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Géographie

Article détaillé : Géographie de la France.

Photo satellite du territoire continental européen de la France

Localisation et frontières

La France a une superficie de 670 922 km², ou 547 030 si l'on ne comptabilise
pas l'outre-mer3. Elle est le 41e plus grand État du monde par sa surface
terrestre3 et le deuxième par sa zone économique exclusive4. Elle est en outre
le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (deuxième si
on inclut les territoires hors d'Europe), et le plus grand de l'Union européenne3.
Son territoire métropolitain continental s'étend sur environ 1000 km du nord au
sud et d'est en ouest.

La France métropolitaine est située à une des extrémités occidentales de


l'Europe. Elle est bordée par la mer du Nord au nord, la Manche au nord-ouest,
l'océan Atlantique à l'ouest et la mer Méditerranée au sud-est. Elle est
frontalière de la Belgique et du Luxembourg au nord-est, de l'Allemagne et de la
Suisse à l'est, de l'Italie et de Monaco au sud-est, de l'Espagne et d'Andorre au
sud-ouest. Si les frontières du sud du pays correspondent à des massifs
montagneux, les frontières du nord-est ne correspondent à aucune limite
géographiquenote 8 ni linguistiquenote 9. La France métropolitaine comprend
plusieurs îles, notamment la Corse.

La France possède également de nombreux territoires situés en-dehors du


continent européen, couramment appelés France d'outre-mer ou DOM-TOM,
qui lui permettent d'être présente dans tous les océans. Ces territoires au statut
varié, sont5 :

• sur le continent sud-américain : la Guyane ;


• dans l'océan Atlantique : la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Pierre-et-
Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy ;
• dans l'océan Pacifique : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie,
Wallis-et-Futuna, Clipperton ;
• dans l'océan Indien : la Réunion, Mayotte, les Îles Éparses, les Îles
Crozet, les Îles Kerguelen, Saint-Paul-et-Amsterdam ;
• en Antarctique : Terre Adélienote 10.

Géologie, topographie, hydrographie


Carte physique simplifiée de la France métropolitaine.
Articles détaillés : Géologie de la France et Relief de la France.

Le territoire métropolitain de la France offre une grande variété d'ensembles


topographiques et de paysages naturelsg 1. De larges parties du territoire actuel
de la France ont été soulevées lors de plusieurs épisodes tectoniques,
notamment la surrection hercynienne à l'ère paléozoïque qui est à l'origine des
massifs armoricain, central, morvandau, vosgien, ardennais et corseg 2. Les
massifs alpin, pyrénéen et jurassien sont eux beaucoup plus jeunes, et
possèdent des formes moins érodéesg 2 - les Alpes culminent à 4 810 mètres
d'altitude au Mont Blanc6.

Ces massifs délimitent plusieurs bassins sédimentaires, notamment le bassin


aquitain au sud-ouest et le bassin parisien au nordg 2 - ce dernier comprend
plusieurs régions au sol particulièrement fertile, notamment les plaines
limoneuses de la Beauce et de la Brieg 3. En outre, diverses voies de passage
naturelles, telles que la vallée du Rhône, permettent des communications
aiséesg 4. Les littoraux offrent des paysages assez contrastés ; il s'agit tantôt de
retombées de massifs montagneux (la Côte d'Azur par exemple), de plateaux
se terminant sur des falaises (la Côte d'Albâtre) ou de larges plaines sableuses
(la plaine du Languedoc)g 5.

Le réseau hydrographique de la France est principalement organisé autour de


quatre grands fleuves, la Loire, la Seine, la Garonne et le Rhôneg 6, auxquels on
peut ajouter la Meuse et le Rhin, moins importants en France mais majeurs à
l'échelle européennne. Le bassin versant français des quatre premiers
correspond à plus de 62 % du territoire métropolitainnote 11,g 6.
Climat

Article détaillé : Climat de la France.

