0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues22 pages

Syllabus Cours Algo

Le document présente l'origine et la définition des algorithmes, ainsi que leur importance dans l'apprentissage de la programmation. Il explique également les concepts fondamentaux de l'informatique, de l'information et des données, en détaillant les types de données et les supports d'information. Enfin, il aborde le traitement de l'information et le rôle des variables dans les programmes informatiques.

Transféré par

isaac kabasele
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues22 pages

Syllabus Cours Algo

Le document présente l'origine et la définition des algorithmes, ainsi que leur importance dans l'apprentissage de la programmation. Il explique également les concepts fondamentaux de l'informatique, de l'information et des données, en détaillant les types de données et les supports d'information. Enfin, il aborde le traitement de l'information et le rôle des variables dans les programmes informatiques.

Transféré par

isaac kabasele
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Chapitre I : Introduction

1. Origine du mot algorithme

La notion d’algorithme remonte à l’antiquité. Cela s’est précisé dans le domaine des
mathématiques par l’emploi de variables. L’algorithme au sens informatique apparait avec
l’invention de premières machines dotées d’automatismes.

Le mot algorithme vient du nom du mathématicien perse du VIII ième siècle (AJC)
Abu Abdullah Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi. Le mot algorisme se référait à l’origine
uniquement aux règles d’arithmétique utilisant les chiffres indo-arabes numéraux mais cela
a évolué par la traduction en latin européen du nom Al-Khwarizmi’s en algorithme au 18ième
siècle. L’utilisation du mot a évolué pour inclure toutes les procédures définies pour résoudre
un problème ou accomplir une tâche.

2. Qu’est-ce que l’algorithme ?

Avez-vous déjà indiqué un chemin à une personne égarée ? Avez-vous fait chercher un objet
à quelqu’un par téléphone ? Si oui, vous avez déjà fabriqué – et fait exécuter – des
algorithmes.

Un algorithme, c’est une suite d’instructions logiques et chronologiques, qui une fois exécutée
correctement, conduit à un résultat donné. Pour fonctionner, un algorithme doit donc contenir
uniquement des instructions compréhensibles par celui qui devra l’exécuter.

En effet, si l’algorithme, comme on vient de le dire, n’est qu’une suite d’instructions menant
celui qui l’exécute à résoudre un problème, En informatique, heureusement, les choses
auxquelles ont doit donner des instructions sont les ordinateurs.

Ainsi, la maîtrise de l’algorithme requiert deux qualités, très complémentaires à savoir :

1. il faut être méthodique et rigoureux. En effet, chaque fois qu’on écrit une série
d’instructions qu’on croit justes, il faut systématiquement se mettre mentalement à la
place de la machine qui va les exécuter, armé d’un papier et d’un crayon, afin de
vérifier si le résultat obtenu est bien celui que l’on voulait.
2. il faut avoir une certaine intuition, car aucune recette ne permet de savoir a priori
quelles instructions permettront d’obtenir le résultat voulu.
2

3. Objectif du cours

Pourquoi apprendre l’algorithme pour apprendre à programmer ?

Parce que l’algorithme exprime les instructions résolvant un problème donné


indépendamment des particularités de tel ou tel langage. Pour prendre une image, si un
programme était une dissertation, l’algorithme serait le plan.

En l’amenant comme cours en informatique de gestion, les objectifs paraissent clairement.


Car à l’issue de l’enseignement, l’étudiant sera capable de comprendre le fonctionnement de
l’ordinateur pour mieux apprendre à manier la structure logique d’un programme
informatique.

Ainsi l’étudiant pourra :

- Formuler de nouvelle représentations du raisonnement adaptés au fonctionnement des


ordinateurs ;
- Codifier en langages des ordinateurs de programmes facilement exécutables ;
- Utiliser des outils algorithmiques pour la compréhension des problèmes à faire prendre
en charge par l’ordinateur ;
- S’adapter à tout courant de l’évolution de la programmation

Ces objectifs démontrent que l’algorithme est universel et ne nécessite pas la connaissance
préalable du langage. Il amène l’étudiant à mieux raisonner sur un problème dans une forme
plus proche des langages des ordinateurs.

