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Le livre qui vous démontrera que rien ne vous est impossible !

Dr Joseph Murphy : L'Énergie cosmique, cette puissance qui est en vous.

Dr Joseph Murphy : L'Impossible est possible !

La maîtrise de votre puissance créatrice.

Dr Joseph Murphy : La Dynamique du bonheur.

Le succès, l'harmonie et l'épanouissement par la pensée positive.

Dr Joseph Murphy : La Paix est en vous.

Les lois spirituelles de la vie harmonieuse.


La dynamique du bonheur

Collection « La Science de l'Être »


~

AUTRES OUVRAGES DU MEME AUTEUR

(Chez le même éditeur)

La Magie de la Foi.

Les Miracles de votre Esprit.

Renaître, vers l'épanouissement, l'équilibre et le bonheur.

Guérir, par la transformation de votre pensée.

La Prière guérit.

Comment attirer l'argent.

Puissance de la méditation.

L'Energie Cosmique, cette puissance qui est en vous.

L'Impossible est possible !

La Paix est en vous.


Joseph Murphy
D.D., D.R.S., Ph. D., L.L.D.

Membre de l'Université de recherche Andhra, Inde

La dynamique du bonheur

Miracles de la pensée positive

Traduit de l'anglais par Ghislaine Berger

62· mille

Editions Dangles

18, rue Lavoisier

45800 ST -JEAN-DE-BRAYE
Titre original :

GREAT BIBLE TRUTHS FOR HUMAN PROBLEMS

Edition originale anglaise:

© by Joseph Murphy . 1976

Traduction française:

© Editions Dangles, St Jean de Braye (France). 1980

Tous droits de reproduction et d'adaptation réservés

I.S.B.N. : 2·7033-0218-5

ISSN : 0243-511 X
1

L'homme et les grandes vérités bibliques

« Il leur dit: - quel est parmi vous l'homme qui, n'ayant qu’une brebis et qu'elle tombe un jour
de sabbat dans un trou, n'ira la saisir et la relever ? Or, combien un homme vaut plus qu'une
brebis ! De sorte qu'il est permis, un jour de sabbat, de bien faire. Alors, il dit à l'homme: -
étends ta main. Et il l'étendit, et elle fut rétablie, saine comme l'autre (Matthieu XII, 11-13).

Le douzième chapitre de l'Evangile selon saint Matthieu est un merveilleux exposé du


phénomène de la guérison mentale et spirituelle. Jésus connaissait cet état de conscience qui
lui permettait de guérir instantanément. Aussi l'homme a-t-il étendu sa main.

En ce geste, il faut aussi voir un sens intime. Ainsi, l'homme qui souffre d'un complexe
d'infériorité ou de rejet ne fait pas appel à l’Infinie Puissance et Sagesse en lui. Il ne voit pas
que Dieu - la Puissance omnipotente - est présent dans ses profondeurs subjectives et qu'il lui
permet de réaliser des merveilles.

Comment un vendeur a étendu sa main

Un vendeur qui suivait parfois mes conférences et cours spéciaux à Los Angeles n'arrivait pas
à joindre les deux bouts, était découragé et se sentait inférieur aux autres vendeurs de la
société où il travaillait. Sur mon conseil il s'est mis à s'affirmer: « Je suis fils du Dieu Vivant
et manifeste de mieux en mieux la lumière divine, l'amour, la vérité et la beauté. Je réussis
admirablement tout ce que j'entreprends et le chiffre de mes ventes s'accroit de jour en jour et
de manière extraordinaire. » Chaque fois que je vois un client, je dis à voix basse: « L'Esprit
(Dieu) en moi salue l'Esprit (Dieu) en vous. » C'est comme si Dieu parlait à Dieu et il en
résulte harmonie, paix, compréhension divine et action juste entre nous.

Ainsi priait-il aussi matin et soir. Trois ou quatre fois de suite - et à voix haute - il affirmait
ces vérités, sachant qu'elles iraient se loger dans son subconscient et réveilleraient ses
pouvoirs latents. Il avait appris et compris que son subconscient accepterait tout ce que son
conscient croyait avec sincérité. Le subconscient accepte vos convictions, ainsi que vos
pensées et croyances prédominantes.

En l'espace d'un mois, toute sa vie s'est trouvée changée. Il a établi d'excellentes relations avec
ses acheteurs, ses ventes se sont accrues et il a perdu son complexe d'infériorité. II continue de
se considérer comme fils de l'Infini, et en même temps reconnaît la Divinité en tous. Ayant
étendu sa main, il manifeste la Puissance de l'Infini en lui. Son affirmation est : « Je peux tout
faire grâce à la Puissance Divine qui me fortifie. »
Comment utiliser le pouvoir de guérison pour vous-même ou quelqu'un
d'autre ?

La Présence de l’Infinie Guérison est présente en chaque être humain. Tout le monde a le don
de guérir, Dieu étant la réalité de chacun, pour guérir une personne aimée ou un ami, priez
comme suit : sentez que la Présence de Dieu - la vitalité, la plénitude, la puissance,
l'intelligence, la paix et l'harmonie - imprègne tout son être, qu'elle agit en lui et à travers lui.
Comprenez qu'il bénéficie de l'attention divine. L'autre ne le sait peut-être pas. Mais, en ce qui
vous concerne, vous l'affirmez et le croyez.

Prier pour autrui, c'est penser aux qualités et attributs de Dieu. Absorbez-vous dans la prière,
mais de manière détendue. C'est comme si, voyageant en train, en autobus ou en métro, vous
voyiez un panneau publicitaire et lisiez ce qui est écrit dessus : votre attention est captivée. Il
vous faut de la même manière vous intéresser profondément à la Présence de la Divine
Guérison. Votre conscience en sera élargie et vous acquerrez la puissance.

Vous pouvez affirmer que la personne pour laquelle vous priez est en train d'être guérie.
Sentez la Présence de Dieu en elle et comprenez qu'elle extériorise d'ores et déjà la vitalité, la
plénitude, la puissance et l'intelligence, caractéristiques du Pur Esprit. Croyez-le, acceptez-le,
puis n'y pensez plus. Quand, plus tard, vous penserez encore à la personne, refaites la même
prière, mais comme si c'était pour la première fois. S'il s'agit d'un être qui vous est proche,
recommencez-la plusieurs fois dans la journée.

La guérison peut survenir rapidement ou demander du temps. Tout dépend de votre foi. C'est
ce que dans la Bible on appelle : « envoyer sa parole, sa pensée et son sentiment. » Le
destinataire de votre prière reçoit votre affirmation, en sorte que son subconscient s'imprègne
complètement du sentiment de son propre pouvoir de guérison. Or, suivant les lois qui
régissent le subconscient celui-ci extériorise ce qu'on lui a imprimé. Ainsi, la santé se
substitue à la maladie.

Rappelez-vous cependant qu'en priant pour autrui il ne faut jamais le faire en état d'esprit
critique ou de tension mentale. On ne peut forcer les portes : « ... Dans la sérénité et la
confiance est votre force ... » (Isaïe XXX, 15).

Comment une mère priait pour son fils soi-disant inintelligent

Un instituteur disait à une mère: « Je pense que votre fils est quelque peu retardé. Il est sans
intelligence et la situation me parait désespérée. » La mère, qui aimait son fils, pria alors en
ces termes: « Je soutiens, sens, sais et crois que l'Intelligence infinie de l'Un Infini jaillit en
lui. Je sais que la sagesse de Dieu est à l'œuvre en lui, et que son intellect reçoit la lumière et
l'amour de l'Infini. Mon fils est une parfaite expression de l'Infinie Présence de Guérison. »

Chaque jour, matin et soir, elle affirmait ces vérités pendant environ dix minutes, sachant
qu'elle parviendrait à ressusciter les qualités et attributs de Dieu enfouis dans les profondeurs
subjectives de son enfant. En même temps, elle imaginait que son fils se tenait en face d'elle,
lui disant: « Mère, regarde mon bulletin. L'instituteur m'a félicité. » Elle entendait ces mots,
encore et encore, dans la détente et la passivité, sachant que son image mentale devait être
conforme à son affirmation.

Votre image mentale se concrétise toujours. L'enfant s'éveilla peu à peu et excella dans ses
études. Il devint la confirmation objective de ce qu'elle avait affirmé et imaginé de manière
subjective.

« Car c'est d'après tes paroles que tu seras justifié et d'après tes paroles que tu seras
condamné » (Matthieu XII, 37). Justifier signifie ici rendre égal, redresser le déséquilibre. Le
fait que la mère reconnaissait cette vérité pour son fils l’a ressuscitée dans l'esprit de celui-ci
et a rétabli l'équilibre. La « parole » au sens biblique équivaut à votre pensée-sentiment, votre
conviction, votre croyance dominante, et elle se concrétise toujours.

Comment raffermir sa foi

Tout se fait grâce à la foi, qu'il s'agisse d'ensemencer un champ, de faire un gâteau ou de
conduire une voiture. Tout le monde a la foi. Malheureusement, certains croient à l'échec, à la
maladie, à la pénurie et aux limitations. Il s'agit là de foi mal comprise. Ayez foi dans la
réussite, l'accomplissement, la santé, le bonheur et l'abondance. Ayez foi dans la créativité de
votre esprit. D'appliquer la loi de l'esprit de façon constructive augmente votre foi. Ayez foi
dans le Divin : sa capacité de vous guider, son action juste. Ayez foi dans l'abondance de
l'Infini et la bonté de Dieu.

Comment développer en vous la foi en Dieu et la capacité de pardon.

Il y a un prix à payer, mais celui-ci n'est trop fort pour personne. Il suffit de renoncer à
l'apitoiement, la condamnation et la critique tant vis-à-vis de soi-même que d'autrui ; de savoir
pardonner à soi-même et à autrui. Quand vous sentez se lever en vous du ressentiment,
affirmez aussitôt : « Je vous laisse aller et vous souhaite toutes les bénédictions de la vie. » A
mesure que vous pratiquerez cet exercice, la personne se présentera à votre esprit sans que
vous éprouviez l'ombre d'une rancune. Autrement dit, votre esprit aura cessé de bourdonner,
et cela est signe de pardon et d'oubli.

Veillez aux paroles oiseuses

« Je vous dis que de toute parole oiseuse que vous diront les hommes, ils rendront compte
au jour du Jugement » (Matthieu XII. 36). Les paroles oiseuses dont il s'agit, ce sont les
pensées négatives, les doutes et les peurs qui empêchent toute guérison et tout progrès.

Le Jugement a lieu chaque jour, chaque heure du jour. Prier pour quelqu'un est comparable à
un jugement ou une décision prise. Soit vous comprenez que Dieu (la santé, la vitalité et
l'intégrité) est en lui, soit vous vous appesantissez sur la maladie. De quelle nature est votre
jugement ? Si vous voyez la personne comme étant malade et espérez son rétablissement,
votre jugement est mauvais. Si, au contraire, vous la voyez comme parfaitement saine
(autrement dit si vous vous la représentez comme elle devrait être : débordante de vitalité,
d'énergie et d'enthousiasme) votre jugement est bon.

A quel moment la prière est-elle exaucée ?

« Quant à ce jour ou cette heure-là, personne ne les sait, ni les anges dans le ciel, ni le
Fils ; il n'y a que le Père » (Marc XIII. 32).

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le Seigneur de la maison va venir, ou tard, ou
à minuit, ou au chant du coq, ou le matin » (Marc XIII, 35).

La semence germe et mûrit à des époques qui varient avec son type. Il en est de même
pour la semence ou impressions gravées dans votre subconscient : elles se
développent et arrivent à maturité à des époques différentes (des jours, des mois, voire
des années différents). Une fois imprimé dans votre subconscient, le désir ou idée
germe dans l'obscurité. Et c'est la sagesse du subconscient qui détermine le moment où la
réponse se manifestera dans tout son éclat au plan de l'expérience.

Pourquoi les anciens maux reviennent-ils ?

Au cours d'une consultation, un homme me disait s'être complètement guéri d'ulcères mais
que plus tard il avait rechuté. Pendant l'entretien, j'appris que quelques années plus tôt son
associé avait détourné des fonds et fui au Canada. Récemment il avait été informé que celui-ci
réussissait fort bien en affaires et qu'il était devenu très riche. Cette nouvelle jeta en lui
trouble et ressentiment. De revivre la situation lui inocula à nouveau le virus. Sa mémoire
restait opérante ; il n'avait ni oublié ni pardonné. Son ressentiment et son hostilité restaient
ancrés dans son subconscient et, comme une plaie suppurante, envoyaient du pus psychique à
travers son corps. Ses pensées et émotions blessées réactivaient ses ulcères.

Je lui expliquai que pour sa santé et son bien-être le pardon envers lui et l'autre était
indispensable ; qu'il saurait qu'il a pardonné le jour où, se rappelant l'incident, il resterait
indifférent. De revivre son expérience avait recréé la condition de sa maladie. Pareil à de la
semence qui tombe puis repousse quatre fois, une fois ou deux fois l'an, son état ulcéreux de
jadis réapparaissait. Il est des plantes qui selon la saison meurent ou bourgeonnent. Pour
éviter le retour d'une maladie, il faut détruire sa cause. Il prit la ferme décision de dégager son
esprit : il souhaita à son ex-associé de connaître tous les bienfaits de la vie et la guérison se fit.
Comment savoir que vous êtes libre de l'amertume et de l'hostilité ?

Pouvez-vous admettre que l'autre soit heureux, joyeux, harmonieux, etc. ? Si vous ne le
pouvez, cela prouve qu'il n'y a eu ni pardon ni renoncement. Il faut déraciner les mauvaises
herbes, et celles de l'amertume meurent avec l'indifférence. Une autre manière de les tuer est
celle-ci : entendez la personne qui vous a fait du mal vous dire combien vous êtes
extraordinaire et digne, honnête et bon. Efforcez-vous d'entendre cette voix. Entendez-la ;
imbibez votre esprit de cette image mentale. La réussite est au bout.

La fréquence des prières en cas de problème

Cette question m'a souvent été posée. L'on ne peut établir de règle universelle pour la thérapie
de la prière ou prière scientifique. Il convient d'envisager chaque personne comme cas
d'espèce et tenir compte de la manière dont elle voit le problème ou la difficulté. On peut prier
de plusieurs façons et à divers moments. On peut, par exemple, faire usage du 91e psaume le
matin, du 23e à midi et du 27e le soir.

Si l'objet de votre prière est que votre mère retrouve paix, harmonie et guérison, la meilleure
façon serait de prononcer le nom de votre mère et de voir la paix, l'harmonie, la plénitude, la
beauté et la vitalité de l'Infini la traverser, lui redonnant plénitude et perfection. Prétendez
aussi que l'Intelligence Infinie guide les médecins, les infirmières et tous ceux qui la soignent.
Répandez autour d'elle et de ceux-ci la lumière, l'amour, la vérité et la beauté. Continuez de
prier ainsi jusqu'à ce que vous vous sentiez entièrement détendu et satisfait.

Décrétez que votre prière produit son effet immédiatement.

Ne vous dites pas : « J'ai assez prié pour l'instant. Je prierai de nouveau dans quelques
heures. » Vous neutraliseriez l'action de votre prière. Sachez que celle-ci devient effective
tout de suite. Ne recommencez à prier qu'une fois que vous vous sentez dégagé de la session
de prière précédente. Cela signifie qu'habituellement vous avez d'autres occupations (votre
travail votre vie au foyer, etc.,) et que pendant ce temps vous ne pensez pas à la prière. Au
bout de quelques heures, vous pouvez recommencer. Et ainsi chaque jour, jusqu'à l'obtention
de la guérison et du bonheur complets. Avec toute nouvelle prière, l'idée de plénitude et de
santé se renforce dans votre subconscient avant de ressusciter dans l'esprit et le corps de la
personne à qui elle est destinée.

Evitez les mouvements d'humeur que pourrait occasionner votre problème. Soyez détendu et
ayez la foi : les miracles se produiront d'eux-mêmes. Comprenez que c'est la Présence Infinie
qui pense et guérit à travers vous.

Comment son acné a disparu

Un adolescent m'a dit que pour se guérir de son acné il avait eu recours à des lotions, des
pommades et des piqûres. Le mal disparaissait momentanément, puis revenait. Le médecin lui
avait dit qu'il souffrait d'une inflammation des glandes sébacées qui se traduisait par des
éruptions de boutons sur le visage.

Son problème était en fait la frustration. Il voulait être aviateur mais son père s'y opposait,
disant qu'il devait s'initier aux affaires afin de pouvoir le remplacer un jour. Sa peau - organe
d'élimination et symbole d’enveloppe de l'amour divin - traduisait son conflit intérieur.

Il fit face au problème et en parla à son père. Ce dernier, qui comprit la situation, permit à son
fils de faire selon son désir. Les pustules disparurent en une semaine.

Comment sa prière fut exaucée quand elle contempla la fin heureuse

Au cours d'une série de conférences faites au temple de l'Unité à La Nouvelle-Orléans, il y a


de cela quelques années, une femme vint me trouver. Elle désirait un enfant mais sa
gynécologue s'y opposait vigoureusement, disant qu'elle souffrait d'une tumeur à la matrice.
Son désir d'avoir un enfant datait de plus de six ans.

Cette femme était une adepte sérieuse des techniques guérissantes de la Bible. Son intérêt se
centrait sur les versets suivants : « Et quand passera ma gloire, je te mettrai dans le creux
du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que je sois passé. Puis je retirerai ma
main et tu me verras de dos ; mais ma Face, on ne peut la voir» (Exode XXXIII, 22-23).

L'application des vérités contenues dans ces versets résolut son problème. Dieu, l'Esprit
Vivant Tout-Puissant - ou Conscience - n'a pas de dos, tout comme votre conscience et fait
d'être sont invisibles : ce que vous voyez, c'est la manifestation de votre foi en Dieu. Ainsi,
quand une journée se termine, vous en voyez l'envers : le soleil couchant. La Face, elle, est
secrète. Votre foi ou conviction intime n'a ni forme ni face. Le rocher quant à lui, figure votre
conviction.

Je lui expliquai qu'en faisant appel à la Présence Infinie de Guérison qui l'avait créée,
sciemment et avec foi, elle se tenait sur un roc ; que sa foi ou confiance s'était établie dans la
croyance qu'elle mettrait au monde un enfant conformément à l'ordre Divin ; et que Dieu la
couvrirait de Sa main. Autrement dit, la Présence Omnicouvrante, grâce au calme et à la paix,
la protégerait dans sa nouvelle attitude d'esprit. Quand la main (la Puissance et la Présence de
Dieu) se retire, le dos devient visible, à savoir le désir manifesté. Quand je viens vers vous,
vous voyez mon visage mais, une fois que je vous ai dépassé, vous me voyez de dos. La
Présence Infinie, elle, est sans dos. Ce qui paraît être Son dos n'est que l'objectivation de votre
désir.

La femme en question a donc prié ainsi: « L'Amour Guérissant de Dieu me traverse et


imprègne mon être tout entier. JE SUIS détendue et confiante. Je sais que la Présence Infinie
de Guérison comblera mon vœu suivant les voies qui sont siennes et conformément à l'ordre
Divin. Je m'abandonne à Dieu. En imagination, je caresse, dorlote et serre mon bébé dans
mes bras. (1)

Matin et soir elle affirmait cette vérité, avec enthousiasme et conviction, sachant que grâce à
la répétition, à sa foi et son espérance, elle irait se loger dans son subconscient (1) et se
réaliserait. Peu de temps après, elle fut enceinte et, au bout de neuf mois, il naquit un garçon
parfait à tous égards. L'accoucheur ne décela aucune tumeur. Elle s'était volatilisée au moyen
de ses inlassables transfusions spirituelles.

(1.) Voir, du même auteur : L'Énergie Cosmique, cette puissance qui est en vous (Editions
Dangles).

Elle vit le dos de Dieu - pour emprunter les termes de la Bible - c'est-à-dire la fin heureuse, la
manifestation et l'objectivation de son désir. Elle vivait sans tension ni anxiété, avec la
tranquille certitude que la Présence Guérissante, qui la traversait, se chargerait de réaliser son
souhait conformément à Ses desseins et à l'ordre Divin. Dans vos prières, contemplez
l'heureuse fin, la solution Divine apportée par la sagesse de l'Infini. Soyez détendu et confiant,
laissez-vous aller : vous expérimenterez la joie de la prière exaucée.

Evitez de nier ce que vous affirmez

Pour guérir d'un mal, cultivez le silence et la détente ; pensez à l'Infinie Présence et Puissance.
Affirmez que la guérison se fait dans l'instant même. Evitez tout sentiment de ressentiment et
d'amertume. Sachez pardonner à tous. Votre subconscient a créé votre corps et il peut le
restaurer à l'image du Schéma Suprême. Si vous ne pouvez pas vous guérir tout seul, allez
consulter un médecin. Bénissez-le et priez pour lui car, de penser qu'un médecin remplace la
prière, n'est que superstition.

Quand vous pensez à votre état, affirmez aussitôt : « Dieu me guérit maintenant. » De vous
tracasser ou de tergiverser, de vous dire : « Je vais moins bien » ou « la prière est inefficace »
ou « ma situation est sans espoir » ou « ce que je fais est mal », c'est comme si, ayant fait une
ablation d'appendice, le chirurgien revenait dix minutes plus tard, rouvrait la plaie de son
malade pour voir comment il va, ou bien si lui-même n'a rien oublié, et qu'au bout d'une demi-
heure il la recoud. Sans doute mort s'ensuivrait, soit par empoisonnement de sang, soit par
choc. Il vous faut rendre des comptes pour chaque parole oiseuse. Cela pour la raison fort
simple que votre subconscient, qui vous prend au mot, réalise jusqu'à la moindre de vos
croyances.

Comment un père a guéri son fils

Récemment, lors d'une conférence à Pawtucket (Rhode Island) un homme vint me trouver et
me parla de son fils. Il était divorcé et son ex-épouse remontait leur fils contre lui, en sorte
que quand il venait le voir, celui-ci se sauvait chez un voisin. Il avait fait appel aux tribunaux
pour obtenir la garde de l'enfant, sans résultat. Il avait alors offert à son ex-épouse une grosse
somme d'argent, également en vain. Son fils n'était pas brillant en classe. De plus, il se
montrait hargneux envers son père, car – lui avait-on dit - il ne voulait pas de lui.

Je lui conseillai d'aborder le problème par la voie spirituelle en priant comme suit :
« J'abandonne mon ex-épouse à l'Infinie Présence et Puissance. En toute circonstance elle se
laisse guider par le Divin qui lui emplit l'âme de Son amour. Dieu la traverse, comblant la
moindre de ses lacunes. » Dès qu'il pensait à elle, il affirmait : « Je te laisse aller. Dieu
t'aime et prend soin de toi. »
Il priait aussi pour son fils : « Bill, mon fils, disait-il, est là où il doit être. Il est entouré de
l'amour, de l'harmonie, de la paix et de la compréhension Divins. Il entend, comprend et aime
la Vérité. Entre nous règnent paix, harmonie, amour et compréhension. » Toutes les fois qu'il
pensait à son fils, il affirmait : « L'amour Divin veille sur Bill. »

Peu de temps après, je recevais une lettre de lui m'informant que son ex-épouse l'avait appelé
au téléphone pour lui annoncer que Bill était souffrant. Il se rendit au chevet de son fils et,
entre eux, ce fut une merveilleuse réconciliation. L'ex-épouse lui dit qu'elle serait ravie de le
voir prendre l'enfant avec lui, dans la mesure où elle aimait un autre homme. Voilà un
exemple qui illustre parfaitement la réussite de la Loi « ... Tout ce que vous demandez en
priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous l'obtiendrez» (Marc XI. 24).

Vos convictions profondes finissent toujours par se réaliser

Si vous êtes malade, ne vous leurrez pas. N'allez pas dire que vous êtes plein d'énergie et de
santé. Admettez que vous êtes malade. Sachez que rien ne dure pour toujours, et que vous
pouvez et saurez surmonter votre état grâce à la connaissance des lois de l'esprit. Il serait
insensé de vous dire que votre état physique s'améliore alors que manifestement il empire. Il
ne sert à rien de vous jeter de la poudre aux yeux, de vouloir que le noir soit blanc.

Détournez-vous de votre problème et contemplez la Puissance Guérissante de Dieu et Sa


capacité à vous guider. A mesure que vous adhérerez à cette Vérité positive, les choses iront
en s'améliorant. Quand les circonstances extérieures s'arrangent, cela est signe que vous êtes
sur le bon chemin. Rappelez-vous que si, après une thérapie de prière, la scène extérieure
demeure inchangée (après un temps raisonnable de jours ou d'heures), il faut conclure que
vous vous leurrez, que vous ne l'avez pas pratiquée comme il faut. Quand, au contraire, la
situation extérieure se modifie, cela est signe que vous obtenez des résultats.

Rappelez-vous qu'une attitude mentale, une conviction intime et vraie se concrétisent


toujours. Cessez de vous trouver des excuses ou de tergiverser. Par la prière, la santé se
rétablit rapidement. La disparition des douleurs et des symptômes morbides en sont la preuve.
Voilà ce qu'est la Vérité libératrice. « Ainsi donc, c'est à leurs fruits que vous les
reconnaîtrez» (Matthieu VII, 20).
2
Le triomphe de l'homme intérieur

« Moïse étendit sa main sur la mer, et Yahvé fit refouler la mer par un fort vent d'Est
durant toute la nuit ; il fit de la mer une terre ferme, et les eaux se fendirent. Les fils
d'Israël pénétrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux leur formant une muraille à
leur droite et à leur gauche. Les Egyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux -
tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses cavaliers - au milieu de la mer» (Exode
XIV, 21·23).

La prière scientifique implique de vraiment savoir qu'avant d'appeler, la solution est déjà là,
attendant qu'on s'en saisisse. « ... Avant qu'ils appellent, moi je répondrai ; ils parleront
encore que moi je les aurai entendus » ([saie LXV, 24).

« Tout est prêté à condition que votre esprit le soit. » (Shakespeare).

La Puissance qui exauce la prière

Il est bon de se rappeler que, le subconscient réagissant (1) selon des convictions, chacun de
nous exauce lui-même ses prières. « Oh ! Si tu peux ... tout est possible à celui qui croit »
(Marc, IX, 23).

(l.) Cf. La Puissance de votre subconscient, de Joseph Murphy (Ariston).

Ne cherchez pas un roi assis sur un trône, demandant à être cajolé avant d'accorder sa grâce.
La solution vient quand, sans réserve, vous acceptez votre désir comme réalisé. La plupart des
gens mendient chez autrui des faveurs, la sécurité et le progrès. C'est une erreur qui dénote un
manque de compréhension. Pourquoi donc se tourner vers une tierce personne ? Dieu est tout,
et Il est la Source de toutes choses, visibles et invisibles.

« ... Dieu, qui nous procure tout richement, pour que nous en jouissions» (I Timothée VI,
17).
« Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon Sa richesse, glorieusement... »
(Philippiens IV, 19).

Cette Présence et cette Puissance étant partout, elle est en vous tous, sur vous tous. Le contact
avec elle se fait par l'intérieur, grâce à la pensée et au sentiment : les agences Divines, aussi
appelées « le Père en vous ». Elles créent ou déterminent votre destin et toutes vos
expériences, les conditions et circonstances de votre vie. Vous ne pouvez être exclu de ce qui
est tout et en tout.

La Puissance Une et Unique

La Bible désigne cette Puissance par JE SUIS : elle est l'Etre, la vie, le fait d'être
conscient, la conscience inconditionnée, l'Esprit Auto-Générateur. Toute chose se fait
grâce à l'Esprit ou Dieu en autocontemplation. Il crée par Lui-même et devient la chose
ainsi créée.

« ... Avant qu'Abraham parût, Moi Je Suis » (Jean VIII, 58).

Par cette phrase il faut entendre qu'avant toute objectivation ou manifestation (d'un idéal ou
d'un désir), l'attention inconditionnée et sans forme (JE SUIS) se conditionne Soi-même à
l'image et à la semblance du concept ou de l'idéal.

L'approche juste à la prière

En priant, votre attitude doit toujours être celle-ci : « Appelle-moi et je te répondrai, et je


t'annoncerai des choses grandes et impénétrables, que tu ne connais pas» (Jérémie XXIII,
3).

Ne jamais dire « si cela me convient ». Cette expression dénote un manque total de


compréhension des lois de l'esprit ainsi que de la manière dont opère l'Esprit Infini. Il n'y a
pas de si dans la prière. Le si implique le doute et la confusion. Quand ils existent, ils se
reflètent dans votre monde, lequel devient chaotique dès lors.

Les versets 21 à 23 de l'Exode - tels que cités au début du présent chapitre - vous disent
exactement comment prier et comment surmonter n'importe quelle condition. Moïse figure
tout homme qui sait extraire de ses profondeurs subjectives la foi et la confiance suivant la
grande vérité que « ... Avec Dieu tout est possible» (Matthieu XIX, 26) et« ... Oh ! Si tu
peux !... tout est possible à celui qui croit» (Marc IX, 23).

La Bible emploie les faits historiques métaphoriquement. Le nom de Moise signifie


« tiré des eaux ». Il s'agit donc de tirer de vos profondeurs subjectives l'inspiration,
l'illumination, l'intuition, la force et la sagesse, en sorte de pouvoir faire ce qui est
prétendument impossible. Votre attitude d'esprit est souveraine. C'est elle qui détermine votre
expérience. Si vous la changez, tout dans votre vie changera.

Etendre la main, ainsi qu'il est dit au verset 21, signifie devenir plus conscient de la Puissance
de Dieu en vous, arriver au sentiment d'unité avec l'Infini. Votre main sert à façonner, mouler,
créer, former et diriger. Elle figure la créativité de Dieu.

La mer, c'est l'esprit perturbé, turbulent, émotif, mais qui change dès que vous vous
mettez en accord avec l'Infini et expérimentez le flot de paix et d'amour qui coule en
vous. Cela s'appelle « partager les eaux » ou « séparer le bon grain de l'ivraie - le juste du
faux. Quand on est confiant et calme, sachant que Dieu agit en nous, les peurs, les doutes et
les émotions négatives s'évanouissent ainsi que le soleil disperse la brume.

Le vent d'Est dont il est fait mention au verset 21 figure la venue de Dieu en votre esprit. Le
soleil se lève à l'Est, fait naître le jour et le régit. Du point de vue symbolique, cela figure la
résurrection ou l'avènement de Dieu en votre esprit ainsi que les merveilles qui vous attendent
une fois faite cette découverte ou prise de conscience. Le vent d'Est symbolise par conséquent
l'esprit victorieux de celui ayant placé sur le trône de son esprit le concept divin du triomphe.

Laissez le vent d'Est vous porter dès aujourd'hui

Quand le vent d'Est se lève en nous, l'Esprit de Dieu nous anime, nous poussant en avant, vers
en haut et vers Dieu. Les enfants d'Israël qui avancent sur la terre ferme figurent les idées, les
rêves et les aspirations qui se subjectivisent dès qu'on en sent la réalité et qui sont ensuite
projetés sur l'écran de l'espace (la terre ferme).

Au verset 23, il est dit que les Egyptiens poursuivent les enfants d'Israël. L'Egypte, dans la
Bible, c'est la peur, le doute et les limitations en tous genres - la croyance selon laquelle ce
sont les circonstances extérieures qui vous régissent. Les Egyptiens détestaient un certain
pasteur : celui qui réfléchissait selon le mode Divin. Autrement dit, si vous êtes un bon
pasteur, les « Egyptiens » vous haïssent, parce qu'alors vos pensées spirituelles menacent
d'anéantir et de conquérir vos pensées négatives.

Quand on prie - croit en l'Omnipotence de Dieu - souvent des pensées négatives font irruption
dans l'esprit. L'on se dit par exemple : « cela est impossible à réaliser » ou « je n'en ai pas la
capacité», etc. Voyez combien ces pensées négatives sont redoutables. Ainsi, quand vous
priez pour une personne aimée, le diagnostic d'un médecin ou d'une infirmière - ou bien un
voisin bien intentionné - vient vous dissuader de croire au pouvoir de guérison miraculeux de
l'Infinie Présence en vous. Voilà le défi qui se pose à votre esprit, la lutte qui sévit en lui.

De connaître la loi de l'esprit fait de vous un joueur détendu, parce qu'en votre for intérieur
vous savez que la Vérité est. « Et tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous
le recevrez » (Matthieu XXI, 22). Celui qui pense scientifiquement sait que l'erreur ne peut
triompher, son seul pouvoir venant des croyances et opinions fausses. Il vous faut entretenir
une conscience de paix et de victoire face à tous les défis d'ordre négatif. Le chant de Moïse
est un chant de triomphe et de victoire, basé sur notre conviction subjective. Il imbibe notre
intellect de sagesse et devient une lumière sur notre sentier, nous révélant ainsi le plan parfait
et le chemin à emprunter.

***

Car la puissance est tienne

« ... Il n'est de pouvoir que de Dieu, et ceux qui existent sont institués par Dieu » (Romains
XIII, 1). Affirmez sans relâche qu'il n'existe de pouvoir autre que Divin, autre que celui de
l'Esprit Vivant et Tout-Puissant en vous. Une fois ancrée dans l’esprit, cette vérité puissante
sera utilisable, elle sera une aide toujours présente, un réconfort et un moyen de protection.
« Tu n'auras pas d'autres dieux en face de moi » (Exode XX, 3).

Ce Dieu que des millions d'hommes par le monde invoquent et implorent est le Moi Profond,
la Présence Divine en vous. Bien des dogmatistes essaient d'effrayer les gens en voulant leur
faire croire que Dieu est un être tyrannique vivant quelque part dans les cieux - un Dieu de
vengeance, un mystérieux étranger. Un poète parle de Dieu en ces termes : « Il vous est plus
intime que le souffle, plus près de vous que mains et que pieds. »

D'un point de vue absolutiste, l'on ne peut connaître Dieu, rien dans l'absolu n'étant
connaissable. Mais il est nombre de choses qu'on peut apprendre, ainsi que la pensée est
matière ; que ce qu'on sent on l'attire et que ce qu'on imagine on le devient. Nos pensées sont
créatrices et tout ce que nous imprimons dans le subconscient trouve son expression. Les
pouvoirs et l'intelligence de l'Infini en nous étant sans limites, nous pouvons puiser sans cesse
dans nos réservoirs internes sagesse et pouvoirs. Job dit : « Il... suspend la terre sur le
néant » (Job XXVI)

La pensée est la seule puissance créatrice que nous connaissions. D'ailleurs scientifiquement
et spirituellement il est démontré qu'il ne peut exister qu'une seule puissance créatrice. S'il en
existait deux, l'une annulerait l'autre, et le chaos régnerait partout. Les scientifiques savent que
nous vivons dans un univers où règne l'ordre mathématique. Et cela explique pourquoi tout y
est ordre, dessein et but. L'existence de deux Infinis est inconcevable. L'Infini est sans
commencement et sans fin. D'ailleurs, la Bible nous le dit : « Ecoute Israël ! Yahvé, notre
Dieu, est le seul Yahvé » (Deutéronome VI, 4).

La mer Rouge que nous traversons tous figure les défis, les difficultés et les problèmes, les
maladies et les moqueries que nous surmontons quand, faisant appel à l'Infinie Présence et
Puissance, elle nous répond en nous donnant harmonie, paix, amour et joie de la prière
exaucée. Nous traversons la mer Rouge qui a pour nom peur, dogmes, traditions, ignorance et
superstition, et découvrons la joie du Seigneur, notre force.

« Je conduirai les aveugles par un chemin qu'ils ne connaissent pas, par des sentiers
qu'ils ne connaissent pas je les ferai marcher ; je changerai devant eux les ténèbres en
lumière et les endroits raboteux en plaines, Telles sont les choses que je ferai, je n'y
manquerai pas » (Isaïe XIII, 16).

Les aveugles de la Bible sont ceux qui ignorent que Dieu habite en eux, qu'Il marche et parle
en eux, qu'Il est le Principe même qui leur donne la Vie.

Le père intérieur

Quand l'homme s'éveille à la Lumière, il découvre que ce Père, ce Créateur de toute


expérience, circonstance et chose est en fait sa propre conscience ou Esprit. Il reste
l'Innommable Un ou l'Informe jusqu'au jour où on lui donne un nom ou une forme.
L'inventeur qui a une idée lui donne forme, d'abord en l'acceptant puis en rhabillant d'une
forme qui soit utilisable par les autres. Il a donné une forme à - exprimé - ce qui de tout temps
était présent dans l'Esprit de l'Infini.

De même, Dieu devient homme en imaginant, en croyant qu'Il est homme. Le Sans-Forme - le
Sans-Nom - revêt la forme d'homme. Dieu, en devenant homme, se fixe des limites à Lui-
même. Il crée un être à partir de Lui-même, un être pouvant Lui retourner de la joie. L'homme
est sur terre pour Glorifier Dieu et Le trouver bon à jamais.

Le cheval et le cavalier

« …Chantez pour Yahvé, car il a déployé sa grandeur : cheval et cavalier, il les a jetés
à la mer » (Exode XV. 2 1). Il vous est sûrement souvent arrivé de voir des chevaux avec des
cavaliers sur des pistes, des sentiers de montagne ou dans la campagne. Vous les avez aussi
vus aux champs de courses, où les jockeys semblent être des cavaliers accomplis. Le cheval
mène son cavalier là où celui-ci désire qu'il aille. Le cheval sait d'instinct quand son maître le
monte, en ce qu'il y a absence de peur. Le maître aime son cheval et le maîtrise parfaitement.

Il nous faut aimer l'Infini de la même manière, en étant soumis, dévoué, fidèle à Sa Présence
en nous - en reconnaissant en elle la Seule Puissance. Voilà ce que c'est que d'aimer Dieu. Et,
grâce à notre amour, nous pouvons surmonter et maîtriser tout problème ou situation que nous
risquons d'avoir à affronter.

Comment puis-je aimer Dieu ?

Certains se posent cette question : Mais comment aimerais-je un Esprit Infini, une Puissance
Infinie ! Un concept si vague et si impersonnel ! Comment aimerais-je un homme ! une femme
que je ne connais pas ! L'Amour, selon la Bible, implique d'être loyal, de donner à Dieu la
première place parce qu'on comprend qu'Il est la Seule Présence et Puissance. Aimer Dieu,
c'est éprouver un respect sain et total pour la Divinité qui vous a créé, qui vous nourrit et vous
a donné en présent le monde entier.

Quand, positivement et de toutes vos forces, vous refusez d'accorder la puissance à un être, un
objet, un lieu, une condition ou une circonstance, cela signifie que vous aimez Dieu. Le
penseur scientifique ne donne aucun pouvoir au monde phénoménal ; il donne toute gloire et
tout pouvoir à l'Infini. Il place le Créateur au-dessus de Sa création. Rappelez-vous aussi que
Dieu et bien vont de pair. Quand vous fixez entièrement votre attention et votre dévotion sur
l'honnêteté, l'intégrité, la paix, l'harmonie, la patience, la bonne volonté et la justice, vous
aimez Dieu et le bien. Quand vous rayonnez d'amour et de bonne volonté, les distribuant à
chacun, cette attitude de cordialité, de bienveillance et de bien-être vous assure la réussite et le
bonheur.
Les cavaliers et les chars de Pharaon

« Les eaux revinrent et recouvrirent les chars et les cavaliers de toute l'armée de
Pharaon, qui avaient pénétré dans la mer derrière les fils d'Israël ; il n'en resta pas un
seul" (Exode XIV, 28).

Pharaon, dans la Bible, figure l’homme aux cinq sens - régi par les cinq sens - le pouvoir
terrestre et la peur. Les cavaliers et les chars, qui symbolisent les pensées et les émotions (la
peur, la rancœur, la haine, l'avidité, etc,), sont recouverts par les eaux, dispersés. Ils
disparaissent dès qu'on contemple la Présence de Dieu. En remplissant votre esprit de vérités
éternelles vous neutralisez et extirpez toute peur et pensée négative de l'inconscient, et leurs
racines mêmes sont vouées à la disparition.

Le cheval et le cavalier, tels qu'ils apparaissent dans l'Exode, figurent les émotions
destructives et négatives de l'esprit revanchard, jaloux, haineux et injuste. Ces défauts, qui
sont appelés les quatre vices, il convient de les remplacer par les quatre vertus : l'amour, la
justice, la paix et l’intégrité. Le chiffre quatre symbolise les quatre pattes de l'animal ou les
émotions dans l'homme. Le tigre est dans l'homme, la guêpe qui pique aussi, ainsi que le
renard rusé et la colombe de la paix. En fait, on retrouve dans l'homme tous les états de
conscience animaux, ainsi que tout autre état de conscience animé.

Si vous vous penchez sur la question, vous vous rendrez compte que tout état d'esprit et toute
émotion sont en vous. Des émotions négatives comme la rage réprimée, le ressentiment et
l'hostilité remontent de vos profondeurs subliminales ainsi que des vagues, transportant toutes
sortes de débris qu'elles jettent sur le rivage. Il faut se rappeler que notre sentiment dominant -
ou émotion - nous gouverne, et se demander si nous sommes rancuniers ou haineux. Si oui,
attendons-nous à une chute magistrale. En termes clairs cela signifie une abominable maladie,
un accident, ou tout autre état discordant.

Si l'émotion dominante en nous est le ressentiment, nous avons établi dans notre esprit une
sorte de tyran et, dans ce cas, ne pouvons rien faire de bon. Les émotions négatives sapent
l'enthousiasme, la vitalité, l'espoir, l'ambition et les aspirations. En leur présence, la volonté
de réussite se termine en échec. En fait, on rebrousse chemin. Le cheval (les émotions
négatives, telles que l'hostilité ou le ressentiment) nous mène là où bon lui semble. Ne
pouvant le contrôler, on est précipité à terre.

***

Comment prendre de justes décisions

Rappelez-vous cette extraordinaire vérité : « ... Dans la sérénité et la confiance est votre
force ... » (Isaïe XXX, 15). Etant troublé, vous ne pouvez prendre de décision convenable,
dans la mesure où c'est toujours votre émotion dominante qui donne le ton. Si vous êtes dans
cet état, sachez vous pardonner de nourrir des pensées négatives (des sentiments négatifs de
quelque ordre qu'ils soient). Dites-vous : « Je me pardonne de nourrir des pensées négatives et
je prends la résolution de ne pas en susciter d'autres. De même, je laisse aller tous ceux pour
qui j’éprouve du ressentiment et leur souhaite toutes les bénédictions de la vie. Quand
l'amour de Dieu emplit mon âme et que Son flot de paix me traverse, je ne peux m'irriter
contre personne, pas même contre l'homme le plus mesquin. Je ne peux haïr personne. Je les
libère et les laisse aller. Je sais que j’ai pardonné quand je peux rencontrer qui que ce soit en
esprit sans ressentir de pincement, que j’ai l'âme en paix.

Quand vous avez l'esprit en paix, vous pouvez demander au Divin qu'il vous dirige et vous
guide. Alors, une petite voix paisible vous parlera - une voix qui est vibration. C'est le silence
intérieur uni à l'âme.

Longfellow nous révèle la nature fondamentale de l'intuition - le fait d'être instruit de


l'intérieur - à travers ces lignes : « Tâchons d'établir un silence intime, un silence intérieur et
une guérison intérieure. Travaillons à ce parfait silence où les lèvres et le cœur sont au repos,
où nous ne nourrissons plus de pensées imparfaites et de vaines opinions, où Dieu seul parle
en nous, et de tout cœur nous attendons qu'Il nous dicte Sa volonté ; où dans le silence de
l'esprit nous attendons d'accomplir Sa volonté et nulle autre. »

En d'autres termes, Dieu parle le langage universel de l'amour, de la paix, de l'inspiration et de


l'illumination. Paul dit : « Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (I
Corinthiens XIV, 33).

***

Le cavalier exercé

Le cheval reconnaît le cavalier discipliné qui sait le dompter et le mener où il veut. Jeté à terre,
ce cavalier se relève aussitôt, caresse gentiment sa monture, puis se remet en selle. Il ne perd
pas un seul instant dans les gémissements et l'autocritique, à se demander par exemple :
« Mais pourquoi donc suis-je tombé ? ou « Est-ce que je manque de poigne ? » Non. Le
cavalier exercé est au-dessus de tout cela. De plus il sait que son cheval flaire les émotions
négatives et qu'en leur présence il ne saurait plus le maitriser.

Votre vrai maitre

Du point de vue psychologique, c'est votre conviction prépondérante (celle que vous avez de
vous-même) qui est le vrai maître de vos pensées, images, émotions, actions et réactions.
Votre pensée dominante (ou pensée maitresse) tient sous sa coupe les pensées et idées de
moindre importance. Demandez-vous : « Qui est mon chef ? » Que ce ne soit pas la peur. Car
sinon, vous avez mis votre esprit au service d'un chef destructeur. Le Seigneur de votre esprit
doit être un Dieu d'amour : le Seigneur Dieu, appelé aussi loi de bonté, de vérité et de beauté.

Quelles merveilles vous connaîtriez, si chaque matin avant de vous rendre à votre travail,
vous pratiquiez le calme, la détente et le retour sur vous-même, affirmant avec conviction et
enthousiasme : « Dieu - le principe de Vie en moi, l'Esprit Vivant, la Réalité que je suis - est
mon conseiller et mon guide en ce jour et en tout autre jour. L'Esprit Vivant me guide, me
dirige et met au point toutes choses. Il est mon trésorier et la Source de tous mes bienfaits. JE
SUIS inspiré et illuminé d'En Haut. Aujourd'hui et tous les jours à venir Dieu parle, pense,
agit et réagit en moi, et mes paroles sont des paroles de sagesse, de vérité et de beauté. »

A mesure que vous affirmerez ces merveilleuses vérités tranquillement, avec amour et
conviction, elles se subjectiviseront. Car, votre subconscient, de par sa nature coercitive, vous
contraindra à les expérimenter. Des millions de gens ont oublié le Seigneur Yahvé, à savoir
l'état de conscience qui bénit, guérit et inspire.

« En ce jour-là, Yahvé sauva Israël des mains des Egyptiens, et Israël vit les Egyptiens
morts sur le rivage » (Exode XIV, 30), Israël figure le prince régnant à ses côtés, autrement
dit celui qui croit en la souveraineté de l'Esprit en lui et qui est fidèle à la Puissance Unique -
qui ne reconnait de puissance que celle appelée Israël. Israël est sauvé des mains des
Egyptiens. Cela signifie que l'homme, qui connaît la loi et prie de manière scientifique en
contemplant les vérités de Dieu d'un point de vue suprême, neutralise et détruit toutes les
pensées négatives. Celles-ci étant représentées par les Egyptiens morts sur le rivage.

Quand vous donnez votre attention au Pouvoir Tout-Puissant en vous et contemplez la


solution Divine à votre problème ou difficulté - l'attention étant la clé de la vie - les
limitations disparaissent et meurent. Vous mourez au passé et vivez conformément à ce qui
est neuf.

« Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique à Yahvé ; ils dirent : Je veux
chanter pour Yahvé, car il a déployé sa grandeur : cheval et cavalier, il les a jetés à la
mer » (Exode XV, 1). C'est le chant de triomphe de votre âme, votre conviction de joie et de
paix, quand vous voyez se séparer les eaux et les états de trouble-cheval et cavalier (les
émotions négatives) jetés à la mer _ au moment où l'émotion destructive se transforme dans
l'océan du subconscient.

Vous pouvez surmonter n'importe quelle difficulté en faisant en vous le silence et en vous
demandant tranquillement : « Comment est-ce en Dieu et dans le ciel ? » La réponse tombera
sur les régions arides de votre esprit, ainsi que la rosée du ciel, et la connaissance intime et
silencieuse viendra à vous : « Tout sera ravissement, harmonie, paix, joie, abondance,
intelligence infinie, sagesse illimitée, amour illimité et beauté inexprimable. » Voilà de quelle
nature sont les qualités Divines contenues dans les profondeurs de votre subconscient.

De quelque nature que soit votre prière, comprenez que Dieu a mis en vous le désir ; sentez sa
réalité en ce moment même, sachant qu'il est dans votre esprit. Et l'Esprit de Dieu agira en
vous. C'est ce qu'on appelle l'action divine. Si vous entretenez cette disposition d'esprit, vous
connaîtrez le chant de Moïse : la joie de la prière exaucée.

« Je lèverai mes yeux vers les collines, de là vient mon aide »

(Psaumes CXXI.)
3
Des vérités à vivre

« Rien n'est voilé qui ne sera dévoilé et rien n'est secret qui ne sera connu, C'est
pourquoi tout ce que vous avez dit dans les ténèbres, en pleine lumière sera entendu, et
ce que vous avez dit à l'oreille, dans les resserres, sera proclamé sur les terrasses .. (Luc
XII. 2-3),

Ces versets signifient que quand on sait décréter une chose dans les profondeurs de son esprit,
elle se manifeste aux yeux de tous. Bien des gens semblent penser qu'ils se réfèrent aux
péchés qui seront mis à nu ou révélés au jour du Jugement dernier, quand tous les péchés
seront inscrits sur nos fronts. En admettant même qu'il en soit ainsi, personne ne lirait ceux
des autres, chacun étant trop occupé avec les siens propres.

Ces versets se rapportent en fait aux lois d'involution et d'évolution. Cela signifie que tout
contenu mental se développe ou s'objective à tout moment de votre vie. Ils font aussi
référence à la loi d'action et de réaction, selon laquelle la peur, la colère, l'amour, la joie et la
tristesse finissent par se projeter sur l'écran spatial.

