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Livre Blanc

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80 #PortraitDeStartuper

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les startupers sans jamais oser le demander

Par Sébastien Bourguignon

#PortraitDeStartuper

© 2015 – sebastienbourguignon.wordpress.com – Tous droits réservés - ISBN 978-2-9554467-0-6 / EAN 9782955446706

LE LIVRE BLANC

Sommaire

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CHAPITRE 1 – Le Livre Blanc

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Publié avec le soutien

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Avant-propos

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Remerciements

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Contributeurs

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Startupers

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Startups

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Introduction

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CHAPITRE 2 – Les Préfaces

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Axelle Lemaire – Secrétaire d’État au Numérique

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Guy Mamou-Mani – Président du Syntec Numérique

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Pascal Buffard – Président du CIGREF

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Gilles Babinet – Entrepreneur & Digital Champion

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Pierre Pezziardi – Entrepreneur en résidence chez SGMAP

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Pierre Gohar – Directeur de l’Innovation de l’Université de Paris Saclay

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Tania Di Gioia – Adjoint au Directeur de l’Innovation de l’Université de Paris Saclay

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Alexandre Stopnicki – Directeur pédagogique à L'institut Léonard de Vinci

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Alban Jarry – Blogger et Expert du Digital

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Emmanuelle Leneuf – Journaliste et Créatrice du @Flashtweet

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Frédéric Charles – Blogger et Expert du Digital

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Frédérique Clavel – Présidente Fondatrice du Réseau Les Pionnières

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Nicolas Hazard – Président du Comptoir de l’Innovation

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Eric Burdier – CEO Axeleo

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Jonathan Vidor – CEO JVWEB

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Vincent Auriac – Président d’Axylia

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Xavier Milin – CEO Basics Finance et Dirigeant du Startup Leadership Program

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Jean-Christophe Conticello – CEO Wemanity

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Sébastien Delayre – Director of the Agile Enterprise Business

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Grégoire Linder – CEO Raizers

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CHAPITRE 3 – Les Portraits

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1000mercis - Yseulys Costes AD&P Ventures - Antoine Duboscq AddWorking - Julien Perona Adways - Jacques Cazin AlloMarcel - Solenne Xavier Aptoriel - Marie-Laure Plessis et Jérôme Hacot ASTON iTrade Finance - Amaury de la Lance Axielles - Frédérique Cintrat Babel-voyages - Laetitia Santos Blue DME - Julien Cabot BPSIs - Jean Orgonasi Braineet - Jonathan Livescault COBOL-IT - Philippe Fraysse Compte Epargne CO2 - Jean-Luc Baradat Dashlane - Alexis Fogel Data Publica - François Bancilhon Datawix - Jean-Jacques Ridel et Philippe Le Hérissé Dolmen - David Godest DraftQuest - David Meulemans Dynseo - Justine Sauque elCurator - Christopher Parola Enerfip - Léo Lemordant Esthetissime - Damien Greusard Evercontact - Philippe Laval Ferpection - Thibault Geenen FindBrok - Guillaume Rovère Finsquare - Polexandre Joly Fitle - Charles Nouboué Gladys - Erwan Knittel et Guillaume Lépine GuestToGuest - Emmanuel Arnaud Héphaïstos - Philippe Letellier Hub-Grade - Brieuc Oger Hxperience - Claude Favreau Inspeer - Louis de Broglie jestocke.com - Laure Courty Jobbers - Jean Benedetti Legalib - Arthur Soria

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#PortraitDeStartuper

LE LIVRE BLANC

Sommaire

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LesBonsProfs - Julien Tartaglia Lingua Custobia - Olivier Debeugny Lucky Cart - Cyril Marchal Mantiq - Thomas Gerbaud monkeyevent - Jennifer Emery, Gilles Marec et Sandy Blanchet Monkey Tie - Jérémy Lamri My Fine Art Exhibition - Anne-Constance Launay MyAnnona - Beryl Bes MyJobCompany - Grégory Herbé MyCookr - Guillaume Sauvage Combat Net2shop - Gilbert Gnana Neo-Robotix - Jean-Luc Cossi et Benoît Courty Neodemia - Laurent Boinot Omenabler - Sébastien Cochard One Clic - Philippe Duhamel OSCARh - Frédéric Watine Paycar - Vincent Marty-Lavauzelle Piste On Jobs - Pandhi Moukouyou Quanteam - Julien Bensoussan Qubit - Antoine Ballerin Raizers - Grégoire Linder Search'XPR - Jean-Luc Marini Scientibox - Sharon Sofer et Sophie Gaume Shortways - Toan Nguyen Skiller - Jérôme Introvigne Soluti - Alexandre Vallin Speecheo - Morgan Rosemberg TellMePlus - Jean-Michel Cambot TipStuff - Julie Nguyen et Yoran Brault Trendeo - David Cousquer Twinlife - Michel Gien ukonect - Arnaud Barray Une Vie Des Histoires - Laurence Caisey Waynote - Nadine Pédemarie - Fabien Apheceix WeCook - Jérémie Prouteau Whaller - Thomas Fauré

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Wimi - Lionel Roux Wittyfit - Thomas Cornet Wizbii - Benjamin Ducousso Yoobiquity - David Duchange Yoobo - Marie-Laure Desorme Zelip - France Hureaux ZoOah - Sophie Belais

CHAPITRE 4 – L’Étude Monkey tie

CHAPITRE 5 – L’innovation des grands groupes passe par les startups

CHAPITRE 6 – Transformation digitale et transformation agile sont indissociables

CHAPITRE 7 – L’inévitable transformation digitale des entreprises

CHAPITRE 8 – Lean Startup, la méthode des petits pour les grands

CHAPITRE 9 – Et après Conclusion Les prochains portraits

CHAPITRE 10 – À propos de l’auteur

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Tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour, quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas et il l'a fait.

— Winston Churchill

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Le Livre Blanc

Par Sébastien Bourguignon

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#PortraitDeStartuper

CHAPITRE 1

Avant-propos

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En mai 2015, je me lançais dans la réalisation d’un projet autour des startupers, ces individus un peu hors du commun. Initialement, je cherchais à mieux les comprendre, à les décortiquer pour savoir s’ils étaient des super-héros ou bien simplement des êtres normaux comme vous et moi, disposant sûrement de capacités particulières, mais finalement pas très différent du commun des mortels.

Et puis, j’avais aussi une envie personnelle, l’aventure entrepreneuriale m’intéresse, me tente, mais m’inquiète aussi, me tétanise, l’idée était donc de dédramatiser un peu la situation, et qui sait, peut-être trouver la bonne la idée et me jeter à l’eau.

J’ai donc pris mon bâton de pèlerin et j’ai contacté plus de 200 startupers pour leur demander de participer à ce projet, un peu fou, mais complètement passionnant. Et là surprise, les premiers retours arrivent vite, certains de startupers déjà bien installés, d’autres d’entrepreneurs encore débutants, mais tous très positifs sur la démarche et sur le projet. #PortraitDeStartuper 1 était né !

Depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et en quelques mois, 80 startupers on accepté de participer à cette initiative, ce sont leurs mots, leurs expressions que j’ai simplement mis en forme et partagé avec le plus grand nombre sur mon blog.

Et

demandes de la part de certains de mes followers sur

puis, le

temps passant, j’ai eu de plus en plus de

Twitter ou LinkedIn. Des startupers ayant participé au projet ou des connaissances dans mon entourage qui m’ont incité à aller plus loin, à donner une dimension plus importante à cette aventure que j’ai vécu ces derniers mois. C’est comme cela qu’est née l’idée de réaliser ce livre blanc.

Alors bien sûr, l’enjeu n’était pas de se limiter à condenser uniquement les 80 portraits de ces startupers. L’objectif était de venir enrichir le travail déjà réaliser par des contributions de signature du monde du digital, de l’innovation et des startups pour qu’ils viennent donner un avis éclairé, et pertinent sur l’écosystème startup en 2015.

Il m’aura donc été nécessaire de nouveau, d’aller taper à la porte d’une cinquantaine de personnalités, afin de leur demander s’ils étaient partant pour participer à ce livre blanc. Et là, encore une fois, les retours ont été très positif, et dans un délai relativement cours, j’ai réussi à mobiliser plusieurs d’entre eux qui ont donc accepté de contribuer à la réalisation de ce livre blanc.

Alors me direz-vous, mais comment a-t-il fait pour en arriver là ? Comment est-ce possible de fédérer autant de personnes autour d’un projet ? De quels moyens disposaient-ils ?

La réponse à ces questions est simple et en même temps pas si évidente, grâce aux réseaux sociaux, et en particulier à LinkedIn. Cet outil formidable, avec lequel, au culot, j’ai pu aller prendre contact avec des startupers

ou des personnes influentes dans leur secteur d’activité, aura été le catalyseur de ce projet. Si je n’avais pas disposé d’une telle facilité numérique, je n’aurais certainement pas réussi à toucher autant de monde, ni même à contacter simplement tous ces individus avec lesquels par défaut je n’avais quasiment aucune chance de rentrer en contact.

Et puis, chemin faisant, la vapeur a finit par s’inverser, passant d’une logique où j’allais vers les startupers pour leur demander de répondre à mes questions, ce sont eux qui ont commencé à venir vers moi par Twitter, LinkedIn ou mon blog pour me proposer de participer au projet. Sans compter sur la somme de personnes qui m’ont proposé de me mettre en relation avec des startups qu’ils avaient dans leur entourage direct.

Il aura donc fallu une certaine dose de courage, de culot et de chance pour que ce projet devienne ce qui est aujourd’hui le premier livre blanc consacré à l’entreprenariat dans l’univers des startups.

V o u s

#PortraitDeStartuper 1 réalisés, l’étude inédite faite en

partenariat avec Monkey tie, des contributions de nombreux influenceurs sur l’environnement startup en France, et enfin un rappel de quelques uns de mes articles publiés depuis plusieurs mois.

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p o u r r e z

d o n c

r e t r o u v e r

l e s

Alors je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que ce livre contribuera à vous aider à faire murir peut-être un projet de startup ou en tout cas à mieux comprendre cet univers hyper dynamique et innovant.

#PortraitDeStartuper

1 https://sebastienbourguignon.wordpress.com/category/portrait-de-startuper/

CHAPITRE 1

Remerciements

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CHAPITRE 1 Remerciements 8 Bien évidemment, je remercies tout particulièrement ma femme et ma famille qui

Bien évidemment, je remercies tout particulièrement ma femme et ma famille qui ont su me laisser prendre le temps nécessaire à la réalisation de cet ouvrage et qui m’ont apporté leur soutien moral et matériel pour que ce projet puisse aboutir.

Je tiens à remercier tout ceux qui m’ont apporté de l’aide ou du support dans la réalisation de ce projet, aussi bien pour m’avoir ouvert leur carnet d’adresses que pour le temps qu’ils m’ont consacré dans la construction de la démarche : Laure Kepes, Vivian Bertin, Olivier Marie, Michel Bensoussan, Xavier Biseul, Imane Rahmouni, Larence Caisey, Stéphane Loiret, Joëlle Durieux, Jean- Marie Féore, Violaine Champetier de Ribes, Sophie Gerlin, Wolfgang Jeitl, Anaïs Gelin, Stéphane Wojewoda, Grégoire Odou.

Et forcément un grand merci à toutes les startupeuses et startupers et qui ont participé à ce projet : Philippe Le Hérissé, Jean-Jacques Ridel, Laure Courty, Julien Cabot, Jérémy Lamri, Yseulys Costes, Sharon Sofer, Sophie Gaume, Julie Nguyen, Yoran Brault, Philippe Laval, Sébastien Cochard, Olivier Debeugny, François Bancilhon, Christopher Parola, Jean-Michel Cambot, Jonathan Livescault, Jean Benedetti, France Hureaux, Philippe Letellier, Michel Gien, David Godest, Jean-Luc Marini, Arnaud Barray, Grégory Herbé, Jacques Cazin, Jean-Luc Cossi, Benoît Courty, Toan Nguyen, Thomas Fauré, Guillaume Sauvage Combat, Jean-Luc Baradat, Pandhi Moukouyou, Benjmain Ducousso, Gilbert Gnana, Arthur Soria, Jennifer Emery, Gilles Marec, Sandy Blanchet, Cyril Marchal, Marie-Laure Desorme, Solenne

Xavier, Thomas Gerbaud, Latitia Santos, Morgan Rosemberg, David Meulemans, Charles Nouboué, Léo Lemordant, Jérôme Introvigne, Justine Sauquet, Philippe Duhamel, Sophie Belais, Frédérique Cintrat, Emmanuel Arnaud, Jean Orgonasi, Nadine Pédemarie, Fabien Apheceix, David Cousquer, Damien Greusard, Polexandre Joly, Philippe Fraysse, Vincent Marty- Lavauzelle, Brieuc Oger, Beryl Bes, Antoine Duboscq, Antoine Ballerin, Frédéric Watine, Marie Laure Plessis, Jérôme Hacot, Guillaume Rovère, Alexis Fogel, Thibault Geenen, Thomas Cornet, Laurent Boinot, Julien Pérona, Erwan Knittel, Guillaume Lépine, Grégoire Linder, Lionel Roux, Alexandre Vallin, Anne-Constance Launay, Laurence Caisey, Hxperience, Louis de Broglie, David Dussange, Julien Tartaglia, Jérémie Prouteau, Julien Bensoussan, Amaury de la Lance.

Enfin, un énorme merci toutes les personnalités du monde de l’innovation, du numérique et des startups qui ont accepté de contribuer à la préface de ce livre blanc :

Axelle Lemaire, Guy Mamou-Mani, Pascal Buffard, Gilles Babinet, Xavier Milin, Emmanuelle Leneuf, Frédéric Charles, Frédérique Clavel, Nicolas Hazard, Grégoire Linder, Alexandre Stopnicki, Eric Burdier, Jonathan Vidor, Vincent Auriac, Pierre Gohar, Tania Di Gioia, Sébastien Delayre, Pierre Pezziardi, Jean- Christophe Conticcelo.

Et un merci tout particulier à Alban Jarry pour son aide et ses conseils depuis un an dans les travaux que j’ai entamés sur les réseaux sociaux, sur mon blog et sur le projet #PortraitDeStartuper 1 .

#PortraitDeStartuper

1 https://sebastienbourguignon.wordpress.com/category/portrait-de-startuper/

CHAPITRE 1

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CHAPITRE 1 89 Startupers 10 #PortraitDeStartuper
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80 Startups

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CHAPITRE 1

Introduction

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Depuis quelques années, l’environnement startups français est en pleine transformation. Des volontés étatiques auront participé largement au développement de ces jeunes pousses et à leur dynamisme, en particulier le label « French Tech » qui s’est développé comme une trainée de poudre depuis sa création en novembre 2014. Aujourd’hui 14 métropoles sont labellisées ainsi que 4 écosystèmes thématiques. Une vraie réussite quand on sait d’où on vient.

Aujourd’hui la France se positionne comme un des leaders mondiaux sur le secteur des startups. Il suffit pour cela de regarder les grands classements réalisés par de célèbres cabinets de conseil. Prenons Xerfi qui, début 2015, estimait que 20% des 500 pépites européennes étaient françaises distanciant ainsi l’Allemagne et le Royaume-Uni. Deloitte quant à lui classait, fin 2014, la France pour la 3 ème année consécutive en tête du palmarès Deloitte Technology Fast 500 pour la zone EMEA.

Prenons l’angle investissement, pour le cabinet EY, ils ont progressé de 70% au 1 er septembre 2015, par rapport à la même période en 2014, passant ainsi à 759 millions d’euros levés pour 244 opérations réalisées, soit un ticket moyen de 3,11 millions d’euros. Même si par ailleurs, le même cabinet relève que la France est en retard sur ce plan par rapport, encore une fois, à l’Angleterre ou l’Allemagne.

Il existe par ailleurs une foule d’environnements favorisants le développement des startups françaises,

incubateurs, accélérateurs, pépinières ou autre fablabs sont maintenant bien implantés et connus pour leurs programmes de domiciliation, d’accompagnement et de soutien à nos structures innovantes. Il suffit de regarder le cadre proposé par la région parisienne pour accueillir les startups en mal de support, qu’il s’agisse de Paris&Co, Paris Pionnières, Les Comptoirs de l’Innovation, Numa Les conditions sont donc extremement favorables. Sans oublier de grands projets ambitieux comme la réfection de la Halle Frayssinet par Xavier Niel qui devrait pouvoir accueillir dès 2016, environ 1000 startups innovantes, fournissant ainsi des capacités de synergies et de partenariats hors du commun.

Il faut prendre en compte aussi les initiatives de partenariat de plus en plus importantes des grands groupes vis-à-vis des startups. Les dispositifs d’innovation ouverte de grandes sociétés du CAC40 ou même d’ETI bien installées sont autant de moyens sur lesquels les startups françaises peuvent s’appuyer pour se développer.

Par ailleurs, La France dispose d’avantages non négligeables, fiscalement et financièrement pour permettre à des startupers motivés et disposant de peu de moyens, pour se lancer et créer leur propre aventure. La BPI le met très bien en avant sur son site, la création d’entreprise a été simplifiée depuis quelques années. CICE, CIR ou encore CII sont des dispositifs dont nombre de startups ont su bénéficier, sans compter sur les financements possibles directement auprès de la

BPI. Parlons aussi du vivier de talents dont la France dispose avec l’ensemble des grandes écoles produisant chaque années des dizaines de milliers de têtes bien faites capables d’accompagner nos entrepreneurs en herbe à développer leurs idées les plus folles.

N’oublions pas non plus les solutions de plus en plus importantes de crowdfunding permettant à tout un chacun de lancer une idée, un concept en faisant appel aux particuliers directement, sans la complexité que peut représenter le financement par les canaux standards. Les volumes d’argents levés par les plateformes de financement participatifs sont en constante augmentation.

Même si tout n’est pas si rose, par exemple certains investisseurs comme Marc Simoncini conseillait au 1 er trimestre 2015 aux entrepreneurs français de partir s’installer aux Etats-Unis pour y lever plus facilement et en plus grandes quantités les fonds nécessaires à leur développement.

