vie perso et vie pro. C'est tellement galvanisant
de travailler pour soi, avec une équipe qui partage la
même vision de l'entrepreneuriat.
Quelle est votre formation initiale ?
JE : J’ai un parcours scolaire assez linéaire & littéraire.
Je me suis très rapidement spécialisée en
communication avec l’obtention d’un Master
Communication & Création Numérique. Je travaille
depuis maintenant 5 ans et j’ai touché du doigt les
secteurs de l’énergie, de l’évènementiel, de
l’informatique et maintenant de l’entreprenariat :)
GM : J'ai suivi une formation universitaire en physique/
chimie puis une école d'ingénieur en génie chimique, un
parcours qui me prédestinait à faire une carrière en

pétrochimie. Mais j'étais déjà, à l'époque des
balbutiements d'internet, passionné d'informatique et de
nouvelles technologies. J'ai donc passé mes 15
premières années à travailler dans le monde de
l'hébergement de sites web et des datacenters.
SB : De formation scientifique, je suis titulaire d’un DUT
Services et Réseaux de Communication et d’un diplôme
d’ingénieur Multimédia (Image, Multimédia, Audiovisuel
et Communication). Je travaille depuis 6 ans dans le
domaine du digital, tour à tour chef de projet web,
consultante puis responsable digital. Cette polyvalence
acquise au fil des années est aujourd'hui un atout
majeur dans cette nouvelle aventure.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
JE : L’idée de [peut-être] contribuer à quelque chose qui
pourrait simplement faciliter le quotidien de nombreuses
personnes.
GM : Vivre une superbe expérience humaine, mettre au
point une appli qui sera utilisée par le plus grand
nombre, et relever chaque jour de nouveaux défis.
SB : Partir de rien et créer un tout.

Il faut avoir les pieds sur terre parce que
l'entrepreneuriat est loin d'être un long fleuve
tranquille.

Co-fondatrice
Jennifer Emery

Co-fondateur
Gilles Marec

Co-fondatrice
Sandy Blanchet

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
JE : Je n’avais jamais envisagé/imaginé être créatrice
d’entreprise un jour. C’est plutôt le hasard des
rencontres humaines - en l'occurrence celle avec Gilles
& Sandy, mes anciens collègues de travail, aujourd’hui
associés et amis - ainsi que l’envie profonde de me
séparer de mon employeur à ce moment précis, qui a
fini de me convaincre que c’était une belle opportunité.
Nous avons officiellement démarré l’aventure ensemble
début janvier 2015.
GM : Second semestre 2014, le projet monkeyevent
était en train de grandir, mais je n'avais pas la patience
d'attendre que tous les membres se libèrent et de rester
à mon poste. J'ai donc commencé en août 2014 avec
une société de conseil en informatique, après une
énorme déception en tant que salarié. En janvier 2015,
ils étaient enfin tous libres. On a très vite obtenu des
locaux, l'aventure pouvait enfin commencer.
SB : Avant même d'entrer dans la vie active je
souhaitais monter ma société. Par manque de
confiance, d'expérience et surtout parce que je n'avais
pas encore rencontré mes futurs associés, j'ai n'ai pas
osé me lancer. Quand toutes les conditions furent
réunies, je n'ai pas hésité une seconde. Et me voilà,
depuis janvier 2015, embarquée dans cette nouvelle
aventure !
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette

#PortraitDeStartuper

151

aventure ?
JE : Je pense que l'entrepreneuriat est une succession
de difficultés entrecoupée de moments de joie. La
difficulté que nous avons rencontrée dernièrement a été
la séparation avec notre associé & développeur. Dans
une phase de lancement, chaque minute est comptée et
le temps perdu ne se rattrappe jamais. Néanmoins, nous
avons su rebondir et c’est l’essentiel !
GM : La première difficulté que j'ai rencontré, c'est
l'administration. J'ai parfois vraiment l'impression de faire
un parcours du combattant, entre la CCI, le greffe, les
impôts, l'URSSAF et Pôle emploi. Même si on se fait
aider par des avocats et des comptables, on aimerait les
rencontrer tous autour d'une table et les voir chacun
tenir un discours différent. Disons que cette difficulté on
s'y attend vraiment, la deuxième, je ne l'avais pas
prévue, c'est l'humain. Quand on démarre, tout le monde
est beau, tout le monde est d'accord, puis les visions
changent pour certains, les incompréhensions
s'installent et en quelques mois on se sépare d'un
associé.
SB : Faire le grand saut est stimulant mais également
terriblement stressant. Je ne compte pas le nombre de
questions que je me suis posé (et que je me pose
encore). Je dirais donc que la plus grande difficulté est
celle d'être constamment tiraillé entre doutes / prises de
décision / convictions.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès

pour réussir dans l’entreprenariat ?
JE : La persévérance, l’écoute et l’audace sont pour moi
les trois qualités humaines indispensables pour réussir.
La persévérance, parce que les moments de doutes
sont permanents et on a parfois envie de baisser les
bras. L’écoute, pour être toujours en phase avec ce que
veut vraiment le marché. Enfin, l’audace parce qu’on a
cette chance immense d’être libre de pouvoir oser. C’est
quand même génial… ! :)
GM : Il faut avoir une bonne équipe soudée, avoir
préparé son budget personnel, savoir combien de temps
on peut tenir sans revenus, être persévérant, ne pas
compter ses heures, être fou et enfin être à l'écoute des
ses utilisateurs et des ses clients avant de lancer
quoique ce soit.
SB : Je pense qu'il faut un savoureux mélange de
beaucoup d'éléments. Incontestablement, il faut être
rêveur, être persuadé que tout est toujours possible si
l'on s'en donne les moyens. Paradoxalement, il faut
avoir les pieds sur terre parce que l'entrepreneuriat est
loin d'être un long fleuve tranquille... Mais surtout, il faut
être bien entouré.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Pour le moment, nous sommes financés par nos propres
moyens.

Il faut avoir les pieds sur terre parce que
l'entrepreneuriat est loin d'être un long fleuve
tranquille.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
JE : L’équipe. Avant de bâtir quoi que ce soit, il faut
d’abord s’assurer d’avoir de solides fondations.

Co-fondatrice
Jennifer Emery

Co-fondateur
Gilles Marec

GM : Une bonne équipe solide, les bonnes idées tout le
monde en a.
SB : Ne pas faire un produit que pour se faire plaisir.
Savoir être à l'écoute de ses utilisateurs.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
JE : D’oser ! Mais sans foncer tête baissée en oubliant
d’assurer ses arrières. Suite à une rupture
conventionnelle, j’ai pu bénéficier des indémnités
chômage : une belle opportunité de tenter l’aventure
entrepreneuriale avec un filet de sécurité.
GM : Préparez votre budget perso, entourez vous dès le
début, d'utilisateurs, de mentors, ne démarrez pas seul,
même si vous pensez avoir la meilleure idée du monde.
SB : Rêvez, osez et persévérez. Quoiqu'il en soit, cette
aventure sera forcément une expérience enrichissante !

Co-fondatrice
Sandy Blanchet

#PortraitDeStartuper

152

Compte Twitter :
https://twitter.com/Jenny_Jane89
https://twitter.com/gmarec
https://twitter.com/SandyBlanchet
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jennifer-emery/60/3ba/444
https://fr.linkedin.com/pub/gilles-marec/58/925/108/en
https://fr.linkedin.com/pub/sandy-blanchet/30/736/508
Blog ou sites :
https://www.monkeyevent.com
https://www.monkeyevent.com/blog/

J’ai le sentiment d’avoir été entrepreneur toute ma vie !

CEO
Jérémy Lamri

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Monkey tie est le premier site de recrutement affinitaire
qui prend en compte la culture d’entreprise et la
personnalité, en plus du CV. Parce que les compétences
ne suffisent pas à la réussite d’un recrutement. La
personnalité et les attentes des collaborateurs sont plus
que jamais au centre des enjeux. Avec beaucoup de bon
sens et une volonté de rétablir une certaine égalité des
chances face à l’emploi, Monkey tie remet le candidat au
cœur du processus de recrutement.
Pourquoi ce choix de service ?
J’ai toujours aimé être au contact des gens, pour
apprendre d’eux et partager avec eux. Lorsque j’ai quitté
le monde du BTP pour rejoindre celui de la haute
finance, j’ai compris à quel point il était important pour
moi que mon travail inclut mes moteurs de motivation.
J’ai fini par démissionner, pour rechercher un emploi et
une entreprise qui me correspondraient.
Au cours de mes recherches, je me suis rapidement
rendu compte que les sites d’emploi ne me donnaient
pas la liberté de préciser mes attentes ni ce qui me
caractérisait vraiment.
Sur Internet, on peut choisir beaucoup de choses : le
numéro de son siège de train, la couleur des yeux de
son prochain conjoint sur les sites de rencontre, etc.
Mais en matière d’emploi, identifier et comparer des
emplois ou des entreprises n’est pas possible.

#PortraitDeStartuper

153

Je me suis donc dit que j’allais construire un outil, à
usage personnel, qui me permettrait de trouver les
entreprises qui me correspondent.
J’ai rencontré des DRH pour voir comment je pouvais
construire mon outil. Et les personnes sollicitées ont été
intéressées par cette idée. Elles m’ont poussé à la
développer pour pouvoir l’utiliser elles aussi dans la
recherche de leurs futurs employés, pour qu’ils leur
correspondent. Le besoin existait donc des deux côtés.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L’ambition pour Monkey tie est grande, à la hauteur de la
mission : démocratiser les ressources d’accès à
l’emploi : outils de développement personnel et
professionnel, coaching, offres d’emploi. Nous avons
déjà commencé à faire bouger le processus de
recrutement en proposant un recrutement affinitaire. Il
ne faut donc pas s’arrêter en chemin et continuer de
vouloir modifier la gestion actuelle des talents en termes
de formation et de développement de carrière.
Nous souhaitons faire de Monkey tie un réflexe
professionnel chaque fois que vous vous poserez une
question sur l’évolution de votre carrière. Et devenir ainsi
le leader du développement professionnel en ligne. Et
dire que tout cela a commencé par la simple prise en
compte des attentes de chacun !
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?

Je suis avant tout un passionné. Les codes et les modes
ne m’intéressent pas. J’agis en fonction de ce que je
crois être juste et pertinent. Pour moi, l’entrepreneur
n’est pas celui qui essaie, mais celui qui n’hésite pas à
se relever et recommencer lorsqu’il trébuche, car se
lancer demande le courage d’un jour, alors que réussir
requiert une résilience sans faille.
Quelle est votre formation initiale ?
Après mon baccalauréat, je n’avais que 16 ans et je
n’approuvais pas le système français. Je suis donc parti
faire mes études en Angleterre, où je suis devenu
ingénieur en physique appliquée. J’ai ensuite obtenu
trois Master, à Canberra, à Dijon et à HEC, dans des
domaines allant de la communication au management
stratégique, en passant par le développement durable.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Cela peut paraitre singulier, mais je suis passionné par
les gens passionnés. Mark Twain disait d’eux (texte
résumé) : « Ils ne s’adaptent pas aux règles. Vous
pouvez les encenser, les contredire, les citer, ne pas les
croire, les glorifier ou les endiabler. Mais à peu près la
seule chose que vous ne pouvez faire est de les ignorer.
Parce qu’ils changent les choses. Ils poussent la race
humaine en avant. Certains les voient comme des fous,
certains les voient comme des génies. Parce que les
gens qui sont suffisamment fous pour croire qu’ils
peuvent changer le monde, sont ceux qui le font. »

J’ai le sentiment d’avoir été entrepreneur toute ma vie !

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur “labellisé” depuis plus de trois ans
maintenant, lorsque j’ai décidé avec mon associé de
créer Monkey tie. D’un côté, je n’ai réalisé que très tard
que je portais cette étiquette, à laquelle je n’étais pas
sensible. D’un autre côté, avec le recul, j’ai le sentiment
d’avoir été entrepreneur toute ma vie !

CEO
Jérémy Lamri

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Déceptions, défaites, coups de stress, coups bas,
déceptions, fins de mois difficiles, disputes, nuits
blanches, incertitudes, déceptions, doutes, méfiance,
déceptions… C’est incroyable comme la vie
d’entrepreneur peut être riche d’un vocabulaire si avare
en réjouissances ! Heureusement, les bons moments
compensent très largement tous ces petits
désagréments...
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Tout dépend de l’échelle : si on parle d’un projet, ou d’un
entrepreneur. Pour qu’un entrepreneur réussisse, la
seule qualité dont il a besoin est la résilience. Si vous
vous relevez systématiquement, vous finirez par réussir,
c’est statistique. Pour qu’un projet réussisse, il faut les
bonnes personnes adressant le bon produit au bon
moment. Ou alors suffisamment d’argent pour que ces
trois conditions finissent par être réunies :).

#PortraitDeStartuper

154

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons lancé la société avec 40 000 € de fonds
propres, puis sommes allés solliciter des investisseurs à
deux reprises depuis.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L’écoute. Un entrepreneur est un passionné avec une
vision du monde qui lui est propre. Mais il N’EST PAS
son client ou son utilisateur. Lorsqu’on lance un produit
ou un service en tant que startup, la majorité des choix
provient d’intuitions, vaguement objectivées par des
pseudo-études de marché remplies par nos proches. Au
fur et à mesure du développement de l’entreprise,
l’écoute devient clé pour acquérir des données
objectives permettant de définir ce que veut réellement
l’utilisateur.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Entre le moment où j’ai eu l’idée et aujourd’hui, j’ai eu
envie d’arrêter au moins 40 fois. La plupart du temps,
c’était grandement dû au “pragmatisme” des gens autour
de moi : “c’est un peu risqué non ? Il y a peu de chances
que ça réussisse…”. Mais quelques personnes très
proches, me connaissant suffisamment, m’ont fait
rebondir grâce à cette simple phrase : “Tu ne peux pas
savoir si ton idée est bonne ou pas tant que tu n’as pas
tout essayé. Edison a trouvé 10 000 manières de ne pas

faire une ampoule après tout !” Donc le conseil que je
donnerais est d’aller jusqu’au bout de son idée, et
toujours se relever.
Compte Twitter :
https://twitter.com/JeremyLamri
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/jeremylamri
Blog ou sites :
https://www.monkey-tie.com

S’assurer de l’existence réelle d’une demande sur le
marché visé. Sans cela tout le reste ne tient pas...

Comment décririez-vous votre entreprise ?
My Fine Art est une plateforme innovante sur le marché
de l’art. Ce secteur en croissance continue, considérable
par son importance économique (plus de 200 milliards
d’euros annuels de transactions) s’avère relativement
mal connu Depuis quelques années, les levées de fonds
se multiplient notamment à Londres et New-York sur des
modèles de plateformes digitales transactionnelles et de
sites spécialisés.

CEO
Anne-Constance Launay

My Fine art adopte une autre approche : notre ambition
est de favoriser la rencontre entre les passionnés d’art,
ainsi que les amateurs, les curieux, très nombreux, les
collectionneurs et leurs œuvres. C’est un monde
extraordinairement varié : paradoxalement, il est difficile
d’y avoir accès, même sous forme digital.
My Fine Art va faire vivre le marché de l’art en utilisant la
puissance du numérique d’une manière inédite. Pour les
collectionneurs par exemple, My Fine Art permettra
d’accéder à un réseau mondial de d’autres
collectionneurs intéressés par les mêmes sujets, et ainsi
de faire connaître leur trésor. Pour des experts ou pour
des étudiants, My Fine Art sera un outil de travail et de
découverte. Les plateformes actuelles ont chacune leur
place mais sont loin de répondre à tous les besoins.
Au contact de collectionneurs, d’artistes et de galeristes,
j’ai pu mieux identifier comment My Fine Art répondra à
leurs attentes et constituera une aide précieuse non
seulement pour travailler mais aussi pour le plaisir des

#PortraitDeStartuper

155

yeux et la joie de l’esprit.
Pourquoi ce choix de service ?
Ce marché est en croissance forte et en phase de
mutation sous l’effet de la transformation digitale ; il offre
donc des opportunités entrepreneuriales
exceptionnelles. D’autre part, passionnée moi même par
ces sujets j’ai voulu m’y investir et apporter une réelle
plus value aux acteurs en profitant des possibilités
offertes par les développements technologiques.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons l’ambition de faire de My Fine Art un leader
global sur le marché de l’art en particulier pour les
collections privées et la mise en relation entre les
différents acteurs. Le modèle d’usage -le modèle précis sera dévoilé au moment du lancement au premier
trimestre 2016. My Fine Art donnera accès à plus de
100 000 œuvres dans le monde ainsi qu’à des dizaines
de milliers d’acteurs dans différentes régions. Conçu
depuis la France et le Luxembourg, My Fine Art intègre
dès le départ une ambition mondiale ; la conception de
la plateforme, des bases de données, du marketing sont
pensées en ce sens.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Pragmatique et réaliste, j’aime cependant fixer des
objectifs ambitieux. Pour les atteindre je procède avec
méthode et j’apprécie de m’entourer de talents divers

pour développer le projet. Je suis par ailleurs un
entrepreneur exigeant avec mes collaborateurs et les
partenaires. Mais j’ai pu observer qu’une exigence
élevée, à condition de s’accompagner d’une vision claire
et d’un minimum de diplomatie, est très appréciée.
Quelle est votre formation initiale ?
Après une formation classique par les classes
préparatoires littéraires (Hypokhâgne et Khâgne), j’ai
choisi de poursuivre en double cursus Géographie et
Histoire à la Sorbonne (Université Paris 1 PanthéonSorbonne). Ces deux disciplines, particulièrement
concernant l’art, se complètent naturellement et j’ai été
heureuse de les mener de front.
En Géographie, je me suis spécialisée sur les stratégies
de localisation tant des galeries d’art que des espaces
de stockage des œuvres et sur la logistique des œuvres.
A l’issue de mon Master, j’ai travaillé dans le secteur de
l’art en Suisse, puis j’ai décidé de me lancer dans
l’aventure entrepreneuriale.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je fais partie des entrepreneurs passionnés non
seulement par leur entreprise mais par le sujet sur lequel
ils interviennent. Apporter ma contribution au
développement de l’art, le rendre accessible sont des
ambitions clés pour moi.

S’assurer de l’existence réelle d’une demande sur le
marché visé. Sans cela tout le reste ne tient pas...

CEO
Anne-Constance Launay

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Dans ma réflexion initiale, j’ai eu la chance de
rencontrer, Antoine Duboscq, le fondateur du start-up
studio AD&P Ventures ; nous avons travaillé ensemble
sur le concept et le modèle économique, et décidé de
nous associer en réunissant nos forces, l’expérience, les
talents du studio ainsi que mon expérience du secteur et
mon énergie. Nous avons rapidement mis au point un
projet d’entreprise complet, validé les concepts et la
demande auprès de futurs clients, partenaires et
utilisateurs, trouvé nos premiers partenaires financiers et
créé l’entreprise. Le développement de la plateforme est
en cours ainsi que la préparation des plans d’action
marketing afin de viser un lancement au 1er trimestre
2016.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés par lesquelles nous sommes passées
sont, je le crois assez communes : il a fallu d’abord
trouver le bon concept avec un modèle économique
cohérent et se confronter à l’incrédulité parfois des
acteurs établis ; trouver les bons talents pour la
conception de la plateforme digitale alliant à la fois
capacité de design et qualité d’exécution technique ;
convaincre les premiers partenaires financiers (parfois
plus facile en dehors de nos frontières...). Je dois dire
que le fait de travailler avec le studio AD&P Ventures
m’a permis de beaucoup accélérer ces étapes.

#PortraitDeStartuper

156

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je pense qu’il est important de partir sur un sujet que
l’on maitrise au moins en partie, d’être conscient de ses
limites et de très vite s’entourer avec des compétences
et expertises complémentaires des siennes, de garder
toujours les pieds sur terre – sans perdre ses ambitions,
d’avancer pas à pas, d’être capable de se remettre en
cause en fonction du marché et des difficultés
rencontrées en cours de route et d’insuffler une énergie
positive autour de soi. En donnant, on reçoit beaucoup.

comme ça », ou les « c’est pas comme ça que ça
fonctionne le secteur »...Sachez discerner les vraies
objections formulées par des personnes informées, de
bons sens et bienveillantes !

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
La 1ere étape de financement a été réalisée avec le
soutien des Friends and Family, nous préparons en
parallèle le premier tour de table (1 million d’euros),
réservé à des Business Angels et Family Offices
internationaux.

Blog ou sites :
http://www.myfineart-exhibition.com

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
S’assurer de l’existence réelle d’une demande sur le
marché visé. Sans cela tout le reste ne tient pas...
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Outre le point précédent, essentiel, entourez vous
solidement et ne vous laissez pas déstabiliser par les
« vous n’y arriverez jamais », les « ça a toujours été

Compte Twitter :
https://twitter.com/ac_launay
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/anne-constance-launay/55/7b/
a33

Travailler la cohérence entre son projet et soi. C’est la
base !

Comment décririez-vous votre entreprise ?
MyAnnona est la première plateforme de finance
participative (crowdfunding et crowdlending) dédiée à
l’entreprenariat féminin.
MyAnnona, c'est la puissance du crowdfunding et
l'expertise des réseaux féminins et de l'entreprenariat,
enfin associés pour permettre à vos adhérentes de créer
ou développer leur activité !

Présidente
fondatrice
Beryl Bes

Les porteuses (et porteurs*) de projet bénéficient avec
MyAnnona d’un espace ergonomique et professionnel et
d’un réseau de compétences adapté pour faire connaitre
au plus grand nombre leur projet d'entreprise et trouver
les financements nécessaires.
* les hommes pourront déposer leur projet dans la
mesure où il est aussi cofondé par une femme.
Pourquoi ce choix de service ?
Cette idée est venue d’une porteuse de projet que
j’accompagne dans sa création d’entreprise.
Elle m’a demandé de l’accompagner dans sa campagne
et je n’arrivais pas en mai 2014 à trouver une plateforme
qui correspondait à mes attentes, j’ai donc eu l’idée de la
créer.
Au-delà de l’outil de financement (précommande et prêt
affinitaire) qu’est la plateforme, MyAnnona apporte des
spécificités liées à l’entreprenariat féminin :
§  un accompagnement centré sur l'humain, avec des

#PortraitDeStartuper

157

expert(e)s en matière d'entrepreneuriat féminin et de
son financement.
§  une équipe de spécialistes en communication dans le
domaine du digital et notamment le crowdfunding.
§  un travail et un maillage avec les réseaux
d'accompagnement notamment féminins sur tout le
territoire français.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Devenir une référence mondiale du crowdfunding pour
les femmes qui entreprennent.
A moyen terme,
levée de fonds.

l’objectif est de réussir une première

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis rigoureuse, curieuse, ouverte. Je dois lutter tous
les jours contre le syndrome de la perfection. « Done is
better than perfect » de Sheryl Sandberg est devenue
ma phrase fétiche.
Quelle est votre formation initiale ?
Bac + 5 Skema Business School.
Et surtout maintenant 15 ans d’expériences dans la
banque et l’assurance.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les autres, le progrès, l’apprentissage permanent, les
liens tissés tous les jours grâce aux rencontres.

Les grands espaces : le ski alpin, la voile.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneuse depuis toujours, car ne sommesnous pas entrepreneures de nos vies…
Au départ, j’ai eu un parcours très classique. J’ai été une
bonne élève, une bonne étudiante, une bonne
banquière,…
Beaucoup d’événements allaient à l’encontre de mes
valeurs, mais je restais… Fin de l’année 2008, je passe
le pas et décide de démissionner de mon poste de
chargée d’affaires entreprise. Je m’installe à mon
compte en tant que courtier crédit et assurances.
Naturellement, je me dirige vers des réseaux pour
développer mon entreprise. Dans les réseaux mixtes, je
me retrouve encore en décalage.
Je m’oriente alors vers des réseaux féminins et là c’est
une révélation. Les blocages que j’ai rencontrés dans
ma vie professionnelle et que je pensais être liés à mon
caractère, sont finalement partagés par de nombreuses
femmes.

Travailler la cohérence entre son projet et soi. C’est la
base !

Avec Corinne Kurek, mon associée
commence une vraie appétence.
documentons sur le sujet, animons des
organisons des conférences sur la valeur
mixité, sur l’équilibre de nos vies.

158

aujourd’hui,
Nous nous
associations,
ajoutée de la

Ma vie a pris du sens.

Présidente
fondatrice
Beryl Bes

Je veux aider les femmes à développer leur potentiel
économique. MyAnnona s’inscrit dans cette histoire, son
avenir est scellé à celui des femmes entrepreneures.
Plus MyAnnona se développera, plus de femmes
trouveront leur juste place dans l’économie.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La difficulté majeure rencontrée à ce jour est la
rentabilité immédiate de notre nouvelle aventure
entrepreneuriale.
Nous avons reçu plus de 120 projets à fin septembre
mais nous en avons mis en ligne 10 pour l’instant. Il
nous faut trouver des projets ambitieux et structurés
pour porter la plateforme tout en accueillant également
des projets plus réduits. Car pour chaque femme, c’est
le projet d’une vie !
Je profite de cette interview pour faire un appel à
projets !

#PortraitDeStartuper

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Après plus de 10 ans en contact avec des
entrepreneurs, la clé du succès est dans la cohérence
entre l’équipe managériale et le projet.
Evidemment les qualités de cette équipe sont
primordiales : elle doit être agile, compétente, experte.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Etant donné notre modèle économique en cours de
construction, nous avons démarré grâce à un apport
personnel des associés. Nous bénéficions également
d’une subvention de la BPI, dans le cadre de la Bourse
French Tech.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Je suis fan des principes de l’effectuation ! La perte
acceptable me semble le point à surveiller une fois qu’on
a un pilote dans l’avion et un patchwork fou constitué.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Mon premier conseil est de travailler la cohérence entre
son projet et soi. C’est la base !
Attention, il ne faut pas succomber au phénomène de
mode actuel qu’est l’écosystème de la startup. Tout le

monde ne peut pas et ne doit pas être entrepreneur.
Suis-je la bonne personne pour mener à bien ce projet ?
Une fois qu’on est sûr d’avoir l’envie et la capacité à
être le pilote dans l’avion, le second conseil est de bien
s’entourer. Une startup est le fruit du travail d’une
équipe. Cela n’est pas chose facile car souvent, on
complète une équipe par des compétences qu’on n’a
pas et comment pouvons-nous alors les évaluer ?
Un dernier conseil me semble être de se fixer des règles
de vie pour ne pas se faire dévorer par cette passion.
Compte Twitter :
https://twitter.com/berylbes
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/beryl-bes/15/559/966/en
Blog ou sites :
www.myannona.com

Regardez ce qui a été fait et surtout comprenez les
erreurs.

CEO
Grégory Herbé

Comment décririez-vous votre entreprise ?
MYJOBCOMPANY est le Uber du recrutement. A travers
de son moteur de recommandation, les 100 000 inscrits
(2015) partagent les missions de recrutement confiées à
MyJobCompany par les entreprises clientes et gagnent
de l'argent ou des cadeaux de partenaires.
Les candidats ainsi reçus via la plate-forme sont
contactés par un réseau de chasseurs de tête
indépendants pour entretien. Les meilleurs candidats
sont ainsi présentés aux clients et recrutés !
MyJobCompany est fier de travailler avec des sociétés
comme PwC, Tesla, John Paul, Orbium, Fiat, Rakuten
etc...
MyJobCompany est co-fondateur du Lab-RH.com,
LABORATOIRE COLLECTIF DES ACTEURS DE
L'INNOVATION RH.
Pourquoi ce choix de service ?
Le manque d'innovation dans le secteur des cabinets de
recrutement les rend dépendant au site emploi qui ne
fonctionnent plus vraiment. Un cercle vicieux que
l'entreprise paie aujourd'hui avec une faible qualité de
service. MyJobCompany réponds à ce problème en
positionnant le client (l'entreprise) au cœur de ses
préoccupations et en travaillant sur l'innovation pour
permettre de fournir de meilleurs résultats.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Que MyJobCompany devienne un réflexe.

#PortraitDeStartuper

159

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Passionné mais raisonné.
Quelle est votre formation initiale ?
ESC.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
L'innovation et le management.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J'ai créé ma première société en 2004 pendant mes
études, c'était un cabinet de recrutement de jeune
diplômés, ensuite j'ai repris la direction d'un cabinet bien
connu pour créer MyJobCompany en 2012. Je n'ai ete
salarié que pendant 18 mois en 11 ans d'expérience.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Le temps. C’est toujours trop long.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La résilience et la force physique.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Perso et BA.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Votre idée est sûrement formidable mais quelqu'un l'a
sûrement déjà eu avant vous. Regardez ce qui a été fait
et surtout comprenez les erreurs. N'hésitez pas à poser
des questions.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
§  Ne faîtes pas QUE ça : ayez une vie à côté.
§  N'écoutez pas les avis des wanna-entrepreneurs.
§  Éclatez vous sinon arrêtez.
§  Écoutez vos clients.
Compte Twitter :
https://twitter.com/gregherbe
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/gregherbe
Blog ou sites :
https://fr.myjobcompany.com/fr/

La gestion de la vie privée est le point essentiel.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
MyCookr a l’intime conviction que l’alimentation fonde la
société et peut la transformer. A l’heure de l’openeconomy, du self-employment, du besoin d’authenticité,
et de l’importance du life-style, MyCookr souhaite
incarner la place de l’alimentation entre particuliers.

