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Université Mohammed Premier École Nationale des Sciences Appliquées Al Hoceima Filière: Génie Civil (S3) Hydrologie

Université Mohammed Premier École Nationale des Sciences Appliquées Al Hoceima

Filière: Génie Civil (S3)

Hydrologie générale

Chap. 3: Les précipitations

Appliquées Al Hoceima Filière: Génie Civil (S3) Hydrologie générale Chap. 3: Les précipitations Pr. Said BENGAMRA

Pr. Said BENGAMRA

I. Définitions

Les précipitations regroupent toutes les eaux météoriques qui tombent sur la surface de la terre, tant sous forme liquide (pluie, brouillard, rosée) que sous forme solide (neige, grêle).

La pluie est constituée de particules liquides dont le diamètre est de l’ordre de 0,5 à 3 mm (jusqu’ à 7 mm dans le cas d’averses).

La pluie nette représente la part qui arrive au sol après les prélèvements de l’interception et de l’évaporation pendant la chute ; c’est celle qui est mesurée par le pluviomètre.

II. Formation des précipitations

Les précipitations nécessitent deux processus physiques pour leur déclenchement:

La condensation de la vapeur d’eau : passage de la phase gazeuse à la phase liquide (refroidissement d’une masse d’air humide);

La saturation : dépassement de maximum de vapeur d’eau que peut contenir une masse d’air à une température donnée.

Un apport de vapeur d’eau pour compenser les pertes par précipitation.

III. Classification des précipitations

De nombreux facteurs géographiques (altitude, topographie, éloignement de la côte) qui modifient les contrastes de température, influencent les circulations locales et affectent fortement les précipitations.

On distingue trois grands types de précipitations : les précipitations convectives, les précipitations orographiques et les précipitations frontales.

de précipitations : les précipitations convectives, les précipitations orographiques et les précipitations frontales.

III. Classification des précipitations

III.1. Les précipitations convectives

Elles résultent d'une ascendance rapide dans l'atmosphère des masses d'air réchauffées au contact du sol.

Les précipitations résultantes de ce processus sont en général orageuses, de courte durée (moins d'une heure), de forte intensité et de faible extension spatiale.

en général orageuses, de courte durée (moins d'une heure), de forte intensité et de faible extension

III. Classification des précipitations

III.2. Les précipitations orographiques (du grec oros, montagne)

Ce type de précipitations résulte de la rencontre entre deux masses d’air chaude et humide,chaude et sèche et une barrière topographique.

Ce type de précipitations n’est pas « spatialement mobile » et se produit souvent au niveau des massifs montagneux.

En général, elles présentent une intensité et une fréquence assez régulières.

au niveau des massifs montagneux. En général, elles présentent une intensité et une fréquence assez régulières.

III. Classification des précipitations

III.3. Les précipitations frontales (cyclonique).

Elles sont associées aux surfaces de contact entre deux masses d'air de température, de gradient thermique vertical, d'humidité et de vitesse de déplacement différents : les fronts.

Les fronts froids (une masse d’air froide pénètre dans une région chaude) créent des précipitations brèves, peu étendues et intenses.

Les fronts chauds (une masse d’air chaude pénètre dans une région froide) génèrent des précipitations longues, mais peu intenses et couvre des zones plus vastes.

dans une région froide) génèrent des précipitations longues, mais peu intenses et couvre des zones plus

IV. Mesure des précipitations

Les précipitations sont exprimées en:

lame d'eau : hauteur précipitée (mm) et uniformément répartie sur une surface horizontale (1 mm = 1 l/m 2 = 10 m 3 /ha).

intensité : hauteur d'eau précipitée par unité de temps (heure, jour, mois, an).

Ce paramètre permet de définir les différents climats :

L < 120 mm/an --------------------------------> Climat désertique

120

< L < 250 mm/an ------------------------> Climat aride

250

< L < 300 mm/an -------------------------> Climat semi-aride

500

< L < 1000 mm/an -----------------------> Climat sub-humide

1000 < L < 2000 mm/an ---------------------> Climat humide

L > 2000 mm/an ------------------------------> Climat trop humide

IV. Mesure des précipitations

La mesure des précipitations est l'une des plus complexes en météorologie car on observe une forte variation spatiale selon le déplacement de la perturbation atmosphérique, le lieu de l'averse, la topographie et les obstacles géographiques locaux gênant sa captation.