Le climat de la France métropolitaine est tempérég 7, influencé par l'anticyclone


des Açores comme le reste de l'Europe de l'Ouest7, avec des variantes
régionales ou locales assez marquées. La typologie actuelle retient six grands
domaines climatiquesg 7 :

• Le quart nord-ouest du pays appartient au domaine breton, avec ses


nuances parisiennes et flamandes ; celui-ci est caractérisé par des
températures douces, une amplitude thermique faible et des
précipitations relativement importantes.
• Au sud de celui-ci, le domaine aquitain reprend les caractéristiques du
domaine breton, mais avec des tempétatures plus élevées.
• Au nord-est du pays, le domaine lorrain possède des caractéristiques
semi-continentales, avec un hiver froid et des précipitations plus faibles
qu'à l'ouest.
• Au bord de la Mer Méditerranée, le domaine provençal connaît un
ensoleillement important, des étés chauds et secs et des hivers doux et
humides.
• Entre les domaines lorrain et provençal, le domaine danubien fait office
de zone de transition, avec une amplitude thermique forte.
• Le domaine montagnard, qui correspond aux régions d'altitude élevée,
est caractérisé par des hivers froids et humides aux précipitations nivales
importantes.

Une grande partie de la France d'outre-mer est en revanche soumise à des


climats tropicaux (avec de fortes variantes)g 8, auxquels il faut ajouter les
exceptions guyanaise (climat équatorial)8, de Saint-Pierre-et-Miquelon (climat
océanique)9 et des Terres australes et antarctiques françaises (climats polaire
et océanique10.

Le tableau ci-dessous permet de découvrir les données climatiques concernant


quelques villes françaises, et de les comparer à celles de quelques villes du
monde.

A = Température moyenne en janvier


B = Température moyenne en juillet
C = Précipitations, en millimètres par an
D = Ensoleillement, en heures par an
E = Neige, en jours par an
A B C
A B C D E Paris 3,5 18,7 642
Paris 3,5 18,7 642 1630 15 Dubaï 18,5 34,2 77
Ajaccio 8,7 22,6 646 2726 2 Francfort-
0,5 18,6 660
Bordeaux 5,5 19,9 923 1992 4 sur-le-Main
Bourg-Saint- Istanbul 5,5 23,2 697
-1,3 17,7 971 1957 55
Maurice Lagos 26,8 24,7 1561
Brest 5,9 15,7 1109 1492 9 Londres 5,4 20,1 506
Lille 2,6 17,2 687 1617 19 Madrid -3,4 25 483
Lyon 2,9 21 825 1932 20 Milan 2,2 24,4 1017
Millau 3,5 20,1 757 2121 31 Moscou -9,5 18,1 682
Nice 7,6 22,9 767 2668 1 New York -0,3 24,9 1114
Strasbourg 0,9 18,8 610 1633 30 Sao Paulo 22,3 16,4 1457
Fort-de-France Singapour 25,6 27 2159
24,9 27,5 2089 N.C. N.C.
(Martinique) Tokyo 5,4 25,3 1406
Papeete Source : levoyageur.net11.
(Polynésie 26,7 24,7 1743 N.C. N.C.
française)
Saint-Denis
26,1 21,1 1674 N.C. N.C.
(Réunion)
Sources : linternaute.com, levoyageur.net11.

Si le climat français métropolitain est tempéré, les catastrophes climatiques


n'en sont pas moins relativement fréquentes. Les tempêtes (comme celles de
décembre 1999, qui ont abattu 7 % des arbres des forêts françaisesg 9), les
canicules (15 000 morts à l'été 2003g 9), les incendies et surtout les inondations
(par exemple celles liées au passage de la tempête Xynthia sur le littoral
atlantique en février 201012) marquent les esprits et semblent de plus en plus
fréquents aux Françaisg 9.

Le climat de la France s'est réchauffé de 0,1 °C en moyenne par décennie au


cours du XXe siècleg 10. Au cours du XXIe siècle, le changement climatique
pourrait entraîner une hausse de la température moyenne de 2 à 3,5 °Cg 10.

Paysages et environnement

La France métropolitaine possède une grande variété de paysages, entre des


plaines agricoles ou boisées, des chaînes de montagnes plus ou moins
érodées, des littoraux diversifiés et des vallées mêlant villes et espaces néo-
naturels. La France d'outre-mer possède quant à elle une biodiversité
exceptionnelle, par exemple dans la forêt équatoriale guyanaise ou dans les
lagons de Nouvelle-Calédonie13. La France est un des pays les plus boisés
d'Europe occidentale, les forêts occupant 28 % de la surface nationaleg 11.