Co-founder &
CEO
Guillaume Sauvage Combat

Construit sous la forme d’un réseau social où chaque
membre dispose de son profil, MyCookr permet de :
§  Créer / participer à des événements (tables d’hôtes,
ateliers de cuisine)
§  Acheter / vendre des plats et produits faits-maison
§  Formuler / exaucer des souhaits (« Je veux pour €16
une blanquette dans trois jours pour 2 personnes »)
§  Les finalités dans l’usage sont multiples : des
rencontres, des saveurs, un gain de temps pour
certains et pour d’autres le partage d’une passion, de
savoirs-faire, ou la création de micros-revenus…
Nous vivons dans notre temps, et l’expérience proposée
par MyCookr existe depuis notre ancêtre Homo Erectus :
nous utilisons simplement la technologie pour multiplier
les points de contact et connecter ce qui ne l’était pas
auparavant pour rapprocher un peu plus les individus
autour d’un point essentiel de nos vies, tant symbolique
que source de plaisirs : l’alimentation.
Pourquoi ce choix de service ?
Avant d’être une aventure culinaire née de la frustration
de jeunes étudiants ne sachant cuisiner pas grand
chose à part des pâtes, MyCookr est une aventure

#PortraitDeStartuper

160

humaine : le fruit d’une équipe de cinq aux profils et aux
personnalités complémentaires. L’idée de se lancer dans
l’aventure vient d’un besoin d’entreprendre avec sens.
MyCookr aussi est notre démonstration que le web,
contrairement aux clichés reçus, n’est pas qu’un espace
d’individualisme et d’égos. Au contraire, notre mission
est de connecter ce qui ne l’était pas avant pour utiliser
la technologie comme moyen à la rencontre et à
l’échange.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est d’incarner une nouvelle manière
d’échanger, de consommer et de cuisiner sur une
échelle internationale. Dans le milieu du web, il n’y a
généralement pas de places pour plusieurs acteurs ce
qui en fait un espace hyper-concurrentiel. Nous en
avons conscience et MyCookr doit être ou ne sera pas !
En voyage ou dans la vie de tous les jours, dans
plusieurs années, nous espérons que vous hésiterez
entre : « on se fait un resto ou un MyCookr ce soir ? J’ai
vu que Marie propose une paella façon catalane »…
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis encore au tout début de ma vie d’entrepreneur, il
me reste 99,99% à apprendre… Je me considère
comme un entrepreneur passionné et engagé qui
souhaite construire et développer des idées innovantes
ayant un impact positif sur ce qui nous entoure.

Quelle est votre formation initiale ?
A la sortie du lycée, l’idée d’entreprendre était déjà mais
il était encore tôt et j’avais besoin de me confronter à la
vie, et surtout à moi-même. J’ai effectué un an dans une
institution militaire en CPGE voie économique (Prytanée
National Militaire), avant de m’orienter vers des études
de droit international. J’y ai mis un terme avant
l’obtention de mon M2 lors de la rencontre des membres
de l’équipe MyCookr. Afin de ne pas commettre
d’erreurs, j’ai pris un an pour suivre un master de
commerce et marketing au CNAM tout en apprenant à
coder à côté, année qui nous a permise outre de
renforcer notre complémentarité de rencontrer, d’écouter
et surtout de dessiner les contours de MyCookr.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les personnes, comprendre ce qu’il y a autour de moi,
trouver des solutions.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Reste à définir ce qui fait l’entrepreneur : l’idée, la
réussite, l’équipe, la volonté ou la résilience ?
Officiellement depuis mes 24 ans, date de la signature
de mes premiers statuts mais il s’agit d’une évidence
renforcée par la chance d’entreprendre avec plus qu’une
équipe mais une famille.

La gestion de la vie privée est le point essentiel.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
L’impatience, le décalage entre la production et les
idées, la gestions des aléas et imprévus mais les
difficultés sont toujours positives qu’elles se
transforment en échecs, déceptions ou victoires.

Co-founder &
CEO
Guillaume Sauvage Combat

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La détermination pour affronter, la résilience pour
apprendre, l’abnégation pour avancer et l’imagination
pour développer.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Apports personnels. Nous n’avons pas encore eu
recours au financement externe pour lancer MyCookr.
Cependant, pour affronter la première année, et tout
simplement la vie, nous avons décidé de créer une
agence digitale www.thenovastreet.fr, qui nous permet
de strictement subvenir à nos besoin pour se concentrer
sur l’essentiel : MyCookr. Après 4 mois de calibrage de
la plateforme et l’affinement de notre message après
une multitude de tests, nous savons aujourd’hui que
pour aller plus loin, nous devons disposer de fonds. Nos
recherches sont globales, et aucune porte ne sera
fermée : notre projet à vocation à être universel à
l’image de nos recherches… Nous attachons une
grande importance au feeling, et surtout nous
recherchons des investisseurs qui maitrisent ou
disposent de connaissances sur notre écosystème.

#PortraitDeStartuper

161

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Je suis encore jeune, mais je dirais que la gestion de la
vie privée est le point essentiel. Le soutien de son
entourage est primordial. Il faut se préparer à disposer
de beaucoup moins de temps pour soi, et donc pour les
autres. La réciproque est valable : n’oubliez jamais les
gens qui comptent.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Retrousser les manches, aimer les défis, l’humilité,
apprendre sans cesse, la résilience, garder son grain de
folie et surtout trouver une équipe.
Compte Twitter :
https://twitter.com/sauvagecombat
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/guillaume-sauvage-combat/
6b/102/234/en
Blog ou sites :
www.mycookr.com
www.thenovastreet.fr

Apprendre de ses échecs, Être un battant.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Net2Shop.fr est la solution web développée pour les
commerces de proximité.

Co-founder &
CEO
Gilbert Gnana

Notre solution apporte aux commerces de proximité les
solutions pour vendre sur Internet sans les
inconvénients d’une Marketplace, et en gardant les
avantages d’un commerce de proximité. Basé sur un
concept innovant le « Web-to-Store » nous proposons
une alternative aux commerces de proximité, en les
aidants à rediriger les internautes dans leurs points de
vente grâce à notre plateforme, nos solutions sont l’Eréservation et le Click&Collect. L’adhésion et les
services sont gratuits pour les commerçants.
Pourquoi ce choix de service ?
Commerçant depuis 14 ans (8ans sous VidéoFutur et
6ans GameCash) j’ai constaté que l’activité en centreville est en baisse depuis plusieurs années.
Par ailleurs mon volume de vente sur internet est lui en
augmentation.
Il fallait donc trouver une solution, qui nous permettait,
nous commerçants, de voir internet comme un allié et
non plus comme un concurrent.
En effet l’évolution de la consommation en France et
dans le monde, ont montrée qu’Internet prenait de plus
en plus de place dans le processus d’achat des
consommateurs.

#PortraitDeStartuper

162

En association avec un ingénieur informatique nous
avons étudié, pensé, crée, une solution basé sur le
« web-to-store ». L’idée était de trouver une solution
pour diriger l’internaute dans les commerces en bas de
chez lui.
Net2Shop.fr apporte aux commerces de proximité la
solution pour vendre sur Internet. Ayant vendu pendant
plusieurs années sur les Marketplace nous nous
sommes inspiré de ces solutions en gardant les
avantages mais en écartant les inconvénients.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons démarré l’activité en juin 2014 sur une ville
pilote celle de Noisy-le-grand, notre objectif est de
développer notre concept sur l’Ile-de-France dans un
premier temps pour par la suite se développer dans
toute la France.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Autodidacte, récidiviste comme beaucoup
d’entrepreneurs, j’aime aller au bout de mes idées, sans
oublier une bonne dose de remise en question
permanente.
Quelle est votre formation initiale ?
Je n’ai aucun diplôme, je n’ai que l’expérience.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’aime quand une idée devient un projet pour ensuite
devenir réalité.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
2007 Ouverture de ma première boutique à 24ans sous
la franchise « VidéoFutur ».
2014 Co-fondateur du site Net2Shop.fr solutions
Click&Collect et E-réservation pour les commerces de
proximité.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Mise à part les démarches administratives vous voulez
dire ? Une jeune start-up aura toujours des difficultés, il
s’agit de savoir franchir les étapes une par une, sans
vouloir aller trop vite.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Apprendre de ses échecs, Être un battant.

Apprendre de ses échecs, Être un battant.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Autofinancement et Business Angels.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La communication, que ce soit avec ses associés ou
avec ses équipes.

Co-founder &
CEO
Gilbert Gnana

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui dirais de foncer ! Inutile de vivre avec des regrets,
et ne pas hésiter à demander des conseils, pour avoir
des avis différents et critiques.
Compte Twitter :
https://twitter.com/GilbertGnana
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/gilbertgnana
Blog ou sites :
http://net2shop.fr

#PortraitDeStartuper

163

Il faut oser prendre des risques, tout en ayant
conscience de ses limites bien sûr.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Neo-Robotix est une société de services qui met en
œuvre ses drones civils pour vous permettre de prendre
les meilleurs décisions au bon moment. Pour cela, nos
drones acquièrent des images qui vont subir un
traitement spécifique à votre métier, pour vous fournir
des informations à valeur ajoutée. En effet, les drones
civils, équipés de différents capteurs, sont aujourd’hui de
puissants outils pour accélérer la collecte de données.

CEO
Jean-Luc Cossi

CTO
Benoît Courty

Nous intervenons aujourd’hui de trois manières :
§  accompagner des entreprises pour mettre en place
cette chaîne d’acquisition et de traitement de
données et ainsi réussir leur transformation en
intégrant les drones civils à leur métier.
§  acquérir des photos spécifiques jusqu’à 0,5cm/pixel,
et faire le traitement spécialement pour la
cartographie et la reconstitution 3D.
§  déployer nos drones pour inspecter vos ouvrages, les
chantiers et carrières, mais aussi les monuments
historiques.

164

avoir sans arrêt l’opportunité d’innover avec les meilleurs
drones pour résoudre les problématiques de nos clients
est un plaisir quotidien. Par exemple, cartographier une
ville entière ou survoler de près les tourelles d’un
château pour acquérir des photos avec des angles bien
précis pour une reconstitution en 3D.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous voulons être la référence dans le domaine du
service avec les drones civils, asseoir un savoir faire
inégalé et de niveau mondial, mais aussi être la preuve
d’un professionnalisme qui allie sécurité et maîtrise des
différentes réglementations. Nous préparons une
nouvelle approche commerciale sur l’international dans
les semaines qui viennent.

Les technologies liées aux drones évoluent rapidement,
nous avons développé une certaine agilité pour
répondre aux nouveaux besoins qui émergent.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Jean-Luc Cossi (JLC) : Un créateur de solutions,
toujours à l’écoute de mes clients. J’ai le souci de
toujours allier les meilleurs outils, compétences et
personnalités pour apporter la meilleure réponse aux
besoins de mes futurs clients. Pour cela, je me méfie
des mes certitudes.

Pourquoi ce choix de service ?
D’abord à cause d’une passion pour la robotique et les
drones en particulier, qui a croisé de réels besoins, donc
des clients en attente. Ensuite, pour les passionnés de
technologies que nous sommes, mon associé et moi,

Quelle est votre formation initiale ?
JLC : D’abord avec un Master en informatique des
systèmes autonomes, j’ai été successivement
développeur, expert en tests de logiciels, puis chef de
projet informatique. Ensuite avec un Executive MBA de

#PortraitDeStartuper

l’Essec, j’ai continué avec une expérience de
retournement d’entreprise dans un contexte
international, pour exercer en tant que Coach Lean dans
les services et dans l’IT. Développer Neo-Robotix est
une manière pour moi de concrétiser ces expériences.
Benoît Courty (BCO) : Formation initiale IUT
d'informatique, complété par un diplôme d'ingénieur du
CNAM. J'ai travaillé dans des grands groupes
principalement sur le développement d'application web.
Au départ en tant que développeur puis comme Scrum
Master.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
JLC : La robotique, l'informatique. Par exemple, je suis
attentivement l’évolution de Curiosity sur Mars ou encore
de Philae sur la comète Tchouri. Les nouvelles
applications qui émergent avec la technologie des
« blockchain » utilisée pour le bitcoin. Mais ces
exemples sont aussi des aventures humaines au sens
d’un groupe de personnes qui réussissent ensemble. Et
cela aussi me passionne.
BCO : Passionné depuis toujours par l'aéromodélisme,
l'électronique, l'informatique et la photo, le domaine des
drones me permet de combiner toutes ces passions
pour relever les défis de nos clients avec plaisir.

Il faut oser prendre des risques, tout en ayant
conscience de ses limites bien sûr.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
JLC : J’ai une expérience de consultant indépendant
pendant 3 ans. Mais l’aventure Neo-Robotix, c’est tout
autre chose. J’ai toujours été un entrepreneur dans
l’âme :)
BCO : Entreprendre me démangeait depuis longtemps,
Neo-Robotix a été l'occasion de se lancer dans
l'aventure.

CEO
Jean-Luc Cossi

CTO
Benoît Courty

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
JLC : La réglementation : les délais sont de plus en plus
longs pour obtenir les autorisations, qui sont multiples et
nécessaires pour chaque mission. Ces délais ne sont
plus compatibles avec la réactivité que nous demandent
nos clients aujourd’hui. Nous avons donc
mécaniquement un problème de vitesse par rapport aux
besoins des clients.
BCO : Au delà de la réglementation l'aspect technique
est complexe et doit être maîtrisé par l'opérateur. Ce ne
sont pas encore des outils aussi prêts à l'emploi qu'une
pelleteuse par exemple. Il a fallu un effort de
personnalisation des appareils.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
JLC : Une équipe. Trouver rapidement un client ou un
prospect pour valider/ajuster son offre. Se caler sur des

#PortraitDeStartuper

165

cycles de développement courts, pour très fréquemment
s’assurer de l’adéquation entre le produit ou service et la
demande du marché. Ne pas hésiter à changer son offre
très vite et donc faire le deuil de son idée géniale, mais
que personne ne va acheter.
BCO : Ne pas se fermer soi-même les portes. Il faut
oser prendre des risques, tout en ayant conscience de
ses limites bien sûr, d'autant plus dans ce domaine.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
JLC : De la love money pour le moment. Nous finançons
nous mêmes.
BCO : Un appel à des fonds externes est envisagé
quand nous aurons affiné notre offre.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
JLC : Le client. Il faut tout le temps se demander si le
produit répond à son besoin, et s’assurer de le vérifier.
BCO : Exactement, il ne faut pas passer six mois à se
préparer pour un marché qui n'existe peut-être pas.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
JLC : De ne pas hésiter ! d’être réactif, de ne pas être

seul, et de se mettre réellement dans une démarche
d’apprentissage.
BCO : Il faut se lancer. La possibilité de bénéficier des
indemnités chômages en tant que créateur d'entreprise
suite à une rupture conventionnelle est une véritable
opportunité qui permet de pouvoir tenter l'aventure avec
un filet de sécurité.

Facebook :
https://www.facebook.com/tipstuff
Compte Twitter :
https://twitter.com/tipStuff
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/julie-nguyen/0/666/801
https://fr.linkedin.com/pub/yoran-brault/1/462/458/fr
Blog ou sites :
https://www.tipstuff.com

Il faut faire preuve de lucidité.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Neodemia est la première plateforme européenne de
MOOC d’entreprise. Nous accompagnons nos clients
dans la conception, la réalisation, l’animation et
l’hébergement de cours en ligne ouvert à tous. Nous
proposons donc à tous les internautes des cours gratuits
de qualité.

Co-founder &
CEO
Laurent Boinot

Pourquoi ce choix de service ?
En septembre 2011, alors que je menais une mission à
Alger, j’ai suivi le tout premier MOOC (Massive Open
Online Course) : « Introduction to Artificial Intelligence »
de l’université de Stanford.
L’explosion qui a suivi dans l’offre de cours en ligne
gratuits et ouverts à tous, m’a convaincu de rapidement
adapter le concept au monde de l’entreprise.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Je viens de vendre Neodemia au groupe Gutenberg
Technology.
Le positionnement très particulier de Neodemia sur le
recrutement et la communication via des communautés
d’apprentissage a de beaux jours devant lui.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Curieux et travailleur, comme dans la vie.

#PortraitDeStartuper

166

Quelle est votre formation initiale ?
Double cursus en école de commerce en France et en
Angleterre.
J’ai ensuite passé mon diplôme d’expertise comptable
au Royaume Uni.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Apprendre.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Il faut faire preuve de lucidité.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Éviter de se lancer sur un sujet à la mode.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai travaillé 9 ans dans le conseil à Londres, Hong Kong
et Paris avant de ressentir la vocation entrepreneuriale.
Je me suis lancé il y a deux ans.

Compte Twitter :
https://twitter.com/laurentboinot

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Un désaccord stratégique avec mon associé CTO a bien
failli tout mettre par terre !

Blog ou sites :
https://www.neodemia.com
http://blog.educpros.fr/laurent-boinot/

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Un certaine résistance au stress et un goût pour
l’incertitude.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
À la création de la société, mon associé et moi-même
avions réuni 20 000 euros. Nous avons très vite eu du
chiffre d’affaire.

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/laurent-boinot/72/995/5a3

Il faut accepter qu'un de vos collaborateurs puisse
avoir une meilleure idée que la vôtre.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous sommes un jeune start-up composée de
passionnés du web et des technologies dérivées du
monde de l'intelligence artificielle comme le machine
learning.

CEO
Sébastien Cochard

Omenabler est une solution pensée et conçue pour les
professionnels du marketing. Notre plateforme permet
de construire rapidement des sites webs ou mobiles
sans aucune connaissance technique.
Mais Omenabler est surtout une plateforme intelligente,
dans la mesure ou elle permet d'afficher dynamiquement
un contenu en fonction du profil de chaque utilisateur, de
l'endroit où il se trouve ou encore du type de machine
qu'il utilise (Smartphone, PC, Tablette).
Pourquoi ce choix de service ?
Le nombre de données sur le web est en pleine
explosion. Les données personnelles stockées sur le
web ont été multipliées par 2 en 2 ans et seront
multipliées par 50 en 2020. Le Marketing doit s'adapter à
cette nouvelle donne et se doter d'outils qui leur
permettent non seulement d'analyser leurs données en
temps réel, mais d'adapter également le contenu à
l'utilisateur en temps réel.
Le web de demain sera prédictif, au lieu de rechercher
une information ou une produit, l'information ou le
produit vous seront proposés de façon pertinente et
contextuel.

#PortraitDeStartuper

167

Comme dans la vie réelle, un client est sensible au fait
qu'on le reconnaisse lorsqu'il rentre dans un magasin, il
est également sensible au fait qu'on lui propose des
produits ou des services qui lui correspondent. C'est ce
comportement que nous essayons de reproduire afin
que les entreprises puissent demain faire de leurs clients
des inconditionnels de leur marque, aussi sur le web.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons acquis nos premiers clients aux Etats-Unis
en fin d'année dernière, dans le secteur de l'automobile
et de la grande distribution. Nous voulions tester notre
plateforme en grandeur nature avant d'effectuer son
lancement de façon plus large.
Nous lançons simultanément les opérations en France
et en Amérique du Nord au courant du mois de Juillet.
Notre objectif est de convaincre une dizaine de grands
comptes d'ici la fin de l'année, principalement des
grandes marques et des distributeurs.
En 2016 nous comptons multiplier ce nombre par 10.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je cherche en permanence de jeunes talents, en
connexion avec le monde d'aujourd'hui. Le rôle d'un
entrepreneur consiste à les faire travailler ensemble,

dans la même direction et surtout de ne jamais être
dogmatique. Il faut accepter qu'un de vos collaborateurs
puisse avoir une meilleure idée que la vôtre. Il faut
favoriser la créativité de vos collaborateurs et la
canaliser pour vous donner toutes les chances
d'atteindre vos objectifs.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis issu d'une école de commerce.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Ce que permet aujourd'hui de faire la technologie et
comment nous pouvons faire en sorte que la technologie
soit d'avantage calquée sur le comportement humain.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J'ai commencé ma carrière chez Sybase, un éditeur de
base de données. J'ai ensuite démarré les activités de
Temposoft, une solution de planification optimisée. Nous
avons démarré à 5 personnes, en partant d'une feuille
blanche, 4 ans après la société comptait plus de 150
personnes. La technologie a été revendue ensuite à
Oracle. J'ai ensuite contribué au démarrage de plusieurs
sociétés dans le monde de la technologie et de la
distribution.

Il faut accepter qu'un de vos collaborateurs puisse
avoir une meilleure idée que la vôtre.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Conserver son indépendance. Même si notre métier
implique d'avoir du cash pour se développer rapidement,
il faut absolument garder son indépendance et intégrer
des investisseurs qui savent ce que c'est
qu'entreprendre.

CEO
Sébastien Cochard

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Il faut être pugnace, la plupart des gens vous diront que
vous êtes fou, de nombreux imprévus rendrons la tâche
plus difficile que ce que vous avez imaginé. Mais au
final, vous en sortirez plus fort et plus expérimenté.
Entreprendre, c'est un peu comme avoir des enfants,
avant vous pensez qu'il y aura des bons et des mauvais
moments, après vous vous apercevez que les mauvais
moments sont pires que ce que vous avez imaginé, et
les bons moments bien meilleurs.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Autofinancement et business angels.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Si vous vous lancez dans l'aventure à plusieurs, vérifiez
bien que vous partagez la même vision à court, moyen
et long terme avec vos associés. Privilégiez également
des personnes avec lesquelles vous avez déjà travaillé

#PortraitDeStartuper

168

et que vous connaissez bien.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si vous avez vraiment envie de le faire, alors n'hésitez
pas une seconde. Il faut également bien se connaitre et
s'entourer de gens qui viendront compléter vos lacunes
ou votre inexpérience sur certains sujets.
Compte Twitter :
https://twitter.com/scoc26
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/sebastien-cochard/1/948/108
Blog ou sites :
http://www.omenabler.com

Se donner le droit à l'erreur, c'est comme cela qu'on
apprend ce qu'il faut apprendre pour réussir.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous avons deux métiers très liés: le premier est le
conseil en SEO technique. C'est à dire que nous aidons
les entreprises à se placer sur la première page de
résultats Google. Le deuxième est technologique. Nous
développons une application B2B qui permet de tirer des
insights marketing grâce à l'analyse de grands volumes
de mots clés issus des moteurs de recherche (Google).

Co-founder
Philippe Duhamel

Pourquoi ce choix de service ?
C'est un choix naturel. Nos compétences viennent du
monde du SEO. Au cours de nos missions de conseil en
SEO nous avons été amenés à manipuler et interpréter
beaucoup de données issues des moteurs de recherche.
Nous nous sommes aperçus que la masse croissante de
données et la richesse marketing qu'on pouvait en tirer
nécessitaient le développement d'une technologie. Nous
avons donc franchi le pas entre conseil et logiciel.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
La data que nous analysons est sans limite et globale.
Nous souhaitons donc devenir une référence mondiale
dans le domaine de l'analyse des mots clés, qu'ils soient
issus des moteurs comme Google ou des moteurs
internes des sites e-commerce ou qu'ils proviennent des
applications mobiles.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Personnellement, je suis un modeste entrepreneur. J'ai

#PortraitDeStartuper

169

aussi fait mes classes c'est à dire que j'ai déjà eu
l'expérience de l'échec (dépôt de bilan) et c'est quelque
chose qui aguerri et qui permet d'éviter de refaire des
erreurs. Mes associés ont eu approximativement les
même expériences que moi. Autrement, je suis un
entrepreneur heureux car je travaille avec des gens
talentueux avec qui je m'entends très bien, qui ont les
pieds sur terre et pas la grosse tête. Avec beaucoup
d'ambition cependant.
Quelle est votre formation initiale ?
J'ai un premier diplôme en marketing de l'Université de
Houston (Texas) et un MBA en finance obtenu à HEC.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
En dehors de mon travail et ma famille, les sujets liés à
la physique quantique et à l'astrophysique. Je
m'intéresse aussi beaucoup à l'aéronautique
commerciale ou les avions pour faire simple.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
A l'obtention de mon premier diplôme, j'avais déjà envie
de me lancer dans la création d'entreprise. Cependant,
comme beaucoup, je n'ai pas osé et ce frein est resté
assez longtemps. Jusqu'à connaître une période de
chômage pendant laquelle je me suis lancé dans un
premier projet. C'était en 2005. Depuis j'en suis à ma
troisième tentative.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette

aventure ?
Faire n'importe quoi. C'est à dire de mal évaluer le
marché et la demande pour le service qu'on veux lancer.
Et surtout, de marketer sont offre de manière très
conventionnelle. Or, pour faire du CA rapidement quand
on lance une boite il faut satisfaire un besoin de manière
différente et supérieure à ce qui est proposé sur le
marché. Ensuite, il faut bien choisir ses associés. On ne
le répétera jamais assez. Une boite qui décolle c'est des
associés qui s'entendent bien, voire qui s'aiment
beaucoup.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Se donner le droit à l'erreur, c'est comme cela qu'on
apprend ce qu'il faut apprendre pour réussir.
S'affranchir des grands business plans et
expérimenter, tâtonner le marché pour trouver la bonne
offre.
Générer du CA le plus tôt possible et gérer son cash au
pus près.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons commencé en autofinancent. Nous allons
aussi chercher les bonnes aides publiques. Et ensuite
nous nous préparons à lever des fonds.

Se donner le droit à l'erreur, c'est comme cela qu'on
apprend ce qu'il faut apprendre pour réussir.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Se lancer de préférence à deux ou plus. Bien choisir ses
associés et se demander, avant même de penser au
produit/offre, si c'est la bonne équipe pour l'aventure, qui
sera non sans difficultés.

Co-founder
Philippe Duhamel

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne pas attendre. La courbe d'apprentissage est assez
longue pour commencer le plus tôt possible.
Compte Twitter :
https://twitter.com/teamkadeal
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/philippeduhamel
Blog ou sites :
www.1-clic.info
www.pureside.com
www.clustaar.com

#PortraitDeStartuper

170

Beaucoup (trop) vont vous challenger même sans tout
comprendre de ce que vous changer.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
La mission de OSCARh est de proposer des solutions
ressources humaines flexibles aux entreprises PME/
ETE, afin de favoriser le retour à la croissance et
inverser la courbe de l'emploi. Elle s'appuie sur
l'économie collaborative, dans une logique économique
et sociétale.

Owner
Frédéric Watine

Sa première offre de services s'appuie sur le dispositif
légal du prêt de personnel entre entreprises.
Pourquoi ce choix de service ?
J'ai personnellement 25 ans d'expériences Ressources
Humaines en cabinet et en entreprises. J'ai toujours été
frappé par la difficulté des entreprises à équilibrer leurs
ressources avec les variations d'activités. Sachant le
poids de la masse salariale dans beaucoup
d'entreprises, il m'est apparu utile de choisir ce créneau.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Avec 3,5 demandeurs d'emplois et une croissance nulle,
toutes les énergies doivent se mobiliser. OSCARh a
vocation à de développer partout en France où il existe
des communautés d'entrepreneurs qui sont convaincus
que la collaboration les rendra plus forts. Nous
expérimentons et améliorons le dispositif sur 2015, et
préparons la généralisation pour 2016.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?

#PortraitDeStartuper

171

Bien que petit-fils, fils, frère d'une fratrie
d'entrepreneurs(euses), je ne suis pas né avec l'envie
(et les compétences) de créer une entreprise. C'est plus
la passion de l'idée et le temps que m'a laissé mon
dernier employeur pour monter mon projet qui m'ont
poussé à franchir le pas.
Quelle est votre formation initiale ?
Ecole de commerce ESLSCA en 1986. Vu que c'était en
période glaciaire précédente, pas sûr que cela ait
influencé ...
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les Ressources Humaines, et la difficulté de cette
profession à s'affranchir de ses contraintes
administratives et sociales pour se réinventer. Ce n'est
pas faute de volonté ou de talents, mais c'est un constat:
voilà une profession jugée de plus en plus indispensable
notamment à l'aube de la révolution digitale, mais qui a
de plus en plus de mal à répondre rapidement et
efficacement aux attentes de ses clients.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ? C'est tout récent.
L'idée de OSCARh date de mars 2015 et l'entreprise de
Juin 2015. Les premiers clients en septembre 2015.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Sur un plan très personnel, 25 ans d'expériences dans
des grands groupes ne m'ont pas préparé à me

retrouver seul, à penser seul à l'idée. Ce fut d'énormes
frustrations de ne pas avoir des équipes avec qui
partager, avec qui co-construire.
Concernant le processus de création/amorçage luimême, franchement rien d'insurmontable ; beaucoup de
petits cailloux dans les chaussures au quotidien, mais
cela fait aussi partie de l'aventure.
Reste enfin le réseau. Il est indispensable évidemment.
Je ne pratiquais pas moi-même cette bonne pratiques
avant dans mes anciennes responsabilités, mais tout
manager (en entreprises, institutions, associations, ...)
devrait se réserver 2x15 mn
par semaine pour
répondre/guider un entrepreneur qui l'appelle. C'est
incroyable le nombre de personnes qui ne répondent
même pas lorsqu'ils sont sollicités, et je n'ose imaginer
le nombre d'initiatives qui s'arrêtent faute de démarrer,
faute d'un premier soutien. C'est aussi incroyable de voir
combien certains contacts que vous ne connaissiez ni
d’Eve ni d'Adam vous débloquent des situations, vous
permettent de progresser, juste par passion.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
C'est un peu tôt pour répondre. Comme beaucoup, je
dirais une (bonne) idée à laquelle on croit
passionnément, un premier carnet d'adresses à l'écoute
bienveillante pour vous mettre le pied à l'étrier, et très
vite, quelques premiers collaborateurs pour enrichir /
structurer / développer le modèle.

Beaucoup (trop) vont vous challenger même sans tout
comprendre de ce que vous changer.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
En fonds propres sur 9 mois. On verra pour la suite.

Owner
Frédéric Watine

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Vérifier que vous-même êtes convaincus à 110% de
votre idée. Parce beaucoup (trop) vont vous challenger
même sans tout comprendre de ce que vous changer, et
qu'il faudra garder le cap de l'innovation ... (tout en ne
restant pas sourd aux critiques positives qui vont aider à
améliorer le concept)
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Go et go fast! Il faut avoir très vite un truc à discuter / à
montrer. Il sera temps de l'améliorer plus tard.
Compte Twitter :
https://twitter.com/FredericWatine
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/fewatine
Blog ou sites :
https://www.oscarh.com/

#PortraitDeStartuper

172

Il faut avoir une foi infinie dans son projet.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
PayCar est une solution de paiement simple et
sécurisée dédiée aux transactions de véhicules
d’occasion.

Fondateur &
Président
Vincent Marty-Lavauzelle

Derrière PayCar se cache avant tout des
consommateurs qui ont eu à acheter et vendre des
voitures d’occasion comme vous êtes en train de le faire.
Habitués à gérer des flux financiers importants, les
fondateurs ont décidé de créer PayCar pour proposer
une solution simple et sécurisée comme ils auraient
aimé la trouver lorsqu’ils ont eu à acheter et vendre leur
voiture.
Afin de vous offrir une transaction sécurisée, PayCar
s’est appuyé sur 3 partenariats majeurs avec des
acteurs de 1er plan du paiement en ligne. Ces acteurs
se sont engagés aux côtés de PayCar pour vous fournir
une offre de qualité et sécurisée.
Pourquoi ce choix de service ?
Nous avons lancé PayCar suite à notre propre
expérience. Le moyen le plus utilisé avant PayCar pour
les transactions de véhicules d'occasion était le chèque
de banque. Avec la multiplication des arnaques et des
faux, il est aujourd’hui indispensable de vérifier de
l’authenticité d’un chèque de banque donc il faut appeler
la banque pour le vérifier et donc réaliser la transaction
pendant les horaires d’ouverture des banques. Il faut
alors faire une croix sur une transaction en semaine
après 18h ou le week-end soit durant la vie courante des

#PortraitDeStartuper

173

gens.

