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B@c en Ligne © NATHAN, 1998 - Atout Bac, Histoire, Term. L-ES-S (A.-M. Lelorrain).

L’Europe et la France dans la guerre

Cours

Histoire

L, ES, S

   

L’ordre nouveau en Europe

 

Sous-hommes :

Le « Reich de mille ans » impose l’ordre nazi, poli- tique et économique, à l’Europe.

membres des « races inférieures », réduites en servitude par les nazis

L’Europe sous domination allemande

 
 

Les territoires conquis, à part quelques annexions, sont vassalisés.

Les pays rattachés à l’Allemagne sont

directement administrés par des dignitaires nazis,

Polonisation :

domination totale et brutale des nazis sur la population polonaise (6 millions de morts), puis soviétique (3,5 millions de prisonniers morts d’épuisement)

les Gauleiters (Pays-Bas, Norvège, « protectorat » de Bohême-Moravie, Pologne). À l’est, les Slaves, considérés comme des « sous-hommes* », subis- sent la polonisation*.

Les pays conservant des gouvernements

nationaux sont

dirigés par des chefs d’État qui

collaborent
collaborent

avec les nazis (France, Danemark, Slo-

vaquie, Serbie, Grèce).

 

Le pillage des pays occupés

 

Toute la production est mise au service de l’Al-

lemagne : perception d’« indemnités », réquisitions,

exportations forcées

En 1943,

40 % des besoins du

 
Reich proviennent de ces « revenus ».

Reich proviennent de ces « revenus ».

 

Dans la « sphère de co- prospérité asiatique », les Japonais, eux aussi, imposent une occupation brutale et humiliante.

La pénurie règne. Le rationnement et le marché

noir désorganisent l’économie des pays occupés.

La main-d’œuvre doit servir l’Allemagne. Faute

de volontaires, Sauckel (le « négrier de l’Europe »), responsable de la main-d’œuvre du Reich, organise

le

Service du travail obligatoire

(STO) qui envoie

7 millions de travailleurs en Allemagne.

 

La répression de toute résistance

 

Gestapo :

 

La Gestapo* est

 

toute-puissante ; elle s’appuie

Geheime

sur les Waffen SS et les collaborateurs locaux. La tor- ture est utilisée pour terrifier les opposants et obte- nir des renseignements. En Europe de l’Est, des vil- lages entiers (Lidice en Bohême) sont exterminés.

Saatspolizei,

police secrète

d’État

La propagande, dirigée par

Goebbels,

organise

le culte des héros nazis, exalte l’antisémitisme et donne une grande publicité aux exécutions d’otages et aux opérations de représailles.

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L’Europe et la France dans la guerre

   

Les résistances

 

Communistes :

 

d’abord paralysés par le pacte germano- soviétique, ils se mobilisent après l’invasion de l’URSS (1941).

Partout, des civils refusent l’ordre nazi et unissent leurs efforts à ceux des Alliés pour libérer leur pays.

Les causes de la Résistance

 

Le patriotisme rend insupportable l’

humiliation
humiliation
de la défaite .
de la défaite
.
 

Le poids de l’Occupation et la morgue des

vainqueurs suscitent des sentiments de révolte.

Radio de Londres (BBC) :

Les convictions idéologiques poussent à la

résistance les

démocrates
démocrates

et les

communistes

*.

c’est par ce canal que plusieurs gouvernements en exil appellent à la résistance (de Gaulle pour la France, Sikorski pour la Pologne, Bénès pour la Tchécoslovaquie).

Les formes de la Résistance

 
 

La résistance spontanée est d’abord symbo-

lique : port de cocardes, célébration de la fête natio- nale. Puis les résistants qui ont les mêmes convic- tions forment des réseaux.

L’action secrète s’organise :

résistance passive,

en boycottant les consignes de l’ennemi, en écou- tant la radio de Londres*, en soustrayant les Juifs à

la déportation ;

propagande

ensuite : graffitis,

tracts, presse clandestine ;

grèves
grèves

enfin.

 

L’action armée prend différentes formes : les

Partisan :

réseaux renseignent les Alliés, organisent des

combattant n’appartenant pas à une armée régulière

sabotages

et des

attentats
attentats

contre les nazis et les col-

laborateurs. Les partisans*, qui ont pris le maquis (Yougoslavie, France), mènent une guérilla qui peut devenir une véritable guerre.