Les mesures des précipitations se font au moyen de divers appareils de mesure. Les plus classiques sont les pluviomètres et les pluviographes.

Il existe aussi des méthodes de mesures globales fondées sur les méthodes radar et la télédétection.

IV. Mesure des précipitations

IV.1. Les pluviomètres

Ce sont des instruments de base de la mesure des précipitations liquides ou solides. Ils indiquent la pluie globale précipitée dans un intervalle de temps donné, en générale 24 heures.

L’eau collectée par la surface réceptrice de pluviomètre est conservée dans un récipient à sa base. La lecture du volume dans une éprouvette graduée en millimètres permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le récipient est vidé et remis en place.

permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le récipient est vidé et remis
permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le récipient est vidé et remis
permet de connaître la hauteur de pluie précipitée. Après lecture, le récipient est vidé et remis

IV. Mesure des précipitations

IV.1. Les pluviomètres

Le pluviomètre est généralement relevé au moins une fois par jour. La hauteur de pluie lue le jour j est attribuée au jour j-1 et constitue sa "pluie journalière".

Quand la station pluviométrique est éloignée ou d'accès difficile, il est recommandé de recourir au pluviomètre totalisateur. Cet appareil reçoit les précipitations sur une longue période et la lecture se fait par mesure de la hauteur ou par pesée d'eau recueillie.

En cas de neige ou de grêle on procède à une fusion avant mesure. La quantité d'eau recueillie est mesurée à l'aide d'une éprouvette graduée.

IV. Mesure des précipitations

IV.1. Les pluviomètres

Le choix du site du pluviomètre est très important. Les normes standards sont basées sur le principe que le site soit représentatif et caractérisé par l'absence d'obstacles à proximité.

Les normes préconisent aussi que la surface réceptrice des pluviomètres (et pluviographes) soit horizontale et située à 1,50 m au- dessus du sol ; cette hauteur permet de placer facilement l'appareil et évite les rejaillissements.

à 1,50 m au- dessus du sol ; cette hauteur permet de placer facilement l'appareil et
à 1,50 m au- dessus du sol ; cette hauteur permet de placer facilement l'appareil et

IV. Mesure des précipitations

IV.1.2. Les pluviographes

Les pluviographes sont des pluviomètres munis d’un système d’enregistrement continu des hauteurs de précipitations. Ces appareils enregistrent les quantités cumulées de pluie tombée en fonction du temps (pas de temps courts de 1 à 6 min) et les graphiques enregistrés permettent de déduire l’intensité.

L'enregistrement est permanent et continu, et permet de déterminer la hauteur de précipitation, sa répartition dans le temps; donc son intensité.

et continu, et permet de déterminer la hauteur de précipitation, sa répartition dans le temps; donc

IV.1. Mesure des précipitations

IV.1.2. Les pluviographes

IV.1.2.1. Les pluviographes à augets

Le principe de cet appareil est très simple, l’eau de pluie est recueillie dans un cône de réception appelé impluvium et s’écoule à travers un ajutage calibré vers un auget. Lorsque cet auget est rempli, il bascule sous l’effet du déplacement de son centre de gravité : l’eau s’écoule à l’extérieur de l’appareil et l’auget opposé se remplit à son tour jusqu’au prochain basculement. Lors de chaque basculement, un dispositif mécanique couplé aux augets permet d’enregistrer sur un papier collé sur un cylindre qui fait un tour en 24h.

mécanique couplé aux augets permet d’enregistrer sur un papier collé sur un cylindre qui fait un
mécanique couplé aux augets permet d’enregistrer sur un papier collé sur un cylindre qui fait un

IV.1. Mesure des précipitations

IV.1.2. Les pluviographes IV.1.2.1. Les pluviographes à augets

IV.1. Mesure des précipitations IV.1.2. Les pluviographes IV.1.2.1. Les pluviographes à augets
IV.1. Mesure des précipitations IV.1.2. Les pluviographes IV.1.2.1. Les pluviographes à augets

IV.1. Mesure des précipitations

IV.1.2. Les pluviographes

IV.1.2.2. Les pluviographes à pesée

Dans un pluviographe à pesée, l’eau recueillie dans le cône de réception s’écoule vers un auget unique qui se remplit progressivement et qui se vide par déplacement de son centre de gravité dès qu’une masse d’eau fixée est atteinte (150 à 200 g pour les modèles courants).