Cette diversité des paysages et des écosystèmes est menacée par la


fragmentation écologique des milieux par un dense réseau routier14, par
l'artificialisation des côtes et par la pollution de son eau et de ses sols. Un tiers
des eaux de surface sont de mauvaise voire de très mauvaise qualité,
principalement à cause des pollutions industriellesg 12 ; les pollutions agricoles
liées à l'usage d'engrais et de pesticides ont quant à elles fortement détérioré la
qualité des nappes phréatiques dans plusieurs régions, en particulier la
Bretagneg 13. La littoralisation du peuplement et des activitésg 14 entraîne une
extension et une densification du bâti sur les côtesg 15, malgré l'intervention du
Conservatoire du Littoralg 16 et le caractère inondable de certains secteurs.
Quant aux infrastructures de transport, notamment routières, elles exposent
leur riverains à une pollution atmosphérique, sonore et visuelle importante14.

Néanmoins, les pouvoirs publics tentent depuis plusieurs décennies de


répondre à ces défis environnementaux par une politique volontariste. Aux
réserves naturelles et aux parcs nationaux se sont ajoutés depuis 1968 les
parcs naturels régionaux15, qui mêlent conservation et mise en valeur du
patrimoine naturel et culturelb 1 et couvrent en 2007 13 % du territoire français16.
Six agences de l'eau ont été mises en place pour gérer et protéger les
ressources en eau du paysg 12. Grâce à une politique de limitation de l'usage des
produits pétroliers et à l'importance de l'énergie nucléaire, les émissions
françaises de CO2 par tête sont inférieures à celles de la plupart de ses voisins
européens, et a fortiori de celles des États-Unis17.

Répartition spatiale des hommes et des activités

Carte synthétique de la répartition de la population en France. Sont indiquées


les densités de population par département, les 18 aires urbaines de plus de
400 000 habitants, la ligne Le Havre-Marseille et les limites approximatives de
la « diagonale du vide ».
+ de 5 000 hab/km² de 300 à 1 000 hab/km² de 100 à 250 hab/km² de 70
à 100 hab/km² de 40 à 70 hab/km² - de 40 hab/km²
Article détaillé : Principales aires urbaines de France.

La France métropolitaine est marquée par des déséquilibres spatiaux multiples.


D'une part, la France possède l'originalité d'avoir une capitale sept fois plus
peuplée que la deuxième ville du paysnote 12, et qui regroupe un quart des
étudiantsi 1 et la quasi-totalité des sièges de grandes entreprises du pays18.
D'autre part, la ligne Le Havre-Marseille est souvent considérée comme la limite
entre un est à l'industrie et à l'urbanisation anciennes, et un ouest longtemps
resté agricole et qui bénéficie aujourd'hui d'un important essor démographique
et économiquel 1. Enfin, des Ardennes au nord-est aux Landes au sud-ouest se
dessine une « Diagonale des faibles densités », caractérisée par un
peuplement faible comparé au reste du pays et une économie souvent en
difficulté19.

Après un long exode rural au XIXe et jusque dans la deuxième moitié du


XXe sièclel 2, le solde migratoire des campagnes françaises est redevenu positif
dans les années 1990l 1. L'essentiel de la croissance urbaine se fait dans les
zones périurbaines, de plus en plus éloignées de l'agglomération-centrel 2. Le
tableau ci-dessous fait la liste des principales villes du pays en 1999, non pas
en fonction de leur population intra-muros mais de celle de leur aire urbaine.

# Ville Aire urbainei 2 Communei 3


1 Paris 11 174 743 2 193 030
2 Lyon 1 648 216 472 330
3 Marseille-Aix-en-Provence 1 516 340 852 395
4 Lille 1 143 125 225 789
5 Toulouse 964 797 439 453
6 Nice 933 080 348 721
7 Bordeaux 925 253 235 178
8 Nantes 711 120 283 025
9 Strasbourg 612 104 272 123
10 Toulon 564 823 166 537

Axes de communication et transports

Le TGV POS, desservant l'Allemagne et la Suisse.


