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SECURITE

EFFICACITE
La chasse à tir du grand gibier est placée
sous les auspices de ces deux principes.

Sur le terrain, la sécurité doit passer


avant toute autre considération. Il faut
impérativement que le tir ne mette jamais en
danger les utilisateurs de la nature.

D’autre part, on demande au chasseur


d’être efficace car un animal sauvage fort et
résistant ne peut se tirer n’importe où, n’importe
comment, avec n’importe quoi, quel que soit le
désir de se l’approprier.

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La balistique - l’armement et les optiques
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I. la balistique :
- balistique interne
- balistique intermédiaire
- balistique externe
- balistique terminale (but).

II. Les armes de chasse :


- la cartouche
- les calibres
- choix du calibre
- choix de la balle
- les armes à canon lisse
- les armes à canon rayé
- les armes combinées
- les organes de visée

III. Optiques de chasse :


- lunettes de visée
- les viseurs collimateurs
- les jumelles
- les télescopes
- les télémètres

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LA BALISTIQUE
L’étude de tous les phénomènes qui accompagnent le tir
d’une cartouche se décline en :
- Balistique interne (ou intérieure) :
Tous les phénomènes qui se développent et évoluent tant que le
projectile n’a pas quitté le canon. Elle traite des phénomènes
chimiques et physiques se produisant à l’intérieur du canon.
- Balistique intermédiaire (ou de bouche) :
Traite des phénomènes chimiques et physiques se produisant au
moment précis où le projectile quitte le canon.
Ces phénomènes de balistique intermédiaire ou de bouche nous
font comprendre le mouvement du projectile dès sa sortie du
canon jusqu’à ce qu’il rencontre un obstacle capable d’arrêter sa
progression.

- Balistique externe (ou extérieure) :


Traite des phénomènes chimiques et physiques se produisant
pendant le trajet du projectile.

- Balistique terminale (ou de but) :


Elle déchaîne les passions et crée des polémiques permanentes,
notamment sur le choix de la balle et la marque de la cartouche,
sa vitesse son prix……….
Traite des phénomène chimiques, physiques et biologiques qui se
produisent à l’impact et dans le corps de l’animal touché.

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BALISTIQUE INTERNE
Percussion de l’amorce :
- explosion de l’amorce
- inflammation de la poudre
- production de gaz et la température s’élève jusqu’à 2400°
environ, le tout s’accompagnant d’une augmentation de la
pression interne

Cette pression interne :


- va s’exercer sur les parois latérales de la douille, ce qui justifie le
renforcement des canons autour des chambres.
- Va s’exercer également sur le fond de la douille et sur le culot
de la balle ce qui va induire deux vitesses : du recul et celle de
la balle.

La pression est maximum lorsque la balle a parcouru quelques


centimètres dans le canon. Elle varie selon : le calibre, le poids de
la balle, le type et le volume de poudre. (3 à 4 000 bars pour une
arme rayée - 4 à 500 bars pour une arme lisse).

Le recul varie selon les calibres, par exemple : (1 kgm = 9,81 j)


- 17 joules pour un 243 Winch
- 50 joules pour un 8 X 68 S
- 40 joules pour un cal. 12

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BALISTIQUE INTERMEDIAIRE
Au moment précis où la balle sort du canon, 3 phénomènes
apparaissent :

- le bruit de bouche : les gaz (500 bars) se détendent


brusquement et provoquent une onde de choc détonante. A
cette détonation s’ajoute celle d’un projectile supersonique (à
partir de 340 m/s).

- la flamme de bouche : due à la combustion des gaz après leur


sortie du canon. Son ampleur est fonction de la longueur du
canon, de la charge et de la qualité de poudre.

- L’effet de fusée : provoquée par la fusée des gaz projetés à


1 700 m/s (environ le double de la vitesse de la balle). Ce
phénomène génère une augmentation de l’énergie du recul
d’environ 40%.

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BALISTIQUE EXTERNE

- résistance de l’air :
la résistance de l’air provoque une perte de vitesse progressive.
Dans les 100 premiers mètres, 25% de perte de vitesse initiale.

- pesanteur :
le poids de la balle combiné à l’attraction terrestre attire le
projectile vers le sol et provoque la retombée de la balle selon
une trajectoire courbe. Ce phénomène est directement lié au
poids de la balle.