Après remplissage de l’auget, il bascule et l’eau est évacuée à l’extérieur du pluviographe et reprend sa position initiale. Entre deux basculements, le poids de l’eau qu’il contient est mesurée en continu et converti en hauteur de pluie.

Entre deux basculements, le poids de l’eau qu’il contient est mesurée en continu et converti en

IV.1. Mesure des précipitations IV.1.3. Les précipitations solides

La mesure de l’épaisseur d’une chute de neige est une opération délicate, car le parcours de la neige dans l’air et même au sol est davantage affecté par l’intensité du vent que celui de la pluie.

La hauteur de neige peut être mesurée régulièrement chaque 24 heures à l’aide d’une règle graduée, ou encore à l’aide d’un nivomètre, c.à.d un cylindre d’au moins 20 cm de diamètre ou une table à surface plane de 1 m².

On peut utiliser des nivomètres enregistreurs pour la mesure de l’épaisseur de neige en les munissant d’un dispositif qui assure la fonte de la neige au fur et à mesure qu’elle pénètre dans l’instrument. On obtient alors l’équivalent en eau d’une chute de neige.

On peut également évaluer la hauteur des précipitations solides en prélevant des carottes dans la couverture de neige.

IV.2. Conditions d’installation

Pour des BV étendus, il est nécessaire de disposer de plusieurs instruments (pluviomètres, pluviographes ou nivomètres) pour obtenir une incertitude acceptable sur les lames d’eau précipitée, en raison de la variabilité spatiale et temporelle des précipitations.

Donc la densité des instruments de mesure est déterminante pour l’estimation des précipitations moyennes dans un BV.

Les appareils de mesure des précipitations (liquide et solides) doivent assurer autant que possible une bonne représentativité et leur installation nécessite les critères élaboré par l’organisation météorologique mondiale (1981):

IV.2. Conditions d’installation

Terrain entretenu ;

plat,

gazonné

et

bien

Sous les vents dominants ;

A une distance au moins égale à 4 fois la hauteur des obstacles environnants (arbres, bâtiments,…) pour éviter les turbulences locales;

Fixation sur un massif en béton,

Surface de réception parfaitement horizontale ;

base du cône de réception à 1 mètre de hauteur par rapport au sol.

Surface de réception parfaitement horizontale ; base du cône de réception à 1 mètre de hauteur
Surface de réception parfaitement horizontale ; base du cône de réception à 1 mètre de hauteur

IV.3. Causes d’erreurs

Les principales erreurs de mesure sont dues :

1) au rejaillissement de l’eau hors de l’appareil de captage ou, à l’inverse, du sol vers la surface de captage ;

2)

l’évaporation de l’eau captée ;

3)

au débordement du pluviomètre;

4)

pluviomètre percé;

5)

problème de l’horizontalité de la surface de captage ;

6)

pertes d’eau lors du transvasement du seau dans l’éprouvette;

7)

pluviomètre sous un arbre;

8)

lecteur peu consciencieux,

9)

erreurs de calcul et de copie des données;

10) changement de lecteur, du pluviomètre ou d’éprouvette; 11) effets du vent; 12) inclinaison du terrain et des précipitations

IV.4. Réseau de stations de mesure des précipitations

Pour l’aménagement et la gestion des ressources hydriques d’un BV, il est nécessaire d’évaluer les précipitations sur l’ensemble de sa superficie.

Les pluviomètres, les pluviographes ou les nivomètres donnent des mesures ponctuelles. Il faut donc bâtir un réseau de mesure pour obtenir des mesures spatiales à l’échelle d’un bassin versant.

Dans le cas d’une précipitation orageuse, il se peut qu’il ne soit pas détectée par les instruments de mesure.

IV.4. Réseau de stations de mesure des précipitations

La représentativité des précipitations par les mesures est fonction du réseau d'observation. Plus celui-ci est dense, plus les mesures sont représentatives.