Alors voilà, tout est là, le champ des possibles est vaste, les solutions pour créer et développer une startup innovante en France sont posées. Il n’empêche, cela peut malgré tout poser des difficultés à un individu qu’il soit jeune ou expérimenté, salarié ou au chômage, de se lancer dans l’entreprenariat. Les questions sont nombreuses, les risques existent mais les opportunités de réussir aussi. Alors une partie des réponses existe, en particulier auprès de ceux qui l’ont déjà fait.

#PortraitDeStartuper

— Jean-Paul Richter

Une préface ne doit être qu’un titre plus long.

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CHAPITRE 2

Les Préfaces

Par Sébastien Bourguignon

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Axelle Lemaire

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Axelle Lemaire 14 ©mein-PatrickVedrune #PortraitDeStartuper Axelle Lemaire est Secrétaire d'Etat chargée du
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Axelle Lemaire 14 ©mein-PatrickVedrune #PortraitDeStartuper Axelle Lemaire est Secrétaire d'Etat chargée du
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©mein-PatrickVedrune

#PortraitDeStartuper

Axelle Lemaire est Secrétaire d'Etat chargée du Numérique.

Franco-canadienne, elle a suivi une formation de juriste internationale.

Elle a été Attachée parlementaire à la Chambres des communes à Londres jusqu’en 2011, puis Députée socialiste des Français établis en Europe du Nord. Elle a été Secrétaire de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République de l'Assemblée nationale (2012-14), et rapporteure sur le sujet du numérique à la Commission des affaires européennes.

Axelle Lemaire

C’est un plaisir pour moi que de préfacer ce livre blanc qui dresse le portrait de 80 startupers. D’abord parce que je suis convaincue que l’entrepreneuriat est aussi un facteur d’émancipation pour tous ceux qui se lancent dans cette aventure.

Aujourd’hui, le numérique a fait tomber de nombreuses barrières pour créer un produit ou un service. Car si la recherche d’investissement et la viabilisation d’une entreprise est un long chemin – et ceux qui témoignent dans ce livre le savent bien –, c’est aujourd’hui bien plus facile de mettre en œuvre et de tester une idée dans le domaine du numérique que dans d’autres secteurs de l’industrie traditionnelle.

Ensuite, parce que le secteur du numérique est en France d’une richesse et d’une dynamique extraordinaire. Tous les jours dans le cadre de mes fonctions, je rencontre avec mon équipe des entrepreneurs dynamiques, inspirés, habités par ce qu’ils sont en train de créer.

Enfin parce que cette innovation, elle est aussi pour moi une inspiration permanente dans mon action politique. Réinventer, rénover, moderniser, sont autant de réflexes et de mots d’ordre que je partage avec ceux qui s’expriment dans ce livre blanc.

C’est pour cela que dès mon entrée en fonction, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour que les startups françaises puissent croître et se développer dans notre

pays.

Pour soutenir l’innovation là où elle se trouve, et à tous les niveaux de développement, le Gouvernement a mis les moyens, avec tout d’abord des outils réglementaires et fiscaux qui ont fait leurs preuves. Nous avons élargi le crédit d’impôt recherche (CIR), au crédit d’impôt innovation. Nous avons mis en œuvre des exonérations fiscales et sociales en faveur des jeunes entreprises innovantes (JEI).

Nous avons créé des dispositifs de partage de la valeur et de l’actionnariat, qui sont je crois plébiscités par l’ensemble des acteurs. C’est le soutien à l’innovation dès l’amorçage, y compris sur des projets non technologique avec les bourses French Tech attribuées par la Banque Publique d’Investissement. C’est le soutien apporté aux accélérateurs et au tutorat pour faire grandir vite ces jeunes pousses. C’est pour nos entreprises en hypercroissance la création d’un service premium d’accompagnement.

Et les résultats sont là. Au premier semestre 2015, la France est l’un des premiers marchés du capital risque à l’échelle européenne : 159 investissements ont été réalisés dans les entreprises françaises (premier rang européen) pour un montant total de 1 milliard de dollars, en forte progression par rapport au premier semestre 2014 (+ 66 %).

Les

importants

investissements

réalisés

dans

les

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startups françaises en 2015 traduisent cette évolution, avec déjà 8 levées de fonds de plus de 25 M . On peut citer Blablacar (178 M ), Sigfox (100 M ), Prêt d’union (31 M ), Netamo (30 M ), Devialet (25 M ). Et la France se situe également en 2013 et en 2014 en tête de la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique du classement Deloitte Technology Fast500 avec 86 entreprises parmi 500 en 2014.

Je veux également promouvoir au sein du gouvernement, des administrations, et finalement dans toute la société la culture numérique. C’est pour cela que j’ai créé le jeudigital : chaque dernier jeudi du mois, des startups viennent pitcher au sein des ministères devant des investisseurs, des responsables d’achat public, et des administrations.

Diffuser la culture numérique au sein du gouvernement, c’est bien – et il y a encore du travail en la matière – mais la diffuser dans la société et le tissu économique, c’est encore mieux.

C’est tout le sens de la Grande Ecole du Numérique qui formera 10.000 jeunes dans toute la France avec des formations professionnalisantes.

Le chantier est aussi immense dans les TPE et les PME, qui doivent réussir leur transformation numérique. C’est pourquoi nous avons mis sur pied le programme Transition Numérique pour réussir sur tout le territoire l’un des grands défis des années à venir.

#PortraitDeStartuper

Axelle Lemaire

Nous avons également fait le choix de promouvoir la culture numérique dès le plus jeune âge en soutenant les associations qui proposent des ateliers d’initiation au code et en inscrivant dans les programmes scolaires la programmation informatique.

La révolution culturelle est en marche : selon une récente étude « Les Français et leurs startups » réalisée en octobre 2015, un jeune de moins de 30 ans sur trois, voudrait créer une startup dans les deux ans à venir et 52 % des Français pensent que les startups peuvent sauver l'économie !

Enfin, le Gouvernement met tout en œuvre pour promouvoir l’attractivité de notre territoire. C’est tout le sens de l’initiative de la French Tech, qui a je crois porté ses fruits à l’international avec un réseau de métropoles reconnu.

Que ce soit le French Tech Discovery Tour en juin 2014, le CES en janvier 2015, South by South West en mars 2015, le WebSummit de Dublin, il y a quelques semaines, et bien sûr le dernier French Tech Discovery Tour organisé à Paris pour des investisseurs étrangers qui ont été reçus par le Président de la République, on le voit, quelque chose change.

Pour continuer d’accompagner ce changement, nous sommes en train d’accélérer la labellisation des French Tech Hub, programme lancé en janvier 2015 et dont l’ambition est de structurer à l’international les «

écosystèmes French Tech » : partout dans les 5 continents, ces hubs seront là encore des ponts entre entrepreneurs.

Aujourd’hui, deux hubs sont déjà labellisés et mis en place : New York City et Tokyo. Et une dizaine de villes sont officiellement candidates.

Ce sont autant d’atouts pour l’attractivité de notre pays à l’international.

Au-delà de ces actions, il nous faut également construire un cadre réglementaire et législatif favorable à l’innovation.

C’est pour répondre à cet enjeu que j’ai souhaité donner à notre pays un cadre qui donnera à la France une longueur d’avance en matière économique.

Le projet de loi numérique que je présenterai au Parlement en janvier prochain favorisera une politique d’ouverture des données et des connaissances en renforçant considérablement l’ouverture des données publiques et en incitant les acteurs privés à faire de même.

Ce projet de loi, ce sera finalement la garantie pour tous d’un cadre de confiance, indispensable au bon développement de l’économie numérique. Et ce sera pour les 80 startupers qui s’expriment dans ce livre blanc de nouveaux outils pour continuer à grandir et se

développer en France !

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#PortraitDeStartuper

Guy Mamou-Mani

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Guy Mamou-Mani 17 Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des
Guy Mamou-Mani 17 Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des
Guy Mamou-Mani 17 Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des
Guy Mamou-Mani 17 Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des

Guy Mamou-Mani préside depuis juin 2010 Syntec Numérique 1 - syndicat professionnel des métiers du numérique (éditeurs de logiciels, entreprises de services du numérique / ESN, et des sociétés de conseil en technologies). Depuis 2008 il co-préside le Groupe OPEN avec Frédéric Sebag, qu’il a rejoint en 1998 en tant que Directeur Général associé. Il accompagne le Groupe Open dans le top 10 des entreprises de services du numérique (ESN ex SSII) françaises. A ce jour Groupe Open compte 3 200 personnes et réalise 251 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Guy Mamou-Mani a débuté sa carrière chez CSC-GO International où sa dernière fonction était Président-Directeur Général et Directeur du pôle solutions de CSC France. En 1995, il crée la filiale française de Manugistics, leader dans le domaine du Supply Chain Management et numéro un en Europe. Il y assure la direction générale et y exerce par ailleurs la fonction de Directeur Européen des Services et du Marketing jusqu'en 1998. Il a également été président de MiddleNext, association de valeurs moyennes cotées de 2006 à 2010.

Guy Mamou-Mani est diplômé d'une licence de Mathématiques et ancien professeur.

#PortraitDeStartuper

1 http://www.syntec-numerique.fr/

Guy Mamou-Mani

La France a, étonnamment, une préférence pour le déclin, comme si la France qui gagne, celle qui innove, se voit comme « un pays d’entrepreneurs » (Emmanuel Macron, Lyon, 13 octobre 2015), qui prend des risques et regarde l’avenir avec confiance n’intéressait plus qu’une minorité de nos compatriotes.

Aussi, quand Sébastien Bourguignon m’a présenté son projet d’écrire un livre blanc sur des startups françaises dont le succès apporte la preuve tangible qu’il existe des raisons de croire que la France peut encore faire la course en tête, je n’ai pas hésité un seul instant.

Je lui ai apporté d’entrée mon soutien tant je trouvais que son initiative de faire le portrait des réussites françaises était non seulement sympathique pour les créateurs de startups sélectionnées mais surtout courageuse car il faut aujourd’hui un certain courage pour afficher son optimisme.

Au-delà du cercle de ses lecteurs, je ne doute pas que ce livre blanc contribuera à promouvoir dans notre pays l’esprit d’innovation et de conquête que l’on prête aux startups, du moins à celles qui innovent vraiment et ne se contentent pas de copier un projet déjà existant. Une partie de la solution à la situation économique française se trouve sans doute dans la stimulation de leur développement.

Les start-up représentent en effet un formidable moteur de croissance et un gisement d’emplois pour notre pays.

La croissance annuelle moyenne de leur chiffre d’affaires est d’environ 40% dont 1/3 réalisé à l’international. Aussi, pour faire gagner la France, nous devons nous attacher à faire croître ces startups pour qu’elles deviennent les champions de demain.

Elles ont connu une forte croissance en 2014 (+ 37 %). Le phénomène a pris encore davantage d’ampleur cette année. Avec 1000 à 1500 startups créées chaque année, la France est le pays qui crée le plus de startups au monde rapporté au nombre d’habitants, notamment dans le numérique où l’on en dénombre entre 5000 et 7000 (au CES de Las Vegas, on dénombrait 80 startups françaises, ce qui faisait de la France la seconde nation derrière les USA).

Nous sommes devenus une « startup Nation » avec des atouts forts, en particulier le couple : système éducatif / dispositifs fiscaux (JEI, CIR). Accompagner ce phénomène qui a été judicieusement labellisé sous le nom de « French Tech » dans l’espoir qu’il aura un effet d’entraînement économique sur l’ensemble du territoire, c’est l’ambition portée par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au numérique. C’est naturellement aussi celle de Syntec Numérique.

Sur les 1500 membres que compte notre Chambre professionnelle, 200 sont des startups. Au travers du programme « 5000 startups » présidé par Bruno Vanryb Syntec Numérique propose aux jeunes pousses du numérique un accompagnement à 360°, s’engageant

notamment à les rapprocher des grands groupes nombreux dans ses rangs avec qui elles doivent apprendre à faire de l’innovation collaborative tout en leur inoculant cet « esprit startup » qui traverse votre Livre blanc.

Site internet :

http://www.guymamoumani.fr

http://www.syntec-numerique.fr

http://www.open-groupe.com

Twitter :

https://twitter.com/Guy_mm

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#PortraitDeStartuper

Pascal Buffard

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Pascal Buffard 19 Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de
Pascal Buffard 19 Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de
Pascal Buffard 19 Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de
Pascal Buffard 19 Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de

Pascal Buffard est issu du secteur bancaire. Chez Axa, il occupe, successivement, de nombreux postes à responsabilité dans les domaines des systèmes d’information et de l’organisation. Il conduit avec succès la fusion Axa-UAP en France à la fin des années 1990.

Au poste de secrétaire général et directeur des opérations d’Axa France, il dirige de grands projets de transformation stratégiques, notamment en matière de service au client.

Au poste de directeur des opérations transversales d’Axa France, il prend en charge la supervision d'Axa France services, Axa France supports et le secrétariat général.

Il est un élément clé dans la promotion de la culture numérique au sein de la Cigref.

Depuis 2011 : président du Club informatique des grandes entreprises (Cigref).

#PortraitDeStartuper

Pascal Buffard

Toutes nos entreprises, petites et grandes, sont aujourd’hui face à un considérable défi : celui de réussir leur transition numérique. La question n’est plus de savoir si nous devons la faire ou non, la réponse est sans équivoque : la transition numérique s’impose comme une évidence si nous ne voulons pas que nos organisations disparaissent d’ici quelques années. La question fondamentale à laquelle nous devons répondre aujourd’hui est « comment devons-nous la faire ? ».

Le CIGREF a partagé, dès 2014 dans son dernier e- book « Entreprise 2020 : enjeux et défis à l’ère du numérique » 1 , son analyse des challenges à relever en matière de numérique. Ces enjeux et défis portent sur la réinvention des modèles d’affaire, les partenariats, l’organisation et l’innovation, la valorisation les données, la maîtrise des nouveaux risques numériques, la promotion d’un cadre réglementaire adapté, le développement de la culture numérique, l’attraction des talents et le e-leadership des dirigeants.

Nous sommes convaincus au CIGREF de la nécessité de créer des synergies nouvelles et des partenariats qui nous placent dans un système interdépendant. Il nous faut établir des réseaux de relations entre toutes leurs parties prenantes pour faire croître durablement l’écosystème numérique dans son ensemble. Car la réussite du numérique est cruciale pour le développement de l’économie ! C’est le levier par lequel nous développerons collectivement, entreprises de toutes tailles et pouvoirs publics, l’économie française.

Fort de cette conviction, le CIGREF, qui est signataire du Pacte PME depuis 2006, s’est engagé en 2014 à en renforcer la promotion auprès de ses entreprises membres. Sur ce point, le CIGREF a d’ailleurs publié, avec Syntec numérique, une position commune :

« Développer les relations entre PME et Grandes Entreprises françaises » 2 , encourageant les entreprises à adhérer à Pacte PME (quand ce n’est pas déjà le cas) et à mettre en œuvre les bonnes pratiques en matière d’achats.

Il devient évident que pour répondre aux nouveaux enjeux précédemment décrits, les grandes entreprises doivent développer l’innovation, l’agilité, la proximité, l’expertise. Autant de sujets portés par les PME et les start-up, dont la valeur ajoutée, reconnue par la plupart des grandes entreprises, réside précisément dans leurs compétences, leur réactivité, leur proximité et la qualité des prestations. Or, nous savons que l’accès direct aux grandes entreprises est difficile pour ces acteurs, et que cette réalité fragilise leur développement et plus largement l’ensemble de l’écosystème.

Et nous savons aussi qu’il n’y aura pas de transition numérique réussie sans une collaboration accrue des grandes entreprises avec les start-up et les PME du numérique.

Face à ces constats, le CIGREF, dans son nouveau plan stratégique CIGREF 2020, s’est engagé à agir pour un écosystème dynamique et pérenne.

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Il s’agit de :

§Etre un levier d’entraînement et de développement des start-up. Le CIGREF s’engage à faciliter l’accès de start-up au marché potentiel des entreprises et leur écosystème. Il veut encourager leur changement d’échelle, leur accès à la commande publique comme privée, et renforcer leurs liens avec les grands groupes et ainsi collectivement contribuer au soutien de l’innovation en France. Il a d’ores et déjà mis en place des actions, comme l’organisation d’une rencontre entre les grandes entreprises et un réseau de start-up. §Refonder les relations avec les fournisseurs face aux ruptures qu’entraine le numérique dans les modèles commerciaux.

Aujourd’hui, les relations des entreprises utilisatrices avec les fournisseurs sont complexes, allant de problématiques très opérationnelles liées à la relation contractuelle, jusqu’à des questionnements relatifs aux alliances stratégiques. Il faut transformer les liens existants entre les grandes entreprises et leurs partenaires technologiques en une relation pérenne, équilibrée et efficace, source de réussite collective.

#PortraitDeStartuper

1 http://www.cigref.fr/lentreprise-2020-a-lere-numerique-enjeux-et-defis 2 http://www.cigref.fr/wp/wp-content/uploads/2014/11/Position-CIGREF-Syntec-2014.pdf

Pascal Buffard

Parallèlement, depuis quelques années, les acteurs (politiques, pôles de compétitivité, régions, start-up, grands groupes, associations) ont compris la nécessité de démontrer au plan international, la vitalité des entreprises françaises dans le domaine du numérique et de l’électronique. Ainsi, pour la première fois en 2015, une délégation CIGREF était présente au CES. Pendant 4 jours, elle a arpenté les allées du Salon, rencontré des start-up, découvert les innovations technologiques, elle a assisté aux conférences des grands acteurs économiques mais aussi échangé sur les enjeux, les opportunités et les défis que représente le numérique pour les grandes entreprises et leur business. En 2016, le CIGREF renouvelle son engagement en emmenant une délégation d’une trentaine de DSI et de directeurs métiers, représentant une quinzaine de grandes entreprises, pour participer à ce rendez-vous mondial de l’innovation technologique, et promouvoir la constitution d’un écosystème numérique, dynamique et pérenne.

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Gilles Babinet

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Gilles Babinet 22 Gilles Babinet est un multi-entrepreneur français, né en 1967, à Paris. Il est

Gilles Babinet est un multi-entrepreneur français, né en 1967, à Paris. Il est actuellement « Digital Champion » pour la France auprès de la Commission Européenne.