- la flèche et la Distance de Réglage Optimum :


entre la bouche du canon et le point d’impact, la balle décrit
une courbe appelée trajectoire . La hauteur d’un point de la
trajectoire à une distance donnée par rapport à une ligne
droite imaginaire reliant la bouche au point d’impact se
dénomme la flèche .
La trajectoire coupe la ligne de visée en 2 points : le premier
près de la sortie du canon et le second beaucoup plus loin,
lorsque la trajectoire est en phase descendante. La visée n’est
absolument exacte qu’en ces deux points précis. La distance
séparant ces 2 points s’appelle la D.R.O.

- le vent :
provoque une dérive du projectile d’autant plus importante s’il
souffle perpendiculairement à la trajectoire. La masse et la
vitesse initiale ne sont pas des facteurs essentiels d’une bonne
stabilité de la balle.

- les effets parasites secondaires :


la vibration
au moment du tir tout canon est soumis à un ensemble de
vibrations dont l’ampleur varie surtout suivant :
l’importance des pressions
la vitesse du projectile
la structure du canon
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il existe 3 types de vibrations :
- l’étirement longitudinal , du à l’échauffement du canon
- la flexion transversale (fouettement du canon)
- la torsion, due à la rotation de la balle à l’intérieur du canon
-
la nutation :
les gaz, plus rapides que la balle devancent celle-ci, l’accélèrent
encore après sa sortie et perturbent sa stabilité. Certaines poussées se
font dans l’axe du projectile, d’autres de travers ce qui se traduit par
un mouvement oscillatoire de la balle sur son axe que l’on appelle
nutation.

La précession :
La rotation de la balle génère des force gyroscopiques . Cela se
traduit par une rotation lente de la pointe de la balle (1 tour tous les
50 m) . Ce mouvement s’appelle la précession.

La dérive :
Ne pas confondre avec la dérive due au vent latéral.
La pesanteur a tendance à provoquer une compression de l’air sous
la balle et lui communique une dérive dans le même sens que la
rotation (environ 30 cm à 1 000 m en général). Cela n’a aucune
incidence lors du tir car la correction est assurée lors du réglage de
l’arme.

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BALISTIQUE TERMINALE
La balle pour une configuration donnée (structure, vitesse) ne se
comportera pas de la même manière selon que l’impact se fera sur
une partie dure, dense ou molle. Exemples :
- La balle fera expansion plus rapidement dans un muscle qu’au
travers des poumons.
- L’os sera pulvérisé en de nombreuse esquilles qui se
comporteront chacune comme un projectile individuel .

Choc hydrodynamique :
Le corps des ongulés est composé de 85% d’eau . Lorsqu’un projectile
traverse le corps d’un animal, il génère des turbulences (ondes de
flancs et sonores) qui se propagent beaucoup mieux dans l’eaux que
dans l’air. Le comportement de cette onde de choc est différent
suivant l’emplacement de l’impact, les structures organiques
rencontrées et même l’état physiologique de l’animal (cf. le coup au
cœur : systole et diastole).
L’importance du choc hydrodynamique n’est pas directement lié à
la vitesse du projectile mais plutôt à la quantité d’énergie cinétique
libérée et la vitesse à laquelle celle-ci est abandonnée. Elle dépend
de nombreux facteur et en particulier de la structure et de la forme
de l’ogive.

Cavité temporaire et cavité permanente :

La mort d’un animal est la conséquence des dégâts physiologiques


occasionnés directement par la balle ou indirectement par la
création d’une cavité temporaire beaucoup plus large que le
diamètre du projectile mais n’excédant jamais le double de son
diamètre initial. Elle est la conséquence du violent refoulement des
tissus au moment du choc. Ces énormes pressions pouvant atteindre
250 kg/cm² peuvent produire des lésions aux nerfs, aux organes
voisins et même provoquer des fractures à un os qui se trouverait à
proximité.
En dehors d’une atteinte directe par la balle ou indirecte par la
cavité temporaire du système nerveux, il est totalement illusoire
d’espérer obtenir un choc nerveux avec mort par inhibition
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L’énergie
En fait il s’agit en quelque sorte, de quantifier la puissance de la
cartouche comme on le dit communément. Le terme puissance
étant parfaitement inexact dans la mesure où elle se définit comme
une énergie dispensée pendant une unité de temps.
L’énergie cinétique est donc la puissance théorique du choc, elle
s’exprime en joule . Formule de calcul : E = ½ M x V².
Energie : exprimé en joule (seule unité légale)
Masse : poids du projectile exprimé en kg
Vitesse : vitesse du projectile à l’instant t.

Exemple : une balle de 10,5 g (0,0105 kg) envoyé à 930m/s possède


ainsi une énergie initiale de 4 540,725 joules (environ 460,86 kgm) .
Ce chiffre pour impressionnant qu’il soit, donne l’énergie
intrinsèque de la balle mais n’intègre aucun paramètre avec son
comportement à l’impact.
Certains auront peut être reconnu une cartouche RWS - cal
7mm RM - ogive KS de 10,5 g .