La densité du réseau pluviométrique est le résultat d'un compromis entre la précision désirée et les charges d'exploitation.

Le réseau devra donc être planifié. Il existe plusieurs théories sur la planification optimale d'un réseau, mais elles donnent des résultats approximatifs, qui doivent toujours être adaptées aux contraintes locales et financières.

IV.4. Réseau de stations de mesure des précipitations

Les normes minimales proposées par l’organisation météorologique mondiale exigent que le nombre de stations soit fonction de l’erreur admissible pour l’estimation de la pluie moyenne d’une région ou d’un BV.

Donc la densité d’un tel réseau dépend de la marge d’erreur que l’on est prêt à accepter.

Densité minimale des réseaux de stations pluviométriques (Organisation météorologique mondiale, 1981)

Densité minimale

(Km²/station)

Région

Tempérée, méditerranéenne ou tropicale :

1) zone plane

2) zone montagneuse

Aride ou polaire

600

à 250

1500 à 10 000

100

à 900

IV.4. Réseau de stations de mesure des précipitations Optimisation du réseau

En admettant la pluie moyenne sur la région correspond à la moyenne arithmétique des données de pluie aux différentes stations du réseau pluviométrique, le nombre optimal N opt de pluviomètres à installer :

 CV  =   N opt  Err  s Cœfficient de variation:
 CV 
= 
N opt
Err
s
Cœfficient de variation:
CV =

h

2

h et s respectivement la moyenne et l’écart-type des hauteurs des précipitations:

h =

1

N

N

i = 1

h

i

s =

1

N

1

N

i = 1

( h

i

h

)

N opt – N = stations supplémentaires qui doivent être implantées de telle sorte que le réseau soit uniforme.

Exercice d’application:

Un réseau est équipé initialement de 10 pluviomètres. Le coefficient de variation des valeurs de la pluie en ce qui concerne ces 10 pluviomètres est de 50%.

1) Calculer le pourcentage d’erreur admissible pour ce réseau.

Err=15,81%

2) Si l’on veut ramener cette erreur admissible à 10%, quel est le nombre additionnel de pluviomètre à installer. N add = 15 pluviomètres

IV.4. Réseau de stations de mesure des précipitations Valeurs manquantes

Pour compléter une série de données dans le cas des mesures

manquantes:

La valeur de la station la plus proche;

La moyenne des valeurs des stations voisines ;

La moyenne pondérée par rapport à la tendance annuelle des stations

pluviométriques.

h

1

x N

N

i = 1

h x h i
h
x
h
i

=

h

i

h x : hauteur de la précipitation manquante; N : nombre de stations de références utilisées;

h x : moyenne à long terme de la hauteur de précipitation de la station x;

h i : moyenne à long terme de précipitation à la station de référence i (i=1,…,N); H i : hauteur de précipitation à la station de référence i.

Cette dernière méthode n’est utilisée que lorsque les précipitations moyennes annuelles à la station cible ne diffèrent pas plus de 10%.

Exercice d’application

Un petit BV est équipé de 5 pluviomètres depuis plusieurs années. Cependant, au cours de l’année 1992, l’un de ces pluviomètres (C) s’est brisé et a interrompu sa lecture. Les précipitations moyennes annuelles à long terme provenant des 5 pluviomètres ainsi que les pluies enregistrées pour l’année 1992 sont données au tableau ci-dessous.

Estimer la hauteur totale de pluie au cours de l’année 1992 pour pluviomètre défectueux (C).

le

Station

Moy. à long terme (mm)

Hauteur pour l’année 1992 (mm)

A

400

500

B

450

400

C

380

?

D

600

700

E

540

600

IV.5. Techniques de mesure indirecte

Le radar météorologique est l’outil le plus utilisé pour la mesure indirecte des précipitations, bien que des applications employant des satellites deviennent de plus en plus courantes.

L’avantage des techniques de télédétection est qu’elles donnent un échantillonnage spatial continu des précipitations contrairement aux techniques de mesures directes (pluviomètre, pluviographe, nivomètre) où l’on a un échantillonnage ponctuel.

