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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
Finance d’entreprise
Chapitre 9. L’évaluation des actions

Chapitre 9

L’évaluation des actions

J.
J.
des actions Chapitre 9 L’évaluation des actions J. ® 2008 Pearson Education France Berk & P.
® 2008 Pearson Education France
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Berk & P. DeMarzo – G. Capelle-Blancard, N. Couderc & N. Nalpas

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Chapitre 9. L’évaluation des actions

Introduction

• Comment déterminer la valeur des actions ?

• Loi du prix unique : le prix d’un actif financier doit être égal à la valeur actuelle des flux futurs auxquels a droit son propriétaire.

• Pour évaluer le prix d’une action, il faut donc connaître :

– les flux futurs dont bénéficiera l’actionnaire

– le coût des capitaux propres à utiliser pour actualiser ces flux futurs.

• Problème : les flux futurs sont très difficiles à estimer.

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Chapitre 9. L’évaluation des actions

Plan

9.1. Prix, rentabilité et horizon de placement

9.2. Le modèle d’actualisation des dividendes

9.3. Deux modèles alternatifs d’évaluation

actuarielle

9.4. L’évaluation des actions par la méthode des

comparables

9.5. Information, concurrence et prix des actions

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9.1. Prix, rentabilité et horizon de placement

• Placement à un an

• Rendement, gain en capital et rentabilité

– Exemple 9.1

• Placement sur plusieurs périodes

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Placement à un an J. Berk & P.
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Placement à un an
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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Rendement, gain en capital et rentabilité La
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Rendement, gain en capital et rentabilité
La rentabilité d’une action doit être égale à la
rentabilité espérée des placements alternatifs,
disponibles sur le marché, de risque similaire.
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Exemple 9.1 Prix et rentabilité des actions

• Les investisseurs anticipent dans un an :

– un dividende de 0,56 € par action – un cours de 45,50 €.

• La rentabilité espérée des placements de risque identique est de 6,80 %.

• Quel doit être le prix d’une action ?

• Quel est le rendement, le gain en capital et la rentabilité espérés ?

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Placement sur plusieurs périodes J. Berk & P.
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Placement sur plusieurs périodes
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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Placement sur plusieurs périodes J. Berk & P.
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Placement sur plusieurs périodes
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9.2. Le modèle d’actualisation des dividendes

• Le modèle de Gordon-Shapiro (hypothèse de taux de croissance constant des dividendes)

– Exemple 9.2

• L’arbitrage entre dividende actuel et dividendes futurs

• Le cas des entreprises en expansion

• Les limites du modèle d’actualisation des dividendes

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Le modèle d’actualisation des dividendes

• La valeur d’une action est fonction de l’espérance des dividendes futurs de l’entreprise.

• Quels seront les dividendes futurs ?

• L’hypothèse la plus courante consiste à supposer que les dividendes croissent à un taux constant à long terme.

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Le modèle de Gordon-Shapiro • Le scénario le
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Le modèle de Gordon-Shapiro
• Le scénario le plus simple consiste à supposer
que le taux de croissance g des dividendes est
constant à l’infini.
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Exemple 9.2. Évaluation d’une action par le modèle de Gordon-Shapiro

• Dividendes prévus dans un an : 2,30 € / action

• Coût des capitaux propres : 7 %

• Taux de croissance des dividendes : 2 %

P = ?

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Le coût du capital => J. Berk &
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Le coût du capital
=>
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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions L’arbitrage entre dividende actuel et dividendes
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L’arbitrage entre dividende actuel et
dividendes futurs
• Pour être capable de verser des dividendes
futurs très élevés, une entreprise doit accepter
de verser aujourd’hui des dividendes plus faibles
(et réciproquement).
• Un modèle de croissance simple
– d t le taux de distribution des dividendes
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L’entreprise ne peut donc augmenter le dividende que de trois façons

• Augmenter le bénéfice ;

• Augmenter le taux de distribution des dividendes ;

– Hypothèse : d t est constant

• Réduire le nombre d’actions en circulation (rachats d’actions).

– Hypothèse : le nombre d’actions en circulation est constant

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
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Un modèle de croissance simple

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Exemple 9.3. Réduire les dividendes actuels pour financer la croissance

• Bénéfice espéré = 6 € / action

d t = 100 %

P 0 = 60 €

Nouveau projet :

• Rentabilité attendue = 12 % ou 8 %

d t = 75 %

P = ?

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La croissance est-elle rentable ?

Une diminution des dividendes permettant de financer de nouveaux investissements fait augmenter le prix de l’action ssi les nouveaux investissements ont une VAN positive.

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Le cas des entreprises en expansion

• Plusieurs raisons rendent impossible l’utilisation du modèle précédent pour estimer la valeur des actions de ces (jeunes) entreprises. – ces entreprises ne versent pas de dividendes quand elles sont jeunes ; – leur taux de croissance n’est pas constant.

• La forme générale du modèle d’actualisation des dividendes peut néanmoins être utilisée, en distinguant différentes périodes.