Les nouvelles technologies.

Pour une transaction qui représente la 2ème plus
grande dépense d’un ménage, il m’a paru incroyable
qu’on en soit encore au moyen âge à devoir aller
chercher ou recevoir un bout de papier pas totalement
sécurisé et juste pas vraiment adapté pour ce type de
transaction d’où PayCar. C’est long, pénible et surtout
pas sécurisant.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
On peut quelque part dire que je suis entrepreneur
depuis un peu plus de 10 ans.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Devenir le moyen de paiement numéro 1 pour les
transactions de véhicules d’occasion d’abord en France
puis en Europe puis dans le monde.

Au tout début de ma carrière en 2003, j’ai quitté la
sécurité d’un grand groupe pour une aventure risquée
qui débutait mais dont je n’étais pas le 1er initiateur.
Mais cette aventure est passée d’une société de 10
personnes à mon arrivée à une société de près de 200
personnes avec des bureaux à Paris, Londres, New
York et Hong Kong entre autres.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Passionné, obsédé et humain avant tout. Un
entrepreneur qui réussit est un homme ou une femme
qui sait avant tout écouter et s'entourer. Il a une vision,
un objectif mais sait écouter les gens qui l’entourent ou
qu’il rencontre. Un entrepreneur doit être quelqu’un
d’humain qui saura emmener et faire grandir ses
équipes avec lui.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Savoir être agile. Savoir tout faire car il n’y a pas les
ressources pour avoir une personne à chaque domaine
de compétence.

Quelle est votre formation initiale ?
Ecole de commerce + Dess de finance (actuel Master
2).

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Aimer ce qu’on fait et faire preuve de résilience.
L’entreprise est tellement dure. Elle demande tellement
de résilience qu’il faut avoir une foi infinie dans son
projet. Avoir foi en son projet ne veut pas non plus dire
avoir des oeillères sur les yeux.

Qu’est-ce qui vous passionne ?

Apprendre seul sans avoir le droit à l’erreur car cette
aventure était aussi liée au monde de la finance où les
marges d’erreur sont faibles.

Il faut avoir une foi infinie dans son projet.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds propres. J’ai eu la chance que ma précédente
expérience nous le permette. Il ne faut pas
être obsédé par la levée mais ne pas non plus être
fermé à l’idée d’ouvrir son capital. Une levée doit
permettre d’accélérer la croissance de son entreprise.

Fondateur &
Président
Vincent Marty-Lavauzelle

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Connaître ses clients. Discuter encore et toujours avec
eux, ne jamais les perdre de vue.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Bien réfléchir, c’est une expérience longue et difficile à
l’issu incertaine. C’est un long shot. Et surtout ne pas
créer sa société en espérant la revendre. On crée sa
société car on pense avoir identifié un besoin et apporter
une solution.
Compte Twitter :
https://twitter.com/getPaycar
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/vincentlavauzelle
Blog ou sites :
http://www.paycar.fr

#PortraitDeStartuper

174

Pour réussir dans l’entreprenariat il faut être patient et
persévérant.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Piste On Jobs est le 1er réseau social professionnel de
recherche d’emploi par recommandation. C’est un
nouveau concept de recherche d'emploi collaboratif. Les
demandeurs d'emploi s'entraident pour leurs recherches.
Les salariés, stagiaires ou anciens stagiaires peuvent
recommander les membres en recherche.

Co-fondateur &
Directeur associé
Pandhi Moukouyou

Piste On Jobs a toutes les clés en main pour réussir.
Nous avons remporté le Neuilly Nouveaux Médias et est
à présent hébergée et accompagnée par un grand
groupe : Chanel.
Pourquoi ce choix de service ?
Il y a 9 ans, mon associé m’a aidé pour ma recherche de
stage. Depuis, j’ai toujours aidé mon entourage dans
leurs recherches en les recommandant à des contacts.
Je me suis dit qu’il serait intéressant de créer un réseau
social où tout le monde s’entraiderait.
Aujourd'hui, seulement 20% des offres sont visibles.
Plus de 80% des offres sont cachées et accessibles
uniquement grâce au réseau et bouche à oreille. C'est
pourquoi, Piste On Jobs a développé un outil innovant
qui permet aux demandeurs d'emploi d'accéder à des
offres cachées justement grâce à leurs réseaux de
contact.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons acquérir de la visibilité et faire savoir

#PortraitDeStartuper

175

aux demandeurs d’emploi qu’il existe un moyen plus
facile pour trouver un emploi, et aux salariés un nouveau
moyen pour diffuser les offres de leur entreprise pour
aider leurs contacts à accéder à l’emploi.
Une fois que nous aurons atteint la masse critique
nécessaire et prouvé la véracité de notre concept, nous
nous tournerons vers d’autres investisseurs afin
d’agrandir l’équipe.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis un entrepreneur créatif et passionné qui a 1000
idées par minute ! Heureusement que j’ai une superbe
équipe avec moi pour récolter et cadrer les meilleurs
d’entre elles. Grâce à la créativité, on arrive toujours à
trouver des solutions aux problèmes qu’on rencontre.
Quelle est votre formation initiale ?
J’ai un profil plutôt commercial. J’ai obtenu un BTS
Négociation Relation Client et une Licence Management
et Gestion Commerciale. Pour obtenir des compétences
entrepreneuriales, j’ai fait un Diplôme Universitaire en
Création d’Entreprise.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’adore les nouvelles technologies, les réseaux sociaux,
le marketing et le webmarketing. J’aime les problèmes et
chercher un moyen pour les résoudre. Par exemple,
avec Piste On Jobs, on essaie de résoudre le problème
de l’accessibilité à l’emploi !

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je pense que j’ai toujours été « entrepreneur » car
depuis tout jeune, j’ai toujours eu pleins d’idées de
business innovant pour gagner de l’argent. Mais je ne
suis jamais passé à l’action.
Je suis vraiment devenu entrepreneur en 2012 quand un
ami m’a dit « Pandhi tu ne feras jamais rien ! Tu as
toujours plein d’idées mais tu ne fais rien ! ». Quelques
mois après, je me lançais dans Piste On Jobs.
Il y a encore d’autres projets secrets… Vous en
entendrez peut être parler un jour !

Pour réussir dans l’entreprenariat il faut être patient et
persévérant.

Co-fondateur &
Directeur associé
Pandhi Moukouyou

176

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
1.  La crédibilité : Deux jeunes qui se lancent dans
l’emploi, le recrutement etc alors qu’il existe des
structures comme Pôle Emploi et des réseaux
comme Viadeo… Personne ne devait pensait que
nous irons si loin. Lorsqu’on a su rassembler 18 000
membres, avons eu un premier investisseur et
avons été hébergé par Chanel, là on a commencé à
être écouté…
2.  L’équipe : Pendant 2 ans nous avons été que 2 sur
le projet, aujourd’hui nous sommes 7 ! Trouver les
bons postes était difficile. Surtout le développeur ! A
présent on économise en internalisant les coûts.
3.  Les financements : Financer un site internet n’est
pas ce que préfèrent les banques. Ca été plus facile
lorsque nous sommes revenu quelques mois plus
tard avec un investisseur.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Pour commencer, nous avons mis un apport personnel.
Ensuite nous avons eu un investisseur et un prêt
bancaire. Dernièrement nous avons eu deux
subventions. Dans quelques mois nous allons ouvrir le
capital à d’autres investisseurs.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Pour réussir dans l’entreprenariat il faut être patient et
persévérant. Beaucoup pense qu’en se lançant, en
quelques mois ils vont avoir des retombées. Il y a des
hauts et beaucoup de bas ! Il faut donc relativiser, se
remettre en question, trouver des solutions, mesurer les
changements continuellement. Il ne faut pas baisser les
bras et recommencer tout le temps jusqu’à ce que le
client trouve le produit/service parfait. Notre projet a
changé au moins 100 fois !

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne pas se lancer seul… Entre toutes les démarches
administratives et faire tourner son business c’est dur. Il
faut absolument trouver un ou plusieurs associés pour
se diviser les tâches et avancer. Aujourd’hui, nous
dépensons beaucoup dans la masse salariale, mais je
ne changerai en aucun cas mon équipe. On a des
personnes excellentes à chaque poste qui permettent à
Piste On Jobs de grandir chaque jour.

#PortraitDeStartuper

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le point à surveiller c’est le besoin. Est-ce que des
personnes ont besoin de votre produit/service. Il y a déjà
eu beaucoup de projets intéressants qui sont sortis, des
grosses sommes dépensées mais dont les gens
n’avaient pas besoin. Il faut en amont faire une vraie
étude de marché. Il existe de bonnes structures qui
peuvent aider.

Compte Twitter :
https://twitter.com/Pandhi_M
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/pandhi-moukouyou/5a/530/
b20/en
Blog ou sites :
https://pisteonjobs.com/

Il est indispensable d’être bien entouré, à la fois dans la
sphère familiale et professionnelle.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Quanteam est avant tout une entreprise
jeune, innovante et en pleine croissance. Nous nous
efforçons de garder une très grande proximité avec
notre équipe, nos consultants et nos clients.
Nous favorisons l’entraide, la communication et faisons
de notre mieux pour préserver l’esprit familial et amical
des débuts de l’aventure Quanteam.

Founder &
CEO
Julien Bensoussan

Pourquoi ce choix de service ?
Pendant mes années en cabinet de conseil et SSII, j’ai
fait le constat que l’on peut recruter des profils issus de
grandes écoles de commerce et d’ingénieurs qui vont
débuter leur carrière sur des métiers de systèmes
d’informations puis peuvent évoluer, si ils le souhaitent,
vers du conseil métier organisationnel et opérationnel.
C’est ainsi qu’est née l’idée de Quanteam, qui sait
accompagner les banques, assurances et mutuelles sur
l’ensemble de leurs problématiques.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Confirmer notre place de top player sur les activités de
Conseil en SI, gestion des risques et direction
financière. Continuer notre développement à
l’international déjà bien établi à Londres et Bruxelles.
Nous venons d’ouvrir un bureau New York et serons
présents en 2016 à Casablanca et à Bucarest.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?

#PortraitDeStartuper

177

Je garde volontairement une implication sur tous les
projets et reste très proche de mes collaborateurs. Dans
une semaine type j’ai deux à trois déjeuners
avec nos consultants qui sont en mission. Je suis dans
un management de proximité, plutôt paternaliste et
toujours à l’écoute de nouvelles idées.

sens du timing ! Avoir réussi à croître pendant ces
années m’a renforcé dans l’idée que , comme le dit
Warren Buffet, « C’est quand la mer se retire qu’on voit
ceux qui se baignent nus ». Oser se lancer quel que soit
le moment, avec envie et pugnacité, est la clé du
succès.

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai débuté par une prépa HEC, puis l’EMLYON avec
une majeure Entreprenariat.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Il est difficile de faire comprendre à ceux qui ne se sont
jamais lancé dans une aventure entrepreneuriale les
moments de doutes, de stress ou même les succès que
nous vivons. Etre entrepreneur, c’est un vrai ascenseur
émotionnel ! 2011 a été notre année la plus difficile car
nous sommes étroitement lié au système bancaire qui a
vacillé cette année-là. Nous avons alors communiqué
auprès de nos salariés sur les difficultés rencontrées et
cela a permis de maintenir les équipes en place et de
renforcer nos liens.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les gens ! Je pense que Quanteam ne serait pas
devenue une entreprise florissante si elle ne s’était pas
nourrie des personnalités de nos collaborateurs,
managers et consultants. Nous faisons un métier de
relations humaines avant tout. Dans le nom Quanteam,
nous souhaitions communiquer l’esprit d’équipe. Ce qui
nous amène à ma deuxième grande passion : le football.
Je suis incollable sur tous les joueurs du Championnat
de France depuis 1982 ! Je suis également passionné
d’œnologie, et de tout ce qui touche aux métiers de
bouche en général.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis 7 ans. Mais cette envie
m’habitait depuis plusieurs années déjà. J’ai pris le
temps de me former et de réfléchir à un business model
solide, et je me suis lancé en 2007. Juste avant la crise
des subprimes aux US et de la dette en Europe, un vrai

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je pense que c’est une implication de tous les instants,
et une épreuve à la solidité physique et morale. Et
enfin il est indispensable d’être bien entouré, à la fois
dans la sphère familiale et professionnelle.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous ne nous finançons que sur nos fonds propres, ce
qui nous permet de garder une totale indépendance.

Il est indispensable d’être bien entouré, à la fois dans la
sphère familiale et professionnelle.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La détermination.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Fonce et oublie que tu n’as aucune chance !

Founder &
CEO
Julien Bensoussan

Compte Twitter :
https://twitter.com/Quanteam
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/julien-bensoussan/5/909/aa7
Blog ou sites :
http://www.quanteam.fr

#PortraitDeStartuper

178

La réussite d’un entrepreneur est conditionnée par sa
capacité à persévérer quel que soit les obstacles qui se
présentent à lui.

Sales Director
France
Antoine Ballerin

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Qubit est une plateforme marketing intégrée permettant
de piloter en temps réel l'expérience client. Nous
proposons un ensemble de solutions pour optimiser les
sites web à l'aide de personnalisation en temps réel qui
auront un impact réel et efficace sur les résultats. Afin de
bien répondre aux enjeux actuels du e-commerce, notre
plate-forme conjugue les fonctionnalités suivantes : AB &
MV testing, personnalisation, recommandation produit,
avis client, applications mobiles, business intelligence,
tag management
Nous avons aidé à ce jour plus de 150 clients dont Vide
Dressing, Intersport, Padd, L.K.Bennett, Claire's, Jimmy
Choo et Topshop à améliorer leurs taux de conversion et
à devenir plus agiles dans leurs opérations marketing et
e-commerce.
Pourquoi ce choix de service ?
Qubit est là pour aider les marketers à relever les défis
liés au digital et à donner vie à leurs idées.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons faire de Qubit une Data Marketing
Platform leader en France.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Habitué a déployer des technologies anglo-saxones sur
le marché français, j’utilise de façon quasi systématique

#PortraitDeStartuper

179

mon background de consultant et de développeur pour
passer d’une démarche commerciale classique à une
position de conseil, j’investis également beaucoup de
temps à la compréhension des enjeux métiers et des
contraintes techniques de chacun de mes clients.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis diplômé d’une licence en Commerce
International de l’EPSCI (Groupe ESSEC) et d’un MBA
en Finance et en Commerce International. Mais je
programmais déjà des jeux en Assembleur dès l’âge de
14 ans ;-)
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par les nouvelles technologies et la
manière dont les données révolutionne petit à petit la
manière d’aborder le marketing et l’expérience client sur
le canal digital.
Je m’intéresse également au fonctionnement de l’être
humain en général.
En dehors de ma vie professionnelle, la guitare, le
dessin, le bricolage, le jardinage et le pilotage de drones
sont aussi quelques-unes de mes activités et passions.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je travaille depuis plus de 25 ans dans le secteur du
logiciel d'entreprise. Après une expérience de consultant
dans les logiciels financiers et de reporting, puis de

commercial dans les univers du CRM et des ERP, mon
parcours d’entrepreneur a commencé en 2007, avec
l’ouverture et le développement en France d'Endeca, un
moteur de recherche et de merchandising. J’ai ensuite
participé à l’essor de la plateforme d’e-commerce hybris
en France. Puis en avril 2014 j’ai rejoint Qubit pour
ouvrir notamment la filiale française.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
L a p r i n c i p a l e d i ff i c u l t é r e n c o n t r é e a é t é l e
développement de la notoriété de Qubit en France. Il est
aussi très important d’adapter la culture anglo-saxone
(souvent perçue comme arrogante) à des positions plus
modérées et transparente.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La réussite d’un entrepreneur est conditionnée par sa
capacité à persévérer quel que soit les obstacles qui se
présentent à lui. Il est également très important de
s’entourer d’équipes polyvalentes et empathiques.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons pu lancer et développer la filiale Française
suite à une levée de fonds réalisée auprès d'Accel
Partners, de Balderton, de Capital et de Salesforce
Ventures.

La réussite d’un entrepreneur est conditionnée par sa
capacité à persévérer quel que soit les obstacles qui se
présentent à lui.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le choix des collaborateurs est primordial. Ils doivent se
montrer agiles, endurants, polyvalents et prêts à faire le
grand écart entre les règles et la culture de la maison
mère et les attentes et contraintes locales.

Sales Director
France
Antoine Ballerin

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je dirais que le leitmotiv d’un « startuper » peut être
résumé en trois mots :
§  Travailler
§  Travailler
§  Et encore TRAVAILLER ;)
Compte Twitter :
https://twitter.com/qubit
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/aballerin
Blog ou sites :
http://www.qubit.com/fr

#PortraitDeStartuper

180

Bien choisir ses associés. Une erreur de casting peut
vous faire perdre beaucoup de temps.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous sommes la première plateforme de crowdinvesting
à dimension européenne, présente en France et en
Suisse. Chez Raizers, nous permettons
aux
investisseurs de contribuer à la croissance et au
développement d’entreprises au travers de prises de
participation au capital de startup ou via des émissions
obligataires.

Co-founder
Grégoire Linder

Les entreprises que nous sélectionnons répondent à des
critères d’éligibilité précis : caractère innovant ou
différenciant des produits ou services, viabilité et solidité
financière de l’entreprise, potentiel du marché, et surtout
une équipe dirigeante compétente.
L'investissement est simple, rapide (~10 min), sécurisé
et permet de soutenir des sociétés en développement
tout en bénéficiant de produits défiscalisants ou de
produits d'épargne plus rentables que les livrets
bancaires classiques. L’investissement est possible à
partir de 500 euros.
Pourquoi ce choix de service ?
Raizers répond à une double demande qui ne trouvait
que peu de réponses sur le marché jusqu’à la création
de statuts réglementaires relatifs au financement
participatif en France fin 2014.
D’une part, nous intervenons auprès des startups et des
PME ayant un besoin de financement allant de 100 000
euros à 1 000 000 euros. Cette tranche de capital,

#PortraitDeStartuper

181

appelée « equity gap », est rarement financée par les
fonds d’investissement qui interviennent sur des
montants plus importants. Pourtant, c’est aussi la
tranche de financement indispensable aux premiers
développements de nos startups, pépites de l’innovation.
Les campagnes de crowdinvesting diffèrent aussi des
financements traditionnels par le poids de la
communication digitale couplé au financement : les
startups se font connaître tout en levant des fonds. Côté
prêt, les impératifs réglementaires des banques se
renforcent toujours plus et nous souhaitons permettre à
des sociétés plus matures de pouvoir continuer leur
expansion, en intervenant sur une tranche
d’endettement complémentaire à l’endettement
bancaire (effet de levier). Ce manque d’apport
complémentaire freine aujourd’hui trop souvent
l’innovation, le développement international ou
l’embauche de nouveaux salariés.

entreprise ?
Le marché du crowdfunding en Europe représente 3
milliards d’€ en 2014 et est estimé à près de 100
milliards d’ici à 5 ans. Nous sommes déjà présents en
France et en Suisse sur le segment du crowdinvesting.
Notre ambition à moyen terme est d’ouvrir notre activité
dans d’autres pays européens ; dans un premier temps
sur la zone Benelux puis en Europe du Nord et en
Allemagne.

D’autre part, nous proposons à tous, personne physique
ou entreprise, d’investir ou de prêter à des entreprises.
Plusieurs études économiques soulignent un besoin
grandissant de transparence dans le domaine de
l’investissement. Chez Raizers, l’injection dans
l’économie réelle est directe, simple, sécurisée et
dématérialisée. A son niveau, chaque investisseur et
chaque prêteur devient maître de son patrimoine,
participe à une véritable aventure entrepreneuriale et
contribue au développement économique de son pays.

Tenace, je n’abandonne pas. « S’il n’y a pas de solution,
c’est qu’il n’y a pas de problème »

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les success stories entrepreneuriales !

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Toute ma vie, comme un explorateur. J’apprends et je
me remets en question tous les jours.
Efficace, j’exige de moi-même et de mon équipe une
qualité d’exécution exemplaire dans des délais de
réalisation courts.

Quelle est votre formation initiale ?
Issu d’une famille d’entrepreneurs passionnés, j’ai
naturellement choisi, après un bac S, une formation en
école de commerce à EDC Paris avec une spécialisation
en management entrepreneurial. J’ai aussi eu l’occasion
d’étudier à l’étranger, à la San Diego State University en
Californie.

Bien choisir ses associés. Une erreur de casting peut
vous faire perdre beaucoup de temps.

Co-founder
Grégoire Linder

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Petit, mon instituteur me disait régulièrement « Grégoire,
tu serais capable de vendre des congélateurs aux
esquimaux ». Plus tard, en école de commerce, j’ai
intégré la Junior Entreprise et y ai travaillé sur de
nombreux projets de création. Une fois diplômé, je me
suis retrouvé confronté à une problématique de
financement concernant mon projet entrepreneurial. Les
banques n’ont pas souhaité me soutenir à cause du
manque d’apports personnels. L’idée du financement
participatif était née.
Au même moment, une belle opportunité professionnelle
s’est présentée et j’ai donc intégré le groupe Devanlay
Lacoste dans lequel j’ai développé une nouvelle activité,
gérant plus de 100 collaborateurs, qui a vite pris de
l’ampleur à un niveau européen.
Depuis Janvier 2014, après avoir trouvé des associés
aux compétences complémentaires, un financier suisse
et un expert du digital danois, je me consacre à 100% au
développement de Raizers.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Tout d’abord, il a fallu constituer une équipe avec des
compétences complémentaires. Notamment, nous nous
sommes attachés à trouver un développeur compétent,
prêt à s’impliquer dans un projet entrepreneurial tout en
faisant des concessions importantes sur sa

#PortraitDeStartuper

182

rémunération.
Puis, nous avons franchi une à une les barrières légales
pour exercer. Notre activité étant régulée, nous avons
travaillé longuement pour être en ligne avec les
exigences de nos autorités de tutelle : l’AMF (Autorité
des Marchés Financier) en France et la FINMA en
Suisse.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
L’équipe ! Pour moi, peu de chance de réussir seul. Il est
nécessaire de trouver des associés et des premiers
collaborateurs brillants avec des compétences
complémentaires.
Ensuite, le succès réside dans l’exécution ! Combien de
projets ai-je vu passer sur des marchés en forte
croissance avec un concept de produits ou de services
innovant ? Quand vous pensez avoir une bonne idée
pour entreprendre, dites-vous bien une chose : au moins
100 personnes y ont pensé avant vous. Une vision et
une stratégie exceptionnelle du fondateur n’ont aucune
chance d’aboutir si l’exécution laisse à désirer.
Enfin, la ténacité ! La réussite entrepreneuriale est une
succession de succès mais aussi de barrières à franchir
et de remise en question. Les plus pugnaces, pour qui
abandonner n’est pas une solution, réussiront.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour

lancer votre société ?
Notre société est pour l’instant entièrement financée par
ses fondateurs.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Bien choisir ses associés. Une erreur de casting peut
vous faire perdre beaucoup de temps.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Foncez, ne lâchez rien, restez toujours positif, ne vous
découragez jamais et saisissez les bonnes
opportunités ! Attention à bien suivre votre trésorerie et
anticipez vos levées de fonds ;-)
Compte Twitter :
https://twitter.com/gregoirelinder
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/gregoirelinder
Blog ou sites :
www.raizers.com

L'agilité car il faut souvent réorienter son offre et
changer de business model avant de trouver la bonne
formule

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Avec Olivier Figon, avec qui j'ai co-fondé Search'XPR,
nous avons l'habitude de dire que nous avons créé une
startup de "vieux" autour d'un principe extrêmement
innovant : la sérendipité psycho-cognitive.

Co-founder &
CEO
Jean-Luc Marini

Ce principe est né au sein de l'équipe de recherche de
Search'XPR et fait suite à mes travaux de recherche
universitaires sur le thème de la rencontre fortuite avec
l’information. C'est ce principe de sérendipité psychocognitive qui est au cœur de la technologie que nous
avons développée chez Search'XPR et que nous avons
appelée Oorace (c’est un clin d’œil à Horace Walpole qui
est à l'origine du concept de Serendipity) et que nous
commercialisons depuis la mi-octobre 2014 à destination
des sites de e-commerce.
Pourquoi ce choix de service ?
Avec Olivier Figon, Nous avons remarqué que dans les
moteurs de recherche et les systèmes de
recommandation, les applications existantes excellent à
exploiter le contenu sémantique des parcours sur
Internet, mais que par contre, elles offrent une vision
très appauvrie de la complexité du raisonnement qui
conduit un individu à prendre une décision d'achat. Par
ailleurs, une étude de Google / Kantar Media montre que
plus de 80% des visiteurs d’un site web marchand ne
montrent aucune intention claire d'achat lorsqu'ils
visitent un site de e-commerce. C’est à cette catégorie
de visiteurs que nous avons choisi de nous intéresser.
Ils constituent une communauté d'utilisateurs que nous

#PortraitDeStartuper

183

avons décidé d’appeler les "abandonnés" car les
solutions classiques partent toutes du principe qu’on ne
peut rien leur proposer de pertinent dans la mesure où
ils ne montrent aucune intention claire. En apparence,
c’est logique, mais en réalité il est encore possible de
faire quelque chose pour ces visiteurs-là et c'est là
qu’Oorace intervient.

pour appliquer notre technologie dans le monde des
magasins connectés. L'objectif est de détecter l’errance
physique ou la flânerie dans des magasins équipés de
ibeacons et d'aider ce partenaire Chinois à faire naître
de nouveaux usages. Ce que nous sommes en train de
faire pour l’aéroport de Shanghai et son application
mobile de type O2O2O (Online-to-Offline-to-Online).

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Aujourd’hui Oorace est essentiellement utilisé par les
sites de e-commerce ; la raison principale est d’ordre
pratique : le modèle de rémunération est simple et
évident, et dépend du chiffre d’affaire généré. Mais en
réalité le principe est très générique et est susceptible
de s’appliquer à tout type de domaine où des visiteurs
recherchent un produit, une personne ou un contenu
d'information : contenus éditoriaux, moteurs de
recherche, solutions de retargeting, réseaux sociaux,
sites de rencontre …

En 2016, notre développement commercial passera
également par l'Europe et les Etats-Unis qui constituent
des marchés tout aussi incontournables que la Chine.
Dans cette perspective, Search'XPR a déjà procédé à la
création d’une filiale aux USA, Search’XPR Inc., qu’elle
détient à 100% et qui ne demandera qu’à être réveillée
le moment venu. Il faudra juste des fonds pour faire les
choses correctement.

Nous venons de démarrer l’intégration d’Oorace avec un
premier client dans le monde des médias digitaux. Les
premiers résultats significatifs seront connus à l’automne
prochain. Nous sommes également en cours de
discussion avec un groupe industriel pour mesurer la
faisabilité d’une intégration dans leur réseau social
d’entreprise. Enfin, pour la petite histoire, un acteur du
monde du diagnostic médical a également montré un
réel intérêt pour notre principe. A l'échelle internationale,
un acteur Chinois de l’Internet des Objets nous a sollicité

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je fais parti de la catégorie des entrepreneurs
innovateurs dont l'ambition est de vouloir changer le
monde. A ce titre, j'ai plutôt tendance à préférer la
solitude de mon laboratoire aux objectifs des caméras et
appareils photos. Pour autant, je ne suis pas replier sur
moi-même et j'adore travailler en équipe avec des
collaborateurs que je veux libérer au maximum de la
hiérarchie et du contrôle. En libérant l'entreprise, notre
objectif avec Olivier Figon
est de la rendre plus
performante en nous entourant de collaborateurs très
engagés et passionnés par ce qu'ils font chez
Search'XPR.

L'agilité car il faut souvent réorienter son offre et
changer de business model avant de trouver la bonne
formule

Quelle est votre formation initiale ?
Je possède une licence et une maîtrise en
Mathématiques Appliquées, un DESS en Informatique et
un Doctorat en Sciences de l'Information et de la
Communication.

Co-founder &
CEO
Jean-Luc Marini

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par l'essor de l’intelligence artificielle,
dont les récents progrès ont été fulgurants. Mais
également par le débat qui secoue la communauté
scientifique autour du transhumanisme et du concept
d'être humain augmenté. Par ailleurs, j'ai l'esprit grand
ouvert sur le monde et à ce titre mes centres d'intérêt
personnels sont nombreux.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Tout comme Olivier Figon, je suis un "vieil" entrepreneur
car j'ai créé ma première société à l'âge de 27 ans et j'en
ai aujourd'hui 50. De là à dire que je suis un serial
entrepreneur peut-être pas car Search'XPR n'est que la
4ième aventure entrepreneuriale à laquelle je participe.
Bien que nous ayons de l'expérience, nous avons su
garder une certaine jeunesse d'esprit. Car la jeunesse
n'est pas seulement une période de la vie, c'est avant
tout un état d'esprit que nous nous efforçons de cultiver
tous les jours.
J'ai créé ma première société à l'âge de 27 ans dans le
domaine de la Gestion Electronique de Documents avec
un camarade de promotion et mes premiers employeurs

#PortraitDeStartuper

184

comme actionnaires. Ensuite, j'ai
eu l'occasion de
diriger plusieurs centres de profits et PME. Je crois que
je suis et que j'ai toujours été un homme de projets
attiré par les grandes aventures humaines.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La principale difficulté que nous avons rencontrée a été
le financement de la phase d'amorçage et sans le
soutien de Bpifrance, Search'XPR n'existerait pas. La
région Auvergne nous a aussi énormément aidé de
même qu'une société Chinoise qui a osé investir, alors
que nous étions encore en amorçage, à plus de 9 000
kms de chez elle. Depuis, et parce qu'un certain nombre
de risques ont à présent été levés, d'autres investisseurs
sont entrés dans le capital de Search'XPR pour nous
aider à nous développer sur un plan commercial.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Tout d'abord, la détermination et la capacité à mener un
projet à bien au-delà des obstacles. Ensuite, l'agilité car
il faut souvent réorienter son offre et changer de
business model avant de trouver la bonne formule.
Enfin, la créativité, pour avoir en permanence une
longueur d'avance sur vos concurrents et ceux qui vont
le devenir.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Avec Olivier Figon, nous avons tout d'abord cassé nos

tirelires, puis nous avons eu la chance de rencontrer un
chargé d'affaires qui a su comprendre la potentialité de
notre projet au sein d'Oséo, aujourd'hui Bpifrance et
nous a permis de financer le démarrage de notre
activité.