4. Notion de programmation

La programmation dans le domaine informatique est l’ensemble des activités qui permettent
l’écriture des programmes informatiques. C’est une étape importante de la conception de
logiciel ; qui consiste à partir d’un problème posé, de trouver des actions élémentaires
nécessaires, et en suite procéder à une succession finie de ces actions élémentaires.

La personne chargée de cette étape est appelée programmeur. Pour accomplir cette mission si
délicate, il doit justifier des connaissances sur :

- Les problèmes posés ;


- Les outils algorithmiques ;
- Le système d’exploitation de l’ordinateur devant prendre en charge l’exécution du
programme ;
- Le (s) langage(s) de programmation devant permettre la codification de l’algorithme.

Qu’est – ce qu’un programme ?

Un algorithme traduit dans un langage donné est appelé programme.

Il est à noter qu’il existe une nette indépendance entre l’algorithme et la programmation.
L’algorithme est un pré requis aux enseignements des langages de programmations.
3

5. Aperçu sur l’informatique

L’informatique nécessite une compréhension des concepts fondamentaux de la pensée ainsi


qu’une connaissance du fonctionnement des ordinateurs. Elle est intéressante, accessible,
stimulante et rigoureuse.

Elle implique la capacité à :

- penser de manière procédurale, logique, concurrentielle, abstraite, récursive et


proactive ;
- utiliser une approche expérimentale et fondée sur la recherche pour résoudre des
problèmes (médecine, gestion documentaire, contrôle des processus industriels, etc.) ;
- développer des algorithmes et à les exprimer clairement ;
- comprendre comment les limites théoriques et pratiques influent sur la résolution
informatique des problèmes.

6. Qu’est – ce que l’informatique ?

Le terme « informatique » résulte de la combinaison des deux premières syllabes du terme


« information » et des deux dernières syllabes du terme « automatique » ; elle désigne à
l'origine l'ensemble des activités liées à la conception et à l'emploi des ordinateurs pour traiter
des informations.

Plusieurs définitions de l’informatique tournent toutes autour d’un dénominateur commun :


« Information ».

- C’est une science du traitement automatique de l’information considérée comme


support de connaissances et des communications dans le domaine technique,
économique et social.
- C’est une science du traitement automatique de l’information.
- C’est un ensemble des disciplines scientifiques et techniques spécifiquement
applicables au traitement de l’information, notamment par des moyens automatiques.
- C’est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel concernant le
traitement automatique de l'information par des machines.
4

Chapitre II : Notion de l’Information

1. Aperçu sur l’information

L’information seule n’est pas un savoir. Pour qu’elle le devienne, il lui faut des structures
conceptuelles qui la supportent et lui donnent du sens.

Elle n’est pas figée. Le temps et le contexte dans lesquels elle est échangée et analysée
peuvent modifier sa valeur et l’interprétation qu’on en donne.

2. Qu’est-ce que l’information ?

Il y a plusieurs définitions qui existent parmi lesquelles :

- C’est l’action d’informer, de s’informer, de donner la connaissance d’un fait ou de la


rechercher. Exemple : la presse d’information

- C’est une nouvelle, un renseignement, une documentation sur quelque chose ou sur
quelqu’un, portés à la connaissance de quelqu’un. Exemple : un bulletin

- C’est l’actualité, les nouvelles diffusées par les médias. Exemple : presse, radio,
télévision, Internet…etc.

- C’est tout ce qui est transmissible entre un émetteur et un récepteur

- L’information est un élément de connaissance (voix, donnée, image) susceptible d’être


conservé, traité ou transmis à l’aide d’un support et d’un mode de codification
normalisé

- C’est tout ce qui peut soit se dire, soit s’écrire, soit se représenter en vue d’engendrer
une action.

3. Concepts de Base

L’ensemble de l’information renseigne qu’il existe deux concepts de base à savoir :

- Le Contexte
- La Donnée

a) Contexte

C’est l’intitulé d’une information.

Exemple : Nom contexte


5

b) Donnée

Une donnée est un élément fondamental (un fait, une notion, un chiffre, une instruction,
un indice…) prélevé à partir d’une expérience. Elle est la valeur d’une information.

