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ef de CIDR AMIE Pans % 3 % & S S Te ee LEAL eBid sali ected ahead Mileaidea deel 1 la ble LP RL COLLECTION PUBLIEE SOUS LE PATRONAGE DE ALLIANCE FRANCAISE G. MAUGER Agrégé de l'Université Ancien profeaseur & I'Eeole supérieure de pirofesorat A l'étranger etd PTnktitut Britannitjue de Universi de Paris Directeur hondraire de I'Eoole Pratique de L'A lance Frangasse COURS DE LANGUE ET DE CIVILISATION FRANCAISES Ouvrage couronné par I’ Académie francaise (1 et # degrés) “AVEC LA COLLABORATION DE J, LAMAISON Professeur agrégé au lycée Henri-1V et A I'Ecole Supérieure de Profeseorat de la Sorbonne LIBRAIRIE HACHETTE 79, Boulevard Saint-Germain, Paris-VI" AVERTISSEMENT Ce tore 11 de notre collection Langue ot Civilisation francaises ne dilfére pas sensi- blement, dans ses principes, du tome [**, que nos amis de I'Etranger ont: bien voulu accuvillir avee faveur. On y retrouvera done : @ DES LeCONS DE GnaMMaIRe inspirées du méme souci de progression et de Le développement qu’elles ont pris dans cet ouvrage permet a létudiant de posséder tout l'essentie! de la grammaire de base, sous une forme que j'espére avoir faite claire et bien artioulée; @ DES LeCTULES, qui vont promener le lecteur & travers les provinces frangaises. I reconnattra au passage Ins porsonnnges, déjd familiers, du tome [. [I pourra, surtout, grace i la varitlé des « pays » de France, prendre contact avec on vocabulaire étendu de la vie économique et sociale. A la lin de chaque lecture, les notes expliquent de nombreux gallicismes ; @® DES EXERCICHS, Concus essentiellement, comme dans le tome I, pour former l'étu- diant & la rédaction correcte de la phrase [rangaise j @ Ux ounsTIonNAmE, destiné 4 la Conversation (pages 205-211}. @ pes rexres uiTrénaimes, pour ln lecture et lexplication, destinés & In fixation et Yenrivhissement du cvacabulaire, et groupés suivant une progression grammaticale attentive; @ pes TaAbiEAcx pe Grammaire, (pages 255-274). Nous attirons attention, on particulier, sur celui de la page 268, qui résumie l'emploi des temps de Vindicatif dans le frangais parlé et le frangais écrit. @ [niin, 36 pages de photographies et, de documents, réunia sous lw rubrique « En France », ef qui apporteront 4 la classe une vivante illustration. * Tel qu'il est, c6 volume épaulera Venseignement d'une année, si 16 professeur dispose d'au moins trois heures de frangais par semaine. — Mais il contient assex de matiére pour étre utilise deux ans de suite ; ala 1% année du cours moyen corres- pondront alors les lecons: du 3° degré (Ingons 1 & 46); 4 la 2° année, celles du 4 degré. x * , Nous somes houreun de renercier lus pirblesscurs de PAllianee francaise dont tes observations ont grandement facilité notre tiche, ainsi que M. Gowrs, dneien Lispec- taur des Allianves francaises d° Argentine, Nous exprimons une particuliéve gratitude i Mile dawnt, fe qui plusieurs lectures du présent volume doivent leur premitre forme, nt 2M. G. Goucnansrs, Professeur & la Sorbonne, quia bies voulu revisur les legons de graminaire. G. Mavenur kk DISQUES: Sont onregintrés sar Disquce « Encyelopedie sonore » 1 ; Jes texten des pages 2.4. 0, My 10, 16, 18, 20, 22, 24, 26, 32, 36, 38, 0, 42, 48, 50, 56, 40,08, 70, 72, 74, 76, 7H. BL, 93, 94, 96, ON. Pour li lestuie elirslie : Chriten et récite en trangals facile, por OG, Mavuee (Mui Bedta]. FRANGAIS COMMERCIAL G. Mavern et J. Cuaros Manuel de francais commercial 4 usage des étrangers LAROUSSE EDITEUR Libsaiele Machetie, tgs ts Tani drdlia de trminetion, de -teptebietion et d'sdaptation réberves pour fous ‘pays. Reviaed 67. TROISIEME DEGRE Les trots voyages de M'VINCENT a travers la France Carte de la France, montrant les dépiacements de M. Vincent, journaliste canadien, A travers les provinces francaises. vi LES MOTS DANS LA PROPOSITION* (Liusage de ce tableau ext facultatif; il est fail pour éire consullé, non pour éire appris par caur. J | — « Quel est ce mot? » Un nom? (livre) Un article? (/e livre) \ ualificatif? _ (bon) Masculin? démonstratif? ce) Unadiecttt? } possess? e Ceminin? ( interrogatif? (quel) A) rsonn i ee ort? fe ic onstra célui-c 4 ve Singulier? ssessif? le mien Un pronom? (a gatif? (qui?) Pluriel? relatif ? qui indéfini? ‘on Quelle personne? — Singulier? — Pluriel? Quel temps? — Quel mode ? — Quel groupe? B) Uno préposition? (a). Un adverbe? (bien). Une conjonction? (quand). i) — « A quoi sert ce mot? ou : Quelle est sa fonction ? » Un verbe? (tu vas)} A) Un NOM peut étre surtout : B) Un PRONOM peut Stre surtout ¢ Sujet : Tan frére vient. Sujet : Qui vient? // (ton ami) vient. (Le sujat tait généralement l'action.) Attribut : Cet homme n'est rien, Attribut : Paul est étudiant, reste étudiant. Objet direct : Tu regardes... qui? (Quatiié attribude, par Wintermédiaire d'un verte.) Tu regardes ton ami, tu /e regardes. . Objet indirect : Tu parties... a qui? Apposition ; Pierre, man fils, est étudiant. Tu parles Aton ami, tu ful parles. Objet direct (cans préposition) : Complément de nom : Voila l'homme dont Tu regardes ton frére. je suis le fils. (W’objet sublt ('action.) Complément d'adjectif : Je ne suis can- tant de personne. Complément circonstanciel : Tu habiteras chez moi. Complément de nom: ~~) Un ARTICLE annonce un nom: Objet indirect (aver préposition) Tu penses 4 fon frore. Je vols les yeux de Pierre. La pluie tombe. Complement d'adjectif : Je suis content Un ADJECTIF est épithete ; de Pierre. Une plule fine tombe, ou attribut : la pluie est fine. Complément circonstanciel : ; ——B) Un ADVERBE est : — de er : th es =giiand spt . compl. circonstanciel de temps (demain), de maniére: Tu travailles... comment? de lieu (ici), avec Jenteur. de maniére (/entement), atc. REMARQUE : Les compléments (surtout les compléments circonstanciels) sont géné- raloment préecédés d'une préposition (a, en, de, par, pour, avec, dans, Sur, SOUS, derriére, devant, aprés, avant, etc.). * On appollo généralement prepostiion wn ensemble de mots, sameeren tits entre eux autour d'un verbo, @f offrant un sure (itelligiile - «Quan Plarre arrlvora... * LES PROPOSITIONS DANS LA PHRASE* (Ce tableau pourra n'ére consullé qu'aprés élude de la fecon 59.) | — « Quelle est cette proposition? » A. Je suis heureux : Cette proposition est seule et offre un sens complet; c'est une proposition indépendante. 8. Je suis heureux et tu es heureux aussi : Ici, il ya deux verbes ; je suis el tu es. oe piness contient devs propositions, unies par !a conjonctign de coordination etn. Pa ‘ia toutes deux indépendantes et elles sont coordonnées (= unies at ales). LVR plat éeonjonctions de coordination : af, av, a, malt, car, done, aves! (= c'est pourquel), cemendartt, poeta, C, Je t'envie, toi | qui es heureux : ici les deux propositions sont unies par un pro- nom relatif (qui), La premlére proposition est la proposition principale; la deuxiéme est la proposition subordonnée : elle dépend de la principale; toute seule, elle n'aurait pas un sens clair, la phrase serait Incompléte et méme incorrecte..— La proposition gui es heureux est une subordonnée relative. Les propositions subordonnées peuvent commencer aussi : a une conjonction de subordination (subordonnées conjonctives) : je suis eureux parce que tu es heureux. souls conjonctions dé wubordination’: a/, guind, comer, que et lea composite de gee : parce qlie, loreque, ap Ae, atc.) Ou par un mot interrogatif qui rattache, qui subordonne cette proposition & une principale : Dis-moi| pourquoi tu es heureux (proposition interragative). {Autres mote interrogatifa ; qui? fequel? quand? comment? af = ast-ce que?) Enfin les propositions subordonnées peuvent étre formées avec un infinitif fsubordonnées infinitives): j‘entends les olseaux chanter; ou un participe (su- bordonnées pariicipes): le vent étant froid |, nous rentrons a la maison, || — Fonctions des propositions subordonnées dans la phrase | RELATIVE | CONJONCTIVE | INTERROGATIVE |) INFINITIVE PARTICIPE . —d pricioo lo sons deo Je connals Vantieédant homme (els qui vient Phone) epente re Dis-mol complémant : ‘A d'objot duyorbe aoe pourquoi tu || Je vols Pierre principal de crois que as fail cela. tourir. c'est yral ecomplictiont amenie par cleonatan- les autres Mateltire écrite, eae conjonctions je vais a la (= cause, (parce que, poste, ‘but, ic.) pour que, etc.) * Of apnelle plirase un ensetible do proponltiona (v. p. WI) granimuaticuloment lites entre elles autour d'une proposition principale, et ofrant un sons compiol ¢ w Quand Pierre arrlveca, (fe tui dirai| queues absent, » 2 LEGON 1 GRAMMAIRE | — Verbes transitifs et verbes intransitifs (Distineion fmpertante pour ln formation ii passif. — Volr legia 2). M. Vincent quilte Paris, —M. Vincent part. Le verbe quitler a un complément d’objet (Paris) : on l'appelle un verbe transitif. Le verbe parlir n'a pas de-complément d’objet : on l'appelle un verbe intransitif. Il — Verbes transitifs directs et verbes transitifs indirects M, Vincent quitte Paris, — M, Vincent pense & sa patric. M. Vincent parle de sa palrie. Le verbe quiller a un complément d'objet direct (sans a ou de): il est. transitif direct. Les verbes penser, parler, ont un complément d’objet. indirect (avec & ou do): ils sont transitifs indirects. Remarque : Certains compléments préeédés de 4 on de ne sont pas des compliments d'objet indirects mais des compléments circonstanciels (de leu, de temps, elc...). Ex. : Nous partons... Lot? — de Paris (lieu). Nous partirons,.... Quand? — & sept heures (lemps). Nous voyagerons..... Comment? — 4 bicycletle (moyen). EE Il] — Genre des noms de pays et de province 1° sont féminins, les noms terminés par e : Ia Belgique, la Turquie, la Flandre, Ja Bretagne. — Quelques exceptions, Exemple : le Mexique. Sont masculins, en général, les autres noms : le Brésil, le Canada. 2° en el au... On met généralement en: a) devant les noms de pays féminins du singu- lier; 6) devant les noms masculins du singulier commencant par une voyelle : Je vais en France (f.), en [ran (m.). On met au, aux devant les autres noms : J’ai véeeu au Japon, au Brésil, aux Etats-Unis (m_), aux Antilles (f.). Un voyage 4 travers la France « Eh bien, monsieur Vincent, & quoi pensez-vous? A votre cher Canada? — Hélas! non, je suis si occupé ! (est vrai... Vous avez beaucoup d’articles 4 écrire [x] pour le « Courrier de Montréal ».., Pourtant, voici un beau mois d’octobre, les feuilles jaunissent & peine, Si nous faisions une promenade [2] au Luxembourg ou aux Tuileries ? — Je n'ai pas le temps de flaner, Je vais partir dans deux jours pour faire un long reportage 4 travers la France. — Cher monsieur, je vous envie = vous allez visiter le pays le plus varié d'Europe... — J'ai voyagé un PREMIERE LEGON 3 peu partout : aw Brésil, en Angleterre, en Russie, as Maroc, mais je suis heureux de visiter la France. — | Et comment voyagerez-vous? — En automobile : j'ai | acheté cette petite voiture franc¢aise. — Vous serez longtemps absent ? — Plusieurs mois; mais je revien- drai de temps A autre [3] & Paris pour revoir Margaret et mes enfants, — Avez-Vous choisi votre itiné- raire (m.) ? — Oui, je vais monter vers le Nord, vers Lille, descendre par l'Est et Strasbourg jusqu'aux provinces (f) du Sud... — Vous voulez dire le Midi de la France ? — Oui, c'est cela... Puis je remonterai par le Centre et par l'Ouest. Au printemps, je serai en Bretagne, et, en juillet, je rentrerai Paris, Vous voyez, j¢ vais connaitre la France sous tous ses aspects et par tous les temps : soleil ou nuages; neige, pluie(f.) {4}, vent ou tempéte (f.), » [1] Vous ‘dene: é¢rrire beoneoup darticie, — On dil’: fal & frapatiler, fui A lire dee (eres, ele — (2) Je vous invite d foire une promenade... — [0] Ou: de temps tn temps ; plusieurs fois, — |4| Le verbe est plouvolr®. pm EXERCICES <4 1) Dites autrement: Je sujs lrés occupé; rentrer & Paris; Ja France est je pays de mes péres. 1) Mettez dans des phrases : Flaner; Ja tempéte; si nous faisions ....?; si nous partions ,..,? ll) Ecrivez je début de fa lecture, jusqu’a .... absent? Vous vous adresserez & un ami en le tutoyant = (en ful disant: tu): # Eh blen, mon cher ami, .... # IV) Trouvez dans la lecture , 3 verbes transitifs di- Nuages. tects; un verbe transitif indirect ; 3 verbes intran- sitifs. Faites une phrase avec chacun de ces verbes. V) Dansles phrases suivantes, dites si les compléments sont objets acer, quoi? de goat ?) ou circonstanciels. de temps (quand 7), de lieu (ot 7), de maniére (comment 7): Mes parents habilent 4 Lille. — il pense a sa patria. — Tu, parles de les derniéres vacances. — J'arrive de Strasbourg. — Nous voyagerons de plusieurs fagons, en aulo, a bicy- cletle, a pied — I! parlera de san vayage i ses amis. Vi) Examinez les noms de pays en italique dans fa lecture, A propos de chacun d’eux, dites pourquol Il est précédé de en ou de aw. VII) Relisez la lecture, Fermez le livre. Dites en trois cu quatre courtes phrases quels sont les projets de M. Vincent. , i 7 = : * Vorbe plowvoir > Ji plowt. // plowvea. | plouvait. /! @ plu. ec 2 Ly > Pour ta conversation | » Voir lo qumetionniire page Ci, Effet de nelge. 4 LEGON 2 GRAMMAIRE | — Le passif Lee touristes pisitend la France = La France est visitée [par les Louristes, Lies Louristes visitent la France : la forme active (ou lactif). (sujet) (v0 transitif direct) (complément) pps France est visitée [par] les louristes ; la forme passive (ou le passif). (sujel) (complément) Done ; Je sens de lo plroge reete leeméme ; omnis In forme change : Vobjet direst du -verbe actif (ia Francs) deviesdt sujel div verbo passif; le suyel du yerbe actif (les Louristes) devient complément da passif (par lés Louristes), ou complement @ageni. N.B. En général, seuls les verbes transitifs directs peuvent prendre la forme passive. - I] — Le passif: présent de lindicatif Je suis interrogé [par| le professeur. =le présent de Vauxiliaire ETRE + le piarticipe passé du verbe a conjuguer. (Je suis inberrogé Je suis interrogée To 6 inlerrogé Tu es inlerrogée (Vous éles interroge) Vous @Les inberrogée) iil est InLerrogé (Elle vest inlerrogée: Nous sommes inlerrogés Nous sommes interrogées Vous 6tes inlerrogés Vous 6tes interragées ils sont interrogés \ Elles sont interrorées Ce participe s'ascorde en genre el en nombre avec le sujel, comme un adjectif. Sujet maseulin Sujet féminin Il] — Le passif: imparfait et futar On les forme avec l'imparfail et le futur de Vauxiliaire ETRE : wt étais inlerrogé (e) Je serail interrogé (8) Nous étions inlerrogé (e)s Nous serons interrogé (e)s Routes de France Nous allons donc parcourir® les routes (f.) de France avee M. Vincent, journaliste étranger. Le beau voyage ! Et comme il sera facile | Car les rontes frangaises conduisent partout jr! et presque toutessont excellentes: Au xvi" siécle, le réseau routier de la France était déja te meilleur du monde, et le plus complet... Le voyageur sera dtonnéd par la variété des paysages (m.): tantét [2| la route smut Je cours d'une rivitre, gu le bord de la mer, tantét elle suit le fond. d'une valiée; maintenant, elle s‘enfonce dans une .forét obscure: ailleurs, elle serpente au flane de la moritagne. * Verbe parcourir > ae conjugue comme courir. DEUXIEME LEGON Tei, vous voyez un étang couvert de nénuphars (m.); la, c’est un chateau tout blanc au milieu des prés verts, ou un vaste panorama de plaines (f.). Mais, petite ou grande, large ou étroite, la route de France reste aimable comme les villages (m.) qu'elle traverse. Elle est égayée [3] par le chant des oiseaux, caressée par Vombre (f.) des nuages ou des beaux arbres qui la bordent [4]. (1] Vont parteu! <= ne vont mulle part, — [4] Tantal... tantal.. — A un moment, 4 an autre moment... — [8] Kendue gate, — [4] qui xe dressent au bord dé lo roule, J Pour la | conversation) , voir |. 205. p EXERCICES <«@ 1) Mettez les mots suivants dans des phrases avec des noms géographiques de votre pays : Un panorarna; un élang ; une vallée ; un chdleau; une forét; une plaine, I) Conjuguez 4 toutes les personnes du présent, de l'impar- fait, du futur passifs, les verbes : Voir (particips passe : vu); sulvre (participe passed : suivi), Ii) Mettez les phrases suivantes au passif: a) Les voyageurs parcourront les roules de France. — Nos amis parcourent toute fa France, — Nous parcourions foutes les provinces de France. — La route suivait fe cotirs de ta riviére. — Les promeneurts suivront Je cours de ja riviére. — La route traverse de nam- breus villages. — Parfois des troupeaux d‘ojes traversaient la route, — vent les autos écrasent des poulets, — Un chien sult notre voiture. — Le chien suivra notre voiture. — b) Un ami m‘appelle. — Des camarades f'attendront. — Le professeur nous interrogera. — Plusieurs voisins l"interrageaien!. — Ses amis I'attendent, —Un chien fa suit. I¥) Mettez les phrases sulvantes & ‘actif: a) La route esi égayés par Je chant des olseaur, — Les routes étaient caressées par l'ombre des nuages. — Le voyageur est arréfé par un orage. — Les voyageurs seront arrétés par des orages. — Geaucoup de provinces francaises sont visitées par les louristes élrangers. — Les plus belles yilles de France seront visitées par M. Vincent, — b) Tu seras interrogé par le professeur. — Vous éles interrogés par vos professeurs. — Nous serons appelds par des camarades. — Tues appelé par wn ami. — tl dail appelé par ses parents. — Je suis invilé par mes amis A une grande promenade. ¥) Quels sont les noms qui correspondent aux verbes : tra- verser; s@ reposer; passer? Introduisez chacun de ces noms dans une phrase. Vi) Quels verbes correspondent aux noms: /e cours, /e voyage, fe murmure? Introduisez chacun de ces verhes dans une phrase, Vi) Relisez la lecture. Fermez le livre. Montrez que les routes de France présentent aux voyageurs un spectacle varié. Les peupllers de la grande route. La route pavée du Nord 6 LEGON 3 GRAMMAIRE I — Le passif : passé composé Ce matin, j'ai 6té Interrogé [par| le professeur. On forme ce temps avec : le passé composé de l'auxilinire ETRE (j'ai été) + le participe passé (inlerrogé). i ai été inlerrogé(e) Tu as &té inlerrogé(e) Il (elle) a été inlerrogé(e) Nous avons été inlerrogé(e)s Vous avez été interrogé(e)s Ils (elles) ont été inlerrogé(e)s Remarque : Le deuxitme parlicipe, seul, saccorde on genre el en nombre avec le sujel. Le premier /élé) ext Loujoure invariable, Il — Sens passif de: la maison se voit La maison se voit de loin (= Elle eat nue de loin, on la voit de loin). (es livres se vendent cher (= Ces livres sont vendus cher, on les vend cher), Cela se dit souvent, (= Cela esl dil souvent, on dil cela souvent). Certaines formes pronominales, 4 la 3° personne du singulier ou dir pluriel, sont souvent employées avec un sens passif, sans complément d'agent. Fleuves (m.) et riviéres (f.) « Aimer la France, a dit un journaliste anglais, c'est aiimer les rivitres, — Sont-clles done 5i variées? — Je eros bien! (1). Vous trouverez chez nous. des rividres navigables (2) qui unis- sent les villes ct les villazes (m.); des torrents qui bondissent du haut de la. montagne; de larges Pont détruit parla guerre. — Hy manque trois arches. fleuves comme la Loire, qui bai- gnent les murs des chiteaux (m.)...— J’aime beaucoup m'arréter sur les ponts et suivre de I’qil les oiseaux et les insectes (m,) qui jouent & la surface de l'eau... Les ponts doivent étre [3] nombresx sur les rivitces de France? — Certainement! Les ponts deétruits* par la guerre on! did répards et, Diew merci [4], il en reste beaucoup de trés vieux, qui ont &é cbastruidy il y a des siteles (m.) [5], [ls franchissent les fletives, (6| “Verbe détruira © onslraire ode conetruls, i] constrult, avr construlsons, vou construlsex,, iis conatruiaent. — Je construirai. Jc conatruisais. J'ai construit. TROISIEME LEGON 7 les riviéres ou les ruisseaux : sous leurs arches (f.) Yeau glisse parmi les herbes (f.) qui on- dulent, Elle refléte le cicl, les nuages, les collines (f.), Elle fait tourner la roue des mou- lins (m.) ou les machines (f.) des usines (f.), Le soir, apres le coucher du soleil, elle se voit encore a jour. ii navigue. aur ta riniére: da rinlére eat navigable: la naui- gation. — [4] Sont, sana doule.. — [4] Vieille enpreaion trés ueteile> fen remercie Dieu, on: hetirensament! - Depuis beauco I) travers les arbres, car elle retient la lumiére din f\) Mteis oui! Bien xdr! — [2] Le navire f= le batem) (5) s, dé siecles, — [6] Fratichir = lrinerser, Romarque: On dit : lo utile ext atlude eur ane rivitre, » Pour Ia | conversation), vair p. 205. w® EXERCICES < Finissez les phrases sulvantes : Une riviére navigable est une rivlére sur laquelle ...— Des Une riviére de France. torrents poissonneux sont des torrents qui... .— Franchir un ruisseau, c'est ,..,— La surface de /'eau refldle le ciel quand ... I) Quals sont: a) les adjectifs qui correspondent aux noms : un elo fe fleuve, la beauté; b) les noms qui correspondent aux verbes : naviguer, réparer, construire, détrufre (mettez un article devant chaque nom): ¢) les noms qui correspondent aux adjectits: vra/, Lranquille, vieux, jeune? (mettez un article devant chaque nom). Ill) Conjugueza toutes les personnesles verbes dela lecture qui sont au passé composé passif. 1V) Mettez les phrases suivantes au passif : a) Le professeur a interrogé beaucoup d'éféves. — Tous les éléves ont appris la lecon. — Tous les éléves ont fait les devoirs. — Persanne n'a compris la questian, — Toul le monde a compris fa question, — Mon pére a construil calte maison ['an dernier; — Nos péres ont construit cette maison il y a trois siécles. — La guerre a détruit beaucoup de villes, — La Lovre baigne les murs de nombreux chateaux, — Les riviéres unissent (es villes ef fes villages. — b) Ton pére t'a appelé. — Le médecin m'a guérie. — Tous les yoyageurs vous ant yus.— Un chien m'a suivl, —Un chien nous a sulvies.— Personne ne nous a attendus, — c) Qui fail le pain? (par qui est fail ...) Qui vend la viande? Qui répare les chaussures? Qui soigne les malades? Qui prépare les remédes? —o V) Mettez les phrases suivantes Al'actif: a) Le ind a élé servi par ja maitresse de maison. — Les lecons n'ont pas été apprises par fes poearee — Le chanteur n'a pas dé entendu par le public, — La question a élé comprise par les dléves. — Ma meére a élé soignée par un excellent médecin. — Le ciel ef fes nuages sont reflétés par eau. — Les ponts détruits ont été réparés par les ingd- nieurs et les ouvriers.—b) Tu as dé suivi par tes amis. — Elle a été guérie par ie médecin, — Je n'ai élé vue par personne, — Par qui es-tu interrogé? — Par qui éles-yous interrogées? Vi) Exprimez ; a) par le passif: b) A l'aide de ON: La Un moulin & eau. riviére se volt a travers les arbres. — Celte vieille tour sS'apercevait de loin. — Les ponts se sont réparés en peu d'années. — Des maisons neuves se construisent en ce moment, — Celle question ne doit pas se poser. Vil) Mettez a la forme pronominale (Sens passif) : On prononce ce mot de plusieurs fagons. — Trop de fautes sont faites en classe. — On lit ce livre avec piaisir. 8 LEGON 4 GRAMMAIRE | — Le plus-que-pariait et Je fatur antérieur (Revision, y. vol. 1, pp. 156-160). Pierre, qui apni! tranaillé tard hier, w dormi longtemps ce matin. Hemain, quinnd tu auras travaillé, tu Le reposeras. Il — Le passif: plus-que-partait et futur antérieur La petite Vincent avait été grondée | pur) su mére el. elle pleurait. Le plusque-parfail passif =e plus-que-parfait. de l'auxiliaire ETRE + le participe passé. Quand tu auras été interrogé (pur) le professeur, tu répondras. Le futur antérieur possif! = le fulur antériewr de l'auxilinire HTRE + le parlicipe passé. Plus-que-parfait Futur antérieur y avais &té inlerrogé(e)... Ji aural été interrogé(e)... Nous avions été inlterrogé(e)s... | Nous aurons été inlerrogé(e)s... Ils (elles) avaient 6té inlerrogé(a)s... | Ls (elles) auront 6té6 inlerrogé(e)s... IIl — Plariel des noms composés (notions élamentaires) Quand le nom composé cantient : a) un nom + un adjectif, | , rtereeen iepeyecrs les deux mots se me un ee ry des wagon{ s }restaurani|s |; thenl en général au pluriel : 6) deux noms tunis par une préposition: le 1" nom seul varie: une pomme de terre, des pomme|s| de Lerre ; ¢) un mot invariable + un nomen général le nom seul varie : une avant-garde, des avant-garde s); d) un verbe + un nom, en un seul mot : le nom varie, en général : un portemanteau, des porlemunteau(sr |; des porle-monnaie, tes chaulle-bains, Villages de France Bien siir, la France n'est pas le pays des gratfe-ciel? Mais elle a tant de jolies choses & montrer [r) aux étrangers! ... Dass les villages et les bourgs (m.) vous verrez son vrai visage. Vous dirai-je le souvenir que j’al gardé d'un village of: j'anais été arréié par une panne de voiture ? Autour de la place et de sa fontaine, je revois la mairie avec son drapeau; l'école aux larges fenétres [2!, tantét silencieuse, tantdt pleine de chants (m.) ou de cris (m.) joyeux; les-ateliers (m.) des artisans (m.) : le maréchal-ferrant qui ferre QUATRIEME LEGON les chevaux fla corne brilée sent bien mauvais !), le charron qui fait les charrettes (f.), le garagiste qui a réparé mon auto et m’a vendu de l'essence ({f.)... Lorsque vous asrez dé jatigud|3), Monsieur, par une longue route, yous almerez vous asseoir un instant dans la salle fraiche de l'auberge (f.), devant un verre de cidre, du pain blanc et du beurre doré. Les cris. des poules dans les basses-cours troublent seuls le'silence. Voici qu'un troupeau d'vies traverse lente- ment la place; le garde champétre, avec son tam- bour, vient annoncer la prochaine foire; |'autocar (m.) s’arréte pour débarquer des cam pagnards (m.) ct leurs larges paniers (m,); et la-bas, au pied du chateau, la vieille église dresse son clocher pointu, au-dessus des Le maréchal-ferrant. croix blanches du cimetiére, un petit cimetitre si paisible, si amical (mais oui !) 4 l’ombre des arbres... fl) dad qeeliqise chowe & ruue dire: fai @& trapailler: p. 4, hole (t.