Quelqu'un m'a dit un jour : « Je souffre ici-bas mais à ma mort j’irai au paradis. » La
souffrance provenant de l'ignorance, je lui ai expliqué que l'Esprit, ou Dieu, était hors de son
atteinte. Si nous souffrons, c'est parce que nous faisons un mauvais usage des lois de l'esprit,
que nous les appliquons mal. Et notre souffrance se perpétuera jusqu'au jour où nous
apprendrons à connaître les lois de l'esprit et la voie de l'Esprit. La cause première de toute
souffrance ou misère est l'ignorance. L'ignorance est donc le péché, et la souffrance son
résultat.

Pourquoi il a trouvé la mort dans sa baignoire

Récemment. assistant à des obsèques, la veuve du défunt me dit que celui-ci avait toujours
vécu dans la peur de la noyade, peur qui apparemment remontait à son enfance. Jamais il
n'allait sur un bateau ou près de l'océan et, a-t-elle ajouté, il a fini par se noyer dans sa
baignoire. Sa peur de la noyade s'est imprimée dans son subconscient puis s'est réalisée à sa
manière. Il aurait pu la neutraliser n'importe quand, s'il n'avait pas dédaigné la prière
scientifique et refusé d'aller consulter un spécialiste.

C'est pourquoi il est dit dans la Bible qu'il n'est rien de couvert qui ne soit un jour mis à nu.
En termes simples, cela signifie que toute chose imprimée dans le subconscient viendra un
jour se projeter sur l'écran de l'espace et se réalisera par le biais d'une force, d'une fonction,
d'une expérience ou d'un événement
Après avoir tout mis en œuvre, tenez

A Chicago, durant une récente convention de la Nouvelle Pensée Universelle, j'ai eu une
longue conversation avec un médecin. Il m'a raconté que plusieurs années auparavant, il avait
usé de tous les moyens possibles pour entrer à la faculté de médecine de Yale. Il avait tiré
toutes les cordes, en vain. II avait aussi tenté d'entrer dans une autre faculté, sans plus de
résultat.

Sa mère lui cita alors ce verset de la Bible : « ... Ayant tout mis en œuvre, tenez »
(Ephésiens VI, 13), puis ajoutait : « Cela veut dire arrêter de tourner en rond. Détends-toi,
lâche prise, et ne fais plus aucun effort conscient. Tu as fait de ton mieux. Abandonne
désormais ta requête au subconscient. Laisse à l'intelligence créatrice de ton esprit profond le
soin de résoudre ton problème. »

Le conseil était judicieux. La Deuxième Guerre mondiale s'étant déclarée à ce moment-là, il a


été incorporé. Et comme il avait eu la formation adéquate, il fut envoyé à la faculté de
médecine. Sa prière s'est trouvée exaucée, mais pas de la manière qu'il pensait, car les voies
du subconscient sont imprévisibles. « Tout ce que tu dis dans l'obscurité sera entendu à la
lumière. » Cela implique qu'après avoir confié sa requête à l'obscurité - au subconscient - où
l'idée a germé, la pleine réponse lui a été fournie en temps voulu.

« C'est donc qu'est réservé un repos sabbatique pour le peuple de Dieu, car celui qui
entre dans son repos se repose lui aussi de ses œuvres, comme Dieu des siennes" (Hébreux
IV, 9- 1 0). Le repos dont il est question est votre conviction intime, l'état de relaxation et en
quelque sorte d'indifférence - qu'on pourrait appeler connaissance silencieuse et intime de
l'âme. C'est la certitude intime qui vous apprend que votre prière est exaucée. Etant dans
l'indifférence, vous ne réagissez pas. C'est le cas quand vous dormez. L'indifférence Divine
implique de savoir que votre prière ne demeurera pas stérile.

Comment elle pratiquait le sabbath

Une jeune femme comptait autant de déceptions que de rendez-vous. Les hommes qu'elle
fréquentait lui disaient être célibataires mais, au bout d'un certain temps, elle découvrait qu'ils
étaient en fait mariés, qu'ils lui avaient menti et ne faisaient que profiter d'elle. Elle en était à
son deuxième divorce.

Sur mon conseil, elle s'est mise à pratiquer cette technique : avant de s'endormir, elle
imaginait que je lui serrais la main, et lui souhaitais tout le bonheur possible à l'occasion de
son remariage. Autrement dit, elle était déjà remariée. Elle sentait très nettement l'anneau à
son doigt. Cette scène se déroulait tous les soirs, dans la passivité, tandis que le sommeil la
gagnait. Elle savait parfaitement qu'il lui fallait accepter l'idéal en esprit avant qu'un
remariage fût possible sur le plan objectif. Son idéal était un homme ayant des aspirations
spirituelles, avec lequel elle serait en parfaite harmonie. De m'entendre énoncer chaque soir
des souhaits de bonheur, imprégna peu à peu son subconscient. Elle n'attendit pas longtemps
avant de rencontrer un pasteur, avec lequel elle est maintenant parfaitement heureuse.

Prenez conscience de l'aspect subtil, efficace et sûr de cette technique toute simple.
Elle se tourmentait inutilement pour son fils

Une mère était affreusement tourmentée de voir son fils maudire Dieu et rejeter Sa réalité.
Elle avait en effet lu dans la Bible que « ... Quiconque aura blasphémé contre l'Esprit-
Saint n'obtient jamais de rémission : il est coupable d'un péché éternel» (Marc Ill, 29).

Ce passage de la Bible effraie bien des gens. Mais, en fait, la Vie, ou Dieu, pardonne toujours.
« Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux regarder le méfait … » (Habacuc
I. 13) « Car le Père ne juge personne ; tout le jugement, il l'a remis au Fils» (Jean V, 22).

Le fils figure votre esprit, car c'est selon vos pensées et conclusions que vous vous jugez.
Quand vous cessez de vous critiquer, de vous dénigrer et de vous condamner et, à la place,
remplissez votre esprit de pensées Divines, votre subconscient répond automatiquement en
conséquence, et vous oubliez tout à fait le passé.

Si, par exemple, vous avez mal utilisé ou mal appliqué les principes de la chimie ou des
mathématiques, mais qu'à partir d'aujourd'hui vous les utilisiez comme il faut, ces principes ne
vous tiendront pas rigueur. Il en est de même pour l’esprit : quand vous en faites un usage
correct, les résultats sont immédiats. Un nouveau départ conduit à une nouvelle fin. Soyez
plein d'amour, la réussite, la santé et la paix d'esprit sont au bout.

Celui qui refuse toute aide ou inspiration, ou qui se croit incurable, celui-là s'isole du Pouvoir
de Guérison Divin, car son subconscient répond à sa croyance. Ainsi, si vous décrétez que
vous connaissez toute la Vérité et qu'il ne vous reste plus rien à apprendre, plus rien ne peut
vous inciter à vouloir connaître la Vérité plus avant. Or, la Vérité est infinie. Aussi longtemps
que vous refusez le pardon et croyez être incurable ou croyez que la situation est désespérée,
votre attitude d'esprit demeure impardonnable.

La Bible parle sur le mode oriental, à savoir en langage symbolique. Il serait donc absurde de
prendre le paragraphe ci-dessus à la lettre.

Dans votre prière, faites abstraction du temps

« Et, levant les yeux, il disait : Je vois les hommes ; c'est comme des arbres et je les
aperçois marcher. Ensuite il posa de nouveau les mains sur ses yeux, et l'homme vit
clair : il fut rétabli, et il percevait tout distinctement» (Marc VIII, 24-25).

Dans la Bible, les yeux figurent la vision spirituelle, le regard jeté sur les lois de l'esprit.
L'homme est maître, en ce qu'il a la faculté de maîtriser son subconscient par la pensée. Ainsi,
en fermant les yeux, vous pouvez avoir l'impression - sentir - que vous êtes déjà dans le lieu
où vous aimeriez être. Vous actualisez le fait, en faisant se confondre ici et là-bas, futur et
présent. Par l'imagination vous mettez en scène un état. Si maintenant, connaissant cette
acuité sensorielle, vous ouvrez les yeux c'est avec surprise que vous constaterez que vous
n'êtes pas dans ce lieu. En fait, vous avez arrêté un état dans votre subconscient qui plus tard
se réalisera.

Dans la Bible il est dit : « Et levant les yeux il vit des hommes marcher comme des
arbres. » En fait, les arbres ne marchent pas. Ils sont enracinés dans le sol où ils attendent la
saison propice qui leur fera porter des fruits. L'homme, lui, n'étant pas enraciné, il crée lui-
même ses saisons. Il n'a pas besoin d'attendre de recouvrer la vue, la santé, l'amour, la paix ou
l’inspiration. Dieu est en lui - Dieu qui est intemporel et illimité. L'amour existe maintenant et
l'homme peut le demander maintenant. La paix existe maintenant et il peut prétendre à ce que
le flot de paix Divin coule en lui maintenant. La force est en lui maintenant et il peut exiger
que le Pouvoir Tout-Puissant le traverse maintenant.

De se dire : « Le jour viendra où mes yeux seront guéris » est insensé. L'Infinie Puissance
Guérissante est en vous, intemporelle et illimitée. La vision est spirituelle, éternelle et
indestructible. Dites avec conviction : « Mes yeux sont les yeux de Dieu et je vois parfaitement
bien, dès à présent. » Pourquoi vous dire : « Le jour viendra où je serai célèbre ? » Prétendez
que l'Intelligence Infinie vous guide maintenant, dans l’instant même, vous révélant vos
talents cachés et un nouveau mode d'expression. Arrêtez de toujours remettre les choses. Tout
ce que vous cherchez est déjà en vous sous forme d'idées, de pensées ou de principes ; tout ce
que vous voyez dans le monde est sorti de l'esprit humain ou de celui de Dieu. Les inventions,
les découvertes et, bien sûr, tout ce qui vous sert dans votre vie professionnelle est le produit
de l’esprit de l’homme. La Source est Unique.

Les miracles de la Prière

« Je vous le dis : De plus grand que Jean parmi ceux qui sont nés des femmes, il n'y en a
pas, pourtant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui » (Luc VII 28).

Par ce verset il faut entendre que celui qui prie avec succès et qui touche la Réalité est plus
grand que le plus grand des sages. L'on peut être un sage, au sens terrestre, et néanmoins
rester entièrement sous la dépendance des sens. L'on peut, à l'inverse, ne pas être un sage mais
savoir se mettre en contact avec l'Infini en soi et trouver la paix au sein d'un monde où tout
change..

Qui est « Notre Père » ?

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es dans les cieux ... » (Matthieu VI. 9).

Le terme Notre Père signifie que tous les hommes ont un progéniteur commun : le Principe de
Vie, et que nous sommes tous intimement liés les uns aux autres. En réalité, nous sommes
tous frères et sœurs. L'humanité, c'est l'Etre Unique sous les traits de la multiplicité. Vous
êtes fondamentalement uni à Dieu, aux hommes et aux choses. Nous sommes tous animés par
un Seul Mental, un Seul Esprit.

Quand vous priez, il est essentiel de le faire en ayant le sentiment d'être uni aux êtres et choses
du monde. La création entière a surgi de l'Unique Source. Et l'Esprit étant un et indivisible,
aucun de ses fragments ne peut être antagoniste par rapport à un autre. Quand vous dites
Notre Père, vous actualisez la grande loi d'unité : cette loi de l'un. Vous éliminez en vous
toute espèce de conflit et libérez la splendeur qui s'y trouvait emprisonnée.
Apprenez à devenir conscient

Pour observer un état, il faut d'abord en être conscient.

Devenez conscient de Dieu qui habite en vous ; prétendez que ce qui vaut pour Lui vaut
également pour vous. Vous opérerez des miracles dans votre vie.

Dieu est présent tant dans le meurtrier que dans le sage. II n'est pas plus dans l'un que dans
l'autre. Dieu est ; Il ne peut ni s'amenuiser ni croître. Quand le meurtrier aura faim et soif de
devenir un homme nouveau, il se transformera. A mesure qu'il s'imprégnera l'esprit et le cœur
des grandes vérités éternelles, qu'il les absorbera et les assimilera par son âme, il se
transformera et se renouvellera en Dieu. La loi du subconscient est coercitive : auparavant il
était contraint de faire le mal, désormais il est contraint de faire le bien.

Les miracles : résultat de la foi en Dieu

« La foi est la garantie de ce qu'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas »
(Hébreux XI, 1). « Or, sans la foi, il est impossible de plaire ; car celui qui s'avance vers
Dieu doit croire qu'il existe et qu'il se fait le rémunérateur de ceux qui le recherchent »
(Hébreux XL 6).

En juillet 1975, à la convention de la Nouvelle Pensée à Chicago, je figurais parmi les


nombreux orateurs. A l'issue d'une session de deux heures tenue avec un groupe d'étudiants,
l'un d'eux me dit que son grand-père avait été un homme des bois. Etant jeune garçon, il s'était
hissé à bord d'un navire anglais et un marin écossais l'avait ramené en Angleterre. Là, il alla à
récole et, par la suite, devint un éminent pasteur. Son exemple prouve que le fait d'avoir
évolué dans un climat spirituel et un entourage merveilleux et paisible ; d'avoir appris à
vénérer Dieu en lui, est ce qui amena une transformation en lui. Il avait la réputation d'être
cultivé, doux et aimable - d'être un géant spirituel - et pourtant à l'origine il avait été un
homme des bois. Son petit-fils qui me raconta l'histoire m'avoua aussi que l'Ecossais en
question était un homme très religieux, qu'il était convaincu qu'en adoptant le garçon celui-ci
exprimerait merveilleusement la Divinité en lui. L'Infini lui a répondu selon sa foi.

« C'est par la foi que Hénoch fut transféré pour ne pas voir la mort, et on ne le trouvait
pas, parce que Dieu l'avait transféré. Avant
 son
 transfert,
 en
 effet,
 il
 lui
 est
 rendu

témoignage
qu'il
avait
plu
à
Dieu»
(Hébreux
XI,
5).


Hénoch figure l'état d'esprit présent. Avec une nouvelle humeur ou conviction, vous
supplantez l'ancienne disposition d'esprit ou attitude mentale et de ce fait changez. Le vieil état
d'esprit disparaît. Où est l'infirme à qui vous avez rendu visite à l'hôpital ? Maintenant, il se
tient droit sur ses jambes et réussit tout ce qu'il entreprend.

Récemment, j'ai visité un foyer de vieillards et parlé à l'un d'eux. Il avait perdu l'usage de ses
jambes et son fils m'a dit : « Si vous lui parliez el lui enseigniez la prière, je suis convaincu
qu'il se lèverait el marcherait, car sa foi est grande. » La prière que je lui ai donnée est très
simple : « Dieu marche et parle à travers moi et, grâce au Pouvoir du Tout-Puissant, je
redeviens intègre. » Je lui ai également demandé de se visionner en train de franchir le seuil
de ma maison pour m'annoncer le miracle ; d'imaginer et de sentir que je le félicitais pour ce
miracle, œuvre de Dieu. Par son imagination, il devait transformer « là-bas» en « ici » et le
« futur » en « présent » ; sentir cette situation comme vraie. En d'autres termes, sur le plan
mental et émotif, il était dans mon bureau et sentait que je lui serrais la main.

Cette prière il l'a répétée maintes et maintes fois, plusieurs fois par jour, jusqu'à ce que la
scène évoquée lui soit devenue naturelle et qu'il la sente intensément. Un mois plus tard, il
arrivait chez moi et expérimentait réellement ce qu'il avait mis en scène. L'état de vieillard
impotent, il l'avait transformé en celui d'un homme sachant marcher droit dans la loi. Il était
mort à l'ancien état, et vous ne le retrouverez plus nulle part - où que vous regardiez.

Ce fut écrit par des hommes

De nouvelles versions de la Bible paraissent sans cesse, et des erreurs de traduction sont
redressées. La Bible, écrite de main d'homme, n'est pas parfaite. Il nous faut donc apprendre à
ne pas nous arrêter à son sens littéral.

La lettre, c'est l'humeur, la pensée sensation, l'expression d'une vérité profonde. Bien des gens
croient qu'il faut citer la Bible mot à mot. Comment le ferait-on ? La Bible n'a pas été écrite
en français à l'origine. De plus, la langue hébreu d'il y a cinq mille ans et celle d'aujourd'hui
diffèrent entièrement l'une de l'autre, tout comme la langue de Montaigne est bien différente
de celle de nos jours.

A notre époque, il ne vous viendrait pas à l'idée d'appeler votre fils Judas, de peur qu'il ne
devienne la risée de ses camarades d'école. De même, vous ne lui donneriez pas un nom
désuet.

Ici, nous nous occupons d'humeurs, non pas de mots. Ainsi, Jean signifie amour, Pierre foi
dans le Dieu Unique, Jacques le droit jugement (ou décision basée sur les vérités éternelles).
Le mot de péché signifie manquer le but, ne pas réaliser ses désirs. En fait, vous péchez si
vous n'arrivez pas à vivre une vie de plénitude et de bonheur. Le mot de Judas signifie
manque, limitation - nos problèmes. Nous sommes tous à l'image de Judas : issus d'un monde
sans limites, nous nous retrouvons dans un autre à trois dimensions. Notre séjour ici-bas a
pour but de nous révéler la Divinité en nous, et ce grâce aux problèmes, aux difficultés et aux
défis. Notre joie est dans la victoire.

Les traducteurs de la Bible doivent saisir les humeurs des mystiques qui l'ont écrite il y a des
milliers d'années. Ils possèdent un bout de clé, mais pas la clé entière. Ainsi, dans certaines
versions on peut lire : « La crainte de Yahvé est le commencement de la science … , »
(Proverbes 1.7), mais aussi : « Dieu est amour. » Tout cela paraît assez contradictoire.
L'épouse de qui sera-t-elle ?

« Ce jour-là, s'avancèrent vers lui des Sadducéens - ils disent qu'il n'y a pas de
résurrection - et ils l'interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a dit : - Si quelqu'un
meurt sans avoir d'enfants, son frère, en tant que beau-frère, épousera sa femme et
suscitera une descendance à son frère. Or il y avait parmi nous sept frères. Et le
premier, qui s'était marié, mourut, et comme il n'avait pas de descendance, il laissa sa
femme à son frère. Pareillement, et le second, et le troisième, jusqu'au septième. La
dernière de tous, mourut la femme. Eh bien! à la résurrection, duquel des sept sera-t-elle
la femme ? Car tous l'ont eue. Répondant, Jésus leur dit : - Vous vous égarez, faute de
connaître les Ecritures et la puissance de Dieu. A la résurrection, en effet, on ne prend ni
femme ni mari, mais on est comme des anges dans le ciel » (Matthieu XXII. 23-30).

L'homme qui vit à notre époque et qui croit à la réincarnation doit avoir des milliers de
femmes. Laquelle est vraiment sienne ? De même, il doit avoir des milliers de pères et de
mères. Quelle mère est vraiment sienne ? L'homme s'égare complètement. De croire à la
réincarnation est une consolation, une sorte de narcotique pour celui qui a connu maintes
défaites. Cette théorie plaît à sa vanité et exalte son ego.

L'homme qui est aujourd'hui misérable, si on lui suggère sous hypnose que dans le temps il
était célèbre, aimera à entendre que ses tribulations sont dues au karma et à de mauvaises
actions commises dans le passé. Dites-lui plutôt qu'en se pardonnant à lui-même, ses péchés
lui seront remis. L'homme doit cesser d'exercer l'autopunition, car Dieu ne punit personne.

J'ai abordé assez longuement le sujet de la réincarnation au dernier chapitre de Psychic


Perception (1). Je pourrais toutefois ajouter que si la version moderne de cette théorie est
aujourd'hui si populaire, c'est parce que l'homme - qui n'utilise que ses cinq sens - est
comparable aux cinq vierges folles : il n'a ni huile ni sagesse dans sa lampe. Dans l'explication
selon laquelle il revient sur terre encore et encore pour expier de précédents péchés il puise un
certain réconfort : elle lui dit ce qu'il a envie d'entendre.

(1.) Psychic perception : the Magic or Extrasensory Power, par le Dr J. Murphy.

Apparemment, il nous éclaire aussi sur bien des phénomènes qui demeurent inexpliqués.
Mais, d'accepter cette hypothèse, retarde le progrès spirituel : cela fait échec au processus
d'éveil et est une croyance destructive et superstitieuse. Mozart, Lincoln, Shakespeare et
d'innombrables autres hommes ont laissé leur empreinte dans l'histoire et les arts. Chacun
d'eux continue ainsi de vivre dans le cœur et l'esprit subjectif des hommes.

Quand mari et femme s'adonnent à l'acte créateur, ils peuvent concevoir n'importe quel état
dont ils sont capables. L'humeur dominante donnera le ton, car le subconscient ne manque
jamais d'accepter l'humeur ou sentiment dominant. S'ils s'attardent sur les qualités et attributs
de Lincoln - les admirent - et qu'i1s aimeraient donner naissance à pareil fils (il est dedans
comme dehors), un enfant naîtra qui aura ces qualités. Mais ce n'est pas Lincoln qui
reviendra : c'est la tonalité dominante au moment de la conception ou création qui aura
déterminé la nature de l'enfant. Cela relève du bon sens et ressortit à la loi de l'esprit en action.

Mais, revenons à la question posée par les Sadducéens (une secte religieuse fortement
matérialiste et sans compréhension spirituelle). Ils envisageaient le mariage au plan de l'union
physique seulement. La Bible, par contre, le place au plan mental ou spirituel. Elle le
considère du point de vue de l'homme psychologique et spirituel qui réalise quantité d'unions
d'ordre mental ou émotif, que dans ce monde on désigne par mariages.

Dans le Yi-King (2) le mot « mariage» implique aussi d'adopter une idée ou opinion - d'y
croire. Si vous croyez que les fraises vous donnent de l'urticaire, nous avons affaire à une
sorte de mariage au sens biblique, avec un résultat se traduisant dans le corps physique. De
même, si vous épousez ou embrassez l'idée qu'être assis près d'un ventilateur vous donne un
torticolis, ce mariage portera son fruit, à savoir un torticolis. Voyez la quantité innombrable
de mariages que les hommes font en acceptant et embrassant toutes sortes de croyances
erronées, d'opinions ou de superstitions.

(2.) Secret of the I Ching, par J. Murphy.

Paul disait : « ... Chaque jour je meurs » (I Corinthiens X V. 31), Il vous faut mourir à ce
que vous êtes actuellement, afin de pouvoir naître à ce que vous désirez être. Vous êtes au ciel
dès à présent - le ciel n'est pas un lieu où vous irez après la mort. Vous vivez, avez déjà votre
être dans l'Esprit Infini qui jamais ne naît ni ne meurt. Il vous est possible de mourir à la peur
pour vivre dans la foi en Dieu et en toutes choses bonnes ; de mourir à la pauvreté et de vivre
dans l'omniprésente abondance de Dieu. Il vous est possible de mourir aux superstitions et
d'embrasser la sagesse de Dieu, de connaître ainsi une nouvelle naissance : une régénération
par l'esprit où la sagesse de Dieu imprègne votre intellect, et où vous pensez, parlez et agissez
selon le point de vue de l'Infinie Présence et Puissance au lieu d'une structure surimposée par
l'ignorance, la peur et la superstition, appelées les trois bandits.

Il y a quelques mois, je donnais des conseils à un alcoolique qui avait perdu famille, situation
et prestige. Il vivait dans un état d'irresponsabilité complète et d'auto condamnation. Il décida
de mourir à cette situation pour aller au ciel, autrement dit de connaître l'harmonie, la paix, la
santé et l'accomplissement.

Chaque soir, il affirmait : « La paix et la sobriété, je les connais déjà. Le Pouvoir Tout-
Puissant me traverse, me donnant liberté, paix, harmonie et forces. J'ai pris une décision et je
sais que le Pouvoir de Dieu me soutient. » Au bout d'une semaine, il se trouva entièrement
affranchi de son habitude. Il devint un autre homme : il revint vers sa femme et ses enfants et
se mit à suivre avec persévérance des cours du soir de gestion.

Son application et son zèle furent rétribués. Maintenant il dirige sa propre affaire, avec succès.
Psychologiquement parlant, il est mort à l'homme malade et faible, à l'homme inconstant qui
ne cessait de gémir et de se lamenter. Né au succès et à l'accomplissement, il est effectivement
allé au ciel : celui de la paix et de l'harmonie.

Le sens profond de la Bible est signifiant : « ... La lettre tue, mais l'esprit fait revivre» (II
Corinthiens III, 6).
4
Le diable de l'esprit

« Et le diable lui dit : - Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain.
Et Jésus lui répondit : - Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vit l'homme» (Luc
IV, 3-4).

L'on peut envisager ces deux versets du point de vue de votre réponse au tentateur. Si le
Pouvoir Divin opère pleinement en vous, il n'y a pas de problème : vous vous jetterez en bas
de la montagne sans dommage. Mais, si le diable vous dit « Je me demande comment vous
allez faire pour guérir l'infirme, l'aveugle, l'homme ravagé par un cancer, et que vous lui
répondiez : « Il faut d'abord que je me le prouve à moi-même », vous essayez de projeter un
état d'esprit qui n'est pas vôtre. Vous entretenez une humeur de doute et, en même temps,
voudriez exprimer la foi ou la conviction. Vous tentez l’Infini. Vous passez à côté de la loi de
l'esprit qui, comme vous le savez, implique que ce qui est imprimé dans le subconscient
produit son semblable.

« Et le diable l'emmenant plus haut, il lui montra un instant tous les royaumes du monde,
et lui dit : - Je te donnerai, à toi, tout ce pouvoir ... si tu te prosternes devant moi, elle
sera toute à toi» (Luc IV, 5-7).

Le diable, ou Satan, figure la déviation par rapport à la vérité, ou le jugement selon les
apparences. Supposons que vous deviez rendre visite à un ami qui est à l'hôpital et qui souffre
d'une affreuse maladie. Si vous avez la hantise de l'attraper, c'est le diable qui, sous forme de
pensée négative, essaie de vous éloigner de l'idée de totalité, de beauté et de perfection.
L'Esprit en vous est toujours parfait, et votre pensée devrait se tourner à jamais vers la
Présence de Dieu, immaculée et sans tache qui est en vous.

L'homme a un penchant pour la puissance et, dès qu'il l'obtient, l'idée lui prend qu'il a le droit
Divin des Rois, en sorte qu'il en oublie la vraie Source. « Alors Jésus lui dit : Va-t-en, Satan,
car il est écrit : C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à lui seul tu rendras un
culte » (Matthieu IV, 10). Il vous faut être soumis, fidèle et dévoué à l'Esprit en vous, corps et
âme - à l'Esprit qui est la Source de toute bénédiction, votre sécurité et votre protection.

Il exerça le pouvoir avec discernement

Le président Lincoln faisait un usage judicieux des pouvoirs que lui donnait sa charge.
Presque toute sa vie on le calomnia. Nombre d'hommes ayant des postes élevés firent tout ce
qui était en leur pouvoir pour ternir sa réputation. Bien des gens, qui ont pouvoir et prestige,
en font un mauvais usage. Ils s'imaginent que le pouvoir leur a été confié pour leur valeur
personnelle et qu'ils sont infaillibles.
De plus, ils ne souffrent aucune ingérence. Ils oublient que le vrai pouvoir est d'ordre
intérieur ; que l'homme n'est grand que s'il s'ajuste à l'Infini et devient un canal pour la
lumière, la sagesse et le pouvoir de l'Un Infini. L'homme avisé, à l'image de Lincoln, se réfère
au Dieu en lui, afin qu'Il le guide et le dirige - il ne fait pas montre de son pouvoir. Au
contraire, il est humble, bon et vénère profondément la Divinité qui fait et défait nos vies.

Qui est le maître ?

Chacun de vous connaît ce type d'homme qui, à l'occasion d'une promotion, dit : « Je ferai
comprendre à tous qui est le maitre. » Un tel homme se sent très en insécurité et peu
compétent pour son travail. II s'efforce donc de combler son manque intérieur en étalant de
manière ostentatoire son pouvoir - et cela le trahit.

L'origine et le sens du mot « diable »

Les religions organisées ont toujours expliqué la présence du mal dans le monde par
l'existence du diable. La Bible nous donne là-dessus une réponse sans ambiguïté ; « Je forme
la lumière et je crée les ténèbres ; je produis le bonheur et je crée le malheur ; moi,
Yahvé, je fais tout cela » (Isaïe XLV, 7),

Reviennent alors ces mots étranges ; Et le Seigneur (la loi de son subconscient) a durci le
cœur de Pharaon. Celui-ci, par son hostilité et sa haine, a durci son propre cœur. Son
subconscient a obéi à son attitude mentale. Tout cela est on ne peut plus simple, il suffit de le
comprendre. II n'y a qu'une Puissance. « Ecoute, Israël ! Yahvé, notre Dieu, est le seul
Yahvé » (Deutéronome VI, 4). Ni deux, ni trois, ni davantage - une seule.

Quand, étant dans l'ignorance, la stupidité, la négativité ou la malveillance, on utilise l'Unique


Pouvoir, les gens appellent cela le diable, Satan, la détresse, la souffrance, le manque ou les
limitations. Quand on utilise l'Unique Pouvoir de manière constructive, harmonieuse et
avisée, on appelle cela Dieu, Allah, Brahma, la santé, le bonheur, la paix et la prospérité.

Toutes les puissances naturelles sont utilisables de deux manières. Ainsi, l'électricité peut
servir à cuire un œuf ou à électrocuter quelqu'un. L'eau peut étancher la soif d'un enfant ou
servir à le noyer. Le vent qui pousse un bateau vers les rochers peut aussi l'amener à bon port.
Les forces naturelles ne sont pas nuisibles en elles-mêmes ; elles le deviennent par l'usage.

Le mot « diable » signifie qui a son origine dans le mal, ou est dans un état d'esprit de mal
comme la haine, la jalousie, l'hostilité, le ressentiment, le mauvais vouloir, la vengeance, etc.
II n'est pas l'Esprit du mal. Les diables sont les attitudes mentales qui tourmentent l'homme et
celui des théologiens est une invention de l'église.
Dieu inversé

Du temps des anciens Hébreux, les mystiques enseignaient que le diable était Dieu aussi, mais
inversé ; il traduit le concept de Divine Présence tel que vu par l'homme, à savoir dénaturé,
falsifié, morbide. L'homme crée Dieu à son image et selon sa ressemblance ; sur Lui qui est
tout amour il projette ses haines, ses jalousies, ses limitations, ses préjugés et ses négligences.

Il n'existe qu'une Puissance

Du point de vue scientifique et spirituel, il ne peut y avoir qu'une puissance. Car, en existerait-
il deux, l'une annulerait l'autre, et le monde serait dépourvu d'ordre, de but, de symétrie et de
proportions. On n'y trouverait que chocs et chaos. Or, nous vivons dans un cosmos, non pas
dans un chaos. Si vous inversez le mot anglais « evil » (maI), cela donne « live »(vie),
autrement dit une vie vécue à l'envers. Le mal va à contre-courant de la vie, dont le flot jamais
ne cesse d'avancer et de couler dans l'harmonie, la paix, le bonheur et le rythme.

Arrêtez de vivre à l'envers. Avancez avec l'immense flot de vie, dont la tendance et la volonté
sont à jamais de développer la vie, l'amour, la vérité, la beauté et l'abondance. Toute chose,
tout processus, toute activité jaillissent d'une Source Unique. Il s'ensuit qu'il ne peut y avoir de
mal dans l'Absolu. Le mal découle d'une mauvaise application ou interprétation, d'un manque
de compréhension de la nature de l'Unique Puissance. Il est consécutif à notre ignorance et à
notre état de conscience fragmentaire qui nous font voir les choses à une mauvaise lumière.
Ce qu'on qualifie de mal dans l'homme cesse de l'être chez l'animal qui, lui, suit ses instincts
naturels.

Vous êtes en ce monde pour découvrir qui vous êtes

Vous êtes des êtres capables de choisir et de vouloir. Votre passage en ce monde a pour but de
vous faire comprendre qui vous êtes et de découvrir la Divinité en vous. Les problèmes, les
défis, les difficultés sont là pour aiguiser vos outils mental et spirituel et vous faire avancer
spirituellement. Dieu s'est fait homme pour la joie de se découvrir Lui-même. Vous êtes cet
homme, et, par suite, êtes capable de reproduire en vous les qualités, les attributs et les
pouvoirs de Dieu. « J'avais dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous »
(Psaumes LXXXIl.6).

La vérité toute simple

Le mot grec pour désigner le mal est diabolos - celui qui jette des obstacles en travers. Les
obstacles, les difficultés dont il s'agit sont les tremplins au triomphe et à l'accomplissement.
La joie est dans la victoire. Le progrès humain vient de ceux qui parviennent à surmonter
leurs obstacles. Au temps des Hébreux anciens, les mystiques parlaient du diable en termes
d'allégresse et de rire. Car, ce qu'il y a d' « amusant » à propos de ce prétendu diable (qui n'a
jamais existé et dont on ne doit l'invention qu'à l'Eglise) c'est que, pour des millions de gens,
il arrive au premier plan de leurs préoccupations et qu'ils lui accordent ainsi plus d'attention
qu'à Dieu.

Il disait vouloir éviter l'enfer

Au cours d'un entretien avec un alcoolique, celui-ci me confia : « Si je vais à l'église, ce n’est
pas pour aller au ciel, mais pour échapper à l'enfer. » On lui avait dit que l'homme créait son
propre enfer (par la douleur et la souffrance) et son propre ciel (par la paix d'esprit). Je lui
répondis que Bernard Shaw a étonnamment bien illustré les superstitions bizarres dans
l'Homme et le Surhomme quand, se voyant en enfer, Donna Ann s'écrie : « Comment, je serais
en enfer ? Moi, une fidèle de l'Eglise qui ai jeûné quand il convenait et me suis refusé tout
plaisir ? Et dire que j'eusse pu avoir un si bon temps ! Ah ' il y a sûrement erreur »

Ce que le diable signifie aussi

Le diable est aussi le calomniateur, le menteur - celui qui dit des mensonges sur Dieu. Un des
mots hébreux servant à désigner le diable est Ayin : l'œil. L'œil trahit le fait, parce que
s'occupant d'apparences seulement (lesquelles sont souvent trompeuses). Ainsi l'on entend
dire : « le soleil se lève » ou « le soleil décline » ou « la terre est plate » ou « le soleil tourne
autour de la terre », affirmations qui sont toutes parfaitement fausses.

Nous ne voyons rien selon la réalité. Nos yeux ne savent voir que trois dimensions. Aux yeux
du clairvoyant, les choses sont différentes. Ayant la vision spirituelle ou l'illumination
mystique, à la vue d'un arbre vous distinguez des ondes de lumière. Vous voyez sur-le-champ
un monde de densités, de fréquences et d'intensités. C'est la raison pour laquelle, les Hébreux
disent que l'œil (Ayin) a la faculté de se réjouir.

La vérité dévoilée selon la symbolique ancienne

Il y a quelques années, au cours d'un séminaire, j'ai reproduit au tableau le symbole du diable,
tel que conçu par les anciens mystiques hébreux. Il s'agit d'une créature parfaitement
imaginaire - le produit de l'ignorance et de l'imagination déformée de l'homme primitif. Ce
diable avait des cornes de chèvre, une tête d'homme mais des oreilles d'âne, des ailes de
chauve-souris, un buste d'homme, le bassin d'un animal et des jambes humaines bien que se
terminant en griffes.

Si vous possédez les tarots conçus par Pamela Colman Smith d'après les instructions de
Arthur Edward Waite (publiés par University Books, New Hyde Park, New York) et que vous
regardiez la carte marquée « diable » vous la trouverez amusante et édifiante.

Les ailes de chauve-souris figurent l'obscurité et l'ignorance grossière.

Les cornes, qui sont celles d'une chèvre et suggèrent l'absence d'épine dorsale, signifient la
propension de l'homme aux tendances animales et passions non contrôlées - alors qu'elles sont
censées être domptées et sublimées au sens spirituel du mot. L'homme doit avancer droit dans
la Loi. Or, avec une épine dorsale courbe, il ne peut ni marcher droit ni se tenir le dos droit.

Les oreilles d'âne figurent l'esprit étroit et borné qui refuse de se laisser guider par l'Infinie
Présence et Puissance.

La partie humaine du corps est très grossière, ce qui indique l'absence de grâce, de beauté et
d'ordre Divin.

Le bassin, qui est celui d'un animal, figure les passions et appétits animaux, la convoitise et
l'avidité, etc. L'homme est mû par des instincts au lieu de l'être par l'impulsion spirituelle,
laquelle reste latente. S'il est sur terre, c'est donc pour éveiller le don que Dieu a placé en lui.

Les jambes humaines signifient que les passions animales gouvernent la nature humaine et
non l'inverse, comme cela devrait être.

Les terminaisons en griffes d'aigle sont un symbole subtil, qui indique le mauvais usage du
désir sexuel ainsi que les déviations et perversions sexuelles de toutes sortes.

Le pentagramme apparaissant au-dessus de la tête est inversé. L'étoile à cinq branches


symbolise l'homme tourné vers le monde spirituel. Elle s'appuie sur deux branches : le
conscient et le subconscient, tous deux en harmonie et en équilibre. Ici, elle ne repose que sur
une seule branche et signifie l'homme en rupture d'équilibre et qui se noie dans les émotions
négatives et destructives.

Le flambeau signifie qu'il ne cesse d'attiser ses passions au profit de déviations sexuelles.
L'épaule gauche de la femme manque, tandis que l'épaule gauche de l'homme est
hypertrophiée. Les épaules figurent les émotions. Or, ici elles se prêtent à des sensations
anormales et ainsi ravissent à l'homme (ou à la femme) sa vitalité, son enthousiasme et son
énergie.

L'homme et la femme ont tous deux des cornes, des sabots et une queue. Cela veut dire qu'ils
vivent l'un et l'autre conformément aux passions et appétits animaux. La queue a la forme d'un
scorpion - symbole de bestialité et de penchants sexuels anormaux. Les grappes de raisin
signifient que le subconscient exprime ce qu'on lui imprime, autrement dit, une fois dans le
subconscient, le désir donne un fruit conforme à ce qu'il était dans le conscient.

Le diable a un nombril tout comme l'homme et la femme.

Là réside la clé de toute l'histoire. Le symbolisme du nombril est subtil et profond : il signifie
que nous sommes tous d'extraction humaine.

Par cette illustration, vous comprenez sans difficulté que le diable est cet homme même qui
fait un mauvais usage de la loi. Il dirige mal sa force vitale, qui est un don divin. Aussi, n'est-
il pas étonnant que les mystiques hébreux aient vu dans le diable, Dieu inversé.
Apprenez à exalter Dieu en vous

Chaque fois que vous êtes enclin à vous critiquer, que vous vous dénigrez ou vous avilissez,
affirmez aussitôt : « J'exalte Dieu en moi. » Vous ne pouvez penser à deux choses à la fois. Si
donc vous exaltez régulièrement et systématiquement Dieu en vous, vous injectez cette idée à
votre subconscient. Après un certain temps, elle vous viendra automatiquement à l'esprit et
vous cesserez toute auto condamnation ou autocritique. Il importe toutefois que l'accent soit
mis sur la dignité et le respect de soi, car le respect de l'homme envers lui-même est son bien
le plus précieux.

Le respect n'est pas achetable

Certains croient que le respect et la dignité s'achètent, mais ils se trompent. Ainsi, Mussolini
savait bien qu'il n'avait pas la dignité d'un Hailé Sélassié. Mais cela ne l'empêcha pas de se
prendre pour un roi quand il vint à Londres. Il s'est dit : « Je suis un roi et je retournerai dans
mon pays en tant que roi et conquérant. » Mussolini eût aimé bénéficier d'un tel honneur et
prestige mais, ne le sentant pas, il lui était impossible d'y prétendre dans son esprit conscient.
Hailé Sélassié, au contraire, sentait en lui ces deux qualités. Aussi en fut-il gratifié. Mussolini
perdit son prestige et mourut dans la disgrâce. Hitler également se pavanait devant ses
généraux. Il prit le pouvoir et exigea qu'on le reconnaisse et l'honore. Cependant, jamais il ne
perdit le sentiment de son infériorité, de son inadéquation et de son insécurité.

Certains s'imaginent qu'en achetant leur entrée dans un club select, ils achètent le respect par
la même occasion. Ils se trompent, car le personnel du club accordera plus de respect au
membre qui, pouvant payer comptant ses cotisations, sait aussi nourrir l’idée de dignité et
exiger qu'on le respecte, au membre qui est conscient du Soi Divin en lui et de sa qualité de
roi.

Vivez comme une reine

Une reine n'a pas conscience de faire le mal même dans le cas où son comportement contredit
vos croyances religieuses et vos traditions. Elle ignore tout de la censure et du sentiment de
culpabilité, et vit dans une disposition d'esprit supérieure et exaltée. Une femme qui était un
adepte d'une certaine secte religieuse m'a dit un jour qu'elle avait été offusquée de voir une
reine boire, fumer et manger de la viande. Cela est, bien entendu, insensé et ridicule.

Paul dit : « Je sais et suis bien persuadé dans le Seigneur Jésus que rien n'est souillé par
soi-même ; mais si quelqu'un estime qu'une chose est souillée, pour celui-là elle est
souillée » (Romains XIV, 14). « ... J'observais, les yeux fixés vers elle, et je vis les
quadrupèdes de la terre, et les bêtes sauvages, et les reptiles, et les oiseaux du ciel.
J'entendis aussi une voix me dire : Debout ! Pierre, tue et mange. Je dis : Non, non,
Seigneur, car ce qui est souillé ou impur n'est jamais entré dans ma bouche. Une
seconde fois, une voix reprit du ciel : Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne l'appelle plus
souillé. Cela eut lieu par trois fois ... » (Actes des Apôtres XL 6-\ 0).
Les choses sont pures ou impures, selon la conception que vous en avez. Si vous décrétez que
boire un apéritif est chose nocive ou bien que cela entrave votre développement spirituel,
agissez conformément à cette croyance. Car, comme votre subconscient réagit en fonction
d'elle, boire un apéritif serait néfaste pour vous. De même, si vous avez décrété que manger
de la viande est mauvais pour votre accomplissement spirituel, cette loi est vôtre et il est bon
de lui obéir. En cas d'infraction au code que vous vous êtes établi, il s'ensuivrait un sentiment
de culpabilité et de souffrance. Il n'y a rien qui soit bon ou mauvais, si ce n'est dans la pensée.
Et la culpabilité n'a d'existence que dans le sentiment qu'on a d'être coupable.

Il se demandait pourquoi sa femme l'avait quitté

Un dimanche, après le sermon, un homme vint me parler. Il m'avoua que sa femme avait fait
sa valise et laissé un billet, disant qu'elle ne pouvait plus supporter ses vibrations négatives ni
le fait qu'il avait si peu d'estime personnelle. Au cours de la conversation, je compris que sa
femme était brillante, qu'elle possédait un doctorat et que sur le plan professionnel sa vie était
une réussite. Lui-même, qui était représentant, se débrouillait bien sur le plan pécuniaire.

La vraie raison de son fiasco conjugal était qu'il croyait n'être pas assez bien pour elle. Il
n'avait cessé de penser et de craindre qu'un jour elle trouverait un autre homme. Chaque nuit il
s'était endormi avec cette pensée et cette peur. Son subconscient lui a donc fourni une
situation selon sa demande. Jamais il ne commet d'erreurs. Il a matérialisé cette situation du
fait de son perpétuel sentiment de peur. « ... Car la frayeur qui m'effraie m'arrive et ce
que je redoute m'advient » (Job III. 25).

Sa femme, qui percevait la conception qu'il avait de lui-même, s'est rangée à cet état de
conscience. L'humeur de s’auto dénigrer et le complexe d'infériorité du mari, plus sa croyance
subconsciente à la rupture s'étaient communiqués à elle, à son insu. Or, comme elle était
ignorante des lois de l'esprit et sans préoccupations d'ordre spirituel elle a répondu en
conséquence.

Sur mon conseil il lui a téléphoné et expliqué la chose, lui disant que tout était de sa faute. A
présent, ils sont réconciliés et pratiquent tous deux la thérapie de la prière. Chaque nuit, avant
de s'endormir, il affirme à voix haute : « L'Esprit en moi s'entretient avec l'Esprit en ma
femme. Entre nous règnent harmonie, amour, paix, joie et compréhension. La Lumière de
Dieu brille sur elle et, dès que je pense à elle, j'affirme : « J'exalte Dieu en toi. » Chaque fois
que, par habitude, j'ai tendance à me déprécier ou me diminuer, j'affirme : « J'exalte Dieu en
moi. Je suis fils de Dieu, et Il m'aime et prend soin de moi. »

De même, chaque matin sa femme affirme à voix haute : « Mon mari est fils de Dieu et je
salue la Divinité en lui. Entre nous règnent harmonie, paix, amour et compréhension. Il ne
cesse de croître en sagesse, en vérité et en amour. Chaque fois que je pense à lui, j’affirme
aussitôt : Dieu l'aime et prend soin de lui. »

Comme l'amour vrai suit irrésistiblement la pente du don, chacun donne à l'autre toujours plus
de vie, d'amour, de beauté et de vérité. Leur mariage croît sans cesse en beauté et en
bénédictions. L'amour est le dissolvant universel qui libère et guérit - il est l'Esprit de Dieu,
car Dieu est amour.
5
Il vous advient selon votre foi

« ... Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » (Luc IL 49). Les
affaires de mon Père, ce sont la vie et le don magnifiés. Vous êtes sur terre pour connaître une
vie de plénitude et de bonheur et pour exprimer au mieux vos aptitudes. Autrement dit, pour
mener une vie d'abondance, pleine de joie et de beauté. Vous pouvez intensifier et accroître
vos pouvoirs. Ainsi en prétendant matin, midi et soir : « L'amour de Dieu, Sa lumière, Sa
beauté et Sa vérité s'expriment en moi en chaque instant, et de mieux en mieux. » A mesure
que cette affirmation deviendra une habitude, vous serez étonné de constater les merveilles
qu'elle suscite dans votre vie. Et le monde entier se trouvera béni du fait que vous vivez en
rayonnant l'amour Divin.

Cessez de vouloir convaincre autrui

Une jeune fille s'appliquait à vouloir convaincre tous les membres de sa famille qu'il était
nécessaire d'étudier la science de l'esprit. Ils en étaient irrités, rejetaient toutes ses affirmations
et refusaient de lire la littérature qu'elle leur proposait. Son comportement était inconvenant.
Laissez les autres tranquilles ; n'essayez pas de les contraindre à adopter votre mode de
pensée. Au lieu de vous arrêter aux différences qui existent d'une croyance à une autre,
penchez-vous sur l'unité fondamentale des religions. Une religion prend son sens dans le
rapport de l'homme à Dieu. Si elle le rend heureux et le satisfait, s'il tire du réconfort de sa
croyance, ne tentez pas de le convertir à d'autres opinions.

Comment une luthérienne fut guérie par un ministre de l'Eglise de l'Unité

Au cours d'une conversation avec un ministre de l'Unité, celle-ci me raconta qu'une jeune fille
luthérienne, gravement malade et hospitalisée, lui avait demandé de prier pour elle. Elle se
rendit au chevet de la malade et lui dit : « Mettez votre main dans la mienne et nous prierons
Jésus qu'Il vous guérisse. » Il s'ensuivit une totale guérison. Peut-être appellerez-vous cela de
la foi aveugle ? En réalité, ce fut la croyance subconsciente qui provoqua le retour à la santé.

Il n'y a qu'un Seul Pouvoir de Guérison, et celui-ci est accessible à tous. Il est dans le
subconscient de toute créature vivante. Les résultats se produisent suivant la foi de la
personne qui prie. Bien des gens croient au pouvoir guérisseur d'un Jésus ou d'un Bouddha
personnel. Et, s'ils obtiennent des résultats, il faut en chercher la cause dans leur foi. Que
l'objet de votre foi soit vrai ou illusoire, il importe peu. Les résultats auxquels vous
parviendrez seront dus à votre sincérité et non à l'objet de votre foi. Nombre de gens croient
que les amulettes, les talismans et les reliques ont le pouvoir de guérir. Eux aussi ont des
résultats.

L'approche juste

Quand une personne est malade, n'allez pas lui dire : « Votre mode de pensée est erroné et vos
croyances religieuses complètement inefficaces. » Cela ne ferait qu'empirer son état. Si elle
est consentante, enseignez-lui les merveilles du pouvoir de guérison en elle et comment
utiliser son esprit de façon constructive. N'enlevez à personne sa foi ou ses convictions
religieuses à moins que vous n'ayez mieux à lui offrir (quelque chose qu'elle puisse utiliser et
grâce à quoi elle s'épanouira, devenant plus noble et plus digne).

Voyez au-delà des symboles

Chaque religion recèle la vérité, malgré que celle-ci soit recouverte d'un épais nuage de rites,
de cérémonies, de symboles et d'interprétations en tous genres. La vérité est Une et elle a pour
nom Dieu qui jamais ne change. Malheureusement, les vérités éternelles et les principes de
vie se perdent dans les dogmes et les croyances.

Eux aussi obtiennent des résultats

Dans l'Eglise orthodoxe, les prières sont également exaucées.

Mais il est, bien sûr, infiniment préférable de connaître les lois de l'esprit et de savoir faire
usage de la prière scientifique. Il ne serait pas très aimable d'enlever aux hommes leurs
croyances, les laissant sans rien. Le jour où ils seront prêts, ils accepteront le nouvel
enseignement que j'expose ici. Il ne faut en aucun cas les y contraindre.

