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Considérations sur l'état

politique de l'Europe, sur
celui de la France, sur la
censure et les élections, ou
Supplément [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Jay, Antoine (1770-1854). Considérations sur l'état politique de
l'Europe, sur celui de la France, sur la censure et les élections, ou
Supplément aux "Documens historiques" de M. Kératry , par M.
A. Jay. 1820.

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CONSIDERATIONS

SUR'

L'ÉTAT POLITIQUE DE L'EUROPE,

SUR CELUI DE LA FRANCE^

SUR LA CENSURE ET LES ÉLECTIONS,

ou

SUPPLÉMENT
AUX DOCUMENS HISTORIQUES DE M. KÉRATRY

PAR M. A. JAY.

TROISIÈME ÉDITION.

PARIS.
BAUDOUIN FRÈRES, IMPRIMEURS-LIBRAIRES,
RUE DE VAUGIRARD, N° 36.

l82O.

LA. brochure que M.. Kératry a publié
est un service éminent que cet honorable
député a rendu à ses concitoyens et à la
cause nationale. Son ouvrage, qui renferme
des vérités courageuses exprimées avec
verve et avec talent, a obtenu un succès
de vogue et d'estime compensation plus
que suffisante des attaques inconsidérées et
des injures dont l'auteur a été l'objet.
M. Kératry a développé des points très-
importans mais il en a seulement indiqué
d'autres sur lesquels je hasarde aujourd'hui
quelques réflexions. J'ai pensé qu'il était
utile de revenir sur la politique générale
de l'Europe, sur la conduite du ministère
français, sur la censure et les élections. Il
est pénible de voir qu'on fasse tant d'ef-
forts pour établir un faux et dangereux sys-
tème de gouvernement, tandis qu'il serait
si facile de consolider la monarchie consti-
tutionnelle, de faire le bonheur d'une na-
tion grande et généreuse. Il ne faudrait pour
arriver à ce but que de la bonne-foi et des

lumières; ces deux conditions sont indis-
pensables. L'époque est arrivée pu tous
les amis des' institutions libérales doivent
favoriser le développement de l'opinion
publique, expression des intérêts ùatio-
naux. Plus l'autorité oppose d'obstacles à
cette expression, plus on doit mettre d'é-
nergie dans sa manifestation. C'est à la fois
servir la ,patrie, le monarque et la liberté.

» il ne sera plus permis de contester la vérité de cette maxime chaque jour lui donne un degré de plus d'autorité. « L'injustice produit l'indépendance. de Naples.cralie^euro- péenne recueille les fruits du congrès de Vienne. dit-on en Italie. Ce qui remue les. KÉRATRY. SUPPLÉMENT- AUX DOCUMENS HISTORIQUES DE M. c'est le besoin de . excite plus d'intérêt que de sur- prise. Les événemens d'Espagne. les révolutions qui se préparent. LE spectacle que présente aujourd'hui l'Eu- rope agitée. sont les résultats naturels du système politique adopté par quelques puis- sances. imposé à d'autres. peuples à l'époque ac- tuelle. du Portugal. cVst évidemment le désir d'échapper à toute influence extérieure. L'aristo.

l'Au- triche et la Prusse. Ces paroles magnanimes relevèrent tous les courages. d'assurer aux peuples leurs droits légi- times. de rendre le pouvoir auxiliaire des libertés publiques. d'introduire la justice dans les conseils des princes. oublièrent à l'instant les principes qu'elles avaient professés les promesses qui avaient rallié sous leurs drapeaux les nations impatientes du joug étranger. Rien ne s'opposait à l'exécution des projets si heureusement conçus dans l'intérêt des peu- . les arinées des rois devinrent l'avant-garde des peuples. l'Angleterre. inopinément victorieuses d'un pouvoir jusqu'alors supérieur à toutes les résistances. enflammèrent toutes les passions généreuses. il s'agissait de se soustraire à la domination d'un conquérant dont le despotisme menaçait la civilisation de l'Europe de faire rentrer la France dans ses limites sans qu'elle cessât d'être forte et puis- sante. On lisait dans leurs proclamations officielles que les puis- sances belligérantes avaient été amenées sur le champ de bataille par les motifs lés plus nobles et les plus désintéressés. l'indépendance. La Russie. l'opi- niori toute puissante rappela la victoire sous des étendards qu'elle avait si long-temps ou- bliés le géant fut abattu.

^intérêt des privilèges l'em- porta sur l'humanité et la justice. alliance' avec la morale? C'est un point facile. à résoudre. ni celui des ilations. assez habiles pour être justes. l'intérêt d'un ordre abusif. Chaque Etat. tous les droits auraient été reconnus. les nations qui gémissaient sous le poids des privile'ges s'apprêtaient à recevoir' les bienfaits du droit commun. uns. ou si des conseillers. Comment de si justes espérances ont-elles été trompées? Pour- quoi' la politique a-t-elle sitôt rompu son. ni de l'imprévoyance des autres. on n'eût abusé ni de la faiblesse des. It .n'était question que de vouloir. s'attendait à recouvrer son indépen- dance. n'a- vaient écouté qué leurs propres 'inspirations.. livrés à eux-mêmes. Un intérêt qui n'est ni celui des trônes. Si les souverains. pies et dans celui des rois. avaient alors manié les affaires et dirigé les négociations-. Les ministres . Il n'en fut pas ainsi. autrefois indé-» pendant. enfin l'Europe aujourd'hui libre 'et heureuse jouirait d'un repos garanti par de grandes et nobles insti- tutions. sans doute les nouveaux be- soins des peuples eussent été pris en considé- ration.

'la cause de l'aristocratie privilégiée était . pour s'assurer une prééminence oppressive. plénipotentiaires appartenaient à cette classe d'hommes qu'offense l'égalité civile. et dont l'orgueil n'est point humilié de tout devoir au hasard. et de pouvoir. substi- tuent les prérogatives de la naissance aux droits du rriérite. la flatterie assiége les avenues du trône et ferme tout accès à la vérité les chefs des nations ne voient alors les objets que sous un jour trompeur. ils croient même agir avec liberté lorsqu'ils ne font que servir les passions ou favoriser les vues de quelques ministres avides de richesses. tendus à leur bonne fo. Telle est la malheureuse condition des rois. ils veulent le bien. qui ne veu- lent de liberté que pour eux-mêmes. de dignités. et ce qui est mal reçoit trop souvent leur sanction. Les négociateurs des grandes puissances. qui. ils ne peuvent éviter les pièges. s'ils pesaient dans la balance de la justice les diverses prétentions des gouvernemens s'ils prenaient l'équité pour base de leurs dé- cisioris.i. Ces ministres s'em- parèrent des destinées de l'Eur9pe. rassemblés' à Vienne sentirent que s'ils fai- saient droit aux justes réclamations des peu- ples.

Ils comprirent qu'en étirant la paix du monde ils laissaient une libre action à la pensée. armés réunis et entretenus à grands frais.} fut fâtoff- néë de manière qu'aucune nation ne se trou- vait au repos.qui sontiÙ dëraièrëféS1- . préparaient sans secousses lés reformes exigées pa4 l'état actuel de là civilisation.' et l'empereur de Russie posa sur sa Quelfut le premier résultât' de cet ordre ou plutôt de ëe désordre politique? t'ësK qu'aucun gouvernement ne ptit réduire son état niïli- tafif'ë.et. l'Esp'agnë se vit privée dés libertés qu'elle avait conquises avec tant d'héroïsme. tout fut sacrifié à l'ambi- tion et à l'orgueil L'Europe. Ainsi. remaniée à lafàçôti des Meft'èrriich et des Castièrëagn. raf- fermissaient les dynasties ébranlées et rëp'o'tis- saient au loin les orages des révolutions.. que tous lès intérêts étaient déplacées et que le présent renfermait toutes les menacés de l'avenir. tin" général a'utHcbién dicta des lois à Naplës. la Sa>xè fut dém'êrft- brée un général anglais régna en Portugal. en péril. la Belgique fut attachée de forcé' a là Hollande.' qui épuisent là suBs- tance des peuples. II tt'y avait point a balancer. Gênés Venise réclamèrent ëiivâiii leur indé- pendance.

développement naturel des opi- Jaip.déjà .. l'Europe fut le théâtre de ces luttes infernales..-reli- -gfon de la .le protes- tantisme.ns fondées sur la raison ?'Non sans doute. .empêcher. est-ce par des persécutions. . -que. la confiscation. il a J>ray4 l'exil.celle-ci n'est plus qu'une vaine apparence. de sang. On imagina que cet appareil de terreur et de destruction contiendrait le mécontente- ment des peuples. .source du despotisme.liberté n'excitera ni moins de.au nom du. devant les baïonnettes.yersé . Dieu de paix ? Pendant deux. anéantir les principes de. restèrent sous le dra- peau. .coûté assez cherra l'huma- n'a-t-on pas fait pour détruire la •religion /réformée ? que de guerres cruelles.devant le bronze homicide. emprisonnerait ta pensée . au milieu des bûchers devorans. le . . la mort..et règne aujourd'hui: sur de vastes "continens. -cette erreur . fer- meté ni moins de dévouement.Sé- -parez la '. et toutefois. la justice.a .bourreaux il a agrandi.siècles.que l'opi- nion se tairait. que l'es- prit:humain suspendrait la majesté de sa marche . La .dans le coeur des hommes libres.D'ailleurs. s'est élevé malgré les .force morale de la force matérielle. Vain espoir .des des tortures qu'on peut étouffer ja vérité. .