 

Les résistants

 

Tito : Josip

Brosz, chef de la résistance communiste, a délivré tout le territoire yougoslave mais a éliminé la résistance non communiste.

 

Des divisions idéologiques opposent les

réseaux « nationalistes »

aux

réseaux communistes

(l’Orchestre rouge) alignés sur Moscou. La lutte est fratricide en Grèce, en Yougoslavie (action de Tito*), en Pologne, moins en Chine. De ce fait, les mouve- ments de résistance ne sont pas toujours efficaces.

L’action des résistants a certainement permis

de

retarder l’armée allemande

et a facilité l’avance

des Alliés. Surtout, la Résistance a joué un rôle poli- tique indiscutable en contribuant au réveil national.

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La destruction des Juifs d’Europe

 
 

La conception nazie du monde

 
 

Le racisme est à la base de l’idéologie nazie : la race des Aryens, biologiquement pure, doit domi- ner le monde.

Au nom de l’« hygiène raciale », les Juifs et

les Tziganes doivent être détruits, de même que les criminels asociaux et les malades mentaux.

Les étapes du génocide*

 
 

Génocide :

 

Des mesures discriminatoires sont prises

destruction de tout un peuple. On utilise aussi le mot hébreu Shoah,

dans la plupart des pays occupés

, souvent tradition-

nellement antisémites (Pologne, Roumanie) : exclu- sion de certaines professions, interdiction de lieux publics, port obligatoire de l’étoile jaune.

Des ghettos, à partir de mai 1940, regroupent,

«

catastrophe ».

dans des conditions abominables, les

3 millions
3 millions

Il vaut mieux ne pas employer

« holocauste », qui désigne un

sacrifice, agréable à Dieu.

de Juifs qui vivent en Pologne

(4 à 5 000 décès par

mois dans le ghetto de Varsovie).

 

(« Unités spéciales ») commencent en juin 1941. Ils

Les massacres perpétrés par les Einsatzgruppen

visent

« l’anéantissement » des Juifs et des Slaves

:

il y a 1,5 million de morts environ entre 1940 et 1942. À Babi Yar, près de Kiev, 34 000 Juifs sont exé- cutés en deux jours.

 

La « solution finale » est définie à la

conférence
conférence
de Wannsee
de Wannsee

(20 janvier 1942) ; les responsables

 

Camp

nazis y décident de l’élimination de tous les Juifs, qui seront envoyés dans des camps d’extermination*.

d’extermination :

 

camps mis en place pour appliquer la

5,5 millions de Juifs et le tiers des Tziganes ouest-européens (750 000) ont été exterminés.

L’attitude des contemporains

«

solution finale » et éliminer les Juifs

 

Elle est controversée : peu nombreux sont ceux qui ont refusé d’appliquer les directives nazies. Même les « Conseils juifs » qui géraient les communautés sont accusés de complaisance envers les nazis. Les

 

actes de résistance les plus célèbres sont la

révolte
révolte

du ghetto de Varsovie

(avril-mai 1943) et celles des

déportés des camps de Treblinka et de Sobibor.

 

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L’Europe et la France dans la guerre

Camp de concentration : camp mis en place pour enfermer les opposants au régime nazi,
Camp de concentration : camp mis en place pour enfermer les opposants au régime nazi,
Camp de
concentration :
camp mis en
place pour
enfermer les
opposants au
régime nazi,
les Juifs, les
prisonniers de
droit commun
SS :
Schutzstaffel,
police militaire
Kapo : détenu
chargé de
commander un
groupe de
codétenus
Nuit et
brouillard :
décret
(déc. 1941)
établissant que
toute personne
hostile à l’armée
allemande sera
déportée.
Les premières
chambres à
gaz sont
expérimentées
pour
l’élimination des
handicapés et
des incurables.

L’univers

concentrationnaire

L’existence des camps de concentration*, enfer minutieusement organisé, est un fait majeur de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

La déportation

Des camps de concentration, au

régime très
régime très

, administrés par les SS*, sont créés en Alle-• Des camps de concentration, au régime très magne dès 1933 : Dachau, Oranienburg (1936), Sachsenhausen

magne dès 1933 : Dachau, Oranienburg (1936), Sachsenhausen (1937), Buchenwald, puis Ravens- brück (pour les femmes) et Mauthausen en Autriche. D’autres sont créés dans les pays occu- pés, comme le Strutthof en Alsace.

Des wagons à bestiaux amènent de toute l’Eu-

rope les déportés. Ceux qui survivent au voyage sont sélectionnés pour travailler.