— fa] L"deole, quik a de barges fondlres, —|3) Vous déeigne une senile personne (Monsieur); donc fatigue reve aie singuller. eee p EXERCICES <4 1) ‘Quel est Je pluriel de: a) une basse-cour; une plate- forme; un sapeur-pompier; an oiseau-mouche; un maitre-nageur; un chien-loup? b) wn agent de police; un wer & Sole; un malire d'hdlel: un garcon de café; un fer & cheval? c) un porte-plume; un fume-cigarelte; Lo charron, un couvre-lit; un ouvre-bolle 7? Faites une courte phrase avec chacun dé ces noms au pluriel. ll) Mettez les v, passifs 4 la forme active : a) J’avais été arrété par une panne de voiture, —~ Lorsque j'aural été fatigué par une longue route, je m'assiérai. — La fore a ete annoncte uinze jours @ /’avance par fe garde champétre. —b) Mettez les mémes verbes : au présent, i Nimparfail, au passé composé passifs; au présent, 4 l'imparfail, au passé composé actifs. lil) Mettez les phrases suivantes a |'actif : a) Avant feur arrivés, les voyageursavaient dté arrdlés par un orage. — Les trains avaient été mis en retard par la tempéie. — L'étudiant avait éf@ condoit a Ja gare par des amis. — Plusieurs fapins avaient élé pris par les chas- seurs, — Avant ja nuit, toutes fes_pommes avaient été cueillies. — La vendange avait élé finie avant ‘averse. — b) (Ne changez pas les mots en caractéres droits). Quand Ja maison aura élé finie par jes ouvriers, nous \habiterons. — Quand jes bébés auront été habiligs par feur maman, elle les emmeénera en promenade. — Aussitdt que les lecans auronl été apprises par Pierre, il pourra jouer. — Quand fous les éléves auront été interrogés par le professeur, ils teront une dictée. IV) Mettez les phrases suivantes au passif : Un orage nous avail arrétés. — Des pluies violentes jes avaient retardés.— Des amis les avaient conduits 4 la gare. — On Le garagiste. m'avail conduit 4 /a gare en aula. — Qui tavait accompayné? — Aussitdt que les ouvriers auront terminé Ja maison, nous |'habiterons. — Aussildt qu'i/s l'auront finie, nous \'habiterons. ¥V) Ecrivez la phrase: Un troupeau d’oles... paniers en mettant les verbes : 1) Au futur. — 2) A |'imparfait.— 3) Au passé composé, — 4) Au plus-que-pariait. 10 LEGON 5 GRAMMAIRE 1 — Un emploi particulier du passif Comparex : Le travail est fail sous mes yeux [par] des ouvriers (= Des ouvriers le font, en ce moment, sous mes yeux), et: le travail est fait depuis une heure (= On I'a fait il y a une heure), Souvent le présent passif exprime non une action présente mais une aclion passée dont on montre le résultat. // n'y a pas alors de camplément du passif. Il — Temps passifs et temps passés de I’actif Je suis interrogé [par| le professeur. (complément du passif). Je suis venu par Paris. {vomplément circonstanciel de lieu). Ne confondes pas les formes passives avec les formes aclives de certains verbes intransitifs conjugués avec ETRE, (aller. venir, parlir, arriver, entrer, sorlir, monter. descendre, lomber, resler, devenir, natire, maourir ). Je suis interrogé (présent passif) Jesuis venu (passé compost aclif) Wétais interrogé (imparl. paxsi/) Jétais venu (plus-que-parfail aelt Je serai interrogé (futur passif) Je serai venu (fulur antérieur aeli/) Automobiles et chauffeurs Allons ! Monsieur Vincent, vous avez.assez révé sur les cartes (f.) de France : il faut quitter femme et enfants, il faut partir! Mais, dabord, stes-ious habited a votre voiture fran- caise ? Elleest si différente des grosses voitures jue vous conduisies au Canada! Savez-vous changer de vitesse (f.)? Avex-vous fait votre plein (m.) d’essence (f.)? Vos pneus soul-ils gonflés? (Ne les gonflez pas trop! ils pourraient éclater.) Et vos freins, ct vos phares, sonl-ils bien réplés? Ne vous itnpo tienten pas, cher ami, si-perfois un troupean de vaclies vous empéche de passer, ou si deux cyelistes (m.) roulent de front [1] devant vous. I] fandra Klaxonner fort si vous vouley les doubler, avant le passage de ce itros cantion, de ce .« poids lourd », qui va vous croiser. En France, lis routes sont bonnes, mais comme partout, il y a des virages et des carrefours itn gereux, CINQUIEME LEGON 11 Attention | Soyez prudent... (sinon vous « irez dans le décor », comme on dit familitrement), Et, croyez-moi (2), emportez avec vous le code de la route ! (L] Linn dette de autre. — [2] Formule uevetle oour dire > écouter bien, je ots pour donner an bon conseil. — Je ne pou croia pos ; ius menter, — Je erods qu'il viendra, (* Je orols, comme je vols; je croiral; je croyais; j'ai cru.) Voir Docustexys ft PHoTos pages 214 et suivantes, & Pour la | conversation | 1 ¥. p. Ws. il) It) IV) vl) A] VIII) Analysez les formes suivantes, puis Intro- ® EXERCICES < Dites en d'autres termes: Tanirsa droite; deux cyclistes roulent de front; doubler une aulo; un poids fourd; un virage; un carrefaur; Maxonner, Introduisez dans des phrases les contraires de : différent; se rappeler; prudent; partoul; foujours; rarement. Répondez 4 la place de M. Vincent, sous la forme affirmative, aux six questions qui lul sont posées ; (Ex. : Oul, je suis...) Mettez au passif: M. Vincent ganfle les pneus. — Le chauffeur a bien raégié les phares. — Vous dowblerez ce gros camion, —Le voyageur emportait le code de la route. — Le jour- naliste écrit I'article, — Nous avons fait un reportage intéressant. — Nous cholsissons un long ilinéraire. — M. Vincent parcourt les routes de France, — La variéié des paysages I'a donné. — Le murmure des arbres anime Ja route.—L'ombre des nuages /a caresse. — Los ouvriers réparerant fe pant. — Vous construisez beaucoup d'usines. — Le garagiste m'a vendu /'essence hier, — L'autocar a débarqué plusieurs yoyageurs. a) Mettez au passif les phrases suivantes : Nous avons terminé les devoirs, — J'ai allumé fa Jampe. — On a mangé aleau. — Qualqu'un acassdé |'assielle. — Les ouvriers ont recons- truit les pants. — On a refail les routes, b) Reprenez les mémes phrases en insistant sur les résultats des actions : (Ex. : d‘al fini ce travail : Ce travail est fini.) Tournez 4 |'actif les phrases sulvantes en les commencant parON, s'il n'ya pas de coer d'agent. Distinguez bien, par la choix des temps, |'action présente et le résultat de l'action passée : La /evée de /a bolte aux fettres est faite trois fois par jour. — La levée est faite, je crois, — Deux cents voilures sonl failes chaque jour par celfe usine. — Cette voiture est faite avec beaucoup de soin. — Mon pneu est frés bien réparé. — Je suis doublé par un camion. Remplacez les points de suspension par le des verbes : réparer; interroger, mar- quant le résultat (futur, imparfait, présent) : lorsque mon pneu... je repartiral. — Comme mon pneu... je suis reparti, — Aussilét que mon pneu... je repars, — 5/ vous... vous répon- dez. — Lorsque vous... vous répondrez. duisez-les dans de courtes phrases : Nous sommes partis; nous sommes arrélés; nous dians montés; nous éllang dépassés; nous — \ serons rentrés; nous serons fatigués. Ne i Conjuguez au passé composé et au plus- I que-pariait le pene verbe pronominal de + la Jecture : 1) A la forme affirmative; 2) a la forme négatlve. Ne les gonflez pas trop | Textes pour la lecture et lexplication. Lecons 1 a 5. | L'ORAGE Le vent était violent, [les herbes)* se courbaient jusqu’a terre, les arbres sem- blaient se parler’ avec terreur, de petits chardons desséchés couralent sur la route plus vite que la volture, au-dessus de nous volaient* de grandes nudes (...). Un moment aprés, la pluie? tombait 4 verse, 1l n’y avait plus un étre vivant dans le paysage, niun homme sur la route, ni un oiseau dans lé ciel; il tonnait* afireusement, et de larges éclairs s‘abattaient sur la campagne. Les feulllages se tordaient* de cent facons., Victor HUGO, Le Rain. 4. Parlor jor uns auy auires, parlorantra ou — 2. Le iol (nude mages) anrés le verbo (volalent); coite « invers a ligu pirtots a) la grqponition cOmmMInce per un PHaMEnt circanifandiol (ais doosun de nous), — 3. I pleut dolmuval). — Je nabrite Ge lao vec un peirapiule.—4. L'delale {m.) briffe dana lo il tonne (t'" omune), ln foudre vient do tornibor. —G. — dinient fordus, UNE PROMENADE EN AUTOMNE J'alme beaucoup l'automne et mon petit gargon |'alme aussi comme mol, & cause du vent at des feuilles mortes. Que de fois avons-nous! été tous daux naus promener dans les champs, imalgré] te froid et les gros nuages ! Nous remontians la petite route jonchée do fouiiles humides et noires (...). Bébé sautait de jole, retenant de sa main son chapeau qui voulait s'anvaler, at puls me regardalt de ses petits yeux brillants sous les larmes. Ses jaues étalant rouges de {roid ot, au bout dé son nez, pendait une petite perle transparente et prate A tomber. Mais [I était joyeux et nous longions les prés humidos* sur lesquols s'étalait fa rividra débordée. Plus dé roseaux, plus de nénuphars, plus de fleurettes (...). Au bord des champs on voyait une charrue laissée l@ par hasard. Gustave DROZ, Monsieur, Madame et Bébé, (A, Michel,) 1. inversion du nujol net admine dana corals ofdpcullions evclamnallyes — 2. Humide = mauillé = sec, * [les crochels) sipraleat on changeatent apporté ay toxte original, LEGONS 1 A 5 13 UN HIVER RIGOUREUX Le dégel' n’était pas venu et depuis bientdt cing semaines un ciel clair comme un. cristal s‘étendait sur la nappe unie, dure et luisante des neiges. . Les fermes, derriére leurs rideaux de grands arbres, semblalent endormies* en leur chemise blanche. Ni hommes ni bates ne sortalent plus; seules les cheminées des chaumiéres révélalent la vie cachée, par les minces filets de fumée qui montaient droit? dans I'alr glacial. La plaine, les haies, les ormes des clétures, tout semblait mort: De temps en temps, on entendait craquer las arbres’; et parfois une grosse branche se détachalt et tombait. D'aprés Guy de MAUPASSANT, Une Vie. (A, Michel) 1.) gite (le groupe), La gol la dégels le glace; glacial Ine droite. On dit) marcher droit, parler haut, volr clale (adh — 2 Cenant s‘endorl; il est andor: (dot — — 4. Les arbres craquatant (craquer = faire un bruit sec) 3, Drolt est icl employ? comme adyeibe (invorlabley—en et on entendalt leur craguomunt. C'est un vieux qui passe, toussant, crachant, boitant sur son baton, Tout fatigué d'avoir marché! — la route est longue — et tout heureux® d'étre arrivé, lorsque le village se montre (...) Ensuite c"est un char avec un vieux cheval, et la blouse de I'homme, bossu par-derriére’ & cause du vent, a ‘air d'une cloche, Le cheval trotte d'un petit trot las, sus grelots font une chanson triste. Les peupliers défilent un a un, la route se déroule; / et l'homme s'en va avec un plumet* de fumée blevue, fumant sa pipe, C. F, RAMUZ", Vers. (Mermcd.) 1. Avo marché, Otro arid sont don iinfinitite paaadés, avo une bower dang ty. dos. —S, ba plume; to plumage &. Heures 2 malhedteun; li booker 2 in maltqur.— dit l'disenu, le plummet du casqui; te ploméau du valot 3. Le char, be chariot, ia charrette, lu chanrue. —4. Na lair gy chamare, —@, Ecrivain suisse de langue frat caine. 14 TEXTES COMPLEMENTAIRES SAGESSE DU CANTONNIER' « Pardon, mon ami, combien faut-il de temps pour aller de Corbigny & Saint-Révérien? » Le casseur de pierres léve la {éte et m'observe sans répondre. de répéte la question. || ne répond pas. (Je pense <] «C'est un sourd-muetn, ot je continues mon chemin, J’al fait & peine une cantaine de mélres que j'antends? ia voix du casseur de pierres. |i me rappelle et agite sa masse". Je reviens et i] me dit; « Il vous faudra deux heures. — Pourquoi ne l'avez-vous pas dit tout de sulte? — Monsieur, m'explique le casseur de plerres", vous. me demandez combien il faut de temps pour aller de Corbigny 4 Saint-Révérien. Vous avez une mauvaise facon d'interroger les gens. Il faut ce qu'll faut. Ca dépend de l'allure’, Est-ce que je connais votre train*, mol? Alors, je yous ai jaissé aller. Je vous ai regardé marcher’ un bout de route. Ensuite, j'ai compté, et maintenant je suis fixé, je peux vous renseigner; Il Vous faudra deux heures, » i] taprés J. RENARD, La Lanterne sourdes (Aibin Michel), 4. Ouvrior qui ontretient les chomins ot lex routes. — De méeno = ditt, réponditelle, ato. — %. La vitesse de Is 2. Dis gue j'ai fait une cantainn tt metros, [ontondk...— marche falter). —8, Votre allure, Allet A ford de train 3. fharlasu pour cuseer les plerres,.—4..Prucosltion louly vilesse.—7, — marchnnt.— Jo lp ris enter; jo wt dite |ntercaléa ou inciee, Elie comporté|'inversion du sujet. Pierre couric; |'anlends Plutre chanter. e LES VILLAGES Les villages brillent au soleil dans les plaings, pleins de clochers, de rividres, d'auberges noltes Au soleil ou sous la pluie grise ou dans la nelge Avec des cris’ algus? de coqs, avec dos blés, Avec des chars qui vont lentement aux labours, Avec des charrues qui sont couleur de la luna, Avee des voix de paysans qui ont des sabots lourds, Avec des femmes qui ont la peau en terre brune, Avec des matins bleus, avec des soirdes bleves, Avec des champs de paille qui sentent la menthe, Avec des fontaines crues* of |'eau claire chante, Avec des ciseaux qui font balancer leur queue. Avec des églises calmes of, quand il y a des journées de chaleur, on sent une odeur fade et fralche (...). 4. Le ert, crier (1 groupe), ederiar.— 2. Aigu (& gran), iminine une vote angud (oro. égi}. —3. Fraiches. Dieetivits etus(* culta), LEGONS 1 A 5 15 Avec des voleurs qui vont entre deux gendarmes, Avec le tonnerre qui ouvre les grands chénes En faisant un bruit de char tout rempli de pierres qui rouleraient dans un bas-fond tout noir et large; Ainsi vont les doux villages éparpillés* sur les coteaux, aux flancs des coteaux’, & lours pieds, dans les plaines, dans les vallées, le long des gaves®", prés des routes, prés des villes et des montagnes. F. JAMMES, De langélus de laude 4 /'angélus du soir, (Mercure de France.) 4. Construits 4 et Ta, diipemda. — &. Au dled dew columun, mu bas des coloaue. — 3, Torrents deo Pyindas. = LE MECANICIEN DE VILLAGE La France a ce privilége que dans [chaque! petit village, on trouve le maréchal-mécanicion capable de vérifier n‘importe quel mouvement! et de le mettre en parfait état. I] entretient les outils aratolres, jes tracteurs qui deviennent nombreux dans fa culture, et quand le touriste en luxueuse voiture s‘arréte embarrassé par les ratés* du moteur, le mécano* du village souldve le capal, répare diligemment, ef on apprend qu'il a travaillé 4 Aubervilliers ou & Issy-les-Moull- neaux', qu'il a été mécanicien en équipe de course, li est auss! jardinier. Derriére sa forge et son petit ateliertrés bien outillé et ma* par !'dlectricita, ila un potager aussi savant que sa mécanique. D'aprés P. HAMP, Les Métiers du Fer, extrait de La France travalile. (Horizons de France.) 1. Toutes sortes do micariames, de moteurs. — 2, Ex. slenne, of tly a beticnun d’uainew matwllutgiques. — blosions indgubhores d'un moteur. qui marche mal, 3. Le 5. Parficine ue inntine mouvoir (le mouvdiniant). micanicion (tres familin’),— &. Villas de li barliawa Dari- Ss MADAME « CONDUIT » Si elle a envie de doubler, elle « déboite’ » sans crier gare. Si elle a envie de s'arréter, eh blen, elle s'arrdte. Une amie justement traversall le boulevard ; on se demande comment ca va, et si la coqueluche de la petite est finie(...). Enfin ella rapart dans fa file de droite, et c'est bien facheux pour vous parce qu'elle doit prendre la rue & gauche, et elle la prendra. La voila preseée?, il faut qu'elle double ; elle se balance 4 gauche, elle se balance 4 droite, vous coince contre un autobus, yous passe* en bolide, se rabat sur votre aile pour s’arréter cinquante métres plus loin, pite*, s0us votre capot... Celleda" ralentit: feu rouge", voiture a droite? Non : on cause... Jean DUCHE, Tro/s sans toil. (Ed. Pierre Horay.) 4. Elly cert do la file dow vollures, cormmo c'une bolo, — dipassg (tamil. — «& S‘ariter pilin — WF Sal gia tout 2, Elle se hile brusqyoment, elle’ veutallol vites« Je ne ociuncoup tlamiliork — 5, Uneauire conduttric 4, rn ie pas, SkCUTET-mcy, jie sifs pressda, 2 — 3. Vous Ralontitelle dé chute dm fou nmuge qui interdl B passage 7 16 LEGON 6 GRAMMAIRE I — Le subjonctit Vous écouter le professeur; C'est, un fait réel: le verbe est au présent de Vindiecalif. I faut que vous écoutiez le professeur, ou : je veur que vous écoutiez fe professeur: Clest un ordre, une volonté; ce n'est pas un fait réel: le verbe écouter est au présent du subjonctif, Done, aprés il faut que, je veux que, je souhaite que, je désire que, le verbe se mel au subjonctif. Il — Formation du subjonctit . Régle générale : pour former le subjonctif présent de tous les verbes (sauf aller, avoir, ére, faire, jalloir, pouvoir, sasoir, contour), prenex la 3* personne du pluriel du présent de lindicatif : elle formera les |e, 2°, 3© personnes du singulier et la 3¢ personne du pluriel du’ subjenctif présent. Prenez les 4# et 2° personnes du pluriel de l'imparfait de lindicatif : elles formeront les It¢ eL 2" personnes du pluriel du subjonctif présent. Ainsi : Subjonctif présent des verbes en « er » (J groupe). fl faut: (indicatif présent:) que je parle Ils parlent —+? que tu parl es quil parle (indicali] imparfait : j \ que nous parl ions __ Nous parlions ‘\. que vous parl Tez “quills parl ant Saul pour avair et ére (voir lecan 8}, les terminaisons sont les mémes dans Lous les subjonelijs présents. Vous parliez Le Pas-de-Calais a « Au cours de votre voyage fr! dans les provinces (f.) du ue Nord, je souhaite, cher Monsieur, gue vous visitier la région du Pas-de-Calais. — Pourquoi s‘appelle-t-elle ainsi ? — C'est le nom du détroit cui sépare la France de l’Angleterre : Pas, ict, veut dire passage (1n.). I n'y a qu'un pasa faire (2), d/aillenrs, 4 travers Ja mer, pour aller d'un pavs a Vautre; les falaises blinches font face aux falaises blanches et la-nuit, par tumps elair, les phares, (m.) semblent parler entre enx en clignarit de l'eeil [3], — Les navires (m.) doivent @tre nombrenx dans ye ThWs le détroit? — Qui, c’est un continue! Va-et-vient (4) de ee ek oe bateaux (m.) : barques (f.) de péche A voiles (f.) ou A mo- teur (m.), bateaux (m,) & vapeur (£.) qui font le service entre Un phare. Calais et Douvres, entre Boulogne et Folkestone; navires de SIXIEME LEGON 17 commerce aux marins blonds (5), allant du Nord vers la Manche et l'Atlantique. — Je souhaite aussi ge rots vous arrdties a4 Boulogne, le grand port de péche, et gue vous ussisties au débarquement |6)du pois- sim. Quelle vie sur les quais! Vous entendrez le grincement des chaines (f.), les ctis d'une foule de travailleurs: mousses (m.) au visage enfantin, matelots en chandails et grandes bottes, Vous verrez les caisses plemes qu'on emporte vers Te marché. Tous ces poissons encore frétillants partent chaque jour pour Paris; dans les rapides trains de marée. » La péche au filet, sur un chalutier, (T] Pendent cotre poyage.— [2] Hone gation pes a faire: ceed taut prén—— Ananecer: faites dene pos en erin, — [F) Clymer de Mudl 2 fermer noi, pis le rotrir;: ee signe arcumpugne anupenl Une plalsanteri¢. — [4] Movvenent des marten partant au wenant continuellemnent, sans arnt, — [>] Aveo fours maring Monids. — ii dé déborgue fe poleon & fembargue lee marchundines (utes lnensilifa),. — Je débarque du dateate = Periberyor dane le bole fotrbes intransitife). — Attention! Gn dil > portir pour Paris. Photo ; Chalntier 2 petit tntewu d vapeur, ow d hulle Ioutdte ¢< imazout, in). aillidd pti ie grime piece ain Jllet, pm» EXERCICES petit: jardin fcvjfret, oixelat, ritinieiet). — [6] Toul peli. — (7) Le mine. —% Pour ta ‘conversation | avoir ps ily, wm EXERCICES <4 1) Dites, en de courtes phrases, ce qu'est 1 une sucrerie, 2° un batefier, 3° un mineur. Il) Dans le passage : « sur des Wométres... poche », mettez les verbes 4 |'imparfait. ill) Présentez ja phrase : « Le charbon noircit (2" groupe) le payé des rues » successivement au futur, au passé composé, av fuluy antérieur, au plus-que-parfalt actifs; au futur, au passé composé, au futur antérieur, au plus-que-parfait passifs. IV) Trouvez dans votre mémoire 3 verbes du méme groupe que nolrcir, Canjuguez-les au présent du subjonctif. V) Introduisez dans les phrases suivantes, au mode convenable, les verbes : réussir, finir, abdir, grandir, grossir: — Tu n'o... pas a les parents; (! faut que tu leur o,.. — Est-ce que cet étudiant ¢... & ses examens? Je doule qu'il r..,, car il ne travaille guére. — Mon fils ne gra... pas; i! reste petit; je soutaite qu'il ov» encore un peu. — Le travail fi... blontét; je ne suis pas faché qu'il fo. riton enfantjty es bien maigre; tu negr.,. pas; fe désire que tu gr... Vi) Modifiez légérement les phrases de |'exercice V, de facon que les Verbes soient au pluriel (mémes personnes, mémes temps, mémes modes). VII) Dans les phrases suivantes, remplacez |"infinitif par que + un subjonctif précédé d'un pronom sujet : on, je, tu, i, efle, nous, yous, jis, elles: I faut travailler (on), — ll faut com- mancer un devair (je).—Il faul obéir (ils). — Nl faut balayer le bureau (nows), — fi faut acheter un livre (i/), — Ul faut meaner les Gayant et sa famille. anfants au jardin (etle),—/ faul essuyer la vaisselle (elles). 20 LECON 8 GRAMMAIRE | — Le subjonctif-impérati? « Que la lumitre soit!» —o Finis, finissons, qu’il finisse le travail! a Le subjonctif s'emploie, sans élre sibordonné 4 un aulre verbe (voir tableau, p- 1), pour exprimer wn ordre 4 la 3* personne (et seulement. a la 3¢!) Il — Le subjonetif: présent des verbes dtre et avoir (formation spiwiale} ETRE (il foul) que je sois honntte que tu seis hannéle qu'il soit hionntle que nous soyons honnétes (il faut) que j AVOIR aie du eourage quetu ales) du courage qu'il ait = du courage que nous ayons du courage 4 que vous soyez honnéles que vous ayez du courage quils soient honnéles quils aient du courage Il! — L'accord de l'adjectit qualificatit panied vaccorde en grare (maseulin ou féminin) eb en nombre (singulier oo pluriel) avec le nem: qu'il qualilié > un bon garcon, de bonnes filles. ATTENTION! 1® aver 2 noms duomeéme genre; Vadjeeltif saccorde en genre avec few deux noms else met on pluriel : une mére et une fille content 8s |, avec 2 noms de genres différents : |'adjeclif se mel au masculin pluriel: uné mere of un fils content| |, L’agriculture {[.) — Une belle ferme (foeleuil dan article de M, Vincent au « Courrier de Montréal 0.) «. Dans son earré de paurs, au milieu des champs, la ferme flamantle est une confortable demeure. Cela se vort [1| tout de suite. A lauitre bout de la emur, voila In rnaison d'habitation, avec ses volets verts, ses fleurseaux Tenétres, ses rosiers tm.) TWX murs, et son air (m.) [2] de propreté (£). « Qie chadyue chose sot A sa plice | Qu’il y ait de lordre (m.) partout | » C'est la volonté du patron. Sur Jes cétés s’alignent des batiments:I'éeurie pour les chevaux de labour (m.) [3], l'étable pour les vaches laitiéres | 4\, la bergerie of) bélent les brebis et les agneaux, Tous ces animaux sont beaux et sains; le vétérinaire ne vient pas souvent ici. En face, les granges (f.) contiennent le blé el lavoine (f.) que mangent les che- vax, Les hangars abritent les machines agricoles, le tracteur, les charrues (f.), la moissonneuse, ct tous les outils. Pour linstant, rien ne bouge, car c'est Vheure du petit déjeuner; mais bientét, laboureurs (m.) et bergers (im.) [5] partiront pour les champs et les prés, et nous irons avec la fermitre visiter la basse-cour, Déjd, dans le poulailler, la volaille HUITIEME LEGON 21 Une moissonneuse-batteuse. Un tracteur, Une charrue moderne. s‘agite; plusieurs poules ont pondu*. Ecoutez les cris (m.) et les chants (m.) ...Vite! vite, qu'on en finisse [6], ga’on leur ouvre la porte, qu'on les latsse picorer au grand soleil! [1] On wit cela fof. logon 3). — [2] Kile a_un air de propreté = elle a lair propre, elle parall propre. (Autres sens: j'entends un alr de musique. — C'est U'hiver, lair est jroid). — a) Le labuur fow le lirhou- rage; labourer; te laboureur).—{4) Le lait; laitier-ére fai.) te laitier (nom). — (S) Labonreurs ef bergera : souvent Uorticle es! supprimé dans lex énumérations, — || Ne lordons pas fou ne larder pas) danantaye, i) Hib IV) Vv) Vi) vin) bm EXERCICES << Citez tous les animaux domestiques que vous connaissez déjé. Faitos-en 2 groupes : los animaux 4 2 pattes ; les animaux 44 pattes. Quel est leur cri? (cf. Vol. J, page 164), Quels sont : a) les adjectifs correspondant aux noms : /e confort, fa propreté; b) les noms correspondant aux adjectifs : agricole, sain; c) les noms correspondant aux verbes : voir; finir; ouvrir. — Mettez ces noms dans de courtes phrases, Conjuguez a toutes Jes personnes les verbes au subjonctif qui figurent dans la lecture, Complétez les phrases sulvantes en mettant au présent du subjonctif les infinitifs entre parenthéses ; // faudra que vous (visiter) un jour Ja France avec moj, que. nous (rauler ensemble sur jes routes grandes et petites, d'une province 4 une autre, gue nous (s'arréter un peu partout, ie nous (parler) avec les paysans, que nous les (interroger) sur leur vie et leurs plaisirs. ll faut que nous (marcher) a pled, ensemble, fe long des riviéres, que nous (regarder) sans nous presser les vieux is de plerre. Je veux que vous (avoir) sous les yeux Ja vie des pelils villages, que vous (Scouler) par une porte ouverte la’scie du menuisier ou le marteau du forgeron. Je ne crois pas que yous (élre) fichd contre moi, et que vous me (reprocher) un jour de vous avoir montré ces agréables spectacles. Ecrivez les phrases sulvantes en mettant les verbes au subjonctif impératif (3° personne). Employez le subjonctif, et, pour los 5 premiers verbes, le sujet ON : Laissez les poules courir dehors, Obdissez, ouvrez les porles ef les fenélres; balayez Ja cour; netloyez Jes granges; — que lout... propre; qu'il y... partout de /'air et de la Jumiére. Trouvez dans la lecture les adjectits qualificatifs dant le mas- culin ne se termine pas par un 2. Ecrivez-les au masculin at au féminin singulier; au masculin et au féminin’ pluriel, Compleétez ces phrases avec les adjectits ou les participes que vous ferez accorder comme jl convient ; (ornd) Les murs el Jes fenélres sont... de fleurs, — (coquet) Voyer celle mai- son et ces batiments,..