Exemple :
 Tomate
 Matungulu

Résume :
Noms Prix (intitulés ou contextes)

Tomate 20
Matungulu 25 (valeurs ou données)
Makayabu 30
Fumbwa 50

NB : De ces deux concepts de base découlent plusieurs notions à approfondir notamment :

I. Le type
II. La taille
III. L’enregistrement
IV. Le fichier
V. Le support

I. Types de données

Il existe trois (3) types classiques de données à savoir :

 Alphabétique
 Alphanumérique
 Numérique

a) Donnée alphabétique

C’est la valeur d’une information entièrement constituée des caractères alphabétiques


(lettres de l’alphabet). Conventionnellement, elle est exprimée par la lettre A.

Exemple :
Noms Post Noms

Tomate Pipipili
Matungulu Safi
Makayabu Mwamini
Fumbwa Tembo

Exemple : tomate
Notation : A(6) : signifie six (6) caractères alphabétiques
6

b) Donnée alphanumérique

C’est la valeur d’une information constituée de la juxtaposition des caractères alphabétique


et/ou numérique et/ou des caractères spéciaux. Conventionnellement, elle est exprimée par la
lettre X.

Exemple :

Plaques des véhicules Matricules des étudiants Noms

BC 0023 BF ISI3001/2012 N’SELE

AC 000 TH ISI5002/2012 N’DJILI

La notation X(7) signifie sept (7) caractères alphanumériques pour le nom N’DJILI

c) Donnée numérique

C’est la valeur d’une information constituée des chiffres et utilisés dans les calculs.
Conventionnellement, elle est exprimée par le chiffre 9.

Exemple :
Prix Taux Total

500 5 2500
1000 10 10.000

La notation 9 (3) signifie trois caractères numériques. Ici, soulignons que hormis ces trois
types classiques, il existe des types :

 Date
 Booléen ou logique
 Mémo
 Texte
 Monnaie
 Etc…

II. La taille

La donnée, pour son traitement, exige une mémorisation ou un stockage sur un support. Cela
nécessité une situation géographique bien définie. Généralement cette taille est le nombre
maximal des caractères qu’une donnée pourrait porter.
7

La taille peut être exprimée en terme de :

 Octet
 Kilo octet
 Mega octet
 Giga octet

III. Enregistrement

L’ensemble d’informations groupées pour un individu est appelé enregistrement. D’une


façon simple, une ligne est un enregistrement tandis qu’une colonne est une information
(contexte & donnée).

Exemple :

Matricule Nom Sexe

001 WEWA M

Enregistrement

Par exemple, un enregistrement d’un fichier contenant la description des clients d’une
entreprise contiendra plusieurs informations sur un client : son numéro de client, son nom, son
adresse postale, son numéro de téléphone, etc…

L’enregistrement et la lecture sur le support matériel peuvent se faire de façon séquentielle ou


aléatoire. Dans le mode séquentiel, les enregistrements sont traités (écrits ou lus) un à un dans
l’ordre de leur apparition sur le support en commençant par le premier. Dans le mode
aléatoire, un index contenant l’identification de l’enregistrement et son adresse permet à
l’ordinateur d’accéder directement à l’enregistrement désiré pour le lire ou pour le modifier.

IV. Fichier

Un fichier est l’ensemble d’informations concernant un ensemble d’individus ou objets.

Par exemple :

- fichier des patients d'un médecin,


- fichier des ouvrages dans une bibliothèque,
- fichier des agents de la fonction publique.

Il s’agit d’un ensemble d’enregistrements ayant un même objet et possédant les mêmes
informations, c’est-à-dire ayant une même structure.

La structure d’un fichier est le reflet des structures des enregistrements regroupés
ensemble parce que partageant un même objet.
8

C’est aussi une suite de données structurée (souvent sous la forme d'une liste
d'enregistrements suivant un même format), portant un nom et codé sur un support.

Un système de fichiers est la manière dont un ensemble de fichiers informatiques sont


regroupés et rangés dans une partition d'un support. Le système de fichiers se présente
généralement comme une structure arborescente de répertoires (ou dossiers) dont l'origine est
appelée racine. Il est créé par une opération de formatage du support.

V. Le support

Le support d'information est l'objet matériel sur lequel sont stockés les informations ou les
données.

On distingue différents supports d'information :

 Le Papier : c’est un support des livres, des fiches, des affiches, des documents
administratifs imprimés (bons de commande, bons de livraison, factures,...).