Leur inconvénient est qu’elles donnent des mesures qui peuvent se révéler moins précises que celles obtenues par les mesures directes.

est qu’elles donnent des mesures qui peuvent se révéler moins précises que celles obtenues par les

IV.6. Publication des données pluviométriques

Pour chacune des stations de mesure ou un réseau pluviométrique:

hauteur pluviométrique journalière,

hauteur pluviométrique mensuelle,

hauteur pluviométrique annuelle,

module pluviométrique annuel moyen (moyenne arithmétique des hauteurs de précipitations annuelles),

fraction pluviométrique mensuelle (rapport entre le module annuel et le module mensuel considéré),

le nombre moyen de jours de pluie, la variabilité des précipitations et des jours de pluie,

cartes de la pluviométrie mensuelle et annuelle.

IV.6. Publication des données pluviométriques

IV.6.1. Notion d'averses ou événement pluvieux et d'intensités

Averse: un ensemble de pluies associé à une

perturbation météorologique bien définie. Sa durée peut donc varier de quelques minutes à une centaine

d'heures et intéresser

superficie allant de

quelques Km² (orages) à

Km²

une

quelques milliers de (pluies cycloniques).

à Km² une quelques milliers de (pluies cycloniques). Averse: un épisode pluvieux continu, pouvant avoir

Averse: un épisode pluvieux continu, pouvant avoir plusieurs pointes d'intensité.

IV.6. Publication des données pluviométriques

IV.6.1. Notion d'averses ou événement pluvieux et d'intensités

L'intensité moyenne d'une averse s'exprime par le rapport entre la hauteur de pluie observée et la durée de l'averse :

i m =

h

t

i m : intensité moyenne de la pluie (mm/h, mm/min) ou ramenée à la surface (mm/h.ha), h : hauteur de pluie de l'averse (mm), t : durée de l'averse (h ou min).

IV.6.2. Analyse ponctuelle à une station

Deux types de courbes déduites des enregistrements d'un pluviographe (pluviogramme) permettent d'analyser les averses d'une station :

La courbe des hauteurs de pluie cumulées (pluviographe) représente en ordonnée, pour chaque instant t, l'intégrale de la hauteur de pluie tombée depuis le début de l'averse jusqu’au sa fin.

p

=

t

0

i dt

Le hyétogramme est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de l'intensité de la pluie en fonction du temps. Les éléments importants d'un hyétogramme sont le pas de temps t et sa forme. Communément, on choisit le plus petit pas de temps possible selon la capacité des instruments de mesure. Quant à la forme de l’hyétogramme, elle est en général caractéristique du type de l'averse et varie donc d'un événement à un autre.

IV.6.2. Analyse ponctuelle à une station

La courbe des hauteurs de pluie cumulée,

IV.6.2. Analyse ponctuelle à une station La courbe des hauteurs de pluie cumulée, Le hyétogramme.

Le hyétogramme.

IV.6.2. Analyse ponctuelle à une station La courbe des hauteurs de pluie cumulée, Le hyétogramme.

IV.6.3. Analyse spatiale des précipitations (BV)

Les hydrologues souhaitent connaître la précipitation moyenne tombée sur une région (BV), plutôt que la précipitation en un point.

Plusieurs méthodes numériques ont été proposées afin de déterminer une telle moyenne spatiale à partir de mesures ponctuelles.

On distingue 3 méthodes:

méthode de la moyenne arithmétique, méthode des polygones de Thiessen, méthode d'isohyètes.

Le choix de la méthode dépend essentiellement de la longueur de la série de données dont on dispose, la densité du réseau de mesure, et la variation du champ pluviométrique.

IV.6.3. Analyse spatiale des précipitations (BV)

a) Méthode de la moyenne arithmétique

La méthode de la moyenne arithmétique est la plus simple à utiliser, car toutes les stations se voient attribuer un poids identique :

1

N

n

i = 1

h =

h

i

h i : la valeur des précipitations à la station i. n : le nombre de stations de mesure.

Cette méthode est peu recommandée, elle perd son efficacité lorsque les points de mesures ne sont pas uniformément répartis ou encore lorsque la topographie est irrégulière.

