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(Cliquez ici). Dernière mise à jour du site le 27/10/2014 Pleurésie (Épanchements liquidiens de la plèvre)

Pleurésie (Épanchements liquidiens de la plèvre)

Créé le 30/11/1998 Révisé le 10/04/2008

Sommaire

Pleurésie : rappels : rappels

Pleurésie : signes d'appel : signes d'appel

Pleurésie : examen clinique : examen clinique

Pleurésie : imagerie : imagerie

Pleurésies à liquide clair à liquide clair

Pleurésies hémorragiques hémorragiques

Pleurésies purulentes purulentes

Pleurésies purulentes Auteur : A. Taytard B. Melloni Fiche informative (Mis à jour le 11/07/2011) Elle

(Mis à jour le 11/07/2011)

Elle présente de manière synthétique et simplifiée les principaux points à connaître et retenir.

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Pleurésie : traitement symptomatique Pleurésie Rappels Douleur thoracique Pleuropathie Pleurésie Coeur
Pleurésie : traitement symptomatique
Pleurésie
Rappels
Douleur thoracique
Pleuropathie
Pleurésie
Coeur
Plèvre
Paroi thoracique
Oesophage
Douleurs rapportées
Toujours secondaire
Inflammation de la plèvre
Douleur thoracique localisée synchrone de la respiration
Ponction ; une pleurésie nécessite une ponction sauf si elle est minime ou liée à une
insuffisance cardiaque gauche
1/ Examen clinique
TREPIED PLEURÉTIQUE
2/ Imagerie
OPACITE
3/ Gaz du sang : fonction de l'importance de l'épanchement et de l'état du poumon sous-jacent
4/ Exploration de la plèvre : ponction pleurale et autres examens en fonction des indications
Au total
3 questions
Faut-il ponctionner ? en général oui
S'agit-il d'un exsudat ou d'un transsudat ?
La pathologie pleurale étant secondaire, quelle est son étiologie ?
10 à 20% des pleurésies restent sans étiologie
Pleurésie
Signes d'appel
1/ Présents

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DIRECTS Fonctionnels Douleur le plus souvent d'apparition progressive de pesanteur à point de coté, fonction
DIRECTS
Fonctionnels
Douleur
le plus souvent d'apparition progressive
de pesanteur à point de coté, fonction de la localisation de l'épanchement
hoquet douloureux (pleurésies diaphragmatiques)
augmentée à l'inspiration profonde ou à la toux
Toux
sèche, au changement de position
Dyspnée
fonction de l'importance de l'épanchement et de la qualité du poumon sous-jacent
trépopnée
INDIRECTS
Généraux (fonction de l'étiologie)
Fièvre
État général
Signes abdominaux
2/ Absents : découverte systématique
découverte radiologique (radiographie thoracique systématique)
pleurésie torpide
bilan général
Pleurésie
Examen clinique
EXAMEN PHYSIQUE THORACIQUE
Matité "de bois"
Baisse des vibrations vocales
Baisse du murmure vésiculaire
TREPIED PLEURÉTIQUE
Grande cavité
si pleurésie enkystée : les signes sont fonction de la localisation
frottement pleural au début du processus
Diagnostic différentiel : matité parenchymateuse (pneumonie)

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Pleurésie Imagerie Radiographie thoracique (F + P) : permet de visualiser des épanchements liquidiens libres
Pleurésie
Imagerie
Radiographie thoracique (F + P) : permet de visualiser des épanchements liquidiens libres de plus de 200mL
Avant ponction
OPACITE
dense, homogène, limite supérieure nette (courbe de Damoiseau), masquant le cul de sac, non systématisée
grande cavité
libre
minime : cul de sac (visible si environ 200mL)
moyenne
grande abondance : repousse les autres structures (médiastin, clarté colique/gastrique)
localisée
phrénique
axillaire
cloisonnée
interlobaire
difficile à voir de face
profil fusiforme
Après ponction
Parenchyme
sous-jacent
contro-latéral
Médiastin
Plèvre
On examine
Diagnostic différentiel
atélectasie (mais association possible)
épaississements pleuraux (pachypleurite)
mésothéliome
Échographie : bonne méthode pour guider une ponction ou la pose d’un drain
Réf :
Diacon
AH,
Brutsche
MH,
Solèr
M.
Accuracy
of
pleural
puncture
site s
-
A prospe ctive
com parison
of
clinical
examination
with
ultrasound. Chest 2003;123:436-41
Jone s PW , Moyers JP, Rogers JT, Rodriguez RM, Lee CG, Light RW . Ultrasound-guided thoracente sis - Is it a safer m e thod? Chest 2003;123:418-
23