1.de cette aristocratie n'avaient pu) prévoir que l'Espagne belliqueuse.vi- tude. affranchirait son roi du jougxl'une. a leurs partisans.. et revendiquerait la légitimité/des nations. prits. pagne était citée en exemple au reste de . sinon .U^si-}'Es-.d'en- ..la. libérales et. la disposition dès . pouvoir.toutes ses forces.arbitraire était exercé. le modèle dés gouvernemens. Mais les chefs . rées avalent manifeste.1'asile du bonheur. la presse était esclave que d'élémens de repos.terreur semblait glacer toutes les âmes. ment sur l'éçhafaud . le peuple paraissait plongé dans. le. de motifs de sécurité! A. Lascy..que.es^. troublait le sommeil des courtisans. c'était . C'est en vain que des tentatives réilé-. Porlier. L'aristocratie européenne ne s'aveuglait pas sur la fausse position des' peuples elle savait qu'ils supportaient impatiemment la perte de' leur indépendance elle n'attendait qu'un moui vemenf insurrectionnel pour déployer . couvrait les'prpyincesde Ses? familiers. l'ignorance. pour déclarer une guerre ouverte aux doctrines. les jésuites organisaient paisiblement leurs. dans toute sa plénitude aucun murmure ne. l'inquisition.l'Eu- rope. que l'Es- pagne indomptée donnerait le signal de lin- dépendance. Qu'avait-on à faire.1 cour vénale.écoles de ser. étaient morts glorieuse-.

mais ces incorive- niens pouvaient-ils entrer en balance avec les avantages du pouvoir absolu et la gloire d'en- tretenir des légions de moinés ? "'Tandis que l'encens de l'aristocratie filmait. ëtihv Its' écïi- .les vieilles décorations de la servitùde disparaissent de ce.qit'ifc convient de' repousser ù'riè dé' ces imputations càlô'mniënsës. d'imposer' silence aux amis de la li- berté. sortie de. il n'existait point de crédit public le commercé languies- sait.. de riiultiplier les jésuites.ici. la factiou*. c'en1 est 'fait. une v&ixjiiaitènâûë. l'industrie était nulle. de toutes parts en l'honneur d. de placer les trônes sous la protection des bourreaux du saint-office.'oli- garchique s éyanouit. trer dans les mêmes voies.comme une.* ceux qui avaient défendu son indépendance au péril de leur vie'. tandis que le monarque trompé livrait" à la. celui «des droits: É'ést.grand théâtre. l'île de héoii.. '•• règne dés privilèges est fini'. L'Etat. om'brê le cenïménee. la terre oisive ne se couvrait plus de moissons.è ta Pe'm'nsule asservie. persécution' les plus fidèles' amis du trô'n-e. il est vrai) n'avait plus de ressources. annoncé les vœux de l'Esr- pagne: La nâtiôri se réveillé ce cri de liberté. le roi est rend» à ses peuplés.

Voyez l'Espagne. C'est l'influence de FÂùtrieltë que' le peuple napolitain a repoussée' r le gêne- vérité'. la sûreté'. L'indépendance du trôtié était attacHéè' à la liberté publique. leurs mo- nârqués appartiennent à cétté dynastie. J'ai parlé de Naples. et spécialement contre la dynastie des Bourbons. qui tfônt point d'arrière pensées incompatibles avec leurs' sermehs et leurs devoirs! L'amour des peuples. la révolution qui iien'Ê joie universelle.vains de l'aristocratië abreuvent leurs imbéciles lecteurs. qu'il existe une conspiration générale contre les rois. On dit que les doctrines constitution- nelles sont ennemies de la royauté. Heureux princes dont les intérêts se confondent avec les intérêts nationaux qui exécutent avec franchisé et avec probité les clauses du' pacte social. ils ont été respèctés ils n'ont perdu de leur pouvoir que les prérogatives usurpées sur le drdit commun ils ont là gloire de régner sur des peuples libres. la-' . là spleti-* deùr de leurs trônes en sont là récompense. Une influence étrangère ne domine plus leurs conseils ce 'ne sont plus des despotes ce sont des rois. l'indépendance. voyez Naples. la nation' est libre'.

.'y -j . Le Portugal n'était plus qu'une colonie de l'Angleterre..oublié la maison de Bragance qui jadis brisa ses fers. Si le mouve- ment du Piémont n'est point une nouvelle an- ticipée.de ces montagnes où la liberté respire comme dans son pays natal. Cet état hu- miliant ne convenait. lorsqu'on se débat contre- ce qui est inévitable. Le Portugal a suivi l'exemple de l'Espagne.. . Nouvelle réponse aux calomniateurs dès nations. l'avénemen^de la liberté était l'avènement' du. arrive lorsqu'on s'irrite contre ce- qui est nécessaire. auront dirigé lets intrépides habitans.. Dans' le siècle où nous sommes. Ce peuple. séparé de son roi par l'Atlan- tique. monarchie est indépendante. Voilà ce qui. le besoin d'exister comme nation indépendante. Le désir. et les spectateurs auraient pu croire que. les mêmes effets auront produit' les mêmes causes. et des Deux. n'a point. Tout prince qui aura le goût du despotisme devra s'appuyer sur l'étranger il n'aura plus lutions. Le nom du monarque: a été mêlé aux acclamations constitutionnelles..Siciles. prince au trqne de ses pères.. l'un ne va pas sans l'autre. point à un peuple géné- reux. à craindre que son peuple et la crise des révo-.

en attaquant l'indépendance des peuples. Quel terme pourraient-ils assigner à une guerre pa- reille ? Les plaies de l'Europe saignent encore. c'est . à ce roi satisfait de la liberté et heureux du bonheur de son peuple ? C'est pande semblables tenta- tives-.par exemple. faudra-t-il les rouvrir et épuiser ses veines pour faire triompher les maximes du pouvoir absolu pour livrer les peuples et les rois à la merci d'une insolente et vindicative aristocratie? Quels sophismes pourraient colorer une telle agression quels motifs. les ministres du congrès de Vienne avaient compté. que Napoléon a tourmenté l'Europe a fatigué la france. pour battre aux champs et marcher en bataille rangée contre les doctrines popu- laires. J'ai dit qu'en privant certains peuples de leurs droits et les Etats du second ordre de leur indépendance. selon toute appa- rence. et qu'un jour de revers . ou plutôt ce prétexte. et qu'ils attendaient ce signal. justifieraient l'effusion du sang humain et les effrayantes calamités de cette lutte impie ? De quel droit. une folie insigne. sur des symptômes de mécontentement. dignes d'être avoués. . Ce serait de leur part une haute impru- dence -je dirai plus. l'Autriche impose- rait-elle le despotisme au roi de Naples.

ii ne faudrait pour la condam> ner que retirer des archives diplomatiques les proclamations si libérales des rois unis contre le despotisme de Napoléon. mais'les vic- toires" rîë sont que d'infructueuses boucheries. Les choses chângent-éliés dé tiaf (ire suivant les passions où les intérêts dès tib'irimés? Ce qui était injuste Hier peut-il être juste aujourd'hui ? Ah! si la politique autrichienne s'abandonnait à un tel vertige. C'est avec des victoires qu'on soumet lés peuplés esclaves. de stériles massacres. qu'elles iraient au-devant dès' chaires qui lèiit sèraiént destinées. lui à enlevé le fruit de quinze ans de victoires. il' s'affaiblit par ses triôrnpb'esj . che'i les peuples librement ccristilûés le premier coup de' canon' tiré sur la GliaVte napolitaine ? L'aristocratie dit" sans doute aux rois tjù"ùn"è- profonde terreur saisirait les nations libres. le vainqueur est toujours en périt à peiné é'st-il te maître du sol qu'if occupé". C'est une erreur le danger appellerait U courage. l'éhvi- ro'nnënt de toutes • ï^së consume p'a'r'^és propres ëffôïts. 'tô'tîf est hostile autour dé lui là naine. Lorsqu'un peuple défend son iridépë'ndâtfcë et èëi libertés là squmis- sion même est' trompieûse. À-t-Oft calcule l'effet que produirait. la v^n^éarfté' fe flése'sp'ôir.

la France telle qu'elle est la France mutilés. l'Espagne et le Portugal chacun de ces peuples verrait son indépendance compromise et ses institutions en danger. dans leur sa- gesse. son plus grand succès est de suspendre. A-t-on prévu la fer- mentation qui en résulterait. d'ex- poser la civilisation à périr dans ce choc ef- frayant ? Croit-on même que l'issue de la lutte peut être douteuse? Au moindre signal de son roi constitutionnel. qui naîtraient de cette fermentation? Serait-il prudent de mettre en.- peut-être désespérées. Malgré les bruits répandus et commentés par nos oligarques. et que toute la question est entre le droit et les privilèges. je ne saturais croire que l'Au- triche. la Prusse ou la Russie hasardent une pareille expédition. les résolutions. que la cause des rois est étrangère au mouvement actuel de l'Eurppe. L'invasion de l'État de Naples serait un avertissement pour la France. pour quelque temps l'heure inévitable de sa des- truction. Les monarques de ces con- trées reconnaîtront eux-mêmes. à la moindre crainte pour ses institutions. affaiblie opposerait encore . La carrière qu'ils ouvriraient serait immense et pénible à parcourir. présence le nord et le midi de l'Europe.