'' h = 2,21
''
h = 2,21

IV.6.3. Analyse spatiale des précipitations (BV)

b) Méthode des polygones de Thiessen

La méthode des polygones de Thiessen fait appel à des propriétés géométriques pour déterminer la région d’influence et le poids de chaque station par méthode de pondération.

La construction des polygones se fait en trois étapes :

A) On trace d’abord des traits pointillés qui lient les stations deux à deux.

Ce processus va créer des polygones triangulaires en reliant trois stations entre elles.

B) On trace ensuite des lignes bissectrices à ces traits (traits solides).

b) Méthode des polygones de Thiessen

b) Méthode des polygones de Thiessen Le poids associé à chaque station de mesures est le

Le poids associé à chaque station de mesures est le rapport entre l’aire du polygone Ai et la surface du BV

n 1 h = ∑ A h i i A i = 1
n
1
h =
A h
i
i
A
i = 1

h : précipitation moyenne sur le bassin,

A : surface totale du bassin,

A i : surface du polygone de la station i,

n : nombre de polygones,

h i : hauteur de précipitations dans la station i.

IV.6.3. Analyse des précipitations sur une surface (BV)

C) Méthode des isohyètes

Isohyètes = lignes reliant des points d’égale hauteur de précipitation (année, mois, jour). Ils reposent sur une interpolation de la surface définie par les précipitations mesurées à chaque station.

La construction d’isohyètes se fait en trois étapes :

a) obtenir

les

hauteurs

de

géographiquement;

précipitations

mesurées

et

les

localiser

b) interpoler les valeurs le long des lignes joignant les stations ;

c) tracer

les

isohyètes

précipitation.

en

joignant

les

points

d’égale

hauteur

de

La pluie moyenne est : n 1 h = ∑ A h i i A

La pluie moyenne est :

n 1 h = ∑ A h i i A i = 1
n
1
h =
A h
i
i
A
i = 1

h : précipitation moyenne sur le bassin,

A : surface totale du bassin,

A i : surface entre deux isohyètes i et i+1,

n : nombre de surfaces partielles limitées par les isohyètes,

h i : moyenne des hauteurs h de précipitations entre deux isohyètes i et i+1.

limitées par les isohyètes, h i : moyenne des hauteurs h de précipitations entre deux isohyètes

V. Notion de temps de retour

Les projets d'aménagements hydrauliques ou hydrologiques sont souvent définis par rapport à une averse type associée aux fréquences probables d'apparition.

Lorsqu’ on étudie les précipitations ou les crues (débits) d'un point de vue statistique, on cherche à déterminer la probabilité pour qu'une intensité i ne soit pas atteinte ou dépassée (soit i à une valeur x i ).

Cette probabilité est donnée, si i représente une variable aléatoire, par la relation suivante :

F

(

x

i

)

(

= P i

x

i

)

On nomme cette probabilité fréquence de non-dépassement ou probabilité de non-dépassement.

V. Notion de temps de retour (courbes IDF)

La probabilité de dépassement, fréquence de dépassement ou encore fréquence d'apparition est:

1

F

(

x

i )

Le temps de retour T d'un événement est définie comme étant l'inverse de la fréquence d'apparition de l'événement.

T =

 

1

1

F

x

(

i

)

Ainsi, l'intensité d'une pluie de temps de retour T est l'intensité qui sera dépassé en moyenne toutes les T années.

Les courbes IDF (intensité-durée-fréquence)

L'analyse des pluies a permis de définir deux lois générales de pluviosité qui peuvent s'exprimer de la manière suivante :

- Pour une même fréquence d'apparition (même T) l'intensité d'une pluie est d'autant plus forte que sa durée est courte.

- Ou encore, à durée de pluie égale, une précipitation sera d'autant plus

intense que sa fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour sera grand).

sera d'autant plus intense que sa fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour

Les courbes IDF (intensité-durée-fréquence)

Ces lois permettant d'établir les relations entre les intensités, la durée et la fréquence d'apparition des pluies peuvent être représentées selon des courbes caractéristiques :

On parle généralement de courbes Intensité-Durée-Fréquence (IDF)

représentées selon des courbes caractéristiques : On parle généralement de courbes Intensité-Durée-Fréquence (IDF)