» pour la France auprès de la Commission Européenne. Il a créé de nombreuses sociétés dans
» pour la France auprès de la Commission Européenne. Il a créé de nombreuses sociétés dans
» pour la France auprès de la Commission Européenne. Il a créé de nombreuses sociétés dans

Il a créé de nombreuses sociétés dans des domaines aussi divers que le conseil (Absolut), le batiment (Escalade Industrie), la musique mobile (Musiwave), la co-creation (Eyeka), les outils décisionnels (CaptainDash)

En Avril 2011, Gilles Babinet est élu premier Président du Conseil national du numérique. Le Cnnum a pour charge d'éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux de l'économie numérique et d’améliorer le dialogue entre le gouvernement et le secteur de l'Internet. Sous sa présidence, Gilles Babinet oriente le Cnnum sur des travaux de réforme de l'État et de compétitivité, en particulier le Cnnum s'est engagé sur le développement de l'e-éducation, du financement de l'innovation, de la fiscalité du numérique, et de l'open-data.

C’est en Juin 2012 qu’il est nommé Digital Champion par la ministre déléguée au Numérique, Fleur Pellerin. Il représente à ce titre les enjeux du numérique pour la France auprès de la Commission européenne. Gilles est également un contributeur actif de l’Institut Montaigne où il a participé à de nombreux travaux sur le numérique, la compétitivité et la réforme des institutions par le digital.

Gilles Babinet publie en Février 2015 l’ouvrage “ Big data, penser l’homme et le monde autrement”, qui fait un tour d’horizon de ce que permet cette nouvelle technologie, et traite en particulier les enjeux de société qu’elle implique. Cette publication suit son premier ouvrage intitulé "L'Ère Numérique, un nouvel âge de l’humanité”, paru en janvier 2014 et dans lequel il met en avant l'impact des technologies, des concepts ainsi que des modes de pensées issus de la sphère digitale sur le monde tel qu'il existe aujourd’hui. En septembre 2015, Gilles a également publié, en partenariat avec Les Echos, le baromètre de l’agilité digitale des acteurs du CAC40, le eCAC40.

#PortraitDeStartuper

Gilles Babinet

13 avril 2100. Des historiens spécialistes de l'Ere numérique - archéologues de systèmes d'information qui auront totalement disparus - font une découverte surprenante : ils récupèrent, enfouis dans un disque dur rongé par la rouille, des traces d'un brevet appartenant à une grande entreprise du secteur automobile.

L'artefact, qui a plus d'une centaine d'années - une éternité à l'Ere numérique - est un symbole de « l'Ancienne économie » : celle où l'on protégeait l'innovation - à coups de brevets et de millions de dollars d'investissement en R&D - face à l'Autre, incarné par le concurrent. Il fallait investir plus vite, plus fort que la concurrence et poser immédiatement un brevet à la moindre avancée technologique.

Mais dans la « Nouvelle économie » dominée par le

numérique, l'Autre n'est plus cet infernal concurrent, mais une multitude d'acteurs venant pour certains de nulle part, ou presque : étudiants suivant gratuitement les derniers Moocs du MIT, chercheurs, passionnés,

start-uppers

Dans cette nouvelle économie, l'Autre -

ou devrions nous parler des autres ("multitude" oblige) - n'est pas forcément une menace mais plutôt un

partenaire.

L’un des piliers de cette nouvelle économie, c’est l’ open innovation, ou la mise à disposition de la technologie, par ceux qui la possèdent, grands groupes, start up, laboratoires, sur des plateformes dédiées. Son corollaire, l’open API, désigne une interface de

programmation permettant à des applications tierces d’accéder à du contenu. Ainsi, par exemple l’API de Google Maps pourra être utilisé par n’importe quel développeur pour intégrer un service de cartographie dans le site ou l’application mobile qu’il code.

Ce principe, les start up l’utilisent depuis longtemps. Facebook publie depuis plusieurs années l’ensemble de la recherche. L’intelligence artificielle, dont on parle tant ces derniers mois, regorge de projets d’open innovation ; là encore, le groupe de Mark Zuckerberg en est un bel exemple, comme en témoigne le partenariat signé entre son laboratoire de recherche parisien et l’INRIA.

Les grandes entreprises elles aussi, multiplient les initiatives, même si pour certaines d’entre elles, le concept n’est pas nouveau : Procter & Gamble fait figure de pionnier avec sa plateforme « Connect & Develop », lancée au début des années 2000. En France, Engie, qui a obtenu en octobre dernier la 2 e place du eCac40 – qui classe les entreprises selon leur maturité numérique – a elle aussi sa propre plateforme d’open innovation.

Mais revenons à notre brevet automobile. Elon Musk, le CEO de Tesla, créa la sensation il y a quelques mois en expliquant de façon très naturelle que quiconque connecterait ses véhicules à sa plate-forme digitale aurait le droit d'utiliser gratuitement cette propriété industrielle. Une révolution copernicienne dans une industrie où le brevet est perçu comme un avantage concurrentiel majeur.

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Et pour cause, cette ouverture de l'accès à l'innovation révolutionnera les stratégies d'entreprise : l'avantage concurrentiel en matière d'innovation ne résidera plus dans la possession (le stock) d'innovation, mais dans la capacité à mobiliser la multitude (le flux) dans une optique de co-création. L'innovation ainsi ouverte sera enrichie de l'apport d'une foule d'acteurs aussi divers les uns que les autres. Il s’agit d’aller chercher à l’extérieur des idées, des compétences qui compléteront celles qui s’expriment en interne. Au final, l'expérience utilisateur du produit, du service s'en trouvera considérablement améliorée.

L'économie collaborative, largement fondée sur la notation des services par les utilisateurs, n'en est que l’un des tous premiers bouleversements. Mais par « économie collaborative », on entends moins ces plateformes comme Airbnb ou Blablacar, qui font des particuliers des professionnels, que des modèles open source comme les fablabs.

Les fablabs, ces ateliers ouverts dédiés à la réalisation d’objets avec des outils open source, de petites équipes effectuent, dans des domaines aussi variées que la robotique ou la bio-santé, des avancées que certaines entreprises prennent des années à réaliser.

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Gilles Babinet

C'est là la seconde révolution induite par les start up. Celle du bouleversement des organisations. Les silos et la verticalité de celles-ci laisseront place à la transversalité de petites équipes ultra-agiles au fonctionnement cellulaire et horizontal. Equipes qui seront composées probablement non plus de salariés mais de travailleurs autonomes réactualisant à intervalles réguliers leurs compétences. L'holacratie, ou fonctionnement sans hiérarchie, actuellement expérimentée par des start up comme Zappos, sera peut-être la norme. Il est ainsi très probable que les archéologues de la fin du 21 ème siècle s'intéressent également aux organigrammes des entreprises de l'ancienne économie.

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Pierre Pezziardi

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Pierre Pezziardi 25 Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI,
Pierre Pezziardi 25 Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI,
Pierre Pezziardi 25 Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI,
Pierre Pezziardi 25 Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI,

Entrepreneur, co-fondateur du cabinet de conseil OCTO Technology et de l’Université du SI, fondateur d’OpenCBS Microfinance, associé de KissKissBankBank, auteur, conférencier, Pierre Pezziardi (@ppezziardi) promeut l’idée d’Informatique Conviviale : des systèmes fondés sur la confiance et destinés à décloisonner les organisations en renforçant l’autonomie de leurs acteurs. En 2010, il a déployé les méthodes du Lean en tant que DSI de la Bred Banque Populaire, puis développé des outils financiers communautaires innovants, et notamment la plateforme de prêts solidaires entre particuliers hellomerci.com. En tant qu’Entrepreneur en Résidence, il anime aujourd’hui une filière de startups d’état au sein du Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique, qui a notamment donné vie au nouveau portail de l’Open Data Français, aux Marchés Publics Simplifiés, au simulateur des droits mes-aides.gouv.fr

Pierre Pezziardi est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages, préfaces, articles et conférences, et notamment « Une Politique pour le Système d’information – Descartes, Wittgenstein, (XML) » paru en 2005, « Lean Management, mieux, plus vite, avec les mêmes personnes – L’informatique Conviviale » paru en 2010 aux éditions Eyrolles et « La débureaucratisation par la confiance » édité en 2013 chez Fondapol.

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Pierre Pezziardi

Vive les entrepreneurs ! Les entrepreneurs sont à l’honneur, l’air ambiant est saturé d’entrepreneuriat, d’incubateurs, de pépinières,

de startups

à tel point que l’on se demande si à 20

ans, il ne vaut pas mieux avoir réussi une levée de fonds de 3000 sur KissKissBankBank pour financer un pommeau de douche éco-responsable qu’avoir réussi

Polytechnique. Il y a 30 ans, le métier le plus glamour était trader, aujourd’hui c’est entrepreneur.

Parmi eux, les entrepreneurs à la tête de startups numériques, inspirés par les opportunités immenses qu’offre la transformation social/partout/tout de suite de tous les modèles économiques, sont les plus visibles :

des historiques Meetic, PriceMinister ou Free aux plus récents Blablacar, WiThings ou encore SigFox qui connecte tous nos objets. Après le marché de la publicité dévoré par Google, Facebook ou Criteo, ce

du

) ou de la musique

(Deezer, Spotify,

logement (AirBnb, BedyCasa

) qui se déclinent en applications

sont ceux du transport (Uber, Blablacar, Heetch

),

mobiles, sociales, offrant un service immédiat, souvent à meilleur rapport qualité/prix que l’offre historique.

Mieux, de l’intérieur même des entreprises - voire des administrations pour ce qui me concerne - émergent aussi des “intrapreneurs”. Déterminés à renouveler les traditions de leur compagnie, ils découvrent la difficulté d’opérer des transitions culturelles qui bousculent profondément les ordres pyramidaux établis. La culture du diviser, commander, contrôler est difficilement

miscible avec celle, collaborative et ouverte, du Web. La société du care, de l’attention portée aux autres que réclame ces nouveaux modes d’organisation, ne se décrète pas comme l’avait imaginé Martine Aubry en 2010, ni dans les services publics ni ailleurs. Wikipedia n’est pas issu de la transformation de l’encyclopédie Larousse en éditeur ouvert à l’expertise citoyenne, mais le fruit d’une pensée nouvelle, mêlant structurellement consommateurs et producteurs dans une alchimie renouvelée de la confiance.

Ainsi l’entrepreneur est glamour. Il ne gagne pas d’argent, il résout un problème avant tout. Pour Nicolas Colin, associé chez un des principaux incubateurs Parisiens, trois ingrédients sont nécessaires à un écosystème entrepreneurial 2 : du capital, du savoir- faire, mais aussi de la révolte. Loin du simple désir d’argent qui caractérisa les années 80, l’entrepreneuriat vise désormais à résoudre les problèmes de notre société. La profitabilité devient une contrainte, pas un but.

Mais plus elles sont invoquées, plus les valeurs de l’entrepreneuriat social, de l’économie sociale et solidaire, de la triple bottom-line (c’est à dire résultats économiques, sociaux et environnementaux positifs), moins elles sont une réalité. Mutualistes et coopératifs au début du XXe siècle, ces “10% social et solidaire du PIB” servent désormais surtout à habiller des oripeaux du bien des commerçants ordinaires aux pratiques identiques à celle du reste de l’économie capitaliste. Les

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centres d’appel du Crédit Agricole vendent autant de Blackberry à des personnes âgées que ceux de la BNP !

Ce tropisme qui fait de nous tôt ou tard des défenseurs de notre activité après avoir été les champions d’une cause, guette aussi tous les entrepreneurs. De ce point de vue, l’Uberisation de notre économie, avec des travailleurs sans protection sociale livrés à des plates- formes dominantes - winner takes all oblige - et fiscalement ingrates, ne peut pas servir de modèle unique à une génération d’entrepreneurs. Un tel futur ferait de nous des esclaves manipulés par nos big data, nos conversations polluées par des outrages commerciaux de plus en plus insidieux, provoquant une méfiance généralisée dans nos interactions sociales, désormais au centre du commerce.

Mais nos politiques publiques aussi ne peuvent plus se tenir à l’écart du mouvement numérique. Reproduire à l’infini l’accumulation de réglementations ou se tourner plus résolument vers leur objectif réel, la régulation ? Exploiter les possibilités énormes des données produites par les usagers, comme a pu le théoriser Tim O’Reilly, permet d’atteindre l’objectif d’intérêt général sans convoquer de fonctionnaires ni de formulaires Cerfa. C’est ce que l’on voit poindre par exemple dans une des réalisations du gouvernement : Le.Taxi 4 , en autorisant chacun à noter une course, ce qui encourage l’auto- régulation par la qualité

#PortraitDeStartuper

1 http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/16/martine-aubry-le-care-c-est-une-societe-d-emancipation_1367954_823448.html 2 https://medium.com/welcome-to-thefamily/qu-est-ce-qu-un-écosystème-entrepreneurial-86e7644147f3#.qrdc0n8ic 3 http://beyondtransparency.org/chapters/part-5/open-data-and-algorithmic-regulation/ 4 http://le.taxi

Pierre Pezziardi

Le futur appartient aux audacieux. Peut-être auront-ils l’intelligence de mettre en oeuvre une “Wikipedisation” de notre économie. Une transition aux mêmes attributs social/partout/tout de suite, mais fondée sur des bases éthiques renforçant la confiance et l’entraide dans nos sociétés : des outils simples, pauvres et transparents. A la mesure du génie humain.

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Pierre Gohar & Tania Di Gioia

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Pierre Gohar & Tania Di Gioia 28 Pierre Gohar est Docteur en génie des procédés de

Pierre Gohar est Docteur en génie des procédés de l’Ecole des Mise, actuellement Directeur de l'Innovation et des Relations avec les Entreprises à l’Université Paris-Saclay. En 1986, après la soutenance de sa thèse, il rejoint le CEA. Après 5 ans de recherches, il est détaché du CEA à l’ANVAR. Puis en 1995 il fonde son entreprise New Option Wood (SA NOW) qui réalise l’industrialisation d’une innovation de rupture : un procédé de transformation du bois à haute température sous atmosphère contrôlée. Il cèdera ses parts après 3 ans de direction et de développement de l’entreprise et la création de 3 sites de production. Après une année consacrée à réaliser le transfert de cette technologie pour le compte d’industriels, il est nommé en 1998, adjoint au directeur de la valorisation du CEA. Dès 2000, il prendra la direction d’un incubateur d’entreprises innovantes qu'il pilotera pendant 7 ans. De mars 2008 à 2010, il est directeur à la valorisation à l'Université de Technologie de Compiègne (UTC) où il a contribué à développer un Centre d’Innovation dédié à la maturation de projets innovants. Puis il rejoint le CNRS en 2010 où il occupera jusqu’en septembre 2013 le poste de directeur de l’innovation et des relations avec les entreprises. Pendant ces 3 années, il définira et mettra en place une stratégie d’innovation dédiée à prendre en compte l’évolution du paysage national de la recherche et de l’innovation.

du paysage national de la recherche et de l’innovation. Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en
du paysage national de la recherche et de l’innovation. Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en
du paysage national de la recherche et de l’innovation. Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en
du paysage national de la recherche et de l’innovation. Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en

Tania di Gioia, titulaire d’un Doctorat en Biologie Moléculaire de l’Université Montpellier II (1998), débute sa carrière d’Ingénieur de Recherche chez BIOGEMMA, puis chez SGS Multilab. Depuis 2004, elle s’investit dans le transfert de technologies et la création d’entreprises à l’INSERM, au CNRS et à l’Université Paris-Sud. En 2014, elle intègre l’Université Paris-Saclay comme Adjoint au Directeur Innovation et Relation Entreprises où elle assure l’exécution du chapitre innovation de l’IDEX Paris-Saclay.

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Pierre Gohar & Tania Di Gioia

Et si la start-up était, aujourd’hui, un rêve partagé et accessible à tous ?

La dynamique entrepreneuriale du Campus Paris Saclay est nourrie par la conjonction de plusieurs facteurs majeurs.

Tout d'abord un exceptionnel flux de projets portés par les étudiants issus des différents établissements d'enseignement supérieur : master, ingénieurs, doctorat. On évalue ainsi à plus d'une centaine le nombre de start-up créées chaque année par des étudiants inscrits dans les établissements de l'université Paris Saclay. Cet engouement qui s'accroît d'année en année témoigne d'un changement de paradigme culturel vis à vis de l'entrepreneuriat et plus précisément de la création d'entreprise. D'une action en marge des parcours professionnels classiques il y a peu, la création d'entreprise comme première expérience professionnelle est en passe de devenir une voie royale d'épanouissement personnel et collectif. Même les étudiants des écoles les plus prestigieuses s'engagent dans cette voie, témoignant ainsi de la formidable créativité de nos élites qui savent de plus en plus résister aux sirènes des postes confortables mais si peu créatifs que leur offrent les majors de l'industrie.

Le second facteur concerne l’importante diversité des compétences des étudiants issus de différentes disciplines. Le brassage de cette diversité, la multiplication des évènements où une mixité de ces

compétences - souvent sur une tonalité multiculturelle - permet l’émergence d’un terreau exceptionnellement fertile pour la production d’idées nouvelles. Pour promouvoir cette mixité et ce brassage des idées, il faut des lieux et des situations adaptés. Sur le Campus Paris-Saclay les évènements sont légion : rallye, challenge, journée entrepreneur étudiant, start-up week- end, innovation summer camp,Et un tiers lieu que les étudiants se sont largement appropriés: le Proto 204. Ce tiers lieu est actuellement aussi sollicité par les entreprises pour y ressourcer leurs idées d’innovation.

Les entreprises, sont elles, le troisième facteur de cette dynamique entrepreneuriale. Leur intérêt pour des profils entrepreneuriaux s’accroit fortement car ce sont ces profils qui vont être la source des innovations de rupture qui représentent les nouveaux modèles économiques du futur. Pour les identifier, les entreprises s’engagent à côté des établissements d’enseignement supérieur dans des nouveaux modèles pédagogiques fondés sur l’action, le « learning by doing », ce qui leur permet de repérer de façon précoce leurs futurs innovateurs à haut potentiel. Le Campus Paris-Saclay dispose à cet effet d’une exceptionnelle concentration d’acteurs industriels grands groupes s’ouvrant au monde de la start-up, par nécessité, PME à la recherche de nouveaux modèles économiques et start-up en pleine croissance.