Elle craignait la magie noire

« Parce qu'il n'y a pas de magie en Jacob, ni de divination en Israël, au temps voulu sera
dit à Jacob et à Israël ce que fera Dieu » (Nombres XXIII, 23).

Une jeune femme qui était employée dans un bureau apprit un jour qu'une de ses collègues
pratiquait la magie noire contre elle. Je lui expliquai que ce que l'on appelle habituellement
magie noire n'est qu'inversion de la loi divine, laquelle concerne uniquement le bien. Si je
souhaite le mal à quelqu'un, c'est que moi-même suis dans un état d'esprit fondamentalement
négatif. Or, les humeurs étant créatives, j'attirerai sur moi le mal et ainsi serai puni. Le seul
pouvoir que j'aie de faire le mal à quelqu'un du fait de ma pensée négative provient de ce que
l'autre accepte ma suggestion de manière imbécile et stupide, me permettant ainsi de
l'atteindre. L'autre devient ma victime. Si, à l'inverse, il se moque de moi et de mon soi-disant
pouvoir, toutes les pensées négatives feront boomerang et ne détruiront que moi-même.

Le docteur vaudou d'Australie et/ou des jungles africaines envoie toujours à son éventuelle
proie un message l'informant que son image va être brûlée. La victime aussitôt se panique, et
la peur ainsi produite est ce qui la tue. L'homme actualise les pouvoirs de la magie noire par la
croyance. Bien que l'autre agisse contre vous de manière négative, par des imprécations et des
exécrations, vous visualisant comme mort, il ne peut, en vérité, vous tuer, dans la mesure où il
ne veut pas mourir lui-même. Pour citer un exemple, j'ai conseillé un jour à un homme
d'arrêter de vouloir la mort de sa femme (ils se haïssaient l'un l'autre). Ayant refusé de
m'écouter, il mourut peu de temps après. La femme, quant à elle, vit toujours et connaît
l'abondance.

Rappelez-vous que vivre dans la conscience de l'amour Divin vous immunise contre les
vibrations inférieures ou négatives des masses. Chacun de nous ressent les vibrations
négatives - les peurs et les angoisses collectives - mais si vous savez prier, elles n'ont de
pouvoir sur vous : vous vous secouez d'elles - devenez imperméable à leur influence. L'on ne
peut attirer ce qui nous est étranger. L'on n'expérimente que ce qui est compatible avec nos
humeurs et états de conscience.

Si vous vivez en Dieu, sachant qu'Il est souverain et suprême - qu'Il est votre maître, votre
guide et votre conseiller « ... rien ne pourra vous nuire » (Luc X, 19). « On ne commettra
ni mal ni perversité sur toute ma montagne sainte, dit Yahvé » Isaïe LXV. 25). « Tu es
pour moi un abri ; de la détresse tu me gardes, de chants de délivrance tu m'entoures »
(Psaumes XXXII). « Parce qu'il n'y a pas de magie en Jacob (celui qui sait l'existence du
Pouvoir Unique : Dieu), ni de divination en Israël (celui qui se laisse gouverner par Dieu et
qui reconnaît la souveraineté de l'Esprit) (Nombres XXIII, 23). « Car tu as Yahvé pour abri,
du Très-Haut tu as fait ton refuge. Aucun mal ne t'arrivera, aucun fléau n'approchera
de ta tente » (Psaumes XCI. 9-10).

La voie d'accès à l'expression vraie

« En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui n'entre point par la porte dans le bercail
des brebis, mais l'escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un brigand.
Celui, au contraire, qui entre par la porte est un berger des brebis » (Jean X, \-2).

JE SUIS est cette porte. Autrement dit, votre conscience est la porte d'accès à toute forme
d'expression. Cela signifie que si vous voulez voir se réaliser vos désirs et vœux, l'équivalent
doit être établi dans votre subconscient. Quand vous essayez d'accomplir à l'extérieur ce que
vous n'éprouvez pas vraiment en vous, l'échec s'ensuit. Ainsi, celui qui prétend être autre que
ce qu'il est - disons un acteur extraordinaire - se vole lui-même. Il devient le voleur dont il est
question dans les versets ci-dessus.

Il doit prétendre être un acteur extraordinaire - non seulement le sentir avec sincérité mais
jouer le rôle. Ainsi, il continuera de faire, en sorte que son subconscient le soutienne et
concrétise son désir. Le troupeau dont il est fait mention sont les états d'esprit incarnés. Le
sentiment d'être ce à quoi vous aspirez précède toujours l'état incarné qui n'est que la
manifestation de ce qui est ressenti comme subjectivement vrai.
« Quand il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce
qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Elles ne suivront pas un étranger, mais
elles le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jean X. 4-5).

Vous êtes un étranger quand vous vous contentez d'affirmer par des mots que vous êtes riche
et prospère. Car, dans ce cas, les brebis (les états merveilleux que vous souhaitez actualiser)
ne vous suivent pas. Vous ne faites que vous vanter et parader, et les brebis n'écoutent pas la
voix qui n'est pas celle de la vérité.

Soyez fermement convaincu que Dieu est votre vraie source d'approvisionnement, que Ses
richesses sont déjà dans votre vie et qu'il y a toujours un surplus Divin. Grâce à l'esprit
conscient, imprégnez le subconscient de votre conviction. Cela se fait par la répétition, la foi
dans les lois de l'esprit et une espérance joyeuse, sachant que tout ce que vous imprimerez
dans votre subconscient se réalisera. Sentez la vérité de ce que vous affirmez. Votre
subconscient acceptera votre conviction. Toutes les croyances vraies du conscient sont
acceptées par le subconscient.

De verbaliser est insuffisant. Bien des gens prétendent à la prospérité, la réussite et la


richesse, alors que la foi de leur subconscient est limitée, pauvre, voire inexistante. Conscient
et subconscient doivent être synchronisés et en accord. Dans ce cas seulement, votre prière
sera exaucée. Si vous faites appel à la raison, vous comprendrez sans mal que Dieu est la
seule Source de santé, de richesse, de paix et d'inspiration. Il n'y a qu'Une Source. Tout dans
le monde est le produit de l'esprit humain ou de l'Infini. La richesse, comme la pauvreté, est
un état d'esprit. Il vous advient dans la vie selon votre foi.

« Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne
les ont pas écoutés » (Jean X, 8). Un jour, j'ai entendu un pasteur dire devant ses fidèles que
ce verset signifie que toutes les religions ayant précédé le christianisme sont sans valeur. Cela
est parfaitement absurde et stupide, car « ... Dieu n'est point partial » (Actes des Apôtres X,
34).

Un vieil aphorisme hindou dit : « Quand vous le nommez, vous ne pouvez le trouver… Quand
vous le trouvez, vous ne pouvez le nommer. » Comment mettre une étiquette sur l'amour, la
paix, la joie, le bonheur, l'inspiration, le fait d'être guidé, le bon vouloir, la compassion, la
pitié, la bonté, l'illumination ou le rire ? Quiconque peut se mettre en contact avec la Présence
de Dieu voit sa prière exaucée. Dieu répond à toutes les prières, quelle que soit la confession
de celui qui prie. Il exauce même les prières de l'athée - de celui qui pense qu'il n'y a pas de
Dieu.

Quiconque croit à la bonté de Dieu et vit dans l'espoir joyeux de recevoir ce que la vie a de
mieux à offrir, a la foi véritable. Quiconque doute de l'amour, de la joie et des merveilles de
l'Infini et qui est sceptique quant à la réponse que donnera l'Infini à ses pensées est le véritable
athée.
Explication du verset X, 8 de l'Evangile selon Saint Jean

Ne permettez à rien de s'immiscer dans votre foi en le Pouvoir du Tout-Puissant qui agit en
votre faveur. Ainsi, si vous pensez que les conditions extérieures, les gens, les circonstances
ou les événements sont susceptibles de venir contrarier l'accomplissement de vos souhaits,
vous vous trompez grandement et vivez pareil à un criminel ou un voleur. Par cette attitude
vous ravissez à vous-même la joie de la prière exaucée. Vous vous dites que les conditions ou
les gens sont plus puissants que Dieu, ce qui est absurde. Vous considérez les gens comme
des dieux et, par-là, êtes injuste envers vous-même. Rien ne peut s'opposer à l'Omnipotence ni
déjouer Ses plans ou les vicier. Elle est Toute-Puissante et il n'existe d'autre pouvoir que le
Sien.

Les carrefours de la Vie

« ... Allez au village qui est en face de vous, et aussitôt en y pénétrant, vous trouverez
un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est assis ; déliez-le et conduisez-le » (Marc
XL 2). « Et ils s'en allèrent, et ils trouvèrent un ânon attaché, près d'une porte, dehors,
dans la rue. Et ils le délièrent » (Marc XL 4). « Et ils conduisent l'ânon à Jésus, et ils
jettent leurs manteaux sur la bête, et il s'assit dessus » (Marc XL)

Nous rencontrons des carrefours chaque jour de notre vie.

L'ânon qui s'y trouve est votre humeur - votre attitude mentale et émotive - avant de pénétrer
les profondeurs de vous-même. Il figure les états non disciplinés. Supposons que vous ayez
une voix merveilleuse et que vous vouliez l'exploiter, mais que vous n'ayez accès ni à la scène
ni aux ondes. Dans ce cas, il vous faut vous discipliner et affirmer sciemment : « Dieu qui m'a
donné cette voix saura trouver le moyen parfait qui Lui permettra de chanter d'augustes
mélodies à travers moi. » Imaginez-vous devant un micro, sur une scène, chantant avec gloire
et majesté pour un auditoire imaginaire. Sentez la vive émotion et la joie vous gagner, la
merveille de tout cela. Pratiquez fréquemment cet exercice. A mesure, vous disciplinerez
l'ânon (le désir) en sorte que votre image mentale, que souvent vous imprégnez de conscience,
finisse par tomber dans le subconscient, où elle se réalise selon l'ordre Divin.

Les carrefours figurent aussi la faculté de choisir, de partager et de sélectionner. Chaque soir
il faut veiller à ce qui entre dans vos profondeurs. Car, au moment de vous endormir,
conscient et subconscient sont liés l'un à l'autre de manière créative, et le dernier concept de
votre état de veille s'enregistre dans le subconscient. En d'autres termes, cela signifie que
votre humeur consciente précédant l'endormissement passe dans le subconscient qui la réalise,
quelle qu'elle soit. Vos réactions aux impressions de ce jour façonnent vos lendemains.
Soyez-y donc attentif, car elles sont les humeurs ou tonalités qui, une fois dans l'inconscient.
se réalisent.

Il vous est possible de maîtriser vos réactions et, de ce fait, vos humeurs. Ils amenèrent l'ânon
à Jésus. Jésus figure notamment « la raison éclairée » et « JE SUIS ». Dans l'Ancien
Testament, les noms de Jésus et de Josué ont un sens identique. Ils sont Dieu le Sauveur, la
solution à tous vos problèmes. Et, comme vous le savez, Dieu est en vous, en sorte que vous
êtes votre propre sauveur.
Jésus est aussi votre désir, dont la réalisation vous met à l'abri des situations fâcheuses.
Autrement dit, vous portez votre désir au JE SUIS, ou conscience. Et, à mesure que vous en
sentirez la réalité, vous réjouissant de ce que le Pouvoir Tout-Puissant agit en votre faveur ; à
mesure que vous entretiendrez cet état d'esprit (c'est-à-dire serez assis sur l'ânon), vous le
chevaucherez et resterez fidèle à votre désir jusqu'à votre entrée dans Jérusalem : la cité de la
paix, ou fécondation de votre subconscient. Alors, à l'image d'une graine, votre désir éclatera
et votre idéal s'actualisera. C'est ce que signifie « ... Et Jésus entra dans Jérusalem … , »

« Et, en passant le matin, ils virent le figuier desséché depuis les racines. Et, se
ressouvenant, Pierre lui dit : Rabbi, vois ; le figuier que tu as maudit est desséché »
(Marc XI. 20-21).

De rejeter globalement le manque, de refuser les limitations ou l'échec fait se dessécher la


notion même de manque.

« ... Que jamais plus désormais, de toi, personne ne mange de fruit !...» (Marc XI. 14).
Cela signifie que jamais plus l'on n'acceptera le doute ou reconnaîtra le manque. Le figuier
symbolise le manque, la souffrance et les limitations.

Le mouvement perpétuel

Le mouvement perpétuel n'est pas d'ordre mécanique. Il est celui de la conscience, du JE


SUIS. Il est éternelle Existence en soi, n'exigeant l'intervention d'aucune autre force. Il est
vélocité initiale ou vibration. En vertu de quoi, toute autre vibration est vibration de l'Un, mais
de moindre intensité - une modification de l'Unique Présence et Puissance. Prenons un
exemple : si vous fixez une chose dans votre esprit maintenant, vous en arrêtez le mouvement
- vous rattachez à votre subconscient, l'y imprimez - et elle s'objectivera. Deux choses ne
pouvant coexister à la même place et au même moment, l'état précédent meurt.

Citons un autre exemple : celui d'une femme qui essayait de vendre un immeuble d'habitation
depuis des semaines. Un soir, elle apaisa son esprit et imagina qu'elle faisait visiter
l'immeuble à un acheteur potentiel. Elle se voyait en train de lui montrer les livres de comptes
et tous les avantages de l'immeuble. De plus, elle l'entendait dire : « J'achète ». Elle
l'entendait le dire et le redire au moment ou elle s'endormait. Le lendemain matin, elle se
réveilla l'esprit paisible. Le mouvement de son esprit au sujet de la vente avait cessé. Elle
avait réussi à incarner subjectivement son désir et se sentait en paix. Elle n'éprouvait plus le
moindre désir de prier. Le même jour, un acheteur se présenta. Il visita l'immeuble et l'acheta.

Le pouvoir de la foi aveugle

Au cours d'un de mes voyages en Europe, j'ai rencontré un parent éloigné qui m'a parlé d'une
expérience très intéressante. Son père mourait d'un cancer, et il revint d'Australie pour le voir.
Quand il fut à son chevet, il lui dit : « Papa, je t'apporte une chose merveilleuse : un bout de
l'authentique croix. Elle a guéri plus d'un homme. Je ne peux pourtant pas la garder, devant
la rendre à l'évêque qui me l'a confiée afin que tu sois guéri par elle. » Il donna la relique à
son père qui, la nuit suivante, la garda sur sa poitrine. Et il s'ensuivit une complète guérison.

L'histoire était pure invention de la part du fils. Le bout de bois, qui provenait d'un arbre de
Sydney, avait simplement été déposé dans un coffret en bois. Le but poursuivi était
d'enflammer l'imagination du père, qui était très croyant. Celui-ci fut persuadé que le bout de
bois appartenait à la vraie croix. C'est là un exemple de foi ou de croyance aveugle.

« ... Va, comme tu as cru, qu'il te soit fait ! ... " (Matthieu VIII. 13). Si le père fut guéri
aussitôt, c'est grâce à sa totale acceptation du pouvoir magique de ce qu'il croyait être
l'authentique croix. Paracelse disait : « Que l'objet de foi soit ou non valable, les résultats sont
identiques. »

N'essayez pas d'enlever aux gens leurs croyances ou de leur inculquer une nouvelle
philosophie. Ils ne sont pas prêts pour cela. Leurs croyances leur tiennent lieu de béquilles et,
sans elles, ils s'écrouleraient. Elevez-les dans votre esprit et dans votre cœur ; voyez que la
Lumière Guérissante de Dieu coule en eux avec une beauté transcendante, et que l'Esprit de
Vérité leur dévoile l’entière vérité.

Le but de votre vie

Si, étant concentré sur une humeur de manque ou d'échec, vous vous endormez, vous
reproduisez ladite humeur et en récoltez les fruits. On dit que la langue anglaise est celle des
anges. L'ange est une attitude d'esprit, le messager de Dieu. Il signifie aussi la perspective que
vous poursuivez. Les anges et les attitudes d'esprit sont innombrables. Et c'est votre humeur
qui détermine si votre but - ou votre ange - est bienfaisant ou malfaisant.

Disciplinez votre esprit et contemplez des choses agréables et de bon rapport. Votre objectif
est pourvu d'une lentille. S'il est réglé comme il faut, vous voyez l'objet ou la personne avec
netteté, et pouvez faire un instantané. Il en est de même pour votre idéal : sa réalisation
demande que vous vous unissiez à lui.

Donnez un nom à tous les animaux

Dans la Bible il est dit qu'Adam a donné un nom à chaque animal (les animaux figurant les
états animés de la conscience, les émotions, les humeurs, les sentiments). L'homme agit
comme Adam, En voulant être heureux ou triste, en colère, déprimé, ou rancunier, vous
donnez un nom aux animaux. Tout fait naturel peut être envisagé comme symbole d'un fait
spirituel. Les apparences correspondent toutes à un état d'esprit. Ainsi. l'on peut dire qu'un
homme en colère est comparable à un lion ; qu'un rusé est pareil à un renard ; que celui ayant
de fermes convictions est tel un roc : qu'un homme préoccupé par les choses spirituelles est un
flambeau pour les autres. L'agneau figure l'innocence, le serpent la malveillance sournoise, les
fleurs la beauté. Dans la Bible, clarté et obscurité figurent respectivement connaissance de
Dieu et ignorance de la vérité.
Vos dispositions d'esprit changent nombre de fois en un seul jour. Si vous vous endormez,
avec un tel mélange en tête, le lendemain vous connaîtrez à coup sûr des expériences spéci-
fiques. Pour éviter cela, il convient de le neutraliser par la contemplation des vérités Divines.
L'inférieur se soumet invariablement au supérieur, et les vérités spirituelles ont les vibrations
les plus intenses. Vos humeurs naissent en fonction de vos réactions aux événements,
expériences et faits du jour.

Si une personne aimée vous dit qu'il lui est arrivé un terrible désastre et que vous compatissiez
à son sort, vous vous unissez à elle, dans la mesure où il y a identification avec les aspects
morbides et néfastes de sa situation. Et vous éprouverez forcément un sentiment de manque.
De plus, vous ne pourrez aider. L'important, ce ne sont pas les événements, mais les pensées
qu'ils vous suggèrent. Vous pouvez, soit élever la personne en pensée par la pratique de la
Présence de Dieu, soit vous enfoncer avec elle dans ses sables mouvants.

« Il envoya sa parole et les guérit … » (Psaumes CVII, 20).


6
La puissance de l'imagination

« Israël aimait Joseph plus que tous ses fils, car il était le fils de sa vieillesse, et il lui
avait fait faire une tunique à longues manches. Ses frères virent que leur père l'aimait
plus que tous ses frères, ils le prirent en haine et ils ne pouvaient lui parler
amicalement. »
« Joseph eut un songe, qu'il fit connaître à ses frères ; il leur dit : - Ecoutez, je vous prie,
ce songe que j'ai eu. Voici que nous étions à lier des gerbes au milieu des champs, et voici
que ma gerbe se leva et qu'elle se tint debout, et voici que vos gerbes l'entourèrent et se
prosternèrent devant ma gerbe. Ses frères lui dirent : - Voudrais-tu régner sur nous en
roi, ou bien nous dominer en maître ? Et ils le haïrent encore plus, à cause de ses songes
et à cause de ses paroles. »
« Il eut encore un autre songe qu'il raconta à ses frères. Il dit : - Voici que j'ai eu encore
un songe. Voici que le soleil, la lune et les onze étoiles se prosternaient devant moi. Il
raconta cela à son père et à ses frères, mais son père le réprimanda et lui dit : - Qu'est-ce
que ce songe que tu as eu ? Nous faudra-t-il, moi, ta mère et tes frères, venir nous
prosterner à terre devant toi ? » (Genèse X XX VII. 30-10).

Joseph figure la faculté primordiale de l'homme. à savoir l'imagination. Grâce à elle, nous
projetons sur l'écran de la manifestation, en substance et en forme, toute idée concevable.
Joseph est l'état d'esprit qui nous fait progresser à tous égards : spirituellement, mentalement,
intellectuellement, financièrement et professionnellement. L'imagination est notre faculté la
plus puissante et la plus féconde. Souvent on la minimise, parce que la croyant trompeuse et
illusoire.
Les frères de Joseph - les autres facultés de l'esprit raillent et méprisent Joseph - l'imagination.
Cela veut dire que les autres facultés, les cinq sens y compris, demeurent fermés à la
spiritualité et ne fonctionnent qu'au plan sensoriel. La Bible s'y réfère en ces termes : « ... et
ils le haïrent encore plus à cause de ses songes et à cause de ses paroles» (Genèse
XXXVII. 8).
« ... Israël aimait Joseph plus que tous ses fils ... » (Genèse
XXXVII. 3). Israël, c'est le prince qui exerce le pouvoir en accord avec Dieu. Autrement dit,
c'est l'homme qui reconnaît la souveraineté de l'Esprit en lui. Chez lui, l'Esprit (Dieu) guide,
dirige et contrôle toutes les activités. Il bénéficie de l'appui Divin, quoi qu'il entreprenne.
Joseph est le fils de la vieillesse. Le fils figure l'expression, ou manifestation. La vieillesse
représente la sagesse et la compréhension des lois de l'esprit et la manière dont l'Esprit Infini
agit dans l'homme. La vieillesse n'est pas forcément la somme des années, elle peut être l'aube
de la sagesse. L'imagination disciplinée, maîtrisée, guidée est le fils de votre vieillesse.
Chez les scientifiques, les artistes, les inventeurs, les architectes ou les mystiques de qualité,
l'imagination est l'instrument le plus puissant Là où l'homme ordinaire se dit : « C'est
impossible à réaliser », l'homme imaginatif prétend : « Ça l'est déjà. » Grâce à l'imagination,
vous pénétrez dans les couches profondes de la réalité et percez les secrets de la nature.
Joseph rêve - il a des songes. Autrement dit, il a des visions, des images et des idéals dans son
esprit, et il sait qu'il existe une Puissance Créatrice qui répond à ses images mentales. Les
images mentales se développent par le sentiment. On dit, à bon escient d’ailleurs, que les sens
ne sont que des modifications du sens unique qu'est le sentiment. Le sentiment est la source
de tout pouvoir. Le fait d'aimer une image mentale - d'être réjoui par elle - suscite
automatiquement la naissance du sentiment adéquat, toute idée ayant son parfum propre.
« Joseph eut un songe, qu'il fit connaître à ses frères ; et ils le haïrent encore plus »
(Genèse XXXVII, 5).
Peut-être en lisant ces lignes, nourrissez-vous en votre esprit un rêve, un idéal, un dessein ou
plan que vous aimeriez voir se réaliser. Haïr, au sens biblique, c'est rejeter, répudier
mentalement ce qui est faux. Les pensées, les sentiments, les croyances, les opinions et les
jugements sont des frères qui vous lancent des défis, qui banalisent votre rêve et vous disent :
« Il vous est impossible de le réaliser ... c'est sans espoir … n’y songez donc plus. »
Ainsi, si vous découvrez en votre esprit une querelle vous opposant à vos frères, la manière de
la résoudre est de libérer votre attention du témoignage de vos sens et de l'apparence des
choses : de penser clairement et fermement à votre but ou objectif. Ainsi occupé, vous faites
appel à la créativité de votre esprit. Et, si vous persistez dans cet état d'esprit affirmatif, vous
expérimenterez la joie de la prière exaucée.
« …Voici que nous étions à lier des gerbes au milieu des champs, et voici que ma
gerbe se leva et qu'elle se tint debout, et voici que vos gerbes l'entourèrent et se
prosternèrent devant ma gerbe » (Genèse XXXVII. 7). Cela veut dire que, quoi que vous
imaginiez et sentiez comme vrai, se concrétise. Elevez votre idéal, au point de le faire
accepter par votre esprit. Exaltez-le. Adonnez-vous y de tout cœur. Glorifiez-le. Accordez-lui
attention, amour et dévotion. A mesure que vous le ferez - sachant qu'il n'y a qu'une Seule
Puissance - les pensées de raillerie ou de mépris contre lui seront neutralisées et viendront
s'incliner devant votre esprit exalté. Autrement dit, perdant tout pouvoir, elles disparaîtront.
Votre pouvoir d'imaginer le résultat final vous permet de maîtriser les circonstances et les
conditions. Pour réaliser un désir ou une idée, formez dans votre esprit l'image de son
accomplissement. Persistez à imaginer la réalité de votre désir. Vous le contraindrez ainsi à se
réaliser. L'architecte accompli en vous projettera sur l'écran de la manifestation ce que vous
aurez imprimé dans votre esprit.
Joseph (l'imagination) est vêtu d'un manteau multicolore.
Dans la Bible, le manteau figure le vêtement de l'esprit. Il est la couverture psychologique de
celui-ci, c'est-à-dire ses états. Les habits mentaux sont vos pensées, vos croyances, vos
humeurs et espoirs.
Le manteau multicolore équivaut aussi aux multiples facettes du diamant, ou votre capacité de
donner des formes à vos idées.

Vous pouvez imaginer un ami pauvre vivant dans le luxe ; voir son visage radieux, sa
physionomie changer, un ample sourire éclairer sa face. Vous pouvez l'entendre dire ce que
vous voudriez qu'il vous dise. Vous pouvez le voir très exactement comme vous le souhaitez :
rayonnant, heureux, prospère, etc. Votre imagination est le manteau multicolore. Vous pouvez
donner forme, objectiver - n'importe quel idée ou désir. Vous pouvez imaginer l'abondance là
où il y a pénurie, la paix là où règne la discorde, la santé là où sévit la maladie, la joie là où il
y a tristesse.
« Et ses frères lui dirent : « Voudrais-tu régner sur nous en roi ... » (Genèse XXXVII. 8).
L'imagination est votre faculté primordiale. Elle prime tout autre pouvoir ou élément propre à
la conscience.
« Et il eut encore un autre songe, qu'il raconta à ses frères.
Il dit : - Voici que le soleil, la lune et les onze étoiles se prosternaient devant moi »
(Genèse XXXVII, 9). Dans la symbolique ancienne, le soleil et la lune figuraient
respectivement le conscient et le subconscient. Les onze étoiles figuraient les onze pouvoirs
autres que l'imagination. Là encore l'écrivain inspiré vous fait comprendre qu'une imagination
disciplinée prime toutes les autres facultés de l'esprit et qu'elle contrôle le fonctionnement de
l'esprit conscient et subconscient. L'imagination est votre faculté première et primordiale. Et
on peut la diriger scientifiquement.

Joseph en Egypte

Cela signifie que ce que vous avez imaginé et senti comme vrai se loge dans le subconscient
et se réalisera. Joseph en Egypte symbolise aussi la perception suprême de la Vérité. Dans ce
processus, Joseph - ou votre idéal Divin - semble mourir, tout comme meurt la graine avant de
devenir fruit ou arbre. Par contre, son « ossature » demeure. L'ossature symbolise l'appui et la
symétrie. Quand un désir se réalise, les os - schéma du nouveau désir - ressuscitent dans votre
esprit, car vous êtes censé aller de gloire en gloire. Votre voyage est à jamais une
progression : vers l'avant, vers en haut et vers Dieu.

Shakespeare usait de son imagination

Shakespeare prêtait une oreille attentive aux histoires, fables et mythes ayant cours à son
époque. Dans son imagination, il donnait aux héros de ceux-ci, cheveux, peau, muscles, os,
etc. Il les animait, leur donnait tant de vie, qu'en lisant ses pièces il nous semble nous y
retrouver.

Habillez la vérité de grâce et de beauté

Avec l'œil de l'imagination, observant un gland, vous pouvez construire une magnifique forêt
traversée de rivières et de ruisseaux ; la peupler de toutes espèces d'êtres vivants. Vous
pouvez même suspendre un arc à chaque nuage. Regardant un paysage désertique, vous
pouvez faire en sorte qu'il se réjouisse et fleurisse à la manière d'une rose. Ni le temps, ni le
travail acharné ne produisent un Milton, un Shakespeare, un Phidias ou un Beethoven. Car,
les grandes œuvres sont accomplies dans le silence, en imaginant que les choses invisibles de
l'Infini, qui existent depuis l'aube des temps, deviennent nettement visibles.

Soyez un rêveur pratique

Donnez des fondations à vos rêves. Prenez la résolution de les réaliser. Retirez votre attention
des apparences - faites abstraction d’elles. Même si vos sens nient ce pour quoi vous priez,
affirmez-en la réalité dans votre cœur. Ramenez votre esprit de son errance auprès des faux
dieux de la peur et du doute et fixez-le sur l'Omnipotence de la Présence Spirituelle en vous.
Une fois le silence et la quiétude établis dans votre esprit, arrêtez-le sur le fait qu'il n'existe
qu'Une Présence et Puissance. Reconnaissez, avec une pleine attention, l'absolue souveraineté
de la Puissance Spirituelle, sachant que cette Puissance-Dieu possède la réponse que vous
cherchez et qu'elle vous indique le chemin maintenant. Ayez foi en Elle ; croyez en Elle.
Arpentez la surface de la terre avec l'assurance que votre prière est d'ores et déjà exaucée.

Le sculpteur examine un bloc de pierre. C'est avec lui, et grâce à l'imagination Divine, qu'il
exécutera une madone, et fixera une vision de beauté et de joie pour toujours. La madone était
dans son esprit Avec son ciseau il ne faisait qu'enlever ce qui dans la pierre était étranger à
son image mentale.

Il existe une porte de sortie

Quand il fait nuit noire et que vous ne voyez pas de porte de sortie (c'est-à-dire au moment où
vous ressentez votre problème avec le plus d'acuité), laissez à votre imagination le soin de
trouver la solution. « Je lève les yeux (la faculté d'imagination) vers les montagnes, d'où
viendra mon secours » (Psaumes CX X 1. 1). Les montagnes dont il est question sont d'ordre
intérieur. Elles figurent la Présence de Dieu en vous. Au moment où vous cherchez à être
guidé et inspiré, posez vos yeux sur les étoiles de la Vérité Divine. Dites par exemple :
« L'Intelligence Infinie me guide et m’accompagne », ou : « La Sagesse Divine me donne la
réponse, et ma source d'inspiration vient d'En Haut. »

L'homme est le tabernacle

Tout homme est un tabernacle pour Dieu. Aussi bas qu'il soit tombé, l'Infinie Présence
Guérissante reste dans l'attente de le secourir. Elle est présente en chacun de nous, attendant
que nous l'appelions. Vous pouvez utiliser votre imagination dans toutes vos relations
humaines, et ce d'une manière extraordinaire.
Imaginez être dans la peau de quelqu'un d'autre. Cela vous apprendra ce qu'il convient de
faire. Imaginez cet autre exprimant tout ce que vous désirez qu'il exprime. Voyez-le être ce
qu'il devrait être, non pas ce qu'il paraît être. Peut-être est-il désagréable, sarcastique,
désabusé et hostile. Peut-être son esprit est-il hanté par des espoirs brisés ou des tragédies.
Saluez la divinité en lui ; laissez l'Esprit en vous parler à l'Esprit en lui, et prétendez qu'entre
vous existent harmonie, paix et compréhension Divines. Abandonnez-le à l'Infini, sachant que
les Vérités Divines l'habitent, attendant de naître et de se dégager. Affirmez par exemple :
« Dieu attend de naître en lui. »
Il se peut que vous allumiez le feu d'amour Divin dans le cœur de cette personne et que
l'étincelle produite grandisse jusqu'à atteindre de grandes flammes Divines.

Laissez le chef-d'œuvre s'accomplir

Grâce à son don d'imagination, Léonard de Vinci a médité sur les douze apôtres et leur
signification. Il s'est laissé aller à une profonde rêverie. Sa faculté d'imagination a puisé les
images exemplaires du Réservoir Infini en lui et, comme il était parfaitement concentré, son
œil interne s'est éclairé, et il reçut l'inspiration. De ses images divines est né le chef-d'œuvre
de la Cène.
Votre jeu de cartes est le produit de l'imagination

Bien avant que la Bible fût écrite, les sages disaient déjà : « L'homme devient selon ce qu'il
imagine et sent ».
La légende dit qu'il y a des milliers d'années, au moment où les hordes barbares pillaient et
saccageaient leur pays, les sages chinois tinrent conseil. La question était de savoir comment
ils feraient pour sauvegarder la sagesse ancienne. Maintes solutions furent proposées. Certains
étaient d'avis de déposer les parchemins dans les montagnes de l'Himalaya. D'autres
suggéraient que les textes sacrés fussent mis en sûreté dans des monastères au Tibet. D'autres
encore firent remarquer que les temples sacrés de l’Inde étaient l'endroit idéal pour leur
préservation.
Le sage de tous les sages resta silencieux durant toute la discussion. Il s'endormit même, à la
consternation de l'assemblée. Au bout d'un moment, cependant, il émergea de son sommeil et
dit : « Tao (Dieu) m'a donné la réponse. La voici : nous allons recourir aux grands peintres
de la Chine - des hommes doués d'imagination Divine - et les initier aux mystères de la
Vérité. Ils reproduiront les vérités éternelles en images. Elles seront ainsi sauvegardées à
jamais et pour les innombrables générations non encore nées. »
« Une fois qu'ils auront achevé cette œuvre d'adaptation symbolique en peignant sur des
cartes les grandes vérités, les pouvoirs, les qualités et attributs de Dieu, nous enseignerons au
monde un nouveau jeu. Les hommes, par le monde et à travers les temps, utiliseront ces
cartes comme jeu de hasard, ignorant qu'ainsi ils préservent les enseignements sacrés. »
Voilà sans doute l'origine des tarots et en conséquence, de nos jeux de cartes.
Si l'on en croit la légende, le sage de la Chine ancienne aurait ajouté : « En admettant que
tous les textes sacrés fussent anéantis, ils pourraient ressusciter n'importe quand grâce aux
enseignements symboliques et aux significations profondes des mots apparaissant sur ces
cartes. »

Vous faites sans cesse appel à votre imagination

Prenons quelques exemples tout simples : juste avant de vous marier, vous entreteniez dans
votre esprit des images vivantes et réalistes. Vous voyiez le prêtre, le ministre ou le rabbin en
imagination et l'entendiez prononcer les paroles d'union. Vous voyiez les fleurs et l'église, et
entendiez de la musique. Vous imaginiez l'anneau à votre doigt ainsi que votre lune de miel.
Tout cela était des images mentales de votre création.
De même, avant de passer vos examens, de merveilleuses scènes se jouaient dans votre
esprit : vous aviez habillé toutes vos idées relatives à la remise des diplômes. Vous imaginiez
votre professeur ou le recteur de l'université vous remettre le diplôme. Tous les étudiants
étaient en robe. Votre mère, votre père, votre ami (ou amie) vous félicitaient. Vous les sentiez
qui vous embrassaient sur la joue. La scène était réelle, enivrante et merveilleuse.
Les images vous venaient librement à l'esprit, comme sorties de nulle part, mais vous saviez
et admettiez qu'un Créateur Interne a le don de façonner toutes les formes vues en esprit, et de
leur donner vie et mouvement. Ces images vous murmuraient à l'oreille : « Nous ne vivons
que pour vous. »
Pourquoi son échec s'était répété cinq fois

Lors d'un récent entretien avec un jeune homme, celui-ci m'a avoué avoir échoué cinq fois,
parce qu'il avait entretenu inconsciemment une image d'échec. Ayant échoué une première
fois, il s'était dit : « Je suppose que je vais de nouveau échouer. » Cette expectative et sa peur
ont occasionné des échecs répétés. Il apprit que son subconscient réagissait selon la nature des
images qu'il entretenait. Qui plus est, il prenait sa peur de l'échec comme une requête, et ainsi
l'actualisait. Il s'aperçut que son subconscient le prenait à la lettre - qu'il ne plaisantait pas. Il
prit conscience qu'il n'avait ni la volonté, ni le désir, ni l'inclination de réussir.
Je lui expliquai qu'il devait se détourner de son attitude présente et se projeter mentalement
dans la situation où il entendrait son directeur lui dire et redire : « Félicitations pour votre
réussite. Notre société est fière de vous. » Il s'appliqua à pratiquer cet exercice tous les soirs,
pendant un quart d'heure, dans la détente et avant de s'endormir. Il voyait son directeur lui
serrer la main et lui dire les paroles ci-dessus. Il continua de le faire jusqu'au jour où la scène
devint naturelle et acceptable à son esprit conscient. Alors, elle tomba d'elle-même dans le
subconscient. Au bout de trois semaines on lui signifia sa promotion : il expérimenta
objectivement ce que subjectivement il avait mis en scène.

Comment la solution se présenta à lui

A son examen terminal, un étudiant en médecine se trouva confronté à une question épineuse
sur la materia medica. Il fit le silence dans son esprit, prit quelques minutes pour se détendre,
et se répéta lentement : « L 'Intelligence Infinie connait la réponse et me la révèle. » Ensuite,
il répondit aux autres questions. qui ne soulevaient aucune difficulté. Après un court moment,
la réponse à la question difficile se présenta à son esprit avec netteté. Elle lui apparut en mots
- comme dans un livre. Son esprit conscient étant détendu,, la sagesse subjective lui donna la
réponse : elle se leva clairement dans son esprit conscient et discursif.

Vos prémisses sont-elles adéquates ?

L'esprit fonctionne par syllogismes. Si vos prémisses sont adéquates, votre conclusion - ou
résultat - le sera aussi. Le subconscient ne raisonne que par déduction, en sorte que
démonstration et conclusion seront toujours dans la ligne de vos prémisses. Si vous donnez à
votre esprit les prémisses convenables, vous serez subjectivement contraint à l'action juste.
Vos mouvements et actes extérieurs constituent la réponse automatique du mouvement interne
de votre esprit. D'entendre sans cesse un associé ou un ami vous féliciter pour votre
merveilleuse décision, suscite le mouvement de l'action juste dans votre vie.

Comment Goethe usait de son imagination

En cas de difficultés ou de situations difficiles, Goethe savait utiliser son imagination


judicieusement. Ses biographes font remarquer qu'il restait des heures à converser
paisiblement en imagination. L'on sait qu'il avait pour habitude d'imaginer un de ses amis
assis devant lui qui faisait des réponses justes à ses questions. Autrement dit, quand un
problème le tourmentait, il voyait son ami lui donner la réponse juste ou appropriée, faire les
gestes qui convenaient et employer le ton qu'il fallait. Bref, il faisait en sorte que la scène fût
aussi réelle et vivante que possible.

Comment il résolvait ses problèmes financiers

Un agent de bourse, qui venait souvent à mes conférences de la salle Steinway à New York,
m'a confié, il y a maintes années déjà, la méthode qu'il employait pour résoudre ses difficultés
financières. Elle est très simple : il avait coutume de tenir des conversations imaginaires avec
un de ses amis - très riche banquier - qui le félicitait encore et encore pour ses jugements
avisés en matière d'investissements, ainsi que pour ses achats d'actions. Cette conversation
imaginaire, il la mettait en scène jusqu'au moment où elle s'ancrait dans son esprit sous forme
de croyance. En vertu de quoi, son subconscient lui répondait dans le sens d'un succès
éblouissant.
M. Nicoll, un adepte d'Ouspensky, avait coutume de dire : « Prenez garde à vos discours
intérieurs, faites en sorte qu'ils correspondent à vos buts. »
Les dialogues intérieurs de l'agent de bourse étaient certainement compatibles avec son but :
faire de bons investissements pour lui et ses clients. Il me révéla que dans les affaires son
souci majeur était de donner la prospérité grâce à des conseils avisés. Il est évident qu'il
utilisait les lois de l'esprit de manière constructive.
L'image mentale qu'on entretient se développe dans les profondeurs obscures de l'esprit. Ayez
souvent recours au cinéma mental. Prenez pour habitude de projeter fréquemment vos images
mentales sur l'écran de votre esprit. Après un temps, elles prendront des contours précis et le
film que vous avez vu avec l'œil de l'esprit se concrétisera aux yeux de tous.
7
Les joyaux spirituels de la Vérité

« Moi, je suis la vigne, vous les sarments, .. » (Jean X V, 5).

Tout ce qui vient en contact avec JE SUIS est intensifié. JE SUIS intensifie n'importe quel
état d'esprit. Ainsi, si vous vous dites :

« Je suis pauvre, solitaire, malheureux », vous intensifiez ces états d'esprit.

JE SUIS en vous - l'Etre, la Vie, la Conscience, l'Esprit Auto-engendré, etc. - est Dieu, ou
Principe de Vie. JE SUIS est comparable à l'arbre de Noël : tous les présents y sont
suspendus, Dieu étant le dispensateur et le don à la fois. Quand vous accomplissez un travail
pour quelqu'un et que celui-ci vous paye il s'acquitte d'une obligation. JE SUIS est au
contraire un don. Il ne demande ni travail ni sacrifice.

La paix règne maintenant. Le Dieu de la Paix est en vous et vous pouvez prétendre à l'y sentir
maintenant. L'amour est maintenant. Ouvrez cœur et esprit à l'influx de l'amour Divin
maintenant. Car Dieu est l'Eternel Maintenant - Le pouvoir existe maintenant, l'équilibre
aussi, ainsi que la joie. La Présence Guérissante est en vous, et vous pouvez prétendre à ce
qu'Elle vous traverse dans l'instant même. La réponse à tous vos problèmes est en vous
maintenant, car rien n'échappe à 1'lntelligence Infinie.

« ... Avant qu'ils appellent, moi je répondrai.., » (Isaïe LXV, 24)

Dieu n'est soumis ni à l'espace ni au temps. Prenez, maintenant, le bien qui est à vous.
Prétendez à tout ce qui est bon, maintenant. Pourquoi attendre des centaines d'années pour le
faire ?

L'imagination et la volonté

Si vous aviez à marcher sur des planches à un mètre du sol, vous le feriez sans l'ombre d'une
hésitation. Par contre, si vous deviez le faire sur des planches à dix mètres du sol, vous
éprouveriez sans doute un malaise car, regardant en bas, votre imagination vous ferait
remarquer le manque de fondations solides, et vous paniqueriez. L'imagination serait le
vainqueur. Si vous essayez d'obtenir une chose par coercition mentale ou en utilisant le
pouvoir de la volonté, vous faites appel à la loi d'inversion. Tout se passe comme si vous vous
disiez : « Je serai bien, fort ou en bonne santé », alors qu'en réalité vous dites : « Je suis
malade, faible ou pauvre. » « , .. Que les faibles se disent : je suis fort » (Joël III. 1 0).

Votre subconscient est comparable à un appareil d'enregistrement : il marche selon vos ordres.
« Personne n'a de plus grand amour que celui qui livre sa vie pour ses amis » (Jean XV,
13). On appelle ami celui qui vous vient en aide, qui vous fait abandonner votre vieil état
d'esprit et demande à ce que vous concentriez votre attention sur votre idéal afin de lui donner
vie. En adoptant l'humeur appropriée, en en vivant la réalité, vous mourez à l'ancien état
d'esprit.

Il faut comprendre que l'idée que vous cultivez dans votre esprit existe réellement. Elle est un
fait psychologique. Mais, la concrétiser ou la rendre tangible, la faire apparaître dans votre
monde, demande à ce que vous la sentiez - adoptiez un état d'esprit créateur - et viviez avec la
conviction qu'elle se réalisera.

Si votre attitude mentale est la suivante : « Pourquoi pas » ou « Essayons, mais je sais que
c'est impossible » ou « Peut-être une prochaine fois », les humeurs ou sentiments que vous
développez s'exprimeront fatalement par des déceptions, des frustrations, des espoirs déçus.
« ... Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles cette Ecriture » (Luc IV, 21).

Rappelez-vous que nous sommes tous entourés de deux voleurs : le passé et le futur. Rien ne
s'accomplit par l'un ou par l'autre. Beaucoup de gens restent sur d'anciens chagrins,
d'anciennes rancunes ou pertes. D'autres envisagent le futur avec peur. Ils craignent la
vieillesse, la maladie, l'insécurité et la mort. Tout le bien que vous puissiez désirer existe
maintenant. Dieu étant l'Eternel Maintenant ! Les attributs, les qualités et les pouvoirs de Dieu
sont disponibles en vous dès à présent. L'Esprit en vous n'est soumis ni au temps ni à l'espace.

Les miracles de l'esprit

Récemment, durant un de mes voyages en Irlande et en Angleterre, j'ai parlé à une de mes
nièces. Elle m'a raconté que peu de temps auparavant, alors qu'elle était à Killarney, elle avait
eu l'impression de déjà connaître ce lieu. Elle savait s'y diriger, et savait à l'avance ce que les
gens répondraient à ses questions. Bien des magasins lui étaient familiers, voire les
marchandises qui s'y vendaient.

La réponse que je lui ai faite est simple : nombre de gens ont cette même expérience quand,
pour la première fois, ils visitent une ville ou un pays. Ce phénomène n'est cependant pas dû à
une incarnation précédente. Ma nièce avait fait des plans minutieux pour son voyage, acheté
les billets d'avion et imaginé qu'elle passerait des heures extraordinaires. Le subconscient
ainsi imprégné, elle s'endormait. Or, le subconscient sait et voit tout. Son voyage, elle le fit
d'abord de manière subjective et, une fois arrivée sur place avec son esprit conscient, elle
entendit les voix basées sur des impressions préalables, que peut-être elle avait oubliées. Ces
voix étaient l'objectivation de son voyage mental.
Comment pratiquer la présence de Dieu

Ayez une foi paisible dans la Sainte Présence de Dieu qui vous conduit sur de verts pâturages
et près de cours d'eau douce. Aimez la vérité d'un amour entier, dépourvu d'anxiété et de
doute. Quelle que soit votre occupation professionnelle, dites-vous en travaillant : « Dieu est
en moi et me parle. Je me mets entièrement sous Sa direction et me fie à Sa sagesse. »
Remerciez-Le pour la journée extraordinaire qu'II vous a fait vivre. Faites comme frère
Lawrence : quand votre attention se relâche et qu'apparaissent la peur et le doute, ramenez-la
sur la contemplation de Sa Sainte Présence. Pour vivre dans la paix et la joie, apprenez à
converser régulièrement avec Dieu : de façon intime et familière, avec humilité et amour.
Laissez les miracles se produire dans votre vie.

Les suppositions deviennent des réalités

Durant une conversation que j'eus récemment avec un officier de l'armée britannique, celui-ci
me fit remarquer qu'à la fin de la Première Guerre mondiale, Adolf Hitler avait été prisonnier
et avait refusé l'idée d'une Allemagne vaincue. Il en perdit la vue pendant six semaines ou
plus. Sa cécité était d'ordre psychologique - aucune cause organique n'avait été trouvée.

Pendant ses semaines d'obscurité et de silence, il échafauda dans son esprit l'idéal du peuple
allemand, vengeant celui-ci des torts qu'il avait à subir du fait du traité de Versailles. Ses idées
s'imprimèrent dans son subconscient qui réagit en conséquence. En tant que prisonnier, il
avait pour nom Schickelgruber. Une fois libéré, il devint Hitler - c'est-à-dire un homme
différent, ayant une nouvelle conception de lui-même.

Vous pouvez utiliser votre subconscient dans le sens du bien et du mal. Supposons qu'en
imagination vous soyez éclairé et noble - à l'image de Dieu. A mesure que vous cultiverez
cette attitude d'esprit, elle se cristallisera en vous et deviendra un fait. « ... Quand une torpeur
tombe sur les mortels et qu'ils sont assoupis sur leur couche, alors il se révèle aux
mortels et par des apparitions les effraie» (Job XXXIII. 15-16). C'est souvent pendant le
sommeil que nous est révélé ce qu'il convient de faire. Supposons que vous soyez à chercher
une réponse à un problème déroutant. Dans ce cas, adressez-vous à votre esprit profond en ces
termes : « Je cherche une réponse à tel problème. » Puis, réduisez la phrase à ce seul mot
« réponse » et répétez-le lentement. Faites en sorte qu'il agisse sur vous comme une berceuse :
endormez-vous en le prononçant. La solution vous sera donnée dans la nuit par un rêve ou une
vision, ou en un éclair à votre réveil.

On dit qu'au temps des guerres napoléoniennes, le général russe Cynarsky a passé outre les
conseils de ceux qui avaient établi les cartes de stratégie, qu'il s'endormait avec ce mot
« victoire ». Il envisageait cette fin et ronflait pendant que ses hommes discutaient plans. Il
avait son propre plan, et imprégnait son subconscient de ridée de la victoire. Il ne tergiversait
pas. Cynarsky savait à coup sûr que l'esprit conscient fonctionne par induction, à savoir qu'il
raisonne à partir d'hypothèses du type 2 + 2 = 4, dont il tire ensuite les conclusions. Dans le
domaine du futur et de la probabilité, l'esprit conscient base ses découvertes sur l'évidence
factuelle et la raison. L'inconscient, pour sa part, ne fonctionne que sur le monde déductif. Il
considère les impressions reçues comme des faits : il est parfaitement impersonnel. Il accepte
ridée de la façon dont elle existe maintenant et agit en conséquence. Ainsi, pour Cynarsky, la
certitude de la victoire s'est imprégnée dans son subconscient, où elle s'est réalisée.
Le conscient est parfois appelé le père et le subconscient la mère.

« Là-dessus, je m'éveillai et j'ouvris les yeux ; et mon sommeil m'avait été agréable »
(Jérémie XXXI. 26).