 La Bande Magnétique (ruban magnétique) : c’est un support permettant


l'enregistrement d'informations analogiques ou numériques à l'aide d'un
magnétophone.
 La Disquette : c’est une mémoire de masse magnétique.
 Le Disque Dur : c’est une mémoire de masse magnétique utilisée principalement
dans les ordinateurs.
 Le CD-ROM (abréviation de Compact Disc - Read Only Memory) : c’est un
disque optique.
 La Clé USB : c’est un support de stockage amovible.

NB : Le passage du support papier au support électronique comporte des avantages en termes


de stockage des données.

4. Organisation des informations

Une information est une donnée observée par un acteur qui se rapporte toujours à un individu
ayant une existence propre dans un univers du discours.

Prenons une école prise comme univers du discours. On y trouve comme individus : Etudiant,
Matière, Classe, Professeur, Examen, etc. chaque individu est caractérisé par des attributs qui
permettent de l’identifier.

Un étudiant pourrait porter comme informations : matricule, nom et sexe, etc…

D’où, l’on mémorisera pour chaque étudiant :

Matricule Nom Sexe Contexte


001 Fumbwa F
002 Mafuta M Données
9

5. Traitement de l’information :

On appelle traitement de l’information tout processus durant lequel l’utilisateur introduit des
données, ensuite sous contrôle d’un programme (logiciel) celui-ci restitue les résultats via une
unité de sortie.

Exemples :
- Logiciel de calcul des salaires des employés d’une entreprise
- Logiciels de traitement des textes, dessins, images, feuilles de calcul.

Les principes de fonctionnement sont au nombre de quatre :

- Le processeur est capable d'effectuer un certain nombre d'opérations prédéfinis lors de


la conception du processeur. Chaque opération s'appelle une instruction ; l'ensemble
des opérations s'appelle le jeu d'instructions.
- Un travail complexe est décomposé en instructions qui seront exécutés de façon
séquentielle (les unes après les autres). La suite d'instructions réalisant le travail est
appelée un programme.
- La mémoire du système peut contenir les données mais aussi le programme. C'est une
machine à programme enregistré.
- La séquence d'un programme peut être interrompue afin d'exécuter une autre
séquence. En fonction d'un test sur le résultat d'une opération, il est donc possible de
quitter une séquence d'instructions pour en exécuter une autre (rupture de séquence).
Cette condition est nécessaire, si l'on veut réaliser automatiquement un algorithme.

6. Les Variables

A. A quoi servent les variables ?

Dans un programme informatique, nous aurons en permanence besoin de stocker


provisoirement des valeurs. Il peut s’agir de données issues du disque dur, fournies par
l’utilisateur, ou soit de résultats obtenus par le programme, intermédiaires ou définitives.
Ces données peuvent être de plusieurs types, elles peuvent être des nombres, du texte, etc.

B. Qu’est qu’une variable ?

Une variable est une case en mémoire créée dans un algorithme pour stocker des données.
Elle doit avoir un nom qui permet de la désigner, une valeur initiale dans sa création et doit
avoir un type, une taille comme annoncée dans le type de donnée.

Notons que le nom d’une variable est donné par le programmeur en respectant les principes
suivants :
10

 Il doit être constitué des lettres, des chiffres ou d’autres caractères éventuellement
accentué mais ne devant pas porter un point ;
 Le premier caractère est forcement une lettre ;
 Les lettres majuscules et minuscules sont équivalentes ;
 Il ne doit pas dépasser 255 caractères ;
 Les mots réservés ne peuvent être utilisées
 Un nom de variable doit être unique dans une portée.

Nous l’appelons variable parce que c’est une zone susceptible de prendre plusieurs valeurs les
unes après les autres selon le déroulement de l’algorithme. Dans son fonctionnement, la
dernière valeur introduite remplace automatiquement la première valeur trouvée qui disparaît.

Plusieurs appellations sont données par rapport au rôle que la variable joue dans l’algorithme :

1) Compteur : elle est appelée compteur lorsque le comptage s’y effectue ;


2) Zone de calcule : elle devient zone de calcul selon que le calcule s’y effectue ;
3) Zone de cumul : elle est nommée zone de cumul selon qu’elle conserve un résultat
qui évolue jusqu’à l’accomplissement d’une condition préalablement posée pour son
utilisation.
4) Zone de sauvegarde (zone de sauvetage) : elle devient zone de sauvetage selon
qu’elle conserve une valeur que l’on ne vaudra pas perdre tant que la recherche n’a pas
touché à sa fin.