J'aime à le croire. ni ne les amis de. une digue insurmontable au torrent hyperbo- réen. il carésse. II ne faut pas. peut-être à regret. cette incertitude. La confiance s'éloigne. il faut le dire avec fran- chise. de Fleurus. Vous reparaîtriez sur les' champs de ba- taille. et ses actes équivoques satisfont ni les partisans des privilèges. l'opinion oligarchique. n'a point de plan fixe. se dissimuler que la situation intérieure dé la France ne soit fâcheuse. nulle idée de stabilité ne s'attache' aux résolutions du gouvernement. illustrés par tant de victoires braves guerriers dont le cœur généreux palpite au nom de liberté vous reparaîtriez terribles comme aux jours de Jemmapes. de Ma- rengo et d'Austerlitz l'Europe reconnaîtrait ses vainqueurs. La sécurité des citoyens est troublée.la Charte. Il me paraît démontré que le ministère. Le vœu de la France est .. On passe d'un système à l'autre sans prévoir le terme de ces fluctuations. et votre vaillante épée affran- chirait encore le sol de la patrie. toutefois. ces inquiétudes réelles tiennent à la marche douteuse du ministère. si l'indépendance natio- nale était menacée tous les partis se réuni- raient pour la défense commune. il s'abandonne aux chances des événemens.

et lorsque je lis l'Évangile je ne comprends plus rien a la théologie '(i). La faction des privilèges demande aussi la Charte. Écoutez leurs écrivains: on trouve dans la Charte ce qu'ils nomment les Institutions monarchiques c'est-à-dire. ce n'est pas là le vœu national la France veut la Charte dans toute sa pureté. la France demande l'exécution com- plète de la Charte. « Lorsque je lis des livres de tlzéologie. mais accompagnée d'institutions con- traires à son esprit. le vote libre des impôts. l'économie (1) Histoire des Pales par Platina. l'arbitraire. ou. en'd'autres tèrmes. . là liberté de la presse. Nos ultra-royalistes vou- draient faire de la Charte ce que les théologiens ont fait de l'Évangile. tous les abus de l'ancien régime. elle invoque des institutions durables et n'obtient que des lois d'exception. une armée citoyenne. Laissez -les faire. l'égale ré- partition. elle veut l'égalité des droits. ils travailleront l'évangile politique des Françàis de manière qu'on ne pourra plus le recon- naître certes. une organisation municipale. la liberté des cultes. dans l'inté-. disait le pape Célestin je ne comprends plus rien à l'Évangile. rêt du peuple.Connu. le jury indépen- dant.

du mécontentement. mais il en est qu'il n'a point connus et qui méritent de fixer l'attention. n'avait rien d'effrayant. lorsque tout semble frappé d inertie. lorsqu'à peine avons-nous obtenu depuis cinq ans deux lois populaires. mi- nistre de l'intérieur. sauve-garde. il existe un pouvoir qui permet l'outrage. Voici comment il s'exprimait à la. lorsqu'enfin une censure honteusement partiale compromet sans cesse la dignité du gouvernement. dit-on. qui autorise la calomnie et qui ne laisse aucun moyen de défense?. Kératry en a donné de nombreux exemples. dans l'administration. que l'une est abrogée et l'autre menacée lorsque l'arbitraire est mis à la place de la jus- tice. tribune na- tionale « Laisser dire tout ce qui est légi- time dans le but dès écrivains. Il existe. d'après leur propre jugement. elle veut surtout l'indé- pendance nationale. La censure annoncée par M. Siméon. Pourrait-on imaginer que sous l'empire de la Charte. 1%1.des libertés publiques. que tout rétrograde au lieu d'avancer. eh! comment n'en existerait-il pas. et quelque opinion qu'en » aient les censeurs. ne rayer que les injures .

M. mais prôtéger les \> personnes et les fonctions contre des accu- mille fois plùs redoutables que celles » sations qui sont. 'de la Cliarte et de là mhhafchie » abandonner tous les actes de t'administra'- tion et des fonctionnaires à l'investigation la . On n'la7pas permis aux journaux d'an- 'il rioncer sa . (2) est sur le point d'abandonner la partie.. portées . par expérience.démission est. mais je sais. qu'elles n'ont j'amais été observées¡ Je ne connais point les cen- seurs on dit qu'il' se trouve parmi eux deux hommes qui ne manquent ni d'esprit. » •'»•• J'ignore si ces règles . ni de bon sens. Lé docteur Pariset.devant leS telles.plus curieuse. sont les règles que le gouvernément se prô- pose de donner à la censure. et les outrages tolérer toutes les j6pinioris moins tyi 'elles ne soient évideminent- con» » traités' aux 'principes de là morale de la » religion. dit-on. Kératry a raconté sa bi- zarre aventure.ont été données. cela n'importe guère.(•> v' •'•'•'" . au développement dé tous » les griefs qui en naissent.' Auger. impossible de remplacer un censeur: ""(à) M. il est vrai que l'un a donné sa dé- mission (i) et que l'autre.

à leur. Etienne. et xes militaires. outrages.sous le gouvernement impérial.. la demeure de la libéra"tnce'd''Orléans était pour ainsi dire ignorée peine un regard distrait sûr la' ichaumière d'oii. 'pour. Voici cet article adressé. sans qu'il ait été possible de repousser ces injures et. l'inaugurationde la' statue de Jeanne d'Arc. Qui doijc:a^ changé itout-à-i-coûp cette indifférence pour l'héroïne en un véritable enthousiasme? J'ai presque honte de le dire. subis par permission de la censure. Dans la. un régiment prussien fut can- to. 'de si sublimes inspirations. qui sont enthou- siastes de la Jeanne d'Jrc de Schiller.emWa-Pucelle. ce sont des étrangers. poète.. Je ne rappellerai pas les injures. à Don- r.se ëélébrer le 25 août prdchain.. voulurent voir le berceau de celle qui avait fourni. pendant la révo- lution"... l'un des rédacteurs et des propriétaires de ce journal. au Constitutionnel par M. On pourrait croire que la rancune minisiérielle était intéressée à.elVe sortit pour rèleveV un trône. invasion. les outrages qu'un nombre assez considérable de députés ont.dernière. bruit que-de-ta grande féte qûï doit. et.nné(à à Donremi. ces. mais croira 1. Tous étaient avides de contem- . ces ridieulçs vengeances. Dansfancien régime.on qu'on ait pu défendre la publication d'un article composé en l'honneur de Jeanne d'Arc ? Ce- pendant le fait est positif.

l'eût certainement emporté sur un ministre et même sur un prince. vous connaissez son noble refus. En Prusse. les habitans des Vosges désirent vive- ment qu'il fasse le voyage de Donremi. Jeanne d'Arc fut définitivement l'héroïne à la mode il. de la Meuse et des Vosges's'y sont donné rendez-vous pour le 25 du mois prochain. et nombre de voyageurs comptent s'y arrêter à leur retour de (t) Le marqiiis. une multitude d'habitans de la Meûrthe. et cependant l'hé7' roïne de sa tragédie n'est pas Prussienne. ils regarde-* raient sa présence comme un des plus beaux ornemens de la fête. . un poëte qui a fait applaudir la vierge d'Orléans sur la scène nationale.'Pastoret. paraît qu'elle ne trouve plus de coeurs insensibles qu'à votre académie française. Le narrateur de la Meuse a achevé par la pu- blicité ce qu'avaient commencé les Prussiens il a fait la fortune du propriétaire et celle du village. Schiller. Alors les habitans commencèrent à connaître le prix du trésor qui était depuis si long-temps enfoui dans leur village on voulut même acheter la chaumièreà l'indigent qui l'habitait. dans un concours aca- démique. ils emportaient comme de précieuses reliques un morceau de la. Davrigny. En attendant. Vous verrez que M. où l'on préfère un marquis (i) à. sera nommé à la première place va- vànte à l'académie de Weimar. pierre calcinée ou du bois vermoulu d'une masure qui tombait en ruines de toutes parts. On assure qu'une députation de la ville d'Orléans doit y assister.pler son berceau. et les récompenses éclatantes qu'il lui a fait obtenir.