Une jeune femme, possédant une voix exquise, avait essayé de chanter à la radio et à la
télévision, sans succès. Elle avait tant frappé aux portes, que l'anxiété et la tension s'étaient
emparées d'elle et agissaient comme un frein. Sur mon conseil, elle pratiqua la relaxation
physique. Les yeux fermés, elle se parla de la manière suivante : « Mes pieds sont détendus,
mes chevilles sont détendues, mes orteils sont détendus, mes mollets sont détendus, mes
muscles abdominaux sont détendus, mon cœur est détendu, mes poumons sont détendus, ma
colonne vertébrale est détendue, mon cou est détendu, mes mains sont détendues, mes bras
sont détendus, mon cerveau est détendu, mon visage est détendu. Je suis complètement
détendue et calme. »

Elle se répéta cela un soir, quatre ou cinq fois avant de s'endormir, sachant que son corps
devait lui obéir. Elle m'avoua qu'après sa pratique, elle avait éprouvé une forte envie de
dormir, se sentant entièrement détendue et sans tension aucune. Elle entendit le tic-tac de son
réveil, le bébé qui dormait, mais n'éprouva le désir ni de bouger ni de faire quoi que ce soit.
Alors, elle affirma : « Je chante à la télévision, maintenant. C'est absolument merveilleux. »
Ensuite, elle écourta sa phrase jusqu'à ce seul mot « TV », et ce mot elle le répéta encore et
encore, se laissant bercer par lui. Le lendemain matin, son impresario l'appela pour lui
annoncer qu'il avait décroché un contrat. Sa prière était exaucée. Cet exemple illustre
parfaitement la manière toute simple par laquelle on transmet une idée ou un désir au
subconscient.

Elle rêvait qu'une personne aimée était morte

Un jour, une de nos auditrices radio m'écrivit, disant qu'elle avait rêvé sept ou huit fois qu'une
personne aimée et intime était sur le point de décéder. Or, ajoutait-elle, celle-ci se porte très
bien. Je lui expliquai que son rêve ne signifiait pas forcément que la personne allait mourir ou
était déjà morte, mais que quelque chose dans sa vie (situation, qualité ou santé) était en train
de mourir ou peut-être déjà mort.

En fait, c'était l'amour pour son mari qui était mort. Elle savait qu'il avait une maîtresse et son
amour s'était changé en haine : son subconscient lui rappelait ce fait. La haine avait tué en elle
amour, paix, harmonie et joie et commençait à miner son corps au moyen de l'arthrose.

Elle parla de sa situation à son mari. et ils convinrent d'un divorce à l'amiable. A mesure
qu'elle s'éleva spirituellement, se rendant compte qu'elle était fille de l'Infini et enfant de
l'Eternité, sa haine tomba. Réalisant que son vrai moi était Dieu, elle connut l'estime de soi.
Elle priait en ces termes : « Dieu m'aime et prend soin de moi. Sa paix remplit mon âme.
L'amour de Dieu imprègne mon être tout entier, et la lumière Divine éclaire mon sentier. »
Quand elle pensait à son ex-époux, elle affirmait aussitôt : « Dieu m'aime et prend soin de
moi. »

Après un certain temps, tout résidu de haine, de rancune et de colère se dispersa dans la
lumière de l'amour Divin. Elle m'a dit : « J'ai cessé de vouloir le bénir. Je savais qu'en
saturant mon esprit et mon cœur d'amour Divin tout sentiment négatif disparaitrait. Cela a
été le cas. » Il ne restait plus une once de haine en elle. Sa haine et sa fureur subconsciente
s'étaient évanouies. Son arthrose, qui avait été le canal de sortie de ses sentiments destructifs,
était en voie de guérison. A mesure que l'amour dissolvait ce qui lui était étranger, elle
retrouva souplesse et mobilité dans ses genoux.

Ce qui est intéressant à noter, c'est qu'elle éprouva une sorte de fureur d'achever ses études de
médecine. A présent, elle est bien partie pour devenir pédiatre et, à coup sûr, sera un
merveilleux médecin.

S'il vous arrive de rêver qu'une personne détestée meurt ou est morte, cela signifie que la
condition ou chose dans votre vie en relation avec cette personne est morte ou disparue. En
guise d'exemple, je citerai cette collégienne qui rêvait que son ex-fiancé mourait. Ce rêve se
répéta plusieurs nuits consécutives, alors que le garçon en question était tout à fait bien
portant.

Le médecin diagnostiqua chez elle une tumeur aux organes génitaux. Quand elle prit
connaissance du rapport, elle me dit : « Je sais que cela est dû à de la rancune mais,
maintenant que je fréquente l'Eglise de l'Unité et pratique la Science de l'Esprit, cela
passera. » Je lui répondis qu'à ma connaissance sa tumeur était déjà résorbée et lui parlai de
la signification de son rêve. Je lui suggérai d'aller de nouveau consulter son gynécologue pour
lui demander d'autres examens. C'est ce qu'elle fit, et il lui confirma la réalité de son rêve. Son
subconscient, en des termes symboliques, lui avait appris que sa rancune et son hostilité
avaient disparu et, que, en conséquence, l'incarnation physique de ses émotions négatives
l'était aussi.

« ..., Qui nous fera voir le bonheur ? Fais lever sur nous la lumière de ta Face,
Yahvé. Tu as mis plus de joie dans mon cœur ... En paix, tout ensemble, je me couche et
je m'endors : car toi seul, Yahvé, me fais habiter en sécurité" (Psaumes IV, 6-9). « Ils ne
cessèrent de tenter Dieu et d'offenser le Saint d'Israël ; ils ne se souvinrent plus de sa
main, du jour où il les libéra de l'adversaire » (Psaumes LXXVIII, 41-42).

Gardez-vous de fixer des limites à l'Infini, car Il est Omnipotent et Omniscient. Dans ces
versets, la main figure la puissance de Dieu et les ennemis les créatures de notre esprit : la
peur, le doute, la jalousie, etc. L'amour Divin chasse n'importe quelle peur et vous libère des
limitations que vous vous imposez. Quand vous êtes en prise avec un problème ou une
difficulté, ne vous dérobez pas, mais dites-vous que si problème il y a, Dieu est là aussi. Le
problème, la maladie ou n'importe quelle autre calamité sera ainsi immédiatement maîtrisé par
la main de Dieu. Ne vous détournez pas de l'Infini Pouvoir et Présence en vous. Si vous y
faites appel, vous ne pouvez qu'être exaucé, car telle est Sa nature.

Son insatisfaction le mena à la satisfaction

Un jeune ingénieur, qui suivait un de mes cours sur le sens profond de la Bible, m'avoua un
jour que les croyances religieuses que lui avaient inculqué ses parents et les enseignants de
son église l'avaient de tout temps irrité et déprimé. Je lui expliquai que l'irritation poussait les
huîtres à faire naître des perles. La sienne le fit réfléchir sur les religions du monde et lui
donna la clé intime des paraboles, allégories et fables. A présent il étudie The Power of Your
Subconscious Mind (1) et applique les techniques qui y sont décrites.

Il est vrai que de s'irriter de croyances religieuses ou de limitations (ainsi un mariage mauvais
ou malheureux) vous amène à chercher la vérité ou la liberté. Si vous étiez suprêmement
heureux dans les domaines religieux, politique et social, vous n'iriez pas en quête de la vérité,
C'est ce qui dans votre vie ne marche pas qui vous pousse à trouver une réponse meilleure et
un chemin de sortie. Votre moi subjectif vous ouvre une nouvelle porte, et il naît une lumière
ou conscience spirituelle neuve. Quand vous revient en mémoire votre irritation ou problème,
soyez reconnaissant à son égard : louez et bénissez cette expérience.

(1.) La Puissance de votre subconscient, du Dr Joseph Murphy.

Avant qu'Abraham parût, Moi Je Suis (Jean VIII, 58)

Toute manifestation qui se projette sur l'écran de l'espace est issue de l'Invisible. Chacun de
nous est né du Vivant Esprit Tout-Puissant : avant de venir au monde, vous étiez Esprit.
Quand un homme et une femme sont unis dans l'acte sexuel, le ton ou l'humeur du moment
fait sortir de l'Esprit un enfant en harmonie avec la note plaquée. Prenez l'exemple du jeu
pianistique : quand on joue une note, toutes celles en harmonie se mettent à vibrer. Si l'on
plaque un accord parfait et que s'ajoute une note dissonante, ou bien qu'on joue une
merveilleuse composition dans laquelle tombe une note inharmonieuse, il se crée une
dissonance.

Les choses se passent d'une manière identique lors de la conception d'un enfant. Quand on est
saoul ou sous l'effet de somnifères et conçoit un enfant, celui-ci risque de naître avec des
malformations. Le clavier infini de l’Infini est en nous, et il nous est possible de produire
n'importe quel son. Si l'humeur dominante à la conception est « Je déteste entendre celte
voix » ou « Je hais de le voir », l'enfant à sa naissance, peut être sourd ou aveugle. De la
même manière, des parents pouvant capter les états d'âme d'un Mozart, sont à même
d'engendrer un enfant qui, comme Mozart, saurait jouer d'un instrument à l'âge de trois ans.

Tout être est comparable à un mouvement de l'Infini sur l'écran de l'espace. Vous gravitez
vers vos parents suivant le ton ou l'humeur prévalant à la conception. Autrement dit, vous êtes
l'Esprit Infini apparaissant comme enfant dans la maison de vos parents. Quimby qui disait :
« Vous êtes Esprit d'ores et déjà. Vous l'avez toujours été. Quand cesserez-vous de l'être ? » a
trouvé la bonne formule. Comme John Jones, l'on vous a conditionné à croire que vous êtes
homme, avez tel âge, êtes charpentier, américain, etc. En réalité, vous êtes JE SUIS (Dieu)
ayant une forme humaine, étant d'un certain âge, appartenant à telle race et exerçant telle
profession. Vous êtes l'Etre Unique apparaissant sous des formes multiples. Le père de
Mozart aurait très bien pu ne rien connaître de la musique. JE SUIS en vous est capable de
tout créer.

« Quant à ce jour et à cette Heure, personne ne les sait, ni les anges des cieux, ni le Fils ; il
n'y a que le Père seul » (Matthieu XXIV, 36). Les graines mûrissent à des époques
différentes selon leur type, Il en est de même de la semence ou impressions de votre esprit :
elles mûrissent à des époques variables (à des mois, des jours et des années différentes).
Personne ne peut le prévoir à l'avance. La raison pour laquelle une chose inattendue vous
arrive est peut-être la suivante : il y a quelques années vous aviez une affaire et votre associé a
détourné des fonds, causant votre faillite. Quand, à présent, vous y pensez et que cela vous
énerve ou vous met en colère, vous revivez le rôle passé : les racines de votre mal sont
toujours là. Vous n'avez pas oublié. La preuve qu'une blessure est fermée et que vous vous
êtes pardonné d'avoir nourri des pensées destructives vient quand, vous rappelant l'incident.
vous restez indifférent, quand tout sentiment d'offense a disparu. En revivant la scène, vous la
reproduisez dans votre esprit.

L'ancien état réapparaît sous une nouvelle forme et vous vous demandez quelle en est la
cause. Pour avoir la preuve de votre détachement, essayez sincèrement de voir l'autre
personne joyeuse, harmonieuse, heureuse et libre. Si vous ne pouvez le faire, c'est qu'il n'y a
eu ni pardon ni oubli. Il reste des mauvaises herbes à arracher. Les racines demeurent.

Les racines meurent avec l'indifférence. Si vous voulez tuer les racines du ressentiment en
vous, écoutez cette voix qui vous dit combien vous êtes merveilleux et digne, honnête et bon.
Donnez-lui une réalité. Pour l'entendre, adoptez l'état d'esprit correspondant. Cela réussit.
C'est une technique largement répandue. Une autre technique consiste à affirmer ceci : « Je
l'abandonne à l'Infini, lui souhaitant tous les bienfaits de la vie. Toutes les fois que me
viendra son souvenir, j'affirmerai aussitôt : je vous ai libéré. Dieu soit avec vous. » Le jour
viendra où l'aiguillon disparaîtra, Une fois les racines du ressentiment et de la colère
arrachées, vous retrouvez la paix d'esprit.

Elle reçut un mauvais conseil

Au cours d'une entrevue que j'eus avec une femme, celle-ci m'avoua que son conseiller lui
avait dit de donner libre cours à ses mouvements d'humeur et de rage devant son mari qu'elle
haïssait. Le déversement mutuel de venin qui s'ensuivit pollua son esprit et son corps. Je lui
fis comprendre que ce conseil était stupide et destructif. Il est insensé et imbécile de croire
que le meilleur moyen de se défaire d'une émotion destructive est de la laisser s'exprimer.

Si cela était vrai, le contraire le serait aussi. Je lui demandai en conséquence si elle pensait
que d'exprimer l'amour, la cordialité et la bienveillance la « libérerait» de l'amour ? Non, bien
sûr. Le subconscient intensifierait le sentiment d'amour et de bonne volonté. Dieu est amour,
et Son amour habite en tout être. Dispensez l'amour et le bon vouloir partout autour de vous.
Vous intensifierez et renforcerez ces qualités dans votre esprit et votre cœur.

La femme dont je parle n'a pas déraciné la haine et l'hostilité de son subconscient par
l'expression, Au contraire, son état empirait d'heure en heure. Elle et son mari vivaient dans le
mensonge, et il faut être deux pour faire aller un mariage. Une réconciliation harmonieuse ne
peut avoir lieu que sur une base spirituelle. Il existe un principe pour l'action juste, mais non
pour l'action fausse. Des pensées, une humeur et un mode d'action justes sont nécessaires pour
donner l'équilibre à l'esprit. L'amour ou l'action juste ne connaissent pas la sanction.

L'un et l'autre décidèrent de préserver leur mariage et se mirent à prier chaque soir. Un soir
elle lisait le 23e psaume, le soir suivant lui lisait le 91e. Ils prirent chacun la décision d'exalter
Dieu en l'autre. Quand elle était sur le point d'exploser, lui annulait aussitôt ses pensées
négatives, disant : « Dieu l'aime et en prend soin. J'exalte Dieu en elle. » La répétition de
cette prière devint pour eux une habitude. Elle adopta la même technique : « Dieu l'aime et
prend soin de lui. J'exalte Dieu en lui ». Leur mariage est de jour en jour plus sanctifié.
8
La mémoire subconsciente

La mémoire de toute chose

« Et comme s'écoulait le jour de la Pentecôte, ils étaient tous réunis ensemble. Et tout à
coup vint du ciel un bruit comme d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison
où ils étaient assis. Et ils virent apparaître des langues comme de feu, qui se
partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Et tous furent remplis d'Esprit Saint,
et ils se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait de
prononcer » (Actes des Apôtres II, 1-4),

Le « Jour de la Pentecôte » était chez les israélites la grande fête de la moisson. Cependant, la
signification profonde de ce jour est que, en méditant sur ces éternelles vérités, en leur
donnant votre attention, vous les laissez s'exprimer. Elles deviennent, dès lors, des vérités
vivantes, au lieu de rester des concepts théoriques de l'esprit conscient. Autrement dit, vous
cueillez les fruits des vérités spirituelles sur lesquelles vous méditez ; vous accédez à la
lumière ou raison éclairée ou, pour reprendre le terme biblique, à la terre promise. Quand
vous exprimez l'harmonie, la santé, la paix, la joie et l'abondance, vous vivez en terre promise.

Vous rassemblez pensées, sentiments et images mentales, pour ne vous concentrer que sur
l'Esprit Vivant qui habite en vous. En d'autres mots, vous vous intériorisez pour contempler
Dieu en tant qu'amour illimité, intelligence infinie, harmonie parfaite, omnipotence et
omniscience. Vos pensées et idées ne forment plus qu'un seul corps : elles sont réunies
ensemble en Dieu, votre éternelle demeure.

« Ils étaient tous réunis ensemble ». Cette phrase figure les facultés et les activités de l'esprit
qui, dans l'attention parfaitement concentrée, exaltent et louent l'Esprit Infini en vous.

Le violent coup de vent descendu du ciel figure le mouvement de l'Esprit quand il vous
traverse, et le bruit descendu du ciel la joie de la prière exaucée.

Lorsque vous avez pour habitude de prier et de communier avec l'Infini, vous éprouvez la joie
de vivre, don de l'Esprit qui vous anime, vous inspire, vous nourrit, et qui symbolise l'effet
stimulateur du vin nouveau « ... Ils sont pleins de vin nouveau » (Actes des Apôtres II, 13).

L'Esprit qui se transfuse dans votre être entier a pour résultat ultime de vous inspirer à
exprimer la Vérité d'une manière neuve - avec enthousiasme, ferveur et joie. C'est cela qu'on
appelle « parler en d'autres langues ».

Les langues de feu qui se partagent symbolisent l'illumination et l'inspiration qui vous
viennent quand vous vénérez et adorez la Présence-Puissance Infinie en vous.
« Comment donc les entendons-nous chacun dans notre langue maternelle ?» (Actes des
Apôtres II, 8). La langue, ou langage universel est l'amour, que tout homme éprouve,
comprend et reconnaît.

Littéralement parlant, vous pouvez hypnotiser quelqu'un et lui suggérer qu'il parle en d'autres
langues, mais vous ne lui entendrez dire que du charabia. Il arrive qu'un médium en transe
parle en d'autres langues. Cela s'explique par le fait que les langues étant toutes inscrites dans
l'inconscient collectif ou universel, l'esprit subjectif les connaît toutes. Parler en d'autres
langues dans cet état n'est donc un indice ni de spiritualité ni d'illumination. Car, le don des
langues s'y éveille facilement, et cela n'est exploit que de la mémoire subjective.

Sir William Hamilton dans Lectures on Metaphysics en parlant de ce phénomène lui donne le
nom de « mémoire latente ». Il dit : « ... Ainsi, il est des cas où la mémoire éteinte de toute
une langue est subitement ravivée et, chose plus remarquable encore, où l'on assiste à une
répétition exacte - en langues connues ou inconnues - de textes qui ne sont pas à la portée de
la mémoire consciente dans son activité normale. »

Coleridge, dans Biographie Literaria expose un cas, dont je vais faire le résumé et qui est tout
à fait courant. Il dit : une jeune femme de vingt-cinq ans environ, qui ne savait ni lire ni écrire,
un jour fut prise de fièvre et se mit à parler le latin, le grec et l'hébreu sur un ton très pompeux
et avec un accent très pur. Un physicien qui fit un travail de recherche sur le phénomène,
découvrit, qu'étant enfant, la femme avait été recueillie par un pasteur et que celui-ci avait
pour habitude d'arpenter sa maison en lisant à haute voix des écrits rabbiniques, ainsi que des
textes grecs et latins anciens. Le physicien retrouva les passages entendus dans différents
livres auprès du lit de la jeune femme.

L'origine de cette faculté est facilement explicable. Dans son enfance, cette jeune femme avait
entendu le pasteur réciter ces passages, en sorte que, quand son esprit conscient était en proie
à la fièvre ou un autre état singulier, sa mémoire subconsciente se trouvant libérée, elle
répétait ce qu'elle avait entendu. L'impression faite sur les tablettes de son subconscient est
ineffaçable.

Des milliers de cas semblables ont été enregistrés et, à leur lumière, les exploits d'orateurs en
transe s'expliquent, sans avoir à invoquer l'intervention d'esprits désincarnés. Rappelez-vous :
toutes les langues sont inscrites de manière indélébile dans votre subconscient, et ainsi l'est la
mémoire de toute chose qui s'est produite depuis l'aube des temps.

Il nous faut comprendre la signification profonde de toute anecdote biblique. Prenons


l'exemple d'un homme malade à l'hôpital et qui souffre. Il se plaint et gémit sur son sort. Son
langage est celui de la maladie. Une fois guéri, que ce soit grâce à la prière ou par les soins
d'un médecin, il parlera dans une autre langue : celle de la joie que lui inspirent la santé, la
vitalité et la paix d'esprit retrouvées. Le nouveau langage auquel fait allusion la Bible est la
nouvelle disposition d'esprit, la nouvelle compréhension.

La langue (selon la Bible) signifie l'humeur, le ton, la vibration ou le sentiment. Or, Dieu étant
amour, la langue universelle est forcément celle de l'amour. Chacun de nous connaît l'amour.
Le ressentiment, la haine, la jalousie, la mauvaise volonté et l'hostilité sont des langues
étrangères, alors que le sourire gracieux et aimant est compris de tous. Cette langue : le
langage universel de l'amour, n'a ni hauteur ni profondeur, ni longueur ni largeur : elle est
partout. Elle est le dissolvant, le baume universel.
Les disciples (1) figurent les facultés domptées de l'esprit. Elles sont au nombre de douze.
Dans la prière, avec toutes vos facultés réunies, vous vous retirez du monde objectif et du
témoignage des sens pour vous unir à l'Infinie Présence Guérissante en vous. Vous êtes avec
votre idéal, la solution de votre problème. Dans cet état calme, passif et réceptif, prétendez
que la Puissance et Sagesse Toute-Puissante de l'Infini vous traverse. Vous la sentez aussi
nettement que la chaleur du soleil. Cet état où règnent paix et confiance équivaut au coup de
vent violent - l'Esprit de Dieu - qui remplit votre esprit.

(1.) Voir explication dans Living Without Strain du Dr Joseph Murphy.

Les langues de feu descendent sur vous. « ... Car notre Dieu est un feu dévorant »
(Hébreux XII. 29). Le vieil état se consume, alors que le nouvel état naît. Votre ardent désir
d'entendre la bonne nouvelle et d'éprouver la joie de la prière exaucée consume le vieil état et
donne naissance à un autre. Les flammes de l'illumination et de l'inspiration ont touché
chacune de vos facultés, vous enrichissant spirituellement.

« Pommes d'or sur ciselures d'argent, telle une parole dite à propos» (Proverbes XXV,
11). Vos paroles devraient émettre la paix, l'amour et l'harmonie. Autrement dit, il vous faut
affirmer avec conviction que l'Esprit Infini pense, parle et agit à travers vous ; que tous ceux
qui vous écoutent en sont élevés et inspirés, et rendus intègres par miracle. Vos auditeurs
auront subjectivement conscience de l'essence indéfinissable qui imprègne vos paroles car,
quand elles vibrent, exhalent la lumière et l'amour, elles ont - dit-on - le parfum des dieux.

« ... La multitude s'assembla, et elle fut confondue de ce que chacun les entendait parler
dans sa propre langue » (Actes des Apôtres II. 6). Les innombrables pensées de l'esprit
conscient, raisonnant, aimant discuter ne comprennent pas ce qui se passe, car les voies de
l'Infini divergent de celles de l'homme. « Car la sagesse de ce monde est folie auprès de
Dieu ... » (I Corinthiens III,
19).



Quand votre prière est exaucée, vous entendez parler dans votre propre langue. C'est votre foi
qui l'a exaucée. Le vin de la vie est la nouvelle interprétation de la vie qui, vous tirant des
eaux de la vie - de son aspect monotone, insipide et ennuyeux - vous plonge dans la joie de
vivre et vous permet de mieux exprimer la Divinité innée en vous.

Pierre disait : « Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la
troisième heure du jour » (Actes des Apôtres II. 15). Pierre figure la foi inébranlable en
Dieu, l'Unique Puissance. Il représente l'absolue conviction que Dieu exauce vos prières.
Dans l'expression « la troisième heure du jour », le mot « jour » signifie la lumière ou vérité, et
la « troisième heure » le sentiment intime ou fait d'être conscient qu'un désir s'est incarné sur
le plan subjectif.

Alexis Carrel, prix Nobel et auteur de l'Homme cet Inconnu met l'accent sur les merveilleux
effets de la prière. Il cite l'exemple d'une plaie à caractère cancéreux qui s'est cicatrisée devant
ses yeux. De plus, il a vu des blessures et des lésions être guéries en l'espace de quelques
secondes, d'autres en quelques heures, avec disparition des symptômes pathologiques. La
prière active de manière intensive les processus de régénération corporelle. La guérison
d'excroissances, de tumeurs et de brûlures n'est à chercher que dans la descente des langues de
feu mentionnée au présent chapitre.

Dieu est le seul processus de guérison qui existe. Quand vous vous mettez en accord avec
l'Infinie Puissance Guérissante dans une attitude de foi et d'espoir, et avec une imagination
fertile, l'influx de l'Esprit vous répondra, imprégnant votre être entier et restaurant votre
intégrité. La structure électronique de votre corps se transforme conformément au Schéma
Suprême : harmonie, intégrité et perfection.

Vous êtes le capitaine du navire

La Présence Divine - ou Energie Primale - est en vous. Dans le domaine scientifique, pour
désigner l'Esprit ou Dieu, on parle d'énergie. Et il est laissé à chacun de nous de décider la
manière dont il utilisera celle-ci : par l'intellect pour l'étude ou la réflexion, physiquement
pour marcher, sur le plan émotif quand on se met en colère, cultive le ressentiment, l'irritation
ou la chicane - ce qui invariablement détruit les tissus du corps. L'on peut également utiliser la
force de l'énergie pour tuer ou blesser, mais c'est là une application très négative.

Prenez le cas de l'électricité, qui est une force. Vous pouvez vous en servir pour éclairer votre
maison ou les rues ou pour actionner un ventilateur. L'énergie motrice est utilisable pour le
chauffage par l'intermédiaire de radiateurs électriques. Il y a différents types d'énergie : la
lumière, la chaleur et l'énergie motrice. Il vous faut décider comment vous allez utiliser
l'énergie Spirituelle pour votre élévation et bénéfice spirituel. Certains passent presque tout
leur temps à boire et à manger, et cela est visible. D'autres consacrent toute leur attention aux
alcools et à la sensualité, ce qui est destructeur et voile l'être spirituel en eux. D'autres encore
ont des accès d'humeur qui les ruinent physiquement et les mènent vers une fin prématurée.
Enfin, d'autres jouent aux courses et, à les regarder, vous voyez immédiatement qu'ils pensent
avoir misé sur un noble cheval.

L'on reconnaît de même l'étudiant et l'on sait distinguer le paysan de l'avocat et du docteur. En
disant cela, je ne mets pas en doute que l'activité des uns et des autres soit bonne et honorable,
je dis simplement que leurs visages trahissent leurs préoccupations et qu'elles sont inscrites
dans leurs corps. Les vérités fondamentales de l'homme sont simples. Il n'y a que les concepts
erronés qui soient compliqués, confus et difficiles à comprendre. Quand vous avez un
problème, pensez à l’Infinie Présence et Puissance. Contemplez sa solution, de manière
détendue. Elle vous sera donnée conformément à l'ordre Divin.

Votre esprit conscient est comparable à un capitaine de navire : il donne des ordres, mais ce
n'est pas lui qui est au gouvernail. Si ses ordres sont mauvais, le bateau risque, par exemple,
de heurter un iceberg. Ses hommes sont des exécutants. De la même manière, vous donnez
sans cesse des ordres mentaux à votre subconscient. Si ceux-ci ne s'appuient pas sur des
principes universels et des vérités éternelles, ils rendront votre vie chaotique.

Cultivez des idées Divines dans votre conscient, des idées maternées par l'amour Divin. Elles
vous rendront libres. A mesure que vous concentrerez votre esprit directement sur les vérités
éternelles de la vie, vous parlerez de plus en plus dans une autre langue. Elle sera, pour tous,
la voix douce et mélodieuse de la sagesse, de la vérité, de la beauté, de la joie et du bon
vouloir. Vos paroles seront « ... doux à la gorge et salutaires aux yeux » (Proverbes XVI.
24). Le mot« feu » signifiait anciennement Dieu, ou Esprit. « Energie » est un mot utilisé par
les scientifiques pour désigner l'Esprit, ou Dieu.
Chaque problème a sa réponse

« Jacob resta seul. Un homme combattit avec lui jusqu'à la montée de l'aurore. Voyant
qu'il ne pouvait l'emporter sur lui, il toucha le creux de sa hanche, et le creux de la
hanche de Jacob se démit pendant qu'il combattait avec lui. Il dit : « Laissez-moi partir,
car l'aurore est montée. » Jacob dit : « Je ne te laisserai pas partir que tu ne m'aies
béni. » II lui dit : « Quel est ton nom ? » II dit : « Jacob. » Il dit alors : « On ne
t'appellera plus du nom de Jacob, mais Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec des
hommes, et tu l'as emporté. » Jacob interrogea et dit : « Indique-moi ton nom, je te
prie. » Il dit : « Pourquoi donc demandes-tu mon nom ? » et, là même, il le bénit. Jacob
appela ce lieu du nom de Penouél ; « Car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie
sauve. » Le soleil se levait sur lui lorsqu'il passa Penouél, et il boitait de la hanche. Voilà
pourquoi les fils d'Israël ne mangent pas, jusqu'à ce jour, le nerf sciatique qui est au
creux de la hanche, parce qu'Il avait touché le creux de la hanche de Jacob, au nerf
sciatique» (Genèse XXXII. 25-33).

Jacob figure l'homme qui s'éveille à la Présence et à la Puissance de Dieu en lui. Le mot
« hanche» est un euphémisme pour désigner les organes sexuels de l'homme. Le changement
du nom de Jacob en Israël veut dire ceci : Israël c'est l'homme qui voit Dieu ou un prince
gouvernant avec Dieu, autrement dit celui qui comprend qu'en lui JE SUIS et Dieu - l'Unique
Présence et Puissance - se confondent et qui ne se soumet à aucune autre puissance, se laisse
gouverner par l'Esprit Infini, qui pense, parle et agit à travers lui. L'esprit est éclairé d'une
immense lumière de compréhension et ce type d'esprit, qui sent la Présence de Dieu, est
appelé Israël.

Comment elle trouva la réponse

Une femme m'a confié un jour qu'elle s'était débattue avec un problème. Deux de ses parents
l'avaient à tort accusée d'avoir influencé sa tante pour qu'elle change son testament. Cette
accusation n'était en rien fondée, mais les deux parents avaient fait de fausses déclarations
sous serment, lui causant ainsi bien de l’embarras et des tracas. Son conseiller juridique, qui
avait des préoccupations spirituelles, l'aida énormément dans ce litige.

Sur mon conseil, et après avoir apaisé son esprit, elle affirmait : « L'Esprit Infini est sagesse,
et je décrète que l'Infinie loi de justice, de vérité, d'amour et d'harmonie opère en moi de
manière parfaite, par l'intermédiaire de mon avocat et de toutes les parties concernées. La loi
d'harmonie et d'action juste prévaut. Voilà ce que je décrète, et toutes les fois que mon
problème me viendra à l'esprit j'affirmerai aussitôt : Dieu se charge de l'affaire. »

Grâce à ce procédé, une grande paix l'envahit, et son désir de prier l'abandonna. Ce qu'elle
avait décrété s'accomplissait dans l'obscurité de son subconscient, en sorte qu'au bout d'une
semaine la réponse se présenta à elle dans tout son épanouissement. C'était, pour reprendre
l'expression biblique, la « montée de l'aurore ». Les deux parents qui contestaient la valeur du
testament laissèrent complètement tomber le procès et disparurent.

Dans la Bible il est dit : « ... Il toucha le creux de sa hanche, et le creux de la hanche de
Jacob se démit pendant qu'il combattait avec lui. » Le mot « hanche », comme précisé plus
haut, est un symbole phallique. La Bible abonde en symboles de ce genre, mais qui sont
révélateurs de vérités profondes, tant psychologiques que spirituelles. Après l'acte sexuel, la
verge rapetisse et l'homme se sent détendu. Les adeptes de certains groupes religieux refusent
de manger la viande qui provient de la région de la hanche de Jacob. Cela, bien sûr, n'a pas de
sens. Ils sont à côté du sujet.

Durant la méditation, et grâce à la prière, la femme à qui on a intenté un procès, connut une
grande paix. Elle était détendue et à l'aise et savait intuitivement que son problème était
résolu. Dans la Bible il est dit que le nerf sciatique rétrécit ; cela signifie que son travail
mental était achevé.

Lors d'un récent voyage en Irlande, j'appris qu'un membre de ma famille avait perdu la voix.
Les médecins qui n'avaient su trouver aucune cause, en conclurent que le mal avait une racine
psychologique. Je lui expliquai qu'on devenait ce qu'on contemplait. Là-dessus, elle se mit à
pratiquer plusieurs fois cet exercice : elle restait tranquillement assise, imaginant qu'elle
chantait merveilleusement bien devant un auditoire. Mentalement, elle voyait et entendait les
spectateurs applaudir. Peu à peu, elle commença à sentir la réalité et la merveille de sa
pratique, et à la fin du troisième jour, soudain quelque chose sortit d'elle ou, pour reprendre
les termes de la Bible : « ... Quelqu'un m'a touché, et j'ai connu qu'une puissance était
sortie de moi » (Luc VIII, 46).

Elle avait retrouvé sa voix. Sa méditation étant réussie, le désir de continuer la quitta. Lorsque
votre prière est exaucée, vous vous sentez aussi détendu qu'après l'acte créateur physique. La
satisfaction apaise toute faim. Quand votre désir demeure, il faut en déduire que votre
subconscient n'est pas suffisamment imprégné. En d'autres termes, vous n'avez pas réussi à
devenir conscient d'être ce que vous voulez être.

Lorsque votre prière est exaucée, il est sûr que quelque chose s'amenuise en vous - non pas
sur le plan physique mais dans votre sensibilité subjective. Le désir de poursuivre votre
pratique méditative vous quitte. Quand vous avez prié avec succès et êtes convaincu en votre
cœur que vous êtes déjà ce que vous désirez être, à ce moment précis quelque chose sort de
vous physiquement et psychologiquement parlant - qui témoigne de votre pouvoir créateur.

Dans la Genèse (XXXII, 31) il est dit : « Le soleil se levait sur lui lorsqu'il passa Penouél,
et il boitait de la hanche.» Penouél figure l'état où l'on comprend intimement la Divine
Présence et où l'on sait que, grâce à la prière, on a obtenu la grâce et la bénédiction Divines
qu'on recherchait.

« Voilà pourquoi, je vous le dis, tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous
l'avez reçu, et vous l'obtiendrez » (Marc XI, 24).
9
La voie de l'harmonie intérieure

« Mets-toi vite d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de
peur que l'adversaire ne te livre au juge et le juge au garde, et que tu ne sois jeté en
prison. En vérité, je te le dis : Tu ne sortiras pas de là que tu n'aies remboursé le dernier
quart d'as » (Matthieu V, 25-26).

Ces versets de la Bible ne demandent pas que vous tombiez d'accord avec ce qui est faux ou
qui inocule la peur en votre esprit. Se mettre d'accord, c'est établir l'harmonie en soi. Quand
vous vous unissez ainsi à la Présence et Puissance Infinie en vous, que vous prétendez que ce
qui vaut pour l'Infini vaut aussi pour vous-même, dans ce cas il y a accord avec les vérités
éternelles. Vous rejetez mentalement hors de vous tout ce qui ne vous élève pas ; ce qui ni
n'inspire ni ne guérit ni ne bénit ni ne régénère votre âme.

Comment elle donna son accord

Une jeune fille qui avait étudié la Science de l'Esprit partit récemment en vacances pour sa
vieille maison dans l'Iowa. Son père la critiqua pour ses nouvelles conceptions sur Dieu, la vie
et l'univers. Il désapprouvait vivement le fait qu'elle ait rejeté sa croyance à l'enfer, à la
damnation, aux âmes perdues, etc. Mais elle tint bon et très fermement lui dit : « Papa, tu es
libre de croire ce que tu veux : à l'enfer, au diable, aux flammes, etc. Quant à moi, je rejette
positivement, définitivement et absolument de telles croyances. Tu es libre d'adhérer à de tels
concepts et moi aux miens. Je t'aime toujours et te souhaite toutes les bénédictions de la vie. »

Chacun de son côté prit alors la décision de respecter les croyances de l'autre. La jeune fille,
quant à elle, était déterminée à ne pas se laisser troubler par les croyances illogiques de son
père. Si elle avait pris en mauvaise part l'éclat de celui-ci, la colère et l'irritation l'auraient
emportée et elle aurait été délivrée au juge, autrement dit au jugement et à la décision de son
esprit. Le jugement qu'elle aurait porté sur son père, ou la pensée à son égard, se serait
retourné contre elle. Et, comme la pensée est créatrice, elle aurait inoculé ce poison mental à
son sang. Dès lors, et pour reprendre l'expression biblique, elle aurait été jetée en prison - la
prison de la maladie, de la peur et des émotions négatives qui l'aurait dépossédée de sa
vitalité, de son enthousiasme et de son énergie. Sachant que l'adversaire était dans son esprit,
elle l'a rejeté hors d'elle.
Elle apprit à se mettre d'accord avec son avocat

Il y a quelques mois, j'ai recommandé à une femme de chercher le conseil d'un avocat
spécialisé dans les affaires criminelles. Je lui donnai le nom d'un avocat ayant des
préoccupations d'ordre spirituel. Elle alla le voir et se trouva très satisfaite de ses conseils et
de la manière dont il s'occupait de l'affaire. Un jour, pourtant, elle me téléphona disant qu'elle
était furieuse contre lui. Comme je lui demandai pourquoi, elle me raconta qu'après une
audience, étant entrée dans un restaurant, elle y avait vu son avocat déjeuner avec son
confrère de la partie adverse, qui avait été particulièrement méchant et odieux envers elle à
l'occasion d'un interrogatoire contradictoire. Elle ajouta : « Je ne comprends pas pourquoi
vous me l'avez recommandé. »

Je lui énonçai une vérité toute simple, lui citant, pour exemple, le fait qu'un violent débat
m'opposait au Dr Ernest Wilson, Chef de l'Eglise Unitaire de Kansas City dans le Missouri au
sujet de la réincarnation. Pourtant, lui dis-je, nous sommes les meilleurs amis et il nous arrive
de rire et de plaisanter en évoquant nos divergences de vues. Lui, a consigné dans un livre
toutes les raisons de sa croyance à la réincarnation. Moi, de mon côté, dans Psychic
Perception : The Magic of Extrasensory Power, j'ai consacré un chapitre pour exposer mes
réticences vis-à-vis de cette croyance. Mais cela ne nous empêche pas d'avoir suffisamment
d'amitié et de compréhension pour nous élever au-dessus de nos divergences et de chacun
exalter Dieu en l'autre. Tout le monde ne s'entend pas sur des sujets comme l'éducation, la
pollution, les affaires internationales, etc ... mais cela n'est pas une raison suffisante pour nous
empêcher de vivre avec les opposants à nos convictions dans l'harmonie, la paix et la
compréhension.

Je lui fis remarquer que si son avocat s'opposait à l'argumentation fausse de son confrère -
voire la dénonçait - et si ensemble ils discutaient de points de droit, il n'en restait pas moins
qu'ils étaient en apparence suffisamment mûrs sur les plans émotif et spirituel pour respecter
chacun les opinions de l'autre et s'élever au-dessus des palabres de cour, en sorte de pouvoir
se retrouver dans la camaraderie, le rire et la bonne volonté autour d'une table de restaurant.
Leur attitude dénotait une maturité tant émotive que spirituelle. Je lui dis en conséquence :
« Votre avocat ni ne se joue de vous ni n'accepte les arguments du conseil de la partie
adverse. »

« Mettez-vous d'accord avec votre esprit. Faites face aux problèmes. Sachez que la loi de
l'Infinie justice et harmonie opère en vous et les autres parties concernées, et que l'amour
Divin guide votre avocat, lui révélant tout ce qu'il a besoin de savoir. Prétendez que l'amour
Divin saura trouver une solution Divine parfaite. »

Elle comprit la vérité contenue dans ces paroles et prétendit énergiquement que le principe de
justice opérait pour elle et toutes les parties concernées, que l'ordre Divin prévalait. Quelques
semaines après, son avocat gagna l'affaire et elle fut acquittée. De fausses allégations et
déclarations sous serment avaient été réunies contre elle, mais la vérité l'emporta.
Une visite à Washington

Il y a quelques années je fus l'invité du Dr Grace Faus de l'Eglise de la Science Divine à


Washington. Après une série de conférences, je fus invité par un' éminent homme de loi qui
m'emmena avec lui dans un club strictement privé où il me présenta à deux sénateurs, disant :
« Voilà deux hommes qui sont des ennemis acharnés au Sénat, mais ici ils se détendent,
jouent aux cartes, boivent et s'amusent ensemble. »

Tous les quatre nous nous engageâmes dans une conversation animée portant sur le pays, la
politique, la criminalité, etc. Et bien honnêtement j'étais presque toujours en désaccord avec
leurs vues sur la pauvreté, le programme de partage des richesses, la criminalité, la guerre - ce
que du reste je leur dis. Cela ne m'empêcha pourtant pas de comprendre leurs points de vue,
basés sur leur expérience, leur instruction, leur endoctrinement politique et leurs croyances
religieuses. De plus, nous passâmes ensemble deux heures absolument délicieuses.

Vous n'allez pas approuver une chose irrationnelle, insensée et non scientifique qui est une
insulte à votre intelligence.

Toute croyance politique - comme le partage des richesses - tout enseignement qui s'oppose à
la Règle d'Or ou à la loi d'amour, est nécessairement faux. Mon hôte, l'avocat, disait que plus
d'argent devait être consacré à l'élimination des taudis, ce avec quoi j'étais en complet
désaccord. Je lui expliquai une loi mentale et spirituelle toute simple : que tout l'argent des
Etats-Unis n'arriverait pas à éliminer les taudis tant qu'ils resteraient imprimés dans l'esprit
des hommes. L'état de propreté est voisin de celui de Dieu. De plus, ai-je ajouté : si vous
sortez des milliers d'habitants de leurs taudis et les installez dans des appartements modernes
avec le dernier confort, dans quelques mois ceux-ci seront dans un état pire que celui des
taudis précédents. Il est dedans (l'esprit) comme dehors (le monde objectif)

Je dis à l'un des sénateurs : « Vous pourriez, à la pointe du fusil, organiser que tout l'argent
des riches de Washington soit équitablement partagé avec les soi-disant pauvres de
Washington et des alentours immédiats. Mais, si vous connaissiez la loi de l'esprit, vous
comprendriez que l'argent que vous prenez aux riches dans quelque temps sera revenu dans
leurs poches. La raison en est que la richesse est un état d'esprit. Vous ne pouvez rien
posséder qui ne vous ait été accordé par la conscience. L'homme riche a établi l'équivalent
mental dans sa subconscience, d'où sa richesse. L'homme pauvre ne sait pas retenir l'argent
qu'on lui donne parce qu'il ne le possède pas mentalement. Autrement dit, dans leur esprit ils
ont l'équivalent de la pauvreté, du manque et de la limitation. Voilà par quoi se justifie ce
vieil aphorisme : le riche s'enrichit et le pauvre s’appauvrit. »

Tous les trois étaient en désaccord avec moi. Pourtant nous nous sommes quittés bons amis et
j'ai de leur part une invitation à leur rendre visite lors de n'importe lequel de mes passages à
Washington. Ce qui ne signifie pas que j'aie à partager leurs croyances insensées et imbéciles.

Le verset 26, rappelé en tête du présent chapitre, rend un son inquiétant. Et une jeune fille qui
suivait récemment notre cours sur la signification intime des guérisons de la Bible m'a dit :

« Cela signifie-t-il qu'avant d'aller au Ciel nous ayons à souffrir un temps au Purgatoire ? »
Je lui ai fait comprendre qu'elle était d'ores et déjà au Ciel, qui est l'Esprit Infini dans lequel
nous vivons et avons notre être ; que Dieu, ou Esprit vit et Est en nous.

De la même manière, quand votre esprit est apaisé et que vous êtes en accord avec l’Infini
vous êtes, d'un point de vue relatif, au Ciel en ce que ce dernier signifie aussi harmonie, paix,
équilibre et sérénité. Le Purgatoire est un état de souffrance qui pénètre notre esprit quand
nous faisons un mauvais usage des lois de l'esprit. Nous souffrons de nos haines, de notre
jalousie, de nos envies et de notre penser négatif jusqu'au jour où notre vision et notre
compréhension des lois de l'esprit et des voies de l’Infini en nous auront changé. Nous restons
au purgatoire, ou dans l'affliction, jusqu'à ce que nous ayons assaini et purifié notre esprit - en
accordant le pardon à nous-même et aux autres que nous rayons imprégné des vérités de Dieu.
Alors la guérison a lieu. Voilà comment on sort du soi-disant purgatoire de la souffrance et de
l'affliction.

Comment elle remboursa « le dernier quart d'as »

Une veuve à Salt Lake City dans l'Utah m'a confié qu'elle souffrait d'une inquiétante
excroissance. Le médecin, qui l'avait examinée, lui avait dit de revenir au bout d'une semaine
pour une biopsie. Elle a ajouté : « Je sais que mon excroissance pourrait provenir d'un
sentiment de ressentiment ou de haine, mais, que je sache, je n'éprouve de ressentiment pour
personne ni ne me hais moi-même. Je prie régulièrement et pratique la science de l'esprit. »
Elle admettait néanmoins que ledit sentiment de ressentiment ou de rage réprimée pouvait être
inconscient et elle était persuadée que son subconscient abritait quelque part une poche de
poison.

Je lui suggérai, en guise d'expérience, qu'avant de s'endormir elle pose la question suivante à
son subconscient :

« L'Intelligence Infinie m'apprend à qui je dois pardonner. Est-ce à moi-même ou à quelqu'un


d'autre ? » En fait, tout pardon est en dernière analyse pardon de soi. Car avec lui la paix
s'installe en nous, nous engageant à montrer de la bonne volonté envers tous.

Le lendemain soir, après la conférence, elle vint vers moi et me dit : « La nuit dernière j'ai fait
un rêve très net. Je voyais ma sœur et hurlais à son adresse : « Je ne te hais plus. Je me
réveillais en m'entendant crier ces mots. Je sais de quoi il retourne. » Quelques années
auparavant, cette femme avait été fiancée à un jeune ingénieur. A ce qu'il paraît, sa sœur le
séduisit et se maria avec. Ce fut un traumatisme pour la première, avec la haine pour
conséquence. Elles restèrent brouillées pendant des années, jusqu'aux jours qui précédèrent la
mort de la sœur, où la jeune femme avait prié pour lui accorder son pardon et où elle avait cru
avoir effectivement pardonné.

A son réveil, elle s'assit dans son lit et affirma d'une voix tranquille : « Je me pardonne
d'avoir nourri cette colère et cette haine inconscientes. Je te pardonne pleinement et
franchement en cet instant. Je ne te retiens pas, mais te laisse aller. Je sais dans mon cœur
que tu vas de gloire en gloire, de sagesse en sagesse, de force en force et d'une lumière à une
plus grande lumière. C'est chose faite et établie en Dieu : Nous sommes libres toutes les
deux. »

Elle m'a avoué qu'en faisant le rêve elle savait qu'il s'agissait d'une catharsis, qu'elle se
purifiait et se dégageait du poison psychique qu'elle avait réprimé et refusé d'affronter et de
surmonter. Autrement dit, elle l'avait balayé dans un coin. Et comme il s'agissait d'une
émotion négative et destructive, celle-ci devait trouver un canal de sortie : ce fut sous la forme
d'excroissance.

Après sa prière de demande en pardon, et pendant qu'elle s'habillait pour venir au cours du
soir, elle s'aperçut que son excroissance s'était ouverte et suppurait. Elle appela son médecin,
qui lui demanda de venir le trouver aussitôt - ce qu'elle fit. Il lui fit savoir que son
excroissance allait disparaître et qu'il n'y avait pas malignité. La guérison avait été impossible
tant qu'elle entretenait le poison dans son subconscient. Elle devait en payer le prix, à savoir
un pardon sans réserve vis-à-vis d'elle-même et de sa sœur. Voilà ce que signifie l'expression
« rembourser le dernier quart d'as. »

Les prophètes du malheur et du pessimisme

« L'amour ne passe jamais. S'agit-il des prophéties ? Elles seront abolies. S'agit-il des
langues ? Elles se tairont. S'agit-il de la science ? Elle sera abolie » (I Corinthiens XIII, 8).

Les prophètes du malheur et du pessimisme sont partout en particulier sur la côte ouest des
Etats-Unis. Certains prédisent des tremblements de terre ou disent que la Californie sera
recouverte par la mer. Quand quelqu'un m'interroge sur le sujet, je lui demande : « Savez-vous
nager ? Oui ? Il n y a donc aucun problème : nagez jusqu'à l'état voisin ! »

D'autres prédisent un holocauste nucléaire. D'autres encore la fin du monde, une famine
planétaire, la surpopulation, etc. Voyez combien de fois de tels oracles ont eu à avaler des
couleuvres. Toutes les prévisions économiques se sont révélées fausses. La Californie, quant à
elle, reste au-dessus de l'eau et semble n'avoir rien perdu de sa solidité.

La deuxième venue du Christ n'a pas encore eu lieu et n'aura jamais lieu. Cela est
impossible. La deuxième venue du Christ c'est l'avènement de l'amour, de la paix, de la
sagesse, de la compréhension et de la bonne volonté dans l'esprit et le cœur des hommes.
Elle signifie la naissance de Dieu et de Son amour dans nos cœurs et nos actes. La
Présence Divine ne vient ni ne s'en va. Elle est Omniprésente et, de ce fait, est forcément
en vous.

De croire qu'Elle peut aller et venir n'est que bêtise et stupidité. Aucun homme assis sur un
char et entouré d'anges ne sortira des nuages pour vous sauver. Le sauveur est en vous. C'est
la Présence de Dieu.

Vous pensez bien que si les voyants pouvaient savoir avec précision quelles actions
augmenteront en valeur ils rouleraient sur l'or. Vraiment, ils s'enrichiraient de manière
fabuleuse. Apprenez à prédire votre propre futur. La loi de la vie c'est la loi de la foi : « ... tout
ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous le recevrez » (Matthieu XXI, 22).