— (joyeux) Les poules et les canards accourent,.. — (travaillour) La fermiére ef ses servantes sont... Elle a pondu ! VII) Décrivez en dix lignes une ferme de votre pays, *Verbe pondre }a¢ conjugue comme répondre. » Conversation, v. p, 2%, 22 LEGON 9 GRAMMAIRE | — Le subjonctif aprés certaines conjonctions Le pire Lravaille pour que ses enfants aient du pain. este chex Loi jusqu'a ce que nous L’appelions. Les conjonctions de subordination pour que, de peur que, ananl que, jusqii'd ve que, en allendant que, doivent élre suivies d'un verbe, au subjonctif. — Attention! on dil, généralement : avant qu'il ne soit (= avant qu'il soil), de peur qu'il ne soit (= de peur qu'il soil). Il — Le subjonctif: présent passif Je souhaite que tu sois interrogé | pir) le professeur. On formece temps avec: le présent du subjonelif de Vauxiliaire ETRE + te parti- cipe pussé, ». inberroger (1°? groupe) : que je soils inlerrogé(e), que nous soyons inlerro- gé(ejs, qu'ils (elles) soient interragi (itjs. s. quévir (2° groupe) sque je seis guérife), que nous soyons guéri(e)s, qu’ils (elles) solent guerifi)s. . voir (3° groupe) que je seis cafe), que nous soyons un/(e)s, qi'ils (elles) soient vu/feJs. Les industries (f.) de Lille La Flandré n'est pas seulement le pays des mines et de Nagriculture. C'est anssi la région la plus industrielle de France. Que fabrique-t-on en Flandre ? deman- derez-vous. — Bien des choses {1}. Autrefois, les femmes filaient la laine, les ouvriers tissaient la toile {la main, sur de petits métiers, dans de petits ateliers. Aujourd’hi ce travail se fuitdans de grandes tisines, Une fileuse ‘au rouet. Jvaimerais que ri ql (image d'autrefois) ves soyes inmnté a \ visiter une fila- mv ture et une fabrique de tissus (m,.). On y is "| prépare le fil A coudre que les ménageres (f.) acheteront en bobines (f.) chez la merciéve, la laine & tricoter, les draps (m.) de lit: solides qui remplirent les yieilles armoires des cam- pagnes (f.), les tissus de laine ou de coton (Mm) pour les vétements. Un ancien métier 4 tisser. NEUVIEME LEGON 23 On n’en finiratt [2] pas de visiter toutes les usines dans la région de Lille, Celles-ci font de la litre avec l'orge ({} et le houblon. Celles-la tirent de la betterave le sucre oul'alcool (m.), ly a surtout de grandes fonderies et des usines métallurgiques qui, avec de Vacier (m.), fabriquent les rails des chemins de fer, les locomotives, les machines des navires. Ces rails et ces machines sont déposés ensuite clans de vastes entrepéts (m.) jusqu’a ce qu'ils soient [fvrés aux acheteurs (m.). Crovez-yous ga’ y av (3) beaucoup de gens plus actifs que les Flamands ? Us travaillent jour et nuit pour que nows ne manguions de rien, ()) Beoueeap de choses, — [2] On en finirail pes de visiter: fa nivite dureroit Inés lorglempa [S| Jee wrhes crolre, penser, 0 la forme négative ou interrogative, son! suiids yéadralemen! du aubjonctif. » Pour in | conversation , ¥o'r p. 20. pm EXERCICES << |) Répondez par des phrases complétes aux questions suivantes : Qu'esf-ce que : une mine? un tisserand? une filature? la biére? "alcool? une jocomative? un acheteur. \) Dites en d’sutres termes): La Flandre est /a région /a plus industrielle de France. — On fabrique bien des choses en Flandre.— On n'en finit pas de visiter toules fes usines. — Les rails et ies. machines sont déposés dans de vasles entrandis, — Croyez-vous que votre ami soll sincére? ll) Conjuguez au subjonctif présent passif jes verbos = connaitre, recevolr, prendre. \V) a) Mettez, dans les phrases suivantes, au mode convenabie, les verbes : ére, appeler, avolr, obdir, s"égarer, rester: Nous ne partirons pas avant que tout... prét. — Tu travallferas dans ta chambre jusqu’a ce que nous t'...— Le soir, |} fit dans son lit jusqu'a ce qu'il... sommeil, —Je ne vous quilteral pas avant que vous... & mes ordres, — Je vals vous accampagner de peur que vous ne vous... — Tu racontaras une histoire a l'enfant pour qu'il... sage. b) Complétez cos phrases en mettant Ala fornie convenabile les infinitifs entre paranthéses : Un bon fermier souhaite que sa maison (dtre) agréable, qu'f/ (y avoir) de l'air, de lordre et de fa proprelé dans tous les. batiments, — I désire que Jes bétes et les gens (avoir) du plaisir a vivre sur ses terres. — Mais i! veul qu'on me (avoir) pas peur de trayailler el de se fatiguer. — {! demande que chacun (aimer) bien son miétier. V¥) a) Complétez les phrases suivantes en mettant au présent du subjonctif passif, de résultat, les infinitifs entre parenthéses ; Je ne quitierai pas mon bureau avant que mon devoir (finir), — Mf faut que tu (habiller) a huil heures. — Je demeure chez mes parents jusqu'a ce que ma maison (bitir). — Je visite fa ville en attendant que ja réparation de mon auto (faire). — b) Conjuguez ces sub- jeacete Atoutes les personnes du singu- jer et du pluriel, Vi) Teansformez les phrases suivantes. Mettez-y les conjonctions : avan! gue (ne), jusgu’a ce que, en attendant que, pour gue, suivies du subjonctil. Venez nous volr avant wotre départ (partir). — Je Pattendral jusqu'dé ton retour (revenir), — Je resterai devant ce magasin en atlen- dant ouverture (s'ouvrir}. — Mea amis, toul est prél pour le repas (déjeuner). — La volailie ne peut pas quiller le poulailler avant fa venue (venir) de la fermisre. — Ex. : do travaillerai Jusqu’é la vonue de mon ami (venir) = Je travailleral jusqu’é ce que man ami vienne. VIL) Décrivez briévement une usine que vous avez visitée, Dans une fonderie. 24 LEGON 10 GRAMMAIRE Le subjonctif: présent actif des verbes du 3° groupe (Régle générale.de formation : Legon 6, IL) COUR IR | b) ATTEND RE Que je cour @ Oue j' attend e Que tu cour es Que tu attend es Ou'il cour e Quill altend e Que nous cour fons Que nous attend fons Que vous -cour jez Que vous athend fez Ou'ils cour ent Ou'ils allend ent Conjuguez ainsi : Conjuguez hinsi : Oue je couvre, que je cueille, | Que je descende, que j'enlende, Que je dorme, que j'oupre, Oue je mettle, qu'elle ponde, Que je parle, que je senile, Que je réponde, que je rie, Que Je serve, que je sorte, ue je lende, que je vande, | ue je suive, que je vive. CONDUI RE CONNAIT RE Que je conduis e Que je connaiss Que tu conduis es Que tu connaiss es Ow il conduis @ Ou'll connaiss @ Que nous conduis ions Que nous connaiss jons Que vous conduis lez ou vous connaiss fez Qu'ils conduis ent Julils connaiss ent Que je dise (dire), que je lise (tire), | Que je naisse (nattre), q. je plaise(plaire), q. je me lates(ae taire): que je paraisse {paratlre). Dans fe vignoble champenois M. Vincent connait un peu la Champagne; il yest venu en septembre dernier avec ses amis Legrand... Il approche de Reims; le temps est clair : M. Vincent apercevra bientét les deux hautes tours de Ja célébre cathédrale. Mais avant qu'elle m'apparaisse a ses yeux, il arréte sa voiture dans un village plein d'une joyeuse / animation (f.), car les vendanges (f.) viennent de Un Gressotr: finir, Sur les cétés de la route, on voit* encore de grands paniers dans lesquels les vendangeurs ont transporté le raisin jusqu’au pressoir; devant les portes, des hommes lavent les barriques (f.) A grande eau [4]. Notre voyageur engage la conversation avee [2] un vigneron: « La récolte est- DIXIEME LEGON 25 elle bonné, cette année? — Peu abondante, mais le vin sera meilleur... et fl se peut gue je fe vende (4) plus cher. — Etes-vous propriétaire des vignes que j'ai vues sur les coteaux voisins ? — Je posséde seulement quelques hectares (m.) [4'; je les cultive avec mes frites et mes beaux-fréres... Mais je ne veux pas que wits réepertiez tout de suite. Venez vous asseoir dans: la cuisine et gofiter le vin nouveat: c'est justement heure du casse-crotite (5): nous avons une demi-heure pour bavarder, — Ce vin notiveau, c'est tout simplement le jus du raisin? — Oui, bien sir; les bouchons ne sautent pas encore | 1) faudra gue nons alfendions long- temps... Mais vous verrez & Reims comment le vin de Champagne devient* mousseux, On le garde en cave pendant plusieurs années pour qu'il fermente, Vous ‘parcourrez™, sous Ja ville, les galeries (f.) immoerises “qui contiennent des millions et des millions de bouteilles, » Une Vigneronne. [1] Abe brewronyy fran. (2) TP commence d conser avec, — [A] A eat posaiite que fe le conde... je te setidrae pretl-eire... — | | Un hectare 5 diz milie meres carrés (un eurré de 100 m, de eé), — [b] Mepus Tiger an Hiden do travail {familer : beries done coceir fa trodte eher inet j,— tor route et fa mnie clu opaniny wm EXERCICES que je voie..., que nous voyions..., quils voient tl Ne suivent pas la régle générale de formation : ALLER : que j’aille..., que nous allions,,., quils aillent AVOLIR : que j'aie..., que nous ayons..., quils alent ETRE : que je sois..., que nous seyons..., quils soient FAIRE = que je fasse... que nous fassions..., qu’ils fassent FALLOIR : qu'il faille (impersonnel : il faut) POUVOIR 1: que je pulsse..., que nous ee “ qu'ils puissent SAVOIR : que je sache..., que nous sachions... qu ils sachent VALOIR =: que je-vaille..., © que nous valions..., qu'ils vaillent VOULOIR =: que je veuille..., que nous voulions..., qu’ils veuillent La Lorraine Sur les collines (f) qui bordenj la riviére de la Meuse [1], s’éléve le village de Domremy, C'est JA que Jeanne d’Arc, lt bergére en sabots (m,), a entendu, ily a cing cents ang, des voix mystérieuses. Un jour d’été, 4 midi, dans le jardin de son pére, tout pres de l'éplise, elle voit [2} une vive lumitre et entend ces mots (m.) : « Jeanne, il faut gree tu ailles au secours du roi de France et que tu le fasses sacror a Reims... » Et la jeune paysanne part avec quelques soldats, et se bat* j3] brave~ ment contre l'ennemi tin. Elle est souvent victorieuse, elle ydélivre Orléans assiégé, elle conduit et fait sacrer a Reims le roi Charles VII... Puis, ce sont les jours sombres : la prison de Rouen, le bicher on Jeanne est brdlée devant dix mille personnes qui pleurent la sainte de la patrie. La Loraine a été souvent un champ de bataille (f.), surtout au cours de la elma guerre mondiale. Canons (in.), fusils (m.), mitrailleuses (f.) y ont fait ze [4] bien des fois. Sous les obus (m.) et les balles (f.) le sang des hommes u coulé “Verbe battre : J/¢ bate, fa bate, f/ bat, sous battona, vous battez, ifr battent. — Je battral, /¢ battais, Jai battu, — Je battis (pared simple), ONZIEME LEGON 27 Un char d'assaut. Une mitrailleuse. Une ambulance. A flots dans ces attaques [5] meurtriéres. Et on n'avait a encore inventé la bombe atomique, ni les fusées (f.) ! Ah! si ces millions de tués et de blessés pouvaient nous inspirer l'horreur de la guerre, l'amour de la paix! (6) [fh] = Appoettion typ, V0). Oe aft > te eitte de Praris.— [2] Le present eat ples inf qiéun prent C'est le présent du reel! du a présent di narration». — (5) /cire betuitie, combat. Ondil: a9 battre contre. lex chhemiz, Male: battre Ite exnemis = dire iwleeritas, renporter la pitlaire, — [4] dua tataite fall rage + fa fibtiiile et ochurnée, cidlente, — [5] Une attaque; Sone une ‘offensive; prendre [ijfendives Jo défense; se défendre (se conjuewe comune entendre:, — [6] Sb...) exprime ce qa’on souhaite, pm EXERCICES <4 1) Citez des mots du vocabulaire militalre, Faites-en 3 groupes : les noms de personnes; les noms de choses ; los verbes. i) Introduisez dans des phrases Jes verbes suivants au passé composé: butire (actif transitil); dire batfu (passil); se batire (pronominal); défendre (actif transitit); étre defend (passif) se Cfendre (pronominal), Un avion de chasse, ll) Mettez au plus-que-parfait ce passage de la lecture: « La Lorraine a été... meurtriéres, 2 IV) Relevez dans la lecture les verbes du 3° groupe. Ecrivez-les 4 la 3° personne du singulier, ala 1 eta la 2’ personnes du pluriel du subjonctif présent actif. V) Conjuguez au subjonctit présent passif tes verbes : atlaquer, défendre, batire, Vl) a) Complétez les phrases sulvantes en mettant au subjonctif présent tes infinitifs entra parenthéses : Je désire que tu (s‘asseoir) auprés de moj, dans |'herbe. — fl est im, ible que tune (voir) pas; sur fa colline voisine, f village de Domremy, patrie de Jeanne d' Arc. —Une voix du cle! fuj dit un jour; i/ faut que tu (partir), Jeanne; i! faut que tu (venir) av secours du tol; iI faul que lu Je (voir) en personne, el que tu (recevolr) de ful une armée pour que tu (pouvoir) defendre /a France et pour que tu (battre) /‘ennemi, — b) Mime exercica, en rempla- gant lu par vous. Vii) Dans chaque phrase, mettez le second verbe au sep onatit présent passif (avec que) : a) HV faut finir ce travail, — ll est nécessaire d'écrire cetle lettre.— Hl est utile de savoir par ceeurce paragraphe de la grammaire, — // fault faire les bagages. — // esl nécessaire de vendre cette aulo.— I! faut mettre fanappe sur fa table. —H faut connalire histoire de France, — I! faut fa savoir. —Il faut défendre la patrie, — Ex. I faut fermer la porte — I! faut que la porte soi! fermée.—b) Dans les deux phrases sulvantes, mettez le subjonctif présent actif : Défender Ja patrie; ainsi (pour que) les ennemis n'y entreront aS. = gece oem (jusqu'a ce que) d'autres viendront Un avion-de bombardement. Vill) Conjuquez 4 toutes les personnes <: Si /e pouvais revoir ma patrie | ® Pour ta | conversation | , valr th We View dahl taltiple e CVV i Lieablh apjraheen, fl ¥ Textes pour la lecture et l'explication. Legons 6 4 11. | BARCAROLLE a Dites, la jeune belle, « Est-ce dans la Baltique? Ow voulez-vous aller? Sur la mer Pacifique, La voile! ouvre son aile, Dans {Ile de Java? La brise va souffier*! Ou bien dans la Norvége, Cuaillir la fleur de neige, . Ou la fleur d'Angsoka®? @ L'aviron est d'ivoire, Le pavillon de moire’, « Dites, la jeune belle, Le gouvernall d'or fin; Od voulez-vous aller? J'al pour lest* une orange, La voile ouvre son aile, Pour voile une aile d‘ange, La brise va souffier. Pour mousse un séraphin. — Menez-mol, dit la belle, A fa rive fiddle « Dites, la jeune belle, Ow !’on aime toujours, Ob voulez-vous aller? — Cette rive, ma chére, La voila ouvre sen aile, On ne Ia connait quare La brisa va souffler! Aw pays des amours. » Th, GAUTIER, Podsies diverses, 4.Ln walle du batoay : le Vola tata marie. — 2, Le vant = = 3; La trigiraest_uno sortn da. Solara, — 4. Charqervant soulfie (aang camplément); jo soutfle la bougie Ge fateing). d'un navirg, — 5. Fleur mervdlllause aie poleret & la sortie; aux orie deVenjant, la tire accourl, — [2] Changer de maine: poasur dane lex maina d'art auira, uppertenit do un quire, 4) Aw pled COMpOM, ion ai pimee single, parece gue ce frit dure encore. > EXERCICES <4 ) Citez 3 provinces, 3 villes, 3 monuments de France dont nous avons deja parlé dans le livre | au dans les douze premiéres lecons de celul-cl. Introdulses chacun de ces 9 noms dans une phrase. 1) a) Relevez dans la lecture 2 verbes du 1 groupe et 2 verbes du 2° groupe. Con bpler-ies 4 limparfait et au passé simple. — b) Mettez je verbe se dresser aux troisiames personnes du passé simple ot du passé composé. Il) Mettez les verbes : rougir, obéir, grandir, aux 2° personnes du passe simple. La cathédrale de Strasbourg, \V) Mettez au passif: On a franchi le col de Saverne; M. Vincent @ sulvi fa route; le Rhin que domine Ja Forét-Noire; C'est 4 Strasbourg qu'un officier a composé Je Marseillaise. V) Racontez au passé simple cette petite histoire tirge des fables de La Fontaine : Le Renard invite un jour fa Cigogne & diner; i! Jui présente de la sauce dans une assiefie, Naturellament ja Cigoyne, a cause de son bec, ne mange rien et sen refourne cher elle, sans dire un mot, Quefque temps aprés, elle lnvite 4 son four Je Renard qui arrive 4 l'heure fixée, ef trouve devant /ui une carafe ploine de nourriture. Mais fe cot étroit de fa carafe empéche fe Renard de manger. | retourne | k i chez /uj tout honteuz. _ VI) Mettez des adjectits + ivre-mort, aigre-doux, bleu pale, rouge sombre, marron foncé, dans |es phrases sulvantes : Ces hommes avaient trop bu; ils tom- bérent... — Les deux voisines échangérent des paroles... — Ma fille, tu. metlras fa robe... — Le feu est presque éteint; vols, /es braises sont... — La serviette de |'écolfer est... Vil) Décrivez les images de cette lecon, <@ Pour la | Conversation | y Wot pay DUNE Un village alsacien, 34 LEGON 13 GRAMMATRE Impariait et passé simple (v. page 268). Depuis l'aube, le chasseur parcnurail les champs. Parfois ils*urrdlail, regardatl autour de lui, puis nepartail. Soudain, une perdrix s'ENVOLA ; le Ghasseur TIA ; il rua Ja perdrix. Liimparfaitexprime un fail qui dure dans le pissé (parcourail) ; ou qui se répéte dans le passé (s'arrélail, regardail, repartail). Il sert ainsi ie cadre wux évenements du récit, Le pass siMPLe exprime les événements entiégrement passés, qui forment histoire, le récit (s'eNvoua, TINA, ‘TUA). Liimparfait est donc le Lemps de la description au passé. Le passf SIMPLE est le temps du réeit au passé (francais écrit). Remarque | !'imparfail peut accompagner aussi le PAssE COMPOSE : [ldermail; le téléphone I's REVEILLE ([rangais parle). Animaux de France ‘Les derivaing nows ont souvent raconté des histoires de bétes (f). Qui ne connait les fables de La Fontaine, pleines de bétes & plumes ou A poils (m.)} de bétes qui piquent ou qui mordent [1), quiservent 4 "homme, ov qui hii nuisent® d’arimaux domestiques ct d'animanx sauvages ? ainsi le liévre et le lapin, Je loup et Yours (m.), le renard, la cigogne et tant d'autres. Mais les ours se font rares [2], méme dans les montagnes; les loups ont déja disparu de nos foréts. Ils ne vivent plas guére que dans les contes et les légendes (f,) : vous aver lu, peut-étre, l'histoire de la chévre de M, Seguin, racontée par Alphonse Daudet. Cette chéyre en aeaif asses 13! détre attachée dans un clos, elle vondait étre libre... Un jour elle gagra la mon- tagne. Mais, lA, elle rencentra le loup : « .. Alors le monstre s'avanga et les petites cornes enirérent on danse. Ah! la brave chevrette | [4]... Plus de dix fois elle forga le loup a reculer. Pendant ces ‘tréves (£.) d'une minute, la gourmande crrrilait encore un brin de sa chére herbe, puis repartadt au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps, la chévre de M. Seguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et elle se disart ¢ « Oh! pourva que je tienne [5] jusqu’é l'aube! (Ey a... L'tine aprés Mautre, les évoiles [s'effa- cérent), puis lechant d'un coq monta d'une [ferme]. « Enfin le sveria la panvre béte qui n'aitendait plus que cela pour mourir. Et elle s‘allongea par terre, dans sa belle fourrure blanche toute tachée [6] de sang. Alors, le loup se jeta sur la petite chévre et la manged.p ‘ere mordra 3 4¢ conjayue orm antendre. — (2) Denlennent rare, — [3] Fille! elit foli guide d'étre 4 attache =A ion al ares de palre parece. — [A] = la pidile cheorn (lu jillette, in fiearatte, etc. ), tecture 7, nie [4]. — [a] O'vead un aouhall 2 je poudriis tion tonir (resister), je suhulte de tenir. On ail neat? + Oh ! ai Jo pouvale teiite! »—[) Entiérement lachée; (toute = tout @ fait}. > [Gonversation| , p, Sus. “Werte nuire se nule, [a nule, if nuit, agus nuleona, vote nuinex, Us nulsent, Cle raw Avo Je oulrad. — Je nuteaie. — J'ai nui, — {faxed aimple> fe nuisio, rarament cnploged TREIZIEME LEGON 35 Le cert. aS Me 4 - La chévre. Le renard. BSS [EE Le liévre. L'écurauil. Le lapin. bm EXERCICES 4 !) Exprimez autrement : Certains animaux servent 4 homme. — D'autres nuisent 4 homme, — Les foups ont disparu de nos fordis. — Les petites cornes entrérent en danse. — Les combattants décidérent une (réve. ll) Ecrivez le passage suivant au passé en utilisant celui des 2 lemps qui convient le mieux 4 tout le passage (imparfait ou passé simple) : © Notre chavre es! heureuse. Plus de corde. Rien ne l'empéche de sauter, de brouter, ily ena, delherbe | Jusque par-dessus les cores! une herbe savoureuse, fine, La souris. faite de mille plantes... C’est bien autre chose que celle du clos } La chévre bianche se roule fa-dedans, les jambes en Mair, ef gilsse Je long des talus, au milieu des feuilles tombées et des chalaignes. » ll) Ecrivez au passé, en utilisant ce qui convient lo mieux (imparfait ov passé simple?) cet autre passage qui explique ce qui arriva soudain : « Toul d coup fe vent fraichit un pau (= devient-plus frais). ... Dajai s'dcrie la polite chévre; ef elle s‘arréto, trés donnée; alle écoute les clochettes d'un troupeau; un olseau la fréle (= la touche légérement) de ses alles en passant, puts un long huriement 5’éldve dans la montagne : « Hou (how! » Elle pense au foup. Au mame moment une lrompe sorta de car qui sert 4 appeler) sonne bisa loin dans la vailée. 2 IV) Décrivez /’ours, /e foup, fa chévre, le renard, le liavee, le cert. Le rat. 36 LEGON 14 GRAMMAIRE | — Plus-que-parfait ef passé simple (v. :. 268.) a) On avail frappé 4 la porte : enfant se réveilla. ») [Paree qu)‘on avail frappé, enfant se réveilla, L'enfant, [qui] avail enfenda trapper, se réveilla. Dans ces phrases. le passé simple exprime une action entidrement passée ; le plus-que-parfail exprime une achion aniéricure i celte action passée, Mais attention! aprés QUAND, LORSQUE, APRES QUE, AUssITOT QUE, ne mettez le plus-que-parfait que si la principale est a Pimparfait dhahitude. Car, aprés ces conjonclions, le plus-que-parfail exprime généralement Vhabilude, Quand on avail frappé (habitude), l'enfant se rdvetilatt (habitude). ll — Formation du passé simple (suile) Verbe ETRE Verbe AVOIR Je fas Nous fo mes J' eu s Nous ef mes Tu fus Vous fi tes Tu cus Vous et tes I] fut ls fu rent i} eu t Ils eu rent Ill — Place des adjectifs qualificatifs (notions Mémentaires) A) Liadjeclif se place généralement aprés le nom. En particulier : 1° Les adjectifs qui marquent : la couleur: un chapeau rouge; la forme > un champ carré; Ja lenipéralure; de Veau Lidde; la nalionalilé: le peuple francais. 2¢ Les adjectifs plus longs que le nom : un livre intéressant, 3° Les adjectifs suivis d'un complément: une armoire pleine de draps, B) On place avant le nom des adjectifs fréquents et courts : grand, pelil | jeune, eteur | bon, manontx | jolt, bean, long, gros: un bon giteau, un petit cheval. Animaux de France (sitile) Un jour, Lamartine qui avait reacontré un aveugle dans les champs, entra en conversation avec Ini. Le potte demunda i Vinfirme pourquoi il supportail si gaiement son malliewr (m.), La réponse: de laveugle jut charmante : « Pour moi, entendre c'est voir, dit-il,.. Je «yoisa chanter l’alouette (f{.) le matin, dans le ciel, et le ressignal, le soir, sous fa lune. Je « vois » les lézards (m.) glisser sur les pierres tiédes, je connais le vol de toutes les mouches (f.) et de tous les Le Iézard. QUATORZIEME LECON papillons {m.) dans lair autour de mot, la marche de toutes les petites bétes:sur les herbes ou sur les feuilles au soleil. C'est mon cajendrier amor, Je me cdis :« Voili le coucon |r) quichante ¢ Cest le mois de mars et nous allons avoir chaud; voiki le merle qui siffle : c'est le mois d’avril; voila le vel lourd du hanneton; cest Ia Saint-Jean 2); voila le chant aigu de la cigale: c'est le mais Waott; yoili la grive: c'rst la vertlunpe, le raisin est mir; voll les corbeaux : lhiver est proche. « Le podte aima beaucoup la réponse, pleine de sagedse, que lavengle lui avai fate, et i n'owdlia point de la raconter dans ses Souvenirs. [1] Le chonl de cet aieeon fails « coucni!eoieou! », — [2] Le (fee de) Sufal-feun ales en juin. B& Pour Ia | conversation | + ¥edr op. NG Bm EXERCICES 1) a) Dites dans l'ordre : les noms des mois, les noms des jours, b) Quels sont les mols de 3i jours? c) Que savez-vous sur le nombre de jours au mois de février ? ll) Ecrivez fa 3 personne du pluriel du passé simple de tous jes verbes de la lecture appartenant au 1 groupe, et des verbes étre 6t avoir. ll} Ecrivez a \'imparfait |e passage: (Pour moi..... c'est man calen- drier @ moi.) I¥) Mettez au passé simple : Le coucou chanfe. — Le merle siffle. — Les hannetons volent, — Le podle rencantre un aveugle. — Les en- fants racontent des histoires de bétes. —Ce vieux quarlier merappalle les villages alsaciens, V) Mettez dans les phrases suivantes des passés simples et des plus-que-partaits: Le podle entre en conversation avec un aveugle; il T'a rencontré dans les chanips. — Le journalisie entre en conversa- tion avec un paysan qu'il a renconiré dans les champs. — Le poéte est heureus, parce qu'il a parlé 4 f'ayeugle.— On me donne un fivre, parce que i n travailié, — Is visitent cetle ville, pulsgu’on le leur a conseillé, Vi) a) Mettez Je 1° verbe au plus-que-parfait et lo 2° & V'imparfait de répétition ou d'habitude = Quand i! a entendu fe chant du cowcou, Uaveugle reconnall le mols de mars. Quand i/ a enlendu le chant du mevia, i reconnalt le mois d'aveil. b) Faites 3 phrases sur le méme modéle que ci-dessus, Aipropos : du rossignol; du hanneton ; de fa cigale. Refaites-les ensuite avec des dlus-que-parfaits et dex imparfaits. Vil) Mettez dans les phrases suivantes les adjectifs : grand, petil, jeune, Vieux, bon, mauva/s, joli, beau (attention!) employe de et non dest), — J'ai des filles, — Nas enfants sont en borne santé, — Les animaux sont gracieux.— Les parents méritent fe respect. — Les sléves seront récompensés. — Les garcans iront en prisan. — J'aime ces fleurs. — Vole! des fruits. Vill) Racontez ‘histoire de Lamartine-et de l'aveugie. 37 Le papillon, Le hanneton. 38 LEGON 15 GRAMMAIRE | — Passé antérieur et passé simple (v, p, 263). Des qu'on eut frappé d la porte, l'enfant, se répeilla. Dans une phrase ¢onlenant un passé simple (se réveiila), c'est par le passé antérieur (cul /rappe) qu'on exprime une action qui a eu lieu avant l'action du passé simple. Genéralement, les Sain aclions se sucetdent tmmeédialement. Attention! La proposition contenant le passé anlérieur commence, en général, pir: quand, lorsque, aprés que, des que, aussildl que. Le passé anlérieur esl une forme du frangais éerit, [| ne s'emploie pas dans la conversation, Il — Formation du passé antérieur Passé simple de 'auxiliaire + participe passe, Verbe chanler Verbe aller Deés que j' eus chanté... Quand je fus _allé... Des que bu eus chanté... Quand tu fus —_allé... Des quiil (elle) eut chanté... Quand jl (elle) fut alléfe)... Dis que nous eOmes ohanté... Ouiind nous fiimes allés... Des que vous eftes chanté... Quand vous fOtes allés... Dés quiils (elles) eurent chanté... Quand ils (elles) furent allé(e)s... II] — Formation du passé simple (suile) Verbes du 3¢ groupe :[-TNS|. Verbe Venir: de vins, —Tu vins, — Ii (elle) vint, Nous v tames, — Vous v Intes, — Lls (elles) v inrent. Conjuguez ainsi: lenin, je tins, ebe., eb los composés de venir el lenir > revenir, devenir, se souvenir — relenir, conlenir. (Voir, lecons 16 el 17, les passés simples en us el en ts.) Fleurs et arbres de France « Vous &tes, Monsieur, originaire du Sud-Ouest, je crois ? — Oui, je suis né a deux pas [1] de Ja cote plate de l'Atlantique: quand j'étais enfant, je ne conniissais que les pins [rn,) au feuillage (m.) sombre, et les fougéres (f.) qui poussent a leur pied, dans le sable, Mais quand j'ews guitlé ma petite patric, une végétation nouvelle se rnontra & moi: pommiers (m.) [2] normands © cerisiers (ii.) «jai bordent les routes il’Alsace ; péchers (m.) qui ornent ¢le leurs fleurs roses la vallée du Rhone... — ...Sans parler [3] des orangers (m,) et des oliviers (m.) de In Pro- vence, ni des chittaigniers (m,) du Massif Central, — Et partout des fleurs: paquerettes blanchies ({.), boutons (m.) d'or, bleuets (m.), coquelicots (m.) rouges des champs et des prés; roses (f.) des jar- QUINZIEME LEGON Les cerises. Les pAquerettes. dins, aux brillantes couleurs. — Et puis il y a les longs peupliers, dans les régions humtides, sur les bords des rividres et des canaux; les sapins dis Vosges, les chénes (m.) et les hétres (m.), les plus majestacux des arbres, dans les grandes foréts de |'Te-de-France,.. — C'est dans ces foréts que le rai saint Louis vint, jacis, rendre la justice 4 son peuple. Dés le Moyen Age, les petits Francais retimrent image du bon roi, assis sous wi chéne, ail milieu des paysans et des bourgeois... Aujourd’hui, ces foréts forit le bonheur des Parisiens qui y vont le dimanche respirer l'air pur et cueillir ja violette, le muguet aux clochettes blanches et le champignon, couleur de feuille morte [4). » 1] Tout pris. — [2] Poounters.... pickers 7 euppreaaion de Particle - Cénumeération eal plac nite, — [0] He iy a ausad les orangers... — [A] Que @ fo couleur l'une jeaiilte morte, — Attention? Low roms d'arbres wont Coun di masculine frorgris » Pour la | conversation | » tole p. 200. m EXERCICES < 1) Mettez aux 3@ personnes de l"imparfait, du passé simple, du passé antérieur : devenir, tenir, quilter. I) Mettez a la iste: passive (présent, puis impartait) les phrases: Les Parisiens visitent, fe dimanche, les foréts de I'Iie-de-France. — Des cerisiers bordent fes roules d'Alsace, Des péchers ornent Ja vallée du Rhdne. il) Ecrivez & la 1 personne du singulier et du pluriel du présent du sub- jonctif les verbes ; venir, avoir, finir, relenir par coeur, devenir. Mettez chacun de ces verbes dans une phrase se rapportant au travail scolaire, et commengant par: (if faul que..., il est ogc ie quo..., tu veux qué..., etc.) !V) Mettez dans lot 4 rae sulvantes des passés antérieurs et des passés simples : Aussi(ét qu'il a rencontré l'aveugle, le podte entre en conversation avec fui, — Dés qu'on m'a donné un livre, é commence 4 fire. — Aprés qu'il a bien travaillé, || fait une promenade, — Quand Ja pelite chévre a enlendu le chant du cog, elle s'allonge par terre ef fe loup la mange. — Lorsque fa cigogne est rentrée cher elle, elle décide de se venger du renard. V) Reprenez jes 3 premiéres phrases de I'exercice IV. Changez les temps nae yetaeh de facgon 4 exprimer une idée d'habitude ou de répétition dans @ passé, Vl) Racontez une promenade faite par vous dans la campagne de votre pays. 39 Le muguet, La fougére. 