L'agilité car il faut souvent réorienter son offre et
changer de business model avant de trouver la bonne
formule

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La fameuse citation "Mon Dieu, gardez-moi de mes
amis, mes ennemis je m’en charge" que l'on attribue
parfois à Voltaire ou à Napoléon convient assez bien à la
situation.

Co-founder &
CEO
Jean-Luc Marini

Heureusement pour moi, j'ai à mes côtés celui que je
considère comme mon frère de cœur et de pensée, j'ai
nommé Olivier Figon. Il sait qu'il peut compter sur mon
indéfectible soutien (on se connaît depuis 18 ans) et je
sais que je peux compter sur lui lorsque la tempête fait
rage.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui Je Je
lui dirai d'abord que la vie est trop courte pour avoir des
regrets puis je lui citerai volontiers Saint-Exupéry : "Fais
de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité". A lui de
trouver sa voie mais qu'il n'oublie jamais qu'on ne gagne
pas un match tout seul (parole d'ex-rugbyman).
Compte Twitter :
https://twitter.com/JeanLucMARINI
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/jean-luc-marini/10/197/823
Blog ou sites :
http://www.searchxpr.com

#PortraitDeStartuper

185

Je pense que j’ai toujours été entrepreneure :)

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Scientibox, le premier projet de NeverTooGeek a pour
vocation de donner aux enfants le goût de la science à
travers une approche ludique et expérimentale car
comme le disait Einstein « La connaissance ne
s’acquiert que par l’expérimentation, tout le reste n’est
que de l’information »

Fondateur
Sharon Sofer

Associée &
Directeur Général
Sophie Gaume

Pourquoi ce choix de service ?
Comme souvent, l’idée est née d’un besoin personnel :
je cherchais des activités scientifiques pour ma fille Lila
qui avait dix ans à l’époque. Très vite j’ai été confrontée
à 2 problématiques : je voulais des activités régulières
mais sur des thématiques variées et son emploi du
temps était déjà bien rempli et je n’étais pas convaincue
qu’ajouter une activité en plus était bien judicieux. C’est
comme cela que l’idée a germé :)
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
NeverTooGeek a pour ambition de devenir à 5 ans le
leader de la pédagogie par une approche ludique. Notre
souhait est de développer une vraie culture autour des
sujets abordés, une curiosité et une envie d'aller plus
loin !
Avec Scientibox, nous souhaitons créer une marque
leader autour des sciences et du développement durable
en Europe avec pour objectif d'être présents sur
l'ensemble des supports familiers aux enfants et
d'inventer de nouvelles façons d'apprendre et de

#PortraitDeStartuper

186

découvrir.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis une entrepreneure leader. J’insuffle des idées, la
stratégie …
Sophie, mon associée et Directrice Générale est elle
une vraie manager, structurée, organisée.
Comme elle aime le raconter si nous étions dans une
mine, je serais celle qui creuse à toute vitesse et elle me
suit en posant les étais le plus rapidement possible pour
consolider la structure J.
Quelle est votre formation initiale ? Qu’est-ce qui
vous passionne ?
J’ai fait une école de marketing, j’ai toujours travaillé
dans la high-tech par passion. J’aime l’innovation, le
changement, rendre simple ce qui peut sembler
compliqué, imaginer nos vies de demain …
Sophie quant à elle a toujours travaillé dans la finance.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Après mon dernier poste, je n’ai pas eu envie de
chercher tout de suite un nouveau poste. J’ai eu la
chance d’être contactée par plusieurs personnes de mon
réseau pour faire des missions de conseil. J’ai saisi
l’opportunité pour prendre le temps de réfléchir à ce que

je voulais faire … Je savais que je voulais créer une
entreprise autour d’un produit mais je n’avais pas d’idée
en tête.
Sophie elle, après une expérience de plus de 20 ans
dans de grands groupes financiers avait envie
d’entreprendre. Elle savait que je cherchais un associé
pour mon projet, les choses se sont faites assez
simplement car nos compétences sont très
complémentaires.
Je pense que j’ai toujours été entrepreneure :)
Quand j’étais salariée, je me suis toujours sentie aussi
impliquée que si c’était ma propre entreprise …
Mais j’ai démarré l’aventure il y a environ 2 ans. Sophie
m’a rejoint il y a maintenant 9 mois.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Holala :D c’est une drôle de question… il n’y a que des
difficultés !
Quand on démarre, on dessine un schéma de ce qu’on
imagine qu’il va se passer puis on passe son temps à
travailler à garder un cap.
Et comme si cela n’était pas assez complexe, il faut
aussi garder en tête que le cap lui même peut
changer :D. Il faut donc arbitrer sur quoi on va se battre,
ce à quoi on va renoncer, ce que l’on va faire
autrement…

Je pense que j’ai toujours été entrepreneure :)

Fondateur
Sharon Sofer

Associée &
Directeur Général
Sophie Gaume

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
L’ouverture : parler, échanger, écouter,
La réactivité : l’entrepreneur passe sont temps à décider
– il faut savoir décider vite avec les éléments que l’on a
en main et parfois accepter qi’on n’a pas toute
l’information et qu’il faut quand même
La persévérance : on va passer notre temps à échouer,
La résilience : une mauvaise nouvelle ne peut pas nous
abattre,
La chance : malheureusement, c’est assez peu
contrôlable, mais savoir la saisir quand elle se présente
et passez à autre chose quand elle nous abandonne,
Le réseau : participer à des évènements, parler avec
d’autres startupers, parler, parler, parler !!!
Je pense qu’il y a énormément de facteurs, il faut
essayer d’en aligner un maximum.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
J’ai mixé : love money, prêt bancaire, aide de BPI …
Il y a énormément d’aides et de supports aux
entrepreneurs en France et surtout à Paris. Je suis
maintenant dans un incubateur, cher Paris Pionnières, et
vraiment, je pense qu’être entourée et accompagnée est
une grande force.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Se connaître ! Chacun a des besoins, des angoisses,

#PortraitDeStartuper

187

des ressources très différentes. Il faut donc bien savoir
en démarrant quels sont nos moteurs et ses limites.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si vous en avez envie, foncez, c’est un bonheur
permanent !!!
Compte Twitter :
https://twitter.com/Scientibox
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/sharonsofer
https://www.linkedin.com/pub/sophie-macrez-gaume/
49/51b/524/en
Blog ou sites :
http://www.scientibox.fr

Si on ne voit que les difficultés, ce n’est pas la peine
d’y aller.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Shortways est éditeur de logiciels B2B. Nos clients sont
des grands comptes : Total, Sodexo, Lafarge, Altedia
Lee Hecht Harrison.
Notre solution est un assistant virtuel pour la formation
et le support des utilisateurs de logiciels d’entreprise
(ERP, CRM, SIRH, EPM d’éditeurs comme SAP, Oracle,
Salesforce, etc.).

CEO
Toan Nguyen

Le constat est qu’un utilisateur ne réagit qu’en situation,
devant son écran. Notre assistant virtuel lui fournit
fenêtres contextuelles d’information et d’assistance
quand il a en besoin, au bon moment, directement dans
son application.
Nos clients gagnent ainsi de 15% à 20% sur leurs coûts
de support, optimisent leur dispositif de formation, et
améliorent la qualité de leurs données. Car ne l’oublions
pas à l’heure du Big Data, 76% des problèmes de
qualité de données proviennent des utilisateurs et de
leur méconnaissance de la signification des données.
Pourquoi ce choix de service ?
L’idée provient de mon vécu de chef de projet CRM,
ERP, …. J’ai travaillé pour plusieurs grands groupes, en
tant qu’employé. J’ai pu constater qu’une fois les
systèmes d’information déployés et les formations
achevées, les utilisateurs (aujourd’hui n’importe quel
collaborateur de l’entreprise) étaient complétement livrés
à eux-mêmes. Résultat : des systèmes peu adoptés, des

#PortraitDeStartuper

188

erreurs de manipulation entraînant des pertes
opérationnelles et de productivité considérables.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre premier objectif est d’être une solution reconnue
sur le marché de l’Europe de l’Ouest, en particulier la
partie nordique/anglo-saxonne. Après, nous verrons :).
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Comme quelqu’un étant en apprentissage constant,
mais qui doit aussi avancer. Apprendre c’est bien, faire
c’est indispensable. Fatalement il y a des erreurs. Mais
aussi des réussites ! Ce sont elles qui font avancer. Le
job d’entrepreneur, c’est de faire en sorte que les
réussites soient plus fréquentes que les erreurs :).
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur généraliste (Ecole Centrale Paris).
Qu’est-ce qui vous passionne ?
La vitesse d’expansion de la technologie. Je ne sais pas
si tout le monde est bien conscient du bouleversement
technologique en cours et que chacun va devoir (doit)
fortement s’y adapter. « Software eats the world » est le
nouvel adage. La technologie est en train de faire sauter
les barrières du vieux monde (les Etats et les lois
notamment). Elle va s’attaquer de plus en plus à celle de
l’éthique, notamment dans le domaine de la robotisation
et des sciences de la vie (d’ailleurs ces 2 domaines sont

finalement proches !). On ne conduira bientôt plus sa
voiture. Certaines maladies vont purement et
simplement disparaître.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai démarré comme consultant indépendant il y a 5 ans,
une première étape d’entrepreneur où on ne peut
compter que sur soi-même !
Puis j’ai été lauréat d’un accélérateur de start-ups,
Idenergie (Laval Mayenne Technopole). Ce programme
d’accélération m’a vraiment mis le pied à l’étrier. J’y suis
entré avec une idée, j’en suis ressorti 10 mois plus tard
avec un Business Plan et un prospect (Sodexo) sur le
point de signer !
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Il y a des difficultés tous les jours ! Je ne les vois pas
comme cela, mais comme un certain nombre d’étapes à
franchir et de challenges à relever. Car si on ne voit que
les difficultés, ce n’est pas la peine d’y aller…
Après coup et avec un peu de recul, le plus gros
challenge a sans doute été au démarrage de concilier
création de la société, poursuite du consulting pour
assurer un revenu, et la naissance de mon 3ème enfant.
Le planning était un peu tendu :).

Si on ne voit que les difficultés, ce n’est pas la peine
d’y aller.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Penser client, dès le départ. Et ne pas se tromper sur la
notion de client. Le client, c’est celui qui valide la facture
et déclenche le paiement, qui résulte en une
augmentation de trésorerie pour votre société. Le client
n’est pas l’utilisateur.

CEO
Toan Nguyen

La trésorerie. Elle doit être une obsession. Qui conduirait
une voiture sans essence ?
Ensuite il faut être persévérant et endurant. « Never give
up » disent les anglo-saxons. Je prends souvent l’image
d’une course démarrée comme un 1500 mètres, mais
dont on ne connait pas vraiment la longueur totale… Il
faut sprinter, mais en garder un peu pour la suite.
Enfin, il faut inculquer cet esprit et engagement à
l’ensemble de l’équipe.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons fait 2 augmentations de capital (fonds
régionaux et business angels), et complété par des
avances remboursables ou prêts de BPI France. BPI
France est un formidable outil et atout pour les start-up
innovantes françaises !
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?

#PortraitDeStartuper

189

Le temps de démarrage est beaucoup (beaucoup) plus
long que ce que l’on pense. Dans cette période, il faut
veiller à avoir un revenu personnel. Car sans ressources
personnelles, plus d’aventure start-up. Certains se
lancent en comptant sur la période de chômage pour
réfléchir à leur start-up. C’est un mauvais calcul car la
période de réflexion c’est environ 1 an et au bout d’un
an, une bonne partie des cartouches sont grillées. Il faut
commencer à réfléchir et monter son projet de start-up
pendant qu’on a encore un job. Activer ensuite le
chômage quand on est prêt à réaliser les premières
actions.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Allez tester votre idée auprès de vos futurs clients ! Et
ne pas hésiter à leur demander combien ils paieraient
pour votre solution. Le client n’est pas toujours celui
auquel on pense…
Compte Twitter :
https://twitter.com/viettoannguyen
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/viettoannguyen
Blog ou sites :
http://www.shortways.com/blog
http://www.shortways.com/

On ne fait pas de grandes choses tout seul !

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Skiller est le premier réseau social et collaboratif de
partage de compétences professionnelles. Dans un
premier temps, c’est une plateforme de questions/
réponses entre professionnels convaincus de la
puissance de l’économie du partage dans un monde du
travail en pleine mutation.

Founder
Jérôme Introvigne

Sur Skiller des pros répondent à des questions de pros
et à chaque like sur vos posts, vos pairs reconnaissent
vos compétences et nous enrichissons votre profil de
mots-clés qui les valorisent.
Lancé fin janvier 2015 sur invitation, nous sommes déjà
un millier de professionnels à l’origine de plus de 10.000
posts et nous avons identifié plus de 15.000
compétences dans les profils en quelques mois. Skiller
vient même d’entrer dans les 10.000 sites internet les
plus populaires en France, un démarrage très
prometteur !
Pourquoi ce choix de service ?
Ancien Directeur du management de l’innovation du
groupe Poult au sein duquel nous avons revisité en
profondeur les paradigmes du management et de
l’organisation hiérarchique de l’entreprise, j’ai pu
constater une énorme carence dans le management des
compétences : d’un côté les entreprises ne savent plus
comment identifier et reconnaitre les compétences
individuelles, notamment quand il faut innover, de l’autre
des millions de personnes souhaitent mettre leurs

#PortraitDeStartuper

190

compétences professionnelles au service de projets
ambitieux.
Depuis quelques années la nouvelle norme est le CDD,
je suis convaincu que la prochaine sera le statut de
« part-time freelance », un entrepreneur indépendant qui
travaille en temps partagé sur plusieurs projets, comme
c’est déjà le cas aux USA pour un travailleur sur 3 du
secteur marchand.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Partout dans le monde occidental, environ la moitié
d’entre nous est désormais devenu acteur de l’économie
collaborative. Skiller s’inscrit à la fois dans ce
mouvement et dans celui de l’ouverture des entreprises
sur leurs écosystèmes.
Dans un premier temps, nous visons 100.000 utilisateurs
en France avant d’envisager l’international…
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J’ai besoin de créer, d’explorer, d’expérimenter, ce
nouveau monde numérique était fait pour moi. Par
ailleurs, je suis plein et entier, c’est une force et une
faiblesse.
Quelle est votre formation initiale ?
L’école maternelle et élémentaire de La Force, en
Dordogne ! Quelques années plus tard, j’étais ingénieur

AgroParisTech, une de ces fameuses grandes écoles
françaises. Je suis convaincu que cela a peu de sens
aujourd’hui, car j’ai bien plus appris ces derniers mois
que pendant mes études ! Je milite pour l’apprentissage
continu, ce qui est désormais accessible à tous sur
internet, et l’entrepreneuriat est une méthode éprouvée.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Notre monde, sa dynamique ! Le champ des possibles
est actuellement incroyable !
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai été un intrapreneur pendant 15 ans dans des
entreprises de tailles très différentes, notamment ces
dernières années en développant de nombreux projets
d’open-innovation, de partenariats avec des start-ups ou
un incubateur. Je me suis enfin lancé l’année dernière
en créant Skiller avec 5 associés.

On ne fait pas de grandes choses tout seul !

Founder
Jérôme Introvigne

191

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Convaincre ma famille et mes amis que je n’étais pas
complètement fou ! Il paraît que cela représente 30% du
temps des entrepreneurs.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Avoir du temps et donc de l’argent, on ne crée pas une
entreprise en quelques semaines.

Plus sérieusement, il est très compliqué d’émerger dans
cette multitude pour une start-up, même si nous avons la
chance d’avoir une certaine visibilité désormais.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De s’entourer de personnes de confiance évidemment !
On ne fait pas de grandes choses tout seul ! Une bonne
occasion de remercier tous ceux qui se reconnaitront.

Le plus dur est toujours devant nous, nous travaillons
actuellement sur une première levée de fonds pour
accélérer notre développement et cela est très
compliqué en France. A part Xavier Niel et 3 ou 4 autres,
peu d’acteurs sont capables d’investir 100.000 euros
dans une start-up qui par nature n’a pas encore de
business model établi.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je n’ai pas encore assez de recul… A ce stade, pour
rester dans la thématique, je vous répondrais la capacité
à poser les bonnes questions et à vraiment écouter les
réponses !
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Skiller a été bootstrappé (auto-financement) jusqu’alors,
la très grande majorité des coûts étant liés au
développement de la plateforme http://skiller.fr.

#PortraitDeStartuper

Compte Twitter :
https://twitter.com/oimoci
Compte Linkedin :
https://www.linkedin.com/pub/jerome-introvigne/
8/999/491
Blog ou sites :
http://skiller.fr/

Une attitude entrepreneuriale timide te mènera dans le
mur.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
SOLUTI c’est une poignée de professionnels
passionnés. Des développeurs web et mobile, Scrum
masters et chefs de projet qui partagent une passion : le
web ! Experts dans leur domaine, SOLUTI réalise les
projets web les plus fous depuis 2013.

CEO
Alexandre Vallin

Basée à Lyon, SOLUTI est devenu la première agence
WebTech rhônalpine. Caractérisée par l’esprit startup et
par un savoir-faire technique à forte valeur ajoutée, elle
s’est rapprochée des principaux acteurs dans
l’accélération de l’innovation en établissant des
partenariats avec les accélérateurs Pentalabbs et
Axeleo.
Pourquoi ce choix de service ?
J’ai été frappé par le nombre de dirigeants d’entreprises
qui voient le développement informatique comme une
énorme contrainte / frein à leur croissance. Je voulais
changer cela et être acteur de la transition numérique
des entreprises, moteur de croissance pour mes clients.
Enfin le Web, parce que c’est le plus grand terrain de
jeu ! Tout est à créer, réinventer et innover. De plus, ces
technologies n’ont plus rien à prouver sur leur
efficacité :)
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous sommes actuellement 15 et nous avons fait 100%
de croissance entre N-2 et N-1. A 3 ans, je veux
développer la qualité de nos prestations et grandir

#PortraitDeStartuper

192

raisonnablement pour continuer de délivrer avec agilité
et efficacité. Et être reconnu comme L’Agence Webtech
à Lyon, puis en France.
Pour cette année ? Passer le 1M d’euros de CA.

CTO, poste occupé pendant 4 ans.
La troisième expérience fut un « fail », en parallèle de
mon statut de salarié. J’ai appris plein de choses,
notamment celui de ne pas essayer de tout faire en
même temps !

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Elle est dur cette question ? ;)
Optimiste et persévérant !

Puis Soluti en octobre 2013, j’ai quitté Novalto sur le
motif de vouloir entreprendre et ils ont externalisé chez
moi une bonne partie de leurs développements Web.

Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur informatique, spécialisé en SI et aide à la
décision. ISIMA à Clermont-Ferrand.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
A la fois beaucoup et à la fois aucune :)

Qu’est-ce qui vous passionne ?
L’entrepreneuriat, l’innovation de services et l’innovation
technologique.

Quand j’entends d’autres entrepreneurs, je me dis que
j’ai eu beaucoup de chances. Mais il n’empêche que j’ai
du relever le challenge d’une augmentation de capital
(100k auprès d’un industriel), le marketing de notre offre,
une commercialisation efficace, une production de
qualité, des impayés, etc.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Soluti est ma 4ème expérience d’entrepreneur.
Ma première expérience (20 ans) s’est faite en parallèle
de mes études avec un pote : distribution de logiciels
pour les médecins de ville et développement de sites
Web.
Ma seconde expérience s’est faite chez « Pass Loisirs »,
en associé minoritaire (en parallèle de mes études
aussi), on a revendu 2 ans et demi après à NOVALTO. 1
an et demi après, Novalto m’a embauché en tant que

Une attitude entrepreneuriale timide te mènera dans le
mur.

CEO
Alexandre Vallin

193

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Humain : persévérer, ne pas se mentir et être optimiste.

entrepreneuriale timide te mènera dans le mur. Accepte
de le faire à fond, d’avoir de l’ambition et d’y croire.

Réseau : il faut être à un moment de sa vie où on se
sentira aidé, soutenu. On ne réussi pas seul.

Compte Twitter :
https://twitter.com/AlexVallin

Association : être très exigeant sur le partage de valeurs
avec ses associés, sinon c’est le crash assuré.

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/alexandre-vallin/7/b48/5b6

Tréso : avoir une stratégie de cash établie (aides, CA,
etc.) sinon on s’enlise très vite.

Blog ou sites :
https://www.soluti.fr

Méthodologique : accepter de pivoter, tester, exécuter,
puis recommencer.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Dans les 18 premiers mois aucun, je fais du service
donc je n’avais pas de besoins. Mais pour accélérer et
répondre au BFR grandissant, levée de 100k auprès
d’un industriel + BPI de 50k.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Son état personnel psychologique et physique.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si tu y vas, c’est pour casser la baraque ! Une attitude

#PortraitDeStartuper

J’ai constamment en tête l’idée et l’envie d’améliorer le
monde.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Speecheo est un nouvel outil de productivité qui
améliore toute présentation pour l’apprenant et le
“speaker”, en présentiel et online. L’idée principale est
de connecter les contenus de l’apprenant à ceux du
speaker. On nous compare parfois à un « powerpoint
intéractif », un « slideshare ++ » ou encore un « google
analytics pour speakers ».

Co-founder &
CEO
Morgan Rosemberg

Pourquoi ce choix de service ?
Nous avons pensé Speecheo d’abord à partir d’un
problème tout simple, lorsqu’on assiste à un cours, une
conférence ou autre échange de savoir… c’est toujours
pareil, on a l’impression de comprendre pleins de
choses sur le moment, de faire des connexions dans
tous les sens avec ce qu’on sait déjà … Et pourtant 1
semaine après, même pas… si on nous demande, alors
t’as retenu quoi ? en général c’est pas terrible… le pire
est qu’on n’en est même pas conscient la plupart du
temps… pourquoi ? c’est tout simple... on ne se souvient
pas de ce qu’on a oublié :)

194

aujourd’hui d’avoir tout un tas de contenus mais qu’on
perd souvent un temps fou à retrouver les points clés
lorsque la recherche nous motive assez.. problème,
lorsqu’on voit la tâche à accomplir, on laisse souvent
tomber avant d’avoir commencé… d’où l’idée de créer
un outil qui donne envie de revenir sur les contenus du
cours ou de la conférence en question...
Et puis aujourd’hui, de nouvelles tendances
d’apprentissage extrêmement intéressantes se
développent comme le “peer learning”, “l’école inversée”
ou encore le “savoir ouvert”.
Pour finir, nous nous sommes rendus comptes qu’il y
avait un autre besoin important en face, côté « speakers
» en discutant avec des professionnels du secteur de
l’enseignement, de l’évènementiel et de la formation
pro… ils avaient finalement peu de feedbacks pertinents
pour donner un sens clair au suivi de chaque session…
On s’est donc mis à faire le lien entre les deux et par
chance, ils sont en réalité très liés :)

Alors, on s’imagine simplement la quantité de savoir qui
se perd lors de toutes ces sessions… si on prend la
présentation classique qui donne souvent lieu à une
tentative de véhiculer de l’information… il y a parait-il
plus de 30 Millions de présentations Powerpoint chaque
jour… on s’est donc dit qu’on allait relever le défi et
tenter d’optimiser tout ça :)

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
L’idée est véritablement de redessiner une expérience
d’apprentissage pertinente, optimiser le temps et
l’efficacité des révisions et des collaborations entre les
apprenants et leurs « speakers » à travers le monde.

Notre piste dès le départ est qu’on a la possibilité

Idéalement, nous préférerions nous focaliser sur une

#PortraitDeStartuper

approche produit dans un premier temps avec une
orientation B2C. Mais les business models associés à ce
type de solution sont limités sur du court terme et nous
avons le sentiment qu’en France, nous aurions plus de
difficulté en faisant ce pari.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Curieux, persévérant, créatif, en constant
apprentissage… j’ai constamment en tête l’idée et
l’envie d’améliorer le monde in fine mais je n’ai toujours
pas l’impression d’avoir réellement commencé.
Quelle est votre formation initiale ?
Histoire de l’Art et du Cinéma, design, Management des
médias et entrepreneuriat.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Créer, jouer, innover, trouver des solutions.

J’ai constamment en tête l’idée et l’envie d’améliorer le
monde.

Co-founder &
CEO
Morgan Rosemberg

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Mes idées viennent souvent de mes problèmes :) Après
deux années passées à travailler au Japon comme
designer, l’une de ces idées persistait, je décidais donc
de la tester pour de bon. Au début, je n’avais pas
d’ambition particulière autre que de créer le produit et
les rencontres que cela allait permettre. C’était une sorte
d’agence de voyage entre particuliers dans la veine d’un
Airbnb.
Avec un ami, je commence ainsi à travailler sur ce
projet, en parallèle de mes stages de fin d’études.
Je comprends rapidement qu’il est important de
rejoindre un écosystème et d’échanger sur tout ce que je
découvre, ce que je fais avec le Founder Institute entre
autres et de nombreux « hackathons ». Le premier projet
s’essouffle un peu et au cours de l’un de ces
évènements, je viens présenter une idée que je traîne
depuis un moment, je rencontre mes futurs coéquipiers,
avec lesquels je décide de lancer ce nouveau projet,
Speecheo !
Nous participons à l’accélérateur de Microsoft, au Lisbon
Challenge (qui concentre un écosytème portugais très
dynamique !), nous remportons un prix important à Las
Vegas et nous venons d’être accepté au Welcome City
Lab, incubateur de la Ville de Paris.
Nous rencontrons un bel écho au sein de l’évènementiel,

#PortraitDeStartuper

195

l’enseignement supérieur et la formation et continuons
de tester et améliorer le produit pour un lancement très
proche.
Suite au départ prévu de l’un de mes collaborateurs,
nous cherchons d’ailleurs un associé technique
supplémentaire pour faire face aux nombreuses
demandes et reprendre en main le lead technique
(node.js et Backbone.js pour l’instant).
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La paperasse… non sérieusement, accepter de donner
tant du temps au début à ne pas être exclusivement sur
de l’opérationnel.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Savoir s’entourer, savoir « écouter » et s’adapter…
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Classique : d’abord les fonds propres dont nous
disposons (déjà épuisé :/ … puis financements
publiques (long et pas si simple… à Paris surtout paraîtil …) et enfin investissements privés. Les revenus on le
sait demeurent le meilleur financement mais pour la
plupart des startups, ça ne suffit pas forcément au
début.
Et très franchement, nous aurions idéalement préféré ne

pas avoir à nous soucier des revenus dans un premier
temps… afin de se concentrer sur la qualité du produit
que nous mettons en place en concordance avec notre
vision long terme souvent en décalage avec la nécessité
de vendre tout de suite… C’est surement l’idéal de
n’importe quel entrepreneur orienté product/market fit
dans le B2C…
Bon bien sûr c’est important de garder quelques orteils
sur Terre … pas tous évidemment :) On sait que par la
suite, un outil comme Speecheo génère une quantité de
datas reliés à des domaines essentiels tels que le
recrutement, l’indexation et la circulation des savoirs, les
diplômes, etc… les business models sont assez faciles à
imaginer. Evidemment pour cela, il faut lever beaucoup
d’argent assez vite, mais sans avoir déjà du CA c’est
assez compliqué en France… ce qui nous prive en
quelque sorte d’une partie importante de produits de
masse… Malheureusement, le scope des financements
en France qui financent « l’amorçage B2C » (donc
souvent sans revenu) n’est pas forcément celui qui
permet de créer les outils que nous utilisons tous. Est-ce
que la BPI (Oséo à l’époque) et autres fonds
d’amorçage (sans parler des banques bien entendu…)
auraient pu financer les débuts de Facebook, Instagram,
Twitter, Snapchat, Evernote, Airbnb, Uber, etc… ? C’est
un débat classique évidemment :) mais toujours
d’actualité.
Bon et pour montrer que je ne suis pas fou non plus J ,
j’ai vu passer ça, c’est drôle ! : « A million guys walk into
a Sillicon Valley bar, no one buys anything… Bar
declared massive success »

J’ai constamment en tête l’idée et l’envie d’améliorer le
monde.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L’équipe.

Co-founder &
CEO
Morgan Rosemberg

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je dirais comme tout le monde… tester le plus vite
possible... on l’a fait au début, moins après :/ il va falloir
qu’on redevienne lean !
Compte Twitter :
https://twitter.com/speecheo
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/morganrosemberg/en
Blog ou sites :
http://speecheo.com

#PortraitDeStartuper

196

Persévérer, échouer à nouveau, continuer, et garder la
vision, tout en n'hésitant pas à pivoter quand c'est
nécessaire.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Nous savons miniaturiser l'Intelligence Artificielle pour
l'embarquer dans les objets connectés, et les rendre
autonomes, ils peuvent prendre des décisions même
quand il n'y a pas de réseau.
Pourquoi ce choix de service ?
C'est l'idée la plus hype du moment, c'est génial, et ça
rencontre un marché d'une ampleur insoupçonnée.

CEO
Jean-Michel Cambot

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Faire encore mieux qu'avec Business Objects :-)
Anticiper la révolution du monde des IoT.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Atypique, pas dans la norme, récidiviste, entrepreneur
en somme.
Quelle est votre formation initiale ?
Vous voulez dire en dehors d'autodidacte ?

197

Puis d'autres expériences entrepreneuriales, notamment
à San Francisco, et finalement Tellmeplus, il y a 4 ans
(qui va devenir "Predictive Objects").
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Il n'y a pas la place pour tout citer :-)
Le plus dur c'est de passer du jour au lendemain de la
phase "c'est foutu, c'est la faillite" à la phase "future
billion $ company", sans pour autant avoir fait d'erreur. Il
faut arriver à emmener avec nous ceux qui nous feront
confiance, et nous accompagneront dans cette aventure.
L'entrepreneur doit savoir tout bien faire, mais ça
n'existe pas dans la vraie vie ... et pourtant, il faut le
faire. Financer, évangéliser, vendre, manager, porter,
déléguer, faire confiance, montrer l'exemple, être
optimiste, mais pas démesurément, toujours positif, et
ne pas craquer
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Savoir échouer, et en tirer les leçons. Persévérer,
échouer à nouveau, continuer, et garder la vision, tout
en n'hésitant pas à pivoter quand c'est nécessaire.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Sentir une idée arriver, la voir grandir, me dépasser, et
arriver à la suivre.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds propres et Business Angels.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J'ai inventé Business Objects il y a 25 ans, j'ai trouvé la
bonne équipe pour exécuter, on l'a rendue "global", et on
l'a revendue à SAP pour $7 milliards

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
L'équipe. C'est la base de tout.