Il y a déjà quelques joursr le correspondant du Constitutionnel à Naples . suivant JM. de.Siméon. il est de règle qu'ils ne doivent point consulter leurs propres opinions lorsqued'ailleurs les ar- ticles sdntirreprëbensibïes. la religion.Plombières. Qui ne serait Heureux devoir inaugurer la statue de celte' qui délivra son pays 'du':joug honteux l' de Angleterre? Ce sera précisément le jour de là Saint- Louis jamais la fête d'un ro^ de France n'aura été mieux célébrée.- On imagine peut-être que les censeurs se contententde supprimer les arliclesqui blessent leurs opinions. Serait-ce .. SIméoh cé qu'il y avait dans cet article dé contraire aux principes de là morale. car je ne saurais oublier que je suis Français. ' Oserais-je demander à M.par hasard ta ré- flexion sur le joug honteux de l'Angleterre'.Lefaitsuivant prou- veraquel'arbitrairene connaît point de règles.écrivit au rédac- teur de cette feuille une lettre dans laquelle il racontait les événemens qui se passaient dans . quoique. qui aurait fait frémir' la censure? Eh quoi! tout joug étrangler n'est-il pai honteux En sommes-nous réduits à ce point de ne pouvoir librement exprimer un sentiment national ? Je rougis en écrivant ces lignes. de la Charte et de la monarchie.

les journaux^ voilà comment on. ils accordent volontiers le droit de passe. .aux réflexions injurieus^SrquLne.vellé ni dans sa rédaction: Cependant elle re- vint de la censure ainsi corrigée et amendée « La meilleure intelligence paraît régner 'entre le roi et lèi'.comment -sç font. simple appa^- •rence.cepays.s'adres- leurs patrons. » n'est compromis ni dans cette nou- . Siméon. voilà enfin comment les censeurs observent les ¡règles que le gouvernement leur a imposées. cKerehe àxtrompèrl'opiniori sur les événemens quioccupèntirEurope.ll ajoutait ces mots « La meilleure intelligence règne entre le roi et le -peuple: Il serait :difficiled'imaginer'tine phrase . de la' religion de la Charte-.: ce. J M.. de la monarchie.nous avait promisiquesa'ceasure paternelletne ferait grâce à aucune Injure.moins suscèptible' d'inspirer des remords au censeur qui en permettrait la publication L'intérêt iode la morale. peuple. qui dans la lettre dii-^correspondant était un fait dévint. grâces à la censuré.» Ainsi. à La lecture désjjourinàux ultràr-royalistes: !et même minis- teriel's prouVe'qùotidienneniènt quelles 'Cen- seurs ne' regardent. Voilà . lune.ni a . pas cettëtpfômësse comme obligatoire.

C'était un article de raisonnement où l'on n'apercevait aucune trace d'ermportement et nulle personnalité. calomnier à son aise les amis de la Charte. et j'ai reconnu que: ceux qui le . je rédigeai à la bâte quelques lignes que j'adressai selon ma cou- tume au Constitutionnel. me vint un jour en pensée qu'il serait facile.est faite et envoyée. Ce sont des jacobins. 'prédit à leurs .du bon sens pour en .talent de la médiocrité.' possèdent au plus haut degré sont pour la plupart rde . il. je n'aime point ces sortes d'attaques. Il ne faut que. Il n'est si mince scribe de la bande qui ne puisse. rien n'est oublié de ce qui peut les rendre odieux aux peuples et aux rois...- La réfutation des sophisnies de J'esprit de faction est une tâche facile. de crainte que leur nom n'ôtât toute espèce i de:. des révolu- tionnaires. c'est le. Enfin la réponse. d'en faire justice et plein de confiance dans l'impartialité de la censurer ministérielle.diatribes.pauvres diables qui n'oseraient se nommer. des conspirateurs qui soupirent après une subversion (totale du gouvernement et de la société on invoque contre eux des mesures de rigueur. Fatigué de ces inepties. La voici textuel- lement. eux-mêmes.

qûé! la 'gràiidë..>i-t. reconnues sont reproduits avec une singulière persévérance. Nous-lisons aujourd'hui -dans ûir journal t/ltrâ^'ivi sujet des révOlution se sont en présence.Crainte d'une du renversement de J'ordre de choses àetiîêl de'l'oubfi des principes cbnstitntiomiélsVou en d'autres termes*. 'et que l'a manifestation 'de l'opinion ne'pouvait avoir d'autre but"*que:ïa'.. Les apôtres de l'aristocratie paraissent infatigables.majorité dés^citoyens e'tait sinéë^ rement a'tt'àclxée au. de '• Si ces eraiwtesiiexistàiént en. "Nous l'évidence qu'il në s'agissait point en France ifbn. faire apercevoir la faiblesse et poiïf éclairer lerhommès de bonne foi.'maintien de ce qui existe.'effet . Nôiis avons "déjà fait séhtir't.~ . seule chose' pétiïMe dans ces luttes Là quotidiennes. Il n'est point' àè proposition' sil'âï>'sùrtle qu'ils ainsi de lasser cohsta'nce des écrivains constitution- fa' cette espérance sera trompée 'comme toutes •:• nels celles qu'ils n'est po'ïnt nationaL •••' >v.si'¡la' sécunté 'de1 l'avé'riifiéfetl troublée par de sinistres" préssehlimensv à qm'vfaudraït-ït' attribuer cette calamité1 'publique? Serait-ce aux hommes' qu'on désigné sous le nom 'de efforts pour cdnsêr- ver 4e' gduverheiiièut 'représenta tif 'dans son' intégri- té ? -Né e'bierchen't-ïls pas par'tous les m'oyené-p'ossi- . c'est que les lômnies.out'le ridicule et toute'lk fàùssete'dë'cétte' assiertiori.

.parti.productions.)u?tice.: .et. blés.Les espérances.s. cendiaires qui tion des éve'neme. J?ex- pression .u te. tous les esprits avec les maximes d'une sage liberté à présenter l'arbitraire.fois^ne se sont-ils. paraît coupable et séditieuse? Combien de. mais.sppns. qu'ils leurs.J'l n'a poiut oublié ces .ai:t.j|. fondée Leurs.ce-.la^rais. passé irrévocable ne sont-elles pas la satire la plus . ji-npusjn'aurions.amère de l'époque actuelle:? Ne repoussent-ils.ns devais tomber. nul ad. révolution a produit d'honorable et de glorieux pour Je nom français? 'Peu.gouver- nemens ? • r Les hommes exagérés que ^nous ne cessons de comr- battre peuvent-ils se présenter avec les mêmes titres à l'examendeja raison_ N'ont-ils point à se reprocher de dangereuses déclamations? .u'au tribunal de J.• y.o. font Jeur étude et Jeux-joie -de suSî-' Si nous voulions appuyer ces réflexions par desifaits si nous voulions citer-.abilité nfr . conséquences na- ture] lgs. des défiances qu'ils.à pjgtjégard.r. à exciter ces.upe sorte de dédain tout ce que la.leur. que l'embarras du.s'en^ten-ir-.. pas . des principes sur.pam-j phlets.v un..de.apologieSjpassionnées d'un. et in?.vent>-ils •s/étonner citer et d'entretenir? /..n) soin su- perûu :.a . choix.on.u. dont. à diriger l'opinion publique dans -le^sens des institutions constitutionnelles familiariser..le public saità-quoi .ser.avec..pas opposes aux.e.q. ne^sont-elles pas trop souvent de nature faire naître ces inquiétudes.alarmes. lesquels la Charte est.comme lefléau des peuples e^des..ii. cette. calomnieuse?.des exemples.

mains de.l'autorité comme un instrument docile entre. hommes dont -l'es1 vœux étales intérêt^ sonten opposition avec les intérêts et lés vœux de. attendaient.tupide ignorance. d'imposer 'silence aux bous citoyens. «ils' ne' sauraient se.pouvaient espérer. sur l'opi-r nion un e. •- Que]qu'apparence d'exultation qui se fasse remar- q. dénaturer lés choses et poursuivre leurs funestes pro- jets sans' résistance et'avec'impunité? Ne s'ait-on. se fassent aujourd'hui accusa- teurs qu'ils ressassent* incessamment leurs vieilles calomnies àè' révolutions et de si le'peuple était plongé 'dans une s.lé"'lângage de nos ultras. comme si Fa raison publique n'était pas assez éclairée pour démêlèr'les motifs secrets de leur conduite.gouvernemens qui doi.uer'dàns . leurs".. les. considérer .tout contraire.supportée par'.- vent par-dessus tout'désirer le maintien de L'ordre et la stabilité dés institutions. comme s'ils.ffet. pour séparer la vérité: du mensonge? » -Ne serait-ce pas une -nouvelle illüsion dé leur part.croire qu'on' leur laissera le champ libre. et il n'est pas difficile d'apercevoir 'ou milieu de'leurs joies calculées. • • Comment se fait-il donc que ces hommes qui méri- tent tant dé reproches. le 'sentiment de leur impuissance et le désappointement de. qu'ils pourront attaquer lès hommes.dàns lequel il est institué? Cette vérité ne saurait être long-temps méconnue des.fi\t.dissimuler il: eux-mêmes 'qu'ils' produisent. celui qu'ils. Ils savent que leurs tentatives sont insuffisantes pour tromper les citoyens.lâ'jnation. de. pas que le pouvoir dominé par une faction ne pourrait rien ni poursa propre conservation ni pour l'intérêt public.' .leurs prétentions.