Au cœur de ce riche paysage -, l’Université Paris-Saclay joue le rôle primordial de connecteur : ses équipes mettent en relation laboratoires et entreprises, start-up et

chercheurs, étudiants en business et scientifiques Connecter: voici le rôle clé, celui que nous devons maintenant jouer avec un cœur ouvert, une tête libre de tout schéma préconçu et des mains prêtes à relier en permanence les uns aux autres. Ceci est un des plus grands challenges pour l'Université Paris-Saclay dans les années à venir car à côté - ou plutôt avec - les formations hyper normalisées qui constituent l'excellence de ce Campus - il est impératif de déployer à grande échelle cette savante alchimie - cette connectivité - entre les différentes populations qui structurent le Campus pour libérer cette créativité, cet esprit d'entreprendre et cette agilité qui constitue aujourd'hui l'enjeu majeur de toute nation confrontée à un monde incertain.

Ainsi, la signature du succès de cet enjeu majeur à l’échelle du Campus Paris-Saclay se manifestera dans l’apparition et la diffusion, dans toutes les populations engagées dans une démarche entrepreneuriale, de valeurs telles que la générosité, la confiance, la bienveillance, l’ouverture aux autres.

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#PortraitDeStartuper

Pierre Gohar & Tania Di Gioia

Ce sont bien ces valeurs dont témoignent les entrepreneurs de ce livre blanc en décrivant l’expérience start-up comme une aventure dédiée à la réalisation de soi, à la diffusion de ses rêves et un lieu de partage au- delà de frontières physiques et humaines. Nous sommes entrés dans une ère nouvelle où ces valeurs seront les piliers fondamentaux structurants de la société humaine et économique de demain. Et sur ce dernier plan – économique – les start-up d’aujourd’hui sont le témoignage vivant que ces valeurs de partage et de confiance peuvent bien être conjuguées ensemble dans de nouveaux business modèles.

Site internet :

https://www.universite-paris-saclay.fr/fr

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/gohar-pierre-17a2586a/en

https://fr.linkedin.com/in/tania-di-gioia-389ba524/en

Twitter :

https://twitter.com/Pierre_Gohar

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#PortraitDeStartuper

Alexandre Stopnicki

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Alexandre Stopnicki 31 net ). Alexandre Stopnicki (@alexandre3h33) est depuis plus de 20 ans un “sérial

Alexandre Stopnicki (@alexandre3h33) est depuis plus de 20 ans un “sérial entrepreneur”, passionné par l’innovation et le marketing digital. Pionnier dans les technologies de l’information, il construit sa carrière des 1994 en créant sa première Start-up : Numériland, une agence digitale bien avant l’heure et une régie publicitaire sur internet (Canal+, SkyRock, Radio France, Journal du

Il contribue au lancement de la publicité sur internet en France en tant que membre de l’IAB

et en tant que Président du premier syndicat des régies publicitaires sur internet.

Il est aujourd'hui le directeur pédagogique des MBA MCI, une formation au Marketing Digital destiné à des Bac+4 et à des professionnel du marketing.

Directeur des thèses professionnelles des MBAMCI Part Time.

Il développe une méthode pédagogique qu’il intitule Epedagogie.com destinée à favoriser l’enseignement avec des technologies digitales.

Il développe des formations online et enseigne le “Content Marketing”, Les outils 2.0 et la stratégie des Start-up pour des professionnels et dans des écoles de commerces (ESSEC, EDC )

Très actif sur les médias sociaux, il dirige également l’agence “3h33.com” spécialisée dans la création de contenus adaptés au digital, dans l’accompagnement de startup et dans la création d’applications mobiles.

Il à également réalisé un jeu diffusé mondialement sur mobile à destination du grand publique (Casual Game).

Passionné de photo il a exposer son travail dans plusieurs expositions.

#PortraitDeStartuper

Alexandre Stopnicki

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Merci à Sébastien Bourguignon pour son incroyable travail sur le monde des startups, pour sa passion contagieuse (mais je suis déjà pronostiqué comme “incurable sur le sujet”) et merci d’offrir à nos étudiants du MBA MCI à L’institut Léonard de Vinci un travail aussi riche d’enseignement pour eux.

Le monde des technologies nous propose-t’il un monde meilleur ? La réponse proviendra-t-elle d’une startup des Big Data ? Certains progrès sauvent des vies et d’autres ne font que modifier nos loisirs. Mais ce monde dans lequel nous évoluons n’existe pas sans les Startups.

Seriez vous honnêtement prêt à vous passer demain (et pour toujours?) de votre smartphone et de ses applications ?, des médias sociaux pour parler à vos amis ?, de la recherche sur Google pour trouver une solution ? Toutes les technologies et les services que nous utilisons au quotidien proviennent d’entreprises qui sont des startups à l’origine ou qui cultivent leurs gènes dans une startup.

Une journée sans startup c’est comme plonger dans un passé (pourtant pas si lointain) mais qui n’existe plus. Essayez de donner votre prochain rendez vous à un groupe d’ami, de choisir un nouveau restaurant et d’organiser un voyage sans utiliser le moindre site internet crée par une startup vous allez voir ce n’est pas simple à faire.

“Toute

vérité

franchit

3

étapes

d'abord

elle

est

ridiculisée, ensuite, elle subit une forte opposition, puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.” - Arthur Schopenhauer.

En 1994 lorsque je crée ma première startup Numériland et que je raconte que nous allons tous utiliser l’internet pour acheter des services et des produits (même des chaussures et des produits frais) j’entends de nombreuses personnes me dire “JAMAIS” “Je n’utiliserai JAMAIS ma CB sur internet !”. “Des chaussures ? mais cela s’essaye avant de les acheter

Aujourd'hui plus personne ne fait ce genre d’objections (à part une poignée d’irréductible ?) et ce sont bien les startups qui ont ouvert la voie et vous pouvez demander

à Paypal, Amazon, Zappos

ce qu’ils en pensent ?

Si les temps changent, le plus petit dénominateur commun des entrepreneurs innovants reste “la startup”. Pour la cerner on peu imaginer un cocktail très euphorisant pour tous ceux qui souhaitent le déguster et dont les éléments constitutifs peuvent se composer à l’infini.

Les ingrédients : on y trouve des innovations majeurs, des organisations très agiles, des sources de financements importantes, de la collaboration et du partage, une réactivité incomparable, une volonté de changer le monde, un zeste de disruptivité, des équipes

Après l’ ère des GAFA

(Google, Apple, Facebook, Amazon) voici venu l’ère des NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) encore et toujours des startups avec une audience toujours plus large pour les suivre.

et des managers assez jeunes

Ce qui est passionnant c’est que l’on voit de plus en plus de grandes entreprises qui tentent de se rapprocher de “l’esprit startup” et que de plus en plus de jeunes rêvent de monter leur startup.

Je pense que les prochains bouleversements issus des startups seront encore bien plus importants que ceux que nous vivons aujourd'hui car tout s’accélère. N’oublions pas que nous allons pouvoir vivre plusieurs centaines d’années grâce aux startups des biotechnologies et que nos prochains amis seront des robots dotés d’une grande intelligence artificielle.

Cela ne vous fait pas rêver ? ne vous inquiétez pas il y aura sûrement une startup pour se charger de cela.

Site internet :

http://www.ilv.fr/formations/digital/mba-specialises-digital/ formation-marketing-commerce-sur-internet/

http://www.3h33.com/

http://www.untrucadire.com/

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/alexandrestopnicki

Twitter :

https://twitter.com/alexandre3h33

#PortraitDeStartuper

Alban Jarry

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Alban Jarry 33 Expert en finance et assurance, spécialiste des stratégies de marques et de l’influence
Alban Jarry 33 Expert en finance et assurance, spécialiste des stratégies de marques et de l’influence
Alban Jarry 33 Expert en finance et assurance, spécialiste des stratégies de marques et de l’influence

Expert en finance et assurance, spécialiste des stratégies de marques et de l’influence sur les réseaux sociaux professionnels. Membre de l’advisory board de fintech et du comité scientifique sur le numérique et le big data de l’Ecole Polytechnique d’Assurances. Auteur de « Twitter conté par 50 personnalité de la banque finance assurance » et de « 735 utilisateurs aimantés par LinkedIn ».

#PortraitDeStartuper

Transformer sa start-up en licorne ? Quel entrepreneur français n’a pas rêvé de créer une licorne ? De rentrer dans le cercle fermé des entreprises valorisant plus d’un milliard de dollars. De trouver une idée de génie qui uberise le secteur visé et soit tellement populaire qu’elle en devienne un verbe du dictionnaire ! Comme la mythique licorne, une start-up nait souvent d’une idée inimaginable, d’une volonté d’innovation, du développement d’une nouvelle technologie. Mais contrairement à la licorne, la start up doit aller au-delà de la légende et transformer l’essai en une réussite. J’ai eu cette année la chance de participer au jury des profits for non profit awards. Dans les dossiers présentés, j’ai découvert des idées de start-up absolument incroyables. La France dispose d’un vivier exceptionnel et il n’est pas étonnant que la FrenchTech soit rapidement devenue une référence mondiale. Le mentoring de week end de start-up est également une opportunité de découvrir de fantastiques concepts.

Attention, souvent, l’entrepreneur est aspiré par son idée et son besoin de développement rapide pour assurer le business plan qu’il a fixé. Il est pris dans un tourbillon qui l’empêche de prendre le recul nécessaire qui aurait pu faciliter son développement. En ce moment, dans l’univers de la banque finance assurance, les start-up bénéficient d’une vitrine incroyable et de la possibilité de bénéficier de l’aide d’investisseurs qui cherchent à trouver l’idée qui révolutionnera leur métier et les sauvera de l’arrivée probable d’un uber du secteur. Ces start-up sont propulsées par cette crainte de la

Alban Jarry

disruption, par cette volonté de transformation des grands groupes, par cette nouvelle organisation agile qui est devenue une nécessité. L’argent coule à flots. Néanmoins, nombres de leurs dirigeants ont pris conscience des risques d’être trop seuls et de ne pas prendre le recul nécessaire. Afin de faciliter leurs développements, ils font souvent appel à leurs réseaux soit pour les financer soit pour leur apporter des conseils éclairés. Ils ont importé le concept d’Advisory Board qui leur permet d’intégrer à la structure des experts qui vont faciliter leur développement et qui souvent disposent d’importants réseaux. Heureusement, le cas des Fintech n’est pas unique ! Dans l’univers des start-up, il existe d’autres initiatives d’entraides à succès. L’exemple de Femmes de Bretagne est une réussite et montre que des femmes et des hommes peuvent s’associer à des entrepreneuses bretonnes pour leur apporter des idées.

Lorsque l’entrepreneur aura démontré la viabilité de son projet, il aura rapidement la nécessité de trouver des fonds pour assurer son développement. Dès que des investisseurs entreront au capital, la pression augmentera pour que les objectifs de résultats soient atteints et que l’IPO devienne envisageable. L’entrepreneur doit dès le départ concevoir sa start-up pour faciliter sa croissance et éviter le risque de surchauffe. A trop suivre l’exemple des licornes, il pourra rapidement constater qu’elles ne sont pas rentables ! Twitter est à ce titre un exemple parfait. Soumis à la pression croissante des actionnaires, il suffit de lire régulièrement la presse pour s’apercevoir que ses

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dirigeants n’ont toujours pas trouvé de modèle économique pérenne malgré une idée qui a révolutionné la façon de diffuser les nouvelles dans le monde et est présente dans les principales émissions des chaines de télévisions !

Anticiper, Oser, Prendre des risques, Avoir confiance en soi sont des ingrédients qui permettent aux entrepreneurs de transformer l’essai et d’assurer la pérennité de leur entreprise. Une communication efficace, et moderne, accélèrera aussi le développement de la notoriété de leur marque et souvent les distinguera de leurs concurrents en atteignant des nouvelles cibles de futurs clients. Pour développer son image, une autre idée est d’être nominé ou de remporter un prix. Comme pour le festival de Cannes dans le cinéma, la vitrine que représente ce type de trophées sera une arme redoutable pour sortir du lot. Les solutions sont multiples et le startuper peut à chaque instant s’inspirer des meilleures pratiques du marché.

Site internet :

http://albanjarry.wordpress.com

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https://fr.linkedin.com/in/albanjarry/en

Twitter :

https://twitter.com/Alban_Jarry

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Emmanuelle Leneuf

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Emmanuelle Leneuf 35 Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars
Emmanuelle Leneuf 35 Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars
Emmanuelle Leneuf 35 Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars
Emmanuelle Leneuf 35 Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars

Grand Reporter spécialisée en économie, j'ai lancé le FlashTweet sur Twitter en mars 2015. Tous les matins, une communauté de passionnés du digital se donne rendez-vous pour suivre le FlashTweet, le journal digital de la transformation numérique. Mon top 10 innovation et digital éditorialisé et organisé autour des rubriques Startup, Web, Tech, BigData, IoT, Infographie, Marketing, SocialMedia, Impression3D, MustRead. Les 10 tweets essentiels et exclusifs pour bien commencer la journée. FlashTweet, c’est une info sérieuse sans se prendre au sérieux. Un média 100%Tweet, 100% Live qui débute à 7h30 devant près de 11 000 followers sur @FlashTweet.

#PortraitDeStartuper

Emmanuelle Leneuf

2015 : sous le soleil de la Fintech française La FrenchTech va-t-elle se rebaptiser FrenchFintech ? Levées de fonds clés, entrée du secteur dans le Top5 des investissements en capital-risque au premier semestre, lancement d’incubateurs et de fonds dédiés :

2015 marque incontestablement un tournant pour la Fintech française. Mais la France pourra-t-elle concurrencer Londres qui a mis en place un écosystème très performant pour porter le secteur ?

Nouvel eldorado, la Fintech attire les investisseurs. De ce point de vue, les chiffres du capital-risque sur la France cette année,-qui n’est pas encore terminée-, sont assez parlants. D’après le Baromètre Ernst & Young, pas moins de dix levées de fonds ont eu lieu au premier semestre 2015, pour un total de 56 millions d’euros investis, soit une moyenne de 5,6 millions. Un montant qui permet à la Fintech de faire son entrée en 5 e position derrière la Tech (234 millions), les Services Internet (178 millions), les Logiciels (126 millions) et le Life Science (82 millions). Révélateur d’une tendance de fonds qui devrait modifier le paysage bancaire dans les mois à venir, ce domaine d’activité a été porté par l’accélération autour du crowdfunding. Avec notamment la levée de fonds de 31 millions d’euros de Prêt d’Union, plateforme de crédit entre particuliers.

Mais l’appétence des investisseurs ne se limite pas à l’univers des capital-risqueurs. Plusieurs levées de fonds d’importance ont marqué 2015. Qu’on en juge : La Financière des Paiements Electroniques (FPE), éditrice

de la marque Compte Nickel, a annoncé en septembre avoir bouclé un nouveau tour de table de 10,2 millions d’euros auprès du fonds Partech Ventures (4 millions) et La Financière IDAC, La Confédération des Buralistes de France, HGDLMA holding ainsi que ses fondateurs Hugues le Bret et Ryad Boulanouar. Soit un plus de 30 millions, en cumulés, pour soutenir cette banque d’un nouveau genre qui permet l’ouverture d’un compte bancaire chez un buraliste, en temps réel, avec une simple pièce d’identité et un numéro de téléphone portable.

Une annonce qui avait été précédée en mai 2015 par celle de Kantox, d’un montant identique. Fondé en juin 2011 par Philippe Gelis, Antonio Rami, John Carbajal, Laurent Descout et Marek Fodor, Kantox est spécialisé dans la gestion d’échanges de devises pour PME et ETI, avec Partech Ventures en investisseur historique.

Autre levée de fonds à noter, Pumpkin a pu obtenir 600 000 euros auprès d’investisseurs privés. L’application, disponible sur iOS et Androïd, se propose à terme, de remplacer des moyens de paiement et de remboursement comme le RIB, le chèque ou l’argent liquide. Un système que Victor Lennel, Hugo Salle de Chou et Constantin Wolfrom, les 3 co-fondateurs, avaient expérimenté aux USA (Venmo) et au Kenya (M Pesa).

Preuve que le secteur est en pleine ébullition, l’année aura aussi été marquée par deux rachats majeurs de

startups. D’une part, celui de 86% du capital de Leetchi, la première solution de cagnotte en ligne lancée en 2009 par Céline Lazorthes, par le groupe Crédit Mutuel Arkéa. Une opération estimée à plus de 50 millions d’euros qui solde 4 levées de fonds successives depuis le début de l’aventure pour un montant de 7 millions d’euros. Le groupe bancaire compte aussi apporter une enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros, pour booster le développement de l’entreprise en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni.

D’autre part, sur le même segment, l’acquisition de 85% du site de cagnotte en ligne Le Pot Commun par BPCE, via S-money, la filiale de paiement électronique du groupe, qui a lancé le transfert d’argent par tweet. La startup qui se fixe comme objectif de devenir le numéro un français et européen du paiement communautaire, se développera en Europe. Avec l’Espagne en ligne de mire cette année.

Dans le même temps fleurissent en France les structures d’accompagnement émanant d’acteurs privés, assurantiels ou bancaires. Axa accélère et vient de lancer un incubateur de Fintech ainsi qu’un fonds d’investissement doté de 200 millions d’euros, baptisé AXA Strategic Ventures, destiné à favoriser l’innovation dans les métiers de l’assurance, de l’épargne, de la banque et la gestion d’actifs. Anciennement AXA Seed Factory, AXA Factory change de positionnement pour devenir un programme d’accompagnement qui permettra d’accélérer la croissance de startups dans les domaines de l’AssurTech et de la FinTech en France.

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#PortraitDeStartuper

Emmanuelle Leneuf

L'Atelier BNP Paribas prépare pour janvier 2016 le lancement d’un incubateur Fintech Accelerator qui aidera les startups à travers un programme de 4 mois. Avec un double objectif : apporter du mentorat aux entreprises pour faire de la co-innovation avec les différentes entités de BNP Paribas en réalisant un MVP (minimum value project) et les réunir dans un lieu unique.

Autre initiative dans le même sens, le fonds d’investissement Truffle Capital a lancé son incubateur de FinTech et accueille déjà 4 startups. Son but est de regrouper l’ensemble des innovations du secteur bancaire que sont le crowdfunding, le transfert d’argent, l’échange de devise ou encore la gestion de l’épargne.