#PortraitDeStartuper

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si on n'essaye pas, on n'est sûr de ne pas pouvoir
réussir.
Si on essaye, ça peut marcher !
Et puis ... no risk, no money :-)
Compte Twitter :
https://twitter.com/jmcambot
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/jmcambot
Blog ou sites :
www.tellmeplus.com

J’ai eu envie d’utiliser mon savoir-faire pour réaliser
mes propres idées - enfin, nos idées communes.

Co-fondateur &
CEO
Julie Nguyen

Co-fondateur &
CTO
Yoran Brault

198

Comment décririez-vous votre entreprise ?
TipStuff est un service applicatif mobile qui aide les
familles modernes débordées à rester organisées au
quotidien. Les membres d'un foyer (parents et enfants)
peuvent partager agenda, tâches, infos, etc. pour gérer
en mode collaboratif toutes les activités familiales, et
gagner ainsi du temps.

ménagères.
§  Etendre ensuite cette couverture aux activités
impliquant plusieurs foyers (famille ou amis). Cela
peut concerner des événements co-organisés à
plusieurs (genre week-ends, fêtes familiales, etc.), ou
par exemple l'organisation et le partage de tâches
dans le cadre de familles recomposées.

Pourquoi ce choix de service ?
Pour répondre à un besoin personnel, au départ ! :)
Nous avons toujours été friands d'outils numériques probablement parce que nous travaillons tous les deux
dans l'IT. Depuis longtemps, nous cherchions une
solution pour communiquer et organiser efficacement le
quotidien dans la maison. Depuis 10 ans, on a testé pas
mal d'idées - genre appli de gestion de projet, "intranet"
pour la maison, et même un gestionnaire de tickets (!) sans trouver quelque chose de satisfaisant.

Nous ciblons d'abord les foyers français, mais nous
avons prévu d'aller dès que possible sur des marchés
européens (l'application est multilingue).

Avec l'arrivée de notre fils et l'augmentation progressive
de nos activités professionnelles, ce besoin
d'organisation est devenu prioritaire. Faute d'avoir trouvé
une appli qui nous convenait parfaitement… nous avons
alors décidé de la fabriquer.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Julie Nguyen (JNG) : Comme quelqu'un en mode
« apprentissage & expérimentation continus ». Plutôt
adepte du genre : « Inventons une 3e voie - la voie du
Milieu » et pas fan du style « You win or you die » (sauf
dans Game of Thrones :)).
Yoran Brault (YBR) : Comme quelqu'un qui aime
construire les choses patiemment et sur des bases
solides, depuis les fondations jusqu'à l'achèvement.
Sans avoir une aversion au risque, j'ai une aversion au «
bullshit ».

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
§  Proposer d'abord un ensemble de fonctionnalités
essentielles pour la gestion quotidienne du foyer,
allant l'agenda aux listes de tâches partagés, en
passant par le planning des repas et des tâches

Quelle est votre formation initiale ? Qu’est-ce qui
vous passionne ?
JNG : EDHEC programme Master.
YBR : DUT puis un diplôme d'ingénieur en informatique.
(PS : Yoran oublie de préciser qu'au-delà des diplômes,
il code depuis l'âge 10 ans. Je l'ai toujours connu avec

#PortraitDeStartuper

un PC et une idée de logiciel en cours de
développement J.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
JNG : Ma première création de société remonte à 2003,
et l'aventure a été soldée au bout de 6-8 mois (ce fut
néanmoins instructif !). J'ai ensuite participé au
lancement et au développement du cabinet de conseil
Afference en tant qu'associée : une aventure qui a duré
10 ans. TipStuff est donc ma 3e expérience en création
d'entreprise, mais c'est la première fois que
j'entreprends dans le cadre d'une start-up. J’ai relevé
deux différences majeures pour le moment : le rythme
beaucoup plus rapide des actions, et un brassage
permanent de scénarios multiples parce qu'on est à la
recherche d'un business model viable.
YBR : Mon parcours d’entrepreneur a commencé en
2009 avec la création d'arNuméral. Je sortais d'une SSII,
et je voulais traiter les problématiques de mes clients
avec mes propres solutions et méthodes. Après 6 ans à
implémenter les idées des autres, j’ai eu envie d’utiliser
mon savoir-faire pour réaliser mes propres idées - enfin,
nos idées communes. :)

J’ai eu envie d’utiliser mon savoir-faire pour réaliser
mes propres idées - enfin, nos idées communes.

Co-fondateur &
CEO
Julie Nguyen

Co-fondateur &
CTO
Yoran Brault

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
§  Mener nos activités professionnelles actuelles en
parallèle avec le lancement de TipStuff. Cela a
impliqué à la fois une grosse charge de travail à
absorber, mais aussi un jonglage intellectuel entre
des sujets qui n'ont rien à voir… et ce fut assez
compliqué parfois.
§  Interpréter correctement les résultats obtenus, pour
avancer dans la validation du business model :
avons-nous identifié un vrai besoin ? Dans quelle
mesure y a-t-il une adéquation produit / marché ? Etc.
C'est compliqué de rester rationnel et neutre, et de se
forger des convictions sans pour autant se leurrer…
Sinon pas grand-chose d'autre, nous sommes en phase
d'amorçage, et c'est donc un peu tôt pour en parler. Les
vraies difficultés sont probablement devant nous, mais
c'est stimulant. Il y a cette citation de Richard Bach l'auteur de Jonathan Livingston le Goéland - que nous
aimons beaucoup tous les deux : "Chaque problème que
tu rencontres a un cadeau pour toi dans ses
mains." (Yoran : et depuis un an, c'est Noël toutes les
semaines ! :))
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
JNG : Cela dépend ce qu'on définit comme étant la
réussite dans l'entreprenariat… Quelle que soit la
motivation initiale, je pense qu'il y a deux
caractéristiques à considérer pour vivre positivement ce

#PortraitDeStartuper

199

genre d'expérience : savoir remettre en question ses
idées, et être lucide sur ses forces et ses limites.
YBR : La complémentarité de l'équipe des fondateurs.
La maîtrise des compétences-clés, par exemple dans
notre cas le développement technique et le pilotage
financier.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Pour la 1ère étape, du temps et du cash provenant des
fonds propres de nos deux sociétés actuelles. Nous
sommes en ce moment dans la recherche et le montage
des financements pour la phase suivante.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
JNG : La synergie de l’équipe des associés-fondateurs.
Ce casting initial est le "moteur" sous le capot du projet,
sa composition caractérise la puissance et la distance
que le projet sera capable de couvrir. Mais c'est vrai
pour toute aventure de création d'entreprise, pas
seulement pour une start-up.
YBR : L'existence d'un marché pour le service/le produit
qu'on s'apprête à lancer.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
JNG : Déterminer son niveau minimal de besoins sur le
plan matériel (combien me faut-il a minima pour vivre
par mois), mais aussi sur le plan psychologique et

émotionnel (combien d'heures de sommeil, de temps
pour décompresser, etc.). S'assurer ensuite de respecter
ces deux seuils, car tomber en dessous rendrait
incapable de se concentrer sur le business. Et ce serait
alors le début des ennuis.
YBR : S'assurer de couvrir toutes les compétences-clés
nécessaires au projet au sein de l'équipe des
fondateurs.
Facebook :
https://www.facebook.com/tipstuff
Compte Twitter :
https://twitter.com/tipStuff
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/julie-nguyen/0/666/801
https://fr.linkedin.com/pub/yoran-brault/1/462/458/fr
Blog ou sites :
https://www.tipstuff.com

Il faut savoir profiter des rencontres et rester ouvert.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Trendeo est née de la conviction que l’agrégation de
données collectées sur internet peut produire de
l’information à haute valeur ajoutée. Nous ne sommes
pas dans le big data mais dans le quality data. Nos
données sont collectées et assemblées « à la main » avec l’aide de quelques outils informatiques bien
entendu.

Créateur &
Gérant
David Cousquer

Notre produit principal est une base de données où nous
collectons de l’information sur l’emploi et
l’investissement en France, qui permet à nos utilisateurs
(principalement des sociétés travaillant en BtoB) de faire
de la veille commerciale, d’orienter leur réseau en
information sur les tendances par secteur d’activité et
par territoire. Globalement les données de l’observatoire
sont bien corrélées aux données de l’INSEE sur l’emploi.
Nous réalisons également un bulletin mensuel de veille
sur les tendances pour le Comité Champagne.
Pourquoi ce choix de service ?
J’ai commencé par faire un travail similaire sur
l’investissement étranger en Europe, lorsque j’étais
directeur des études à l’Agence française pour les
investissements internationaux (devenue depuis
Business France, après fusion avec ubiFrance). Le sujet
a été étendu aux entreprises françaises et aux
désinvestissements.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre

#PortraitDeStartuper

200

entreprise ?
L’ambition est de collecter toujours plus de données
qualifiées sur toujours plus de secteurs. Nous lancerons
en janvier un produit de veille à couverture mondiale,
dans un domaine spécifique.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis entrepreneur un peu par accident, par amour du
produit créé initialement, sans étude de marché
approfondie. Ce qui est passionnant est de voir les
clients s’emparer de votre produit et en créer des
usages nouveaux, l’intégrer dans leur process de
décision, et de voir que cela fonctionne. A partir de là les
idées d’amélioration et de nouveaux produits
s’enchaînent.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis économiste de formation, passé par SC-Po paris
et un DEA d’économie.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’ai fait de la photo en amateur, et c’était fascinant de
voir apparaître une photographie dans le bain de
développement. C’est un peu le même frisson que
j’éprouve quand, à travers les données de l’observatoire
ou des données que je collecte pour des clients, je
détecte une tendance qui n’était pas forcément apparue
ailleurs. En septembre 2013 par exemple, on invoquait
partout la reprise, et nos données montraient qu’il n’en
était rien.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je me suis lancé tardivement, en 2007, après avoir
épuisé les charmes de la vie de cadre de direction, en
saisissant l’occasion d’un plan de licenciements.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les difficultés c’est tous les jours, mais elles ont faites
pour être surmontées ! La difficulté principale c’est qu’on
est fort sur certains points, mais l’activité de l’entreprise
nécessite de s’améliorer partout et dans tous les
domaines : commercial, communication, finance,
comptabilité. Ça oblige à sortir en permanence de sa
zone de confort.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Un optimisme fondamental et la capacité à s’abstraire
des toutes les raisons qui font qu’on ne devrait pas
entreprendre. Ensuite il faut savoir profiter des
rencontres et rester ouvert.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
L’URSSAF ! C’est l’aide aux chômeurs-créateurs
repreneurs d’entreprise qui m’a permis de démarrer, puis
un peu de love money. Principalement l’entreprise s’est
autofinancée depuis ses débuts.

Il faut savoir profiter des rencontres et rester ouvert.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Savoir qu’on ne peut pas faire cela à moitié, mais qu’en
même temps il est vital de se préserver quelque hobby,
passe-temps ou activité autre pour ne pas devenir
obsédé !

Créateur &
Gérant
David Cousquer

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Passer par un programme tel que le SLP (startup
leadership program) ou un programme similaire, où l’on
rencontre d’autres entrepreneurs et divers acteurs de
l’univers startups. C’est un excellent moyen de prendre
la mesure de la tâche !
Compte Twitter :
https://twitter.com/dcousquer
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/davidcousquer
Blog ou sites :
www.trendeo.net
www.observatoire-investissement.fr

#PortraitDeStartuper

201

Bien s’entourer, écouter, s’adapter, rebondir, mais ne
rien lâcher, et une bonne dose de chance.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Fondée par deux entrepreneurs expérimentés, Twinlife
s’intéresse à la protection de la vie privée sur Internet,
en particulier en matière de communications.

Co-founder &
Président
Michel Gien

Twinlife développe « twinme », un service de
communications sans données personnelles : pas de
numéro de téléphone, pas d’adresse mail, pas de login/
mot de passe. Chacun définit, gère et contrôle ses
identités de communication (y compris l’anonymat) en
fonction de chacun de ses contacts. Les
communications en texte, voix, vidéo et échange de
données sont sécurisées et s’effectuent directement
entre mobiles, sans serveur intermédiaire (peer-to-peer).
La vision de Twinlife est de permettre à chacun de
d e v e n i r, à t e r m e , s o n p r o p r e o p é r a t e u r d e
communications.
Pourquoi ce choix de service ?
Lors de rencontres physiques, chacun est libre de parler
avec quiconque sans formalité particulière (en général).
On peut entrer dans un magasin, interagir avec un
commerçant, sortir du magasin et ne plus y retourner. Au
contraire, dès qu’on veut communiquer à distance, on
doit s’enregistrer dans un service et se faire attribuer un
identifiant unique « pour la vie », que l’on doit échanger
avec ses correspondants, même si on sait que les
interactions ne dureront que le temps d’une transaction
(un trajet en voiture par exemple). Il n’est pas possible
non plus de rester anonyme, comme lorsqu’on parle à
un passant dans la rue pour demander son chemin.

#PortraitDeStartuper

202

Les technologies disponibles aujourd’hui, en particulier
sur les appareils mobiles, permettent de s’affranchir des
contraintes imposées par le modèle du téléphone fixe du
début du siècle dernier toujours en vigueur. Nous avons
voulu montrer qu’il était possible de « libérer » les
communications entre personnes en permettant à
chacun de les gérer à sa guise, comme dans le monde
physique.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Créer un service de communications de nouvelle
génération dans lequel chacun gère ses interlocuteurs,
sécurise ses interactions et conserve la maitrise
complète de ses données personnelles en ligne, comme
il peut le faire dans sa vie physique.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Créatif, hands-on et obstiné.
Quelle est votre formation initiale ?
Ecole d’ingénieur généraliste, puis chercheur en
informatique pendant 15 ans, et co-fondateur de
plusieurs start-ups avec toujours des associés et
collaborateurs très compétents et très investis.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Les défis, la découverte, la création, et avant
tout l’aventure. Le process m’interesse plus que

l’objectif, bien que sans objectif il ne puisse pas y avoir
de chemin.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Une première start-up en 1987 (Chorus Systems) avec
une demi-douzaine de chercheurs Inria et France
Télécom, conduite par Hubert Zimmermann et vendue à
Sun Microsystems en 1997, une seconde (Jaluna/
VirtualLogix) avec l’équipe Française de Sun issue de
Chorus en 2002, achetée par RedBend Software en
2010, et enfin Twinlife avec Christian Jacquemot
(également ancien de Chorus et VirtualLogix) qui en a
été l’inspirateur et sur qui repose toute la technologie.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La difficulté essentielle est toujours la
même « convaincre » les clients, les investisseurs, les
collaborateurs, l’environnement, tout l’écosystème
nécessaire à la survie et au développement de
l’entreprise, qu’ils peuvent lui faire confiance et faire un
bout du chemin ensemble.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Bien s’entourer, écouter, s’adapter, rebondir, mais ne
rien lâcher, et une bonne dose de chance.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Apports personnels et incubateur au départ,
investisseurs institutionnels et aides publiques à venir.

Bien s’entourer, écouter, s’adapter, rebondir, mais ne
rien lâcher, et une bonne dose de chance.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le cash bien sûr, même si ce n’est pas forcément le plus
amusant à surveiller.

Co-founder &
Président
Michel Gien

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
Prenez du plaisir. Chaque jour apporte ses défis, ses
joies et ses peines. La vie est courte. Profitez-en
pleinement.
Compte Twitter :
https://twitter.com/TwinlifeSystems
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/michelgien
Blog ou sites :
https://twinlife-systems.com
https://twin.me
PlayStore :
https://play.google.com/store/apps/details?
id=org.twinlife.device.android.twinme
AppleStore :
https://itunes.apple.com/app/twinme/id889904498

#PortraitDeStartuper

203

Comprendre les besoins des clients potentiel et offrir
un produit utile et adapté.

CEO
Arnaud Barray

Comment décririez-vous votre entreprise ?
L’application uKonect permettra aux business(wo)men
d’optimiser leurs relations d’affaires. Elle tournera sur
iOS – Android dès janvier 2016 – et promet à ses
utilisateurs (traders, banquiers, assureurs,
horlogers, etc.) de ne plus déjeuner seuls. Mais plus que
de briser l’isolement professionnel à l’heure des repas,
l’outil est destiné à mieux développer son réseau de
proximité ou transfrontalier. En rencontrant un éventuel
partenaire, un potentiel client ou son futur employeur. Ou
encore en partageant ses idées et ses expériences avec
un confrère du même domaine, voire d’un autre métier.
Le tout gratuitement et sans connaître au préalable son
interlocuteur. « Notre outil est un mélange de Tinder et
de LinkedIn », résument les cofondateurs de l’entreprise
en démarrage, établie près de Nyon.
Pourquoi ce choix de service ?
2015 est l’année du mobile et du média sociale. Nous
sommes dans la tendance et répondons à un besoin.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est d'avoir des utilisateurs premièrement
en Suisse et en Angleterre puis dans le reste du monde.
C'est aussi d'offrir notre application et de la
personnaliser pour les grandes entreprises et leurs
usages internes.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?

#PortraitDeStartuper

204

J'aime prendre des risque mesuré en m'entourant des
meilleurs et en activant mon réseau.

S'entourer des meilleurs qui ont les compétences que
l'entreprise a besoin ainsi que les valeurs.

Quelle est votre formation initiale ?
Ma formation est une école de commerce en France.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
De pas avoir d'autres "soucis" car cela demande
beaucoup d'efforts et travail.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
L'innovation et le management.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis l'âge de 17 ans et d'une
manière plus sérieuse depuis janvier 2015.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Comprendre les besoins des clients potentiel et offrir un
produit utile et adapté.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La détermination et l'ouverture international.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Le financement par un investisseur dans le capital de la
société avec fonds propres.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?

Compte Twitter :
https://twitter.com/ArnaudBarray
Compte Linkedin :
https://ch.linkedin.com/in/arnaudbarray/en
Blog ou sites :
www.ukonect.me

Chaque étape résolue est un pas franchi vers le
succès !

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Une Vie des Histoires est ancrée sur deux tendances de
fond :
§  le retour aux sources, à l’essence même de la vie, à
la mémoire et à la transmission
§  le besoin de faire soi-même, d’être acteur de sa vie,
de se sentir unique et d’opter pour des démarches
personnalisées

Co-fondateur
Laurence Caisey

Pourquoi ce choix de service ?
Parce que nous (les fondateurs de Une Vie des
Histoires) sommes attirés par la qualité de connexion
avec les autres et comme deux des associées sont
psychologues, quand nous avons brainstormé sur quel
business créer ensemble, cette idée a émergé.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
C’est une aventure pour nous, une expérience très riche
mais surtout nous sommes persuadés que l’offre que
nous apportons est unique et importante pour un grand
nombre de personnes : nous avons tous dans notre vie
des moments spécifiques qui ont modifié le cours de
notre vie et ce sont ces moments chargés d’émotions et
très souvent en connexion forte avec les autres que
nous voulons partager et transmettre.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Un entrepreneur novice mais passionné qui met tout en
œuvre pour réussir.

#PortraitDeStartuper

205

Quelle est votre formation initiale ?
Un master de physique et un diplôme d’ingénieur en
optique puis 23 ans de recherche en cosmétiques …
rien qui ne me prédestinait à créer une startup !
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis curieuse … j’aime les connexions avec les
autres, j’adore être à l’affût des nouveautés
technologiques et je suis stimulée par les challenges :
plus le défi est difficile plus j’aime à le relever.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Comme je le disais c’est très nouveau pour moi : après
24 ans de salariat je me décide enfin à créer deux
sociétés mais je pense qu’au fond de moi j’ai toujours eu
cette démarche d’entrepreneur.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Peut être les doutes : est ce une bonne idée, ce projet
sera-t-il rentable, comment allons nous trouver nos
clients, comment se faire connaître, … chaque étape
résolue est un pas franchi vers le succès !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Très certainement l’auto-motivation et l’énergie. Elles
sont très ancrées en moi et je sais que c’est une vraie
chance.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Pour le moment de l’auto-financement et certainement
prochainement nous allons lancer une campagne de
crowdfounding.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Etre toujours à l’écoute des feedbacks, des retours
d’expériences, des attentes des clients dans un souci
d’amélioration constante du projet.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Ne pas hésiter ! La vie est courte et il est important de
faire ce qui nous plait !
Compte Twitter :
https://twitter.com/LaurenceCaisey
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/laurencecaisey
Page Facebook :
h t t p s : / / w w w. f a c e b o o k . c o m / U n e - Vi e - d e s Histoires-392238214294045/
Blog ou sites :
www.une-vie-des-histoires.com

Le choix de ses associés et de ses partenaires est
critique.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Waynote est une startup qui se positionne sur le marché
des contenus culturels et touristiques adaptés à la
grande mobilité. Waynote a développé une application
mobile pour découvrir les régions traversées au fil de
l'autoroute, qui raconte les paysages en audio et en
temps réel, et suggère des pauses près des sorties.

Co-fondatrice &
CEO
Nadine Pédemarie

Co-fondateur
Fabien Apheceix

Pourquoi ce choix de service ?
Le voyageur entre sur l’autoroute comme dans un
tunnel, pressé d’arriver au bout. Or il traverse sans le
savoir des régions riches de patrimoine culturel et
naturel. Les plus curieux s’interrogent sur les
informations de quelques panneaux touristiques qui n’en
disent pas assez, ou sur des points particuliers du
paysage. Le temps d’aller chercher la réponse sur le
web, dans le cas où il y a du réseau, on a déjà parcouru
20km, et on est plus dans le contexte. Pour faire une
pause, n’ayant aucune visibilité sur ce qui se trouve près
des sorties, là encore les plus curieux ou ceux qui ont
préparé leur voyage s’aventurent hors de l’autoroute. La
grande majorité préfère assurer en s’arrêtant sur une
aire de service. En parallèle, les territoires n’ont
aujourd’hui aucun moyen de s’adresser à ces voyageurs
au moment où ils passent, pour développer leur
notoriété ou les inviter à une visite.
En résumé, le voyageur qui fait un long trajet s’ennuie,
est coupé des territoires, perd son temps finalement. Le
but de waynote est de lui faire vivre une nouvelle
expérience, de transformer son trajet contraint en

#PortraitDeStartuper

206

parcours de découverte en délivrant des informations
culturelles et touristiques in situ, automatiquement
déclenchées au passage d’un point d’intérêt. Waynote
connecte le voyageur aux territoires traversés.

groupes. De plus, vous n’y participez pas réellement en
tant que « junior ». Je perçois l’entrepreneur comme un
stratège dans un écosystème complexe : cette réflexion
est passionnante.

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons lancé une version bêta à l’été 2015. Nous
visons le déploiement d’une version avec plus de
fonctionnalités et de contenus sur le réseau national
pour 2016, suivi d’un développement européen, le but
étant d’accompagner un voyageur avec la même
application d’un bout à l’autre de l’Europe.

Quelle est votre formation initiale ?
NDE : J’ai commencé par un DUT d’informatique, puis
j’ai repris mes études pour une école de commerce, et
enfin un master d’ingénierie culturelle. Ce profil
technologie-business-culture patiemment construit a
débouché sur waynote.

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Nadine PEDEMARIE (NPE) : Entreprendre est une
façon de vivre. J’ai quitté il y une quinzaine d’années
une situation confortable dans un grand groupe, car
l’idée de suivre une carrière toute tracée jusqu’à l’âge de
ma retraite m’était insupportable. Je suis toujours à la
recherche de nouveaux défis. J’aime entreprendre pour
développer de nouvelles idées.
Fabien APHECEIX (FAP) : L’entrepreneuriat vous
expose à une variété de situations (commerciales,
techniques, financières, etc.) que vous devez analyser,
scénariser et résoudre. Cette nécessité de prendre des
décisions stratégiques, et d’en assumer la
responsabilité, me stimule en tant qu’entrepreneur. La
décision est plus diluée, et lente, dans les grands

FAP : Je suis diplômé de Sciences Po Paris en Finance
et Stratégie.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
NPE : L’exploration de nouveaux champs, la création,
l’innovation, sous toutes leurs formes, art, design,
architecture, sciences, industrie ...
FAP : La stratégie, la compréhension des écosystèmes,
la résolution de problèmes, la prospective.

Le choix de ses associés et de ses partenaires est
critique.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
NPE : Je dirais que mon parcours d’entrepreneur a
démarré lorsque j’ai quitté ce grand groupe. Mes
différentes expériences dans les domaines culturel et
touristique ont ensuite été des étapes pour arriver à la
création d’entreprise.

Co-fondatrice &
CEO
Nadine Pédemarie

FAP : Après quelques expériences en banque
d’investissement à Paris puis à Londres, j’ai créé une
première start-up, memobaby, qui continue son
développement. J’ai également développé une activité
de consultant indépendant sur le business model,
l’analyse de marché et la formalisation du business plan.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La principale difficulté rencontrée est financière. Créer
une entreprise est un gros sacrifice, une prise de risque
pour soi et sa famille.

Co-fondateur
Fabien Apheceix

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Dans la première tranche de vie d’une startup, les
fondateurs doivent être polyvalents pour avancer vite
avec agilité sans dépendre de moyens extérieurs. Puis
pour grandir, il faut savoir lâcher prise et s’entourer des
meilleures compétences. C’est une idée exprimée par
Marc Simoncini que nous partageons.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour

#PortraitDeStartuper

207

lancer votre société ?
Nous avons lancé la société sur nos fonds propres, et
avons été soutenus par l’incubateur Paca-Est et la
région PACA.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le choix de ses associés et de ses partenaires est
critique.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
NPE : La création d’entreprise exige de l’endurance, une
bonne résistance au stress, du courage. Il faut prendre
soin de soi, bien gérer son capital énergie, comme un
athlète, pour tenir le cap dans la durée.
FAP : La création d’entreprise est une succession de
bonnes et de mauvaises nouvelles, d’encouragements
et de moments de doute. Face à ces montagnes russes
émotionnelles, il convient de prendre de la distance par
rapport au quotidien pour réagir de manière réfléchie.

Compte Twitter :
https://twitter.com/npedemarie
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/nadinepedemarie/en
https://fr.linkedin.com/in/fabienapheceix
Blog ou sites :
http://www.waynote.fr

Il est vital de savoir quel sera l’état des caisses dans
les 3 à 6 mois à venir.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
WeCook développe des services d'accompagnement à l’
organisation des repas et de courses.

Directeur Général
Jérémie Prouteau

Sur WeCook.fr, les utilisateurs peuvent bénéficier de pro
positions de repas personnalisés en fonction de leurs be
soins ou de leurs objectifs nutritionnels pour eux et leur f
amille, que ce soit pour un repas, ou pour une semaine
et pour une famille. Des repas est déduite la liste de cou
rses correspondante qui permet à l’utilisateur de trouver
les produits nécessaires à sa semaine.
Avec ses outils d’analyse, de structuration et de recomm
andation de données, WeCook.fr accompagne aujourd’h
ui 80 000 familles dans leur alimentation et leurs courses
et a déjà proposé plus de 3,5 millions de repas à partir d
e ses 7000 recettes.
Pourquoi ce choix de service ?
Derrière un besoin personnel du « qu’est-ce que je
vais bien pouvoir manger ce soir ? » nous nous sommes
rendus compte que nous n’étions pas les seuls à avoir
cette interrogation.
Après plusieurs versions et en allant à la rencontre de
notre public, aujourd'hui WeCook répond au besoin de la
mère de famille qui se demande toutes les semaines ce
qu’elle va bien pouvoir faire à manger pour sa famille.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?

#PortraitDeStartuper

208

Devenir le leader européen de la recommandation de
menus en ligne.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Persévérant et méthodique.
Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur Telecom.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
J’aime voir grossir la startup que j’ai co-fondée il y a déjà
5 ans. Et même après tout ce temps, j’apprends tous les
jours, c’est ce qui me motive à me lever le matin.
L’environnement des startups dans le domaine Food est
également un sujet qui m’intéresse. Avec l’un de mes
associés nous avons fondé l’association DigitalFood
Lab, qui regroupe les startups Food et Tech.
Nous organisons régulièrement des évènements afin
d’encourager les entrepreneurs à présenter leur projet et
à networker.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis 5 ans, depuis la fin de mes
études. Nous avons démarré à deux, avec Matthieu
VINCENT à la fin de nos études d’ingénieur. Après
l’incubateur de notre école, nous avons intégré le
Camping puis l’incubateur Paris&Co. Aujourd’hui
WeCook est composé de 7 personnes.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Nous avons connu beaucoup de difficultés, dans tous
les domaines. Mais nous les surmontons les une après
les autres. Le point qui m’a le plus marqué est lié à un
problème administratif en rapport avec le statut JEI et le
CIR : un redressement fiscal qui s’est finalement bien
terminé mais qui aurait pu couler la société.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Une équipe qui s’entend bien et qui est complémentaire.
Avoir confiance en ses associés est primordial. Ensuite,
être motivé, se persuader que ça va marcher et
perséverer.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons fait 2 levée de fonds auprès de Business
Angels et VC, complétées par des financements de la
BPI (avance remboursables et prêts).
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La trésorerie ! Il est vital de savoir quel sera l’état des
caisses dans les 3 à 6 mois à venir, pour anticiper un
changement de cap nécessaire si cela va mal.

Il est vital de savoir quel sera l’état des caisses dans
les 3 à 6 mois à venir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Foncez ! Il est nécessaire de sortir très vite un premier
produit à confronter au marché ; ensuite, itérez
dessus.Et si une recherche de fonds s’avère nécessaire,
anticipez, c’est toujours plus long qu’on le pense...
Compte Twitter :
https://twitter.com/JeremieProuteau

Directeur Général
Jérémie Prouteau

Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/jeremieprouteau/en
Blog ou sites :
https://www.wecook.fr

#PortraitDeStartuper

209

Ne jamais regarder trop en arrière, aller de l'avant et
n'avoir peur de rien.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Whaller est une startup qui a la chance d'être adossée à
un géant industriel, le groupe Bolloré, et c'est une
chance inestimable car nous avons la force d'un grand
Groupe tout en étant une petite structure souple et
indépendante.

CEO
Thomas Fauré

Whaller édite une plateforme (whaller.com) qui permet
aux internautes de créer leurs propres réseaux sociaux
privatifs. Whaller est à destination de tous, et en
particulier de tous les organismes (entreprises,
associations, écoles, institutions, ...) qui souhaitent
posséder un outil moderne
Pourquoi ce choix de service ?
Il y a 5 ans, j'ai fait le constat des limites des réseaux
sociaux que nous connaissons tous : facebook, twitter,
etc. L'interconnexion des personnes de ces réseaux
sont leur force mais aussi leur pire faiblesse : à vouloir
trop lier les gens on oublie le lien qualitatif qui est
primordial. Whaller veut redonner du sens au mot
"réseau social", et notre façon de faire a été de créer
une plateforme qui prétend corriger les défauts des
réseaux sociaux américains. Sur Whaller, tous les
réseaux sont privatifs, chacun contrôle absolument à qui
il écrit et dans quel contexte. C'est un outil de confiance.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Grandir et nous faire connaître pour être toujours plus
utile aux gens.