4 Les peupliers. Le sapin. 40 LEGON 16 GRAMMATRE | — Formation du passé simple (suite) Verbes du @ groupe : |-US]. Verbe courir: Jecour us, —Tucour us, —UHecour ut, Nous cour Omes, — Vous cour Otes, — Is cour urent. Conjuguez de méme . Verlve eid eri: UL tral. Verhes en -re: boire 2 je hus; erbire t je crus; connultre je connus; — lire z je fuse; plaire je plur; puraiire 5 je pares; se Laire :jeme lus; vivre > je péeus, Verbes en-oir: apercevoir : j'apergus 3 pouvoir 7 je pus: devoir 2 je dus; reeevoir : je regus ; voulvir : jo voulus. Il — Le passé simple passif Le reméide de la rage fut découvert | par) Pasteur. On ferme ce temps avec: le passé simple de ETRE + le participe passé. Verbe guérir : Je fus guéri(e). Nous fimes guéri(ejs. Tu fus guéri(e). Vous fates gquéri(e)s. I] (elle) fut quéri(e). tls (elles) furent guéri(e)s. Le Jura Riviéres, vallées, hauts plateaux couverts de patu- rages (m.) et cle foréts, lacs, @rottes (f.), cascades (f.), tout cela fait du Jura un pays béni [1] pour les touristes. — Vous ne parles que du sel et de la nature | Mais il ya des hommes, je suppose [2]? et ils travaillent ? — Oui certes | C'est un pays dhommes actifs et vigoureux, paysans (m.) l'été, artisans (m.) l'hiver. — Que fabriquent- ils done? — Des aiguilles et des ressorts (m.) de montres, des pipes... — Des pipes? — Les pipes du Jura jerent meme autrefois fort apprecefes des 4) Anglais, (ui main- tenant les fabriquent cux-mémes, en Angleterre. — Il n'y a done pas d'usines, comme en Flandre ? — Pardon /4), : il ya d'importantes usines d’automohbiles, des scieries (£.)/5] Lrouvtier horloger. innombrables; et des laiteries (f.) of se fabrique un fameux fromage. Mais autre chose rend cette région chére aux Frangais... — Quoi done? — Le Jura est, a leurs-yeux (6), la terre quia vu naitre un grand savant: Pasteur. C'est Ini qui, A aide du microscope, fonda cette science capitale ; la microbiologie; il donna aux méd¢cins le moyen de guérir une terrible SEIZIEME LEGON 41 maladie : la rage. Pasteur véew d'abord dans le Jura, ot il rept sa premidre instruction. Venu [7] 4 Paris pour continuer ses études (f.), i dwt gagner sa vie de bonne heure, car sa famille n’était pas riche. Enfin, il fut recu éléve & I'Ecole normale supérieure. C'est alors * * * qu'il commenca les innembrables travaux qui ont fait sa gloire [8]. Dans le monde entier les instituts Pasteur portent sin nom, tt Ua pills bert par fed, bre agente aun loueintes, = [k Ni etal pie dee Adminen? — [0] Appréviten par ite Anglais. — [4] Plies polé qtie 2) mitie ad (apres ene quralion négative [5] Le verde cut moter. fi Pune * tle, elon cue. —[7| = dlant ven. Hq itidmes parti, areice, Uno scierie. dencendu., — {8] Gus ont rendu ylorieiue, rds célebre, ® Pour In leonversation | y vol fi 206, EXERCICES «<4 1) a) Ecriver avec ut afticle les noms correspondant aux verbes : culliver, couveir, fabriquer, naitre, nourrir, commencer, finir. b) Introduisez chacun de ces noms dans une phrase. ll) Relevex dans Ia lecture quelques verbes transitifs directs ou indirects, suivis de leur objet, ill) Ecrivez ja 3° personne du singuller ot du pluriel du passé simple passif des verbes transitits directs ci-dessus (11). IV) Relever dans fa lecture les verbes dont fe passé simple est en -US. Donner les infinitifs correspondants. Conjuguez ensuile ces verbes aux 3 personnes du pluriel da limparfail, du passé simple, du passé composé, du passé antérivur, V¥) Analysez atientivement (sans confondre les formes passives at les formes actives) : Nous fdmes guéris; quand nous fOmes partis; ils étaient entendus ; ils élaient venus; tu es pris; tues enlré ¢ yous serez connu ; ¥OUS Serez arrive. Vi) Mettez les formes ci-dessus (V) dans des phrases com- pléles. . Vil) Transcrivez {a fin de fa lecture, depuis : Crest lui qui... en Le microscope, utilisant le présent du récit ou ¢ présent de narration » (voir fecture 17, note |2)). VII). Mettez ces phrases 4 la forme passive : Pasteur fonda Ja micrablologie. — Il trouva le reméde de /a rage. — Pasteur fit dUanombrables travaux scientifiques. — Les pays étrangers Cannurent ses découverles et sa réputation, — J/ recut d'iilustres: visitours dans son peli laboratoire de Ecole normale. — il commenca d'autres études ; fa mort l'empécha de les finir. IX) Mettez ces phrases 4 la forme active : Les pipes du Jura furent appréciées des Angiais, aulrefois. — Toujours, d'exceilenis fromages fureni fabriqués. par les montagnards. — Le vaccin contre fa rage fut d‘abord appliqué par Pasteur aun petit Alsacien. — L'enfant fut guéri par le savant. — Dés que Ja chéyre ful apercue par le loup, i] bondit sur elle. — Aprés une null de bataille, eile fal mangée par lui. — Lorsque Ja nouvelle fut connue par son maitre, M. Seguin, i! pleura ; mais if ne ful pas surpris par cette triste mort. %) Rédaction : Fumez-vous ? — Pourqual aui ? Pourquoi non ?— Si vous fumez, préférez-vous fa cigarette, ou /a pipe ? Pourquoi? 42 LEGON 17 GRAMMAIRE 1 — Formation du passé simple (fin) Verbes du 3¢ groupe : [-IS), Verbe alendre: attend is, —Tu attend is, —Tl altend it, Nous attend mes, — Vous attend ttes, — Ils attend irent, Conjuguez de méme : allendre, desvendre, enlendre, rendre, lendre, vendre, répondte. ecouvrir; oueilliry offrir; ouvtir; soulfrir; dormir; mentir; partir; sentir: sortir; servir (je coupris, je cueillis, cle...). hattra : je ballis; prendre : je pris; apprendre 2 j'apprie; dire : je dts; faire : je fis: mettre : je mis; rire je riz (rare); wonduire ; je econduists ; nuire + je nuisis (rare); éorire : Jdertnis; suivre : je suivis} poursuivre + jt poursuinis ; naibre 2 je naquis. s'asseoir : je m'assis; voir: je vis (Lous les antres verbes en -nir ont le passé simple em -s). Il — Le passé antérieur passif Quand l'éléve eut été regu au bacealauréal, il s’ingeriil A la Sorbonne. On forme ce Lemps aver : le pasaé antériour de ETRE + le participe passé. Verbe reeevoir : Quand j'eus 6té regufe)... Quand nous eimes été regu(e)s... Quand ils (elles} eurent été regu(e)s... Ecoliers et étudiants wT y cut & toutes les ¢poques des enfants qui, comme Héline Vincent, appriresxt [1) a lire, A terire, & compter; des jeunes Bens (ui, COmMmmMt Sql frere, stiieient (1) des cours de lettres (f.) et de sciences (f.), — Autrefois, dans les éeales franicaises, Vinstruction ne fut-elle pas donnée en latin 7 — Oui. Longtemps aussi, elle fut dunnde (1) dans des écoles: relj- gicuses, mt par des maitres et des professeurs que jes Héves payaient de la mam 4 la maim/2|,— NH n’en est plus ainsi maintenant (31? — Non, bien sir! Quind un enseignement public ct gratuit. a dé ordé par la République francaise A ’ cétée de Fenseignement privé, beaucoup de maitres et de piro- Sl fessones devinrent fonctionnaires (m.) ide V'Btat). Aujour- Une école communale. xl'}iini, dus millions d'enfants regoivent, jusqu'a 14 ans, lenset- & DIX-SEPTIEME LEGON gnement (m_) du Premier degré dans les ecules communales, C'est JA qu'on leur enseigne les mystérés (m.) de lorthogmphe (fj! — Et ensuite? — Ensuite, ils recoivent I'ensei- gnement du Second degré et préparent in baccalauréat de lettres, de sciences ov de techniques. Aprés le « bac » [4}, on entre & l'Université, C'est alors lenseigne- ment supérieur, les amphithéditres (m.), les laboratoires (rr). C'est la vie on commun, el, pour ceux qul ont de la chance, une chambre & deux, 4 la Cité Universitaire; on rencontre, conime jadis au Moyen Age sur ja vieille montagne Sainte-Genevitve, des étu- ‘ Z diants de toutes les mations, « Etudiants venant de passer un examen. [I] Ge pound comport serait également poakt lie, — [2] Loe didius proyaient leurs prifemeies, directement, — (3) HOn'en es! plas aban 2: cela a cheatige — {4} Ont te tenia, nbedndations popaiiaires pour « becedlaurdal <4 Pour la | Conversation | » Pole pp. 2G, —eEeeeeeeeeSSSSSSSSSSSSFSFSee Pm EXERCICES 1) Exprimez en d'autres termes : f/ y eut 4 toutes Jes énaques des enfants qui apprirent 4 fire, —/ly aun ense/gnement public. — ify aun enseignement privé. — Apres le baccalauréat, an entre a I’ Université. Il} ‘Dans le début dela lecture (jusqu’a ou par des maltres ef des professeurs...), remplacez le passé simple par le passé composé. Hf) En respectant les temps des verbes, mettez : a)-al'actil: L'instruction fut donnée par des maltres. — Lorsqu'un enseignement public eut été crée par fa République francaise... b) au passif : Les enfants suivent les cours de /'enseignement du premier degre — Beaucoup d'dléves ont préparé /e baccalauréat. — Les étudiants occupaient les gradins de /'amphithédlre. WV) Relevez dans la lecture tous les verbes du 3° groupe. Eerivez-les A la 3° porsonne du singulier du présent, de |"imparfalt, du passé simple, du passé composé et du futur da lindicatif actifs. V) Ecrivez les mémes verbes (ox. 1V) A la 3° porsonne du singuller du présent, de |’imparfait, du passé simple, du passé compose et du futur de l'indicatil passifs. (Attuntion Lies varbes transitifs indirects ot los verbes intransitifs n'ont pas de passif.) VI) Mettez aux temps voulus les infinitifs entre parenthéses : Quand ifs (apprendre) a fire of a derire, ils changeront de classe. — Quand js (recevoir) lenseignement primaire, iis entreront au lyeée.— Quand ils (passer) leur baccalauréal, ils jront A l'Université, — Quand jfs (apprendre) a fire, 4 écrire, ils changérent de classe, — Quand ifs (rocevair) Fenseignement du premier degré, ils entrérent au (yede. — Quand ils (passer) feur baccalauréat, ifs s'inserivirent a PUniversite, Vi} Mettez aux 3% personnes du passé antérieur passif les verbos : prendre, cueillir, ouvir, Vill) Complétez les phrases sulvantos, avec dex 1drmes passives : Aussidl qu'//s (prendre), fes poissans, perdirent jeurs jolies couleurs, — Quand elles (evelllir), les roses furent moins bolles. — Dés que fa porte fouvrir), i! y avail un violent courant d'air (répdlilion ). — Das que ta porte (ouvrir), iy éut un violent courant d'air. | Textes pour la lecture et l'explication. Lecons 124 17. | L'ARRIVEE DES CIGOGNES A deux heures entra’ M. le professeur Speck, avec ses larges soyllers-carrés au bout de ses ‘grandes jambes maigres jet $a longue redingote marron (...). Ilse découvrit? d'un alr-solennel, el dit : « J'ai Uhonneur d’annoncer @ la compagnie, que les cigognes sont arrivées. » Aussitét les échos* de la brasserle répéetérent dans tous les coins. ; « Les clgognes sont arri- vées! les cigognes gont arrivées! » Ilse ftt un grand tumulte , chacun quittall sa chopeta moitié vide, pour aller voir les cigognes. En moins d'une minute, il y avait plus de cent personnes, le nex en |'air, devant [I'hétel] du Grand-Cerl. Tout au haut de |'église une cigogne, debout sur (sa patte), faisait |'admiration de toute la ville. Le male tourbillonnait autour et cherchait A se poser sur ja rouo?;ot pendaient encore quelques brings de paille. Le |rabbin] David venait aussi d’arriver ; et, regardant, son vieux chapeau periché sur la nuque, il s'écrialt : @ Elles arrivent de Jérusalem!,.. Elles so sont reposées sur les pyramides d'Egyptel... Elles ont traversé les mers!» Tout le long de la rue, devant ja halle, on ne voyait que des commires, de vieux papas et des: anfants, le cou replié, dans une sorte d‘extase, Quelques Vieilles disalen| en s’essuyantles yeux : # Nous les avons encore revues une fois. » (...) Les deux oiseaux, comme pour répondre a ce salut, tout'en planant, falsaient claquer leur bec, et une troupe d'entants les sulvalant dans la rue des Capucins, criant 2 Tra ri, ro, 1'6té vient encore une fois! You, you, l'été vient encore une fois. # ERCKMANN-CHATRIAN, L'Ami Fritz. (Hachette. 1. frvursion du. wujat. apras cattalens compléments clr netieaed par Wee trues do [a bomen, comme oat Mecho, coratanciil, — 2. ILenkewa son chapeau. Couvnda-rourn = 4. Sa chope de bites, — 8, Uho coud (ieche gy Bommel Motte votre ¢hape, — 3. le don des paroles semble do la Chaminge pormet aun cigognes do fale leur nid. S RENARD ET CHANTECLER lly a bien longtemps, vivait dans son terrier de Maupertuis, un renard conny a dix lieues & la ronde pour sa prudence, ses ruses et les mauvais tours qu'il joualt 4 ses amis, aussi bien qu’a ses ennemis, Museau fin, yeux mobiles, pattes a ressorts d'acier, beau pelage roux, longue queue en panache: voila maltre Renard. Renard avait une femme, dame Hermeline, ot deux enfants, deux jolis renardeaux, Malebranche at Porcehalie. Un jour Renard, Hermeline, Malobranche et Percehale regardaient tristement le buffet of ne se voyait aucune provision, et le plafond of ne pendait aucun jambon. Aprés-un long silence LEGONS 12 A 17 45 plein do découragement, Renard dit enfin, a bout de ressources’; « Je vals encore essayer de voler quelque poulet, Advieane que pourra’! » Et |! sortit. En rampant, il so dirigea vers un’ poulailler situé non loin de [4 et dul appartenait 4 un paysan alsé. llapercut le coq Chantecler, perché sur un tonneau, ef lui dit +4 Vous ne Vous souvenez done plus que votre pére at le mion étaient fréres et s'aimaient tendrement? Vous soupirez, Ah! oul, ce ful une grande perte pour nous tous, gue la mort de Chanteclin, mon cher oncle, et nous en eimes grand deuil, ma femme et mol. Lors- qu'il fermait les: youx, il chantalt d'une maniare qui jamais ne se reverra. » La-dessus, Chantecler, piqué de |'éloge donné 4 un autre, langa un cocorico retentissant. « Eh bien, qu'en dites-vous, cousin Renard? — de ne voudrais pas yous froisser, mais cela ne peut se comparer. Quand Chanteclin chantait, son Cri portalt’ A deux lleues au moins. Tous les autres coqs s'arrétaient de chanter, ef I'admi- ralent et le jalousaient. Non! vraiment, cousin, vous étes loin de | 'égaler, Cala vous serait si facile, cependant. — Vous croyez qu'il fermalt los yeux? — J'en suis sir. D'ailleurs, voyons, pourquoi mentirais-je? — Attendez, attendez, cria Chantecler, vaincu par |’orgueil, Je vais essayer et vous jugerez. » ll ferma les yeux, quyrant un large bec : Renard, qui bouillait d'impatience et se retenait A grand-pelne, attrapa par l'aile le pauvre chanteur et l'emporta en courant. Aussitét, valots, servantes, tous armés de pelles, de ploches, se lancérent & Ja poursuite du voleur. Mais bien malin qui attrapera jamais" Renard Ala course. Le pauvre Chanteclor, tout meurtri, se plaignait en son langage, par mots entrecoupés ; 4 Ah| méchant traltre! qui peut avoir conflance en ta langue dora? x. Ace moment, plus que jamais, on entendall les cris des poursulvants : « A mort, & mort! » «Eh bien, dit Chantecler 4 Renard, crie quelque chose a ces gens-la. lis sont cruels envers les miens® et je voudrals me venger d'oux. Tiens, par exemple, dis-leur ; @ Pendant que vous me poursuivez, mon ami le loup mange vos provisions, A une prochaine fols, bonnes gens"! Renard trouvait toujours un malin plaisir & se moquer de ses ennemis. Oublianttoute prudence, content de jouer un bon tour, il ouvrit sa gueule toute grande et criacce que lui soufflait Chantecler, Aussitét le coq. s'échappa et alla se poser sur une branche, hors de portée de Renard, Et pendant que Renard rentrait tristamenta Maupertuis, Chanlecler faisali un refour triomphal au poulailter. te raman de Renard. (d'eptte lea @ditiona Hanhotin), 1. Mo frouvant plu aveuh meyin dé se Geocure® du la conte rbines | malt jw tilbbar Heurritite, = Cuand on a dtmincé tout gay arpent, an wit portie, — 4, |) sera bien mal & Soul de respources. — Quand on m.couru feud) Johgtermpe. — i Low He dle ima donee, — Lee tluns, cede de tn On est ih bout dn mould. — 2.4 Qu'll arrive (yubsemetit) ew famille, dtc... — Nm berda tous fee siens dann un nau- Qui DOUrTa arrive» views diction. —3, Emploi inttharsitit frage. — 6. Oo dil pin bonnes une, de nidchanion gany, os porte = atteindre. Ca funil de chasse porto A tro mala des gana muichanta. (Qn be di} pes: des gens Boral) 46 TEXTES COMPLEMENTAIRES RENARD ET LES PECHEURS D'ANGUILLES C’étalt au temps de I'hiver; Renard étaitdans son logis, fort pauvre de provisions. I! sortit pour chercher fortune et il s‘assit le long d'une route prés d'une haie, tendant le cou de tous cétés, espérant quelque aubaine. || fut trés joyeux de volr s'avancer une charrette! condulte par deux marchands qui venalent de la mer et rapportaient des poissons. La bise avait soufflé toute la semaine, et ils avaient leurs paniers ramplis do harengs frais et d'autres poissons de mer grands et petits, el aussi d'anguillas* qu'ils avalent achelées en passant par les villages. Renard les voyant, s'éloigna par des chemins détournds, et, join devant eux, se coucha au milieu de la route, aprés s‘étre bien roulé dans la terre fraiche d'une prairie. || s’était donné !'air? d'un mort, les yeux clos, les dents serrées, retenant son haleine. Le premier des marchands qui le remarqua dit A son compagnon = « Voila un chien ou un renard! — C'ast un renard, cria l'autre ; descends vite : prends-le; gare qu'il ne t'échappel » Tous deux s’élancent ot arrivent & Renard, gui, étendu sur le dos, ne bouge pas, Ils le rotournent de tous cdtés. « I] vaut bien trois sous, dit l'un. — Bah! dit l'autre, Il en vaut au moins quatre ; vols comme la gorge est belle et blanche. Mettons-le sur notre charrette. » Etils continuent leur route en se réjauissant de la trouvaille :« Ce soir, dla maison, disaient-i!s, nous |'dcorcherans, © Ainsi parlaient-its ; mais Renard ne faisait qu‘en rire. On |'avait jeté sur le ventre, par-dessus les paniers. Tout doucement {I en tira bien trente harengs, qu'il mangea de grand appeétit, sans demander sel ni sauce. Puis il fourra son museau dans le panier d'a cété, et en tira trois colliers* d'anguilles. Il y passa sa téte et son cou et jes fit glisser sur son dos. II s'agenouilia pour bien choisir son moment, s’avan¢a un peu, et enfin se lan¢a au milieu de la route, portant son butin & son cou, Une fois en bas, i! cria aux marchands : « Dieu vous garde"! J'emporte un peu d'angullles, ot je vous laisse le reste, » Les marchands furent bien ébahis ; « Le renard! » s‘écriérent-l[s. Ils tegardérent derriére eux : il était trop tard! Is descendirent pour l'attraper, mals Renard ne les avait pas attondus et jl eut le temps de s'enfuir au loin. Le Waeran Ban ,, (iFaorte les éditianw Hachatiq). 4. La charrette ut uno petite voiture A deux poues, comma = mort; ae dontier Viale adn mort = fe falta semmtht o fa cartlola; le chariot a quatre four. — 2, Pulason aligiod unimort. —4, Les anguillis, dant la thle eat anfilee cermne un Barpent, gui ‘al dane {eau dolce (4 Jau Salas, une cordi, foment un. collier, —&. Ici fe wirhe eat au sub- la mer). —3. Avdir ait d'un mort = ire semblabig’ a un janetit ; cies! wn souhalt. e VICTOR HUGO A L'ECOLE (Les petits Hugo jn'avaient pas, surtout Victor, age du collége ; [leur mére les envoya d'abord & une école de fa rue Saint-dacques ot un brave homme! et une brave femme enseignaient aux fils d'ouvriers fa lecture, I'écriture et un peu d’arithmétique. Le pére et le mére Lariviére, comme les appelaient les écollers, méritaient cette appellation par ia paternité at la materniié de leur 4. Atiention & lp ploce de. Madjectit Brave. in brave hamme = un horutiy plain de bonté ; an homme brawe = un homme plein de couragd, danagin LEGONS 12 A 17 47 a enseignement, Ca se passait en famille’. La femme ne se génait pas, la classe commencée?, pour apporter A son mari une tasse de café au lait, pour lui prendre des mains le devoir qu'il était en train de dicter, et pour dicter 4 sa place pendant qu'il déjeunait. Quand on voulut apprendre a lire'é Victor, il se Lrouva® qu'il le savait. I avait appris* tout seul, fien qu'a regarder* Jes lattres. L'écriture alla vite, l'orthographe aussi, et la « mére Larividre » s'est vantée souvent d'un Evangile qu'elle lui avait dicté dans fe premier somestre ot of il n'avait fait qu'une seule faute, dbaruf avec un e*. Victor Hugo, raconté par un lémoin de sa vie. 1, Comme entre gone d'uing moine tainitd, — 2 Quand fire = ll enawigne ts lettre. — Liem atrnnd & leo il iy dlasse étalt commencée. — 3. On nenstaia, —4, Allontion — teeoil Tanseanament du maine. — 5. Seulement! on regar- oo. aux deux sans du verbo apprendre ; Le maitre apprend A dant.— @ Une au liu do a PAGE D'ECRITURE Deux ef deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize, Répétez! dit le maltre. Deux et deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize. Mais volld |'ciseau-lyre! qui passe dans le cial l'enfant le volt enfant lentend Venfant l'appelle : Sauve-moi jous? avec moi olseau! Alors, 'olseau descend ef joue avec |'enfant Doux et deux quatre... Répéter! dit le malire et l'enfant joue Voiseau joue avec tui... Quatre et quatre huit huit et huit font seize et seize et seize qu'est-ce qu'lis font? lls ne font rien seize et seize et surtout pas trente-deux de toute facon eft ils 5"en vont. Et enfant a caché l'oiseau dans son pupitre ot tous les enfants entendent sa chanson et tous les enfants entendent la musique et huit et huit @ leur tour s"en vont el quatre et quatre et deux et deux & leur tour fichent le camp? et un et un ne font ni une ni deuxt un et un‘s‘an vont également. Et l'olseau-lyfe joue et l'enfant chante et le professeur crie : Quand vous aurez fini de faire le pitre®t Mais tous les autres enfants écoutent la musique et les murs de la classe s'écroulent tranquillement, Et les vitres redeviennent sable Vencre redevient eau les pupitres redeviennent arbres la craie redevient falaise le porte-plume redevient oiseau*. J. PREVERT, Paroles. (Gallimard.) 4. Oisieu weotiqua dent ta queue ata forme d'une Wyre — — comptont lox onfanta svarit de cominateke unbeourse, pour 2. oder ()"" Graupe). Llontant dime te jeu ti eit fouddt. artic fous eneiible au mene dimen. — eo Ne faire nl une 4d. Fiche le camp! se sauret, sentir (osprosion iris = nl dows m, c'est agi’ vite. #anh privenir, sans donner te farnntidnal —<4,e Ung! doux) Une! deux» cil |'officiar qui Sana — §. Lie clown, be fiapoour., — 8. Allaire Ala plu oll marchir ses solkiain au pas. — © Une! duéual teold) » ole, dention ae serent Jndis peruy Geren. 48 LEGON 18 GRAMMAIBE | — Pronoms relatifs simples (invawantes en genre ol on nombre) sujel qui: Ecoute ton professeur qui parte, (tcoute [es professours QUT parlant. obj. direct =: que: Prends le livre que je le donne. compliment \ A qui: Voici le professeur a qui j'ai parle. AVeR par qui: Voila le professeur par qui lu seras inLerrogé, préposition | avec qui: Tu vonnais le professeur avee qui je Lravaille. L’antécédent 1° On appelle ainsi le nom fou le pronom) représenté par le pronom relatif: ..le professeur qui... 90 L'antécédent esh souvent sotis-entendt dans les proverbes : Qui a bu boira (= L’homme qui a bu...) 3° On ne peut pas employer A OUL, DE QUI, PAR OUT, ete. (avec pré- pesition) quand l'antécédent est un animal ou une chese (voir 11), ll — Pronoms relatifs composés (VAriauLrs) stajel { lequel, laquelle, lesquels, lesquelles | s'emploient et obj. direet | (mas, sing.) (fém.sing.) (mas. plur.) (fém.plur.) ) rarement (a) auquel a laquelle compliment auxquels auxquelles (de) duquel de laquelle desquels desquelles Liantécédent avec est un élre inant au une chose. préposilion (par par lequel par laquelle elc...) par lesquels par lesquelles Ex. + Voici le professeur auquel (ou a qui) j'ai parle. Voie Vilintraire auquel je pense. La Bourgogne et les Bourguignons « La Bourgogne, ou Je bourgogne ?— Ne confondons pas ! [1] La Bourgogne, c'est une large vallée dans daguelle, A travers les champs et les prés (m.), conte la Saéne [2] au cours lent et tranquille; ce sont des coteaux plantés de vignes, gtre cultivent des paysans robustes, hauts en couleur [3], au parler sonore; des sanctuaires réputes, Vizelay, par exemple, ob les pélerins [4) accourent chaque année; une terre sur laquelle se mélent étroitement le got des choses de Vesprit (m.} [5] et amour de la vie matérielle; la terre gui vit naitre Bossuct, le grand orateur religieux du xvit* sitele, le podte Lamartine, et tarit ‘hommes illustres. — Que de choses et hommes a la fois, mon Dieu! — Hé oui! Cette province est riche cf yariée comme son vin, le fameux DIX-HUITIEME LEGON 49 bourgogne (avec un petit b!). — Comment 3 7 = oi appelez-vous donc les diverses sortes d'un méme vin? Je connais ce mot, je l’ai sur le bout de la langue [6], — Vous voulez dire les différents crus. I] y en a des dizaines {7l. Et les Bourguignons sont tres fiers de leurs ving, Ce sont de fins connaisseurs [S, allez! (o] I) faut Jes voir, dans les ventes annuelles, poater les vins, I] faut voir lair sérienx avee equel ils agitent doucement leur petit gobe- Jet d'argent, l¢ passent Jonguement sous Jeur nee pour sentir le parfum, Je portent & leurs livres et boivent enfin. — C'est de la gourman- lise ? — Non; c'est. presque (pardennez-moi!) de la. piété ! » LT) Ne note frompane pant Cex deme erpresaione n'ont is Te tide gene! — (2) Prononeer one.