Sachez que Dieu est votre guide. Ayez foi dans Sa bonté et Son amour. Ayez foi dans l'action
Divine juste. Ayez foi dans la loi, l'ordre Divin qui régit votre vie. Soyez convaincu que Dieu
vous rendra plus prospère que vous ne pouvez le rêver. Ayez foi dans cette vérité : « Tu es
pour moi un abri : de la détresse tu me gardes, de chants de délivrance tu m'entoures »
(Psaumes XXXII.)
En vous concentrant sur ces vérités, vous vivez en marge de l'esprit de masse. Votre futur
dépend de votre mode de pensée et de votre imagination présents : c'est selon eux que le futur
se projette sur l'écran spatial. Vous formez et façonnez votre propre destin. Il n'y a rien qui
soit prédestiné ou pré-ordonné. Votre foi en Dieu est votre sort et votre futur.

Son impression était entièrement fausse

Un jeune cadre se plaignait de ce que le vice-président de la société où il travaillait bloquait


son avancement ; que de ce fait, par deux fois déjà, on lui avait refusé une promotion. Je lui
expliquai qu'il lui fallait, au contraire, comprendre que chacun accomplit sa propre promotion,
dans la mesure où, envisageant sa promotion, son avancement, sa réussite, il agit
conformément aux principes de vie, qui toujours cherchent à s'exprimer à travers lui à des
niveaux supérieurs. Dans la Bible il est dit : « ... Voici que j'ai mis devant toi une porte
ouverte que personne ne peut fermer ... » (Apocalypse III, 8).

Marc Aurèle a dit : « Que vos impressions se fassent dans la quiétude. » Le jeune cadre en
question se rendit compte que la Puissance en lui il la donnait à quelqu'un d’autre, le
transformant pour ainsi dire en un dieu. En fait, il avait décrété que le vice-président avait des
pouvoirs supérieurs à l’Infinie Présence en lui.

Il prit conscience que son attitude était absurde et son impression idiote.

Il se mit à affirmer sciemment et avec enthousiasme : « Ma promotion, mon avancement, je


les ai. Je progresse dans tous les domaines. L'Intelligence Infinie me guide et me dirige,
m'ouvrant une nouvelle porte d'expression. Je m'exprime de façon optimale et reçois une
extraordinaire compensation. »
Il répétait ces vérités pendant quatre ou cinq minutes, plusieurs fois par jour, en s'assurant de
ne pas nier après ce qu'il affirmait. De plus, il se représentait le président de la société en train
de le féliciter pour ses grandes réalisations et sa réussite. Son image mentale coïncidait avec
son affirmation, et la fin du mois venue il fut nommé assistant du président.

Le jeune homme comprit que sa nouvelle attitude mentale avait tout changé pour lui.

Les vrais adversaires

L'adversaire n'est pas à proprement parler extérieur à vous.

Les adversaires, ce sont la peur, les croyances superstitieuses, l'ignorance, le ressentiment, la


jalousie, la haine, la condamnation de soi, l'hostilité. Les vrais ennemis, ce sont les pensées
négatives : elles suscitent l'apparition d'émotions négatives qui vont se loger dans les recoins
de votre esprit profond, donnant naissance à toutes sortes de maladies, de manques et de
limitations.

Affrontez-les courageusement, et extirpez-les de votre esprit. Dites-vous : « D'où ces pensées


me sont-elles venues ? Sont-elles miennes ? Y a-t-il un principe qui les recouvre ? Quelle est
leur influence sur moi ? Ne sont-elles pas ma propre création ? » Bien sûr, vous connaissez la
réponse à toutes ces questions.

Il suffit d'apaiser votre esprit et d'affirmer fermement : « Je me pardonne d'avoir cultivé de


telles pensées. » De l'imprégner ensuite des vérités suivantes : « L'amour Divin emplit mon
âme. La paix Divine me traverse. L’amour Divin me guérit. J'envoie amour et bonne volonté à
mes proches et à tout le monde. » En affirmant ces vérités à haute voix et pendant environ
quinze minutes, vous enlèverez de votre esprit toute trace de négativité. Quand une pensée
négative vous vient en tête. éliminez-la sur-le-champ en affirmant : « L'amour de Dieu emplit
mon âme. »

Ce qui importe, ce n'est pas ce qu'on vous dit ou vous fait, mais votre réaction aux choses - ce
que vous en pensez. Vous pouvez bénir la personne, disant : « Je ne vous retiens pas. Je vous
laisse aller, que Dieu soit avec vous. » C'est votre propre pensée qui vous déprime ou cause
une souffrance quand on vous dit ou fait quelque chose de déplaisant. Cessez de juger les
gens et les situations. Le trouble, l'agitation, l'énervement ou l'inquiétude se calmeront
aussitôt.

Soyez vous-même

Une femme de quarante ans vint un jour se plaindre que sa mère lui avait toujours dit qu'elle
était stupide, gauche, retardée : et qu'elle était sur terre pour souffrir. Bien que la mère fût
morte, cette femme continuait de sentir son ressentiment et son blâme du fait qu'elle ne s'était
jamais mariée ni n'avait réussi dans la vie.

Il est vrai que la mère l'avait conditionnée et programmée de manière négative. Cependant,
cette femme avait suivi des cours de métaphysique et acquis une très bonne connaissance des
pouvoirs du subconscient. Je lui ai signifié qu'elle n'avait à blâmer personne, sinon elle-
même ; qu'ayant un considérable bagage intellectuel, il lui fallait le transformer en
connaissance réelle. En d'autres mots, elle devait incorporer les vérités de la vie à son
subconscient.

Elle se mit donc à imprégner son subconscient de schémas prometteurs de vie, de manière
régulière et systématique. Et sa pratique changea complètement sa vie. Le principe de l'esprit
ne connaît ni l'espace ni le temps. Dès le moment où elle commença à occuper son esprit
conscient avec les vérités éternelles, son subconscient réagit automatiquement en
conséquence.

Le premier pas à faire était qu'elle ne retienne pas sa mère, qu'elle la laisse aller - sachant que
le ressentiment lie et que l'amour délivre. Elle décrétait : « Je m'accorde le plein pardon.
J'accorde à ma mère un pardon sans réserve, et j'émets pour elle amour et paix. Je sais que la
Lumière de Dieu brille en elle et je m'en réjouis … je sais qu'elle avance et s’élève vers Dieu.
Je me dégage d'elle et la laisse aller. »

Chaque fois qu'elle pensait à sa mère, elle la bénissait en silence et affirmait : « Dieu t'aime »

Le pardon est pour vous, plus que pour les autres. Un des plus éminents psychiatres de Los
Angeles a dit récemment : « Je fais prendre conscience à mes patients qu'ils sont
responsables de leurs actes, de leur éveil spirituel et de leur maturation. » Cessez donc de
blâmer le père, la mère, la sœur, le frère, le gouvernement, le temps ou le ventilateur.
Admettez que vous avez laissé les pensées négatives des autres vous influencer ou vous
troubler. Vous seul pensez votre monde, et les autres ne sont pas responsables des pensées
que vous cultivez à leur égard. Vous seul en portez la responsabilité.

Une expérience digne d'intérêt

Il y a quelques années, j'invitai une de mes sœurs à faire un voyage en Irlande avec moi
(celle-ci est nonne au couvent Sainte-Marie en Angleterre, où elle enseigne le latin, le français
et les mathématiques). Un cousin nous conduisit avec sa voiture en divers endroits fort
intéressants. Nous visitâmes une ancienne concession statutaire, maintenant en ruines ; mais
la bâtisse de l’école tient toujours, quoi qu'elle soit désaffectée. Nous fîmes de longues
marches dans une campagne où poussaient toutes sortes d'arbres, de haies et de plantes.
Quelques jours plus tard, notre cousin nous fit remarquer que nous avions marché parmi des
arbustes de sumac vénéneux dont nous avions écarté des rameaux à plusieurs reprises avec
nos mains. Nous ne savions pas que ces arbustes étaient vénéneux et, de toute évidence, le
poison n'avait eu sur nous aucun effet. A cette pensée, nous éclatâmes tous trois de rire.


 « Dieu dit : « ... Que l'homme domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux
du ciel, sur les bestiaux, sur toutes les bêtes sauvages et sur tous les reptiles qui rampent
sur la terre » (Genèse I. 26).

Dieu a donné à l'homme de dominer sur le règne animal. C'est pourquoi il peut dompter le
cheval sauvage, le lion ou le tigre. Son conscient peut maîtriser l'esprit subjectif de l'animal, y
compris les microbes et les germes divers.

L'homme doit exercer ce pouvoir et cesser de le donner à l'ambroisie, au pollen, etc.


Autrement dit, il doit donner le pouvoir au Créateur en lui, non pas à la chose créée. Dieu
trouva bonne et parfaite toute sa création. Le bien et le mal ne sont que des attitudes d’esprit.
Il n'est rien qui soit bon ou mauvais, si ce n'est dans notre pensée. La Cause Primale est en
l'homme, et il nous faut cesser de conférer aux choses extérieures des pouvoirs et des qualités
qu'elles n'ont pas.

Comment réaliser des programmations constructives

Une institutrice - qui suit aussi nos cours où nous enseignons le sens profond de la Bible - m'a
raconté que quand elle donnait sa confiance à un élève, elle s'attendait à ce que celui-ci fit des
prodiges. De même, quand elle considérait un élève comme brillant, qu'elle prévoyait pour lui
un grand avenir, et qu'elle avait foi en lui, il répondait à ses expectatives. Elle est persuadée
que ses élèves apprennent vite et, conformément à cette conviction, ceux-ci s'exécutent. Cette
foi qu'elle a en leurs pouvoirs se communique à eux par voie de télépathie.
La réaction d'un étudiant

Robby Wright, qui est chargé de mes interventions radiophoniques du samedi matin, m'a
appris récemment que son travail à temps partiel comme conseiller en électronique lui
rapporte 350 dollars par semaine. Il s'agit là d'un salaire exceptionnel pour un jeune homme
de vingt-et-un ans qui est en troisième année de licence.

Il y a quelques années je lui avais dit : « Robby, vous avez des capacités intellectuelles
extraordinaires et plein de génie créateur. Vous avez le don des mathématiques et de
l'électronique … vous réussirez merveilleusement bien et ferez des découvertes étonnantes. »
Il en a convenu et, depuis ce jour, imprègne chaque soir son subconscient de pensées
constructives, le dirigeant en sorte qu'il lui révèle des idées neuves et originales qui seront des
bénédictions pour l'humanité. Dans le domaine de l'électronique il a mis au point deux
appareils révolutionnaires qui finiront par faire la fortune de la société où il travaille.

Le pistolet est dans l'esprit de l'homme

Si vous êtes père, mère ou enseignant, il vous est possible de programmer de manière
constructive le subconscient de l'enfant (ou des enfants) dont vous vous occupez. C'est l'esprit
paisible qui suscite la réussite. Ceux qui s'agitent et crient : « il nous faut combattre le cancer,
la tuberculose, la pauvreté, la criminalité », font fausse route ; les pistolets ne font
qu'amplifier le problème dans leur propre esprit et imprimer leur subconscient de négativité.

Au lieu de polémiquer, écrivez à votre député en lui demandant qu'il fasse voter une loi par
laquelle tout meurtrier sera incarcéré pendant vingt-cinq ans, et le problème des pistolets sera
résolu. Le meurtre est dans l'esprit de l'homme, non pas dans les armes. L'homme est
responsable de ses actes et doit en assumer les conséquences. Il n'est pas bon de relâcher un
meurtrier ou un criminel qui, aussitôt, se remettra à tuer ou à violer.

Prenez des décisions de bon sens. Comprenez le pourquoi des agissements des gens et
établissez la paix dans votre esprit. Vous devenez ce que vous contemplez : si vous êtes une
femme qui ne cesse de qualifier les hommes de « sales phallocrates » vous révélez par ces
mots votre haine de vous-même et projetez ce mépris de vous-même sur les autres. Vous
devenez à l'image et à la semblance de vos projections.

Apprenez à vous mettre d'accord avec votre adversaire. Car, rappelez-vous : « Et Dieu
essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse XXI. 4). Faites en sorte d'avoir une claire
compréhension et prenez conscience qu'il n'y a de changements à opérer en personne si ce
n'est en vous-même. Cessez de vouloir changer le monde. Rien ne dure à jamais. Le chagrin,
la souffrance, la maladie, etc., tout cela passera. La joie remplace la tristesse et les larmes le
sourire. Après la pluie le beau temps. Quand vous vous sentez triste ou déprimé, concentrez
votre attention sur la solution de votre problème, sur la porte de sortie, la fin heureuse, et tout
le pouvoir Divin viendra se rassembler au point focal de votre attention. Vous expérimenterez
la joie de la prière exaucée.
10
L'action juste

L'anneau, le cordon et le bâton

« On informa Tamar en ces termes : « Voici que ton beau-père monte à Timna pour tondre
son petit bétail. » Alors elle ôta de dessus elle ses habits de veuve, se couvrit d'un voile et, ainsi
enveloppée, elle s'assit à rentrée de Enaïm, qui est sur le chemin de Timna. Car elle voyait que
Chéla était devenu grand et qu'elle ne lui avait pas été donnée pour femme. »

« Juda, l'apercevant, la prit pour une prostituée, car elle avait couvert son visage. Il se dirigea
vers elle, sur le chemin, et dit : « Laisse-moi aller vers toi. » Car il ne savait pas que c'était sa
bru. Elle dit : « Que me donneras-tu pour venir vers moi ? J'enverrai, dit-il un chevreau du
troupeau. » Elle dit : « Me donneras-tu un gage, en attendant que tu renvoies ? » Il dit : « Quel
gage te donnerai-je ? » Elle dit : « Ton anneau à cachet, ton cordon, et ton bâton que tu as à la
main. » Il les lui donna et alla vers elle, et elle devint enceinte de lui. Elle se leva et partit. Elle
ôta son voile de dessus elle et reprit ses habits de veuve. »

« Juda envoya le chevreau par l'entremise de son ami d'Adoullam, pour reprendre le gage des
mains de la femme, mais il ne la trouva pas. Il demanda aux gens du lieu : « Où est la
prostituée sacrée qui était à Enaïm, sur le chemin ? » Ils dirent : « Il n'y a pas eu ici de
prostituée sacrée. » Il revint auprès de Juda et dit : « Je ne l’ai pas trouvée ; et même les gens
du lieu ont dit : « Il n'y a pas eu ici de prostituée sacrée. » Juda dit : « Qu'elle garde ce qu'elle
a ! N'allons pas nous exposer au mépris. J'ai bien envoyé ce chevreau, et toi, tu ne l’as pas
trouvé. »

« Or, environ trois mois après, on informa Juda en ces termes : « Tamar, ta bru, s'est
prostituée, et voilà même qu'elle est enceinte de ses prostitutions. - Faites-la sortir, dit Juda, et
qu'elle soit brûlée ! » Comme on la faisait sortir, elle envoya dire à son beau-père :
« L'homme à qui sont ces objets, c'est de lui que je suis enceinte. » Puis elle dit : « Examine
bien à qui sont l'anneau à cachet, le cordon et le bâton que voilà » (Genèse XXXVlII, 13-25).

Juda signifie prier Jéhovah. A qui que vous adressiez votre prière, vous croissez par la loi de
l'esprit. Tamar figure la victoire, la conquête, la droiture morale, l'excellence et la bonté. Elle
figure aussi le palmier, qui du point de vue symbolique représente le désir que vous nourrissez
en votre cœur. L'homme qui se penche sur l'accomplissement de son désir, sa possession la
plus légitime, a donné en gage trois choses qui sont des symboles : un anneau à cachet, un
cordon et un bâton.

L'anneau, qui a la forme d'un cercle, symbolise l'Infinité, ou Dieu, ce qui n'a ni
commencement ni fin. C'est aussi un symbole d'amour et de vie conjugale : de mariage Divin,
d'union du mental et du spirituel avec l'Infini. Cela signifie que vous êtes pleinement
obéissant, dévoué et loyal vis-à-vis de l'Unique Puissance en vous, que vous savez être
Suprême et Omnipotente.

Le symbole de l'anneau met l'accent sur l'importance qu'il y a de changer le point focal de la
croyance de l'homme qui, de la matière et des conditions externes doit aller vers l'Esprit,
Cause de toute chose. Isaïe souligne la vérité fondamentale selon laquelle il n'existe qu'une
Puissance créatrice : JE SUIS, appelée aussi Conscience, Esprit ou Imagination. Votre esprit
doit nourrir une absolue conviction quant à l'Unique Puissance, une conviction qui soit au-
delà de toute contestation et comparaison. C'est en elle que vous trouvez la vraie foi, la
véritable confiance : le repos en Dieu.

« Moi, je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui-Qui-est, et Celui-qui-était »


(Apocalypse L 8). Votre désir d'être, de faire, d'avoir est le point de départ ; sa réalisation la
fin. Le commencement et la fin ont tous deux lieu dans l'esprit. Dorénavant, quand vous
penserez à un anneau, que cela vous rappelle la détermination et la fidélité. Le cordon
symbolise, quant à lui, l'union avec Dieu dans la foi et la confiance, ainsi que la parure ou
habit de Dieu.

Quand vous vêtez l'habit de vérité et de confiance - étant convaincu que la parole prononcée
se réalisera - votre cordon est celui qui convient. « Si tu formes un projet, il te réussira et
sur tes chemins brillera la lumière » (job XXII, 28). Votre parole, au sens biblique, c'est le
fait d'être convaincu qu'une chose décrétée se concrétise.

On a affaire ici à la loi de correspondance, ou loi de réciprocité : ce que vous imprégnez dans
votre subconscient, sera reproduit par lui. Autrement dit, l'impression devient expression. Le
cordon, donc, signifie pour vous le lien qui vous unit à la loi.

« Mais qui prend son plaisir en la loi de Yahvé et murmure sa Loi jour et nuit, il est
comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne son fruit en son temps et dont le
feuillage ne se flétrit pas, et tout ce qu'il fait réussit» (Psaumes L 2-3).

La loi dit que vous devenez ce que vous contemplez. Ce que vous croyez être vrai s'exprime
comme forme, fonction, expérience et événement. La loi de la vie est la loi de la foi. Vous
êtes de la foi personnifiée. Avoir foi en quelque chose c'est l'accepter comme vraie. Ayez foi
en la bonté et l'abondance de Dieu au monde des vivants.

Le bâton dont il est question au verset ci-dessus figure la discipline inflexible, sur laquelle il
est bon de se reposer. Au 23e psaume il est dit : « ... ton bâton, ta houlette, voilà mon
réconfort » (Psaumes XXlII, 4). Le psalmiste sait que les brebis sont impuissantes et bêtes ;
qu'elles n'ont aucun moyen pour détourner les attaquants ou les bêtes féroces. Dans le temps,
le bâton était très long. Il se terminait en crochet et, quand une brebis glissait ou tombait dans
un ravin, le berger pouvait s'en aider pour la faire remonter. Tout cela symbolise que nous
prenons appui sur Dieu, sachant qu'en cas de besoin Il répondra à notre appel. Comme il est
dit dans les Psaumes, Il est « ... pour nous un abri, un lieu fort » (Psaumes X LVI. 2),

L'auteur de la Genèse dit que la prière est une mise à l'épreuve. Y a-t-il quelqu'un (ou quelque
chose) qui puisse vous dissuader d'être fidèle ou loyal à l'Unique Puissance (l'anneau) ? Qui
puisse vous détourner de votre foi ou conviction vous disant qu'Il est l'Unique Présence,
l'Unique Puissance, l'Unique Cause et l'Unique Substance (le cordon) ? Qui puisse vous faire
douter qu'Il répond à vos appels ?
Si quelqu'un se moque de vos croyances - admettons que vous souffriez d'une maladie soi-
disant incurable et que vous priiez, sachant que la Présence Infinie de Guérison, votre
créateur, peut vous guérir et, en fait, vous guérit en ce moment même - si les autres se
moquent de vous, disant que vous êtes fou, votre foi reste-t-elle inébranlable ou votre foi ou
conviction devient-elle vacillante ?

Supposons que vous ayez un idéal, ou que vous vous proposiez de faire une chose
exceptionnelle pour vous-même ou votre pays, dont l'accomplissement serait un grand
bienfait pour l'humanité. Supposons toujours que certaines gens tentent de vous éloigner de
votre projet, vous proposant en échange de l'argent, la gloire, des pouvoirs ou une situation
reluisante. Saurez-vous rester fidèle à votre idéal ? Si vous cédez aux attraits et tentations
terrestres, le gage donné par la prière est en de mauvaises mains. Dans l'anecdote biblique, il
est dit que Juda envoya son ami pour reprendre le gage des mains de la femme, juste à dessein
de se rendre compte si elle était vraiment sincère. Si vous échangez des choses de valeur
contre d'autres qui n'en ont pas, cela prouve que vous êtes indigne, préférant le clinquant à
l'authenticité.

Les choses authentiques exigent la fidélité à l'égard de l'Unique Puissance (l'amour, la bonne
volonté, l'intégrité, l'harmonie et la confiance dans les choses bonnes). Il nous faut
comprendre que nos actes sont à l'image de nos paroles. Celles-ci ne sont que pensée
exprimée, et nos actes viennent après nos pensées. Il nous faut veiller de près à penser, sentir
et agir correctement. « ... J'ai bien envoyé le chevreau, et toi, tu ne l'as pas trouvé »
(Genèse XXXVIII, 23). Celui dont la foi en Dieu est inébranlable, qui sait que toute gloire et
toute progression émanent de Lui, on ne peut le soudoyer ou l'inciter à se détourner de l'Un,
du Beau et du Bon.

Transposez maintenant cette scène dans votre vie : Tamar est la bru, celle avec laquelle vous
aimeriez être uni sur le plan de la pensée et de l'émotion. Mais elle est aussi votre fille, en tant
qu'elle représente votre nature sensible. Quelle est votre attitude envers vous-même ? Voulez-
vous le bonheur ? Cherchez-vous la réussite, la tristesse ou la dépression ? Voulez-vous la
prospérité ? Si vous cultivez en vous le sentiment de richesse, vous acquérez la richesse. Le
sentiment de richesse engendre la richesse. Si vous nourrissez le sentiment de réussite, vous
réussissez. Vous pouvez connaître n'importe quel état simplement en sentant sa réalité.

Tamar figure le palmier. Comme vous le savez, le palmier dans le désert donne l'occasion de
se rafraîchir et indique la proximité d'une oasis. Le but de votre vie est le palmier. L'histoire
donc vous concerne. Car, ne voulez-vous pas devenir plus riche et plus extraordinaire que
vous ne l'êtes à présent ?

On dit aussi que Tamar se couvrit du voile des prostituées. La prostituée symbolise votre
subconscient dans lequel on peut imprimer n'importe quoi, bon ou mauvais ; tout comme la
prostituée, au sens littéral, est à la disposition de tous les hommes et ne pose pas de questions.

Dans la même anecdote toujours, le beau-père, le roi Juda, offre à Tamar un chevreau pour
sceller leurs rapports intimes. « Elle dit : - Que me donneras-tu pour venir vers moi »
(Genèse XXXVIII, 16). « Et il dit : - Quel gage te donnerai-je ? » Elle dit : - Ton anneau
à cachet, ton cordon, et ton bâton que tu as à la main, Il les lui donna et alla vers elle, et
elle devint enceinte de lui » (Genèse, XXXVIII. 18).
Il n'y a qu'un seul cadeau à faire. Dieu est à la fois le dispensateur et le don, et Il habite en
vous. Donc, tout de ce que vous pouvez Lui donner est votre foi. C'est selon elle que vous
recevrez. A vrai dire, vous-même donnez tout à vous-même, car la source de toute chose est
en vous.

En disant : « La sagesse de Dieu baigne mon intellect, et je reçois l'illumination d'En Haut »,
vous vous donnez la sagesse. En prétendant : « L'abondance de Dieu est dans ma vie, et il y a
toujours un surplus Divin », vous vous donnez l'abondance. En vous mettant en contact avec
l'Infini, et en affirmant avec enthousiasme et sciemment : « Le fleuve de paix Divin emplit
mon esprit, mon cœur et mon être entier », vous trouvez la paix en vous. En prétendant
fermement : « La puissance du Tout-Puissant me traverse, me vitalisant, guérissant et
revitalisant mon être tout entier », vous vous donnez force et énergie.

Rappelez-vous l'acte créateur de la Genèse : quand la côte d'Adam devient femme (la nature
sensible). Vous pouvez créer, vous représenter en esprit l'objet de votre désir et sentir sa
réalité.

A mesure que vous cultiverez ce sentiment, il prendra forme en vous et, grâce à votre
subconscient, se réalisera pleinement.

Juda, c'est vous-même, quand vous exaltez la puissance de Dieu en vous. A cela, un seul don
est nécessaire : l'anneau, le cordon et le bâton, symboles de votre royauté. Le seul don que
vous puissiez faire à l’Infini est de le reconnaître et d'être loyal à son égard. Souvent on essaie
de marchander avec l'Infini, lui promettant, par exemple, de ne plus boire s'il guérit notre fils
ou de faire bâtir une église si votre prière est exaucée. Il n'est cependant qu'une chose que
vous puissiez donner à Dieu : la foi et la conviction, sachant que l’Intelligence Infinie n'y
reste pas sourd et qu'elle ne connaît pas l'échec. L'anneau, le cordon et le bâton, quand vous
en faites don, c'est à vous-même que vous faites ce don, et ce sous forme de reconnaissance,
de foi et d'acceptation.

Devenez le roi Juda : comprenez et sentez qu'avant de pouvoir réaliser Tama (votre désir), il
vous faut imprégner votre subconscient de ce désir en prétendant et sentant sa réalité. A
mesure que vous accordez attention et fidélité à un idéal, il mûrit dans les profondeurs
subconscientes. Vous donnez de vous-même, dans la mesure où vous donnez vie, amour et
sens à votre idéal. Lorsque vous êtes complètement imbibé du sentiment d'être ce à quoi vous
aspirez, votre subconscient objective votre idéal sur l'écran de l'espace.

Si vous cherchez la sécurité dans la vie, il est ridicule de faire le lézard auprès de ceux qui
nagent dans l'abondance et la sécurité. On acquiert la sécurité en percevant et en sachant que
Dieu est la Présence qui veille sur nous, nous guide et nous protège : qui répond à tous nos
besoins selon Sa glorieuse abondance. De même, si vous voulez santé, vitalité, force et
puissance, il vous faut comprendre que le climat, le régime alimentaire et les vitamines ne
suffisent pas ; que Dieu, qui jamais ne meurt et est toute sagesse, habite en vous ; qu'il vous
vitalise, vous guérit, vous régénère et vivifie votre être tout entier. Alors vous recevez la
réponse de l'Infini, qui est Source de toute vie. N'allez pas chercher la santé dans le monde
extérieur ou les choses créées ; allez directement à la Source de Vie.

Pour croître, grandir et s'élever il ne sert à rien de chercher la compagnie de rois, de


présidents, de gens influents et à statut social. Leur compagnie ne vous rendra ni plus noble ni
plus digne, pas plus qu'elle ne vous rendra exceptionnel dans le domaine où vous voulez
réussir. Il convient plutôt de comprendre que vous êtes fils ou fille de l'Infini ; d'affirmer et de
percevoir que vous êtes éclairé et inspiré ; que spirituellement parlant vous vous élevez et
exprimez de plus en plus l'amour, la lumière, la vérité et la beauté Divin. Soyez conscient
d'être enfant de Dieu et allez vers l'avant, vers en haut, vers Dieu. Vivez dans la connaissance
de ces vérités et avec le sentiment que les choses affirmées sont vraies. Cela suffit pour
devenir chaque jour plus noble, plus digne et davantage à la semblance de Dieu.

Une amie actrice imaginait être parfaitement exceptionnelle et sans cesse son œil mental
voyait son mari en train de lui dire : « Tu es merveilleuse. Les .films dans lesquels tu joues ont
un succès prodigieux en Espagne, en France et ailleurs. » Comme elle était soumise, dévouée
et attentive à cette image mentale, elle devint parfaitement exceptionnelle et dans les années
qui suivirent elle m'écrivit des lettres enthousiastes me parlant de son extraordinaire réussite.

Quand vous prétendez et percevez que vous êtes en ce moment même selon vos aspirations,
vous êtes comme Tamar dans la Bible. Toutes les histoires bibliques se déroulent dans l'esprit
de chacun de vous. Tous les personnages de la Bible - comme ceux du théâtre de Shakespeare
- vivent en vous.

Sachez que votre conscience est l'unique Réalité. Puis, sachez ce que vous voulez être.
Imaginez et percevez que vous l'êtes déjà. Que votre esprit reste fidèle à cette image et vive le
rôle : il se réalisera et la Lumière Divine resplendira dans votre vie.

Dieu seul existe

Rappelez-vous toujours l'affirmation catégorique et absolue au Livre d'lsaïe : « Je suis Dieu


et il n'en est point d'autre » (Isaïe XLV, 22). « Tu disais en ton cœur : - Moi, et rien que
moi » (Isaïe XLVII. 1 0). « Je suis Yahvé, c'est là mon Nom ; et ma gloire, je ne la
donnerai pas à un autre, ni aux statues la louange qui m'est due » (Isaïe XLII. 8). « ... Je
suis Dieu ... et il n'y en a pas comme moi » (Isaïe XLVI. 9).

Récemment, à une femme de soixante-quinze ans qui désirait se marier, je conseillai


d'imaginer qu'elle se tenait en mon bureau et m'entendait dire ces mots : « Je vous unis comme
mari et femme. » Cela signifiait pour elle que la cérémonie avait eu lieu et qu'en esprit elle
était déjà mariée. Elle prit le soin de donner à son image mentale autant de réalité qu'à un
arbre. Et je lui fis remarquer que l'image qu'elle faisait ainsi jouer sur la scène de son esprit se
réaliserait joyeusement et triomphalement.

Elle pratiquait cet exercice chaque soir. Au bout d'une semaine, son voisin - qui était veuf - lui
offrit de se marier avec elle et j'eus le plaisir de les unir... « Et appelle les choses qui ne sont
pas comme si elles étaient» (Romains IV, 17),

Cette femme me confia que, pour la première fois dans sa vie, elle avait compris que
commencement et fin se confondent. Cela est vrai : commencement et fin ne sont qu'une et
même chose. Si vous contemplez et visualisez la fin, vous évoquez les moyens de son
accomplissement. Cause et effet aussi se confondent.

Elle s'est prouvée à elle-même que de mettre en scène son image mentale, était aussi réel que
la cérémonie de mariage qui eut lieu après. Si vous entreprenez quelque chose ou bien entrez
dans une nouvelle fonction avec un sentiment de foi, de confiance et de victoire, votre attitude
annonce la fin : le succès et le triomphe. L'idée précède la manifestation. Mettez la joie dans
votre cœur et la fin poursuivie sera joyeuse.

Une fois que vous avez compris que Dieu est Conscience, l'Esprit en vous - vous comprenez
de même que les ennemis du monde extérieur et les antagonismes sont illusoires, que rien
n'est là pour s'opposer ou se battre avec Lui. A l'instant précis où vous revendiquez
mentalement de devenir ce que vous voulez être, faire ou avoir, la réponse du Pouvoir Tout-
Puissant vient à vous, et rien ne peut en empêcher la réalisation. Demandez de devenir selon
votre désir dans une humeur de joie et de satisfaction. Votre esprit profond vous l'accordera
selon l'ordre Divin.
11
La programmation de votre subconscient

La jalousie et l'envie

« Car la jalousie met le mâle en fureur et il n'épargnera pas au jour de la vengeance »


(Proverbes VI, 34).
« Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l'Amour
est fort comme la Mort, la passion cruelle comme le Chéol ; ses fièvres sont des fièvres
de feu, une flamme de Yah » (Cantique des Cantiques VIII, 6).
« La jalousie voit les choses plus grandes qu'elles ne sont : des géants là où il y a des
nains, des vérités là où il y a doute. » (Cervantès).
« La jalousie est l'enfer des amours blessées. » (Milton).

« Le jaloux ajoute le poison à ses propres mets puis les mange. Oh ! gardez-vous d'être jaloux.
La jalousie est le monstre à l'œil vert qui dédaigne la nourriture qu'on lui sert. »
(Shakespeare).

« La jalousie, disait La Rochefoucauld, a sa propre logique et vérité. Elle poursuit la


préservation d'un bien que nous croyons nôtre. » C'est dans ce sens qu'il faut entendre la
jalousie de Dieu : il désire avec constance et ardeur - pour ainsi dire - que nous l'aimions,
le vénérions et le servions de manière suprême.

En langage moderne et ordinaire une personne est jalouse quand elle éprouve de la rancœur
en voyant la réussite, les réalisations terrestres et l'aisance pécuniaire chez autrui. Le jaloux a
tendance à être rongé par le doute, à craindre la rivalité, l'infidélité, etc., dans sa vie affective
ou dans ses entreprises.

Dans la Bible il est dit : « ... Moi, Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux ... " (Exode XX,
5). Entendons par-là qu'il faut reconnaître le Vivant Esprit Tout-Puissant comme étant
suprême et omnipotent ; qu'il faut refuser d'accorder des pouvoirs aux choses créées.
Autrement dit, il ne faut pas adorer les choses de la création mais être soumis, fidèle et dévoué
à l'Unique Présence et Puissance en vous, appelée JE SUIS ou Esprit.

Ainsi, si vous voulez une promotion dans votre travail et que vous vous dites : « Mon patron
bloque le bien qui me revient. Pourtant, c'est lui qui assurera ma promotion et mon
augmentation de salaire », vous l'exaltez, faites de lui un dieu à mauvais escient. Vous niez
l'existence de l'Unique Source d'où coulent toutes les bénédictions. Et, le subconscient qui sait
que vous êtes partagé, ne répondra pas à votre demande.

Vous êtes à l'image de cet homme tiraillé, instable à tous égards. D'une part il affirme que
Dieu est la Source de son approvisionnement et qu'il répond à tous ses besoins. D'autre part,
et l'instant suivant, il se met en colère contre son employeur qui refuse de lui accorder sa
promotion et d'augmenter son salaire. Ne donnez jamais le pouvoir à une personne, un lieu ou
une chose, car, le faisant, vous transférez le pouvoir en vous au monde extérieur. Accordez
votre dévotion et votre fidélité exclusivement à l'Unique Puissance en vous, celle qui répond
selon la nature de vos sentiments et pensées.

Il croyait que les vitamines le guériraient

Un homme souffrait d'ulcères et refusait de prendre les médicaments prescrits par son
médecin. Il avait placé sa confiance dans la vitamine C, mais entretenait des pensées de
jalousie et de rancune vis-à-vis d'un de ses associés. De même, il était envieux et rancunier à
l'égard de sa femme, laquelle gagnait plus d'argent que lui.

Je lui ai expliqué que sa foi et sa confiance devaient se tourner vers l'Unique et Suprême
Puissance - Source de toute vie. L'alimentation, les vitamines sont une question importante
mais pas essentielle. Vous n'allez pas leur donner plus d'importance qu'à la Présence Infinie
de Guérison - la seule Puissance de Guérison qui existe.

Sa prière était : « Je me pardonne d'avoir abrité en moi des pensées négatives et de jalousie, et
j'émets des rayons d'amour, de paix et de bonne volonté au profit de ma femme et de mon
associé. L'amour guérissant de Dieu emplit mon être entier. Le fleuve de paix de Dieu fait
couler ses eaux dans mon esprit et dans mon cœur. Dès qu'il me vient une pensée de jalousie
ou d'envie, j'affirme : « L'amour de Dieu imprègne mon âme tout entière. »

Il pratiqua cette discipline et, en l'espace de quelques semaines, ses ulcères disparurent. Il
s'était aperçu que ses pensées de jalousie, d'envie, de mauvais vouloir et de peur les avaient
provoqués. En inversant le processus et en contemplant l'harmonie, l'amour, l'intégrité, le bon
vouloir et la paix il s'était guéri. Il lui a fallu reconnaître que Dieu seul avait ce pouvoir que
Ses manifestations en étaient dépourvues. Tournez-vous toujours vers la Cause Primale, la
Source même de vie, non pas vers une cause secondaire. Un médecin est apte à vous prescrire
un régime alimentaire convenable mais, dans ce cas, sachez que quoi que vous mangiez ou
buviez se transmue en beauté, ordre, symétrie et proportion.

Il prétendait que les planètes étaient contre lui

Un écrivain capable s'était vu rejeter un manuscrit par six éditeurs différents. Il me dit qu'un
de ses lecteurs lui avait fait comprendre que la raison en était une mauvaise conjonction de
Saturne et de je ne sais quelles planètes dans son thème. Je lui rétorquai qu'il aurait mieux
valu pour lui ne jamais avoir entendu parler de Saturne.

Dieu est la loi immuable et tout ce que nous imprimons dans notre subconscient s'exprime sur
l'écran spatial. Il comprit qu'il était victime d'une suggestion d'ordre hypnotique qu'il avait
acceptée. Il donnait le pouvoir à une planète au lieu de raccorder à Dieu, qui avait créé
Saturne aussi bien que le reste de l'univers. Il n'y a qu'Un Etre, qu'Une Puissance, et un
penseur s'occupant des choses de l'esprit ne donne aucun pouvoir au monde phénoménal. Il
réserve sa soumission et adoration entièrement à cette seule Puissance. « Je suis Yahvé, c'est
là mon Nom ; et ma gloire, je ne la donnerai pas à un autre, ni aux statues la louange qui
m'est due » (Isaïe XLII, 8).

Je lus son manuscrit. Il était excellent et digne d'être publié. Je lui suggérai de se mettre en
rapport avec le président d'une maison d'édition - ami de l'auteur - ajoutant : « Je suis
persuadé qu'il en percevra la valeur. »

Je lui conseillai également de prier ainsi : « L'intelligence Infinie ouvre le canal parfait pour
l'acceptation, l'impression et la vente de mon manuscrit, et l'homme que je vais aller trouver
est l'homme de Dieu. L'Esprit en moi parle à l'Esprit en lui, et entre nous règnent harmonie,
paix et compréhension. Je lui confie mon manuscrit, et mon geste est acte de Dieu entouré de
paix et d'harmonie. »

Le directeur de la maison d'édition accepta son manuscrit.

Cet écrivain assura sa réussite en se rappelant la Seule Puissance, au lieu de s'appesantir sur la
chose créée. Il prit conscience qu'il était victime, non pas d'une mauvaise conjonction de
planètes mais d'une information négative. Les planètes n'ont aucun pouvoir. Seulement, si
vous pensez qu'elles en ont, les choses se passent comme si elles en avaient. La loi de la vie
est la loi de la foi : « ... Va ; comme tu as cru, qu'il te soit fait » (Matthieu VIII, 13).

Selon une croyance assez répandue, une personne née sous un certain signe présente certains
traits de caractère, tendances et dons. En fait, s'il en est ainsi, ce n'est pas le signe qui en est
responsable, mais la croyance de l'esprit de masse par rapport à cette date ou saison de
l'année.

Dieu habite en chaque être humain. Chacun de nous peut entrer en contact avec la Présence
Divine en lui et ainsi transformer sa vie. Vous façonnez votre propre destin, car il est écrit :
« Selon ce qu'il médite en son âme, ainsi est-il ... » (Proverbes XXIII, 7). « ... Quoi qu'un
homme sème, il le moissonnera » (Galates VI, 7).

Votre faculté de penser et de sentir figure le Père en vous qui fait le travail. Votre cœur, au
sens biblique, c'est votre subconscient. Et, quoi que vous imprimiez dans votre subconscient
verra le jour sous forme d'expression, de condition ou d'événement. Phineas Parkhurt Quimby
disait en l847 : « L'homme est de la croyance manifestée. »

Quelles sont vos croyances ? Votre penser ordinaire, ou flot régulier de pensées, tout comme
le train, vous conduit à une destination précise.

La programmation de votre subconscient

De nos jours on entend souvent parler de programmation des ordinateurs. Un ordinateur


répond très exactement selon les programmes qu'on lui donne. Quand vous étiez jeune, peut-
être vous a-t-on enseigné nombre de choses erronées. Peut-être votre père ou votre mère vous
a-t-il dit : « Ton frère est bien plus éveillé que toi. Pourquoi n'es-tu pas comme lui ? Il est un
ange. » Cela a pu provoquer en vous de la jalousie ou l'esprit de compétition ou de la
rancœur.

Vous êtes né avec deux peurs seulement : celle de tomber et celle du bruit, toutes deux des
mécanismes naturels de protection. Quimby disait que l'enfant est comparable à une tablette
vierge sur laquelle chaque membre de l'entourage gribouille quelque chose. Les éducateurs
modernes rappellent tabula rasa. Rappelez-vous : vous êtes né avec l'Esprit Infini - Dieu - en
vous et Il est l'essence de votre vie.

Posez-vous toujours cette question toute simple : « Que m'a laissé Dieu pour héritage ? » Si
votre subconscient a été programmé négativement, il vous est possible d'inverser la situation
en imprégnant votre subconscient de schémas allant dans le sens de la vie, ainsi : « L'amour
de Dieu emplit mon âme. La paix de Dieu imbibe mon être entier. L'harmonie, la lumière et la
gloire de l'Infini imprègnent tout mon être, et je suis éclairé d'En Haut. »

Pratiquez régulièrement cet exercice - au moins trois ou quatre fois par jour. Dès qu'une
pensée négative vous vient à l'esprit, anéantissez-la en disant : « L'amour Divin emplit mon
âme. La prière est une habitude, certes, mais une excellente habitude. Supposons qu'on
vous ait mal enseigné le piano ou la conduite automobile. Vous pouvez, grâce à la
pratique, redresser cette habitude et apprendre à bien jouer ou conduire. Nombre de
chiens ont été dressés à tuer au cours de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale,
mais une fois la paix revenue, on leur a réappris à aimer le genre humain.

Deux merveilleux mantras

Sur mon conseil, bien des gens pratiquent, matin et soir, pendant environ quinze minutes, le
mantram suivant : ils s'allongent et, les yeux fermés, parlent à leur corps de la manière qui
suit : « mes orteils sont détendus, mes pieds sont détendus, mes chevilles sont détendues, mes
mollets sont détendus, mes genoux et mes hanches sont détendus, mes muscles abdominaux
sont détendus, mon cœur et mes poumons sont détendus, ma colonne vertébrale est détendue,
mes mains et mes bras sont détendus, mon cou est détendu, mon cerveau est détendu, mon
visage est détendu, mon corps entier est détendu et je suis tout à fait serein. »

Après s'être ainsi détendus, ils murmurent à eux-mêmes pendant environ quinze autres
minutes : « L'amour de Dieu emplit mon âme. » Ils répètent cette phrase encore et encore, en
guise de berceuse. L'exercice se fait le matin, et le soir avant de s'endormir. Ils m'ont raconté
combien il leur était agréable de se recharger les batteries mentale et spirituelle. Ils travaillent
mieux. Plusieurs d'entre eux m'ont avoué que leur tension était redevenue normale, qu'ils
étaient moins tendus, que leur santé s'était améliorée, que leur jalousie avait disparu, qu'ils
étaient devenus plus affables, aimables, cordiaux et intelligents. Ce mantram tout simple :
« L'amour de Dieu emplit mon âme », a opéré des miracles dans leur vie.
Un autre mantram extraordinaire

Bien des gens ont adopté ce merveilleux mantram qui guérit et vitalise : « La paix de Dieu
emplit mon âme. » Le mode d'emploi est le même que pour le précédent. Ils parviennent à
dormir paisiblement et à se réveiller dans la joie. De plus, la paix règne chez eux, à leur travail
et dans leurs rapports humains. Ils sont aussi à l'aise du côté du portefeuille car, quand vous
vous mettez en accord avec la paix de Dieu en vous, tout vous vient en plus.

« Son caractère est ferme, et tu la gardes en paix, car elle se confie en toi " (Isaïe XXVI,
3). « Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne ... » (Jean XIV, 27). « Car
Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix, comme dans toutes les églises des
saints » (I Corinthiens XIV, 33). « Et que règne en vous la paix du Christ... » (Colossiens
III, l5).

De pratiquer ce mantram : « La paix de Dieu emplit mon âme », apporte la paix dans votre
foyer, votre travail, votre cœur et dans toutes les phases de votre vie. Nos lointains ancêtres
disaient que la paix est un pouvoir du cœur de Dieu. Quand vous avez à affronter une
difficulté ou un problème, affirmez en silence : « La paix de Dieu emplit mon âme. » Vous
serez étonné de la rapidité avec laquelle la solution ou l'idée créatrice viendra à vous. Des
idées créatrices, nouvelles et originales, vous viendront à l'esprit chaque jour, et vous serez
vivifié, régénéré et tout ivre de Dieu.

Ce mantram est un antidote Divin. De le pratiquer supprime tout sentiment de rancune,


d'hostilité, de colère, etc. L'équanimité, la sérénité et le calme deviendront partie intégrante de
vous, tout comme la pomme que vous mangez se mélange intimement à votre sang.

Il disait : « Je ne suis pas jaloux »

Les émotions gouvernent votre vie. Et les émotions se lèvent en fonction de pensées. L'on ne
peut visualiser une émotion. Par contre on peut se remémorer une scène ou un procès, un
chagrin ou une affliction et le voir se dérouler de nouveau. Bien sûr, à cette occasion vous
faites renaître une émotion destructive et rouvrez des plaies. Quand la douleur passée vous
revient à l'esprit, faites appel à la loi de substitution et affirmez : « La paix de Dieu emplit mon
âme. » Vous la neutraliserez aussitôt.

Un homme m'a dit un jour : « Je ne suis pas jaloux, mais pas le moins du monde. » En fait, il
n'en était absolument pas ainsi. Il avait engagé des détectives pour suivre chaque jour sa
fiancée. Elle, qui s'en était aperçu, ne voulut plus rien savoir de lui et rompit. Souvent je dis
aux femmes : « Ne vous fiez pas trop à ce que les hommes vous disent. Voyez plutôt leurs
actes. Ce sont eux qui expriment leurs sentiments. »

Son comportement contredisait ses prétentions. Je lui ai expliqué que la jalousie étouffait ses
émotions et qu'elle barrait la route au bien qui lui revenait, l'emprisonnant à tous les niveaux
de sa vie. La jalousie, c'est le monstre à l'œil vert. Il se mit à prendre conscience qu'il était
d'une jalousie morbide qui venait d'un complexe d'infériorité et d'imperfection en lui. La
jalousie est enfant de la peur. L'amour rejette la peur, car la peur est un supplice ; et la jalousie
consume les cellules ainsi qu'un feu ardent.
Quand un homme aime une femme, il a une attitude d'homme amoureux : il lui fait confiance
comme quand, étant enfant, il regardait sa mère et voyait l'amour inscrit sur son visage. Quand
un homme aime une femme, il aime à la voir comme elle devrait être : heureuse, gaie, libre et
au mieux de ses capacités. L'amour n'implique ni la jalousie ni la possession, pas plus que
l'esprit de suspicion ou ce genre d'attitude : « Si tu m'aimais tu ne fumerais plus ou tu ne
mangerais plus de lard », ou toute autre attitude imbécile. L'amour est totalement étranger à
tout cela. L'amour libère : c'est l'Esprit de Dieu en action.

Cet homme apprit à prier pour une femme, sachant que dans la vie il ne recevrait que ce qu'il
avait établi dans son esprit. Autrement dit, il devait établir l'équivalent mental dans son
subconscient et ainsi faire la preuve de son désir.

A cette fin, il pria matin et soir : « L'Esprit Infini attire à moi une femme s'occupant des
choses de l'esprit et avec qui je suis en parfaite harmonie. Cela se fera dans l'ordre Divin et
par l'amour Divin. Entre nous il y a amour, liberté et respect mutuels. »

Il attira l'attention d'une charmante secrétaire juridique et leur harmonie est totale. Chaque fois
qu'il pense à elle, il affirme : « Dieu t'aime et prend soin de toi. » Dans l'amour il n'y a pas de
place pour la jalousie. Il sait qu'il est impossible de penser à deux choses simultanément. On
ne peut penser jalousie et amour à la fois, de même qu'on ne peut rire et pleurer en même
temps. Deux choses différentes se rejettent l'une l'autre. L'amour et la jalousie ne peuvent
cohabiter.

La jalousie est un poison mental

Le jaloux habituellement blâme les autres comme s'ils étaient responsables de son infériorité
ou de ses manques. Il cultive toutes sortes de poisons mentaux qui à leur tour produisent des
maladies. En fait, il se détruit lui-même de l'intérieur. Rappelez-vous que vous êtes un être
unique. De par le monde il n'y a pas un seul être qui soit comme vous. Les autres n'ont pas les
mêmes empreintes digitales, pas plus qu'ils n'ont un système digestif ou glandulaire identique.
Ils ne pensent ni ne parlent ni n'agissent comme vous.

Vous êtes Dieu exprimé de manière individuelle, et si vous êtes en ce monde c'est pour vous
exprimer avec originalité et merveilleusement. Il n'y a pas de réprouvés dans l'univers. On a
besoin de vous. Dans une symphonie, les notes indésirées n'existent pas - toutes sont
indispensables. « Nous sommes partie intégrante d'une prodigieuse totalité, dont le corps est
la nature et l'âme Dieu. »

D'envier quelqu'un revient à vous déprécier. Cela signifie que vous rejetez votre propre
Divinité, Source de toutes les bénédictions. Quand vous êtes jaloux, vous placez la personne
sur un piédestal et avez une mauvaise opinion de vous-même et, par-là, attirez le manque, le
dépouillement, les limitations et l'appauvrissement. Cela est insensé. Vous connaissez
sûrement ce dicton : « Etre vert de jalousie. » D'où l'on dit que la jalousie est le monstre à
l'œil vert. Les yeux sont les fenêtres de l'âme. Il est vrai que les yeux révèlent le sentiment de
jalousie, qui est une maladie mentale. Rappelez-vous aussi que le jaloux est également un
coléreux.
« Il peut, durant sa vie, féliciter son âme, s'entendre célébrer pour s'être fait du bien »
(Psaumes XLIX, 19). Faites du mieux que vous pouvez, émettant l'amour et la bonne volonté
au profit de tous. Aimer, c'est être cordial, génial, bon envers chacun, lui souhaitant toutes les
bénédictions de la vie. Aimer c'est accomplir la loi de santé, d'abondance, de paix et de
prospérité. Coopérez avec les autres. Soyez enthousiaste. Prétendez que vous donnez toujours
la meilleure expression de vous-même. A mesure que vous persisterez dans cette attitude
d'esprit, vous gagnerez l'approbation, la promotion et le renom.