210

Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Il y a 2 belles qualités que j'ai la chance d'avoir pu
développer : l'audace et la persévérance.
L'audace c'est ce qui permet d'agir. Quant à la
persévérance c'est elle qui vous fait durer et prendre
patience. Nous ne sommes pas du tout au bout de notre
route, mais nous avançons chaque jour un peu.
Quelle est votre formation initiale ?
L'école Centrale de Lille m'a donné un diplôme
d'ingénieur généraliste, mais j'ai toujours été autodidacte
dans le domaine de l'informatique.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Créer, inventer, faire du neuf. Refaire ce que d'autres ont
déjà fait ne m'intéresse pas.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J'ai reçu le premier prix d'imagination à l'âge de 6 ans, je
suppose que c'est donc à partir de cet âge que j'ai
commencé à être entrepreneur. Je n'ai pas de parcours
particulier, si ce n'est celui d'avancer un peu chaque
jour, convaincre les gens, être constamment un "super
vendeur" comme dit Jeffrey Fox.
Il y a 3 ans j'ai eu l'immense chance de pouvoir croiser
Vincent Bolloré régulièrement, j'ai sauté sur l'occasion

pour lui présenter Whaller que j'avais commencé
quelques mois avant.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Il faut être toujours très patient, et toujours persévérer.
Les difficultés sont nombreuses, mais les principales
sont humaines : s'entourer des bonnes personnes,
convaincre sur la durée, etc.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Ne jamais regarder trop en arrière, aller de l'avant et
n'avoir peur de rien.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Trouver un investisseur unique qui croit en Whaller.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
La relation que vous avez avec vos associés. La
mésentente est la première cause d'échec des startups.
Compte Twitter :
https://twitter.com/faure_t
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/in/faurethomas
Blog ou sites :
https://whaller.com

#PortraitDeStartuper

Il faut savoir économiser ses ressources en attendant
que l’activité décolle.

Founder & CEO
Lionel Roux

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Wimi est à ce jour la solution de productivité et de
collaboration la plus complète du marché. Wimi est né
de l’idée que l’accès aux solutions en ligne de gestion de
projet et travail collaboratif ne devrait pas être
uniquement réservé aux grandes entreprises. Lorsque
Lionel Roux et Antoine Duboscq, consultants
expérimentés, ont créé Wimi en 2010, ils avaient testé la
plupart des plateformes collaboratives mais trouvaient
ces solutions trop compliquées pour être utilisées avec
leurs clients. Plus particulièrement, aucune solution
n’intégrait de synchronisation de fichiers entre
collaborateurs, une difficulté à laquelle Lionel et Antoine
faisaient face eux même lorsqu’ils travaillent avec leurs
clients.
Au lieu de se contenter de ce qui était disponible, ils ont
décidé de construire leur propre outil. Grace à une
expérience commune riche et diverse en organisation,
gestion de projet, user experience et technologie, Wimi
est né. Ils avaient compris rapidement que le point clé
de la réussite de Wimi serait de rendre cette solution
suffisamment simple pour être utilisée par les
entreprises de toute taille. Développée avec pour cible
les entrepreneurs, Wimi permet de se concentrer sur la
productivité des équipes et les aspects à forte valeur
ajoutée plutôt que de consacrer un temps précieux sur
des éléments non cœur de métier.
Pourquoi ce choix de service ?
Juste avant la création de Wimi, j’étais directeur associé

#PortraitDeStartuper

211

dans un cabinet de conseil au sein duquel une
collaboration efficace est une clé de succès. Mon rôle
consistait à piloter un certain nombre de missions pour
des clients divers et des équipes de consultants
distinctes. A cette époque, les offres de collaboration
n’étaient pas satisfaisantes car souvent trop complexes
ou mal adaptées au besoin réel du travail d’équipe.
Notre vision consiste à faire de Wimi le meilleur outil de
collaboration et de travail d’équipe au monde.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons briser le monopole des solutions nordaméricaines dans le domaine des solutions de
productivité en offrant une solution intégrée de travail
d’équipe complète et simple d'utilisation. Concrètement,
nous souhaitons devenir une référence du domaine en
Europe et aux Etats-Unis.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Professionnellement, je suis attiré par le challenge et la
diversité. L’entrepreneuriat apporte cela et bien plus.
J’éprouve du plaisir à créer de nouvelles activités, à
construire et développer une équipe, et réussir
collectivement.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur ENSAM de formation initiale puis j’ai
complété ma formation par un MBA à HEC Paris.

Qu’est-ce qui vous passionne ?
L’être humain, les sports extrêmes, les jeux de
stratégies, l’entreprenariat.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai commencé ma carrière pour Elf Aquitaine au Japon
ou je suis resté 2 ans. J’ai ensuite créé ma première
entreprise à Los Angeles, USA dans le domaine des
carburants de compétition. Puis, après avoir revendu ma
première entreprise, j’ai souhaité compléter ma
formation d’ingénieur par un MBA à HEC Paris. J’ai
ensuite rejoint le cabinet de conseil en stratégie WMI,
particulièrement dynamique dans le domaine des
nouvelles technologies, et qui appartient au start-up
studio AD&P Ventures. Après 5 années de conseil, j’ai
souhaité reprendre la voie de l’entreprenariat, et avec
Antoine Duboscq le fondateur du studio, nous avons
créé Wimi en 2010.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les principales difficultés sont venues de la recherche
de fonds lorsque nous étions en phase de R&D sans
revenus substantiels. Cette phase est maintenant
derrière nous. L'autre difficulté est le recrutement de
profils techniques et design d'excellence. Cela reste un
challenge permanent.

Il faut savoir économiser ses ressources en attendant
que l’activité décolle.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
La ténacité, la patience, le bon sens, le pragmatisme, la
capacité à se remettre en question.

Founder & CEO
Lionel Roux

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons volontairement choisi un mode de
financement privé (principalement Business Angels) et
n’avons pas souhaité sollicité de fonds d’investissement.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Piloter avec prudence la consommation de cash. Il faut
savoir économiser ses ressources en attendant que
l’activité décolle. Grâce à cela nous avons pu franchir
avec succès les phases initiales.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui conseillerai de prendre un soin particulier à
s’entourer (associés, conseillers, employés) de
personnes de confiance, complémentaires en terme de
compétences et sur lesquels il est possible de construire
une équipe plus étendue.

#PortraitDeStartuper

212

Compte Twitter :
https://twitter.com/lroux03
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/lionel-roux/0/287/a01
Blog ou sites :
https://www.wimi-teamwork.com/fr/

Le plus dur c’est de trouver l’adéquation du marché
avec son produit.

Directeur Général
Thomas Cornet

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Wittyfit c'est avant tout une équipe qui partage trois
convictions fortes :
§  La première est que le bien être est un tout, On ne
peut pas séparer le personnel du professionnel.
§  La seconde est que chaque acteur, du salarié au
dirigeant doit être un moteur du bien-être au travail.
§  Et enfin, La dernière est que la qualité de vie au
travail est le terreau sur lequel pousse l'engagement,
la créativité et la compétitivité.
C’est pourquoi nous avons créé une plateforme digitale
simple et efficace de mesure et de monitoring de la
qualité de vie au travail. Elle permet donc de prendre le
poult de l’entreprise de manière continue grâce à sa
disponibilité 24/7 et de distiller les analyses adéquates.
Pourquoi ce choix de service ?
Partant du principe qu'on ne peut pas gérer ce qu'on ne
mesure pas, nous avons décidé de créé une plateforme
digitale de mesure en continu de la qualité de vie au
travail. En bref, l’entreprise détient une image actuelle et
non passée comme c’est le cas avec les études
internes.
Après, plusieurs raisons conduisent à la nécessité de
valoriser le capital « Humain » de l’Entreprise. Il s’agit
avant tout de l’ADN de l’entreprise : il est synonyme de
valeur ajoutée. En outre, il se raréfie et il mute. Etre à
son écoute, l’embarquer, lui donner la parole tout en
respectant la stratégie de l’entreprise est primordial. Est-

#PortraitDeStartuper

213

ce difficile à faire ? Oui, mais plus maintenant ;-))
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous souhaitons que WITTYFIT devienne le socle sur
lequel se bâtissent les politiques de qualité de vie au
travail dans les entreprises. En effet, chaque entreprise
doit défendre ses valeurs et sa raison d’être. Lui donner
les moyens d’y parvenir est notre ambition. WITTYFIT
peut permettre d’inclure la qualité de vie au travail dans
le monde du travail, nous pourrons dire que nous avons
réussi notre pari ;-))
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Fonceur, tenace, dynamique et à l’écoute de mon
associé préféré. Je crois qu’il faut être un doux mélange
entre tête brulée et homme (d’un peu) d’expérience pour
ne pas sauter sur la première mine venue. Le parcours
de l’entrepreneur ressemble étrangement à un parcours
du combattant.
Quelle est votre formation initiale ?
ESC Toulouse ou comment devenir un vrai couteau
suisse !
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je crois que ce qui m’anime le plus est le sport et plus
particulièrement le dépassement de soi. C’est autant
pour le plaisir qu’une nécessité pour évacuer le stress
amassé.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai une âme d’entrepreneur depuis ma sortie de l’école.
En revanche, j’ai mis, personnellement, 15 ans pour le
faire. J’ai bien eu plusieurs tentatives mais entre celle
qui n’ont eu qu’une durée de vie d’un jour et celle qui ont
avorté à un jour du dépôt des statuts, il a fallu tomber
sur la bonne alchimie.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Je crois que le plus dur c’est de trouver l’adéquation du
marché avec son produit. Quelle communication, quel
positionnement, quel contenu, quel service … Les
besoins sont multiples mais il ne faut pas s’éparpiller. Il
faut traiter celui qui est le plus prioritaire pour ses clients.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
L'optimisme, l'énergie, du bon sens et un peu de
chance.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Fonds propres, aides et subventions et fonds
d’investissements. Je crois qu’en dehors d’avoir des
moyens personnels importants, c’est la suite logique.

Le plus dur c’est de trouver l’adéquation du marché
avec son produit.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
D’avoir un peu de moyen car entrepreneur est un métier
rempli de chausse-trappes, dont notamment ses propres
erreurs. Et puis faire du Business, c’est une équation
pas si simple que cela à équilibrer.

Directeur Général
Thomas Cornet

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Il y aurait plein de conseils à donner mais pour réussir, je
pense qu’être deux pour démarrer l’aventure (un associé
ou tout simplement un tiers extérieur au capital) pour se
et être challengé et soutenu est un point primordial.
Compte Twitter :
https://twitter.com/wittyfit_fr
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/thomas-cornet/24/399/818/en
Blog ou sites :
http://wittyfit.com

#PortraitDeStartuper

214

La plus grosse difficulté que nous avons rencontrée et
que nous continuons de rencontrer tous les jours est le
manque de temps.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Wizbii est le 1er réseau social professionnel des 18-30
ans. Nous leur permettons de trouver gratuitement jobs,
stages et alternances mais aussi un associé pour
entreprendre. Côté entreprises, nous les aidons à
développer leur marque employeur et à réduire leurs
coûts de recrutement.

Co-founder &
CEO
Benjamin Ducousso

Nous avons 370 000 membres avec la plus grosse
croissance sur le segment 18-30 ans, sommes présents
dans 4 pays (France, Belgique, Suisse, Angleterre) et
poursuivons notre développement international dans les
autres pays d’Europe. Wizbii c’est aussi plus de 100
clients (SFR, Unilever, Credit Agricole, Econocom...) et
30 employés.
Pourquoi ce choix de service ?
Au départ, avec mes associés et amis Romain et
Emeric, nous voulions débuter une toute autre aventure
entrepreneuriale mais nous nous sommes rendu compte
qu’il nous manquait des compétences. Nous avons donc
cherché un site web pour trouver des personnes aux
compétences complémentaires à notre équipe et rien
n’existait sur le marché. Nous avons donc décidé de
créer Wizbii à la base pour favoriser la rencontre entre
des jeunes créateurs de projets. L’emploi est venu par la
suite.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est de favoriser l’emploi et

#PortraitDeStartuper

215

l’entrepreneuriat dans le monde, notre objectif est donc
de faire ce que l’on a réussi à accomplir en France dans
les autres pays. Pour le moment, notre plateforme existe
en langue française et anglaise, mais elle sera
également bientôt disponible en italien, allemand,
portugais, espagnol… Pour cela nous embauchons en
ce moment 13 nouveaux talents à tous les pôles de
notre entreprise ! Aussi, nous venons de lancer notre
application mobile Android et allons terminer l’application
iOS dans quelques semaines. La présence sur mobile
est importante vu notre cible pour augmenter encore
plus notre nombre de membres et les fidéliser.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je pense que je suis quelqu’un de rassembleur, de
toujours positif et entier.
Quelle est votre formation initiale ?
Comme mes associés, je suis diplômé de l’école de
commerce de Grenoble.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionné par l’innovation, la technologie et le
sport.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
J’ai lancé Wizbii en 2011 avec mes associés, juste après
être sorti de l’école.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Je pense que la plus grosse difficulté que nous avons
rencontrée et que nous continuons de rencontrer tous
les jours est le manque de temps… Nous n’avons jamais
assez de bras ou d’heures dans une journée pour faire
tout ce que nous voulons !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je pense que la chose la plus importante pour mener
haut un projet entrepreneurial est d’avoir une bonne
équipe : l’entente et la complémentarité entre associés
sont cruciales. Aussi, il ne faut pas avoir peur de l’échec,
on apprend de ses erreurs et il est toujours possible de
se relever. Enfin, je dirais qu’il faut toujours positiver :
entreprendre est votre passion non? ;)

La plus grosse difficulté que nous avons rencontrée et
que nous continuons de rencontrer tous les jours est le
manque de temps.

Co-founder &
CEO
Benjamin Ducousso

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Aux tous débuts de Wizbii, chacun des fondateurs a
apporté un capital personnel de 10 000 euros. Ensuite
nous avons eu un soutien de BPI France, des Grenoble
Angels et du Crédit Agricole. Nous avons réalisé trois
levées de fonds dont la dernière d’un montant de 1,6
million d’euros grâce à CapHorn Invest, des serial
entrepreneurs tels que Olivier Heckmann, Michel Meyer
(Kewego, Multimania), Laurent Metzger (Criteo, Kelkoo)
et Veronique Di Benedetto (Econocom).
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
De ne pas avoir peur de s’entourer de personnes qui
sont meilleures que vous dans leurs domaines !
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui dirais tout simplement de foncer, entreprendre est
une aventure formidable !

#PortraitDeStartuper

216

Compte Twitter :
https://twitter.com/benwizbii
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/benjamin-ducousso/18/
a0/3b2/en
Blog ou sites :
http://www.wizbii.com
http://laruche.wizbii.com
http://daily.wizbii.com

Avoir une idée est une chose, en faire un produit utilisé
en est une autre.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
L'ambition de notre startup Ubiquity Tech est pour le
moins audacieuse, puisqu'elle vous ne propose rien de
moins que d'accéder au don d'ubiquité avec votre
mobile.

Fondateur &
CEO
David Duchange

Nous travaillons d'arraché pied et en mode lean startup
sur le service yoobiquity. Ce service permet de trouver
quelqu'un dans le monde pour prendre une photo en
live, d'un endroit que vous voulez voir. Comment ça
fonctionne ? Vous choisissez une destination puis vous
posez votre question. Une personne sur place reçoit
instantanément votre demande, prend une photo, puis
vous la renvoie. Le service donne donc virtuellement
accès à n'importe quel endroit dans le monde, pour y
voir instantanément ce que l'on veut.
Nous sommes situés au cœur de la technopole de
Sophia Antipolis, près de Nice, dans les locaux de
l'incubateur Télécom ParisTech.
Pourquoi ce choix de service ?
Cette idée est issue d'un double constat. D'une part, il
n'existe aujourd'hui pas de produit pour trouver
quelqu'un en temps réel à un endroit donné, et pour
pouvoir lui demander : "Quelle ambiance dans ce club
de vacances ?", "Est-ce qu'il y a la queue au cinéma ?",
"Quel restaurant choisir ?", "Quelle est la qualité de la
neige ce matin à la station?", "Quelle ambiance au
concert ?", "Est-ce qu'il y a du monde dans l'amphi?" ...

#PortraitDeStartuper

217

D'autre part, nous savons qu'il y a en 2015 près d'un
milliard de smartphones dans le monde, tous équipés
d'un appareil photo, d'un GPS et dont la plupart a accès
à Internet. Quel dommage de ne pas pouvoir mettre à
contribution une partie de ces smartphones comme
autant de paires d'yeux !
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Nous avons pour ambition de donner un nouveau réflexe
aux utilisateurs de smartphones en créant ce nouveau
réseau social. D'un côté, cette technologie est
totalement disruptive, ce qui la rend difficile à
appréhender a priori, mais d'un autre côté, les retours de
nos utilisateurs sont en extrêmement positifs. Nous
apprenons en même temps qu'eux sur les cas d'usages
et nous adaptons l'application à leur utilisation. Notre
objectif est donc de coller à leur besoin pour faire en
sorte que yoobiquity soit un must have dans chaque
smartphone.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
J'ai beaucoup d'idées, beaucoup d'énergie et j'aime
toucher à tout. Dans chacun de mes jobs, j'ai toujours
aimé comprendre de quoi je parlais, mettre un peu la
main à la pâte et ne pas me cantonner à un seul rôle
dans une organisation. Selon moi, il est essentiel de
comprendre ce que fait l'équipe pour pouvoir la piloter,
tout en sachant prendre du recul pour pouvoir aider ceux
qui ont la tête dans le guidon au quotidien. Tout cela fait

donc de moi un entrepreneur audacieux, inventif et
débrouillard.
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis ingénieur, diplômé de l'école Télécom ParisTech
en 2001. Je suis d'abord passé par la fac (Paris VI) pour
y obtenir une maîtrise en informatique, ce qui m'a permis
d'acquérir l'autonomie et l'ouverture d'esprit, ainsi que de
très bonnes compétences en informatique. Télécom
Paristech m'a ensuite apporté les compétences
télécoms et l'esprit d'innover et d'entreprendre.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Depuis quinze ans, je m'épanouis dans mon travail
lorsque j'ai un projet à mener à bien et qu'on m'en donne
les manettes. Comme tous les entrepreneurs du
numérique, j'ai la passion des nouvelles technologies
mais je suis également extrêmement frustré à chaque
fois que je vois sortir un nouveau produit que j'aurais pu
inventer moi même. C'est ça qui me passionne
aujourd'hui : faire grandir cette communauté autour d'un
concept totalement innovant !
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je travaillais chez Orange en tant que chef de projet
lorsque j'ai eu cette idée de photo à la demande.

Avoir une idée est une chose, en faire un produit utilisé
en est une autre.

J'ai rapidement compris que je n'arriverais pas à faire
avancer le projet assez rapidement en travaillant les
soirs et week-ends, mais quitter son emploi n’est pas
une décision facile : il faut accepter de faire une croix sur
son poste, ses projets et ses responsabilités, de se
retrouver sans ressource et de mettre ses économies
dans une simple idée.

Fondateur &
CEO
David Duchange

Cette liste non-exhaustive suffit généralement à anéantir
les velléités des prétendants. Pour maximiser ses
chances, il faut savoir s’entourer et c’est ce qui m’a
conduit vers un incubateur. Mais pour être capable de
sauter le pas, il faut avoir une réelle motivation, quelle
qu’elle soit. La mienne était une idée folle : donner au
monde le don d’ubiquité.
Je me suis lancé officiellement en novembre 2014 mais
j'ai toujours été un peu entrepreneur dans l'âme. Je
pense que cela se reflétait dans mes anciens postes, du
fait que je m'appropriais les projets qu'on me confiant, et
que je prenais très à cœur que ces projets se déroulent
du mieux possible, dans le budget et le planning fixé.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
La difficulté principale pour un entrepreneur, selon moi,
est de savoir combiner sprint et marathon et de savoir se
forger rapidement des compétences multiples. Le
quotidien de la création d'une startup est semé
d'embuches et il faut savoir faire la part des choses,
rapidement, et travailler fort sur des points particuliers,

#PortraitDeStartuper

218

tout en gardant en ligne de mire les autres sujets à
traiter. Le tout dans des domaines qu'on ne maîtrise pas
nécessairement : il faut être alternativement comptable,
informaticien, recruteur, client, service client, chef de
projet, graphiste, ergonome, avocat, juriste,
communiquant, marketeur et j'en passe. La principale
difficulté est donc selon moi de savoir jongler avec tout
cela.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Je vous dirai ça quand j'aurai réussi :-) En attendant, je
m'efforce de m'entourer des bonnes personnes, de
continuer à comprendre ce que je fais et ce qu'elles font,
de sortir la tête du guidon pour voir plus loin et regarder
ce que nous faisons et ce qui se passe autour, et de
garder un équilibre pro/perso qui est essentiel.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
La société a été créée sur fonds propres avec un capital
de 25.000€ en mars dernier, ce qui nous a permis de
mener une phase d'expérimentation cet été, de valider
l'intérêt de ce produit, et de mieux comprendre les
attentes des utilisateurs. Aujourd'hui nous sommes à la
recherche d'investisseurs pour accélérer notre
croissance.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?

Pour moi le point essentiel et d'être motivé à 100% en
son produit, tout en étant capable de l'observer avec un
regard critique de manière à pouvoir l'adapter aux
besoins réels des utilisateurs. Avoir une idée est une
chose, en faire un produit utilisé en est une autre.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Sachez garder un équilibre pro/perso de manière à
souffler de temps en temps. Lancer sa startup peut vous
manger la tête à 100%, vous empêcher de dormir et
vous couper de vos amis ou pire, de votre famille. Vous
perdrez alors toute faculté à prendre du recul et vous
diminuerez vos chances de prendre les bonnes
décisions. Pour avancer dans la bonne direction, il faut
savoir garder sa sérénité.Et n'oubliez surtout pas que le
chemin compte tout autant que la finalité. Cette aventure
constitue un apprentissage accéléré dans une multitude
de domaines, il faut donc savoir en profiter et capitaliser
au jour le jour.
Compte Twitter :
https://twitter.com/dduchange
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/david-duchange/11/246/16b
Page Facebook :
http://facebook.com/yoobiquity
Blog ou sites :
http://yoobiquity.fr

Pour bien réussir, il faut s'entourer des meilleurs.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
Yoobo est une start'up née de l'association d'une
passionnée du monde de la beauté et d'un entrepreneur.
Pour faciliter et aussi optimiser les services de beauté à
domicile, nous avons créé Yoobo,1ère plateforme de
réservation de soins de beauté à domicile avec
paiement en ligne. Nous sommes deux associés
Thomas Morel et moi.

Directrice
Générale
Marie-Laure Desorme

Pourquoi ce choix de service ?
Yoobo c'est avant tout l'histoire d'un besoin non satisfait,
à la recherche d'une maquilleuse à domicile pour un
mariage, je n'ai pas pu en réserver une alors qu'internet
regorge de ces professionnels ! J'ai décidé donc de
créer cette plateforme afin de permettre la mise en
relations des pros de la beauté à domicile compétentes
et évaluées par les utilisateurs et leurs futurs clients.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Pour l'instant nos services ne sont disponibles que dans
l'île de France, nous aimerions développer Yoobo en
France entière. D'autres concurrents se sont lancés en
2015, il s'agit de faire de Yoobo le site le plus complet
possible et qui répond aux besoin de nos clients.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Je suis une entrepreneuse dans l'âme, j'ai toujours
voulue fonder ma boîte et si ce n'était pas dans ce
domaine je l'aurais fait dans autre chose. Je suis aussi

#PortraitDeStartuper

219

très tenace et je ne lâche jamais rien.
Quelle est votre formation initiale ?
Diplôme de l'EFAP (Ecole Française des Attachés de
Presse et des métiers de la communication) et Master 2
ECS ( Europeen Communication School)
Relations
publiques et Relations presse.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionnée par le domaine de la beauté et
toutes les innovations qui lui sont liées, il me tarde de
voir la mutation de ce secteur vers le numérique.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis novembre 2014, date de la
création de Yoobo. D'abord salariée, j'ai pu obtenir une
rupture conventionnelle de la part de mon ancien
employeur afin de me lancer dans l'aventure
entreprenariale.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Des difficultés d'ordre financières, de plus ni moi ni mon
associé n'avons de compétences dans le codage donc
le site est un gros poste de dépense pour nous. Etre
chef d'entreprise aussi c'est l'apprentissage d'un
nouveau métier mais c'est tellement enrichissant !
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?

Pour bien réussir, il faut s'entourer des meilleurs. Un
bon entrepreneur c'est celui qui fait appel à meilleur que
lui pour bosser avec dans l'entreprise. L'idée n'est pas
tout c'est l’exécution qui compte.
Il faut aussi avoir une bonne vision de ce
souhaite pour son entreprise, ce que l'on veut
avec ce nouveau service. Pas seulement ce
souhaite vendre mais ce que l'on souhaite
comme expérience à nos clients.

que l'on
apporter
que l'on
apporter

Et le dernier facteur est "tout ce qui est gratuit est de nos
prix", au début il faut essayer de réduire tous les coûts
donc ce que nous pouvons faire seul il faut le faire
même si nous n'en avions pas la compétence au départ.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Nous avons mis nos fonds propres et fait appel aussi
aux prêts d'honneur notamment grâce à Réseau
Entreprendre dont nous sommes lauréats. Nous avons
aussi la Bourse French Tech avec la BPI. Nous en
sommes très fiers, car cela signifie que nos institutions
croient en notre projet.

Pour bien réussir, il faut s'entourer des meilleurs.

Directrice
Générale
Marie-Laure Desorme

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Le point crucial à surveiller ce sont les finances, vous
devez être certain de pouvoir vivre et de conserver un
minimum de loisir pendant la phase de création de votre
entreprise. Il ne s'agit pas de se couper du monde
pendant 2 ans mais en revanche vous devez être prêt à
faire des sacrifices, votre vie ne sera plus jamais la
même donc si vous n'êtes pas prêts à changer votre
mode de vie complètement la vie d'entrepreneur n'est
pas faite pour vous.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Si j'avais un conseil à donner à quelqu'un qui veut se
lancer c'est d'y aller, de se lancer mais surtout de parler
de son projet autour de lui même les meilleures idées
peuvent êtres améliorées.
Compte Twitter :
https://twitter.com/marielaureD
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/desorme-marie-laure/
40/996/885/en
Blog ou sites :
https://www.yoobo.fr

#PortraitDeStartuper

220

Le temps passe très vite et je dois sans cesse regarder
le chemin parcouru pour me rassurer.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
ZELIP est la première plateforme digitale facilitant la
mise en relation avec les artisans d'art en France pour la
réalisation de tout projet sur-mesure de décoration ou de
rénovation. Nous référençons 150 artisans de 40 métiers
différents sélectionnés sur leur expérience, leur
bienveillance, leur réactivité et leurs tarifs raisonnés.

Founder
France Hureaux

Pourquoi ce choix de service ?
Il existe en France (et ailleurs) un fossé énorme entre
les professions "modernes" (freelances, cadres sup,...)
et les artisans d'art. Ce fossé s'explique à la fois par la
géographie (peu d'artisans ont leur atelier à Défense, si
je peux caricaturer) et par les parcours éducatifs qui se
séparent très jeunes et ne se retrouvent jamais. De fait,
les gens à la recherche d'une prestation un peu pointue,
nécessitant un savoir-faire (ébéniste, ferronnier,
tapissier, doreur,...) sont un peu perdus et ne savent pas
à qui s'adresser et encore moins combien cela va
coûter. Notre plateforme s'adapte aux nouveaux outils
de cette nouvelle génération de clients en facilitant la
communication digitale (photos, emails, revues,...) des
38 000 artisans d'art en France !
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Notre ambition est de devenir l'agent de référence des
architectes, décorateurs, designers mais aussi
particuliers auprès des artisans. Notre ambition est
multiplier par 2 le chiffre d'affaire de nos artisans grâce à
ce nouveau canal d'acquisition puissant qu'est le web.
Comment vous décririez-vous en tant

#PortraitDeStartuper

221

qu'entrepreneur ?
Ma rigueur et mon sens de l'organisation héritées de
mes années de conseil complètent bien mon intuition et
mon optimisme à tout épreuve qui sont des
caractéristiques naturelles de ma personnalité. Je suis
une entrepreneuse visionnaire et pressée.
Heureusement mes associés sont là pour me rappeler
de ne pas mettre la charrue avant les boeufs...et de
patienter !
Quelle est votre formation initiale ?
Je suis entrepreneur Supelec et j'ai également un
Master de l'université de Geogia Tech. A l'époque, dans
ces écoles, on ne parlait jamais de start-ups !
Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis passionnée par la montagne. Je pratique
l'alpinisme, l'escalade, le trail, le trek, le ski de rando. La
beauté des paysages mais également le défi personnel
m'attirent énormément dans ces disciplines.
Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur depuis un peu moins de 2 ans. Le
temps passe très vite et je dois sans cesse regarder le
chemin parcouru pour me rassurer. Cependant à
l'échelle d'une vie, 2 ans, c'est peu.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Passer du statut de salarié à celui d'entrepreneur
nécessite de mettre les mains dans le cambouis...
administratif : fiches de paie, devis, négo, factures, ...on

est un peu protégé à l'intérieur des entreprises. On a
tout le temps nécessaire pour se consacrer à son projet.
Quand on est entrepreneur on passe beaucoup de
temps à ces contraintes. C'est frustrant ! Il faut du temps
pour accepter que ce n'est pas du temps perdu.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
Une bonne idée et de la résilience. Etre capable de
continuer à avancer, à se réinventer. Les grands succès
d'aujourd'hui existent depuis au moins 5 ans ! Même
Airbnb a eu des démarrages très difficiles.
Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Financement personnel. Nous avons également obtenu
la bourse Frenchtech de la BPI qui nous a beaucoup
aidé à financer locaux, stagiaires et déplacements.

Le temps passe très vite et je dois sans cesse regarder
le chemin parcouru pour me rassurer.

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Etre certains d'avoir les compétences dans l'équipe pour
relever le défi. Bien connaître son marché. Avoir le
soutien familial nécessaire... il faut pouvoir se loger et
se nourrir tous les jours ! On ne vit pas d'amour et d'eau
fraîche quand on entreprend.