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Tomodensitométrie thoracique (± coupes sous-diaphragmatiques) : examen de seconde intention qui permet d'analyser
Tomodensitométrie thoracique (± coupes sous-diaphragmatiques) : examen de seconde intention qui permet
d'analyser l'épanchement (localisation, structure), de distinguer un processus expansif pleuro-pariétal, un empyème
d'un abcès pulmonaire, d'analyser les autres structures thoraciques.
Avant la ponction si doute sur
l'existence d'un épanchement de petit volume
la nature de l'opacité pleurale : épaississement pleural (pachypleurite), tumeur pleurale
Après la ponction dans tous les autres cas pour avoir une bonne vision de l'anatomie du thorax
Résonance magnétique nucléaire : rarement utile
TEP-scan : quelquefois utile dans des bilans de cancer (métastase pleurale, mésothéliome)
Le diagnostic est confirmé par la ponction pleurale (cf exploration de la plèvre) qui permet aussi de
vider
observer (quantité, aspect)
prélever
C'est le point de départ habituel de l'enquête étiologique.
2 informations sont immédiatement essentielles
1/ l'aspect du liquide
2/ si le liquide est clair : exsudat ou transsudat
d'où l'importance de ce premier examen qui doit être réalisé dans les meilleures conditions techniques, toutes les
informations pouvant être modifiées par des ponctions répétées.
Malgré un bilan attentif, environ 20 % des pleurésies restent sans étiologie.
On doit alors discuter une exploration chirurgicale de la plèvre.
Pleurésies à liquide clair
2 grands cadres
exsudats
protidopleurie > 50 % protidémie
LDH plèvre/plasma > 0.6 ou LDH plèvre > 200 UI/L
2 causes principales : infections / cancer
transsudats

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protidopleurie < 50 % protidémie 1 cause principale : insuffisance cardiaque gauche

 

1/ Infections non tuberculeuses

Bactériennes Pleurésie exsudative associée à une infection pulmonaire homolatérale ( PLEURESIE PARAPNEUMONIQUE) non compliquée : Pleurésie exsudative associée à une infection pulmonaire homolatérale (PLEURESIE PARAPNEUMONIQUE) non compliquée : non infectée ; abondance faible à modérée ; disparaît en 2 à 4 semaines ; ne nécessite pas de drainage compliquée : invasion pleurale des agents infectieux ; nécessite un drainage purulente : liquide épais et purulent ; nécessite un drainage

pleurale des agents infectieux ; nécessite un drainage purulente : liquide épais et purulent ; nécessite
pleurale des agents infectieux ; nécessite un drainage purulente : liquide épais et purulent ; nécessite
pleurale des agents infectieux ; nécessite un drainage purulente : liquide épais et purulent ; nécessite

Cytologie Les pleurésies parapneumoniques sont dominées par les polynucléaires ; sinon, penser à un autre diagnostic pleurésies parapneumoniques sont dominées par les polynucléaires ; sinon, penser à un autre diagnostic

Étiologie pneumopathies, suppurations pulmonaires, bronchopathie infection généraleles polynucléaires ; sinon, penser à un autre diagnostic Diagnostic différentiel épanchement para-embolique

Diagnostic différentiel épanchement para-embolique compliquant un infarctus pulmonaire maladie auto-immune (Lupus) pancréatite aiguë maladie pulmonaire iatrogènesuppurations pulmonaires, bronchopathie infection générale Virales et apparentées (légionelles, mycoplasmes,