Apprenez à vendre

Vous pouvez vendre la foi, la confiance, le rire, la bonne volonté, le zèle et l'enthousiasme.
De plus, ces qualités se transforment en abondance, sécurité, expression véritable et plénitude.
Réjouissez-vous à la vue de la prospérité. Si vous le faites, vous attirerez l'abondance encore
davantage. Etre jaloux ou envieux de l'abondance d'autrui vous appauvrit d'autant. En fait, le
faisant, vous niez votre propre Divinité et vous dites : « Ils ont obtenu tout ce bien, moi je ne
le peux. » Par-là, vous vous dépossédez de cela même que vous cherchez à avoir. L'envie et la
jalousie sont ignorance grossière. Et l'ignorance est le seul péché qui existe : toute la
souffrance par le monde en découle.

Les fils de Dieu

« Tous ceux en effet qui sont menés par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu »
(Romains VIII, 14). Vous êtes fils ou expression de Dieu, dans la mesure où vous exprimez la
beauté, la vitalité, la santé, l'amour et la réussite. Qu'est-ce qui régit votre vie en ce moment ?
Est-ce la sagesse, la vérité et la beauté, ou l'ignorance, la peur et les superstitions ? L'humeur
dominante est celle qui gouverne votre vie. Laissez l'esprit de lumière, d'amour, de vérité et de
joie vous régir : vous exprimerez de plus en plus les attributs et les qualités de Dieu.

Apprenez à vivre une vie pleine et heureuse

Imprégnez votre esprit des vérités suivantes : « Au centre de mon être règne la paix. Le fleuve
de paix de Dieu emplit mon être tout entier. J'ai en toutes circonstances le Divin pour guide.
L'amour Divin dissout dans mon subconscient tout ce qui n'est pas à Son image. Je salue le
Divin en toute personne qu'il m'est donné de rencontrer, et je vais m'habituer à faire appel à
la Divinité en chaque être en affirmant à voix basse : « L'amour de Dieu emplit mon âme. »
Je sais que Dieu est personnifié en chaque être humain. Il me traverse en ce moment et me
comble de ses bienfaits. L'abondance de Dieu - spirituelle, mentale et matérielle - coule en
moi maintenant, et je suis immergé dans la Sainte Omniprésence. Par ma prière, des miracles
s'accomplissent. »
12
Un regard neuf sur la réincarnation

Dieu est l'Eternel Maintenant ! Il n'est soumis ni à l'espace ni au temps ; Il est sans visage et
sans forme ; Il est l'Esprit Vivant et Tout-Puissant dans l'homme. Dans ce chapitre, l'auteur
n'abordera pas la question des théories de l'espace et du temps, et il n'est pas dans son
intention de chercher querelle à ceux qui ont des vues différentes des siennes. Je crois que,
dans le domaine des lois mentales et spirituelles, dans la pensée et la pratique, il est temps de
prendre une décision ferme vis-à-vis de la mauvaise interprétation de la réincarnation, théorie
qui a tant d'adeptes partout par le monde.

Ce qui dans la théorie de la réincarnation est frappant, c'est l'élément de progression :


l'homme s'améliore doucement et revient sur terre tant qu'il n'a pas atteint la perfection. Ce
processus externe et inconscient ne tient absolument pas compte de cette extraordinaire
vérité : « Vous serez donc parfaits, vous, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu
V, 48).

« Vous serez donc » signifie en fait « vous êtes » : vous êtes spirituellement parfait, car la
Réalité de chacun est l'Esprit (Dieu) en lui. Il ne faut pas tomber dans l'erreur perpétuée par
ceux qui manquent de voir que nous ne sommes pas victime du passé et que l'Un intemporel
est en nous. Un commencement neuf implique une fin neuve. « Moi, je suis l'Alpha et
l'Oméga, dit le Seigneur ... » (Apocalypse L 8). Revêtons l'habit de la sagesse, de la vérité et
de la beauté, non pas l'habit de l'homme pauvre ou malade, du mendiant ou du criminel à
travers d'inlassables cycles d'espace-temps.

Einstein nous a amenés devant la porte du Temple des Merveilles en renversant les faux dieux
de l'espace et du temps et en nous révélant que le temps n'a d'existence que dans notre esprit
ou conscience. Le temps découle d'un état d'esprit, de la manière dont vous appréhendez les
événements. Le temps implique une série d'événements à l'intérieur d'une totalité unitaire. On
dit qu'Einstein expliquait la relativité par ces mots : « Si vous vous entretenez avec une belle
fille pendant une heure, cette heure vous semblera aussi courte qu'une minute. Si par contre
vous restez assis sur une cuisinière brûlante pendant une minute, cette minute vous paraîtra
aussi longue qu'une heure. » Le temps est un phénomène d'ordre psychologique qui dépend de
la pensée et de la sensation. Il n'a rien à voir avec le jour sidéral qui, lui, est fonction de la
rotation de la terre autour du soleil.

L'Evangile selon saint Luc

« Et il se mit à leur dire : Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles cette Ecriture » (Luc IV,
2l). En ce temps-là, on attendait la venue du Messie, or le Messie est en vous : il est la
Présence de Dieu. Il n'est jamais né ni jamais ne mourra. La paix, l'harmonie, l'amour, la joie
et la beauté sont maintenant, de même que la puissance, l'illumination, l'inspiration et le
pouvoir de guérison. Tout cela est d'origine Divine et pourquoi ne pas réclamer et prendre tout
de suite ce qui est maintenant ? Votre Sauveur : la Présence de Dieu est en vous. Il n'y a pas
d'autre Présence, d'autre Puissance, Cause ou Substance.

Laissez Dieu se manifester en vous

Commençons par nous dépouiller de tous nos déguisements, en sorte de nous accorder à
l'Infini, prétendant que ce qui est vrai pour Dieu l'est aussi pour nous. Cela implique, en
essence, la cessation volontaire du cycle interminable des naissances dans le monde à trois
dimensions, où nous nous réincarnons dans l'habit de celui qui est esclave du mode de pensée
et de vie propre à la chair et à la matière.

Le penseur scientifique et spirituel envisage la théorie de la réincarnation d'un point de vue


complètement neuf. Il va tout de suite vers le « Schéma Supérieur » où l'homme est déjà un
avec Dieu. Cessons de vouloir devenir l'homme illuminé et à la semblance de Dieu selon cette
croyance adoptée par des millions de gens qui s'abandonnent aux mains tyranniques du karma
et de la réincarnation, d'où ils émergent vêtus d'habits allant mal à un fils de l'Infini ou Enfant
de l'Eternité.

Vêtons-nous tous d'habits appropriés (humeurs, sentiments), de la robe royale faite d'une
seule pièce, sous peine de rester dans les ténèbres de l'ignorance spirituelle. Si toutes vos
pensées étaient d'amour, de paix et d'harmonie tout au long des jours, votre corps deviendrait
si subtil que ses molécules vibratoires seraient invisibles, et cependant vous demeureriez dans
ce monde, entouré de ceux que vous aimez et n'étant séparé d'eux que par le phénomène de la
fréquence.

La loi de la vie se confond avec la loi de la foi

De croire à la théorie de la réincarnation ou aux innombrables renaissances sur cette terre,


vous fait quitter les rivages de la sécurité et perdre votre grâce spirituelle. Le fait d'entretenir
dans votre subconscient la croyance d'une renaissance dans la chair pour expier ou racheter
des péchés, des erreurs ou des crimes de vies passées, vous retient dans un esclavage spirituel
et révèle l'existence d'un complexe de culpabilité. Il s'ensuit le besoin d'autopunition, car ce
n'est pas l'Esprit ou Principe de Vie (Dieu) qui condamne ou punit. Le jugement est fait par le
fils, autrement dit par l'esprit. « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux
regarder le méfait... » (Habacuc l, 13).

Remplacez toutes les flammes karmiques et purgatoriales par la véridique foi par la certitude
que Dieu est amour et beauté ici et maintenant. Hâtez-vous d'aller vers les régions vierges de
la vérité et de la beauté. Ne vous laissez pas décourager par le mirage du méliorisme. Refusez
d'être satisfait par ce qui est étranger à la terre promise de la Réalité Spirituelle.
Le vin de la sagesse

Dans les cercles de la materia medica on se détourne habituellement des écrits sur les
pathologies et les remèdes du passé. De la même manière, il vous faut renoncer aux vieux
habits de l'homme malade, pauvre, etc., et atteindre le point où de votre esprit coulera le
meilleur vin de sagesse qui sera bu par ces hôtes qui aspirent à une vie de plus grande
plénitude.

La nouvelle science de la physique nucléaire a, avec courage et foi, et sans hésitation, renoncé
au grossier concept atomiste qui prévalait hier. Elle a fait la preuve de son propre miracle,
ainsi que la transsubstantiation nucléaire, la fusion espace-temps, la télévision, la radio, les
voyages dans l'espace, l'énergie interatomique, etc. La science elle aussi se met à genoux et
prie devant l'Autel de l'Etre.

En œuvrant dans la vigne de votre esprit, vous pouvez récolter un meilleur fruit. Ouvrez votre
esprit et votre cœur à l'influx de l'Esprit Saint. Tous les concepts surannés doivent disparaître
dans les limbes de l'ignorance spirituelle et, avant tout, cette théorie si suivie de la
réincarnation, où le progrès est réalisé selon une pensée vieille et terre à terre.

Quand Jésus disait : « ... Le royaume de Dieu ne doit pas venir de façon à être épié, et on
ne dira pas : Le voilà ici ou là. Car voilà que le royaume de Dieu est parmi vous » (Luc
XVII, 20-21), n'anticipait-il pas le concept de la relativité ? Quand il affirmait : « ••• Le voici
maintenant le moment favorable ; le voici maintenant le jour du salut » (II Corinthiens
VI, 2), « Ne dites-vous pas, vous : - Encore quatre mois, et la moisson vient ? Voici que je
vous dis : Levez les yeux et voyez les campagnes ; elles sont blanches pour la moisson »
(Jean IV, 35) et « ... Avant qu'Abraham parût, Moi Je Suis » (Jean VlII, 58). Ne
renversait-il pas l'espace et le temps quand il parlait de salut et de rédemption ?

Jésus donne l'exemple de la résurrection instantanée et, de ce fait, court-circuite tout


attardement d'ordre karmique sur la voie de la terre promise et de la réalisation spirituelle :
« ... Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis» (Luc XXIII, 43). Ce n'est ni demain,
ni la semaine prochaine ni l'année prochaine, car selon Lui le temps est illusion.

Débarrassez-vous de cette incarnation, psychologiquement étouffante, que vous vous êtes


vous-même imposée. Devenez fils de Dieu et sautez de joie sous les étoiles du matin, qui sont
lumière, amour, vérité et beauté, qui sont hors du temps et sans âge. Eclairez les cieux de
votre esprit.

La vraie incarnation

Abandonnez les autels et les idoles mineurs et soyez en communion avec le Dieu intérieur,
aux mains nettes et au cœur pur. « Tout est pur pour les purs ... » (Tite l, 16). Chaque fois
que vous priez et vous appropriez plus de Divinité, vous vous réincarnez du point de vue de
l'esprit. La vraie réincarnation implique la naissance de Dieu dans votre esprit et votre cœur.
Elle attise en vous le transport et l'ivresse Divins. Cela ne signifie pas que vous ayez à renaître
sur cette terre ou planète. La « terre » est infiniment plus vaste que le monde particulier où
nous vivons. La terre dans le Yi-King (1), et selon la symbolique biblique, figure la
manifestation. Cela signifie aussi que vous pouvez manifester et expérimenter une plus grande
mesure de Divinité dans la prochaine dimension de vie, que vous rejoignez toutes les nuits et
que les hommes dans leur ignorance appellent la mort. Comment Dieu, l'Esprit Vivant en
vous, pourrait-il mourir ?

(1.) Voir « Secrets of the I Ching » par Joseph Murphy (non traduit en français).

Dans les écritures hindoues il est dit. : « L'Esprit n'est ni né ni ne mourra. L'eau ne peut le
mouiller ni le feu l'anéantir, et le vent ne peut le disperser » A quoi sert, dès lors, de pleurer
des personnes chères passées dans la prochaine dimension ? La vie implique croissance,
expansion, nouveauté. Pour toujours ils avancent, s'élèvent et vont vers Dieu. Ils vont de
gloire en gloire, de vitalité en vitalité et d'une sagesse vers une autre supérieure, car il n'y a
pas de fin à cette gloire qu'est l'homme.

Ce qui est vrai pour un plan d'existence l'est pour tous les autres plans. Ainsi ceux que vous
aimez croissent, s'instruisent et s'épanouissent en sagesse dans la prochaine dimension de vie.
Comme ici, l'on y trouve des instructeurs. A vrai dire, les personnes aimées sont partout
autour de nous ; ce qui les sépare de nous, ce sont des densités de vibration. Notre monde se
caractérise par la densité, la fréquence et l'intensité. Le bébé qui perd la vie dans le ventre de
sa mère continue de vivre pour toujours et est une note d'ornement dans la symphonie de la
création. Dans une symphonie, les notes d'ornement ont la même importance que les autres.
L'enfant croît et s'épanouit à travers toute la symphonie ; il l'écoute et, subjectivement, est en
contact avec les personnes qu'il aime dans ce monde ou dans le prochain et qui, par l'amour,
se confondent dans la grande symphonie appelée musique des sphères.

Jésus, Moïse, Bouddha, Paul est les autres spectateurs éclairés sont les grands chefs
d'orchestre qui nous introduisent dans la grande symphonie de la création.

Vous n'êtes pas victime du karma

Par karma on entend généralement l'énergie créée par une action, que le bouddhisme et
l'hindouisme tiennent pour être la puissance motrice du cycle des naissances et des morts et
qui ne se dissout que quand on se libère des effets de ladite énergie. Envisagez-la d'une
manière simple, sous son aspect simple : en tant que loi d'action et de réaction qui nous fait
récolter ce qu'on sème. Tout ce qu'on imprime dans le subconscient s'exprime dans
l'expérience, les événements, les circonstances et les conditions. En apprenant à connaître les
lois de l'esprit, vous ne serez plus une victime mais un vainqueur.

Le principe de l'esprit n'est pas soumis à l'espace et au temps. C'est pourquoi, vous pouvez, à
l'instant même, commencer à nourrir votre subconscient de schémas donnant vie à l'harmonie,
l'intégrité, la beauté, la joie, l'amour et le bon vouloir. Il répondra automatiquement suivant les
pensées et les images que vous entretenez. C'est comme d'avoir un seau rempli d'eau sale. Si
vous y versez, même goutte après goutte, de l'eau claire et que vous ayez la patience, le
moment viendra, où vous aurez de l'eau pure et potable.

De même, vous pouvez nettoyer les écuries d'Augias tout de suite, même si elles sont restées
dans la saleté pendant quarante ans. Qu'importe au tuyau que la saleté vienne d'hier ou d'il y a
cinquante ans. Quand vous versez dans votre subconscient les eaux de la vie, des miracles se
produisent dans votre vie. Matin et soir prenez le temps d'affirmer avec enthousiasme et
sciemment : « L'océan infini de vie, d'amour, de joie, de vérité et de beauté coule en moi dans
l'harmonie et la paix. Il me vitalise, me purifie, me guérit et transforme mon être tout entier.
L'intégrité et la paix de Dieu règnent en souverain dans mon esprit et mon cœur. Je suis pur
et chante le chant de l'âme réjouie. »

A mesure que vous saturez votre subconscient de ces vérités, vous effacez et sortez de votre
esprit profond tous les schémas négatifs. La prière modifie les choses au sens où elle change
la personne qui la pratique. Quelle que soit la nature du problème ou sa difficulté, il surgit de
pensées et d'émotions négatives logées dans vos profondeurs subjectives. En imprégnant votre
esprit des vérités de Dieu (les vérités éternelles), vous rejetez et neutralisez tout ce qui est
étranger à Dieu.

Supposons que durant vingt ans vous ayez mal appliqué les principes des mathématiques ce
qui, peut-être, s'est traduit pour vous par des problèmes et des pertes d'argent. Supposons
toujours que vous ayez enfin appris à faire des soustractions, des additions et des
multiplications. Vous vous apercevez que les principes des mathématiques ne vous tiennent
pas rigueur de votre ignorance passée. A l'instant où vous commencez d'en faire un usage
correct, ils réagissent automatiquement en conséquence. L'ingénieur qui construit un pont doit
se conformer aux principes des mathématiques. Il doit connaître les lois de tension. Quand il
réalise un pont, il prie en quelque sorte, dans la mesure où il applique un principe universel
qui a existé avant même que l'homme ait commencé à arpenter la surface de la terre.

Si vous faites une mauvaise application des lois de la chimie, il vous arrivera des ennuis, mais
si vous vous penchez sur la question de valence, sur les lois d'attraction et de répulsion, les
poids atomiques, etc., vous réaliserez peut-être de merveilleux composés qui seront une
bénédiction pour l'humanité. Le bon sens vous enseignera que les principes de la chimie ne
vous gardent pas rancune du fait du mauvais usage que vous en faisiez précédemment.

Votre esprit fonctionne pareillement selon un principe. Quand vous pensez bien, il en résulte
le bien ; quand vos pensées sont négatives, négativisme et souffrance s'ensuivent. Le karma,
ou loi d'action et de réaction, reste inexorable aussi longtemps que nous ne prions pas. Un
nouveau commencement implique une nouvelle fin. « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier
et le Dernier ... » (Apocalypse XXII, l3).

Les nouvelles attitudes changent tout


« ... Transformez-vous par le renouvellement de votre esprit. .. » (Romains XII, 2). Ernest
Holmes, auteur de Science of Mind (2), m'a dit avoir travaillé avec Emma Curtis Hopkins qui
un jour lui a raconté un extraordinaire fait enregistré dans les archives d'une institution pénale
d'Etat. J'en donne ici la substance : un homme avait été condamné à la pendaison. Durant les
vingt ans qui séparèrent la condamnation et l'exécution cet homme prit conscience de l'amour
et de la vérité de Dieu. D'un opuscule qui lui avait été donné, il avait appris que Dieu était le
sauveur de l'homme de mauvaise vie. « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne
peux regarder le méfait... » (Habacuc L 13).
Dieu ne condamne ni ne juge ni ne punit. C'est vous-même qui vous punissez en appliquant
mal la loi. L'assassin se tourna vers Dieu et Son amour, et contempla la merveille de tout cela.
Il est dit qu'il chercha la face de Celui qui est toute bonté. Quand je regarde votre visage, je
vous reconnais. Mais Dieu n'a ni face ni forme ni apparence. Dieu est Esprit. Donc, ce qu'il
reconnut c'est cette grande vérité : « Car il est bon, Yahvé, éternelle, sa fidélité, d'âge en
âge sa sincérité ! » (Psaumes C, 5).

(2.) La Science du Mental, traduit en français (Editions Dangles).

L'homme en question avait bien commis le crime dont on l'accusait. A la grande confusion et
perplexité des officiers de la loi, quand il arriva au gibet, la planche, qui habituellement
bascule au contact du moindre poids, ne bougea pas. On essaya plusieurs fois, sans résultat.
Finalement, on remit l'homme en liberté.

L'efficacité de sa Contemplation Supérieure (c'est-à-dire sa vénération et son adoration de la


Présence Divine) plus la transformation de son cœur n'ont-elles pas immobilisé le soi-disant
karma dans son manège ordinaire de cause et d'effet, permettant à l'assassin d'accéder à un
nouvel ordre de conscience et d'expérience émancipées ? L'amour de Dieu dépasse en effet
toute compréhension, et il illumine le sentier que nous foulons. Les merveilles et les
bénédictions de Dieu n'ont pas de fin.

Le karma, ou loi selon laquelle on récolte ce qu'on sème, n'est inflexible et inexorable
qu'autant qu'on ne prie ni ne médite sur les vérités de Dieu. Cependant, la lecture de textes et
la prière superficielle ne changent rien aux choses. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la
justice, parce qu'ils seront rassasiés » (Matthieu V, 6).

Le désir intense de se renouveler en Dieu et d'imprégner son esprit des vérités capitales de
Dieu est transformateur. Et, dans la mesure où la loi du subconscient est coercitive, vous
exprimerez forcément vos prétentions et vos croyances internes, en sorte que vous ne
répéterez plus les erreurs passées. Vous vous élevez au-dessus du karma, ce qui abolit les
conséquences désagréables des erreurs antérieures. Aussi odieux qu'ait été le crime - qu'il
s'agisse d'un assassinat ou d'une autre atrocité - il s'oblitère de votre esprit dès lors qu'il y a
prise de conscience suffisante.

Rappelez-vous : l'ardente soif et faim de votre cœur pour l'amour et la grâce Divins, jointe à
l'aspiration de se renouveler en Dieu, est indispensable pour effacer la punition qui sinon suit
en tous les cas le penser négatif et destructif. Paul, par exemple, qui a envoyé bien des gens à
la mort, a connu l'illumination intérieure et, par suite, fut transformé. « Dieu faisait par les
mains de Paul des miracles peu ordinaires » (Actes des Apôtres XIX, l t). « Je n'ai qu'une
pensée : oubliant ce qui est derrière, tendu de tout mon être en avant, je cours droit au
but vers le prix que Dieu m'appelle à recevoir là-haut en Christ Jésus » (Philippiens III,
l3-l4). Ce prix signifie santé, bonheur, paix, inspiration et union avec la Divinité qui exauce
vos vœux.

La nature de votre foi

Croire (c'est-à-dire accepter comme vrai) que Dieu vous punit pour vos erreurs passées c'est
cultiver une idée fausse sur Dieu. Or, comme toute idée que vous avez sur Dieu produit son
effet dans votre vie, si la vôtre est fausse et superstitieuse, vous vivrez dans le chaos et la
confusion. Demandez-vous : « Qu'est-ce que je sens comme vrai à l'égard de l'Infinie
Présence en moi ? » Votre réponse à cette question est ce qu'il y a de plus vital dans votre vie.
Elle doit venir du cœur. Il n'est pas bon de simplement se dire : « Je crois en Dieu », il faut
encore savoir de quelle nature est ce Dieu en lequel vous croyez.

Commencez par exemple de croire que Dieu est omnipotent, qu'Il est sagesse et amour
infinis ; qu'Il est intelligence et perfection infinies, harmonie absolue. Croyez, en
conséquence, que ce qui vaut pour Dieu vaut aussi pour vous, dans la mesure où Dieu, qui est
Esprit Infini, habite en vous et que Sa Réalité et la vôtre se confondent. Dieu est homme
manifesté. L'Esprit et la forme sont une et même chose. Dieu est vie, et vie et manifestation
sont une.

Commencez de croire en votre cœur que Dieu n'est qu'amour, intelligence, vérité et beauté ;
qu'Il est votre Moi Supérieur. Croyez-le, tout comme vous croyez être en vie. A partir de là,
votre vie changera complètement. Tout ira en s'améliorant : votre santé, votre bien-être
matériel, votre amour et votre mode d'expression. Vous irez de gloire en gloire, et votre bien
se multipliera à l'excès. Le jour se lèvera pour vous et toutes les ombres se disperseront.

L'opium du peuple

De croire qu'il est indispensable que vous vous réincarniez sans cesse pour épuiser du karma
ou expier de mauvaises actions commises dans une vie précédente est une sorte d'opium,
lequel endort l'esprit. C'est comme un alibi qui agit en anesthésique et empêche le
développement spirituel. Il vous faut voir la stupidité d'une telle croyance. Elle contredit
complètement les enseignements de la Bible et de la sagesse éternelle.

Au neuvième chapitre de l'Evangile selon saint Jean, qui est d'ordre mystique, il est question
d'un aveugle guéri instantanément par Jésus. « Et ses disciples l'interrogèrent en disant : -
Ni lui n'a péché, ni ses parents, mais c'est pour qu'en lui soient manifestées les œuvres de
Dieu » (Jean IX, 2-3). Les œuvres de Dieu figurent la loi de cause et d'effet.

Il écarta toutes les croyances qui avaient cours en ce temps-là, ainsi celle de penser que
l'aveugle avait dû pécher dans une vie précédente ou que les péchés de ses parents se seraient
répercutés sur lui. « C'était un sabbat, le jour où Jésus avait fait de la boue et lui avait
ouvert les yeux » (Jean IX, 14). Le sabbat n'a rien de commun avec les autres jours de la
semaine. Il figure votre conviction, le point d'acceptation mentale complète où votre prière est
exaucée.

Dans ce monde, il n'y a de perte, de limitation, de restriction ou de mal que dans la croyance.
C'est elle le « fils de la perdition », ou sentiment de perte dont il est question dans la Bible.
«Venez donc et plaidons, dit Yahvé : si vos péchés sont comme l'écarlate, qu'ils
deviennent blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, qu'ils
deviennent comme la laine » (Isaïe L l8).

Le neuvième chapitre de l'Evangile selon saint Jean offre une réponse à ceux qui ne cessent de
s'interroger ainsi : Pourquoi un innocent enfant naît-il aveugle, paralysé ou infirme ? La loi de
cause et d'effet est immuable. Vous pouvez en faire usage de manière consciente. Dans le cas
où vous en avez fait un mauvais usage, vous pouvez renverser votre attitude mentale, et ainsi
changer le cours des événements.

« Je forme la lumière et je crée les ténèbres, je produis le bonheur et je crée le malheur »


(Isaïe XLV, 7). Cela veut dire que vous pouvez utiliser la loi de deux manières. Quand c'est
avec sagesse et dans un sens constructif, on l'appelle Dieu ou bien. Quand c'est négativement,
avec ruse, ignorance ou stupidité, on l'appelle le mal, dans la mesure où nous servant à
mauvais escient de la loi de la vie, nous nous infligeons toutes sortes de souffrances.

Nos sentiments et humeurs ont pouvoir de création. Sur quel mode accomplissez-vous l'acte
créateur ? Par exemple, si vous haïssez un membre de votre famille, si en vous s'exprime la
voix de la rancœur ou si vous êtes ivre ou sous l'influence de somnifères et qu'il advienne que
durant l'acte de création un ovule soit fertilisé, l'expression correspondante verra le jour. Voilà
la nature des états de conscience aveugles et sourds desquels naissent les enfants aveugles et
sourds. De l'humeur des parents naît l'expression correspondante, et ce en vertu de la loi de
réciprocité. L'enfant n'est pas victime de l'hérédité au vrai sens du terme. Il l'est de l'humeur
de ses parents au moment de la conception.

Dans Ezéchiel il est dit : « Qu'avez-vous à proférer ce dicton en terre d'Israël : « Les
pères mangent du raisin vert, et les dents de leurs fils sont agacées ? » Par ma vie ! -
oracle du Seigneur Yahvé - vous n'aurez plus à proférer ce dicton en Israël (XVIII, 2-3).
Ce qui se transmet aux enfants, ce sont les humeurs, les états ou croyances mentaux des
parents, rien d'autre. Ainsi, il est possible pour chacun d'engendrer un fils qui deviendra un
Shakespeare, un Beethoven, un Lincoln ou un Paderewski, en particulier si, à la conception,
sont présents à son esprit les traits de la personnalité de l'un d'eux.

J’ai connu un couple d'aveugles à New York qui a donné naissance à un fils extraordinaire.
Par la suite il est devenu un éminent docteur et un homme éclairé. De même, j'ai rencontré
dans le Bronx un couple de tuberculeux qui a engendré une fille, laquelle est devenue une
musicienne réputée et la mère de deux beaux enfants.

Si dans votre conscience vous atteignez le point d'acceptation ou de foi que votre enfant sera
noble, digne et portera un intérêt aux choses spirituelles, l'humeur ou la qualité
correspondante de l'Infini se manifestera, et ce conformément à la loi de réciprocité.

Les péchés des parents sont les peurs, les superstitions, les croyances erronées et les anxiétés.
Ce sont elles qui viennent déranger l'esprit des enfants. Ces humeurs ou états d'esprit se
transmettent, provoquant des perturbations tant physiques que mentales. Les péchés sont des
erreurs de l'esprit ; ils proviennent d'un mauvais usage de la loi. Nous péchons quand nous
manquons d'harmonie, de santé et de paix. Le mal et les mauvaises actions des parents et
grands-parents ne sont transmissibles que par l'esprit. C'est de cette manière que les
superstitions, les peurs et les erreurs de la génération passée affectent la présente.

Ainsi, un père inculque la crainte de Dieu en faisant de Lui une divinité vengeresse. L'enfant
grandit alors en croyant en un Dieu de colère - une sorte de despote régnant dans les cieux et
régissant le monde selon Sa fantaisie.
Réalisez votre indépendance

A mesure que vous prendrez conscience de l'Omnipotence de l'Esprit en vous et du pouvoir de


votre pensée, vous accorderez de moins en moins de pouvoir à autre chose. Vous inculquez à
votre esprit les concepts de liberté, de paix, de joie et de totalité. Vous vivez en accord avec
eux et leur réalité. Autrement dit, vous sentez que vous êtes un enfant de Dieu et l'héritier des
qualités, pouvoirs et attributs de Dieu. Vous déclarez votre indépendance et l'inscrivez en
votre cœur. Aimez les choses comme étant bonnes et la loi de l'esprit ouvrira pour vous les
fenêtres du ciel, déversant à votre intention plus de bénédictions que vous ne pouvez en
recevoir.

La loi des moyennes

Thomas Troward - qui était juge - dans son incomparable livre sur les lois mentales et
spirituelles nous fait remarquer que nous baignons tous dans l'esprit collectif ou, pour
reprendre ses termes, dans la loi des moyennes ou de l'esprit racial. Aujourd'hui près de quatre
milliards de gens pensent selon cet esprit, et si nous ne réalisons pas notre propre penser, c'est
l'esprit de race qui s'en chargera. Pour en sortir, il est un remède : la prière.

Jésus ne disait pas à l'aveugle : « Il te faut expier ton Karma. » Non, il l'a guéri
instantanément. La Présence Infinie ne condamne personne et même un infirme est
guérissable, un sourd peut recouvrer l'ouïe. Des aveugles ont été guéris à Lourdes ou à
d'autres sanctuaires.

Il peut naître un autre Mozart

Les hommes et les femmes célèbres qui ont vécu sur notre plan d'existence continuent tous de
vivre, dans la mesure où leurs accomplissements et leurs expériences se sont imprimés dans
l'esprit subjectif universel. Leurs œuvres nous sont transmises par l'histoire, dans les chants et
la prose. Du point de vue psychologique, l'enfant est fonction de l'idée que son père s'en fait
ou du sentiment qu'il nourrit à son égard. Il peut donner naissance à tout état qu'il est capable
de concevoir. Donc, s'il admire ou s'arrête aux qualités et attributs de Mozart, qu'il s'intéresse
profondément à son œuvre et aimerait engendrer un fils ayant des facultés similaires : il est
au-dedans comme au-dehors. Durant l'acte de création, une personnalité à la ressemblance de
Mozart se formerait, qui sans aucun doute deviendrait un autre Mozart. Mais, ce ne serait pas
la personnalité appelée Mozart qui se réincarnerait.

Dictateurs, despotes et tyrans

Ces personnages sont des extensions dans l'espace du complexe de dictateur logé dans l'esprit
de race. En nous changeant nous-même, nous changeons le monde. Quand un cruel dictateur
fait son apparition dans le monde, cela ne signifie pas qu'il soit une nouvelle incarnation de
Gengis Khan ou d'un quelconque autre dictateur ayant existé dans le temps.
A l'école on apprend aux enfants l'histoire, et il arrive qu'on leur enseigne à haïr les nations
voisines. Ces enfants grandissent alors avec un sentiment de haine et de rancune pour le tort
commis. Ils lisent avec avidité des récits de crimes, d'atrocités et d'actes de violence et ces
états s'imprègnent dans leur subconscient. Tous ces sentiments, toutes ces humeurs et pensées
ainsi entretenus s'objectivent en tant que conditions, expériences et événements. Ce qui est
imprimé dans le subconscient s'exprime forcément dans le monde.

Le tyran qui apparaît dans un pays incarne l'état de conscience du peuple de ce pays. Ce n'est
jamais une réincarnation d'un homme ayant vécu il y a mille ou deux mille ans. C'est un état
de conscience qui renaît.

Entendez les paroles du psalmiste

« J'ai été jeune et suis devenu vieux, et je n'ai pas vu de juste abandonné, ni sa
descendance en quête de pain » (Psaumes XXXVII, 25). « J'ai été jeune » signifie je ne
comprenais pas les lois de l'esprit ; « je suis devenu vieux » signifie j'ai acquis la sagesse.
Quand on possède la sagesse et comprend le fonctionnement de l'esprit, le juste (l'usage juste
des lois de la Vie) n'est jamais abandonné. Vous êtes un juste, quand vous pensez, sentez et
agissez selon la Règle d'Or et la loi d'amour, ou de bon vouloir, vis-à-vis de tous.

Si parents et enseignants apprenaient les lois de l'esprit et les éternelles vérités aux enfants,
ceux-ci ne seraient jamais en quête de pain. Autrement dit, ils ne deviendraient pas des
mendiants, des hors-la-loi, des criminels et des tyrans, mais incarneraient la conviction que
vous nourrissez à leur égard. Les enfants grandissent à l'image et la ressemblance du climat
mental, émotif et spirituel de leur foyer.

En enseignant aux enfants qui ils sont, en leur indiquant la voie à suivre, la vérité et la
lumière, nous pouvons faire de la terre un ciel et ainsi empêcher qu'apparaissent les tyrans, les
despotes, les dictateurs et les états de conscience indésirables qui se perpétuent grâce aux
préjugés, aux haines raciales et à la peur de l'inconnu. Enseignez aux enfants les merveilleux
accomplissements des poètes, des artistes, des ingénieurs, des chimistes, des physiciens, des
astronomes, des mystiques et des êtres illuminés des âges, et vos enfants tendront à imiter les
idéals qu'ils représentent.

S'éveiller du rêve de la limitation

Nombreux sont les cas de femmes et d'hommes qui ont entièrement perdu leur identité et leur
personnalité passées, qui assument une vie nouvelle, qui pratiquent d'autres professions et qui
souvent se sont remariés. Ils sont victimes d'une amnésie, ou perte de mémoire concernant
leur ancien moi. Ils ne se rappellent pas le mari ou la femme et les enfants du précédent
mariage. Ils n'ont le souvenir ni de leur profession ni de leurs occupations précédentes et
assument un nouveau rôle dans la vie. Ils sont complètement changés parce que leur
conscience est complètement changée.

Au sens spirituel, nous sommes tous victimes d'amnésies.


Nous avons oublié qui nous sommes vraiment et nous disons être moins que rien. Prenons
l'exemple d'un homme qui, sortant du sommeil, a entièrement oublié qui il était. Il gravite
autour de taudis. Ses amis, qui savent ce qui lui est arrivé, tentent de le faire revenir à son état
ancien. Mais à cause de son amnésie, son précédent mode de vie s'est tout à fait effacé de sa
mémoire. Il croit que sa place est dans les taudis. Il se contente de sourire à ses vieux amis et
connaissances sans les reconnaître. Il accepte son nouveau rôle. Puis vient le jour où
subitement sa mémoire lui revient et où il s'éveille à sa vraie condition. Vite et sans hésiter il
retourne à l'environnement en accord avec sa digne éducation. Il s'étonne d'être dans des
taudis. Ce qui s'est passé lui apparaît comme un rêve.

L'apparition de l'un dans le multiple

Votre vie dans ce monde est comparable aux strophes d'un poème ou aux scènes d'une pièce
de théâtre, dans la mesure où l'on peut considérer que c'est l'Un Se portant en scène en tant
que multiplicité. La sagesse ancienne nous apprend que l'illumination, ou le grand éveil à la
Divinité, peut se produire ici et maintenant. Le vieil aphorisme dit : « Si ce n'est pas
maintenant, cela ne saurait tarder, le tout est de se tenir prêt. »

Pour éclairer ce point, prenons l'exemple d'une substance métallique qu'on fait chauffer. La
température s'élève mais, pendant un temps, aucun changement ne semble se faire. Pourtant,
au moment où l'on atteint le degré de chaleur correspondant au point de fusion, la substance
métallique se liquéfie, change de forme et, apparemment, aussi de nature. De même, il est
possible de changer l'eau en vapeur invisible, car la vapeur pure n'est pas visible. L'eau peut
aussi se transformer en neige, en glace ou en grêle, selon son intensité vibratoire.

Quand un liquide devient gaz, le changement se produit grâce à une augmentation de la


vitesse vibratoire des particules constituantes. Cette loi s'applique à chacun de nous.

Vous pouvez augmenter votre taux vibratoire et vous transformer, simplement en vous élevant
à un état supérieur de conscience, et ce, grâce à une constante contemplation de la Présence et
Puissance de l'Infini. Dans cet état méditatif, paisible et agréable, peu à peu vous vous
approprierez les attributs et qualités de Dieu. Si vous méditez ainsi sans relâche, vous
expérimenterez une considérable expansion de conscience. C'est comme la chaleur qui fait
fondre une matière solide. Et le jour viendra où les inhibitions, les peurs, les fausses
croyances et les doutes fondront jusqu'au dernier. Alors vous deviendrez l'homme-Dieu ici et
maintenant. Cette transformation peut se faire, comme dans le cas de Paul, en un éclair, aussi
rapidement qu'un liquide se volatilise.

La puissance en vous
L'homme a en lui une puissance capable d'annuler toutes les croyances erronées et les lois
humaines. On connaît le cas d'infirmes qui se sont mis à ramper ou à courir devant des
incendies. Dans ces cas d'urgence, des mères et des épouses ont soulevé des voitures pour
dégager leurs enfants ou leur mari. Où est ce pouvoir ? En vous. Les incendies et les cas
d'urgence ne sont pas nécessaires pour éveiller la Présence de Dieu en vous. On peut
ressusciter cette puissance et cette sagesse par la contemplation silencieuse. La vérité se vit
dans le silence ; elle s'entend à partir du silence. Elle se transmet par le silence, car Dieu
habite dans le silence.

Quand vous vous unissez à l'Infini, vous êtes en communion avec ce qui est au-delà du temps
et de l'espace. Dans ce cas, vous êtes libre par rapport à ce qui s'est passé dans l'espace et le
temps. Autrement dit, vous allez du temps à l'Eternité et là trouvez la paix qui passe tout
entendement.
13
Des paroles de sagesse

« Et il y avait une femme atteinte d'un flux de sang depuis douze années, qui avait beaucoup
souffert de beaucoup de médecins et avait dépensé tout son avoir sans le moindre profit ; bien
au contraire, son état n'avait fait qu'empirer. Ayant appris ce qu'on disait de Jésus, elle vint
dans la foule par derrière et toucha son manteau. Car elle disait : « Si je touche ne fût-ce que
ses vêtements, je serai sauvée ! » Et aussitôt se dessécha la source de son sang, et elle connut
en son corps qu'elle était guérie de son fléau.

« Et aussitôt, connaissant en lui-même qu'une puissance était sortie de lui, Jésus, se retournant
dans la foule, disait : « Qui m'a touché les vêtements ? » Et ses disciples lui disaient : « Tu
vois la foule qui te presse de toute part, et tu dis : Qui m'a touché ? » Et il regardait tout
autour pour voir celle qui avait fait cela. La femme, apeurée et tremblante, sachant ce qui lui
était arrivé, vint, tomba devant lui et lui dit toute la vérité. Il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a
sauvée ! Va en paix, et sois saine de ton fléau. »

« Tandis qu'elle parlait encore, viennent de chez le chef de synagogue des gens qui disent :
« Ta fille est morte ; pourquoi fatigues-tu encore le Maître ? » Jésus, qui avait surpris la
parole qu'on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte, crois
seulement. » Et il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, et Jacques, et Jean, le
frère de Jacques. Et ils viennent chez le chef de synagogue, et il aperçoit du tumulte et des
gens qui pleurent et poussent de grands cris. Et entrant, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et
ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais lui,
faisant sortir tout le monde, prend avec lui le père de l'enfant, la mère, et ceux qui étaient avec
lui, et il pénétra où était l'enfant. Et, tenant l'enfant par la main, il lui dit : « Talitha Koum »,
ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi. » Et aussitôt la fillette se tint debout, et elle
marchait ; car elle avait douze ans. Et ils furent aussitôt saisis de stupeur, d'une grande
stupeur. Et il leur enjoignit instamment de ne le laisser savoir à personne. Et il dit de lui
donner à manger. »

Toutes les histoires de la Bible se déroulent dans l'esprit de l'individu. Un des sens profonds
du mot Jésus est raison illuminée. Quand vous êtes en accord avec l'Infini et que votre esprit
est guéri de ses limitations et fausses croyances, vous êtes cette Présence personnifiée sous les
traits de Jésus, la Puissance capable de ressusciter les espoirs morts de l'homme.

Vous êtes la femme atteinte d'un flux de sang, pour la simple raison qu'étant dans cet état
vous ne pouvez ni produire ni créer. En d'autres termes, la femme resta douze ans sans
pouvoir concevoir ni donner forme à l'aspiration de son cœur à cause de son affection. Il est
dit que grâce à sa foi la source de son sang se dessécha et elle fut guérie. La matrice refermée,
elle put donner forme à son idée ou semence.
Quand vous purifiez votre esprit de toute peur, hostilité, rancune et auto condamnation, et que
vous le remplissez d'amour Divin et d'un sentiment de pardon s'adressant à tous, vous pouvez
supposer avoir atteint l'union avec votre idéal ou désir et rester fidèle à cette supposition.
Alors vous saurez ressusciter l'enfant (votre désir). Vivez avec le sentiment que vous êtes
d'ores et déjà ce que vous désirez être. Cette supposition se fixera dans votre subconscient et
de là se réalisera.

L'enfant dont il est question dans la Bible signifie que le désir de votre cœur est considéré
comme mort jusqu'au jour où, l'ayant nourri et entretenu par la foi et la confiance, il devient
visible sur l'écran de l'espace. Le fait d'entretenir une hypothèse, ne manquera pas de
ressusciter ce dont vous affirmez la vérité. Dans la prière, vous fermez la porte aux cinq sens -
rejetez leur témoignage - et vivez dans l'affirmation énergique que vous êtes ce qu'ils nient.
Vos sens vous lancent un défi et se moquent de vous.

Voilà pourquoi il est dit au verset : « Et ils se moquaient de lui. » (Évangile selon Luc,
chapitre 8, verset 53). Cela signifie que le défi lancé par vos pensées se fonde sur les
croyances communes et veut vous persuader de renoncer à votre foi dans l'Unique Puissance.
Rejetez le témoignage de vos sens qui se moquent de votre postulat. Par votre attitude vous
amenez le père et la mère de l'enfant dans votre esprit, autrement dit l'état JE SUIS. JE SUIS
est le Père et la Mère de toute création et aussi votre Conscience. Du moment que vous
prétendez être, sentez être - ce que vous désirez, la situation désirée et supposée réelle se
concrétise, rendant témoignage de votre conviction intime.

Le regard dans le miroir

Il nous est possible de détruire l'image ou ridée que nous avons de nous en regardant dans le
miroir. Il nous faut être conscient de la loi de l'esprit qui dit que notre devenir est fonction de
nos expectatives. Il est dans la nature de l'amour - et de la haine - de nous transformer à
l'image et à la semblance de nos espoirs. Si l'on étudie les guerres et les révolutions, telles que
rapportées par l'histoire, l'on s'aperçoit dans bien des cas que ceux qui ont tué des tyrans et des
despotes - lesquels incarnaient à leurs yeux l'arrogance et la convoitise - sont devenus à leur
tour ce qu'ils pensaient avoir détruit.

C'est manifestement ce qui se passe dans certains pays du monde contemporain. La haine
trahit l'homme, le condamnant à devenir ce que lui-même condamne. Souvent le conquérant
devient ce qu'était l'adversaire vaincu. Une nation se compose d'individus. Et si vous étudiez
le comportement des gens dans quelque nation que ce soit, vous vous apercevez qu'ils
agissent envers les étrangers de la manière dont ils agissent envers leurs compatriotes. Ainsi si
un pays, où règne l'esclavage, envahit un pays tiers ce sera avec le dessein de réduire ses
habitants à l'état d'esclave. Et une guerre ayant pour but la domination d'un pays sur un autre
est toujours commencée par ceux qui, dans le pays, exerçaient le pouvoir sur les autres
citoyens.

Il est absurde de contempler une chose que vous détestez profondément car, en la
condamnant, vous la devenez. L'idée que vous avez de vous-même - ce que vous estimez être
- est cause de toutes les conditions et circonstances de votre vie. Tout changement doit
survenir de dedans de vous. Aucun changement d'ordre extérieur ne se fera sinon. Il ne sert à
rien de blâmer les autres ou la société pour vos problèmes et difficultés. C'est, de plus, une
perte de temps et d'énergie.

Certains, pour justifier leurs humeurs, en rendent responsable le temps, ce qui est insensé. Ils
ne se souviennent pas de l'aphorisme disant : quand de bons amis se retrouvent, il fait toujours
beau. Vous façonnez votre monde en fonction d'attitudes et de croyances intimes. Rappelez-
vous aussi que le comportement des autres à votre égard suit l'image que vous avez de vous-
même. Soyez convaincu d'être fils du Dieu Vivant et héritier de Son abondance. Arpentez la
surface de la terre, sachant que la Lumière Divine brille en vous et autour de vous. Vous
verrez que le monde entier rendra gloire à votre nouvel état de conscience.

Rien n'est perdu

« Lorsque j'étais avec eux, moi, je les gardais dans ton Nom que tu m'as donné ; et j'ai
veillé, et aucun d'eux ne s'est perdu hormis le fils voué à la perdition, pour que
l'Ecriture s'accomplisse » (Jean XVII, 12).

Il est impossible que quoi que ce soit se perde, pour la simple raison que jamais rien ne se
perd dans l'Infini, ni même ne meurt. L'Energie est indestructible ; elle peut revêtir de
multiples formes, mais non se perdre. La petite fleur du désert fleurit à jamais. Elle est
invisible à l'œil physique mais fleurit éternellement dans la vaste dimension de votre être.
Autrement dit, elle n'est visible que dans la quatrième dimension.

Ainsi une personne très sensible ou métapsychique est à même de voir la maison qui se
dressait à l'endroit exact où est la vôtre maintenant. Peut-être direz-vous qu'elle a été démolie,
mais, en fait, elle subsiste dans une dimension supérieure de l'esprit d'où il est possible de la
voir.

L'on peut perdre la santé, mais l'intégrité, la beauté et la perfection, quant à elles, n'ont pas de
fin. La Présence Infinie de Guérison n'est jamais née ni ne mourra. Ce qui s'est passé, c'est que
vous, par suite d'une baisse de conscience, consécutive peut-être à une peur ou une émotion
négative, avez provoqué la disparition de la santé et de la vitalité. Dans ce cas, il convient de
vous tourner vers l'Eternel Un et de vous identifier (mentalement et spirituellement) avec
l'Infinie Présence de Guérison, L'invoquant en sorte qu'Elle restaure et vivifie votre être tout
entier. Elle vous répondra selon votre conviction.

Consacrez-vous vous-même

« Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés en
vérité » (Jean XVII, 19). Cessez de vouloir changer les autres par l'effort ou la coercition
mentale. Ce qu'il importe, c'est de vous changer vous-même. Changez votre idée sur autrui,
car c'est à travers elle que vous le voyez. Et, pour le faire, le mieux est de changer votre
conception de vous-même. Comprenez que c'est à travers celle-ci que vous considérez autrui
sous un certain angle : vous le voyez en fait suivant le contenu de votre propre mental.

Le monde que vous voyez est celui que vous êtes. Si vous avez une idée de vous-même,
noble, digne et à la semblance de Dieu, vous ne pouvez voir la laideur et la grossièreté chez
autrui. Quand d'un œil aimant vous regardez votre enfant dans son berceau, que voyez-vous ?
La réponse est simple. Il importe donc de vous consacrer vous-même car, le faisant, vous
sanctifiez également autrui.

« Tout est pur pour les purs ... » (Tite 1, 1 5).


« ... Rien n'est souillé par soi-même ; mais si quelqu'un estime qu'une chose est souillée,
pour celui-là elle est souillée » (Romains XIV, 14).

Rien n'est souillé par soi-même. Mais vous, suivant l'idée ou le sentiment que vous avez de
vous-même, voyez autrui comme étant pur ou impur. Il est on ne peut plus naturel à un poirier
de porter des poires, à un pommier de donner des pommes, et pour vous de façonner les
circonstances de votre vie selon votre nature intime.

« Moi, je suis la vigne, vous les sarments ... » (Jean XV, 5).

