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L’évaluation des apprentissages dans une approche par compétences

Gérard Scallon

De Boeck Université.
Quelques apports des 5 premiers chapitres de

Pourquoi seulement 5 chapitres ? Faute de temps cette année. Mais j’ai commandé le livre et j’essaierai de
compléter le plus vite possible.

Gérard Scallon se situe très clairement dans une approche constructiviste des apprentissages. Au sein de ce
courant il présente un travail sur l’évaluation des apprentissages lorsque le but visé est l’acquisition de
compétences.

Premier apport pour moi (enfin) une définition claire d’un certains nombres d’éléments à distinguer sur les
apprentissages. Il les présente en partant de différentes situations d’évaluation que nous connaissons bien
sans toutefois toujours les distinguer. En voici un résumé :
Situation d’évaluation de connaissance : question posée à un élève faisant clairement référence à une
information que l’élève a déjà mémorisé et qu’il devra restituer ou réutiliser. (exemples : les QCM,
définissez la productivité du travail…)

Situation d’évaluation d’habileté : question où l’élève devra lui-même trouver la connaissance nécessaire à
la construction de la réponse. (exemple : Quelles sont les sources de croissances ? où il devra bien retrouver
la notion de productivité)

Situation d’évaluation de stratégies : question qui suppose que l’élève choisisse un ensemble de
procédures parmi plusieurs possibles dans le but de réaliser une tâche. Cette stratégie a plusieurs propriétés :
 Elle est consciente (le sujet peut la verbaliser, l’expliciter)
 Elle se distingue de l’habileté par le fait qu’elle n’est pas automatisable , elle ne s’applique pas de
façon identique à toute situation
 C’est un « savoir comment » couplé à un « savoir quand »
On peut valider la mise en œuvre d’une stratégie grâce à des outils comme :
 Le questionnaire écrit
 L’entrevue structurée
 La verbalisation d’une tâche précise
 A l’analyse des traces (cet outil semble plus destiné aux chercheurs qu’à nous)

Situation d’évaluation d’une compétence : Il convient d’abord de dire ce qu’est une compétence. D’après
Roegiers (2000), « c’est la possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière consciente et organisée un
ensemble intégré de ressources (contenant des connaissances, des habiletés et des stratégies) en vue de
résoudre une famille de situations problèmes ». Pour construire une situation d’évaluation d’une compétence,
il faut être sûr que les tâches permettront bien d’inférer la compétence. Il faut aussi les répéter pour une
même famille et étayer de moins en moins ou accroître le niveau de difficulté.
Il n’y a que deux situations d’apprentissages propices à l’acquisition de compétences :
 L’apprentissage par problèmes
 L’apprentissage par projets (la différence entre les deux étant est que dans le projet l’élèves ou le
groupe a le choix des thèmes et du type de production.

Pourquoi d’après Gérard Scallon faudrait-il enseigner par les compétences ?


1. la simple transmission des savoirs est devenue impossible avec la multiplication des
connaissances.
2. pour proposer des apprentissages qui aient un sens authentique
3. la lutte contre l’échec scolaire est incompatible avec une évaluation centrée uniquement sur
certaines formes d’intelligences notamment logico-mathématique

Mais quel pourrait être l’intérêt de cela pour notre groupe et pour les SES ?
 Il me semble qu’il serait intéressant de revoir nos épreuves et nos types d’évaluation en fonction de
ces distinctions. Cela permettrait de mieux former nos élèves et de leur permettre de prendre du recul
sur les évaluations. Mais cela fait aussi naître des questions : répondre à une synthèse est-il une
compétence ?
 Il serait intéressant de réfléchir aux compétences recherchées dans chaque chapitre. Lesquels
travailler et quand ? Sont-elles liées à un fond spécial ? Ou y a-t-il des compétences générales ? Par
exemple la compétence « apprendre » est-elle permanente ou faut-il la travailler de manière
spécifique ?

TARILLON Laurent – année 2005 / 2006