Virales et apparentées (légionelles, mycoplasmes, rickettsies, chlamydiae) satellites d'une atteinte parenchymateuse abondance faible à (légionelles, mycoplasmes, rickettsies, chlamydiae) satellites d'une atteinte parenchymateuse abondance faible à modérée virale : asymptomatique, disparaissant en 2 semaines légionelle : disparition en 4 semaines mycoplasme : disparition en 2 à 3 semaines chlamydia : disparition en 6 à 9 semaines ; épaississement pleural cicatriciel dans 4 à 20% des cas après 12 semaines

Parasitaires amibe (droite, très douloureuse, passé colonial) amibe (droite, très douloureuse, passé colonial)

Parasitaires amibe (droite, très douloureuse, passé colonial) séro-diagnostic

séro-diagnostic

douve

éosinophilie dans le liquide pleural

2/ Cancers Pleurésie + cancer n'est pas synonyme de pleurésie cancéreuse ; si les autres examens le permettent, ces malades peuvent être opérés et guéris. cf infra : pleurésie cancéreuses hémorragiques

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3/ Tuberculose

La pleurésie peut s'observer à tous les stades.

La pleurésie peut s'observer à tous les stades.

Dans les pays développés la pleurésie tuberculeuse est plus une forme de réactivation de la

Dans les pays développés la pleurésie tuberculeuse est plus une forme de réactivation de la tuberculose qu’une manifestation de primo-infection. Elle touche donc des sujets plus âgés et les diagnostics différentiels sont différents (cancer).

Foyer initial pulmonaire le plus souvent. 

 

CliniqueFoyer initial pulmonaire le plus souvent.   début brutal, aigu lentement progressif baisse de

début

brutal, aigu lentement progressif baisse de l'état général tableau infectieux

état

Imagerie (RT ± TDM thorax)stigmates de tuberculose pulmonaire (nodules apicaux)

Imagerie (RT ± TDM thorax) stigmates de tuberculose pulmonaire (nodules apicaux)

stigmates de tuberculose pulmonaire (nodules apicaux)

Diagnostic : il est obtenu par la découverte de :stigmates de tuberculose pulmonaire (nodules apicaux) BK dans les crachats (positif dans 30-50 % des cas),

BK dans les crachats (positif dans 30-50 % des cas), dans les prélèvements fibroscopiques ou dans la plèvre, granulome caséeux à l’examen de la biopsie pleurale

Ponction pleurale

Ponction pleurale

liquide clair, citrin, poisseux, quelquefois purulent (pus épais) contenant de très nombreux BK plèvre viscérale

liquide clair, citrin, poisseux, quelquefois purulent (pus épais) contenant de très nombreux BK plèvre viscérale quelquefois calcifiée (os de seiche), le plus souvent chez des patients ayant eu un pneumothorax thérapeutique peut nécessiter plusieurs ponctions, voire une pneumonectomie extra-pleurale

cytologie prédominance lymphocytaire (80-90%) lymphocytaire (80-90%)

chimieexsudat  

exsudat

 

bactériologiedirect négatif liquide (faible rendement)

direct

négatif liquide (faible rendement)

culture

Biopsie pleuraledirect négatif liquide (faible rendement) culture histologie + culture qui est quelquefois positive même

histologie + culture qui est quelquefois positive même lorsqu’il n’y a pas de granulome ana-path

histologie + culture qui est quelquefois positive même lorsqu’il n’y a pas de granulome ana-path + culture : granulome + BK (rendement diagnostique 80%)