La quantité de mouvement : de plus en plus utilisé par les spécialistes en


balistique car elle a le mérite de mettre au même niveau la masse
et la vitesse de la balle car nul n’a prouvé jusqu’à ce jour que l’un est
déterminant devant l’autre. Le couple masse-vitesse semble donc
plus parlant que le couple masse vitesse élevée au carré.
Formule : Q = M x V
Qantité de mouvement : exprimée en kgm par seconde (kgm/s)
Masse : poids du projectile en kg
Vitesse : vitesse du projectile à l’instant t.

Exemple : une balle de 12,7 g envoyée à 760 m/s aura une quantité
de mouvement de : 0,0127 x 750 = 9,52 kgm/s (cal 8x57jrs – Oryx )

Energies minimales préconisées :


Chevreuil : 1 000 j à 100m ( 100 kg/cm2)
Chamois mouflon : 2 000 j à 100m
Sanglier et grands cervidés : 2500 j à 100m.

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LA CARTOUCHE
Elle se compose de 4 éléments constitutifs :

- la douille ou l’étui :
réservoir à poudre, support de l’amorce et de la balle.
Le corps de la douille peut prendre différentes formes :
bouteille, cylindrique, conique.
Le culot peut être à gorge (carabine à verrou) ou à
bourrelet pour les armes basculantes.

- l’amorce :
c’est elle qui est destiné à provoquer l’embrasement de la charge
de poudre.

- la poudre :
actuellement en France les poudres modernes type Tubal sont les
plus répandues. La vivacité d’une poudre détermine sa vitesse de
combustion (plus la surface de combustion est importante plus la
poudre est vive.

- la balle :
Elle recueille une partie de l’énergie potentielle de la poudre
et la transporte jusqu’à la cible. Il en existe plusieurs sortes : la
balle blindée ((interdite d’emploi en France) et la balle demi
blindée expansive (champignonne).
Elle est constitué :
- d’un noyau qui doit être le plus dense possible pour conserver
vitesse et énergie
- d’un blindage ou chemisage soit à base de métal cuivreux, soit à
base d’acier doux recouvert d’une pellicule d’alliage pour éviter
l’oxydation.

Il existe une infinité de forme de pointes : ronde, pointue,


semi pointue, tronquée, creuse, et même creuse obturée par une
cheville métallique (sylvertyp).
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Il existe une multitude de masse (poids) qui s’exprime en
grammes pour les calibres européens et en grains pour les calibres
américains. 1 grain = 0,0648 gramme.
1 gramme = 15,432 grains.

La vitesse de la balle s’exprime en mètre par seconde (m/s).


Vo = vitesse initiale à la sortie du canon
V50 - V100 vitesse à la distance considérée mais ce qui est
primordial c’est la vitesse à l’impact : Vz.
La vitesse des balles pour canon rayés des calibres les plus courants
peuvent aller de 600 m/s (9,3 X 62) à plus de 1 100 m/s (6,5 X68).
Soit en moyenne 2 à 3 fois la vitesse du son. Par comparaison la
vitesse initiale moyenne pour une balle de 32 g pour cal 12 est
voisine de 400 m/s.
Au-delà de 1200 m/s l’efficacité de la balle à l’impact n’est plus
satisfaisante et l’usure des canon beaucoup trop importante
notamment à la sortie de la chambre.

La densité de section permet au projectile de garder sa vitesse et


son énergie donc d’avoir une trajectoire tendu et un bon pouvoir
de pénétration. C’est le repère de rasance et de stabilité d’un
projectile . Plus la densité de section est élevée plus la balle est
efficace.. A calibre égal (section donnée), pour augmenter la
densité de section, il faut augmenter la masse du projectile en
augmentant soit la structure (métal plus lourd) soit la longueur.

Stabilisation de la balle : du fait de la forme et de la structure


d’une balle, le centre de gravité se situe en arrière du centre de
poussée et la balle a tendance à se retourner. Sa stabilisation peut
intervenir par plusieurs procédés :
- Les rayures du canons : impriment à la balle une rotation
gyroscopique de l’ordre de 3 000 à 3 500tours/mn on dit lors
que la balle a une stabilité gyroscopique.
- L’empennage : il déplace le centre de gravité vers l’avant c’est
le cas pour la plupart des balles pour canon lisse (Solengo, Fier,
Sauvestre…..) .