comme je savais qu'il était prescrit aux jaugeurs de la pensée. qu'au- cun individu ne 's'y trouvait personnellement offensé. mais en. Comme j'étais bien sur d'avoir respecté. les communes doivent être au moins 'aùssHibres qu'elles l'étàietft sous le régime fçô- . On n'avait pas épargné le moin- dre paragraphe après quelques réfléxions sur les hommes et sur les choses ma surprise cessa. Il s'agit des-droits des communes.. d'après leur propre jugement. la Charte et la monarchie. avec indépendance. En voici un exemple trop singulier pour être passé sous silence. les calomnies des écrivains ultra-royalistes.e d'anatlième des opinions purement spé- culatives sur les institutions sociales. la religion. de laisser . j'étais tranquille sur le sort de cet article. fus pas médiocrement surpris. et je ne. l'encre rouge frapp. sous un gouverne- ment constitutionnel. la morale. dans l'article qu'on vient de lire-. lorsqu'on me ren- voya l'épreuve marquée sl l'encre rouge de proscription. ]Nîbn-seulement il est défendu de repousser.dépit de tout-ce que M.dire tout ce » qui est utile dans le but légiçime des écri- » vâins. On convient généralement que. Siméon à pu dire à la tribune. et quel- » que ppin'ion qu'en aient les censeurs.

elle n'est qu'une agglomération d'habitans sans ùnion'. Qui oserait auiouràlhùi défendre le-système ac- tuel d'organisation des communes lorsqu'il est si clair qu'elles sont moins raisonnablement constituées qu'au quatorzième siècle. Nous nous sommes assez souvent élevés contré 'lalcen- tralisation bureaucratique et contre la'trop grande in- ffuencé du gouvernement et de la capitale. Sans élection.. qu'elles ne sont' pas constituées du tout? En effet.. et ne pouvant se miouvoir spontanément. Or.' jusqu'à un certain point. se donnent l'air d'être ses défenseurs par excellence.. nous nous rencontrons.est-ce principe? C'est"là délibération l'élection est son résultat. Cependant il-faut bien nous enten'dre. sans lien politique. pour qu'on puisse douter de notre opinions. avec plusieurs des plus déterminés adversaires de nos principes et c'est une assez rare singularité. c'est qu'ils se pré- tendent les uniques partisans de là 'liberté des ^com- munes. recevant le mouvement d'une force étrangère.au point de nous représenter comme très-opposés à une réorganisation municipale. la commune est presque inanimée'. de volonté et d'ac- tion.dal. Ici. quel. et nous né serons pas tout-à-fàit d'ac- cord avec les écrivains ultrà-monarcniques. Les hommes impartiaux qui lisent le Constitutionnel savent à quoi s'en tenir A cet égard' et nous nous en référons à leur jugement. pour mieux'dire. ou. Mais ce qui est bien plus singulier. C'est donc par l'élection Seule que peut se manifester là' vitalité delà commune si l'on peut s'exprimer ainsi. pourqu'une association politique soit constituée il faut qu'elle ait en elle-même un principe dévié. et ils font abnégation.Ceux-ci .Ils.de la bonne foi.

com- merce. af- franchies de l'autorité ministérielle. ou même quant à la présentation de candidats ils n'en partent pas du tout. juger des intentions du mi-? nistère par les suppressions de la censure. car les censeurs paraissent avoir pris . on croirait que lés ministres se sont faits les ins- trumens de la contre-révolution. Quant à l'élection des maires. Ils désirent que lés affaires municipales soient soustraites à l'omnipotence des bureaux de Paris fort bien. que les communes soient. demandent il est vrai. les corporations l'asservissement du.maisons. et que nous touchons à une époque de dissolution sociale.mais ils vou- draient en faire de petits seigneurs. des substitutions.. Assurément de tels hommes sont loin d'entendre le système municipal.le patronage des grandes . mais c'est pour les soumettre à une juridiction oligarchique. de l'industrie. Ils ne rêvent qu'au rétablissement des corporations. Ils sont très parti- sans de nos conseils actuels de département. Ils veulent que les maires ne soient pas des agens.sous leur protection tout ce qui peut dénaturer le gouver- nement représentatif. mais ils veulent lui substituer l'influence de la grande propriété. Ils accordent une complaisance sans bornes . Si l'on devait. des majorats ils songent à recons-. comme nous l'entendons. choisis par les préfets dans les grandes notabilités territoriales.. tels que les majorats.subor7 donnés des sous-préfets et des préfets . de la petite propriété. tituer l'influence et.

Clauselde Coussergues.écrits l'attention publique. c'est la bi- zarre conduite de la censure envers les mem- .aux propagateurs des idées les. Je ne m'étendrai pas sur la tactique qu'ils emploient pour donner cours aux publications qui nattent leurs' préjugés. d'Ar- gout. avait publié une réponse vigoureuse à M. pair de France. Siméon. Le Constitutionnel n'a pu dire que M. leur vi- gilance poursuit même les simples annonces. peine que l'inquisition de la pensée ne saurait guères aller plus loin. sans tomber sous le fatal ci- seau. ou qui attaquent des citoyéns recommandables. Ils permettent à certains journaux de rendre compte de ces ouvrages dans leur sens d'attirer sur les plus misérables. L'on avouera sans. Voilà comment les opinions sont ména- gées'voilà de quelle manière nos censeurs royaux entendent lâ liberté de discussion. tandis qu'ils empêchent les feuilles libérales d'éclairer l'opinion et de réfuter les calomnies. \-Ce qui paraît incompréhensible.plus subversives de Tordre actuel. mais on vient de voir. l'ad- jectif souligné fut Impitoyablement proscrit. La cen- sure de la S'orbohne était' mille fois plus ac- commodante que celle de M.qu'on ne peut invoquer une organisation populaire des communes.

Mais qu'a . on les a remerciés du zèle et du talentavec lesquels ils avaient soutenu la bonne cause c'était urie joie universelle. et quel grave inconvénient peut résulter d'un fait aussi simpleetaussi naturel. quoique le vin n'y soit pas mauvais. Les détails de ces fêtes sont arrivés à Paris. bres de la Chambre législative. mais la publication en a été interdite. J'ignore ce qu'il peut y avoir de séditieux dans cette nouvelle. Il paraît qu'un dîner breton a une toute autre importance politique qu'un festin de Picardie. que certains députés avaient été fêtés dans leurs départemens.. On leur a donné. le 2 i. On a pu dire. que les habitans de Nantes s'étaient fait un'plaisir de lui donner. Tous les dé- putés libéraux ont été accueillis dans les dépar- temens avec des témoignages flatteurs d'estime et de reconnaissance. de Saint-Aignan avait assisté. mais il a été défendu d'appren- drè au public que M. avec permission. des dîners. ou un banquet cham- penois. des fêtes. hors quelques cas particuliers qui ont obtenu grâce devant les censeurs et c'est en cela que consiste la bi- zarrerie. et que les convives s'y distinguent par l'esprit et la gaieté. Là censure voit aussi de très-mauvais oeil les dîners de Bourgogne. à un dîner de cinq cents. cour verts.

donc fait l'honorable M. de l'hu- manité et du patriotisme v à ivement' ému les coeurs. les détails suivans. Paccard en. auteur de la Charte Vers la fin du dîner. Ce festin avait pour but 'de célébrer l'anniversaire d'une ordonnance à jamais célèbre. Dans le lieu le plus apparent d'u festin était placé le buste de S. M. Olivier. La santé du. sans's'exposer à être traduit devant le tribunal dé police correctionnelle pour contra- vention à la censure? C'est le 5 septembre que s'est donné à. pour qu'on ne puisse publier. Au-dessous on avait inscrit ces mots le Roi et la Charte. Paccard. né Châlons-sur-Saône. Constitutionnel environ quatre cents personnes y ont assisté.. et cette alliance de la religion..Roi et de son auguste famille a été portée par M. était au nombre des convives parmi lesquels se trou- vaient un grand nombre d"électeurs de tous les'arron- dissemens. l'un des bienfaiteurs de cette ville. Paccard l'hommage de la reconnaissance publique. Le digne pasteur à appelé les bénédictions du ciel sur l'assemblée. ces.Ch'âlons-sur- Saône le grand dîner dont nous avons parlé dans un dès derniers numéros du. M. . et qui vient d'y fonder une école gratuite de dessin. Qu'il est digne de respect le' ministre de l'Évangile que 1. dans un journal. aussi la collecte a-t-elle été abondante. le vénérable curé de Saint- Pierre. termes Au Roi.'esprit de parti ne saurait atteindre Il venait demander la part des pauvrès.et d'offrir au vénérablèM. :NI. s'est présenté dans la saliè à son aspect l'enthousiasme a été général. Caumartin.

santés'de MM. Si l'on pouvait savoir tout ce que j'éprouve à ce sujet. qu'ils ne sont guère mieux instruits de la situation réelle des affaires dans les pays étrangers.'qu'il existe une auto- rité qui puisse défendre d'annoncer les justes hommages rendus au monarque constitution- nel. Paccard et Caumartin. ont été portées avec un enthousiasme difficile à décrire!' Les détails que nous publions nous sont transmis par. Je le demande dans un pays qui se flatte de n'être pas soumis au despotisme. et qui les remplit avec une si touchante sollici- tude ? Je me hâte d'abandonner cette idée qui donnerait peut-être à mon langage plus. parce que l'article dont je veux parler. douze. Les. article que le Constitutionnel n'a . d'a- mertume que je ne le voudrais. n'est-il pas honteux pour la nation. et de'tous les députés fidèles à leurs sermens. S'il n'est pas permis aux Français de savoir ce qui se passe dans leur propre pays.. je n'en choisis qu'un.les commissaires du banquet. J'en ai sous les yeux de nombréux exemples.cents livres de pain étaient distribuées aux indigens.Au même instant. on me saurait quelque gré de cette retendue. et l'on a déjà eu la preuve. dé faire l'éloge d'un vénérable ecclésias- tique pénétré des devoirs de son ministère. on se doute bien.

