Vous êtes sur la page 1sur 27

ƒ‰±–‹•‡

”‹…‹’‡†‡Žƒ±–Š‘†‡
‡–’”‘•’‡…–‹‘
ƒ‰±–‹“—‡
ƒ‰±–‹“—‡

48(/48(6 5$33(/6
Force magnétique

Un aimant est constitué d’un pôle + et d’un pôle -, concentrés aux extrémités ;
3DUFRQYHQWLRQXQS{OHHVWSRVLWLI V
LOHVWDWWLUpSDUOHQRUGPDJQpWLTXHGHODWHUUH
HWQpJDWLIV
LOHVWDWWLUpSDUVRQS{OHVXG

Interaction entre deux aimants >> force d’attraction ou de répulsion :

1 mm' mm'
F= r = Cm r
μ r2 r2

avec
1 1
Cm = (c.g.s.) = ( S .I .)
μ 4πμ
m et m’ : Pôles magnétiques
r : Distance entre les deux pôles
μ : Perméabilité magnétique du milieu (=1 pour le vide)

r : Vecteur unitaire de direction de m vers m’

ϭ Ϯ
Champ magnétique .Intensité d’aimantation

¾Le champ magnétique en un point est défini ¾ /HVURFKHVTXLSURYRTXHQWGHVDQRPDOLHVVRQWFHOOHVTXLGLIIpUHQWGHOHXU


&
comme la force par unité de pôle. HQFDLVVDQWSDUOHXULQWHQVLWpG¶DLPDQWDWLRQ J

¾Le champ associé à un pôle m qui s’exerce


¾ 2QSHXWGpFULUHFHWWHSURSULpWpFRPPHODIDFXOWpG¶XQPDWpULDXGHVHSRODULVHU
sur un autre pôle m’ est défini par :
PDJQpWLTXHPHQWVRXVO¶HIIHWG¶XQFKDPSH[WpULHXU+(OOHHVWGpILQLHFRPPH
pWDQWOHPRPHQWPDJQpWLTXHSDUXQLWpGHYROXPH
&
F m 1 1 & M
H= = Cm 2 r Cm = (c.g.s.) = ( S .I .) J= $P
m' r μ 4πμ
V

Moment magnétique Aimantation induite

¾ /D QRWLRQ GH S{OH PDJQpWLTXH Q¶D SDV GH Influence du champ


VLJQLILFDWLRQ SK\VLTXH FDU XQ DLPDQW SRVVqGH magnétique
WRXMRXUV GHX[ S{OHV O¶XQ SRVLWLI RX 1RUG  HW ambiant
O¶DXWUHQpJDWLI 6XG 

¾ 6LRQOHVpSDUHHQGHX[FKDTXHPRUFHDXDJLW
FRPPHXQQRXYHDXGLS{OHPDJQpWLTXHHWFH
MXVTX¶DX[PROpFXOHV
&
¾ M
/HPRPHQWPDJQpWLTXH HVWXQHJUDQGHXU
SK\VLTXH GpILQLH SRXU UHSUpVHQWHU XQ GLS{OH
&¶HVW XQ YHFWHXU RULHQWp GH  P YHUV P WHO
TXH

& &
M = m⋅l ⋅r $⋅P

ϯ ϰ
4 - Aimantation induite Déviation d’une aiguille aimantée
Influence du champ La boussole est initialement orientée en direction du champ magnétique
magnétique terrestre (CMT)
ambiant
En présence d’un objet aimanté, elle dévie pour s’aligner dans le direction
du champ résultant de la somme vectorielle entre le CMT et celui de l’objet.

4 - Aimantation induite Susceptibilité magnétique et aimantation induite


moment
Influence du champ ¾ (QSUpVHQFHG¶XQFKDPS
orbial
magnétique PDJQpWLTXHH[WHUQH+ FRPPHOH
ambiant FKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUH OHV
moment
PRPHQWVPDJQpWLTXHVGHVDWRPHV
DVVRFLpVDX[PRXYHPHQWVGHV de spin
SDUWLFXOHVpOpPHQWDLUHVFKDUJpHV
> Chaque électron possède un moment orbital +
pOHFWURQVSURWRQV GHFHUWDLQV
un moment de spin (rotation sur lui-même)
PDWpULDX[V¶DOLJQHQWGHIDoRQ
> Moment total d'un atome = Σ moments
VLPLODLUHjGHVDLJXLOOHVDLPDQWpHV
magnétiques orbitaux et de spin de chaque
/HPDWpULDXDFTXLHUWXQH
électron.
DLPDQWDWLRQGLWH©LQGXLWHªJi 