Sans oublier Finance Innovation, le pôle de compétitivité mondial du secteur de la finance, qui vise à aider les 100 startups, TPE, PME les plus prometteuses à trouver des financements (publics et privés) et de nouveaux clients. De nombreux partenaires accompagnent Finance Innovation, tels que Bpifrance, la Caisse des dépôts ou encore la DGE (Direction Général des Entreprises).

Reste que ces initiatives demeurent timides par rapport à Londres, qui fait la course en tête dans la FinTech. Il faut dire que Londres revendique ses ambitions d’être la capitale mondiale de la Tech depuis 2014. Pour ce faire, des dispositifs attractifs ont été mis en place :

accélérateurs, espaces de co-working, initiatives gouvernementales favorisant les liens entre

investisseurs et startups.

Et le succès au rendez-vous : 44 000 personnes travaillent en Fintech à Londres et ses environs (43 000 pour NYC et 11 000 dans la Silicon Valley) et 539 millions de dollars (environ 485 millions d’euros) ont été levés en 2014 dans la FinTech. Soit le triple qu’en 2013.

Parallèlement est né en 2014 Innovate Finance, une organisation à but non lucratif sponsorisée par la ville de Londres et du Canary Wharf Group. Créée par Claire Cockerton, également membre active de Women in Tech, elle est devenue le point de contact de l’industrie FinTech réunissant à la fois les banques, les acteurs majeurs en FinTech, les sociétés de régulation et le monde politique afin de déterminer l’avenir de la finance. Bref, Londres se donne les moyens !

Et là encore, pour revenir au capital-risque, les chiffres du premier semestre 2015 du baromètre Ernst & Young illustre le retard pris par la France. Si elle est en 2 e position en Europe derrière la Grande Bretagne par le nombre total d’opération, l’Hexagone est en 3 e position pour le montant total, cumulant 13% du volume contre 27% pour le Royaume Uni où les tours de financement supérieurs à 100 millions ont été cinq fois supérieurs. La France occupe donc un poids tout relatif dans l’écosystème européen du capital-risque !

2016 marquera-t-il un nouveau cap pour la France grâce à l’organisation de ParisFintech Forum le 28 janvier ?

Rien n’est moins sûr. Cependant les objectifs sont là :

mettre à l’honneur l’innovation française en matière de Fintech et ses pépites, proposer des évolutions réglementaires et sectorielles permettant le développement d’acteurs ayant une réelle présence européenne, faciliter les échanges entre les grands groupes et les startups innovantes dans ce domaine, ou encore s’ouvrir aux innovations venues d’ailleurs (Etats- Unis, Asie). Mais il faudra ensuite passer de la parole aux actes pour mettre en place un plan d’action. Et tenter de rattraper le retard sur Londres !

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Frédéric Charles

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Frédéric Charles 38 Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la
Frédéric Charles 38 Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la
Frédéric Charles 38 Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la
Frédéric Charles 38 Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la

Passionné de technologies, Frédéric Charles est responsable de la stratégie et de la gouvernance du SI dans un grand groupe. Il analyse la transformation des systèmes d'information qui préfigure l'entreprise et la ville numérique de demain.

Sur Green SI, Frédéric Charles analyse et commente la transformation des systèmes d'information qui préfigure l'entreprise de demain : BYOD, Bid Data, Cloud Computing, DSI.

#PortraitDeStartuper

Frédéric Charles

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Je m’intéresse aux startups B2B depuis 2008 quand j’ai monté au sein de Lyonnaise des Eaux (SUEZ maintenant) l’équipe en charge des outils collaboratifs. A cette époque, dans les DSI, quand on avait une demande des métiers, comme “gérer des mails avec pièces jointes volumineuses en dehors de la messagerie”, on cherchait des solutions logicielles

généralement

auprès d’éditeurs ayant pignon sur rue dans une ville américaine.

Mais cette fois-ci, par hasard, un jeune entrepreneur, Dylan Goubin, qui offrait ce service sur internet (MyCoursier.fr devenu depuis WeSend.com), prend le train depuis Orléans et vient me rencontrer pour me présenter sa plateforme internet.

Elle était intéressante sur le plan fonctionnel, mais à l’échelle d’une entreprise ayant 7.000 postes de travail, il n’était pas question de créer les comptes utilisateurs “à la main”, d’aller sur un site “public” (le SaaS était peu installé !), ni de payer pour tous les utilisateurs inscrits, comme le faisaient tous les utilisateurs du service. A l’issue de cette réunion, on allait donc chercher un logiciel et l’installer sur nos propres serveurs

Mais quelques jours plus tard, l’équipe de MyCoursier.fr avait modifié la plateforme a notre image (sur une url dédiée), permettait de l’intégrer à notre intranet, nous fournissait les outils pour la connecter à notre annuaire interne en évitant la double gestion des comptes utilisateurs, et nous proposait un tarif à l’utilisateur actif.

Outch !

C’est à ce moment que j’ai compris qu’une DSI en charge de fabriquer des services numériques pour les salariés, devait aussi aller chercher de l’agilité en externe pour construire son offre. Car force est de constater qu’on était bien incapable de réaliser ce qui avait été fait aussi rapidement.

Six ans plus tard, cette solution est toujours opérationnelle. La société a créé une vingtaine d’emplois en France. Depuis elle a été vendue par son fondateur pour créer une nouvelle aventure, Wikipixel, dont on a contribué à exprimer les premiers besoins.

On a recommencé en 2009 avec succès pour la mise en place du réseau social de l’entreprise BlueKiwi avec Carlos Diaz, un autre serial-entrepreneur, mais aussi avec un échec quand la société qui devait développer les outils sociaux pour nos clients a mis rapidement la clef sous la porte (Jeemeo).

Et quand en 2012 les DSI étaient en mal de modèle d’innovation, c’est une “DSI en mode startup” que j’imaginais sur mon blog www.greensi.fr, puis dans des conférences d’échanges avec d’autres DSI, comme cette année aux TechDays de Microsoft.

Aujourd’hui les startups sont partout sur le devant de la scène. Notre secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire,

avec la French Tech, en a fait progressivement une cause nationale synonyme de création d’emplois, de compétitivité nationale et de créativité des territoires. Le chemin, au moins mental, que ces entrepreneurs ont déjà fait parcourir aux entreprises, aux modèles économiques et à ceux qui nous gouvernent, est déjà considérable. Ce n’est bien sûr qu’un début !

De cette époque j’ai tiré quelques enseignements qui ont eu une influence significative sur les projets que j’ai pu conduire ensuite.

Derrière une startup il y a une/un entrepreneur C’est bien sûr tout l’intérêt de ce livre blanc que de découvrir, au travers de ces #portraitdestartuper, les femmes et les hommes qui tiennent une idée en réponse à vos problèmes, et cherchent, par tous les moyens, à s’installer dans le paysage économique. Et c’est bien l’entrepreneur qu’il faut rencontrer, cette énergie qui veut tout transformer, avant de rentrer dans les détails de son offre. Sans aucun doute c’est la vision de Dylan Goubin de Carlos Diaz et des autres, sur mes problèmes, que j’ai achetée, bien avant leurs solutions.

Ne cherchez pas la solution mais une trajectoire D’ailleurs, c’est bien la trajectoire du produit ou service qu’il faut imaginer et pas la version instantanée qu’on vous présente. Car la startup est agile et peut s’adapter rapidement à son marché. Une trajectoire qu’il faut imaginer avec votre propre road map de services pour déterminer la période de temps où vous avez intérêt à faire route commune. Éventuellement pour lancer de nouveaux services.

#PortraitDeStartuper

1 http://greensi.blogspot.fr/2012/10/un-hackathon-pour-innover-la-dsi-en.html 2 http://greensi.blogspot.fr/2015/02/techndaystv-la-dsi-en-mode-startup.html

Frédéric Charles

Laissez le hasard dans votre agenda Si tout commence avec des entrepreneurs, il faut aller les rencontrer ! Il faut donc prévoir du temps et

fréquenter les lieux pour ça : Le Camping, les Cantines numériques dans chaque région, des Fablabs, des

forums comme Futur en Seine,

place dans votre agenda pour vous y rendre, quitte a supprimer un ou deux salons plus “conventiels”. Et ne vous laissez pas repousser par le fait que certains “meetup” s’organisent tard le soir, et même le week end pour les hackathons

Laissez donc de la

Derrière la vague des startups, se cache la transformation numérique des entreprises. A la fois la transformation de l’offre avec des plateformes de services numériques, mais aussi la transformation de l’organisation de l’entreprise et des méthodes. Au premier plan de ces méthodes, l’agilité et la démarche lean startup, tout à fait pertinente dans l’entreprise.

Certaines entreprise l’abordent par petites touches en créant des incubateurs internes, des équipes agiles ou sont ouvertes à l’open innovation. D’autres par des accords stratégiques avec des startups, comme les GAFAs, qui n’en sont plus, mais dont l’agilité est toujours intacte.

Si demain dans une vision apocalyptique, toutes les startups et leurs produits innovants, pensés avec leurs utilisateurs, devaient disparaître, il resterait toujours quelque chose: un esprit d’agilité et une énergie de

transformation.

Alors merci à tout ces startupers de nous éclairer vers de nouvelles voies. Transformation numérique, transition énergétique, économie collaborative, les sujets de changements encore devant nous ne manquent pas.

Site internet :

http://www.greensi.fr

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/fredericcharles

Twitter :

https://twitter.com/fcharles

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Frédérique Clavel

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Frédérique Clavel 41 Frédérique Clavel , EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la
Frédérique Clavel 41 Frédérique Clavel , EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la
Frédérique Clavel 41 Frédérique Clavel , EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la
Frédérique Clavel 41 Frédérique Clavel , EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la

Frédérique Clavel, EMNormandie et INSEAD (IEP 2000), après une carrière dans la banque et la finance, elle devient entrepreneuse à l’âge de 40 ans.

En 2001, elle crée Fincoach en 2001, entreprise d'accompagnement des stratégies financières des pour les entrepreneurs.

En 2005, elle fonde “Les Pionnières” un réseau d’incubateurs qui se concentre sur les femmes et l’innovation. www.lespionnieres.org. Elle en est la Présidente.

En 2010, elle co-crée Mix For Value, une société d'investissement destinée à prendre des participations minoritaires dans de jeunes entreprises de services innovants à haut potentiel. Elle en est CEO.

De 2012 à 2014, elle a été Présidente de l’Agence pour la créeation d’entreprises nommée par Fleur Pellerin, alors Ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique.

Elle a été Directeur Non Exécutif dans plusieurs PME dans le retail et l’IT. Frédérique Clavel est Chevalier National de l’Ordre du Mérite et de la Légion d’Honneur.

#PortraitDeStartuper

Frédérique Clavel

Lorsque Sébastien Bourguigon m’a sollicité pour préfacer son livre digital j’ai immédiatement accepté pour plusieurs raisons :

La première c’est que cela me faisait plaisir. Bonne raison, suffisante en elle même, non ?

La seconde c’est que mon engagement en faveur de l’entrepreneuriat pour notre pays ne date pas d’hier puisque j’ai eu, entre autres, la chance et l’honneur de présider du temps de la Ministre Fleur Pellerin l’Agence Pour la Création d’Entreprise et de coordonner les premières assises de l’entrepreneuriat ! J’ai eu la charge de remettre les 44 mesures issues de ce travail colossal et innovant, associant fonctionnaires de Bercy, 11 ministres et cabinets, des entrepreneurs, à François Hollande. J’en ai été la première Présidente, telle une vraie Pionnière. Et soutenir l’initiative de Sébastien Bourguignon me paraissait à ce titre de l’ordre du devoir agréable.

La troisième c’est qu’il me paraissait important de pousser la note en faveur de l’entrepreneuriat féminin, puisqu’il y a dix ans déjà j’ai créé le premier incubateur au féminin, Paris Pionnières qui depuis a fait de nombreux petits en France métropole, dans les DOM TOM, au Bénélux et au Maroc.

Le réseau « Les Pionnières » regroupe aujourd’hui 17 incubateurs et accompagne chaque année 250 entrepreneuses innovantes. C’est un réseau jeune et en plein développement. L’entrepreneuriat féminin n’est

plus un thème de débat, c’est aujourd’hui à l’action démultipliée qu’il faut passer.

L’entrepreneuriat aujourd’hui en France c’est à la fois le moteur économique, la source des innovations majeures, et le terreau d’une évolution sociétale profonde.

1. Le moteur économique : Si aujourd’hui la plupart des

emplois sont le fait des grandes entreprises, il en est tout autrement des créations d’emplois. Aujourd’hui les créations d’emplois sont le fait de jeunes entreprises en développement et d’entrepreneurs créant leur propre emploi. L’entrepreneuriat féminin s’il était développé pour atteindre 50% des créations d’entreprises représente à terme un stock d’un millions d’entreprises nouvelles et

environ 3 Millions d’emplois. Un sujet qui mérite non pas qu’on en parle mais que l’on agisse vraiment ! et surtout qu’on y mette ensemble les moyens .

2. La source des innovations majeures. L’économie collaborative qui représente aujourd’hui une grosse partie des innovations à succès (Air B&B, Blablacar, Criteo) n’est pas issue des départements innovation des grands groupes, mais de l’imagination créatives d’entrepreneurs qui ont a cœur de faire changer le monde.

3. Le terreau d’une évolution sociétale profonde. Je suis

toujours stupéfaite de constater la passion qui anime les

« jeunes » (quelque soit leur âge) entrepreneurs et entrepreneuses et leurs équipes au regard de la résignation de salariés même de haut niveau dans les organisations plus mature. Et au-delà des innovations évoquées plus haut c’est aussi de la « reve-evolution du monde du travail » qu’il s’agit. Organisations souples, agiles, écrasant les hiérarchies. Association d’entrepreneurs individuels, coworking, open innovation, l’entrepreneuriat préfigure d’un nouveau monde professionnel ou la connaissance est à portée de clic et la compétence est liée à la capacité de travailler avec les autres sans préjugés d’âge, de genres ou de culture.

Merci Sébastien Bourguignon, de votre initiative qui met en valeurs ces femmes et ces hommes qui prennent le risque d’entreprendre et ainsi de nous communiquer leurs réves et passions.

Site internet :

http://www.pionnieres.paris

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/pub/frederique-clavel/0/21a/19

Twitter :

https://twitter.com/fredeclav

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#PortraitDeStartuper

Nicolas Hazard

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Nicolas Hazard 43 Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris) , un fonds
Nicolas Hazard 43 Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris) , un fonds
Nicolas Hazard 43 Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris) , un fonds
Nicolas Hazard 43 Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris) , un fonds

Nicolas Hazard est Président du Comptoir de l’Innovation 1 (Paris), un fonds d’investissement qui accompagne l’entrepreneuriat à travers le monde, notamment via un réseau international d’incubateurs.

Il organise par ailleurs l’événement Impact² , le « Davos » de l’entrepreneuriat social à l’Hôtel de Ville de Paris, qui réunit chaque année près de 1500 décideurs économiques et politiques, venus de 50 pays. Retrouver l’intervention de Nicolas à Impact² Edition 2015 sur Youtube.

Il vit entre Paris et San Francisco, ville dans laquelle il développe une start-up Calso Inc, aux côtés de nombreux partenaires (Google, Ebay etc.), notamment pour développer des modèles innovants d’entreprises sociales. Il vient de lancer la première entreprise d’insertion des Etats-Unis, pour former 85 jeunes défavorisés de la région de San Francisco.

Nicolas Hazard est diplômé d'HEC et de Sciences-Po Paris. Il a été élu en 2015 « Young Global Leader » par le World Economic Forum et est lauréat du prix Montgolfier (comité des Arts économiques).

#PortraitDeStartuper

1 http://www.lecomptoirdelinnovation.com/12_l-incubateur-nouvelles-technologies 2 http://www.impact2.eu 3 https://www.youtube.com/watch?v=33BbgAC2-20 4 http://www.calso.co

Nicolas Hazard

Dessiner le futur

On en a entendu des mots, des analyses, sur cette fameuse génération Y ! Mais a-t-on vraiment su lire et comprendre ce mouvement de jeunes entrepreneurs qui est en train de se mettre en place ?

La génération d’entrepreneurs qui arrivent sur le marché du travail chamboule nos habitudes. Elle crée des entreprises qui facilitent les usages du quotidien, elle nous donne de nouvelles opportunités de circuler, de voyager, de se rencontrer. Elle décloisonne notre société et apporte des solutions à nos problématiques contemporaines (mobilité, chômage, environnement, gaspillage, logement etc).

Avec leur start-up, les entrepreneurs construisent demain. Ils dessinent peu à peu une nouvelle économie dite circulaire, collaborative, digitale, sociale etc. Ce sont eux les véritables acteurs du changement.

Certains ainsi veulent créer des entreprises ayant un impact positif sur la société. Comme promouvoir le tri des déchets, se servir de la technologie au service des causes nationales ou utiliser le numérique pour inventer des nouvelles formes de consommation afin d’éviter le gaspillage. Derrière la création d’entreprise, on peut ainsi y lire un véritable engagement citoyen.

Cette « révolution » économique qui s’installe peu à peu, induit une transformation en profondeur de notre société,

que cela soit sur notre manière de nous déplacer ou notre façon de consommer. Dans un futur proche, l’on consommera moins mais mieux, chacun préféra peut- être devenir prestataire de service plutôt que propriétaire de biens, on fera de plus en plus attention à notre empreinte écologique, on veillera dans son ensemble à notre propre qualité de vie comme à celle de son prochain.

Les entrepreneurs avec leur start-up sont des créateurs de richesses sociales puisqu’en plus de créer de l’activité, ils permettent de créer de l’emploi. Cette force- là, il faut pouvoir l’encourager et la représenter, c’est ce que nous faisons au Comptoir de l’Innovation.

Parmi les entrepreneurs en devenir, certains n’ont pas les clefs de réussite pour créer leur propre entreprise. Pour tous ces jeunes qui sont talentueux mais sans diplômes et qui n’arrivent pas à trouver de financement, nous devons créer davantage de structure pour les accompagner. Cela commence par introduire plus de formations à l’entrepreneuriat dès le lycée, ainsi que des « incubateurs dédiés aux jeunes pousses » qui puissent les accueillir. Il y a ainsi des milliers de talents qui mériteraient d’être encouragés.