Pour nous rendre cette liberté odieuse. crai- gnons d'en abuser dans l'e premier essai. D'es siècles de ba'rb' arié et de despotisme nous l'es avaient tellement fait oublier.lès circons- tances difficiles ou nous nous sommes trouvés nè nous abandonne pas. dans une feuille impVimeë Nàple's. niais employons-la à faire connaître des vérités utiles au gouvernement' et à la nation. de modération et de sagesse. Heureuse- ment la liberté de la presse est deven'ué la garantie de la liberté politique. sur les causes qui ont accéléré la révolu- iion opérée d'ans ce royaume La révolution politique que la nation napolitaine « vient d'opérer si heureusement est le résultat le plus évident du progrès des lumières et de' la civilisation. n'offrait pas un remède au mal qu'elle pourrait occasibrinér Ne craignions donc pas d'user de cette liberté. nous serons libres à jamais. On Ht. qu'aujourd'hui même nous 'en connaissons à peine les limites. . les dé- tail's suivans. si la modération dont nous avons donné tant de preuves dans . les partisanes du pouvoir absolu nous a'vaiént montré la presse comme l'instrument de la diffàina- tion et la souréé dés pamphlets iricendiairés comme si lés lois répressives ne devaient pas véiller au main- tien de l'ordré public! coinme si la liberté elle-même.pu dônnët au public est plein d'impartialité. Nous sommes libres et si le noble enthousiasme qui nous a électrisés ne s'affaiblit pas. semblable à la lancé d'Achillé qui guérissait les bles- sures qu'elle faisait. et nous avons été réintégrés dans leur possession. Nos'dfoits ont été revendiqués.

la science du gouvernement s'était améliorée les pouvoirs étaient mieux définis. il revient en- touré d'une foule de Siciliens et de Napolitains. le code criminel plus humain. étrangers à ce nouvel ordre de choses ne cessaient de faire entendre leurs clameurs autour du . Les ministres Medici et Tommasi que le roi plaça à la tête du gou- vernement. peuple s'élevait contre les anciens ministres des cris confus deman- daient de toutes parts leur renvoi aujourd'hui même on les attaque encore par. et les personnalités les plus rebutantes viennent révolter les hommes honnêtes c'est ainsi que les meilleures causes peuvent se perdre avec de mauvais défenseurs. qui s'empressèrent de demander le prix des services qu'ils avaient rendus à la famille royale. soit en allant au-devant d'elle sur le conti- nent c'est cet entourage qui fut la cause de notre op- pression. Examinons avec la plus sévère impartialité la conduite de l'ancien ministère. et assez forts pour conserver les institutions les plus sages que le gouvernement des Français avait établies chez nous mais les Siciliens et les Napolitains venus de la Sicile et cette nuée de courtisans avides de places. "Depuis long-temps la voix du. Long-temps absent. la loi sur l'enregistrement moins* oppressive. » Après le démembrement du vaste empire des Fran- çais. le code civil était plus clair. notre monarque nous fut rendu. furent assez clairvoyans pour connaître ces vérités.écrits inconsidérés. et reprit les rênes du royaume. soit en l'accueillant en Sicile. les lois administratives étaient plus libérales. L'ancien ordre des choses avait été changé pendant l'absence du roi.des.

cessèrent d'être . des conjurations. ils. ils firent alliancé aveç ces mêmes hommes et comme il leur fallait con- server leur empire sur. Dès-lors tout changea de face la monarchie la plus libérale dégénéra hientôt en une oligarchie arbitraire.trône. si les horreurs de 99 ne se sont pas renouvelées dans nos villes. Ainsi s'établit ce terrible triumvirat. sur tout le royaume. ils s'emparèrent de toute l'autorité et ré- gnèrent par la violence. ministre que nous le devons. si notre souverain règne encore paisiblement.parti qui leur avait naguères causé tant de craintes un peu plus tard. » Dès cet instant ce même' ministre. » Insensiblement les emplois publics . prêchant partout des maximes sanguinaires il voulait renverser l'ordreéta- bli.la nation ils absorbèrent toutes les affaires. Rebutés enfin. terrible. et. formèrent la plus. pour former une barrière inexpugnable autour du trône. et s'il n'a point perdu l'amour de ses sujets. » Le ministre Medici déconcerta cet horrible'plan et l'on doit à la vérité de dire que si la guerre civile n'a point. à flatter le. attenter même jusqu'au trône. du roi. qui ne pbuvait raisonnablement accueillir leurs voeux inconsidérés. dépeuplé alors nos provinces. et sacrifier tous ceux qui occupaient des emplois. Il ne' s'agissait rien moins que de tout détruire pour créer de nouveau un fameux révolutionnaire se plaça' à la tête de ce parti insensé. persévérance.. de la. c'est à ce. dans la'crainte de perdre sa place ou sa vie. créateur et c on- solidateur du: despotisme_ministériel qui devait peser. crut devoir se liguer avec le ministre de la justice et le général en chef. Les triumvirs commencèrent à protéger.

sans craindre de mécontenter l'e peuple. nouveaux employés indépendamment de leur ignorance. quels que fussent leurs làléns.» Dans la milice c'était pire encore le§ gradës mi- litaires étaient prodigués à des hommes qui n'avarient aucune connaissance' 'ni théorique ni pratique de l'art dé la guerre. n'avaient plus aucun espoir d'avancement. on vit présider les cours de justice'par des hommes qui se' vantaient de ne jamais avoir lu nos codes. Des hommes ineptes furent placés à la tête des administrations et Je gouvernement semblait se complaire à récompenser des courtisans.. Le. Leurs agens et leurs subalternes dominaient et. on choisit les inten- dans et les sous-intendans dans la classé des nobles ou d'andiens militaires. .général en chef. de concert avec leurs supérieurs. ét. les rendait misérables par des économies mal entendus mais dont il' espérait être' récompensée Tous' les.étrangers aux hautes fonctions qu'ils devaient remplir. On nomma' pour juges d'arrondis- sement d'anciens gouverneurs royaux aussi ignorant militaires que mauvais administrateurs. » Dans la magistrature. et furent donnés aveuglément aux intrigans. étaient. opprimaient les peuples et étouffaient les cris qu'arrachaient leurs vexations'. qu'ils étaient cependant appelés à . des. Les sous-officiers. Ceux qui comptaient des services aétifs. tous également. l'apanage du mérite. blessures étaient mis de côté. au lieu d'être le protecteur dés soldats. sous dés lois très-libé- r ales on voyaitréguer la tyrannie' la plus oppressive. » Dans l'ordre administratif. La justice ne tarda pas à devenir vénale. par instinct les ennemis de I ordre existant. dès campagnes.

apprenons à faire un bon usage de la liberté de la presse. La plus grande parcimonie se faisait sentir dans les dépenses on lésinait sur tout et cependant on avait ôté aux conseils-:généraux des provinces le droit de répartir l'impôt foncier ainsi. » Les finances.et sages institutions faisons con- naître ta vérité au prince puisque nous en ay<ons le.' La tolérance accordée aux opinions n'existait plus on commençait à opprimer les citoyens pour leurs opi- nions. faire respecter.les dé- sordres. Tels étaient les maux enfantés par le despotisme ministériel.sectes et les sociétés secrètes.. et le peuple en souffrait. » Rendons-nous dignes maintenant de la liberté que nous venons de reconquérir justifions aux yeux de l'Europe notre noble entreprise. ne voyait. enfin étaient en proie à tous. L'anarchie régnait dans tout le sys- tème.rendait plus pénible encore le sentiment de la misère publique. despotisme qui se communiquait hiérarr- chiquement dans toutes les classes d'employés. . et la . pesant. on les forçait imprudemment à se jeter dans les . daps ce système. et qui rendait'le joug du peuple cent fois' plus.police s'éloignant de son but primitif qui était le maintien de l'ordre devint l'instrument de la tyrannie. Tels étaient les graves sujets de mécontentement qui ont dé- terminé la chute de ce ministère.- nistres sans :les insulter obligeons-les à nous gouver- ner par de bonnes . et avec lui la régé- -nération du peuple napolitain. censurons les mi. les recettes de l'État étaient un ministère. qu'un moyen de'tout engloutir et de ne rien restituer le spectacle de quelques fortunes improvisées. et le public toujours enclin à l'exagération.