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Le cas des entreprises en expansion

• H : g se stabilise une fois que l’entreprise est à maturité à la date N

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Exemple 9.4. Évaluation d’une entreprise avec deux taux de croissance différents

• BPA 0 = 2 €.

• BPA augmente de 20 % par an jusqu’à t = 4.

• Dans 4 ans :

– Le taux de croissance se stabilisera à son niveau de long terme = 4 % ; – Le taux de distribution sera alors = 60 %.

r CP = 8 %.

=> P 0 = ?

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Exemple 9.4. Évaluation d’une entreprise avec deux taux de croissance différents

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Les limites du modèle d’actualisation des dividendes
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Les limites du modèle d’actualisation des
dividendes
• Alstom début 2008 :
– Cours de bourse = 132,55 €
– Dividende espéré = 1,5 €
– Hypothèse : r CP = 12 % ; g = 11 %
– Hypothèse : r CP = 12 % ; g = 10 %
=> P 0 = 75 € !
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Les limites du modèle d’actualisation des dividendes

• Les dividendes futurs dépendent des bénéfices futurs, de d t et du nombre d’actions en circulation.

• Les bénéfices dépendent à leur tour des charges d’intérêts, elles-mêmes fonction de la dette de l’entreprise.

• Le nombre d’actions en circulation ainsi que d t dépendent de la propension de l’entreprise à racheter ses propres actions.

• L’endettement et les plans de rachat d’actions sont des décisions quasi-discrétionnaires des dirigeants ; elles ne peuvent pas être anticipées de façon fiable.

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9.3. Deux modèles alternatifs d’évaluation actuarielle

• Le modèle d’actualisation des dividendes augmenté

• Le modèle DCF

– La valeur de marché de l’actif économique.

– Le coût moyen pondéré du capital

– La planification financière.

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Le modèle d’actualisation des dividendes augmenté

• Les conséquences des rachats d’actions sur le modèle de Gordon-Shapiro :

– plus l’entreprise rachète d’actions, moins elle peut verser de dividendes ; – en rachetant ses actions, l’entreprise diminue le nombre de titres en circulation et augmente mécaniquement son bénéfice et son dividende par action.

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Le modèle d’actualisation des dividendes augmenté
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Le modèle d’actualisation des dividendes
augmenté
• Modèle d’actualisation des dividendes :
• Modèle d’actualisation des dividendes augmenté :
– L’actualisation porte sur le montant total des
dividendes et des rachats d’action ;
– Le taux de croissance considéré est celui du bénéfice,
plutôt que celui du BPA.
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Exemple 9.6. Évaluation des actions en présence de rachats d’actions

• Nombre d’actions en circulation = 217 millions.

• Bénéfice espéré = 860 millions d’euros.

• Taux de croissance des bénéfices = 7,5 %.

• Taux de distribution des bénéfices = 50 % (constant)

– 30 % sous forme de dividendes

– 20 % en rachats d’actions

• Coût des capitaux propres est de 10 %.

=> P 0 = ?

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Le modèle d’actualisation des flux de trésorerie
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Le modèle d’actualisation des flux de
trésorerie disponibles (modèle DCF)
• Valeur de marché de l’actif économique
= Valeur de marché des capitaux propres + Dette nette
• Modèle DCF
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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
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Le coût moyen pondéré du capital

r CMPC est la rentabilité moyenne espérée que l’entreprise doit offrir à ses investisseurs, pour rémunérer les risques.

Si la dette de l’entreprise est nulle, r CMPC = r CP .

Cf. parties IV et V.

avec

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Exemple 9.7. Le modèle DCF

• CA (2007) = 518 millions d’euros.

• Le taux de croissance du CA sera de 9 % en 2008, puis baissera d’un point par an jusqu’à atteindre en 2011 le taux moyen de croissance du secteur, 4 %.

• L’augmentation du BFR devrait être égale à 10 % de la variation du CA.

• L’entreprise a 100 millions d’euros de trésorerie et une dette de 3 millions d’euros.

• Il y a 21 millions d’actions en circulation.

• Le taux d’imposition est de 33 %.

• Le coût moyen pondéré du capital est de 11 %.

=> Quelle est la valeur d’une action début 2008 ?

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
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Exemple 9.7. Le modèle DCF

Les investissements compensent exactement les amortissements, ces deux postes peuvent donc être négligés.

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Modèle DCF et planification financière

• La valeur de l’actif économique de l’entreprise peut donc s’interpréter comme la VAN totale que l’entreprise obtiendra grâce à ses projets actuels et futurs.

• La VAN d’un projet particulier est la contribution de ce projet à la valeur de l’actif économique.

• Pour maximiser le prix d’une action de l’entreprise, il faut donc accepter tous les projets ayant une contribution positive aux FTD de l’entreprise, c’est-à-dire une VAN positive.

– Du fait de l’incertitude la prévisions des FTD, une analyse de sensibilité s’impose.