L’effervescence actuelle autour de l’innovation française nous rappelle cette chose : nous avons besoin d’un imaginaire collectif pour s’approprier le futur. Les entrepreneurs, ces inventeurs des temps modernes, ont pris le relais. Ils incarnent le « rêve français ». Une

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méritocratie dans laquelle les idées prennent vie. Pour les prochaines générations, réintroduisons de l’imaginaire !

Site internet :

http://www.lecomptoirdelinnovation.com

LinkedIn :

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Twitter :

https://twitter.com/nicolashazard

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Eric Burdier

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Eric Burdier 45 Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis
Eric Burdier 45 Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis
Eric Burdier 45 Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis
Eric Burdier 45 Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis

Diplômé de l'EISTI et de Grenoble Ecole de Management, Eric Burdier intervient depuis près de 15 ans dans le conseil, l’accompagnement et le financement de l’innovation en France et en Europe.

Eric co-fonde, aux cotés de Christophe Dumoulin (Business & Décision) et de Laurent Fiard (Visiativ), Axeleo en novembre 2013. Axeleo est le 1 er accélérateur dédié à l’accompagnement de startups tech BtoB et fédère plus de 40 entrepreneurs à succès. Axeleo est le 1 er investissement du Fonds French Tech Accélération opéré par Bpifrance (www.axeleo.com).

Membre actif de différentes initiatives pro-startups, Eric est vice-président de l’association Lyon French Tech et il est aussi impliqué sur BigBooster, 1 er programme d’accélération entre Lyon et Boston.

#PortraitDeStartuper

Eric Burdier

Accélération de startups

1) Principes de l’accélération

La formule « accélération de startups » est née aux US dans les années 2000 sous l’impulsion d’entrepreneurs à succès qui ont vu, dans l’avènement des technologies numériques, les moyens de développer de nouveaux modèles de croissance rapide d’entreprises innovantes.

Rapidement rejoints par des investisseurs en capital- risque, les 1 ers accélérateurs ont vu le jour : Y Combinator en 2005 dans la Silicon Valley, Techstars en 2007. Les modèles qui suivront en Europe s’appellent SeedCamp, StartupBootCamp ; en France, le Camping ou encore l’Accélérateur ont ouvert la voie, rejoints à partir de 2013 par les accélérateurs verticaux comme Axeleo dans le BtoB.

Il s’agit principalement d’organismes privés, qui vont s’impliquer davantage dans les aspects business” des startups que les incubateurs. Fonctionnant la plupart du temps en promotion de 5 à 50 startups sur des durées de 4 à 6 mois, des équipes de mentors appuient sur des formats courts et dynamiques les réflexions des fondateurs sur l’ensemble des éléments permettant de donner des bases saines à des projets ambitieux et innovants : travail intensif sur la définition des propositions de valeur et des besoins du marché, structuration de la stratégie et des processus commerciaux, préparation intensive aux phases de

croissance rapide, réflexion sur le recrutement de talents pour compléter l’équipe de fondateurs, recherche des 1 ers financiers et les incontournables préparations aux pitchs investisseurs. L’objectif des principaux accélérateurs est souvent simple : sur un format « Demo Day », identifier les meilleures équipes qui pourront trouver un 1 er financement généralement situé entre 300K et 500K .

2) Diversité des modèles

Le nombre de startups étant en pleine explosion, le nombre d’accélérateurs suit logiquement cette croissance avec des modèles qui se distinguent :

Ceux adossés à un fonds d'investissement qui, en plus du service et de l’accompagnement, prennent une première participation dans les projets, en leur apportant des financements sur des modèles éprouvés comme Techstars ou 500 startups. Ces modèles sont aujourd’hui les plus matures avec des acteurs en phase d’expansion internationale et qui disposent de différents fonds suivant la maturité de leurs startups à l’image du fonds growth de 800M$ levé en octobre 2015 par YC.

Ceux qui valorisent leurs services contre une prise de participation à l’image de Numa Sprint, 50 Partners ou l’Accélérateur avec parfois un investissement minimale de 25 000 à 50 000 .

Les accélérateurs corporates font aussi leur entrée dans

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ce monde : certains ont déjà leurs propres programmes d’incubation depuis longtemps (au premier rang desquels on trouve les opérateurs téléphoniques). La nouvelle tendance pour les corporates” est de se rapprocher d’accélérateurs sous un format de joint venture comme Techstars avec Metro ou Barclays par exemple. Leur objectif principal est la mise à disposition de leurs ressources métiers et de leurs force de frappe pour se rapprocher des acteurs qui pourraient les disputer demain.

3) Le modèle d’Axeleo

Si les principes d’accélération sont assez similaires de part le monde, des verticalisations sont nécessaires pour fournir des programmes avec un plus fort impact sur la croissance des startups. C’est le cas d’Axeleo dans le BtoB.

En effet, les cycles d’émergence, de maturation business, de financement, de diffusion commerciale, est diffèrent radicalement et nécessitent des approches spécifiques.

Axeleo est un accélérateur de startups tech BtoB qui connaissent les besoins classiques d’entreprises ayant passé le cap de l’amorçage et souhaitant accélérer leur développement commercial : besoin de structurer leur modèle, de structurer leurs processus, de recruter des talents, de lever des fonds et de se préparer pour une croissance très rapide.

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Eric Burdier

C’est notre mission quotidienne qui visent à lever 8 enjeux essentiels :

§Manque de focus. L’entrepreneur est confronté à une complexité telle qu’il a du mal à voir ce qui compte vraiment à court et moyen termes. Axeleo et ses entrepreneurs agissent comme un miroir pour aider à la priorisation.

§Proposition de valeur incomplète pour satisfaire l’ensemble du besoin client. Offrir un produit, c’est bien. Comprendre réellement quels sont les besoins du client et comment apporter des réponses plus complètes est non seulement une source de plus de business, mais aussi et surtout l’assurance d’avoir une place de choix, comme partenaire de ses clients et non comme simple brique technologique ou comme fonctionnalité "nice-to-have”.

§Business model immature. Axeleo accompagne les différentes itérations du modèle économique et les prises de décisions (douloureuses, mais nécessaires) amenant à des changements de plans parfois radicaux pour adresser le point de la chaine de valeur sur lesquels les perspectives marchés sont les plus prometteuses.

§Sous-financement & sous-capitalisation. Si le chiffre d’affaires est la meilleure source de financement de l’entreprise, accélération rime souvent avec levée de fonds. Axeleo apporte (souvent) un premier

financement et accompagne les startups dans leurs levées de fonds (500 K à 5 M ) pour leur donner les moyens de leurs (grandes) ambitions.

§Time-to-Market trop long. Engagées dans une course contre la montre, les startups doivent certes se financer, mais aussi et surtout rencontrer leur marché le plus rapidement possible, quitte à faire sortir les entrepreneurs de leur zone de confort très tôt. Axeleo intervient également en mettant en relation startups et clients grands comptes, distributeurs ou intégrateurs pour développer des synergies commerciales ou technologiques.

§Manque d’expérience commerciale et internationale. Avoir, dès le premier jour, une ambition et une réflexion internationales, notamment dans la mise en place de la distribution de ses services, est l’une des clés de la formation des champions de demain. Axeleo mutualise les expériences de son réseau pour exécuter plus rapidement des croissances hors de France et limiter les nombreux écueils inhérents au développement international.

§Efforts marketing et commerciaux sous-estimés & un business-development inapproprié. Le mal français ? Même (et surtout !) pour des startups BtoB, les mots marketing, structuration des ventes et business development sont des clés du succès. Parvenir à les maîtriser participe à la création du moteur de croissance” nécessaire à toute jeune entreprise.

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Axeleo travaille from day 1” sur ces problématiques structurantes et active son réseau de relations ses connexions business en France et ailleurs à l'international pour provoquer les premières victoires commerciales.

§Difficulté à recruter des talents. En percevant les besoins (et en essayant de les devancer) et en parvenant à attirer des collaborateurs (ou associés) de talent, les startups font un gros bout du chemin. Axeleo met à profit son réseau d’entrepreneurs et d’entreprises pour mutualiser l’accès aux talents et augmenter les chances pour les entreprises de son portefeuille de les attirer.

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Eric Burdier

Notre vision de l’accélération porte sur une approche qualitative (8 startups par an sur > 550 vues en 18 mois) dans la durée : notre programme porte sur 18 mois et mixe coaching individuel, sessions de groupe, partages d’expériences de ceux qui sont déjà passés par là, se sont déjà plantés”, mise en relation avec des décideurs pour débloquer, très vite, les premiers deals

Axeleo c’est aussi une véritable communauté, de plus de 40 entrepreneurs accomplis et en devenir, de la French Tech (Axeleo est le 1 er accélérateur soutenu par le Fonds French Tech Accélération opéré par Bpifrance) mais aussi avec les apports d’experts sectoriels ou thématiques, ainsi qu’une proximité, qui grandira encore, avec les grandes entreprises et les VC français et internationaux.

Aux côtés des entrepreneurs 7 jours sur 7, nous n’avons qu’un objectif commun : la réussite des startups et des entrepreneurs.

Site internet :

http://www.axeleo.com

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/pub/eric-burdier/3/7b2/704

Twitter :

https://twitter.com/EBurdier

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Jonathan Vidor

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Jonathan Vidor 49 Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa
Jonathan Vidor 49 Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa
Jonathan Vidor 49 Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa
Jonathan Vidor 49 Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa

Passionné par le webmarketing et animé par l’envie d’entreprendre, Jonathan Vidor lance sa première startup dans la téléphonie mobile à l’âge de 17 ans en 1998. Dès lors plus rien ne l'arrête et d'autres services aux domaines variés voient le jour (hôtels, voyages, rencontres

En 2004, Jonathan Vidor fonde JVWEB. Avec 5,5 millions d'euros de CA réalisé en 2014, l'agence spécialisée en e-marketing (Liens sponsorisés, référencement naturel, Google Shopping, Facebook Ads, Analytics, RTB et formation) est aujourd'hui pionnière en Europe. En parallèle, il enseigne à Paris le Search Marketing et le Web Analytics au MBA MCI à Léonard de Vinci (n°1 du e-Business) et donne des cours sur AdWords et le Référencement Naturel à HEC Paris.

Depuis sa levée de fonds en Septembre 2014, JVWEB a notamment été récompensée à de nombreuses reprises : élue « l’Agence Search de l’année 2015 » (Nuit des Rois), le Trophée « Performance Commerciale et Management » (DCF) ou le Grand Prix Régional et le prix de la Culture client des Masters de la Lettre M

En 2014 et en 2015, il rejoint la Délégation Française du G20 des Entrepreneurs et est invité à participer à la dynamisation de l'écosystème entrepreunarial.

#PortraitDeStartuper

Jonathan Vidor

La vision d’un entrepreneur Etre entrepreneur, c’est savoir innover et persister. Mais c’est aussi et surtout être passionné. La passion est le véritable moteur d’une start-up, c’est elle qui rend possible sa réussite. Pour ma part, j’ai toujours été passionné par l’acquisition de trafic sur le web. J’ai persévéré, pris des risques et parié sur certaines solutions

Depuis quelques années déjà, je porte également les valeurs de l’entrepreneuriat lors du G20 des Entrepreneurs, un événement international qui rassemble, chaque année, les chefs d’entreprise issus des économies les plus puissantes du monde pour réfléchir à des mesures concrètes visant à relancer l’économie et l’emploi.

Le besoin d’être vu et les enjeux du référencement Néanmoins, cette belle énergie reste vaine si on ne met pas en place une stratégie de communication pour être vu, auprès de la bonne cible et ce au bon moment. Se faire connaître est un enjeu majeur pour toute start-up qui se lance.

62% des utilisateurs de moteur de recherche ne dépassent pas la première page quand ils effectuent une recherche, il faut donc s’accrocher !

En ce sens, les campagnes de marketing digital sont un coup de pouce non négligeable pour soutenir le développement d’une start-up. Le référencement

apporte une véritable opportunité pour les entrepreneurs, quelques soient leurs objectifs : visibilité, trafic, génération de prospects, développement des ventes, retour sur investissement

Fort de ce constat, j’ai créé JVWEB en 2004, une agence spécialisée en e-marketing, pour accompagner les marques via une stratégie globale, cohérente, et un suivi sur le long terme. J’ai ainsi participé au développement de start-ups émergentes comme Blablacar, MacWay, Exaprint, Verycook, Sushi Shop, Love2Recycle, Unkut, Vide Dressing, Marésidence

Mon expérience Ma plus grande réussite est d’avoir transformé une passion en une entreprise, et ainsi de permettre à des jeunes sortants de l’école d’apprendre un métier d’avenir innovant.

J’ai également rencontré certaines difficultés lors de ma carrière, notamment au niveau de la commercialisation de nouveaux outils via un mode de distribution différent des prestations de services que nous proposons habituellement. Ces nouveaux produits ont nécessité une remise en cause de notre stratégie commerciale aussi bien du point de vue de la commercialisation que de la distribution. J’ai ainsi appris que l’on ne peut pas tout le temps surfer sur la réussite de certains leviers pour en développer d’autres, il est parfois nécessaire de remettre en question sa manière de voir les choses et de travailler pour avancer.

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Le réel défi au quotidien et celui pour lequel j’ai le plus d’appétence est l’innovation.

Pour être et rester le premier, il faut innover et se donner les moyens. De notre côté, nous avons une réelle antenne dédiée à l’innovation, composée d’une équipe de 6 ingénieurs. Ils assurent le développement de nos propres outils de suivi et d'optimisation de campagnes pour toujours plus de performance pour nos clients.

Vous l’aurez compris, en tant qu’entrepreneur j’ai tout de suite cerné l’importance du référencement et de la visibilité sur le web pour les start-ups, j’en ai d’ailleurs fait mon métier. Aider et accompagner au quotidien les entreprises dans leur développement est ce que nous faisons de mieux, et nous continuerons à le faire, c’est notre vocation !

Site internet :

http://www.jvweb.fr

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/jvweb

Twitter :

https://twitter.com/JonathanVidor

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Vincent Auriac

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Vincent Auriac 51 Diplômé ISC, Vincent Auriac débute sa carrière en 1988 comme chargé d’études où

Diplômé ISC, Vincent Auriac débute sa carrière en 1988 comme chargé d’études où il mène des recherches pionnières sur les SCPI ou la sélection de fonds au sein de la société de gestion Apogé dont il termine Associé-Directeur de la Gestion.

Apogé dont il termine Associé-Directeur de la Gestion. En 1995, il participe au lancement du premier
Apogé dont il termine Associé-Directeur de la Gestion. En 1995, il participe au lancement du premier
Apogé dont il termine Associé-Directeur de la Gestion. En 1995, il participe au lancement du premier

En 1995, il participe au lancement du premier fonds de fonds éthiques et à plusieurs voyages d’études sur l’ISR en Europe et aux Etats-Unis. Dès 1999, il anime un fonds de dialogue avec les entreprises du CAC40.

En 2004, il quitte la gestion financière pour cofonder Axylia, société de conseil financier. Les travaux de recherche sont amplifiés durant les crises de 2008 et 2011. En 2013, il en devient le Président.

Vincent Auriac est à l'origine du concept de finance altruiste, de plusieurs fonds de partage et ISR. Il est un ardent défenseur de la finance responsable auprès des porteurs de valeurs que sont les associations et les fondations en tant que démarche universelle et non « de niche ». Il valorise les acteurs exemplaires à travers des événements créatifs comme les Ateliers de la Finance Responsable et les [profit for Non Profit] Awards.

Vincent Auriac est par ailleurs membre du comité Initiatives Remarquables du réseau Initiative France.

#PortraitDeStartuper

Vincent Auriac

Un tournant historique L’environnement économique est très favorable. La croissance est atone, créant de formidables opportunités. Les taux ont été ramenés à zéro par les banques centrales pendant une période considérable. L‘épargne française est abondante et désormais mal rémunérée, va se mettre en quête de nouvelles opportunités de placement.

Plus globalement, nous sommes à la fin d’un monde (celui du pétrole et des énergies fossiles) et à l’aube d’un autre, celui du digital connecté et embarqué, des

robots,

de demain !

Il y a donc tout à faire pour construire le monde

On ne s’en sortira que par l’entrepreneuriat La France compte entre 5 et 8 millions de pauvres et 3,5 millions de chômeurs. Le message est clair. Il faut créer des emplois. Nous devons tous devenir des entrepreneurs : de son épargne, de sa carrière, de sa vie ! Quelle forme prendra cet entrepreneuriat ? Autant qu’il y a d’entrepreneurs ! Economie sociale et solidaire, impact investing La France a besoin de tous ses talents.

Une nouvelle génération Au delà des clichés sur les chefs d’entreprise qui vont s’installer à l’étranger, la très grande majorité reste en France. La création d’entreprise a la côte. Les grandes écoles s’y mettent, les incubateurs poussent partout. Il faut pousser la porte du NUMA pour se persuader du

rebond français.

Nous observons également une nouvelle tendance. Axylia, cabinet de conseil aux associations et fondations, étudie la générosité depuis de nombreuses années. Nous récompensons par des [profit for Non Profit] Awards les initiatives altruistes les plus exemplaires.

En 2014, nous avions récompensé la société Salesforce, leader mondial des logiciels de CRM et cloud computing. En 1999, son fondateur Marc Benioff a créé sa fondation simultanément à sa société en assurant son financement avec le « 1-1-1 model ». 1% du chiffre d’affaires, 1% du temps du personnel et 1% du capital sont donnés à des écoles, des universités, En 15 ans, ce sont 100 millions de dollars qui leur ont ainsi été versés.

Nous avons accueilli le 6 octobre dernier 6 nominés représentatifs de cette nouvelle économie. Leurs jeunes fondateurs, tous issus de la génération Y, ont dépassé le concept de RSE qui s’évertue à corriger les externalités par des actions ex post. Ils intègrent leur engagement ex ante.

Le grand gagnant, élue par le Jury et les votes du Public, a été la société U2GUIDE. Cette startup du secteur du tourisme flèche 1% de son chiffre d’affaires et 50% de ses profits en direction de projets locaux. Son fondateur Eric Mangin qui est plus poète que nous, parle d’économie du papillon : « une aile qui prend, une aile

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qui donne », celle qui créé un équilibre entre la production de richesse et la réduction des inégalités à travers le monde, par le biais d’ONG partenaires.