de valets d'écurie.et une reine à la honte et au ridicule. les plus révol- tantes de la procédure inouie qui exposé un roi . Tandis. et cette concession ne me coîrte. des réflexions politiques. importés à grands frais pour déposer contre la reine Caro- line les détails des privautés licencieuses de la princesse avec Bergami remplissaient les colonnes de nos journaux. le procès ignominieux de la reine d'Angleterre. ils autorisaient la publication des par- ticularités les plus scandaleuses. Les révé- lalions les plas obscènes du signor Non nai ri- cordo. pour nous donner la preuve la plus satisfaisante que leurs' fonctions n'étaient utiles. avec lapprôbation . maisil est important et mérite quelque recon- naissance. ni aux moeurs privées.qu'ils supprimaient des faits positifs. les grossiers et dégoûtans propos de maçons. et qu'ils n'étaient inspirés que par l'esprit intolérant et aveugle de parti. rien. les remarques luxurieuses de l'aimable et sentimentale mademoiselle Dumont.'ni à la morale publi- que. Il Je dois pourtant rendre justice aux censeurs royaux. de marmitons. C'estlésèul service qu'ils nous aient rendu. sages et mo- dérées. Ils ont saisi une occasion solennelle. moyens et apprenons aux ministres' â respecter la nation.

de M. pour penser aux intérêts de là morale. d'accréditer les bruits les plus extraordinaires. et ont reçu quelque crédit précisément parce que les journaux étaient muets! On a annoncé des coups-d'Etat.: « II faut que cela. est détenir là nation dans l'ignorance des faits qu'il lui' importe le plus de connaître.père une mère de famille ont été obliges de soustraire les-feuilles quotidiennes aux regards de leurs ènfàns. `On s'occupait trop de M. Que d'étranges rapports ont circulé dans ces derniers temps. Paccard. et si les effets en étaient moins fu- nestes.soit vrai car il est défendu aux journaux d'en parler. Mais lorsqu'on pense que le résultat principal de la censure telle qu'on l'exercé aujourd'hui. J'ai peut-être insisté trop long-temps sur la censure. un . on surmonterait difficilement le dégoût qu'inspire un tel sujet. Pendant long-temps. les plus sinistres. bn"est forcé de gémir sur l'aveuglement d'un ministère que tant d'expériences réitérées n'ont pu éclairer. et la griffe de la commission royale de censure. Saint- Aignan et des autres députés constitutionnels. la suspension même de la Charte et l'on rie manquait pas de dire. des mesures extrêmes. le ridicule s'attachecette espèce d'inquisition. » .

n'auraient le drpit d'jexercgr aucune contrainte. en met-' tant les peuples -hors dé la loi. Majs pourquoi s'amu- ser à combattre une chimère? 1l est impossible qu'une pareille idée sespit présentée a quelque Il ne faut pas confondre la destruction avec la dissolution. on détruisait (i) la plus utile de nos-institutions fondamentales. ne sont autre chose qu'une anarchie ou une tyrannise révo- Jutionpaire: Le simple bon sens suffit pour comprendras que l'administration serait frappée de mort si. mais il y a des temps où l'on est réduit à prévenir les inter- prétations même les plus extrayagajites. nous servent de garantie contre ces expédjens politiques qui. jjn budget librement discuté et voté est iiidispensable pour la levée des impôts j. Personne n'ignore cette vérité. Celle-ci fait partie des droits constitution- nels de la royauté. l'intérêt mêmç du gouvernement. par exemple. .es percepteurs de contributions établies sains le consentenieflt d<es mandataires du peuple. La réflexion est toute simple. Le yotie libre de l'impôt est la base et la sauve-garde du gou- yfirâernt'iit représentatif.genre serait un vol publie. Cependant la sagesse du Roi. Joute exaction de çe. et la résistance un dnoit légitime.

conserver l'ordre. j'aime mieux croire que la censure avait épuisé l'encre de suppression sur les feuilles constitutionnelles. ou qu'elle se trouvait dans cet état d'assoupissement que la lecture de. qu'elle en autorise même la publication^ on a pu croire ^qu'on voulait suiyant l'expression consacrée « tâter l'opinion » et savoir jusqu quel point on peut compter sur la pa- tience des Français.et de frapper vitç. c'est comme si Ion enlevait /les fondemens d'un édi- fce avec l'espoir qu'il resterait debout. je pense que c'est une erreur. certains jpurnaux manque rare- ment de produire. .a pu donner naissance à toutes ces fictions.de quelques écrivains im-. moi.t ce .< de frapper fort . » qui conjurent le gpu- vernernenj <.qui'. Ce n'est pas une chose in- diflërente que le sommeil d'un censeur.homme d'Etat que ce soit. Gomme la censure n'oppose aucune ré- sistance à ces menaçantes exhortations. pétueux qui demandent à grands cris « des mesures de vigueur.parti aristocratique mais on ne croira jamais qu'elle ait été discutée sérieusement.an. Suspendre la Charte et .En cherçh. . on ne doit pas oublier lés yiolens conseils . elle a pu naître dans le cerveau exalté de quelque enfant perdu du .

qu'elles s'efforcent d'at- teindre leur but. so'n't. L'injustice. les libéraux. C'est avec les grands iiiots « de salut public. quelques couleurs qu'ils arborent. « Frapperfort et f rappervite est la maxime de tous les révolutionnaires. à la marche mal assurée du ministère -et toutefois. J'observerai en' passant que le système des factions est toujours le même. quelque masque qu'ils choisissent. de sûreté de l'Etat » c'est en précipitant le pouvoir dans les mesures extrêmes. les Français constitu- tionnels. seraient aussi déplorables. la tyrannie. il est prouvé que s'il existe des inquiétudes réelles. pour couvrir leurs fureurs. qui se cou- vriraiènt du' manteau de la légitimité. c'est à ses organes qu'il faut s'en prendre. en butte à tous . Nous sommes trop clâir- voyans pour tomber dans les piéges du lan- gage et Je-pêrsonnage' de Tartuffe est aujour- d'hui le rôle le plus difficile à jouer sur la scène politique: • Il est évident' que 'le parti ultrà-royaliste s'efforce par tous lès moyens qui sont en son pouvoir d'ébranler la confiance publique dans la stabilité des institutions. aussi criminelles que si ellesL abusaient. autant qu'au système indécis. du nom' sacré de liberté. Les mots ne font rien à la chose.

Il-a. S'il se fait quelque découverte de conspiration^ vraie ou fausse. existé une conspiration qui avait pour objet d'appeler au trône le fils de Napoléon. sur laquelle nous n'avons encore que des renseignérnens incertains. de l'énergie. de l'exercice des droits publics. suppo- ser que les Français les plus sincèrement at- tachés à l'indépendance et à l'honneur de leur patrie. Et la censure ne s'est . l'occasion est saisie avec ardeur on accusè le parti libéral qui ne conspire point. En ren- dant justice à son génie militaire3 en avouant qu'il a élevé les armes -françaises au plus haut . sur le trône cons- titutionnel de. comme si sa carrière politique n'était pas terminée. La Chambre des pairs est saisie de cette affaire. les reproches. on a crié « A la conspiration libérale. Supposer que les amis dé la Charte. dit-on.pas réveillée à ce cri accusateur. Tout-à-coup. de l'intérêt mênie du trône. est sans doute le comble de l'absurdité. On nous parle aussi des partisans de Napoléon. l'établisseiment défi- nitif de la liberté. qui attend de la force dès 'choses. soumettre ainsi les destinées delà nation à l'influence autrichienne. à toutes les calomnies. eussent conçu l'idée de placer un en-- fant élevé à Schoenbrùnn. de l'opinion.

Croit-on rendre un grand service à la dy- . Si la re- connaissance djue^ de si grands bienfaits inté- resse plus spéçialement quelques Français à la destinée de Napoléon ce n'est point là un parti. Il ne com- prenait rien que la force matérielle quand elle lui a manqué. chez une nation pressée du be- soin de la liberté. Il voulut être l'homme du destin. Je crois fermement que'c'est à tort qu'on nous menace d'un parfi bonapartiste. degré d'illustration en lui accordant même quelques parties de l'homme d'Etat on con- vient que l'instinct du despotisme l'habitude de l'obéissance passive des camps le rendaient incapable de régir un peuple libre. De nos jours. et non le fondement de la so- ciété.mieux être 1 homme du peu- ple. dans un siècle éclairé par la philosophie. la gloire ne peut être que la décoration. $on acte additionnel lui a fait plus de mal que la bataille de Waterjoo. moins attachés à la monarchie consti- tutionnelle. il yalait.. ces mêmes Français n'en sont pas moins citoyens. tout s'est écroulé sous lui. La nature s'est trompée en faisant naître ce grand capitaine. moins amis des lois et des libertés nationales. Quelques siècles plus tard ? il eût pu commencer la civilisation par ht gloire.