C. Déclaration des variables

La première chose à faire avant de pouvoir utiliser une variable est de créer la boîte et de lui
coller une étiquette. Ceci se fait tout au début de l’algorithme, avant même les instructions
proprement dites. C’est ce qu’on appelle la déclaration des variables.

Notons qu’il existe des déclarations qui sont dites explicites et des déclarations implicites.
Toutefois, la déclaration explicite est fortement recommandée.

7. Constante

Une constante est une grandeur dont la valeur est fixée par convention ou par calcul,
indépendamment du problème dans lequel elle est rencontrée. Cette notion s'oppose ainsi à
celle de variable, dont la valeur peut changer au cours d'un même problème.

En informatique, une constante est un identificateur associé à une valeur fixe. Concrètement
cet identificateur a tous les aspects d'une variable. Cependant, il n'est possible de lui affecter
une valeur qu'une seule fois, généralement au moment du lancement du programme.

8. Expressions arithmétiques

9. Expressions conditionnelles

A ce niveau, il y a des
11

Une instruction conditionnelle ou alternative permet un choix entre deux ou plusieurs


traitements pour une donnée en fonction du résultat d’une condition (expression
conditionnelle).

Lorsque le traitement porte sur une donnée et comporte un choix entre deux ou plusieurs
possibilités, la structure de l’algorithme est alternative :

Si condition alors traitement 1 ;


sinon traitement 2 ;
Finsi ;

Si condition alors traitement 1 finsi;


La condition peut être :
12

Chapitre III : Notion de l’Ordinateur

1. Aperçu sur l’ordinateur

Le mot « ordinateur » a été forgé pour la société IBM France en 1955.


À l'époque le mot « computer »/« calculateur » était réservé aux
calculateurs numériques, principalement destinés aux calculs
scientifiques ; IBM cherchait un nom pour désigner plus généralement
une machine à traiter l'information. François Girard, alors responsable
du service promotion générale publicité eut l'idée de consulter son
ancien professeur de lettres à Paris.

Jaques Perret alors professeur de philologie latine à la Sorbonne,


proposa le 16 avril 1955 le mot « ordinateur » en précisant que le
Littré l'indiquait pour signifier « Dieu qui met de l'ordre dans le
monde » mais que « ce mot est tout à fait sorti de l’usage
théologique ».

2. Qu’est-ce qu’un ordinateur ?

- Un ordinateur est un appareil électronique doté d'une unité de traitement lui permettant
d'exécuter des programmes enregistrés.
- C’est toute machine automatique de traitement de l'information, permettant de
conserver, d'élaborer et de restituer des données sans intervention humaine en
effectuant sous le contrôle de programme enregistrés des opérations arithmétiques et
logiques.
- C’est un appareil électronique qui est capable, en appliquant des instructions
prédéfinies (programme), d'effectuer des traitements automatisés de données et
d'interagir avec l'environnement grâce à des périphériques (écran, clavier…)

3. Structure et fonctionnement d’un ordinateur

1) Structure

On distingue deux types d'ordinateurs, l'ordinateur de bureau et l'ordinateur portable.


Il est constitué principalement d'une unité centrale et des périphériques
(unité d’entrée et de sortie).
13

a) Périphérique d’entrée

Il permet d'envoyer des informations à un ordinateur. Il s'agit des composants de l'ordinateur


externes à l'unité centrale. Exemple : le clavier, la souris, le scanner, le Microphone,
la Caméra vidéo et la webcam, lecteur de CD-ROM ou DVD-ROM etc.…

b) Périphérique de sortie
Il ne peut que recevoir de l'information depuis l'ordinateur. Exemple : écran, imprimante.

c) Unité Centrale

Le boîtier d'un ordinateur de bureau contenant la carte mère, le processeur, la mémoire vive,
l'alimentation, les périphériques de stockage peut se nommer unité centrale. Cette unité est
reliée à l'extérieur par des branchements et des voies d'insertion (disquettes, CD, DVD, etc).

2) Fonctionnement

Dès sa mise sous tension, un ordinateur exécute, l'une après l'autre, des instructions qui lui
font lire, manipuler, puis réécrire un ensemble de données auquel il a accès. On n’aurait pas
tort de comparer le fonctionnement d’un ordinateur au fonctionnement du cerveau humain,
ce qui justifie l’appellation de cerveau électronique.