Dans ces camps « de la mort lente », les dépor-

tés subissent

un travail épuisant, des humiliations, des

épidémies et d’atroces « expériences médicales »

.

Ils sont soumis au système dégradant des kapos*. Beaucoup meurent d’épuisement et de faim.

Les déportés sont des opposants au nazisme et

des résistants (décret « Nuit et brouillard »*), repé- rables à leur triangle rouge, des détenus de droit commun (triangle vert), des homosexuels (triangle rose), des témoins de Jéhovah (triangle violet) et des « asociaux » (triangle noir). Les « quartiers spé- ciaux » sont destinés aux Juifs et aux Tziganes.

75 % des 1 650 000 déportés sont morts.

La « solution finale »

Des camps d’extermination, d’abord destinés

aux Juifs, sont ouverts en Pologne

: Chelmno, Belzec, Sobibor, Tre-

blinka et Auschwitz-Birkenau.

Les chambres à gaz servent à

. Leurs corps sont brûlés

dans des fours crématoires.

60 % des 5,5 millions de Juifs exterminés

l’ont été dans les camps dont au moins un million à Auschwitz.

pour appliquer la

exterminer ceux

qui sont inaptes au travail

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La France dans la guerre :

la « drôle de guerre » et la défaite

 

Ligne Maginot :

La drôle de guerre (sept. 1939-juin 1940)

système de fortification construit pour

protéger la France sur sa frontière avec l’Allemagne

 

La stratégie d’attente de Daladier (président du Conseil) en France et Chamberlain (Premier

ministre) au Royaume-Uni a pour but d’

éviter les tue-

ries de la Première Guerre mondiale

et de gagner

du temps pour développer des industries de guerre.

Retranchés derrière la Ligne Maginot*, les

Philippe Pétain

(1856-1951) :

Français laissent la Finlande lutter seule contre

très populaire « vainqueur de Verdun » (1916), il est favorable à l’arrêt des combats.

Paul Reynaud :

Staline ; celle-ci capitule, le 12 mars, sans que les Alliés aient pu la secourir.

La campagne de France (mai-juin 1940)

 

Les Allemands entrent en France le 10 mai

1940, après un mouvement tournant englobant la Belgique et les Pays-Bas. Les blindés attaquent dans les Ardennes et coupent en deux les armées alliées, dont une partie, bloquée dans la « poche » de Dun- kerque, est évacuée par les navires britanniques.

président du Conseil, successeur de Daladier ; favorable à la poursuite des combats, il doit démissionner.

L’exode aggrave la débâcle :

7 à 8 millions de

personnes fuient vers le sud,

encombrent les routes

et empêchent la contre-offensive.

 

Le gouvernement quitte Paris, occupé le 14 juin.

L’Italie déclare la guerre à la France (10 juin) sans remporter aucun succès dans les Alpes.

La défaite

 

Charles de Gaulle : (1890- 1970) : sous- secrétaire d’État du gouvernement Reynaud, il refuse l’armistice, s’installe à Londres et organise la résistance.

 

Le maréchal Pétain* remplace Paul Reynaud*

(16 juin) et demande l’armistice (17 juin). Personne ou presque n’entend l’appel de de Gaulle*.

L’armistice, signé le 22 juin à Rethondes, prend

effet le 25.

La France est divisée en deux zones

: au

nord de la ligne de démarcation et le long des côtes, la zone occupée est administrée directement par les Allemands ; au sud, la zone est dite « libre ». La France a 92 000 morts et 1,5 million de prisonniers.

À Vichy, le 10 juillet 1940, députés et sénateurs donnent au maréchal Pétain les pleins pouvoirs

pour rédiger une nouvelle Constitution. C’est la

fin
fin

de la III e République

et le début de l’État français.

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L’Europe et la France dans la guerre

FICHE

 

La France dans la guerre :

N° 1

l’Occupation

 
 

L’État français

Principes de 1789 (« Liberté, égalité, fraternité ») : ils s’opposent à la devise de l’État français :

 

Installé dans la zone libre (Sud), dont la capita-

le est Vichy,

l’État français a pour chef Pétain . Autour

 

de lui se regroupent tous les ennemis des principes de 1789*, qui parient sur la victoire de l’Allemagne. Ses lois sont applicables en zone occupée (Nord).

La « Révolution nationale », programme de

réformes réactionnaires,

est imposée au pays par

« Travail, famille, patrie ».