La société U2GUIDE prévoit 12 M de reversement en 2019 et autant d’impact social. On imagine le potentiel de tels reversements à l’échelle du CAC40 ! Rien moins que 10 Mds (sur la base du partage U2GUIDE) et 30 Mds (sur la base du « 1-1-1 model »). Dans ce dernier cas, on atteint une somme équivalente à la moitié du budget des associations en France !

Comme nous, faites le pari de l’innovation altruiste !

Site internet :

http://www.axylia.com/siteweb/Accueil.html

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/pub/auriac-vincent/7/b2b/124

Twitter :

https://twitter.com/V_Auriac

#PortraitDeStartuper

Xavier Milin

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Xavier Milin 53 Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier
Xavier Milin 53 Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier
Xavier Milin 53 Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier
Xavier Milin 53 Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier

Après 20 ans passés en direction financière en France et à l’étranger, Xavier Milin, Insead, a créé Basics Finance afin d’ accompagner les jeunes structures à très fort potentiel de croissance. Il est par ailleurs en charge des Fintech au sein Paris and Co et dirige le Startup leadership Program Paris.

#PortraitDeStartuper

Xavier Milin

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S

o m m e s

n o u s

à

l ’ a u b e

d ’ u n e

n o u v e l l e

posséder le moindre véhicule ou la moindre ligne de

innovantes et disruptives que l’on appelle startups. C’est

révolution industrielle ?

 

chemin de fer.

d’ailleurs ce qu’elle fait depuis plusieurs années, soit par

S’il est encore difficile de répondre à cette question nous pouvons constater des changements significatifs, dans un monde où Innovations et Créativité deviennent les maître-mots.

Comment ces structures détrônent-elles les marchés existants ? Par une expérience client exceptionnelle.

Prenons Uber comme exemple. Comme client vous êtes accueilli dans un véhicule propre, par un chauffeur

On vous simplifie la vie, en vous proposant un service

Le plus gros défi face à l’arrivée de ces nouveaux

le biais de soutiens financiers soit par le développement d’initiatives favorisant l’accompagnement des entrepreneurs : incubateurs publics, accélérateurs privés, structures issues de grands groupes, ou encore démarches bénévoles comme le Startup Leadership Program que je dirige depuis 2012 en France.

Les progrès technologiques de ces dernières années, la vitesse de l’information et sa multitude bouleversent bon nombre d’habitudes et de métiers, créant de magnifiques opportunités de progrès ainsi que certains risques.

souriant, identifié, qui prend soins de vous et vous donne même le choix de la station de radio. Vous connaissez le montant de votre course et n’avez plus besoin de chercher de la monnaie ou de demander à être arrêté devant un distributeur de billets en craignant

Si Paris a été surnommée récemment la « nouvelle Silicon Valley » par Johnn Chambers, le patron de Cisco, les autres régions de France sont loin d’être mises de coté.

«

Uberisation » est le mot qui fait peur. Probablement à

les remarques désobligeantes. Tout se fait à partir de la carte de crédit saisie lors de l’ouverture de votre compte

Ville Connectée ou Ageekulture, Medtech, Biotech,

Mais attention. Tout le monde ne peut pas créer sa

juste titre, car aucun secteur d’activité n’est à l’abri. Prenons pour exemple les secteurs du Transport ou de l’Hôtellerie. Que constatons-nous ? Dès lors qu’un marché est « uberisé » dans un pays, la menace de perte d’emplois se multiplie. Pourquoi ? tout simplement parce que l’Uberisation crée de la valeur d’une manière différente, laissant de coté un marché existant, structuré, parfois, vieillissant et vivant trop souvent sur ses acquis.

AirBnB propose des logements en location de courte durée sans posséder le moindre mètre carré d’habitation. Uber ne possède pas de flotte de véhicules,

sur une application téléphonique ultra simple. Cerise sur le gâteau : on s’intéresse à votre avis sur la qualité du service !

souvent moins cher et de qualité.

acteurs réside dans l’emploi. En effet, les emplois à valeur ajoutée se trouvent principalement là où l’entreprise a été créée.

Fintech, Cleantech, . Autant de sujets où les entrepreneurs français excellent ouvrant de nouvelles voies et faisant avancer le monde.

startup. Il faut faire attention aux effets de mode et à l’engouement possible d’un éventuel Eldorado. Résoudre un problème, changer le monde sont de belles idées. Et une idée est souvent dans l’air. C’est la qualité de la réalisation qui fera le succès de la startup.

alors qu’il propose dans le monde entier la possibilité de

Dans

une

période

l’emploi

est

une

réelle

bénéficier d’un transport urbain de qualité. Il en est de

préoccupation, les

états

doivent

porter

une

grande

même pour BlaBlaCar qui vous fait traverser la France

attention

à

ce

qui

se

passe. La France

se

doit de

ou l’Inde à un prix défiant la concurrence, et ce sans

favoriser le

bassin

de

création

de

ces structures

 

#PortraitDeStartuper

Xavier Milin

L’initiative de Sébastien Bourguignon relève de l’exploit. Convaincre une centaine d’entrepreneurs de se livrer n’est pas une mince affaire. Il nous permet ainsi dans cet ouvrage de mieux comprendre ce monde qui fait rêver bon nombre de jeunes et qui tient souvent du parcours du combattant. Vision, ténacité, enthousiasme, leadership, sont quelques unes des qualités mises en avant par ces entrepreneurs talentueux qui pour beaucoup sont conscients que ce n’est pas parce qu’ils ont réussi à lever quelques millions d’euros que les challenges sont plus simples.

J’espère que nous aurons la possibilité dans plusieurs années de pouvoir faire le point sur ces entrepreneurs et de voir le chemin parcouru combien de licornes dans cette liste ? un nouveau challenge pour Sébastien Bourguignon !

Site internet :

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Twitter :

https://twitter.com/xavier_milin

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#PortraitDeStartuper

Jean-Christophe Conticello

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Jean-Christophe Conticello 56 Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité
Jean-Christophe Conticello 56 Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité
Jean-Christophe Conticello 56 Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité
Jean-Christophe Conticello 56 Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité

Après un début de carrière sur les marchés financiers à Paris chez Sécurité Futures, et à NY en M&A chez Morgan Evan, prend la tête du développement international de la Web Agency Oven Digital NY en 99. Puis, création de Nexouth (place de marché dans l’énergie), Adneom (leader européen du conseil IT en finance, 850 ingénieurs sur 5 pays), Avilo Capital (fond d’amorçage européen ayant investi dans près de 15 startups), Ingima (conseil dans l’industrie & l’énergie, 150 consultants sur 3 pays). Enfin, lancement de Wemanity en 2013, spécialiste dans la transformation agile et digitale des organisations, et l’incubation de startups dans l’iOT & la robotique.

#PortraitDeStartuper

Jean-Christophe Conticello

« Chaque vendredi soir, BlaBlaCar remplit l’équivalent de 5 TGV aux portes de Paris ».

En une phrase, Guillaume Pepy, Président de la SNCF, dirigeant réformateur d’une des plus vénérables institutions françaises résume la force d’une des plus belles pépites de la nouvelle économie. Disruption rapide, brutale, inévitable.

Cet exemple illustre bien la mesure du fossé entre une demande utilisateur toujours plus exigeante et une offre vieillissante et réglementée.

Nous vivons aujourd’hui une nouvelle “révolution industrielle”, celle du tout-consommateur, de l’instantanéité et de l’hyper connectivité. Elle est portée par des startups, commandos de l’innovation. Ce mouvement de fond s’identifie aux termes d’Uberisation ou d’Agile, tsunamis dont on comprend qu’ils ne pourront s’arrêter aux transports et touchent déjà d’autres pans de l’économie aussi essentiels que la banque, l’énergie ou la santé.

Deux enjeux majeurs surgissent. Le premier est, bien entendu, de tirer parti du numérique pour reconstruire et faire adhérer l'usage au client, recentrer l’expérience utilisateur dans la construction des services et des produits. Aujourd’hui le client-roi, sur-sollicité et volage, devenu consom’acteur chassant en meute par réseau social interposé, veut tout et tout de suite. L'usage doit être en parfaite adéquation avec

les attentes du client, au risque de voir le service disparaitre encore plus vite qu'il est né.

Le second concerne le business model. Les grandes réussites du numérique passent maintenant par des plateformes intelligentes de désintermédiation. C’est ici que nait la nouvelle révolution, ce grand bond en avant de l’économie de marché et ce changement de paradigme culturel. Les tensions économiques et environnementales amènent déjà à consommer différemment. Ainsi, nous posséderons de moins en moins et seront amenés à partager et mutualiser, valeurs propulsées par les nouvelles licornes que sont les NATU (Netflix, AirbnB, Tesla et Uber).

Au-delà, c’est un nouveau modèle managérial qui se fait jour, celui de l’Agilité et du « no management ». Les nouvelles générations, notamment la « Y », n'ont plus la même relation avec l'entreprise. L’ancien pacte social, celui qui proposait un contrat à durée indéterminée, un emploi à vie dans la même entreprise, est caduc. Et c’est une nouvelle relation qui s’installe, plutôt centrée sur "pouvez-vous m'apporter ce que je recherche" que "mon job est important et je vais construire ma carrière autour de votre entreprise".

Et si le modèle d'Uber était celui de l'entreprise de demain ? Des freelances à temps partagé entre plusieurs entreprises et staffés en fonction de la typologie des projets proposés pour se concentrer sur ceux pour lesquels les uns et les autres apportent le plus

de valeur ? Fin du salariat tel que nous le connaissons, fin du pacte social hérité du XXème siècle.

Depuis 1997, je suis au centre de ces (r)évolutions. A New-York, Londres, Bruxelles, puis Paris où j’ai lancé plusieurs startups dont la dernière, Wemanity. Cette entreprise, fer de lance de la révolution Agile et véritable plateforme entrepreneuriale, incube déjà plusieurs startups comme Kyokita, WeLL, Angus.ai, Mcador, objetsconnectés.net, véritables pépites de l’IoT et de la robotique.

Dans les startups aujourd’hui, le cycle de vie d’une innovation entre l’idée et le déploiement ne dépasse guère 4 mois, alors que dans une grande entreprise, il dépasse allègrement les 3-4 ans. Nous sommes passés du paradigme de la continuité à celui de la discontinuité, de l’économie planifiée au « Sprint » où notre quotidien est davantage rythmé par des BMC, Product Backlogs, PO, itérations et autres guildes qui ont remplacé les PMO, directeurs, appels d’offres, organigrammes et autres cycles en V.

Nouveaux paradigmes, nouvelles cultures, nouvelles technologies, nouvelles relations au temps, c’est ainsi que se dessine une hétérogénéité et une volatilité de la concurrence, modèle impossible à développer en interne dans les grands groupes, par culture, par organisation, par ADN.

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Jean-Christophe Conticello

Les startups conçoivent peu « en chambre » mais prototypent et testent beaucoup. Elles pivotent, s’adaptent, meurent et renaissent rapidement sous des formes plus idoines. Darwinisme économique oblige !

Ainsi, si les grandes entreprises ne réagissent pas plus vite, ne passent pas à une mentalité et une organisation startup, disruptive et innovante, j’estime que d’ici 10 ans, 50 % des entreprises que nous connaissons aujourd’hui seront dépassées et s’éteindront, comme il ne reste plus que 15 % des entreprises composant le Fortune 500 d’il y a 50 ans.

Le moteur de cette révolution se situe, à mon sens, dans la tête de l’entrepreneur.

Tous les jours, ce n’est pas une nouvelle génération de startups que j’observe, mais une nouvelle génération d’entrepreneurs, prêts à se lancer beaucoup plus facilement et rapidement qu’il y a 15 ans.

Prendre un risque vs Tenter sa chance. Voilà ce qui caractérise la mentalité de cette nouvelle génération d’entrepreneurs, qui sait où elle va, qui veut donner du sens à son parcours dès le début, sans devoir attendre 15 ou 20 ans d’expérience ; tout est une question d’affinité au risque et d’aversion à l’échec. Ils ont intériorisé le risque de l’échec et le bénéfice qu’ils pourront en retirer dans leur parcours ultérieur, personnel ou professionnel.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de créer avec Wemanity, un nouveau format de conseil et d’accompagnement aux startupers et aux grands groupes, inspiré des meilleures pratiques des startups US. Wemanity devient donc une rampe de lancement interne, une véritable plateforme entrepreneuriale ou intrapreneuriale, permettant à des équipes de se former et d’identifier en leur sein les futurs fondateurs, CEOs, CTOs et team members des startups de demain. En deux ans, nous avons déjà lancé 7 startups dans des domaines de pointe sur les objets connectés, le big data, la robotique, les drones, l’AI et accompagné plusieurs dizaines d’entreprises dans leur transformation agile & digitale.

Quelles sont les qualités de ces entrepreneurs ? La passion, cet état d’âme excessif qui nous aveugle, nous empêche de voir les problèmes, procure de l’énergie pour les surmonter facilement, L’optimisme qui permet d’apercevoir des opportunités multiples dans toute difficulté. L’enthousiasme, ce don d’apprécier ce que l’on a, ce que l’on vit, d’éprouver de la joie dans le travail & dans l’effort, de manifester de l’admiration, de l’étonnement, de l’émerveillement, ce qui a souvent pour effet d’entrainer les autres. La détermination, qualité cardinale, celle que je recherche avant toute chose chez un entrepreneur. Sans cap et sans capitaine, un navire n’arrive jamais à bon port.

L’entrepreneur se doit d’être exigeant, exemplaire. Il est rarement ce capitaliste souvent cité dans les medias ou les films, comme le requin de service mais, au contraire, celui qui crée de la valeur et se bat en permanence avec et pour les équipes qui l’ont rejoint.

Etre entrepreneur, c’est penser comme un champion, un capitaine d’équipe, et c’est bien l’acharnement plus que l’intelligence et la force qui libère le potentiel d’entreprendre. Comme sa capacité à innover et à se réinventer en permanence.

Les exemples de tous les entrepreneurs qui ont réussi le prouvent. Ils ont tous commis de nombreuses erreurs ou sont passés à côté de la faillite, d’Elon Musk avec Tesla pour laquelle ses financements étaient coupés en septembre 2008, à Sean Parker avec Napster ou encore Steve Jobs, qui rappelons-le a quand même échoué sur de nombreux projets comme l’ Apple II, Lisa, Power Mac ou NeXT Tous ont multiplié des erreurs et ont rendu indissociables l’échec de la réussite. L’échec est même devenu le fondement de leur réussite. C’est un cadeau, un moyen d’apprendre toujours plus et ne jamais considérer que nous y sommes arrivés.

Il y a mille façons de réussir. Ce qui a fonctionné une fois ne marchera pas forcément une seconde fois. On se lance, on tombe, on se relève, on retombe et, peu à peu, on comprend comment se relever plus vite & pivoter en ayant appris & tiré ses leçons de ses échecs. Il n’existe aucune manière rationnelle d’expliquer pourquoi ça marche.

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Jean-Christophe Conticello

Mon objectif avec Wemanity et notre incubateur WeLL, Wemanity Lean Launcher, est bien de créer un éco- système d’entreprises innovantes distinctes, financièrement autonomes et toutes complémentaires &

actionnaires les unes des autres afin d’accélérer leur croissance mutuelle avec le sentiment de partager des

v a l e u r s &

associés conscients de coopérer à un tout plus global à l’image de la ruche, modèle collectif universel.

u n e

v i s i o n c o m m u n e . To u s

Je veux faire de chacune de ces jeunes pousses un outsider doté d’une excellente réactivité sur la plupart de ses marchés ciblés.

Site internet :

http://www.wemanity.com/fr/index.html

LinkedIn :

https://be.linkedin.com/pub/conticello-jean-christophe/

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Twitter :

https://twitter.com/JCCONTICELLO

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Sébastien Delayre

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Sébastien Delayre 60 Diplômé de d’entreprise. et d’agilité Expert en agilité d’entreprise l’ENSIMAG,
Diplômé de d’entreprise.
Diplômé
de
d’entreprise.
et d’agilité
et
d’agilité
Delayre 60 Diplômé de d’entreprise. et d’agilité Expert en agilité d’entreprise l’ENSIMAG, Sébastien

Expert en agilité d’entreprise

l’ENSIMAG,

Sébastien

possède

une

double

compétence

digitale

Il accompagne depuis 18 ans ses clients dans leurs transformations vers l’agilité en opérant sur leurs modèles opérationnels (processus, organisation et gouvernance) et leurs systèmes d’information. Il soutient ces transformations par une gestion du changement agile particulièrement adaptée au contexte de chacun de ses clients (culture, valeurs, comportements).

#PortraitDeStartuper

Sébastien Delayre

L’AGILITÉ D’ENTREPRISE, UN MODÈLE INCONTOURNABLE POUR LES STARTUPS Les startups naissent sur une intuition d’innovation : un service ou un produit décalé qui va séduire ses futurs clients. Comment et combien de temps faut-il pour que cette intuition se transforme en un carton commercial capable de porter la startup dans les étoiles ?

L’expérimentation en continue avec l’agilité La capacité à tester dans des boucles très rapides l’intérêt de ses (futurs) clients est fondamental pour une startup : l’agilité à tous les étages fait partie de ses gènes.

Les pratiques agiles dédiées aux startups ne manquent pas : Lean Canvas, Design Thinking, le Lean Startup étant la pratique la plus connue. Le principe du Lean Startup est simple : on cherche à accélérer le développement des produits en se basant sur une boucle de construction, de mesure et d’apprentissage. A partir d’une première idée, la boucle démarre par la construction d’un produit minimum viable qui est mis à disposition d’un premier panel de clients. On mesure ensuite l’intérêt des clients pour le produit. Sur la base de ces mesures, des enseignements sont tirés, permettant de décider s’il convient de persévérer sur l’idée ou s’il est préférable de l’adapter.

De grands industriels cherchent à reproduire l’agilité des startups en utilisant ce Lean Startup à l’instar de GE avec son programme Fastworks. Démesuré, ce

programme est à l’échelle de GE : 40 000 personnes formées, plus de 300 projets en Lean Startup soutenus par plus de 80 coachs internes. Les résultats sont au rendez-vous. La turbine à gaz 7HA a été développée avec une avance de deux ans par rapport à des moyens traditionnels, pour un coût diminué de 40 %. Le responsable marketing indique que de nombreuses innovations n’auraient jamais vu le jour sans cette nouvelle culture du « fail fast, fail small » qui encourage l’expérimentation.