Article détaillé : Transport en France.
Voir aussi : Transport ferroviaire en France, Réseau routier français,
Transport fluvial en France, Aéroports français classés par le nombre de
passagers

En raison de sa situation de carrefour, la France est un pays de passageg 17. Elle


est en effet le passage obligé pour les hommes et les marchandises circulant
par voie terrestre entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe, et, depuis
l'ouverture en 1993 du tunnel sous la Manche, entre le Royaume-Uni et le reste
de l'Europeg 17. Héritage de l'histoire, les réseaux de transports français sont très
centralisés autour de Parisg 18 ; cette centralisation est particulièrement forte
dans les transports ferroviaires et aériens, même si elle commence à diminuer20.

Le principal moyen de transport utilisé en France est la route, qui représente


86 5 % et 79 9 % des trafics voyageur et marchandises respectivementnote 13,21. La
France compte plus d'un million de kilomètres de routes en 200522, dont la
quasi-totalité sont revêtues. Depuis la Libération, la France s'est doté d'un
réseau autoroutier étendu, qui totalise 10 991 km en 200722. La France compte
plus de 31 millions de voitures particulières23 ; 40 millions de Français sont
titulaires du permis de conduire24, qui peut être passé à partir de l'âge de 18
ans. Depuis quelques décennies, les politiques publiques s'attachent à réduire
la mortalité sur la route, principalement liée à la vitesse et à l'alcoolnote 14,f 1 ; elles
tâchent également de réduire la dépendance des Français vis-à-vis de la
voiture, au profit d'autres moyens de transport moins polluantsd 1.

Le réseau ferroviaire français, de son côté, date pour l'essentiel du milieu et de


la fin du XIXe siècle ; il compte en 2009 29 473 km de lignes25, dont plus de la
moitié sont électrifiées25. L'essentiel du trafic est assuré par l'entreprise publique
SNCF, sur les lignes appartenant au gestionnaire d'infrastructure RFF. Après
un apogée atteint au début du XXe siècle, le trafic ferroviaire a décliné
régulièrement en France jusqu'aux années 197026 ; si la part du train continue
de décliner dans le transport de marchandises27, elle augmente dans le
transport de voyageurs. Cette augmentation est liée d'une part à la prise en
charge par les régions du trafic régional et local, et surtout à la naissance et à
l'extension continue du réseau TGV28 : ce train, mis au point par Alstom, est l'un
des plus rapides au mondenote 15 et relie entre elles plus de 200 gares. D'autre
part, les principales villes du pays sont dotées d'un réseau ferroviaire urbain, de
type métro, tramway ou RER ; le métro de Paris, né en 190029, forme l'un des
réseaux les plus denses au monde30.

Quant au transport aérien, il est particulièrement centralisé : les deux aéroports


parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly ont accueilli en 2008 plus de
87 000 000 passagers, quand le premier aéroport de province, celui de Nice, en
accueillait à peine plus de 10 000 00031. Les aéroports de province sont en effet
concurrencés par le TGV pour le trafic domestique, tandis que les aéroports
parisiens accueillent la quasi-totalité du trafic long-courrierg 19. La compagnie
aérienne Air France, partiellement privatisée en 199932 et membre de l'alliance
SkyTeam, assure la majorité du trafic, même si elle est de plus en plus
concurrencée par des compagnies à bas coût comme easyJet ou Ryanairg 20 ;
depuis sa fusion en 2004 avec le néerlandais KLM33, le groupe Air France-KLM
forme la première compagnie aérienne européenne34.

D'autres modes de transport sont utilisés en France, mais ils sont plus
marginaux. Le trafic fluvial assure une part négligeable du trafic voyageurs, et
très secondaire du trafic marchandises, en raison principalement de
l'inadaptation du réseau au trafic moderne22. Le trafic maritime est plus
important, mais les ports de Dunkerque, Le Havre, Nantes - Saint-Nazaire et
Bordeaux font pâle figure face à leurs rivaux de la Mer du Nord comme
Rotterdam ou Anvers35 ; seul le port de Marseille tire son épingle du jeu —
Marseille est le premier port de la Méditerranée en tonnage expédié35. La
marche à pied sur de longues distances répond à une demande de loisirs plus
qu'à un besoin de transport ; des chemins de randonnées sont entretenus à cet
effet par la Fédération française de randonnée pédestre36. Quant au vélo, il
connaît aujourd'hui une nouvelle jeunesse, notamment grâce à la
préoccupation environnementale des Français et à la mise en place de
systèmes de location de bicyclettes dans plusieurs villes du paysnote 16,d