ϳ ϴ
&KDPSDVVRFLpjXQGLS{OH Mise en évidence du champ
magnétique dipolaire

¾ &HWWHDLPDQWDWLRQHVWRULHQWpHSDUDOOqOHPHQWDXFKDPSH[WHUQH+(OOHHVWDXVVL Mise en évidence du champ


SURSRUWLRQQHOOHjFHOXLFLWHOOHTXH magnétique dipolaire
N HVWODVXVFHSWLELOLWpPDJQpWLTXH
J i = kH N HVWXQSDUDPqWUHVDQVGLPHQVLRQ

/DFRQYHUVLRQGHVYDOHXUVGHN GXV\VWqPHG¶XQLWpLQWHUQDWLRQDOH
6, DXV\VWqPH FJV VHIDLWjO¶DLGHGHODUHODWLRQ

N 6,  ȺN FJV

¾ k représente la facilité avec laquelle se fait la polarisation des moments


magnétiques du matériaux.

ϵ ϭϬ
Caractéristiques générales du champ magnétique terrestre

En tout point du globe terrestre l’aiguille d’une boussole s’oriente pour indiquer le
Nord magnétique.

Si on supposons que l’on puisse suspendre cette aiguille par son centre de gravité, à
l’aide d’un fil, de façon à ce qu’elle puisse s’orienter dans n’importe quelle direction de
l’espace, alors en presque partout à la surface de la Terre, cette aiguille matérialisera
une direction qui n’est ni horizontale ni méridienne (N-S géographique).

Cette direction est celle des lignes


de force du champ magnétique de la
Terre.

La déviation et l’orientation de
l’aiguille aimantée de la boussole est
la preuve de l’existence de ce champ
magnétique naturel.

Forme 3D du champ magnétique

Le champ magnétique terrestre


ressemble à celui d’un dipôle
magnétique.

Il serait engendré par un


gigantesque dipôle magnétique placé
au centre de la Terre

Dipôle incliné de 11° environ par


rapport à l’axe de rotation de la Terre

Le champ dipolaire permet


d’expliquer la majeure partie des
caractéristiques du champ
magnétique terrestre

ϭϱ ϭϲ
Le champ magnétique terrestre est
La direction et l’intensité du champ représenté par un vecteur F défini en
varie en fonction de la latitude : tout point du globe par trois
> Verticale au pôles (60000 nT) composantes:
- une composante nord dirigée vers
> Horizontale à l’équateur
le nord géographique (méridien): X
(30000 nT)
- une composante est (parallèle): Y
- une composante verticale: Z
Le champ varie également dans le
temps (Origine externe > Très souvent, on donne une valeur
ionosphères=couche ionisée de la exprimée par la grandeur du champ
haute atmosphère) total F ou de sa composante
horizontale H et sa déclinaison D ainsi
> Variation d’intensité : Quelques
que son inclinaison I ; où :
dizaines de nT en périodes
calmes et quelques centaines
D est l'angle entre la composante
voire milliers de nT en périodes
horizontale du champ et le nord
agitées (tempêtes magnétiques) ;
géographique et
> Nécessité d’appliquer une
correction diurne. I l'angle entre F et l'horizontale

Le champ magnétique de la terre peut


donc être approximé par un champ
dipolaire.
Cependant, il est trop complexe pour
être exprimé par une fonction
mathématique simple, mais il peut être
considéré, sur quelques centaines de km,
comme uniforme et le bruit de fond
géologique est facilement observable.

L'unité utilisée en prospection


magnétique est le nanotesla (nT), qui est
l’équivalent de l'ancienne unité appelée
gamma.
1nT = 10-9T

F a un intensité moyenne de 60000nT


aux pôles (I=90°), 30000nT à l’équateur
(I=0).

ϭϳ ϭϴ
En résumé :

- Le champ géomagnétique dipôlaire


appelé aussi champ magnétique
principal permet d’expliquer 99% des
observations du champ magnétique
terrestre (Vecteur tangent aux lignes du
champ).
- Au Maroc l’intensité moyenne de F est
de l’ordre de 40000 nT
- L'aiguille d'une boussole s'oriente
suivant un méridien magnétique. L'angle
entre ce méridien et le nord
géographique est la déclinaison
magnétique, D.
- D est positive (+) si la déviation est vers
l'est et négative (-) vers l'ouest.
- Pour l'hémisphère magnétique nord, le
champ pointe vers le bas et I est positive
(+) ; dans l'hémisphère magnétique sud,
l'inverse se produit et I est négative (-).

ϭϵ ϮϬ
2ULJLQHGXFKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUH

¾ Le champ magnétique peut se


mettre en évidence à la surface du
globe par l’orientation prise par
l’aiguille d’une boussole
suspendue en son centre de
gravité

¾ Origine du champ magnétique


terrestre liée à des mouvements
de fluides conducteurs (Fe - Ni)
au niveau du noyau externe,
provoqués par convection
thermique ou chimique et par
rotation de la Terre.