— fa) Un oiarge ant en comer 2 oun olaage ide ctlord, rouge. — 4) Le» Péloring jont on pélerinage. hi De ja uie inteltee- fuelte ef morale, — [0] HM mie nerible gite je vois me fe rapipe- ler, mois je n'y réusets pox. — [7] Une disuing, sare Vézelay et sa célébre basilique. douraine, one yuinteine, tne tingtaibe, une lrentaine, Hine quarantine, ane cingtadlaing, ute wotzantnine. tine centuine, Hn biens— [9| Inlerfeetion trex daurynte Wane te han noe pare p> | Co jer, — 8] Oa siles'y connainem fation , p. 2. » EXERCICES 1) Exprimez en d'autres termes : Ces coteaux sont plantés de vignes, — Ces paysans ont un parler sonore. — Cel hommea fe goal des choses de/'esprit. — ily aen Bourgogne des dizaines de crus. — Je ne m'y connars pas en vins. ). @) Relevez tous les pronoms relatifs de la lecture et frouvez leurs antécédents. b) Séparez les propositions relatives, ©) Dans ces propositions felatives, remplacez les pronoms relatifs par leurs antécédents (précédés, s'il y a lieu, de pispestuoren d) Dites la fonction de chaque pronom relatif. x.: Voici |'tlave qui je parle : @) & qui (= I'élave) ; b) A qui je parle; c) je parle & I'dleve ; d)a qui (= objet indirect de : jo parle). i!) a) Expliquez le sens des proverbes : Qui a bu bolra. — Qui dort Un connaisseur. airie. Poul veut voyager /oln ménage sa monture (= son cheval). » Y a-t-il des proverbes de méme sens dans votre langue? crivez-les en francais. 'V) Complétez les plirases sulvantas par des pronoms relatifs simples ou composés, selon le cas, et précédés de prépasitions, s'il yalieu : C'est une région... me plalt beaucoup, — C'est un pays ... je connals bien. — Cea sont des aysans ... j'ai souvent reacontrés. — C'es! une province dans ... j'ai souvent voyagé. — Ce sant des foréis dans .... je me proméne souvent. — C'est une amie 4... je préte queiquefois des livres. — C'est un fravail ... je m'intéresse. — C'est une étude ... je m'intéresse. — Ce sonl des éludes ... je aintétesse. — Ce sont des études ... mintéressent beaucoup. V) Donnez lcs 3° personnes du passé antérieur actif et du passé antérieur passif des verbes : culliver, planter, méler, godter, 50 LEGON 19 GRAMMAIRE 1 — Dont: Ce pronom relutil s’emploie généralement au lieu dle : de qui, duquel, de laquelle, desquels, desquelles 1) C'est un chien dont la patte est cassée > dont est compliment da nom — (la palle du chien), 2) Voila une forét dont j'aime les arbres ; dont est. complément de nom — (les'arbres de la forét). 3) Uy a des élives dont je suis content. : dont est complément d'adjeetif — {je suis content des éléves). 4) Voiei le professeur dont je parle; dont est objef indirect — (je parle du professeur). tl — Ow: Adverbe retatif, s'emploie comme pronum : = dans lequel, dans laquelle, dans lesquels, dans lesquelles Ex. : Montréal est lu ville od je suis né (dans laquelle je suis né), Od exprime parfois le temps : [I pleuvail, fe jour of je snia parti. Ill — Le participe (voir volume I, p. 170) Parlanl sans eesse, les bavards génenl, leurs voisins. Ayant parlé cing heures, cel oraleur est fatigue. (= Aprés qu’il a parlé... parece qu'il a parle...) Parlicipe present aelil : parlant, — Participe passé actif : ayant parlé. Tous les verbes qui font le passé composé de lindicewtif avec « jai» font le participe pussé actif avee « ayant ».. verbes : Blre, j'ai été, ayant été. — Avoir, j'ai eu, ayant eu. Boire, j'ai bu, ayant bu, ete... En route vers Lyon Ayan? quittd le Jura, M. Vincent va suivre, vers Lyon, la vallée de Ja Saéne. Sur son guide [1], il vient de lire; « Pays (m.) d’élevage (m:); on y engraisse surtout les volailles ({.); les poulets (m.) de cette région sont trés appréciés, » N’est-ce pas Voceasion (f.) de faire un bon repas ? Justement, M. Vincent a grand appétit [2}. DIX-NEUVIEME LEGON 51 pris place dans la salle que chaufle un gros poéle, i] réféchit \ un instant, Quuls plats ya-t-il commander ? « Pouvez-vous me servir une omelette et un demi-poulet roti? I} m'est impossible de vous faire une omelette, lui dit l'au- bergiste; les poules ne pondent pas en cette saison-ci; il fait trop froid. Mais je vais vous servir un poulet dent vous me direz des nouvelles (£) a} = A -+ M, Vincent se remet en route,.. Mais est-ce l'effet du bour- gogne, dont il a bu toute une bevteille? Il a la téte lourde.., ia envie de dormir... serait-ce une légtre ivresse ? Impru- dent M. Vincent! C'est dangereux quand on conduit! [5) Pour- tant, il voudrait bien arriver & Lyon avant Ja nuit, Et, pour comble de malheur [6), un brouillard épais remplit Ja vallée Buitonot de la Sadne; notre ami ne voit pas A trente métres devant iti sithic wie tae s . ‘ : . lui. I) devra rouler avec lenteur, Ce brouillard va devenir encore plus ¢pais, quand M. Vincent s'approchera de Lyon. Car Ia ville est A cheval sur deux fleuves: la Sadne et le Rhone, Le voila qui s‘arréte [3) dans une auberge de village; ayant “a \ § f!) Un guide eal fa personne gui vous guide, fond coniait dans ta monlugne, cleat atveai fe lives qui tous guide en poyage. — (2 Aber uppélil, a tres fait. [3] Voila M. Vincent qui s'arrile: AM. Vincent Horrite.— [4] Je vous promete an bon reps, dont vous me reparteres antwent. — (h] Usuel pour dire: qetatd on conduil une voflure, — [0] Poor coripléler sua mulheur, Je Pour ba | conversation |, ¥. p. 2iMi, EXERCICES ini dire quelgie chede lout bux. (4] Faire ¢ Feébeilion, repos de Noel apres la meste de minal: — (S| Crore an Pére Nodlz craire que le Pére Nott existe. Familiéroment > dive nulf - | Conversation y p- 207, des bonbons (m.). Pierre, lui, ne croit plusan Pere Noél. Laura tout de métne la bicyelatte qu'il désire. Au Jour de Ian {le t* Janvier), ce sont surtout Jes Le Pére Noil, “Verte afirir > Softee, fu offres, il offre, nous offrona, vote offroz, ila ofront. — J'offriral, J offrais. J'ai offort. J'oftria, 58 VINGT ET UNIEME LEGON a it) In) '¥) V) » EXERCICES <@ Exprimez en d'autres termes : Le soleil resplendit. — Héléne a sommell, —/laacheté un poste de télévisian en secret. — ll change souvent de cravate. Répétez (e début de la lecture, jusqu'a + fui souffle Pierre, en commencant-ainsl : M, Vin- cen? revint 4 Paris... || faut changer les temps des autres verbes personnels (passé simple pour les 3 premiers, imparfait a partir ‘de : peut-elle). Reprenez Je texte depuis : « L’arbre de No#l,.. comme jes petits Francais ». Mettez @ l'im- parfait les verbes qui expriment un état ou la répétition. Mettez au passe simple les verbes qul servent & exprimer une action passée. Relevoez les verbes A |'indicatif dans le début de’ a lecture, jusaw'a = réveillonner. a) disposez-les en 3 groupes : actifs avec avoir aux temps composés; actifs avec élre aux temps composés ; pronominaux. b) dans chaque groupe, écrivez les infinitifa présents etles infinitifs passds correspondants, Conjuquez a toutes les personnes la phrase: a) de pense que je me su/s trompée. Tu penses quo tu... b) Je pensais que je... Conjuguez de nouveau cette phrase en remplacant la 2 proposition par les formes convenables de |'infinitif passé pronominal. (Ex. : Je crois que je me suis assise je-crois métre assise.) VI) Reprenez les phrases suivantes 4 la forme Interregative, en remplacant les mots en romain par un pronom interrogatif: Nous allons jouer au ballon, — Tu regardes jes enfants. — Nous admi- rons l'adresse de ces petites filles. — Ce livre apnartient a Jean, — Ce livre appartient & Pierte. — Le remede de fa rage ful découvert par Pasteur, — les fauts plateaus du Jura’ sont couveris de piturages. — Vous aver élé donné par l'arrivés de M, Vincent, — Héléne joue 4 fa poupée. VII) Queiles sont les phrases de l'exer- cice VI que l'on pourrall commencer par: qui est-ce qui? qui est-ce que? qu'est-ce qui ? qu’est-ce que ? Vill) Complétez les phrases suivantes en mettant 4 la forme convenable jes infinitifs entre parenthtses: // faul que nous (offrir) nos veux de Nouvel An & notre grand-mére. — Je désire que tu (donner) 2 /aconclerge de belles dlrennes. — Je veux que vous (savoir) par cour quelques fahies. — i est difficile qu'Héléne (rester) si (ongtemps assise. — Avant gu'ils (laire) /e réveilion, les parents assisteront a fa messe de minuit, — Une voix mystériguse ordonne que Jeanne a'Arc (aller) av secours du rof de France. — Croyez-vous qu'il {ty avoir} ve cathddrale plus belle que calle de Strasbourg ? 1X) Quelles sont, dans votre pays, les coutumes de Nod!? — Celles du Nouvel An? Le matin de Nodal. LEGON 22 59 GRAMMAIRE | — Expressions formées d'un infinitif Je vais parler \ = je parlerai dans un instant: Je suis sur le point de parler | futur proche, Je suis en train de parler ah i a eecacra i action en cours. = J'ai parlé il y a un instant: Je viens de parler passé récent: Je reste ici sans parler = Je reste ici el je ne parle pas; Je me tais au lieu de purler c'est le contraire de: en partant. Il — Pronoms interrogatifs composés (Pour des personnes, des aninwux, des choses déja nommés), Un médecin. va venir. — Lequel va venir? — lequel : sujet, J'appelle un médecin, — Lequel appelles-ia* ? lequel : ebjel dirvet. Marie est soignée par plusieurs médecins. { Par lesquels est-rlle soignée ? par lesquels : ‘Par lesquels Marie est-clle soignée ?\complément avec preposition. Maseulin Féminin lequel? laquelle? | peuvent dlre ; sujel ou objet direel, lesquels? lesquelles? ) ou complément. ance une préposition, Masculin Féminin Sing. auquel? a laquelle? ; ; Plur, auxquels? © auxquelles?. |“ a serait Sing. duquel? de laquelle? | fe os euliona a a Pm Plur. desquels? — desquelies? PERE OS ER, (*) Aven ja, Cinversion n'est plow piste, iu: présent ilo Cindiculi), que dans tes formet: alte, dhe-je, dois-je, fuis-jo, puls-je, sais-jo, suts-je, vois-jo, vois-je. (Gn dit done: loquel eaf-ce que je prende 7) Maine, Langue e Clvilisation fratoaiene. Ul 60 VING'T-DEUXIEME LEGON Un barrage. Les Alpes it Jouons A un jek nouveat. — Loquel? [1] — Un jeu que je wens d’inventer. Fermez les yeux. Je vais dire un nom géographique, Chacun 4 son tour dira ce qu'il voit dans son imagination (f,)... Attention !.,. « Les Alpes »!— Moi, je vois des vallies cultivées comme des jardins, des foréts de sapins et de hétres qui montent a deux mille métres; plus haut encore, prés des neiges [2| éternelles, les patu- rages (m.) d'été, 4 l’herbe courte ct purfumdée, — Et vous, q uelle imaye vous faites-vous des Alpes ? — Laguelle 2... Attendez !,.. Je ne puis [3] répondre tout de suite | Je n'ai pas d‘imagination... — Alors, 4 un autre! — Moi, je vois des villages sur les sommiets (m,), avec leurs toits i longue ponte; Jes routes et les cols (m,) les plus élevés de l'Europe, par ot l'on passe de la Savoie au Danphing, puis a la Provence. — Moi, je vois les grands massifs chers aux alpinistes (m.). — Lesguels ? — Celui du mont Blane, par exemple, et les glaciers fendus de crevasses (f£.), les mutrailles (f.) A pic, les aiguilles vertigineuses [4), les ascensions (f.) en cordée (f.) con- duites par des guides {m.) pleins de courage (m,) ct de dévouement (m.). — Je pense, pour ma part, aux plai- sirs (m.) du ski, de la luge, aux champs de neie, of Jon monte lentement, par le téléphérique. — Ne m'oubliez pas, n'oublics pas Vingénieur (m.)! Pour moi, les montagnes, et les Alpes surtout, c'est de I'tan, l'eau des torrents et cles rivieres, C'est une force immense. Nous construisons avec du béton un barrage (norme; nous sommes en rain de déplacer des villages, de eréer un lac artificiel, de batir une usine hydroe-électrique ; nous allons transporter le cou- La luge. rant [5] 4des centaines (f.) de kilomitres... » [VU] = foyuel eaten? (On peut dire aust: auquel ty. — [Re] ba enige fond aa if (ie orche Tondra ee fenjuyud amine téportdre) 8] = fe ae peer prt, — [4] Gar donnent le wert) ge. ale mrfiye dewalt) tin precipice. — [5] Le courant électrique (i deetricilé court ledong du fildecuiere). D> | Conversation | ops 207, VINGT-DEUXIEME LEGON 61 » EXERCICES 1) Reprenez les phrases suivantes A la forme interrogalive, en utilisant les pronoms interrogatifs composés : Le- quel? etc... (Ex. : J'ai lu un beau livre. — Loquel avez- yous lu?) Nous visilons les wallées des Alpes. — Nous avons visité une belle valida, — Hs veulent atteindre un pic élevé. — Un de tes amis t'a accompagné dans l’ascension. — Nous sommes parlis avec un bon guide. — Vous vous intéressez & certains sports. — Man pére dail accompagné par un ami, — Je vais le montrer un glacier. il) Refaites les phrases ci-dessus, aux mémes formes interrogatives mais en _—ee les verbes. (Ex. : J'ai lu un beau livre. — Lequel ? i) Indiquez I'infinitif des verbes de la lecture qui ne sont pas a cette forme. IV) Mettez dans les phrases suivantes, selon le sens, les expressions : aller + l'infinitif; étre en train de + l'infinitif; venir de + |'infinitif; Des nuages noirs courentl sur nos tétes; l'averse est préie A lomber, — Voyez fa cordée des alpinistes qui traverse justement Je glacier ; Le ski. elle touchera bientét av pied de ja muraille. — Un aigie faisait des cercles,en volant, au-dessus du pic; lla plongs, ily a trols minutes, vers fe fond de fa vallée. Regardez-le, jl a repris 4 linstant son vol vers /e haul; il passe en ce moment dovant nous; bleniét i regagnera Jes cimes. V) a) Transformez les phrases suivantes, Supprimez ; sans + I'infinitif et mettez a la place une proposition indépendante (yoir p. 1 et 59).; Novs sommes partis pour l'ascension sans emporter assez de nourriture. — La-haul, au sommet d'une aiguille, nous admirions fe spectacle sans pouvoir parler,—Nous regardions sans penser 4 rien. — Mais nous sommes redescendus sans perdre de temps, car ja tempéte menacail.— Nous nous sommes trompés de chemin sans nous en apercevoir fout de suite ; cela nous a un peu retardés. b) Mame exercice pour: au lieu de + I'infinitif. Parle un peu, au lieu de te taire. — Ecris quelques Jeitres au /ieu de rester /A A ne tien faire. — Ecoutez les consells des viellies personnes au liev de vous moquer d'elles. — Approche-tai, au lieu de t'en aller. Vi) Transformez les phrases suivantes. Employez, 4 la place de ja deuxiéme proposition : sans +} |‘infinitit, et au flew de + |'infinitit: (sans) : J'a/ croisé un ami dans Ja rue a ie ne I'al pas vu. — Pars et ne lo retourne pas, — Venez et ne tardez pas davantage. — Je te parlerai et je no te cacherar ce que je pense, — Je vous ai raconté mon voyage et je n'ai rien oublié. — (au lieu de): s te dirons ja. vérilé ol nous ne le mentirans pas. — I! faul rentrer et jl ne faut pas alfendre plus longlemps. — Yous grossissez, yous ne malgrissez pas. — Courez, ne flanez pas. Vil) Dans chacune des phrases suivantes, remplacez le complément en italique (= caracléres penchds) par une proposition subordonnée commangant Fer quand + passé composé assé simple, futur, etc. : A l'entrée du Président de ja République, tout le monde s'es eve.— A son arrivée, la musique joua la « Marseiliaise ». — Vous paierez a fa sorlie:— Vous aves pa 7" fa sortie. — La meére accourt aux cris de |'enfant.— La mére accourut aux cris e enfant. Vill) Dane chacune des phrases suivantes employez un infinitif passé précédé de aprés: Je trouve un guide courageux; je fais l'ascension de I'aiguille. — Les enfants mattent leurs souliers dans fa cheminée; ils vant se coucher. —Tu enverras lesy@ux 4 ton oncle; tu feras une visite a la grand-mére. 1X). ¥ a-t-if de la neige dans votre pays en hiver? ¥ pratique-t-on les sports d'hiver ? X) Imaginez trois phrases sur 'le moddle de ; Pour créer un fac artificiel, Jes ouvriers sont en train de déplacer fe village. 62 LEGON 23 GRAMMAIRE | — Verbes souvent suivis d’un infinitif complément [Pas) de préposition préposilion [A] préposilion [DE] Je désire Je commence Je cesse Jespere Je me melts Je finis Je veux Je me prépare Je continue Je prifére Je me décide J'accepte Je peux > lire Je continue 4 lire Jessie Je sais Je renonce de iui permets/ de lire de dois Je om'amuse Je empéche Je crois Je m'habitue Je refuse Jaime | Je réussis Joublie J*aime Je propose Je lVoblige Il — Préposition + infinitit II se léve pour parler / (= aveo Fintention de parter) » bul. Il s’en va pour ne pas parler\ ll se léve avant de parler erie Il s'ussied aprés avoir parle ere Dites: pour, avant de-+-infin iti, eb nan > je... pour que je... ) Evilez d'exprimer tu... pau que: in. \ ici dean fois if... pour qu'il... elo, le méme aujol négalion de \'action de parler : elle n'a pas eu lieu. I] parle au lieu de manger : epposilion, Cerlaines prépositions exprimant, le bul, le lemps, ete., sonl souvent suivies d'un infinitif present. ou passé. Il s‘assiod sans parler, sans avoir parlé lll — Assez pour, trop pour Mon pére est assez riche pour avoir deux automobiles. (= Parce que mon pére est assez riche, il peul avoir deux automobiles.) Mon pére est trop pauvre pour avoir une hicyclette. (= Parce que mon pére est trop pauvre, il ne peut avoir une bicyelette,) La Provence (extrait d'un article de M. Vincent) Quand vous voyagerez dans le Midi de la France, n’oubiies pas d'aller en Provence. Commences a descendre la large vallée que bordent les montagnes. Un chaud soleil brille dans le ciel blew; vous étes accompagné par la musique des cigales cachées dans les pins (m.) et dans les pales oliviers (m.); des mas [1) blancs se montrent partout, avec leurs toits de tuiles (f.) rose clair; des lignes de cyprés (m,) noirs les protégent contre le mistral, Le misttal est le vent puissant qui souffle le long du Rhone pendant des jours entiers, sans arrét (sans s'arréter) ; il est assez fort, dit-on, pour retarder les trains | VINGT-TROISIEME LEGON 63 la Provence est aussi la terre des souvenirs anciens : Orange a gardé son arc de triomphe usé par le temps, son théAtre antique assez grand pour contenir des milliers de spectateurs; Avignon vous montrera _ ses remparts (m.), le chateau des papes (m.), f i le vieux pont ae refuse aujourd'hui de franchir le Rhéne car i ses arches (f.) ! «Surle Pontd'Avignon,]’on y danse, l'on y danse, Surle Pont d’Avignon, l'on y danse tout en rond », disait la vieille chanson francaise, vivent les chevaux et les taureaux sauvages; c'est Arles, ses arénes (f,) et som thédtre antique... vence. J’y connais trop de merveilles (f.) potir pouvoir vous les nommer toutes... [Ef] Des mas [prononee: : mass): c'est de nom dex formu hd by provengales, PB Pour la | conversation | p Ve ph UF, ne reste plus que la moitié de La Provence, c'est aussi la Camargue, ob Mais il faut cesser de vous parier de la Pro- Le pont d'Avignon. 1) ih) IV) v) VI) » EXERCICES 4 Dans la pramiére partie de la lecture, transformez ; a) 3 phrases én posant la question : qu'est-ce gui? b) 2 phrases en posant fa question : qu'est-ce que ?. Analysez mot par mot ; La Provence est /a lerre des souvenirs anciens. Relevez les v. transitifs actifs de la lecture (4 |'indicatif ou a |'impératif). Distinguoz coux gui peuvent avolr comme objet : a) un nom seulement. — b) un nom ou un infinitif: Avec chacun des verbes ci-dessus (exercice Ill) : a) faites une phrase pour los verbes do la 1™ catégorie (a); b) faites deux phrases pour les Verbes de la 2 catégorie (b). Refaites les phrases suivantes pour y introduire l'expression : assez pour: Soyez bon, répondex 4 ma demande. — La neige est dute, elle est glissante. — La gi de létang ost épaisse, elle résistera. — Ce vin esl fort, |! pourra vielllir. — Ce vin a'ast pas fort, i ne pourra pas vieillir. — Ce fait est gras, if donnera un bon beurre. Refaites les phrases suivantes pour y introduire l‘expression : trop pour : Vous ées bon, vous ne pouvez pas refuser cela, — Cette région est sauvage, alle n'est pas bien connue. — La nelge est molfe, elle n'est pas olissante. — La glace est mince, elle -ne résiste pe — Ce vin est faible, i ne vielllira pas. — Ce fait ne peut pas donner de bon beurre parce qu'il est maigre. Vil) Modifiez les phrases sulvantes en y mettant des infinitifs précédés de prépositions . =) pour (but) : Je me couvre, car je veux avoir chaud, — Je me couvre, car je ne veux pas avoir froid. — Je vous ai fail venir ; je desire vous annoncer une nouvelle. — Nous nous levons, nous allons travailler, — Il a achelé un poste de td/dvision; i! voulail faire plaisir & sa femme. — b) avant de penta : Déjeunez d'abord, ensuite vous travaillerex. — I! fait ses bagages, puls 4 partira. —I/ a visité le Pas-de-Calais, if.a visité ja Flandre plus tard. — On réfidchit d'abord, ensuite on répond. — Nous sommes aliés 2 la messe de minuil, puis nous avons réveilionné, — c) Refaites les phrases de b) en les renversant de facon A introduire aprés |- l'infinitif passé : Ex.': J'ai travaillé, ensuite je suls sortl. = Je suis sortl apras avoir travaillé. | Textes pour la lecture et l’explication. Lecons 18 4 23. | LES ENFANTS DANS LE JARDIN PUBLIC (...) Cecil se passe aux Tulleries. Plusicurs Georges, plusicurs Jeannes, plusieurs Maries; Un qui tate, un qui dort; dans l'arbre un rossignol ; Un grand? déja raveur qui voudrait volr Gulgnal; Une fille essayant ses dents dans une pomme; Toute la matinée® adorable da l'homme; L'aube ‘et polichinella; on® court, on jase, on rit; On parle & sa poupée, elle a beaucoup d'esprit; On mange des gateaux et |'on saute a la corde, On me demande un sou pour un pauvre; j'accorde Un franc; merci, grand-pére!. et l'on retourne au jeu, Et l'on grimpe, et l'on danse, at l'on chante. O ciel bleul C'est tol le cheval, Bien. Tu traines la charrette, Moi, je suls le cocher, A gauche, 4 droite; arrate. Jouons aux quatre coins. Non; 4 colin-maillard. Leur ‘clarté' sur son bane réchauffe ie vielllard. Les bouches des petits sont de murmures pleines, ils sont vermeils, ils ont de plus fraiches haleines Que n'en ont les rosiers de mai dans les ravins, Et l'aurore trissonne en Jeurs cheveus divins. Tout cela, c'est charmant, . _ Victor HUGO, L’Art d'étre Grand-Peére. #. Adjectif mit comme tom: Quand (Un! enignt voit un un, grand do quite ans... =e Uentfance est le matin de aulre ontant clus 40% qua lui, |}dits«C’estun grand! = Un ta vie rly viuil/lesse- est le golr de le wie. — 39, On = los ontant enfant de quatre ans pense. qu'il sera un grand. quand i) —4. Les entants sont pura comme ta humor. Chard, itl, aura sept ou huitans ; mais un ontant de huil ans ceo d’dtre est Oridiau sone figured: c'est un comparaigon, JEU DE GARCONS {| faut savolr souffrir pour ses amis. J'en avais un, appelé Pierre. Je |'aimais tendrement. lly avait un pacte entre nous: on ne devait pas rapporter', il me dit un jour : « Viens, nous allans javer & Guillaume Tell*. » WJ ignorals ce Suisse hardi. En quatre mots, Plerre me conte son histoire et me met au fait. L'héroisme m'enflamme?, je veux aussitét !'imiter. Pierre me dit ; & Prends cette pomme et mets-la sur ta tate. de vals |'abattrs d'un seul coup. » +. Fale un ranpert contra uc camerade,. le dénoncer ‘trae U'abatlre d'un coup d!drpaléie Une pormme placde gurlh (wupressin courante cher fia patie Francain.— 2 Miron tite de aon file, —J. L'allumptie enflammale papier, qui prond nulional de dis Suisse (XIV gidely) qul ful contiaint par un feu. Le course, |'hérotirie enflamment ba copur human. LEGONS 18 A 23 65 li me pose une pomme en équillbre sur le crane, il se recule de quatre pas. Il n‘avait point d'arbalate, mais un petit fusil A ressort, dit Euréka, qui langait de courtes fléches munies & leur extrémité d‘une rondalle de cagutchouc, Mon ami vise lentement, assure axactement son coup ; ll presse la gachette, et je recols la fléche dang I'mil. Ce n’était pas dans le programme, mais j'en vis trente-six chandelles*. Volla Pierre affolé et moi bien davantage, car la fléchette s‘était collée 4 mon orbite et, étant neuve, elle adhérait parfaitement. Je la détache, me frotte |'cail, qui pleure un peu. Pierre l'exa- mine, soulfle dessus, et, pour se rassurer lui-méme, il me rassure, «Ce ne sera rien », dit-il, J'avais assez mal, et vaguement peur du pire’. Mais je devais me taire; et, dans les tour- ments, on ne m‘aurait rien falt® avoyer. Telle était la régle du jeu. Mais quand je fus rentré chez mol, ma mére me considéra et poussa un cri en palissant. « Regarde-moil Qu'est-ce que tu as a I'l? — Moi? Rien, fais-je bravement. — Tu as |'ceil plein de sang. » D'une rhain, ma pauvre maman me ferme |'cil validet, et de l'autre, elle montre deux dolgts. « Combian vois-tu de doigts? » de ne voyals rien, Je dis au hasard® : « Quatre! » On fit chercher le médecin, II lava doucement ma blessure, dont je ne souffrals d'allleurs plus, et il-tranquillisa ma mére qui me croyait déja |'cell crevé. Ce n'étalt rian, Emila HENRIOT, de l’Académie francaise, Les Temps innocents. (Plon.) torture, j‘¢tals incapable diavover.— 4. ul est en barine santé, Qui na pas Cinfirmité (= Invalide, U'hotel dea. inva- Ides resol! tes soldats gu! ant O16 blessés jendant hit quart el sont retiés Infirmes), — 5. = Sans sucune cerlitude, Quand ah ho cornell pn son chenyn, oo va au hasard. d'une maniérea imprévui, Inattendua: 1. Quand on recoit un coup violent sur l'cnll ou our ta tite, on croit Vali une grande uentitée de tachin (Umipumen. €.0n cn voll trente-sie chandalles #..— 2. Pour ies aus mauratnes chaser, gr oxampln d'avoir Vou! crevt. — Pire, le pire sont des formes du comporatif ot du suberliiit de mauvais.— 3. Conditionnal pases de faire = méme sous ia Mais, par hagard ~ LA POUPEE VIVANTE Eponine et Azelma ne faisaient aucune attention & ce qui se passait. Elles venalent d‘exécuter une opération fort importante ; elles s‘étaient emparées du chat. Elles avaient jeté la poupée a terre, ot Eponine, qui était l'ainée, emmaillotait le petit chat, malgré ses miaulements et ses contorsions!, avec une foule de nippes ét de guenilles rouges ot blewes. Tout en taisant ce grave et difficile travail, elle disalt 4 sa smur dans ce doux et adorable langage des enfants : « Vois-tu, ma scour, cette poupdée-la est plus amusante que l'autre. Elle remue, elle cria, ello est chaude. Vois-tu, ma sceur, jouons avec’. Ce serait* ma petite fille. Je serais une dame, Je viendrals te voir et tu la regarderals. Peu a pew tu verrais ses moustaches, et cela t'étonneralt. Et puls tu verrais ses oreilles, et puis tu verrais sa queue, et cela t’étonnerail. Et tu mo dirais : « Ah! mon Disu! » et je te dirals : « Oul, madame, c'est une petite fille que j'ai comme ga‘. Les petites filles sont comme ga‘ a présent. » Azelma écoutait Eponine avec admiration. 1. Le chat oe tord dont tous lea sens (vebe se tordre, 3* prowpe) ; (I fall des contorsionsa. — 2. Tournure fami(iire = Jouons avec la poupée :@ OG vet mon livre 7. — Ton frére oat parti avec» (i la emporte).