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Certains projectiles utilisent les deux principes : la Brenneke
qui a une bourre solidaire comme empennage et des ailettes
inclinées qui lui imprime une légère rotation.

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LES CALIBRES
Les calibres d’origine européenne continentale :
Ces calibres sont caractérisés par un ensemble de deux mesures
exprimées en millimètres, séparées par le signe X et parfois suivi
d’une lettre ou d’un groupe de lettres . Exemple : 8 x 57 JRS.
8 = diamètre à fond de rayure du canon
57 = longueur totale de la douille
J ou I = correspond à l’initiale du mot infanterie
R = rebord (bourrelet)
S = évolution pointue d’une ancienne balle ronde

Les calibres d’origine anglo-américaine :


Ces calibres se désignent en fraction de pouce (inche) suivi
généralement du nom du créateur et parfois de la caractéristique
particulière de la cartouche. Exemple : .300 W mag.
.300 = 300 millièmes de pouce (le point équivaut à une
virgule) soit : 25,4 mm X 0,300 = 7,62 mm
W = winchester
Mag = magnum (forte charge de poudre).

Choix du calibre :
Pour effectuer ce choix deux critères sont déterminant :
- le mode chasse pratiqué
- le poids de l’animal chassé.
La législation française impose une énergie minimum résiduelle de
1 000 joule à 100 mètres pour le tir du grand gibier. Cette valeur
peut convenir pour le chevreuil mais elle est totalement
inadaptée pour le tir des animaux plus lourds ou pour le tir en
battue. L’ANCGG préconise des énergies minimales plus adaptées
aux différents modes de chasse. Exemples :
Chevreuil : à l’approche les petits 5,6 au 6,5 conviennent très bien
en battue minimum 7 mm .
Sanglier : à l’approche : 7mm - .270 wm…….
En battue : 8 et 9 mm - .300wm ………..

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Choix de la balle :
Le choix de la balle doit se faire selon quelques principes
fondamentaux : - d’abord la sécurité
- le type d’expansion recherché
- son aptitude à traverser une éventuelle végétation.

Le tir d’approche ou d’affût peut se faire à de grand distance, en


principe sur la trajectoire il n’y a pas de végétation , il se pratique
seul . Dans ces conditions de sécurité on peut utiliser des balles qui
expansent ou se fragmentent à l’impact.

Exemples : chevreuil, chamois, mouflon :


Pas de voisins, pas de végétation, distance conséquente, ces trois
critère font que dans le cas du tir sur gibier léger on peut utiliser
des balles longues distances à expansion rapide (winchester
ballistic.sylvertyp - remington power.lokt.hollow point …..etc)

Cerf, daim, sanglier :


Gibier plus lourd, on doit utiliser des balles d’un bon coef
balistique mais expension retardée pour une meilleure
pénétration (Blaser CDP - Norma Oryx - Remington core lokt
soft point………etc)
Au cours des battues les chasseurs peuvent tirer des animaux de
tailles et de poids très différents, comme pour le choix d’un calibre
la munition doit se faire par rapport au gibier le plus lourd.
La distance moyenne de tir est de 42 mètres donc à cette
distance une balle rapide et tendue n’est pas indispensable.
La difficulté de placer une bonne balle, la présence fréquente
de végétation et la faible distance de tir, orientent le choix vers
une balle pas trop légère, pas trop pointue, pas trop rapide et pas
trop expansive. Ces caractéristiques réunies feront que la balle
traverse mieux la végétation et provoquent une bonne libération
de l’énergie dans le corps du gibier tout en gardant une bonne
pénétration et une expansion contrôlée voire retardée (RWS TUG,
KS ou DK - remington core lokt soft point - Norma Vulkan -
Sako powerhead - Sauvestre FIP…………..etc).

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LES ARMES DE CHASSE

Armes à canon lisse :


Destinées au tir de la grenaille de manière la plus homogène
possible et pour ce faire, elles sont le plus souvent chokées.
Mais un canon lisse ne peut conférer à une balle un effet
gyroscopique. Seule certaines balles bénéficiant d’un système adapté
(ailettes hélicoïdales extérieures, forme aérodynamique,
empennage) ont une stabilité améliorée. Donc l’usage d’une arme
lisse pour le tir à balle doit demeurer l’exception et non la règle. En
effet il convient de mesurer la différence d’efficacité et de sécurité
entre une balle de fusil lisse et un projectile tiré par une arme rayée.
- Mono canon
- juxtaposé
- superposé

Armes à canon rayés :


Les armes à un coup :
- à canon fixe
- à canon basculant : kipplauf
-
Les carabines double : (juxtaposé ou superposé)
- express
- mixte ou capgun
-
les armes à répétition manuelle :
- à verrou
- à levier de pompe