¾ Ces mécanismes créeraient des


courants électriques donnant
naissance à un champ magnétique
induit : c’est la géodynamo.

,QYHUVLRQVGXFKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUH Variations dans le temps du champ Les renseignements recueillis un peu


magnétique terrestre partout permettent de conclure que les
variations séculaires ont un caractère
Variations internes séculaires régional.

Les valeurs des différents éléments du Leurs sources sont mal expliquées, mais
champ mesurées dans un observatoire on pense qu'elles sont principalement
quelconque présentent une variation dite reliées aux changements des courants de
séculaire qui déjà appréciable à l’échelle convection dans le noyau.
de l’année devient très importante à
l’échelle du siècle.

Au fil des siècles, le vecteur champ


dérive en direction et en intensité.

Exemple à Londres :
1540 > D=+6°
1580 > D=+9°
1800 > D=-18°
1920 > D=-13°
Aujourd’hui > D=-6°

Ϯϭ ϮϮ
&KDPSPDJQpWLTXHH[WHUQH L'ionosphère se déplace par rapport au
globe solide à cause de :
¾ GHVFDUDFWpULVWLTXHVGXFKDPS 1. La circulation générale
PDJQpWLTXHWHUUHVWUH atmosphérique qui tend à rétablir
!!!$WWULEXpHVDXFKDPSSULQFLSDO l'équilibre thermique entre l'hémisphère
insolé et celui prive de soleil. Japan
¾ UHVWDQW
!!!2ULJLQHH[WHUQH&RXUDQWV 2. La marée atmosphérique due aux
pOHFWULTXHVGDQVOHVFRXFKHV forces d'attraction luni-solaires.
LRQLVpHVGHODKDXWHDWPRVSKqUH
Le mouvement de l'ionosphère conductrice
>>VDULDWLRQVGLXUQHVUpJXOLqUHV dans le champ de l'aimant permanent que
constitue la terre, induit des courants dans
Les couches de la haute atmosphère (au- l'ionosphère qui produisent un champ
delà de 40 km d’altitude) sont fortement magnétique supplémentaire, champ qui
ionisées donc électriquement conductrices. constitue la variation diurne.
Le maximum d'ionisation se situe vers 300
km d'altitude. - La variation diurne suit le rythme solaire
Le phénomène d'ionisation est dû (cycle de 24 heures).
essentiellement au rayonnement lumineux.
28 Octobre 1951 29 Octobre 1951
L'ionisation augmente donc le jour et - Son amplitude moyenne est de l’ordre
diminue la nuit. La variation diurne suit le de 30 nT.
rythme solaire.

>> Variations impulsives

Les tempêtes (ou orages)


Italie
magnétiques sont des perturbations dont Variation de la composante H > 500 nT
les amplitudes peuvent atteindre 2000 nT.

¾ Elles se retrouvent sous toutes les


latitudes et sont plus importantes dans
les régions polaires où elles sont
associées aux aurores boréales.

¾ Ces perturbations sont dues à des


‡•–‡’²–‡•’‡—˜‡–†—”‡”’Ž—•‹‡—”•Œ‘—”•ǡ
émissions sporadiques de particules
–”‘—„Žƒ–Ž‡•…‘—‹…ƒ–‹‘•”ƒ†‹‘‡–Ž‡•
électriques issues du soleil.
…ƒ’ƒ‰‡•†‡’”‘•’‡…–‹‘•ƒ‰±–‹“—‡•Ǥ
¾ L'arrivée de ces particules dans
l'atmosphère provoque à la fois :
- une luminescence donnant lieu aux
aurores boréales;
- et une variation intense de
l'ionisation qui est a l'origine des
perturbations magnétiques.
15 Juillet 2000 16Juillet 2000

Ϯϯ Ϯϰ
Alaska

”‘•’‡…–‹‘ƒ‰±–‹“—‡

Variation de la composante H > 500 nT

01 Mars 2011

ANOMALIE MAGNÉTIQUE

¾ /DSURVSHFWLRQPDJQpWLTXHFRQVLVWHj
PHVXUHUHWpWXGLHUOHVSHUWXUEDWLRQV RX
DQRPDOLHV GXFKDPSPDJQpWLTXHGHOD
7HUUHHQJHQGUpHVSDUOHVYDULDWLRQVGH
VXVFHSWLELOLWpPDJQpWLTXHGHVURFKHVGHOD
FUR€WHGXVRXVVRO

¾ /HVDQRPDOLHVPDJQpWLTXHVSURYLHQQHQW
GHO¶DFWLRQGXFKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUH
VXUOHVPRPHQWVPDJQpWLTXHVGHVDWRPHV
GHVPDWpULDX[GHODFUR€WHWHUUHVWUH

Ϯϱ Ϯϲ
Ϯϳ Ϯϴ
A l’équateur : Négatif 8QHIRLVFRUULJpHVOHVGRQQpHVPDJQpWLTXHVVRQWSUpVHQWpHVVRXVIRUPHGHFDUWHVGH
FRQWRXUVRXG¶LPDJHHQFRXOHXUVDILQGHIDFLOLWHUODOHFWXUHGHVYDULDWLRQVGXFKDPSV

Aux deux pôles N & S : Positifs

([HPSOHV
G¶DQRPDOLHV
A l’hémisphère Nord: Positif au Sud PDJQpWLTXHV
du Négatif W\SLTXHVGHV
ODWLWXGHVGX
0DURF

A l’hémisphère Sud: Positif au Nord


du Négatif

Ϯϵ ϯϬ
0,6( (1 ¯895( 685 /( 7(55$,1
Mesures du champ magnétique
On utilise en général 2 magnétomètres :
a- Le premier appelé « magnétomètre de base » sert à mesurer les variations dans le
temps du champ magnétiques terrestre. Il est maintenu fixe en un point qu’on définit au
début du levé dit « station de base ». Ce magnétomètre prend automatiquement des
mesures en continu à intervalle de temps régulier.
La stations de base doit être installée dans un endroit non magnétique.
b- Le second appelé « magnétomètre de ligne » constitue l’unité mobile qu’on déplace
le long de la grille afin de couvrir la zone à prospecter.

L’utilisation de deux
instruments permet
d’effectuer la correction
diurne des données, c.-à-d.
l’élimination des variations
dans le temps qui affectent
les mesures.

Magnétomètre ENVI (Scintrex)

ϯϭ ϯϮ
CORRECTIONS DES DONNÉES
Correction diurne
La cRUUHFWLRQGLXUQHGHVGRQQpHVPDJQpWLTXHVYLVHjpOLPLQHUO¶HIIHWGHVYDULDWLRQV
GDQVOHWHPSVGXFKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUH&HVYDULDWLRQVSHXYHQWrWUHPHVXUpHV
VRLWjO¶DLGHG¶XQPDJQpWRPqWUHIL[H© VWDWLRQGHEDVH ª

/HFKDPSPDJQpWLTXHWHUUHVWUHHVWDXWRPDWLTXHPHQWPHVXUpjXQLQWHUYDOOHGH
WHPSVUpJXOLHUHWWUqVFRXUV VHQJpQpUDO 6HVYDULDWLRQVGDQVOHWHPSVVRQWDLQVL
GpFULWHVDYHFSUpFLVLRQV

([HPSOHGHYDULDWLRQVGLXUQHV
GXFKDPSPDJQpWLTXH
WHUUHVWUH
Correction IGRF (International Geomagnetic Reference Field)

Le champ géomagnétique de référence


international est une représentation du
champ magnétique terrestre principal
(dipôlaire) et ses variations séculaires,
adopté par l’Association Internationale de
Géomagnétisme et d’Aéronomie.
Cette représentation se fonde sur des
observations précises par un réseau
mondial d’observatoires ainsi que sur les
données recueilles par satellites.
Les variations dans l’espace du champ
principal montre une augmentation
progressive du champ depuis l’équateur
vers les pôles magnétiques. Ces variations
se font nettement sentir dans les levés
régionaux couvrant une grande superficie.
Pour faciliter la lecture et l’interprétation
des anomalies, le champ IGRF est calculé
pour la zone prospectée et soustrait des
données.

ϯϯ ϯϰ
Prolongement vers le haut

C’est un traitement qui vise à ramener les données mesurées à une certaine
hauteur h0 de la surface du sol vers une hauteur h1>h0 en supposant qu’il n’y a
pas de sources magnétiques entre les deux niveaux.

F(x,y,h0) F(x,y,h1)
Cette procédure permet de diminuer le bruit de haute fréquence spatiale et de
Champ total faire ressortir les anomalies liées à des sources profondes.

Champ IGRF

Champ résiduel
Anomalie magnétique (réduite au pôle)
TRAITEMENTS DES DONNÉES
Réduction au pôle
La réduction au pôle des données magnétiques est un traitement mathématique qui
vise à transformer les anomalies bipôlaires en anomalies unipôlaires formées d’un
positif centré sur le corps magnétique. Cette transformation consiste à éliminer les
distorsions du champ dues à l’inclinaison magnétique.

Anomalie magnétique prolongée à 2 km au-dessus du plan de mesure

ϯϱ ϯϲ
Approfondissment de la Prolongement vers le bas
source magnétique
Le prolongement vers le bas vise à ramener les données à une profondeur –h par
rapport au plan d’observation. Contrairement au traitement précédent, le prolongement
vers le bas permet d’amplifier les anomalies de haute fréquence liées aux sources
superficelles.
F(x,y,0) F(x,y,-h)
Source superficielle

Source moyennement
profonde

Source profonde

Approfondissment de la Les dérivées


source magnétique
Les techniques de dérivés premières du champ magnétique par rapport à x, y
∂F ∂F ∂F
ou z ( , , ) permettent de rehausser les structures perpendiculaires à
∂x ∂y ∂z
la direction de dérivation.

Ces traitements ne créent pas d’informations mais peuvent permettre de faciliter la


lecture des cartes. La plus utilisée est la dérivée par rapport à z appelée : gradient
vertical.

Gradient vertical

¾ Le gradient vertical
permet d’éliminer l’effet
régional

ϯϳ ϯϴ
Gradient vertical ∂F
VDR =
∂z

¾ Le gradient vertical permet de résoudre des anomalies locales

Mise en évidence de dykes de dolérite (Butterton, Angleterre).


Gradient horizontal total 2 2
§ ∂F · § ∂F ·
THDR = ¨ ¸ + ¨¨ ¸¸
© ∂x ¹ © ∂y ¹
Ce traitement est très utile pour la détection et la cartographie des structures
géologiques marquées par des contrastes de propriétés physiques tels les failles ou les
contacts lithologiques.

Champ résiduel Gradient vertical

ϯϵ ϰϬ
Signal analytique – 3D Gradient vertical

Le signal analytique (3D) est défini par


l’expression suivante :
2 2 2
§ ∂F · § ∂F · § ∂F ·
A( x. y ) = ¨ ¸ + ¨¨ ¸¸ + ¨ ¸
© ∂x ¹ © ∂y ¹ © ∂z ¹
À partir du signal analytique d’une
anomalie de champ potentiel, on peut
estimer la profondeur des contacts entre
les structures et cela selon la formule ci-
dessous :
Signal analytique 3D
A ( x, y ) max
profondeur = 2. 0
A2 ( x, y ) max

A0(x, y) : Amplitude du signal analytique de


l’anomalie de champ magnétique,
A2(x, y) : Amplitude du signal analytique de RTP Tilt Derivative
la 2e dérivée de cette anomalie.

∂F
Tilt angle ou Tilt derivative Déconvolution d’Euler
Hθ ( F ) = tan−1 ∂z
2 2 La déconvolution d’Euler est une méthode qui permet d’interpréter la position et la
L’opérateur de « Tilt derivative » ou « Tilt angle » est défini § ∂F · § ∂F ·
comme étant l’arc tangente du rapport de la dérivée verticale ¨ ¸ + ¨¨ ¸¸ profondeur des sources magnétiques à partir des données maillées (gridées) couvrant
© ∂x ¹ © ∂y ¹
avec le module du gradient horizontal total. Appliqué au un certain territoire. La méthode nécessite le calcul des gradients du champ magnétique
champ magnétique F, il s’écrit : VDR dans les trois direction de l’espace X, Y et Z. Les données n’ont pas à être réduites au
Hθ ( F ) = tan −1
THDR pôle avant l’opération de la déconvolution d’Euler.
La formule établie par établie par Thompson en 1982 pour obtenir la position et la
Cet opérateur consiste à calculer l’angle défini par les deux dérivées verticale et
profondeur d’une source magnétique (xs,ys,zs) est une équation qui tient compte du
horizontale totale du champ magnétique. Les valeurs obtenues sont comprises entre -
champ magnétique total (F) mesuré au point (x, y, z) et de ses gradients dF/dx, dF/dy
90° et 90° (-π/2 et π/2). C’est une transformation qui a pour avantage de donner une
dF/dz.
importance égale aux anomalies quelque soit leur amplitude. Elle enlève la composante B est le champ magnétique
régionale et réduit l’écart d’amplitude entre les anomalies. ∂F ∂F ∂F
(x - x s ) + (y - y s ) + (z - z s ) = N(B - F) régional;
∂x ∂y ∂z N est le degré d’homogénéité
ou indice structural

ϰϭ ϰϮ
Le degré de précision de la méthode dépend de l’utilisation d’un indice structural
(IS). Ce dernier est lié au taux de décroissance du champ magnétique lorsqu’on
s’éloigne de l’anomalie et dépend de la forme de la source.

Par exemple, pour une sphère profondément enfouie le champ magnétique


décroit avec un taux de 1/r3. L’indice structural d’une telle sphère est 3.

Source magnétique Indice structural


Contact 0
Sill (Filon couche) 1
Dyke 1
Cylindre 2
Sphère 3

La démarche de la méthode est la suivante :


1-Calcul des gradients du champ mégnétiquedans les trois directions ;
2-Extraction d’une fenêtre carrée de 10x10 cellules dans la maille du champ total
et de ses dérivées ;
3-Choix d’un indice structural ;
4-Résolution d’un système de 100 équations pour obtenir xs, ys, zs et B et
leur écart-type
5-Enregistrement de la solution si (i) l’écart-type de la profondeur est inférieur à
une certain pourcentage et si (ii) la position de la solution est suffisamment près du
centre de la fenêtre.
6-Déplacement latéral d’une distance équivalente à une cellule et reprise des
étapes 4 et 5;

7-Répétition des étapes 3, 4, 5 et 6 pour les autres indice strutural


7-Mise en plan des résultats, une carte pour chaque indice structural en utilisant
des symboles dont le rayon est proportionnel à la profondeur.

ϰϯ ϰϰ
TMI Tilt Derivative > 0

Levé aéromagnétique , réduction au pôle (Canada)

INTERPRÉTATION DES DONNÉES

Interprétation qualitative

Analyse détaillée des différentes cartes magnétiques (contours, profils, image en


couleurs) issues des différents traitements. L’examen concerne :

- la forme des contours;


- les zones de gradients magnétiques;
- les linéaments magnétiques;
- la texture du relief magnétique et les plages de couleurs;
- la définition de domaines magnétiques;
- la forme des profils qui donnent une idée la profondeur relative des sources;
- etc.

Au terme de cette analyse, on établit une carte d’interprétation qui synthétise le


maximum d’informations, utiles à l’exploration minière, extraites des données
magnétiques.

Levé aéromagnétique , réduction au pôle (Canada)

ϱϭ ϱϮ
Domaine 2

Domaine 1

Levé aéromagnétique , réduction au pôle (Canada) Carte d’interprétation


1- Règles de pouce

a- Règles de la demi largeur

ŚĂŵƉǀĞƌƚŝĐĂů

o Sphère (dipôle) : z = 2x1/2


o Cylindre vertical : z = 1.3x1/2
o Sommet d’un dyke mince : z = x1/2
o Cylindre horizontal : z = 2x1/2

ŚĂŵƉŚŽƌŝnjŽŶƚĂů
o Sphère (dipôle) : z = 2.5x1/2
o Cylindre E-W : z = 2x1/2

Levé aéromagnétique , réduction au pôle (Canada)

ϱϯ ϱϰ
b- Méthode de Peters Modélisation Directe

α/2

α α/2

Champ inducteur incliné (Cas général)


h=0.63(Xa-Xb)

Interprétation Inversion

&ĂĐƚĞƵƌƐŝŶĨůƵĞŶĕĂŶƚůĞƐƌĠƉŽŶƐĞƐŵĂŐŶĠƚŝƋƵĞƐ͗
Ͳ ůĂŐĠŽŵĠƚƌŝĞĚƵĐŽƌƉƐ͖
Ͳ ůĂĚŝƌĞĐƚŝŽŶĚƵĐŚĂŵƉƚĞƌƌĞƐƚƌĞ;ŝŶĐůŝŶĂŝƐŽŶ͕ĚĠĐůŝŶĂŝƐŽŶͿ͖
Ͳ ůĂĚŝƌĞĐƚŝŽŶĚĞƉŽůĂƌŝƐĂƚŝŽŶ;ŽƵĚ͛ĂŝŵĂŶƚĂƚŝŽŶͿĚƵĐŽƌƉƐ͖
Ͳ ů͛ŽƌŝĞŶƚĂƚŝŽŶĚƵĐŽƌƉƐ͖
Ͳ ů͛ŽƌŝĞŶƚĂƚŝŽŶĚƵƉƌŽĨŝůĚĞŵĞƐƵƌĞƉĂƌƌĂƉƉŽƌƚăů͛ĂdžĞĚƵĐŽƌƉƐ͘

^ŽƵǀĞŶƚ͕ůĞƐƐŽƵƌĐĞƐƉĞƵǀĞŶƚġƚƌĞƌĞƉƌĠƐĞŶƚĠĞƐƉĂƌĚĞƐŐĠŽŵĠƚƌŝĞƐƐŝŵƉůĞƐ
ǀĂŶƚĂŐĞ͗ƌĠƉŽŶƐĞĂŶĂůLJƚŝƋƵĞĐŽŶŶƵĞ͘

ϱϱ ϱϲ
Modèles inverses discrétisés
(3D)

A magnetic anomaly inversion


procedure capability; a an
assemblage of magnetic prisms
is represented schematically for
an ideal subsurface body
subdivided in a series of prisms; b
the surface
magnetic anomaly produced by
the synthetic body represented in
Fig. 3.6a is shown as a three
dimensional
map (courtesy A. Pignatelli)

Modèles inverses discrétisés


(2D ou 3D)

Réponse magnétique de corps simples

ϱϳ ϱϴ
Réponse magnétique de corps simples Réponse de corps simples

&ĂĐƚĞƵƌƐŝŶĨůƵĞŶĕĂŶƚůĞƐƌĠƉŽŶƐĞƐŵĂŐŶĠƚŝƋƵĞƐ͗ ^ƉŚğƌĞ ĚĞƌĂLJŽŶZĞƚĚĞƐƵƐĐĞƉƚŝďŝůŝƚĠŬĚĂŶƐƵŶĐŚĂŵƉ&͗


Ͳ ůĂŐĠŽŵĠƚƌŝĞĚƵĐŽƌƉƐ͖ ŽŵƉŽƐĂŶƚĞǀĞƌƚŝĐĂůĞ͗
Ͳ ůĂĚŝƌĞĐƚŝŽŶĚƵĐŚĂŵƉƚĞƌƌĞƐƚƌĞ;ŝŶĐůŝŶĂŝƐŽŶ͕ĚĠĐůŝŶĂŝƐŽŶͿ͖ ª x x2 º
Ͳ ůĂĚŝƌĞĐƚŝŽŶĚĞƉŽůĂƌŝƐĂƚŝŽŶ;ŽƵĚ͛ĂŝŵĂŶƚĂƚŝŽŶͿĚƵĐŽƌƉƐ͖ « 3
2 + 3( ) cot anI − ( 2 ) »
Ͳ ů͛ŽƌŝĞŶƚĂƚŝŽŶĚƵĐŽƌƉƐ͖
4 R z z »
Z = π 3 kF « 2 5
Ͳ ů͛ŽƌŝĞŶƚĂƚŝŽŶĚƵƉƌŽĨŝůĚĞŵĞƐƵƌĞƉĂƌƌĂƉƉŽƌƚăů͛ĂdžĞĚƵĐŽƌƉƐ͘ 3 z « x »
(1 + 2 ) 2
¬« z ¼»
^ŽƵǀĞŶƚ͕ůĞƐƐŽƵƌĐĞƐƉĞƵǀĞŶƚġƚƌĞƌĞƉƌĠƐĞŶƚĠĞƐƉĂƌĚĞƐŐĠŽŵĠƚƌŝĞƐƐŝŵƉůĞƐ
ǀĂŶƚĂŐĞ͗ƌĠƉŽŶƐĞĂŶĂůLJƚŝƋƵĞĐŽŶŶƵĞ͘ ŽŵƉŽƐĂŶƚĞŚŽƌŝnjŽŶƚĂůĞ͗

ª 2x2 3x º
3 « ( 2 − 1) cot anI + »
4 R z y »
2
H = π 3 kF «
3 z « x 5 »
« (1 + 2 ) 2 »
¬ z ¼

¼ Approximation de sources magnétiques par des formes géométriques simples) Réponse de corps simples
LJůŝŶĚƌĞŚŽƌŝnjŽŶƚĂůŝŶĨŝŶŝĚĞƐƵƐĐĞƉƚŝďŝůŝƚĠŬ ĚĂŶƐƵŶĐŚĂŵƉ& ĚĞĐŽŵƉŽƐĂŶƚĞ
ŚŽƌŝnjŽŶƚĂůĞ,Ϭ ĞƚǀĞƌƚŝĐĂůĞϬ͗
ŽŵƉŽƐĂŶƚĞǀĞƌƚŝĐĂůĞ͗
2πR 2 k
Z= 2 H 0 xz sin β + Z 0 ( z 2 − x 2 )
[ ]
r4
^ŝ&ĞƐƚǀĞƌƚŝĐĂů͕ĂůŽƌƐ͗

ª 2 º
2
« 1− x »
2πR k « z2 »
Z= 2 «
z 2 2»
« §¨1 + x ·¸ »
«¬ ¨© z 2 ¸¹ »¼
^ŝůĞĐLJůŝŶĚƌĞĞƐƚĚĞůŽŶŐƵĞƵƌĨŝŶŝĞ;>сϮzͿ͕ĂůŽƌƐ͗

2πR 2 kY 2
Z= 3 0
[H (3r + 2Y 2 ) xz sin β + Z 0 (Y 2 ( z 2 − x 2 ) + r 2 (2 x 2 − z 2 )) ]
4 2 2 2
r r +Y
( )
ϱϵ ϲϬ
Réponse de corps simples Estimation de la profondeur
Règles de la demi largeur
LJůŝŶĚƌĞǀĞƌƚŝĐĂůĚĞůŽŶŐƵĞƵƌĨŝŶŝĞĚĂŶƐƵŶĐŚĂŵƉǀĞƌƚŝĐĂů͗
ª z z + Lº & & ŚĂŵƉǀĞƌƚŝĐĂů
Z = m« 3 − 3 » ĂǀĞĐ m = S J = πR 2 J
¬ r1 r2 ¼
o Sphère (dipôle) : z = 2x1/2
o Cylindre vertical : z = 1.3x1/2
/ůĨĂƵƚŶŽƚĞƌƋƵĞůĂǀĂůĞƵƌŵĂdžŝŵĂůĞ o Sommet d’un dyke mince : z = x1/2
ĚĞůĂĐŽŵƉŽƐĂŶƚĞǀĞƌƚŝĐĂůĞ o Cylindre horizontal : z = 2x1/2
ĐŽƌƌĞƐƉŽŶĚĂƵdžǀĂůĞƵƌƐŵŝŶŝŵĂůĞƐĚĞ
ƌϭĞƚƌϮĐ͘ͲăͲĚ͘ăůĂƉŽƐŝƚŝŽŶĚĞdžсϬ͘ ŚĂŵƉŚŽƌŝnjŽŶƚĂů

o Sphère (dipôle) : z = 2.5x1/2


o Cylindre E-W : z = 2x1/2

ĂƐĚ͛ƵŶĨŝůŽŶ L’anomalie du champ total d’un corps infiniment long et profond


en un point M d’abscisse x est donnée par :

§ sin 2 I 0 ·
2
ΔF = 2kF0 ¨¨ ¸¸ sin d (S sin(2 I − d ) + A cos(2 I − d ) )
avec : © sin I ¹
x+b x −b
S = Arctg − Arctg
z z
2 2
1 § ( x − b) + z ·
A = Ln¨¨ ¸
2 © ( x + b) 2 + z 2 ¸¹ Calcul de la profondeur d’après le
k : susceptibilité magnétique
F0 : champ magnétique total moyen spectre d’energie
I0 : Inclinaison du champ tgI 0
I : inclinaison apparente ( tgI = )
cos a
a : azimut magnétique de la normale
au filon
b : demi-largeur horizontale du filon
z : profondeur du sommet du filon
sous le niveau de mesure
d : pendage du filon (0 à 180 compté
à partir de l’axe Ox)
Ox : niveau de mesure. Le sens
positif est du coté nord du filon

ϲϭ ϲϮ
Interpretation ^ƉĞĐƚƌĞĚ͛ĠŶĞƌŐŝĞ
^ƉĞĐƚƌĞĚ͛ĠŶĞƌŐŝĞ - On part de données magnétiques observées (carte du champ total).
- On découpe la zone d’étude en plusieurs superficies carrées.
- Pour chaque superficie, on calcule le spectre d’énergie
- La distribution des points du spectre permet de définir plusieurs segments de droite
- Chaque segment permet de calculer une profondeur de source(s) magnétique(s).
- Le calcul se fait à l’aide de la formule :
,сͲ^ͬϰƉŝ
^͗^ůŽƉĞ;ƉĞŶƚĞͿĚĞůĂĚƌŽŝƚĞ H=-S/4pi
ĚĠĨŝŶŝĞƐƵƌůĞƐƉĞĐƚƌĞ
H : Profondeur de la source magnétique
S : Slope (pente) de la droite définie sur le
spectre d’énergie

dŚĞƉŽǁĞƌƐƉĞĐƚƌƵŵĐƵƌǀĞŽĨƚŚĞĨŝĞůĚŵĂŐŶĞƚŝĐĂŶŽŵĂůLJŝŶ&ŝŐƵƌĞϲ͘dŚĞ
ĚĞƉƚŚŽĨƚŚĞĚŝŬĞŝƐĞƐƚŝŵĂƚĞĚƵƐŝŶŐƚŚĞƐůŽƉĞŽĨƚŚĞƌĞĚůŝŶĞ

Interpretation džĞŵƉůĞ
^ƉĞĐƚƌĞĚ͛ĠŶĞƌŐŝĞ

ϲϯ ϲϰ
–‡”’”±–ƒ–‹‘“—ƒ–‹–ƒ–‹˜‡
Ÿ ‘ƒ‹••ƒ…‡†‡Žƒ
•—•…‡’–‹„‹Ž‹–±ƒ‰±–‹“—‡‡–†‡
Žǯƒ‹ƒ–ƒ–‹‘”±ƒ‡–‡

ϲϱ ϲϲ