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Au total, la sensibilité de culture du liquide pleural biopsie pleurale culture de la biopsie
Au total, la sensibilité de
culture du liquide pleural
biopsie pleurale
culture de la biopsie
PCR sur liquide pleural
= 10 à 30%
= 60 à 80%
= 40 à 70%
= 70% (spécificité : 100%) (Hasaneen, 2003)
Recherche des autres critères de tuberculose
IDR
BK ailleurs
positive le plus souvent mais pas toujours
un test cutané tuberculinique négatif n'exclut pas une pleurésie tuberculeuse
expectoration
tubage
fibroscopie
Traitement
les pleurésies tuberculeuses peuvent régresser spontanément
anti-bacillaires : le traitement est celui de la tuberculose pulmonaire
cortisone : les corticostéroïdes, en traitement adjuvant des chimiothérapie modernes, ne semblent pas modifier
l'évolution des pleurésies tuberculeuses (Galarza, 1995)
kinésithérapie de rééducation
à la fin de la période exsudative
Au total, essayer de vider le plus possible de liquide pleural, initier le traitement antituberculeux, et débuter une
kinésithérapie
Objectif
Guérison sans séquelles
Près de 50 % des patients atteints de tuberculose pleurale développent une pachypleurite dans les 6 à 12 premiers
mois après le début du traitement
syndrome restrictif habituellement léger (Candela, 2003)
Le pseudochylothorax : complication rare des pleurésies tuberculeuses chroniques ; surtout chez les malades ayant
eu un pneumothorax thérapeutique
Réf :
Candela A, Andujar J, Hernandez L, Martin C , Barroso E, Arriero JM, Rom ero S. Functional sequelae o f tuberculous pleurisy in pa tients corre ctly
treated. Chest 2003;123:1996-2000
Ferrer J. Pleural tuberculosis. Eur Respir J 1997;10:942-7
Galarza I, Cane te C , Granados A, Estopa R , Manre sa F. Randomised trial of corticosteroids in the treatm ent of tuberculous
pleurisy. Thorax 1995;50:1305-7
Hasaneen NA, Zaki ME, Shalaby HA, El-Morsi AS. Polym erase chain reaction of pleural biopsy is a rapid and sensitive m e thod for the diagnosis of
tuberculous pleural e ffusion. Chest 2003;124:2105-11
Nage sh BS, Sehgal S,
Jindal SK, Arora
SK. Evaluation of polym erase chain reaction for de te ction of Myobacterium
tuberculosis in pleural

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fluid. Chest 2001;119:1737-41 4/ Cardio-vasculaires Insuffisance ventriculaire gauche Les pressions veineuses élevées
fluid. Chest 2001;119:1737-41
4/ Cardio-vasculaires
Insuffisance ventriculaire gauche
Les pressions veineuses élevées peuvent
- gêner mécaniquement le drainage lymphatique pleural pariétal
- augmenter la pression hydrostatique dans les veines des parois bronchiques et thoraciques conduisant à une
transudation de liquide dans l’espace pleural.
Syndrome post-agression cardiaque
survient des jours à des mois après diverses lésions myocardiques ou péricardiques
chirurgie cardiaque (syndrome post-péricardotomie)
infarctus du myocarde (Syndrome de Dressler)
traumatisme thoracique
pose d'un pacemaker
angioplastie
syndrome auto-immun : fièvre, hyperleucocytose, augmentation de la VS, infiltrats pulmonaires et/ou
épanchement pleural
disparition 1 à 5 semaines après début d'un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou corticoïde
Embolie
20 à 50 % des malades avec embolie pulmonaire
le plus souvent exsudat
infarctus pulmonaire, souvent modeste
histoire clinique de thrombose périphérique
séro-hématique ou liquide clair (environ 40 % des épanchements) ; unilatéral et de faible abondance le plus
souvent
radiographie : infarctus sous-jacent à rechercher
si le diagnostic d'embolie est confirmé on ne ponctionne qu'en cas de gène occasionnée par l'épanchement, fièvre
(infection pleurale possible), augmentation de l'épanchement (hémothorax possible)
un épanchement séro-hématique ne contre-indique pas une anticoagulation
pas de progression après 2 à 3 jours ; disparition en 1 semaine, plus long en cas d'infarctus pulmonaire
en cas d'aggravation de l'épanchement sous anticoagulants penser à : récidive d'embolie, hémothorax (attribué à
la rupture de l'infarctus pulmonaire : arrêt des anticoagulants et drainage), infection pleurale
syndrome de Dressler possible (rare) dans les jours ou les semaines qui suivent l'embolie pulmonaire (Jerjes-
Sanchez, 1996)
Pontage coronarien
fréquent (40-90 %) ; faible abondance ; gauche ; disparition en 8 semaines
5/ Divers
Sous-diaphragmatiques