Pétain, avec l’appui de la hiérarchie catholique : l’ad- ministration est épurée, les francs-maçons exclus, les instituteurs surveillés, les communistes pourchas- sés. Les familles nombreuses sont encouragées.

L’économie est contrôlée par l’État. La Charte

Pierre Laval :

du travail (oct. 1941) remplace les syndicats par des corporations.

Premier ministre de juillet à décembre 1940, puis à partir d’avril 1942

Xénophobe et antisémite, la législation de

Vichy retire la nationalité française aux naturalisés de fraîche date et persécute les Juifs (statut des Juifs, 3 oct. 1940 et 2 juin 1941 ; port obligatoire de l’étoile jaune, 29 mai 1942).

François Darlan :

La collaboration

 

Premier ministre

 

La poignée de mains de Montoire, entre

Hitler
Hitler
et Pétain (24 oct. 1940), symbolise la collaboration.

et Pétain (24 oct. 1940), symbolise la collaboration.

de février 1941 à avril

1942

La police française participe à la rafle du Vel’ d’Hiv’ le 16 juillet 1942.

P. Laval* et l’amiral Darlan* collaborent pour que la

France soit admise dans l’Europe nouvelle, J. Doriot et M. Déat (fascistes français) par conviction.

La collaboration est :

administrative : la police participe aux rafles, les

fonctionnaires désignent des otages, la Milice, poli- ce politique de Darnand, traque Juifs et résistants ;

économique : la France paie des indemnités,

livre ses productions et applique le STO (1943) ;

militaire : la LVF* va se battre en URSS ;

 

13 512 Juifs sont déportés.

LVF : Légion des volontaires français contre le bolchévisme

intellectuelle : artistes et écrivains distraient l’occupant et chantent les louanges du nazisme.

L’invasion de la zone libre par les Allemands

(nov. 1942) ôte toute justification (obtention d’avan- tages) à la collaboration.

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L’Europe et la France dans la guerre

France Libre : mouvement de résistance créé par le général de Gaulle Les réseaux de
France Libre : mouvement de résistance créé par le général de Gaulle Les réseaux de
France Libre :
mouvement de
résistance créé
par le général
de Gaulle
Les réseaux de
résistance :
– en zone libre :
Combat,
Libération,
Franc-tireur ;
– en zone
occupée :
Réseau du
Musée de
l’Homme,
Libération Nord,
Front national
FFL : Forces
françaises libres
CFLN : Comité
français de
libération
nationale qui
devient le GPRF,
Gouvernement
de la
République
française, le
2 juin 1944.
FFI : Forces
françaises de
l’intérieur
CNR : Conseil
national de la
Résistance

La France dans la guerre :

la France Libre

L’action de la France Libre* a permis à la France de prendre rang parmi les vainqueurs.

La résistance extérieure

Le général de Gaulle appelle depuis Londres

les Français à

Peu à peu ceux-ci se mettent à l’écoute de la BBC.

Les FFL* combattent avec les Alliés : 2 e DB du

général Leclerc(« guerre du désert »), armées de

Denitz et Koenig (Libye).

L’empire colonial se rallie à de Gaulle. Les

Anglais le soutiennent mais les Américains lui pré- fèrent le général Giraud.

Installé à Alger (mai 1943), de Gaulle s’impose

et devient président du

continuer le combat (18 juin 1940)

CFLN* .
CFLN*
.

La résistance intérieure

La première manifestation spontanée est celle

des quelques lycéens à l’Arc de Triomphe (11 nov. 1940). De petits réseaux, sans liens entre eux, se for- ment alors.

Les FFI* s’accroissent avec l’attaque de l’URSS,

l’invasion de la zone libre, puis l’instauration du

STO.

sont ravitaillés par des parachutages.

ils

Certains résistants prennent le maquis

;

Jean Moulin, envoyé en France par de Gaulle

(janv. 1942), coordonne les différents réseaux, qui

(avec des syndicalistes, des respon-

sables des anciens partis, communistes compris).

forment le

CNR*
CNR*

La Libération

Les résistants aident les Alliés par des sabo-

tages ou des actions armées (maquis du Vercors).

Les représailles allemandes sont terribles

(massacre d’Oradour-sur-Glane, juin 1944).

La libération de Paris (25 août 1944) se fait

grâce au soulèvement de la Résistance aidée par les

chars du général Leclerc.

Le territoire français n’est

totalement libéré qu’en décembre 1944.