— 9. Le conditionnel Victor HUGO, Les Misérables, etorime une suppesttion— ainpldi courant dans led lous ies petits Francais —4. opt comme gail est ainsi, on te pout flan changer A ddr caractics. — Cleat comme ga = C'est ainsi, 66 TEXTES COMPLEMENTAIRES UN MONSIEUR BIEN AMUSANT Les soirs qu'il se trouvall seul avec ma mére et mol [|'onclo Baldi) inventalt toujours quelque! jeu nouveau, quelque surprise ou quelque farce; il singealt® tous nos familiers, grimacait. (..) imitait toutes les voix, les cris d'animauy, les bruits d'instruments, tirait de lui dessons bizarres, (..) dansait, cabrialait, marchait sur les mains, bondissalt par-dessus tables ou chaises, et, déchaussé, jonglait avec les pieds, & la maniére japonaise, faisant pirouetter le paravent® ou le guéridon du salon avec la pointe de son ortell; il jonglaitavec les mains mieux encore; d'un papier chiffonndé, daéchiré, laisait éclore maints* papillons blancs que jo pourchassais de mon souffie et qu'il main+ fenait suspendus en Iair au-dessus des battements d'un éventall, A. GIDE, Les caves du Vatican. (Edit, Gallimard.) 1. Un jou pouveau. — 2 Lo singe liriio lox hommey, paravent protége contro lo wort; lo paralonnere protege dit-on. Singer quelqu'un, c'est imisr Ses geste, —3. le conte Ia foyore. — 4, De nombreve (moj. mndefind) SPORTS D'HIVER « La neige est bonne ce matin, dis-je au portier. — Demain, elle sera meilleurs, monsiour, » Un gamin m'interpella. « Pourquoi que’ monsieur ne fait pas de la luge? C'est amusant aussi, la luge... c'est pour les enfants ot les vieillards. — Tu es certain que c'est pour les vielllards? — Oh! oul, monsieur! grand-pére an falt chaque matin. » Cela me rassura. « Et comment s’y prend-on? — C'est facile, monsieur, on s'assiod dessus at ¢a part tout seul, — Un guide n'est pas nécessalre? » ll éclata de rire :¢ Oh! non, monsieur!» J‘allais enfin pouvoir me livrer aux sports d'hiver. Je m‘achetal une luge. Une pente assez douce me tenta..., cependant j'aurais dé savoir qu'aprés le premier virage... « On s‘assied dessus et ca part tout seul. » Cela m'enchantait. Je m'installai sur ma luge. On était vraiment bien sur cette Juge, mals il y manquait un dossier, « Tant pis, allons-y! » « Seigneur! Au secours! » de file & 60° & l'heure, la vitesse augmente, je deviens foul Un choc.,., une gerbe de neige... je suis anseveli! « Maman! » On appelle toujours sa maman quand on eet vieux. Je vols du sang partout (...), je me tate..., rien... sauvel d‘abandonne ma luge et je rentre 4 pied. Deux heures de marche. Je retrouve le gamin devant Mhétel, « Ot sst-alle yotre luge, monsieur? — Je |'ai abandonnée, alle allait trop vite pour moi. — Monsieur ne s'est donc pas servi de ses piede? 1. Powrquetl ekt-oe qua... Ce gamin emplole une tournure couranie ches les patils Frangals. —2, A 60 kin & I'noura- LEGONS 18 A 23 67 — Mes pleds? Pourquol me serals-je servi de mes pieds? — Pour frelner, monsieur. — Il fallait freiner? — Mais oui, monsieur, on freine avec ses pieds! » Lelendemain, on me proposa une promenade en bobsiaigh. « Ca, monsisur, ca vous amusara, # Aucun danger, n'est-ce past — Vous serez six, celui de téte tlendra le volant et comme vous n'étes pas entraineg'... — Mais si, je suis entrainé! — Alors on vous mettra en queue. » Me Serais-je trop avancé*? Non. En queue, je tomberal sur les autres, je ne risque rien. Nous volld partis. C'est magnifique! Quelle ‘douceur, cette course dans le silence! Un skieur veut nous dépasser...{/ tombe, bravo! Dorénavant, je ne feral plus que du bobsleigh. En nombre’, d’ailleurs, an est immédiatement plus sir de soi, plus courageux. |) me semble que nous n'avancons pas. « Ne vous en faites pas*, dans quelques secondes, nous serons 4 80, » A 80! J'enlace dé mes deux bras celui qui se trouve devant moi. D'un coup de coude, il me rejette en arridre. Un-erl : « Penchez a droite! — Pourquoi? — Un virage.., garel... frelnez, "homme de queue! — Quoi? — Freinez! Freinez! — Avec les pieds? — Mais non, freinez avec le frein! — Quel frein? » de n'al rien compris,.,, nous culbutons, of qualle culbute! Un ami m‘a congaillé de m'acheter des patins! P. WOLFF, « Le Journal Quand on Weut dire un bon dpeetit, tt faut s*entral- ton en evar, Au kere figurk, eoful qui m'avance trop Fe c cent -diro s'exercer durpment, Mentrainement est = promet den Gtreses qu'il ne pourra pas faire. -—3. Quant on quakjuatols long: atsullo on ont pcan: —2 Su avancht, on nambrous — 4. Expression trea populaire i ne youn c'est aller en avant; male jl ea! parigis dangareux d'aller§ = faites pas dy souls; ne vous inquidta: pam LES MOULINS DE JADIS EN PROVENCE Notre pays, mon bon monsieur', n'a pas toujours été un endrolt mort et sans refrains comme il est aujourd'hui. Auparavant, il s'y faisait un grand commerce de mauneris, et, dix lieves a la rondo; los gens des mas? nous apportaient lour bid amoudret...). Tout autour du village les collines étaient couvertes de moulins & vent. De droite et de gauche, on ne voyait que des alles qui viraient* au mistral par-dessus les pins, des ribambelles‘ de petits Anes chargés de sacs, montant et déva- lant fe long des chemins ; et toute la semaine c'était plaisir d'entendre sur la hauteur te bruit des touets, lo craquement dela toile* et le Dia hue! des aides mevniers (..,). Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes, La-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meuniéres étaient belies comme des reines, avec leurs fichus de dentelles ef leurs crolx d'or, Moi, |"apportais mon fifre, et jusqu'a [a noire nuit on dansalt des farandoles. Ces moulins-l8, voyez-vous, falsalent la jole et la richesse de_notre pays. Alphonse DAUDET, Lettres de mon moulin. (Fasquelle). chen monsteur; “expression se dit surtout dang = agua |'effot du Mistral. Un vieage ot un teanant th ela la’ jal ae de ia France; quulquefois, on dit gimnlament : rouia,— L'huto a mal pris son gi. — —* Dios unntites, éMon bon ».—2, Sane chanscns, cans gaiai—3.Motue —B6. La tol qu) setlanae,3 suf lea alles des mouling of qul In langue prowangale qui dénignaune terme.—4, Tournglant craque gouo I'effet du vant 68 LEGON 24 GRAMMAIRE I — Les pronoms personnels sujets Singulier Ploriel IT* personne je suis If personne nous sommes 2° personne tu es 2° personne vous éles 3" personne il, elle est 3° persone Ils, elles sont Il — Le pronom neutre « il » Le pronom il ne représente pas toujours un nom, ainsi dans : a) H pleut Il fait chaud Tl est tot (tard) Il neige Il fait. froid Zl est, midi It geéle If fait nuit (il fait jour) = -y a du brouillard 6) Il est certain fl faut que je viendrai (indicatif) que je vienne di est str J] est. névessaire (subjonctif) Il est probable dt est possible Ces expressions el ces verbes sont impersonnels, Le pronom il n'est, ici, ni masculin, ni féminin, mais neutre. Ill — «dl » et «ce» Il ne faut pas dire : C'est probable qu'il viendra, mais : il est probable qu'il viendra. C'est possible qu'il vienne, mais ; il est possible qu'il yienne, Le pronom ce ne peul. rémplacer le neutre H que si l’'action de venir a été déja exprimée arant: H viendra, c’est probable, (ou : Viendra-til 2? — Oui, c'est: probable.) Famille frangaise: chez les Legrand « Allons, mes enfants, «/ est temps de vous lever | » Mme Legrand, debout la premiére, vient de réveiller Jean et Cécile; elle leura déja préparé leur petit déjeuner, elle a passé Vaspirateur (m,) dans toutes les piéces. J? y a tant A faire pour une bonne maitresse de maison! A neuf heures, elle descend avec son mari; lui, il va ouvrir son magasin de librairie, « Moi, je vais au marché, lui dit-elle: A tout A l'heure!» En rentrant, elle met le réti au four, épluche tes legumes; i ne faut pas qu'elle se mette en retard, car tout doit étre prét A midi et demi, M. Legrand et les enfants auront juste le temps de déjeuner, Les voild déja qui rentrent, ... Cécile a couru a la cuisine pour embrasser sa mére. «Oh! maman, que ¢a sent bon! Je parie que [1] tu nous as fait [2] un réti de veau ! — Bien sir! N’est-ce pas votre plat préféré ? » dit en souriant Mme Legrand. A quoi va-t-elle occuper son aprés-midi? Lundi, elle a fait des confitures: soixante VINGT-QUATRIEME LEGON 69 pots, pleins de confitures d'oranges ({.), sont alignés dans les armoires (f.); mardi rl @ fallse faire la lessive (heureu- sement il ya la machine 4 laver)! Hier, Mme Legrand a offert le thé 4 ses amies. Mais aujourd hut, elle aura le temps de repasser Je linge quia été lave avant-hier) a es! méme possifie qu'elle fasse un peu de couture* (f), Ce soir, jean ira sans doute an cin'ma avec sa scour. « Toujours le cinema! lui dit son pére, n’as-tu pasde distraction plus sérieuse ? « Les parents, fatigués de leur journée, s‘installeront au salon et lirant, on écouteront la radio, [!] fe suis. preaque certaine que... — [2] Epis muttiptes de taire : te fiie dix fect, fe fais ta cuisine; fo fais un ltd de yeas — je fais de te miux(gue; mon fils fail de Panylaia (il dadie Panglain); — te tonnerce ait pour aux enfants; te moteur full un bruit range; fe fais cadeaa de ee are a Pierre: je dud fate port dé mon mariage, — il fail froid, if fait du oa oon; — et, avec Minfinitit: fe fais cuire lo ojande, je fats jouer les enjatils. L'aspirateur. pm EXERCICES <4 \) Dites autrement : // est femps de se lever. — Il y a tant a faire! —Il a fallu faire Ja lessive avec Ja machine A Javer, — J] est possible que jo fasse un peu de couture, — C'est mon plat préféré. li) Expliquez en une ou plusieurs phrases les expressions : passer /'aspirateur ; dplucher des Jéguines ; faire fa lessive } repasser le linge. (i) Ecrivez la premiére partie de Ja lecture (depuis : debout la premiére a... tout a l'heure) en employant le pronom je au lieu de ; Madame Legrand. IV) Conjuguez a toutes les personnes du singu- lier et du pluriel: Que vais-je faire cet mates: mid] ? — Lundi j'ai préparé mes confitures. — Il est possible que je fasse un peu de couture. Ecrivez 4 fa 1 personne du singuller et du pluriel le présent du subjonctif des verbes seats : dl est; i vient; jl aj il descend; it va; il dit. Finissez comme jl vous plaira les phrases sulvantes : Mest certain que... .—Jl faut que... . —/l est sir que....— test nécessaire que... .— ti est probable que... .— Hl est possible que... . — (Attention! Certaines de ces expressions dolvent 6tre sulvies d'un verbe & I"indicatif; d'autres doivent &tre suivies d'un verba au La culsson des confitures. subjonctif,) VU) Changez la construction des phrases sui- vantes : mettez ce Ala place du pronom neutre i. (Ex.: ll est nécessaira que tu travailles : tu travailles, c'est ngreeolet i ast cartain gue Mima Legrand est une bonne ménagere. - i) est sir qu'elle 2 déja passé l'aspirateur dans toutes les piéces, — !! est probable qu'elle est déja partie pour le marché, — // est possible que Jes Sophie renirant avant midi et demi, — Ih est possible qu'ils aillent au cinéma, ce soir, — |] est probable qu'il pleuvra bientat. *Vere coudre ; Je couds, (it couds, ¢ef/¢ coud, nous cousoOns, culls COUBsGZ, ccs COUMeNT. Je coudral, Je cousaia. J'ai cousu. [fe counts ~ rare.) 70 LEGON 25 GRAMMAIRE Les pronoms personnels compléments, non réfléchis. — Leur place, it* série (pronoms atones = faiblement prononcés) 1) Les prenoms personnels objets directs: Paul regarde... Qui? — Paul me regarde. me te le, la nous vous les Ivtp, 29 py, -3¢%p, Itep, 2¢p,, Be p, 2) Les pronoms personnels objets indirects: Pierre parle @ MI. Legrand = Pierre lul parle, me te [lar] nous vous leur] Irep, 2p, Sep, Itep, 2p. 3p. 3) Le, neutre; y; en (représentent des choses ou des idées) : a) Ui pleuvra, je le sais (le = cela, qu'il pleunra). Eites-yous préles ? Nous le sommes (le = cela, prétes). b) Voici un galeau, n'y Louche pas (y = 4 ee gdleau), c) Voulez-vous des fruits ?— Oui, j'en veux (en = des fruiis), jen veux trols, Etes-vous content de ee travail? — Oui, j'en suis content, j'en parlerai (en = de ce lrapail). \ histoire en est. inléressante | ( jen connais ‘histoire. | N.B. On peut dire mussi : som histoire est,.. Tous ces pronoms sont généralement placés le verbe. Remarque > Yel EN peuvent ausst élre advertes de Hew t Allez-vous a Paris? -J'y vais (= je vais /4).—Venez-vous de Paris? -J'en viens (= je viens dela), Nous visiterons celle uille (Uhistoire de cette ville). A Toulon « Mon cher Vincent, tu m’as quitté, il y a quinze jours, en me disant : « Aprts- demain, je fe rejoins & Toulon, » Et tu y arrives seulement aujourd'hui |... — J'ai un peu fané en cours de route, je le sais, répond notre journaliste & son vieil ami [1] toulon- nais. Mais rice A toi, je vais rattraper le temps perdu... 7 En effet, une henre ct demie /ewr suffira pour visiter le port de guerre. Le canot automobile, sur lequel ils sont montés, file 4 travers le port, en laissant un long sillage d'ecume blanche. « Voici deux escorteurs (m.), explique le Toulotinais; A droite, c'est un mouilleur de mines (f.) ; plus loin, un sous-marin, Les bateaux de fort tonnage sont ancrés [2] la-bas dans la rade. — Oui, j’en vois plusieurs, hi répond M. Vincent, et notam- ment un cuirassé. — Non, ce n'est qu'un croiseur: tu cr distingucs les tourelles, armées de deux canons seulement. A edté, on apergoit la plate-forme d'un porte- VINGT-CINQUIEME LEGON 7 avions. Trons-nous jusque-la ? —- Inutile, jen ai assez vu, revenons plutot au quai en longeant les batiments de !’arsenal (m.) maritime... » Le canot commence son virage, mais cc bavard de Toulonnais [3) n'a pas vu venir une vedette conduite par des matelots (m.) de Etat en uniforme (m_) (bérets ronds 4 pompon (m.) rouge, et cols bleus), «Attention! crie M. Vincent. ...Ouf! Nous lavons échappé belle [4]: un peu plus [5], nous faisions naufrage (m.) au milieu du port! a iH nr cend qa'dl eqnnall depuis longtemps, — [2] Ou ¢ sont a Mancre (f.)— iter anery, lever Manere, — i. = te Toufonnais bard; an dit aus: oe ect de foun, ce paresecus de Pierre, ele. — [4] Nome avons fehipy dune delle colustrophe, Wo une grande eylaatrophe (ichappé peste (nwariahfe dane expreagion ; noun Cavons échappé belle), — [| « Si moa avlons ¢uoncure an pen plus de matchance, noun auriona jatt acide frage; nauk evvs tall faire iaufrage J Pour la | conversation | oP, 207: Un sous-marin, Un escorteur. Un culrassé, EXERCICES 1) Trouwez dans la lecture des noms de bateaux. Faltes-en deux groupes : les gros bateaux, les petits bateaux, Mettez un article devant chaque nom. 1) Expliquez ce qu'est : un escorteur, un mouilleur de mines, un culrassé, un porte-avions, un s0us-marin. I) Indiquez la personna, le genre, le nombre at la fonction des pronoms persannals en italique dans la lecture. IV) Ecrivez le premier paragraphe (jusqu'a,.. temps perdu), en supposant que M. Vincent est en conversation avec deux amis toulonnais et non un soul, V) Répondez aux questions par des phrases contenant /e, pronom neutre. (Ex. : Pensez-vous que nous sommes arrivés? — Je le puree, Savez-vous que M. Vincent est arrivé 4 Toulon? — Vous dites qu'il a fiané en cours de route? — Vous pensez oe a retrouvé san viell ami? — Sont-iis satisfaits de leur visite? — Cette visite fut-elle interessante ? — Les batiments de arsenal soat-ils importants ? — La rade de Toulon est-elle belle ? Vi) Transformez \es phrases suivantes en y mettant le pronom y : Je pense 4 mes voyages. — Songez-vous 4 votre famille ? — Pensez qu'il faudra blentdt repartir. — Ne touche pas 4 ce livre. — Je répands 4 cette lettre. — Tu asrépondy a catte /ettre. — J/ faut que nous répondions a cette lettre. — Croyez-vous a l'utilité des voyages ? Vil) Transformez les phrases sulvantes en y mettant le pronom en : Parfons de nos voyages, — Vous prenez soin de votre famille, — Je ma sers souvent de mon auto, — I! y a beaucoup de bateaux dans le port. — J'ai compté quinze bateaux. — J'ai trop de travail, — Je suis heureux de ton arrivée. — Paris est grand : je connais pourtant tous Jes ere de Paris, — Ce paysape est fort beau ; Ja yue de ce paysage est reposante. — Cette affaire est difficile ; je succés de celle affaire est douleux, 72 LEGON 26 GRAMMAIRE Les pronoms personnels non réiléchis, — Leur place. 2¢ série (pronoms foniques = fortement pronanceés.) Moi, je suis blond; toi, tu es brim; Paul joue avec moi. Singulier Pluriel moi toi lui, elle nous vous sux, elles Jre Py De p. ge p- [re ps» 20 p- ge p- Ges pronoms s'omploient : 1) Comme apposilions (v. tableau p. VI) pour renforver le sujet: Moi, je suis la. (Ou comme sujels, sans verbe ; Quiva fait. cela? — Moi). Comme apposilions pour renforcer l'objet: I] me voit, moi, (Ou comme ehjels, sans verbe : Oui vois-Lu ? — Lui). Aprés une préposilion: avec moi, a toi, pour lui, pour eux. Aprés un comparalif: Il est plus grand que moi. Aprés Vimpéralif affirmatif, cormme abjels directs et indirects des 1'* cl 2* personnes : Regarde-moi — Donne-moi un livre. Mais alors, la 3° personne esl: le, la, les (mase., fém.) pour l'objet direel ; lui (m., f.), leur (m., £.) pour l'objef indirect: Regarde-les — Parle-leur, Ces pronoms, comme compliments, sont généralement placés le verbe. Us sont assez forlemenl prononces. (C'est pourquoi on n’élide pag fe, fa toniques: Donne-le 4 Pierre, Landis qu'on élide le, fa atones : Je Mentends (legon 25), Marseille Assis A la terrasse d'un café, je regarde, en face de mot, le Vieux-Port de Marseille. C'est la fin de la Journde : les pécheurs reviennent sur leurs barques (f.) : ils ne les ont pas encore amarrées, et déja les passants, cu, s'attroupent sur le quai pour leur acheter les poissons multicolores [1] qui feront d'exce!- lentes bouillabaisses [2], Depuis combien de temps les voit-on ainsi rentrer tous les soirs? Il y a deux mille cing cents ans que Marseille a été fondée par des Grecs d’Asie Mineure; depuis des siécles, on respire Le port de Marseille. ici ces odeurs (f.) de goudron (m.) et VINGT-SIXIEME LEGON 73 de poisson. Et les Marseillais devaient déja parler [3] le grec et Ie Jatin avec cet accent sonore qui n‘appartient qu’d esx: Ecoutez-les, regardez-les aussi, Que de gestes (m.}! et comme leurs mains sont éloquentes |4|! Mais le plus ancien des ports frangais est encore aujourd'hui le plus actif. Fini, le temps ot le bassin du Vieux-Port était assez grand pour abniter les voiliers (m.) qui faisalent escale ({.) & Marseille. C'est dans |e port moderne, commencé il y a cent ans, que les grands paquebots viennent accoster. in Justement, en voici un qui arrive: i] se La visite de la douane. glisse entre les jetées (f.), tiré par deux remorqueurs (m.); il-se range lentement lé¢ long du quai. Bientot, les passagers vont débarquer et vent ensuite passer a he chen TL) Gt cat sfeieurs coutears, — [2] La houlllabodees © tu fancies doupe de polsions efile ertitacés, there due Marseiilais, — (4) Parleienl probablemant. — «Rel patti? (iii, ot nolo, fl dotl ire arrioe i dedination.e Mains je doie [ramoiller = if taut que fe iravaille, — [4] Un oruleur dlayuenl parle bidn, EXERCICES @ }) Dites en d'autres termos : Amarrer un bateau ; des polssons muiticolores | fonder une ville ; les mains des Marseillais sont_éloquentes ; faire escale dans un port ; un renvorqueur. I) Ecrivez le premier paragraphe de la lecture (jusqu'é... de goudron ef de poisson) en mettant @ | imparfait les yerbes qui sont au présent, et au plus-que-parfait les verbes qui sont au passé composé. (Supprimez le membre de phrase : qui feront d‘excellentes bouillabaisses.) lll) Indiquez la série, la personne, le genre, le nombre st la fonction de chacun des pronoma. IV) Mettez, dans les réponses aux questions suivantes, |'un des pronoms : le (neutre), y, en : Ayez-vous pensé a valre voyage? — Savez-vous que M. Vincent est 4 Marseille? — {eit déja mangé de la boulllabaisse? — Est-it gourmand? — ¥ a-t-il du poisson aujourd'hui au menu? — Mettez-vous de l"eau dans. votre vin? — Croyez-vous qu'il fera beau demain? — Est-ce que le port de Marseille est récent? ¥) Conjuguez su présent de l'indicatif, en mettant un pronom tonique en apposition au pronom sujet: Mol, je regarde le Vieux-Port; fol,... Vi) a) Ecriver sept fois In phrase suivante, en changeant chaque fols le pronom personne! complément, et le pronom tonique qui l'accompagne : Le professeur m'a complimenté, moi. Le professeur fa...). ) Ecrivez de nouveau ces phrases, en mettant au commencement de la phrase le pronom tonique : Moj, /e professeur m'a complimenté, etc. Vil) Remplacez les noms compléments par des pronoms personnels de la 3° personne Je récompenserai ma fille. — J'emménerai mes fréres. — Tu respectes ta mérea. — Je-suls parti avec mes amis; avec man frére; avec ma sur; avec mes amies. — Ecrivez 4 mes amis: écrivez 4 mon frére ; dcrivez § ma s@ur; écrivez & mes amies. — Tu eriverras cette Jettre & ton patron. — Travailfe pour tes parents, pour ton pére, pour ta mére, — Regarde ton frére, — Ecoute tes parents. — Resnecte ta mére. : Vill) Ecrivez 4 |'impératif affirmatif : Ne /uj réponds pas. — Ne Vappelle pas. — Ne los inlerroge pas. — Ne va pas avec fui. — Ne /eur donner pas de livres. —'Ne complez pas sur elles, — Ne les regardez pas. — Ne /a retiens pas, 74 LEGON 27 GRAMMAIRE | — Les pronoms personnels réfiéchis Je me lave, Quand le sujet [nit Vaction sur lui-méme, le pronom complément représente la méme personne que le sujet, L.'aclion revient, est renvoyée, esl réfléchie sur le sujet qui I'a faile, comme la lumibre es! réfléchie par le miroir. Le varbe est pronominal, le pronom complément est réjléchi. A la 3° personne, le pronom réfléchi a des formes spileiales'; se el sol, a) (=) (1) Pierre se lave (Pierre lave... qui? — Pierre) = singulier: (2) Lesenfants se lavent (Los enfants lovent,.. qui —lesenfants) = pluriel. (3) Pierre se lave les mains (Pierre lave les mains..... 4 qui? —& Pierre), se peut done étre objet direel (1), (2), ou objet indirect (3), se esl singulier (1), (3) ou pluriel (2). b) (earl Chacun travaille pour soi. — On a souvent besoin d'un plus petit que sol. — Personne n'est tout a fait content de sol. soi représente généralement les sujets suivants : on, chacun, personne, Il ne Se place pas avant le verbe, el suit généralement une preposition ou qite, Il — Sens réciproque Pierre et Poul se battent (= Pierre bal Paul ef Paul bat Pierre). Tei, le verbe pronominal a un sens réeiproque. Ce sens est parfois précisé par : eniré eug, ou rdciproquement, ou mufuellement,ow l'un l'autre, les uns les autres? Pierre et Paul se regardent mutuellement (ou |'un I'autre). Ill — Sens passif Celte miison se construlra vite (sera vile consiruile) (voir legon 3, 11), M. Vincent rentre 4 Paris en avion (m.) Pourquoi M, Vincent se préerpite-t-al ainsi aux bureaux (m.) de la compagnie de navigation aérienne ? Le voilA qui s‘adresse A |'employé (m.) : « Puis-je avoir une place dans |'avion qui part pour Paris & dix heures? — Je crains* que toutes les places ne soient déja retenues, — Mais je dois partir aujourd'hui pour un motif grave et urgent. Tenex, lisuz ce téMgramme envoyé par mon fils : « Maman malade. Reviens tout de suite. » Il est absolument nécessaire que je parte. — Les autres passagers aussi sont pressés de partir : chacun pense @ soi, cela se com- prend... Voyons... Jo vais tout de méme vous conduire auprés du directeur. » Tout s'arrangera, vous le devinez; le directeur et M. Vincent se son dbja rencontrds quelque part dans le monde, au cours de leurs voyages. Ils se reconnaissent... et VINGT-SEPTIEME LEGON 75 M. Vincent peut profiter d'une place qui jus- tement vient d'étre rendue, Une heure aprés, ilest conduit en autocar (m.) A l'aéroport (m_) avec les autres passagers. L’avion de Paris les y attend. C'est un quadrimoteur 4 réaction (f,); I'hétesse de Pair les accueille en souriant et leur indique leur place. L'équipage (m_.) : pilote (m.), navigateur (m.), radio (m.), s'est déja. assis 4 son poste. Les quatre moteurs (m.) vont se mefire en marche. Aprés ayoir roulé sur la piste d'enyol, l'appareil va Un avion de transport. décoller. ... Bient&t, il atterrira & Orly et M. Vincent sera enfin auprés de sa femme, 1) I) » EXERCICES 4 Dites an d'autres termes : Voila M. Vincent qui s'adresse 4 I"employé. Je crains que foules fes places ne soient retenues, Je dais partir aujourd’huj. Je vais vous conduire auprés du direc- teur. M. Vincent est conduit en-autocar a aéroport. L'appareil va décoller, Trouver dans le texte : a) deux propositions contenant Un verbe pronominal de sens récl- progue; b) deux propositions contenant un verbe pronominal de sens passif, Exprimez cos quatre idées sous une forme différente, en imitant les axemplos de la lecon (p, 74, II, [Il), Mettez dans des phrases les verbes suivants, & Ja 3" personne du féminin singulier du passé composé : se biigner; se promener; s'enri¢hir; s'amuser; se lromper, Dans les phrases suivantes, dites si le verbe est réfiéchi ou réciproque; dites quelle est Ia fonction du 2 pronom: Nous nous habillerons. — Ils se disent bonjour. — Vous étes-yous déja renconirés? — Tu te baignes, — Ils se saluerant. — Elle se Jave fa figure. — Je me suis rasé. — Nous novs-raserons fa barbe. — Elfes se sont rencontrées dans lavion. — Tu tes fait du mal. — ifs se ferent des signes amicaux. — Je me feral médecin. Analysez : a) les pronoms personnels b) les adjectifs possessifs du dernier Paragraphe de la lecture, Mettez un verbe pronominal de sens passif : On vayait de jain les bureaux de fla Compagnie, — On fail trés vite le voyage de Marseille 4 Paris. — Le voyage a été trés yilo fait. — L'avion était entendu de join. —On reconnaissail factlement le bruit du moteur. — A cause du brovillard on voit mal (a terre. — Le bois est moitis employé qu'autrefols dans !a construction des avions. ~ On ne paie pas les voyages en avion beaucoup plus cher que fes voyages par /e train. Rédaction: Fies-vous déja allé en avion? — Que pensez-vous des voyages en avion? Vil) A \'aéroport. *Verbe craindre + Je oralna, ta oraina, if craint, neue craignonn, vous oralgne:, ily eraignent. — Je craindral, Je craignain. J'ai craint. Je cralgnis. 76 LEGON 28 GRAMMAIRE | — Place des pronoms personnels réfléchis Je me lave. (me = objet direct.) ll ne 86 hive pas les mains. (se = objet indirect.) Ne te lave pas, — Quand te laves-fu ? — Quand se lave-t-il? Le pronom rélléehi (objet direct ou indirect) se place généralement, juste avant le verbe, comme le pronom non réfléch! (logon 25) : a) dans la phrase affirmative, sauf si le yverbe est A limpératif —- voir 2). — 6) dans la phrase négalive — c) dans la plirase inlerrogalive. 