Il existe essentiellement quatre phases dans le processus du fonctionnement d’un ordinateur :

- Introduction des données sous forme admise par la machine ;


- Stockage de ces données en mémoire ;
- Traitement de ces données en mémoire ;
- Restitution des résultats après traitement sous forme d’affichage.

a) Unité d’entrée

En observant le fonctionnement d’un ordinateur, la première étape, c’est l’acquisition des


données en mémoire d’une part et d’autre part du programme qui permettra le traitement de
ces données acquises. Il s’agit en fait des informations organisées formant un fichier placé sur
un support compatible à l’ordinateur qui constitue le lieu de l’acquisition des données (au
moyen des lecteurs) à transmettre en mémoire. L’action élémentaire ou l’instruction, c’est la
lecture (lisez fichier).

b) Unité de sortie

Après traitement des données stockées en mémoire principale et éventuellement des mémoires
auxiliaires, les résultats sont fournis à l’unité de sortie sous la forme demandée par les
utilisateurs soit par l’affichage (moniteur) soit par l’impression (imprimante).

c) Unité centrale
14

L'unité centrale (UC) est le "cerveau" de l'ordinateur. Son rôle est d'exécuter les programmes
stockés en mémoire centrale en chargeant les instructions, en les décodant et en les exécutant
l'une après l'autre. L'UC est composée d'une unité de commande qui charge les instructions
et les décode, et d'une unité arithmétique et logique (UAL) qui exécute des opérations et de
la mémoire centrale.

a) Unité de commande

L’unité de commande (unité de contrôle) est constituée de plusieurs organes qui permettent la
recherche en mémoire et le décodage d’une instruction.

On trouve :

- Le compteur ordinal qui est un registre contenant l’adresse de l’instruction à


rechercher.
- Le registre d’instruction qui reçoit l’instruction à exécuter.
- Le décodeur de code opération qui détermine l’opération à effectuer parmi
toutes celles possibles.
- Le séquenceur qui génère les signaux de commande.
- L’horloge qui synchronise toutes les actions de l’unité centrale.

L'Unité de commande comprend une mémoire très rapide qui lui permet de stocker des
résultats temporaires ou des informations de commande. Cette mémoire est formée de
quelques registres, chaque registre ayant une fonction particulière.

Le registre le plus important est le compteur ordinal (CO) qui pointe sur la prochaine
instruction à exécuter. On trouve aussi le registre instruction (RI) qui contient l'instruction en
cours d'exécution. La plupart des ordinateurs contiennent également d'autres registres qui
permettent aux programmeurs de stocker des résultats intermédiaires.

L'exécution d'une instruction par l'UC passe par les étapes suivantes :
15

1) Chargement de la prochaine instruction à exécuter depuis la mémoire jusque dans le


registre instruction.
2) Modification du compteur ordinal pour qu'il pointe sur l'instruction suivante.
3) Décodage de l'instruction que l'on vient de charger.
4) Localisation dans la mémoire des éventuelles données utilisées par l'instruction.
5) Chargement des données, si nécessaire, dans les registres internes de l'unité centrale.
6) Exécution de l'instruction.
7) Stockage des résultats à leurs destinations respectives.
8) Retour à l'étape 1 pour exécuter l'instruction suivante.

b) L'unité arithmétique et logique (processeur)

L’UAL réalise les opérations mathématiques et logiques nécessaires au fonctionnement de


l’ordinateur et permet tout particulièrement le mode de calcul en virgule flottante.
Elle possède les registres suivants :

 Les registres arithmétiques.


 Les registres de base et d’index (calcul d’adresse par rapport à une base ou index).
 Les registres banalisés (ex : stockage de résultats intermédiaires).
 Le registre d’état PSW (Program Status Word) qui indique l’état du système.

C'est l'UAL qui exécute les additions, les soustractions et toutes les opérations simples sur ses
entrées, et qui produit un résultat placé dans le registre de sortie. Le contenu du registre de
sortie peut alors être placé dans un autre registre avant de rejoindre, si nécessaire, la mémoire.