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Suppurations sous-diaphragmatiques Pancréas : pancréatite chronique : homme > 40ans ; alcoolisme chronique ;
Suppurations sous-diaphragmatiques
Pancréas :
pancréatite chronique : homme > 40ans ; alcoolisme chronique ; pleurésie gauche, abondante, "jus de café" ;
amylopleurie très élevée ; récidivante
pancréatite aiguë : faible abondance, gauche, amylopleurie 5 à 10 fois > amylasémie ; disparition en 2 semaines
Ovaire : Demons-Meiggs : tumeur bénigne de l'ovaire + ascite + pleurésie (droite) ; hyperstimulation ovarienne
(Bréchot, 1999 ; Gregory, 1999)
Foie : Cirrhose
Rein : Syndrome néphrotique
Amiante
de totalement asymptomatique avec résolution totale ou opacité résiduelle d'un cul de sac pleural,
à pleurésie inflammatoire habituelle voire pleurésie hémorragique
peut être unilatérale ou bilatérale, ou apparaître d'un coté puis récidiver de l'autre
peut être aiguë ou chronique
exsudat ; les corps asbestosiques ne sont que rarement présents
la biopsie pleurale est nécessaire pour distinguer de : mésothéliome ; extension pleurale d'un cancer pulmonaire
le diagnostic ne peut être porté qu'en l'absence d'autre hypothèse et après une période d'observation de 2 à 3
ans
habituellement l'épanchement disparaît lentement et progressivement sur une période de plusieurs mois
il n'a pas de valeur pronostic pour les autres lésions asbestosiques
Connectivites
Lupus, Polyarthrite rhumatoïde, PAN
Réf :
Bré chot JM. Poum on e t pathologie bénigne de l'ovaire . Rev Pneumol Clin 1999;55:280-2
Cohen M, Sahn SA. Re solution of pleural e ffusions. Chest 2001;119:1547-62
Gregory WT, Patton PE. Isolated pleural e ffusion in severe ovarian hyperstim ulation : A case report. Am J Obstet Gynecol 1999;180 :1468-71
Jerje s-Sanchez C , Ramiez-Rivera A, Ibarra-Perez C; The Dre ssler syndrom e after pulm onary em bolism . Am J Cardiol 1996;78:343-5
Pleurésies séro-hématiques / hémorragiques
3 diagnostics possibles :
cancer
(idem pleurésies néoplasiques à liquide clair)
Clinique
liée au cancer et à son extension

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pleurésie douloureuse, récidivante Exploration de la plèvre

 
Ponction pleurale : Pleurésie séro-hématique ; recheche de cellules cancéreuses dans le liquide pleural Biopsie

Ponction pleurale : Pleurésie séro-hématique ; recheche de cellules cancéreuses dans le liquide pleural Biopsie pleurale : en aveugle, à l'aiguille ou par thoracoscopie ; recherche de tissu cancéreux dans le tissu pleural

 
embolie Observé chez environ 30 % des malades avec embolie pulmonaire ; représente environ 5

embolie Observé chez environ 30 % des malades avec embolie pulmonaire ; représente environ 5 % des épanchements pleuraux ; le plus souvent lié à un infarctus pulmonaire, peu importante et unilatérale ; liquide séro-hématique ou clair ; la ponction pleurale n'est nécessaire que si le diagnostic d'embolie pulmonaire n'est pas établi, l'épanchment est abondant, mal toléré, s'il y a de la fièvre ou si l'épanchement progresse (envisager : hémothorax, récidive embolique, infection pleurale) ; régressif avec le traitement de l'embolie pulmonaire, rapidement (environ 1 semaine s'il n'y a pas d'infarctus pulmonaire), plus lentement en cas d'atteinte prenchymateuse.

traumatisme (hémothorax) Le contexte évoque le diagnostic

traumatisme (hémothorax) Le contexte évoque le diagnostic

 

Réf :