les lois d'ex- ception n'ont de partisans que Ceux auxquels elles sont utiles. eh représentant. iî. c'est celui de lâ vérité il s'adresse à un monarque digne de l'ëntendré. Jamais rien dé bon n'est édrti de l'arbitraire. qu'on désigné sous le nom de lïbéraux. et si la censure avait lé sens commun. Les libéraux né séparent point la Charte du Roi. tous les hommes attachés au' gou- vernement représentatif. Cè n'est point là le langage de la flatterie. c'est là ce qui devrait exercer sa sollicitude. je ne ferai point scrupule' d'en convenir. Parmi les reproches qu'on adresse aux libé- l'aux. soit pour cacher leurs fautes' soit pour servir leurs passions soit pour per- pétuer leur pouvoir. comme ses ennemis. Le bienfait les attache au bien- fàitéur seulement.nasîiê des Bourbons.efd est un qui me parait bien fondé est comme par-dessus tout j'aime la' vérité. Cette preuve de franchise mé croûtera peu d'efforts . l'incontesta- ble majorité de la nation? Une telle calomnie peut servir les desseins d'une faction. c'est-à-dire. mais if nie* semble que cette calomnie ne saurait être trop sévèrement réprimée. ils voudraient jouir plei- nement du bienfait. Il faut bien le dire. leur reconnaissance et leur attachement s'accroîtraient encore.

excepté qu'il y manque l'harmonie. pour accréditer leurs systèmes. C'est du bruit qu' ils font et rien que du bruit. elle n'y peut rien. Elle mérite quelque attention.. Après s'être con- sumés en dissertations. Les amis des jdpctrines constitutionnelles influent puissamment sur l'opinion on ne sau- rait le nier. On reproche aux libéraux.. je ne reculerai point devant l'ac- cusation. les journaux du parti opposé sont dans la même impuissance. D'où. On peut comparer leur langage à de la musique sans paroles.des idées ténébreuses. sans doute. ou manque de talent? Non. sophismes. j'ajouterai même. La censure a beau s'évertuer. il faut. Ils roulent péniblement le rocher jusqu'au haut de la montagne il retombe toujours.qu'ils n'expriment que des idées qui sont . et comme on veut qu'il existe des comités directeurs. ils se retrouvent au point d'où ils étaient partis. en. vient cela ? Est-ce défaut d'esprit. en déclamations. qu'iïVla dirigent. c'est parce qu'ils se servent d'un langage étranger.les partisans. seulement je prendrai la liberté du- pliquer la chose. et .passer condamnation sur ce point. d'exercer une grande influence sur l'opinion l'observa- tion est juste. etquelque surprise que j'éprouve deme trouver une fois d'accord avec.

ils prennent de . Ils ne deman- . sorties depuis long-temps du domaine' de Fin- . Ils parlent gaulois. contre l'arbitraire qu'ils . au silence-. et rien n'est moins séduisant que les menaces et les injures.ou leurs écrits.fomvque révéler à chacun ce qu'il sent ou ce qu'il pense.dent à leurs auditeurs que de la raison à leurs lecteurs que du bon sens. ils ne.-telligence.en temps la parole. Lorsqu'ils défendent les intérêts généraux.temps.tout est vrai.Petit leurs pensées avec clarté et avec . On_ne comprend que leurs injures ou .appellent la confiance de leurs concitoyens sur . Voilà le secret de leurs succès. Quelques moyens qu'on ait pris pour les réduire. Ils ne peuvent avoir d'action sur les es- prits. On les écoute parce qu'ils dévelop- .leurs menaces. l'inanité de leurs exagérations. et'leur triomphe est assuré. tout est naturel dans leurs discours. Leurs maximes empruntéesau treizième siècle. les sentimens qu'ils ex- . dans tous les cœurs.vertueuse indignation. à desJFrançais.fran- chise on les comprend -parce que . lorsqu'ils invoquent les droits de l'humanité. tous les esprits. produiseut peu d'effet. Il n.priment.de même des écrivains cons- titutionnels. Les principes qu'ils professent sont dans. qu'ils s'élèvent avec une .'en esfpas.

et se rendent en toute hâte à leur posfé. si du moins les amis de la Charte. iJs'sont assurés du succès. qu'ils réunissent leurs choix sur dés citoyens incapables tf'abTân- dônnerla causé nationale. Tel est lé pouvoir de la raison. Avec de l'u- nion et du courage. la liberté. qu'ils mé- prisent les menacées. Jamais influence ne fut moins douteuse. les Insinuations et.les . sur des hommes également ennemis de l'anarchie et du despo- tismé. l'ascendant du patriotisme sur la grande majorité des Fran- çais^ que malgré tous l'es efforts toutes les agitations des hommes du pouvoir. jamais elle ne fut plus utile à la société. le résultat de ces niêmes élections ne peut être douteux. Qu'ils regardent autour d'eux. sentinelles vigilantes des intérêts réels de la monarchie constitutionnelle. les libéraux ne se manquent pas à eux-mêmes. ils sont certains d'être entendus. l'honneur. chargés du poids des élections. quoique les routes soient «aujourd'hui couvertes de préfets et de soûs-préfets: qui se croisent dans tous les sens. l'indéperidâncé de la -nation. le mérite et le patriotisme. dé livrer la fortune publique en proie à l'ineptie ou à la cupidité. dé transiger avec leur conscience dans tout ce qüi intéresse la probité.

. moyens de séduction qui ne peuvent atteindre que la lâcheté qu'ils paraissent tous sans ex- ception dans les divers collèges ils peuvent compter sur la viçtoire.iie. raci.seront les fruits. secousses et parleseul effet de ses instituions.. les heureux fruits de leur zèle et de leur persévérance. sans. ce qui rend les conspirations impossibles ou sans danger réel. Cette consolante. l'ar- 'bitraire lui-même n'y tient par aucune. pensée soutient les peuples dans l'adversité. le juste espoir de l'affermissement des institutions libres. le mal est transitoire. Quels plus nobles motifs pourraient les animer! L'un des plus grands avantages du gouver- nement représentatif ce qui . elle leur fait supporter patiemment les fautes ou les erreurs du pouvoir. .prévient '1es ré- volutions subites. et sur la reconnais- sance de leurs concitoyens.convulsions! politiques et de la chute des gouvernèmens: Dans une monarchie constitutionnelle. funeste avant- coureur des.elle empêche qu'ils ne se livrent à ce désespoir de l'avenir. c'est qu'il offre tous les moyens d'arriver aux améliorations nécessaires. la sûreté des nouveaux intérêts la certitude d'un avenir exempt d'orages. il suffit de faire de bons choix dans les élec- . Le repos de l'Etat.

consentiraient-ils à partager la félicité commune. Peut-être même les partisans des choses passées. à souffrir une égalité de droits qui les blesse et qui devrait les honorer. Le rapport des lois d'exception. et une majorité constitutionnelle dans la Chambre des députés. fondées sur les principes de la Charte. la proposition des lois orga- niques qui nous manquent. pour consolidez la paix au-dedans et au-dehors. peuvent aisément dis- paraître. de la vanité de leurs espérances. La nation française s'est illustrée par la vic- toire elle a gagné ses titres de noblesse sur les champs de bataille. pour corriger les vices des mauvaises lois. Le mal-aise qu'éprouve la .tions poar regagner en un jour le terrain perdu pendant plusieurs années. le commerce floris- saris. elle est grande dans . source de regrets et de mé- contentement.France les in- quiétudes qui l'agitent. convaincus de l'inutilité de leurs efforts. Il ne faudrait pour obtenir cet heu- reux résultat qu'un ministère qui voulût fran- chement administrer dans le sens des intérêts nationaux. rétabliraient à la fois la confiance et le repos. pour faire rentrer le ministère dans les voies faciles de la jus- tice. pour rendre l'industrie.

de prouver que la situation intérieure de la France.les arts de la paix comme dans ceux de la guerre. ne trouvât dans cet écrit « le délit d'attaque formelle çontre le. Un casuiste ultrà-monarchique aurait . » formules banales qui sont d'un merveilleux secours pour dissimuler la frivolité d'une accusation. Ce- pendant. quel- que pénible qu'elle soit. un peu expert dans la théorie des interprétations. s'offrait à extraire du Pater noster quelques propositions sentant l'hérésie. je ne suis pas bien sûr qu'un procureur du Roi. Qui voudrait changeur le titre de ci- toyen français contre celui de gentilhomme Les réflexions qu'on vient de lire ont été écrites sans amertume comme sans préven- tions je n'ai eu d'autre but que d'éclaircir quelques faits d'indiquer l'origine des mal- heurs qui menacent l'Europe. quelle que soit la pureté des motifs qui m'ont décidé à rompre le silence dans ces temps difficiles.pouvoir constitutionnel du Poi et des Cham- bres et le délit de provocation à la désobéis- sance aux lois. Je ne sais quel théo- logien ultrà-catholique. est loin d'être déses-' pérée de venger la nation des calomnies dont elle est l'objet et d'engager les ministres à ouvrir des yeux trop long-temps fermés.

iriis.moins de peine encore à découvrir dans une page libérale des propositions séditieuses. est je ne suis pas assez présomptueux pour croire qu'il y ait plus d'innocence dans le présent écrit que dans l'Oraison évangélique. .