3) La mémoire centrale

La mémoire est la partie de l'ordinateur dans laquelle programmes et données sont rangés.
Sans mémoire, dans laquelle le processeur lit et écrit de l'information, il n'y aurait pas
d'ordinateurs tels que nous les connaissons.

Une mémoire est formée d'un certain nombre de cellules (ou cases), chacune de ces cellules
contenant une certaine quantité d'informations. Chaque cellule a un numéro, que nous
appellerons son adresse, qui permet à un programme de la référencer. Si une mémoire a n
cellules, les adresses iront de 0 à n-1. Toutes les cases de la mémoire contiennent le même
nombre de bits, par exemple k bits, ce qui permet de représenter 2k combinaisons différentes.
Elle est organisée de façon matricielle par des transistors où chacun d'eux se trouve à
l’intersection d’une ligne et d’une colonne. Elle ne peut contenir que deux types
d’information, les instructions et les données.

La mémoire centrale est divisée physiquement en cellules, qui elles-mêmes contiennent un


mot-mémoire (Word), et chacune possède une adresse propre. A chaque mot est associé une
adresse et un contenu (soit une instruction, soit une donnée).

La mémoire est organisée de façon à respecter une certaine hiérarchie dictée essentiellement
par la rapidité de ses composants. On peut donc les classer de la manière suivante :

 Registre du CPU : Ils servent au stockage des opérandes et des résultats intermédiaires
16

 Antémémoire ou mémoire cache : Elle sert de tampon entre le CPU et la mémoire


centrale.
 Mémoire centrale : Elle est utilisée pour le rangement des informations; Elle contient
le programme à exécuter.
 Mémoire d’appui : C’est la mémoire tampon qui se situe entre la mémoire centrale et
les mémoires de masse.
 Mémoire de masse : Ce sont tous les systèmes d’archivage comme le disque dur, la
bande magnétique, etc.

Chapitre IV : Notion du traitement par l’Ordinateur

L'informatique couvre aujourd'hui à peu près toutes les branches de l'activité humaine.
Elle a pour objet le traitement d'informations, codées dans les ordinateurs sous une forme
binaire à l'aide de bits (0 ou 1). L'ensemble des organes physiques qui servent à ce traitement
est appelé matériel (en anglais hardware), par opposition au logiciel, ensemble des
programmes, des langages et des systèmes d'exploitation (en anglais software).

Un ordinateur communique avec l'extérieur par l'intermédiaire d'organes d'entrée-sortie


(lecteur de cartes, dérouleur de bandes, lecteur optique, clavier, écran, imprimante, modem,
etc.). Les résultats intermédiaires sont stockés dans des mémoires auxiliaires
(bandes magnétiques, disques magnétiques, disques optiques, disques).

L'organe principal d'un ordinateur est l'unité centrale, dans laquelle sont exécutées les
instructions des programmes et s'effectuent les calculs, par opposition aux périphériques
(organes d'entrée-sortie). Les ordinateurs ont des utilisations très variées (traitement de texte,
gestion, calcul scientifique, commande d'installations en temps réel) qui nécessitent d'utiliser
des langages de programmation adaptés à l'application envisagée. Le principal avantage de
l'ordinateur est sa rapidité de calcul et d'accès aux informations.

Compréhension du concept algorithme

Un algorithme peut être compris de plusieurs manières :


 Décomposition en différentes étapes d’un problème à résoudre ;
 Ensemble des règles et opérations propres à un calcul ;
 Décomposition d’une suite finie d’actions permettant d’aboutir à un résultat
déterminé.

Un algorithme est constitué de :


 Opérations
 Enchaînement (ordre des opérations)
 Branchement (conditions provoquant l’exécution ou non d’une opération)
 Itération
17

Représentation d’un algorithme

a. Représentation textuelle

Le raisonnement est décomposé en instructions telles que :


 Chaque instruction porte une étique
 Chaque instruction contient un verbe qui manipule les variables
 Les instructions sont exécutées dans l’ordre séquentiel sauf en cas de renvoi

b. Représentation par les symboles

Il s’agit de l’ordinogramme où chaque instruction est exprimée par un symbole spécifique :

Symbole du début ou de la fin

Symbole de la lecture et de l’écriture

Symbole de l’affichage

Symbole du traitement

Symbole du test ou du contrôle

Symbole de renvoi

En fait, un ordinogramme n’est qu’une simple prise de conscience de la nécessité de résumer


le programme

c. Représentation par un langage structuré pseudo-code


Ici, les opérations et leur ordre se font en écrivant leur contenu de bas en haut tel que :

Début

Ouvrir la classe
18

Tant que ce n’est pas la fin du fichier


Faire
Lisez fichier

Affichez matricule, nom, sexe, adresse


Fin faire

Fermer la classe

fin

les programmes structurés ou pseudo code permettent de lister de manière ordonnée les
fonctions que doit accomplir les programmes.