Le sarment a ses racines dans le vin. Pour changer le fruit il faut donc changer le vin. JE SUIS
est Dieu, Etre, Vie, Conscience, et quatre milliards de gens dans le monde ont leurs racines
dans JE SUIS, ou Principe de Vie. Tout homme - toute femme - est un rameau de JE SUIS.
Par conséquent, tous ont leurs racines en vous et vous en eux. A l'image des fruits, les autres
portent témoignage de l'état de conscience qui est le vôtre.

C'est selon votre JE SUIS, ou Conscience, que vous transformez votre monde. Tout ce qui
vient en contact avec JE SUIS vous le devenez. Si vous affirmez avec enthousiasme : je suis
éclairé, inspiré, aimant, harmonieux, serein, heureux et robuste, vous ressuscitez ces qualités
potentielles en vous, et des miracles se produiront dans votre vie. Quand des hommes et des
femmes vous aident à réaliser vos rêves, ils remplissent leur rôle et sont des messagers qui
attestent vos croyances et convictions. Vous avez écrit la pièce, et d'autres hommes et femmes
jouent leurs rôles conformément à l’idée que vous avez de vous-même.

Il est tout à fait inutile de faire du prosélytisme ou de se lancer dans une guerre sainte. Ce n'est
pas de cette manière qu'on change le monde. Vous le changerez dans la mesure où vous
incarnerez vous-même ce que vous voulez qu'il soit. Rappelez-vous cette vérité toute simple :
à moins que vous ne soyez vous-même ce que vous voulez que le monde soit, vous ne verrez
jamais ce changement apparaître dans le monde.

« ... Et on lui donne pour nom : Conseiller-Merveilleux ... » (Isaïe IX, 5). Il n'y a pas
longtemps, une femme me donna une liste de tout ce qu'elle désirait : une maison, une voiture,
des amis, de l'argent, le mariage, une nouvelle situation, etc. Je lui suggérai de faire appel à
une technique de prière, vieille comme le monde, et qui contient toutes ses aspirations.

Elle se mit donc à affirmer - en fait à chanter - en elle-même : « C'est merveilleux. » Elle
répéta ces trois mots presque sans discontinuer et pendant cinq ou six jours consécutifs. Elle
devint délirante de joie. Mais, elle ne se demandait pas : « Qu'est-ce donc qui est
merveilleux ? » Pour elle, l'expression voulait dire que Dieu opérait des miracles dans sa vie.
Elle savait que si elle cherchait des résultats elle perdrait son humeur joyeuse et heureuse.

Ce qui arriva est très intéressant : son patron la demanda en mariage, lui offrit un diamant et
une Cadillac, fixa la date de leur mariage et organisa un voyage autour du monde. Tout dans
sa vie changea comme par miracle, et le moindre de ses rêves se réalisa. La formule « c'est
merveilleux » contient toutes choses.

La création est achevée

« ... Ses œuvres étaient achevées depuis la fondation du monde » (Hébreux IV, 3). Bien
des gens ont dit à l'auteur avoir vu en rêve des événements avant leur apparition sur l'écran de
l'espace. Ils en concluaient donc que les choses sont fixées à l'avance. Dans une dimension
supérieure de l'esprit, la pensée et l'événement se rejoignant, on peut effectivement voir un
événement avant qu'il se produise. Mais cela ne signifie pas qu'il est écrit que vous en ferez
l'expérience.

Vous avez capacité de réfléchir aux vérités éternelles et d'imbiber votre subconscient de
schémas, générateurs de vie. Un nouveau commencement implique une nouvelle fin. Vous
façonnez votre futur conformément à votre transformation mentale. En changeant l'idée que
vous avez de vous-même, vous changez aussi votre relation avec les choses du monde. Si
vous assemblez différemment les mots de la présente page vous obtiendrez un autre texte.
Vous ne recréez pas les mots mais, les disposant autrement, obtenez un résultat différent.

La conviction dominante que vous entretenez sur vous-même, la vie, Dieu et l'univers
détermine les événements de votre vie. Cependant : ce que vous rencontrez et expérimentez
dans le monde à trois dimensions a de tout temps existé dans une autre dimension de l'esprit.

L'œuvre de Dieu est achevée. Dieu, ou Esprit Infini, ne peut ni croître, ni s'étendre, ni
changer. Il a, de tout temps, été le même et le restera à jamais. Pour croître spirituellement, il
convient donc de prétendre que ce qui s'applique à l'Infini s'applique de même à nous. Quand
nous revendiquons les Vérités Divines par le cœur - et les y sentons - notre vie se déroule dans
la paix et le bonheur.

Les géants sont en nous

« Lors donc que les hommes commencèrent à se multiplier à la surface du sol et qu'il
leur fut né des filles, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils
prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu'ils avaient distinguées » (Genèse VI,
1-2).

« Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là, et même après, quand les fils de Dieu
allaient vers les filles des hommes et leur donnaient des enfants : ce sont les héros des
temps antiques, des hommes de renom ! » (Genèse VI, 4).

La clé de l'interprétation des faits historiques de la Bible, est de les transformer en processus
mentaux, psychiques et spirituels car, c'est à travers l'esprit humain que l'Esprit dévoile ses
potentialités.

Les hommes dont il est question figurent les entités mentales qui commencèrent à se
multiplier à la surface du sol, c'est-à-dire à devenir visibles. Il leur naquit des filles
(rattachement aux émotions) au lieu de fils positifs, ou idées vraies. Les fils (la connaissance
des sens et les croyances erronées), à la vue des ennemies des hommes (les peurs, les doutes,
les superstitions et le savoir stérile), qui étaient belles, prirent des femmes parmi toutes celles
qu'ils avaient distinguées (se marièrent ou s'unirent en étant conditionnés par des émotions
négatives). Comme résultat de cette mauvaise union de croyances (fils) et d'émotions (filles),
des géants - les Nephilim - étaient sur la terre en ces jours-là (les ennuis, la guerre, la maladie,
etc., sont la progéniture impie de ces mariages impies).

La Genèse devrait donc être interprétée en sorte de vous révéler la manière dont vous créez le
monde dans lequel vous vivez. L'Esprit est Dieu. Votre état d'esprit est la somme totale de vos
croyances conscientes et subconscientes. Cependant, il vous est possible de le changer dans le
sens des vérités éternelles. Vous pouvez, étant doué du libre arbitre, faire un bon ou un
mauvais usage de votre esprit. Si vous laissez à la bonté, la vérité et la beauté le soin de le
diriger, votre vie entière s'en trouvera changée.

Au-delà des sens

Le jour où vos sens seront éveillés et que vous serez devenu clairvoyant, vous vous
apercevrez que la terre que vous foulez, l'air que vous respirez, l'eau que vous buvez, ainsi
que les cinq éléments, sont peuplés d'entités inconnues à l'homme ordinaire, mais connues des
âmes sensibles et éclairées.

La Trinité est Esprit, Mental et Corps

Voyez le mental comme étant l'intermédiaire entre l'Esprit (Dieu) et le corps, et permettant à
l'Esprit de se manifester. On peut aussi parler de la trinité : pensée, sentiment, manifestation.

Les lois phalliques implicites

« Lors donc que les hommes (l'esprit) commencèrent à se multiplier à la surface du sol et
qu'il leur fut né des filles. » Le symbolisme phallique impliqué ici se contente d'évoquer la loi
universelle d'action et de réaction, ainsi que dans le jeu réciproque de l'idée et de l'émotion, du
mâle et de la femelle, d'Adam et d'Eve. Curieusement, il faut remarquer que la femme
(l'émotion, la nature sensible) est sortie originellement d'un homme (Adam, l'esprit conscient,
l'intellect, l'idée) : d'une union véritable entre un homme vrai et une émotion vraie (Eve).
Mais, après, à cause de mauvaises unions avec des schémas d'émotions négatives dictés par
les croyances erronées de l'homme oublieux de l'Esprit de Dieu, « il naquit des filles ».

L'intellect non éclairé par l'Esprit sert à acquérir des connaissances variées. Il crée des mets
techniques comme psychiatrie, médecine psychosomatique, complexe d’Œdipe, complexe
d'Electre, fuite de la réalité, etc. L'esprit de l'homme ordinaire est plein de brouillard, et la
lumière (l'intelligence) en lui est obscurcie. Les peurs (les filles) se lèvent, et l'esprit obscurci
est assez fou pour s'unir à elles, en sorte que sa progéniture devient pareille à de véritables
« géants » (les ennuis, la maladie, les complexes, la guerre, etc.) dans le pays (le monde de
l'expérience).

La solution

Elle est dans l'union avec l'Infini, où nous laissons l'amour, la lumière et l'harmonie de
l'Infinie Présence Guérissante nous traverser, leur permettant de débarrasser notre
subconscient de ses schémas négatifs.

Les fils de l'Esprit (Concepts Divins, Vérités de la Vie)

« Yahvé vit que la malice de l'homme était grande sur la terre et que son cœur ne formait
que pensées mauvaises à longueur de journée » (Genèse VI, 5).

Voilà une description plutôt exacte de la scène du monde actuel. La peur de la maladie sévit à
tous les plans, la fosse d'aisances de l'iniquité pornographique s'étend dans toutes les grandes
villes, et les hôpitaux se remplissent de gens malades physiquement et mentalement. Chaque
jour nous lisons que l'insécurité, la folie et l'instabilité gagnent un nombre croissant d'êtres
humains.

Les géants figurent la terrible mésalliance avec les filles (les émotions) des hommes
(l'intellect). Il nous faut marier, au sens vrai du terme, les idées Divines avec des filles encore
plus belles (l'amour et la beauté Divins) et la joie du Seigneur, notre force.

Le désir constructif

Tout désir constructif est « fils de Dieu », un rameau du Père de la Vie. Ce fils, ou désir,
recherche une véritable union, trouvable à des plans spirituels uniquement. Il est bon, voire
très bon, et sera une bénédiction pour l'humanité. En affirmant et en croyant que l'Esprit de
Dieu ouvrira la porte en sorte d'accomplir son désir, l'homme fait un véritable mariage mental
et sa bénédiction sera une merveilleuse progéniture. Les enfants de l'Esprit de Dieu qui
marchent sur les eaux de votre esprit ont pour nom : sagesse, santé, paix, prospérité et
bonheur.

Comprenez que Dieu en vous est apte à fermer la gueule des lions (la maladie, la mort,
l'insécurité, etc). Des miracles se produiront si vous priez ainsi.
14
La loi de la sécurité

« En allant, vous arriverez chez un peuple confiant, et le pays est vaste en tous sens. Oui,
Dieu l'a livré entre vos mains, ce lieu où rien ne manque de tout ce qu'il y a sur la terre »
(Juges XVIII, 10).

Vous êtes en sécurité quand vous comprenez que Dieu habite en vous, qu'il marche et parle à
travers vous. Prenez conscience que vous êtes toujours dans la Sainte Omniprésence, entouré
des cercles sacrés de l'amour éternel de Dieu. A mesure, vous vous immuniserez contre tout
mal. Prétendez, sentez et sachez que vous, votre famille, vos possessions et tout ce qui vous
touche, êtes dans le lieu secret de l'Etre Tout-Puissant, que la Présence Omnicouvrante vous
protège en toutes circonstances. Voilà une forteresse inexpugnable, invincible et inattaquable,
hors d'atteinte de tout ce qui est négatif.

Dans le verset ci-dessus il est dit : « En allant, vous arriverez chez un peuple confiant. »
Cela signifie qu'étant en voyage, l'amour Divin toujours vous précède, rendant votre itinéraire
droit, joyeux et heureux. « Ce lieu où rien ne manque » veut dire que la Présence de Dieu
opère dans votre vie : par l'harmonie, la beauté, l'amour, la paix, l'abondance et la sécurité.

« Plein d'espoir, tu seras en sécurité ; bien protégé, tu dormiras tranquille » (Job XI, 18).

L'espoir ne s'arrête jamais de fleurir dans le cœur de l'homme. Les pierres précieuses ayant
pour nom sagesse, vérité, beauté, inspiration, intuition et idées créatrices vous guérissent,
vous bénissent, vous inspirent et vous protègent, en sorte que la nuit vous dormez en paix et
qu'au matin vous vous réveillez dans la joie. Réveillé ou endormi, où que vous soyez, vous
savez que l'amour Divin vous entoure, vous étreint et vous enveloppe.

Le triomphe des principes

Emerson disait que rien ne vous confère la paix si ce n'est le triomphe des principes. En vous
initiant aux lois de la vie et en les pratiquant, vous développez le sentiment de sécurité. Selon
la loi universelle d'action et de réaction, le subconscient exprime ce qu'on lui a imprimé. Celui
qui construit un avion, une voiture ou un pont doit se conformer aux principes universels. Les
roues d'une voiture doivent être rondes, sous peine d'attirer à soi des ennuis. II ne vous
viendrait pas à l'idée de piloter un bateau sans connaître les lois de la navigation. Voyez
l'ingénieur qui construit un pont : il tient compte de principes mathématiques. Ainsi, il calcule
la capacité de résistance des matériaux qu'il utilise, la charge totale que le pont est censé
supporter, etc. Et le pilote d'un avion apprend et applique les lois de la navigation.
II y a quelques années, un porte-parole de Taniguchi, maître spirituel de près de six millions
de Japonais, m'a dit qu'aux temps des inondations les adeptes de la Vérité se trouvaient n'être
jamais présents dans les villes touchées. Selon eux, Dieu les guide et la Présence
Omnicouvrante veille sur eux. Un des instructeurs me raconta qu'un jour il devait prendre un
bateau pour se rendre dans une ville. A son arrivée sur le quai, il se rendit compte qu'il était en
retard d'une heure : sa montre s'était arrêtée. Or, ledit bateau sombra au cours d'une tempête.
II était convaincu que Dieu était son guide et protecteur et veillait sur lui à tous égards. Il avait
coutume de prier comme suit : « Dieu me guide et veille sur moi à chaque instant. »

La découverte de la sécurité intérieure

De nos jours, il y a la Sécurité sociale, et des milliards de francs sont distribués par le
gouvernement aux pays amis et soi-disant ennemis. Mais cela n'empêche pas la peur,
l'insécurité et l'appréhension d'être largement répandues dans le monde. Dans certains milieux
cinématographiques - et ailleurs - la fosse d'aisances de l'iniquité pornographique et le déclin
moral sévissent. Des jeunes tournent au ridicule le mariage et les gens ont peur de sortir la
nuit ou de marcher dans les rues.

Certes, le sentiment d'insécurité est partout, et souvent on ménage les criminels. Vous pouvez
écrire au député de votre circonscription pour lui dire, par exemple, comment vous vous
sentez. Vous pouvez aussi prier l'Esprit Infini, pour que, par Sa Sagesse, soient nommés à des
postes gouvernementaux et à la Chambre des députés des hommes et des femmes à vocation
spirituelle et vénérant les choses divines. Ce serait une grande aide. De plus si suffisamment
de gens connaissaient la prière scientifique, notre Assemblée nationale ne serait pas ce qu'elle
est.

Les maladies vénériennes sont répandues parmi les jeunes. Les maladies de cœur, le cancer et
l'alcoolisme reçoivent leur tribu. Certains disent que le monde marche vers la ruine. En fait, il
va vers Dieu. Lisez le 91e Psaume le soir et le 27e le matin. Imbibez votre esprit des Vérités
de Dieu. Vous serez comme des stations émettrices, neutralisant dans une certaine mesure les
émanations toxiques de l'esprit de masse.

Récemment, je lisais qu'un retournement se faisait dans le sens des anciennes vertus. Dans un
article il était dit que des jeunes - garçons et filles - retournaient nombreux aux séminaires, où
ils étudiaient les écritures avec une faim insatiable de dévouement pour le prochain. Voilà qui
est bon signe. Vous ne voulez pas adhérer à l'esprit de masse : penser comme quatre milliards
de gens et, la plupart du temps, de manière négative. Si vous ne pensez pas par vous-même,
l'esprit de masse s'emparera de vous, transformant votre vie en chaos.

Il est notoire que la nature déteste les extrêmes. Remarquez, par exemple, à quel extrême sont
parvenues la dépravation et la perversion sexuelles, tant au cinéma qu'au théâtre. La nature ne
peut faire autrement que de nous rejeter dans le sens opposé. La nature est toujours à la
recherche de l'équilibre. Quand vous appliquez mal la loi de la vie, vous risquez de vous
retrouver sur un lit d'hôpital. Peut-être parlerez-vous de dépression nerveuse mais, en fait, ce
sera la douce nature qui vous contraint à revenir sur le faisceau de l'harmonie et de la paix
d'esprit.
Nous avons vécu au milieu de tabous et d'interdits. Puis vint un retournement : l'ère
freudienne avec son insistance sur le sexe, suivie de laisser-aller, d'immoralité et d'aberrations
en tous genres. Le changement est à la racine de toute chose.

Chaque jour on lit des articles sur les guerres, les échauffourées, les conflits, les embuscades,
les guerres civiles, les bombardements, les enlèvements, etc. Posez-vous cette question :

Qu'y puis-je ? Comment rester calme et me sentir en sécurité dans ce monde sans cesse
changeant ? La sécurité, la paix, la tranquillité et la sérénité, vous ne les trouverez qu'en vous
accordant mentalement à l'Esprit Infini. C'est Lui la Cause Première.

Affirmez avec fermeté : « L'amour Divin emplit mon âme. La paix Divine imbibe mon esprit
et mon cœur. La Lumière Divine m'enveloppe et je suis inspiré d'En Haut. » Elevez vos yeux
vers les sommets, d'où descend votre aide. La solution viendra à vous.

Vous savez comment pensent les masses. Elles vont toujours d'un extrême à l'autre. La guerre
sévit un temps, puis vient un temps de paix. Dans les périodes de violentes oscillations, les
gens souffrent, sauf ceux qui sont en accord avec l'Infini et habitent le Lieu Secret de l'Etre
Supérieur.

Ne suivez pas le troupeau

« C'est pourquoi sortez du milieu de ces gens-là et séparez-vous, dit le Seigneur, Ne


touchez à rien d'impur, et moi je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous,
vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant» (II Corinthiens VI,
17 -1 8).

Ces deux merveilleux versets vous exhortent à sortir de l'esprit de masse et à penser par Vous-
même. L'on vous dit en termes clairs de ne toucher à rien d'impur, autrement dit, d'éviter le
meurtre, la haine et la complaisance et toute forme de pensée négative. Soyez toujours en état
de prière ; identifiez-vous sans arrêt, par la pensée et par l'émotion, aux vérités éternelles de la
vie qui jamais n'ont varié ni ne varieront. Ainsi, la souffrance des masses vous sera épargnée.

La loi des moyennes

Cette loi a trait à la manière de penser des masses. Il y a aujourd'hui plus de quatre milliards
d'êtres humains sur la planète, et tous pensent selon le même schéma. On ne se compromet
pas beaucoup en disant que leur mode de pensée est la plupart du temps très négatif. Il y a,
bien sûr, aussi des gens à préoccupations spirituelles et qui pensent dans un sens constructif,
mais ils restent l'infime minorité.

L'esprit de masse croit à la maladie, à la guerre, à la mauvaise fortune, au crime, à la pauvreté,


aux accidents, aux catastrophes et calamités en tous genres. De plus, il est rempli de jalousies,
de haines, de ressentiments, de convoitises et d'hostilité. Et ces poisons mentaux amènent
toutes sortes de tourments et de conflits dans la vie individuelle et collective. Si vous ne
pratiquez pas la pensée spirituelle, l'esprit de masse, ou loi des moyennes, se chargera de
penser pour vous.

La pensée authentique est libre de toute peur, de toute inquiétude et de toute activité
négative. Nous baignons dans l'esprit de masse, et il nous faut établir des convictions
allant à contre-courant des croyances erronées et des pensées destructives de l'esprit de
masse. Si vous étiez à 100 % vigilant, c'est-à-dire si vos pensées et images étaient toutes
fondées sur des principes spirituels et des vérités Divines, vous seriez totalement immunisé
contre lui. Mais je crains que personne n'entretienne un tel état de conscience à longueur de
temps. C'est pourquoi l'atmosphère mentale négative de l'esprit de masse envahit l'esprit
subjectif de chacun de nous.

Quelles sont vos croyances ?

Croyez en la bonté de Dieu au pays des vivants. Croyez en l'abondance et à la richesse de


l'Infini ; en la capacité qu'a la Présence et Puissance Infinie de vous guider. Comprenez que
les richesses de Dieu (spirituelles, mentales et matérielles) circulent à jamais dans votre vie et
qu'il y a toujours un surplus. Ayez foi dans les principes Divins d'harmonie, d'action juste,
dans la loi, l'ordre et l'amour Divins, tout comme un chimiste a foi dans les principes de la
chimie, qu'il considère comme sûrs et qui lui permettent de mettre au point de merveilleux
composés qui sont à beaucoup d'égards des bénédictions pour l'humanité entière.

La peur est foi mal conçue

Il n'y a pas longtemps on pouvait lire dans les journaux un reportage sur un incendie dans une
boîte de nuit, lors duquel bien des gens moururent par le feu ou par piétinement. L'article
disait qu'il n'y avait pas eu lieu de se paniquer, dans la mesure où les sorties étaient
suffisamment nombreuses pour permettre aux clients d'évacuer. Plusieurs d'entre eux
gardèrent cependant leur calme, et ainsi quittèrent les lieux sans dommage.

La peur naquit. Or, la peur est contagieuse. C'est elle qui fut la cause de la mort de ces gens, et
non pas l'incendie. Car ceux qui se tournèrent vers l'Infinie Présence et Puissance en eux, y
cherchant protection et directives, surent garder leur sang-froid, et trouvèrent la sortie selon
l'ordre Divin. Placez votre foi en Dieu, et « ... aucun mal ne t'arrivera, aucun fléau
n'approchera de ta tente » (Psaumes XCI, 1 0).

La foi en Dieu implique d'être persuadé que Dieu est toujours présent et prend soin de
vous. La foi en Dieu est l'étoile qui brille dans la nuit, vous montrant le chemin à prendre. Les
scientifiques modernes ne travaillent pas dans l'obscurité mais à la lumière de la foi « ... Dans
la sérénité et la confiance est votre salut » (Isaïe XXX, 15).
Maîtrisez votre esprit

Emplissez votre esprit des éternelles vérités. Identifiez-vous avec l'Esprit en vous, sachant et
croyant que l'amour Divin veille sur vous en toutes circonstances. Quand vous êtes insouciant,
négligent, apathique, distrait et que vous refusez de discipliner régulièrement votre mental,
vous devenez la proie de l'influence de l'esprit de masse. Dans ce cas, ne soyez pas étonné de
voir se profiler les revers et la maladie. En période d'épidémie de grippe asiatique, vous ne
voulez pas faire partie du troupeau et prendre ce qui vient. Si vous entretenez dans votre esprit
des idées Divines et des valeurs spirituelles, l'emplissez de pensées constructives, vous serez
invulnérable et aucun mal ne pourra vous atteindre. Vous êtes hors de portée de la maladie, de
la souffrance et des défaites.

Lisez vos propres pensées

Récemment, durant un de mes séminaires en mer, j'ai vu une femme lire les pensées d'environ
dix passagers, dont elle ne connaissait aucun. Ils convinrent qu'elle disait juste à 90 %. Cette
femme, qui était sensible, exerçait ses dons métapsychiques professionnellement. Elle avait
accès au subconscient des gens. En fait, ce qui se passait est que tous lui disaient tout avant
qu'elle leur dise quoi que ce soit. Elle entrait dans un état d'esprit passif et réceptif, dans une
sorte de demi-transe. Et ainsi, elle arrivait à lire et à sentir les contenus de l'esprit
subconscient. Elle prédit le mariage à certains, des voyages en Europe pour d'autres, des
tracas financiers pour d'autres encore, enfin un divorce pour l'un d'eux.

Il n'y a rien de neuf dans le fait de la perception extrasensorielle. Chacun de nous en est doué,
mais en certains elle demeure latente. B. Rhine de l'Université Duke s'est penché sur la
question pendant plus de trente ans et il a décelé chez des étudiants et d'autres la capacité de
clairvoyance, de télépathie, de clairaudience, de télékinésie, de rétrocognition et de
précognition. Ses découvertes scientifiques ont été reconnues à travers le monde entier. Sa
femme, Louisa Rhine, auteur du livre « Hidden Channels of the Mind » a, quant à elle,
découvert des formes variées de perception extrasensorielle dans sa propre expérience,
lesquelles ont été attestées par des hommes et des femmes issus de toutes les couches sociales.

Le futur est réellement inscrit dans votre esprit maintenant. La raison pour laquelle un
clairvoyant peut scruter les contenus de l'esprit est que la pensée ou la chose, ou
expérience, se confondent en lui. L'esprit n'est soumis ni à l'espace ni au temps.

Ainsi, si vous envisagez de divorcer, un médium de valeur peut vous dire que ce plan existait
dans votre tête, encore que celui-ci ne doive pas forcément s'objectiver. Il vous est possible de
revenir sur votre décision et de procéder à une réconciliation. Il n'est rien qui soit ordonné ou
fixé à l'avance. Il reste vrai que l'idée de divorce s'était emparée de votre esprit, seulement le
temps avance lentement de la quatrième dimension au plan de la troisième dimension. Aussi
l'événement ne s'est-il pas encore produit objectivement.

Dans le même ordre d'idées, les revers et les maux prédits par un médium, un clairvoyant ou
une tireuse de cartes, qui tous se contentent de puiser dans le subconscient, peuvent être
neutralisés par la prière scientifique et par-là les expériences négatives être empêchées de se
réaliser.
La prière scientifique implique de fonder sa pensée sur des Principes Universels tels que :
« La loi et l'ordre Divins régissent ma vie. L'action juste Divine règne en souverain. L'amour
Divin remplit mon âme. La paix Divine imprègne mon esprit et mon cœur. Je suis guidé par le
Divin en tous points. L'harmonie Divine me gouverne. Dans ma vie tout est agréable et
empreint de paix. »

A mesure que la méditation sur ces vérités changera votre esprit, votre monde, votre corps, les
circonstances et expériences de votre vie deviendront magiquement à l'image et à la
semblance de votre contemplation. Votre capacité d'éviter les schémas négatifs qui
trameraient dans votre subconscient dépend de votre conscience spirituelle et de son
élargissement par la prière scientifique. Grâce à l'ascension spirituelle, vous évitez
automatiquement de vous impliquer dans les expériences négatives de l'esprit de masse.

Vivre une vie équilibrée

Vous remarquerez que dans la vie les extrêmes s'inversent toujours d'eux-mêmes. Quand on
va trop loin dans un extrême, on est violemment rejeté vers l'autre. Vous êtes sur terre pour
mener une vie équilibrée - une vie de créativité, de paix et d'harmonie - et accomplir dans la
joie les buts qui vous sont assignés. En rechargeant régulièrement vos batteries mentale et
spirituelle, vous neutralisez dans une grande mesure les toxines de l'esprit de masse et les
grandes oscillations de la destinée ne vous affecteront plus, ni même les vicissitudes de la vie.
Vous serez toujours d'humeur égale, et les maladies, les souffrances et les tragédies de
l'existence se tiendront hors de votre expérience.

Si vous vous laissez hypnotiser par les prophètes du pessimisme et du malheur, vos pensées,
en se subjectivant, vous attireront dans la négativité et la destructivité. La prière équivaut à
contempler les vérités Divines d'un point de vue suprême, et vous devenez ce que vous
contemplez.

Dans la Bible il est dit : «…, Le royaume des Cieux ressemble à un homme qui avait semé
de la bonne semence dans son champ. Mais pendant que les gens dormaient, son ennemi
vint, sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla » (Matthieu XIII, 24-25).

Nous sommes tous des jardiniers, et la bonne semence figure les bonnes pensées que nous
nourrissons au long du jour. L'ennemi, lui, est le tentateur négatif - les pensées de l'esprit de
masse - auquel votre esprit risque de céder si vous n'êtes pas sur le qui-vive, si vous n'êtes pas
vigilant et stimulé par le Saint-Esprit. Les pensées et propositions négatives bombardent votre
esprit chaque jour, soit en .silence soit de manière audible. Pour connaître le bonheur
suprême, il convient donc de saturer sans relâche votre esprit d'idées Divines, en sorte que les
propositions négatives d'autrui ne trouvent aucune place pour s'y loger.

Le conscient et le subconscient

Le subconscient réagit selon vos convictions conscientes. Il est impératif d'avoir foi en vos
affirmations. L'aspiration à la foi est insuffisante. Une femme avec qui je discutais récemment
me disait : « Je ne cesse d'affirmer : il n'existe rien hors de Dieu ... Il est l'unique Présence,
Puissance, Cause et Substance. » Or, elle avait aussi une extrême peur d'une femme qui,
disait-elle, pratiquait la magie vaudou contre elle. Ce qu'elle affirmait n'était que des mots. En
fait, elle ne croyait pas ce qu'elle affirmait.

Je lui expliquai que les suggestions d'une tierce personne n'avaient aucun pouvoir réel de
création, dans la mesure où elle avait la faculté de rejeter toute proposition négative. En fait,
je lui expliquai qu'elle transférait son propre pouvoir à un tiers, faisant de lui une sorte de dieu
doué du pouvoir de lui faire du mal. Dieu est la seule Puissance. Et cette Présence agit dans
l'unité, l'harmonie, la beauté et l'amour. Quand vos pensées rejoignent celles de Dieu, vos
pensées bonnes s'unissent au pouvoir de Dieu.

Elle commença à comprendre qu'au cas où l'on ne peut envoyer la haine, le mauvais vouloir,
le ressentiment ou l'hostilité à qui que ce soit, l'on ne peut pas non plus y être réceptif. C'est là
un fait de simple observation. Donc, si quelqu'un vous bombarde de suggestions et de pensées
négatives, non seulement vous ne les recevez pas mais vous les retournez à l'envoyeur,
chargées d'une force double. C'est l'effet boomerang.

Thomas Troward, dans son ouvrage The Hidden Power énonce une merveilleuse vérité. Il dit :
« Dès que vous admettez l'existence d'un pouvoir hors de vous-même, aussi bienfaisant que
vous puissiez le concevoir, vous répandez une semence qui tôt ou tard portera le fruit de la
« peur », laquelle anéantit entièrement la vie, l'amour et la liberté. Il n'y a pas de via media. »
Dans son enseignement, il insiste sur le fait que nous sommes le Principe de Vie même et que
la différence entre Lui et nous est dans le rapport du générique au spécifique.

La femme dont je parlais plus haut et qui craignait les suggestions de la magie vaudou, se
libéra entièrement de sa peur en priant régulièrement comme suit :

« Dieu seul existe. Etre uni à Dieu constitue une majorité. » « .. Si Dieu est pour nous, qui
sera contre nous ! » (Romains VIII, 31). Je sais et crois que Dieu est l'Esprit Vivant Tout--
Puissant - Celui-qui-jamais-ne-meurt, Celui-qui-est-toute-Sagesse - et aucun autre pouvoir ne
peut se mesurer à Lui. Je sais et accepte sans l'ombre d'un doute que si mes pensées sont
unies à celles de Dieu, le pouvoir de Dieu accompagne mes pensées de bien. Je sais que je ne
puis recevoir ce que je ne puis donner. J'émets des pensées d'amour, de paix, de lumière et de
bon vouloir à telle ou telle personne (citez le ou les noms) et à chacun sans distinction. Je
suis immunisée et ivre de Dieu, et toujours le cercle sacré de l'amour Divin m'entoure.
L'armure de Dieu m'entoure et m'enveloppe de partout. Dieu me guide et me dirige, et
j'avance dans la joie de vivre. « Tu me feras connaître le sentier de vie ; satiété de joie près
de ta face, délices à ta droite pour toujours ! » (Psaumes XVI, Il).

Voyez les gens tels qu'ils sont réellement

Les gens qui prétendent utiliser les techniques vaudou, la magie noire, la sorcellerie, etc.,
voyez-les comme ils sont vraiment. Autrement dit, en tant qu'hommes et femmes terriblement
ignorants du pouvoir Spirituel authentique. Ils croient avoir un pouvoir, mais cela n'est pas le
cas. De voir et de comprendre cela équivaut à leur retirer tout pouvoir, quel qu'il soit.

Le pouvoir réel et suprême est d'ordre affirmatif. Les suggestions négatives sont impuissantes
à moins que, les acceptant, vous les fassiez entrer dans le mouvement de votre propre pensée.
Le fait d'affirmer que l'amour, l'harmonie et l'action juste Divins vous régissent détruit toute
suggestion négative et est constructeur de vie, de santé et de bonheur. L'attitude affirmative
suprême est d'être conscient de votre unité avec l'Esprit Infini en vous, Source de toute Vie. Si
vous comprenez que vous êtes un avec Dieu et montrez une authentique bonne volonté envers
tous, vous n'aurez plus de souci à vous faire concernant les suggestions négatives.

Pourquoi souffrons-nous ?

Si nous souffrons, c'est parce que nous utilisons et appliquons mal les lois et principes
universels. Et nous continuerons de souffrir aussi longtemps que nous resterons écartés de la
Règle d'Or et de la loi d'harmonie. Dire que l'ignorance est l'unique péché et que toute
souffrance dans ce monde en découle est une vérité. La souffrance, à son tour, nous pousse à
l'investigation. Grâce à elle, nous nous éveillons à la lumière en nous et découvrons notre
nature Divine. Il nous faut faire un usage correct de la loi. Autrement dit, penser, sentir, agir
de manière juste, et faire ce qui est bien. N'étant alors plus ignorant des lois de la vie et de la
voie de l'Esprit, notre souffrance prendra fin.

Les êtres soi-disant pieux

Bien des gens prétendent être pieux et regardent avec mépris ceux qui ne suivent pas leurs
croyances. Ces gens bien adhèrent aveuglément aux dogmes et règles prévus par leur
confession. Ils se sentent indiscutablement dans le droit chemin et, parfois, affichent une
attitude signifiant « je suis plus saint que vous ». Souvent ils condamnent et détestent ceux qui
ne partagent pas leurs croyances stupides et superstitieuses.

De telles attitudes négatives amènent les malheurs, les maladies et les névroses. Et souvent
quand viennent l'échec et l'infortune, les gens qui les cultivent se mettent en colère contre
Dieu, tant ils ne peuvent comprendre que la religion participe du cœur et non des mots. De
plus, ils ont oublié la loi disant qu'on devient ce que l'on condamne. Le mot de religion
signifie « lier ». Il nous faudrait être lié à la Source de Toute Vie, à l'amour, la paix, la vérité
et la beauté Divins. Quand ces vérités nous régissent et nous dominent, nous les exprimons
automatiquement, et les fruits de notre religion deviennent ainsi visibles.

Libertins et débauchés

Bien des dévots et hommes religieux, à un moment ou un autre se sont adonnés à la boisson et
à l'abus sexuel. Saint Augustin a dit un jour : « Accordez-moi, mon Dieu, la chasteté », puis
ajouté après coup « mais pas tout de suite ». Saint François eut une jeunesse plutôt
tumultueuse puis, plus tard dans sa vie. alla à l'extrême opposé, pratiquant l'ascétisme et la
mortification de la chair.. Il pensait ainsi fortifier sa volonté et enrayer les effets négatifs de
son passé.

Un jour, il comprit son erreur et se dit : « Trop tard, j'ai battu mon frère », entendant par là
son corps maltraité. Il avait oublié les paroles de Paul : « ... Glorifiez Dieu dans votre
corps» (I Corinthiens VI, 20).

Rappelez-vous qu'entre votre pensée et la puissance Suprême en vous il existe une relation de
réciprocité. Le pouvoir de suggestion est caché, alors que le Pouvoir, créateur de toute chose,
est le pouvoir caché. Il est derrière toute création, un et indivisible. Son mouvement ne se
traduit que par l'harmonie, la totalité, la beauté et la perfection. Il n'est rien qui puisse
s'opposer à l'Infini, le défier, le vicier ou le corrompre. Il est Omnipotent, Omniscient et
Omniprésent. C'est pourquoi il est écrit ; « ... Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ! »
(Romains VIII, 31).

Qu'est-ce qu'un Israélite ?

D'après la Bible, l'Israélite figure celui qui s'accorde avec l'Esprit Divin en lui. Il voit dans le
Vivant Esprit Tout-Puissant la seule Présence, Puissance, Cause et Substance et se soumet
entièrement à Lui. De vous tourner vers Lui suscite une réponse de sa part, et ce pouvoir coule
en vous comme harmonie, santé, paix, joie et prospérité. Cela explique pourquoi il est dit dans
les Nombres (XXIIl, 23) : « ...Il n'y a pas de magie en Jacob (un homme s'éveillant à la
Présence et au pouvoir de Dieu) ni de divination en Israël... Mais contre aucun des fils
d'Israël, pas un chien ne pointera la langue .. , » (Exode XI. 7).
15
Le secret suprême

La religion du cœur

«Car Yahvé, ton Dieu, est un feu dévorant ... » (Deutéronome IV, 24). « Car ton mari est
Celui qui t'a fait.., » (Isaïe UV, 5).

Ce chapitre, je l'ai écrit dans un hôtel de Las Vegas où l'on rencontre des gens venant de tous
les Etats d'Amérique. Après une série de conférences ayant pour thème les secrets du Yi-king,
un homme m'a avoué : « Les religions ont manqué leur but. Voyez le monde contemporain. »
Le mot de religion signifie relier, vous relier - à la Source qui est Dieu. Si, spirituellement et
mentalement, l'on s'attachait à l'amour, la lumière, la vérité, la beauté et la joie, et si ces
vérités étaient prédominantes dans notre esprit, notre monde serait d'un autre ordre. La
religion est ce qui lie.

La peur domine l'esprit de millions de gens et cette situation amène la maladie, le crime, la
frustration et la colère. La superstition elle aussi entrave et retient des millions de gens. L'idée
dominante qui nous régit est ce qu'on pourrait appeler notre religion. On peut se dire
catholique, protestant, juif, hindou, musulman, etc., mais il n'empêche qu'on souscrit à ce
qu'on nous a enseigné ou ce qui nous a été inculqué. La véritable religion se fonde sur ce à
quoi l'on croit sincèrement : les mariages d'émotions, les convictions, les croyances profondes
sur la vie, Dieu, l'univers et soi-même. Ce sont les instincts, les pressions et le
conditionnement du subconscient qui prennent corps dans la vie.

Les hypothèses, croyances et convictions subconscientes dictent et contrôlent l'ensemble des


actions conscientes. La religion est du domaine du cœur et non pas du discours. Ce sont les
croyances du cœur qui deviennent forme, fonction, expérience ou événement. Dans la Bible,
le cœur figure l'esprit subjectif, les émotions et la nature sensible. La religion exemplaire est
celle où l'esprit se laisse dominer par un Dieu d'amour et se tourne vers l'Infinie Puissance et
Présence, le considérant comme son guide, son conseiller, son patron et la Source de tous ses
bienfaits. Tout mouvement de l'esprit basé sur la peur, l'ignorance, la superstition ou un
pouvoir non connu, au lieu d'amener l'illumination dans votre vie, y fait au contraire régner
l'obscurité et la confusion.

Des symboles de mystère

Cessons d'envisager la communion avec la Présence en nous sous l'angle du mystère. Il est
insensé de toujours répéter les vieilles platitudes et doctrines sur Dieu, les anges, le Fils
Unique, le monde de l'enfer, le salut, le péché, le ciel, le diable, etc. Le langage de l'Eglise d'il
y a 1 800 ou 1 900 ans doit être transposé en sorte qu'un enfant de sept ou huit ans puisse le
comprendre.

Dieu est le Principe de Vie dans l'homme. Les anges figurent les idées Divines, les éclairs
d'inspiration ou d'intuition provenant des profondeurs subliminales en réponse aux demandes
de l'esprit conscient. Tout homme est une expression du Principe Infini de Vie. Le diable,
quant à lui, figure Dieu inversé : l'usage pervers ou ignorant du Pouvoir Unique. Autrement
dit, le mauvais usage ou l'incompréhension de la loi de la Vie. Le salut est la solution à tous
vos problèmes : il vous affranchit de la peur, de la maladie, du manque et de la limitation.
Pécher veut dire manquer son but. L'on pèche quand on n'arrive pas à mener une vie pleine et
heureuse. Le ciel figure l'Intelligence Infinie dans laquelle on vit et la source de notre être.
C'est aussi l'esprit en paix. L'enfer représente les restrictions, les liens et les limitations qu'on
s'impose à soi-même. Par le pardon on atteint le paradis, par l'auto condamnation l'enfer.

Le secret suprême

En disant « JE SUIS » vous proclamez la Présence de Dieu en vous (ainsi qu'il est expliqué
au troisième chapitre de l'Exode). « JE SUIS » figure l'Etre Pur, la Vie, l'Esprit Auto-
Engendré, la Conscience Inconditionnée. Aux yeux de millions de gens, JE SUIS reste un
secret, dans la mesure où, prononçant ces mots, il ne leur vient pas à l'esprit qu'ils proclament
que Dieu est présent en eux. Cette Présence est appelée « OM » en Inde et pour nombre de
gens ce mot est considéré comme un mantram. Il est donc important de connaître la
signification du mot « OM » avant de l'utiliser. En sanscrit, un mantram est un instrument de la
pensée.

Le point de vue juste

Il est indispensable d'avoir un point de vue équilibré et de savoir observer la relation adéquate
de votre esprit aux événements de la vie. C'est du subconscient que naissent toutes les
expériences de la vie. Le subconscient est votre monde intangible, siège des émotions et
royaume des causes. Tout ce qu'on imprime dans le subconscient, bon ou mauvais, se projette
sur l'écran de l'espace.

Quand la Bible parle de crèche, il faut entendre l'esprit subconscient. Si votre subconscient a
été conditionné négativement, il vous est possible de renverser cet état de choses en le
saturant de schémas allant dans le sens de la vie, de l'harmonie, de l'amour, de la paix, de la
joie, de l'action juste et de la beauté. Les schémas négatifs qui s'y terraient - ceux fondés sur
l'éducation, l'endoctrinement et les concepts théologiques erronés - sont ainsi balayés. Vous
pouvez, en cet instant même, vous mettre en accord avec l'océan infini de vie, d'amour, de
vérité et de beauté et permettre à ces qualités Divines de couler en vous. Leur beauté
transcendante transformera votre être entier : vous ne serez plus qu'harmonie, santé et paix.
L'allégorie du soleil

Toute religion a une origine et une signification astronomiques. Les mystiques anciens qui
avaient atteint l'illumination et l'inspiration, de même que les maîtres dans l'art de la
psychologie et de l'histoire de l'âme, ont compris que des changements terriens dans les
latitudes boréales coïncidaient avec des changements astronomiques, et ils ont fait remarquer
que les changements psychologiques pouvaient de même naître dans l'homme avec son éveil à
la lumière de Dieu en lui.

Naissance, mort et résurrection du Soleil

Ainsi que vous le savez, le soleil franchit l'équateur le 21 mars. Ce phénomène, qui a pour
nom ingression du Bélier, correspond au moment où la semence gelée dans la terre ressuscite
sous l'action des rayons actiniques du soleil. L'on dit aussi que le désert se réjouit et qu'il
fleurit à la manière d'une rose. Toute la nature semble ressusciter. C'est pour cette raison que
le soleil était appelé le sauveur de la terre. Il ressuscitait, en effet, les gens et les sauvait de la
glace, de la neige et des limitations de l'hiver, leur faisant entrevoir l'aube d'un jour nouveau.

Tous les ans le soleil grimpe jusqu'au point le plus élevé de la voûte céleste, puis il décline. Le
21 septembre il entre dans la Balance. Les jours et les nuits sont alors égaux. Ensuite il
descend en dessous de l'équateur, et on dit qu'il meurt. Le Scorpion le transperce et il s'empare
de la lance du Sagittaire.

Puis, d'un point de vue symbolique, il reste dans la tombe du Capricorne, du Verseau et des
Poissons (pendant trois jours ou trois mois, le temps n'étant que symbolique).

Le 21 mars revient le temps de résurrection du soleil. Voilà ce qu'est le drame solaire,


autrement dit la naissance, la mort et la résurrection du dieu soleil.

Quelques figures allégoriques du Soleil

Hercule, Bacchus, Zoroastre, Mithra, Apollon, Krishna et Vichnou sont des figures
allégoriques du Soleil. Dans leurs écrits, les anciens maîtres de l'allégorie parlent de leur
naissance, de leur mort et de leur résurrection, c'est-à-dire de la naissance, de la mort et de la
résurrection du Soleil.

L'éminent érudit, Robert Taylor (du collège Saint-John de Cambridge), auteur de Diegesis,
dans son étude exhaustive sur la Bible, nous dit que dès l'Antiquité la plus ancienne, Mithra
était représenté comme naissant dans une étable. De plus, dans tout le monde septentrional,
l'on célébrait sa naissance à l'heure de minuit, le 24 décembre - le haut jour de toutes les fêtes
magistes.

La constellation de la Vierge, laquelle apparaît à l'horizon le 24 décembre à minuit, était


censée présider à sa nativité. Mithra (le Soleil) est né dans l'écurie d'Augias, à savoir dans la
position de la chèvre céleste, ou Capricorne. Le soir de Noël, à minuit très exactement, le
signe de la Vierge commence son ascension dans le ciel oriental. C'est pourquoi il est dit que
le Soleil est né d'une vierge à minuit. Le Soleil ou Capricorne, commence son ascension le 24
décembre et se dirige vers le Nord. Il libère peu à peu la terre de l'obscurité hivernale.

Les Chroniques d'Alexandrie

Les plus anciennes Chroniques d'Alexandrie attestent l'existence et la prédominance


universelle de cette croyance. Des siècles avant le christianisme, l'Egypte consacrait déjà la
grossesse d'une vierge et la nativité de son fils, présentant ce dernier dans un berceau afin que
le peuple vînt l'adorer. Quand le roi Ptolémée (350 ans av. J-C.) demanda aux prêtres ce que
signifiait cette cérémonie religieuse, il lui fut répondu qu'elle cachait un mystère et qu'elle leur
avait été transmise par leurs ancêtres. Le Dieu des Egyptiens avait pour nom Sérapis. Ce nom,
si on le décompose, donne Zor-Ab-Is, ou fils, père et feu. Cela signifie que le soleil est le père
du feu. Marc Aurèle disait que les Evêques de Sérapis étaient connus et reconnus comme
étant les Evêques du Christ. Zorabis, ou Sérapis, signifie la Présence de Dieu dans l'homme.
La Bible dit : « , .. Ton Dieu est un feu dévorant. .. » (Deutéronome IV, 24).

Légendes concernant le Dieu des hindous

La légende de Mithra, on la retrouve jusque dans le menu chez les hindous, dans le dieu
Krishna qui signifie Christ, ou Soleil, et symbolise la Présence de Dieu dans l'homme.
L'histoire remonte à 1 700 ans av. J.-C. et est presque identique à celle contenue dans le
deuxième chapitre de l'Evangile selon saint Luc. Les noms de Jésus et de Christ sont cités par
le célèbre astronome d'Arabie : Alboazer. Si l'on en croit la tradition des Perses, des
Chaldéens, des Egyptiens, d'Hermès et d'Esculape, ces deux noms auraient été donnés à
l'enfant qui, dans la plus ancienne représentation des signes du Zodiaque, figurait comme le
nom de la vierge du mois d'août. « Cet enfant, dit Alboazer, certaines nations l'appellent
Jésus, tandis que dans la langue grecque il est dénommé Christus. »

Ces histoires mettent toutes en scène le rôle de soleil, le peignant comme sauveur de notre
monde. Comme mentionné plus haut, le soleil commence à se diriger vers le Nord le 24
décembre. Il fait fondre peu à peu les glaces et les neiges des latitudes septentrionales, puis
traverse l'Equateur pour faire naître le printemps et une vie neuve. Le soleil symbolise la
Présence de Dieu, ou Lumière Eternelle, en chacun de nous. A mesure que nous prenons
conscience de cette Présence Intérieure, nous faisons fondre nos peurs, nos anxiétés et nos
frustrations à la lumière solaire de l'amour de Dieu.

La naissance de Jésus-Homme

Les érudits ignorent l'exacte date de la vraie naissance de Jésus - cet homme dont il est fait
mention dans la Bible. Dans l'ancien temps, les opinions divergeaient : l'on se demandait s'Il
était né le 24 décembre à minuit, ce qui correspondait aux Saturnales à Rome, ou le 21 mars,
date de l'ingression du Bélier et de l'équinoxe du Printemps - qui était aussi fêtée dans les
latitudes septentrionales. La question fut tranchée par vote à un concile : on opta pour les
Saturnales qui coïncidaient avec la célébration de la naissance du Soleil, ou lumière, dans le
signe du Capricorne dans l'hémisphère Nord.

La naissance de Dieu en vous

Quand on prend conscience de la Divine Présence en soi, on donne naissance à un enfant.


Cela signifie, en d'autres mots, que la prise de conscience de la Puissance Primale en vous,
votre nouvelle conception de Dieu, a pour résultat la formation d'un embryon d'homme
nouveau dans vos profondeurs subjectives. Vos rêves, aspirations, idéals et buts, qui restaient
gelés en vous, sont là, attendant que vous les réchauffiez par la foi et la confiance en la
Présence Divine en vous afin qu'ils puissent se réaliser selon l'ordre Divin sur l'écran spatial.

La Vierge Marie

JE SUIS en vous est la Vierge Marie qui peut créer d'innombrables conceptions d'Elle-même
sans aide humaine. Dans la Bible ; le mot « vierge » figure l'esprit pur, ou esprit se consacrant
à Dieu. Le mot « Marie » dérive du mot « mer » et figure le flot pur de la conscience.
« Maya », nom de la mère de Bouddha, a la même signification. Les noms Reine du Ciel,
Etoile de la Mer, Isis, Reine Esther, etc., ont un sens identique et figurent JE SUIS, ou
Présence de Dieu, dans vos profondeurs subconscientes.