Founder
France Hureaux

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?
Je lui dirais de bien préparer son projet : idée, marché,
business model (renoncer au "on fait tout gratuit, on
acquière 20 M d'utilisateurs et on monétisera plus
tard"...pas très efficace en France !). Je lui dirais de
rencontrer ses premiers clients et de compléter son
équipe si besoin. J'ai mis 8 mois à trouver un
développeur mais je ne le regrette pas aujourd'hui ! A la
fin, je lui dirais que si son idée l'empêche de dormir la
nuit... alors il est sans doute temps de se lancer, en
acceptant qu'on ne peut pas tout savoir!
Compte Twitter :
https://twitter.com/FRH9
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/france-hureaux/1/12b/288
Blog ou sites :
http://zelip.co

#PortraitDeStartuper

222

Connaître ses zones de faiblesses, savoir s’entourer et
se faire accompagner.

Comment décririez-vous votre entreprise ?
ZoOah est un mix entre le jobboard classique et le
réseau social. Un réseau animé d’une équipe de 10
chargées de réseau qui coordonnent des communautés
techniques avec une approche de spécialistes.

CEO
Sophie Belais

Nous avons à ce titre créé notre propre label, le Label
ZoOah, pour une ingénierie Responsable et Solidaire,
gage de respect des exigences des candidats de la part
des recruteurs.
Notre objectif ? Créer un pont entre l’Homme et le
Digital, ne pas s’inscrire dans une démarche du Digital
pour le Digital mais Travailler l’information avec une
équipe spécialisée qui utilisera le Digital pour véhiculer
l’information.
Nous numérisons les informations liées aux premières
étapes de recrutement. Le but est d’assumer que les
premières étapes peuvent être numérisé dans le but
d’économiser le temps de tous, d’accompagner une
démarche de recherche de compétences et moins de
compétences régionales, d’optimiser les contacts
constructifs entre les recruteurs et les recrutés.
Beaucoup parlent de la problématique de trouver le bon
employeur, de mon côté je ne pense pas que sur ce
sujet-là les outils ou les sites manquent. C’est le temps
qui manque aux recruteurs et aux recrutés, le temps de
traiter un flux d’informations trop important. ZoOah se
positionne sur ce traitement des informations pour créer

#PortraitDeStartuper

223

un filtre de qualité entre ces deux mondes.
Pourquoi ce choix de service ?
L’idée de ZoOah m’est venue au travers de mes
constats quotidiens en tant que responsable d’agence,
des incohérences en termes d’approche du recrutement.
Un constat que le monde du service fait chaque jour, car
une réelle rupture dans la communication s’est mise en
place entre les sociétés de services et les candidats.
Enfin, dans une approche de lean management, les
sociétés de service allouent une charge conséquente
sur l’outillage de ces fonctions pour un ROI peu
satisfaisant.
Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre
entreprise ?
Mon ambition est de revaloriser les ingénieurs et de
recréer une communication saine entre les ingénieurs et
les recruteurs.
Notre objectif est d’avoir une présence nationale et
même européenne pour accompagner la transformation
digitale des entreprises qui impliquera un recrutement
davantage lié aux compétences qu’à la localisation
géographique.
Comment vous décririez-vous en tant
qu'entrepreneur ?
Il me semble que je vois clairement où je souhaite aller
et mener mon entreprise, tout en jalonnant mon ambition

pour ne pas me disperser. J’essaye autant que faire ce
peut de prendre de la distance face aux différents
évènements car mon but est d’apprendre et non de
persévérer dans l’erreur.
Pour moi, il n’y a pas de bons ou mauvais clients, ni de
bons ou mauvais éléments, chacun apporte un angle de
vue intéressant à étudier. Je base tout mon travail sur
l’écoute, mais l’écoute bienveillante.
Quelle est votre formation initiale ?
Ingénieur Centrale Marseille en Nouvelles technologies.
Qu’est-ce qui vous passionne ?
L’Autre me passionne et tout ce qu’il représente comme
inconnues ! La création. Le dépassement de soi. Trois
vastes sujets mais qui ont pour dénominateurs
communs la connaissance de soi.
Cela m’a donné le goût pour le sport, le monde des
affaires, le théâtre (en tant que comédienne), le monde
de la psychanalyse (je suis une formation pour
apprendre les grands principes de la psychanalyse).

Connaître ses zones de faiblesses, savoir s’entourer et
se faire accompagner.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis
quand êtes-vous entrepreneur ?
En sortant de Centrale Marseille, j’ai d’abord travaillé
deux ans chez Airbus puis une dizaine d’année dans le
service où j’ai eu la responsabilité de construire from
scratch une agence.

CEO
Sophie Belais

Cette expérience a été pour moi l’occasion de prendre
goût à la mise en relief d’un concept et à la construction
d’un centre de profit.
Cependant, ZoOah est quelque part ma première
entreprise, même si dans mon expérience précédente
j’ai construit de bout en bout une agence de service, la
création de sa propre entreprise, d’un service innovant
représente encore un autre challenge au jour le jour.

224

qu’une innovation ne peut être acceptée par le marché
que si son ambition de départ n’est pas démesurée. On
peut vouloir changer le monde, mais il faut jalonner ce
changement pour que cela ne soit pas reçu avec
brutalité.
D’après vous quels sont les facteurs clés de succès
pour réussir dans l’entreprenariat ?
L’envie de changer les choses ! Je suis très idéaliste, et
j’ai cette envie, ce désir d’apporter ma pierre à l’édifice.
La remise en question personnelle est un point tout
autant important. Elle permet d’apprendre à mieux se
connaître, à davantage maîtriser ses émotions et mettre
le doigt sur ses peurs et ses convictions.

Le premier est de vivre ça comme une expérience de
vie, la vie est un jeu !
Le deuxième, se remettre en question, toujours.
Enfin, connaître ses zones de faiblesses, savoir
s’entourer et se faire accompagner.
Compte Twitter :
https://twitter.com/ZoOah_RH
Compte Linkedin :
https://fr.linkedin.com/pub/sophie-ghilini/9a/438/23b
Facebook :
h t t p s : / / w w w. f a c e b o o k . c o m / p a g e s / Z o O a h /
587071614766769

Être seule vous pousse dans ce travail enrichissant.
Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette
aventure ?
Les échecs…la perte de clients qui n’ont pas accueillis
le changement comme escompté. Au départ ça a été
difficile, car tout est décuplé, les gloires comme les
échecs. Puis nous avons retravaillé l’approche
commerciale et aussi nous sommes partis en conquête,
nous avons transformé la peur en rage !
La création de ZoOah m’a également beaucoup apporté.
J’ai appris ce que veut dire fond de roulement et
trésorerie !!
Blague à part, j’ai affiné mon écoute du marché, compris

#PortraitDeStartuper

Quel mode de financement avez-vous retenu pour
lancer votre société ?
Auto financement.
S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention
à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans
l’aventure startup ?
Si le monde est prêt à accepter et acheter votre idée.
Même une idée exceptionnelle peut ne pas trouver sa
place, si le segment de marché visé n’est pas prêt.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui
voudrait lancer sa propre startup ?

Viadeo :
http://www.viadeo.com/fr/company/zooah
Blog ou sites :
www.zooah.eu

225

L'étude de l'homme est le propre de
l'homme.
— Arthur Conan Doyle

CHAPITRE 4

L’Étude Monkey tie
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

226

#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
Avant-propos

validé auprès de 10 000 internautes.

Depuis plusieurs mois, le projet #PortraitDeStartuper a
pris une ampleur que je n’aurais jamais imaginé. Des
dizaines de startupers ont été consultés et ont accepté
de répondre à mes questions. Ces échanges m’ont
permis de faire connaissance avec de nombreux
entrepreneurs provenant de secteurs d’activités variés et
innovants. Au cours de tous ces contacts, j’ai eu la
chance de pouvoir rencontrer Jérémy Lamri CEO de
Monkey tie. Lors de notre premier contact, il m’a
proposé un challenge qui m’a semblé vraiment
passionnant, tenter d’identifier un « profil type » du
startuper. Étant équipé d’un test disponible sur son site,
il m’a demandé de proposer aux startupers ayant
contribué à #PortraitDeStartuper, de répondre à ce test
afin d’en étudier les réponses, évaluer les différents
traits de caractères, et d’en déterminer le fameux « profil
type ».

Le test a permis à chaque startuper de s’auto-évaluer en
fonction des cinq grands facteurs de caractère
(Extraversion, Convivialité, Conscience professionnelle,
Stabilité émotionnelle, Ouverture d’esprit) et de 20 traits
de personnalité spécifiques : sociabilité, affirmation de
soi, niveau d’activité, mobilité, anxiété, fiabilité…

Etude et méthodologie
Une cinquantaine de startups ont été consultées,
totalisant une soixantaine de startupers, pour finalement
disposer d’un échantillon de 26 réponses. Ces
entrepreneurs ont donc répondu au questionnaire de
personnalité de Monkey tie – le Big5.
Ce test a été développé par Gilles Azzopardi
psychologue et spécialiste reconnu dans le domaine des
tests d’entreprise. Ce bilan de personnalité est basé sur
les 5 facteurs fondamentaux de la personnalité et a été

#PortraitDeStartuper

Le Big5 propose 160 paires d’adjectifs positifs. Le
startuper a dû choisir chaque fois celui qui lui
correspondait le mieux. Immédiatement disponibles en
ligne, les résultats sont détaillés (20 items au total) en
pourcentages et comparés à des populations de
référence en fonction de critères d’âge, de nationalité,
de catégories socioprofessionnelles, de professions
particulières…
Les résultats au format PDF m’ont ensuite été transmis
directement à la sortie du test. Ce résultat exprime les 5
traits en ordre du plus au moins « dominant », un trait
dominant est celui qui s'exprime le plus souvent ou
facilement. Ils ont ensuite été agrégés et analysés pour
faire ressortir les tendances marquées, par exemple les
moyennes, les écarts, les mesures de dispersion et
autres statistiques sur la distribution des scores par
sous-trait. Enfin, nous nous sommes occupés, avec
Monkey tie, de décortiquer ces résultats que nous vous
livrons aujourd’hui.
Je tiens à remercier Jérémy Lamri (CEO Monkey tie)
pour la proposition qu’il m’a fait de réaliser cette étude et

pour la mise à disposition des moyens pour le faire. Je
remercie aussi Saoud Moco (Directeur Général Monkey
tie) qui a réalisé tout le travail d’analyse statistique et de
Data Visualization, qui a su prendre le temps d’échanger
avec moi sur ce travail complexe et prendre en compte
mes remarques tout au long de la construction des
résultats. Enfin, merci à Anaïs Genin (Responsable
Communication et Partenariats chez Monkey tie) qui
aura gentiment répondu à toutes mes sollicitations
depuis des semaines alors qu’elle venait de récupérer le
sujet au pied levé J
Présentation du test Big5
Extraversion, stabilité émotionnelle, convivialité,
conscience professionnelle, ouverture d’esprit… Le MTBig5 évalue la personnalité en fonction de ces cinq
dimensions qui font l’unanimité en Europe comme dans
les pays anglo-saxons. Chacune de ces dimensions
permet aussi de mesurer quatre traits de personnalité
spécifiques (ou « indices »).
EXTRAVERSION
Le facteur « extraversion » évalue globalement
l'orientation de la personnalité, plus ou moins tournée
vers le monde extérieur (des personnes, les choses, les
événements...) ou vers le monde intérieur (le soi, les
idées, les pensées...).

227

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
Par exemple, on attend plus d’extraversion d’un
commercial ou d’un RP que d’un programmeur
informatique ou d’un contrôleur de gestion…
Sociabilité : ouverture sur les autres, facilités de
contact…
Affirmation de soi : confiance en soi, ambition…
Niveau d’activité : dynamisme, puissance de travail…
Mobilité : esprit d’initiative, adaptation au changement…
STABILITE EMOTIONNELLE
Le facteur « stabilité émotionnelle » évalue globalement
la capacité à rester calme en toutes circonstances, en
situation d’hostilité, en dépit du stress, des conflits, des
échecs.
Par exemple, on attend plus de stabilité émotionnelle
d’un contrôleur aérien ou d’un manager que d’un
commercial ou d’un créatif…
Mais il permet aussi de mesurer quatre traits de
personnalité spécifiques (ou « indices ») :
Anxiété : adaptation aux événements, pondération des
risques…
Agressivité : self-control, gestion des conflits…
Dépression : résistance à la frustration, à l’échec…
Modération : contrôle des émotions, des impulsions…
CONVIVIALITE
Le facteur « convivialité » mesure l’agréabilité du
caractère. C’est tout ce qui fait le plaisir de travailler
ensemble (valeurs, affectivité, interactivité…)
indépendamment des intérêts et des objectifs communs.

#PortraitDeStartuper

Cette qualité est aujourd’hui au cœur du management
moderne. C’est le ciment indispensable de l’équipe, de
l’esprit ou de la culture d’entreprise. Non seulement elle
fluidifie les rapports quotidiens (meilleure ambiance de
travail, cohérence du groupe), mais elle est
indispensable pour lutter contre le stress et rester
efficace malgré la pression.
Le facteur « convivialité » permet aussi de mesurer
quatre traits de personnalité spécifiques (ou «
indices ») relatifs à l’intégration dans la collectivité
de l’entreprise :
Conscience morale : honnêteté, dévouement…
Altruisme : bienveillance, capacité à aider autrui…
Coopération : esprit d’équipe, de conciliation…
Empathie : se mettre à la place des autres, se soucier
de leurs problèmes…
CONSCIENCE PROFESSIONNELLE
Le facteur « conscience professionnelle », ce qu’on
appelait autrefois l’amour du travail bien fait, évalue
globalement l’implication dans le travail et le sens des
responsabilités.
Par exemple, on attend plus de conscience
professionnelle d’un contrôleur de qualité ou d’un
responsable de la sécurité que d’un responsable
administratif ou un concepteur-rédacteur…
Il mesure les différences individuelles en matière de
recherche de performance (dans l'organisation et
l'action), d'implication dans le travail et

d'investissement dans des projets à long terme.
Mais il permet d’évaluer également quatre traits de
personnalité spécifiques (ou « indices ») :
Méthode : organisation personnelle, sens de
l’efficacité…
Fiabilité : sens des responsabilités, du devoir, de ses
obligations…
Persévérance : motivation, sens de l’engagement…
Prudence : sens des réalités, pondération des
jugements/décisions…
OUVERTURE D'ESPRIT
Le facteur « ouverture d’esprit » évalue globalement
l'orientation de la personnalité, plus ou moins tournée
vers le connu, l’expérience ou vers l’inconnu, la
nouveauté. C’est la capacité à sortir des sentiers battus
(routines, normes…) pour faire des expériences
nouvelles et « think different ».
Par exemple, on attend plus d’ouverture d’esprit d’un
créatif, d’un responsable de com ou d’un patron de R&D
que d’un technico-commercial ou d’un ingénieur
travaux…
Le facteur « ouverture d’esprit » mesure également
quatre traits de personnalité spécifiques :
Imagination : capacité à penser différemment pour
résoudre les problèmes, à innover…
Intuition : savoir d’instinct ce qui peut marcher ou mal
tourner…
Curiosité : flexibilité mentale, recherche d’informations
nouvelles…
Compréhension : adaptation aux process et situations
nouvelles…

228

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?

Le Startuper serait une personne qui …
n'abandonne pas face à l'adversité,
aime explorer,
s'approprie facilement des nouveaux concepts
et prend aussi des risques
même s'il n'a pas toujours réponse à tout
et réagit de façon spontanée

#PortraitDeStartuper

229

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
ses qualités
persévérance
curiosité
compréhension

ses lacunes
gestion de l'agressivité
contrôle de l'anxiété
maîtrise de l'impulsion
#PortraitDeStartuper

Le Startuper typique selon le Big5 – un Innovateur

230

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
1

L'Ouverture d'esprit nettement le trait dominant
Suivi de près par l'Extraversion
Et la Stabilité émotionnelle le
trait le moins exprimé.

2

Bien plus de profils Innovateurs présents que les
autres archétypes *
et pas de profils Leader, ni Réalisateur, ni Médiateur !
(donc s'entourrent-ils de ces profils ?)
#PortraitDeStartuper

231

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
3

4
La Résistance à la dépression est le seul soustrait
de la Stabilité émotionnelle qui est
prononcé chez ces Startupers. 96% sont en
dessous de la moyenne dans ce trait !
Position centrale
d’un trait

Position centrale
d’un sous-trait

5
75% des Startupers ont un score au-dessus
de la moyenne en Ouverture d'esprit.
Cette proportion passe à 63% pour l'Extraversion.
Près de 85% sont au dessus de la moyenne en
Persévérance.
#PortraitDeStartuper

Le trait Extraversion reste un atout,
même si ce n'est pas le 1er trait dominant

232

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?

6
Tous les Startupers ont un score absolu en
Conscience Professionnelle très concentré
entre 22% et 70%

7
27% des Startupers ont un score de zéro
dans ces deux soustraits : Contrôle de
l'anxiété et Gestion de l'aggressivité !

#PortraitDeStartuper

233

CHAPITRE 4

Les Startupers se démarquent-ils par leur personnalité ?
Merci aux Startupers qui ont participé à cette étude

#PortraitDeStartuper

234

235

Oser; Le progrès est à ce prix.
— Victor Hugo

CHAPITRE 5

L’innovation des grands groupes passe par les start-ups
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 5

L’innovation des grands groupes passe par les start-ups
Toutes les grandes entreprises françaises cherchent
à innover, mais toutes n’ont pas encore lancé de
grand programme d’innovation ouverte avec des
start-ups. Alors pourquoi est-ce si important pour un
grand groupe de s’associer avec des start-ups ?
La principale force d’une start-up vis-à-vis d’une grande
entreprise, c’est sa taille. En effet, à l’échelle d’une startup tout va beaucoup plus vite, les strates de décisions
sont hyper courtes, elles n’ont pas encore la taille
critique les obligeant à tout régir par des processus
lourds et fastidieux. Prenons les cas de groupes comme
les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple),
regardez leurs stratégies, aucun de ces groupes ou
presque ne développe en interne la plupart de ses
innovations.
Acquérir plutôt que concevoir
Les géants du web ont déjà pris le parti depuis plusieurs
années, de racheter, certes à coût de milliards, les startup développant les technologies leur permettant de
conserver leur leadership ou de lancer de nouveaux
produits ou services. Prenons un Google par exemple,
qui rachète à tour de bras depuis longtemps déjà des
start-ups développant des solutions innovantes dans la
robotique et les objets connectés, ou encore Facebook
qui rachète des start-ups comme Instagram pour venir
enrichir l’expérience de ses utilisateurs et fournir ainsi un
service à forte valeur ajoutée.
Pourquoi est-ce si évident de faire appel à ces équipes

#PortraitDeStartuper

de jeunes pousses ? Tout simplement parce que à
l’échelle d’un Facebook ou Google, et même en
conservant en interne un certain nombre de
programmes d’innovation, développer une nouvelle
technologie, un nouveau concept, service ou produit,
c’est du temps, et pour être le plus rapide à lancer ces
nouveautés, il est plus simple de les acquérir que de les
concevoir et les mettre en œuvre soit même. Avantage
pour la start-up, cela lui permet de disposer de fonds
importants pour continuer à grossir et faire évoluer sa
solution, pour ainsi atteindre rapidement la taille critique
lui permettant de continuer de se développer et
d’apporter de la valeur à ses clients et à ses
actionnaires.
Un partenariat gagnant-gagnant
Il existe aujourd’hui plusieurs formes de partenariats
possibles entre start-ups et grandes entreprises pour
accélérer l’innovation :
§  L'acquisition.
§  L’incubation corporate.
§  L'intrapreunariat.
§  L’essaimage ou spin-off.
Commençons par le type de deal dont on entend parler
le plus, l’acquisition. Son gros avantage, depuis fin 2014
un amendement d’Axelle Lemaire voté au sénat permet
d’amortir sur 5 ans les capitaux investis dans les prises
de participation dans une start-up, celles-ci sont
plafonnées à 15 M€ maximum et 20 % du capital. Cette
mesure doit permettre de multiplier par 3 d’ici 2017 les

fonds levés par les start-ups sous cette forme en France
pour arriver à un milliard d’euros contre 290 M€ en 2014.
L’incubation corporate quant à elle doit permettre à de
grands groupes de disposer de leur propre incubateur
de start-ups. Ces structures ont vocation à héberger des
start-ups développant des produits ou services qui
intéressent particulièrement l’entreprise qui les héberge.
Ces partenariats permettent à l’entreprise qui héberge
de disposer d’un outil formidable pour "acculturer" ses
collaborateurs à l’innovation et à d’autres formes de
travail, tout en disposant d’une équipe dédiée et agile
pour développer la solution qui l'intéresse. Pour la startup, elle dispose d’un lieu d’accueil, d’un premier client,
et dans certains cas de solutions de financements
externes.
L’intrapreunariat est le fait qu’un salarié ayant un projet
intéressant pour l’entreprise dans laquelle il travaille, et
en accord avec elle, développe ce projet au sein même
de l’organisation dans laquelle il est avec les moyens de
celle-ci. "Il est celui qui transforme une idée en activité
rentable au sein d’une organisation". Cette pratique
nécessite que l’entreprise elle-même laisse à ses
salariés la possibilité de proposer des projets
d’intrapreunariat tout en ayant ancré dans sa culture et
son organisation les moyens de le faire. Dans le monde
des GAFA, Google l’incarne avec les 20 % de temps
disponible pour que ses salariés travaillent sur des
projets personnels, ce qui a donné lieu par exemple à la
création du Google Art Project.

236

CHAPITRE 5

L’innovation des grands groupes passe par les start-ups
La veille est une nécessité
La première question à se poser est "par où
commencer ?" Le plus gros du travail va consister à
réaliser une veille active auprès des organismes en
contact avec ces start-ups. Qu’il s’agisse de la Chambre
de Commerce et d’Industrie, des différents incubateurs
ou pépinières de start-ups installés dans votre région ou
encore des sociétés spécialisées dans la mise en
relation entre entreprises et start-ups, tous les chemins
sont possibles. Il faut rentrer dans une logique de veille
sur les réseaux sociaux, sur les sites spécialisés,
participer aux évènements qui mettent en avant les startups de demain comme les meetups de la French Tech,
ceux organisés par la BPI ou des meetups indépendants
dont la promotion est faite régulièrement sur internet ou
sur les réseaux sociaux. Cette démarche est
extrêmement stratégique pour les équipes en charge de
l’innovation et de piloter, pour le compte de la direction
générale, ces activités autour des start-ups.
Les facteurs clés de succès à cette veille active sont :
§  Le sponsoring de la direction générale de l’entreprise
et une organisation adaptée pour développer cette
veille.
§  Une communication forte autour de cette démarche
auprès des collaborateurs, des fournisseurs et des
clients, ils peuvent vous apporter les contacts ou les
idées qui vous feront avancer plus rapidement dans
votre veille.
§  Le pragmatisme et l’organisation. En fonction de
votre secteur d’activité, de vos enjeux métiers, de

#PortraitDeStartuper

votre stratégie de développement, vous devrez
adapter votre veille de manière à pouvoir identifier et
sélectionner les start-ups qui pourront demain devenir
vos futurs partenaires.
En conclusion, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’existe pas
de recette magique pour lancer un programme
d’innovation ouverte pour trouver les start-ups qui seront
vos relais de croissance demain. Mais il est primordial
d’en mettre un en place, il n’est pas envisageable de
laisser passer le train de l’innovation, de laisser ses
concurrents prendre ce train et de ne pas envisager d’y
monter.
À l’heure où les start-ups françaises n’ont jamais été
aussi dynamiques, où la French Tech lancé par le
gouvernement bât son plein, il devient crucial pour les
grandes entreprises françaises de s’adosser à des
partenaires de choix pour continuer d’innover et de
performer. Il suffit de regarder les "succes story" de
startupers français pour se rendre compte que les
associations grands groupes/start-ups ont tout pour
plaire. Alors, où en êtes-vous avec votre entreprise ?
Quel choix avez-vous fait pour innover et rester dans la
course ? Allez-vous attendre de vous faire "uberiser"
avant de vous lancer dans un programme de ce type ?

237

238

Les hommes construisent trop de murs et
pas assez de ponts.
— Isaac Newton

CHAPITRE 6

Transformation digitale et transformation agile sont indissociables
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 6

Transformation digitale et transformation agile sont indissociables
En 2001, des experts du développement logiciel se
sont réunis pour formaliser, sur la base de leurs
expériences respectives, les valeurs et principes
fondamentaux d’une manière de gérer les projets et
les équipes autrement, l’agilité. Ces méthodes très
répandues chez les grands du Web comme les
GAFA, ou dans les startups, sont indispensables
pour une entreprise souhaitant se digitaliser.
J'ai évoqué tout au long de mes 2 derniers articles la
transformation digitale des entreprises, ainsi que
l’importance qu’elle recouvre pour connaître
parfaitement ses clients, et pour leur apporter plus de
valeur. Nous avons aussi vu que des mastodontes du
secteur public ont entamé leur révolution, et qu’ils la
déroulent au pas de course. Mais pour l’accélération de
la transformation, il est nécessaire d’entamer une
transformation de fond de la manière dont on gère les
projets informatiques.
En effet, ce n’est pas en restant enfermé dans des
structures lourdes, hyper hiérarchisées, ultra
procédurées que l'on peut envisager une transformation
numérique rapide. Pour cela, il faut revoir les bases du
management de projet dans l’entreprise, adopter un
mode de fonctionnement plus "agile", des méthodes aux
noms ésotériques comme "scrum" ou "kanban" par
exemple. Ces pratiques peuvent paraître inaccessibles
au premier abord, pourtant lorsqu’on les a pratiquées, on
acquiert rapidement la certitude qu’il existe une autre
manière de travailler, et que ça n'a rien de compliqué de
changer.

#PortraitDeStartuper

Retour sur ce qu’est l’agilité
On peut commencer par faire référence, comme il se
doit, au manifeste agile. Ce document rédigé par une
bande d’experts, il y a bientôt 15 ans, pose les bases
des méthodes actuelles. Il est constitué de 4 valeurs et
12 principes, je vous propose de retenir particulièrement
les valeurs dans un premier temps, et si cela vous
intéresse, je vous invite à aller découvrir les principes
associés, sur le site du manifeste agile. Ces spécialistes
valorisent donc :
- Les individus et leurs interactions plus que les
processus et les outils.
- Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation
exhaustive.
- La collaboration avec les clients plus que la
négociation contractuelle.
- L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan.
Ces experts reconnaissent la valeur des seconds
éléments, mais privilégient les premiers. Un des points
fondamentaux du management de projet agile est de
mettre le client final, l’utilisateur, au cœur du projet. Il
n’est plus un simple observateur, un commanditaire, il
devient un acteur, il est partie prenante, et participe
activement à l’avancée des travaux, aux réussites
comme aux échecs. Vous aurez remarqué que sur ce
point, nous rejoignons l’objectif principal de la
transformation digitale, qui a pour vocation de mettre le
client au cœur des préoccupations de l’entreprise.

Ce qu’il faut retenir de l’apport de ces méthodes agiles,
c’est qu’elles favorisent la collaboration entre toutes les
entités de l’entreprise. Elles obligent les développeurs à
parler aux utilisateurs, à comprendre leurs enjeux et
leurs contraintes, et les utilisateurs à comprendre la
complexité technique que représentent leurs demandes,
et à être acteurs plutôt qu’observateurs du projet. La
priorité est donnée à la valeur délivrée par le projet,
plutôt que par le volume de fonctionnalités développées.
En effet, le fameux "chaos report" du Standish Group
datant de 1994, indique que 20 % des fonctionnalités
développées servent 80 % d’usages pour les
utilisateurs. L’enjeu en agile est de faire en sorte de
prioriser avec le métier, les besoins pour garantir que
ces fonctionnalités seront livrées le plus tôt possible. On
évite ainsi les mois de projet, aboutissant à la livraison
d’une application, qui ne contient souvent qu’une partie
du périmètre, et souvent il manque les fonctionnalités les
plus attendues par le commanditaire. Imaginez la
frustration de l’utilisateur !
Autre vertu des approches agiles, il n’y a pas besoin
d’attendre que 6 mois de projet se soient écoulés, pour
que l’utilisateur final découvre que ce qu’il a demandé ne
lui convient pas. Par exemple, si le marché évolue et
que le produit ou service objet du projet devient
obsolète, l’agilité permet de changer le besoin en cours
de route, sans que cela soit problématique.