L’innovation, moteur de la startup, résultat d’une alchimie complexe Outre l’expérimentation, la startup doit innover or l’innovation ne se décrète pas, elle doit émerger et s’organiser au moyen d’un modèle opérationnel adapté, d’un certain état d’esprit et surtout d’une culture favorable. L’innovation résulte d’une alchimie entre les individus de la startup. Cette alchimie est elle-même le résultat de facteurs multiples tels que la connaissance acquise, la créativité des individus, leur motivation, la diversité des profils et leurs personnalités. C’est sur ce point que l’agilité peut favoriser l’innovation. En effet, l’agilité catalyse cette alchimie en favorisant la collaboration et la diversité des individus, en renforçant leur motivation par l’autonomie et en introduisant la culture de l’expérimentation et de l’amélioration continue. L’amélioration continue sert ainsi l’innovation incrémentale et les dimensions humaines de l’agilité soutiennent l’innovation de rupture. L’agilité apporte également de l’innovation dans l’organisation, le

management et les procédés, créant un terrain fertile pour l’innovation produit.

Disposer d’une équipe agile favorise la transformation de l’information en innovation. Cette transformation s’articule autour des cinq « engrenages de l’innovation », tels que qualifiés par Jurgen Appelo dans son ouvrage Management 3.0 : la connaissance, la créativité, la motivation, la diversité et la personnalité.

La connaissance sur laquelle on capitalise en permanence permet aux collaborateurs de profiter des expériences passées, qu’elles soient positives ou négatives. La créativité transforme la connaissance existante en nouvelles idées. La motivation des collaborateurs catalyse leur créativité et leur capacité à transformer les idées en produits ou services pertinents. Les études 1 montrent que des groupes constitués de profils diversifiés (culturellement, intellectuellement, socialement) apportent à une structure une meilleure capacité d’adaptation et une originalité dans la création. Le partage de valeurs, attributs forts de la personnalité, au sein d’un groupe renforce sa cohésion et sa capacité à se mobiliser.

L’agilité permet ainsi aux startups d’améliorer leurs capacités à expérimenter au plus tôt de nouveaux usages ou produits. Les mécanismes d’aller-retour permettent de valider les hypothèses, de détecter les erreurs rapidement et de « pivoter », c'est-à-dire changer d’orientation.

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1 Stacey, Ralph D. et.al. Complexity and Management. New York: Routledge, 2000 (a).

Sébastien Delayre

Au-delà de dynamiser et de sécuriser les projets innovants et les expérimentations, l’agilité en tant que système de valeurs contribue à créer un écosystème favorable à l’adaptation et à la créativité.

En responsabilisant les acteurs et en donnant du sens à leur travail, l’agilité valorise l’humain, une composante clé de l’innovation.

La startup deviendra une entreprise agile La startup porte en ses gènes un certain nombre de caractéristiques qui si elle les conserve et veille à les cultiver dans la durée lui permettront de devenir une entreprise agile. On constate que l’organisation, les processus et la gouvernance structurellement simple au départ tendent à se compliquer avec la croissance. L’agilité d’entreprise permet de conserver les avantages de la startup en changeant d’échelle.

L’entreprise agile est une entreprise qui apporte des solutions concrètes et personnalisées à ses clients, qui coopère pour améliorer sa compétitivité, qui s’organise pour maîtriser le changement et l’incertitude, et enfin qui se nourrit de la richesse de ses collaborateurs et de son patrimoine informationnel.

Une entreprise agile se démarque des autres par une performance globale basée sur ses capacités à coopérer, anticiper et innover. Sa capacité à coopérer avec son écosystème interne et externe en s’alignant sur un sens commun lui permet d’être en permanence

engagée et en ligne avec son marché. Sa capacité à anticiper les événements externes et les conséquences de ses actions et décisions lui permet de ne pas se laisser surprendre et lui évite d’être dans la simple réaction. Enfin, sa capacité à innover de manière juste lui permet de s’améliorer, de faire la différence et de ne changer que ce qui est nécessaire. Cela évite la surenchère inutile d’innovation.

La performance de l’entreprise agile repose sur l’équilibre entre la triple satisfaction de ses clients, de ses collaborateurs et de ses actionnaires. Sa bonne gouvernance dépend ainsi d’un subtil équilibre entre ces trois dimensions.

Une entreprise agile est orientée client, encourage l’innovation par l’expérimentation et en accepte les échecs. C’est une entreprise qui mobilise par le sens, qui développe et respecte ses collaborateurs, et qui fonde ses décisions sur la valeur apportée à sa performance globale.

Fortement orientées clients, les équipes sont en prise directe avec ceux-ci et possèdent toute la latitude pour décider des éléments qui vont accroître leur performance. La valeur apportée à la performance globale est au centre de leur attention.

En encourageant l’expérimentation, l’entreprise agile inscrit dans ses gènes l’analyse de chemins alternatifs pour développer des solutions qui maximisent sa

performance. En acceptant l’échec comme part de l’expérimentation, elle développe l’apprentissage et l’amélioration continue (« fail fast, learn fast »).

En mobilisant par le sens, elle crée l’alignement interne et externe sur une vision mobilisatrice transparente et partagée. Ce partage d’information accroît significativement l’engagement des collaborateurs et leur performance. Dans les modèles plus traditionnels, l’information est conservée par le management, ce qui lui permet d’asseoir son pouvoir. Or, disposer de l’information pertinente au bon moment est un facteur déterminant pour prendre les bonnes décisions au bon niveau.

L’agilité accompagne les startups de leur naissance à leur maturité à condition que leur management prenne conscience dès le départ de son importance et sache maintenir cette agilité dans la durée.

Site internet :

http://enterpriseagilist.blogspot.fr

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/sdelayre

Twitter :

https://twitter.com/sebdlbc

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Grégoire Linder

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Grégoire Linder 63 Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé
Grégoire Linder 63 Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé
Grégoire Linder 63 Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé
Grégoire Linder 63 Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé

Diplômé de EDC Paris avec un master en management entrepreneurial, il a commencé sa carrière chez Devanlay Lacoste en tant qu’intrapreneur pendant 5 ans. Il a notamment crée une business unit en charge du développement de l’activité retail outlet en Europe et participé à la reprise de pays distributeurs. Basé 2 ans à Munich à la direction du réseau Europe Centrale, il a été le manager direct de près de 100 collaborateurs. Il a ensuite lancé Raizers, en Janvier 2014, et il dirige aujourd’hui les activités en France avec une équipe d’une dizaine de personnes.

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Crowdfunding : de la jungle obscure au ring ouvert

« Jungle » Milieu où règne la loi du plus fort. « Obscur » Qu’il est difficile de comprendre, de pénétrer.

Une jungle obscure : voilà comment nos entrepreneurs définissent le financement de leurs startups en France. Pourtant, cette question taraude chaque année des milliers de jeunes entreprises, souvent innovantes, sans passé ou actifs corporels importants, qui enregistrent des flux de trésorerie souvent négatifs et qui n’ont donc pas d’autres choix que de se financer par leurs fonds propres.

Pas d’autres choix, en effet, considérant les difficultés qu’éprouve le système bancaire à répondre aux besoins de financement dans un contexte prudentiel de gestion des risques de plus en plus contraint.

Une autre question se pose : les financements, publics ou privés ?

Face à l’éclosion du nombre de startups en France et la nécessité de redevenir un pays moteur pour le secteur de l’innovation et de la recherche, l’état Français lance en 2009 le programme d’Investissements d’Avenir et notamment le Fonds National d’Amorçage, doté de 600 millions d’euros, à destination du financement des entreprises innovantes. Le problème ? Un investissement indirect via les fonds de capital-risque dédiés et une fourchette d’intervention de 5 à 25 millions

Grégoire Linder

d’euros. Il lance ensuite le programme « garantie des fonds propres » et des programmes facilitant l’endettement des PME innovantes. Malheureusement, ceux-ci ne sont qu’un back up à l’investissement privé.

Le privé, donc. Premier constat : aucun fonds français de capital-risque ne trouve place dans le top 10 des fonds d’investissement : il existe un vrai déséquilibre entre l’offre et la demande. Les fonds sont donc extrêmement sélectifs, avec en moyenne seuls 1% des dossiers reçus élus, et n’interviennent que rarement sur des levées de fonds inférieures à 1 000 000 euros. Dernière possibilité : les business angels, environ 4000 en France ; ces particuliers investisseurs disposés à investir des capitaux lorsqu’il existe de réelles perspectives de revente de leur participation.

Dans les deux cas, un processus long avec des conditions d’investissement restrictives impliquant de nombreuses concessions de la part de l’entrepreneur. L’investissement de ces professionnels est trop souvent subordonné à la réussite financière de la startup et donc à la réussite fiscale de leur investissement ce qui ne favorise pas le potentiel de développement de ces sociétés.

« Economie collaborative » Activité humaine qui vise à produire de la valeur en commun ; s’appuyant sur une organisation plus horizontale que verticale, la mutualisation des ressources et l’organisation des citoyens en réseau généralement par l’intermédiation de

plateformes internet.

En parallèle, on constate que la France est une nation championne de l’économie collaborative ! Cocorico ! Près d’un français sur deux la pratiquerait. Les utilisateurs deviennent des consommateurs entrepreneurs, impliqués, parties prenantes au développement de ces startups. La majorité de la population française pense que celles-ci peuvent sauver notre économie et 14 millions d’entre nous se disent prêts, probablement, à investir de l’argent pour soutenir cette économie de l’innovation.

Grâce à la digitalisation de l’économie, les plateformes en ligne de crowdfunding, ou financement par la foule, peuvent enfin répondre aux attentes des startups en quête de financements et aux particuliers ambitionnant de s’engager financièrement aux côtés des entrepreneurs.

La preuve en est : le montant de fonds collectés via les plateformes de financement participatif double chaque année et atteint plus de 130 millions d’euros au 1 er semestre 2015. Plus de 750 000 nouveaux financeurs ont rejoint les rangs de la communauté des crowdfunders depuis un an.

« Ring » Enceinte carré où se déroulent les combats. « Ouvert » Fait, possibilité pour quelqu’un, un groupe, de contacter, de comprendre, de connaître quelque chose qui est extérieur à son milieu habituel.

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#PortraitDeStartuper

Grâce au décret n°2014-1053 du 16 Septembre 2014 relatif au financement participatif, la jungle obscure devient alors un ring ouvert, où toutes les startups ont la possibilité de rentrer en compétition pour lever des fonds.

Les inventeurs, les artistes et les créateurs choisiront les plateformes de dons pour tester leur concept, créer un prototype, construire leur communauté. Pour cette activité, en France, la contribution moyenne des donateurs par projet est de 50 euros pour un montant de collecte moyen de 3 100 euros.

Les startups innovantes, monétisant un concept breveté ou réinventant les modes de consommation s’adresseront aux plateformes d’equity crowdfunding. Ces plateformes, agréées Conseiller en Investissements Participatifs (CIP) par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), leur permettent de lever des fonds via de la prise de participation au capital (contribution moyenne : 3 876 euros, montant de collecte moyen : 400 000 euros).

Enfin, les sociétés en développement avec une capacité d’endettement bancaire trop limitée pour se développer à hauteur de leurs ambitions, pourrons emprunter auprès du grand public pour compléter leur apport avec des prêts, en principe sans garantie, afin de créer un effet de levier auprès de leurs banques. Ces entreprises ont le choix de s’adresser aux plateformes agréées Intermédiaires en Financement Participatif (IFP) où les prêteurs sont limités à un prêt de 1 000 euros par an et par projet (contribution moyenne : 338 euros, montant

Grégoire Linder

de collecte moyen : 90 000 euros) ou à certaines plateformes CIP lorsqu’elles ont des projets de plus grande envergure avec des investisseurs, entreprises ou particuliers, qui peuvent investir en emprunt obligataires, ici à hauteur de ce que leur patrimoine le permet (contribution moyenne : 3 029 euros, montant de collecte moyen : 510 000 euros).

Tous, consommateurs, prescripteurs, proches deviennent business angels ou investisseur-prêteur tout en bénéficiant de réduction d’impôts ou de produits d’épargne innovants.

L’investissement personnel des entrepreneurs est plus important lors des campagnes de crowdfunding que lors de levées de fonds plus traditionnelles mais le jeu en vaut la chandelle : grâce à la médiatisation forte des campagnes de crowdfunding, les entreprises financées par ce biais multiplient leur chiffre d’affaires de manière considérable.

envies et de ses moyens, de soutenir, d’investir ou de prêter pour soutenir l’économie, en choisissant la destination exacte de son argent. Oui, le risque existe mais le risque de succès aussi !

Site internet :

http://www.raizers.com

LinkedIn :

https://fr.linkedin.com/in/gregoirelinder

Twitter :

https://twitter.com/gregoirelinder

Chez Raizers, nous ambitionnons d’être un acteur européen incontournable du financement des entreprises à tous les stades de leur développement. Nous souhaitons entretenir un lien fort pendant de longues années entre les particuliers prêteurs/ investisseurs, de toutes nationalités, et les entreprises. Les investisseurs en capital de la première heure auront à cœur de soutenir le développement futur via l’emprunt. Ce réinvestissement rassurera les nouveaux financeurs. Pour tous, l’investissement est dématérialisé, simple, rapide et sécurisé.

Pour la première fois, en connaissance de cause, le financement participatif permet à tous, à hauteur de ses

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— Sacha Guitry

Ce qui ne me passionne pas m’ennuie.

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CHAPITRE 3

Les Portraits

Par Sébastien Bourguignon

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L'entrepreneuriat est un choix de vie.

“ L'entrepreneuriat est un choix de vie. CEO Yseulys Costes Comment décririez-vous votre entreprise ? 1000mercis
“ L'entrepreneuriat est un choix de vie. CEO Yseulys Costes Comment décririez-vous votre entreprise ? 1000mercis

CEO

Yseulys Costes

Comment décririez-vous votre entreprise ? 1000mercis est une société spécialisée dans le Marketing Relationnel Interactif. Nous sommes cotés sur la bourse de Paris et opérons dans plus de 50 pays dans le monde. Notre métier est le CRM digital : depuis la collecte (programmes CRM, DMP, data onboarding) jusqu’à l’activation sur les canaux programmatiques (email, social, mobile, display en RTB).

Nous aidons aujourd’hui plus de 500 clients à mettre en place des solutions d’acquisition et de fidélisation innovantes, dont nous évaluons l’efficacité en temps réel à travers la mesure des ventes incrémentales générées par nos dispositifs.

Notre approche est fondée sur la recherche et le machine learning : nous investissons 10% de notre CA en R&D.

Pourquoi ce choix de service ? Cela nous passionne d’arriver à faire pour nos clients des dispositifs interactif qui font ce que ferait un bon vendeur : avoir une bonne mémoire des comportement, des goûts et des préférences des consommateurs et un discours pertinent et adapté. Internet permet d’historiser l’ensemble des interactions avec ses clients, afin de leur envoyer des messages toujours plus pertinents : il y avait tout à faire dans ce domaine du data marketing car à l’époque personne ne s’y intéressait ! et aujourd’hui encore, nous n’en sommes qu’au début !

Quelles sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ? Nous avons trois ambitions principales :

§Inventer et mettre en œuvredes dispositifs et des solutions toujours plus innovants afin d’anticiper les usages des consommateurs et proposer à nos clients des dispositifs marketing à fort retour sur investissement. §Développer le canal mobile qui représente déjà un tiers de notre chiffre d’affaires §Accélérer ledéveloppement international. Cette priorité est intrinsèquement liée à la première :

1000mercis dispose une véritable opportunité pour diffuser son offre sur les marchés étrangers, et nous allons tout faire pour accélérer notre croissance à l’international

C o m m e n t v o u s

qu'entrepreneur ? J’aime la croissance, la liberté d’investissement et d’innovation qu’elle procure et la capacité à créer des emplois qu’elle génère !

t a n t

d é c r i r i e z - v o u s

e n

Quelle est votre formation initiale ? Je suis une universitaire diplômée du Magistère de Sciences de Gestion et du D.E.A. de Marketing et Stratégie de Paris Dauphine et j’ai fait de la recherche. Ce n’est pas une formation classique pour devenir entrepreneur !

Qu’est-ce qui vous passionne ?

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Le marketing interactif et plus particulièrement comment les data et le programmatique sont en train de révolutionner le marketing, à travers toujours plus d’automatisation et d’opportunités de personnalisation.

Quel a été votre parcours d'entrepreneur ? Depuis quand êtes-vous entrepreneur ? Rien ne me prédestinait à être entrepreneur : ni ma famille, ni mes amis, ni même mes études n’étaient orientés vers ce parcours. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement envie de créer une entreprise. Mais j’ai eu une idée quand je faisais ma thèse, je l’ai partagée avec mon associé, Thibaut Munier, et l’aventure grandit chaque jour depuis !

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ? J’ai une mémoire très sélective et me souvient essentiellement des choses positives ! L’entreprenariat est une aventure dans laquelle il faut prendre des risques et qui est toujours plus compliquée que ce qu’on imaginait. Mais c’est également une aventure passionnante ! La principale difficulté reste la réticence en France qu’ont les grandes entreprises à travailler avec les plus petites. C’est dommage car les grandes entreprises françaises tireraient bénéfice d’un écosystème plus dynamique.

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L'entrepreneuriat est un choix de vie.

“ L'entrepreneuriat est un choix de vie. CEO Yseulys Costes D’après vous quels sont les facteurs
“ L'entrepreneuriat est un choix de vie. CEO Yseulys Costes D’après vous quels sont les facteurs

CEO

Yseulys Costes

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ? §Accepter l’echec ! La peur de l’échec est bien souvent un frein qui empêche d’inventer et de grandir. Il faut savoir dépasser cette inhibition. §Du plaisir ! Les journées de travail seraient trop longues sans le plaisir que l’on trouve à ce que l’on fait et que l’on fait bien. §De l’énergie ! Sans elle pas de croissance. L’entrepreneur doit en être à la source et la diffuser.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ? Nous avons eu la chance d’être soutenu dès le début par un business angel