Construction d’un algorithme

- Problème posé en langage naturel (spécification, cahier des charges), on cherche à


répondre à la question : quel problème je dois résoudre, ou plutôt quel est le service à
rendre au client ? (car l’informaticien travaille toujours au service de quelqu’un
d’autre).
- L'analyse du problème : suite d'étapes qui conduisent à l'algorithme.
Question : comment je vais faire, comment vais-je le faire faire à l’ordinateur ?
- Algorithme indépendant du langage de programmation (on l’écrit + ou - en français) :
j’ai trouvé une ou plusieurs solutions et je choisis la bonne !

- Programmation ou codage : traduit l'algorithme dans un langage compréhensible par


- l'ordinateur (C, Fortran, Pascal… par exemple) : ça va marcher !

Analyse du problème :
1. Résultats = objectifs à atteindre : que doit-on obtenir ?
2. Données = ce qu’il faut pour calculer (obtenir) les résultats, les informations à traiter
(nombre, type, format, rôle…).
3. Algorithme = méthode pour fabriquer les résultats à partir des données. Si on n’a pas les
données nécessaires, on ne peut pas trouver d’algorithme, donc pas écrire le programme.

Exemple :
1. Résultats : je mangerais bien une mousse au chocolat (miam !).
2. Données : est-ce que j’ai du chocolat, des œufs… ?
3. Algorithme : recette de cuisine.
Plus sérieux : si je veux calculer ma moyenne de l’année il faut que j’aie toutes mes notes, les
19

Coefficients…
L'analyse descendante consiste à décomposer le problème en sous-problèmes plus faciles à
résoudre ... jusqu'à obtenir des fonctions simples et des instructions de base (actions
élémentaires) : "diviser pour régner".
La dernière étape est la validation de l'algorithme : les jeux de test (très important : il faut
trouver tous les cas particuliers).

Obtention des résultats :

Attention : l’obtention d’un programme exécutable à partir d’un programme « source » au


passe par les étapes de compilation et d’édition de lien (sauf pour les langages interprétés).
Un compilateur est (en gros) un programme de traduction d’un langage évolué vers le langage
binaire.
3 Un éditeur de lien est un programme qui permet de regrouper tous les éléments nécessaires à
l’exécution (modules de librairie ou bibliothèque).Tout cela sera détaillé plus tard.

Langage algorithmique
Algorithme de principe en langage naturel : permet d’expliquer les grandes lignes de la
solution, on l’appelle aussi stratégie.
algorithme détaillé :
langage algorithmique : plus précis, plus simple que le langage naturel.
organigramme (représentation graphique).
Le langage algorithmique est souvent plus lisible que les langages de programmation (en tout
cas, il est indépendant de ceux-ci) et puis cela permet de travailler dans une autre langue que
l’anglais.

Un programme et donc un algorithme :

- est une suite ordonnée d'instructions (opérations, traitements…)


- est séquentiel (1 instruction à la fois, l’une après l’autre)
- doit s'arrêter = nombre fini d'opérations (sauf cas particuliers comme la surveillance
d’une installation).
- doit être déterministe (réponse non aléatoire) : à entrées équivalentes, résultats
identiques.

Remarque : il n'y a pas forcément qu'un seul algorithme pour un problème donné. En
général, on peut les classer suivant différents critères (performance, occupation mémoire,
facilité de compréhension ou de modification...).

Chapitre V : Les Outils de programmation

Malgré les apparences (trompeuses) un ordinateur est une machine très bête qui obéit
aveuglément à tout ce que prescrit le programme (donc le programmeur).
20

CHAPITRE II. FORMULATION DE L'ALGORITHME

LA DÉMARCHE INFORMATIQUE
21

CHAPITRE VII. ALGORITHME ET PROGRAMME


22

Vous aimerez peut-être aussi