2) Lave-toil (toi = objet direct), — Lave-tol les mains (tol = objet. indirect). Dans la phrase affirmative a limpéralif, le pronom réfléchi se place aprés le verhe, comme le pronom non réfléchi (lecon 26, 5). Clest alors un pronom tonique. Il — L'accord du participe passé dans les verbes pronominaux Elles se sont lavées, (= Elles ont lavé... qui?... elles, objet direct) (accord) avec cet objet direct, placé acvantle parlicipe. Méme régle au sens réeiproque : Elles se sont embrassées. Elles se sont lavé les mutine, (= Elles ont lavé les mains... A qui?... @ elles, objet indireel) pas) d’accord. Mime régle au sens réciproques Elles se sont fait des cadeanw. Remarque : i lo forme pronominule de sens pessif, laceord se fail pratiquement avec le sujet: — Ces maisons se sont bien vendues. A Ja clinique Des son atrivée A Paris, M. Vincent s'est rend [1] A la clinique of l'on a transporté sa femme, Une infirmiére le rassure aussitét : « Pourquoi vers ingiidtes-nous ? L'état de Mme Vincent est excellent. Le médecin va vous le dire... Le voici justement. — Bonjour, docteur, dit M. Vincent, Ma femme a-t-elle beaucoup souffert*? Se send-elle vraiment bien ? — Tranguillises-vows. Maintenant, elle ne court aucun danger. Mais elle vient d'avoir une crise d‘appendicite aigué (2). Hier déja, elles’ fait sentie lasse [3], Et. ce matin, quand elle s'est réverilde, elle avait de la flévre et soutirait de douleurs (f.) (4 au cote droit du ventre; elle s'est mise 4 vomir. Le diagnostic était facile; j'ai téléphoné immédiatement 4 an chirurgien de mes amis. Nous sous sommes dit qu'il fallait opérer d‘urgence la malade, sans attendre votre retour. L’opération (f.) s'est “Verte souffrir :Je aouffre, tu aouftros, // souffro, none souffrons, cous souffrer, i/y souffrent. — Je eouffriral, Je souffrais. /’o/ souffart, ./e souftris, VINGT-HUITIEME LEGON 77 fort bien fassée [5]: pas de complications (f.) 4 craindre. Bientét Mme Vincent sera sur pied... — Je vous remercie, doc- teur, du dévouement avec lequel vous lavez soignée. — Vous pou- vez voir Mme Vincent dés main- tenant, Elle est encore sous l'effet de l'anesthésie (f.). Mais elle va bien. Elle restera encore une semaine & Ja clinique : le chirur- gitn viendra tous les jours. exa- miner son pansement, Puis, elle rentrera chez vous; je lui ordonne- tai quelques médicaments (m.) qui lui dannchont des forces (f.). Sa convalescence sera courte, et dans trois semaines, clle sera complétement rétablie (6), » Une opération chirurgicale. 1) = Het alld, — (2) Aigu, aigué [prononces é-gu; mais dans: ln fatigue, prononcez -tig), eenu général ~ pointy : co doula eat dt git, les enfantn poussen! des erisaigua, j'ai dex douteure aigues, — [4] Pati- gute (las, lasse},— [4] Soujfrait& onuse da donleurs, — [5] Se passer — avoir teu, xe faire, — (6) = Gueéria, >» EXERCICES <4 1) Exprimez en d'autres termes : l'état de Mme Vincent. Le diagnostic était facile; d'urgence; elle ne court aucun danger ; alle sera bientdt sur pied. Je lui ordonneral quelques médicaments. 1) Relewez, au bas de Ja page 76, une phrase contenant un verbe pron artiel réciproque; quelle est Ja fonction du pronom réfléchi ? (v. grammaire p. 76, Il). Il) Conjuguez 4 toutes les formes de l'impératif négatif, puis de |'impératif affirmatif : se rendre a fa clinique ; se lever ; se metire a Jire, IV) Dans les phrases sulvantes mettez le verbe eu passé composé, en faisant les accords convenables : a) Ma mére (so rendre) 4 Ja clinique. — Ma santé (s'améliorer). — Tous les membres de fa familie (se tranquilliser) enfin. — La nvalade (se mottre) 4 voir, — Les jours suivants (se passer) ros bien. — Elle (se réveiller) de trés bonne humeur. b) Répétez les mémes phrases au plus-que-parfait. V) Dans les phrases sulvantes mettez le verbe au passé composé en faisant, s'il y a lieu, les accords convenables : Mon ami el moi, naws {se revoir) ce matin. — Nous (se mantrer) des photos de vacances. — Nous (se préter) des livres, — Ton frére et toi, vous (s'acheter) un canol. — Elles (se montrer) irés aimables. — Elles (se prometire) de s‘éerire. — Elles (se serrer) Ja main et (se dire) au revoir. — Vous (se donner) de fa peine pour faire votre travail. — Elle (se biesser) a la main. — Ils (se présenter) l'un 2 /"autre. — Nous (se raconter) nos voyages. VI) Refaites les phrases sulvantes en remplacant les mots en romain par : Je (neutes), en ou y; (ces pronoms n'occuperont pas la méme place que fes noms). Je vous remercie de votre dévoue- ment, — Je sais que vous avez soigné ma femme avec dévouement.— Quand je repense A ce télégramme je suisencore ému. — Je ne lui donnerai pas beaucoup de médicaments. — Elle ful courageuse. — Elie est fatiguée de la clinique. — El/e est encore fatiguée. — Seras-tu chirurgien ? Vil) Dites |'espace, la forme (le ganre, le nombre, ia personne, le temps, etc.) et la fonction des divers mots de cette phrase ; Je vous remercie du dévouement avec lequel vous I'avez soignée. 78 LEGON 29 GRAMMAIRE | — Place des pronoms personnels (Revision ¢f suppliment) [avant] le verbe faffirmation) : tu parles le verhe (interrogation); parles-tu? se promine-t-il? Dans les temps composds (interrogation), le sujel est apres Caugiliaire: Avez-vous parlé ? Vous étes-vous promendes ? 2) Objet: [Juste avant] le verbe : Obj. direel: U1 me regarde. — I] ne te regarde pas. — Il I'a regarde. Obj. indirect; 11 me parle. Il ne me parle paz. On en parle. On y pense, On va y penser. 1) Sujet Il — Phrase 4 impératif (affirmatif et négatif) a) AFFIRMATIP. Ofj. dir.: [aprés] le v. Obj. indir. : [apres] le verbe b) NEGATIF. Regarde- moi (au lieu de ; me) Regarde- toi (au lieu de: Le) Regarde- le, la Regarde- nous Regardez-vous Regarde- les Obj. dir.: [avant] le v. me regarde pas te regarde pas Ne ) !@, la regarde pas nous regardé pas vous regardez pas les regarde pas Donne- moi (au lieu de : me) Donne- toi (au liew de : te) Donne- tui... Donne nous... Donnez-vous... Donne- leur... Parle {s|- 6n Attention a le! Pense[s]- y (prononcez : 2) Obj, indir, : [avant] le v- me donne pas... \t2 donne pas... - )lui donne pas... Ne) nous donne Ras. vous donnez pas... leur donne pas N'en parle pos N'y. pense pas Le corps humain et les maladies ({.) « Oto-rhino-laryngologiste 1 ? Que peut bien signifier ce mot compliqué ? — Vous ne Je devinerez jamais si vous ne connaissez pas un peu la langue grecque. C'est un médecin spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge. On dit couramment : un oto- rhino, — Et les yeux, par qui sont-ils soignés ? N'est-ce pas par ropes ? — Vous n'y étes pas [1]; c'est par l’oculiste (m.). L’opticien (m,), lui, fabrique et vend les lunettes (£.) que loculiste a ordonnées. — Y a-t-il d'autres spdcialistes ? Citez-les, je VINGT-NEUVIEME LEGON 79 vous prie. — Il faudrait alors que j'énumére toutes les maladies; et il y en a! Bien sir, les tuberculeux sont moins nombreux qu’autrefois; car on a découvert un vaccin qui, injecté dans le sang, protege les poumons (m.) contre la tuberculose; mais c'est le cancer qui tue main- tenant les gens par milliers, — Mon Dieu! Par quoi cela commence-t-i1? J'ai mal au ventre depuis ce matin, je maigris (2), je n'at gue les os (m.) et la peau... j‘iraidemain consulter un spécialiste, — Nw soyez pas un malade imaginaire ! ne faites pas comme mon ami Martin: quand ila toussé, craché ou éternué deux fuis dans la journde, il. court chez le médecin et /uf dit : «J'ai peur d'avoir une bronchite ! Je respire avec peine, faites-moi une piqdre, docteur! » Et ce n'est qu'un petit rhume.., S'il a un peu mal aux reins (m.), il dévlare : «Ca y est! [3] ce sont des rhumatismes (m.)!» I] ne cesse d’avaler des pilules (f,) et de boire des infusions (f.), Quel homme ridicule! — Mais c'est un fou! Qui est-ce qui soigne les fous ? tt a BY ‘ — Les médecins aliénistes (ou les psychiatres [4]). Et ils” 2 "eaGmac aT ont beaucoup de clients (m.) a notre époque!s caleeeainenes [EP Fede pee trompes, cous dle dane erreur, — [2] Je maltyriase fengrniese, ou fe grosis, — [i] Kinypresaion tre courante et familiere — fe sula prist fau : Ul est feist) — onal fait! — (4) pron. pevticinte, Pb [Conversa on| pve plang, EXERCICES << 1) Dites Ie genre, le nombre et la fonction des pronoms en /lalique. Il) Refaites la phrase : « L'opticien, /ui..., a ordannées» : mettez au pluriel opticien ef ocufiste. Il) Trouver et écrivez les questions Seteponsan aux réponses que voici : Ce sont jes otulistes gui soignent jes yeux. —Ce sont yeux gue Jes oculistes soignent.— Les /unettes sont fabriquées par les opticians. — L'ordonnance es? faite par le médecin. — Oui, il yamoins de tuberculeux qu‘autretais. — Oui, le cancer est un mal trés grave. — J'ai mal depuis ce matin. — Ila éternué deux foils, — C'est chez le médecin qu'il courl.—/ a craché du sang. IV) Conjuguez au présent et au plus-que-pariait les verbes : vendre, s‘endormir : 1° & la forme négative, 2° 4 la forme interrogative. Soulignez los Ppronoms sujets. ¥) Ecrivez six fois chacune de ces phrenes, en changeant chaque fois la personne du pronom complément : Le médecin m’' (1...) @ effrayé, — Le médecin m' (€...) @ fait peur, — 1) ala forme affirmative ; 2) 4 la forme négative. Vi) Méme exercice pour {a forme interrogative : M'a-t-i/ offrayé? — M’a-t-i] fait peur? — Soulignez chaque fails le pronom complément. Vil) a) Remplacez les noms complaments par des pronems : Vous renoncez a votre voyage. — Vous pariez de vos voyages. — Vous souriez & vos ennemis. — Tu parlés A André. — Vous écriver a vos voisins, — Tu écris a Marie. — Tu souris & ces enfanis: — Tu pale dma mere et d ma tante. b) Mettez les phrases ainsi transformées «= 1¢ a 'impératif affirmatif ; 2° 4 |'impératif négatif. Vill) Ecrivez les phrases suivantes avec un pronom complément de la 1** personne du pluriel, de fa 3" personne du singulier et du pluriel : Interroge-moi, ~ Réponds-moi. 1° a la forme affirmative ; 2° & la forme négative, 80 LEGON 30 GRAMMAIRE Place des pronoms personnels { fin) Phrase a4 {deux | pronoms compféments A) Phrase affirmative: Voici un livre ; Tu me le donneras. — Je le lub rendrai. Voici des livres : Vous nous les donnerez. — Nous les Jour rendrons. objel. indirect objet direct ee me le lui te se la leur nous les vous ee ee = objet direct — abjet indirect Placez les pronoms de la It colonne avant ceux de la 2¢ ; ceux de la 2° avant ceux de la 3° *, Y et EN se placent toujours les derniers, juste avant le verbe + Je lui en donne. Je |'y invite. B) Phrase négative: [a place des 2 pronoms compléments reste la méme. La négalion ne... pas encadre le groupe : pronoms compliments + verbe simple (ou auxiliaire) : Tu [ne] me le donneras[pas|. Tu [ne] me Vas donné. De mérme quand la phrase est a l'impéralif négatif : [Ne] me le rends [pas], [Ne] m’en donne [pas]. C) Phrase interrogative: La place des 2 pronoms compliments reste la méme, mais le pronom sujet passe [iprés| le verbe : Me le donneras-tu? Men donnes-tu? 1) Impératif affirmatif: Les 2 pronums passent [aprés| le verbe dans l’ordre: 1° objet. direct; 2¢ objet indirect. Les formes sont celles de la legon 20, IT : Donne-le-mol — Donne-le-lui. La encore, y et en se placent les derniers : Donne-m'en, © On eicores plates lee pronome dane ordre numérique (1%, Oc peers.) : Ce Live, Jone Poltribur > je fe te donnie; Lo mie le donnes, Pour deak prononte de lo a personne, Mordre era: 1. objet direct. @, aljat Inilirents fe de fag denne, TRENTIEME LEGON al Spectacles et distractions « J’ai été aurorisée par le médecin a faire demain ma premiére sortie, dit Mme Vincent A son mari, H ne reviendra plus; voici la note d’honoraires (m.) da chirurgien; tu da iwi régleras le plus tot pos- sible [1]... Enfin, je suis contente d’étre maintenant bien portante. — Ne t'es-tu pas trop ennuyée pen- dant ta convalescence ({,)? — Non, grice & mon phono, A mes disques (m,) et surtout 4 mon poste de télévision (f.) ; tu as bien fait de me /offrir pour mes étrennes. I] marche parfaitement ; les images La télévision. sont tres nettes, le son est excellent, et les émissions sont intéressantes,.. D’ailleurs, Ja radio aussi retransmet de beaux concerts; j'ai entendy hier la Symphonie avec cheeurs (m.) de Beethoven, puis la Sonate pour piano et violon de César Franck; elle était admirablernent joute par un violoniste italien ; quel virtuose! Ce concert était dirigé par un grand chef d’orchestre frangais. — Quand tu auras repris des forces, nous irons au spectacle, Veux-tu consulter les programmes (m.) de la semaine prochaine ? Je ¢e des ai apportés, — Lis-moi ceux des théatres, veux-tu ? — Mardi; l'Opéra donne le « Prince igor « du compositeur russe Borodine, avee les célébres ballets (m.) de Moscou, — IL n'est pas question [2) d'aller a Opéra; quand nous avons assisté, il y a six mois, A la représentation de « Faust », tu t'y es endormi! Que joue-t-on a la Comédie-Francaise ? — Mardi, « Tartuffe » de Molitre, mercredi « Britennicts » de Racine. Que préferes-tu, ln comédie ou la tragé- die? — J’aimerais mieux. In comédic. — Bon, je vais louer deux fauteuils d'or- chestre pour mardi, » [1] Attention | Les plus yrnnaa fiat hla, Les midiileurs possible, — [2] Je n'ai pray eniie de, il ne aagit ponds... » Pour la conversation | y Ve pe QF. eee SeFeeFeFeFeFeseFeFefeseFe EXERCICES 4 1) a) Dites le genre, |e nombre et la fonction des pronoms personnels en italique. b) Refaites le6 propositions en remplagant par un nom le pronom qui représente une chose. il) Conjuguez 4 toutes les personnes du présent de Iindicatif : a) Je me souviens du Canada. — Je mien souviens. b) Je me rappelle le Canada. — Je me fe rappeile, I) a) Remplacez lea norms on romain par des pronoms personnels compléments, en faigant attention 4 la fonction : Tu me donnes |e livre. — Tu me donnes la bicyclette. — I! achéte des disques.— Tu nous préteras ton phono. — Vous nous montrerer les photos, b) Mettez les phrases ains| transformées a la forme négative. c) Mettez-les 4 ja forme interrogative (inversion), d) Mettez-les (sauf la 3°) A |'impératif affirmatif. \V) a) Remplacez Jes noms en romain par des Pronoms personnels compléments, en faisant attention & la fonction: Tu donnes le livee 4 ton frére.— Tu donnes la bicyclette @ ta soaur. — Vous montrez la photo @ votre mére. — Vous montrez les photos 4 votre mére. — Vous montrez les photos a vos parents, Mettez les phrases ainsi transformées b) 4 la forme négative, c) 4 la forme interrogative (inversion). d) Mettez-les a |'impératif affirmatif. V) 2) Remplacez par en ou y les noms-en romain: Tu me donnes du travail. — Tu nows prétes les disques, — Tu feur enyoles des flaurs. — Tu attaches une fleur & ta boutonniére. — Tu oufes de l'eau & ton vin. b) Metter les phrases ainsi transtormées & la forme négative. ¢) Mettez-les 4 la forme Interrogative (inversion). d) Mettez-les a |'impératif affirmatit. | Textes complémentaires. Lecons 24 a 30. | UNE CUISINIERE FRANCAISE Mme Honorine est la princesse des casseroles, la reine des poétons, limpératrice des tourneaux. Sa cuisine est lo royaume ol, depuis tantét' quarante ans, elle exerce une souveraineté despotique. Ayant recu les ordres qui lul conviennent, Mme Honorine passe son bras dans l'anse de son panier noir, se saisit de son parapluie (...) et ferme derridre elle & clef la porte de la cuisine pour étrd sdre que nul n'y pénétrera on son absence. D'un pas alerte et sir, alle se met en route pour faire son marché, D'un ail infallible’, elle discerne la fralcheur d'un pols- gon, les quailt@s d'un rdti, la maturité? d'un fruit (...), Viandes, légumes, poissons, etc., sont vite déballés, épluchés, vidés. Volld dja les sauces qui se préparent. Une odeur appétissante s'éléve au-dessus du fourneau, Grave st inspirée, elle se penche sur ses alambics*, godte un court-bouillon, active le feu ou |'adoucit, ajoute une pincée de sal, une goutte de vinalgre, un grain de poivre. Le diner sera prét. Al'heure du coucher, elle fait la ronde de sa cuisine, Oteint les feux ot va s‘assurer que toutes les portes sont fermées. Ensulte, & pas Atouffés*, ella gagne sa chambretta sous les toits et s‘endort satisfaite de sa journée, on révant de rétis fabuleux, de puddings inouls et de bassines de confitures démesurées. Elle est haureuse. André LICHTENBERGER, Portraits d'afeules. (Plon.) 1.= Blontét. — Ay revoir, & taniét =< nu tewor, a bientit, — taine liquides (6 extraire Dabcool du vin, es.,). Honoring A cel apres-midl. —2. — qui ne sy trompy jamais. — ressnmbia a un chimlate dans son laboratoira, —5. La. voix Diou est Inflliie. —3. las fruits sont mies, iis sant est dtoulldy quand on parle tout bas. Les pits sont dtout- arivés & maturité. —4. Appareiin servant a@ qiatillar core fa. si on marche aver precaution, pour me Inife aucun bruit, ° JEUX AVEC LA MORT «— Vous m'entendez? Est-ce que vous m'entendez? Je no contréle plus l’avion! » Le Mystére IV! passait du piqué? au cabré", puls au piqué... Au sol, penchés sur le poste d'écoute, le chef-pilote Raymond Guillaume et les mécaniciens attendalent. Ils n'entendirent plus rien, la voix s"était tue. Dans |'avion, Jacqueline Auriol" venalt de s'éva- nouir. Les mouvements désordonnés de l'appareil, exécutés & une vitesse maxima, |'avalent assommée. Le silence dura des siécles. Et, au poste d'écaute, le silence était synonyme de mort, C'était le 12 octobre, un jour comme les autres, un jour comme les cing autres de la semaine ab le pilote Jacqueline Auriol travaille on pisin cial, au Centre d'Essais de Brétigny. Elle étalt passée A ls météo, elle avait consulté le cahier d'ordres-en vol, olle s ‘était « Incrustée » sur son slége, face aux multiples cadrans du tableau de bord de l'avian & réaction, at elle avait fusé* dans les airs. 4. Nem dun avion francale 4 nlaction, — 2. Chule iiea trance, balle-filo d'un Prénidont dele Republique — votlitale, — 2. Ascensinn vorficale, — 4, Céldtire avia~ 5. Elle avalt monlé vertealament, comme ute fusde. LEGONS 24-A 30 83 SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSse Puis «la chose» était arrivée ; «— Je ne contréle plus l'avion! » Avant de perdre tout fait connaissance, le jeune femme avait tenté un geste sur sa gauche, vers une manette de secours, Lorsqu'elle revint 4 elle, l'avion ne piquait plus, ne se cabrait plus : il s"était mis en vrille’. Il tombalt comme une masse en virant sur sa gauche. Alors Jacqueline Aurlol parla de nouveau dans le micro accroché a Son masque : «— Je suis en vrille, j‘sppule sur ma gauche. Je crois que cetie fois, ca y est. Adieul » & terre, pilotes et mécaniciens retenalent leur souffle. Que pouvait-alle contre |'avion? Rien. Que pouvaient-ils pour elle? Rien, Elle parla de nouveau, Sa voix était calme. ¢— L’avion n'est plus en vrilie. Il se redresse. Je suis A cent métres du sol. Je ne passeraij pas. » Elle passa. A vingt, vingt-clnq métres du sol. Un miracle. Son atterrissage fut impeccable Sautant de |'avion, elle sourialt. Pas morte. Son avion n'avait pas éclaté. Soules les ailes étaient froissées. Jacqueline Auriol criait que la vie était baile, que le paysage dtait magnifique, Elle embrassa tout le monde... Ses jambes n'avaient pas tremblé, elle n'avait méine pas eu le temps d‘avoir peur. En 1947 sur avion Mustang, Jacqueline Cochrane donnalt 4 'Amériqua le record du monde fiminin de vitesse avec 765 km-h?. En 1951, sur un Mistral, dacquoline Auriol le lui ravisgalt avec 818 km-h. Elle pilotait un avion & réaction depuis quelques mols, En 1952, elle améliorall encore sen record ot te portait 4 855 km-h, Mais, en 1953, I'Américaine pulvérisalt cette moyenne sur un Sabre en passant 1.050 km-h. Enfin au mois de mai 1955, les autorités décidalent que ce genre de duel avait assez duré ot gu’a partir dy tf juillet, les records féminins ne seralont plus homoloqués, Lorsque cette décision Jui fut signifiée, Jacqueline Aurtiol bondit ; Ul ne lui restait plus qu'un mois pour trouver un avion assez puissant et battre le record une fois pour toutes, Quand elle eut obtenu I'avion, la météo demeura obstinément mauvalse, Les jours passaient. La jeune femme piétinalt & Marignane*. D'Amérique, elle recut un télégramme :« Venez vous reposer dans mon ranch, du 20 au 30 juin, » Il était signé : Jacqueline Cochrane, Elle répondit :.a J'accepte du 2 ay 12 juillet. » Puls elle continua d'attendre que le mistral se calme, Le 30 juin arriva. C'étalt le dernier jour. Contre vent et marée', sur Mysfare, Jacqueline Auriol battit le record 4 1.085 km-h, Elle s‘inserivit dans I'histaire de France comme is femme {a plus rapide du monde. Elle avait gagné la partie, & force de volontéd, d'obstination, de courage ot d'enthousiasme. Michéle PERREIN, Elle, (France Editions et Publications.) 2. fornbutit, ert tourmant our lul-méme, — 2. 785 bilo Frater, — 4. Contre toutes les ditficattts. — 5, Depotn, métres @ |'naure, — 3. Contre d'aviation dy Midi dala dacounting Cachrané.@ caccnquis te titra. B4 TEXTES COMPLEMENTAIRES nnn L'ATTENTE (A Buenos Aires, la femme de laviateur Fabien, qui pilote un appareil de ligne, téléphone 4 Hadrodrome; elle veut savair des notivelles,) La femme de Fabien téléphona (...). « Fabien a-t-il atterrl? » Le secrétaire qui I'écouta se troublat un peu : « Qui parle? — Simone Fabien. — Ah! une minute... » Le secrétaire, n'osant rien dire, passa |"écouteur au chef de bureau : « Qui est IA? — Simone Fabien. — Abit... Que désirez-vous, Madame? — Mon mari a-t-il atterri? » ly eut un silence qui dut paraltre inexplicable, puis on répondit simplement : « Non. — la du retard? = Oul...” lly eut un nouveau silence. « Oui... du retard. — Ahi...» C’était un « Ah! » de chair blessée. Un retard, ce n'est rien... ce n'est rien... mais quand i] se prolongs... « Ah!... Et a quelle heure sera-t-il ici? — A quelle heure il sera ici? Non... nous ne savons pas. » Elle se heurtait maintenant @ un mur. Elle n'obtenait que ''4écho méme de ses questions. a Je yous en prie, répondez-moi! Od se trouve-t-ll?... — Oi: il se trouve? Attendez...» Cotte inertie Jul faisait mal. Il se passalt quelque chose, la, derriére ce mur. On se décida :« Ila décollé de Commodoro a dix-neuf heures trente. — Et depuis? — Depuis... Trés retardé... trés retardé par le mauvais temps... — Ah! le mauvais temps... » (...) La joune femme se rappela soudain qu'll fallait deux heures & peine pour se rendre de Commodoro @ Trelew, « Et il vole depuis six heures vers Trelew! Mais il vous envoie des messages! Mais que dit-il?.., — Ce qu'il nous dit? Naturellament, par un temps parell.., yous comprenez bien... ses messages ne s‘'entendent pas. — Wn temps pareil! — Alors, c'est convenu, Madame, nous vous téléphonons? dés que nous savons? quelque chose. — Ah! vous ne savez rien... — Au revoir, Madame... — Non! non! Je veux parler au Directeur! — M. le Directeur est trés occupé, Madame, il est en cantérence.., » SAINT-EXUPERY, Vol de Nuit. (Gallirmard;) 4. Lo secrétaire est enbarrossé, Il na saltpes ce qu'lldolt = ont un obwtache qu’an ne peut franchir; su sens flgurd an pépondre | lise trouble, || est lroubl4, — Lientant qui fait Bs heute. 4 un’ Ihur_quand on nepconine Une difficult un mensonge devient tout rouge, Ilse trouble, — 2. Un mur intranchissable. —3. Présent employd pourle futur proche LEGONS 24 A 30 85 LE DONNEUR DE SANG « Il me semble, docteur, que vous avez parlé de transfusion? — Oui! Eh blen? — || ‘agit d*une transfusion de sang? — Bien sér, — Je poux donner le mien, & Le docteur se tourna tout a fait ef regarda Chavegrand en face. Il enveloppa son interiocuteur! d'un coup d'mil sdévére et poursuivit : « Vous n’étes pas bien robuste pour gaspiller votre sang. Et puis, je n'al pas votre analyse*. «» Donnez-mol votre doigt. Rien qu'une goutte, pour commen- cer. Un peu de patience... Mais... Mais ca va. Vous 8tes, sans le savoir, un donneur universel*. Enlever votre blouse, monsieur Chavegrand. J’accepte le sang. Allons, yous autres, la seconde table, Et l'appareil de Tzank*. La boite est préte, comme toujours. Blan. Les tubes de caoutchouc. De I'iode, Une petite table, pour mol, entre le donneur et le receveur, Un tabouret pour moi. Bachir’, trouves-tu facilament les veines? » On a fermé les pories da la salle. Deux ou trois Infirmiers s'empressent. Simon Chavegrand vient de s"étendre sur une table. On le couvre d'un drap, on lui fixe les jambes avec une sangle et, de la téte, |I fait signe que c'est suffisamment serré. On a dénudé son bras jusqu'a l'dpaule. Un bras maigre, sur lequel on fait, avec te lien, saillir des noauds de veines. Lo docteur vient prés de. Simon et lui caresse la joue avec le dos de la main, d'un air distralt. Puis Il enflle des gants propres et s‘agsied A sa petite table. Simon sent une plqdre au bras, Peu de chose, Le docteur grogne : « Vous n'aurez pas & souffrir davantage. Vous le voyer : ca n'est pas le martyre. Simple comme bonjour, » Simon ne répond rien. Il était prét 4 souffrir davantage. L'appareil est en place. Le docteur commence trés doucement 4 manceuvrer la seringue qui s'emplit de Jiqueur pourpre'. De |'autre cété du docteur, Hassine dort. On I'a recouvert d'un drap qui se souldve faiblement avec la respiration. Son bras droit est la, prés du bras gauche de Simon. Une sensation de vide presque délicisouse gagne de proche en proche In personne de Simon. Ni sait qu'il est-attaché sur la table ; pourtant, il a peur de tomber: [| n’ose pas dire qu'Il va tomber. Simon est fa, lié sur une table, Dure, tres dure, la table. Depuls combien de temps? OG est Simon? Que fait Simon? Quel est donc cet homme que |'on appelle Simon? Des images troubles et bousculées traversent la pansée do Simon. I! percoit une voix lointaine qui dit, & travers le brouillard : « Quatre cents centimétres cubes, c'est peut-Atre assez? » Et Simon entend une autre voix qui dit avec ivresse ;« Prenez, prenez encore, docteur!» C'est la voix de Simon? Ou de qiil, mon Dieu, de qui? Soudain, une petite secousse’ au bras. Comme une piqdre, encore. Le docteur dit : « Ca va bien, Une compresse at une bande. » Simon ouvre lourdament les yeux. Il dit, d'une voix qu'il ne reconnalt pas lui-mame : « C'est fini? Alors, Je peux m'en aller? » Une autre voix souffle a |'oreille de Simon : f.= Colui Gy arenes un vive. — 2 Lianoiver de & foulem los maladie. — 4, Aoparoll utilise pour Ia trans wore ging. — ui tau donndr son aang 4 tout autre = fun du sanz. — $. Laide gm.) dy doctdur, — 8, Roupe het. (ea pele de femedet univertals— gui canviennant foncd;<'est ou sang.—7. lisent une seccunes, ‘lest aocoud, 86 TEXTES COMPLEMENTAIRES ea E EEE EE EEE « Mais mont Vous n'étes pas si costaud', mon bon, Vous ne partirez que ce soir ou demain matin, On est en train de vous préparer un lit et on va vous donner & boire. — C’est'ca. Oui. Merci. J‘ai cif.» G, DUHAMEL, Te! qu'en /ui-méme. (Mercure de France.) 