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les armes combinées :
- driling = deux canons lisses juxtaposés + un canon rayé en
dessous
- express driling = deux canons rayés juxtaposés + un canon lisse
en dessous
- bockdriling = driling superposé
- vierling = 4 canons combinés

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les armes semi automatique ou à répétition automatique :
ne pas confondre avec les armes automatiques qui tirent en rafale
et qui sont interdites à la chasse.
Dans ce cas, les opération de déverrouillage, extraction, éjection ,
approvisionnement s’exécutent sans le secours du tireur.
Le système semi-automatique utilise l’un des principe suivant :
- emprunt des gaz
- recul du canon

Eléments constitutifs d’une arme à canon rayé :


- le canon :
fabriqué en alliage d’acier qui peut être inoxydable, parfois
même en fibre de carbone enroulée sur un tube métallique.
A qualité de fabrication égale un canon tire sa précision de
sa rigidité.
- le mécanisme :
système obturateur
système de mise de feu
système de sûreté
système de manœuvre
- la crosse :
pente
avantage
buse
devant (fut – longuess)
- les organes de visée :
hausse guidon
bande de battue
l’oeuilleton ou cran de mire

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LES OPTIQUES DE CHASSE

Les lunettes de visée :


- Le réticule ( n° 1 , 4 , 4A , 6)
Système européen = réticule disposé dans le plan focal de l’objectif
Système américain = « « « « de l’oculaire

- Le corps de la lunette
Soit en acier , soit en métal léger. Le diamètre extérieur est normalisé : 30
mm en Europe et 1 pouce (25,4 mm) aux USA.
Les tourelles de réglage situées au centre permettent de positionner le
réticule.
Une lunette 3 – 12 x 52 T* R4 possède :
Un grossissement variable de 3 à 12 , un objectif de 50 mm , des lenttilles
traitées multicouches à correction de phase , un réticule n° 4.
- L’objectif
Constitue la partie avant de la lunette, par où entre la lumière.
- L’oculaire
c’est la partie arrière, il peut être à grossissement fixe ou variable.
- Le diamètre de la pupille de sortie
Est égal au diamètre de l’objectif divisé par le grossissement.
Pour une 8 x 56 : 56/8 = 7
Pour une 12 x 52 : 52/12 = 4,3
L’ouverture maxi de la pupille de l’oeil humain est 7 mm à l’âge de 30 ans
et diminue à moins de 5 mm pour un œil à partir de 50 ans.
- La distance oculaire
Pupille de sortie de l’oculaire et pupille du tireur doivent être alignées à
une distance de 8 à 9 cm
- l’indice crépusculaire (ou puissance nocturne)
c’est la racine carrée du produit du grossissement et du diamètre de
l’objectif. Ex : une 8 x 56 a un indice de V 56 x 8 = V 448 = 21,1

- le champ visuel
en Europe a largeur à une distance de mètre est exprimée en mètres et
aux USA il est exprimé en pied pour une distance de 100 yards.
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Les meilleures constructions actuelles offrent des champs utiles supérieurs à
30 m à 100 m pour un grossissement de 1,25.
- le montage
la meilleure lunette sur la meilleure carabine ne vaut que par son
montage.
Montage fixe =simple résistant mais inamovible ce qui rend l’arme
inopérante en cas d’accident à la lunette. Prix faible.
Montage amovible = souffre d’une fragilité plus grande et d’un coût
plus élevé. A pivot ou à crochet. Réglage à la DRO en principe la
vis micrométrique est calibré pour 1 cm à 100 mètres pour 1 clic.

Les viseurs collimateurs :


D’une introduction plus récente ces points rouges se sont largement
imposés pour la battue. Il faut considérer ces systèmes comme des substituts
techniques à la visée ouverte plutôt que comme de véritables lunettes de
visée.

Les jumelles :
Outil indispensable pour la pirch ou l’affût. Remarques identiques que
pour les caractéristiques des lunettes de visée.
Idéal = 8 x 30 , 8 x 56 , 10 x 44 10 étant le grossissement maxi au
delà duquel il faut un artifice pour garantir la stabilité

Les télescopes :
C’est un monoculaire souvent variable entre 30 et 60 fois. Nécessité d’un
trépied pour assurer la stabilité

Les télémètres :
Aujourd’hui les systèmes laser sont fiables et peu encombrants. Il envoie par
une diode laser une impulsion infrarouge qui est réfléchie par la cible. Un
microprocesseur calcule la distance tireur / cible avec une précision pouvant
atteindre 5 m à 1 000 m

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