Dieu, ou JE SUIS, donne naissance au cosmos, ainsi qu'aux choses qu'il contient : Il est
l'unique Présence et Puissance. A vrai dire, tous les symboles de Noël se rapportent au cœur
humain ou à votre subconscient. Les étoiles dont il est fait mention figurent l'Intelligence
Infinie en vous, qui vous guide et vous dirige, et révèle la réponse à vos problèmes.

Vous pouvez prétendre que Dieu vous guide et vous donne la réponse ou solution à vos
problèmes. Acceptez comme vrai que la nature de l'Intelligence Infinie ne reste jamais muette
et il vous sera répondu sans l'aide d'aucun être humain. Affirmez avec fermeté : « Je suis
intègre, parfait, fort, aimant, éclairé, prospère et inspiré. » A mesure que vous affirmerez ces
vérités, que vous les sentirez en vous et y croirez, vous arriverez à les exprimer, sans l'aide ou
la coopération de personne. Car, rappelez-vous : tout ce qu'on lie au JE SUIS, on le devient.

Le pèlerinage de l'homme

Le voyage de tout être humain devrait avoir pour destination le royaume de son esprit -
la demeure de la Présence Divine. Il devrait comprendre qu'il est une expression du
Dieu Vivant et héritier de toutes les richesses de Dieu. Affirmez que vous êtes, dès à
présent, né de Dieu et éclairé d'En Haut. Affirmez-le et croyez-le. A mesure, vous
envelopperez cette conception neuve de vous-même dans les langues de la lumière et de
l'amour et la déposerez dans la crèche de votre esprit subconscient. Votre subconscient
acceptant tout ce que vous y imprimez, votre monde se fera comme par magie à son
image et selon sa ressemblance.

Un jour que je parlais avec un homme à l'hôtel Sands à Las Vegas, celui-ci me dit : « Mon
arthrose empire de jour en jour. Impossible de m'en guérir. L'on m'a fait des piqûres de
cortisone et de vitamines, appliqué des lotions et du liniment. En vain, car mes douleurs se
sont accrues. » Malheureusement pour lui, il nourrissait l'idée d'incurabilité et de désespoir.
Ce concept sans vie, il l'enveloppait des habits de l'incroyance puis l'étendait dans la tombe,
ou matrice, de son subconscient. Notez que les mots « tombe » et « matrice » sont synonymes
dans la Bible.

Cet homme comprit son comportement et moi-même découvris qu'il était plein de
ressentiment, d'hostilité et de colère réprimée envers certains membres de sa famille. Cela
expliquait pourquoi ses traitements restaient inefficaces. Je lui fis une ordonnance spirituelle,
lui conseillant cependant de coopérer avec son médecin en ne cessant de le bénir.

Son traitement spirituel consistait à dire : « A tous les membres de ma famille (indication des
noms) j'accorde mon plein et libre pardon. Je me pardonne d'avoir entretenu des pensées
négatives à leur égard. Je m'en dégage et les laisse aller, leur souhaitant sincèrement à tous
santé, paix, joie et toutes les bénédictions de la vie. Quand je rencontrerai l'un d’eux en
esprit, j'affirmerai aussitôt : « Tu es libre, que Dieu soit avec toi. » L'Amour Guérissant de
Dieu m'imprègne tout entier. Dieu marche et parle à travers moi. Le pouvoir miraculeux de
guérison me traverse, et je suis reconnaissant de la guérison qui se fait à l'instant même. »

A mesure qu'il pratiqua cette thérapie spirituelle, il m'informa à Beverly Hills que son état
s'améliorait considérablement, le dispensant de marcher avec une canne. S'il continue, je suis
persuadé qu'une complète guérison se fera. Sur mon conseil, il imagine de même son docteur
en train de le féliciter de sa guérison miraculeuse. Il répète cette scène chaque soir avant de
s'endormir, sachant que par son acte d'imagination volontaire elle tombera bientôt dans son
subconscient où elle se réalisera selon l'ordre Divin.

La Terre Sainte

La Terre Sainte (l'esprit en paix) est en vous. Si vous faites appel à Dieu par la prière, la
méditation ou la visualisation mystique, vous actualiserez l'harmonie, la santé, la paix,
l'abondance et la sécurité - ici et maintenant. L'histoire des religions - le christianisme y
compris - avec ses récits de cruauté de l'Age d'Obscurité et ses Croisades sanglantes, à
caractère émotif, faites pour reconquérir une terre sainte physique, ressemble quelque peu
à un conte tragique. Si l'on en croit certaines archives, des milliers de jeunes gens se sont
joints à ces pèlerinages et n'ont fait qu'aboutir dans des marchés d'esclaves en Egypte.

De ces voyages absurdes sortit la commercialisation des soi-disant reliques (la croix de Jésus,
le voile de Véronique, le saint suaire, etc.) où certains membres du clergé s'enrichirent à force
de débiter du bois en vue de la fourniture de bouts de la prétendue croix de Jésus. Ce point
trahit la tendance innée de l'aveugle passion de l'homme soumis aux cinq sens pour les
pèlerinages à destination de sites géographiques chantés par l'histoire et les fables. Il ne voit ni
ne comprend que la véritable terre sainte est en lui.
Pour prendre conscience et découvrir que la « naissance de Jésus » signifie plus qu'un
événement historique et qu'elle n'est pas trouvable en un lieu géographique nommé Bethléem,
il est besoin d'une authentique renaissance spirituelle. L'homme doit s'éveiller et comprendre
que le but de son séjour sur terre est de donner naissance à l'amour, la lumière, la vérité et la
beauté. Pour y arriver, le moyen est de méditer sur ces vérités jusqu'au moment où son esprit
les aura absorbées.

La route pour Bethléem

Le symbolisme de l'enfant, de la mère, de l'étoile, de la crèche, etc., existait préalablement à


toutes les religions connues. Ils figurent des processus de prise de conscience spirituelle, de
renaissance et de transformation intérieure. La prière équivaut à contempler les vérités de
Dieu d'un point de vue suprême. Du reste, à mesure que vous vous arrêtez aux vérités
éternelles, votre personnalité change tout à fait. Votre caractère et votre tempérament
deviennent jour après jour plus divins.

Bethléem symbolise la maison du pain. Cela signifie que vous méditez et portez votre
attention sur le pain béni de la paix, la joie, l'amour, l'harmonie et le bon vouloir, ces états
d'être étant le véridique pain de Dieu. Bethléem est la Cité de David. David est l'aimé de Dieu
- un certain état de conscience où vous accordez toute votre fidélité et loyauté à l'Unique
Présence et Puissance. Quand vous élisez dans votre conscient les concepts Divins, vous
suscitez la naissance d'une merveilleuse émotion, faisant de votre cœur un calice à Son amour.
Alors, des miracles se produisent dans votre vie. Il vous faut comprendre que la naissance
historique de Jésus figure la naissance intérieure de Dieu, que les personnages de la nativité
représentent vos pensées intimes, humeurs, sentiments, croyances, mobiles et instincts.

Les personnages autour de la Nativité

Joseph représente l'esprit conscient et raisonnant, avec ses croyances superficielles, ses
opinions, ses traditions, ses pensées et ses peurs. Il est l'homme des cinq sens qui juge les
choses selon leur apparence. Joseph, c'est également l'imagination et l'intellect régnant en
despote.

Marie figure l'esprit subconscient, plein de sagesse et d'intelligence, siège de l'intuition, de la


mémoire et de l'émotion. Votre subconscient abrite JE SUIS, le Moi Supérieur, appelé parfois
aussi Superconscience. Marie est grosse du Saint-Esprit (la Présence de Dieu) et il est
demandé à Joseph de se tenir à l'écart. Cela signifie qu'il est déconseillé à l'esprit conscient
d'imprégner et de violenter le subconscient par le faux savoir des sens. Joseph est le gardien
du seuil et sa mission est de veiller à ce qu'il n'entre rien dans le subconscient qui ne remplisse
l'âme de joie. Joseph (l'esprit conscient) est censé protéger le subconscient de toute pollution
ou impression négative.

Jésus et Josué sont des personnages identiques. Leurs noms signifient la même chose, à savoir
que Dieu est le Sauveur ou l'Emancipateur. Autrement dit, Dieu qui est en vous est la solution
à chacun de vos problèmes. Le fait d'actualiser le désir de votre cœur est ce qui vous sauvé. Si
vous êtes en prison, la liberté est votre sauveur ; si vous êtes malade, la santé est ce qui vous
sauve ; et si vous vous êtes égaré dans la jungle, Dieu - votre Guide - vous en sortira.

L'auberge symbolise le lieu où se rencontrent les croyances superficielles, les peurs, les
coutumes, les vues traditionnelles de l'homme, ainsi que les croyances de l'esprit de masse.
Autrement dit, elle figure la loi des moyennes, les pensées de l'esprit de masse. Si vous dites à
l'homme moyen que l'Intelligence Infinie en lui peut guérir son corps, l'inspirer, le guider et
lui donner la solution à n'importe lequel de ses problèmes - qu'Elle est en fait la Présence de
Dieu - il advient trop fréquemment qu'il rejette vos dires et, à la place, vous entretienne d'un
être anthropomorphe vivant dans les cieux, qui juge, punit et condamne. Son esprit ne peut
comprendre que son sauveur est véritablement dans sa conscience de la Présence et Puissance
de Dieu - qu'il lui faut être en contact et appliquer cette Présence et Puissance dans sa vie.

L'étable représente l'esprit subconscient, l'endroit où les « animi » ou « animaux » (les


impulsions fondamentales, les sentiments, les émotions, les passions) se terrent, attendant la
venue du Pasteur, le Seigneur et Maître. Le Pasteur symbolise votre conviction dominante sur
Dieu et les vérités de la vie, lesquelles veillent au troupeau (les sentiments et idéals harmo-
nieux), dans la peur que les loups (les émotions destructives) ne viennent les manger ou les
détruire. Vos pensées nécessitent un pasteur. Cela signifie que votre idée dominante sur la
bonté et l'amour de Dieu au pays des vivants contrôle toute pensée, émotion, action ou
réaction d'ordre inférieur.

La nativité, ou naissance de Dieu, se fait en vous au moment où vous commencez à


rayonner la lumière, l'amour, la vérité et la beauté, tant à l'intention de vos proches que de
n'importe qui d'autre. Devenez un canal pour l'amour, l'harmonie, la paix et la joie Divines.
Toutes les forces de Dieu se hâteront de vous aider à croître et à vous épanouir à jamais dans
la lumière.

Saint-Nicolas

L'interprétation de Noël et du Saint-Nicolas des Anciens présente des similitudes, sur le plan
psychologique et sur celui du sens. Les deux fêtes ont trait à la réalité intérieure de chacun de
nous. Il faut se garder de décevoir les enfants en leur disant que saint Nicolas n'a pas de
réalité. Un jour ce dernier prendra pour sens le Moi Divin attendant d'être reconnu dans la vie
et comme but de la vie.

Marie est grosse du Saint-Esprit, ou Présence de Dieu, sans l'intervention d'un homme. Isaïe
dit : « Car ton mari est Celui qui t'a fait ... » (UV, 5). En d'autres termes, les cinq sens
imprègnent notre esprit de toutes sortes d'idées - pour la plupart négatives - et nous
engendrons une détestable progéniture quand nous nous laissons gouverner par eux. Il nous
faut élire des pensées divines dans notre conscient pour ainsi prendre Dieu pour mari.

L'ange qui annonce la naissance de Dieu signifie que vous comprenez et reconnaissez que
Dieu vous habite, qu'il marche et parle à travers vous. Prétendez, sentez et sachez que vous
êtes déjà ce que vous voulez être. Alors, sans raide d'aucun homme, vous concevrez et
actualiserez une vie neuve, une renaissance - vous recevrez la réponse à votre problème.
Laissez les miracles se produire dans votre vie

La Puissance mystique qui est en vous, vous libère de l'esclavage et de la servitude de la


maladie, vous rendant intègre, débordant de vie et d'enthousiasme. Elle vous affranchit de
la peur et vous épargne tout manque et toute limitation. Elle est un baume magique pour
le cœur meurtri. La Puissance-Dieu est inspiratrice de pensées et d'idées neuves. Elle
solutionne tous vos problèmes, vous conduit à la place qui est la vôtre dans cette vie et vous
révèle vos talents cachés. Elle vous apporte de nouveaux amis et la prospérité qui a pour nom
liberté d'être, de faire et de posséder. Cette Puissance est appelée Puissance Primale et les
mystiques la connaissent depuis des milliers d'années. Si vous prenez contact avec Elle par la
pensée et devenez un libre canal à l'influx de l'Esprit Saint, vous déploierez des ailes et, pareil
à un aigle, volerez au royaume du pouvoir et de la joie.

La conscience de ce Pouvoir Tout-Puissant et la détermination d'en faire usage dans votre vie
équivaut à la naissance de Dieu en vous - de l'enfant de la Bible. Entretenez l'idée que Dieu
vous habite et que Son amour emplit votre âme. A mesure que vous méditerez sur cette vérité
selon laquelle Dieu s'exprime de mieux en mieux à travers vous, des miracles se produiront
dans votre vie.

Votre prière du matin

La première chose à faire chaque matin est d'affirmer fermement : « Dieu me guide
maintenant, et je base ma réussite sur le fait que Sa sagesse me révèle tout ce que j'ai besoin
de savoir. Je deviens riche et suis béni au-delà de toute espérance. Chaque jour de ma vie
mon être croit en sagesse, en vérité, en amour et en beauté. Jamais la Présence Couvrante de
Dieu ne relâche sa surveillance et il me mène à des chemins agréables et des sentiers de
paix. »

Ecoutez les paroles d'Isaïe

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. L'empire repose sur son épaule et on lui
donne pour nom : « Conseiller-Merveilleux, Dieu-Héros. Père-à-jamais, Prince-de-la-paix »
(Esaïe 1 X, 5).

Ce verset vous enseigne que l'empire repose sur votre épaule. L'empire ici veut dire les idées
Divines maternées par l'amour Divin. C'est l'empire de la liberté. Cet empire est le seul à vous
garantir la paix, la santé, la sécurité, l'abondance et toutes les bénédictions de la vie.

Laissez à Dieu le soin de guider, diriger et gouverner votre vie. Affirmez chaque jour :
« L'amour et l'ordre Divins gouvernent ma vie. L'action juste de Dieu est mon maître.
L'amour Divin emplit mon âme. La réussite Divine m'appartient, maintenant. La paix et
l'harmonie Divines règnent en souverain en toutes circonstances de ma vie. » A mesure que
vous affirmerez ces vérités, elles tomberont dans votre subconscient et se réaliseront. Votre
vie sera alors gouvernée par Dieu. Laissez Celui qui est Toute-Sagesse, Toute-Connaissance
et Tout-Amour vous guider, vous guérir et restaurer votre âme.
Dieu est le Conseiller suprême. Si vous êtes dans l'embarras, la perplexité ou la confusion,
c'est-à-dire ne savez pas si vous devez ou non faire un pas important, accepter une
proposition, signer un contrat, divorcer, prendre un nouveau travail, rompre avec votre
associé, faire un voyage lointain, ou engager un procès, prétendez que Dieu vous inspire.
Alors, quoi que vous fassiez, sera l'œuvre de Dieu à travers vous. La Présence-Dieu vous
enseignera des choses neuves, dépassant complètement votre entendement actuel et vous
permettant de réaliser ce que d'autres croient impossible.

L'empire Divin

A mesure que vous prendrez l'habitude de laisser les idées Divines et les vérités éternelles
gouverner votre esprit, votre corps et vos activités, Dieu vous guidera, vous dirigera et
assurera votre prospérité partout dans votre vie. Ce nouveau gouvernement de la loi et de
l'ordre Divins sèche toutes les larmes et vous met sur les grands chemins de la liberté, du
bonheur et de la paix d'esprit. Noël, c'est la compréhension que la Puissance de Dieu est en
vous. C'est le jour de votre naissance en Dieu.
16
La femme, symbole du subconscient

Dans nos cours de Bible, l'on me pose parfois des questions sur certains passages des Epîtres
de Paul qui paraissent déroutants et embarrassants à bien des femmes. L'une d'entre elles, qui
voulait entrer à l'Ecole de la Science Religieuse de Los Angeles (ouverte sans distinction aux
hommes et aux femmes intéressés et qui satisfont aux exigences d'entrée), avait été informée
par son père que la Bible était opposée au sacerdoce féminin.

Il lui cita les deux versets suivants, tirés de l'Epître aux Corinthiens : « Que les femmes se
taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles soient
soumises, selon que la Loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelque point,
qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est honteux pour une femme de parler
dans une assemblée » (l Corinthiens XIV, 34-35).

Cette interprétation littérale de la Bible a tenu la femme dans un état de soumission pendant
des milliers d'années. Ce père prenait la Bible à la lettre. Or, la Bible est un drame
psychologique et spirituel ayant son siège dans la conscience de l'homme. Elle se désintéresse
des points doctrinaux et des concepts théologiques, lesquels ont été créés par des théologiens
à partir de leur propre esprit.

Dans la Bible, le mot « église » ne se rapporte ni à un édifice ni à une secte ou une appellation
religieuse. Eglise signifie ecclésie ; elle a pour but de tirer, d'appeler hors des profondeurs
subjectives la sagesse, la vérité et la beauté. On pourrait dire d'elle qu'elle est un agrégat
d'idées spirituelles dans l'esprit de l'homme. Entrer au service de l'Eglise de Dieu exige
d'adopter un état d'esprit neuf et de comprendre que Dieu est Esprit et que l'on est un avec cet
Esprit.

Beaucoup d'hommes lisent la Bible de façon littérale, oubliant l'esprit, c'est-à-dire sa


signification profonde. Ce sont ces interprétations des Ecritures, ainsi que la promulgation de
certains dogmes et croyances, qui sont la principale cause des innombrables sectes existant de
nos jours. L'auteur aimerait souligner que la véritable église est dans l'homme, qu'elle ne se
compose pas de croyances, de rites ou de cérémonies, ni ne se tient dans des édifices de
marbre, de bois ou de pierre.

C'est votre cœur (ou esprit subconscient) qui est le temple du Dieu Vivant, et c'est l'Esprit de
Vérité en vous qui vous conduit à l'entière Vérité. La Vérité est Une - il n'y en a ni deux, ni
trois, ni mille. Adressez-vous à l'Esprit en vous, qui est Dieu, et demandez qu'il vous soit
donné la lumière et l'inspiration. Vous verrez alors les dogmes et les croyances s'évanouir et, à
la place, trouverez la véritable église : la Présence de Dieu en vous.
Quand la Bible parle d'hommes et de femmes, elle se réfère à l'interaction du conscient et du
subconscient. La femme figure le subconscient, le lieu d'habitation de l'intelligence infinie et
de la sagesse illimitée de Dieu. Emerson dit : « L'Infini est allongé et se repose, souriant. »
Autrement dit, Dieu est allongé dans vos profondeurs subjectives. Lorsque par la prière vous
demandez à être inspiré et guidé, que vous cherchez à faire la lumière sur un problème, vous
adoptez évidemment une attitude de silence, de calme et de réceptivité. Comme vous le savez,
l'intelligence Infinie ne manque jamais de vous répondre (cela est dans sa nature) et vous,
grâce à l'esprit conscient, exécutez ce qu'il vous inspire et suggère.

Un tel processus se moque que vous soyez mâle ou femelle. La Bible ne parle pas de sexe
mais de genre. Tout être humain est mâle et femelle, au sens où il possède un esprit
conscient et un esprit inconscient.

Le remède silencieux

Quand vous priez pour quelqu'un, vous mettez en pratique ces paroles de Paul : « Dieu n'est
pas un Dieu de désordre, mais de paix » (I Corinthiens XIV, 33).

Selon la Bible, le saint est celui qui se consacre à Dieu et aux principes éternels de vie. Quand
vous priez scientifiquement pour une autre personne, vous calmez votre esprit, restez
silencieux et passif. Vous n'essayez pas de réaliser quelque chose. Vous cherchez bien sûr des
résultats, mais vous ne forcez pas votre subconscient à obéir à des ordres. Le subconscient
répond aux convictions que vous avez sur l'Infinie Présence de Guérison.

Quand vous priez, vous ne vous arrêtez pas à des symptômes, des douleurs ou des
souffrances. Vous ne dites pas non plus : « Jean (ou Marie) va mieux maintenant, il est moins
nerveux ou son cœur bat plus régulièrement. » Ce sont là des suggestions, non pas une
véritable compréhension silencieuse. Si, par exemple, vous priez pour X, affirmez : « L'Esprit
Divin connaît X, Dieu l'habite, et Son flot de paix imbibe son esprit. Son amour remplit son
âme. Dieu est, et Sa Présence le traverse, le vitalisant, le guérissant et lui redonnant intégrité
et perfection. Je remercie Dieu du pouvoir de guérison qu'il exerce maintenant. »

En priant ainsi, vous vous êtes identifié à la Divine Présence en X, et prétendiez que ce qui est
vrai pour Dieu l'est aussi pour X. Si, après votre traitement spirituel par le silence, vous
éprouviez un sentiment de paix intérieure - ou de satisfaction ou croyiez que ce que vous
venez de faire est ce que vous pouviez faire de mieux pour l'instant, n'y pensez plus jusqu'au
moment où vous ressentirez de nouveau le besoin de prier. Ce moment arrivé, priez comme si
c'était pour la première fois. Si, au bout de votre première session de prière, vous vous dites :
« Cela suffit jusqu'à la prochaine fois », vous lui enlevez toute efficacité. Chaque fois que
vous priez pour quelqu'un, vous renforcez chez lui l'idée d'intégrité et de vitalité. Peu à peu,
ou tout de suite, selon le cas, l'intégrité et la vitalité parfaites ressusciteront en lui.

Quand, par la détente et l'abandon vous entrez dans un état de passivité psychique, votre esprit
conscient est en partie immergé, et vous vous trouvez subjectivement en rapport avec le
destinataire de votre prière. Et, ce que vous sentirez comme vrai chez lui le sera également par
lui. Dans votre prière, vous étiez l'homme silencieux dans votre propre église qui sait que
Dieu est l'auteur de la paix et de la santé, non pas de la maladie et du désordre. Le
subconscient ne parle ni ne s'exprime à la manière du conscient. Le conscient s'arrête sur
l'idée d'intégrité, de beauté et de perfection ; il ordonne que soient la joie et la vitalité. Le
subconscient, quant à lui, répond selon les croyances et les convictions du conscient. Cela
explique pourquoi il est écrit : « ... Car il ne leur est pas permis de parler ... » (I
Corinthiens XIV, 34).

Le subconscient parle le langage du symbole et de l'allégorie et la nuit il s'exprime par les


rêves et les visions. L'esprit conscient a la faculté d'interpréter ce que dit le subconscient et
ainsi devient son porte-parole.

Interrogez votre mari

« Car ton mari est Celui qui t'a fait ... » (Isaïe UV, 5). C'est pourquoi, quand Paul dit : « Si
elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent leur mari à la maison ... »
(I Corinthiens XIV, 35), la réponse est claire : vous êtes convié à en référer à l'Intelligence
Infinie en vous afin qu'Elle vous dirige et vous guide, vous conduise à l'action juste et vous
donne l'inspiration. Il vous faut éviter d'imprégner votre esprit de pensées négatives et cultiver
les idées Divines et les vérités éternelles. A mesure que vous vous occuperez l'esprit de
schémas de pensée constructifs, votre subconscient vous répondra en conséquence, et ce que
vous soyez homme ou femme.

Les restrictions religieuses frappant les femmes sont fondées sur l'ignorance

Quand j'eus donné les explications figurant au début du présent chapitre à la femme voulant
devenir pasteur, celle-ci rejeta complètement la mauvaise interprétation de la Bible fournie
par son père et fit selon son désir. Paul dit : « (Dieu) qui nous a rendus capables d'être
serviteurs d'une nouvelle Alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue,
mais l'esprit fait vivre .. (II Corinthiens III, 6).

La Bible est désormais enseignée du point de vue de sa signification spirituelle ou ésotérique,


en sorte que les femmes cessent d'être soumises aux interprétations fausses et ignorantes des
Ecritures.

Le voile

Une autre question qu'on me pose souvent est celle de savoir pourquoi dans plusieurs pays du
monde, et jusqu'à nos jours, les femmes sont voilées. En fait, cette coutume disparaît peu à
peu, dans la mesure où, de plus en plus, les femmes défendent leurs droits et leurs privilèges.
Hommes et femmes sont égaux devant Dieu « ... Mâle et femelle Il les créa » (Genèse l, 27).

C'est en Amérique que les femmes ont le plus de libertés. Leur entière émancipation
spirituelle, mentale, physique et financière est d'ores et déjà à l'horizon. La femme représente
l'aspect subjectif de la vie. Or, celui-ci est invisible, recouvert par le monde de l'objectivité. Et
le voile est ce qui symbolise cette vérité.
La religion et les superstitions

Il est triste, mais vrai, que la religion et la superstition sont les grandes coupables des
austérités morales et des châtiments corporels que s'infligent à tort les gens. Dans les temps
anciens, bien des dévots pratiquaient la flagellation et les privations en tous genres qui, en
fait, correspondaient à des manifestations de corruption mentale et physique. Nombre d'entre
eux ont tant et si bien maltraité leur corps, que celui-ci restait délabré jusqu'à la fin de leurs
jours. On dit que saint François a passé la dernière année de sa vie dans une sorte de
mélancolie profonde et naïve, « parce que, disait-il, j'ai mis mon corps dans cet état … parce
que j'ai exagérément battu mon frère (son corps) ».

La règle biologique

A travers les âges, l'homme, dans son ignorance, a abusé du désavantage biologique de la
femme. Elle mettait au monde des enfants puis consacrait plusieurs années de sa vie à les
élever, en sorte qu'ils puissent être indépendants et subvenir à leurs besoins. Pendant tout ce
temps elle restait assujettie à un handicap physique, et l'homme en profitait pour se mettre en
avant et la considérer comme inférieure à lui.

Bien des religions lisaient et interprétaient mal l'allégorie du Jardin d'Eden pour pouvoir
justifier le fait qu'ils gardaient les femmes sous leur dépendance : « ... Vers ton mari se
portera ton désir et lui dominera sur toi » (Genèse Ill, 16). Il est stupide de prendre ce
verset à la lettre. Comme indiqué précédemment, sa vérité est à chercher sur le plan
psychologique. L'esprit conscient régit le subconscient, et ce dernier est subordonné et docile
aux suggestions du premier.

Le Concile d'Alexandrie

Au début de l'ère chrétienne, les Pères de l'Eglise tinrent un concile à Alexandrie en vue de
décider si la femme avait ou non une âme. Un vote fut organisé, dont le résultat fut - à une
voix près - qu'elle en avait effectivement une. Quand j'ai raconté l'histoire à ma secrétaire,
celle-ci s'est écriée : « On l'a échappé belle. »

Il commence à y avoir des femmes ministres chez les protestants. Mais il est à remarquer que
depuis Phineas Parkhurst Quimby (très précisément depuis 1847), nous en comptons déjà
dans l'Eglise de l'Unité, la Science Religieuse, la Science de l'Esprit, la Science Divine,
l'Eglise de la Vérité et la Pensée Nouvelle. Récemment, des femmes ont reçu l'ordination dans
l'Eglise épiscopale et, le temps viendra, où des femmes seront prêtres et évêques dans l'Eglise
catholique. Il est de même possible que nous ayons un jour une femme pape.
Le Moyen Age

Au Moyen Age nombre d'abbesses célèbres dirigeaient leur propre établissement. Elles étaient
éclairées et inspirées ; elles brillèrent même au point d'éclipser les hommes de leur temps.
Ceux-ci prirent peur et étouffèrent dans l'œuf leur carrière spirituelle. Les abbesses dont il
s'agit étaient remarquablement instruites. De plus, elles étaient extraordinairement douées
pour le commandement. Leurs collègues mâles décidèrent donc de leur couper les ailes.

Si ces hommes avaient détenu la vérité, ils auraient été réjouis de voir que des membres de
leur ordre religieux se tenaient si près de Dieu. Quand on empêche et arrête quelqu'un dans
son progrès et avancement spirituel, l'on se met en travers de son propre cheminement.

Les zoologistes et les naturalistes nous apprennent que dans le règne animal, aucune espèce ne
domine la femelle. Par contre, l'on connaît quelques exemples où la femelle domine le mâle.
A travers les siècles, l'homme a assujetti la femme en faisant un mauvais usage de son esprit.
Il a exploité la femelle de l'espèce humaine du fait de son rôle biologique.

Les allégories sont comparables à des rêves

Tout comme les rêves, les allégories sont interprétables à différents degrés. Et nombre d'entre
elles ont plus d'une signification. Adam et Eve représentent respectivement le conscient et le
subconscient. Le serpent tentateur figure les cinq sens qui, parfois, vous trompent et vous
dupent. Il faut éviter de se laisser mener par les cinq sens qui vous soufflent toutes sortes de
conceptions, bonnes et mauvaises. Le savoir fourni par les sens est insuffisant pour se diriger
dans la vie. Ils inoculent à l'esprit toutes sortes de vues erronées, de peurs, de doutes et de
suggestions négatives.

L'histoire du Jardin d'Eden est interprétable à divers degrés.

En fait, vous êtes ce Jardin. Les quatre fleuves représentent vos natures spirituelle, mentale,
émotionnelle, physique. Ils sont aussi une représentation allégorique de votre corps, en ce
qu'ils figurent les systèmes nerveux cérébro-spinal et sympathique, la circulation du sang et
les intestins.

La flore et la faune du Jardin, la vie végétale et animale, symbolisent la flore et les cellules de
votre corps. Le Jardin est habité par un homme et une femme, autrement dit par le conscient et
le subconscient. L'allégorie du Jardin d'Eden se rapporte au genre, non pas au sexe. Elle a trait
au principe régissant les rapports mâle-femelle en chacun de nous, c'est-à-dire les rapports
conscient-subconscient.

Eve - le subconscient - fut prise d'une côte d'Adam, alors que ce dernier dormait. Une
interprétation possible de ce fait est que, pendant le sommeil, les contenus subconscients
émergent et prennent les rênes. La cage thoracique sert de protection à tous les organes vitaux
du corps. Les côtes signifient notamment la nature préservatrice et protectrice du
subconscient. Elles ne sont qu'une simple allégorie. Pendant le sommeil, des réponses sont
faites à vos rêves. D'ailleurs, il arrive fréquemment qu'une claire solution à un problème
embarrassant vous soit ainsi donnée.
Il y a bien des années, j'avais l'habitude de voir à l'avance les questions qui me seraient posées
à des examens de chimie et de pharmacologie. Pendant le sommeil, tous les mécanismes
vitaux sont assurés par le subconscient. Les côtes signifient aussi la charpente de l'idée ou du
plan que vous avez en tête. Quand vous placez une idée sur le plan émotif et vous
enthousiasmez pour elle, vous faites appel à Eve : l'intermédiaire créateur. L'émotion vient
après la pensée, l'idée ou l'invention de l'esprit. Cela explique pourquoi, dans certains pays
d'Extrême-Orient, la femme marche derrière l'homme. Il la précède, et elle vient derrière
portant un fardeau sur la tête ou le dos. Il en prend à son aise.

Voilà à quoi mène la lettre. On dit qu'Eve fut maudite pour avoir écouté le serpent - que c'est
pour cela qu'elle fut assujettie à son mari. Le subconscient est soumis au mari (l'esprit
conscient), pour le bien comme pour le mal. Il est insensé d'écouter le serpent. Cela signifie,
en termes simples, que c'est folie de suivre les croyances erronées du monde : la propagande
des cinq sens.

Le serpent désigne aussi le Principe de Vie, mais inversé. Il signifie en effet de voir la vie,
Dieu et l'univers de façon morbide, perverse et dénaturée. Si vous rendez visite à quelqu'un
atteint d'un cancer, avez-vous peur de la contagion ? Où est le tentateur ? Dans votre esprit
bien sûr. Tuez cette pensée négative, sur-le-champ, et affirmez : « L'Esprit en moi est Dieu. Il
est Celui-qui-jamais-ne-meurt, Celui-qui-est-Toute-Sagesse. Il est Omnipotent et on ne peut
L'atteindre. » Cet état d'esprit sera votre protection.

Les deux arbres

Une allégorie a pour but de déguiser une idée sous des formes concrètes. Quand j'étais enfant,
j'ai un jour demandé au prêtre de ma paroisse où se trouvait le Jardin d'Eden. Il m'a répondu
entre le Tigre et l'Euphrate et a ajouté : « Ne me pose plus aucune autre question. » Si une
chose est réelle, elle l'est d'une manière ou d'une autre. En fait, le Jardin d'Eden n'existe nulle
part et n'a jamais existé, où que ce soit.

Son existence est réelle sur le plan psychologique. Chacun de nous, au temps où il était jeune
et influençable, a reçu des conseils et s'est vu inculquer des idées - bons et mauvais, juste et
faux. Et notre esprit malléable les acceptait. Ces idées germèrent en nous comme de la
semence et sont devenues des états d'esprit figés. Peut-être certaines d'entre elles se fondaient-
elles sur des peurs et des préjugés, d'autres sur la règle d'or, sur l'honnêteté et l'intégrité, etc.
Nos croyances religieuses nous viennent de notre enfance et nous portons un fruit conforme
aux croyances qui sont implantées dans notre subconscient.

Les guerres de religion ayant cours actuellement portent les mauvais fruits issus de l'arbre de
vie en nous. Les graines germent conformément à leur variété. L'arbre du bien et du mal
figure notre propre esprit qui croit au bien et au mal. C'est lui qui est à l'origine des conflits
mondiaux. La Puissance est Une ; il n'y en a ni deux, ni trois, ni mille.
D'anciennes coutumes et traditions fondées sur l'ignorance

Il y a peu de temps, je donnais un cours sur la signification profonde de l'Epître aux Romains,
et qui eut un grand succès. Un jeune médecin m'a dit qu'elle aimerait connaître le sens
psychologique et spirituel des versets ci-après qui lui tourmentaient l'esprit :

« Tout homme qui prie ou prophétise, le chef couvert, fait honte à son chef. Toute
femme qui prie ou prophétise, le chef non voilé, fait honte à son chef ; c'est exactement
comme si elle était une femme rasée. Si donc, une femme ne se voile pas, qu'elle se tonde
aussi ! Mais s'il est honteux pour une femme d'être tondue ou rasée, qu'elle se voile !
L'homme, lui, ne doit pas se couvrir le chef, parce qu'il est l'image et la gloire de Dieu ;
quant à la femme, elle est la gloire de l'homme. L'homme, en effet, ne vient pas de la
femme, mais la femme de l'homme ; et ce n'est pas l'homme qui a été créé à cause de la
femme, mais la femme à cause de l'homme. Voilà pourquoi la femme doit avoir un signe
de sujétion sur le chef, à cause des anges » (I Corinthiens XI, 4-10).

Ces versets ont trait au principe de l'interaction mâle-femelle en chacun de nous. Dans le cas
où celle-ci se fait dans l'harmonie et la paix, il en résulte la santé, la prospérité, le bonheur et
l'expression authentique.

Dans certains pays du monde, il est encore demandé aux femmes de se couvrir la tête avant
d'entrer dans une église, mais cette coutume, qui est très vieille et s'est transmise de
génération en génération, se perd de plus en plus.

Le mariage dont parle la Bible figure l'union entre la pensée et l'émotion. Quand il existe une
telle union constructive, vous en cueillez les fruits. Avec des pensées Divines, les émotions
suscitées font de votre cœur un calice où coule l'amour de Dieu. Le véritable mariage, au sens
biblique, est votre impression d'union avec Dieu. Il porte comme fruits : l'amour, la joie, la
paix, l'abondance, la sécurité et le bonheur.

Paul fait référence à l'aspect subjectif de notre nature, c'est-à-dire à la femme. Quand, dans la
Bible, il est question d'homme ou de femme, il ne faut pas simplement envisager l'apparence
physique. Vous êtes avant tout un être mental et spirituel. Le corps est un véhicule ; il
représente vos pensées, vos sentiments, votre imagination et vos croyances. L'Esprit, ou
Conscience, ou Principe de Vie, est la réalité de chacun de nous.

Paul parle toujours en termes de lois spirituelles et de vérités de la vie. Il connaissait le labeur
de l'esprit et était parfaitement au courant de ce que nous appelons aujourd'hui les anormalités
psychologiques. Pendant près de 300 ans, les instructeurs et les chefs de la chrétienté ont fait
de grands exploits, telles des guérisons miraculeuses. Ils vivaient ardemment la Vérité.

Tout le monde connaît l'histoire du célèbre empereur romain Constantin. C'est lui qui fit de
l'Eglise primitive une vaste organisation, établissant des rites, des cérémonies, des règles
doctrinales, des dogmes et des principes. L'Eglise s'étendit mais commença à décliner
intérieurement. Cela s'applique d'ailleurs à toutes les religions. Des hommes comme
Constantin oublient la vraie Source des bénédictions et de l'abondance et se tournent vers la
forme, la pompe, les structures et la hiérarchie. Ils adorent la chose créée et non le Créateur. Il
vous faut toujours aller vers votre Centre Divin, et là chercher la lumière et la vraie sagesse.

Quand Paul dît : « Tout homme qui prie ou prophétise, le chef couvert, fait honte à son chef»,
il entend l'homme au sens d'esprit conscient - l'esprit raisonnant, la pensée, l'intellect. La
pensée donne naissance à l'action. S'il est dit que la tête doit être non voilée, il faut
comprendre que l'imagination est censée être disciplinée et maîtrisée selon les voies
spirituelles. L'esprit doit être exempt de peur, d'arrogance, de vanité et de conflits. II doit y
régner la raison spirituelle. L'esprit conscient doit entretenir des pensées de paix, d'harmonie,
d'action juste et de bon vouloir.

Paul dit aussi que la femme est supposée avoir la tête voilée car, précise-t-il, ce serait honte
pour elle d'être tondue ou rasée. Dans l'Ancien Testament il est dit que la force de Samson
était dans ses cheveux. Les cheveux figurent les pensées et les émanations de l'énergie Divine,
vos structures et attitudes mentales. Cela explique pourquoi l'homme porte les cheveux courts.
Il ne s'agit cependant pas de prendre cette explication à la lettre, dans la mesure où les
cheveux ici ne sont pas ceux qui poussent sur la tête. Quand l'homme taille ou coupe ses
cheveux, il rejette ses rancunes, ses conflits, ses préjugés et son hostilité. En s'identifiant avec
l'amour Divin et l'Esprit de pardon, en exaltant Dieu en lui, sa tête - l'esprit conscient - est
vraiment découverte. Dans ce cas, il est prêt pour la prière, la méditation et la croissance
spirituelle. D'un point de vue symbolique et spirituel, les cheveux longs chez un homme sont
le signe d'une multiplication de vues et d'opinions erronées, lesquelles s'accompagnent
d'émotions négatives, de vanité et de suffisance intellectuelles.

Mme Margaret Barrows, qui travaille pour moi de temps à autre, me demanda un jour
pourquoi l'on avait considéré si longtemps les femmes comme du troupeau, inférieur et
soumis à l'homme. Elle me cita en exemple le cas d'une de ses aïeules en Europe qui se retirait
chaque fois que son mari recevait une visite masculine.

Comme indiqué précédemment le subconscient se soumet à l'esprit conscient, ou homme. Le


mâle (l'esprit conscient, l'intellect) exerce la domination. C'est la raison pour laquelle une
femme qui prie doit se couvrir la tête. Il faut comprendre par tout cela que votre esprit
conscient est censé être le gardien du seuil veillant à ce que dans votre subconscient ne
pénètre rien qui ne remplisse votre âme de joie.

Quand un maçon met une brique sur une autre, les deux sont d'égale importance. Celle du
dessous est dans une position d'infériorité, mais pas au sens de l'utilité et de l'importance. Elle
ne l'est que du point de vue de sa position. Il en va de même pour le subconscient, que la
Bible nomme « femme ». L'esprit conscient maîtrise et domine le subconscient. Et celui-ci
obéit aux suggestions, aux pensées et aux images que lui donne habituellement l'esprit
conscient.

Le subconscient répond à la pensée prédominant dans l'esprit conscient. Une fois que cette
pensée ou idée est passée dans l'émotion, elle se subjectivise. Et, le subconscient étant
créateur, il la fait passer dans le monde de la manifestation.

La femme qui est en tous

Une auditrice de mon émission radiophonique, m'écrivit un jour pour me dire qu'elle m'avait
entendu dire que quand on imagine être à bord d'un avion ou d'un bateau, qu'on sent la réalité
de la scène en détail et avec beaucoup d'acuité, le fait d'ouvrir les yeux nous stupéfie, dans la
mesure où l'on s'aperçoit n'être ni dans un avion ni sur un bateau. Votre impression était si
réelle, qu'elle est le signe immanquable que l'image est tombée dans le subconscient où elle se
réalisera. Même si vous n'avez pas l'argent nécessaire au voyage, du moment où votre
subconscient est imprégné de son idée, vous ne manquerez pas de le faire.

Elle suivit donc la technique et, au bout de la troisième nuit, s'endormit en affirmant
« Voyage, voyage, voyage ». Le lendemain matin, elle n'éprouva plus aucun désir de prier,
ayant réussi à imprégner son subconscient de l'idée. La suite est intéressante : dans quelques
mois elle prend sa retraite et son chef l'a demandée en mariage. La première chose qu'il lui a
dite est celle-ci : « Quand nous serons mariés, nous commencerons par faire un voyage
autour du monde. » Sa prière a été exaucée : bientôt elle partira pour le voyage qu'elle avait
imaginé et dont elle avait senti la réalité.

Quand la Bible parle de mettre bas une pensée, ou image mentale, elle entend qu'il faut la
materner. C'est la mère, non le père, qui fait naître l'enfant. La femme dont il est question s'est
mise à penser à son voyage ; elle acheta des cartes de pays étrangers puis, comme elle fut
intéressée de visiter tous les ports, elle mobilisa les pouvoirs de son esprit subjectif.
Autrement dit, elle fit appel au sentiment et à l'enthousiasme. A partir de là, son esprit
subjectif réalisa son désir à sa manière. La femme en vous figure toujours la nature émotive,
la nature sensible - votre subjectivité.

La raison pour laquelle la tête de la femme doit être couverte

Le subconscient ne choisit pas les pensées qu'il nourrit. C'est le conscient qui est doué de la
faculté de choisir et de vouloir. Cela explique pourquoi le premier subit l'ignorance, la
tyrannie et l'égoïsme du deuxième. Quand l'esprit conscient entretient des bandits et des
criminels sous forme de pensées hostiles, haineuses et revanchardes, celles-ci viennent
souiller le subconscient et suscitent toutes sortes de maladies et de désordres dans le corps,
l'esprit et le monde extérieur.

Ce type d'esprit conscient peut être celui de n'importe qui, indépendamment de son sexe.
Quand on se laisse aller au ressentiment, par exemple, le subconscient répond dans un sens
négatif et destructif. La recherche dans le domaine de la médecine psychosomatique indique
qu'il a été découvert des raisons d'ordre émotif à des cancers.

Le cancer vaincu paU l'esprit

Dans un article sur la prévention du cancer, le docteur Carl Simonton, spécialiste des tumeurs
cancéreuses, affirmait ce qui suit : « Certains traits significatifs dans la personnalité du
malade du cancer sont : (J) une tendancej cultiver le ressentiment et une défaillance dans
l'expression de l'hostilité,. (2) une tendancej l'apitoiement sur soi,. (3) des difficultésj
développer et maintenir des rapports humains significatifs et durables,. (4) une piètre image
de soi. Ajoutonsj cela, un sentiment fondamental de rejet, par un des parents ou les deux à la
fois qui a pour effet de développer le schéma d'histoire de vie si répandu chez les malades
souffrant de cancer. »
M. Simonton, dans son article, nous montre que les émotions négatives et destructives sont à
même de rendre malade le corps humain. C'est la raison pour laquelle la Bible dit que la tête
de la femme (Je subconscient) doit être soumise aux idées Divines, maternées par l'amour
Divin. Ainsi régneront la liberté, la paix, la sécurité, la santé et l'abondance.

La femme est la gloire de l'homme

Le verset XI, 7 de l'Epître 1 aux Corinthiens a, bien sûr, une signification psychologique. La
femme (le subconscient) doit toujours être surveillée et protégée par l'esprit conscient. Toute
pensée authentique, aimante, noble et à l'image de Dieu cultivée par l'esprit conscient trouve
son chemin, par osmose spirituelle, jusqu'au subconscient. De là elle jette son ardeur, sa
chaleur et sa lumière sur tout ce que vous entreprenez.

Dans le cas où votre vie émotive échappe à votre contrôle et direction, vous devenez la proie
des innombrables pensées négatives, peurs et prédictions de malheur qui nous assaillent jour
et nuit. Par vos émotions irrationnelles, vous êtes alors projeté dans le cycle des actions et
réactions négatives. Selon la Bible, il y a adultère quand on cohabite en esprit avec le mal, la
haine, la jalousie, la rancune et l'hostilité. De là naît une détestable progéniture.

La tête de la femme n'est ni tondue ni rasée. Les cheveux, symbole de la pensée, doivent
toujours recevoir la protection des Vérités de Dieu. De même, la Présence Couvrante du Dieu
de l'Amour, souveraine en votre esprit, doit sans cesse veiller sur eux.

D'un point de vue symbolique, l'homme est censé avoir la tête rasée car, comme expliqué
précédemment, son intellect doit être imbibé de la sagesse de Dieu et sa contemplation des
vérités de Dieu se faire d'un point de vue suprême. A travers les âges, les hommes ont porté
les cheveux, parfois longs, parfois courts. Mais les cheveux dans la Bible doivent se
comprendre au sens de la vie mentale, des schémas de pensée et de la concentration.
Symboliquement et bibliquement parlant, les cheveux longs ne conviennent pas à l'homme, en
ce qu'ils sont le signe qu'il se laisse mener par des émotions négatives et l'esprit de masse, au
lieu de la raison spirituelle.

Paul dit qu'il serait honteux pour une femme d'être rasée. Du point de vue psychologique ou
spirituel cela signifie que l'esprit de la femme n'est pas en paix, qu'elle ne nourrit pas des
pensées et idées Divines comme son mari. En d'autres termes, ce sont l'ignorance, la peur et
les superstitions qui la gouvernent. Elle n'est pas habillée du vêtement du salut ni du manteau
de la droiture. La femme, dont la tête est découverte, signifie donc d'un point de vue profond
qu'elle est instable, névrosée, allant où souffle le vent.

Que vous soyez homme ou femme, il est inutile de vous déconseiller de prendre cette histoire
de cheveux à la lettre. Un homme, qu'il porte les cheveux longs ou courts, peut être
pareillement à l'image de Dieu. Le danger n'est pas dans les cheveux ou la tête, mais dans la
manière dont il utilise les lois de l'esprit. Tous vos problèmes verront leur solution si vous êtes
attentif à Dieu et à toute chose bonne. Le futur que vous vous prédirez alors sera merveilleux.
Quand on a les yeux fixés sur Dieu aucun mal ne jalonne notre chemin.
La maîtrise de l'esprit

« Elle se trouva enceinte de par l'Esprit Saint... » (Matthieu L 18).

L'Esprit Saint est aussi Dieu qui habite les profondeurs inconscientes de tout homme. Joseph
figure l'esprit conscient, doué de la faculté de choisir et de vouloir. Marie représente l'esprit
profond saturé des qualités, attributs et potentialités de Dieu.

Joseph, l'esprit conscient, est censé être le guide et le protecteur du saint enfant, lequel enfant
symbolise la conscience de la présence et puissance de Dieu dans l'homme. La pensée et
Joseph sont une et même chose, tout comme le sont le sentiment et Marie. Quand l'un et
l'autre s'unissent dans la paix et l'harmonie, les prières sont exaucées. C'est ce qu'on appelle
Dieu en action. Voilà comment fonctionne l'esprit. Comprendre ce processus est ce qui fait
naître le Saint Enfant ou sagesse dans l'homme.

Faites en sorte que les rapports entre votre conscient et votre subconscient soient harmonieux
et gais. Il vous sera donné la santé, la paix, la vitalité et la sécurité. Elisez des idées justes
dans votre esprit et vous expérimenterez dans votre cœur des sentiments vrais. L'union de
votre pensée et de votre sentiment figure le mariage intérieur d'où naît un troisième élément :
la paix (Dieu) et : avec elle, vous connaissez la joie de la prière exaucée. Que votre cœur
devienne un calice pour l'amour Divin et une crèche pour Sa nativité. L'enfant qui y naîtra
sera véritablement Dieu sur terre.
Table des matières

L'homme et les grandes vérités bibliques ............8

Le triomphe de l'homme intérieur .......................16

Des vérités à vivre ...............................................24

Le diable de l'esprit ..............................................32

Il vous advient selon votre foi .............................39

La puissance de l'imagination ..............................47

Les joyaux spirituels de la Vérité ....................... .54

La mémoire subconsciente ................................. .62

La voie de l'harmonie intérieure ......................... .68

L'action juste ....................................................... .77

La programmation de votre subconscient ........... .83

Un regard neuf sur la réincarnation .................... .90

Des paroles de sagesse ........................................ .102

La loi de la sécurité ...............................................109

Le secret suprême .................................................118

La femme, symbole du subconscient. ...................128

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