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
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Exemple 9.8. Évaluation actuarielle et analyse de sensibilité

• Résultat d’exploitation : 9 % 10 % du CA => P 0 = ?

• En 2008, le résultat d’exploitation est supérieur de 1 % × 564,6 millions = 5,6 M€ par rapport à l’exemple 9.7.

• Hausse des FTD de (1 – 0,33) × 5,6 millions = 3,5 M€.

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Une comparaison des modèles d’évaluation actuarielle
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Une comparaison des modèles
d’évaluation actuarielle des actions
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9.4. L’évaluation des actions par la méthode des comparables

• Les multiples

– Le PER

– Les multiples de l’actif économique

– Les autres multiples

• Les limites des multiples

• Comparaison avec les méthodes actuarielles

• Pour résumer : l’évaluation des actions

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Le PER (price earning ratio, P/E) ou ratio de capitalisation des bénéfices

• PER = prix de l’action / bénéfice par action

• PER = capitalisation boursière de l’entreprise / bénéfice total (chapitre 2).

• La valeur d’une entreprise peut donc être estimée en multipliant son bénéfice par action courant par le PER d’entreprises comparables.

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Le PER prévisionnel

• Comment calculé le PER ? A partir

– du bénéfice passé au cours des 12 derniers mois en glissement (trailing PER) ?

– ou à partir de son bénéfice prévisionnel anticipé pour les douze mois à venir (forward PER).

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Exemple 9.9. PER et évaluation des actions

• Herman : BPA = 1,38 €

• Le PER moyen d’entreprises similaires = 21,3.

• D’après la méthode des multiples, quel est le prix de l’action Herman ? Quelles sont les hypothèses ?

• Le prix de l’action est calculé en multipliant le BPA par le PER des entreprises comparables.

P 0 = ?

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Finance d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions
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d’entreprise Chapitre 9. L’évaluation des actions Les multiples de l’actif économique • Multiples
Les multiples de l’actif économique • Multiples fondés sur la valeur de l’actif économique plutôt
Les multiples de l’actif économique
• Multiples fondés sur la valeur de l’actif économique
plutôt que sur la valeur des capitaux propres.
– Lorsqu’il s’agit de comparer des entreprises dont l’endettement
diffère.
• Multiple d’EBE, multiple de résultat d’exploitation ou
multiple des flux de trésorerie disponibles.
– Exemple : multiple d’EBE
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Exemple 9.10. Multiple de l’actif économique et évaluation

• Rocques : BPA = 2,30 € ; Dette = 125 M€ ; EBE = 30,7 M€ Nb. d’actions en circulation = 5,4 millions .

• Matte : PER = 13,3 ; Dette = 0 ; Valeur de l’actif économique / EBE = 7,4.

• Quelle est, d’après les deux multiples, la valeur des actions Rocques ?

• Quel estimation est la plus fiable ?

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Les autres multiples

• Il est possible d’exprimer la valeur de l’actif économique comme un multiple du CA

– suppose que les entreprises réalisent la même marge commerciale

• Multiples spécifiques à un secteur d’activité

– un magasin de prêt-à-porter s’évalue à l’aide d’un multiple de chiffre d’affaires par m² de boutique

– une entreprise de téléphonie mobile ou de fourniture d’accès Internet peut être comparée à ses concurrentes sur la base d’un actif économique par abonné…

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Les limites des multiples

• Deux entreprises ne sont jamais parfaitement identiques.

– Janvier 2006, les cours des actions Nike, Puma et Reebok étaient respectivement de 84,20 $, 312,05 $ et 58,72 $ pour une capitalisation boursière totale de 21,8, 5,1 et 3,5 milliards de $.

– Mais elles affichaient un rapport valeur comptable sur valeur de marché très différent : 3,59, 5,02 et 2,41. De même, elles affichaient des multiples de chiffre d’affaires de : 1,43, 2,19 et

0,90.

• Différences de conventions comptables entre les pays

• Les comparables fournissent des informations relatives. Il est donc impossible de savoir si un secteur, dans son ensemble, est sur- ou sous-évalué

– Exemple : les entreprises de la « nouvelle économie » pendant la bulle Internet à la fin des années 1990)

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Comparaison avec les méthodes actuarielles

• La méthode des multiples peut être considérée comme un raccourci.

• L’inconvénient majeur réside dans l’ignorance des différences entre entreprises « comparables ».

• La source de création de valeur étant la capacité à offrir aux investisseurs des flux futurs élevés, la méthode des flux futurs actualisés peut être considérée comme étant plus robuste et mieux fondée que la méthode des multiples

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9.5. Information, concurrence et prix des actions

• L’information contenue dans les cours boursiers

• Concurrence et marchés efficients

– L’hypothèse d’efficience des marchés

– Information publique et facile à interpréter

– Information privée et/ou difficile à interpréter

• Conséquences de l’hypothèse d’efficience des marchés

– Les conséquences pour les investisseurs.

– Les conséquences pour les dirigeants d’entreprise.

• L’hypothèse d’efficience des marchés et l’absence d’opportunités d’arbitrage

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