 
Sahn SA. Pleural disease s related to m e tastatic m alignancie s. Eur Respir

Sahn SA. Pleural disease s related to m e tastatic m alignancie s. Eur Respir Dis 1997;10:1907-13

e tastatic m alignancie s. Eur Respir Dis 1997;10:1907-13     Pleurésies purulentes   Fréquence en
e tastatic m alignancie s. Eur Respir Dis 1997;10:1907-13     Pleurésies purulentes   Fréquence en
 
 

Pleurésies purulentes

 
Fréquence en baisse grâce à l'antibiothérapie

Fréquence en baisse

grâce à l'antibiothérapie

Étiologie

Foyer septique pulmonairepneumonie, abcès, DDB suppurées

pneumonie, abcès, DDB suppurées

Infection de voisinagesous-diaphragmatique, fistule trachéale, perforation d'oesophage

sous-diaphragmatique, fistule trachéale, perforation d'oesophage

Traumatismeplaie pénétrante

plaie pénétrante

Iatrogèneponctions, drainages, chirurgie

ponctions, drainages, chirurgie

Idiopathiquepénétrante Iatrogène ponctions, drainages, chirurgie Conditions favorisantes mauvais état général tabagisme,

Conditions favorisantes

mauvais état général tabagisme, éthylisme cancer de voisinage co-morbidités : 60-80 % des cas

 

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Clinique syndrome pleural syndrome infectieux brutal : douleur, fièvre subaigu examen cavité buccale ORL autres
Clinique
syndrome pleural
syndrome infectieux
brutal : douleur, fièvre
subaigu
examen
cavité buccale
ORL
autres causes : extra-pulmonaire ; extra-thoracique
Imagerie
Radiographie thoracique (F + P)
émoussement d'un cul de sac
enkystement postérieur fréquent
niveau hydro-aérique ? (fistule pleuro-pulmonaire)
TDM
visualiser les épanchements, les cloisonnements
distinguer plèvre et poumon
Ponction pleurale
liquide
trouble, louche
épais,
crémeux jaune
(aiguille)
verdâtre
biochimie
pH < 7,2
LDH > 1000 U/l
glycopleurie < 0,4g/l (intérêt incertain)
cytologie
polynucléaires ± altérés
bactériologie
aérobies
anaérobies
(pneumo, strepto, gram -)

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Recherche FOYER PRIMITIF ( fibroscopie )  

Recherche FOYER PRIMITIF (fibroscopie)

 

Évolution

 

pas de tendance spontanée à la guérison

 

3 stades

diffus, exsudatif collecté enkysté

pleurésie fluide pus épais, dépôts fibrineux pyothorax chronique

Cette évolution peut varier selon le germe

 

Germe Streptococcus pneumoniae Staphylococcus aureus Gram - Anaérobies

épanchements (%)

dont purulents (%)

50

5

40

20

50

90

35

90

Étiologie/bactériologie

 

staphylocoque  adulte, pneumopathie bactérienne enfant, ORL

 

adulte, pneumopathie bactérienne enfant, ORL

pneumocoque 

 

Gram - (klebsielles, pyocyanique) 

 

anaérobies : odeur putride ou fétide du liquide pleural à la première ponction 

 

tuberculose  exce p tionnel abcès froid pleural "bouton de chemise" fonte purulente d'un os de

 

exceptionnel abcès froid pleural "bouton de chemise" fonte purulente d'un os de seiche

Traitement

 
Antibiothérapie

Antibiothérapie

d'abord empirique, selon les probabilités de germes et les recommandations, par voie parentérale, sur au moins 2 semaines

Lavage ponctions

Lavage

ponctions

 

drainage ; la taille du drain doit être fonction de l’épaisseur du liquide

 

habituel : gros drain (36), déclive ; ne prévient pas le cloisonnement ; tendance à l'exclusion