239

CHAPITRE 6

Transformation digitale et transformation agile sont indissociables
Le principe consiste à délivrer souvent et par petits
incréments, des fonctionnalités, celles qui ont le plus de
valeur, le plus tôt possible, pour identifier rapidement ce
qui pose problème. Un autre avantage de taille, le fait
que l’utilisateur peut changer d’avis ou de priorité tout au
long du projet, sans que cela lui coûte plus cher.
Combien de projets démarrent sur la base d’une étude
de marché, dont les résultats ont déjà changé au début
du projet, et remettent en cause l’intégralité du besoin
exprimé initialement ? Combien de projets, du fait de
l’arrivée d’un nouveau produit ou service d’un
concurrent, doivent être complètement remis à plat en
cours de réalisation ? L’agilité apporte cette capacité à
changer facilement le périmètre du projet, sans que cela
fasse mal. Dans un contexte de transformation
numérique, c’est une nécessité, les choses vont
tellement vite, que le besoin exprimé la veille est déjà
remis en cause le lendemain.
Globalement, il est facile de constater que l’agilité
apporte énormément de souplesse et de flexibilité, aux
équipes projet et aux clients de ces projets, permettant
de garantir un haut niveau de satisfaction. On peut
comprendre aussi que dans un monde où les enjeux de
time-to-market sont de plus en plus courts, les méthodes
agiles sont le catalyseur nécessaire à une
transformation digitale réussie.
Le dilemme de l’éligibilité des projets
La grande question, une fois qu’on a décidé de se lancer

#PortraitDeStartuper

dans la mise en pratique de cette nouvelle démarche,
est de savoir si ces méthodes s’appliquent à tous les
types de projets. Plusieurs avis s'opposent à ce propos.
Gartner décrit une direction des systèmes d’information
à deux vitesses, "Bimodal", avec des projets nécessitant
un time-to-market élevé d’un côté, et des projets dont la
rythmique même nécessite une vitesse de réalisation
moins soutenue de l’autre côté, les projets à
consonance règlementaire par exemple. Vous trouverez
souvent dans la littérature, les notions de "Slow IT" et
"Fast IT", opposant les projets en mode sprint et des
projets en mode marathon. Maintenant, rien n’empêche
d'instiller des bonnes pratiques de l’agilité, au sein des
projets traditionnels.
Ensuite, vous rencontrerez des "jusqu’au-boutistes",
pour lesquels l’agilité doit s’appliquer à tous les types de
projets, en toute situation et en tout temps. Ce n’est pas
impossible, si vous avez atteint un niveau de maturité
suffisant des équipes et de pratique de la méthode. Cela
peut s’appliquer aussi, si la structure même de votre
société s’y prête, une entreprise plutôt jeune au niveau
de son existence, peu d’équipes à emmener vers l’agile,
ou un secteur d’activité propice à l'agilité.
Il n’y a pas une réponse tranchée à la question, cela
dépend de paramètres propres à votre organisation, la
structure de votre société et de son système
d’information. Ce qui est sûr, c’est que dans une volonté
de transformation digitale, l’agilité est un réel
accélérateur. Vous ne pourrez envisager de vous lancer
dans de grands projets de transformation, impliquant au

moins un des cinq piliers du digital, que cela soit le Big
data, les Réseaux sociaux, le Cloud computing, les
Technologies mobiles ou les Objets connectés, sans
vous appuyer sur de nouvelles pratiques de gestion de
projet pour réussir.
L’agilité commence à s’implanter en France
Le problème de fond à l’adoption d’un mode de gestion
de projet agile est qu’il existe encore, 15 ans après la
formalisation du manifeste agile, une méconnaissance
importante de ce qu’on entend lorsqu’on y fait référence.
Selon une enquête du site vokeinc.com menée auprès
de 200 entreprises, 57 % répondent qu’elles ne sont pas
à l’aise lorsqu’on leur parle d’agile, ces mêmes sociétés
donnent plus de 100 définitions différentes concernant
l’agilité.
À l’échelle internationale, on peut trouver par exemple
une enquête du site versionone.com, datant de 2010, et
réalisée auprès de 4 770 participants de 91 pays, qui
montre que l’agile est utilisé dans environ 50 % des
projets dans les entreprises interrogées. En France,
selon le baromètre ALM Micro Focus paru début 2104,
et réalisé auprès de 295 professionnels de l'informatique
et du développement logiciel, 70 % des répondants ont
indiqué que les méthodes agiles avaient déjà été mises
en œuvre dans leur entreprise.

240

CHAPITRE 6

Transformation digitale et transformation agile sont indissociables
Pour autant, lorsqu’on regarde de plus près la manière
dont les sociétés déploient l’agilité, on constate que des
efforts restent à faire. La plupart des initiatives sont très
localisées, sur un projet, sur une équipe, souvent avec
peu de communication sur le fait que la démarche de
travail n’est pas standard. Certains grands groupes
commencent à lancer des démarches de transformation
globale de leurs équipes, et traitent la mise en place de
l’agilité en mode "big bang".
Cette approche favorise la diffusion des bonnes
pratiques auprès des équipes, on parle d’ailleurs dans
ce cas d’un déploiement "à large échelle". Même si ces
initiatives grandeur nature sont encore rares, et les
retours d’expériences peu importants, on peut s’attendre
à ce que cette approche de transformation des
organisations projets se répande de plus en plus, pour
accompagner la transformation digitale des entreprises.
Et vous l’aurez compris, le plus important dans la mise
en place d’une démarche agile, c’est la formation et
l’accompagnement au changement des équipes, on ne
peut se lancer dans cette transformation en restant dans
l'incantatoire. Pensez-vous être déjà au bon niveau
d’agilité ? Quelle distance vous sépare d’une
organisation projet complètement agile ? Avez-vous pris
du retard à ce sujet ? Alors n’hésitez plus, passez le pas,
si vous ne l’avez pas encore fait, vous n’en tirerez que
des bénéfices.

#PortraitDeStartuper

241

242

J’ai toujours essayé de transformer les
désastres en opportunités.
— John Rockfeller

CHAPITRE 7

L'inévitable transformation digitale de l'entreprise
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 7

L’inévitable transformation digitale de l’entreprise
De la TPE au grand groupe coté au CAC40, la
transformation digitale de l'entreprise est devenue
incontournable. Mais de quoi s'agit-il ?

bougent vite, à la transformation digitale au sein des
organisations, quelle que soit leur taille.
Le Cloud computing

Qu’il s’agisse de s’adapter au changement pour rester
compétitif et innovant ou bien pour transformer une
activité en déclin du fait de la digitalisation du secteur,
tout entrepreneur se pose la question de se convertir au
digital. Pour commencer, je vous propose la définition
suivante de Wikipedia qui est, à mon sens, la plus
simple et claire : "La transformation digitale se réfère aux
changements liés à la mise en œuvre des technologies
digitale dans les tous les aspects de la société".
Mais à l’échelle de l’entreprise, il s’agit de disposer d’une
vision 360° du client, de disposer d’une vue complète du
client par ses usages sur le site de e-commerce via le
mobile, la tablette ou l'ordinateur en conjuguant les
données du CRM, des outils de gestion de campagne
online et des solutions d’analytique.
Mettre le client au cœur des préoccupations de
l’entreprise, le connaître sur le bout des doigts, savoir lui
proposer la meilleure offre au meilleur moment,
globalement créer de la valeur pour lui et la société est
une des deux faces de la transformation. Mais il faut
aussi envisager une deuxième face liée à l’impact sur
les emplois et compétences aussi bien que sur le
management, si on veut couvrir tout le spectre.
Ensuite, nous pouvons nous interroger sur les piliers
technologiques qui participent, à date, car les choses

#PortraitDeStartuper

Qu’il s’agisse de SaaS, IaaS, PaaS, le Cloud est devenu
depuis quelques années une nécessité pour les
entreprises. Selon une étude récente réalisée par le
cabinet Pierre Audouin Consultants en partenariat avec
Orange Business Services et Capgemini, sur 300 DSI
interrogés, 55 % déclarent que leur société exploite au
moins une solution Cloud.
Ces solutions complètement externalisées permettent de
disposer de la puissance processeur, de capacités de
stockage à des tarifs très faibles et de ne plus avoir à se
préoccuper des coûts de maintenance qu’ils peuvent
représenter lorsqu’ils sont en interne.
C’est l’avènement de l'informatique "on demand" dont
IBM a tant fait la promotion. Il s’agit ici d’une des
premières briques que les entreprises ont commencé à
mettre en place bien avant que l’on parle de
digitalisation. De grands acteurs sont déjà bien
positionnés sur les technologies du Cloud, les GAFA
(Google, Amazon, Facebook et Apple) par exemple, ou
encore Microsoft ou Salesforce. ERP, CRM, SIRH ou
Financier, messagerie, stockage de fichiers, vous
pouvez maintenant avoir quasiment tout votre système
d’information dans les nuages.
Les réseaux sociaux

Tout le monde a un avis sur les réseaux sociaux, que
cela soit Facebook parce que vos enfants y sont,
Linkedin et Twitter parce que vous-même y êtes, ou bien
parce que vous n’y trouvez aucun intérêt et que vous ne
comprenez pas ce que l’on peut en tirer. Ces réseaux
sociaux comptent maintenant dans la vie de tout le
monde. Avec un nombre d’utilisateurs actifs
mensuellement faramineux (Facebook : 1,32 milliard,
Twitter : 241 millions, LinkedIn : 187 millions, Instagram :
150 millions) et un taux d’utilisation par les internautes
tout aussi impressionnant de 68 %, il devient
incontournable pour une société d’y être présente et
active.
Ces réseaux sont de nouveaux vecteurs de
communication et de publicité pour les marques, mais
surtout de business. 1 internaute sur 2 consulterait les
réseaux sociaux pour se rassurer, s’informer, prendre la
décision d’acheter. Par ailleurs, ces réseaux sont
maintenant un formidable outil pour capter de
l’information sur vos clients, sur ce qu’ils pensent de
vous. Ils peuvent vous servir aussi à recruter les talents
de demain pour votre entreprise, à promouvoir votre
marque employeur auprès de professionnels en quête
de nouveaux challenges. Alors maintenant, pensez-y
lorsqu’on vous proposera de créer la page Facebook ou
Linkedin de votre entreprise ou encore d’animer le
compte Twitter de votre marque.

243

CHAPITRE 7

L’inévitable transformation digitale de l’entreprise
Les technologies mobiles
46 % des Français sont aujourd’hui équipés d’un
Smartphone et environ un tiers d'entre eux dispose
d’une tablette d’après une étude du Crédoc parue en
décembre 2014. Ces nouveaux terminaux permettent de
consommer de l’information et d’en produire
instantanément, souvenez-vous en 2009 de ce tweet fait
avec un iPhone suite à l’échouage d’un Airbus dans
l’Hudson.
Ces plateformes vont de plus en plus loin dans les
fonctionnalités proposées et dans l’expérience
utilisateur. Elles permettent d’acheter en ligne, mais elles
sont en train de devenir un moyen de paiement offline
avec l’arrivée de la fonction de paiement sans contact,
notamment dans le dernier iPhone 6 d’Apple.
Ces technologies sont en train de révolutionner les
usages des particuliers dans leur relation aux marques,
dans leur comportement d’achat. Même dans la manière
dont ils passent leur temps, puisque nous savons
maintenant qu’un individu passe plus de temps devant
son Smartphone que devant sa télé, 2h27 par jour
contre 1h53 pour la télévision.
Le plus fort dans tout ça avant, ces technologies
arrivaient à la maison parce que papa ou maman venait
de se faire équiper au travail, de la toute dernière
technologie mobile qui était hors de portée du particulier.
Aujourd’hui, le paradigme est renversé, combien de
collègues autour de moi disposent d’un téléphone

#PortraitDeStartuper

professionnel, et qui ont par ailleurs un téléphone
personnel dernier cri, parce que l’entreprise ne les
équipe pas au niveau de leurs attentes.
Les objets connectés
Parlons objets connectés maintenant, car le digital c’est
aussi ça. Depuis 2 ans maintenant, c’est une véritable
déferlante. Il ne se passe pas une semaine sans que
nous voyions un nouveau drone, une nouvelle montre
connectée, un nouveau capteur sortir sur le marché. Ces
technologies sont en train d’exploser, on estime que d’ici
2020 plus de 80 milliards de ces objets seront connectés
à internet (7).
Presque un quart des Français, 23 % en fait, dispose
actuellement d’au moins un objet connecté à leur
domicile. Parmi les premières sociétés à s’être
intéressées aux objets connectés, on retrouve les
assureurs qui ont rapidement compris qu’ils pourraient
proposer de nouveaux services à leurs assurés,
facturables ou non.
Prenons Axa par exemple, très en avance sur ce sujet,
avec son initiative adossée à la société Withings pour
proposer, dans le cadre d’une offre spéciale, à leurs
nouveaux adhérents, un traker d’activité mesurant le
nombre de pas réalisés et qui, en fonction d'objectifs
atteints, pourront bénéficier d’un bon de réduction pour
des séances de médecine douce.
Les entreprises ont maintenant la possibilité de proposer

à leurs clients de nouveaux produits ou services. Par
exemple des capteurs comme ceux proposés par
Sen.se, des objets connectés déjà packagés, comme
ceux proposés par Withings. Il existe aussi des sociétés
proposant de vous aider à réaliser des solutions
spécifiques pour le compte de votre entreprise. Les
objets connectés peuvent recouvrir des formes très
variées, comme le robot Nao de la société Aldebaran, la
Google Car ou encore le drone quadricoptère de la
société Parrot.
Le Big data
Pour compléter cet inventaire des piliers technologiques,
qui participent à la transformation digitale, il restait à
aborder le Big data. Cette technologie, initialement
inventée par les géants du Web comme Google et
Facebook, pour les aider à gérer les volumes
démesurés de données de leurs milliards d’utilisateurs,
est en train de devenir un nouvel eldorado pour les
entreprises qui souhaitent passer à l'ère du digital.
Toutefois, le niveau de déploiement est encore faible,
moins de 10 % des entreprises françaises en
utiliseraient déjà. Mais les perspectives de croissance de
ce secteur sont fortes, on envisage une croissance de
26 % par an jusqu’en 2018.

244

CHAPITRE 7

L’inévitable transformation digitale de l’entreprise
La valeur de cette technologie provient en très grande
partie des piliers technologiques précédents. Le Big data
se pratique dans le Cloud pour des questions évidentes
de coûts, sans Cloud et à moins de s’adosser avec de
gros moyens à des fournisseurs spécialisés, pas de Big
data. Ensuite, toutes les données collectées au travers
des technologies mobiles, des objets connectés, du
CRM, du site de e-commerce et des réseaux sociaux, ne
peuvent être pleinement exploitées et produire leur
valeur qu’avec le Big data.
Cette valeur vient de votre meilleure connaissance de
vos clients, de ses usages, et vous permet une meilleure
segmentation, un ciblage plus fin, vous permettant
d’adapter en temps réel votre message et votre mix
marketing pour lui délivrer plus de valeur, mieux le
fidéliser, lui vendre plus et plus efficacement.
Ces 5 piliers sont les constituants fondamentaux de la
transformation digitale. On parle de ruptures
technologiques, culturelles, sociétales. Dans une
économie en crise, la transformation numérique devient
un levier important de création d’emplois et de valeur.
Même si pour commencer, comme toutes les périodes
de l’histoire qui ont donné lieu à de grandes innovations,
nous sommes dans une période de destruction créative
dans laquelle le digital amène son lot de destruction
d’emplois et de valeur. Toute la difficulté consiste donc à
savoir prendre le virage aujourd’hui, pour ne pas vous
retrouver comme Kodak, en son temps, qui a laissé
passer sa chance sur l’invention de l’appareil photo

#PortraitDeStartuper

numérique, ce qui a causé son déclin.
Vous l’aurez compris, la transformation digitale pour la
plupart des entreprises est une question de survie.
Passé à côté de cette révolution de notre société, c'est
tout simplement mettre en danger son activité et une
action stratégique manquée. Alors le digital dans votre
entreprise ressemble à quoi ? Vous sentez-vous armés
pour l’appréhender ? Quels sont les enjeux dans votre
secteur ?

245

246

Une méthode fixe n’est pas une méthode.
— Proverbe Chinois

CHAPITRE 8

LeanStartup, la méthode des petits pour les grands
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 8

LeanStartup, la méthode des petits pour les grands
La démarche et les pratiques associées au Lean
Startup sont complètement transposables aux
grandes entreprises dans le développement de leurs
propres produits ou services, c’est ce que prône
d’ailleurs Eric Ries l’inventeur du Lean Startup.
Alors en quoi consiste cette approche ? Pourquoi
les structures bien établies devraient-elles changer
leur approche de développement ? En quoi est-ce
transposable ?

Ils se font financer par un investisseur atypique du nom
de Steve Blank qui apporte avec lui une démarche de
développement d’entreprise appelée le développement
client. Inspiré par son investisseur et par des dizaines de
lectures, Ries décide de tester de nouvelles options
dans le développement de sa nouvelle entreprise et de
sortir des schémas traditionnels du management
d’entreprise. C’est ainsi que commence l’histoire du
Lean Startup.

d’informations sur la perception des clients tests sur la
solution qu’on leur met à disposition. De ce fait, on évite
donc de se lancer dans ce qui se fait traditionnellement,
avec une étude de marché censé valider les hypothèses
d’appétence, de ventes et de croissance du produit que
l’on souhaite développer, avant de partir pendant de
longs mois de R&D onéreuse pour concevoir, mettre au
point et produire le fameux produit pour enfin se
confronter au marché, avec le risque fort probable de ne
pas trouver de clients intéressés.

L’histoire du fondateur
Mais le Lean Startup, c’est quoi au juste ?
Le Lean Startup, comme son nom l’indique, est une
méthode de management d’un produit ou service que
les startups utilisent pour faire avancer de manière
pragmatique et efficace le développement de leur
entreprise. De nos jours, la majeure partie des startups
développe leurs produits ou services grâce à cette
méthode développée depuis 2008 par un startuper
américain Eric Ries. D’abord entrepreneur, à la sortie de
Yale, il lance la startup Catalyst Recruiting, mais qui ne
trouvera jamais ni ses clients ni les fonds nécessaires à
son développement.
Après cet échec retentissant, il rentre en tant que salarié
dans une startup de la Silicon Valley, There.com qui,
après 5 ans de R&D, finit par lancer un produit qui,
encore une fois, ne rencontrera pas ses clients. À la
sortie de ce nouveau naufrage, Eric Ries se lance dans
un nouveau projet entrepreneurial, et cofonde la société
IMVU avec Will Harvey un des fondateurs de
There.com.

#PortraitDeStartuper

Lean Startup est donc une méthode extrêmement
ROIste de développement d’un produit ou service qui se
décompose en 3 étapes : construire, mesurer,
apprendre.
L’étape de construction commence par la mise au point
d’un Minimum Viable Product (MVP), son objectif est de
développer rapidement, sans investir énormément de
temps et d’argent, une première version du produit ou
service répondant à l’hypothèse de base du besoin client
que l’on souhaite combler. Ce MVP n’est pas forcément
aboutit, mais doit permettre de tester une hypothèse
auprès des clients finaux. Lorsqu’on parle de client final,
il s’agit bien du client à qui l’on souhaite vendre demain
ce nouveau produit et non pas un responsable
marketing ou commercial, ou le CEO lui-même qui
penserait savoir ce dont les clients ont besoin.
L’enjeu à ce niveau est de récolter un maximum

L’étape de mesure quant à elle consiste à prendre un
maximum de mesures dans les phases de test du MVP.
Par exemple, dans le cas d’une solution informatique, on
prendra le soin dès la conception et le développement
de celui-ci, d’intégrer à toutes les étapes des sondes
pour mesurer tout ce qu’il est possible de mesurer, taux
de clics, performances, temps d’utilisation, nombre de
bugs, nombre de ventes, nombre de téléchargements ou
encore interview des clients finaux.
Ces mesures sont de précieuses données qui en
général ne sont pas la priorité dans la mise en œuvre
d’une nouvelle solution. On parle bien ici de mesures
qualitatives ou quantitatives qu’on intègre dès le tout
début du projet, dès le MVP. Bien évidemment, même
en ayant tenté de penser à toutes les mesures
possibles, on peut en avoir oublié, mais ce n’est pas
dramatique, il sera possible très rapidement, lors de
l’itération suivante, d’intégrer la mesure de la donnée
manquante.

247

CHAPITRE 8

LeanStartup, la méthode des petits pour les grands
Vous l’aurez noté, cette approche nécessite donc
d’investir dans la phase de développement du produit,
sur l’ensemble de la chaîne technologique et humaine
qui permettra de relever tous les points de mesure dont
on tirera par la suite les enseignements.
La dernière étape, celle de l’apprentissage, est l’étape la
plus importante des trois, en effet, la construction et la
mesure n’ont qu’un seul objectif, tirer des
apprentissages de ce que vous êtes en train de faire
avec votre produit.
En effet, toute la démarche d’apprentissage consiste à
prendre les actions nécessaires en fonction des
métriques relevées. Si les données que vous récupérez
confirment tout ou partie de vos hypothèses de départ,
vous pourrez prendre les décisions nécessaires à la
poursuite de vos expérimentations, mais si celles-ci
montrent que vous perdez votre temps, vous allez
pouvoir décider soit d’abandonner, et donc d’arrêter de
gaspiller votre temps et votre argent à tenter de
développer un produit dont personne ne veut ou qui ne
correspond pas aux besoins des clients finaux, ou alors
de pivoter.

L’agilité et le DevOps en complément
Bien évidemment, vous aurez compris que dans la
démarche Lean Startup, les fondamentaux de l’agilité
sont forcément bien ancrés. La démarche de
construction du produit ou service est forcément itérative
et incrémentale. L’objectif étant d’intégrer le plus
rapidement possible les apprentissages liés à vos
hypothèses pour corriger tout aussi rapidement le tir et
réorienter les moyens mis en œuvre dans le
développement de votre produit. Le DevOps est d’autant
plus adapté à cette approche de construction agile que
le produit est numérique. Disposer des moyens
techniques, logiciels et organisationnels nécessaires à
accélérer la mise à disposition d’une nouvelle version de
votre produit devient incontournable. Qu’il s’agisse d’une
plateforme d’intégration continue, ou d’une usine de
développement logiciel adaptée, les équipes de
développement et celles des opérations doivent travailler
en symbiose, avec une approche globale, partagée et
collaborative. Lean Startup et agilité sont donc
intimement liés et les performances sur la construction
et l’adoption du produit n’en seront que démultipliés.
Pourquoi l’utiliser lorsqu’on n’est pas une startup ?

Cette dernière option consiste à changer de stratégie, en
cours de route, en fonction des feedbacks que vous
aurez obtenus et donc de prendre une nouvelle
orientation, que cela soit un changement de business
model ou encore un changement profond dans le produit
ou service que vous êtes en train de développer.

#PortraitDeStartuper

Il n’existe pas de statistiques fiables sur le taux d’échec
des nouveaux produits lancés par les entreprises, peutêtre parce qu’il ne s’agit pas d’informations sur
lesquelles les entreprises souhaitent communiquer, mais
il est sûr que beaucoup de nouveaux produits lancés
quotidiennement ont nécessité de lourds

investissements pendant des mois. Ce constat amène
Eric Ries à considérer que le Lean Startup n’est pas
adapté que pour les startups, mais pour toute entreprise
qui souhaite se lancer dans le développement d’un
nouveau produit ou service.
Finalement, le Lean Startup est une pratique que les
grands groupes ou ETI peuvent et doivent utiliser pour
développer de nouveaux produits ou services. Cette
approche vertueuse du développement produit permet
de ne pas surinvestir dans une nouvelle orientation de
l’entreprise sans avoir évalué complètement que cela
comble un besoin réel des clients. Le Lean Startup est la
clé du succès des startups les plus performantes du
moment, le comble c’est que même sortie de la phase
startup, elle continue d’utiliser cette méthode pour
développer leur produit phare et leurs nouveaux produits
aussi, que cela soit pour se diversifier pour pour
renforcer leur offre. Les géants du web l’ont bien
compris, et la séquence "construire", "mesurer" et
"apprendre" est leur triptyque gagnant.
Actuellement, de nombreux cabinets de conseils ou
sociétés spécialisées sont capables d’accompagner les
entreprises au déploiement du Lean Startup et au
support quotidien dans les bonnes pratiques qui y sont
associées. Alors arrêtez de jeter l’argent par les
fenêtres, adoptez la méthode éprouvée par les GAFA,
lancez-vous, mesurez, apprenez et recommencez. Vous
sentez-vous prêt à y aller ? Pensez-vous que votre
entreprise en a besoin ? En aviez-vous déjà entendu
parler ?

248

249

Je ne campe pas sur le passé, j’en tire des
conclusions pour le présent.
— Eric Fisher

CHAPITRE 9
Et après …
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 9

250

Conclusion
Alors finalement, où en êtes-vous après la lecture de ce
livre blanc ? Avez-vous obtenu les réponses aux
questions qui vous taraudent sur ces entrepreneurs des
temps modernes ? Que vous aura apporté ce livre ? Je
vous invite à venir le partager sur mon blog au travers
d’un billet qui restera ouvert à ce propos pour nous
permettre d’enrichir l’échange et l’expérience.
En ce qui me concerne, le projet #PortraitDeStartuper et
le livre blanc m’auront apporté beaucoup plus que ce
que je n’aurais pu imaginer. Tout d’abord des échanges
riches, motivants et passionnants avec des profils de
différents univers, parfois avec des personnalités que je
n’aurais sûrement jamais côtoyé autrement.
J’y ai gagné aussi un inestimable réseau professionnel
et personnel, plus dense et plus engagé, me donnant la
certitude que tout est possible lorsqu’on s‘en donne les
moyens, qu’on prend quelques risques, qu’on passe les
premiers moments de doutes pour se lancer dans une
aventure de ce type. À noter que j’ai toujours été bien
accueillis par toutes les personnes que j’ai contacté, je
n’ai toujours eu que des feedbacks positifs. Et au bout
du compte, la persévérance aura payé, en particulier
dans la dernière phase du projet qui a consisté à
mobiliser les différents contributeurs du livre blanc, tous
ont répondu positivement.
J’ai acquis aussi des convictions sur les enjeux liés à la
création d’entreprise, aux difficultés que cela peut
représenter mais aussi à tous les avantages qu’apporte
la liberté d’entreprendre, la possibilité de décider pour

#PortraitDeStartuper

soi et non pour quelqu’un d’autre. J’ai rencontré et
discuter avec des entrepreneurs investis, passionnés et
heureux de ce qu’ils faisaient. Certes, la situation n’est
pas toujours idyllique, certains ont encore des
problèmes pour atteindre le point mort, ou encore
d’autre pour se faire connaître.
Ce qui m’a frappé dans tout ces portraits, ce sont les
différentes formes d’entreprenariat qu’il pouvait exister.
Que cela soit l’entrepreneur en solo, l’équipe d’associés
ou l’intrapreneur avec lequel son entreprise travaille au
développement de son projet, finalement tous les
modèles existent et laissent ouvert une foule d’options
pour trouver son propre modèle.
Qu’est ce que je retiendrais de ces portraits ? Puisque
ce serait bien la question à poser. Et bien il me semble
qu’il y a 3 mots à noter : résilience, associé et
financement.
Commençons par la résilience, cette capacité dont
dispose les startupers, leur permettant de déplacer des
montagnes malgré tous les obstacles qu’ils rencontrent,
toutes les difficultés qui font leur quotidien. Il s’agit là
d’une faculté qui est mise sur la table par l’ensemble des
startupers interrogés, qu’ils parlent de persévérance,
d’endurance, de résistance, tous ces termes recouvrent
le même trait de caractère.
Associé est le second mot que je souhaite retenir, alors
pourquoi allez-vous me dire ? Tout simplement parce
qu’il s’agit du premier facteur clé de réussite qui ressort

de toutes ces interviews. L’association, le partenariat,
cette décision prise au démarrage de l’entreprise, de
choisir une ou plusieurs personnes avec lesquelles il va
falloir composer une partition qui parfois peut donner lieu
à une douce mélodie ou bien, et c’est le point
d’attention, à un bruit strident, agaçant et stressant, qui
nécessite que chacune des parties se sépare et tente de
limiter la casse. Nombre de ces startupers ont connu, ou
connaissent actuellement des difficultés dans leur
association, et c’est bien le point le plus important à
évaluer lorsqu’on se lance dans l’aventure
entreprenariale.
Enfin, je retiendrais financement comme dernier mot.
En effet, s’il y a bien un sujet sur lequel tous sont
unanimes, c’est le fait de savoir bien gérer les finances
de sa structure. La trésorerie, le nerf de la guerre, est
l’élément clé qui doit être mesurer et utiliser avec le plus
grand soin par l’entrepreneur.
Voilà, après 6 mois de 2015, #PortraitDeStartuper se
termine avec ce livre blanc qui j’espère vous aura
apporté autant qu’à moi. Et comme je l’ai souvent dit sur
mon blog ou sur les réseaux sociaux, ce n’est que le
début. Tout d’abord, je peux déjà vous dire que le projet
reprendra en 2016, vous pourrez d’ailleurs trouver juste
après un teaser des prochains portraits à venir. Ensuite,
certains partenariats sont en cours de discussion, et il se
pourrait que tout cela prenne une forme vidéo, je vous
en dirais plus le moment le moment venu. Enfin, je
réfléchis sérieusement à l’opportunité de monter un
événement courant 2016 autour des startupers, mais ça
ce sera raconté dans un autre livre blanc…

CHAPITRE 9

251

Les prochains portraits…

Directeur Général

CEO

Founder & CEO

Founder & CEO

Emmanuel Cazeneuve

Richard Nuadi

Philippe de La Chevasnerie

Yannick Vinay

#PortraitDeStartuper

Co-founder & CEO

CEO

Founder & Président

Samuel Cohen

Maëlle Chassard

Vincent Moncenis

CHAPITRE 9

252

Les prochains portraits…

Associé fondateur

Fondateur

Co-fondateur

CEO

Christophe Sibieude

Arnaud Decherf

Driss Alami Mechiche

Mathieu Noiville

CEO
Simon Pioche

#PortraitDeStartuper

Co-fondateur & CEO

CEO

Loïc Bourgoin

Stéphane Contrepois

253

La force de l'Internet se manifeste en grande
partie, dans la capacité de navigation que
permet le réseau.
— Joël de Rosnay

CHAPITRE 10

À propos de l’auteur
Par Sébastien Bourguignon
#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 10

Ma Présence sur les Réseaux Sociaux

254

Sébastien Bourguignon est Manager IT dans l’assurance, il est dans le
domaine du Digital, du Management, de l’Innovation et de l’Agilité depuis
2000. Sa vision de demain est un monde numérique dans lequel les
changements profonds de comportements des hommes, les interactions
au sein des entreprises, la compétition internationale des grands
groupes, le management et les organisations seront complètement
remis en question. La société bouge vite, très vite, l’innovation et la
nécessité de plus d’agilité dans les organisations doivent être une
préoccupation majeure, il n'y a plus de doute là-dessus.
Ses convictions sont que sans une prise de conscience de ces enjeux
de société, les entreprises d’aujourd'hui prennent un risque important
pour leur survie. Les individus, managers ou collaborateurs, devront
s’adapter encore plus vite et plus fort que ce qu’il n’aura été nécessaire
à leurs grands-parents lors de la première révolution industrielle. En
effet, le quotidien de tout un chacun va évoluer avec l’explosion du
digital. Ces modifications pourraient ressembler à de la science fiction
encore aujourd’hui, mais elles sont inévitables et bien réelles car la
transformation est en marche.
Passionné par l’innovation, le numérique et le management, il
s’intéresse particulièrement aux mécanismes liés à l’entreprenariat et en
particulier aux startups. Cela l’a amené à réaliser une série de portraits
de startupers pour les partager sur son blog.

Contact Info
Email: bourguignonsebastien@free.fr
http://sebastienbourguignon.wordpress.com

http://monmasteradauphine.wordpress.com

http://fr.slideshare.net/SbastienBourguignon

https://twitter.com/sebbourguignon

https://fr.linkedin.com/in/sebastienbourguignon

http://www.facebook.com/sebastien.bourguignon

https://plus.google.com/u/0/+SébastienBourguignon

http://www.sebastien-bourguignon.fr

#PortraitDeStartuper

Son objectif est multiple, comprendre les parcours de ces créateurs de
startups, les difficultés qu’ils ont rencontrées, et comment tout cela se
matérialise concrètement, finalement un vrai feedback d’entrepreneur.
Par ailleurs, il est auteur de nombreux articles sur Le Cercle Les Echos,
L’Obs ou encore Le Journal Du Net.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful