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o

INDUSTRIEL
c. H. JENSEN
Technical Director, R. S. McLaughlin Collegiate
and Vocational Institute, Oshawa, Ontario

traduit et adapté par

Claude De Guise, professeur agrégé, École Polytechnique, Montréal

Jules Beaugrand-Champagne Pauline Joubert


membre agréé de la Société membre de la Société
des traducteurs du Québec des traducteurs du Québec

McGRAW-HILL, ÉDITEURS - MONTRÉAL


Toronto - New York - Düsseldorf - Johannesburg - Kuala-Lumpur-
Londres - Mexico - New Delhi - Panama - Paris - Rio de Janeiro-
Singapour - Sydney
AVANT .. PROPOS

Le présent ouvrage a pour but de promouvoir l'enseignement du dessin industriel, compte


tenu de la conception ou design d'ingénierie, conformément à la pratique et aux exigences
actuelles des bureaux-d'études.
La conception d'une machine ou d'un appareil exige la connaissance de la résistance des
matériaux, des procédés de fabrication et des divers types de liaison mécanique. À cette
fin, il est possible de trouver, en plus des textes pour l'enseignement traditionnel du dessin,
des chapitres traitant de divers sujets, par exemple: la résistance des matériaux, la méca-
nique, les machines hydrartliques, les matières plastiques, les métaux ferreux et non ferreux,
les procédés de fabrication, les chaînes, les courroies, les commandes, les cames de type
croix de Malte et un grand nombre d'organes de liaison technique.
Le format du volume permet de présenter des illustrations d'assez grandes dimensions
pour une meilleure compréhension, et l'addition d'une seconde couleur facilite l'enseigne-
ment et la lecture des dessins. On a conservé les dimensions nominales des pièces sur les
plans de détails et d'assemblage des exercices de dessin, afin d'enseigner aux élèves comment
choisir les ajustements et les marges de tolérance nécessaires à l'assemblage des pièces.
Un ouvrage de cette envergure n'aurait pas été possible sans l'aide de personnes spécialisées
dans les divers domaines de l'industrie, en raison de sa complexité et de la mise au point
constante de nouvelles techniques et de nouveaux produits. C'est pourquoi je remercie sin-
cèrement toutes les personnes et toutes les entreprises qui ont si largement contribué à sa
préparation. On trouvera ailleurs, aux endroits appropriés, la source des renseignements et
des figures utilisés. Je remercie plus particulièrement mes collègues MM. Percy Weir et
David Stewart d'Oshawa ainsi qu'Ernie Kidd, directeur de l'enseignement technique au
Welland Collegiate and Vocational Institute qui m'ont apporté une collaboration précieuse
et ont participé activement à la révision des textes.
La technique du dessin industriel se modifie constamment suivant les progrès de la
technologie. Il y a quelques années à peine, les plans de machines et appareils préparés par
les ingénieurs et les dessinateurs, étaient basés sur l'assemblage de nombreuses pièces non
normalisées. Aujourd'hui, la production massive de milliers de pièces standards interchan-
geables, faciles à obtenir, a modifié cette méthode laborieuse et coûteuse et les concepteurs
préparent d'ores et déjà leurs plans en recourant à des pièces normalisées. L'appendice et
les divers chapitres renferment les renseignements nécessaires pour compléter les exercices de
dessin. Il faut cependant habituer les élèves à recourir aux catalogues des fabricants et à
utiliser autant que possible des pièces normalisées dans leurs travaux.
Les ingénieurs, les concepteurs et les dessinateurs doivent se renseigner constamment
quant aux nouveaux modes de fabrication et aux nouveaux produits mis à leur disposition.
Les revues Machine Design, publiée par Penton et Design Engineering, publiée par McLean-
Hunter, sont deux excellentes sources de renseignements.
Tout commentaire ou suggestion de la part des professeurs sera hautement apprécié en
vue des éditions subséquentes.
CECIL H. JENSEN
IV
TABLE DES MATIÈRES

PREMIÈRE PARTIE: CHAPITRE 1: LE LANGAGE DE L'INDUSTRIE 3

Les normes Évolution


Conventions et normalisations
3
4
et les Bibliographie 7

conventions CHAPITRE 2: LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET


du LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 9

dessin industriel Normes du dessin industriel


Lettres et chiffres
9
9
Écriture à main levée • Appareil de lettrage
Tracé des lignes 10
Types de lignes • Largeur des traits • Traits continus • Traits
interrompus· Lignes d'axe· Lignes brisées· Tracé des lignes
Instruments de dessin et leur usage 14
Crayons à dessiner • Le té • La règle parallèle • Équerres •
Tables et appareils à dessiner • Règles • Le compas • Courbes
irrégulières ou pistolets • Compas à pointes sèches • Trousses
à dessin • Gabarits • Brosses • Masque à effacer ou bouclier •
Règle à calcul
L'esquisse 20
Matériel à dessin 22
Papier bond· Vélin· Toile· Herculène
Présentation d'un dessin 23
Formats normalisés des dessins· Disposition conventionnelle·
Cartouches et nomenclatures • Pliage des exemplaires • Fixation
de la feuille à la planche
Reproduction des plans 25
Procédés de reproduction • Systèmes de classement • Termino-
logie du papier à dessin et procédés de reproduction
v
VI TABLE DES MATIÈRES

Bibliographie 28
Problèmes 29

CHAPITRE 3: LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE 35

Tracé d'une ligne ou de plusieurs parallèles à une oblique don-


née, à une ou à des distances déterminées • Tracé d'une droite
tangente à deux cercles • Bissecter une droite • Bissecter un
angle • Bissecter un arc • Subdiviser une droite en parties égales
• Construire un hexagone, connaissant la distance entre les côtés
• Construire un hexagone, connaissant la distance entre les som-
mets • Construire un octogone, connaissant la distance entre les
côtés • Construire un octogone, connaissant la distance entre les
sommets • Inscrire un octogone régulier dans un carré • Cons-
truire un polygone régulier, connaissant la longueur d'un côté
donné • Inscrire un pentagone régulier dans un cercle
Polygone régulier 37
Tracer un cercle inscrit dans un polygone régulier et un cercle
circonscrit à un polygone régulier • Construire un arc de cercle
tangent aux deux côtés d'un angle droit • Construire un arc
tangent aux côtés d'un angle aigu. Construire un arc tangent
aux côtés d'un angle obtus • Tracer une courbe renversée ou un
arc en doucine joignant deux parallèles • Construire un arc tan-
gent à un cercle et à une droite donnés • Construire un arc
tangent à deux cercles • Construire un cercle passant par trois
points quelconques non en ligne droite
L'ellipse 40
Construire une ellipse - Méthode des cercles concentriques •
Construire une ellipse - Méthode du parallélogramme • Cons-
truire une ellipse - Méthode des quatre centres • Construire
une ellipse - Méthodes de la bande de papier • Construire une
ellipse - Méthode des foyers
L'hélice 41
Construire une hélice • Construire une hélice conique
La parabole 42
Construire une parabole - Méthode scientifique • Construire
une parabole - Méthode du parallélogramme • Construire une
parabole - Autre méthode du parallélogramme • Construire
une parabole - Tangentes enveloppantes
L'hyperbole 43
Construire une hyperbole
La développante de cercle 43
La spirale d'Archimède 43
Construire la spirale d'Archimède
La cycloïde 43
Construire une cycloïde
L'épicycloïde 44
Construire une épicycloïde
L'hypocycloïde 44
Construire une hypocyc}oïde

CHAPITRE 4: LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION


DES FORMES 45

Projections et vues 45
Projection' Vues
TABLE DES MATIÈRES VII

Bibliographie 51
Problèmes 52

CHAPITRE 5: LES COTATIONS 61

Exécution graphique des cotes 62


Ligne de cote • Lignes d'attache· Position et orientation des
cotes et des annotations • Annotations • Abréviations • Lignes
de renvoi
Expression des unités de mesures 64
Mesures en fractions ordinaires • Mesures en fractions décimales
• Mesures angulaires • Localisation et dimensions • Cote de ré-
férence et détails non à l'échelle
Règles d'inscription des cotes 66
Cotations conventionnelles de détails courants 70
Diamètres • Trous au foret • Rayons • Fraisure, chambrage, la-
mage • Spécification des procédés d'usinage • Trous oblongs •
Surfaces à bouts arrondis • Chanfreins • Moletage. Points théo-
riques de raccordement • Éléments équidistants • Fil, métal en
feuille et tiges de fleuret • Cônes • Signes d'usinage • Emploi
des signes d'usinage • Omission des signes d'usinage • Indice de
rugosité· Sens de l'usinage
Tolérances dimensionnelles 74
Ajustements et tolérances • Indications des tolérances
Choix des ajustements 78
Normalisation des ajustements • Description des ajustements
normalisés· Système d'ajustement sur l'alésage· Système d'ajus-
tement sur l'arbre
Bibliographie 81

CHAPITRE 6: LES SECTiONS ET LES


CONVENTIONS
La coupe 83
Tracé du plan de coupe' Hachures· Pièces adjacentes en coupe
• Sections de grande dimension· Cotation
Genres de coupes 88
Coupes complètes • Demi-coupes • Coupes à plans parallèles, à
plan décalé et à plans sécants' Coupe de dessins d'assemblage'
Sections rabattues et sections sorties • Disposition des sections
• Coupe partielle • Coupes ou sections de détails cachés • Pièces
de faible épaisseur • Nervures en coupe • Trous et plans de
coupe • Tiges pleines en coupe: arbres, boulons, chevilles, cla-
vettes, etc .• Oreilles en coupe • Rayons et bras en coupe
Dessin de convention 93
Représentation conventionnelle de détails courants
Bibliographie 97
Problèmes 99

CHAPITRE 7: LE DESSIN D'ATEliER 113


':t
1:;.. 1JI.-,-
Dessin de détail
Dessin d'assemblage 114
Dessin d'assemblage détaillé • Dessin de conception • Dessin de
montage ou d'assemblage • Dessin de catalogue • Dessins déca-
lés sur l'axe
Nomenclature 17
VIII TABLE DES MATIÈRES

Révision des dessins 120


Problèmes 121

CHAPITRE 8: LES VUES AUXILIAIRES 171

Double vue auxiliaire 173


Problèmes 176

CHAPITRE 9: LE DESSIN FIGURATIF 181

Catégories de dessins en projection 182


Projection axonométrique
Projections isométriques 182
Tracé de lignes non isométriques • Représentation isométrique
de cercles et d'arcs • Tracé de courbes irrégulières en projection
isométrique • Coupes isométriques • Cotation de dessins en pro-
jection isométrique • Dessins d'assemblage isométriques • Re-
présentation conventionnelle de détails courants
Projection oblique 189
Tracé des arcs et des cercles en projection oblique • Cotation de
dessins en projection oblique • Représentation de détails cou-
rants
Perspective 191
Perspective à un point de fuite • Perspective à deux points de
fuite
Bibliographie 196
Problèmes 198

DEUXIÈME PARTIE: CHAPITRE 10: LA VISSERIE 211

Filets de visserie 212


Les liaisons Formes des filets • Représentation graphique des filets • Assem-
blage des pièces filetées • Filets de formes spéciales • Filets roulés
techniques • Filets à droite et filets à gauche • Filet simple et filets multiples
• Nomenclature des organes de visserie· Classement des filets·
Degrés de précision des filets • Cotation des filets • Filets co-
niques (Tuyauterie)
Matériaux de visserie 218
Acier • Aluminium • Laiton • Cuivre • Nickel • Aciers inoxy-
dables • Matières non métalliques
Boulons, vis et écrous standards 219
Différenciation des boulons et des vis • Degrés de qualité des
boulons et des écrous carrés et hexagonaux • Tracé d'un boulon
et d'un écrou· Dimensions des boulons' Vis d'assemblage' Vis
de mécanique • Boulons à tôle • Écrous standards • Cotation
des vis, des boulons et des écrous
Écrous freinés 223
Écrous freinés par grippage permanent du filet • Écrous freinés
à montage libre • Autres genres d'écrous freinés • Utilisation
des écrous freinés
Écrous encastrés 225
Écrous sur base • Écrous-agrafes • Écrous-rivets • Écrous-
poinçons
Écrous-lames 227
Utilisation
Goujons et tiges filetés 228
TABLE DES MATIÈRES IX

Normes des goujons et des tiges filetés


Vis de pression
Choix du calibre
Vis-tarauds 229
Vis-tarauds standards • Vis-tarauds spéciales • Trous d'implan-
tation
Rondelles
Classement des rondelles
Écrous rapportés 234
Liaisons étanches 235
Organes de liaison et d'étanchéité· Choix
Dispositifs d'ancrage
Organes pour l'assemblage du bois
Clous • Problèmes de clouage • Vis à bois • Autres pièces de
liaison
Bibliographie 238
Problèmes

CHAPITRE 11 LIAISONS TECHNIQUES DIVERSES 241

Clavettes 241
Cotation des rainures de clavetage
Cannelures et dentelures
Goupilles
Goupilles de mécanique • Goupilles de clavetage transversal •
Goupilles rigides cannelées • Goupilles élastiques fendues ou
enroulées • Goupilles pour démontage rapide
Anneaux d'arrêt
Anneaux d'arrêt plats· Anneaux d'arrêt en fil métallique· An-
neaux d'arrêt en spirale
Ressorts
Ressorts de compression • Ressorts de traction • Ressorts de
torsion ' Ressorts-moteurs • Dessins des ressorts
Agrafes élastiques
Agrafes à tête de flèche • Agrafes pour tiges • Agrafes pour
câbles et tuyaux • Agrafes élastiques pour moulures • Agrafes
élastiques en U, en S et en C
Rivets
Rivets normalisés • Rivets à expansion
Organes de liaison soudés par résistance
Procédés de soudage • Des liaisons soudées
Soudage à l'arc des organes de liaison
Soudage à l'arc des goujons' Soudage des goujons par percus-
sion électrostatique • Soudures des goujons par percussion
électrostatique à l'arc· Utilisation des goujons soudés· Conseils
pour l'utilisation des goujons soudés
Construction collée 259
Bibliographie

CHAPITRE 12: lES LIAISONS TECHNIQUES


PAR SOUDAGE

Concepts de la liaison soudée


Avantages du soudage· Étude des assemblages soudés
Procédés de soudage 265
X TABLE DES MATIÈRES

Symboles de soudage 268


Signification de la position de la flèche • Inscription des sym-
boles sur la ligne de référence' Soudures en pourtour' Soudures
à exécuter en chantier • Chanfreins et brisure de la ligne de
renvoi • Soudures multiples
Cordons de soudure d'angle 270
Soudures sur chanfrein 271
Soudures en bouchon 272
Soudures en bouchon oblong 273
Soudage à l'arc par points 273
Soudage continu à l'arc 274
Soudure avec reprise à l'envers 274
Soudure à pénétration complète 275
Recharge (Addition de métal) 275
Soudures sur bords relevés 275
Etude de substitution par sections équivalentes 275
Tables d'équivalence
Nomogrammes 276
Première étude de substitution • Deuxième étude de substitution
• Troisième étude de substitution
Bibliographie
Problèmes 279

CHAPITRE 13: LA MÉTALLURGIE 283


TROISIÈME PARTIE:
La matière Terminologie
Fontes grises, malléables et fortement alliées
283
284
et Fonte grise • Fonte ductile • Fonte blanche • Fonte malléable
Aciers au carbone et aciers de moulage faiblement alliés 285
les procédés Aciers coulés fortement alliés
Aciers au carbone
285
285
de formage Spécification des aciers • Organismes intéressés au classement •
Tôles en acier au carbone • Tôles fortes en acier au carbone
• Barres en acier au carbone· Fil en acier· Tubes et tuyaux'
Profilés en acier de construction
Aciers de grande résistance faiblement alliés 290
Aciers faiblement alliés et aciers alliés moyens 291
Aciers inoxydables 291
Acier à décolleter 291
Aluminium 291
Cuivre 292
Nickel 292
Magnésium 292
Zinc 292
Titane 292
Béryllium 292
Métaux réfractaires 293
Tantale et columbium (niobium) • Molybdène' Tungstène
Métaux précieux 293
Platine • Palladium • Iridium • Ruthénium • Rhodium • Os-
mium • Or • Argent
Bibliographie 294

CHAPITRE 14: lES MATIÈRES PLASTIQUES 295

Thermoplastiques • Plastiques thermodurcissables


TABLE DES MATIÈRES XI

Transformation des plastiques 299


Moulage par compression· Moulage par transfert· Moulage par
trempage • Moulage par injection • Extrusion soufflage • Mou-
lage de plastiques en solution • Extrusion • Moulage en coulée
• Calandrage • Enduction • Stratifiés haute pression • Stratifiés
basse pression • Plasturgie des produits finis • Décoration et
finition
Bibliographie 302

CHAPITRE 15: lES PROCÉDÉS DE FORMAGE 305

Généralités 305
Moulages 305
Moulage en sable • Moulage en carapace • Moulage en plâtre
• Moulage en coquille • Moulage à la cire perdue • Moulage
avec modèle gazéifiable • Moulage sous pression • Comparaison
entre le moulage sous pression et les autres procédés de fabrica-
tion • Assemblage par moulage sous pression
Choix d'un procédé 310
Concept du moulage 310
Études des formes
Tracé conventionnel des pièces moulées 3 3
Forgeage 315
Méthodes de forgeage' Matière et malléabilité
Concept des pièces matricées 18
Extrusion 18
Extrusion à froid par choc
Formage à froid de têtes de boulons 320
Emboutissage 320
Emboutissage mécano-pneumatique
Repoussage 321
Roulage à froid 321
Dépôt électrolytique 322
Usinage par électro-érosion ou étincelage 322
Formage à grande vitesse 323
Formage par explosifs • Formage par procédé électro-hydrau-
lique • Formage électromagnétique • Forgeage mécano-
pneumatique
Métallurgie des poudres 324
Bibliographie 325

CHAPITRE 16: lES MONTAGES ET lES


DISPOSITIFS DE FIXATION 327

Montages ou gabarits
Étude des montages d'usinage • Montage de perçage • Éléments
de montage • Guides et douilles • Cotation des dessins de mon-
tage d'usinage • Exemples d'études de montages d'usinage •
Utilisation et techniques de fabrication d'outillage en plastique
Dispositifs de fixation 343
Éléments de fixation
Bibliographie 347

CHAPITRE 17: lES OUTilS DE DÉCOUPAGE 349


Principes de l'outillage à découper et à poinçonner 349
XII TABLE DES MATIÈRES

Rapport des dimensions entre pièces, poinçon et matnce • Outils


simples de découpage et de poinçonnage • Assemblage d'un
outil ouvert de découpage (non guidé) • Détails de l'outil ouvert
de découpage • Assemblage d'un outil ouvert de poinçonnage
(non guidé) • Détails de l'outil ouvert de poinçonnage .• Outils
combinés à colonnes (guidés) • Outils multipostes • Outils de
pliage
Pièces et accessoires d'outillage
Accessoires d'outillage· Poinçons. Vis et goupilles de fixation·
Matrices • Centreurs • Dévêtisseurs • Butées • Emboîtures
Bibliographie 370
Problèmes

QUATRIÈME PARTIE: CHAPITRE 18: LES COURROIES, LES CHAÎNES


ET LES ENGRENAGES
les liaisons Comparaison entre les transmissions par chaînes, par courroies et
mécaniques par engrenages
Chaînes • Engrenages • Courroies • Comparaison entre les
377

transmissions par chaînes et les transmissions par engrenages •


Comparaison entre les transmissions par chaînes et les trans-
missions par courroies • Conclusion
Transmission par courroie
Courroies plates· Courroies trapézoïdales ou en V • Utilisation
des enrouleurs ou galets tendeurs
Problèmes de transmission par courroie
Transmissions par chaîne
Catégories • Roues à chaîne • Étude des transmiSSIOns par
chaîne à rouleaux • Lubrification • Calculs des transmissions
par chaîne
Problèmes de transmissions par chaîne
Transmissions par engrenage
Roues d'engrenage droit· Crémaillère • Engrenages coniques·
Roues et vis sans fin
Bibliographie
Problèmes de calcul des roues d'engrenage droit
Problèmes de puissance de transmission des engrenages droits
Perceuse manuelle de 20" sur colonne
Exercices de dessin

CHAPITRE 19: LES ACCOUPLEMENTS, LES FREINS,


LES ARBRES FLEXIBLES, LES
VARIATEURS ET LES RÉDUCTEURS
Accouplements
Accouplements permanents • Embrayages
Freins
Freins mécaniques • Freins électromagnétiques
Arbres flexibles 42]
Boîtes de vitesses • Boîtes de vitesses par engrenages • Varia-
teurs de vitesse par courroie ou par chaîne • Variateurs de
vitesses à friction • Variateurs de vitesses à roue libre • Varia-
teurs électroniques • Convertisseurs de couple hydrocinétiques
Réducteurs de vitesse
Réducteurs sur semelle· Réducteurs montés sur arbre
Bibliographie
TABLE DES MATIÈRES XIII

CHAPITRE 20: LES COUSSINETS,


LES ROULEMENTS, LES LUBRIFIANTS
ET LES DISPOSITIFS D'ÉTANCHÉITÉ 427
Paliers 427
Historique des roulements • Coussinets • Roulements • Choix
du genre de roulement· Roulements à aiguilles' Ajustements
entre roulement, arbre et logement • Dispositifs antifuites pour
le graissage • Dispositifs antifuites pour le graissage à l'huile •
Supports d'arbre
Lubrifiants 433
Huiles et graisses • Lubrifiants en poudre • Dispositifs de
graissage
Dispositifs d'étanchéité 435
Choix d'un dispositif d'étanchéité
Joints étanches en feutre 436
Joints antifuites sur pièces tournantes • Dispositifs de protection
• Dispositifs antifuites sans frottement • Segments élastiques •
Joints mécaniques axiaux· Fonctionnement· Garnitures mou-
lées • Garnitures annulaires statiques • Garnitures plates non
métalliques
Exercices de dessin 441
Bibliographie 442

CHAPITRE 21 LES CAMES, LES ARTICULATIONS


ET LES DISPOSITIFS
D'ENCLIQUETAGE 445
Cames 445
Nomenclature des cames • Récepteurs pour cames • Mouve-
ments produits par les cames • Méthode simplifiée pour tracer
les courbes de mouvement • Courbes de mouvement • Graphi-
que de synchronisation • Dessins des cames • Dimensions des
cames • Indexation
Roues à rochets et cliquets 458
Articulations 458
Articulations à trajectoire linéaire • Mécanismes à cames et à
leviers
Exercices de dessin des cames 462
Exercices d'indexation 467
Exercices de tracé des articulations 467
Bibliographie 469

CHAPITRE 22: LES MACHINES HYDRAULIQUES


ET PNEUMATIQUES 471

Hydrodynamique 471
Principes fondamentaux • Circuits hydrauliques • Organes des
machines hydrauliques
Pneumatiques 476
Eléments de commande pneumatique
Schémas de circuits hydrauliques et pneumatiques 479
Normes du tracé symbolique' Graphiques échelonnés' Tracé
simple des circuits hydraulique et pneumatique
Bibliographie 485
Exercices de dessin 486
Hydraulique • Pneumatique
XIV TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE 23: LE TRACÉ DES SCHÉMAS


CINQUIÈME PARTIE: D'ÉLECTRICITÉ 495
Schémas de montage 495
Les spécialités Schémas de raccordements 495
Schémas simplifiés 498
en dessin Symboles graphiques • Circuits imprimés
Schémas fonctionnels 500
industriel Schémas d'électricité en architecture 500
Principe de l'obtention d'une force électromotrice sinusoïdale 502
Exercices de dessin 505
Schémas multifilaires • Schémas simplifiés (électricité) • Sché-
mas simplifiés (électronique) • Schémas fonctionnel9' • Lecture
de schémas d'électricité (résidences) • Exercices sur les cou-
rants alternatifs' Lecture de schémas d'électricité (commercial)

CHAPITRE 24: LES INTERSECTIONS ET


LES DÉVELOPPEMENTS 523
Développement droit 523
Développement parallèle 524
Triangulation
Développement par lignes radiales 526
Intersections 538
Problèmes 543

CHAPITRE 25: LE DESSIN DE CANALISATION 553


Genres de tuyaux • Raccords de tuyaux • Soupapes et robinets
Dessins de canalisation 555
Cotation des dessins de canalisation
Bibliographie 559
Exercice de dessin 559

CHAPITRE 26: LE DESSIN DE CHARPENTES


MÉTALLIQUES 567
Pratique du dessin de charpente 567
Nomenclature· Évaluation du poids' Ossature rectangulaire·
Calcul des charges aux attaches • Vues de dessus et de dessous
• Détails du côté droit et du côté gauche • Cotation des dessins
de détails
Bibliographie 580
Exercices 580

CHAPITRE 27: LE DESSIN D'ARCHITECTURE 585


Étude d'un plan de maison 585
Dimensions des pièces
Dessins de présentation 591
Plans d'architecte 591
Détails de construction
Codes du bâtiment 603
Bibliographie 610
Exercices d'interprétation des dessins d'architecture 611
Exercices pour tracer des dessins de présentation 616
Agencement d'une maison
Exercice de tracé des plans d'exécution 616
TABLE DES MATIÈRES XV

CHAPITRE 28: LA STATIQUE GRAPHIQUE 619


SIXIÈME PARTIE: Force 619
Deux forces appliquées au même point • Résultante de plusieurs
La mécanique forces angulaires • Polygone des forces
Exercices d'équilibre des forces 622
statique Poutres 623
Notation de Bow • Polygone d'équilibre· Méthode graphique
pour déterminer la résultante et la réaction des forces appliquées
verticalement sur une poutre • Méthode graphique pour déter-
miner la résultante de forces quelconques appliquées sur une
poutre
Ponts et fermes 624
Méthode graphique pour déterminer les réactions d'une ferme
soumise à des charges verticales • Méthode graphique pour dé-
terminer les réactions d'une ferme soumise à des charges non
verticales • Réaction d'appuis articulé et à rouleau • Méthode
graphique pour déterminer les réactions à des charges parallèles
sur une ferme - Appuis articulé et à rouleau • Seconde mé-
thode graphique - Pour déterminer les réactions à des charges
parallèles sur une ferme - Appuis articulé et à rouleau • Mé-
thode graphique pour déterminer les réactions à des charges
quelconques sur une ferme • Méthode graphique pour déter-
miner les réactions à des efforts quelconques sur une ferme -
Appuis articulé et à rouleau • Méthode graphique pour déter-
miner les efforts dans les éléments d'une ferme
Exercices d'analyse graphique de poutres et de fermes 633

CHAPITRE 29: LA RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX 635


Contrainte et déformation 635
Diagramme des contraintes et des déformations
Problèmes sur les contraintes 640
Problèmes sur les liaisons techniques 640
Joints boulonnés et rivetés 640
Problèmes sur les joints boulonnés ou rivetés 648
J oints soudés 648
Soudures à angle • Soudures aboutées
Problèmes sur la résistance des soudures 651
Poutres 652
Moments des forces 653
Problèmes sur les moments des forces 654
Diagramme des efforts tranchants 654
Diagrammes des moments fléchissants 658
Problèmes d'efforts tranchants, de moments fléchissants et tracé
de diagramme 662
Problèmes 663
Design des poutres 663
Flexion des poutres
Problèmes de flexion 667
Torsion 667
Problèmes de torsion 669
Bibliographie 670
SEPTIÈME PARTIE: Tableaux d'ingénierie 673
Liaisons techniques 692
Appendice Symboles graphiques
Organes normalisés
721
730
Index 743
Lexique 751
REMERCIEMENTS
L'auteur tient à remercier les compagnies et les revues suivantes de leur collaboration:
American Sprocket Chain Manufacturers, pour les illustrations et la documentation du cha-
pitre 18;
American Standards Association, pour les tableaux 30, 31 et 65 de l'appendice· ainsi que
pour la documentation du chapitre 9;
Boston Gear Works, pour les illustrations et la documentation du chapitre 18, pour les
tableaux 66-68 apparaissant à l'appendice ainsi que pour les illustrations 7.38, 7.41,
19.4, 20.3, 20.15, 20.16;
Canadian General Electric Company Limited, pour l'illustration 1.3 et pour les illustrations
du chapitre 23;
Canadian Institllte of Steel Construction, pour les illustrations et la documentation des cha-
pitres 26 et 29, pour le tableau Il de l'appendice ainsi que pour les figures 1.5 et
11.21 ;
Canadian SKF Company Limited, pour les illustrations et la documentation du chapitre 28,
pour les tableaux 10, 69-71 de l'appendice et aussi pour les figures 1.2 et 7.8B;
Canadian Standards Association, pour les figures 2.32, 2.33, 5.31, 5.38, 17.10, pour les
tableaux 3, 14, 16-23 de l'appendice et pour la documentation des chapitres 2, 4,
5, 6, 10;
Cana di an Welding Bureau, pour les illustrations du chapitre 12et pour la documentation des
chapitres 12 et 13;
Central Mortgage and Housing Corporation, pour les illustrations du chapitre 27;
Commercial Cam & Machine Co., pour les illustrations et la documentation du chapitre 21
et pour la figure 7.52;
Design Engineering, pour les illustrations du chapitre 22 et la documentation du chapitre 19;
Eonic Inc., pour les illustrations et la documen tation du chapitre 21;
Frigidaire Products of Canada Limited, pour les illustrations du chapitre 23;
Jenkins Bros. Limited, pour les illustrations du chapitre 25;
ERNEST KIDD, Technical Director, Welland High and Vocational School, Welland, Ontario;
Machine Design, pour les illustrations et la documentation des chapitres 10, 11, 13, 15, 18,
19, 20, 21 et pour le tableau 32 de l'appendice;
J. MOONEY, pour la documentation du chapitre 22;
Publication Engineers, pour les illustrations et la documentation du chapitre 16 amSI que
pour les tableaux 73-76 de l'appendice;
The Society of the Plastics Industry, Inc., pour les illustrations et la documentation du cha-
pitre 14;
Standard Parts Co., pour les illustrations du chapitre 16 et pour les tableaux 77 et 78 de
l'appendice;
Vickers Incorporated, pour les illustrations et la documentation du chapitre 22, pour la figure
12.29;
PERCIVAL WEIR, Drafting Instructor, R. S. McLaughlin Collegiate and Vocational Institute,
Oshawa, Ontario;
T. B. Wood's Sons Company, pour les illustrations et la documentation du chapitre 18
ainsi que les nombreuses compagnies et les nombreuses personnes qui ont contribué à l'éla-
boration de ce manuel. Les crédits sont accordés tout au long du texte.
C.R.J.
XVI
LES N RMES
ET LES C NVENTIONS
DU DESSIN INDUSTRIEL
1 LE LANGAGE DE L'INDUSTRIE

Depuis les temps les plus reculés, l'homme Même les langues les plus évoluées sont La responsabilité de l'atmosphère qui
a cherché à transmettre sa pensée et à l'ex- inaptes à décrire les dimensions, les formes règne dans un bureau incombe à l'ingénieur
primer, à l'aide de dessins pour qu'elle ne et les relations entre les objets. Pour tout en chef ou au chef dessinateur; il doit voir
tombe pas dans l'oubli. Les premières for- objet manufacturé, il y a des dessins qui en à l'amélioration constante des conditions de
mes d'écriture connues, comme les hiéro- décrivent complètement la forme avec pré- travail qui entraîne invariablement un ac-
glyphes égyptiens, étaient des dessins ou cision et communiquent la pensée du des- croissement de l'efficacité. À cette fin, il
graphiques. sinateur à l'ouvrier. C'est pourquoi le doit réévaluer périodiquement la qualité des
dessin est le langage de l'industrie. instruments à la disposition des dessinateurs
Un graphique est l'expression d'un con-
et tout ce qui peut augmenter l'efficacité et
cept au moyen de lignes tracées sur une
surface. Cette définition s'applique parfai-
ÉVOLUTION le rendement.
tement à la représentation d'un objet véri- La salle à dessin a subi de profondes trans- La transformation des bureaux de dessin
table par le dessin. Enfin, ce langage formations depuis une cinquantaine d'années. industriel s'est effectuée au même rythme
compris par des personnes parlant des L'équipement perfectionné a non seulement que le développement économique du pays.
langues différentes est universellement uti- modifié l'aspect des lieux, mais encore les On peut juger de l'importance de ces trans-
lisé pour communiquer des idées et des professions de dessinateurs et d'ingénieurs formations en comparant une salle à dessin
sentiments. qui ont rapidement évolué depuis l'ère plus de la fin du siècle dernier avec une salle
ou moins artisanale jusqu'à l'ère spatiale. à dessin moderne (Fig. 1.1). Le dessinateur
Au cours des siècles, le dessin a grande~ Ces changements sont dus à une prise dispose non seulement d'un plus grand nom-
ment évolué et, de nos jours, il se divise de conscience, sur le plan professionnel, des bre d'appareils et d'accessoires, mais ceux-ci
en deux grandes classes, chacune ayant ses nombreux facteurs qui influent sur l'effica- sont beaucoup plus perfectionnés. Parmi
fins propres. Le dessin artistique exprime cité du personnel. Aujourd'hui, le proje- ces appareils et accessoires, on trouve par
des idées figuratives ou non figuratives pour teur et le dessinateur étant des personnes exemple, des gommes à effacer électriques,
des fins culturelles ou commerciales tandis hautement spécialisées, qui doivent travailler des appamils à dessiner réunissant cinq
que le dessin industriel, utilisé dans tous efficacement et avec grande précision, il a instruments différents en une seule unité
les secteurs de l'industrie, transmet des fallu tenir compte des locaux et des condi- de grande précision, des tables de références
idées d'ordre technique et pratique. tions de travail. combinées à une table à dessin ajustable

AU DÉBUT DU SIÈCLE AUJOURD'HUI

The Bettman Archive Inc. and Charles Bruning Company (Canada) Limited
Fig. 1.1 La salle à dessin
3
4 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ainsi que des papiers, des toiles ou des


plastiques possédant les qualités désirables
pour la reproduction. Ces améliorations et
ces transformations se continuent au rythme
accéléré du progrès de la technologie mo-
derne.

À travers la longue histoire du dessin indus-


triel, on a vu apparaître bon nombre de
signes conventionnels, d'expressions, d'abré-
viations et de techniques nouvelles. Il est
essentiel que les dessinateurs utilisent les
mêmes normes, afin de garantir j'universa-
lité de ce langage technique qu'est le dessin
industriel. Sous l'égide de l'Association ca-
nadienne de normalisation (CSA) et de
l'American Standards Association (ASA),
des représentants du Gouvernement et des
industries, engagés dans des travaux d'in-
génierie, ont préparé des normes publiées
dans le Mechanical Engineering Drawing
Standards. Ces conventions sont constam-
ment révisées et modifiées selon les bewins.
Tout nouveau dessin devrait se tracer se-
lon les normes et les conventions les plus
récentes. Il existe cependant un grand nom-
bre de dessins encore utilisés dans l'industrie
et qui ont été tracés d'après des normes
canadiennes et américaines périmées. C'est
pourquoi nous avons cru bon, dans le pré-
sent ouvrage, de familiariser l'élève non
seulement avec les toutes dernières techni-
ques, mais aussi avec les méthodes périmées.
Il importe aussi de ne pas modifier les nor-
mes d'un dessin à réviser ou à corriger.
Les renseignements contenus dans ce ma-
nuel sont conformes aux conventions sur le
COMPRESSEUR À PISTONS

Canadian SKF Company Limited R3 CI


Fig. 1.2 Dessin mécanique CIRCUIT DE DROITE r--:-....,,22NK'V--_I8_.'1I2rrV_n~..·_0_5__ AMPLI
o D'ENTRÉE
DE DROITE
-12.8V R5
8.2K
RI
TÊTE DE 10M
PICK·UP R7 ~)JA VERS
Canadian General Electric Company limited lM ........;;;.----U l'ALIMENTATION
Fig. 1.3 Dessin de circuits électriques c.e. -20 V
R2
IOM
R6
8.2K
-12.8V
TR2 AMPLI
CIRCUIT DE GAUCHE -nl-- - - 0
' - - - - ' V \ f V - -.... D'ENTRÉE
R4 -18.2V C2 DE GAUCHE
22K .01

DIAGRAMME D'UN PRÉAMPLI


LE LANGAGE DE L'INDUSTRIE 7
une imprécision peut entraîner de graves ou de la transformation doivent comprendre bre de produits manufacturés, ainsi que les
inconvénients. ce langage précis. Un nombre encore plus plans et les notices de montage ou d'utili-
grand de personnes auront à lire des plans. sation de certains appareils et pour le bri-
Peu d'étudiants en dessin industriel en Même dans la vie courante, une connais- colage.
feront une carrière. Cependant, les futurs sance du dessin industriel sera d'une grande
ingénieurs et tous ceux qui devront œuvrer utilité pour comprendre les plans d'une BIBLIOGRAPHIE
dans les industries de plus en plus com- maison, l'assemblage, l'entretien et les indi- 1. Charles Bruning Company (Canada)
plexes de la construction, de la fabrication cations sur le fonctionnement de bon nom- Limited.
2 LA TECHNIQUE GRAPHIQUE
ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN

Les travaux d'ingénierie débutent dans la parties d'assemblages. Elles n'ont pas pour sentielles en raison de l'utilisation crois-
salle à dessin. Concepteurs ou ingénieurs but de normaliser les pièces connexes, telles sante du microfiImage, qui exige une grande
présentent souvent leurs idées sous forme que les listes de vérification, les nomencla- netteté et une dimension appropriée des
de croquis dont on fera, par la suite, des tures, les diagrammes schématiques, les dia- détails et du lettrage. C'est pourquoi on
dessins aux instruments. Il importe donc, grammes de câblage électrique, les graphi- recommande de se conformer à ces exigen-
pour l'étudiant, d'acquérir une certaine ha- ques de liaison, les dessins d'installation et ces et d'éviter surtout les erreurs communes
bileté à faire des croquis et d'apprendre à d'usinage, les dessins architecturaux et les décrites ci-dessous :
manier les instruments de dessin avec dex- illustrations. a) Finesse exagérée des détails
térité, précision et rapidité.
Ces normes tiennent compte des exigences b) Espaces libres trop restreints
des procédés modernes de reproduction, y c) Lettres et chiffres d'une facture né-
NORMES DU DESSIN INDUSTRIEL1 compris le microfilmage en 35 mm. gligée
Adoptées par l'Association canadienne de d) Caractères disparates
normalisation, ces normes couvrent toutes LETTRES ET CHIFFRES e) Erreurs mal effacées créant des ima-
les phases du dessin industriel. Elles s'ap· ges fantômes
pliquent surtout aux dessins définitifs, qui
ÉCRITURE À MAIN LEVÉE f) Utilisation de crayons, d'encres ou de
comprennent ordinairement des dessins dé- L'écriture doit être lisible, rapide à tracer caractères d'imprimerie d'opacités dif-
taillés de pièces ou d'assemblages, ou de et facile à reproduire. Ces qualités sont es- férentes sur un même dessin.

Aldsworth Studios, Oshawa


Fig. 2.1 Une classe à dessin moderne
9
10 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ABCDEFGHIJKLMNOP ABCDEFGHIJKLMNOP
QRSTUVWXYZ QHSTUVWXYZ
1234567890 1234'67890
Al GROS CARACTÈRES UTILISÉS POUR TITRES, NUMÉROS DE DESSIN ET DESSINS DE GRANDES DIMENSIONS

ABCOE FG HI J KLMN ABCIJEFGHIJKLMN


OPQRSTUVWXY Z OPQRSrUVWXYZ
1234567890 1234.56 '1890
B) CARACTÈRES DE ! POUR DESSINS DE FORMATS A, B ET C

2.1
4
5 11 Sil
/6
&
16
C) LES NOMBRES ET LE SIGNE ({ &» NE DOIVENT PAS TOUCHER LA BARRE
DE FRACTiON

1) CARACTÈRE BÂTON UTILISÉ POUR DESSINS MÉCANIQUES ET ARCHITECTURAUX 878,1-1964

abcdefghijklm nopqrstuvwxyz aJ:u;d~fghiildmnopqrstuvw)(yz

2) ÉCRITURE EN MINUSCULES

Fig. 2.2 Caractères droits et penchés utilisés en dessin

L'utilisation exclusive des majuscules (Fig. plans doivent s'inscrire en caractères plus sions et de types divers, ainsi que des ca-
2.2) facilite l'application de ces normes. On gros, tandis que des caractères plus petits ractères inclinés à des angles différents.
ne recommande pas l'écriture serrée ou sont acceptables dans les tableaux de révi-
Le lettrage instantané est un nouveau
étendue. La préférence va aux caractères sion. Pour éviter toute confusion entre
procédé de décalquage à sec, offrant une
droits, quoique les caractères penchés soient nombres et lettres, dans les numéros de code
grande variété de caractères bien formés se
acceptables, mais il ne faut jamais utiliser par exemple, on recommande d'ajouter des
plaçant rapidement. Ils adhèrent fortement
ces deux genres sur un même dessin. On empattements ou des traits caractéristiques
au papier, au bois, au verre et aux métaux.
recommande une pente de 2;3 pour les ca- comme ci-dessous: On peut les obtenir de différentes couleurs.
ractères penchés. En cas d'erreur, un ruban adhésif ou une
gomme à effacer suffisent pour les enlever.
Les points décimaux doivent être plus
prononcés que les traits des lettres et, à
1 g S Z
moins de les dactylographier, on apposera
ces points à mi-hauteur des nombres.
10 Les diverses lignes utilisées en dessin sont,
Il doit y avoir suffisamment d'espace en quelque sorte, l'alphabet du dessin in-
libre entre les caractères, ainsi qu'à l'inté- dustriel et elles diffèrent toutes, les unes des
rieur des lettres fermées, telles que P et R. On ne souligne pas les notes et autres écri- autres, tout comme les lettres. Les lignes se
L'espacement des lignes d'écriture doit être tures. différencient par leur épaisseur et leur for-
égal à la demi-hauteur des caractères. mation. Elles doivent être très visibles et
APPAREIL DE LETTRAGE contraster entre elles. Le contraste des
Cotes et notes s'inscrivent en caractères lignes est essentiel à la clarté et à la com-
de .120 po (Ys) mais, sur des plans de for- L'utilisation de gabarits à tracer permet d'ob- préhension du dessin.
mats A, B ou C, on peut utiliser des ca- tenir une écriture plus uniforme qu'à main
ractères de .090 po pourvu qu'ils soient levée. Un ensemble comprend ordinaire- Le dessinateur commence par tracer des
bien formés. Les titres et les numéros de ment des gabarits de caractères, de dimen- lignes guides peu prononcées pour délimiter
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN Il

Letra set I~~q


A~ 3cg :~~:
LO

• Enlevez la feuille protectrice et alignez une lettre

--,*S
L8~D.-aD
• Pressez la lettre sur la surface du travail en appuyant avec le doigt puis 1

*
passez légèrement dessus avec un stylo à bille en suivant un mouvement
circulaire.
• Soulevez la feuille avec précaution. La lettre est transférée. Continuez
jusqu'à ce que le mot soit complet.
• Placez la feuille protectrice sur le mot et frottez en appuyant fortement
!
avec le doigt. Ceci est extrêmement important.

ABC-DEF-GHI-JKLM-
Letraset Canada Limited
Fig. 2.4 Lellrage instantané
Charles Rruning Company (Canada) limited
Fig. 2.3 Guides trace·lellre

la forme générale des différentes vues de LARGEUR DES TRAITS le soient d'après les proportions indiquées
l'objet. Ces premiers traits, faciles à effacer, à la figure 2.6. Par exemple, pour les des-
permettent de corriger les erreurs ou d'ap- Pour le tracé à l'encre d'un dessin, on doit sins au crayon, on peut choisir .008, .016,
porter les modifications nécessaires. Ces choisir les quatre largeurs de traits indiquées et .025 pour les dessins de petites dimen-
lignes servent ensuite de guides pour tracer à la figure 2.5. Ils seront fins, moyens, forts sions, et .0125, .025 et .040 pour les dessins
les lignes définitives, selon le code des traits et très forts. Pour les dessins au crayon, de grandes dimensions.
normalisés. il est plus pratique de combiner les traits
fins et moyens et de n'utiliser que deux
largeurs, sauf pour le contour des vues par- TRAITS CONTINUS
TYPES DE LIGNES tielles et des traces de plans de coupe pour
Les divers types de lignes utilisés en dessin lesquelles on utilise des traits très forts. Les traits continus sur les dessins peuvent
mécanique sont illustrés à la figure 2.7. À cette fin, on se sert d'un crayon dur pour être très forts, forts ou fins. Les traits forts
Tous les traits doivent être nets et opaques les traits fins et d'un crayon plus mou pour servent à tracer le contour des détails visi-
pour assurer une bonne reproduction. Toute les traits forts. Les lignes très fortes se tra- bles, les interruptions courtes en lignes bri-
addition ou modification à un dessin dbit cent en deux traits ou plus. La largeur choi- sées ou ondulées et les lignes dito. Les
se faire avec des lignes de même largeu;è et sie peut dépendre de la dimension du dessin; traits fins servent à tracer les lignes d'atta-
d'égale opacité. il importe d'utiliser des traits plus forts pour che, les lignes de cote, les hachures et les
des dessins de grandes dimensions afin d'en lignes brisées utilisées pour les interruptions
conserver la clarté pour la reproduction en longues. Les traits très forts servent à l'i-
dimensions réduites et sur microfilm. dentification des vues partielles et aux tra-
cés de plan de coupe simples.
MM POUCES Pour obtenir un contraste suffisant, on
·16 '006 suggère que les traits choisis à la figure 2.5
·20 ·008 TRAITS INTERROMPUS
·25 '010
'3 Toute ligne décrivant des détails cachés doit
'0125
toujours commencer et se terminer par un
'4 '016 tiret; ce tiret doit toucher les lignes entre
'5 '020 lesquelles il est tracé, à l'exception du cas
·6 ·025 FINS 1 où un tel trait allongerait la ligne continue
'8 ·032 MOYENS 1-6 1 d'une partie visible de la pièce. Les tirets
1'0 '040 FORTS 2'5 1 doivent se rencontrer aux angles. Les arcs
1·25 ·050 TRÈS FORTS 4 3 doivent débuter par des tirets aux points de
1·6 ·063 tangence. Ces détails apparaissent à la fi-
gure 2.8.
Fig. 2.5 Largeur des lignes Fig. 2.6 Proportions de la largeur des traits
12

les traits ci·contre servent à indiquer la


trace de la coupe imaginaire pratiquée sur
PETITE COUPE SIMPlE ~
e ...;p=~,.w-~
la pièce.
COUPES COMPLIQUÉES
Référence: Fig. 6.4

GOUPE DÉCALÉE

Les hachures indiquent les surfaces que l'on


imagine coupées suivant la ligne de plan.
l'espacement et la disposition des lignes
symbolisent le matériau utilisé pour la pièce.
(FIN)
Référence: Fig. 6.5

\tUE PARTiEllE Ce trait continu très fort indique le sens d'ob-


servation et la portion d'une pièce tracée en
vue partielle.
(TRÈS FORT)

On se sert des lignes brisées pour réduire la


longueur de la vue d'une pièce uniforme par
INTERRUPTION LONGUE
la suppression d'une partie de l'objet.
[FORT) Référence: Fig. 2.10
ë'~~"""";""'~","'\2.""',,$.-"""~,-~J"--""<;~

INTERRUPTION COURTE
(À MAIN LEVÉE)

le trait fin interrompu à double tiret court


r-- Ll
indique les positions extrêmes d'une pièce
OU ,,

r
mobile, le contour de pièces adjacentes ou !

PIÈCES ADJACENTES

[FIN)
de pièces en liaison, ainsi que les arêtes et
les contours éliminés par le façonnage.
l
le trait fin interrompu moyen indique les
(FIN)
coutures dans le cuir, le plastique ou les
COUTURES
(FORT)
textiles. le trait fort interrompu moyen sert
ZONES 011 PARTIES DE SURFACES à délimiter les zones ou parties de surfaces,
tandis que le trait mixte très fort sert ail
"~",_~_lli~J!!IÈs,,~Œ~rL==~,,_*
SENTiER OU LIGNE DE TRANSMISSION
traçage de sentiers ou de lignes de trans-
mission.
Fig. 2.7 Alphabet des lignes normalisées
13

Le trait continu fort sert uniquement au tracé


des contours visibles des objets pour que les
formes extérieures (arêtes ou coins) puissent
(FORT) contraster fortement avec les autres détails.

g
le trait moyen interrompu est réservé au
tracé des contours, aux coins et arêtes de
pièces ou de détails cachés (qui ne seraient

(MOYEN)
pas visibles).

Référence: Fig. 2.8


".
D! 1,
TIRETS D'ENVIRON Vs 1 1 ,
, 1

ESPACES D'ENVIRON 1/32

-{-----i--=t ~
(FIN) 1 les traits mixtes fins servent 11 tracer les
axes et 11 désigner le centre de symétrie
~~!~~L _. iïi_~._. ~.____ _ d'objets ou de trous ronds ou symétriques.
TIRETS Deux de ces lignes qui se croisent perpen-
LONGS .1 il 1 l diculairement indiquent une symétrie autour

···~a
4 1 2
COURTS 8" de deux axes. Ces lignes servent aussi 11 tra-
cer des sentiers, des circuits, des cercles
AlTERNATIVE primitifs et des axes de symétrie.
__
-..-.~=~,. .~"~~~~~~~

Référence: Fig. 2.9


TRAIT FIN CONTINU

Les lignes ci-contre prolongent les lignes de


(FIN) contour et servent à recevoir les lignes de
cote. Elles doivent presque toucher les lignes
dont elles sont la continuation et dépasser
la ligne de cote d'environ ifs, les lignes de
Al TERNATIVE cote se terminent par des flèches dont les
pointes sont en contact avec les lignes d'at-
tache. La cote s'inscrit 11 peu près au centre,
dans l'espace libre d'une ligne interrompue,
ou au-dessus d'une ligne continue.

Cette ligne indique la partie d'un dessin à


(FIN) laquelle se rattache une annotation ou autre fORET ~
indication, lorsque cette ligne se rapporte 11
un trou, elle se dirige vers le centre et se
trace à un allgle de 60 45° ou 30°,
0
,

Une tête de flèche indique ulle circonfé-


rence, tandis qu'un point désigne une surface.
Référence: Fig, 5.8

fig. 2.7 Alphabet des lignes normalisées (suite)


14 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

1 1

~~
Al BARRIÈRE Bl SUPPORT DE BOUTEILLE D'ENCRE Cl CAPSULE

"-
'r-
I
,-,+/" 1

-:;J
./
1
~-"
\ i ~__
1
-~L~
2 3 .4 5 6 7 8 9
Fig. 2.8 Lignes de détails cachés

de lignes d'attache des cotes. Dans ce der- longue et uniforme, lorsqu'une vue partielle
LIGNES D'AXE suffit. Ces lignes servent autant dans les des-
nier cas, le prolongement doit être ininter-
Les traits mixtes fins servent à tracer les rompu. sins de détai! que dans les dessins d'assem-
axes de pièces cylindriques, les axes de sy- blage. On recommande les traits à main
Pour les vues de bout, à l'exception des levée, dans les cas suivants: le trait fin en
métrie et les centres. Le dessinateur rem-
très petits cercles, on indique l'intersection zigzags pour les lignes brisées longues, le
place souvent ce trait par un trait continu de deux lignes d'axe au centre d'un cercle
fin pour simplifier son travail, bien qu'on trait fort pour les lignes brisées courtes et
par le croisement de deux traits courts. La la ligne dentelée lorsqu'il s'agit d'une pièce
préfère le trait mixte fin normalisé pour le figure 2.9 illustre l'application de ces tech-
tracé des dessins d'atelier ordinaires. Ces de bois.
niques.
lignes devraient se prolonger sur une courte Les interruptions spéciales pour les pièces
distance à l'extérieur du tracé de la pièce cylindriques permettent, dans certains cas,
ou du détail auquel elles se rapportent. Elles LIGNES BRISÉES de remplacer les vues de bout; autrement
peuvent aussi se prolonger pour démontrer Les lignes brisées illustrées à la figure 2.10 on utilise le trait fort ondulé.
des caractères symétriques ou pour servir servent à raccourcir le dessin d'une pièce
TRACÉ DES LIGNES
Pour tracer des lignes, on doit toujours in-
cliner le crayon dans la direction du trait.
Un droitier incline donc son crayon vers la
droite pour tracer une ligne horizontale de
gauche à droite, tandis que le gaucher au
contraire inclinera son crayon vers la gau-
che pour tracer sa ligne de droite à gauche.
Les lignes verticales se tracent en inclinant
le crayon vers le haut de la planche, pour
Fig. 2.9 Tracé des lignes d'axe tirer les lignes de bas en haut. Les traits
inclinés vers la droite se tracent de bas en
LIGNE CONTINUE LORSQU'ELLE haut, tandis que ceux qui inclinent vers la
SORT DE L'OBJET gauche se tirent de haut en bas. Les gau-

-8
chers doivent procéder inversement.

INSTRUMENTS DE DESSIN
ET LEUR USAGE
CRAYONS À DESSINER
TRACER DEUX PETITS TIRETS Pour le dessin, on utilise des crayons spé-
AU POINT D'INTERSECTION ciaux dont le degré de dureté correspond
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 15

DESSINÉE À MAIN LEVÉE équerres utilisées pour dessiner les lignes


OU AU COMPAS verticales ou inclinées.

DD E3
Il faut toujours bien appuyer la tête du
té contre le côté de la planche, pour assu-
rer le parallélisme des traits. Les droitiers
l'utilisent du côté gauche, tandis que les
gauchers s'en servent du côté droit. Dans
Al COURTE LIGNE BRISÉE - ORDINAIRE Cl REMPLACE LA VUE DE PROFIL D'UNE l'industrie, cependant, la règle parallèle et
PIÈCE CYLINDRIQUE PLEINE l'appareil à dessiner remplacent fréquem-

~.~
ment le té.

TRAITS FINS
~~ LA RÈGLE PARALLÈLE
Cet appareil s'emploie comme un té, mais
Dl REMPLACE LA VUE DE PROFIL D'UNE étant fixé à la planche à l'aide de cordes
PIÈCE CYLINDRIQUE TUBULAIRE retenues par des poulies, il se déplace de bas

DD
en haut sans perdre son parallélisme.

Bl LONGUE LIGNE BRISÉE - ORDINAIRE El BOIS

Fig. 2.10 Lignes d'interruption normalisées (CSA·B78.1-1964)

à un code formé de nombres et de lettres.


Pour tailler les crayons de bois, on se sert
d'un couteau ou d'un taille-crayon mécani- Fig. 2.11 Taille
que, afin de découvrir la mine et de donner des crayons
une forme conique au crayon. Cette mine
est ensuite taillée en cône, en double biseau
ou en simple biseau, à l'aide d'un papier
de verre, d'une ligne fine ou d'un taille-mine. ~
Bon nombre de dessinateurs utilisent des
porte-mine contenant une longue mine qui tiâfB:sr=
sort du crayon à la longueur voulue et que EN CONE EN DOUBLE BISEAU EN SIMPLE BISEAU
l'on taille de la manière habituelle.

LE TÉ
On emploie le té surtout pour tracer les
lignes horizontales et pour supporter les
Fig. 2.12 Alignement du papier
à l'aide du té

Charles Bruning (Canada) Limited


Fig. 2.13 Utilisation de la règle parallèle
16 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Al ÉQUERRE DE 45'

Bl TRAITS VERTICAUX TRACÉS À L'AIDE DE L'ÉQUERRE

Fig. 2.15 Tracé de traits horizontaux et


verticaux à l'aide du té et de l'équerre

Bl ÉQUERRE DE 60' RÈGLES


Les dessinateurs utilisent ordinairement les
règles illustrées à la figure 2.18 pour étaWir
les mesures sur les plans, mais ne s'en ~r­
----1 15 oh.... vent jamais pour tracer des lignes. Il est i~­

L 75°"'--- 1 l "'"
75·
portant pour le dessinateur de faire un d~s­
sin précis à l'échelle et d'indiqùer cette

f-~~::--_l
échelle sur le cartouche.
On indique un dessin en vraie grandeur
par l'annotation 1" ou V.G. Cependant, les
édifices, les navires et les avions exigent des
plans à échelle réduite pour des raisons évi-
dentes. Par exemple, l'échelle utilisée pour
les plans d'habitation est ordinairement de
Y<!" = 1'-0". ,,'
Cl COMBINAISON TÉ ET ÉQUERRES
Par contre, les plans de certains objets
Fig. 2.14 Équerres comme les pièces de montres exigent une
échelle agrandie, afin de les dessiner avec
précision. L'échelle utilisée pour l'aiguille
des minutes d'une montre-bracelet peut fort
bien être de 4" = 1". Des plans plus
ÉQUERRES TABLES ET APPAREILS À DESSINER grands que nature doivent, autant que pos-
sible, inclure une vue axonométrique de
On utilise les équerres avec le té ou la règle Bon nombre de bureaux d'ingénieurs utili- l'objet en vraie grandeur.
parallèle pour élever des perpendiculaires sent des tables et des appareils à dessiner
et tracer des angles. Les équerres les plus spéciaux. Les plans de pièces mécaniques se dessi-
en usage sont celles de 60 ° - 30 et de 45
0, 0. nent souvent à la demi-grandeur, ~" = 1",
Ces deux équerres permettent, ensemble et Les appareils à dessiner, en remplaçant et au quart de grandeur, Y<!" = 1". Il est
séparément, de déterminer les angles en mul- le té, la règle parallèle, les équerres, les à noter que l'échelle d'un plan s'inscrit sous
tiples de 15 0. Les autres angles se déter- règles et les rapporteurs, permettent d'ac- forme d'équation. Le terme de gauche re-
minent au moyen du rapporteur. Par contre, célérer le travail du dessinateur et de ré- présente une dimension du dessin, tandis
l'équerre ajustable, permettant de tracer tous duire les frais. Il y a aussi les appareils que celui de droite indique la dimension
les angles, remplace avantageusement les pour les gauchers, bien qu'ils soient plus correspondante de l'objet, donc ~" sur le
deux équerres et le rapporteur. rares. dessin = 1" sur l'objet.
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 17

Charles Bruning Company (Canada] Limlted

Fig. 2.16 Tables et appareils à dessiner

GABARITS

RÈGLE À CALCUL

FROTTOIR ET LIME

MASQUE À EFFACER TAILLE·MINE MÉCANIQUE

BROSSE DE DESSINATEUR 1"


PORTE·MINE

RAPPORTEUR D'ANGLES

Charles Brunlng Company (Canada] limited COMPAS COMPAS APOINTES SÈCHES


Fig. 2.17 Instruments et accessoires de dessin

ÉQUERRE AJUSTABLE
18 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

~------------------ 1- 5 1 -------------~---e~ RÈGLES GRAPHIQUES


' - - - - - - - - - - - 1:"'0 -----------0+0-- 5 i - - j Lorsqu'on dessine un plan à une échelle
donnée, l'addition d'une échelle graphique
simple, semblable à celle de la figure 2.20,
facilite la reproduction en vraie grandeur
ou à échelle précise, ou donne une indica-
tion visuelle du degré de réduction. L'in-
' - - - - - - - - - - - - - - - - - 6'-9 ---------------------~
dication sur l'échelle graphique est la lon-
gueur exacte du dessin original.
RÈGLE D'ARCHITECTE

~-----------------6~-------------------------~
4
y 10
1

1 1
1t-o--------- 5 ~ ------------l A) ÉCHELLE GRAPHIQUE

RÈGLE D'INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE

10/1 8/1 6 po= 1 PI 1/2

':; ";': ':~"' '!I:,' ,; ', :,' ,'J:, ', ', ;,: ,: ,~ I :,:,~,:,:,:,:';':,:,:,J:" ",:"",,]: i
5/1 4/1 3 po= 1 PI 1/4
1
2/1 2/1 12 PO = 1 PI 1/8

[J,,:,:,: ,l,: ,:,;,:,1, 1/1 1/1 1


3
po= 1 PI 1/12

1.. 117 .. 1 1/2 1/2 4 PO = 1 PI 1/16


RÈGLE D'INGÉNIEUR CIVIL 1
1/5 1/4 2 po= 1 PI 1/24
Fig. 2.18 Règles courantes
1/10 1/8 83 po= 1 PI 1/32

Les règles offrent une variété d'échelles souligne d'un trait ondulé ou on la fait 1
1/20 1/16 4 po= 1 PI 1/48
inscrites sur leurs surfaces. Ces échelles suivre de l'annotation NON A L'ÉCHELLE.
évitent au dessinateur des calculs compli- 3
ETC. ETC. 16 po= 1 PI 1/64
qués pour déterminer les dimensions d'un RÈGLE D'ARCHITECTE
dessin à échelle autre qu'en vraie grandeur.
Cette règle est annotée pour indiquer l'é- 81 po= 1 PI 1/96
chelle (dimension équivalente) en pieds. Le
1
chiffre 3, par exemple, indique que 3" 16 PO =1 PI 1/192
1'-0", et la fraction % indique que %"
B) ÉCHELLES UTILl8ÉES EN DESSIN
1'-0".

ORDINAIRE
Â
A FACE D~GAG~E
RÈGLE D'INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE
Cette règle est annotée pour indiquer l'é-
Fig. 2.20 Indication de l'échelle sur un plan
ÉCHELLES RECOMMANDÉES
Autant que possible, les plans se font en
RÈGLES TRIANGULAIRES chelle (dimension équivalente) en pouces. vraie grandeur, mais lorsqu'il est nécessaire
La fraction %, par exemple, indique que de dessiner à l'échelle, celle-ci sera un mul-
A DOUBLE BISEAU A BISEAUX OPPOS~S BISEAUT~ES %" = 1", et Y2 indique que Y2" = 1". tiple ou un sous-multiple de la grandeur
RÈGLES PLATES réelle.
Fig. 2.19 Profil de différentes règles
RÈGLE D'INGÉNIEUR CIVIL 1. Pour les plans tracés en décimales, on
Cette règle est spécialement conçue pour utilise des n:mltiplicateurs ou des diviseurs
dessiner des cartes et pour tracer des gra- tels que 2, 5 et 10, ce qui permet l'emploi
phiques. Le pouce est subdivisé en 10, 20, d'une règle de 10, 20 ou 50 divisions au
Dans les cas où la plupart des dimensions 30, 40, 50, 60 ou 80, afin de représenter pouce.
ne sont pas à l'échelle, on inscrit NON À des pieds, des verges, des chaînes ou des
L'ÉCHELLE dans la cartouche. Lorsqu'une milles. Cette règle est aussi utile au des- 2. Pour les échelles fractionnaires, il est
seule dimension n'est pas à l'échelle, on la sinateur qui doit coter en décimales. bon d'utiliser les multiplicateurs ou les di-
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 19

LE COMPAS
~CHELLES :
Cet instrument, dont il existe plusieurs mo-
CONSTRUCTION GÉNÉRALE: t PO = 1 PI dèles, sert à tracer les circonférences et les
DÉTAILS: ! PO = 1 PI arcs de grandeurs différentes. Le compas à
ressort, à arc et vis de réglage au centre,
est très en vogue à cause de sa rigidité. Les
circonférences et les arcs de grand diamètre
se tracent à l'aide du compas à verge ou
d'un compas ordinaire muni d'une allonge.
Sur de nombreux compas, le porte-mine est
interchangeable avec des accessoires, dont
le porte-plume. Les figures 2.22, 2.23 et

A) DESSIN DE STRUCTURE

---- ---------------------1
(
-t-
---t--- - -
f
+ - - - +-+--+
\
VOIR D~TAIL A
-1- 1 1

A) DÉTERMINER LES LIGNES D'AXE


ET LES CENTRES DES RAYONS
~ Il'ER'
D~TAIL A
3 PO = 1 PI
-1---

B) DÉTAIL AGRANDI ~'O'TS


B) TRACER LES ARCS ET LES CERCLES
Fig. 2.21 Dessin à double échelle

viseurs de 2, 4, 8 et 16, confonnément aux ÉCHELLES DIVERSES


+ -t---

~
règles graduées en fractions pour les ingé-
nieurs en mécanique, qui permettent un des- Lorsqu'on doit dessiner un détail à une
sin en vraie grandeur, à la demie, au quart, échelle différente de celle qui est indiquée
etc. au cartouche, il importe d'inscrire l'échelle
sous ce détail. L'échelle au cartouche porte C) TRACER LES TANGENTES
3. Les échelles en pieds et en pouces ser- alors la mention «détails annotés excep-
vent surtout aux plans d'architectes. tés ».

INDICATION DE L'ÉCHELLE
DESSINS DE CHARPENTE
L'ochelle d'un dessin s'inscrit toujours dans
le cartouche, suivant l'indication donnée à Une méthode pratique, utilisée dans le des-
la figure 2.20. Cette indication exprime l'é- sin de charpente, consiste à se servir d'une
chelle d'un plan par une proportion entre échelle pour l'ensemble (longueur des piè-
ce plan et la grandeur réelle de la pièce. ces) et d'une échelle agrandie pour les dé- D) COMPLÉTER LE PLAN
Par exemple, l'échelle ~ indique que le des- tails ou l'épaisseur des pièces (Fig. 2.21).
sin est tracé à la moitié de la grandeur Il va de soi que les deux échelles doivent Fig. 2.22 Étapes du tracé d'une vue comprenant
exacte. être clairement indiquées. des cercles et des arcs
20 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

TiRET D'AJUSTEMENT DU COMPAS

---+--- -1--+---

Al TRACÉ D'UNE CIRCONfÉRENCE


MINE - BISEAU JI L'EXTÉRIEUR
Fig. 2.23 Taille el ajustement de la mine d'un
compas

2.24 décrivent comment tailler la mine, TRAITS PRÉLIMINAIRES LÉGERS


comment l'ajuster, et les étapes à suivre
pour tracer les circonférences et les arcs.

COURBES IRR~GUUtRES
OU PISTOLETS
Les courbes irrégulières, c'est-à-dire celles
dont le rayon n'est pas constant, se tracent
à l'aide de pistolets de formes et de gran-
deurs multiples. Les courbes des pistolets
sont formées de divers assemblages d'el-
lipses, de spirales et d'autres courbes ma-
thématiques. Ordinairement, le dessinateur B) TRACÉ D'UN ARC
établit la position d'un certain nombre de
Fig. 2.24 Tracé des circonférences et des arcs
points et utilise le pistolet pour les joindre,
en vue d'obtenir une courbe régulière.

TROUSSES À DESSIN MASQUE À EFFACER OU BOUCLIER


De nombreux dessinateurs possèdent une Ces minces pièces métalliques sont munies
trousse à dessin complète, comprenant or- de diverses ouvertures qui permettent d'ef-
dinairement plusieurs compas, des compas facer un point précis du dessin, rapidement
à pointes sèches avec rallonges, des tire- et avec précision, sans endommager les par-
lignes ainsi que des accessoires pour le ties environnantes.
tracé à l'encre.
RÈGLE À CALCUL
GABARITS La règle à calcul est très utile au dessina-
Pour épargner du temps, les dessinateurs teur pour effectuer rapidement certaines
utilisent souvent des gabarits pour tracer des opérations telles que les divisions, les mul-
Fig. 2.25 Pistolets circonférences et des arcs de petites dimen- tiplications et l'extraction de racines, afin de
sions. On les utilise aussi pour tracer des résoudre des problèmes ayant trait aux sur-
carrés standardisés, des hexagones, des tri- faces, aux volumes, aux poids, à la résis-
angles, des formes elliptiques, ainsi que des tance des matériaux, aux pressions, etc.
COMPAS À POINTES SÈCHES symboles électriques, architecturaux et au-
Le compas à pointes sèches, de formes et tres.
de dimensions variées, est un compas dont
les deux branches sont munies de fines La technique de l'esquisse à main levée ou
pointes d'acier. Il est d'ailleurs possible de
BROSSES croquis est indispensable au dessinateur car,
transformer un compas ordinaire en rem- Une brosse douce est indispensable pour dans l'industrie, il doit souvent présenter ou
plaçant la mine par une pointe. Cet instru- maintenir la propreté. À l'aide de cette tracer un croquis de son idée ou avant-
ment sert surtout à reporter des séries de brosse, le dessinateur enlève les résidus de projet, avant d'en faire un dessin aux ins-
longueurs égales et à diviser des lignes en la gomme et les poussières, évitant ainsi de truments. Il peut ainsi communiquer sa
parties égales. salir le dessin avec ses doigts. pensée au cours de discussions au sujet de
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 21

Fig. 2.26 Réunion d'une série de points


à l'aide du pistolet et de l'équerre

gure 2.27 indique la manière de tracer les


lignes horizontales, verticales et obliques.
Les objets étant formés de surfaces pla-
nes et courbes, les lignes qui servent à les
décrire seront donc des droites et des cour-
bes. Il ne faut pas tracer de longues lignes
en un seul trait. Il est préférable d'établir
des points de repère que l'on peut ensuite
joindre à l'aide de traits courts et légers.
Pour dessiner une ou plusieurs vues, il
est préférable de tracer légèrement un carré
ou un rectangle proportionnel aux dimen-
sions de l'objet. On y trace légèrement le
contour de l'objet et on complète les détails
de la forme.
La figure 2.27 (3 et 4) présente deux
méthodes pour tracer des circonférences. La
figure 2.30 illustre comment réussir des cro-
6

--- ~ ~
12
34
~ Fig. 2.27 Esquisse de lignes et de circonférences

+œ *® A

pièces ou d'ensembles mécaniques. La prati-


que de l'art du croquis aide l'étudiant à amé-
liorer son sens des proportions et de l'ob-
servation. Cette pratique est aussi très utile B
pour l'initier aux notions fondamentales de
la technique et aux procédés du dessin in-
dustriel.
Le croquis se trace à l'aide d'un crayon
Fig. 2.28 Esquisse d'une figure
/~
mou (HB, F ou H). Une feuille de papier
ordinaire suffit pour les premiers exercices. formée de lignes droites l
Pour réussir un croquis à l'échelle avec pré-
cision, on peut utiliser des feuilles de pa-
pier quadrillé ou papier graphique. La fi- c
22 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 2.29 Esquisse d'une ligure formée


d'lin ensemble d'arcs el de cercles
Al PAPIER À ESQUiSSE ORTHOGONALE

quis en projections orthogonales ou axono-


métriques à l'aide de papier graphique.

L'industrie requiert ordinairement plusieurs


exemplaires d'un dessin. C'est pourquoi on
utilise un papier translucide ou papier à
calquer qui permet d'en tirer des exemplai-
res en bleu ou en blanc. Les reproductions
étant rarement requises dans une école de
dessin, on se sert plutôt d'un papier à des-
sin blanc ou chamois.

PAPIER BOND
Il s'agit d'un papier un peu translucide, uti-
lisé dans les écoles ou pour les premiers
tracés, à cause de son coût peu élevé. Il
est satisfaisant pour le dessin au crayon,
mais il résiste mal à la gomme et au vieil-
lissement.

VÉLIN
Le papier vélin est plus coûteux; il résiste B) PAPIER A ESQUISSE ISOMÉTRiQUE
bien à la gomme et on peut l'utiliser pour
le dessin au crayon ou à l'encre. Fig. 2.311 Papier il esquisse
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 23
li : LONGUEUil TOTALE

li : LONGUEUR NOMINALE

W : LONGUEUil OU CADRE DU DESSIN

r-----.-----t·"==~wl
1 ..... .....
.....
j
,",,0-1 cc
c c:r: ....c:r:
IJ.I

....
c:r: 2: ....<:::>
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i
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l -rr-J--[E
~_ _.l..-.-_ _ _ ""Cl c:r:
......
c:r: c:r: -'
..
N ,... X

$r; 12 HI 17 10V2
18 23 22
24 36 22 34 21 33
36 46 34 44 33 43
B

Fig. 2.32 formai normalisé des dessins TOILE


Fig. 2.31 Élapes du traité d'un croquis orthogonal [CSA·B78.1·1964)
On emploie la toile pour faire des dessins
plus durables. Elle est excellente pour les
GRANDEUR NOMINALE
'\ r CADRE DU DESSIN tracés à l'encre et pour le tirage de plu-
sieurs exemplaires.

D
8 1 7 1 6 1 5
• '" Il 3 1 2 1 1
NOMENGLATURE
D
HERCUlÈNE
Nom commercial d'une pellicule à dessin
,
1
t extrêmement résistante et d'une grande sta-
f- - bilité. On l'utilise pour tracer des plans su-
ESPACE RÉSERVÉ jets à modification et elle est excellente
C À LA NOMENCLATURE C pour le travail au crayon et à l'encre.

.. ET AU CARTOUCHE ~
, ....
'"'" FORMATS NORMALISÉS DES DESSINS
B '"
~
co B
1
t
0
1
"" BASE DES FORMATS NORMALISÉS
- No COMMANDE - En Amérique du Nord, la dimension des
dessins s'établit d'après la grandeur moyenne
A
des en-têtes commerciaux en usage, soit sur
A
papier 8 Yz po sur Il po, ainsi qu'en fonction
VÉRIFICATION RÉFÉRENCE INoDESSIN
de la largeur des rouleaux de papier et de
8 1 7 1 () 1 5 f 1 3 i 2 1 1 toile, soit 36 po et 42 po de largeur, ce
'" qui réduit les pertes du découpage au mi-
nimum.
24 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

FORMATS NORMALISÉS des dessins plus grands. Les zones s'iden- a) Le numéro du plan
tifient horizontalement par des nombres et b) Le nom de la compagnie ou de l'en-
La figure 2.32 illustre les formats normali- verticalement par des lettres. La numéra- treprise
sés des dessins. tion devrait se faire de droite à gauche et c) Le titre ou la désignation
l'ordre alphabétique de bas en haut (Fig. d) L'échelle
DIMENSIONS DES MICROfilMS 2.33). On peut donc identifier un détai!
par une lettre suivie d'un nombre, B3 par Il importe aussi de prévoir l'espace néces-
Le rapport entre la largeur et la longueur exemple. saire pour des renseignements supplémen-
d'un microfilm de 35 mm étant de 1:5, il taires tels que le titre, les dates, les signa-
importe de préparer des dessins approchant tures d'approbation, le format du dessin,
ces proportions, pour en tirer le meilleur
ANNOTATIONS DANS LA MARGE le numéro de commande ou de contrat, les
profit possible. C'est pourquoi on préfère En plus des zones, on peut inscrire dans les références à d'autres documents et enfin les
les dessins de formats B et D pour le travail marges, des indications pour le pliage du jeux et les tolérances, le tout selon le car-
ordinaire. plan, une échelle graphique pour faciliter touche illustré à la figure 2.34. À l'école,
la reproduction à une grandeur déterminée le cartouche est souvent disposé en bordur~
et enfin, des marques médianes pour centrer au bas des feuilles de dimensions A et B
CADRE DU DESSIN (Fig. 2.35).
le plan lors de la microcopie.
Le cadre entoure le dessin, y compris le
cartouche et les autres tableaux. CASE DE NUMÉROTAGE SUPPLÉMENTAIRE
CARTOUCHES ET NOMENCLATURES
On prévoit ordinairement un espace d'envi-
GRANDEUR NOMINALE ron 1% po sur ~ po au-dessus du car-
CARTOUCHE
La grandeur nominale d'un dessin comprend touche pour y inscrire le numéro du plan en
Le cartouche se situe à l'angle inférieur double. Après pliage, la reproduction porte
une marge à l'extérieur du cadre du dessin
droit de la feuille et devrait contenir les ce numéro au coin supérieur droit du pre-
et correspond à la grandeur d'après laquelle
renseignements suivants: mier panneau, ce qui facilite le classement
on découpe les exemplaires.
aux dossiers.
GRANDEUR TOTALE Ce numéro supplémentaire peut aussi
s'inscrire dans la marge lorsque l'espace le
On recommande cette dimension pour le permet.
papier et la toile à tracer, afin d'avoir une
marge protectrice pendant le tracé du des-
sin. NB REP. GRANDEUR NOMINALE MATIÈRE PLIAGE DES EXEMPLAIRES
Les exemplaires se plient en format 8~ po
NOM DE LA COMPAGNIE
sur Il po pour faciliter la manutention,
DISPOSITION CONVENTIONNElLE l'expédition par la poste et le classement.
ENSEMBLE
Le cartouche et le numéro supplémentaire
GÉNÉRAlITÉS SOUS· ENSEMBLE -
doivent apparaître sur le premier pli du
---_..
La figure 2.33 illustre une disposition con- No DÉTAIL ..... plan, et le dernier pli se place sur le des-
ventionnelle sur une feuille à dessin. Pour sus pour éviter d'y insérer d'autres docu-
USINAGE ments par inadvertance.
les feuilles imprimées à l'avance, on reçom-
mande que l'impression se fasse en dimen- UTILISATION La figure 2.36 illustre les méthodes re-
sions nominales et que les coins soient ar- MATIÈRE JEU DES MATRICES _ _ _ _ _
commandées pour le pliage des exemplaires
rondis pour prévenir cornes et déchirures. TOLERANCES: TOUTE DIMENSION FRACTIONNAIRE + ,010;
de format régulier.
TOUTE OIMENSION DÉCIMALE + ,0005 A MOINS O'AVIS CONTRACRE
DISPOSITION DESSINÉ PAR
On recommande d'inclure des marques de
ZONES VÉRIFICATION VÉRIFIÉ PAR
ÉCHELLE DATE
pliage dans les marges de feuilles à dessin
Pour faciliter la référence aux différents REPRODUCTION DATE de dimension B ou de dimensions plus
détails d'un plan plus grand que la dimen- grandes, imprimées à l'avance. Des annota-
sion B, on peut établir des zones en subdi- NB FEUILLESI FEUILLE 1 NO tions telles que 1er pliage, 2e pliage, etc.,
visant les marges en longueurs de 4Y<1 po doivent identifier ces marques, même si elles
sur 5~ po ou de 8~ po sur Il po pour coïncident avec des zones.
Fig. 2.34 Cartouche type

ADRESSE NOM DE l'ÉCOLE SECTION DE DESSIN INDUSTRIEL

DESSIN DÉSIGNATION ÉCHELLE NOM DATE CLASSE

Fig. 2.35 Cartouche ell bordure


LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 25

PLIAGE SIMPLE
2' PLIAGE

1"' PLIAGE
1) FORMAT B
2) FORMAT C

2" PLIAGE 3" PLIAGE

1"' PLIAGE
4" PLIAGE

2" et 39 PLIAGES
3) fORMAT D
Fig. 2.36 Pliage des exemplaires

Aucun détail important ne doit se tracer tirer autant d'exemplaires que l'on désire. pour être ensuite rincé à l'eau et asséché
près d'un pli, car il risquerait de perdre sa L'original est conservé au dossier, comme de nouveau, d'où il est glissé sur une table
netteté. document permanent du concept. Dans un pour y être découpé. Il s'agit donc d'un
bureau de dessinateurs, les premiers des- procédé continu qui s'adapte mal au tirage
sins peuvent se préparer sur du papier à d'exemplaires isolés, car il s'ensuivrait un
FIXATION DE LA FEUILLE dessin, mais le plan final se trace toujours gaspillage considérable de papier.
À LA PLANCHE sur un papier calque ou sur la toile. Pen-
dant longtemps, les plans se traçaient à DIAZO
Le dessinateur industriel fixe ordinairement l'encre sur de la toile. Aujourd'hui, on uti-
sa feuille à la planche, à l'aide de punaises lise généralement le crayon et le papier Il existe deux méthodes de développement
ou de ruban adhésif, et ne l'enlève qu'une calque, le travail à l'encre étant réservé pour ce procédé: la méthode humide et la
fois le travail terminé. À l'école, on utilise pour des dessins spéciaux ou pour des re- méthode à l'ammoniac. Dans la méthode
du ruban adhésif ou des pinces à ressort productions de qualité supérieure. humide, le papier exposé est entraîné dans
pour éviter d'endommager les planches, à un bain révélateur par un jeu de rouleaux,
cause des changements fréquents de feuille. pour être ensuite séché à l'air libre ou sur
Avant d'attacher une feuille, il faut ali- PROCÉDÉS DE REPRODUCTION une plaque chauffante qui fixe le dévelop-
gner le bas ou le haut avec le bord supé- pement.
rieur du té, de la règle parallèle ou de la BLEUS
règle horizontale de l'appareil à dessiner. La méthode à l'ammoniac diffère en ce
Pour replacer un dessin partiellement tracé, Dans certains secteurs de l'industrie, on que le papier exposé est entraîné au-dessus
il faut aligner un des traits du dessin plutôt préfère les plans au bleu. Cependant, le d'une plaque perforée sur laquelle on vapo-
que le bord de la feuille. procédé diazo remplace avantageusement rise des gouttes d'ammoniac, pour donner
cette méthode, en donnant des reproduc- des vapeurs qui développent le dessin. Cette
tions sur fond blanc. formule est mieux adaptée aux besoins des
bureaux d'ingénieurs, car elle exige moins
Le tirage des bleus se fait en exposant le d'opérations et offre un choix plus varié
En atelier, les ouvriers travaillent d'après papier à un éclairage d'intensité contrôlée, de finis.
des exemplaires tirés du plan original. C'est puis il est développé dans une solution de
pourquoi les dessins doivent être préparés dichromate de potassium et séché sur un Les deux méthodes nécessitent l'utilisa-
sur papier ou toile translucides dont on peut rouleau chauffé au gaz ou à l'électricité, tion d'un papier à dessin translucide pour
26 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

PROCÉDÉ ÉlECTROSTATIQUE
Ce procédé sert surtout à tirer des exem-
plaires à partir d'une feuille opaque, telle
qu'une page de livre, qu'une machine à
diazocopie ne peut reproduire. Cependant,
en utilisant un matériel translucide, il est
ensuite possible avec cet original de repro-
duire des copies supplémentaires par la dia-
zocopie.

MICROCOPiE
Il s'agit d'un procédé photographique par
lequel le dessin est enregistré sur un négatif
(ordinairement de 35 mm), On place en-
suite ce négatif en lieu sûr, habituellement
dans une voûte souterraine, afin de conser-
ver les plans d'ingénierie qui pourraient
être reproduits s'il survenait un désastre
quelconque à l'usine ou au bureau des des-
sinateurs.

Certaines entreprises montent leurs micro-


films sur des cartes à fenêtres, dont la lec-
ture se fait à l'aide d'une visionneuse qui
donne une image suffisamment agrandie,
pour que le dessinateur puisse en tirer les
renseignements dont il a besoin. Pour obte-
Norman Wade Company limited nir des exemplaires, on utilise une VISIOn-
Fig. 2.37 Machine Il diazOCopief neuse-imprimante sur place ou les services
d'une maison spécialisée.

Ces cartes permettent aussi d'expédier


par la poste,. des plans d'une usine à l'au-
obtenir d'excellentes reproductions. On peut ment ou aux besoins précis d'une indus-
tre, à un coût moindre que pour des plans
tirer des exemplaires valables à partir d'un trie.
de grandeurs ordinaires.
papier plutôt opaque, lorsque l'intensité lu-
mineuse est suffisante. 2. Les papiers plus légers, de 14 à 16 lb,
permettent de réduire les frais postaux et
DESSIN PHOTOGRAPHIQUE
d'économiser l'espace dans les classeurs.
VAPEURS Plusieurs méthodes ont été mises au point
COPIE DÉVELOPPtE 3. Du papier recouvert d'une pellicule de
D'AMMONIAC pour éviter la tâche fastidieuse de refaire un
matière plastique protège les exemplaires
SURFACE SENSIBLE SOLUTION plan corrigé:
SUR LE DESSUS AMMONIAQUE exposés à la saleté, à l'usine ou sur le chan-
tier, et sujets aux durs traitements. 1. Pour des corrections mineures, on mas-
que les parties du plan à l'aide d'une sépia.
4. Enfin, il y a des matériaux intermé-
LAMPE
Les parties ainsi effacés sont ensuite redes-
diaires: toile, pellicule d'acétate ou à base
BRillANTE sinées conformément aux changements dé-
de nylon. Parmi ceux-ci, le mylar connaît
CYLINDRE sirés.
DE VERRE
un grand succès car, étant presque indes-
tructible, on peut y corriger les dessins à 2. Pour des surfaces plus importantes, on
loisir et il résiste aux durs traitements. De peut utiliser différentes méthodes. L'une
Fig. 2.38 Procédé de reproduction. Les rouleaux ell'
plus, il est le seul matériau de sa catégorie d'elles consiste à masquer Je plan avec une
trainen! le dessin e! le papier sensible autour de
la lumière. Le dessin es! ensuite rejeté et la feuille offert en différentes épaisseurs, sépia, à l'exception de la partie à modifier.
sensibilisée es! entrainée dans un bain de vapeurs En soumettant le tout à l'éclairage de la
On trouve dans le commerce des machi- machine à diazocopie, l'émulsion à décou-
d'ammoniac.
nes à diazocopie de toutes les dimensions, à vert est blanchie et la partie à modifier peut
Pour répondre aux besoins actuels, on a partir du modèle format lettre jusqu'à la
être redessinée.
mis au point une grande variété de papiers machine de 54 po, qui livre les exemplaires
pour le procédé diazo : à l'avant ou à l'arrière, sépare le dessin de 3. Dans certains cas, il est possible de
la reproduction automatiquement, s'arrête faire un photomontage, en se servant des
1. Le papier ordinaire (20lhlb) se pré- d'elle-même à la fin du cycle, et possède parties de divers dessins et même de simili-
sente dans un choix de couleurs de fond : plusieurs autres caractéristiques qui font gravures ou de fiches techniques publiées
rose, vert, bleu, jaune et blanc. Ces couleurs que la diazocopie est le procédé le plus dans des revues. Une fois le montage ter-
servent à différencier les reproductions des- avantageux pour la reproduction de dessins miné, on obtient un originai soit à partir
tinées, par exemple, aux ingénieurs seule- industriels. d'un négatif photographique, pour obtenir
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRA TIQUE EN SALLE À DESSIN 27

Finesse du grain - Caractéristique impor-


tante surtout pour les microfilms, qui per-
met de séparer des détails très rapprochés.
Fini ou surface matte - Fini dépoli qui ne
brille pas.
Fond - Décoloration ou nuance plus claire
apparaissant sur la surface exposée du ma-
tériel de face.
Gamme d'exposition - Gamme de temps
d'exposition pour obtenir un exemplaire va-
lable.
Gondolage - Courbure d'une feuille ordi-
nairement du côté des fibres plus courtes.
~Iorman Wade Company limited
Grain du papier - Fini plus ou moins ru-
2.39 Classeur il tiroirs gueux du papier qui le rend plus ou moins
propre au dessin au crayon ou à l'encre.

Image inversée - Cliché ou reproduction


un positif ayant les dimensions requises, quelle on obtient des négatifs sur fond bleu, qui, inversé par rapport à l'original, pour-
soit en utilisant le procédé « Autopositive )}. à partir d'un positif. rait se lire à l'aide d'un miroir.

Cliché par projection - Cliché agrandi ou Image normale - Cliché ou reproduction


4, Des améliorations apportées à ces pro-
réduit obtenu par la projection de l'image qui se lit dans le même sens que l'original.
cédés libèrent le dessinateur d'une tâche
monotone et lui permettent de se consacrer d'un négatif sur une pellicule sensible.
Jaunissement - Coloration des parties blan-
à des tâches plus créatrices. Contraste - Différence dans les tons d'un ches d'un exemplaire au diazo, en raison du
dessin imprimé. vieillissement sous l'action de la lumière.
SYSTÈMES DE CLASSEMENT Copie intermédiaire - Copie obtenue par Montage - Exemplaire composé d'un as-
un procédé de reproduction pour servir d'o- semblage de pièces détachées provenant de
Le classement des plans d'ingénierie ne com- deux ou de plusieurs plans.
riginal et sur laquelle on peut faire des
porte ordinairement qu'un système de clas-
changements qui épargnent du temps au
sement à plat, genre tiroir, ou un classeur Mylar - Marque déposée pour une pelli-
dessinateur .
vertical tant pour les originaux que pour cule de type polyester d'une grande résis-
les reproductions. Densité - Signifie en général les tons plus tance et très stable. Cette pellicule sensibi-
ou moins foncés d'une image. lisée s'utilise comme matériel intermédiaire.
Pour le classement à plat, il existe des
meubles de grandeurs diverses munis de Dépouillement - Phase de la copie dans Négatif - Image obtenue ordinairement sur
différents tiroirs, en multiples de 8Yz po les procédés photo-mécaniques au cours de pellicule ou sur un matériel translucide et
sur Il po, les plus grands pouvant être sub- laquelle sont dissoutes les parties de colloï- qui donne des tons clairs et foncés inversés,
divisés à volonté. des non insolées (affectées par la lumière). par rapport à l'original.
Les autres parties demeurent sur la forme
Les classeurs verticaux consistent habi- et servent à la reproduction. Offset - Variante de la lithographie basée
tuellement en un système quelconque de sur la répulsion de l'eau et des matières
pinces permettant de suspendre les plans. Diazocopie ou di31zotypie appelée aussi hé- grasses. Les parties non écrites prennent
liocopie ou héliographie - Procédé de re- l'eau, les parties écrites prennent l'encre et
Ces classeurs ont l'avantage de réduire production aux colorants, habituellement repoussent l'eau. Le procédé utilise un dé-
la manutention, qui endommage les origi- sur fond blanc, utilisant des réactions su- caïque intermédiaire sur une feuille de ca-
naux ou les exemplaires. De plus, leur ca- bies par des sels diazoïques. On peut aussi outchouc ou blanchet enroulé sur un cy-
pacité au pied carré est plus grande que obtenir des impressions en brun, noir, rouge lindre.
celle des classeurs à tiroirs. ou violet.
Opacité - Propriété d'une feuille de papier
Dos-carbone - Méthode pour améliorer la qui ne laisse pas passer la lumière et qui
TERMINOLOGIE DU PAPIER À DESSIN qualité du tirage d'un plan et qui consiste empêche de voir ce qu'il y a au verso.
à insérer une feuille de papier carbone sous
ET PROCÉDÉS DE REPRODUCTION:! le papier-calque, de façon à reproduire le Opaque - Qui s'oppose au passage de la
plan au verso. lumière.
Autopositive - Marque déposée de maté-
riel photographique qui permet, en une Papier-calqne_ - Papier plutôt translucide,
Durée ume - Période de temps après la-
seule opération, d'obtenir une impression d'une texture très uniforme, utilisé pour le
queUe un matériel sensible est inutilisable.
positive à partir d'un original positif, et une dessin au crayon ou à l'encre. Le papier-
image négative d'un original négatif. Film positif - Pellicule transparente sur calque naturel doit sa transparence unique-
laquelle apparaît une image positive. Sou- ment à la composition uniforme du papier,
Bleu - Méthode de reproduction utilisant vent employée pour obtenir une reproduc- résultant du traitement des fibres pendant
des sels de fer sensibles à la lumière par la- tion sur fond blanc. la fabrication.
28 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Photocopie - Reproduction ou cliché ob- transparence ou par réflexion, selon le pro- Vélin - Papier très blanc, de pâte très fine
tenu par l'action de la lumière sur des ma- cédé utilisé. et translucide, utilisé pour la préparation
tériaux photographiques. d'originaux.
Traçage - Opération consistant à exécuter
Tirage ou insolation - Procédé commun sur le bloc brut, à l'aide d'un stylet, le con-
aux méthodes de reproduction, sauf en ther- tour de la pièce soumise à l'usinage. BIBLIOGRAPHIE
mocopie, par lequel on obtient une image
1. CSA-B78.1 - 1964, Mechanical Engineer-
latente sur une sunace sensible, par l'appli- Transformation - Étape de fabrication pen-
ing Drawing Standards (Second Edition).
cation de rayons lumineux ultraviolets ou dant laquelle le rouleau de papier sensibi-
infrarouges. lisé est découpé en feuilles ou en rouleaux 2. Norman Wade Company Limited.
de plus petite dimension. 3. Manuel pratique de reproduction docu-
TIrage par contact - Exemplaires de mê- mentaire et de sélection, Fédération In-
me dimension que l'original obtenus en pla- Translucide - Qui est perméable à la lu- ternationale de Documentation, publié
çant ce dernier en contact avec le papier mière, la laisse passer, mais ne permet pas avec le concours de l'U.N.E.S.C.O., Pa-
sensible pendant l'insolation, qui se fait par de distinguer nettement les objets. ris, Gauthier-Villars Éditeurs, 1964.
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 29

4 3
o 3 6 9

(A)

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CC)

Fig. 2.40 Exercice de lecture des échelles


30 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

-,----,--1~~-----------7~------------~'1 2

Fig. 2.41
Gabarit

Fig. 2.42
Gabarit -100 M
M

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ft 8 1---------8 1
4

-Ico
Fig. 2.43
Gabarit

DIA I~
LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 31

Fig. 2.44
Polygone irrégulier

TRACER CE POLYGONE IRRÉGULIER


ET NOTER LES LONGUEURS LM ET AM

Fig. 2.45 Dessins d'incrustation

CARRÉ ~
16

3
i6

3" ENTRE LES


POINTES

o E
F
32 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

T
M~

III

POUTRE EN 1 CORNIÈRE A AILES INÉGALES PROFILÉ EN U PROFILÉ EN Z

Fig. 2.46 Formes d'acier de structure

VUE ARRI~RE ILLUSTRANT


LE BATI D'UNE PORTE
DE CLOTURE

DÉTAIL AGRANDI
D'UN POTEAU ET
D'UNE TRAVERSE
TRAVERSE HAUTE

ÉCHARPE ---II:,.#JI"1;;;;;;~::S~~~
MONTANT - - - I I
TRAVERSE BASSE
1 x 6

--...-....

....
-~-
-, r
1 1
-J L
......._ _........._ _L.....I'--""T".&......I J

"2
1--------- 47 ----------l

Fig. 2.47 Porte de clôture


LA TECHNIQUE GRAPHIQUE ET LA PRATIQUE EN SALLE À DESSIN 33

Fig. 2.48 Plaque graduée

Fig. 2.49 Vue de côté d'une bobine de 200 pieds

D~TAIL AGRANDI ILLUSTRANT LA


M~THODE DE CLOUAGE DES GOUSSETS GOUSSET /2X /8x t

GOUSSETS DES DEUX COT~S

GOUSSET /2x /2X t

2 x 4

24'-0

Fig. 2.50 Ferme


LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE

Office du film du Québec par le Ministère de la voirie et des travaux publies


Fig. 3.1 Une section de l'échangeur Turcoi dans le sud-ouest de Montréal

Les appareils et les accessoires décrits au tracer les hexagones et les formes ellipti- 2. Sur CD inscrire la ou les distances dé-
chapitre 2 permettent de tracer à peu près ques. terminées de la ligne AB, à l'aide d'une règle
toutes les lignes requises en dessin industriel. ou d'un compas.
Cependant, le dessin et la solution de pro-
TRACÉ D'UNE LIGNE OU 3. Utiliser le té ou une équerre comme
DE PLUSIEURS PARALLÈLES base parallèle à CD. Sur cette base, placer
blèmes à l'aide de graphiques et de dia- une équerre dont l'un des côtés coïncidera
grammes font souvent appel à des construc- À UNE OBLIQUE DONNÉE, À UNE avec AB.
tions géométriques, surtout lorsque le dessi- OU À DES DISTANCES DÉTERMINÉES 4. Faire glisser cette équerre sur CD, jus-
nateur ne dispose pas d'appareil à dessiner, 1. Connaissant la ligne AB, élever une qu'au point inscrit (ou plusieurs) et tracer
d'une équerre réglable ou de gabarits pour perpendiculaire CD à la ligne donnée AB. la parallèle à AB.

35
36 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

c perpendiculaire à AB et la divisera en deux SUBDIVISER UNE DROITE


parties égales.
B EN PARTIES ÉGALES
Subdiviser, par exemple, la droite AB en
douze parties égales.
1. Du point A, élever une perpendiculaire
à AB.
2. Ajuster une règle pour que le nombre
A B requis de subdivisions (1~) soit compris en-
tre le point B et la perpendiculaire. Mar-
quer ensuite ces subdivisions par de légers
o traits verticaux.
3. De ces subdivisions, élever des perpen-
diculaires à la ligne AB.
Fig. 3.4 Bissection d'une droite

B BISSECTER UN ANGLE
1. Soit l'angle ABC. Du sommet B, tra-
cer un arc rencontrant BC au point D et
BA au point E.
2. Des points D et E, tracer deux arcs se
rencontrant au point F.
3. La ligne BG passant par F est la bis-
o sectrice désirée.

Fig. 3.2 Tracé de parallèles à l'aide d'équerres


Fig. 3.7 Subdivision d'une droite en parties égales
G

TRACÉ D'UNE DROITE TANGENTE CONSTRUIRE UN HEXAGONE


À DEUX CERCLES CONNAISSANT LA DISTANCE
Placer l'arête supérieure d'un té ou d'une B~~------~----
ENTRE LES CÔTÉS
règle presque en contact avec les deux cer- 1. Tracer deux axes l'un vertical et l'au-
cles et tracer la tangente commune. Des per- Fig. 3.5 Tracé d'une bissectrice tre horizontal.
pendiculaires à cette tangente, passant par
2. Du point de rencontre, tracer légère-
les centres, déterminent les points de tan-
gence Tl et T 2 •
BISSECTER UN ARC ment le cercle de rayon égal à la demi-dis-
tance entre les côtés.
1. Soit l'arc AB. Régler le compas pour
un rayon plus grand que ~ AB. 3. À l'aide de l'équerre de 60°, tracer
six rayons formant des angles égaux.
2. Utilisant A et B comme centres, tra-
cer deux arcs qui se rencontreront de part
et d'autre de l'arc AB. Une droite passant
par les deux points C et D divisera l'arc AB
en deux parties égales.

Fig. 3.3 Tracé d'une droite tangente à deux cercles

BISSECTER UNE DROITE


1. Soit la ligne AB. Régler le compas B
pour un rayon plus grand de ~ AB.
2. Utilisant A et B comme centres, tracer
deux arcs dont les points d'intersection se-
ront de part et d'autre de AB. Une droite Fig. 3.8 Tracé d'un hexagone connaissant
passant, par les deux points C et D, sera Fig. 3.6 Bissection d'un arc la distance entre les côtés
LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE 37
4. De ces rayons, tracer six tangentes au 2. Tracer des tangentes verticales et ho- CONSTRUIRE UN POLYGONE RÉGULIER,
cercle inscrit. rizontales.
CONNAISSANT LA LONGUEUR
3. À l'aide de l'équerre de 45 0 , tracer D'UN CÔTÉ DONNÉ
CONSTRUIRE UN HEXAGONE, des tangentes formant des angles de 45 0
Soit un polygone ayant sept côtés.
CONNAISSANT LA DISTANCE avec l'horizontale.
1. À partir du côté AB utilisé comme
ENTRE LES SOMMETS rayon, tracer un demi-cercle. Subdiviser ce
1. Tracer des axes vertical et horizontal. demi-cercle en sept parties égales, à l'aide
Du point de rencontre, tracer légèrement le CONSTRUIRE UN OCTOGONE, d'un rapporteur ou du compas à pointes
cercle passant par les sommets. CONNAISSANT LA DISTANCE sèches.
2. De la deuxième subdivision à gauche,
2. À l'aide de l'équerre de 60 0 , marquer ENTRE LES SOMMETS tracer le rayon Al.
six points formant des angles égaux sur la 1. Tracer des axes vertical et horizontal 3. Tracer des rayons en passant par les
circonférence. et tracer légèrement le cercle de rayon égal subdivisions 3, 4, 5 et 6 et les prolonger
à la demi-distance entre les sommets. comme il est indiqué sur la figure.
3. Joindre ces points par des cordes.
4. Utilisant toujours le côté AB comme
2. À l'aide de l'équerre de 45 0
, tracer rayon, du point B comme centre, détermi-
des rayons entre les deux axes. ner le point C sur le prolongement du rayon
3. Joindre les rayons à l'aide de cordes. A6. Du point C, utilisant toujours AB com-
me rayon, déterminer le point D sur le pro-
longement du rayon AS. Faire de même
pour déterminer les points D et F.
5. Joindre ces points à l'aide de droites.
Ce procédé s'applique à tous les polygones
réguliers.

"C
DISTANCE ENTRE LES SOMMETS

Fig. 3.9 Tracé d'un hexagone connaissant la


distance entre les sommets
Fig. 3.11 Tracé d'un octogone connaissant la A
distance entre les sommels
CONSTRUIRE UN OCTOGONE. Fig. 3.13 Construction d'un polygone régulier
CONNAISSANT LA DISTANCE connaissant la longueur d'un côté donné
ENTRE LES CÔTÉS
INSCRIRE UN OCTOGONE RÉGULIER
DANS UN CARRÉ
1. Tracer des axes vertical et horizontal.
1. Tracer les diagonales AC et BD du
INSCRIRE UN PENTAGONE RÉGULIER
Du point de rencontre, tracer légèrement un
carré donné. DANS UN CERCLE
cercle de rayon égal à la demi-distance en-
tre les côtés. 1. Soit le cercle O. Tracer le diamètre
2. Utilisant les coins comme centres, tra-
AB, et du centre 0 élever la perpendicu-
cer des arcs de cercle d'un rayon égal à la
laire à AB.
V:z diagonale intersectant les côtés du carré.
2. Déterminer le point D, par la bissec-
3. Joindre les points d'intersection. tion de la ligne OB.
3. Du point D comme centre, utilisant
DC comme rayon, tracer l'arc CE, le point
E étant sur AB.
4. Avec C comme centre, utilisant CE
comme rayon, tracer l'arc CF, le point F
étant sur la circonférence du cercle cir-
conscrit.
5. Utilisant la corde CF comme mesure,
reporter cette longueur sur la circonférence
pour déterminer les autres points et inscrire
le pentagone.
Fig. 3.10 Tracé d'un oclogone connaissant la
dislance entre les côtés Fig. 3.12 Octogone régulier inscrit dans un carré

Un polygone régulier est une figure plane


fermée dont les côtés et les angles sont
égaux entre eux.
38 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

2. Des points D et E comme centres et R 2. Des points B et C, élever des perpen-


comme rayon, tracer des arcs se rencon- diculaires aux parallèles.
trant en O. 3. Choisir le point E sur BC où les cour-
3. Du point 0, tracer l'arc qui, aux points bes doivent se rencontrer.
D et E, sera tangent aux côtés de l'angle 4. Construire les bissectrices de BE et de
droit. EC.

x
CONSTRUIRE UN ARC TANGENT
AUX CÔTÉS D'UN ANGLE AIGU o
Soit un arc de rayon R.
1. Tracer à l'intérieur de l'angle et à une
distance égale à R, des droites parallèles
Fig. 3.14 Inscrire un pentagone régulier dans un aux deux côtés de cet angle.
cercle 2. Le point de rencontre C de ces deux
TRACER UN CERCLE INSCRIT parallèles détermine le centre de l'arc dé-
AB
DANS UN POLYGONE RÉGULIER siré.
ET UN CERCLE CIRCONSCRIT 3. À l'aide du compas réglé pour le
rayon R, tracer l'arc tangent aux côtés de Fig. 3.19 Tracé d'une courbe renversée ou d'un
À UN POLYGONE RÉGULIER l'angle, en utilisant C comme centre. arc en doucine joignant deux lignes parallèles
1. Tracer la bissectrice de deux côtés
quelconques du polygone; BC et DE, par
exemple. Le point de rencontre 0 des bis-
sectrices FO et GO détermine le centre des
cercles en question.
2. OH est le rayon du cercle inscrit et
OA, celui du cercle circonscrit. Fig. 3.17 Tracé d'un arc
A tangent aux côtés d'un
angle aigu

Fig. 3.15 Tracé d'un cercle inscrit dans un


polygone régulier et d'un cercle circonscrit à un
polygone régulier
CONSTRUIRE UN ARC DE CERCLE Fig. 3.18 Tracé d'un arc
TANGENT AUX DEUX CÔTÉS tangent aux côtés d'un angle
D'UN ANGLE DROIT obtus
Soit un arc de rayon R et l'angle droit B.
1. Du point B comme centre, tracer un PARALLhES
arc d'un rayon égal à R, jusqu'aux intersec-
tions D et E sur les côtés de l'angle droit.
CONSTRUIRE UN ARC TANGENT 5. Les points de rencontre des perpendi-
A culaires et des bissectrices, en F et en G,
AUX CÔTÉS D'UN ANGLE OBTUS sont les centres de l'arc en doucine.
Utiliser la même méthode que pour un an-
gle aigu.
CONSTRUIRE UN ARC TANGENT
À UN CERCLE ET À UNE DROITE
TRACER UNE COURBE RENVERSÉE DONNÉS
OU UN ARC EN DOUCINE
1. Soit le rayon R de l'arc désiré. Tracer
JOIGNANT DEUX PARALLÈLES
,--::+--c 1. Soit deux parallèles AB et CD, à des
une parallèle à la droite, entre cette der-
nière et le cercIe, à une distance R.
Fig. 3.16 Tracé d'un arc tangent à deux droites distances X et Y l'une de l'autre. Relier les 2. Utilisant le centre du cercIe, tracer un
formant un angle droit parallèles par la droite BC. arc d'un rayon égal au rayon du cercle
LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE 39

plus le rayon R, jusqu'au point de rencon-


tre C avec la parallèle.

. . t-
3. Avec C comme centre et R pour rayon,
tracer l'arc demandé.

CONSTRUIRE UN ARC TANGENT ,


À DEUX CERCLES (Fig. :t21)
Figure A
1. Soit le rayon R. Tracer un arc ayant
un rayon R 2 • égal au rayon du cercle A plus
R, en utilisant le centre du cercle A.
2. Tracer un second cercle jusqu'au point
de rencontre C des deux arcs, utilisant le
centre du cercle B et un rayon R 3 , égal au
rayon du cercle B plus R.
3. Du point C comme centre, tracer j'arc
de rayon H, tangent aux deux cercles.
Figure B
1. Soit le rayon R. Utilisant le centre du
cercle A, tracer un arc ayant un rayon égal
à R - Hz dans la région entre les deux (A)
cercles.
2. Utilisant le centre du cercle B, tracer
un arc de rayon égal à R - Rg qui coupera
le premier arc en Co
3. Du point C comme centre, tracer l'arc
tangent aux deux cercles donnés.

CONSTRUIRE U~J CERCLE PASSANT


PAR TROIS POINTS QUElCONQUES
NON EN LIGNE DROITE
1. Soit les points A, B et Co Joindre ces
points comme sur la figure 3.22.
2. Tracer les bissectrices des lignes AB
et BC, comme elles sont indiquées. Prolon-
ger ces bissectrices jusqu'au point de ren-
contre O. Ce point 0 est le centre du cer-
cle demandé.

(8)

Fig. 3.21 Tracé d'un arc langen! il deux cercles

fig. 3.20 Tracé d'un arc langen! à un cercle el


il une droite
40 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

3. Tracer le cercle en utilisant 0 comme 3. Aux points de rencontre des rayons


centre. avec le grand cercle (point 1), tracer une
parallèle à CD à l'intérieur du cercle.
4. Au point de rencontre du même rayon
avec le petit cercle, tracer une parallèle à
l'axe AB vers l'extérieur (point 2). L'inter-
section de ces lignes (point 3) détermine
un point de l'ellipse.
5. Réunir les points. successifs, ainsi dé-
terminés, par une courbe régulière.

CONSTRUIRE UNE ELLIPSE - MÉTHODE


Fig. 3.22 Tracé d'un cercle passant par trois DU PARALLÉLOGRAMME
points quelconques non en ligne droite 1. Construire un parallélogramme, ayant
la dimension du grand axe CD donné et
celle du petit axe AB.
2. Diviser CO en un certain nombre de Fig. 3.25 Tracé d'une ellipse - Méthode des
parties égales et diviser CE en un même quatre centres
nombre de parties égales. CONSTRUIRE UNE ElLiPSE-
L'ellipse est une courbe plane fermée dont 3. Du point D, tracer des droites, joi- MÉTHODES DE LA BANDE DE PAPIER
chaque point est tel que la somme de ses gnant les subdivisions (1, 2, etc.) de la ligne
distances à deux points fixes, appelés foyers, CE. Du point A, tracer' des droites passant PREMIÈRE MÉTHODE
est constante. par les points de subdivision de la ligne CO, Soit le grand axe CD et le petit axe AB.
Le dessinateur doit souvent dessiner des jusqu'à leur point de rencontre avec les li- L Sur une bande de papier ou de carton,
ouvertures circulaires vues obliquement ou gnes reliées à D. Ces points de rencontre inscrire les demi-axes co moins ao comme
inclinées, qui prennent la forme d'ellipses. déterminent des points de l'ellipse. ils sont indiqués.
Il existe plusieurs méthodes précises et ap- 4. Procéder de la même manière pour 2. En plaçant le point a sur divers points
proximatives pour tracer des courbes. déterminer d'autres points de l'ellipse. de la ligne CD, tout en maintenant le point
5. Relier ces points par une courbe ré- c en contact avec la ligne AB, le point 1)
gulière. sera toujours un point de l'ellipse.
CONSTRUIRE UNE ElLIPSE - MÉTHODE A
DES CERCLES CONCENTRIQUES
1. Tracer deux cercles concentriques, de
diamètres égaux au grand et au petit axe
donnés, appelés respectivement AB et CD. c D
2. Diviser les deux cercles en un certain
nombre de parties égales, douze, par ex-
emple, et tracer des rayons (Fig. 3.23).
Il
I-!~
I} DIA 1
8
Fig. 3.24 Tracé d'une ellipse - Méthode dl!
parallélogramme

CONSTRUIRE UNE ElLIPSE - MÉTHODE


DES QUATRE CENTRES
1. Soit le grand axe CD et le petit axe
AB. Joindre les points A et C par une droite. D
A B 2. Sur AC, déterminer la longueur AE
égale CO moins AO.
3. Tracer la bissectrice de CE qui déter-
minera les points G sur CO, et F sur AB
ou sur son prolongement.
4. Reporter le point F au point F 1 sur 1::::10:::::::::::::::::::::::: ::::::::::::::/0: :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::<1::::::1
AB, pour que OF égale OF 1 et le point G 1 1 PETIT .I~ 2' GRAND DIA ... 1
au point G 1 , pour que OG égale OG!. r"'2 DIA
5. Les points F, F l' G et G 1 sont les SECONDE MÉTHODE
Fig. 3.23 Tracé d'une ellipse - Méthode des centres de deux grands et de deux petits
Fig. 3.26 Tracé d'une ellipse - Méthode de la
cercles concentriques arcs formant l'ellipse. bande de papier
LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE 41

B
Fig. 3.27 Tracé d'une ellipse - Méthode des
foyers
3. Inscrire diverses positions du point 0 5. Les points d'intersection des lignes ver-
pour toute la courbe et les relier par une ticales et horizontales portant le même chif·
courbe régulière. L'hélice est une courbe gauche engendrée fre déterminent les points correspondants
par une droite d'un plan que l'on enroule de l'hélice sur le cylindre. Nota: Sur la fi-
sur un cylindre ou sur un cône de révolu- gure, les points de Il à 12 étant situés à l'ar-
SECONDE MÉTHODE tion. Le pas est la distance prise parallèle. rière du cylindre, la courbe de l'hélice cor-
Soit le grand axe CD et le petit axe AB. ment à l'axe entre deux points consécutifs. respondante sera en traits interrompus.
1. Sur une bande de papier ou de carton, 6. Le développement du cylindre donne
inscrire les demi-axes co plus 30 comme ils à l'hélice l'apparence d'une droite oblique.
CONSTRUIRE UNE HÉLICE
sont indiqués.
1. Le pas et le diamètre du cylindre étant
2. Placer le point 3 sur l'axe CD ou sur
donnés, dessiner la vue du dessus et l'élé-
CONSTRUIRE UNE HÉLICE CONIQUE
son prolongement et le point c sur l'axe AB
ou sur son prolongement et marquer le vation. 1. Soit un cône de diamètre, de hauteur
point 0 de l'ellipse. Déterminer de la même 2. Diviser la circonférence (vue du des· et de pas connus. Dessiner la vue du des-
manière des points pour l'ensemble de la sus) en un certain nombre de parties égales sus et l'élévation.
courbe. identifiées (douze par exemple). 2. Diviser la circonférence de base sur la
3. Abaisser des droites parallèles à l'axe vue du dessus en un certain nombre de par·
3. Relier ces points par une courbe régu-
du cylindre, correspondant aux subdivisions ties égales numérotées (huit par exemple).
lière. et les identifier. 3. Abaisser des droites parallèles à l'axe
4. Diviser le pas de l'hélice en autant de du cône, correspondant à ces subdivisions,
parties égales qu'il y en a dans la vue du les identifier et joindre ces points au som·
CONSTRUIRE UNE ELLIPSE- dessus. Tracer des perpendiculaires à l'axe met.
MÉTHODE DES FOYERS et les identifier comme dans la vue du des- 4. Diviser le pas de l'hélice en un même
sus. 10 nombre de parties égales et les identifier de
1. Le grand axe CD et le petit axe AB
se coupent au point O. Du point A comme
centre, tracer un arc de rayon R égal à CO
(Ih de CD). Les points de rencontre de
l'arc avec l'axe CD déterminent les deux ---17
foyers Flet F 2 de l'ellipse.
2. Subdiviser OFl en un certain nombre
de parties égales (quatre par exemple).
3. Du point FI comme centre et Cl com-
me rayon, tracer des arcs dans les qua-
drants de gauche.
4. Du point F 2 comme centre et Dl
comme rayon, tracer des arcs croisant les
arcs tracés précédemment au point 1.
5. En invertissant les rayons, déterminer
les points correspondants dans les quadrants
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de droite. 5 ,---~-.~,..,,,-.----"~--~- .-

L "-'- '- ~-I-4:~"~ 5="'~-'6}P:;J ~-~-~~=-·:~~=41-::"~--<----~--~--'--"~-4-'---5+---6'---7'--+---.L-'--'----'"---'


6. Répéter le même procédé en utilisant
C z et D 2 comme rayons, avec FI et F 2
comme centres.
7. Répéter avec les autres longueurs dé
rayon, mesurées d'après les diverses lon-
gueurs de CD, pour déterminer les points 10 9 8 1_ Tl D --------t
de repère de la courbe. DÉVELOPPEMENT DU CYLINDRE
S. Relier ces points par une courbe ré-
gulière. fig. 3.28 Tracé d'une hélice cylindrique
42 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

sur la vue du dessus, et relier les points 2. Subdiviser AC en parties égales et AO


ainsi obtenus par une courbe continue. en un même nombre' de parties égales. Iden-
tifier chaque subdivision, selon l'illustration.
3. Mener une droite du point 0 au point
LA PARABOLE 1 sur AC. Du point 1 sur OA, tracer une
La parabole est une ligne courbe non fer- parallèle à l'axe. Le point de rencontre de
mée dont chacun des points est situé à une cette dernière avec la ligne 01 est l'un des
égale distance d'un point fixe (foyer) et points de la parabole.
d'une droite fixe (directrice). 4. Utiliser la même méthode pour déter-
miner d'autres points de la courbe.
5. À l'aide du pistolet, tracer la courbe
CONSTRUIRE UNE PARABOLE en reliant les différents points.
MÉTHODE SCIENTIFIQUE
1. Soit un foyer F et une directrice AB. CONSTRUIRE UNE PARABOLE - AUTRE
Par le foyer, construire une perpendiculaire
à la directrice. MÉTHODE DU PARALLÉLOGRAMME
f ~I----+I~
2. Tracer une parallèle quelconque à AB, 1. Soit les longueurs AB et AC. Tracer
croisant la ligne d'axe quelque part au un parallélogramme.
7t--+H~~
point 2. 2. Subdiviser OA en quatre parties égales.
6 t----1Hf--l'--+-~~},
3. Avec F comme centre et un rayon Subdiviser AC en un nombre de parties éga-
~ i~II-Hc---+-~ égal à 02, tracer un arc croisant la paral- les au carré des subdi~isions de AC, c'est-à-
3 t-+iflf-~i-"""'" lèle passant par le point 2, au-dessus et au- dire 4 2 = 16 parties égales.
L ~ ~_-+-_...L-.1f dessous de l'axe. Les deux points ainsi dé-
terminés C et D sont des points sur la para-
3. La longueur 01 étant égale à J,4 de
1 4 5 OA, le point 1 sur AC sera égal à:
bole.
7 6 J,4 2 = 1/ 16 de AC, c'est-à-dire à la pre-
4. Tracer d'autres parallèles à la direc-
mière subdivision.
trice et utiliser le même procédé pOUr dé-
Fig. 3.29 Tracé d'une hélice conique terminer d'autres points. 4. 02 sur OA étant égal à ~ de OA, le
5. Rattacher ces points à l'aide du pis- point 2 sur AC sera donc: ~ 2 = J,4 de la
tolet. longueur AC ou: 16 X lA = 4 subdivi-
la même manière. De ces subdivisions, tra-
6. Pour tracer une tangente à un point sions.
cer des perpendiculaires à l'axe du cône.
5. Les points de rencontre de ces lignes quelconque E, joindre les points EF et tra- 5. 03 étant aux % de OA, le point AC
avec celles qui joignent le sommet du cône, cer la droite EG parallèle à l'axe. La bis- sera donc: %' = 9/16, 16 x 9/16 = 9
correspondent à l'hélice et il suffit de les sectrice de l'angle GEF sera la tangente à ou la ge subdivision sur AC.
joindre par une courbe continue. Nota : Les la courbe. 6. Tracer des parallèles à AC et à OA
points entre 5 et 9 étant situés à l'arrière pour déterminer les points de la parabole
du cône, cette portion de l'hélice doit ap- et construire la courbe à l'aide du pistolet.
paraître en traits interrompus sur l'éléva-
CONSTRUIRE UNE PARABOLE
tion. MÉTHODE DU PARAllÉLOGRAMME
6. Des points déterminés de la courbe,
CONSTRUIRE UNE PARABOLE -
1. Soit les longueurs AB et AC. Cons-
élever des perpendiculaires jusqu'au point truire un parallélogramme ayant ces dimen-
TANGENTES ENVELOPPANTES
de rencontre avec le rayon correspondant sions. Du point 0, centre de AB, mener une 1. Soit les dimensions AB et AC. Tracer
ligne d'axe perpendiculaire à AB. un parallélogramme.
DIRECTRICE

31-+--+--1:.

AXE
O~---L----+- O'-t-I~-----+- 0-1------

B
B D

A) MÉTHODE SCIENTIFIQUE B) MÉTHODE DU PARALLÉLOGRAMME C) AUTRE MÉTHODE DU D) TANGENTES ENVELOPPANTES


Fig. 3.30 Méthodes courantes pour tracer une parabole PARALLÉLOGRAMME
LA GÉOMÉTRIE APPLIQUÉE 43

2. Subdiviser AC en parties égales. Sub- 4. Du point 2 comme centre, utilisant un


diviser AO en un même nombre de parties rayon égal à 2B, tracer l'arc BC, C étant
égales. sur la tangente du point 2.
3. Joindre les points correspondants par 5. Procéder de la même manière pour
des droites. compléter la développante.
4. Tracer la parabole tangente à ces droi-
tes. o

L'HYPERBOLE
L'hyperbole est une courbe formée par des
points sur un plan dont les distances à
deux points fixes (foyers) de ce plan ont
une différence constante.

CONSTRUIRE UNE HYPERBOLE --~~------ ______-4G


1. Soit l'axe transversal AB et les foyers Fig. 3.33 Tracé d'une spirale d'Archimède
Flet F 2' Utilisant F1 comme centre et un
rayon plus grand que AF 2 (Al à la figure Fig. 3.32 Tracé de la développante de cercle
3.31), tracer des axes de part et d'autre de
l'axe transversal. LA SPIRALE D'ARCHIMÈDE
2. Avec F 2 comme centre et un rayon La spirale d'Archimède est une courbe sur
égal à BI, tracer des arcs rencontrant les un plan, dont les points sont situés à des CONSTRUIRE UNE CYCLOïDE
arcs déjà tracés aux points C et D situés distances d'un point fixe (pôle) qui sont 1. Soit une circonférence d'un diamètre
sur l'hyperbole. proportionnelles aux angles que forment les donné. Subdiviser la circonférence en par-
3. Recommencer le même procédé, utili- rayons vecteurs correspondants avec une ties égales identifiées (huit par exemple).
sant des points différents, 2 et 3 par exem- droite fixe passant par le pôle. 2. Tracer une droite A-Al égale à la cir-
ple, pour déterminer d'autres rayons et d'au- conférence.
tres points de la courbe. 3. Subdiviser cette droite en autant de
4. Relier ces points par une courbe ré-
CONSTRUIRE UNE SPIRALE
parties égales qu'il y en a dans la circonfé-
gulière. D'ARCHIMÈDE rence, les identifier et élever des perpendi-
1. Connaissant le diamètre, subdiviser la culaires.
circonférence à l'aide de rayons en un cer- 4. Par le centre du cercle 0, tracer une
tain nombre de parties égales numérotées. droite parallèle à A-Al.
2. Diviser le rayon en un même nombre 5. Utilisant les points de rencontre de la
de parties égales. ligne de centre et des subdivisions de A.Al'
3. Tracer des cercles concentriques cor- tracer des circonférences représentant di-
respondant aux subdivisions du rayon. verses positions du cercle roulant sur A-Al'
4. Commençant au centre, tracer une 6. Prendre le point A comme point pour
R=AI
courbe régulière passant par les points d'in- tracer la courbe. Lorsque le cercle a par-
3 tersection des rayons et des cercles concen- couru un huitième de tour ou 45 0 , le cen-
AXE triques correspondants. tre est au point 2 et le point A s'est déplacé
TRANSVERSAL jusqu'à 21 , Un autre 45 0 totalisant Y<I de
tour conduit le centre au point 3 et le
LA CYCLOïDE point A à la position 3 1 située sur la ligne
La cycloïde est la courbe décrite par un de centre. Les autres points de la courbe se
point d'une circonférence roulant sans glis- déterminent de la même façon.
ser sur une droite. 7. Réunir ces points à l'aide du pistolet.
Fig. 3.31 Tracé d'une hyperbole

LA DÉVELOPPANTE DE CERCLE
Une développante de cercle est la courbe Tracé d'une cycloïde
engendrée par un point d'une tangente à
une circonférence qui roule sans glisser sur
cette circonférence.
1. Soit le diamètre d'une circonférence.
Subdiviser la circonférence en parties égales.
2. Tracer des tangentes en ces points. A 2 3 5
3. Du point 1 comme centre, utilisant un
rayon égal à lA, tracer l'arc AB, B étant
~ .. TlD
sur la tangente du point 1.
44 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ARC TRACÉ PAR LE CENTRE DU CERCLE MOBILE

Fig. 3.35 Tracé d'une épicycloïde


" \

)
CIRCONFÉRENCE DU CERCLE DE BASE

L'ÉPICYCLOïDE
L'épicycloïde est la courbe décrite par un
point d'une circonférence roulant sans glis- Fig. 3.36 Tracé d'une hypocycloïde
ser à l'extérieur d'une autre circonférence.

CONSTRUIRE UNE ÉPICYCLOiDE


1. Connaissant le diamètre de la circon- ARC TRACÉ PAR LE CENTRE DU CERCLE MOBILE
férence de roulement et le rayon de la cir-
conférence de base, subdiviser la circonfé-
rence de base en parties égales identifiées centrique pour marquer les diverses posi- 6. Joindre les divers points de la courbe
(huit par exemple). tions de la circonférence mobile. à l'aide du pistolet.
2. Porter sur la circonférence de base une 5. Soit OA le rayon de la circonférence
longueur égale à la circonférence de roule- mobile dont le point A tracera la courbe. L'HYPOCYCLOïDE
ment et la subdiviser en autant de parties Après avoir parcouru 1;8 de tour ou 45 0
,
L'hypocycloïde est la courbe décrite par un
égales identifiées que pour la circonférence la circonférence se retrouve à la position 2, point d'une circonférence roulant sans glis-
de roulement. et le point A se sera déplacé jusqu'au ser à l'intérieur d'une autre circonférence.
point 21 , Un autre 1;8 de tour ou 45 et 0
,

3. Tracer un arc concentrique à la cir- la circonférence atteint la position 3 tandis


conférence de base dont le rayon égale' la
que le point A a atteint la position 31' for- CONSTRUIRE UNE HYPOCYCLOïDE
somme des rayons des deux circonférences.
mant un angle de 45 avec 03. Les autres
0
1. Pour tracer l'hypocycloïde, il suffit d'u-
4. Des subdivisions de la circonférence positions se déterminent de la même ma- tiliser la même méthode que pour tracer
de base, tracer des rayons jusqu'à l'arc con- nière. l'épicycloïde.
LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES

Plusieurs des pièces simples illustrées au


chapitre 2 se décrivent parfaitement par une
seule vue. Cependant, la complexité de la
plupart des pièces dessinées nécessite le
tracé de plusieurs vues.
En dessin industriel, on fait souvent ap-
pel à la projection axonométrique (trois di-
DESSUS
mensions). Cependant, le dessin à vues mul-
tiples est essentiel pour obtenir une des-
cription complète des objets. Le dessina- 1 ! ! 1 1i !1
FACE CillÉ
teur doit représenter un objet en trois di-
PROJECTION AXONOMÉTRIQUE PROJECTION ORTHOGONALE
(A)

?~ DESSUS

Fig. 4.1 Disposition systématique des vues


ffiffi
PROJECTION AXONOMÉTRIQUE
FACE COTÉ
PROJECTION ORTHOGONALE

(8)
Fig. 4.2 Représentation graphique des objets

PROJECTION ORTHOGONALE
En projection orthogonale, l'observateur voit
mensions (longueur, hauteur et profondeur) PROJECTION l'objet à dessiner parallèlement au plan de
sur le plan de la feuille à dessiner. À cette projection, une face à la fois; rarement deux
fin, il fait appel à la projection orthogo- En dessin, ce mot désigne la représentation faces apparaissent dans une seule vue. Enfin,
nale - du grec orthos (droit) et de gonia d'objet à trois dimensions sur une surface il importe de dessiner autant de vues, for-
(angle), c'est-à-dire à angle droit - qui plane, comme celle d'une feuille de papier. mant entre elles des angles de 90°, qu'il est
utilise différentes vues de l'objet, soit de On reconnaît deux types de projection: la nécessaire pour décrire exactement l'objet.
plan, d'élévation et de profil, disposées sys- projection cylindrique, dont les projetantes
tématiquement selon des conventions, pour (lignes de projection) sont parallèles, et la Cette méthode est réservée presque exclu-
donner les renseignements nécessaires au projection conique, dont les projetantes pro- sivement aux dessins de génie mécanique et
lecteur en projetant les caractéristiques d'une viennent d'un point de fuite plus ou moins aux dessins de production, parce qu'elle est
vue à l'autre. éloigné. plus rapide que toute autre et permet de dé-

45
46 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ORTHOGONALE ISOMÉTRIQUE OBLIQUE PERSPECTIVE

A) À VUES MULTIPLES B) AXONOMÉTRIQUE


Fig. 4.3 Types de projections
crire sans distorsion chacune des faces de PROJECTION DANS LE TROISIÈME DIÈDRE PROJECTION DANS LE PREMIER
l'objet; elle montre toutes les parties en vraie DIÈDRE (EUROPÉENNE)
grandeur ou à l'échelle. La plupart des des- Le présent ouvrage utilise exclusivement la
sins dans le présent ouvrage sont des pro- projection dans le troisième dièdre, com- Dans la projection du premier dièdre utili-
jections orthogonales. munément appelée projection américaine. sée surtout en Europe, d'où son nom de
Dans ce mode de projection, on suppose projection européenne, l'objet se place tou-
ILLUSTRATIONS CONVENTIONNELLES l'objet à dessiner renfermé dans une boîte jours entre l'observateur et le plan de pro-
transparente et les différentes faces proje- jection, de sorte que la vue de plan du des-
Dans l'industrie, on utilise souvent le des- sus se retrouve en dessous de l'élévation et
tées par des traits parallèles perpendiculaires
sin en projection axonométrique pour illus- le profil de droite apparaît à gauche de l'é-
à chacun des panneaux. On déplie ensuite
trer des textes, pour dessiner des plans de lévation, alors que le profil de gauche se
cette boîte comme si chaque panneau était
montage, d'installation et d'entretien, ainsi place à droite de l'élévation.
attaché à celui de la face principale. La
que pour tracer les croquis préliminaires.
figure 4.6 indique la disposition conven-
Les dessins axonométriques (isométriques, tionnelle.
dimétriques ou trimétriques) sont des pro-
jections orthogonales, c'est-à-dire que les Chaque vue porte un nom bien spéci-
lignes de projection sont parallèles et perpen- fique. La vue de face ou d'élévation, comme
diculaires aux plans de projection, les trois la vue arrière, donne la longueur et la hau- A) PREMIER DIËDRE B) TROISIÈME DIËDRE
vues de l'objet apparaissant sur le plan de teur. La vue du dessus ou de plan, comme
celle du dessous, donne la longueur et la Fig. 4.5 Symboles de projection ISO
projection. Dans les projections obliques, le
devant de l'objet est parallèle au plan de profondeur. Les vues de profil de droite et
projection et les projetantes sont obliques, de gauche donnent la profondeur et la hau- Lorsqu'il est nécessaire d'indiquer le sys-
montrant ainsi la face principale en vraie teur. S'il est nécessaire de représenter la tème de projection, on doit inscrire l'un des
grandeur, le dessus et le côté étant défor- vue arrière, elle se placera habituellement à symboles ISO illustrés à la figure 4.5, dans
més. En perspective, les projetantes con- droite du profil de droite. le coin inférieur du dessin, près du titre.
vergent vers un point de sorte que toutes
les lignes sont déformées.
On trouvera au chapitre 9 l'explication
du dessin d'illustration.

~ 1'1
- 1-
j

A) DESSIN D'ILLUSTRATION (ISOMÉTRIQUE) B) TROISIËME DIËDRE (AMÉRICAINE) C) PREMIER DIËDRE (EUROPÉENNE)

Fig. 4.4 Comparaison entre la projection américaine et la projection européenne


LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES 47
PROJECTION ORTHOGONALE DANS LE TROISIÈME DIÈDRE
les vues de face, d'arrière et de côté porlent parfois le nom d'élévation;
les vues de dessus et de dessous le nom de plan. Le plan de dessous
F représente l'objet en le regardant par· dessous. Si "on doit représenter la
c vue d'arrière, 011 la place habiluellement à droite de la vue de droite.

D~ BOÎTE TRANSPARENTE DÉPLIÉE


t
E
MONTRANT LA PROJECTION
DE TROIS DES VUES

DESSIN D'ILLUSTRATION ilE L'OBJET

OBJET À L'INTÉRIEUR D'UNE BOÎTE

VUE DE DESSUS

VUE DE GAUCHE VUE DE FACE VUE DE DROITE VUE D'ARRIÈRE

hJl
~
VUE DE DESSOUS
DESSIN ORTHOGONAL MONTRANT LES SiX VUES PRINCIPALES
Fig. 4.6 Projection orthogonale dans le troisième dièdre
48 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

VUES
CHOIX DE VUES
On doit faire un choix et se servir d'un
nombre minimal de vues. Autant que pos-
sible, on ne doit utiliser que les vues dé-
crivant la forme et les dimensions de l'ob- Al PIÈCE PLATE
jet et on doit éviter les détails cachés.
FACES HEXAGONALES
OPPOSÉES À l i
Z ENTRE DEUX
8 PLATS PARALLÈLES
CARRÉ 1"

Al VUE DE CÔTÉ INUTilE

Al A ÉVITER BI RECOMMAND~

Fig. 4.7 Comment éviter le tracé des détails cachés


Bl PIÈCE TOURNÉE

Fig. 4.8 Dessins à une vue


DESSINS À DEUX VUES
NOMBRE DE VUES Deux vues suffisent souvent pour expliquer
parfaitement la forme d'un objet; soit une
À l'exception d'objets de formes irrégulières, vue d'élévation et une vue de plan, soit une B) VUE DE DESSUS INUTILE
il est rarement nécessaire de dessiner plus vue d'élévation et une vue de profil. En
de trois vues pour donner une description règle générale, deux vues suffisent à décrire
complète. D'ailleurs, plusieurs pièces sim- parfaitement les pièces cylindriques, et une Fig. 4.9 Dessins à deux vues
ples se décrivent très bien à l'aide d'une ou troisième ne serait que la répétition de l'une
de deux vues. d'elles.
VUES PARTIELLES
DESSINS A UNE VUE PIÈCES SYMÉTRIQUES De nombreuses pièces symétriques se des-
La troisième dimension d'un dessin à une Dans le cas de pièces symétriquement op- sinent souvent en demi-vues. Des vues par-
vue se décrit à l'aide d'une annotation posées (disposition à droite et à gauche), tielles montrant seulement une partie de
(Fig. 4.8), par une courte description ou on en dessine une seule en détail, l'autre l'objet remplacent avantageusement des
par certaines expressions telles que diamè- étant décrite par une annotation telle que : vues complètes en éliminant les détails ca-
tre, hexagone, etc. Deux traits fins en dia- PIÈCE B IDENTIQUE MAIS SYMÉTRI- chés. Dans certains cas, une demi-élévation
gonale suffisent pour décrire les sections QUEMENT OPPOSÉE. Il est préférable et une demi-coupe élévation permettent de
carrées d'une pièce, même si les surfaces ne d'inscrire les numéros des deux pièces sur le voir à la fois l'extérieur et l'intérieur d'un
sont pas parallèles au plan du dessin. même dessin. objet.

Fig. 4.10 Pièces symétriquement


opposées

PIÈCE 1 CONFORME AU PLAN PIÈCE 1 PIÈCE :1


PIÈCE 2 SYMÉTRIQUEMENT OPPOSÉE
Al UN SEUL PLAN ÉQUIVAUT AUX DEUX EN B III DEUX PLANS
LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES 49

Al AVEC VUE DE FACE Bl DEMI·VUE DE DESSUS Cl DEMI· VUE DE DESSUS,


ET COUPE DE FACE DEMI·COUPE ET DEMI·VUE DE FACE

AXE DE VUE PARTIELLE 7


(FORT) 1
A

-,.

A
VUE A·A

Dl AXE DE VUE PARTIELLE INDIQUANT LA DIRECTION


ET L'ÉTENDUE DE LA VUE PARTIELLE

,.... r--
.-
~

-
r- f--

- f - >- ------ - f0-

r- c..
....
-
-

VUE DU COTÉ GAUCHE SEULEMENT VUE DU COTÉ DROIT SEULEMENT

El VUES PARTIELLES DES COTÉS

Fig. 4.11 Vues partielles

AGRANDISSEMENT ment identifiées par l'une des méthodes dé- détail une seule partie de l'assemblage (Fig.
crites sur la vignette. 4.13).
Pour éviter une surabondance de détails ou
de dimensions, on peut agrandir partielle-
ment une vue d'ensemble comme à la figure AGENCEMENT DES VUES
SCHÉMA À CLEF
4.12. L'orientation de cet agrandissement Lorsqu'on dispose les vues dans l'ordre in-
doit être la même que sur la vue dont il Une méthode utilisée surtout dans le dessin diqué à la figure 4.6, il est rarement néces-
est tiré. L'échelle d'agrandissement doit ap- de charpente consiste à décrire l'assemblage saire de les identifier; cependant, toute vue
paraître et les deux vues doivent être c1aire- au moyen de lignes d'axes et à dessiner en déplacée doit être clairement identifiée.
50 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Autant que possible, l'orientation de la ou au-dessous sans les inverser. Il faut donc
vue principale sur un dessin de détail doit dessiner la vue arrière comme si la projec-
être la même que le dessin d'assemblage où tion avait été faite à droite ou à gauche de
cette pièce apparaît. Enfin, il importe de la vue de face et l'identifier clairement de
laisser amplement d'espace entre les diffé- la façon suivante: VUE ARRIÈRE DÉ-
rentes vues pour éviter le chevauchement PLACÉE.
DÉTAIL A
des cotes et des notes.
VOIR DÉTAIL A
ÉCHELLE 3/1
0 0
Al VUE AGRANDIE D'UN DÉTAIl.. 0 0 0
0 0
0 0
D 0
MODÈLE 63
MFG. CO. LTD.

0 0
VUE DE FACE

Fig. 4.13 Plan 11 ciel 0 1 2 0 10 02


0
DÉTAIL B 0 0

BI DÉTAIL AGRANDI ET sonTI


ÉCHELLE 4/1 ÉlÉVATIONS ARRIÈRE
Les vues arrièr~ se tracent habituellement, 0
POS.A
D
0
30
POS.C
04

POS.S 0
soit à droite, soit à gauche. Lorsque la lon-
gueur de la feuille ne le permet pas, sur- VUE D'ARRIÈRE DÉPLACÉE
tout pour les panneaux et les plaques de
Fig. 4.12 Agrandissement montage, on ne peut les projeter au-dessus Fig. 4.14 Vue d'arrière déplacée

LIGNE À 45'
.,'
"

1. 1.1 1
1+ 1 1 $1 -~~'
,~,y
/l ~
1 1

'1"
--;/
/
.'
//

ID
1 1 1 1 1 1
III! i: i 1 1 i:! !:! 1 1 !i! ::! 1 l' ,

Al LIGNE À 45' UTILISÉE POUR DESSINER UNE VUE liE IIROITE

P L
1 1
i--

l
Il) UGNE À 45' UTILISÉE POUR DESSINER UNE VUE DE IIESSUS

Fig. 4.15 milisalioll d'une ligne il 45'


LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES 51

UTILISATION DE LA LIGNE À 450 Une fois le format, l'échelle et le nombre


de vues choisis, il est relativement facile de
Connaissant deux vues d'un objet, l'utilisa- disposer convenablement les vues. La figure
tion d'une ligne à 45 ° facilite la construc- 4.16 illustre la méthode utilisée régulière-
tion d'une troisième vue. ment pour placer les dessins à trois vues.
Dans cet exemple, un espace libre, large de
Tracé d'une vue de droite à l'aide d'une
1~ po est prévu entre les vues. Il ne faut
ligne à 45°
pas oublier que la distance entre les lignes
1. Soit le plan et l'élévation. Du plan, de cotes parallèles est ordinairement de %
projeter des lignes horizontales vers la droite po et de ~ po entre le contour le plus rap-
du plan. proché et une ligne de cote. Cependant, on
conseille à l'élève d'utiliser des espacements
2. Déterminer la distance entre l'élévation de H4 po à 1~ po.
et le profil (Distance D).
Al OBJET À DESSINER
3. Tracer une ligne faisant 45° avec l'ho- BIBLIOGRAPHIE
rizontale.
4. Du point d'intersection des horizontales
et de la ligne à 45~, tracer des lignes ver-
ticales vers le bas.
1. CSA-B78.1 - 1964, Mechanical En-
gineering Drawing Standards (Second
Edition).
[
-IN
'-CADRE DU DESSIN

5. Tracer des lignes horizontales joignant f \ ~A" .<GER


les points de l'élévation aux verticales cor- J: 0
:2 -l
respondantes et compléter la vue de profil.
Tracé d'une vue de plan, à l'aide d'une
f
"0
TRAITS CONTINUS

"OIN
ligne à 45° L
t
1. Soit l'élévation et le profil. Projeter
des lignes verticales de la vue de profil.
1-- 0 ·1· l --11 tl-w-1
Bl DÉLIMITATION DES LONGUEURS.!!..' et D
2. Déterminer la distance entre la vue 2 2
d'élévation et la vue de plan. (Distance D).
3. Tracer une ligne à 45° avec l'hori-

~
zontale.
4. Des points d'intersection des lignes
verticales de la vue de profil et de la ligne
1
à 45 projeter des lignes horizontales vers
0
,
-:LN
la gauche.
5. Projeter des lignes verticales de la vue
J,
d'élévation et compléter la vue de plan. 1---:- l - Il -w-
DISPOSITION DES VUES Cl ESQUISSE DES DIMENSIONS EXTÉRIEURES

La clarté et l'apparence d'un dessin dépen-


dent beaucoup de la disposition des vues sur
la feuille, quel qu'en soit le nombre. Il im-
r-
porte pour le dessinateur de se faire une
idée de l'espace requis par chacune des vues
pour en tracer ensuite le contour dans un
81
~
espace suffisamment grand pour conserver
une marge convenable. .~ -- V
Fig. 4.16 Détermination de l'espace
---
libre autour des vues J L ---

Dl TRACÉ DES VUES


A B c

ô ~ '. . [QJ
~d ~rrB ~m
o E F

EIEtD [g ~ tilT
~t1J ôt=9 ~U
H J

~
nTn r:hIr l'

o
c::±ib tpJ p

~'EE
r--+-r'-+---I r-r-+---n-------- & m
Fig. 4.17 Exemples de projections orthogonales
53

2 3

5~
1

lz/d
o
10 II 12..---------.

l '-'----'11
1 ,-,-,-,
Ir--r--r-I
1 Il 1

Fig. 4.18 Dessins à compléter


dJ
54 ~---'----~---'----
A

F H

K L

~'IT 2~3E?
g2J bJeiJ cWdJ waD
~5TI 6EJ 7 E59 8
~dJ [dciJ 8dJ t=dclJ
~ 9~ IO~ "~'2

wclJ ~dJ ~clJ ~clJ


Fig. 4.19 Trouver la projection orthogonale des pièces de 1 à 12 correspondant à chacune des vues de A à M
55

17
fTIJ 18 ~
19 20

lL[] t=B
WU Qj[d [gs;] [8[d
:;Il ::Il
:: Il
21

mn
UIJ
[l] [IJIJ 22

1
1
1
1
1
23
1
1
I
1
1
24

Fig. 4.20 Trouver la projection orthogonale des pièces de 13 à 24 correspondant il chacune des vues de N 11 Y
56 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Il
Fig. 4.21 Faire en croquis les projections orthogonales des pièces de 1 11 12
LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES 57

Fig. 4.22 Faire en croquis les projections orthogonales des pièces de 13 à 24


58 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

2 3

4 5 6

7 8 9

10
Il 12
Fig. 4.23 Faire en croquis les projections orthogonales des pièces
LA THÉORIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES 59

2 3

5 6

7 8 9

10 11 12
Fig. 4.24 Faire en croquis les projections orthogonales des pièces
2 3

4 5 6

7 8 9

10 Il 12

Fig. 4.25 Faire en croqui's les projections orthogona 1es des pièces
LES COTATIONS

2TROUS FORET 8"'3 LAME.43


1
DIA ~xl
1-127 '16

1moI------ 3 .L -~---------.""'"'
2

CONGÉS ET
ARRONDIS R k

-:;]
:==:=:=:=~=.=====~~~-----+R-É-F-4----------~+-~--~1 !

Fig. 5.1 Éléments utilisés pour les cotations


61
62 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Un dessin de fabrication doit permettre à


un technicien de produire une pièce. A cette
fin, tous les renseignements nécessaires doi-
vent y être inclus pour que les personnes rr LIGNE DE COTE

COTE " DlU",IO'

;
chargées de l'exécution n'aient pas à rece- LIGNE D'ATTACHE
voir de directives supplémentaires. Le des- 3
sinateur, après avoir choisi les vues néces-
1
'~liÎ
saires et les avoir tracées, y ajoute les cotes INTERVALLE 32
et les renseignements requis par le techni-
cien.
On inscrit les renseignements sur les plans,
au moyen de lignes de cote, de lignes d'at-
1 -
tache, de flèches, de lignes de rallonge, de
lignes de renvoi, de chiffres, de notes et de
signes conventionnels. Il est ainsi possible
de définir avec précision les caractéristiques
de la pièce, telles que les mesures de lon-
gueur, les diamètres, les angles et les posi-
tions de chaque détail.
Il importe que chaque indication soit
claire et sans ambiguïté, et seule l'obligation A) DIMENSIONS INSCRITES DANS
de clarifier un détail peut justifier une dé- L'INTERRUPTION D'UNE LIGNE DE COTE
rogation aux règles conventionnelles établies.
Règle générale, les surfaces, les lignes ou
les points ne seront cotés que sur une seule '" DIMENSIONS INSCRITES
vue, à moins qu'il soit nécessaire de les , AU·DESSUS DE LA LIGNE DE COTE
identifier ou de clarifier un détail.
3

1 J
l -INt
EXÉCUTION GRAPHIQUE DES COTES MI...".

1. LIGNES DE COTE
-
Ce sont des traits fins continus terminés par
une flèche dont la pointe rejoint la ligne
d'attache. Des espacements de % po entre
les lignes de cote parallèles et de ~ po
entre une ligne de contour et une ligne de
cote sont ordinairement suffisants pour la B) LIGNE DE COTE CONTINUE
plupart des plans. On peut sectionner une
ligne de cote pour y insérer la dimension
ou l'inscrire au-dessus d'une ligne continue. Fig. 5.2 Cotations linéaires - Système aligné
On ne doit jamais utiliser une ligne d'axe
comme ligne de cote.
Ordinairement, les flèches des lignes de
cote mesurent environ Vs po. Elles doivent
être claires, nettes et denses, trois fois plus
, LARG. (LARG. REG. i) 1r ~
longues que larges, et la pointe doit à peine
toucher la ligne d'attache.
Lorsque l'espace le permet, on intercale
la ligne de cote et le chiffre entre les lignes
d'attache; si la distance est moindre que
~ po, les flèches se placent à l'extérieur,
la cote s'inscrivant soit entre les lignes d'at-
tache, soit en dehors. Fig. 5.3 Flèches
LA FLÈCHE DOIT TOUCHER
LA LIGNE D'ATTACHE
J
LES COTATIONS 63

1-
--H-,~ -i~

1
_1 4 1_ •
-i~~ -----

Z LIGNE D'AXE CONTINUE À


8
1• -1 L'EXTÉRIEUR DU CERCLE

Fig. 5.5 ligne d'axe utiiisée comme ligne d'allache

A) LIGNE DE COTE Bl LIGNE DE COTE COTES PARALLÈLES AUX


INTERROMPUE CONTINUE LIGNES ,'ATTACHE ~
Fig. 5.4 Cotations et lignes de cote

1-:1.
li

2. LIGNES D'ATTACHE
Les lignes d'attache sont des traits fins con- Fig. 5.6 Cotes obliques
tinus qui indiquent la position de points ou
de surfaces entre lesquels on inscrit une
cote. Elles commencent à une distance de -1:2
1/32 po des éléments auxquels elles se rap-
portent et dépassent les lignes de cote de
1/16 po à 3/32 po. Enfin, elles sont per-
pendiculaires à la partie du dessin à laquelle
elles se rattachent, bien qu'elles puissent
former un angle, si leur point de départ est
évident. Une ligne d'axe peut servir de ligne
d'attache si elle se prolonge au-delà de la
pièce, mais ce prolongement doit être con-
tinu.

3. POSITION ET ORIENTATION
f
DES COTES ET DES ANNOTATIONS
n existe deux modes d'orientation des cotes.
Dans le système aligné, le plus fréquem-
ment utilisé, toutes les dimensions peuvent
se lire de bas en haut ou de gauche à droite
du plan, c'est-à-dire que les chiffres sont
parallèles aux lignes de cote, à l'exception Fig. 5.7 Coles
des cotes en position oblique qui s'inscrivent inscrites horizontalement
comme à la figure 5.6. Dans la seconde
méthode ou système unidirectionnel, les
chiffres sont indépendants de la ligne de
cote et se lisent dans la position normale
du plan. 5
2 16
64 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

SURFACE À PLAQUER AU CADMIUM pour les dimensions de pièces mécaniques


ne dépassant pas 2 pieds. En architecture,
Les annotations servent à simplifier ou à la limite d'usage est de 2 pieds et les di-
compléter d'une manière systématique et mensions plus grandes s'expriment indiffé-
condensée les dimensions et les renseigne- remment en pouces ou en pieds. Dans le
ments à inscrire sur un dessin. Elles peu-
vent s'appliquer à l'ensemble du dessin ou
\ cas des fractions de pouce en décimales, les
dimensions s'expriment toujours en pouces,
à un détail et doivent s'écrire au présent ou jamais en pieds (par exemple, 25.42" et non
au futur. 2' - 1.42). L'expression fractionnaire s'uti-
lise avec les dimensions en pieds, mais elle
NOTES GÉNÉRALES Al POINT SUR LA SURFACE
Ces notes ont trait à l'ensemble du dessin 1
et doivent s'inscrire au centre, sous la vue -JI-- 64
qu'elles explicitent ou dans la nomenclature.
Voici quelques exemples de ce genre de
note:
a) ENTIÈREMENT USINÉ
b) USINÉ
c) ANGLES TRACÉS À X O 3 ---;....
~I
d) REVÊTEMENT INCLUS DANS
LES TOLÉRANCES
24-~01
NOTES PARTICULIÈRES flÈCHE DIRIGÉE VERS LE CENTRE

Ces notes, dont voici quelques exemples, se DEUX SURFACES À CHROMER


rattachent par des lignes de renvoi aux dé-
tails auxquels elles se rapportent:
a)
b)
c)
4 TROUS, FORET 1/4
FRAISE DE 82 0, 1/2 cp
CHAMBRAGE 1/2, 3/16
t-- 2 ~5 ----1
MESURES EN
d) BISEAU 1/8 X 45°
FRACTIONS ORDINAIRES

ABRÉVIATIONS Bl flÈCHE DIRIGÉE VERS UN DÉTAIL --H-'OI6


On utilise des symboles et des abréviations
sur les plans, par économie de temps et
d'espace, pourvu que le sens en soit clair. Fig. 5.3 Lignes de renvoi
En cas de doute, il faut écrire au long. Il
est donc important de n'utiliser que des Une ligne de renvoi débute toujours par
abréviations comme celles qui sont inscrites un court trait horizontal, parallèle à la note
à l'appendice ou reconnues par certaines et placé à mi-hauteur du lettrage. Ordinai- 3
sections du génie. On trouve des abré- rement, la ligne de renvoi s'applique à la
viations appropriées dans la publication vue montrant le profil du détail. Toutes les
Abbreviations for Scientific and Engineer- lignes de renvoi adjacentes doivent être pa-
ing Terms de la SCA Z-85 et de l'ASA Z-32 rallèles entre elles, mais non aux lignes de
13-1950. De plus, on peut utiliser le Dic- cotes, aux lignes d'attache ou au contour du
tionnaire quadrilingue d'abréviations techni- dessin. C'est pourquoi on les trace généra-
ques, N° 131, publié par le Centre de termi- lement à un angle de 60° pour éviter le
nologie, Bureau des traductions, Secrétariat parallélisme avec les hachures. De plus,
d'État, Ottawa, Ontario. elles doivent indiquer le centre d'un détail
symétrique, et une flèche devrait toujours
se terminer sur Je cercle auquel elle se rap- 1-- 2'-5 --l
LIGNES DE RENVOI porte.
Les lignes de renvoi servent à rattacher un MESURES EN
renseignement à la pièce ou au détail con- FRACTIONS DÉCIMALES
cerné et se terminent par une flèche ou par
un point. La pointe d'une flèche est dirigée On inscrit ordinairement les cotes en pou- REMARQUE: LE SYMBOLE DES POUCES
vers un détail, tandis qu'un point se place ces, ou en pieds et en pouces. On peut omet-
dessus. Une ligne de renvoi se rattache tou- tre le signe (") qui indique les pouces sur EST SUPERfLU
jours à la fin ou au début d'une annotation les plans cotés en pouces seulement, et on
et jamais au centre. recommande de n'utiliser que les pouces Fig. 5.9 Expression des dimensions
LES COTATIONS 65
doit être précédée d'un nombre de pouces MESURES ANGULAIRES
entier ou d'un zéro: par exemple, 2' - 0 1/4.
Les angles s'expriment en degrés (0), divi-
Lorsqu'on utilise le signe (') pour indi- sés en minutes ('), subdivisés en secondes
quer les pieds, il faut insérer un long tiret (") ou en degrés, en minutes et en frac-
entre les pieds et les pouces et on omet par- tions décimales de minutes. Il n'est pas né-
fois le signe ("). Enfin, il importe d'indi- cessaire d'ajouter de tirets entre les subdi-
quer sur le plan à l'aide d'une note si les visions, et les tolérances s'expriment tou-
mesures sont exprimées en pieds ou en pou- jours dans le même ordre de grandeur.
ces.
Exemples: 10° ± 1/r
23° HY ± 0° 5'
MESURES EN FRACTIONS ORDINAIRES 28° 8.5' ± 0°
On peut utiliser les mesures en fractions or- 53 ° 12' 20" ± 0° 0' 10"
dinaires, mais jamais des fractions plus pe~ La ligne de cote d'un angle se trace, au-
tites que 1/64 po, qui se cotent en déci- tant que possible, par un arc de cercle dont
males. Le diamètre des trous percés à l'aide le sommet est le centre. La position de la
de forets et les filets normalisés s'expriment cote varie d'après la grandeur de l'angle,
en fractions ordinaires, suivant la nomencla- mais elle se trace à l'horizontale, selon les
ture des forets et des tarauds. exemples de la figure 5.10.

MESURES EN FRACTIONS DÉCIMALES LOCALISATION ET DIMENSIONS


Les fractions décimales doivent contenir le La position et la dimension se cotent selon
plus petit nombre possible de décimales, en deux méthodes principales: les coordonnées
accord avec les exigences requises pour la rectangulaires et les coordonnées polaires.
pièce et par les dimensions normalisées. On On peut les utiliser sur un même plan en
localise le point décimal à mi-hauteur des fonction des procédés de fabrication. Ce-
nombres. pendant, on doit se servir d'une seule mé~
thode pour localiser un point ou une sur-
L'équivalent en décimales de fractions or-
face. Fig. 5.10 Cotation d'angles
dinaires peut se calculer à tmis décimales
près, mais on préfère deux décimales. Par La méthode des coordonnées rectangu-
plans de référence perpendiculaires l'un à
exemple, .9375 devrait s'écrire .938 et même laires consiste à indiquer la distance, la po- l'autre .
.94, si les exigences le permettent. On re- sition et la grandeur d'un détail, au moyen
marquera que le zéro est omis avant le de dimensions mesurées parallèlement et La méthode des coordonnées polaires
point. perpendiculairement à des axes ou à des consiste à indiquer la position d'un point,

POINT
DE REPÈRE--'V,..c;..._-.i~~

3
DIA 'i6 DIAI~

3
DIA ',6 (REF.)

A) COTATION EN COORDONNÉES B) COTATION EN C) COTATION DE CORDES


RECTANGULAIRES COORDONNÉES POLAIRES
Fig. 5.11 Cotes de localisation et de dimensions
66 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Toute modification d'une dimension sur


1.....- - - - - 6 (REF.) un plan s'indique par l'expression NON À
L'ÉCHELLE (NAE) inscrite à côté de la
A) COTE DE RÉFÉRENCE dimension, bien que certaines entreprises
préfèrent un trait ondulé sous la cote en
question.

1.. 9 NAE
RÈGLES D'INSCRIPTION DES COTES
ou 1. Autant que possible, inscrire les di-

- 9 .. 1 mensions entre les vues.


2. Placer les lignes de cotes parallèles
dans un ordre croissant, la plus courte à
A) INSCRIPTION DES COTES ENTRE LES VUES

B) DÉTAILS NAE (NON À L'ÉCHELLE)


proximité du contour de la pièce.
Fig. 5.12 Identification des cotes de référence et
de détails non à l'échelle 3. Coter la vue la plus caractéristique de
l'objet. Ainsi on cotera la vue d'élévation
d'une ligne ou d'une surface, à l'aide d'une comme à la figure 5.13 B et la vue de profil

tL
ri rH
dimension linéaire et d'un angle autre que comme à la figure S.13C. On notera à
90 cet angle de 90 correspondant à l'an-
0
, 0 la figure S.13C que la méthode de pla- 2 -1
gle formé par des lignes d'axe horizontales
et verticales.
cer les cotes n'a pas été suivie exacte-
ment. La largeur devrait se placer sous r- '--j
WL-,tJ~
la vue de profil où la forme de la pièce
Une troisième méthode, dite des cordes, est la mieux représentée. Dans ce cas, une
rarement en usage, sert aussi à indiquer les
distances entre des points répartis sur une
circonférence, à partir d'un point de repère,
mais on l'utilise seulement lorsque le pro-
méthode a préséance sur une autre pour
une plus grande clarté du dessin.
4. Aligner les dimensions lorsque l'espace
L.-J.,t~ LJ
B) INSCRIPTION DE LA PLUS PETITE DIMENSION
cédé de fabrication l'exige. le permet. PRÈS DE LA VUE COTÉE
5. Placer les cotes à l'extérieur du dessin,
COTE DE RÉFÉRENCE sauf lorsque le dessin y gagne en clarté,
ET DÉTAILS NON' À L'ÉCHELLE
Toute dimension inutile pour la fabrication
et inscrite à titre de référence seulement,
comme à la figure 5.14. La dimension hors
tout d'une surface vue de face et de profil,
se cote ordinairement entre ces deux vues. §
2-j~riD
doit être clairement identifiée par l'abrévia- 6. Les cotes parallèles trop rapprochées
tion REF. doivent s'échelonner.
1-

~J1v
+~t~t~
C) COTATION DE LA VUE DÉCRIVANT MIEUX
LA FORME

Fig. 5.13 Règles d'inscription des cotes

Dimensions may be placed on views, as


shown in Figure 5.14 to make it easier to
understand the drawing.
6. Stagger dimensions where space is
restricted and a number of dimensions are
in two or more tines.

Al COUPE BI DESSIN DE GRANDE DIMENSION Fig. 5.14 Disposition des cotes sur le dessin
LES COTATIONS 67

DIA 1%
t
j
A) COTATION DE CERCLES
NE PAS INSCRIRE DE COTES DANS
LA PARTIE OMBRÉE

f t t f
MI'I"J' -2-'<.1' ~c.o N

<t <t <t


Ci Ci Ci

i ! 1
Dl COTATION DE CYLINDRES SUR LA VUE
OÙ LEUR PROJECTION EST RECTANGULAIRE
45 0
Cl DISPOSITION DES COTES SUR UN CERCLE
SPHÈRE 0,1
4

DIA 8 .. ~

DIA 7 (Ii> -

".. ....
t DIA 6:t --.. .----. .-.
1.01_ 51 ---110<--'''''''''
~
2
- +- 1-- W
cc:

Ü ·w
::r:
a..
CI)

'" -- t E) COTATION DE DIAMÈTRES DANS UN ESPACE RESTREINT -


COTES ÉCHELONNÉES POUR PLUS DE CLARTÉ
D) DIAMÈTRES SPHÉRIQUES
Fig. 5.15 Cotation des diamètres
68 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

4 TROUS, FORET .261 (G) 9


6 TROUS, FORET 16

--t
+--t COTATION D'UN TROU
SANS VUE DE PROFIL

Al COTATION DE TROUS DE PART EN PART

FOREl ~x .75::J
FORET t x 11-
--t+T
OU

2 COTE D'UNE PROFONDEUR


MINIMALE REQUISE
COTE D'UNE PROFONDEUR APPROXIMATIVE

B) COTATION DE PROFONDEUR DES TROUS BORGNES

3 TROUS, FORET ~
6 TROUS EQUIDISTANTS,
FORET ~
DIA 2t

DIA 1~
C) LOCALISATION DE TROUS SUR UNE CIRCONFÉRENCE

Fig. 5.16 Cotation de trous sur une circonférence


LES COTATIONS 69

R .25
1 + .01
Rj6

A) COTATION DE RAYONS DONT ON N'A PAS À DÉTERMINER LES CENTRES

r--- t
-IN
M
MI~
I.f')

1 J1
"2 8

H) RAYON DONT LE CENTRE EST LOCAliSÉ C) LOCALISATION DES CENTRES DIffiCILEMENT


ACCESSIBLES

-1--- 5SPHÈRE R~
~I~
D) RAYONS ET CERCLES TANGENTS
El RAYONS SPHÉRIQUES
Fig. 5.17 Cotation de rayons
70 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

6 TROUS: FORET t.
FRAISE ~ x 82 0

DIAMÈTRES
1. Pour plus de clarté, on inscrit les di-
mensions des diamètres sur la vue la plus
appropriée.

2. Tout diamètre coté à l'aide d'une ligne


de renvoi doit être précédé de l'abréviation ou ou
DIA ou du signe cp, ou encore d'un mot ou
abréviation décrivant un outil ou un pro-
cédé de fabrication qui produit une forme fORETt FORET f LAME -l
circulaire. Lorsqu'on doit coter la profon-
deur ou la longueur d'un détail de forme
ronde, le diamètre sera toujours suivi
d'un X et de cette dimension. On évite
ainsi toute ambiguïté et les inscriptions
LONGUEUR ou PROFONDEUR sont inu-
tiles.

3. On utilise la double flèche pour indi-


quer une dimension incomplète, faute d'es-
pace, comme à la figure 5.15 E.

4. Les trous ronds, les épaulements ou


les bossages se cotent en fonction de leur
centre et, autant que possible, sur les vues
où ils apparaissent sous forme de cercles.
Un diamètre peut s'inscrire sur un cercle
dans un endroit approprié, sauf dans des Al FRAISURE Il) CHAMBRAGE Cl LAMAGE
régions correspondant aux surfaces ombrées
illustrées à la figure 5.15 C et sur les lignes Fig. 5.18 COlation de fraisure, de chambrage el de lamage
d'axe.
par une flèche, et la lettre R précède la Le chambrage consiste à élargir suffi-
cote. samment l'orifice d'un trou pour permettre
TROUS AU FORET d'y noyer une pièce: tête de vis, écrou,
On évite la cotation de plusieurs filets etc. La cotation peut se faire tout comme
Le diamètre d'un trou à percer se cote or- et arrondis sur un même plan, en utilisant
dinairement en inscrivant le calibre du foret pour le lamage. La profondeur et le dia-
une note générale dont voici quelques ex- mètre sont presque toujours cotés à J'aide
à utiliser sur une ligne de cote ou sous for- emples:
me de note. L'inscription d'un numéro de d'une ligne de renvoi et de l'abréviation CH.
a) ARRONDIS NON COTÉS R 1/8 (Fig. 5.18B).
jauge peut être précédée de la lettre J ou
de N°, pour prévenir une erreur de lec- b) FILETS NON COTÉS R 1/4
c) ARRONDIR LES ARÊTES VIVES Le lamage consiste à aplanir et à équarrir
ture.
une surface suffisante pour recevoir une
On doit toujours coter la profondeur d'un pièce: tête de vis ou de boulon, écrou ou
trou borgne, afin d'éviter toute confusion FRAISURE, CHAMBRAGE, lAMAGE rondelle, etc. La cotation du diamètre mi-
avec les trous percés de part en part pour nimal se fait à l'aide d'une note générale
On peut faire usage à la rigueur de l'abré-
lesquels cette cotation est inutile. Un trou ou particulière et comprend ordinairement
viation CH. pour chambrage. Les autres
dont la profondeur n'est pas importante se la cotation du trou concentrique auquel le
opérations peuvent se coter en spécifiant
cote comme à la figure 5.16 B-I et sera as- lamage correspond. Il n'est pas nécessaire
l'outil utilisé à cette fin, c'est-à-dire FRAI- d'en spécifier la profondeur (Fig. 5.18C).
sujetti aux normes de tolérance normales SE, LAME et FORET. Cependant, ces co-
établies pour la pièce. Si l'on doit au con- On indique le bossage par une ligne de ren-
tations décrivent la nature de l'usinage plu-
traire prévoir un jeu entre le fond du trou voi reliée à la surface à usiner et incluant
tôt que le procédé ou la machine utilisés.
et la pièce en contact, on l'indiquera comme l'inscription LAME.
à la figure 5.16 B-2. Un trou dont la pro- La fraisure est une opération qui con-
fondeur est importante se cote comme à la siste à évaser l'orifice d'un trou, afin d'y SPÉCifiCATION DES PROCÉDÉS
figure 5.16 B-3. insérer la tête d'une pièce de liaison à tête
fraisée: vis, rivet, etc. La cotation se fait
[l'USINAGE
à l'aide d'une note générale ou particulière Pour la cotation, on évite de mentionner
RAVONS reliée au détail par une ligne de renvoi ou des travaux d'usinage tels que: DÉCOL-
On cote les rayons par une ligne de cote par le système de cotes et de lignes d'atta- LETER, ALÉSER, RECTIFIER, ALÉSER
passant par le centre ou s'y dirigeant. Une che. On peut spécifier la profondeur, s'il y À L'ALÉSOIR, TARAUDER, FILETER,
telle ligne touchant l'arc se termine toujours a lieu (Fig. 5.18A). etc. Le concepteur doit toujours connaître
LES COTATIONS 71
cessaire de façonner la pièce entièrement et
l'indication ÉQUER. ne s'accompagne ja-
mais d'une cotation d'état de surface, tant
pour les pièces moulées que pour le maté~
riel brut.
....L...-f----t--+ Le dégrossissage indique que toute la sur-
face doit être entièrement nettoyée, pour
obtenir le fini souhaitable, sans se préoccu-
per des dimensions qui en résultent. Il ne
s'agit cependant pas d'obtenir un fini par-
fait et des traces résiduelles sont même ac-
ceptables, car elles indiquent qu'il n'y a
pas eu d'enlèvement inutile de matière. L'in-
dication DÉGROS. s'accompagne parfois
d'une cotation d'état de surface, tant pour
A) POINÇONNÉS À L'EMPORTE·PIÈCE -
les pièces moulées que pour le matériel brut,
COTATION DES CENTRES DU POINÇON
à la suite d'une entente spéciale à cet effet
entre ingénieurs et modeleurs.

TROUS OBLONGS
Les trous oblongs facilitent les ajustements
au cours du montage et compensent les im-
précisions dans la fabrication. La cotation
des trous oblongs percél'l à l'emporte-pièce
se fait comme à la figure 5.19A et permet
de localiser le poinçon. La figure 5.19B in-
dique le mode de cotation à utiliser pour
un trou oblong à usiner.
1l)1~
« SURFACES À BOUTS ARRONDIS
ëi
Toute surface arrondie aux extrémités se
B) TROUS OBLONGS À USINER - cote en inscrivant sa longueur totale, sa lar-
COTATION DES CENTRES DE PERÇAGE geur et le rayon des arrondis (Fig. 5.20A).
Fig. 5.19 Trous oblongs Tout détail supplémentaire se cote comme
à la figure 5.20B.
la méthode la plus économique de produire
une pièce, tout en laissant au producteur le
choix des procédés. Dès qu'un dessin dé-
finitif est suffisamment détaillé et que les
jeux, les tolérances et les états de sm'face
sont complets, la fabrication d'une pièce
économique et conforme aux spécifications
demeure un problème que doit résoudre le
fabricant.
Certains termes techniques sont cependant
utilisés et acceptés parce qu'ils simplifient
la cotation: FORET, FRAISURE (FRAI- A) SANS TROUS
SE), CHAMBRAGE (CH.), LAMAGE
(LAME), ÉQUERRAGE (ÉQUER.), (DÉ- 2 TROUS, DIA .250
GROSSISSAGE (DÉGROS.) et MOLE-
TAGE (MOL.). On accepte d'ailleurs ces
termes comme description d'un détail de la
pièce à fabriquer, plutôt qu'une spécifica-
tion des procédés à utiliser. Par exemple, le
dégrossissage d'une pièce peut être plus éco-
nomique que le lamage, tout en rencontrant
les spécifications du dessin.
L'équerrage indique que toute surface
d'une pièce doit être suffisamment façonnée B) AVEC TROUS
pour enlever les inégalités et réduire la piè-
ce aux dimensions cotées. Il n'est pas né- Fig. 5.20 Cotation de pièces à bouts arrondis
72 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

CHANFREINS parenthèses les lettres ou les numéros de


foret et les numéros de jauge correspon-
La figure 5.21 illustre la méthode de cota- dants.
tion des chanfreins; il est d'ailleurs superflu
d'inscrire ce mot sur le dessin. Exemples:
Feuille - .1345 (ÉPAISSEUR N° 10)
MOLETAGE - .08 (ÉPAISSEUR W 12
B&S)
Le moletage se représente par des hachures
Foret - .191 (FORET N° 11
horizontales ou par des hachures en forme
(A) USS)
de losange; on peut spécifier le pas du mo-
- .257 (FORET F)
letage. Le tracé du moletage n'est pas né-
cessaire sur toute la surface, car il suffit
d'indiquer s'il est droit ou croisé.
CÔNES
hx 45 0 POINTS THÉORIQUES DE
RACCORDEMENTS
De nombreux outils sont munis de queues
coniques: forets, alésoirs, forets à cham-
brer et à lamer, ce qui en facilite le cen-
Un dégagement se cote à partir de points trage sur la broche. La conicité se calcule
théoriques de raccordement situés d'un mê- en fonction de la différence entre diamè-
(B) me côté du matériel. tres distants d'un pied. On utilise plusieurs
jauges de conicité, dont les plus répandues
sont les jauges Morse et Brown and Sharpe.

COTATION DES CÔNES ET DES


SURFACES OBLIQUES
Les dimensions suivantes s'utilisent de di-
verses façons pour définir et douner les di-
mensions des cônes et des surfaces obliques:
(C) a) Le diamètre ou la largeur des extré-
mités
Fig. 5.21 Cotation des chanfreins b) La longueur
Fig. 5.23 Cotation de points c) Le diamètre ou la largeur en un point
théoriques de raccordement précis, situé soit sur la surface, soit à l'ex-
térieur de cette dernière
d) Une cote permettant de situer l'en-
ÉLÉMENTS ÉQUIDISTANTS droit précis où le diamètre ou la largeur
sont spécifiés
La figure 5.24 illustre une des méthodes
utilisées pour la cotation d'éléments équi- e) La conicité ou l'angle de la pente
distants. Il importe de s'en tenir seulement au nom-
bre de cotes nécessaire, mais on peut ins-
FIL, MÉTAL EN FEUILLE ET crire certaines cotes supplémentaires à titre
TIGES DE FLEURET de référence. La figure 5.25 illustre des co-
tations types pour les cônes ou les surfaces
(A) (B) Le fil, le métal en feuille et les tiges de fleu- obliques et il est à noter que, souvent, les
ret, fabriqués d'après une jauge, se cotent lignes d'attache se tracent obliquement pour
en décimales, mais on peut inscrire entre plus de clarté.

MOLETAGE DROIT P 34
DIA MIN. APRÈS MOLETAGE .504

Fig. 5.24 Éléments équidistants

(C)

Fig. 5.22 Cotation du moletage 17 TROUS. DIA .261


LES COTATIONS 73

CONICITÉ OU OMiSSION DES SIGNES D'USINAGE


[ PENTE AU POUCE
Lorsqu'on ne peut obtenir une surface dé-

w
Tr----_ crite que par un procédé d'usinage et qu'un
fini machine ordinaire est acceptable, on
"'" ê5 ~t-----
....
t~
"'"
::>
peut omettre le signe d'usinage.
c:c Ct:!

Qt SL-__---------------ï Al SYMBOLE CSA INDICE DE RUGOSITÉ

L ,"""UR
Al
J L'état de la surface d'une pièce, arbre ou
palier par exemple, influe directement sur
sa durée et sur son utilisation possibles. Il
importe donc de coter la qualité des sur-
faces sur les dessins, car toute surface
quelle qu'elle soit comporte des rugosités
microscopiques, quel qu'en soit le degré
- ~ ...
B) SIGNE PÉRIMÉ
de précision. Cette rugosité résultant de
l'usinage et des outils utilisés, se cote par
ANGLE ~IN-CLUS ,~=ffi
un indice de rugosité représentant la dé-
! ----i~Q~
~ _§1::3 !
V-,,>·_=J~
LL_- LO
1
..lNG-U-EU-Il--... 1 \/

Cl SYMBOLE ASA
Bl
Fig. 5.26 Signes de façonnage

EMPLOI DES SIGNES D'USINAGE


USINÉ PARTOUT 12~
Tout comme les dimensions, les signes d'u- SAUF INDICATIONS
sinage ne sont pas répétés et ils doivent ap- A
paraître sur les vues où s'inscrivent les co-
tations des surfaces à usiner.

C)
Fig. 5.25 Cotation des formes coniques

1.
V USINÉ PARTOUT I~ SAUF INDICATIONS

SIGNES D'USINAGE Fig. 5.27 Inscription des signes de façonnage Fig. 5.28 Cotation de l'indice de rugosité
Le dessinateur doit indiquer sur les plans
de pièces à forger ou à couler, les surfaces
à usiner ou à finir. Ces renseignements ser-
vent au modeleur qui devra prévoir le ma-
tériel en surplus pour la pièce finie.
Pour une surface à usiner, sans qu'il soit
nécessaire d'en définir le degré de rugosité
ou le procédé, on utilisera le signe illustré
à la figure 5.26 selon les indications de la
figure 5.27. S'il faut usiner toute la pièce,
on omet les signes d'usinage que l'on rem-
place par la note générale USINER EN
ENTIER. Fig. 5.29 Caractéristiques d'une surface façonnée
74 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

venait possible. C'est ainsi que l'on rem-


plaça une cotation unique par deux dimen-
sions limites déterminées selon l'usage de
la pièce. Ces limites, dont l'une est maxi-
male et l'autre minimale, établissent une
zone ou tolérance qui permet l'interchan-
geabilité des pièces et, par suite, la pro-
duction en série.
La tolérance est la différence entre la va-
leur maximale et la valeur minimale accep-
table pour la réalisation d'une dimension.
Ces dimensions sur le dessin donnent une
description de la pièce en tous points par-
faite, mais impossible à réaliser. La forme
définitive et les dimensions de l'objet fabri-
qué se représentent sur un dessin en le dé-
composant en ses éléments géométriques.
Les tolérances dimensionnelles sont donc
l'expression exacte des limites d'une pièce
ou d'un ensemble pour chaque détail ou
chaque dimension, qui permet d'en établir
et d'en vérifier le degré de qualité. Il im-
porte donc que ces indications sur le dessin
soient claires et conformes aux exigences
de la technique.
Théoriquement, la cotation des indica-
tions de précision est une chose très simple
qui consiste à inscrire les variations permi-
ses sur chaque dimension. La pratique prou-
ve cependant que la cotation et l'interpré-
tation des tolérances sont des problèmes

NOTA: Le degré de rugosité étant assujetti à la précision de la machine, au choix de la vitesse et de l'avance de l'outil, de
sa qualité et de son étal, ainsi qu'à l'habileté du mécanicien, explique l'étendue des marges de rugosité indiquées au lableau.

Fig. 5.30 Gamme des indices de rugosité résultant des procédés d'usinage courants
\
viation moyenne par rapport à une sur-
face parfaite, sur une longueur type de
débuté il Y a à peine une soixantaine d'an-
nées, lorsque l'on songe que l'histoire du \
.03 po sur cette surface, exprimée en micro-
pouces (un micropouce = .000001).
dessin industriel date de 6 000 ans.
FAÇONNAGE RECTIliGNE ~
Cependant, chez les ingénieurs et les ou-
Il
Les mesures de rugosité sont normale- vriers, des causes diverses expliquent cette
ment prises perpendiculairement au sens des lente prise de conscience de l'impossibilité
rayures d'usinage ou des stries de rectifi- de fabriquer un objet avec une précision
cation sur la surface. absolue. Lorsqu'un habile artisan d'autrefois
prétendait donner aux objets des dimen-
sions exactes, il sous-entendait que son tra- FAÇONNAGE CONCENTRIQUE
SENS DE l'USINAGE vail était plus précis que les instruments de El
En raison de leur peu d'importance, le sens mesure dont il disposait. L'utilisation d'ins-
truments modernes lui aurait vite démontré Fig. 5.31 Cotation du sens de façonnage
des rayures et des stries sur une surface se (CSA 878.1-1964)
qu'il y avait des variations dans ses mesu-
spécifie rarement. Cependant, si nécessaire,
res exactes. C'est d'ailleurs ce qui se pro-
le sens de l'usinage se cote à l'aide d'une
annotation ou d'un signe approprié (Fig. duisit à la suite du progrès technologique.
beaucoup plus complexes qu'on pourrait le
5.31). Dès que l'on comprit qu'il y avait tou-
croire.
jours eu des différences dans les dimensions
des objets manufacturés et qu'il était possi- Le dessin industriel est, par définition, un
ble de tolérer des variations entre des limi- moyen de communication de renseignements
Il semble inconcevable que les tolérances tes qui ne nuisent en rien au bon fonction- techniques qui permet de décrire parfaite-
dimensionnelles sur un dessin, qui aujour- nement d'une machine, il parut évident que ment et avec précision les caractéristiques
d'hui nous paraissent si naturelles, aient la fabrication de pièces interchangeables de- physiques d'une pièce ou d'un ensemble,
LES COTATIONS 75

telles qu'elles sont voulues par le concep-


teur. Rien ne doit donc être laissé à l'i- GRANDEUR NOMINALE
magination ou au jugement de l'exécutant,
qui ne doit en aucun cas se permettre de
modifier le dessin ou d'imaginer une cota-
tion quelconque. Pour correspondre aux dé- 1-500
COTE NOMINALE
signations de langage graphique ou de lan-
gage de l'industrie, le dessin industriel doit
Fig. 5.32 Vocabulaire des
avoir un dictionnaire reconnu, ainsi qu'une tolérances et des limites
technique permettant l'utilisation précise de COTE NOMINALE j'500 ~ ·004
ce langage. C'est pourquoi la normalisation ET ÉCART PERMIS
de la technique du dessin à l'échelle natio-
nale s'est imposée graduellement et inévita-
blement, tout comme pour les autres nor- , . .4 9 6 UM1TE lNFÉH!EURE
LIMITES
mes. 1. 5 04 liMITE SUPÉRIEURE

AJUSTEMENTS ET TOLÉRANCES
TOLÉRANCE -008 DiffÉRENCE ENTRE LES liMITES
Comme il a été mentionné précédemment,
Mt\XiMI\lE MINIMALE
l'exécutant ne peut fabriquer une pièce cor-
respondant exactement aux dimensions du
dessin; c'est pourquoi il faut lui indiquer les
variations permises ou tolérances. Par ex- Écarts. Les écarts supérieur et inférieur sont Ajustement iucertaiu. Ajustement qui peut
emple, on cotera une dimension de 1.500 les différences entre les cotes limites supé- résulter en un ajustement libre ou serré
po ± .004 po, ce qui signifie que la pièce rieure et inférieure et la cote nominale. (Fig. 5.39B).
ouvrée peut mesurer entre 1.496 po et 1.504
po, que la tolérance permise est de .008 po, Tolérance. La tolérance est le degré d'im- Système de l'alésage normal. Dans ce sys-
et que les deux dimensions en sont les li- précision permis dans les dimensions de la tème, le diamètre minimal d'alésage sert de
mites. pièce; elle représente la différence entre les base, le jeu désiré entre les pièces en contact
cotes limites. s'obtenant par la modification du diamètre
La précision étant coûteuse, il importe théorique et par l'écart sur l'arbre.
pour des raisons économiques évidentes que, Système de tolérance ou condition «au maxi-
mum de matière». Le système d'écart est un Système de J'arbre normal. Dans ce système,
dans la plupart des cas, on n'exige pas la
système dans lequel la cote nominale cor- le diamètre maximal de l'arbre sert de base,
même précision pour tous les détails d'une
respond à l'une des cotes limites. Dans la l'ajustement désiré entre les pièces en con-
pièce et, à cette fin, un système de cotation
tolérance sur l'arbre, la cote nominale cor- tact s'obtenant par la modification du dia-
s'impose. Ordinairement, il suffit de quel-
respond à la limite supérieure, l'écart per- mètre théorique et par l'écart d'alésage.
ques dimensions pour décrire une pièce avec
exactitude. En dessin industriel, les dimen- mis étant toujours négatif. Dans la tolé-
rance sur l'alésage, la cote nominale corres-
sions dont la précision doit être de plus de
1/64 po se cotent généralement en déci- pond à la limite inférieure, l'écart permis
INDICATIONS DES TOLÉRANCES3
males, et celles dont la précision a peu étant toujours positif. LES TOLÉRANCES DIMENSiONNELLES
d'importance se cotent sous forme de frac-
Ajustement. L'ajustement désigne le degré Il faut une indication de précision pour cha-
tions ordinaires.
de liaison des pièces entre elles, c'est-à-dire que cote d'un dessin, à l'exception de :
Pour les pièces d'assemblage, il ne suffit le jeu ou le degré de serrage nécessaires à
l'assemblage. 1. Toute cote identifiée comme étant une
pas de choisir une certaine marge de tolé-
ligne de base, de repère ou de référence
rance pour garantir l'interchangeabilité. Il
Jeu. Le jeu est un intervalle prévu entre dont les limites dépendent des limites d'au-
faut, de plus, déterminer un jeu entre les
pièces d'un ensemble; c'est pourquoi, avant deux pièces frottantes pour assurer les mou- tres cotes
de pouvoir calculer les limites de tolérances vements. Il comprend aussi une marge de
tolérance acceptable entre les dimensions 2. Toute cote identifiée par POSITION
et d'ajustement, il faut comprendre claire- RÉELLE (TP) ou autres cotes assujetties à
ment les définitions suivantes: 2 des pièces, qui détermine le degré d'ajuste-
ment. Il peut être minimal ou négatif et d'autres indications de précision ou à d'au-
maximal ou positif. tres exigences sur le dessin
Cote nominale. La cote nominale est la di-
mension maximale parfaite servant de base Ajustement libre. Forme d'ajustement telle, 3. Toute cote limite supérieure ou infé-
aux limites et aux marges de tolérance. qu'il en résulte toujours un jeu lors de l'as- rieure déterminant une zone de référence

Grandeur nominale. Cette expression dési- semblage (Fig. 5.39A).


gne la dimension ou l'ordre de grandeur
INSCRIPTION DES TOLÉRANCES
Ajustement serré. Forme d'ajustement per-
utilisés pour fin d'identification. mettant la liaison des pièces entre elles L'inscription des tolérances sur le dessin
(Fig. 5.39C). peut se faire comme suit:
Cotes limites. Les cotes limites sont les di-
mensions maximale (cote supérieure) et mi- Ajustage. Opération destinée à donner à a) Note de tolérance générale. s'appli-
nimale (cote inférieure) acceptables d'une une pièce la dimension exacte que requiert quant à toute dimension sans cote de tolé-
grandeur donnée. son ajustement à une autre. rance
76 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

COTES À ÉCARTS CUMULATIFS

+-000
'743-'002
CD
1
~
.873 1
ET NON CUMULATIFS
Il importe de vérifier l'effet de chaque to-
lérance sur les dimensions avoisinantes, afin
d'éviter les effets additifs. D'ailleurs, les
tolérances sont additives ou cumulatives dès
que deux dimensions ou plus déterminent
la position d'une surface ou d'un détail dans
une direction donnée.

f?aif?a NOTES GÉNÉRALES DE TOLÉRANCE


Les notes générales de tolérance simplifient
1 '875 1 beaucoup le dessin et économisent temps et
l+Q02-1 effort. Les exemples suivants (tolérances
types) illustrent bien leur importance :
1. À moins d'indication contraire, la
Al TOLÉRANCES AU MAXIMUM DE MATIÈRE marge de tolérance pour toute dimension
exprimée en décimales sera de ± .005

co..
I~ 1 -748 :t-OOI
+-001
,748--002
',000
-,005
1·000
-·005
4 (REF.

j·ooo 1 1·000
-·005 '\ -'005

J
A

~ifffà f%ài~ Al COTES À ÉCARTS CUMULATIFS


+,002 ARÊTE DE REPÉRAGE «An
1... ..1.75 1 :t -001 1
- ..
1
'751_-001
4·000 -. 005
Il) TOLÉRANCES À DOUBLE ÉCART 3'000 -,005

Fig. 5.33 Systèmes de tolérance au maximum de matière el à double écart 2'000 -·005

"000
1. Indiquer par une note une marge de 1 -'005
b) Cotation des tolérances ou des limites
directement sur la dimension appropriée tolérance générale aussi grande que possi-
ble, mais conforme aux normes requises J
c) Notes de tolérance géométrique géné- pour l'ensemble de la pièce A
rale ou particulière
2. Inscrire les marges de tolérance sur les
d) Marges de tolérance déterminées pour cotes de position des trous, des chevilles,
divers types d'usinage par des normes éta- des fentes et d'autres détails du même genre
blies dans d'autres industries B) COTES À ÉCARTS NON CUMULATIFS
3. Ajouter des annotations appropriées,
ARÊTE DE REPÉRAGE «A»
telles que REF. ou BASE, sur les dimen-
CHOIX DU MODE sions non assujetties aux marges de tolé- Fig. 5.34 Cotation en parallèle
DE COTATION DES TOLÉRANCES rance
4. Ajouter des tolérances individuelles
Le choix d'une méthode de cotation appro-
aux dimensions exigeant une plus grande
priée des tolérances se fait d'après des cri-
précision que celle qui est prévue dans la 2. À moins d'indication contraire, la
tères tels que les exigences inhérentes à l'u-
note générale marge de tolérance pour toute surface finie
tilisation des pièces, les méthodes probables
sera la suivante :
d'usinage et de vérification, et le nombre 5. Modifier les cotations, si nécessaire,
de pièces à produire. pour éviter les tolérances cumulatives ou en Dimension en po Tolérance
fonction des procédés d'usinage et des mé- jusqu'à 3 ± .005
La marche à suivre est la suivante: thodes de mesure plus de 3 jusqu'à 12 ± .010
LES COTATIONS 77

+,000 +,001
1·001 1·000-'003 ·999 - ·002
·997

.!
DIMENSIONS AU MAXIMUM DE MATIÈRE INSCRITES AU·DESSUS DE LA LIGNE
+,004
1·003
"007
1:gg1 iloo03-0001 110003+00031

Al INSCRIPTION DES Bl COTATION D'UN Cl COTATION DE DEUX Dl COTATION DE DEUX ÉCARTS


COTES LIMITES SEUL ÉCART ÉCARTS DONT UN SUR L'ARBRE ET
EST ÉGAL À ZÉRO D'UN SEUL SUR L'ALÉSAGE
Fig. 5.35 Cotation des tolérances et des limites

plus de 12 jusqu'à 24 ± .015 Méthode B. Spécifier une cote limite avec Méthode C. Spécifier une cote limite avec
plus de 24 ± .020 un écart dans une direction seulement. Dans tolérance dans une direction seulement, en
ce cas, la cote limite doit correspondre à la donnant la cote 0 à l'un des écarts (Fig.
3. Les tolérances des dimensions frac- dimension maximale de la pièce mâle ou à 5.35C). Les méthodes B et C sont les plus
tionnaires seront les suivantes : la dimension minimale de la pièce femelle utilisées pour les cotes de tolérance incluant
Dimension en po Tolérance (Fig. 5.35B). Tout comme à la figure l'ajustement entre deux pièces, lorsque les
jusqu'à 6 ± 1/64 5.35A, il importe d'exprimer cotes et écarts grandeurs nominales correspondent à la
plus de 6 ± 1/32 par un nombre égal de décimales. quantité maximale de matériel.
4. La tolérance d'épaisseur des pièces
brutes coulées sera de ± 12lh %
5. Tolérance angulaire ± lh 0

TOLÉRANCES
DE DIMENSIONS INDÉPENDANTES
Lorsqu'il est nécessaire ou souhaitable d'é- 1·500
tablir une marge de tolérance pour une di- 1--'250 ±'005 +,005 -1
mension indépendante, on devrait utiiiser
l'une des méthodes suivantes :
Méthode A. Coter directement les limites
+,000
inférieures et supérieures de dimension ou
de position (Fig. 5.35A) pour donner au
Fig. 5.36 Inscription des
tolérances et des limites
1.. ',625-',005 -1
mécanicien les renseignements essentiels lui
permettant de fabriquer la pièce sans re-
courir aux signes mathématiques. Il im-
porte d'utiliser un même nombre de déci-
males pour exprimer les deux limites. Sur
une dimension d'alésage, la limite inférieure
2·005
1.. 2'000
étant la première atteinte en cours de fa-
brication, elle s'inscrit au-dessus de la li-
gne de cote. L'inverse s'applique à la di-
mension d'un arbre. Pour les dimensions L'ANNOTATION DE TOLÉRANCE
de position, il est préférable d'inscrire la li-
mite supérieure en premier lieu.
S'APPLIQUE AUX DIMENSIONS
NON TOLÉRANCÉES ~2"25+'005 -1
78 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Méthode D. Spécifier une cote nominale et 100±'01 1·00±·01 1·00±·01 1·00±·01


deux écarts inférieur et supérieur, placés
au-dessus et au-dessous de' la ligne mais
dont aucune des limites ne doit nécessaire-
ment égaler cette cote nominale (Fig.
5.35D). Lorsque les écarts, les limites ou
les deux à la fois sont disposés les uns au-
dessus des autres, on doit aligner les points
décimaux.

COTE RÉSULTANTE=4·00 ±·04


INSCRIPTION DES TOLÉRANCES
Si l'espace est suffisant, les tolérances peu- Al ÉCARTS CUMULATIFS NOTA
vent s'inscrire à droite de la cote et au mê-
me niveau ou directement sous la cote. LIGNE DE REPÉRAGE
Lorsque la ligne de cote n'est pas sectionnée
pour y intercaler les dimensions ou que l'on 4·00±·01
utilise les cotes limites, la ligne de cote de-
vrait être continue et passer entre les li-
mites. Lorsque les espaces sont insuffisants,
les tolérances s'inscrivent à l'extérieur des
lignes d'attache" au niveau des lignes de
cote ou de chaque côté de leur extension.

COTATION BASÉE SUR UN REPÈRE


Un repère est un détail (point, ligne ou sur-
face) à partir duquel la position d'autres 2·00±·01
détails se détermine. Le centre d'un cercle
et les axes de cylindre ou de symétrie peu- 3-00 ±'Ol
vent servir de repère.

La figure 5.37 décrit un exemple typique Bl ÉCARTS NON CUMULATIFS


de la détermination des positions de divers
détails, à partir d'une ligne de repère. Sans Fig. 5.37 Cotation basée sur une ligne de repérage
cette méthode, la distance entre la première
et la dernière position pourrait varier énor- diquent le jeu obtenu entre deux pièces, se- lettres. FN4, par exemple, désigne un ajus-
mément, par addition ou par soustraction lon les limites prescrites. tement serré de degré 4.
des tolérances permises entre chacun des
trous. La cote à partir d'un repère rend les On a préparé ces tables d'après trois types Chaque symbole, formé de deux lettres
dimensions indépendantes les unes des au- d'ajustement: l'ajustement libre, l'ajuste- et d'un nombre, indique un ajustement com-
tres et permet de respecter la tolérance gé- ment de position et l'ajustement serré. plet pour lequel le degré de jeu ou de ser-
nérale de .01. rage minimal et maximal et les dimensions
limites des pièces en liaison s'obtiennent di-
NORMALISATION DES AJUSTEMENTS rectement en consultant les tables d'ajuste-
CHOIX DES AJUSTEMENTS ment à l'appendice.
Les ajustements standards ont pour but de
On choisit les limites de grandeurs en vue simplifier les dessins d'études, les spécifica-
d'obtenir l'ajustement requis en fonction de tions et les croquis à l'aide d'un code (Fig. DESCRIPTION DES AJUSTEMENTS
l'utilisation de la pièce et du service exigé 5.38). Toutefois, ce code ne doit pas ser- NORMALlSES2
de l'équipement. vir sur les dessins d'exécution; pour ces
derniers, il faut déterminer les limites de ASSEMBLAGES TOURNANTS OU GLISSANTS
L'Association canadienne de normalisa- grandeur et les y inscrire.
tion a adopté le système d'ajustement basé Ces ajustements pour lesquels les tolérances
sur l'alésage, dans lequel la limite minimale On utilise les lettres suivantes comme et les jeux sont déterminés, représentent un
du diamètre de chaque trou sert de base. symboles: type d'ajustement spécial avec un jeu suffi-
L'ajustement désiré s'obtient en modifiant RC Ajustement tournant et glissant sant pour la lubrification, qui permet un
l'arbre et les tolérances des pièces en con- LC Ajustement de position libre rendement mécanique uniforme sur toute
tact. Les tables 16 à 20 de l'appendice ont LT Ajustement intermédiaire de position la gamme des dimensions. Les jeux ayant
été préparées pour donner une suite stan- LN Ajustement serré de position trait aux deux premiers types d'ajustement
dardisée de types et de degrés d'ajustements FN Ajustement forcé ou fretté augmentent beaucoup moins avec le diamè-
basée sur l'alésage, afin d'obtenir le même tre que pour les autres types, afin de con-
degré de jeu ou de serrage dans une ordre Ces lettres, utilisées avec un nombre, dé- server la position déterminée avec précision,
de grandeur donné, en assemblant deux terminent le degré de jeu ou de serrage même s'il peut en résulter un jeu moins li-
pièces d'une même division. Ces tables in- pour le type d'ajustement représenté par les bre, et peuvent se décrire comme suit :
LES COTATIONS 79

RCl Ajustement glissant juste, sert d'ajuste- ment. Pour les diamètres plus grands, elles
130 LN ment de position précise pour des pièces peuvent se resserrer à la suite d'une légère
assemblée's sans jeu perceptible, pour l'as- variation de température.
semblage de grande précision, les jauges (Nota: LCI et LC2, ajustements de po-
par exemple'. sition libres, peuvent aussi être choisis
comme ajustements glissants avec des to-
RC2 Ajustement glissant destiné aux ajus- lérances plus grandes.)
tements de précision, mais avec un jeu plus
grand que celui du RCL Les pièces usinées ReJ Ajustement tournant très précis, des-
avec cette précision tournent facilement, tiné aux roulements huilés des plus précis,
mais ne sont pas destinées à tourner Iibre- tournant à faible vitesse et sous des char-
Al ARBRE MONTÉ SUR DOUILLE

'"1

en
DIAMÈTRE NOMINAL DE L'ARBRE (MAX.) '"

TOLÉRANCE SUR L'ARBRE ~


JEU MAXIMAL 1 l===:1-DIAMÈTRE MINIMAL DE L'ARBRE 1. ·744
·746 .1
JEU MINIMAL = r-
TOLÉRANCE-+!
Bl ROUE DENTÉE SUR ARBRE MONTÉ SUR COUSSINET
~~~~ ~.,..,.,........~~
TOLÉRANCE SUR L'ALÉSAGE j~"
DIAMÈTRE MAXIMAL DE l'ALÉSAGE---l------<-i
: DIAMÈTR~
1 MINIMAL DE L'ALÉSAGE
OU DIAMETRE NOMINAL
1 ·750
1---;'7"'5~2<--"...j
1

EXEMPLE

Al AJUSTEMENT LIBRE
Cl BOULON DE SERRAGE DE BIELLE

W
DIAMÈTRE NOMINAL DE L'ARBRE (MAX.) ,.. "'

TOLÉRANCE SUR L'ARBRE~


JEU MAXIMAL1t===t DIAMÈTRE MINIMAL DE L'ARBRE
1 ·752 ~
'749
Dl AXE DE CHAPE (AJUSTEMENTS SUR l'ARBRE) --HI-- SERRAGE MAXIMAL

~
TOLÉRANCE SUR L ' A l É S A G E f = j
~DIAMÈTR~ ~
MINIMAL DE l'ALÉSAGE 1
1
.750
~
1
ou DIAMETRE NOMINAL • •753 •
DIAMÈTRE MAXIMAL DE L'ALÉSAGE
EXEMPLE

H) AJUSTEMENT iNTERMÉDIAIRE

El MANETON DE MANIVELLE DANS UNE PIÈCE DE FONTE

Fig, 5.38 Esquisses types illustrant les


divers ajustements (CSA·B97.1·1963)

ges légères, mais il n'est pas approprié dans


DIAMÈTRE NOMINAL DE L'ARBRE (MAX.)

"""'''' SU, L''''''


SERRAGE MAXIMAL = TOLÉRANCE--t
fl " " " "'
1" -1
lM" "' " ..." rn
1. ·749
·750 1

des conditions de température variables.

RC4 Ajustement tournant précis, destiné


surtout aux roulements huilés ou graissés,
soumis à des efforts modérés et tournant à TOLÉRANCE SUR L'ALÉSAGE:t=r DIAMÈTRE MINIMAL DE L'ALÉSAGE
~l~ 1 -747 1
des vitesses périphériques moyennes, tout en _ . OU DIAMÈTRE NOMINAL • -748 ..
DIAMETRE MAXIMAL DE L'ALESAGE
ayant un jeu minimal.
EXEMPLE
Cl AJUSTEMENT SERRÉ
RCS et RC6 Ajustements tournants inter-
médiaires, destinés aux mécanismes tour- Fig. 5.39 Types d'ajustements
80 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

nant à des vitesses plus élevées et! ou sou- bres et les ajustements glissant juste, utilisés cier, ces ajustements sont destinés à l'as-
mis aux variations de température. pour les assemblages où la localisation pré- semblage ~t la presse de matériaux plus élas-
cise des pièces est importante et qui exigent tiques ou plus mous, tels les alliages légers
Re7 Ajustement tournant l.iln·e, destiné aux
mécanismes n'exigeant pas une grande pré- un jeu minime ou un léger serrage. et les plastiques rigides.
cision et/ou soumis à de grandes variations On les classe comme suit:
de température. IUl.JSTEMENTS FORCÉS OU FRETTÉS
L1'l et L1'2. Ces ajustements à. jeu ordinai-
Re!! et RC9 Ajustements tournants très H- rement très faible, qui permettent l'assem- Les ajustements forcés ou frettés repl'ése.n-
bres, destinés à des pièces fabriquées à des blage sans détérioration des pièces, s'utili- tent une forme d'ajustement à forte pres-
tolérances strictement utilitaires, telles que sent dans les cas où le jeu maximal doit sion, caractérisée par le maintien d'une pres-
arbres. tubes et autres pièces laminées à être moindre que pour les ajustements de sion constante dans l'alésage sur toute la
froid, etc. LeI à L(~3. Les peuvent s'assem~ gamme des dimensions. La friction aug-
bler sous une faible pression ou à raide de mente donc presque en fonction du diamè-
AJUSTEMENTS DE POSiTION légers coups de marteau. tre, et les marges de tolérance sont très fai-
Les ajustements de position servent unique- bles afin de maintenir les pressions qui en
L1'3 et L1'4. Ces ajustements n'ont presque résultent dans des limites raisonnables.
ment à localiser avec précision deux pièces pas de jeu et s'emploient dans les. cas où
d'un assemblage l'une contre l'autre. Ils On peut décrire ces ajustements comme
un léger serrage est acceptable, afin d'éli-
peuvent servir pour une mise en place pré- suit:
miner les vibrations. On les nomme aussi
cise et rigide, te lie que dans les ajustements ajustements pour clavettes et on les utilise FNI Ajustement légèrement dur qui n'exi-
serrés, ou permettre un certain jeu dans la pour ce type de montage sur arbre, ainsi ge qu'une légère pression à î'assemblage et
position, comme dans les ajustements libres.
que pour les roulements à billes. L'assem- qui donne une liaison plus ou moins per-
C'est pourquoi on les subdivise en trois ca·
blage se fait ordinairement à la presse ou manente. Il est tout désigné pour les pièces
tégories : ajustements libres, ajustements in-
au maillet. de sections réduites, pour les joints à gran-
termédiaires et ajustements serrés.
des surfaces ou pour les parties extédeures
L1'5 et L1'6. Ces ajustements ont générale-
des pièces de fonte.
AJUSTEMENTS DE POSiTION LIBRES ment un léger serrage, assez dur dans les
cas d'ajustement extrême, ce qui oblige par- FN2 Ajustement dur pour l'assemblage de
On utilise les ajll stements îibres pour les d'acier ordinaires ou pour l'assem-
fois à assortir les pièces pour l'assemblage.
pièces ordinairement immobiles, mais que blage par dilatation de pièces de sections
Ils sont conçus pour le montage claveté
l'on doit monter ou dénlOnter facilement. réduites. Cet ajustement est le plus serré
lourd, celui des bagues de roulements à
Ces ajustements varient entre les ajuste- qu'on puisse utiliser dans les parties exté-
billes soumis à de fortes vibrations et aux
ments serrés de position précise et les ajus- rieures de pièces en fonte de haute qua-
grands efforts, ainsi que pour le montage
tements intermédiaires pour certaines piè- lité.
légèrement dur de pièces d'acier.
ces, comme Îes ergots par exemple, jus-
qu'aux ajustements où la facilité d'assem- FN3 Ajustement très dur, spécialement con-
blage prime avant tout. AJUSTEMENTS DE POSnl0N çu pour l'assemblage de lourdes pièces d'a~
cier ou pour l'assemblage par dilatation
On les classe comme suit: Les ajustements serrés de position servent dans des pièces d'épaisseur moyenne.
LC! il LC4. Théoriquement, ces ajustements aux assemblages de grande précision dans
lesquels la position et l'alignement sont es- FN4 et FN5 Ajustements fl'ettés servant à
ont un jeu égal à zéro, mais en pratique
sentiels, sans égard aux pressions exercées l'assemblage de peuvent résister
il y a toujours un jeu. Cette série d'ajuste- à des efforts considérables et/ou pour j'as-
ments convient pour déter- sur l'alésage. Cependant, ils ne sont pas
conçus pour la transmission de charges par semblage par dilatation, lorsqu'on ne peut
miner la position de pièces immobiles et faire appel aux grands efforts de pression.
d'ergots, quoique les ajustements LCI et effet de friction entre les pièces, cette fonc-
LC2 peuvent aussi servir d'ajustements glis~ tion étant ceBe des ajustements serrés,
sants. On les classe comme suit :

LCS et LC6. Le jeu minimal réduit de ces LNl et I,N2. Ces ajustements offrent un lé-
ajustements est tout désigné pour obtenir ger serrage minimal, tout désigné pour les Le système d'ajustement sur l'alésage, re-
l'assemblage précis de deux pièces fixes. chevilles par exemple, que l'on rHonte à commandé pour les assemblages ordinaires,
LC5 peut aussi remplacer RC2 comme ajus- l'aide d'une presse à mandrin dans j'acier, est fondé sur la grandeur nominale de l'alé-
tement glissant libre, et LC6 s'utilise com- la fonte ou le laiton. On peut ordinaire- sage et de l'écart positiî permis. Le dia-
me ajustement intermédiaire tournant dont ment démonter et remonter les pièces, le mètre de l'arbre se calcule à partir de la
les marges de tolérance sont plus grandes métai ne subissant pas de déformation per- grandeur nominale moins le jeu minimal ou
que celles des ajustements RC5 et RC6. m,mente. Ces ajustements sont cependant plus le serrage maximal, l'écart étant né-
trop peu serrés pour les matériaux élastiques gatif selon les tables de l'appendice. Par
Le7 il LeU. Ces ajustements, dont les mar-
ou les alliages légers. exemple, on obtiendra pour un diamètre de
ges de tolérance sont de plus en plus gran-
des, servent à divers ajustements avec jeu LN3. Cet ajustement est approprié pour un 1 po et un ajustement RC7 des valeurs de
pour l'assemblage de pièces boulonnées et montage sous forte pression dans l'acier et + .0020, .0025 et - .0012, et les écarts
autres pièces du même genre. le laiton, et utilisé pour l'assemblage sous seront:
faible pression dans des matériaux plus Alésage 1.0000 + ,0020
AJUSTEMENTS DE POSITIO~J élastiques et dans les alliages légers. .0000
Les ajustements intermédiaires de position LN4 à LN6. Bien que le LN4 puisse ser- Arbre .9975 + .0000
sont un compromis entre les ajustements li- vi!' à j'assemblage permanent de pièces d'a- .0012
LES COTATIONS 81

DIAMÈTRE DE L'ARBRE = DIAM~TRE DE l'ARBRE

CD CD
GRANDEUR NOMINALE - DIAMETRE NOMINAL +
\ ÉCART MINIMAL \ SERRAGE MAXIMAL

1.. ·1 +,0000
·9975_'0012 1. ·1 +'0000
1'0019_'0005 SYSTÈME D'AJUSTEMENT SUR L'ARBRE
Il arrive parfois que les ajustements doivent

~:~ ~i~ se faire sur l'arbre, surtout lorsqu'il y a


deux ajustements ou plus à faire sur un mê-
me arbre. On identifie ce système par la
1
• •1 1 ' 0+·0020 1
000_·0000" •1 +·0008
1'0000_'0000 lettre S après le symbole d'ajustement,

IoIAMÈTRE DE L'ALÉSAGE = GRANDEUR NDMINALE tDIAMÈTRE DE L'ALÉSAGE


= GRANDEUR NOMINALE
RC7S par exemple.
Les tolérances pour ce système sont les
mêmes que pour le système d'ajustement sur
AJUSTEMENT LIBRE (RC7) AJUSTEMENT SERRÉ (FN2) l'alésage, la cote nominale devient celle de
l'arbre et la dimension de l'alésage se cal-
Al AJUSTEMENT SUR L'ALÉSAGE - GRANDEUR NOMINALE 1 POUCE cule par l'addition du jeu minimal ou par la
soustraction du serrage maximal.
Par exemple, on obtiendra pour un dia-

CD
\ DIAMÈTRE DE L'ARBRE = DIAMÈTRE NOMINAL rn-\DIAMÈTRE DE L'ARBRE mètre de 1 po et un ajustement RC7 des
= DIAMETRE NOMINAL
écarts de + .0020, .0025 et - .0012, et
\ 1

les écarts seront:

1· ·1 +'0000
1'0000_·0012
+,0000
1'0000-'0005 Alésage 1.0025 + .0020
.0000
Arbre 1.000 + .0000

~i~ BIBLIOGRAPHIE
- .0012

1..
·1 +'0020
1'0025_'0000
1.. •1 +'0008
·9981_'0000
1. SPALDING, F.L., "The Development of
L DIAMÈTRE DE L'ALÉSAGE =
DIAMÈTRE NOMINAL +
L DIAMÈTRE DE L'ALÉSAGE =
DIAMÈTRE NOMINAL -
Standards for Dimensioning and Toler-
ancing", Graphie Science, vol. 8, n° 2,
ÉCART MINIMAL SERRAGE MAXIMAL 1966.
2. CSA-B97.1-1963, Limits and Fits for
AJUSTEMENT LIBRE (RC7S) AJUSTEMENT SERRÉ (FN2S) Engineering and Manufacturing.
Bl AJUSTEMENT SUR L'ARBRE - GRANDEUR NOMINALE 1 POUCE 3. CSA-B78.1-1964, Mechanical Engineering
Drawing Standards (Second Edition).
Fig. 5.40 Comparaison entre les systèmes de l'alésage normal et de l'arbre normal
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS

La coupe est un artifice qui a pour but de


rendre apparents les détails cachés trop
compliqués pour qu'on les indique par des
traits interrompus tracés sur une vue exté-
rieure. Cette méthode permet aussi d'illus-
trer les différents matériaux dans les dessins
d'assemblage. L'artifice consiste à supposer
la pièce coupée par une surface sécante fic-
tive ou plan de coupe, de façon à montrer
~
ses détails intérieurs en enlevant la partie A) INCOMPLET - OMISSION Bl MAUVAIS - ARÊTE C) BON - OMISSION DE
la plus rapprochée de l'observateur. On ob- DES ARÊTES VUES À l'ARRIÈRE CACHÉE SUPERFLUE L'ARÊTE CACHÉE, ARÊTES
DU PLAN DE COUPE VISIBLES TRACÉES

Fig. 6.2 Détails visibles et cachés dans les coupes

tient ainsi une ou plusieurs faces planes con- On peut souvent omettre les traces de
ventionnelles ou sections de la pièce que plan de coupe lorsqu'elles correspondent à
l'on identifie par des hachures. On omet or- une ligne d'axe; eUes se tracent au centre
dinairement les lignes de détails cachés, à des vues d'objets de forme simple. Sur les
moins qu'ils ne soient nécessaires pour cla- vues de pièces compliquées, il importe de
rifier un détail ou pour fin de cotation. Il terminer les lignes de surfaces sécantes à
importe de comprendre que seul le plan de proximité du contour, afin d'éviter toute
coupe indique l'élimination d'un détail sur confusion avec des détails avoisinants.
une vue.
Lorsque plus d'une coupe apparaît sur un
Une vue de coupe remplace souvent une même dessin, il faut repérer le plan de la
ï TRACE ilU Pl/IIi nE COlin vue ordinaire. Par exemple, la vue d'éléva- section par deux lettres en caractères bâ-

il $1 tion remplace la vue ordinaire à la figure


6.1.

TRACE DU PLAN DE COUPE


On utilise la trace du plan de coupe pour
tons, tracées derrière les flèches, en évitant
d'utiliser les lettres I, 0 et Q.

On identifie une coupe par des lettres de


repérage correspondantes, inscrites aux ex-
trémités et sous la ligne de plan de coupe,
les mêmes lettres et un sous-titre devant
indiquer, sur une autre vue que celle de la
apparaître sur la vue en coupe ou en sec-
coupe, l'endroit exact où doit passer le plan
sécant imaginaire. Un segment de droite en tion, ainsi que tout changement d'échelle,
trait fort, terminé par deux flèches orien- selon les exemples suivants :
tées dans le sens d'observation, représente COUPE A-A
Fig. 6. j Dessin d'une coupe chacun des plans de cette surface sécante. ÉCHELLE: 3 PO = 1 PI

83
84 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Al VUE DE FACE

COUPE B·B

B) COUPE DE VUE DE FACE

A COUPE A·A

C) DEMI·COUPE DE FACE
Fig. 6.3 Coupes et demi·coupes
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 85

COUPE DEMI·COUPE
A) TRACE DE PLAN DE COUPE Bl OMISSION D'UNE TRACE DE PLAN DE
UTILISÉE POUR LES PETITES COUPE CORRESPONDANT À UN TRAIT D'AXE
COUPES SIMPLES

j
r
(5
C) TRACES DE PLAN DE COUPE UTILISÉES POUR LES COUPES BRISÉES À PLANS
PARALLÈLES ET À PLAN DÉCALÉ

l
A
-ttt-$-
D) TRACE DE PLAN DE COUPE UTILISÉE
POUR LES PIÈCES COMPLIQUÉES

L - - ,__ --1
L INSCRITE
DERRIÈRE LA FLÈCH

El TRACE DE PLAN DE COUPE ANTÉRIEUREMENT


RECOMMANDÉE PAR LA CSA POUR
LES COUPES BRISÉES À PLANS PARALLÈLES ET À PLAN DÉCALÉ COUPE 11..11.
L__ t G) IL FAUT IDENTIFIER CHAQUE TRACE
DE PLAN DE COUPE LORSQU'IL Y A
F) TRACE DE PLAN DE COUPE RECOMMANDÉE PAR l'ASA PLUS D'UNE COUPE SUR UN MÊME DESSIN
Fig. 6.4 Trace du plan de coupe
86 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

TOUTE MATIÈRE OU FONTE ACIER BRONZE, LAITON, MÉTAL BLANC, PLOMB,


CUIVRE ET ÂGGLOMÉRÉS ZINC, ALLIAGES ANTIFRICTION
(BABBIT) ET ALLIAGES

COUPE LONGITUDINALE

MAGNÉSIUM, ALUMINIUM ET ISOLANTS ÉLECTRIQUES, MICA, COUPE TRANSVERSALE ASSISE ROCHEUSE


ALLIAGES D'ALUMINIUM FIBRE, VULCANITE, BAKÉLITE
ET AUTRES MATIÈRES PLASTIQUES BOIS

-
MATÉRIAUX INSONORES MATÉRIAUX TRANSPARENTS LIQUIDES BOBINAGES ET CÂBLES
ÉLECTRIQUES
Fig. 6.5 Hachures symboliques

HACHURES
Afin de bien faire ressortir les sections ou
parties supposément coupées de la pièce, on
les identifie à l'aide de hachures. Elles sont
ordinairement des traits fins parallèles, tra-
cés à un angle de 45 avec l'axe ou l'arête
0

principale du dessin (Fig. 6.6). Lorsque ou


des pièces différentes sont en contact, on
pourra diversifier l'inclinaison des hachu-
res. De plus, on a mis au point des hachu-
res normalisées pour identifier et différen-
cier les principaux matériaux (Fig. 6.5).
Les hachures doivent être espacées assez
régulièrement pour obtenir un dessin de
belle apparence. Selon la grandeur du des-
sin, l'espacement sera de 1/16 po à 1/8 po. COUPE A·A

Les hachures doivent être parallèles et OMISSION DE TRACE DE PLAN DE COUPE ET DE L'INSCRIPTION
LORSQU'UNE SEULE COUPE APPARAÎT SUR lE DESSIN
semblables sur toutes les sections représen-
tant une même pièce, mais on doit en choi- Fig. 6.6 Coupes
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 87

A) SECTIONS DE PIÈCES ADJACENTES H) ESPACEMENT DES HACHURES Cl COTATION SUR UNE SECTION
SELON LA DIMENSION DES
Fig. 6.7 Disposition des hachures SURFACES COUPÉES

sir l'inclinaison de façon à éviter le parallé- PIÈCES ADJACENTES EN COUPE


lisme à l'une des arêtes du détail.
SECTIONS DE GRANDE DIMENSION
Le bois et le béton sont les seuls maté- On doit hachurer à angle droit les sections Il n'est pas nécessaire de hachurer toute la
riaux ordinairement identifiés par un sym- de pièces adjacentes et hachurer à un angle surface d'une section de grande dimension,
bole. Il importe de toujours indiquer le sens différent, soit 30 ou 60
0 0
toute section
, il suffit de tracer les hachures sur le con-
du grain du bois dans les sections. d'une pièce adjacente à deux autres. tour.

l
A

ou ...J A

~DIA 2i-i
COUPE A-A COUPE A-A

Fig. 6.8 Demi·coupe et demi-vue


88 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

cise paso Une section rabattue permet sou-


COTATION vent d'éviter de tracer une vue en bout
On peut inscrire une cotation en section Pour construire une section rabattue, on
dans un espace libre de hachureso trace une ligne d'axe du plan à décrire; on
suppose une rotation du plan de 90 0 et on
dessine la forme de la pièce telle qu'elle
apparaîtrait dans cette positiono
COUPES COMPLÈTES Si la section coupe les lignes de la pièce,
Lorsqu'une seule surface sécante passe théo- on pourra briser la vue et j'intercaler dans
riquement à travers toute la pièce et que la partie brisée; sinon, il ne sera pas néces-
l'on enlève la section avant, on obtient une saire de la brisec Parfois, l'interruption
coupe complèteo On utilise cette méthode permettra de raccourcir la vue d'lm objet
de représentation dans les dessins de détail et uniformeo Le tracé d'une vue ne doit ja-
d'assemblageo Il n'est pas nécessaire de lo- mais passer par-dessus une section rabattue
caliser ou d'identifier une coupe lorsqu'elle et cette dernière se trace à l'aide d'un trait
coïncide avec un axe de symétrie, bien fin continu et hachuré tout comme une
qu'on puisse le faire pour obtenir un des- autre sectiono
sin plus clairo La section sortie doit autant que possi-
ble se tracer sur le prolongement de la li-
DEMI-COUPES gne du plan de coupeo Une telle section est
souvent agrandie pour la rendre plus intel-
Toute pièce possédant un plan de symétrie ligible et faciliter la cotationo
peut se représenter par une demi-coupe dou-
blée d'une demi-vue extérieure disposée de
chaque côté d'une ligne d'axeo SECTIONS
Ce genre de coupe est à déconseille>: lors- Toute section, sections rabattues mises à part,
que la cotation de diamètres intérieurs né- devrait se projeter autant que possible per- o

cessite l'utilisation de lignes de détails ca- pendiculairement au plan de coupe et se


chées sur la demi-vue extérieureo On uti- placer dans une position normale pour la
lise surtout cette coupe pour les dessins projection dans le troisième dièdre 0

de montage où les parties intérieures et COUPE B-B


En cas d'impossibilité, on peut sortir la
extérieures sont clairement indiquées et qui figo 6.11! Coupe par plans section et la localiser ailleurs sur la feuille,
ne requièrent que la cotation de dimensions pourvu qu'elle soit clairement identifiée par
extérieures ou d'entre-axeso des majuscules, les lettres l, 0, Q et Z
exceptées, et par un sous-titreo Il ne faut
cas, la trace du plan de coupe peut être
COUPES À PLANS PARALLÈLES, À PLAN pas en modifier l'orientation sans en indi-
décalée (Figo 6AC à droite) On peut aussi
0

quer le nombre de degrés de rotation.


DÉCALÉ À PLANS SÉCANTS utiliser la coupe par plans sécants [Fig 0

Afin de montrer des détails qui n'appa- 6022 (3 Ho Dans ce cas, la vue de coupe
raissent pas dans un plan de coupe, on peut se tface l'alignement des détails par
utiliser plusieurs plans parallèles (Figo 6010) rotation pour éviter de donner une idée
et tracer la vue de coupe, sans que rien fausse de la pièceo
n'indique les divers planso Dans d'autres
DE DESSINS
Les hachures symboliques de la fonte ser"
vent à représenter toutes les pièces métalli-
ques dans un dessin de montage, lorsqu'il
n'y a aucune ambiguïté possible; dans le cas
contraire, les hachures appropriées sont de
rigueuro Il faut cependant hachurer les par-
ties de chaque d'assemblage ou de
sous"assemblage selon un code symbolique
uniforme, qui sert aussi à différencier les
pièces mobiles et immobiles dans les de5-
sins de montageo

Les sections rabattues et sorties


la forme des nervures} des bras ou des
Fig. (tg Dessin d'assemblage en demi-coupe rayons vue ordinaire :ne la pré=
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 89

(GSA-B78_1-1964)
Al REPRÉSENTATION DES DIVERS SUR UN DESSIN DE MONTAGE

PlATEAU D'EMBRAYAGE PLATEAU DE fREINAGE

~ PIÈCES FIUS ~ ROTATION CONTINUE MOUVEMENT DISCONTINU

Force Controi, Inc_


li) DES PIÈCES FIXES ET MOBilES

6.12 lililisation des hachures symboliques


90 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

~ g g ~ g g ~
---- -----------tj-I----t----------ttf~

A
1 1 1 1 1
1 1 1 1 1
--' LJ 1-...1

SECTION A·A SECTION B·B SECTION C·C VUE D·D


DOUBLE GRANDEUR DOUBLE GRANDEUR DOUBLE GRANDEUR DOUBLE GRANDEUR

Al SECTIONS ET VUE SORTIES


Tiré de l'Amerlcan Standard Drafting Manual, Line Conventions, Sectioning and Lettering, (ASA Y 14·2·1957),
avec l'autorisation de l'éditeur, The American Society of Mechanical Engineers - Les plans de coupe et de
vue de la CSA ont été utilisés.

MOLETAGE

VV"'''''/''\JI~

1
DÉTAIL AGRANDI DE DENTS À L'ÉCHELLE 8/1
RJï

Bl CROCHET DE GRUE Cl ÉCROU


Fig. 6.13 Sections et vue sorties

COUPE PARTIELLE reste de la vue extérieure par une ligne bri- d'une coupe dont les hachures et les détails
sée tracée à main levée. intérieurs se tracent en traits fins interrom-
Lorsqu'il n'est pas nécessaire de dessiner pus également espacés.
une section complète pour décrire une pièce
ou un assemblage, on peut couper seulement COUPES OU SECTIONS
une partie de la pièce et la séparer du
DE DÉTAILS CACHÉS PIÈCES DE FAIBLE ÉPAISSEUR
Lorsqu'une pièce n'est ni symétrique ni trop On peut noircir les pièces trop minces pour
complexe, on peut superposer une coupe être hachurées et laisser un léger espace
sur une vue pour en montrer l'intérieur ou blanc entre deux sections noircies conti-
pour indiquer l'agencement de certaines piè- guës, comme les profilés, les tôles, les gar-
Fig. 6.14 Coupe partielle ces dans un dessin d'assemblage. Il s'agit nitures, les joints, etc.
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 91

A) VUE DE BOUT IMPRÉCISE

AUCUN TRACÉ DE
\. nCONTOUR NE DOIT

~NE"CTION

MAUVAIS
Bl SECTION RABATTUE EN SURCHARGE Cl SECTION
RABATTUE SUR
UNE VUE PARTIElLE
Fig. 6.17 Coupe de détail caché

@F=i+ LES LIGNES CROISÉES


PRÊTENT À CON FUSION

l...ll...+-'--' lw
0) SECTION RABATTUE
DANS UNE INTERRUPTION -
MAUVAIS
El SECTION RABATTUE
SUR UNE VUE PARTIELLE

Fig. 6.15 Sections rabattues

SECTION A-A
A) JOINT
SORTIE

MAUVAIS

SECTION A-A
SORTIE ET ROTATION
DE 60· À DROITE

ACCEPTABLE
B) TÔLE D'ACIER

Fig. 6.16 Position des sections Fig. 6.18 Coupe de pièces minces
92 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

NERVURES EN
On ne coupe jamais une nervure par un
plan parallèle à sa plus grande Îace (Fig.
6.19), les hachures prêtant à confusion par
l'effet de masse. Cette convention permet
de différencier la coupe d'une pièce mas~
sive de celle d'une pièce nervurée de même
section. Dans le cas de nervures non ali-
gnées ou en nombre impair (Fig. 6.19B), on
doit les ramener par rotation sur le plan de
coupe pour en indiquer la position exacte COUPE A·1l
par rapport à la pièce, tout en leur donnant DE CONVENnml RÉElLE (À PROSCRIRE)
leur forme véritable. On peut si nécessaire Al PLAN DE COUPE DANS L'AXE
ajouter la mention {( RAMENÉE DANS ilE DEUX NERVURES
LE PLAN DE COUPE)}.

La figure 6.20B illustre la coupe d'une


base et d'une poulie. Si la nervure A de la
base n'était pas coupée comme précédem-
ment, elle apparaîtrait exactement comme
la nervure B et la vue serait confuse. De
la même façon, la nervure C de la poulie
n'apparaîtrait pas. Afin de voir la diffé·
rence entre les nervures de la base et les &OUPI' ~·B I:;OUPE BoB
cavités dans la poulie, on peut alterner les DE CaNVEN'fwru RÉELLE (il PR03G~!RE)
lignes de hachures pour les nervures. Les
lignes entre les nervures et les parties so-
lides de la pièce se tracent alors en lignes il) PLAN DE COIlPE DANS t'AXE [l'UNE NERVURE ET I)'UN TROU
tiretées.

Fr
Les trous, tout comme les nervures, doivent
s'aligner sur le plan de coupe pour appa-
raître dans leur position exacte par rap~
port au centre (Fig. 6.19).

On ne doit pas sectionner une tige pleine


dont j'axe coïncide avec un plan de coupe,
à l'exception d'un arbre par exemple, dont
la coupe partielle sert à indiquer claire-
ment une clavette et sa rainure ou une
COUPE (Hl cheville.
A) BASE Il) POilUE

Les oreilles ou les pattes, tout comme les


nervures ou les bras de poulie, s'alignent
sur le plan de coupe pour qu'on les dessine
dans leur position exacte par rapport à la
pièce. La figure 6.22 illustre les divers plans
sécants uiilisés pour obtenir ce résultat. On
notera la position des plans sécants ou dé-
calés, afin de localiser exactement la vue
6.20 Variante de la coupe recommandée des nervures en coupe.
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 93

r DENT DE
ROUE DENTÉE
MOLETAGE
On indique le moletage seulement sur une
vue montrant la surface moletée.

RÉPÉTITION DE DÉTAILS IDENTIQUES


Les détails identiques répétés, comme les
dents de' roues d'engrenage et les cannelures,
se simplifient par le 'truchement de la vue
partielle qui montre deux ou trois de ces
détails, les autres étant représentés par des
lignes cachées qui en indiquent les limites.
Le cercle de tête des roues dentées se re-
présente aussi par une, ligne pleine, et le
cercle de pied par une ligne plus fine. Cette

Fig. 6.21 Pièces qui ne se hachurent pas


Quelques oreilles apparaissent en coupe lorsqu'elles se situent dans le plan de coupe
contrairement à d'autres. Lorsque le plan d'un dessin d'ensemble Fig. 6.22 Trous et oreilles ramenés par rotation
sécant coupe l'oreille en travers [Fig. dans le plan de coupe
6.22 (3)], elle est hachurée; sinon on la des-
sine selon les conventions établies pour les
nervures [Fig. 6.22 (4)].

RAVONS ET BRAS EN COUPE


Les figures 6.23A et 6.23B permettent de
comparer la coupe réelle conventionnelle
d'une poulie à âme pleine avec la coupe con-
ventionnelle et la coupe réelle d'une poulie
avec bras. Ces dessins expliquent clairement
l'avantage de la coupe conventionnelle pour
éviter la confusion. Dans cette convention,
lorsque l'âme de la roue est ajourée, la sec-
tion ne porte pas de hachures même lorsque
le plan sécant passe par les bras. On doit ali-
gner par rotation tout bras ou rayon qui ne
coïncide pas avec le plan de coupe (Fig.
6.23C), afin de le dessiner dans sa position
exacte par rapport à la roue pour éviter la
distorsion qu'entraînerait une coupe réelle.
COUPE B·B COUPE C·C
1) TROUS ALIGNÉS 2) OREILLES ALIGNÉES ET HACHURÉES
DESSIN DE CONVENTION
REPRÉSENTATION CONVENTIONNELLE
DE DÉTAILS COURANTS
Certaines normes ont été mises au point
pour simplifier la représentation de détails
courants. Plusieurs de ces normes sont des
déviations des projections réelles qui ren-
dent le dessin plus clair, tandis que d'autres
ont pour but de faciliter la tâche et d'éco-
nomiser du temps. Il faut cependant dessi-
ner ces détails avec soin, la clarté étant plus
importante que la rapidité.
On trouvera dans différents chapitres bon
nombre de normes comme celles du dessin
des filets, des roues dentées et des ressorts;
ce chapitre ne traite que des détails cou- COUPE 0·0 COUPE E·E
rants, non décrits dans les chapitres spécia-
lisés. 3) OREILLES ALIGNÉES ET HACHURÉES 4) OREILLE NON HACHURÉE
94 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

REPRÉSENTATION
DÉTAIL CONVENTIONNELLE

A) ARBRE DENTELÉ

/~,
COUPE A·A
~~4
, l ,
A) POULIE DROITE À ÂME PLEINE ',,--+-'
B) ARBRE CANNELÉ

C) MOLETAGE CROISÉ

COUPE B·B COUPE RÉELLE


CONVENTIONNELLE B·B

B) VOLANT AVEC UN NOMBRE PAIR DE BRAS D) MOLETAGE DROIT

E) TROUS SUR UNE CIRCONFÉRENCE

.~++++~ +~++++~

COUPE C·C
CONVENTIONNELLE
COUPE RÉELLE
C·C
+
... --.-.... + .. + +
~ + ++.-t-++
t
C) VOLANT AVEC UN NOMBRE IMPAIR DE BRAS F) TROUS ÉQUIDISTANTS AUTOUR D'UNE SURFACE

G) PIÈCES IDENTIQUES

Cn - n - n - n - n ~n ::J c'
n n----n
.. - - - -- -
~
1\
~

COUPE D·D COUPE RÉELLE


Hl ÉLÉMENTS ÉQUIDISTANTS
CONVENTIONNELLE D·D
D) VOLANT DÉCALÉ AVEC UN NOMBRE IMPAIR DE BRAS Fig. 6.24 Représentation conventionnelle de détails courants

Fig. 6.23 Coupes réelles et coupes conventionnelles de rayons et de bras


LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 95

convention est essentiellement la même


qu'on utilise pour dessiner les filets, à la- 1

quelle on peut ajouter une ligne de pas de 1 1


T 1 1
vis en traçant une ligne d'axe.
l 1
T 1 1

MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION T 1 1

BRIQUE MOELLONS ET PIERRES MARBRE


Les figures 6.5 et 6.25 décrivent les sym-
boles d'identification des divers matériaux
de construction. Les symboles du béton, du
bois et des produits transparents peuvent
servir sur les vues extérieures et il n'est pas
nécessaire d'en couvrir toute la surface,
pourvu qu'il n'y ait pas de confusion. o
o 00
o à 0 0 Cl
MATÉRIAUX TRANSPARENTS 000000

Ces matériaux se dessinent ordinairement


comme s'ils étaient opaques, les détails à GRILLAGE OU TREILLIS GRILLAGE OU TREILLIS MÉTAL PERFORÉ
l'arrière se dessinant en lignes tiretées. Les À GRANDES MAILLES À PETITES MAILLES
cadrans, par exemple, se dessinent en traits
continus, si nécessaire. Fig. 6.25 Symboles des matériaux de construction

INTERSECTION AVEC DES SURFACES longueur exacte. Cette convention permet


TROUS aussi de dessiner une telle pièce à plus
CYLINDRIQUES grande échelle pour clarifier certains dé-
Les trous identiques se représentent par un tails. Pour les objets de forme circulaire,
L'intersection extérieure de cylindres ou de
trou entièrement dessiné, et les autres seu- l'interruption prend la forme d'un S tracé
rectangles avec une surface cylindrique se
lement par leurs centres. à main levée, au pistolet, au gabarit ou au
dessine conventionnellement comme aux fi-
gures 6.26 et 6.27, sauf pour les pièces de compas et l'on conseille d'utiliser un rayon
PIÈCES IDENTIQUES grandes dimensions. Cependant, dans le égal à ;..2 ou au % du diamètre de l'arbre
premier cas, on peut tracer un arc de cer- (méthode illustrée à la figure 6.28). On
Les pièces identiques et les détails compli- cle. ne recommande pas le tracé à main levée
qués se représentent par le dessin complet pour les arbres de % po de diamètre ou
d'un seul article et par le tracé de contour plus.
des autres, en ajoutant une note générale INTERRUPTIONS CONVENTIONNELLES
au dessin. REPRÉSENTATION DÉFORMÉE
Dans certains cas, pour des pièces très lon-
gues et uniformes, on se borne à une re- Lorsque la vue réelle d'un détail peut prê-
PLATS SUR PIÈCES DE RÉVOLUTION présentation des parties essentielles. On ter à confusion, comme celle d'une nervure
On fait ressortir les surfaces planes sur des peut, de cette façon, définir la forme com- non parallèle au plan d'observation, on pré-
arbres ou autres pièces du même genre par plète de la pièce en en éliminant une par- fère aligner ce détail par une rotation afin
des traits fins en diagonale (Fig. 4.8B). tie par une interruption, tout en cotant la d'en montrer la forme sans distorsion.

1 1
1 1

-+- OU
-+--
(A) (B) (C)

Fig. 6.26 Représentation conventionnelle de jonctions de parois extérieures


96 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

B ia' ,
- --i------;.! ---
~
;
1) élEVER 2 PERPEi,IDICUlAIRES
,

PROJECTION RÉELLE

PRO~NTION
COUPE
CONVENTIONNEllE

Fig. 6.27 Représentation cOllventionnelle de 3) TRACER LE S A L'AIDE DU COMPAS ET HACHURER


jonctions de parois
Fig. 6.28 Tracé d'une interruption en S 11 l'aide
du compas Al

:l PROJECTiON RÉEllE:,

tITI PROJECTION ilE


CONVENTION
i

i.'.~i:•.
Al ALIGNEMENT DE NERVURE ET ilE TROUS il) ALIGNEMENT [J'UN DÉTAIL'-

L-J
Cl

Fig. 6.30 Tracé de convention des filets el arrondis

ALIGNEMENT DE TROUS PAR ROTATION


POUR EN INDIQUER LA POSITION
PAR RAPPORT AU CENTRE
Pour des pièces ayant des trous régulière-
ment répartis, il importe en élévation ou en
Cl ALIGNEMENT DE BilAS Dl ALIGNEMENT DE TROUS coupe de montrer ces derniers dans leur
position exacte' par rapport au centre, plu-
Fig. 6.29 Rotation de délails alin d'éviter les déformations tôt qu'en projection réelle.
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 97

PROJECTION RÉELLE

E)
B)

PROJECTION RÉELLE PROJECTION


RÉELLE

PROJECTION DE
CONVENTION
PROJECTION DE
PROJECTION DE

~"'~
CONVENTION

D)
G)
F)

Fig. 6.30 Tracé de convention des filets et arrondis (suite)

INTERSECTION DE SURFACES ARRONDIES 6.30D), on ne trace pas d'arête fictive. Les


détails, comme les bras ou les nervures, se
L'intersection de surfaces dont les arêtes joignent à un autre détail par une courbe
sont arrondies est en réalité invisible sur de raccordement pour éviter les angles vifs.
une représentation exacte'; on en dessine les Les petits raccords se' tracent à main levée
arêtes fictives afin d'en donner une idée et les autres, à l'aide du pistolet, d'un ga-
exacte. La figure 6.30, dans laquelle les barit ou d'un compas (Fig. 6.31).
vues de dessus sont en projection réelle, il-
lustre parfaitement la nécessité de cette
convention. Il importe de noter que dans BIBLIOGRAPHIE
chaque exemple, une telle vue donne une
idée fausse de la forme de la pièce. Lorsque· 1. CSA-B78.1 - 1964, Mechanical Engineer-
le rayon de raccordement est grand (Fig. ing Drawing Standards (Second Edition).
98 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

(A) (B)

(C) (0) (El

rT1:7-l
Il i: i : ~
(F) (G) (Hl
Fig. 6.31 Représentation de convention de filets et d'arrondis
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 99

PROBLÈMES

Fig. 6.32 Poulie

FILETS ET ARRONDIS R t D

DIA 51 Fig. 6.33 Poulie à deux

/
gorges

CLAVETAGE ±xt

CLAVETAGE lX!

Fig. 6.34 Poulie étagée


100 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

fig. 6.35
Base ri' arbres

FILETS ET ARRONDIS ft k

Fig. 6,36
Coude à brides

EXAGONE 4 SUR PLATS TARAUD POUR TUYAU-li

__<2~:'70T7:77T.Zf"77~~ FI LETS ET ARRONDIS ft -Ii-

Fig. 6.37
Bouchon fileté

15
i6

....- - - - - - - - - DIA si
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 101

-1--

\
~

i'-.ICO
N
:::
'"
~ It I~--

1) \ \ >--

6,38
il filet mâle
\
I-l
l ~

7
/

mns ET ARRormlS R t

mns rot

Fig. 6.39
Plaque de liaison

}----

~;---------- 5 'DD-j
102 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

DIA 1.502

Fig. 6.40
Support d'arbre

FILETS ET ARRONDIS R -Ir

l
.4

Fig. 6.41 Base d'arbre

DIA 1.000
B

-IN
N

2-
16
FILETS ET ARRONDIS R k

:=:
1 ==_21--4~ 2 TROUS, FORET 1
1
--,""' 1
1 1
1 1 1
'---'1
--" 1 1
\I-..L-I-
\ 1 1
Il 1 1 1
-t-- --------jli :~t--------I-
Il 1 1
1
1
1 Il1 Il 1 1
'----------'-1" 1-\.- - - - - - - --' -t--'-
1
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 103

DIA 1.125

CLAVETAGE txi
Fig. 6.42
Organe de liaison

FILETS ET ARRONDIS Rt

Fig. 6.43 Vé de mécanicien

FORET !l
32

FILETS ET ARRONDIS R i

1:

FORET 1-
104 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

\ TROUS IlBlONGS, Dll\.t -,S Fig. 6.44 Base


\ r-~,--~,---------~~~,~~I~~~_--------------~
r~~~~~--~--------~ir~-i--~ 1
:2

i
I~

<
1-<-1 ---~ 5
2 TROUS,-
~----I-
fORET If f 1--

3 TROUS, FORET

DESSINER LA COUPE DE LA VUE DE FACE

fig. 6.45 Base de


iacalisalion
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 105
7
4 TROUS, FORET ï6

Ll1.~
, 16

DESSINER Li\ COUPE ilE lA ViFt DE FACE

Fig.
. cu. 46 Base de repérogs

_____ -f~~__~2c:~.~:OU_:~.;~:_RET 8' __~~==-DllA-l.~004----~~


___

- =l'
L...._ _--, ~-I-.:t

I~
I_L t
MI~

1
-1

DESSINER LA COUPE DE LA \lUE ilE FACE

6.47 Bollier
106 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

5 BRAS tQUIDISTANTS

Fig. 6.48 Volant


FlLETt R t

Fig. 6.49 Raccord rectangulaire

TROU OBLONG, DIA ~


i 16 UNe - 2B

-IN

I~ --..-1
4

3
1" 8" -I"'<t

~~~
--4t -+-+,----t-t-
~l

FORET ~
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 107

Fig. 6.50 Volant


à moyeu déporté FILETS R t
BRAS tQUIDISTANTS.
CENTRÉS SUR LE MOYEU

.0'11.875

FILETS ET ARRONDIS R /6
t
-1 00 "'100
t!1

Fig. 6.51 Support


pivotant

REMPLACER LA VUE DE FACE PAR UNE COUPE


108 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

4 TROUS ÉQUIDISTANTS,
FORET ~

CLAVETTE CARRÉE

Fig. 6.52 Manchon à bride


-IN
M -IN
~. 01')

-a'

BRIDES RELIÉES PAR


41 BOULONS HEX.
i II x ET RONDELLES

DE FREINAGE

2 TROUs0 k

'"
0-
MI~ - ~
ls? g;

~~~~----~~~~-"'~~
Fig. 6.53 Bâti

~---------------5!-------------------4

f-ll
1 16

,~:~l!LT--~mr------r--- i :f
---l

T
MICO

~
-ri - j
1
-J.CO --l-- - + --
1-----1 (;
- M\CO
-IN

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~
'"
1 ____
::>

L
1 \ 1
T~l1
'"
, r - ___ J 1______
~
DESSINER COUPES ET VUE DE FACE
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 109

Fig. 6.54 Montage de perçage

DIA 1.752

Fig. 6.55 Corps

FILETS ET ARRON~IS Ri

2 TROUS li1 ~

REMPLACER LA VUE DE COTÉ PAR LES


COUPES A-A, B-B, C-C ET D-D

. / . 1
HEX 1~ ENTRE LES ANGLES
J------ 5 ------1..
'----- 2

-1..... -+_----+-...;..
ls!

L
110 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

2 TROUS.e',a

1( 11-----,
---.---.--

Fig. 6.56 Base de montage


1

~
~~ 1
i-
~
-
l

"- ~1
e~, FRAISEL 8

FILETS ET ARRONDIS R k

DESSINER VUES DE FACE,


DE DESSUS ET COUPES
1
;r 20 UNC - 28

$1
~ R~ .' 1

+1= -~- ;"':" + -J. . . . .,. . +- l-I-1- I- r-I- - - -I~~11 "'I:Q

1----------- S 1 ---------11 FILETS ET ARRONDIS R is


g.875

T 1
Fig. 6.57 Support de roulement

L
N

~~L-~-1-,-
(
1-j6
)
5
+
1
TROU DANS PltCE INTÉRIEURE"is
2 TROUS, DIA i
LES SECTIONS ET LES CONVENTIONS 111

FILETS ET ARRONDIS ft 1
8

TROUS, FORET 1] , CH. É. x ~


32 8 8

Fig. 6.58
Support d'arbre coulissant

4 TROUS, FORET !2 . LAME 1


32

71.2

Ü
2

FILETS ET ARRONDIS ft ft
2 TROUS, DIA.2-
16

J A
n.l
2

1 - - - - - - - - - - - - - 6.l.
4
-----------1

2 TROUS,
-Ico
DIA .625

Fig. 6.59 Support d'arbre

-Ico

DESSINER LES COUPES DES VUES DE FACE ET DE CÔTÉ


112 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

1
6 TROUS tQUIDISTANTS SUR CERCLE 1lf7
Jl/ 94 •
FORET ~ • LAME Ri
16

t - 20 UNC - 28

REMP~A~ER
DE COTE PA
VUES DE FACE
LRE!ES COUPES
ET

• 6.60 Couvercle bombé


FIg.
lE DESSIN D'ATELIER

Le dessin d'atelier a pour but de fournir les dessin d'atelier se subdivise ordinairement
renseignements nécessaires à la fabrication en deux catégories: le dessin de détail pour
de pièces diverses ou à leur assemblage pour la fabrication des pièces et le dessin d'as- Pour la fabrication d'une pièce, un dessin
en faire une machine ou une structure. Le semblage. d'atelier doit donner trois sortes de rensei-

12 TROUS ÉQUIDISTANTS, FORET I~

- --f-

t "100
:::

JI
Cl

--
-~
--1.._ _ _ _ _ _ _ _

NORDAlE MACHINES COMPANY


SWANSEA, ONTARIO

COUVERCLE
MATÉRIEL: ACIER DOUX QUANTITÉ REQUISE: 4

ÉCHELLE % DESSINÉ PAR /;.0..


A-7628
DATE 6/9/72 VÉRIFIÉ PAR A" V.
Fig. 7.1 Dessin de délail simple
113
114 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

gnements essentiels: le dessin descriptif rare que ces dessins soient groupés en fonc- ments suivants: le numéro du dessin, le
des formes exactes et précises de la pièce; tion de l'atelier chargé de leur exécution. nom de la compagnie, la désignation de la
la cotation de dimension, c'est-à-dire l'indi- pièce, l'échelle et la signature du dessina-
cation des dimensions de la pièce, des divers Une pièce de fonte, par exemple, pourra teur. On peut aussi y inscrire la nature des
détails qui la composent et de leur posi- comporter un dessin de détail particulier matériaux, les tolérances, les traitements
tion; enfin, les notes générales ou particu- pour le modeleur et un dessin à l'usage du thermiques et les états de surface, complé-
lières, les unes inscrites au cartouche ou à mécanicien. Chaque détail fournira les in- tant ainsi les renseignements inscrits sur le
la nomenclature donnant des renseignements formations particulières, nécessaires à cha- dessin.
sur le nombre de pièces, les matériaux, les cun d'eux.
Le numéro du dessin est ordinairement
traitements thermiques, les états de surface
Un dessinateur de détail doit d'abord choi- précédé ou suivi d'une lettre correspon-
et les tolérances, les autres sous forme de dant au format de la feuille, ainsi A-S71
sir la dimension de la feuille, en fonction des
notes particulières ou de signes de façon- pièces à dessiner, de leur nombre, de leur indique par la lettre A que le dessin est
nage se rapportant à l'une des surfaces de espacement, du nombre de vues, de l'é- tracé sur une feuille de 81;2 po sur Il po.
la pièce. chelle, de la nomenclature, des notes gé-
On peut tracer les dessins de détail sur
nérales et des annotations particulières, DESSIN D'ASSEMBLAGE
comme l'inscription d'une échelle différente
des feuilles séparées ou les grouper sur une sous un détail agrandi, par exemple. Le dessin d'assemblage représente toutes les
ou plusieurs feuilles. Si les pièces sont peu pièces d'une machine, d'un appareil ou d'u-
nombreuses, on pourra les tracer sur la Comme il a été mentionné au chapitre 2, ne structure, assemblées comme elles le se-
feuille du dessin d'assemblage. Il n'est pas le cartouche doit contenir les renseigne- ront dans le produit fini.

l r--~ x45°
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IV
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R 32

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L
1:
7-1_1
16
916
3
·1 : .758
~rk.45.
:ii
MATIÈRE: SAE 1045

NORDALE MACHINES COMPANY


SWANSEA, ONTARIO

MODIFICATIONS TOLÉRANCES GÉNÉRALES, SAUF


DIMENSIONS TOLÉRANCÉES TIGE DE PISTON
DIMENSIONS FRACTIONNAIRES ± 614
CYLINDRE DIA 2", COURSE 4"
DIMENSIONS DÉCIMALES.: ± .005
ANGLES ±1 0
ÉCHELLE 2/1 DESSINÉ Jt!J~
PAR '
SURFACES USINÉES ~ DATE :;:r -..-·197ë ~i~IFIÉ #.-r~.
A-4532

Fig. 7.2 Dessin de détail comprenant la cotation de tolérances


LE DESSIN D'ATELIER 115
Ces dessins varient beaucoup, quant au pareil plus important, une transmission d'au- dessin d'ébénisterie et peu utilisée en mé-
genre et à la quantité de renseignements tomobile par exemple. canique.
qu'ils donnent, selon le type d'appareil qu'ils
DESSIN DE CONCEPTION
représentent. Le but principal du dessin DESSIN D'ASSEMBLAGE DÉTAillÉ La construction ou la fabrication d'un ap-
d'assemblage consiste à donner une idée Ce genre de dessin, fréquemment utilisé pareil débute tout d'abord par un dessin de
exacte de la forme de l'unité, une fois com- pour décrire des objets peu compliqués tant conception qui permet de visualiser les for-
plétée, d'indiquer la relation des diverses par la forme que par le nombre de pièces, mes, le fonctionnement et l'agencement des
pièces entre elles et de les identifier par un un meuble par exemple, donne toutes les divers organes et des pièces. Ce dessin, dont
numéro ou par une lettre. On peut aussi y cotations nécessaires à la fabrication des toutes les pièces sont numérotées, sert par
inscrire des cotes de dimensions extérieures, pièces et à leur assemblage. Le dessin peut la suite au tracé des dessins de détail.
de volume, de tolérances entre les pièces Les chiffres s'inscrivent dans un cercle
comprendre des vues séparées des pièces et
de % po à Y:z po de diamètre, rattaché à
(renseignements nécessaires au montage), même des détails agrandis, pour mieux ex-
la pièce concernée. par une ligne de renvoi
le mode de fonctionnement et d'opération, pliquer une étape de fabrication ou d'as- (Fig. 7.6). Lorsqu'on utilise plusieurs no-
ainsi que la fiche technique. Certaines uni- semblage. Il importe de noter que les vues menclatures, il importe de ne pas employer
tés complètes en elles-mêmes sont en fait agrandies à la figure 7.5 sont en projection un mode de numérotage unique pour les
des sous-assemblages faisant partie d'un ap- axonométrique, selon la méthode typique du dessins de détail, afin d'éviter la confusion.

MOLETAGE CROISÉ. PAS 33

1·64 NC-2A

PIÈCE 2 - 1 PIVOT D'ACIER

PIÈ:CE 1 - 1 POIGNÉE EN ACIER

MOLETAGE DROIT, PAS 33

MOLETAGE DROIT, PAS 33

1·64 NC-2A 3·48 UNC - 2A - G 3·48 UNC - 2A - 0

L
-I"<f

·~~fi.~ 61
64
2 ------~...,

PIÈCE 3 - 2 VIS EN ACIER PIÈCE 4 - 1 VIS DE RÉGLAGE

ÉCHELLE: DESSINÉ #.,!e---"./

i
DOUBLE GRANDEUR

DATE - 1/6/72
PAR
VÉRIFlf
PAR
~~

ê., ,>?n".,.r-
DRAFTING SPECIALTIES CO.
TORONTO, ONTARIO DÉTAILS D'UN COMPAS 0-10259
7.3 Dessin de délail de plusieurs pièces sur un même dessin
116 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

MACHINE À AFFÛTER MONTÉE SUR PIÉDESTAL


Al COUPE D'UN DESSIN D'ASSEMBLAGE

BROCHE DE PERCEUSE
BI COUPE D'UN SOUS·ASSEMBLAGE

The Timken Raller Bearing Company


Fig. 7.4 Dessins d'assemblage
LE DESSIN D'ATELIER 117

VOIR DÉTAIL «A» DÉTAil «Au

~~~~~~~~~~~~=~-~~~~=
Il
Il
Il
Il
Il
Il
1
Il Il
Il Il
Il Il
rtJ",:::r---------- - _
L..::_.::J...------ _ _ _ _ _ - _
-_-_
----F-1ij)
_ --c.....J_::J
LANGUETTE DE BOIS

1fo<--<- - - - 4 2
-------1°1 MI~

tl r I - - - - - - - - - - - - - - - - . L - I
L
r-----------------------~~

1
-1'<1'
Q

L
-~6 3t-14~
Fig. 7.5 Dessin d'ensemble détaillé d'une table à calé
LIGNE D'ATTACHE TERMINÉE EN flÈCHE TOUCHANT LA PIÈCE

DESSIN DE MONTAGE OU DESSINS DÉCALÉS SUR L'AXE


D'ASSEMBLAGE Les dessins décalés sur l'axe s'emploient
On utilise ce genre de dessin lorsque des couramment dans l'industrie pour faciliter
ouvriers non spécialisés travaillent à j'as- la réparation des appareils sur place plutôt
semblage en série d'un appareil. Ces gens qu'à l'usine, ainsi que pour aider à la com-
n'étant pas ordinairement formés pour in- préhension des notices de montage ou d'as-
terpréter un plan conventionnel, on emploie semblage de modèles et d'appareils pour
des dessins d'assemblage simplifiés qui font les bricoleurs. Ces dessins sont aussi très
souvent appel au dessin figuratif (Fig. 7.7). appréciés dans les ateliers de réparation,
car ils facilitent la commande des pièces
de rechange.
DESSIN DE CATALOGUE
Le dessin de catalogue préparé par les en-
treprises n'illustre que les détails et les di-
mensions essentiels susceptibles d'intéresser La nomenclature est une liste détaillée de
la clientèle. On se sert fréquemment d'un
seul dessin, coté à l'aide de lettres et ac-
toutes les pièces apparaissant sur un des-
sin d'assemblage ou sur un dessin de dé- l--MAX- 3 .--1
compagné d'un tableau, pour indiquer les tail. Il arrive fréquemment qu'une telle Fig. 7.6 Numérotage des pièces
dimensions des divers modèles (Fig. 7.8B). liste soit présentée sur une feuille séparée dans un dessin d'assemblage
o~~
118

~~
PltCE 36A
PltCE 36 PltCE 29

DÉTAIL «A»

~
o

l ':::,

~ ~4 '1\1

R31\j

~33
~.)TSI
'ss

I~ ~ r "."

1 33·------1

'~
A) PERCEUSE SUR PIÉDESTAL

f+----CARRÉ A - - - - . . , j

Stark Electronics A. The Canadian Blower and Forge Co. Ltd.


B. Canadian SKF Company limited UN TABLEAU S'UTILISE AVEC CE GENRE DE DESSIN
Fig. 7.7 Dessin de montage utilisé sur une chaîne POUR INDIQUER LES DIMENSIONS DES DIVERS MODÈLES
de production par des employés non spécialisés
dans l'interprétation d'un dessin technique Fig. 7.8 Dessins pour catalogue B) PALIER
LE DESSIN D'ATELIER 119

MARTEAU ÉLECTRIQUE

,
15262

A) VUE AXONOMÉTRIQUE DÉCALÉE SUR L'AXE


l'J NQ~ES
=
ON UTILISE LES PLAQUES D'IDENTIFICATION 38849 SUR LES APPAREILS
PORTANT LE N" DE CATALOGUE 38848 =~~=============~3~4~03:0~R~0~N~DE~LtL~E~D~E~F~R~EI~N~AG~E~1f4~"i(~2)~:;:
LES ROUES DE FRICTION 45459 SE MONTENT AVEC 3 PLATEAUX D'EMBRAYAG~ 405 ECROU HEXAGONAL %"-20 (2)
LES ROUES DE FRICTION 46293 SE MONTENT AVEC 4 PLATEAUX D'EMBRAYAGE 45502 CROCHET DE SUPPORT (1f4"-20 FILETS)
45275 SUPPORT
32114 PLAQUE DE RACCORDEMENT l2J
45288 RONDElLE DE FIBRE
45289 VIS D'ASSEMBLAGE
46271 VIS DU BARILLET
46276 RONDElLE DE FREINAGE
46274 PRISE DE TERRE
46273 ÊCROU DE SERRAGE
46272 BARILLET
46275 ÊCROU BORGNE
45293 PASSE-FILS
45290 BOULE DE BLOCAGE
46270 CABLE DE BRANCHEMENT ET FICHE MÂLE

PI~CES NON DESSINÉES


46288 SCHÊMA DE CONNEXION
45281 PLATEAU D'EMBRAYAGE 45503 CROCHET DE SUPPORT (VIS À BOIS)
45282 RESSORT DE COMPRESSION
45283 ECROU HEXAGONAL " "-20
45284 C NE DE RETENUE
38551 PLAQUE D'IDENTIFICATION
45286 RONDELLE DE FIBRE ENROULEUR POUR FIL ÉLECTRIQUE
'45287 tCROU À OREILLES

",,, ne", .A" ,""'LOD',""


(OMETTRE AVEC LE N" 38275)
""'~ ~""E "'EUE "'OB LOO''"' BU""
(OMETTRE AVEC LE N' 38275)

B) VUE ORTHOGONALE DÉCALÉE SUR L'AXE A_ Skil Corporation (Canada) ltd.


B. Black and Dekker Manufacturlng Co. lId.
Fig. 7.9 Vues décalées sur l'axe
120 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

NB DÉSIGNATION MATIÈRE OBSERVATION REPÈRE


On modifie, un dessin, à la suite d'une amé-
lioration des procédés de fabrication, pour
FONTE Nt)l>È/.E A/"ii 31S4 1 réduire les coûts, corriger les erreurs et amé-
1 BASE liorer l'appareil. Il importe d'inscrire claire-
1 CA/..OrrE If"!);Lii ments ces modifications courantes sur un ta-
rt:7N7G ,18 71$";;' 2
bleau qui donne J'indice se rapportant au dé-
1 SUPPORT
AC/El? .È.)(ZX'l~ 3 tail ou à la pièce, ainsi que la date, la des-
Pou )(' ~ a cription, le nom de l'auteur, la date et le nu-
AcIlN~ LxIXI:!.. méro d'approbation. Ce tableau se place au
1 A77ACIIE [)(JilX '1 3 If côté inférieur droit, à la verticale ou à l'ho-
1 COUVERCLE A~/ER GU'dM}.r.h )t7"JiJ
. /s<VS' {} cm S-
rizontale, au bas de la feuille. Si pour des
modifications assez importantes, il est né-
/x6 f
AC/FR. cessaire de refaire le plan, on affecte un
I ARBRE ,tlIA r;
e()Htf~K. nouvel indice au numéro du plan et l'on
1J/UJ:"S À t:tJlJr,IXT RN/,It inscrit au tableau de modifications «PLAN
2 !?OVI.E,'fGN7,s .s/(F pl b:Z t>,J ;;z 7' REFAIT ».

2 ANNEAIJ)( ÉL4STltPPt!i! rli'tlARc. ,IlI5"tN,J -7~~ P


1 Ct.AVGTTE ACIER. CLAVE TTE-!VSt1t1é /1' 6tJJ 9 fig. 7.10 Nomenclature
A" ~ .PAAI$ (PEt/X ..1 )(7
1 VIS 1>;; PRESS/ON cVVErrJi Zt) r/Alt- "Y J? /0

4 8 ()(/ 1. ONS hf.&"%. J Offt:J l'lOI/EH .!.X;J. -/~ ()~ 1/


tUP. 7 z
4- ECROU~ NR)(. At./êR -p - /~
.l- 0111(. 1/&

4 /?ESSPATSP; ,GlU/NA':;;; AC,jé"/? /'f/)fffIV 1:- /J

1/;/

A) NOMENCLATURE TYPE - lES PiÈCES DE '1 À 13 f----------i----i-

SONT DES PRODUITS MANUfACTURÉS

si ----------1"'"'
~t....-t·I-IIiI- I. . 1- """'1'"' ' '---- 2
- - - . . ,PIlPi 1IIl111- -1... jÎ 10 , -
U?'i---...jJ
Al RÉVISIONS DU DESSIN

-r NB DÉSIGNATION MATIÈRE REPÈRE


~ OBSERVATION
....L RÉVISIONS
1
DATE ET
~ 1 INDICE DESCRIPTION
APPROBATION

T 2
1

2 CHANFREINS AJOUTËS
11
LONGUEUR ORIGINALE 5 16
J.~~
/~/f'/?,11.
';,,,-~
:1(//;;/7;;'

B) DIMENSIONS TYPES

B] TABLEAU VERTICAl. DE RÉVISION

pour en faciliter l'utilisation et la repro- de pièce. Ce numéro, inscrit à la nomen-


duction. Cette liste étant destinée au Ser- clature avec les renseignements nécessaires,
vice des achats, il importe d'inscrire les di- permet à l'acheteur de commander le ma-
mensions brutes du matériel plutôt que tériel.
celles de la pièce.
Lorsqu'une nomenclature est placée au
Lorsqu'il s'agit d'une pièce coulée, on bas de la feuille, l'ordre d'inscription se
remplace les dimensions de la pièce par le TABLEAU DEl---",---L.---I---'---'--_+-
fait de bas en haut, tandis que lorsqu'elle RÉVISION
numéro du modèle.
est placée au haut de la feuille, l'ordre
Tout produit fini, tel que boulon, écrou d'inscription se fait de haut en bas pour CI TABLEAU HORIZONTAL DE RÉVISION

ou palier, doit être identifié par un numéro permettre d'éventuelles additions. Fig. 7.11 Révisions du dessin
LE DESSIN D'ATELIER 121

PROBLÈMES

Fig. 7.12 Base en escalier

Fig. 7.13 Cornière de liaison

Fig. 7.14 Base d'encrier Fig. 7.15 Cornière double


122 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 7.16 Cornière de guidage

21-
"

5
i

Fig. 7.17 Bloc de guidage

Fig. 7.18 Bloc en biseau


LE DESSIN D'ATELIER 123

Fig. 7.19 Roue à rochet

1 1'1'1'1'1'1'1'1'1
2 o 1 1 3
4" "2 4"

Fig. 7.20 Presse parallèle

Fig. 7.21 Support d'organe d'allumage


124 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 7.23 Butée

Fig. 7.22 Chariot coulissant

Fig. 7.24 Bras pivotant

Fig. 7.25 Couvercle en bout d'arbre


LE DESSIN D' ATELIER 125

Fig. 7.26 CI ef de serrage ouverte

FILETS ET ARRONDIS R l
16

W EN CARACTÈRES DE 1
'Ii
HEX. 1 ENTRE LES PLATS

4 TROUS, FORET 2.
16

Fig. 7.27 Plaque décalée

SPHÈRE DIA i

Fig. 7.28 Poignée


SAIGNÉE DIA ~x iz
i - 16 UNC - 2A
CHANFREIN ~ x 45'
126 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

DÉTAIL DU PIED

II~r

[J
2x6

Ix6

2x4

RI

Fig. 7.29 Serre· livres

Fig. 7.30 Chevalet

<'>, ...

C:====;:;;::::::::::~;::::=::Il
T :2

~----------24------~~
J
R3 ,OUADRILLÉ " l, 2 TROUS POUR VIS
W 8 À T~TE FRAISÉE
CADRE COLLÉ ET
VISSÉ AU BLOC
FIXÉ AU CENTRE
! !'

1/ 1/
o '.

JJ
!-s~-
0
CARRÉ ."
Il
'" 1/ rI
J
_____0_. 1
7

1-
7
7 rr
7
""

Fig. 7.31 Table de jardin


LE DESSIN D'ATELIER 127

a
~
OUVERTURE

31
2
t 1
1

~ - 18 UNG - 28

- 18 UNG - 2A - G

IDENTIQUE SAUF POUR LE PAS DE VIS


Fig. 7.32 Tendeur

MATIÈRE, FONTE
1
FILETS ET ARRONDIS R '8

MONTÉ À LA PRESSE, DIA I~

4 TROUS ÉQUIDISTANTS
SUR CERCLE!iJ 2 ~, FORET ~
DIA '750
MONTÉ À LA PRESSE, DIA I~ COUSSINET DE BRONZE

DIA Il
, MANCHON D'ACIER
i
Fig. 7.33 Organe de liaison
128

Fig. 7.34 Presse parallèle

~
16
- 18 UNe - 2A

PIÈCE 4 - 1 VIS DE SERRAGE,


• 1 1
ACIER SAI: 1112 SAIGNEE i6 x 16 - - -......

FORET W 5

2 TROUS i65
- 18 UNe - 213

PIÈCE 1 -
1 MÂCHOIRE AJUSTABLE,
FORET W 28
ACIER SAE 1020

PIÈCE 5 - 1 RONDELlE FENDUE FIXE


.0635 (JAUGE W 16 GS)

3
FORET 16 x '41 N° 5·40 UNC·2B

PiÈCE 2 - 1 MÂCHOIRE FIXE,


DIA-t--.... ACIER 1020
IDENTIQUE À LA PIÈCE 1, DÉTAILS COTÉS EXCEPTÉS
MOLETÉ

PIÈCE 6 - 1 \/IS DE MÉe.


ACIER RONDE fil' 5·40 x i
5
- - 18 UNC - 2A
16

PIÈCE 3 - 1 \/IS DE PRESSION, ACIER SAE 1112


LE DESSIN D'ATELIER 129

MOLETAGE MOYEN

Fig. 7.35 Il'e de mécanicien avec presse

PIÈCE 1, ",18 DE SERRAGE

5 - 11
li' UNe - 2A, T~TON
QS~ 3.
li" x 16

:3
PIÈCE 2, COLONNE

Fig. 7.36 Poupée de lour


130 LES. NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

CHANFREIN kX4S 0

DIA .1
4

/"00",--,,,--- PIÈCE 2 ~ 1 PIVOT ACIER DOUX,


RIVER AU MONTAGE

DIA ~
8

t- 28 UNF - 2A PIÈCE 4 - 1 CHAPE, MATIÈRE .0934


(Jauge N° 13 GS}
PIÈCE 3 - 1 AXE ACIER DOUX
5
216
PIÈCE 6 - 1 ÉCROU ACIER HEX.,
1 28
4'- UNF - 2B

DIA -4

DI~~
4 I~

PIÈCE 5 - 1 COUSSINET DE BRONZE


l·'~
t
~------

CAOUTCHOUC DURCI
Fig. 7.37 Roulette
LE DESSIN D'ATELIER 131

PIÈCE 5 - 2 COUSSINETS EN BRONZE

mm ET ARRONDIS R .!.
8

R-j
3 TROUS ~- 16 UNe - 28

PIÈCE 1 - j VIS DE
SERRAGE À S PANS CREUX,
PIÈCE 6 - 2 1118 DE PRESSION,

3 1 8'3 x 2'-
1 ..
16 UNe, Il THON
- x 1--16 UNe
8 4
g~ AJUSTEMENT GLISSANT AVEC LA 2e PIÈCE
PIÈCE 8 - 2 CONTRE.ÉCROUS, 4
l_ 16 UNe PIÈCE 3 - 1 CHAPE EN fONTE
8

3 TROUS À 90', FRAISE ~x 90'


PIÈCE 4 - 1 LOGEMENT DE COUSSINET

TÂCHE 1 - SUR UNE HUilLE DE FORMAT .. e», TRACER LES DESSINS


D'ATElIER DES DiffÉRENTES PIÈCES DU SUPPORT D'ARBRE

TÂCHE 2 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «B», TRACER UN DESSIN


D'ASSEMBLAGE EN VUE DE FACE, UNE VUE DE COTÉ EN DEMI·COUPE ET
PIÈCE 2 - 1 AXE EN ACIER COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE

f?I i AJUSTEMENT GLISSANT AVEC LA 2' PIÈCE

TROUS OBLONGS iJ n NOTA: POUR LES AJUSTEMENTS GLISSANT ET FORCÉ,


LES DIAMÈTRES COTÉS SONT LES DIMENSIONS NOMINALES

PIÈCE 1 - 1 BASE EN fONTE


Boston Gear Works

Fig, 7.38 Support d'arbre réglable


PIÈCE 1 - 1 BASE D'ÉTRIER HI FO~m

4 TROUS, ,ORET i67


o
o
z
~
~ 2 TROllS, fORET~, Z

LAME DIA t >-l


(5
Z
(jJ

FilETS ET ARRONDIS Ri
PIÈCE 3 - 2 MONTAIHS
D'ÉTRIER EN FONTE

FIXER l,' PIÈCE ASSEMBLEE A UNE PlAQUE D'ACIER DE t PO


D'ÉPAiSSEUR À l'AIDE DE 4 BOULONS ET ÉCROUS HEX, i UNe x 1 t
ET DE RONDElLES DE BLOCAGE - MONTRER LA PLAQUE D'ACIER
EN LIGNES DE PARTIES ADJACENTES,
PIÈCE 4 - ARBRE
E~I ACIER lAMI~lÉ A fROID

7,39 Ilouletle

3 PIÈCE 2 - 1 ROULETTE EN ACIER


i6
LE DESSIN D'ATELIER 133

2 TROUS PERCÉS ET FRAISÉS

POUR VIS DE MÉe. l


4
PIÈCE 4 - 1 PLAQUE EN ACIER DOUX

33 13
FORET 64 x i6
REPÉRAGE D'APRÈS LA BASE

J.. x J - 20 UNe - 2B
4
1 3
-x-
4 4

PIÈCE 5 - 1 VIS DE MÉe. FRAISÉE l_ 20


4

PIÈCE 2 - 1 MÂCHOIRE DE SERRAGE EN fONTE

PIÈCE 6 - 1 POIGNÉE EN ACIER LAMINÉ À fROID ROND,l. ,la' 2. x 4 2 ,~


8 16 8 16
- 18 UNC AUX DEUX BOUTS

PIÈCE 7 - 1 VIS DE MÉe. FRAISÉE .!.. - 20 x 1


4 4
. . 5
PIEGE 8 - 2 ECROUS "EX. - - 18 UNC
16
TÂCHES

Al SUR UNE FEUILL.E DE FORMAT "B", TRACER UN PlAN D'ASSEMBLAGE


EN COUPE DE CET ETAU, EN POSITION D'OUVERTURE DE 2" ET NE
FAIRE QUE LA COTATION ESSENTIELLE

Bl SUR UNE F~UllLE OE FORMAT "C", TRACER lES PLANS D'ATElIER

SAIGNÉE ta ~ x k DE CHAQUE PIECE

PIÈCE 3 - 1 VIS DE SERRAGE

1 EN ACIER DOUX
CHANFREIN - X 45°
16

Fig. 7.40 Étau de perceuse


134 PIÈCE 4 - 1 ROULEMENT - x 4012

PIÈCE 5 - 2 AXES GUIDES, TIGE DE FLEURET


3
Ï6 xl
PIÈCE 6 - 2 GOUPILLES, TIGE DE FLEURET ~ XII
16 4'
PIÈCE 7 - 1 HUILEUR - GF·D5

PIÈCE 8 - 2 BOULONS HEX. ORDINAIRES .!. x 1 ~ - 20 NC


• 1'4 8
PI ÈCE 9 - 2 ECROUS HEX. ORDINAIRES - - 20 UNC
4
TÂCHES

A] SUR UN FEUILLE DE FORMAT «BD, TRACER DEUX DESSINS D'ASSEM-


BLAGE DU SUPPORT D'ARBRE RÉGLABLE, LE PALIER ÉTANT A SON PLUS
HAUT POINT ET EN POSITION EXTREME CONTRE LA BASE (TRAITS INTER-
ROMPUS] COTATION POUR CATALOGUE SEULEMENT
DÜAIL DE L'OUVERTURE DU LOGEMENT

DfTAIL DU LOGEMENT DE ROULEMENT


B] SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «CD, TRACER LE DESSIN D'ATELIER
DES PIÈCES

FORET l-+--~.....
4

2 TROUS, FORET ~
'32 PI~CE 2 - 1 LOGEMENT DE
ROULEMENT EN FONTE

EXTRÉMITÉS,

2 TROUS, DIA .625 CHANFREINSJ..x 45"


16

..0.

FORET 1.
16

d-623
7

2 TROUS,

TROUS OBLONGS .0' i FORET 1.


16

PIÈCE 3 - 2 AXES
PIÈCE 1 - 1 BASE EN FONTE
EN ACIER LAMINf À FROID
Fig, 7.41 Support d'arbre réglable
Boston Gear Works
LE DESSIN D'ATELIER 135

TÂCHES
....---:--r--+--t-+-... ____ ~
Al SUR UNE FEUillE DE FORMAT .. B», TRACER UN PLAN D'ASSEMBLAGE
DE LA CLEF À MOLETTE, %" ENTRE lES MÂCHOIRES
II')I~ COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE

f BI SUR UNE FEUILLE DE FORMAT .. C», TRACER LES PLANS D'ATELIER


POUR CHAQUE PIÈCE

9
- - filET ACME, PAS 5
16

PIÈCE 1 - 1 CORPS DE CLEF EN ACIER FORGÉ


2 BOUTS CHANFREIMS,
1 13
32 x 45', FORET 64

PIÈCE 3 - 1 ÉCROU EN ACIER

9
i6 - FILET ACME, PAS 5
3
i6

PIÈCE 4 - 1 AXE EN ACIER


PIÈCE 2 - 1 MÂCHOIRE RÉGLABLE EN ACIER

Fig. 7.42 Ciel à molette


136 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

DOUILLE EN
ACIER TREMPÉ
ROUE A
CHAINE
TAcHE N" 1 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «B», TRACER DEUX DESSINS
D'ASSEMBLAGE DE CETTE ROUE À CHAINE SUR MANCHON DE SORETÉ POUR
BAGUE
ARBRE DE 1%
D'ARRET
ROUE DENTÉE SIMPLE, DE 8.250 x .284, PAS V2 , NB DE DENTS 50

TÂCHE ru" 2 - TRACER LES DESSINS D'ATELIER DU MANCHON PORTE·ROUE,


DU MOYEU A BRIDE ET DE LA BAGUE D'ARR ET TRACÉS PRÉCÉDEMMENT

5p·20 3 % 7% 3% 4% 4% 4~6 2)1 % W6 1~6 1){6 4-)1" 6%


5p·21 3~6 K6 8% 3% 5% 5% 4W6 2% % 1~6 1~6 1~6 4-%" 7
5p·22 31~6 )1 9% 4% 6% 6% 5316 3 1 HI6 1){6 HI6 4-%" 8
5M3 4 )1 10 4)1 6X 6% 5 1){6 3)1 1 lJ{6 lJ{6 1% 4-%" 8%
5p·24 4% ~6 11)1 5 7 7Ys 6~6 3% lYs 1~6 1~6 1% 4-%" 9%
5p·25 4% % 12)1 5)1 8 8Ys 61~6 4% 1% 1~6 1~6 1% 6-%" 10%

Sadler Conveyor and Equipment Lld.


Fig. 7.43 Roue à chaîne sur manchon de sûreté
LE DESSIN D'ATELIER 137

-ICIO
N 21 - 12 UNe - 2A

ÉCROU À CRÉNEAUX

GOUPillE FENDUE g1

1
RI6

Fig. 7.44 Crochet de grue


.....
w
'00
- 1
3 VIS D'ASS. EQUIDISTANTES, "21 - 13 UNC 3 NERVURES DE'2 ÉQUIDISTANTES ENTRE LES VIS t"'
t1:I
en
RONDELLE DE FREINAGE
Z
~
~
t1:I
en
t1:I
>-3
t"'
t1:I
en

8
z
<:
t1:I
z>-3
....
~
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0
c::
0
t1:I
-IN en
en
....
.r)
0 Z
-1'11" ~
Il")
M ....
'II" Z
~ "'- 0
c::en
il? >-3
~
tiî
t"'

r-..

CLAVETTES ~ i
6 ANNEAUX TRUARC 5100-122
5
3 VIS D'ASSEMBLAGE, ï6 x 2 UNC,

~ ~---3~ ÉQUIDISTANTES SUR CERCLE DE DIA 3~


16
AVEC RONDELLES DE FREINAGE
1 1
MOYEU AMOVIBLE CONIQUE, RAINURE DE T6 SUR '2 LONGUEUR, A L'OPPOSÉ DE LA CLAVETTE

Fig. 7.45 Organe de transmission


LE DESSIN D'ATELIER 139

6 TROUS ÉQUIDISTANTS,

FORET I~
PltCE 1 - 1 EMBOUT EN ACIER

DÉTAIL «AD

PIÈCE 3 - 1 PISTON EN ACIER

EXTRÉMITÉS ÉQUARRIES ET MEULÉES

3 '5
16
PIÈCE 4 - 1 RESSORT EN ACIER

PIÈCE 5 - TORE rp i2 x DI 1I!


Bellows·Valvair, Lld.
Fig. 7.46 Clapet de retenue

HEXAGONE, SUR PLATS

PIÈCE 2 - 1 CORPS EN ACIER


140 ..!.? - 5 ACME MOLETER
16
PIÈCE 1 - 1 MÂCHOIRE AJUSTABLE EN ACIER FORGÉ
15 _ 5 ACME
16

PIÈCE 2 - 1 MOLETTE EN ACIER

1
4

FORET 11
64

PIÈCE 3 - 1 POIGNÉE EN ACIER FORGÉ

TÂCHES 3
FORET ru" 31 x 8
Al SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «Bn, TRACER UN PLAN D'ASSEM·
BLAGE DE CEnE CLEF A MOLETTE, SUR UN TUYAU DE IV, IPS.
TRACER lE TUYAU COMME UNE PIÈCE ADJACENTE (TRAIT MIXTE
FIN À DOUBLE TIRET COURT) ET COMPlÉTER PAR UNE NOMENCLA.
TURE
El SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «Cn, TRACER LE PLAN D'ATELIER
16 DES PIÈCES

PIÈCE 7 - 2 RIVETS RAINURÉS ORIV·LOK ru" 6 x 2. (APPENDICE)


16

PIÈCE 5 - 2 RESSORTS EN ACIER, PIÈCE 6 - 1 RIVET I~ VUE ErJ BOUT


JAUGE N" 20 (.032) À TÊTE RONDE EN ACIER

PIÈCE 4 - 1 TÊTE EN fONTE


Fig. 7.47 Clef 11 tubes
il. , CH, iL x 1. 141
gH 4 TROUS, fom
64 32 4

JO ·9387
'9375 FORET 12. x .2.,
64 16
PERCER PAR·DESSOUS

4 TROUS ÉQUIDISTANTS FORET.2


, 32

PIÈCE 3 - j PISTON EN ALUIIIIINIUM

fORET~x 12-
64 16'
FORET Q x 1l. , 2x .§
888
- 24 UNF - 2B

COUPE «A» PIÈCE 1 - 1 EMBOUT EN ACIER


PIÈCE 4 - 1 RESSORT EN ACIER,
BOUTS OUVERTS EN MEULES

Ilia 16 k SUR PLAT 1-


16

3
~ .. - 24 UNF - 2A
8 3
CÔNE 45", JO - IIIIIN.
9.0'~ 16
e- n
PIÈCE 5 - 1 POINTEAU fiLETÉ EN ACIER

4 TROUS DIA 3~

PIÈCE 2 - ! CORPS EN ACIER

PIÈGE 7 -34 VIS D'ASS., 6 PANS CREUX,

ru" 10 x 14-24 UNe


PIÈCE 8 - 1 RONDEllE DE FREINAGE FENDUE

Bellows-Valvair, Ltd.
PIÈCE G - 1 JOINT EN NÉOPRÈNE Fig. 7,48 Clapet de retenue
142 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

LE PISTON·PLONGEUR REPOUSSE LE COIN SOUS LA POUSSÉE DU MOUTON

VERTICAL EST TRANSFORMÉ EN


LE RESSORT DE DÉGAGEMENT, COMPRIMÉ PAR LE COIN, DÉGAGE LE POINÇON DE LA PIÈCE MOUVEMENT HORIZONTAL

RESSORT DE RETOUR POUR REMETTRE LE MÉCANISME EN POSITION

EMPLACEMENT DE LA PIÈCE À POINÇONNER

LA PIÉCETTE EST ÉJECTÉE VIA LA

Piston· plongeur

Organe de retour
à ressort

1------------ 7'/8-------1
t--------------81f2---------j

TAcHE 1 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «B», TRACER LE PLAN D'ASSEMBLAGE, COMPRENANT UNE COUPE DE FACE ET
UNE VUE DE DESSUS DE LA POINÇONNEUSE A L'EMPORTE.PIÈCE, AINSI QU'UNE NOMENCLATURE. LARGEUR DU CORPS DE
L'APPAREIL: Vs"

TACHE 2 - TRACER LE PLAN D'ATELIER DES PIÈCES ET ÉVALUER LES COTATIONS MANQUANTES

Strippit Tooi & Machine Co.


Fig. 7.49 Poinçonneuse horizontale à l'emporte-pièce
7
4 TROUS, DIA ï6
TETE DU CYLINDRE

......._ _ , .2. --_..


8

1----- , ~ ----.- EN ACIER SAE 1045


BAGUE DE RETENUE 2-----'
4 VIS D'ASS. 5 x 1 - 18 UNC,
T6 23 , ANNEAUX DE RETENUE
ÉQUIDISTANTES SUR CERCLE Rf2,16 , FORET ~- 2' NPT
AVEC RONDELLE DE FREINAGE
PISTON EN MEEHANITE ENSEMBLE DU CORPS DU CYLINDRE

NOTA: LES COTES CORRESPONDENT AUX DIMENSIONS NOMINALES; L'ÉTUDIANT DEVRA DÉTERMINER LES JEUX, LES CATÉ-
GORIES D'AJUSTEMENT ET CHOISIR LES TORES (O-RINGS), LES BAGUES DE RETENUE, LES GARNITURES, LES JOINTS
D'ÉTANCHÉITÉ, ETC.

Bellows-Valvair, Ltd_
Fig. 7.50 Vérin hydraulique à simple tige et à double effet
DIA J...?
16
X1

----04 1
:4 f------ COURSE 4 ~'1 i --.....,.----/-
..' - ' - - 1 I..J.
8

TIGE DE PISTON
EN ACIER SAE 1045 3 ANNEAUX D'ARRÊT
5
DIA 8- 11 UNe -
FORET 37 ~ NPT
EN BRONZE 64' 8 PISTON EN MEEHANITE
TÊTE DE TIGE il om 4 VIS O'MS. ~. X 1 ~ - 18 UNe,
FORET E
64
_28 NPT

ÉQUIDISTANTES SUR CERCLE 2~,


AVEC RONDElLE DE FREINAGE NOTA: LES COTATIONS REPRÉSENTENT LES GRANDEURS NOMINALES
l'ÉlÈVE DOIT DÉTERMINER LES JEUX, LES AJUSTEMENTS ET
CHOISIR LES JOINTS TORIQUES, LES GARNITURES, ETC,

Bellows-Valvair, ltd.
Fig. 7.51 Vérin hydraulique, double tige el double Illfet, dia 2", course 4"
/ 8 TROUS À 45' D'INTERVALLE SUR
TÂCHE - TRACER LES PLANS DE DÉTAIL
/ CERCLE e 8, TARAUD ~ - 13 NC
COUVERCLE OE CARTER DES PIÈCES CHOISIES PAR LE PROFES·
DE TRANSMISSION, SEUR, L'ÉLÈVE DEVANT DÉTERMINER LES
FONTE C·1508, FINI AU CHOIX !! DIMENSIONS MANQUANTES
al
::l CLAVETAGE '/.
~Ù~ ~TÉ 50020" AU PIED
Cl'" 1

·l~·!~
-+<=2 REP. NB DÉSIGNATION MATIÈRE

~=::::l;<,---,--' ~f.i~1 " ~! § 1 1 CARTER AL 355 T6

-Ih
2 1 JEUX DE CAMES CCMCIL
H--T--42~ '''':g::~
3 2 ROULEMENT ROULEAUX CONIQUES
f-f--+g-g-+-4 ~ ~ "' - ....
LONGUEUR CORRESP. ~'l 1
4 2 ROULEMENT ROULEAUX CONIQUES

~E L'ARBRE MOTEUR g CONICITÉ DE L'ARBRE DE 5 6·8·12 GALETS CCMCO

~Cl J
/

t F---4~
.,;

:=
TRANSM. AU CHOIX - C·1641
7
6

8
1
1·2
3
JOINT
JOINT
NÉOPRÈNE
NÉOPRÈNE
V.- 18 N.P.T.
MODELE N"3 - ARBRE
MOTEUR DES DEUX COTES. h-a939 20 1

- - - - - - \ - " À LA PAROI ~E MONTAGE


EVENT OU BOUCHON

LES ARBRES PEUVENT TOURNER DANS ~---'''---'''''-'-='-'-''''--'='-'-'''=--- 18~----------------1


LES DEUX SENS. L'INVERSION
~~~~~~--9!----~
S'ACCOMPLIT PAR UN SIMPLE CHANGEMENT
DE LA CAME CYLINDRIQUE

CLAVETAGE SUR L'ARBRE DE


TRANSMISSION À ±f
ENTRE DEUX ROULEAUX

-...
I!l

co

~
:=
Cl
2~
-Àm
Y-'I'L.:'

8 TROUS D'ASS+
TARAUD 13 N.C.
2~
"-t ------------1[
~----------IO!--~0~L-----i 13~ ----------------l
f----------------------~208 ----------------------------------~

FINI DE SURFACE SUFFISANT POUR LE MONTAGE,


IL-_ _ _ ARBRE DE TRANSMISSION À L'HORIZONTALE OU A LA VERTICALE

Fig. 7.52 Diviseur à cames Commercial Cam & Machine Co.


146 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

1
7
PI~CE 5 - 1 POIGNEE EN

RAYON AU CHOIX ACIER~~ , 2 BOUTS


fi LETES LG ~ - 16 UNC - 2A
8
1
4"
.·~:L_- 2 TROUS FRAISES POUR
VIS A BOIS N° 10

SPHÈRE ~
8
.0'2 x~- 16 UNC - 2B
8 8

~ ~ PLAT~
PIÈCE 6 -
2 BOULES EN ACIER

12 ~ NAE

2 TROUS 2_
4
10 UNC - 2B

PIÈCE 3 - 1 MÂCHOIRE AJUSTABLE EN FONTE

7
3 TROUS, FORET Ï6
PI~CE 7 - 1 VIS DE
SERRAGE EN ACIER

GORGE POUR ANNEAU DE BLOCAGE (PI~CE 9)

PIÈCE 8 - 2 MORS EN SAPIN CONTRE·PLAQUE 43 x 22'X


1
7
PI~CE 9 - 1 ANNEAU DE BLOCAGE TRUARC 5100·43 (APPENDICE)
FILETS ET 1
PI~CE 10 - 2 VIS A BOIS FRAISEES N° 10 x 1
ARRONDIS R8'
PIÈCE 11 - 2 VIS ABOIS FRAISEES N° 10 X 2

TAcHE 1 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT -C», TRACER TROIS VUES D'ENSEMBLE, LES
MÂCHOIRES (PIÈCES N" 8) ETANT OUVERTES DE 2". TRACER LA VUE DE FACE EN COUPE,
LA VUE DE COTE EN DEMI·COUPE ET COMPLETER PAR UNE NOMENCLATURE. ECHELLE:
VRAIE GRANDEUR

TÂCHE 2 - TRACER LE PLAN D'ATELIER DES PIÈCES

Woden Tools
Fig, 7.53 Étau pour le bois
LE DESSIN D'ATELIER 147

~ - 10 UNC - 2A
4

PI~CE 2 -
2 TIGES DE GUIDAGE EN ACIER

PIÈCE 1 - 1 BASE EN FONTE

FILETS ET ARRONDIS R .1
8

R~
8

Il
4 TROUS. FORET 32

Woden Tools
Fig. 7.53 Étau pour le bois (suite) 4 TROUS DIA '.lli
·750
148 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

PIÈCE 1 -
1 BASE EN FONTE

NOTA: ~PAISSEUR DES PAROIS ET


NERVURES 1. SAUF INDICATIONS
8

41/
FILETS ET ARRONDIS R ~

FILETS ET ARRONDIS R ~

PIÈCE 2 - 1 CROCHET EN FONTE PIÈCE 3 - 1 VIS DE SERRAGE EN ACIER LAMIN~ A FROID


ETF Tools lld.
Fig. 7.54 Étau pour tuyau
LE DESSIN D'ATELIER 149

2 - 11 UNe - 2B
8 2 TROUS, AlÉSER .3125

PIÈCE 6 - 2 ÉCROUS BORGNES EN ACIER LAMINÉ À FROID

21
4 TROUS DIA 64

FILETS ET ARRONDIS R.!


PIÈCE 7 - 1 POIGNÉE EN ACIER LAMINÉ À FROID 8

PIÈCE 4 - 1 FOURCHE EN FONTE

PIÈCE 10 - 2 VIS DE MÉe. RONDE 1. x .! - 20 UNe


4 2
1
4' - 20 UNC - 2B
PIÈCE 11 - 2 VIS DE MÉe. CYL lx 1_ 20 UNe
4 8
. . 5
PIECE 12 - 1 VIS DE MEC. RONDE i6 Xl - 18 UNe

. .
PIECE 13 - 2 ECROUS HEX~ 4'1 - 20 UNe
PIÈCE 14 - 1 ÉCROU HEX.2. - 18 UNe
16
PIÈCE 15 - 1 RONDELLE DE FREINAGE 2-
À DENTURE INTÉRIEURE TYPE A 16

PIÈCE 16 - GOUJON lOK ~ x .1 (APPENDICE]


- 2 MORS INFÉRIEURS EN ACIER CÉMENTÉ 16 4

TÂCHE 1 - TRACER LE PlAN D'ATELIER DES


PIÈCES 1, 4 ET 5

TÂCHE 2 - SUR UNE fEUilLE DE FORMAT "8,, OU


"en,TRACER DEUX VUES D'ASSEMBLAGE DE CET
ÉTAU POUR TUYAU, RETENANT UN TUYAU
DE 1" x 6"

5
2 TROUS DIA i6 '
TROUS HEX. SUR PLATS12 x 2-
PIÈCE 9 - 1 MORS SUPÉRIEUR EN ACIER CÉMENTÉ
32 16
VUE A·A
PIÈCE 5 - 2 GUIDES EN FONTE

fig. 7.54 Étau pour tuyau (suite) ETF Tools Lld.


......
R.2 VI
o
VOIR DÉTAIL AGRANDI 16 TÂCHE 1 -SR
SU UNE FEUILLE
~:R:E~~T~:R~~,L~N~~EJ:Eg:\A«L;'
, , ' "H~~~~t~ "" '" ~~ P~AN
SEMBLAGE
SERA DANS UR DEUX VUES 0 DE FORMAT C
_
MANIVELLE
'"PA"" D'AS·

TACHE 2 _ TRACER A VUE DE LA


LES PLANS D'ATELIER DES PIÈCES

DÉTAIL AGRANDI DU TROU DU CLIQUET


1 CLIQUET EN ACIER ~8

2 RONDELLES PLATES TYPE «AD

BOULON ~8 HEX. SUR PLATS ~


8
DOUILLES EN ACIER TREMPÉ
COUPE A·A

f"Ig. 7.55 Treuil Fulton Company, Milwaukee , W'Ise. et J. C. Adams Co. Ltd ., Rexdale, Ontario
1 PIÈCE DE COMMANDE DU CLIQUET
EN ACIER JAUGE 20 (.0359)

ROUE D'ENGRENAGE, DIA PRIMITIF 6.250


Z = 50 ANGLE DE PRESSION 20'

VOIR D~TAIL DU CLIQUET

VOIR DÉTAIL DE LA PIÈCE


DE COMMANDE DU CLIQUET

----

~~=t------Î1~77-n777.~777/-~~~~~~~-J _~~~ &??//27~


:t . 1.. ..
,i~ 1
~~~--------------------- 6 ----------------------~~
__
VUE PARTIELLE DU BAn

RESSORT DE TRACTION, DIA EXT.~ ,


COUPE B·B FIL.0 .026, LONGUEUR TOTALE .!.2

Fulton Company, Milwaukee. Wise. et J. C. Adams Co. Lld., Rexdale, Ontario .....
Fig. 7.55 Treuil (suite) VI
.....
152 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

GLISSANT AVEC PIÈCE 9


2 TROUS SUR DIA 31. , fORET .2x 3
16 32 16
1 1 STEMENT GLISSANT AVEC PIÈCE 8
TARAUD POUR TUYAU 14 x Il 2

PIÈCE 1 - '1 BASE EN FONTE

r 2 TROUS 10,32 NF

A:!~S!EME~T F~RfÉ
[j
1
VEC PIECE 10
AJV~TEMEN~ GL!~SIANT
AVEC PIECE 10
.0'21----1
'"
PIÈCE 3 - 2 BRIDES EN ACIER

j fiLET SIMPLE
ACME 4, À DROITE

AI~GLE DE PRESSION 14~0


24 DENTS, 2
4 mErS il DROITE,
PIÈCE 4 - j VIS-ÉCROU PAS DIAMÉTRAL 10
PIÈCE 2 - 1 EMBOUT EN fONTE EN BRONZE D'ALUMINIUM
Ganadian Daft-Norton Co, lId,
Fig. 7.56 Vérin Il vis sans fin, capacité 2 tonnes
LE DESSIN D'ATELIER 153

PI~CE 8 - 2 ROULEMENTS RADIAUX À BILLES


SKF 6002 (APPEND ICE)

PIÈCE 9 - 2 BUT~ES SKF 51107X (APPENDICE)

PIÈCE 10 - 2 GARNITURES POUR ARBRE

2"1 x DIA EXT. 1 x


3
8"
PIÈCE Il - 2 CALES, DIA INT.
l4 x DIA EXT.2!. x ~2
4 3
PIÈCE 12 - 2 GRAISSEURS DROITS,
FILET POUR TUYAU 1
8"
PIÈCE 13 - 2 VIS DE PRESSION, 6 PANS CREUX,
10 X 3 - 32 NF, A T~TON
4"
PIÈCE 14 - 8 VIS D'ASSEMBLAGE A 6 PANS
CREUX, 1 X 3 - 20
4" 4"
PIÈCE 15 - 8 RONDELLES DE FREINAGE
GROWER 1
4

TACHE 1 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «CD,


TRACER UN DESSIN D'ASSEMBLAGE DU V~RIN,
LA SURFACE D'APPUI DE LA PIÈCE 7 ~TANT A
5'1.' DU SOL. ~CHELLE : 1. COMPLÉTER PAR UNE
NOMENCLATURE

TACHE 2 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT .. CD,


,
-1:2
TRACER UN PLAN D'ATELIER EN TROIS VUES DE
LA BASE OU PI ÈCE 1
PIÈCE 6 - 1 PIÈCE FORMÉE
D'UN TUYAU STD 1 ..!..
TACHE 3 - COTER LES DIMENSIONS APPROPRIÉES 4
CORRESPONDANT AUX AJUSTEMENTS D~CRITS EN· (PAROI .143)
TRE LES PIÈCES

4 TROUS, DIA ~ , ÉQUIDISTANTS SUR CERCLE '8' 3

I---\---~ l
Rl
8

AJUSTEMENT GLISSANT
AVEC PIÈCE 2

rD
4 FILETS DE VIS SANS FIN A DROITE, 1 FILET SIMPLE ACME 4,
1° A DROITE
ANGLE DE PRESSION 142"
DIA PRIMITIF = 1.006, DIA DE TETE = 1.206, DIA DE PIED = .314 _ _Oh'H

.0'1l
16 AUX DEUX BOUTS
AJUSTEMENT FORCÉ AVEC PIÈCE 8

DIA ·500 ± :ggg AUX DEUX BOUTS


CHANFREIN~ X 45' AUX DEUX BOUTS _ _ _ _ _ _ _ _....L
PIÈCE 7 - 1 VIS DE LEVAGE EN ACIER
PIÈCE 5 - 1 VIS SANS FIN EN ACIER
Canadian Duff·Norton Co. Lld.
Fig. 7.56 Vérin à vis sans fin, capacité 2 tonnes (suite)
154 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

~-----------A------------~
o ------of----

NUMÉRO DU MODÈLE
SÉRIES F·S 3 5 6 Il 14) 12 14 16

Couple (lb/pi) 15 40 130 190 420 600 1100 1310

.I!f Alésage slandard .500 .875 1.l25 1.375 1.625 1.875


.375 .625 .750 1.000 1.250 1.500 1.750 2.000

Clavetage 1/. x'h. s/,. X 5/32


'Il. X '132 'Il. X '/'2 1,4 X Ils 51r.X'!:.2 :Y.X'Ir. "II. X"h2 'hX%

Clavetage standard du moyeu 'lB XI/,. '/'. X '132 '/'. X '132 14 X 1/. %.X'!:.2 % X'/'. '/'6 X 7132 'hX%

A 2 2% 3'/'. 3 5/'6 3% 31'. 4% 4%

B 1% 2'/'. 2Ys 3 14 3% 4 7/,. 5 14 51'.

.875 1.250 1.375 1.750 2.250 2.500 2.875 3.250


C --- --- ---
.874 1.249 1.374 1.749 2.249 2.499 2.874 3.249
l'ensemble des béquilles réparties enlre les bagues concentriques
intérieure el extérieure, Iran8metlent le mouve men! de lOlalion d'une D 1%6 1'4 1"Y:.2 1% 1% P%. 2 14 2 11'2
bague à l'aulre par eflet de blocage des béquilles qui se coincenl,
dès que l'une ou l'autre des bagues tourne dans la direction appro·
priée. La rotation est libre lorsque le mouvement relatif enlre les E 1 l'/,. 1'4 1% 2 1132 2% ZYs 3 1,4
deux organes est inversé, les béquilles ne pouvant plus se coincer.
F 13h6 1 1%6 15/,. l'Ir. p/,. 1% 1%

.036 .048 .048 .056 .056 .056 .056 .068


K --- ---
.056 .068 .068 .076 .076 .076 .076 .088

.715 .900 1.215 1.215 1.340 1.340 1.525 1.650


M -
.720
-- ---
.905 1.220 1.220 1.345 1.345 1.530 1.655

R 1 1' 51,2 l"h. I"/'6 151/64 2'1. 2"h2 2 112

S 1/2 9/,. '%. Y. 1%. 1% 19/,. I"/,.

Trou de huilage 1),-28 14-28 1,4-28 14-28 1,4-28 1,4-28 1,4-28

TÂCHE - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «8», TRACER UN PLAN D'ASSEMBLAGE EN DEMI·COUPE ET EN DEMI·VUE D'ur~E
ROUE DENTÉE MONTÉE SUR UN EMBRAYAGE À ROUE LIBRE FORMSPRAG, MODÈLE N° 12. DIAMÈTRE DE L'ARBRE 1'18".
DÉTERMINER LES DIMENSIONS MANQUANTES. ÉCHELLE: VRAIE GRANDEUR. ROUE D'ENGRENAGE: ANGLE DE PRESSION 20°,
DIA PRIMITIF 6, PAS 4, LARGEUR 1", DÉPORT DU MOYEU %, DIA DU MOYEU 3%"
Formsprag Company
Fig. 7.57 Embrayage 11 roue libre
LE DESSIN D'ATELIER 155

- PIÈCE 9 - 2 ROULEMENTS SKF 6002·22 (APPENDICE)

- PIÈCE 10 - 1 MEULE À GRAINS FINS, DIA 6 x 1, ALÉSAGE+

- PIÈCE 11 - 1 MEULE AGRAINS MOYENS, DIA 6 x 1, ALÉSAGE +


1
- PI~CE 12 - 4 BOULONS DE CARROSSERIE 4 x 1 - 20 UNC
- PIÈCE 13 - 4 RONDELLES PLATES DIA EXT .. 625, DIA INT •• 281 X .065
1
- PIÈCE 14 - 1 VIS DE PRESSION FENDUE'4 X 1 - 20 UNC, À CUVETTE

- PI~CE 15 - 4 ÉCROUS À OREILLES.!. - 20 UNC


1 4
- PIÈCE 16 - 1 ÉCROU HEX. REG. 2"
- PIÈCE 17 - 1 ÉCROU HEX. REG.+ • FILET AGAUCHE

FILETS ET ARRONDIS R ~ TAcHE 1 - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «C., TRACER LA VUE DE COTÉ
DE LA MEULE D'ÉTABLI ET LA VUE DE FACE EN DEMI·COUPE ET DEMI·VUE
COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE ÉCHELLE: VRAIE GRANDEUR
~---------------6~
TÂCHE 2 - DÉTERMINER LES DIMENSIONS APPROPRIÉES CORRESPONDANT AUX
--+----3 AJUSTEMENTS DÉCRITS

...
....;;:...
~
:-
.......""
'"
~
....z
...
....
.......
:;

~
14
PI ~CE 1 - 1 BASE EN FONTE

+- 13 UNC - 2A
AJUSTEMENT FORCÉ 2'1 . 13 UNC - 2A - G

~------------------------IOl
st! ------i~~Û--2i
-----------------------~
j
4

PIÈCE 4 - 1 ARBRE EN ACIER LAMINÉ A FROID

s
~ 4 i20UNC~B
r, :=T"'T -iti
; -;
tJ. . ~ -,.
~ -~ TJ:~hT
1l
~
11
::1\1, -",,""JO>
PIÈCE 2 - 1 PROTECTEUR EN 1 --S;;EMENT :; III ;;;;
TOLE .0575 (JAUGE N" 17 GS) 2 \ GLISSANT 1 1 ~!
PIÈCE 3 - 1 PROTECTEUR SYMÉTRIQUE 9 .a.
4
AVEC PIÈCE 4 -*--
FENTE 32
1.1 PIÈCE 8 -
4 4 CALES EN TOLE .0934
PIÈCE 5 - 1 SUPPORT D'OUTILS EN PIÈCE 7 - (JAUGE N· 13 GS)
TOLE .0934 (JAUGE N" 13 GS)
1 POULIE EN ACIER
PIÈCE 6 - 1 SUPPORT D'OUTILS SYMÉTRIQUE

Fig. 7.58 Meule d'établi


156 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

7 7 -Ico
64
~

~~d
\ FORET
G:

~il
~~8
5~,11

16 16
161
,
1,116

tI'llw
PIÈCE 1 - 3 CALES EN ACIER DOUX PIÈCE 3 - 3 RIVETS 156 (AXES]. PIÈCE 4 - 1 RIVET i (AXE),
u.......,.~...-J.l -.-l
il = l~ B = ~ TÊTE GOUTTE DE SUIF TÊTE GOUTTE DE SUif FORET li
32
PIÈCE 2 - 2 CALES EN ACIER DOUX
13 5 PIÈCE 5 - 2 MORS EN ACIER DOUX
Il =T6 B =16

-J;l
-lM
~ N
ChiN
(')
T-
1 1
2 TROUS. fORET H ~

'<t

FORET 21 <o1~1
64
..:1
'w 1
x
-!~
"
tI'll::!?
3,
FORH 16 N

"'IN AJUSTEMENT FORCÉ AVEC PIÈCE 11


-M

3 TROUS. FORET ~

PIÈCE 6 - 1 CÔTÉ DE BASE EN ACIER DOUX, SHorj DESSIN

PIÈCE 1 - 1 CilTÉ DE BASE EN ACIER DOUX, SYMÉTRIQUE


PIÈCE 8 - 2 BARRES EN ACIER DOUX POUR LEVIER

2 TROUS, FORET ~
- 2 TROUS, FORET ~

tI'lloo + t-

~'+-'17-=Y1
~18~
L F"---=-=t---o

PIÈCE 9 - PIÈCE 10 -
x EP, 32 (: .(~I- r- ~16--l1
2 BARRES DE LlAISmJ EN ACIER DOUX 6 BARRES DE LIAISON EN ACIER DOUX PIÈCE 11 -
j GOUPilLE EN ACIER DOUX

Lapeer Manufacturlng Company


Fig. 'i' .59 Étau 11 genouillère
LE DESSIN D'ATELIER 157

TÂCHE - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «C», TRACER UNE VUE D'ASSEMBLAGE
DE L'ÉTAU A GENOUILL~RE COMME SUR LA FIGURE. TRACER L'ÉTAU EN
POSITION MAXIMALE D'OUVERTURE, SOIT EN TRAITS ROUGES, SOIT EN TRAITS
MIXTES FINS A DOUBLE TIRET COURT, LA PltCE 8 ÉTANT APPUYÉE SUR LA
PltCE 11
COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE

FORET 1.1
64
-Ico Ii')IPl
N
.....:
IX

FORET 17
64 MI CO
li')

PIÉCE 12 - PIÉCE 15 - 1 BOULON HEX. 156 X 2~ UNC ENTlhEMENT FILETÉ


2 BARRES DE SERRAGE EN ACIER DOUX
PIÉCE 16 - 2 ÉCROUS DE FREINAGE HEX. 156 UNC

3 1
PIÉCE 17 - 4 GOUPILLES FENDUES 32 x"2

. 17
2 TROUS. FORET 64
- 2 TROUS, FORET ~.
t j~
FRAISE X 90"
FORET 11
64
PIÉCE 13 - 1 BARRE EN ACIER DOUX POUR SUPPORT HORIZONTAL, SELON LE DESSIN

PIÉCE 14 - 1 BARRE SYMÉTRIQUE EN ACIER DOUX POUR SUPPORT HORIZONTAL

Lapeer Manufacturlng Company


Fig. 7.59 Étau à genouillère (suite)
158 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSI N INDUSTRIEL

4 TROUS, FORET

~------ 6 l4 ------t"1
2.1~_
1
-- 32
1"16
3
2 TROUS, FORET
21
64
FORET ~~
.-
-1L-. !. .~+-'-' 1r~~L____--t-:::l~t=~-:!'~~~~~f.l}fr t~2t--'-:j
!:21~
8 ~L4~~~. ~~

l..4-J---, ~______
LI 8 l
~IÈCE 1 - 1 BASE EN ACIER DOUX

21
- 2 TROUS, FORET 64

PIÈCE 5 - OUX
2 BARRES DE LIAISON EN ACIER D
PiÈCE 3 - UX
4 BARRES DE UAISON EN ACIER DO

25 PIÈCE 6 -
- 2 TROUS, FORET 64 2 MORS EN ACIER DOUX PIÈCE
2 7 - DE LIAISON EN ACIER DOUX
BARRES

~p.:m
~ 16 x ÉP'
4
' . 4 - 2 "ARR
PI ECE D ES DE LIAISON EN ACIER DOUX

' \ 2 TROUS, FORET 2'


64

5
~--r---'D
16
x EP.
• 1
4"
~I MI~

ACIER DOUX POUR SUPPORT HORIZONTAl, SE LON LE DESSIN


PIÈCE 9 - 1 BARRE EN • UE EN ACIER DOUX POUR SUPPORT
PIÈCE 8 - 2 BARRES DE SERRAGE EN ACIER DOUX
PIÈCE 10 - 1 BARRE SYMETRIQ Lapeer Manufacturing Company
- ,a genoU!'1Ie're il commande hydraulique
Fig. 7.60 Etau
LE DESSIN D'ATELIER 159

5
PIÈCE Il - 4 BOULONS HEX., ~ x 1.!.4 - UNC PIÈCE 15 - 6 ÉCROUS DE FREINAGE ï6 - UNC
16
PIÈCE 12 - 2 BOULONS HEX., ~
16
X 1~
4
- UNC PIÈCE 16 - 2 ÉCROUS DE FREINAGE i- UNe

PIÈCE 13 - 2 BOULONS HEX., ~ X 2 ~ - UNC PIÈCE 17 - 2 ÉCROUS DE FREINAGE.!. - UNC


8 4 2
1
PIÈCE 14 - 1 BOULON HEX., "2 x 3 - UNC, PIÈCE 18 - 1 RIVET, T~TE FRAISÜ, 16 x la3
5

ENTIÈREMENT FILETÉ

6~t-==ffj-_ --L---II ~
:-~ j -S=G~
COURSE 2i-J

~----------6~--------------~
PIÈCE 2 - 1 VÉRIN A AIR COMPRIMÉ OU HYDRAULIQUE, MODÈLE CY·400

TAcHE - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT -CD, TRACER UN PLAN D'ASSEMBLAGE


DE L'ÉTAU A COMMANDE HYDRAULIQUE COMME SUR LA FIGURE. TRACER
L'ÉTAU EN pOSITION MAXIMALE D'OUVERTURE, SOIT EN TRAITS ROUGES, SOIT
EN TRAITS MIXTES FINS A DOUBLE TIRET COURT
COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE

Lapeer Manufacturing Company


Fig. 7.60 Étau à genouillère à commande hydraulique (suite)
160 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ÉCHELLE
DOUBLE GRANDEUR

PIÈCE 3 -
1 COUTEAU EN ACIER A OUTILS,
TREMPe ET AFFOTe

PI~CE 4 - 3
4 GOUJONS LOK g(APPENDICE)

COUPE A·A COUPE B·B

FORET N" 50 x {- il1i=t-dïx4S· 2 SPIRES SANS lEU

Ë~
PIÈCE 5 - 1 RESSORT CYLINDRIQUE
A ACTION ANGULAIRE

AL""-~ ~
PIÈCE 6 -
GALETS EN ACIER CeMENTÉ

COUPE C·C COUPE D·D

ENCOCHE
FILETS ET ARRONDIS R i6 D'UN CIlTe
POUR PIÈCE 5

PI~CE 1 - 1 BATI EN FONTE


PI~CE 7 -
1 CHAPE PORTE·COUTEAU EN FONTE
~+-------------12
5
g-IIUNC.2A
TÂCHE - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT «C., TRACER UN PLAN
D'ASSEMBLAGE EN DEUX VUES DU COUPE·TUYAUX
COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATU~F
ÉCHELLE: VRAIE GRANDEUR

RAYON AU CHOIX,
BOUT TREMP~ APRtS USINAGE
~

DIAi x 4, AJUSTEMENT FORCe

PI~CE 2 - 1 POIGNeE EN ACIER LAMINe A FROID


ETF Toois limited
Fig. 7.61 Coupe·tuyaux
LE DESSIN D'ATELIER 161

3+ --·+-I·~ 2--l
T-- + - - - - - - -
1
2 TROUS,
1
FORET ;~ _

lfll'"
lfl

H~ '----+--------+---~~
=-- 2
2 TROUS, FORET 41

_.-tl_,_ _~
64

5 --------1 _1
-1'"

1-- 9 x ÉP. rz,------1-


PIÈCE 1 - 2 CÔTÉS DE CHAPE EN ACIER
TÂCHE - SUR UNE FEUillE DE FORMAT «B», TRACER lE PLAN D'ASSEMBLAGE EN DEUX
VUES DU CHARIOT MONTÉ SUR UN PROFILÉ EN 1 DE 6" x 12.5. LA VUE EN BOUT DOIT
ÊTRE EN COUPE. COTER LES DIMENSIONS SUFFISANTES POUR UN DESSIN DE CATALOGUE.
ÉCHELLE: UNE DEMIE

1 - 1
_ PIÈCE S - 22 CALES EN ACIER, 011]6 x DE 2 x EP· S

- PIÈCE 9 - 4 RIVETS À TÊTE RONDE+ x 2 ~


1 - 1 _ 1
PIÈCE 10 - 2 RONDELLES, Dll 16 :X DE 2"2 x EP. 8"
~IR
-
c:c:
- PIÈCE 11 - 4 ÉCROUS DE FREINAGE f UNe ~
Ir----.,
Tf-It~
1 1
- PIÈCE 12 - 4 GOUPILLES FENDUES, DIA 4" x 1"2

PIÈCE 5 -
- PIÈCE 13 - 2 GOUPilLES FENDUES, DIA ~x I~ 44 ROULEAUX DE ROULEMENT
16 2
EN ACIER DOUX CÉMENTÉ

~Mtl 01~, PERCER À l'ASSEMBLAGE

Tf-
M -IN -:=-
2 TROUS. FORET ~

1~F;tP----.L.,.-.~~4--;.J

PIÈGE 2 - 2 PIÈGES D'ÉCARTEMENT EN FONTE FORET 1641 PIÈCE 6 - 4 ROUES EN FONTE

-H--il-----~f_t 01'~"
00-
9

R 1
2"
PIÈCE 7 -
PIÈCE 3 - 1 ARBRE EN ACIER LAMINÉ À fROID PIÈCE 4 - 1 CROCHET EN ACIER DOUX 4 ARBRES EN ACIER LAMINÉ À FROID

Fig. 7.62 Chariot Canadian Ouff-Norton Co. ltd.


162 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

PIÈCE 7 -
1 VIS DE PRESSION EN ACIER

FILETS ET ARRONDIS R~.


À MOINS D'INDICATION
CONTRAIRE

PIÈCE 3 - 1 BLOC DE LEVAGE EN FONTE

VOIR DÉTAIL
AGRANDI DES DENTS
"",,,,~
. ":.~m
~-\
3;..--- ........
,1-
.4
1
O')I~ 1
f .~
X
1 MI"" DÉTAIL AGRANDI
2'- 12 UNC - 2B N DES DENTS

PIÈCE 1 - 1 BÂTI EN FONTE

PIÈCE 4 - 1 ROUE DE ROCHET EN ACIER

DÉTAIL AGRANDI DES


DENTS DU CLIQUET

PIÈCE 2 - 1 BASE EN FONTE

PIÈCE 9 -
PIÈCE 8 - 1 RESSORT EN Fil D'ACIER PIÈCE 10 - PI ÈCE 6 - 1 CHAPE 0 E ROCH ET EN FONTE
1 AXE EN ACIER DE .032 1 PISTON EN ACIER

Canadian Dull·Norton Co. Lld.


Fig. 7.63 Cric à engrenage
LE DESSIN D'ATELIER 163
1
'\:t.'2'
Il PAS 4 FILET SIMPLE,
DENTS DE SCIE

r ~
~
,~ I~~
,
~~
~
.....:~

,
'" ~~ ~ ,
l ,
K"
1 J1I'9979
,

.1
PIÈCE 13 -
1 PALIER EN BRONZE

~1'997' R .3128

~~i~~
FORET ~6 x ,~, PERCER L=0'1.2S00 ~-.-
AU MONTAGE DANS PIÈCE 12 T-25TIï
.9'3·8096
3·8087
PIÈCE 14 - 1 ÉCROU DE PIÈCE 15 -
LEVAGE EN BRONZE 1 BUTÉE POUR BILLES EN ACIER

TACHE: SUR UNE FEUILLE DE FORMAT .C., TRACER DEUX VUES D'EN·
SEMBLE. TRACER LA VUE DE FACE. TRACER LA VUE EN COUPE DES ~------------61----------~
DÉTAILS DU ROCHET A L'AIDE DE LIGNES CACHÉES. 2

- PIÈCE 19 - 1 RONDELLE EN ACIER DI 157 x DE 2.!.. x -3


64 4 16
- PIÈCE 20 - 1 GOUJON EN ACIER ~ x 1

- PIÈCE 21 - 12 BILLES D'ACIER DIA f


- PIÈCE 22 - 1 CLAVETTE WOODRUFF N" 608

- PIÈCE 23 - 1 GOUJON EN ACIER DIA.!... x .!...


2 4
- PIÈCE 24 - 1 GOUPILLE FENDUE.!. x 1.!...
8 4
- PIÈCE 25 - 1 GOUPILLE FENDUE ~ x ~ J
FORET F 1.257)
32 4
-1.... ~1:QQQQ-l
, 2·0045 1

JI' I~ , FILET SIMPLE A GAUCHE, DONNÉES ROUE PIGNON


DENTS DE SCIE
NB DE DENTS 20 15
IPAS DIAMÉTRAL 5 5
-ICD ANGLE DE PRESSION 14 Y2° 14V2°
47°.50
" PIÈCE 17 -
ANGLE DE COUPE
HAUTEUR .431
31"46'
1 PALIER EN BRONZE .431
SAILLIE SUR CORDE .203 .203
ÉPAISSEUR RECTILIGNE .3'14 .31.4

• 1 1
SAIGNEEj6x '8
CLAVETAGE N" 608

AU MONTAGE AVEC PIÈCE 14

PIÈCE 12 -
1 TUBE DE LEVAGE EN ACIER
Canadian Dulf·Norton Co. Ltd.
Fig. 7.63 Cric à engrenage (suite)
164 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Il
4 TROUS, FORET 32

1
4"28UNF-2B

~
-~-i+i-++-..L -1:2 N

~J
-~ -

PIÈCE 2 - 1 ~CROU EXTRACTEUR


DIA 1·2500
1·2516
l
2 TROUS,
FORET 11
PIÈCE 1 - 1 BATI EN FONTE
32
Il
2 TROUS, FORET 32'
15 1
CH' 32 x g ,
2 TROUS,8-32 UNC - 2B 21
25 3 FORET 64"\ AUX DEUX BOUTS
FORET 64 x 14 \ ... -1

I~===II B- -j 1EJ11" PIÈCE 3 - 2 MORS EN ACIER

~ 1--- ~~~
DIA , PAS 16, DENTS
DE SCIE
1----....::;:...:.:=.-- Il

PIÈCE 4 - 1 VIS DE R~GLAGE EN ACIER


2.3..
4
-ft
16
,
~ ",
1" {i _3~
.• d~
?; : "; 2 TROUS,

L.
PIÈCE 5 - 4 BARRES DE LIAISON EN ACIER
32

R~F.5t!

~
PHÈRE' DIA 1

4 TROUS.
,1 l,
..L
FORET N" 10 7 ~:2 1: ORET ~~
DIA ~ x ~-1 !--PLAT ~ .....
=1..-<>
~17
- 4
t{
l'!!t
- 24 UNF - 2B ,-- T Ril
32
f-- 2
~-
PIÈCE 7 PIÈCE 8 - 5 -100
- 3 BOULES EN PLASTIQUE 2 BOULES EN PLASTIQUE
~IM:~I;~C~==~-r~~~~~I~I:~I-L~,
PIÈCE 6 - 8 BARRES DE LIAISON EN ACIER

4 TROUS ~QUIDISTANTS ~ R.2.


8
lOt -----j-i-1r~ I-r
- 24 UNF - 2B
'------ t - §H
FILETS AUX DEUX BOUTS ~ - 13 UNC _ 2A ---r
PIÈCE 9 - 1 BAGUE EN ACIER PIÈCE 10 - 1 MANCHE EN ACIER

Delro Industries Limited


Fig. 7.64 Extracteur à bras parallèles
LE DESSIN D'ATELIER 165

- PIÈCE 19 - 1 ROULEMENT À BILLES, DIA .375

- PIÈCE 20 - 1 GRAISSEUR

- PIÈCE 21 - 7 BOULONS HEX


., 16
~x 1-'-- - UNF
2
5 3
- PIÈCE 22 - 4 BOULONS HEX., 16 x 14 - UNF

- PIÈCE 23 - 4 BOULONS HEX., ~


16
1-
x 2-2 UNF

- PIÈCE 24 - 4 VIS DE MÉCANIQUE HEX., 8-32 x I~


4
_ 5
- PI~CE 25 - 10 ECROUS HEX. ï6 - UNF
_ PIÈCE 26 - 4 ÉCROUS HEX. 8·32

- PIÈCE 27 - 2 VIS DE PRESSION, SANS T~TE, ~ x -î -


UNF, ACUVETTE

- PIÈCE 28 - 2 VIS DE PRESSION, SANS TÊTE, 8·32 x +' A TÉTON LONG

- PIÈCE 29 - 1 BOULON HEX., ~ X 1~ - UNF


16 4

TÂCHE - SUR UNE FEUILLE DE FORMAT _C», TRACER UNE VUE D'ASSEMBLAGE À L'ÉCHELLE
1 DE L'EXTRACTEUR A BRAS PARALLÈLES, EN POSITION D'EXTRACTION DU ROULEMENT
CONIQUE ILLUSTRÉ SUR LA VUE D'ASSEMBLAGE

., j-DIA f6
m~
-1 ~DIA ~
PIÈCE 12 - ASSEMBLAGE -A»
4 CALES EN ACIER

DIA~, PAS 16, DENTS DE SCIE

:s
::"'! ,r
III 2UNF-2A

PIÈCE 11 - 2 DOIGTS EN FONTE LF====9--f,Ir-Fd~:± C>


!
..,

J
.., ON

~::: ~
Mlco ::
..,
Ci t~~~~tE=-=====t- =T
rt-l
Q

SPH"'. ". i ,
ï6 X45 r 1""~ f- 2

1 DIA 156 ~24 UNF - 2B


1 FORET N' 40
D'UN SEUL CÔTÉ SAIGNÉE DE LUBRIFICATION 312 X ~
1
"8 _ PIÈCE 13 - 1 VIS DE RÉGLAGE EN ACIER
MOLETAGE MOYEN t
PIÈCE 14 - 1 TIGE DE CENTRE PIÈCE 15 - 1 ÉCROU EN ACIER

~31. ---:1 ~
-1 tt- 2 -li LI""
~---:-a
DIA~ - UNF - 2A, AUX DEUX~
PIÈCE 16 - 2 MANCHES EN ACIER PIÈCE 17 - 1 MANCHE EN ACIER PIÈCE 18 - 1 SUPPORT DE MANCHES, EN ACIER

Delro Industries Limited


Fig. 7.64 Extracteur à bras parallèles (suite)
166 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

TUYAU STANDARD 1
9
2 TROUS, FORET 64
-l't
~------21 --------~ ...L
4

TUYAU STANDARD 2~
f--4 ~ -tex>

~~~------------291------------~
4
~----------------~53

PI~CE 1 - 1 BATI
31~~

--l ~-87
VOIR
DÉTAIL AGRANDI

PI~CE 2 - 1 CYliNDRE HYDRAULIQUE


T
=1:2
N

_---+-,.--l
TUYAU
DÉTAIL AGRANDI DU ROCHET

PI~CE 3 - 1 PIED DE LEVAGE PIÈCE 4 - 2 BRAS DE LEVAGE

Fig. 7.65 Monte·charge hydraulique


LE DESSIN D'ATELIER 167
13
2 TROUS, FORET 64 -1'"
~
g--_~-.L

PIÈCE 5 - PIÈCE 6 -
2 ROUES EN ACIER 2 ARERES EN ACIER

2 TROU~ fOR ET ~ 7
\'"""" CO;'i:
Ç-,i~'t ~E:~t~
PIÈCE 7 - PIÈCE 8 -
~ ARBRES EN ACIER 2 ARBRES EN ACIER

- PIÈCE 16 - l RESSORT DE COMPRESSION DI!-. x DE!.. x PAS l


'16 16 8

TÂCHE - SUR UNE FEUillE DE FORMAT .. e», TRACER UN PlAN - PIÈCE 17 - 2 BOULONS HEX., J.- x ,..!... - UNe
2 2
D'ASSEMBLAGE SUR UNE VUE DU MONTE-CHARGE HYDRAULIQUE,
LA PlAQUE DE LEVAGE 14 ÉTANT il 3 PIEDS AU-DESSUS DU SOL - • 1
ÉCHEllE: 3" = 1 PIED - PIECE 18 - 4 ECROUS HEX_, 2" - UNe
- PIÈCE 19 - 2 GOUPilLES fENDUES, DIA ~ x 1

- PIÈCE 20 - 6 GOUPillES fENDUES, DIA..!.. XI..!..


8 2

- PiÈCE 21 - 4 GOUPilLES FENDUES, DIA ~ x2


16

~' """:,:"'" Υ
2) 1
t~
21 x EP_ "2
PIÈCE 9 - PIÈCE 10 - PIÈCE Il - PIÈCE 12 -
1 CLIQUET EN ACIER DOUX 1 ARBRE EN ACIER DOUX 2 BARRES DE LIAISON EN ACIER DOUX 2 ROUES EN FONTE

1
fORET 164

1 9
"4 3 TROUS, FORET 64

TUYAU STANDARD 1

4 TROUS, FORU
9
ï6

PIÈCE 13 - 2 BARRES DE GENOUillÈRE PIÈCE 14 - 1 PlAQUE DE LEVAGE PIÈCE 15 - 1 LEVIER EN ACIER DOUX

Fig. 7.65 Monte-charge hydraulique (suite)


168 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

1 1 9 13
2 TROUS, 4 x 2" • CH. 32
AUX DEUX BOUTS , ' '"'",. "OH "

1 -----

PIÈCE 2 - 1 PLAQUE SUPPORT DE PIÈCE EN ACIER DOUX

- 11
tORET 32 •
TARAUD POUR TUYAU i

PIÈCE 1 - j BÂTI EN FONTE

.--~-;2i '1 ~ ri 1
~~ E-----l1f
~.20UNF.2A
9
PIÈCE 3 - 1 COLONNE DE GUIDAGE EN ACIER PIÈCE 4 - 1 SUPPORT DE BIJTÉE EN ACIER PIÈCE 5 - 1 BOULE EN
ACIER LAMINÉ il FROID

, IO-24UNC-2B 5
~8UNC.2A
~X45°-1r- ~
-.--L ~
Mloo -11---+-----9 - - -~
11:::.~~=2l-1---'...Y:I~~~ T:h! ~ --[J ~ 2~-~tr
PIÈCE 6 - 1 VIS DE BUTÉE EN ACIER lAMINÉ À fROID PIÈCE 7 - PIÈCE 8 -
! SUPPORT DE ViS DE BUTÉE EN ACIER LAMINÉ Il fROID 1 BASE DE BUTÉE EN ACIER LAMINÉ À FROID

Acme Industrial
Fig. 7.66 Montage de perçage
LE DESSIN D'ATELIER 169

-
SAIGNEE
1
ï6 1
X 16 1 r~:!:-003
.0'.:Z.2.Q 1
-751
4

-0'.-3126
-3129 CLAVETAGE ~Xft

PIÈCE 9 - 1 DOUILLE EN V, JJ -500


EN ACIER LAMINÉ A FROID -501

1~-\~
DIA kx FRAISE 450 ____ ~1. .q
:ç~ ..LX 45° PIÈCE 10 - 1 SUPPORT DE PERÇAGE EN FONTE

~ 5
81______
4~
_~2~
- #
~'t CONE
-
li1 AU

__--ib1
PO

4
:;
~-24 UNF-2A
PIECE 11 - 1 MANCHE EN ACIER LAMINÉ À FROID
~~
t --- =r ~I~
t

1r~X~5_0_____1~~=
LOGEMENT POUR CLAVETTE, DISQUE N° 404

-fi-i!l-~*
'037
'035
b/1/\/ L
M
J--
PIÈCE 14 - 1 CONf DE GUIDAGE
EN ACIER LAMINÉ À FROID

FORET
13
64 ' FRAISURE POUR VIS DE MÉC.
FRAiSEE N" 10

1SI'>1r:-
~~~~~------j---~~
·133 ANGLE DE PRESSION 14l. , 1
PAS .262, G 2 2·20UNF-2A

PIÈCE 12 - 1 COLONNE DE LEVAGE


1(')0 1(')0

DI!'
J(f
:R~~~~I~\~:~S:~O.~~6~~·
CERCLE DE PIED .307,
~I~ ~ f
MM -ICO

, , "".jTr' l
PAS .262, 4 FILETS A GAU~HE PIÈCE 15 - 1 RONDELLE DE BLOCAGE

Pl.. ~ .'4 UNF::63~16,~1 ":,=I~, 32X45~


.0"1566
~I~
;'<:'
\, --.-~
(B-~
-_/
~~â -r
PIÈCE 16 - 1 CANON DE PERÇAGE
EN CARBURE DE TUNGSTÈNE

Acme Industrial
Fig. 7.66 Montage de perçage (suite)
170 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

_ 1 1
- PIÈCE 17 - 1 CLAVETTE DISQUE N" 401 - PIECE 27 - 2 RONDELLES PlATES "2 x DE 1]"6

_ PIÈCE 18 - 1 TAMPON~X 2- EN ACIER - PIÈCE 28 - 1 RONDElLE BOMBÉE ~


8 16 8
1
- PIÈCE 19 - 1 VIS DE MÉe. FRAISÉE N" 10 -~ - 32 UN. - PIÈCE 29 - 1 GRAISSEUR DROIT, FILET POUR TUYAU 8
2

- PIÈCE 20 - 2 VIS DE MÉC., 6 PANS CREUX, ~X~ - 20 UNe

_ PIÈCE 21 - 2 VIS DE PRESSION, 6 PANS CREUX,


TÂCHE - SUR UNE FEUillE DE FORMAT "C., TRACER UNE VUE
ru" 10 x2- - 32 UNF
16 DE FACE ET DEUX VUES DE CÔTÉ DONT l'UNE EN COUPE
- PIÈCE 22 - 1 VIS DE PRESSION, 6 PANS CREUX,
PASSANT PAR lE CENTRE DU GABARIT DE PERÇAGE, QUI SUP·
N" 10 x2- - 32 UNF 7
8
PORTE UN ROND DE "8 DE DIAMÈTRE PAR 5 DE lONGUEUR
_ PIÈCE 23 - 1 VIS DE PRESSION, 6 PANS CREUX,
AJUSTER lE GABARIT POUR PERCER UN TROU DE·~ À 2~
~ x~ - 24 UNF 32 4
16 2 D'UNE EXTRÉMITÉ
_ PIÈCE 24 - 1 CONTRE· ÉCROU HEX. N" 10 - 24 UNe

- PIÈCE 25 - 2 ÉCROUS HEX.1- 20 UNF ÉCHEllU

- PIÈCE 26 -1 ÉCROU HEX.AUTOFREINANT ~X24UNF COMPLÉTER PAR UNE NOMENCLATURE

Fig. 7.66 Mon!age de perçage (suite) Acme Industrial


LES VUES AUXILIAIRES

UE DE DESSUS INDIQUANT LA

~
LES VUES DE DESSUS ET DE CÔTÉ N'INDIQUENT
PAS LA FORME EXACTE DU PLAN ,dl.. fORME EXACTE DU RENTRANT

IJ :IIi~,::'~:~'"
1 '-'#'2.>
> ~ VUE AUXIUAIRE INDIQUANT
~
L
VUE PARTIHlE PARALLÈlE
LA FORME EXACTE DU PLAN «An

1
De nombreuses pièces de machines possè-
dent des surfaces obliques aux différents
plans de projection. Elles peuvent être in-
clinées ou obliques. En projection ortho-

~..
PLAN «A» • AU PLAN INCLINÉ gonale, ces surfaces apparaîtraient défor-
mées. Lorsqu'il importe de montrer la for-
: /t:·r
",'.":::::::::::::::::.

me exacte de ces parties, on utilise des vues


~
c.L:::".( auxiliaires.
................. .

La vue auxiliaire se projette à angle droit


h-w~ SURFACES PARAllÈLES
d'une vue en projection orthogonale sur la-
AI VUE AUXILIAIRE REMPLAÇANT UNE VUE DE COTÉ
quelle la surface du détail apparaît sous
ON RECOMMANDE LES VUES PARTIELLES forme d'une ligne (arête). Dans une vue
N'ILLUSTRANT QUE LES DÉTAILS ESSENTiElS
auxiliaire, les surfaces adjacentes seraient
déformées et c'est pourquoi on les inter-
rompt par des lignes brisées en traits fins
continus, lorsqu'on ne les élimine pas en-
tièrement. De· plus, on omet souvent les
détails cachés, tant sur les vues auxiliaires
/ que sur les vues ordinaires, pour simplifier

~
le dessin et éviter la confusion. Enfin, on
cote tout détai! apparaissant sous sa forme
l '
_1-1-'- exacte.
La figure 8.4 illustre' comment tracer la
vue auxiliaire d'un cylindre tronqué. Sur
BI VUE AUXILIAIRE REMPLAÇANT UNE VUE DE DESSUS
cette vue, la surface apparaît sous forme

[I?,
d'ellipse, dont la forme se détermine en di-
visant la circonférence, qui représente la
vue de dessus, en un certain nombre de
l "- parties égales, soit 12. L'arc AM vaut donc
1
1 360
(-- = 30°). On projette ces points sur
12
la vue d'élévation que j'on rapporte à angle
droit sur l'axe de la vue auxiliaire parallèle
à la ligne AG, projection verticale de la
face du cylindre. On reporte ensuite de
chaque côté de cet axe des longueurs égales
à la demi-corde BM, CL, DK, etc. On n'a
Cl VUE AUXILIAIRE REMPLAÇANT UNE VUE DE CÔTÉ
plus qu'à joindre ces points de l'ellipse à
l'aide du pistolet.

Fig. 8.1 Vues auxiliaires


171
172 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

r------

D
A B

Fig. 8.2 Exemples de vues auxiliaires. On notera les brisures de


convention en B et C; les dessins A et D ne montrent que les vues
FORET i
auxiliaires.

Fig. 8.3 Cotation des vues auxiliaires


LES VUES AUXILIAIRES 173

Il est parfois nécessaire de recourir à une


double vue auxiliaire pour illustrer claire-
ment une partie oblique à deux plans de
projection sur lesquels elle serait nécessai-
rement déformée.
À cette fin, on trace une première vue
auxiliaire perpendiculaire à la surface in-
clinée d'une des vues principales et une
deuxième vue auxiliaire perpendiculaire à
la première (Fig. 8.6).

f
H G

fig. 8.4 Cylindre tronqué el vue auxiliaire

DIA li

DIA 1

DIA 3

ft ~
4

1
1TROU OBLONG RI 2"
Fig. 8.5 Dessin en vues auxiliaires
174 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

1. TRACER DES VUES PARTIELLES DE DESSUS ET DE FACE

VUE AUXILIAIRE DOUBLE

Yl!@ 1 1
1 1
1 1
+

1 1
1 1

VUE AUXILIAIRE SIMPLE

~
1: 1,1
__....J" L, + 1

3. TRACER LA VUE AUXILIAIRE DOUBLE ET COMPLÉTER LA VUE


2. TRACER LE CONTOUR DE LA VUE AUXILIAIRE SIMPLE AUXILIAIRE SIMPLE

~
'--_ _......r-;
c,-t=-,J
1 +- !

4. TERMINER LA VUE DE DESSUS EN TRAÇANT DES LIGNES DE PROJECTION A 5. TERMINER LA VUE D'ÉLÉVATION EN TRAÇANT DES VERTICALES À PARTIR
PARTIR DE LA PREMI~RE VUE AUXILIAIRE SIMPLE ET EN REPORTER LES DE LA VUE DE DESSUS ET REPORTER LES DIMENSIONS DE LA VUE
DIMENSIONS AUXILIAIRE SIMPLE

Fig. 8.6 Tracé d'une double vue auxiliaire


LES VUES AUXILIAIRES 175

------

HEXAGONE
SUR PLATS I~

Fig. 8.7 Tracé d'une vue auxiliaire double


Nota: Pour plus de clarté, plusieurs lignes de détails cachés non essentielles son! omises.
176 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 8.8 Support en cornière

2 TROUS. FORET ~

FILETS ET ARRONDIS R t
BOSSAGEt, LARGEUR 1
TROU OBLONG DIA-t

Fig. 8.9 Support à couverture cruciforme

FILETS ET ARRONDIS R t
TARAUDAGE À TUYAU -li
DIA 1.003

SUR UNE FEUILLE DE GRANDEUR «A". TRACER LES VUES


DE DESSUS, D'ÉLÉVATION ET LA VUE AUXILIAIRE PAR-
2 TROUS, FORET~, TIELLE DU SUPPORT D'ARBRE. PRÉVOIR UNE DISTANCE DE
lAMAGE ~ H" ENTRE LES VUES DE DESSUS ET DE FACE. MATIÈRE:
FONTE. ÉCHELLE: VRAIE GRANDEUR.

Fig. 8.10 Support d'arbre


LES VUES AUXILIAIRES 177

FILETS ET ARRONDIS Ri

HEXAGONE: 2 ENTRE LES PLArs

Sur une leuille de grandeur «B» tracer les vues de dessus, de face et de côté, ainsi
que des vues auxiliaires partielles de celle base d'organe de commande. Prévoir une
distance de 2" entre les vues. Matière: fonte. Échelle: vraie grandeur.
Fig. 8.11 Socles de statue Fig. 8.12 Base d'organe de commande

TRACER UNE VUE AUXILIAIRE PARTIELLE


1
TRACER UNE VUE AUXILIAIRE PARTIELLE /,1
DIAt
'" JM2$-
"- ,, ' ...
/

2 TROUS, DIA .754

""'~-TROU OBLONG, DIA t

Fig. 8.13 Liaison Fig. 8.14 Support avec fente en V


178 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

POSITION DU TROU DE DIA j-


UR LA VUE AUXILIAIRE

3 TROUS tQUIDISTANTS
SUR CERCLE e'} •.0: 2 ~ DISPOSITION SUR UNE FEUILLE
DE FORMAT "C ..

R~
8

'- TROU
HEX t
ENTRE LES
PLATS

r MATI~RE : ALUMINIUM ~

TROU OBLONG /if t

Fig. 8.15 Bâti de montage Fig. 8.16 Support de bras pivotant

SUR UNE FEUILLE DE FORMAT uB», TRACER LES VUES DE


DESSUS, DE FACE, AINSI QUE DEUX VUES AUXILIAIRES
'FENTE DIA t PARTIELLES. MATltRE: FONTE. ÉCHELLE: VRAIE GRAN·
DEUR.

Fig. 8.17 Organe de liaison


LES VUES AUXILIAIRES 179

2 TROUS0,Z6 ET UN TROU OBLONG0Z


16 '
ÉQUIDISTANTS SUR CERCLE0'2~

/ /"" "

< / TRACER " "

'"
UNE VUE "\
',AUXILIAIRt /

, 'V/' /'
Fig. 8.18 Support

Fig. 8.19 Chape coulissante

FILETS ET
ARRONDIS R!

(.4---- CARRÉ 4 ----<~

FILETS ET ARRONDIS R i

4 TROUS, FORET ~, LAME t

Fig. 8.20 Support à queue d'aronde


180 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

2 TROUS, DlA ~, LAME ~

Fig. 8.21 Support à ouverture hexagonale

DISPOSITION

3 - 5
NERVURE HAUT. '8 x EP. i6

BRIDE HEXAGONAlE,
/ 3 ENTRE LES PLATS

3 TROU CARRÉ DE ~ , CH.


1 1
1161 x 14

Fig. 8.22 Organe de guidage décalé

4 NERVURES

~QUIDISTANTS SUR
7 13
DiA 28' FORET 32

Fig. Il.23 Base

~-----------Z4
9 LE DESSIN FIGURATIF

La communication par l'image, le plus vieux grès de la civilisation. Les dessins utilisés pratique et s'avèrent très utiles pour la con-
mode d'écriture conI)u, a évolué constam- par les ingénieurs et les dessinateurs, dont ception, la construction, la production, l'é-
ment au cours des âges au rythme des pro- il est question dans ce chapitre, sont d'ordre rection et l'assemblage des divers produits,
appareils, machines et structures, ainsi que
pour les services de vente, d'entretien et de
réparation. Ces dessins figuratifs facilitent

PLAN DE PROJECTION PROJETANTES


PERPENDICULAIRES

ISOMÉTRIQUE DIMÉTRIQUE TRIMÉTRIQUE

A) PROJECTION AXONOMÉTRIQUE

AI AXONOMÉTRIQUE

CAVALIÈRE CABINET
PROJETANTES
B) PROJECTION OBLIQUE OBLIQUES AU PLAN

BI OBLIQUE

A UN POINT DE FUITE A 2 POINTS DE FUITE


CONVERGEANT VERS

CI PERSPECTIVE
A 3 POINTS DE FUITE OU OBLIQUE
C) PERSPECTIVE VUE DE FACE VUE DE COTÉ

Fig. 9.1 Types de dessins Fig. 9.2 Projections


181
182 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

l'explication de dessins d'ingénierie compli- PROJECTION AXONOMÉTRIQUE avec le plan de projection. Il faut ensuite in-
qués à des personnes ne possédant pas les cliner l'objet vers l'avant ou l'arrière jusqu'à
connaissances requises ou ne disposant pas Une projection axonométrique est la vue ce que le dessous ou le dessus du cube for-
du temps nécessaire pour les interpréter. Ils d'un objet obtenue au moyen de projetantes ment un angle de 35° 16' avec l'horizontale.
permettent au concepteur de résoudre des perpendiculaires au plan de projection. Les Vues du plan de projection, les trois faces
problèmes d'encombrement de jeux et d'a- surfaces du cube renfermant l'objet forment visibles du cube ont la même forme, sont
gencement de pièces, facilitent l'apprentis- entre elles n'importe quel angle, à l'excep- égales entre elles; les arêtes latérales for-
sage des nouveaux employés à l'atelier. tion d'un angle de 90°, et l'on distingue ment un angle de 30° avec l'horizontale.
Faciles à comprendre, ils sont un facteur trois genres de projection axonométrique: Les dimensions de l'objet contenu dans le
d'accroissement de la productivité, ils sim- la projection isométrique, la plus utilisée, cube sont réduites, dans une même propor-
plifient la communication d'idées entre les dans laquelle les surfaces du cube renfer- tion, à 81 % de la vraie grandeur. En pra-
divers ateliers, entre le vendeur et l'ache- mant l'objet, forment des angles égaux avec tique, pour simplifier le dessin, on le trace
teur et enfin, ils aident à développer le pou- le plan de projection; la projection dimé- en vraie grandeur, ce qui en accroît légère-
voir de visualisation. Naturellement le choix trique, dans laquelle deux des surfaces for- ment les dimensions. Pour tracer un des-
d'une forme de dessin dépend beaucoup de ment des angles égaux avec le plan de pro- sin isométrique, il suffit de tracer un axe
son utilisation. jection; la projection trimétrique, dans la- vertical (arête) égal à la hauteur de l'objet
quelle les trois angles formés avec le plan et deux axes formant un angle de 300 avec
de projection sont différents. 1'horizontale, dont l'un représente la lar-
geur et l'autre la longueur. Les trois sur-
faces ainsi obtenues correspondent donc aux
Le dessin figuratif se divise en trois caté- trois principales vues tracées dans un des-
gories, (axonométrique, oblique et perspec- Pour tracer ce dessin, il faut tourner le sin à vues multiples, c'est-à-dire les vues
tive) qui se distinguent par le mode de pro- cube contenant l'objet, jusqu'à ce que deux d'élévation de plan et de profil. La figure
jection utilisé (Fig. 9.1). des surfaces forment des angles de 45 ° 9.4A illustre les diverses étapes expliquant

ÉCHELLE RÉDUITE A 0.8


SUR LES TROIS AXES

ÉCHELLE RÉDUITE A 0.8

. .
A) PROJECTION ISOMÉTRIQUE

~0--+--
t~
1) ROTATION DE L'OBJET 2) INCLINAISON DE L'OBJET 3) PROJECTION ISOMÉTRIQUE 4) DESSIN ISOMÉTRIQUE

Al PROJECTION ISOMÉTRIQUE

"«:~;-~>(~r
B) PROJECTION DIMÉTRIQUE
ANGLES INÉGAUX

1200 1 120 0
~

lro-rnüsJ[ ]~: hlW ~


DESSUS

Cl PROJECTION TRlMÉTRIQUE
FACE COTÉ
B) AXES ISOMÉTRIQUES
AXES ISOMÉTRIQUES
'''E~''''
Fig. 9.3 Catégories de projections axonométriques Fig. 9.4 Projection et axes isométriques
LE DESSIN FIGURATIF 183

A) MÉTHODE PAR SECTIONS

B) MÉTHODE DE LA BOÎTE

Fig. 9.5 Étapes du tracé d'un dessin en projection isométrique

comment placer le cube contenant l'objet tracer un cube renfermant l'objet, pour en- gnes non isométriques qu'il suffit ensuite
pour obtenir la vue désirée et en faire le suite enlever les volumes en trop jusqu'à de relier pour compléter la figure. Quel-
dessin avec la cotation, tandis qu'en B, le ce que la pièce soit complétée. ques exemples de construction de lignes non
choix de l'arête verticale est clairement ex- isométriques apparaissent aux figures 9.6
pliqué ainsi que le tracé des axes. Il est et 9.7.
à noter que la cotation se fait en mesures TRACÉ DE LIGNES NON ISOMÉTRIQUES
exactes. La figure 9.5 illustre deux métho- Plusieurs objets possèdent des surfaces in- REPRÉSENTATION ISOMÉTRIQUE
des utilisées pour tracer des vues isométri- clinées ou obliques. En projection isométri-
ques d'objets irréguliers: la méthode par que, elles n'apparaissent donc pas en vraie DE CERCLES ET D'ARCS
sections en A, qui consiste à séparer men- grandeur. On construira toutes les lignes de Tout cercle apparaissant sur l'une des faces
talement l'objet en tranches que l'on trace l'objet parallèles aux directions isométriques d'un cube isométrique prend la forme d'une
ensuite séparément dans leurs positions res- en vraie grandeur et on localisera aussi en ellipse, comme on peut le constater à la
pectives les unes par rapport aux autres; en vraie grandeur, sur des lignes ou sur des figure 9.9, tandis que la méthode à suivre
B, la méthode de la boîte, qui consiste à surfaces isométriques, les extrémités des li- apparaît à la figure 9.10:
184 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

CA) (8) (C)


Al TRACER UN PARALLÉPIPÈDE CIRCONSCRIT

Fig. 9.6 Exemples de tracé de lignes obliques en projection isométrique

1. Tracer les axes isométriques et un


carré dont les côtés égalent le diamètre du
cercle

Bl TRACER DES ARÊTES VERTICALES ET


HORIZONTALES EN TRAITS FORTS
2. Utilisant le sommet des angles obtus
(120°) comme centre, tracer des arcs tan-
gents aux côtés opposés, entre les points de
rencontre des axes et des côtés du parallé-
logramme
3. Tracer des droites entre ces mêmes
sommets, et les points de rencontre des axes
D Al TRACÉ D'UN CARRÉ EN PROJECTIONS
avec les côtés opposés du parallélogramme. ISOMÉTRIQUES
Les points où deux de ces lignes se croisent,
déterminent les centres des arcs tangents
tracés entre les côtés des angles aigus pour
compléter la figure
Les cercles concentriques n'ayant pas des
centres identiques, il importe d'utiliser deux
carrés isométriques, selon l'illustration de la
figure 9.10. Le même procédé est em-
ployé pour tracer des arcs. Il suffit de tra-
Cl COMPLÉTER EN TRAÇANT DES ARÊTES OBLIQUES cer, en projection isométrique, un carré égal
au double du rayon ainsi que les axes et
d'utiliser la même méthode décrite plus haut Bl CERCLE TRACÉ SUR LES TROIS FACES EN
pour tracer l'arc désiré, soit dans un angle PROJECTION ISOMÉTRIQUE
Fig. 9.7 Étapes du tracé d'un objet ayant
des surfaces obliques obtus, soit dans un angle aigu (Fig. 9.11).
Fig. 9.8 Tracé de cercles en projection isométrique
LE DESSIN FIGURATIF 185

(A)
Fig. 9.9 Étapes à suivre dans le dessin de cercles
en projection isométrique

TRACÉ DE COURBES IRRÉGULIÈRES


EN PROJECTION ISOMÉTRIQUE
Le tracé des courbes irrégulières se fait au
moyen de coordonnées, comme à la figure (B)
9.12 :
1. Tracer la courbe en projection ortho-
gonale dans un carré ou un rectangle qua-
drillé
2. Tracer la même figure en projection
isométrique, y compris le quadrillé

(C)

Fig. 9.10 Tracé de cercles concentriques en·


projection isométrique

3. Déterminer les points équivalents de


la courbe, sur le parallélogramme
4. J oindre à l'aide du pistolet les divers
points pour obtenir la courbe désirée

Fig. 9.11 Tracé d'arcs en projection isométrique


186 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

J
/
Il
1
-

Fig. 9.13 Inscription des dimensions et tracé


des flèches et des lignes d'attache sur les dessins
en projection isométrique

COTATION DE DESSINS
(A)
EN PROJECTION ISOMÉTRIQUE
(B)
On utilise parfois le dessin d'une pièce sim-
ple en projection isométrique comme dessin
d'atelier et, dans ce cas, la cotation est es-
sentielle. L'arête cotée, les lignes d'attache,
la ligne de cote ainsi que les flèches longues
et étroites, se situent sur un même plan.
L'inscription des nombres et des notes se
fait de deux façons, soit par inscription en
projection, soit unidirectionnelle. Dans la
cotation en projection, les inscriptions sont
tracées parallèlement aux plans, y compris
les annotations qui devraient s'inscrire à
l'extérieur du dessin (Fig. 9.15A).

(C) (0)

Fig. 9.12 Tracé de courbes en projection


isométrique par la méthode du quadrillé

COUPES ISOMÉTRIQUES
Sur les coupes en projection isométrique,
les sections sont hachurées à un angle de
60° avec l'horizontale, et on les trace en
Al DEMI·COUPE Bl COUPE
opposition dans les demi-coupes (Fig. 9.14). Fig. 9.14 Coupes et hachures
LE DESSIN FIGURATIF 187

Dans la cotation unidirectionnelle, les


inscriptions se, tracent toutes parallèlement
au bas de la feuille. En d'autres mots, let-
tres et nombres sont tracés à la verticale et
se lisent tous de gauche à droite (Fig.
9.15B).
La représentation d'un objet sur une seule
vue, comme la projection isométrique, obli-
ge souvent à inscrire une cote sur le dessin
même, mais, autant que possible, il faut
éviter une telle inscription.

DESSINS D'ASSEMBLAGE
ISOMÉTRIQUES
Les dessins en projection isométrique dé-
calés sur l'axe sont souvent utilisés dans les
catalogues ainsi qu'en publicité (Fig. 9.17
et 9.21).

A) COTATION EN PROJECTION

D) COTATION UNIDIRECTIONNElLE

Fig. 9.15 Cotation isométrique Fig. 9.16 Papier à croquis isométrique


188 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

ÉPAISSEUR MAXIMAlE 0/16"


DES PANNEAUX .234 ~

MANCHON .--:.:~

/ ~u nr SERRAGE
i
1
l.

\
.~

(A) (8)
A. South Chester Corporation, Southco lion Fasteners
Fig. 9.17 Dessins d'assemblage
en projection isométrique B. Holman Bros., (Canada) Limited, Maxam·Nopak Division

REPRÉSENTATION CONVENTIONNEllE PIÈCES FILETÉES


DE DÉTAilS COURANTS Dans les projections isométriques, les pièces
filETS ET ARRONDIS filetées sont tracées comme à la figure 9.19,
où on voit que les filets apparaissent com-
Les filets et arrondis de petites dimensions me une suite d'ellipses équidistantes dis-
ne se dessinent ordinairement pas sur les posées dans l'axe de la pièce. Le pas des
dessins isométriques, mais lorsqu'on désire ellipses ne doit pas nécessairement coinci-
le faire pour améliorer l'apparence du des- der avec celui du filet. Si désiré, on re-
sin, on utilise l'une des méthodes décrites hausse l'apparence des filets par un peu
à la figure 9.18. n est bon de remarquer d'ombre.
que les illustrations dans ce texte sont des
dessins techniques pour les revues et ne
doivent pas être confondues avec les dessins OMBRAGE FACULTATIF
tracés pour la fabrication.

Tiré de l'American Drafting Standards Manue/, Tiré de l'American Drafting Standards Manua/,
Pictoria/ Drawing (ASA Y14.4 - 1957), avec l'au· Pictoria/ Drawing (ASA Y14.4 - 1957), avec l'au-
torisation de l'éditeur. The American Society of torisation de l'éditeur. The American Society of
Mechanical Engineers, 29 W. 39th Street, New York Mechanical Engineers, 29 W. 39th Street. New York
18, N.Y. 18, N.Y.
Fig. 9.18 Représentation des filets e! des arrondis Fig. 9.19 Représentation des filets en projection Fig. 9.20 Interruptions conventionnelles
isométrique
LE DESSIN FIGURATIF 189

736 ORGANE D'ÉTANCHÉITÉ POUR LA TIGE

VIS DE MÉCANIQUE
fjOTA: Il IMPORTE D'ÊTRE
PRUDENT POUR DtMONTER
CE FERME-PORTE

NE PAS ENLEVER
CE BOUCHON D'EMBOUT
AVANT LE RESSORT

903 BOUCHON D'EMBOUT

929 DEUX BAGUES D'ÉTANCHÉITÉ POUR LA VIS DE RÉGLAGE

701-N CORPS ET ROULEMENT

LE NOMBRE ET LA GROSSEUR DES RESSORTS


DÉPENDENT DE LA DIMENSION DU FERME-PORTE

Fig. 9.21 Dessin d'assemblage en perspective Yale & Towne, Inc.


isométrique décalé sur l'axe

LIGNES D'INTERRUPTION qui permet de tracer toutes les dimensions une apparence plus conforme à celle qu'au-
en vraie grandeur, et la projection cabinet rait l'objet lui-même vu sous cet angle. La
Les interruptions dans les pwces trop lon-
dont les dimensions sur l'axe fuyant sont grande facilité avec laquelle se tracent ces
gues se tracent de préférence à main levée
réduites de moitié, donnant ainsi à l'objet dessins a contribué à rendre le dessin en
(Fig. 9.20).

Ce genre de dessin figuratif consiste à tra-


cer une face de l'objet parallèlement au
plan de projection et à tracer les deux au-
tres faces comme si l'objet était incliné à
des angles divers, vers la gauche, la droite,
le dessus ou le dessous. Les trois axes sont
donc vertical, horizontal et fuyant, comme
à la figure 9.22, où l'on voit que la fuyante
peut former un angle de, 30°, 45° ou de
60° avec l'horizontale. Le choix de' la vue
de face se fait en fonction de la plus grande
complexité ou de la plus grande dimension.
Deux formes de projection oblique sont fré-
quemment utilisées: la projection cavalière, Fig. 9.22 Diverses posilions utilisées en projection oblique
190 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 9.23 Types de projection oblique détails apparaissant sur la partie avant, pour
les tracés à l'horizontale ou à la verticale.
L'inscription des dimensions et des an-
notations se fait tout comme pour les pro-
jections isométriques, soit en projection, soit
en parallèle (unidirectionnelle) et l'on doit
aussi éviter autant que possible d'inscrire
des dimensions sur le dessin.

PROJECTION CAVALIÈRE PROJECTION CABiNET

projection cabinet très populaire, surtout Pour les tracer sur les faces obliques, on
pour des figures comprenant des cercles et peut utiliser la méthode indiquée à la fi-
des arcs. Les dessins en projections cavaliè- gure 9.25 :
re et cabinet apparaissent à la figure 9.23,
1. Tracer un carré en projection oblique,
tandis que la figure 9.24 explique, par la
méthode de la boîte, la méthode à utiliser de dimensions égales au diamètre du cercle,
pour tracer une figure de forme irrégulière. ainsi que les axes reliant le centre des cô-
Les plans inclinés sont tracés en détermi- tés opposés
nant la position extrême des arêtes de ces 2. Tracer un cercle dans un carré (vue
surfaces, pour les relier ensuite par des de face) adjacent au premier et diviser sa
traits. On commence par établir les trois circonférence en parties égales
axes pour ensuite tracer un cube dont les
dimensions sont égales aux dimensions hors 3. Projeter ces points jusqu'à l'arête du Fig. 9.25 Tracé de cercles Il perspective oblique
tout de l'objet, après quoi on en trace les carré adjacent en projection oblique. Des par la mélhode du quadrillé
contours, en commençant par l'avant et en points de rencontre, tracer des parallèles à
terminant à l'arrière. Enfin, bon nombre l'axe. On trace ensuite des traits verticaux
des techniques du dessin en projection iso- ou horizontaux correspondant aux premiers,
métrique s'appliquent parfaitement aux des- pour former un quadrillé irrégulier dont les
sins en projection oblique. points d'intersection correspondent à des
points du tracé de l'ellipse REPRÉSENTATION
ilE DÉTAilS COURANTS
TRACÉ DES ARCS ET DES CERCLES
EN PROJECTION OBLIQUE COTATION DE DESSINS FILETS ET ARRONDIS
Autant que possible, le côté choisi pour
EN PROJECTION OBLIQUE Les filets et arrondis se tracent ordinaire-
l'élévation sera celui où apparaissent les Les lignes de cote se tracent parallèlement ment sous forme d'angles. Cependant, pour
cercles et les arcs, ce qui permet de les aux axes de projection et les lignes d'a1tache les tracer ün pourra utiliser les méthodes
tracer tels quels. sont, autant que possible, rattachées aux illustrées à la figure 9.18.

--1--- -+ ---+-

A B c D
Fig. 9.24 Projection oblique par la méthode de la boile
LE DESSIN FIGURATIF 191

LI t7
I.JI 1/ 1\
v:
1\ !JI 1/ 1/'V l\.
1.1 1/ 1./1./ 1,)
1./ 1/'1/ J.".o l '
l 1./
1 j,..o l '
II"
9
4 TROUS, DIA i6
Tiré de l'Amer/can Dratting Standards Manual
Plctorial Drawlng (ASA Y14.4 - 1957). avec l'au:
torisation de l'éditeur, The Amerlcan Society of
Mechanical Engineers, 29 W. 39th Street, New York
18, N.Y.
Fig. 9.27 Représentation de filets en projection
oblique

..,
.
rJi
PERSPECTIVE [7

I~ 1./
On appelle perspective un dessin tracé à
l'aide de lignes visuelles qui, à partir de
i;" 1/'
""
:"., l"- I
,
1&
l'objet à dessiner, convergent vers un point !~ 1\.. 1
situé à une distance finie du plan de pro- ;rl ~ 17 r)
jection (Fig. 9.1 et 9.2). ! 1 """J 1,)
Al COTATION EN PROJECTION Les dessins en perspective paraissent plus """'i.oo
.J
9
4 TROUS, DIA i6 réels que les projections axonométriques ou
obliques. Étant plus difficiles à réaliser que
les autres dessins figuratifs, on en fait un
usage restreint limité surtout aux illustra-
tions et aux dessins d'architecture.
Pour tracer un dessin en perspective, il
faut un plan de projection, un centre de
projection représentant l'œil de l'observa- Fig. 9.28 Papier quadrillé
teur regardant l'objet, la ligne d'horizon
tracée au niveau de l'œil, un ou plusieurs
points de fuite sur la ligne d'horizon, vers
lesquels convergent les lignes fuyantes et la
1---/--1----- 5 ligne de Terre sur laquelle repose l'objet à dessin, on conseille de tracer la face de
1·000 dessiner et le plan de projection. l'objet sur le plan de projection en vraie
1 1
CLAVETAGE '4Xë Le centre de projection, œil de l'observa- grandeur (Fig. 9.32). La ligne pp sur la vue
Dl COTATION UNIDIRECTIONNELLE teur, ne doit pas former un angle plus grand de dessus représente le plan de projection
que 30· avec les points extrêmes de l'objet, et le point CP situe le point d'observation.
pour éviter la distorsion du dessin. Ce cen- On détermine la position des points qui ne
Fig. 9.26 Tracé en cotation d'un dessin en sont pas sur le plan de projection en les
projection oblique tre doit donc se situer à une distance égale
à environ le double de la plus grande di- projetant selon l'exemple pour le point N
mension de l'objet à dessiner (Fig. 9.30 et sur la figure 9.32A.
9.31). Les dessin~ les mieux réussis et les Pour déterminer la hauteur d'un point
PIÈCES FILETÉES plus agréables à l'œil sont ceux dans les- situé à l'extérieur du plan de projection, le
quels le centre de projection est situé au point P à la figure 9.32A par exemple, il
Les filets sont représentés par une suite de
cercles disposés à égale distance le long de centre de l'objet, à une hauteur qui permet suffit de prolonger la ligne PR jusqu'en S
l'axe de la pièce filetée et ne correspon- de tracer une surface horizontale suffisante. sur le plan de projection. La hauteur de ce
dent pas obligatoirement au pas réel du point correspond donc à la hauteur réelle
filet (Fig. 9.27). On peut aussi tracer de du point P. On peut donc dire qu'il suffit
PERSPECTIVE À UN POINT DE fUITE de relier un point quelconque par une ligne
l'ombre (Fig. 9.19).
La perspective à un point de fuite est sem- provenant du point de fuite et de prolonger
INTERRUPTIONS blable aux dessins obliques. La différence cette ligne jusqu'au plan de projection pour
réside dans le fait que les arêtes des sur- pouvoir en déterminer la distance réelle
Le tracé des interruptions est illustré à la faces fuyantes convergent vers un même d'un des plans horizontal ou vertical de
figure 9.20. point sur la ligne d'horizon. Pour réussir ce l'objet.
192 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

G. Adamson, architecte
Fig. 9.29 Dessin en perspective du R.S. McLaughlin Collegiate and
Vocational Institute, Oshawa

Pour tracer une perspective à un point d'en déterminer la hauteur; la figure 9.33 fice, et l'on place le point de fuite au ni-
de fuite, on trace une vue de côté ou de illustre les étapes à suivre. veau normal de l'œil.
face et la vue de dessus. Cette dernière
permet de localiser les détails par rapport Ce type de dessin est souvent utilisé pour
au plan de projection, et l'autre vue permet dessiner l'intérieur de pièces dans un édi- PERSPECTIVE À DEUX POINTS DE FUITE
Le dessin en perspective à deux points de
LARGEUR DE LA MAISON
PLAN DE PROJECTION (PP) fuite est semblable au dessin axonométrique,
à cette différence que les fuyantes conver-
gent vers deux points de fuite situés sur la
ligne d'horizon. Une arête verticale corres-
pondant à la hauteur de l'objet est ordinai-
rement placée sur le plan de projection et
sa dimension est en vraie grandeur, tandis
que les lignes indiquant la longueur et la
largeur apparaissent comme des fuyantes.
Le tracé d'un prisme de forme simple est
illustré à la figure 9.36. La ligne 1-2 étant
tracée sur le plan de projection, sa longueur
apparaît en vraie grandeur sur le dessin. On
t - - - - - - - - M I N . 2 L - - - - - - - -.....-.ll
relie ensuite les points 1 et 2 aux points de
VUE DE DESSUS fuite, par de légers traits qui représentent
les arêtes des surfaces indiquant la longueur
et la largeur du prisme. Les arêtes en lar-
geur convergent vers le point de fuite gau-
che PFG, tandis que les autres convergent
HAUTEUR DE LA MAISON
vers PFD. L'arête 3-4 sur la vue de dessus
PLAN DE PROJECTION (PP) n'étant pas en contact avec le plan de pro-
jection, elle n'apparaîtra pas en vraie gran-
deur, ainsi que l'arête qui la relie à 1-2.
CENTRE DE
Pour situer l'arête 3-4, il faut la relier (vue
PROJECTION (CP) LIGNE D'HORIZON
de dessus) à CP, et du point d'intersection C,
avec le plan de projection, il suffit de tra-
li GNE DE TERRE
cer une ligne verticale jusqu'au tracé de la
perspective, où elle doit croiser les lignes
I-PFD et 2-PFD, aux points 3 et 4. La
VUE DE FACE ligne 5-6 s'obtient de la même manière. De
là, en joignant le point 3 à PFG et le point
5 à PFD, on obtient le point 7 à leur inter-
Fig. 9.30 Terminologie des vues en perspective section.
LE DESSIN FIGURATIF 193

Fig. 9,31 Position du plan de projection

A B c
VUE DE DESSUS
VUE DE DESSUS VUE DE DESSUS
N

__ r"",~ 1\\~ 1\
i
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l ',,- 1 \

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!

\.r
\

f
RAYONS VISUElS

l1""~{ \ \\
1"\. CP/'
! ;'\..'. \.

1 POINT DE FUITE SITUÉ AU-DESSUS OU


Iii AU-DESSOUS DE LA LIGNE D'HORIZON
1 !
LIGNE D'HORIZ N i PF

HAUTEUR RÉELLE 1
1
1. R
p~'~--------------~

LT

(1) (2) (3)

A) LIGNE D'HORIZON SITUÉE AU-DESSUS DE L'OBJET

~
!I
i 1
i i
}, i
-- - '''PF
.::~::o:t
LIGNE D'HORIZON
, LT
- -----
(1) (2) (3)

Bl LIGNE D'HORIZON SITUÉE ENTRE LE DESSUS ET LE DESSOUS DE L'OBJET

Fig, 9,32 Perspectives il un point de fuite


194 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 9.34 Perspective à un point de fuite


de l'intérieur d'une pièce

PLAN DE PROJECTION

HAUTEUR DE LA PORTE

LIGNE
D'HORIZON

VUE DE DESSUS

LIGNE
HAUTEUR DE LA FENËTRE DE TERRE HAUTEUR DU FOYER
VI
CP

PP

Fig. 9.33 Tracé d'une vue en perspective à un point de fuite


PF

CP

LIGNE DE TERRE

VUE DE FACE
LE DESSIN FIGURATIF 195

-;

o POiNT DE FUITE UG;-'JE D'HO. r

- 5
a:
~

0::,,_.-
::::J
LLl
1-
:-;:)

7 --~'_--~-_.~~.-~.

/--~--~--------~---,----------_i ___ 5 -~~--------~-------,

- :2

--i
PERSPECTIVE DU PLANCHEH
-/---~----~------------------_.-----------.t-~---~.-- ! -----------,----,------

5 3 2 o 2

LIGNES PARALLÈLE~

\
\
t6

5
L ~
7

VUE DE PLAN 3 4
POINTS A ET B
PROJETÉS PERPENDICULAIREMENT
AU PLAN DE PROJECTION
AFIN DE DÉTERMINER LES POINTS DE FUITE
DES COTÉS DROIT ET GAUCHE (PFD. PFG)

/
fig. 9.35 Papier graphique de perspective
à un point de fuite

1 ANGLE OUELCONOU
;1 ORDINAIREMENT 30 0
LIGNES
PARALLÈLES
f B

Fig. 9.36 Prisme en perspective ii double point de fuite


196 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. !I.3ï Perspective Il double poinl de fuite d'un objet qui n'est
pas en con lac! avec le plan de projection

fuyantes tracées à partir de D et de E. On


obtient ainsi les lignes 1-2 et 3-4. Il suffit
d'appliquer la même méthode aux autres
points de l'objet pour compléter la perspec-
tive désirée.

1. Tiré de l'American Drafting Standards


Manual, Pictorial Drawing, (ASA Y14.4-
1957) ,avec l'autorisation de l'éditeur, The
American Society of Mechanical En-
gineers, 29 W. 39th Street, New York 18,
N.Y.

li GNE DE TERRE

CONTOURS NE TOUCHANT PAS


LE PLAN DE PROJECTION
Le tracé d'un dessin en perspective dont
aucun des points n'est en contact avec le
plan de projection, apparaît à la figure 9.37.
Pour tracer ce dessin, on prolonge la ligne
7
3-1 sur la vue de dessus, jusqu'en C, sur
le plan de projection. Du point C, abaisser
une verticale jusqu'à la ligne de Terre. De pp
la vue de côté, nous avons 2-E sur la ligne
de Terre et en traçant une ligne horizon-
tale à partir du point 1, on obtient le point
D sur CE. Les deux points D et E sont
ensuite reliés à PFD. D·E correspond donc
à la vraie grandeur du point 1-2 sur la vue
de dessus. Il suffit maintenant d'abaisser
des verticales des points 1·2 et 3-4 sur la
vue de dessus pour déterminer 1-2 et 3-4
sur les fuyantes, pour tracer la figure. Re-
lier les points 1-2 et 3-4 sur la vue de des-
sus à FP. Des points d'intersection de ces
LIGNE D'HORIZON PF[
!
dernières avec le plan de projection en F et
en G, abaisser des perpendiculaires à ce
même plan, jusqu'à J'intersection avec les

Fi!!. 9.38 Tracé d'un cercle en perspective li


double point de luite
LIGNE DE TERRE

VUE DE COTÉ
LE DESSIN FIGURA TIF 197

r---r--r--

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1
1

1
4J~ Il l
28 24
20 16
12 28 32
8 16 2D 24
4 8 12
o
Fig. 9.39 Papier graphique pour perspective à double point de fuite
198 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

PROBLÈMES

A B C

DIJ[] [J[]J
1
1
1
1 [[JJ
L=J 0 ~
0 E F
1
: 1

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1

I~I· 1+1
c±J ml lm 1
AA
J. l l

G H J

&~=t* ®@J ID~=t$-


K L M

§ ~ CR]
uu E=9a ~dj
Fig. 9.40 Esquisser les objets ci·dessus
LE DESSIN FIGURA TIF 199

A B C

[§ R 0
~~ ~ôJ g~
D E F

0 a -, r ~
~~ ~~ 00
G H J

D2JD ~ ---
m
[ù]1j §~ t1d~
K l M

U 110 ~
~~ B[] ~m
Fig. 9.41 Esquisser les objets ci·dessus
200 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

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1
1
1
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1
1

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L _ _ _ L._-1
1
1
1
"l' I-

~"'f -1f

Fig. 9.44 Base

Fig. 9.42 Organe de guidage

[] 1~ N

~t----------ll
1-----1---1..
-IN
-IN

-t -IN

~!+-I~ 1 1

~ 2~1.L----l
f4----- 5 2 .1

-IN

Fig. 9.43 Organe de verrouillage Fig. 9.45 Butée en V


LE DESSIN FIGURA TIF 201

1
-I~
:l
t MI~
_I~
N
1 -j..t

-1-
-IN
11 L.......L.-....---f----L-J..-L-I1l
5

$j -IN
f
N

L _ - # - - - -.......
-IN
T ............._ _ _ _ _ _•_ _ _ _ _ _ _ _--L j Fig. 9.47 Coulisseau en T

Fig. 9.46 Support à rainure en T

--~----- T M

Fig. 9.48 Pièce à queue d'aronde

1
DIA '4"'

Fig. 9.49 Organe coulissant


202 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

l M

11
DIA 2 81 ,

1.. 2..L
4

1· 6 -
3 :1

Fig. 9.51 Support en cornière

--..---1---.... -.- <*>lco

~--~--~--------------------~~--~~
Fig. 9.50 Palier

DIA li
2 TROUS.
9
DIA î6

1
- DIA 2' CH.

r DIA 2 -
~
1
Il xl
4 8

d:~~J
1. DIA 5 1
COUPE A-A

Fig. 9.52 Support à bride Fig. 9.53 Logement de roulement


LE DESSIN FIGURA TIF 203

-IN

DIA.3.~
4
L...----- 3~
4

3 TROUS, DIA 1

T
1 -IN

L~~~__~~~~
Fig. 9.54 Organe de liaison

1 X 1 - 8 UNC - 2A
AUX DEUX BOUTS
CLAVETAGE tXi
Fig. 9.57 Main d'attache pivotante

~I~
~----~---------~r---~t~

14

Fig. 9.55 Arbre fileté


ri

2 TROUS,

DIA l i

DIA l i

CLAVETAGE

iX!-

- t

Fig. 9.56 Chape double Fig. 9.58 Culbuteur


204 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

f$=~
-IN
N 1

4=CU-J---L-+-~ 2

TROUS
OBLONGS.
2 TROUS. DIAn,.
FRAISE t X 45 0

-..l1~--_4J.._
DIA 1 'l' 2 DIA a8
DIAi

· 9.59 Chape pivotante


FIg.

Fig. 9.60 Main d'attache

1
4 BOULONS HEX.4:;r •
ËQUIDISTANTS

N
<C
CS

Fig. 9.61 Accouplement par ma nchon à plateaux Fig. 9.62 Raccord


LE DESSIN FIGURA TIF 205

4 TROUS, DIA t X ï% - 20 UNC - 2B

DIAH
Fig. 9.63 Plan de détails
d'un cardan à croisillon

PIÈCE 2 - 1 ANNEAU

PIÈCE 3 - 2 GOUPILLES CONIQUES N° 4

PIÈCE 4 - 4 VIS DE MËC. FRAISËES ~ X i- 20

GOUPILLE CONIQUE N° 4

PIÈCE 1 - 2 CHAPES

0
N
1-

I~"

'~' .-, 0
VI
0

- -'-
N
0
VI
•0
'<l

rt.,~ 1oI.J
4"

I~ 6'-0"
~I
--1-
'0
"N
ÉCHELLE 4'1 = 1 PIED

FEUILLE DE FORMAT oC.

-, '<l

"
.'<l
- 1
"<t
o
-c:,
·0
" 1
Il)

co
Ji-~co~~------------------~ 0
-N Fig. 9.64 Exercice de perspective à deux points de fuite
206 LES NORMES ET LES CONVENTIONS DU DESSIN INDUSTRIEL

Fig. 9.65 Exercice de perspective


à un point de fuite

\
nr--
PLAN DE PROJECTION

\ PF
LIGNE D'HORIZON
o
,1
-0 DIA l i

.
o
-~ CP
o N
- 1
'<t LI GNE DE TERRE

~-------------- 4

PLAN

PP

12:"'0" Fig. 9.66 Exercice de perspective


à un point de fuite

LIGNE D'HORIZON

'<t
o
-0
.,.,
- 1 - 1

"
LE DESSIN FIGURA TIF 207

UTILISER LES DIMENSIONS COTÉES 1


À LA FIGURE 7.40, PIÈCE 1
1 1
1-
-F1- - -.! .....!_--L"l- .-

PLAN DE PROJECTION
1-
1- =j 1 1 [~ --.- TRACER LA LIGNE
I-r -l:..:9---.--.---rJ-
1 1
D'HORIZON À 4"
AU-DESSUS DE

~----------4l------~~
1 1 1 LA LIGNE DE TERRE

\ 4
LIGNE D'HORIZON . PF

LI GNE DE TERRE
:CP
Fig. 9.68 Exercice de perspective li deux points de fuite
Fig. 9.67 Exercice de perspective: base d'étau de perceuse

ÉLÉVATION GAUCHE ÉLÉVATION AVANT

NOMENCLATURE DES PORTES RECOUVREMENT: PLANCHES À CLIN la"


PORTE D'ENTRÉE 2'-10" x 6'-10" X Hn PORCHE AVANT EN RETRAIT DE 5'-10"

PORTE DE SERVICE 2'-8" x 6'-8" x 6' X H" LIGNE D'HORIZOE À 5'-6" AU-DESSUS DE LA LIGNE
DE TERRE

TÀCHE - TRACER UNE PERSPECTIVE À DEUX POINTS DE FUITE DE LA MAISON

ÉCHELLE in = 1 PIED FEUILLE FORMAT _C»

PLAN DE PROJECTION
Fig. 9.69 Exercice de perspective à deux points de luite

LIGNE DE TERRE

SP
Deuxième partie: LES LIAISONS
TECHNIQUES
1ndu,tri al Fa,teners 1n,titute
fig. 10.1 Organes de liaisol1
10 LA VISSERIE

FilET EXTÉRIEUR
oc ....

Le mot visserie se définit ainsi:


FilET INTÉRIEUR
.......
='"
....-
= ... SOMMET DU FilET
<=
Ensemble des pièces métalliques fonction- :l:Q

nant par un pas de vis. Établissement où


l'on fabrique ces pièces.
Les liaisons sont essentielles dans la fa-
brication de produits manufacturés, dans
.....
..
.... =
~

les machines et appareils de toute nature, :i .ffi -tlHlHrlHrt-


< ....
ainsi que dans la construction d'édüices de ë==
tous genres. On les retrouve dans les plus

Fig. 10.2 Terminologie des filets


Fig. 10.3 Profils des filets

SOMMET PLAT OU ARRONDI

1 0' 1

A. FilET EN V B. UNI FIED NATIONAL

D. STUBB 60° (TRAPÉzoïDAL) E. ACME (TRAPÉzoïDAL 29°) F. STUBB ACME (TRAPÉzOïDAL MIXTE)

G. EN DENTS DE SCIE OU BUTÉE H. ROND 1. WHITWORTH (NORME ANGLAISE)

211
212 LES LIAISONS TECHNIQUES

FILET EXTÉRIEUR FILET INTÉRIEUR

A. REPRÉSENTATION EXACTE
UTILISÉE POUR lES DJ:TAILS AGRANDIS ET DANS DES CAS SPÉCIAUX DIA INTÉRIEUR
Oil DU TROU
À TARAUDER

SElON LA DIMENSION DU DESSIN

B. REPRÉSENTATION SCHÉMATIQUE

----
UTILISÉE POUR ACCENTUER UN DÉTAIL OU POUR ÉVITER LA CONFUSION AVEC D'AUTRES TRAITS PARAllÈLES

a
DE DU FilET - TRAIT FIN - CERCLE D'EN~VIRON
FOND DU FILET - TRAIT FIN - CERCLE D'ENVIR:;J 270'

ŒF-3-w
----

-- +
----

LA REPRESENTATION DES FilETS INCOMPLÈTEMENT FORMÉS


EST FACULTATIVE S'IL N'Y A AUCUN RISQUE D'ERREUR

@ +'\
,+
'\. /

fiN DU FilET COMPLET

~
C. REPRÉSENTATION SYMBOLIQUE
1

UTILiSÉE LORSQU'Il N'Y A AUCUN RISQUE D'AMBIGulTÉ

Al REPRÉSENTATION CANADIENNE NORMALISÉE DES PIÈCES FILETÉES

Fig. 10.4 Représen!ation normalisée des filels

petites montres et dans les plus gros paque- une courbe gauche engendrée par une droi-
bots. te d'un plan que j'on enroule sur un cy-
Une liaison peut être permanente tels On fabrique une grande variété de formes lindre droit ou sur un cône de révolution.
les rivets, les soudures et les colles ou, et de grandeurs de pièces de liaison stan- Le pas est la distance prise parallèlement
plus ou moins démontable, comme les bou- dards, telles que les vis, les boulons, les à l'axe entre deux points consécutifs.
lons, les écrous, les vis, les goujons, les goujons et les écrous, fonctionnant par
goupilles, les anneaux et les clavettes. Une pas de vis (voir les spécifications et les
normalisation des liaisons, tant dans la dimensions à l'appendice). Quant à la no-
FORMES DES fiLETS
forme que dans la nomenclature et les ca- menclature des filets, elle apparaît à la Le filet U nified National est le plus fré-
ractéristiques, a suivi le progrès industriel. figure 10.2. Enfin, on peut définir un filet quemment utilisé en Amérique du Nord
En dessin industriel, une connaissance ap- de visserie comme étant une saillie héli- (Fig. lO.3B). Le terme Unified fut défini
profondie des concepts et de la représen- coïdale de forme régulière enroulée autour à la suite d'un consensus entre les Comités
tation graphique des liaisons courantes est des surfaces intérieures ou extérieures d'un de normalisation du Royaume-Uni, des
essentielle. cylindre droit ou conique. Une hélice est États-Unis et du Canada qui, en 1948,
LA VISSERIE 213

FILET EXTÉRIEUR FilET INTÉRIEUR

A. REPRÉSENTATION EXACTE (NORME AfHÉRIEURE SEMI·CONVENTIONNELlE)


UTIliSÉE POUR LES DÉTAilS AGRANDIS ET DANS DES CAS SPÉCIAUX

' \ fiN DU FILET OU FILETS INTERROMPUS

I~~~
~ CERCLE OU

~ 3l~IIiIII. y m."". \
'-
)
-1 DE 12 12
À SUml LA DIMENSiON DU DESSIN

G, REPRÉSENTATION SCHÉMATIQUE \[NORME ANTÉRIEURE CONVENTIONNEllE)


UTILISÉE POUR ACCENTUER UN DÉTAIL OU POUR ÉVITER LA CONFUSION AVEC D'AUTRES TRAiTS PARALLÈLES

CERCLE DU CHANFREIN- LA REPRÉSENTATION DES mETS INCOMPLÈTEMENT FORMÉS


EST FACULTATiVE S'IL N'Y A AUCUN RISQUE D'ERREUR

FIN ~U FILET COMPLET

C. REPRÉSENTATION SYMBOLIQUE
UTILISÉE LORSQU'Il N'Y A AUCUN RISQUE D'AMBIGuïTÉ

8J REPRÉSENTATION AMÉRICAINE NORMALISÉE DES FILETS

Fig. 111.4 Représentation normalisée des mets (suite)

mirent au point des normes communes aux STUBB 60°, ACME et STUBE ACME, filets, pour éliminer le travail laborieux
filets. Antérieurement, le fond et le som- sont spécialement conçus pour des organes qu'exige le développement répété de l'hélice.
met des filets American National étaient de transmission de mouvement, comme la
plats, tandis que le fond du filet Unified vis mère d'un tour, ou pour certains appa- On utilise généralement trois formes de
National est arrondi et son sommet est plat représentation: figurative, schématique et
reils de levage. Enfin, le filet en dents de
ou arrondi. La figure 10.3J illustre le filet symbolique. On devrait utiliser la représen-
scie ou butée peut supporter une charge
standard britannique Whithworth, utilisé dans une seule direction, en s'appuyant tation symbolique lorsqu'elle suffit pour
avant la normalisation. donner une indication claire et précise des
sur la surface perpendiculaire à l'axe.
données requises. Les représentations fi-
Le filet aigu en V est à peu près réservé gurative ou schématique, bien que plus lon-
à quelques instruments de précision, tandis
REPRÉSENTATION GRAPHIQUE gues à dessiner, sont parfois nécessaires
que le filet rond est ordinairement roulé DES FILETS pour éviter la confusion avec des lignes
ou coulé, par exemple sur les douilles des Les tracés conventionnels d'usage courant parallèles ou pour mieux illustrer certains
ampoules électriques. Les filets carrés, remplacent la représentation exacte des détails d'un filet.
214 LES LIAISONS TECHNIQUES

l'amorce d'un filet en traçant la moitié


des traits qui représentent le sommet et

••
le fond, jusqu'à la ligne d'axe. On devrait
utiliser la représentation figurative pour
le tracé des vues en coupe des filets exté-
rieurs, et le dessin symbolique pour les
filets intérieurs cachés.
FIGURATIVE
REPRÉSENTATION SYMBOLIQUE

!11111~llllllllli-31~I-$- -it--~ H-3--$-


On doit utiliser de préférence la repré-
sentation symbolique illustrée à la figure
lO.4C, en raison de sa grande simplicité
et du peu de travail que requiert le tracé,
SCHÉMATIQUE SYMBOLIQUE pourvu qu'elle contienne les renseignements
requis sans créer de confusion. Dans ce
FILET EXTÉRIEUR NORMALISÉ tracé, le sommet des filets, sauf pour les
vues de détails cachés, se représente par
un trait fort et le fond par un trait fin inin-
terrompu. On détermine la fin d'un filet
complet en coupant la pièce par un trait
fort et l'amorce d'un filet en reliant les
lignes du sommet et du fond par une droite
oblique. On peut omettre cette dernière
convention lorsque la longueur de l'amorce
importe peu. Sur les vues en bout, le fond
du filet se représente par un cercle d'en-
FIGURATIVE viron 270 ou 3/4 de tour, cercle qui,
0

d'après la norme de l'American Standard,


se trace en un trait fin interrompu.

8-R~*~
y§-$- SCHÉMATIQUE SYMBOLIQUE
ASSEMBLAGE DE PIÈCES FILETÉES
Les divers tracés conventionnels pour les
pièces filetées servent à décrire les filets
dans un dessin d'ensemble (Fig. 10.6):
on peut sans inconvénient utiliser une ou
plusieurs méthodes sur un même dessin.

fl-M$--oœ$- SCHEMATIQUE - COUPE SYMBOLIQUE - COUPE


Sur les vues en coupe, les filets extérieurs
recouvrent toujours les filets intérieurs.

FILET INTÉRIEUR NORMALISÉ

Ces représentations désuètes que l'on retrouve encore sur certains dessins ne devraient pas s'utiliser à l'avenir.

Fig. 10.5 Normes antérieures de filetage de l'ACNOR (CSA)

REPRÉSENTATION FIGURATIVE cas spéciaux. La figure 10.9 indique les


étapes à suivre pour ce genre de tracé.
Cette représentation figurative (Fig. lO.4A)
est une illustration suffisamment précise REPRÉSENTATION SCHÉMATIQUE
d'un filet. Elle est tout de même simplifiée, Lorsqu'il est nécessaire de souligner l'im-
le sommet et le fond du filet étant repré- portance du filetage d'une pièce ou qu'il
sentés par des lignes simples plutôt que y a risque de confusion avec d'autres dé-
doubles, comme s'il s'agissait d'un filet aigu tails, tels que les rainures ou les canne-
en V et non d'un filet à fond et à sommet lures, représentés par des droites parallèles,
aplatis. il est préférable d'utiliser la représentation
On doit réserver la représentation figu- illustrée à la figure 10.4B plutôt que le
rative pour les détails agrandis et pour des dessin schématique. On indique la fin ou Fig. 10.6 Assemblage de pièces filetées
LA VISSERIE 215
FILETS DE fORMES SPÉCIALES
Les filets de formes spéciales se tracent -1 p
r égale deux fois la distance axiale entre deux
filets consécutifs. Un filet triple est formé
de trois saillies hélicOïdales amorcées à 120

~llffitffit~[
aussi sous forme schématique ou symboli- 0

que, Cependant, les dessins figuratifs et les d'intervalle, dont le pas égale la triple dis-
détails agrandis doivent en indiquer claire- tance axiale entre trois filets consécutifs.
ment la forme. La figure lü.I2B illustre L'avance égale trois fois le pas. Le filetage
le tracé d'une pièce à filet carré, tandis à filets multiples s'utilise sur les pièces dont
que la figure 10.3 en montre la forme et le déplacement axial par tour doit être

~~~
les dimensions proportionnelles. grand, comme dans les mécanismes d'ou-
verture et de fermeture des fenêtres.
FILETS ROULÉS
Le diamètre de la tige non filetée des p i è c e s ________
. . . ______ _____
. ..._ _ \600/~_
~ __ .__.

à filets roulés étant plus petit que celui ~jImn~!i


~~~~~et~ l~n f:;~~: ~~~70~~:~:~'0~e ;~~:e~!~ ,-1" I.L

MIll
- -- -- - - - PAS = iP
diquer ce détail. 1

fB- fil ---=~- -~ = ~


Fig. 10.7 Filets roulés
Al VIS À FIlET SIMPLE

FilETS À DROITE
-~------~,-

"-
---- - - "_..

.
~~

- PAS = 2P-1 r
ET FILETS À GAUCHE
À moins d'indications contraires, le sens
des filets est toujours à droite, c'est-à-dire
qu'un boulon se visse de gauche à droite
(sens des aiguilles d'une montre) dans un
trou taraudé. Cependant, les tendeurs et NOTA: lES TRAITS DU
DIAMÈTRE NOMINAL ET
autres mécanismes spéciaux exigent l'utili- B) IIIS À FIlETS DOUBLES 1