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sinon : petit drain (8 à 16) placé sous contrôle radiologique, rincé au sérum physiologique
sinon : petit drain (8 à 16) placé sous contrôle radiologique, rincé au sérum physiologique 2-3 fois/j pour maintenir
la perméabilité
on peut irriguer l’espace pleural avec une solution saline
Kinésithérapie
Fibrinolytiques
l'urokinase) est utilisée lorsque les antibiotiques agissent mal ou que l’épanchement est enkysté.
augmentent les quantités drainées et le taux de guérison
peu dilué ; plusieurs fois/jour ; plusieurs jours
la streptokinase semble être sans efficacité (Maskell, 2005)
Chirurgie
vidéothoracoscopie : évacuation des débris purulents, décloisonnement des poches, nettoyage complet de la cavité
décortication, thoracoplastie
Séquelles
épaississements pleuraux (> 10 mm) dans les pleurésies para-pneumoniques rares et liés à
la présence de pus dans l'espace pleural,
une pneumopathie sévère (classe de Fine IV et V,
régression retardé de l'apanchement pleura l après le diagnostic (Jimenez-Castro, 2003).
Réf :
Bouros D, Schiza S, Tzanakis N, Chalkiadakis G, Drositis J, Sia fakas N. Intrapleural urokinase versus norm al saline in the trea tm ent o f com plica ted
parapneum onic e ffusions and em pyem a. A randomized double blind study. Am J Respir Crit Care 1999;159:37-42
Colica GL, Curtis A, De slauriers J, He ffner J, Light R , Littenberg B e t al. Medical and surgical treatm ent of parapneum onic e ffusions. An evidence-
based guideline . Chest 2000;18:1158-71
Davie s RJ, Trail ZC , Gluson FW . Randomised controlled trial of intrapleural streptokinase
in comm unity acquired pleural infe ction. Thorax
1997;52:416-21
Hamm H e t al. Parapneum onic e ffusion and em pyem a. Eur Respir J 1997;10:1150-6
He ffner JE, Brown LK, Barbieri C , Deleo JM. Pleural fluid chemical analysis in parapneum onic e ffusions. A²m e ta-analysis. Am J Respir Crit Care Med
1995;151:1700-8
Jim enez-Castro D, Diaz G, Perez-Rodriguez E, Light RW . Prognostic fea ture s o f re sidual thickening in parapneum onic pleural e ffusions. Eur Respir
J 2003;21:952-5
Maskell NA, Davie s CWH, Nunn AJ, Hedley EL, Glee son FV e t al. UK controlled trial of intrapleural streptokinase for pleural infe ction. N Eng J Med
2005;352:865-74
Modèle d'algorithme thérapeutique
Recommandations BTS

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Pleurésie Traitement symptomatique Méthodes Repos Vidange de la plèvre Aiguille avant de répéter les ponctions
Pleurésie
Traitement symptomatique
Méthodes
Repos
Vidange de la plèvre
Aiguille
avant de répéter les ponctions il est nécessaire de s’assurer que le retrait du liquide améliore la dyspnée.
chez les patients en fin de vie, des ponctions périodiques sont souvent préférables à une hospitalisation pour
drainage ou symphyse pleurale.
Pleuro-cathéter (cathéters pleuraux tunnellisés)
Drain
Lavage pleural
Thoracoscopie
Pleuro-talcage
méthode la plus efficace pour contrôler les épanchements récidivants
taux de succès > 90%
réaction fébrile habituelle dans les 12 heures qui suivent, pouvant durer jusqu’à 3 jours
envisagé si les récidives sont rapides et aggravent la dyspnée
inutile si le poumon a peu de chance de faire sa réexpansion (obstruction bronchique proximale ou gangue
cancéreuse pleurale)
Indications
Le choix du traitement dépend
du fait qu’il s’agit d’un premier épanchement ou d’une récidive
de l’importance de l'épanchement
de l’état du poumon sous-jacent
Faible abondance
Abstention
Aiguille
Sinon
Pleuro-cathéter ; cathéters pleuraux tunnellisés dans les épanchements cancéreux récidivants (Suzuku, 2011)
Drainage
Récidive
Pleuro-talcage

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Recommandations ACCP Réf : Suzuki K, Servais E L , Rizk N P , Solomon
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Réf :
Suzuki K, Servais E L , Rizk N P , Solomon SB, Sima C S, et al. P alliation and pleurodes is in malignant pleural effus ion: the role for tunneled pleural c atheters . J Thorac
Oncol 2 0 1 1 ;6 :7 6 2 -7
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