1. Solica, an bonne santé (mot trés familier). UNE CONSULTATION CHEZ UN MEDECIN DE CAMPAGNE Knock. — Ah! voici les consultants! (...) C'est vous qui étes la premidre, madame? (/! fait entrer la dame en noir #t referme /a porte.) Vous étes bien du canton? La Dame en noir. —Je suis de la. commune. Knock, — De Saint-Maurice mame? la Dame. — J'habite la grade ferme qui est sur la route de Luchére. Knock, — Elle vous appartient? La Dame, — Oui, & mon mari, et & moi. Knock. — Si vous I‘exploitez? vous-mame, vous devez avoir beaucoup de travall? La Dame. — Pensez! monsieur, dix-huit vaches, deux boeufs, deux taureaux, la jument et le poulaln, six chévres, une bonne douzaine de cochons, sans compter la basse-cour. Knock. — Disble! Vous n'avez pas de domestiques? La Deme,— Dame si*. Trois valets, une servante et les journallers dans la belle saison, Knock, —Je vous plains. Il ne doit guar vous rester de temps pour vous solgner, La Dame. — Oh! non, Knock. — Et pourtant vous souffrez. La Dame, — Ce n'est pas le mot. J'ai plutét de la fatigue. Knock: — Oul, vous appelez ga de ja fatigue (// s’ap- proche d'elle.) Tirez la langue, Vous ne devez pas avoir beaucoup d'appétit, La Dame. — Non, Knock, — Vous étes constipée. La Dame, — Oul, assez. Knock (i Nausculte), — Baissez. la tete. Respirez. Toussez. Vous n'étes jamais tombée d'une échelle, dtant patito’? La Dame, — Je ne me souviens pas. Knock (il lui palpe et fui percule le dos, lui presse brus- quement les reins). — Vous n‘avez jamais mal ici, le soir, en yous couchant? Une espéce de courbature? La Dame. — Oui, des fois. Knock (i continue de lausculter). — Essayez de vous rappeler. Ca devait atre une grande échelle. 1. Les milndies consultants; lo madenin ire donne une-censultation. — ¢apression surtout provinciaia, qul donde plus de force a 2. Une fotme est une exploitatien agricole, une mine da une affirmation. —4. Quand vous dtier polite, ui vont condulter fé médecin wont dda charbon est une exploitation industriqlin. — 3. Bian sr; LEGONS 24 A 30 87 Ls Dame. — Ga se peut bien, Knock (trés affirmatif), — C'était une échelle d'environ trois métres cinquante, poséa contre un mur. Vous étes tombée A la renverse. C'est ja fesse gauche, hevreusement, qui a porté', La Dame. — Ah! oui! Knook. — Vous aviez déj& consulté le docteur Parpalaid*? la Dame, — Non, jamais. Knock. — Pourquoi? La Dame. — Il ne donnait pas de‘consultations gratuites, Un silence. Knock (i fa fait asseoir), — Vous vous rendez compte de votre état? La Dame. — Non. Knock (if s'assied en face d'elle). —Tant mieux. Vous avez anvie de guérir, ou vous n‘avez pas envie? la Dame. — J'ai envie. Knock, — d‘alime mieux vous prévenir tout de suite que ce sera tris long et trés codteux. La Dame. — Ah! Mon Dieul Et pourquoi ca? Krock —Parce qu'on'ne guérit pas en cing minutes un mal qu'on traine depuls quarante ans! La Dame, — Depuis quarante ans? Knock, — Qui, depuis que vous étes tombée de votre échelle. La Dame. — Et combien est-ce que ca me cotiterait? Knock. — Qu’est-ce que valent les veaux, actuellament ? La Darne. — Ca dépend des marchés et de la grosseur, Mais on ne peut guére en avolr de propres* 4 moins de quatre ou cing cents francs’. Knock. — Et les cochons gras? Le Dame. — Il y en aqui font* plus de mille, Knock. — Eh bien! ca vous codtera 4 peu prés deux cochons st deux veaux, Jd. ROMAINS, Knock. (Gallimard.) Kes AiGat a a Yi We choc. — es Lo prédécesseur du doctowr 70.000 france anciens, ou 200 Nouveoux trance, — 5, = qui ~ Converinblei, — & Li gidte didi de codtuitt (languge farilliwe), we: ‘ tudeal, aupued'hul, compter 40 fois plus, soit 88 LEGON 31 GRAMMAIRE | — L’accord du verbe 1) Un seul sujet : sujel singulier: verbe au singulier: Le voyage me plait. sujet pluriel; verbe au pluriel: Les voyages me plaisent. Remarques : a) aprés on, le verbe est au singulier : on jous, b) aprés une foule de, une multitude de, un grand nombre de... le verby est souvent au pluriel : Une foule de gens applaudissent e) aprés beaucoup, peu, trop, la plupart, le verbe est au pluriel: Beaucoup de gens applaudissent, beaucoup rient. d} on dit ; c'est un livre, c'est moi, c'est toi, c'est lui, c'est elle, e’vst nous, c'est vous, mais on dit généralement : ce sont des livres, ce soni eux, ce sont elles. 2) Plusieurs sujets : Le verbe est au pluriel: Paul et Jean sont fréres. Remarques : a) planers sujets, résumés par TOUT, TOUT LE MONDE e verbe est au singulier: Le vent, Ia pluie, le soleil, tout me plait. b) plusiours sujela réunis par OU : mettex le verbe au pluriel: Pierre ou Paul viendront. ec) plusieurs sujets réunis par NI : metlez le verbe au pluriel: Ni Pierre, ni Paul ne sont venus, Dans il y a, le verbe est toujours au singulier: I y a des livres. ll — Accord avec des pronoms de personnes différentes La 1¢ femporle sur fes aulres : Lavi, tol et moi (nous) sommes heureux. La 2° [‘émporte sur la 3® : Toi ef lui (vous) &tes heureux. Le carnaval de Nice (extrait d'un article de M, Vincent) « ... Oui ne connait Nice, perle (r] de la Céte d'Azur? De nombreux touristes étrangers viennent y godter la douceur du climat, Ni le vent glacial de I’hiver, mi le vent brilant de 1’été ne franchissent les montagnes qui abritent la ville au nord. Au bord de la mer, sur la « Promenade des Anglais », une foule de gens se chaw/fent pares- seusement au soleil : ceux-ci suivent des yeux les yachts (m.), dont les voiles blanches (f,) se reflétent dans l'eau; ceux-IA parlent dé4ja du grand événement de la saison, le prochain carnaval. Comme chaque année, un long cortege de chars fleuris traversera la ville, Des groupes masqués: arlequins, pierrots et colombines, TRENTE ET UNIEME LECON jeront escorte A Sa Majesté Camaval, bon rei de carton a la figure réjouie; masrues etspectatuurs, tout lemonde lancera des confetti (m.) de papier. De jolies filles devien- drontreines...pourhuitjours, On livrera des batailles de fleurs; ot les voitures dispa- raltront sous cette neige virfumée, jaune, rouge et lanche, Les bals et les fewx Wartifice se suecéderont pen- dant plusieurs muits... Puis on 4eindra” les lampions ({m.), on déerichera les puir- landes (f.)et l'on parleradéja du carnaval de ['an. spro- yh =f chain...» i} NN) 1) Le cortage du Carnaval. Tl] Peete de ta Cote d'Agur oe fa pra belle will de ta région, dntin comme ta perle fan guilier, b EXERCICES <4 Ecrivez une partié de la lecture (dopuls : ¢ Comme chaque année... jusqu’s la fin), en mettant tous les verbes | 1" au passé composé. — 2” au passé simple. Complétez jes phrases sulvantes en faisant accorder les verbes entre parenthéses. Vous mettrez chaque verve au temps qui vous conviendra ; // (y avoir) beaucoup de touristes sur ja Céte d* Azur. — Aeavcoup de touristes (visitor) fa Cdéte d'Azur. — La foule (crier) d2 toutes ses forces : w Les voila / ils arrivent/ x ce (étre) /es chars, ce (étre) eux, ce (tre) le cortége. — Un grand nambre de spectafeurs (regarder) passer le corlége. — Ni la pluie, ni la neige, ni le vent, ni J'orage ne les (empécher — au conditionnel présent) de regarder. — Une foule de chars (défiler) sous Je soleil. — Ton frére ef toi (pouvoir) rester encore, — Mod, je (s‘an alter) ; ces cris ef ces bousculades me (fatiquer). Faites l'accord des verbes entre parenthéses : a) Un coq, entourd de ses poules (picorer — ey dans Ja prairie voisine. — Un coq el ses poules (revenir — impartait) uillemenl vers paulailler. —Un jeune berger, prés de son chien (surveiller —impartait) de ail les brebis. — Un jeune berger ef son chien (jouer — présent) dans i‘herbe, a ombre d'un poirier. — Le pare et /e fils (partir — passé composé) pour la péche, — Le pére (revenir — présent) de /a rividre avec son fils. i} Une foule de sportifs (prendre — passé composé) fe rain pour jes sports d‘hiver. — UJoe multitude de skis (se dresser — impartait) aur fes quais de /a gare. —Un grand nombre de parents (venir — plus-que-parlailjaccompagner leurs enfants, — ll ne (y avair — passé simple) pas assez de wagons pour loul Je monde. — Une quantilé de trains de neiga (partir — passé composé) Je méme jour. Faites l'accord des verbes en romain : a) Seaveoup d' efforts (Gtre nécessaire — présent) pour faire de bonnes études, — Beaucoup d'étudiants (cholsir — présent) Ja médecine. — Peu de fomans me (paraitre — passé composé) aussi inferessanis que celui gue je viens de Jire.— Trop d'automobillstes (conduire — présent) avec imprudence. — b) Remplacez Voici par C'est. Faites l'accord du verbe s'il ya lieu. Voici un cheval. — Voici des livres. — Nous voici. — Les voici qui viennent. —Vole/ un gros nuage qui passe. — Le volc/ qui descend. — Les voici. *Verbe dteiadre : J*bteing, fu ételns, i! dtaint, ner ételgnons, wits ételgner, ile Melgnent. — Jétoindrai, pétaignais, j'ai éteint, Peteignia. > [Conversation | , po tn. 90 LEGON 32 GRAMMATRE | — L'accord des participes (revision) 1° guxiliaire | @) Nous avons déjeuné (pas d’accord avec le sujet). AVOIR b) Quels livres as-tu lus? (accord avec l'objet direct, parcequ’il précéde le participe). 20 auxiliaire | a) verbes non pronominaux : ETRE Ils sont. venus. — Les enfants sont aidés par les parents. {accord ave le sujet). 5) verbes pronominaux ; Elle s'est brOlée: Accord avec le pronom réfléchi, s'il est objol direct. — Kile s'est brOlé la main: Pas d'accord, si le pro- nom rélléchi mest pas objet direct (v. lecon 28). ee Il — Revision des prépositions dans, en a) le Neu: Dormir dans un lit (A pour les villes : a Paris). b) le temps: I] arrivera dans trois jours (= le troisitme jour). a) le View (nom de pays) : Etre en France (voir legon 1}. b) le temps: I! viendra en trois heures (= le voyage durera trois heures). ¢) Ia matiére: La clef est en fer. d) le moyen el la maniére: Voyager en aulo; dire en anglais. e) le complément d’adjectif: Terre fortile en blé. A) en + participe présent = gérondif: I] vient en courant, EN peut sussi élre adverbe de lieu: Venez-vous de li-bus’? — Oui, j'en viens. ou pronom personnel: Ces pommes sont bonnes. J’en achéLerai. En Corse En trois quarts d'heure l'avion fait le trajet de Nice a Ajaccio : les cétes de Provence sont encore visibles dans le lointain et déja le quadrimotetr vole au-dessus de Tile, couchée dans la mer Violette, La Corse mérite bien d’étre appelde |’ « Ne de Beauté », La baie d'Ajaccio est une des plus beiles du monde, avec celles de Kio et de Naples. Des rochers rouges et roses dominent la mer. Mais 4 Vintérivur, les paysages ne sont pas moins grandioses: sur les premiéres pentes, le maquis » étend son épaisse eee d'arbustes (m.) et de buissons (m.), que traversent «'étroits sentiers. Plus haut, vous trouveres de grandes foréts, riches en chatugniers et en chénes; plus haut encore, des pics de deux mille metres, Vous rencontrerez, sur votre route, des villages de montagnards et leurs vieilles maisans en pierres siches [r], TRENTE-DEUXIEME LEGON 91 ee LEU UEIEIEIEI USES DESSERT ot vous serves rep A bras ouverts [2]. Car en Corse les gens ont conservé les traditions de I'hos- pitalité (f.). Ils vous ofiriront le lait de leurs chévres et le vin de leur vigne. Autrefois, le maquis était l'asile (m.) des «ban- dits d'honneur ».., Ces bandits n’étaient pas des cri- minels ordinaires, mais des garcons que la coltre avait poussds & la vengeance, & Ia 4 vendetta. ». Rarement les gendarmes se sont donnd la peine [3] de les poursuivre, car toute la population les pro- téceait dis leur retraite (f.), — Aujourd’hui il n'y a plus de « bandits »,.. Faut-il le regretter ?... En revanche, un fidéle souvenir vit encore dams Vile : celui de I'empereur Napoléon qui naquit la, ily aenviron deux cents ans. ' 3 a] *- T] 60 perres panies (aie atir Pitre, aur eimngl, — : () {Oia a brie ouvdrls = recntoir aore beaucoup d'amilit. Un village corse. —(3] owscant pris la peine wt wont efforeds de les pouraudire, ® EXERCICES LD) ee: a) pourquol fe participe est invariable dans les passages suivants ; Les gens ont conservé jes traditions de I"hospitalité. — Aprés avoir vengé un meurtre, — Les -gendarmes se soni donné fa peine de les poursuivre. b) pourquoi |e participe est accordé dans ; La Corse mérile d’étre appalée I'ile de Beauté. — Garcons que feur tempérament avail pousses 4 /a vengeance. ID a) Trowvez dans la lecture les expressions formées par la préposition en suivie d'un nom. Mettez chaque fols entre perentneses la fonction. du nom. Ex. : en avion (moyen); b) Mettez dans de courtes phrases en avec ses diverses valeurs : préposition (lieu, temps, matiare, mayen, maniére) ; adverbe de lieu ; pronom personnel. il!) Ecrivez fe participe dans les phrases suivantes': fale} Quefs beatix voyages nous avons... — Avez-vous.... volre valise — (ontendre) Vous avez ... les cris de mon fils? — Oui, nous les avons ... —(pacher) Mes amis ont ... de nombreuses truites. — tes truites quills ont ... étaient excellentes. — (recevoir) Queiles nouvelles M. Vineent a-t-il ... du Canada? — ll a ... de bonnes: nouvelles ; i/ est en train de fire les lettres qu'il a@ «. — (construjre) Combien a-t-on ... de barrages dans fa valle du Rhdéne? — Combien de barrages a-t-on .,. dans Je Massif Central? — (comprendre) A-t-i/ ... mes_explica- tions. — Mes explications, les a-t-il ...? — (cauvrir) Pourquer n'as-lu pas... ces marmites ? — Je ne sais pas pourquoi je ne les af pas ... — (offrir) Quels jowels a-t-on ... a Héléne pour son Nod! ? —On juj a... de belles choses. — (voir) Avez- yous .,. les animaux dtu Zoo? — Non, je ne les-al pas ... !V¥) Mettez au passé composé, dans les phrases sulvantes, les infinitifs entre parenthéses. Nos camarades (partir) ce matin pour Ja France; ils (s'embarquer) une denii-heure avant Je déparl. — Hdléne ef Denise (s'apercevoir) de (oin; elles (se faire) des signes de fa main; puis elles (s'embrasser) Le bandit corse ai se (mettre) 4 causer. Elles (se raconter) beaucoup d'his we Ge la légende, fofres ef (ge montrar) des pholographies de vacances. Mace. tanque ch Civilisation Ofratieaites. IT 4 92 LEGON 33 GRAMMAIRE [A] introduit ; UN INFINITIF OBJET ; Je commence @ pécher (voir p. G2), UN NOM OBJET LNDIRECT ; Je parle a un pécheur. UN COMPLEMENT a) comple- CIRCONSTANCIEL : ments |de lemps : Je me léve @ a’ cing heures. = (od l'on est) ou ty: verbe . Je suis A Bordeaux. de fieu: 7 (ot l'on va) : Jirai 4 Limoges. de maniére; 1 dit cela & voix basse. Ecrire A lencre. de moyen: | venira pied, Ache- val, 4 bicyclette. oT (destination ) une tasse a café. ment d'un ‘ ? nom (qualilé) des pivrres aux teintes grises (= qui onl des Leintes ...) ce) complé- (un chant agrénble & entendre ment d’un (= quand on I’enlend, c'est adjectif agréable). Remarque : Autres emplois du mot DE : — partilif : Je mange de la viande.— coup de viande. — devant un adjecti{ précédant un nom gnemont: suivi de ses gardes, entou 1 — Les prépositions: & (au, aux), de (d’, du, des} — Souvent, pour introduire le complémen sentiment: aim¢é de ses camarades; pp [de] introduit : UN INFINITIF OBJET ; Je cesse de pécher. UN NOM OBJET INDIRECT ; Je me sers de cette canne. UN GOMPLEMENT OGURCONSTANCIEL : de lemps: Je péche de 6 heures &S heures. de lieu (d’ot Von vient): Je viens de Bordeaux. de cause: Pleurer de colére. de maniére: Il dit cela d'une voix calme. de moyen: Montrer du doigt. (possession) J'aulo de pére. (matiére) une robe de laine, mon | un homme content de son sort, un verre plein de vin. Je ne mange pas de viande. —Beau- phiriel : J'ai de beaux livres. ! d'agent aprés certains verbes de jeuré de son fils, ou d@’accompa- réil'eau, ele... TRENTE-TROISIEME LEGON 93 Nimes. Les Courses de taureaux M. Vincent est d Nimes; |'hiver n’a pas pris fin [1], miais le soleil est déja chaud et les terrasses (f.) des cafés, sous les platanes (m.), sont pleines de monde, Notre aim, assis @ une table, cause avec un Vieux monsieur qui montre du doigt la grande place ; « N’est-ce pas, (ju’elles sont belles, nos arénes ? Voyes ces majestucuses arcades de pierre aux teintes dorées, Les Romans aimaient les édifices granils et solides.., Mais vous n’ar- rivez pas @ Nimes a@ la belle saison. Revenez avant la fin de votre séjour en France, Vous visiterez, @ quelques kilométres de Nimes, l'aqueduc que @’audacieux Romairs ont jeté sur la vallée dw Gard et surtout, vous assisterez dune course de taureaux dans nos arénes. Assis sur les gradins, aw grand soleil, aw milieu d'une foule énorme, yous suivrez des yeux la btte sauvage venue de Camargue ou d'Espagne. Vous applaudirés avec tout le monde, le tuureau qui.se défend et l'homme qui Vattaque.... Ce jeu n'est pas toujours sanglant: en France il consiste souvent d@ enlever un ruban, fixé au front du taureau, ou a fuir® d toutes jambes [2] devant ses attaques impe- tueuses, Alors le public rit de bon coeur [3] ». Courses & la Frangaise. [!] Nest pas finé, — [2] Trés vite, a toute vitesse, —{3] Frée fort-el franchemenl, comme des enfants, (mw EXERCICES <@ 1) a) Trouvez dans la lecture des compléments introdults par & (au, aux) suivi d'un nom : 1) complément du lieu ow on est ; 2) du lieu ob on va; 3) complément de temps ; 4) complément d'objet indirect ; 5) complément d'un nom; b) Mettez dans des phrases a, au, aux, suivis : 1) d'un infinitif objet ; 2) d'un nom objet indirect; 3) d'un nom complément de maniére. Il) a) Trouvez dans Ia lecture des compléments Introduits par la préposition de (du, des) suivie d'un nom :1) complément de moyen ou da maniére ; 2) complément d'un nom (matiére) ; 3 complément d'adjectit. b) Mettez dans de courtes phrases de suivi : 1) d'un infinitif objet; 2) d'un nom objet indirect; 3) d'un complément de lieu; 4) d'un complément partitif. Ill) Complétez tes phrases suivantes par A(au, aux), de (du, des), selon le sens ou |'usage : Est-ce que tu es souvent sarti ... ton pays? — J'ai fini ... travailler.— ll commence ... pleuvolr.—Préparons- nous ... écouler la coméd/e. — J'al oblenu ... mon pére /a permission ... voyager pendant quelques jours. — Sers-tol ,.. dictionnaire pour vérifier l'orthographe:.., ce mot. — Annoncez ... tout fe monde fa grande nouvelle. — Je ne vous empéche pas ... sortir. — Dans les pierres et les buis- sons, i! faul prendre garde... serpents, il faut se méfier ... serpents. 1V) Méme exercice pour les phrases suivantes : Nous partirans ... Paris... § heures et nous gerons ... Bordeaux ... 15 heures. —... Bordeaux .,. Paris ify a environ 530 Allométres. — Pourquoi parlez-vous ... une volx si haule? — Baissez (a voix, ne pariez pas... voix haute. —Il parle ... un air triste. — Yous sourlez .,. boul ... /evres. — Nous nous relrouverons .,, bout .,. couloir, — Je le regarde ... coin .., |'ceil, — Allends-moi... coin .. la rue, — Je ne Cécris pas ... lencre ; je t'écris ... crayon ; je Péeris ... un petit café. — Ii est épuisé ..; fatigue. — ii est mort ... faim. mT *Verbe fuir: Je tuie, fu fui, (i fuit, nous tuyons, cous tuyes, ils tulent. — Je fuiral; je fuyala; j'ai ful; je fuis (ou, plus souvent : je mientuis). 94 LEQON 34 GRAMMAIRE Le conditionnel préseat (revision et supplément) a) Sens conditionnel: 1) j'avais le temps (maintenant), je voyagerais (maintenant) (mais hélas! je n'ai pas le temps, done je ne voyage pas). 2) [Si] j'avais le temps (un jour), je voyagerais (un jour) (il est: possible que je voyage un jour.) L’action de voyager dépend d’une condition exprimée par : [Si] + l'imparfait de Vindivatif : si j'avats... ATTENTION | Si n'est pas toujours accompagné d’un verbe i Pimparfait de l'indicatif et d'une proposition principale au conditionnel. Les 2 verbes sont souventalindicatif, L'aclion du verbe principal semble alors plus ) certaine. — Si peul. méme, alors, signifier quand. Isxemples : 1 — Si j'ai le temps, je veyagerai (jamais si + futur !) (= il est, trés possible que je voyage; possibilité plus grande encore que dans a) 2). 2 — Autrefois, si j’avais le temps, je rayageais (= habilude) (= quand j‘avais le lemps, ele.). Dans ce dernier exernple, si j'avais a la valeur d'un véritable impartait de Vindicalif ef non d'un conditionnel. b) Ajfirmalion allénuée: Je voudrais vous parler; vous devriez venir. Le conditionnel dit les choses moins brutalement que l'indicalif je ven. ce) Futur du passé: Je erois que tu viendras, — Je croyais, j'ai cru, que tu niendrais. Apris un verbe principal 4 un temps passé, le fulur s'exprime par le présent du conditionnel, que l'on appelle alors fulur du passe, Lourdes C'est un paysage grandiose qui s‘ofire aux voyageurs quand ils arrivent & Lourdes : les hauts sommets des montagnes dominent la ville, construite au bord d'un torrent. Personne n’imaginait, il ya cent ans, qu'elle recevratt plus tard d'innombrables péle- rins (m.) venus de tous les pays catholiques. Mais, en 1858, une petite bergére de Lourdes eut une merveilleuse vision: la Vierge, mére du Christ, lui appartt dans une grotte et fit jaillir [1] du rocher une source miraculeuse. Depuis ce temps-la, les pelerinages (m.) accourent au sanctuaire. Portés sur des brancards (m.), se trainant sur leurs béquilles (f.), des malades qui noudraient obtenir TRENTE-QUATRIEME LEGON 95 la fin de leurs souffrances (f.), viennent prier la Vierge de les guérir et attendent un miracle. De longues processions, con- duites par le clergé, s‘avancent au chant des cantiques (m.), Dans le soir qui tombe, on voit briller Ives milliers de clerges (m.) que portent les fidéles (m_.) s'avangant lentement vers la basilique; on entend le murmure des priéres... Si vous diez ld, vous sertez ému peut-(tre; car méme si l'on est protestant, juif ou musulman, méme si l'on n'est pas croyant/|2), si Jon est athée, on pew éprouver une profonde émotion devant tant de mise- res (f.) et tant de foi (f.). [1] Fit jaittir : je tais-entrer le cinsitenr, je tais conafruire une mafaon.je fala récompenser Menfant par son Une cérémonie religieuse & Lourdes, pera (Caction de constraire, d'entror, de récomponetr, n'est pos faile par le sujet je (ef. page 69, nole [2]J.— [2] Blre eroyant: ou croirt, ou eroire en Dieu. Avolr ta foi. » Converaation | » pe 208. EXERCICES @ 1) a) Mettez : 1) & |'imparfait; 2) au futur le passage suivant: De fongues processions ,., des priéres. b) Mettez le méme passage au plus-que-parfait (qui (ombe et que porlent devront étre a |'imparfait, pour exprimer la durée), I!) Mettez les verbes des phrases sulvantes A la forme convenable. Dans les phrases 1 a 5, vous mettrez le verbe principal au conditionnel. Dans Jes phrases 64 8, au futur ; 7, SY vous (&tre) 4 Lourdes en ce moment, vous (entendre) Je murmure des priéres, — 2. Si vous (voir) la procession, vous (éprouver) une profonde émotion. — 3. Si vous (assister) un jour ace spectacle, yous ne (sourire) pas, — 4, S'i/ n'y (avoir) pas de nuages, on (voir) /e sommet des mantagnes, — §, Cet enfant (6tre) plus agréab/e ¢ foul Je monde, s'// (étre) moins bavard. —6. Si tu. (voliloir) venir avec moi, nous (aller) nous promener.—7. 5‘il (faire) beau demain, nolre promenade (étre) magnifique. — 8. Si tu (vouloir) me faire plaisir, tu (venir) avec mai. {ll} Mettez les yverbes au temps ef au mode convenables. (Attention! si, dans ces phrases, signifia : quand, lorsque, chaque fois que) C’était un agréable compagnon. Si je (atre) de bonne humeur, i! (plaisanter) ef (rire) avec mol; si je ne (avoir) pas envie de parler, i! (rester) muet comme une carpe ; si je (sortir), // (vouloir) sortir; si je (préférer) rester a Ja maison, i! (rester) aussi; s/ je (désirer) jouer aux cartes, aux échecs ou avx dames, i/ (jouer); si /(aimer. mieux écouter de fa. musique, (| (prendre) son violon ; quel heureux caractére \V) Ecrivez de nouveau les phrases de |'exercice Ill, en commengant ainsi: C’est un agréable compagnon. Attention au temps | V) Adoucissez, en employant le conditionnel, les phrases que voici : Je veur avoir une conver- salion avec vous. — Je desire vous poser une question, — Il est bon que tu fasses ton travail avec soin, —/l est souhaitable que yous écoulier davantage. — Voulez-vous fermer la potle? — Pouyver- vous me préler ce livre? — Eles-vaus sourd? — Avez-vous peur? — Ii faut que nous partions. a) Mettez les verbes entre parenthéses au futur du passé: Je compris gue je (pouvoir) un jour retrouyer ma patrie. — Nous avions dit que nous (s'en aller) dans quelques jours, — Mes amis savaient qu'i/s (partir) fe lendemain. — Vous avez déciaré que vous (revenir) bientdl. — W'espérais que nous vous (revoir) fe surlendemain. b) Transformez les phrases ci-dessus pour pouvoir mettre les verbes entre parenthéses au futur proprement dit : Ex, (Tu pensais que nous viendrions) : Tu penses que nous viendrons. VI — 96 LEGON 35 GRAMMAIRE Le conditionnel passé Autrefois, (3) j'avais eu le temps, j'aurals voyagé, Liaction de voyager dépendail, dans le passé, d'une condition (si j'avais eu le temps) exprimée par le plus-que-parfait de Vindicatif. (Mais rien ne s'esl réalisé : je n'ai pas voyage.) Formation: On forme le conditionnel passé avec le conditionnel present de l'aumi- liatre AVOTR ou ETRE 4- le parlivipe passe. a) la plupart des verbes hb) quelques v, infransilifs j'aurais + part. passé. je serais + part, passe. J aurais voyagé Je serais sorti (e) Tu aurais voyagé Tu serais sorti (e) Il (elle) aurait voyagé IL (elle) serait sorti (e) Nous aurions voyagé Nous serions sorti (e)s Vous auriez voyagé Vous seriez sortj (e)s Ils (elles) auraient voyagé Ils (elles) seraient sorti (e)s e) Lous les Vv. pronominaux: je me serais -- parlicipe passe, Je me serais promené(e) Nous nous serions promené(e)s Tu le serais promené(e) Vous vous seriez promené(e)s Il (elle) se serait promené(e) Ils (elles) se seraient promené(e)s d) verbe éire: j'aurais été... verbe avoir: j'aurais eu... Réceptions et fétes, Une lettre de Mme Vincent 4 son mari Mon cheéri, Jespérais que tu rentrerais A Paris pour les fiangailles (f.) de Cécile Legrand, TI est dommage que tu sois. retenu en province. Sr tu étais revenu, tu aurats passé hier une agréable joumée, Cécile Legrand s’est fian- cée au fils d'un diteur parisien. On m’ayait invitée A la réception de l'aprés-midi, an lunch, comme on dit maintenant a Paris. M. et Mme Legrand recevaient leurs parents et leurs amis dans les salons d'un traiteur chic [1] du 15* arrondissement. Le buffet était bien garni; les petits fours, déli- cieux; le champagne coulait A flots [2]. Ty avait un excellent orchestre, qui n’oubliait pas Jes danses anciennes, valses (f.) et Un bal, polkas (f.), Tout le monde a dansé, je crois, TRENTE-CINQUIEME LEGON 97 sauf quelques vieux messieurs qui se seraient ennwyds sils navatent pu [3] jouer au bridge. Naturellement, on parlait beaucoup de la céré- monie du mariage qui doit avoir lieu dans six mois; les dames pensaient déja aux toilettes (f.) qu’elles por- feraient ce jour-ld... Peut-@tre que M_ Legrand te priera détre Je témoin de sa fille. Le mariage civil se fera 4 la mairie da 1°? arrondissement et la bénédiction nuptiale stm donnée aux jeunes époux a Véglise Saint-Roch. Comme dans les contes de fées, ils seront heureux et ils auront beaucoup d'enfants... Voila done des baptémes (rn.) en perspective [4]... (1) Adj. soument inevriahie, familier ef tréa uailé « élégunt, a ta derniére mode. On dil quail: une robe chie, brdw chie, — [2] © dail serni en bonduned. — [0] «ale n'anaient pas pu — awe ai, ne paw eat sounent rédluil da ne, On dil aussi: je ne puis venir, fe n’one Henin, Ud n'a put centr, — [4] Dans Pinenir. > Pour ta | conversation 1 ¥. ps 208, Le baptéme, > EXERCICES ¢ |) Transformez les 1™, 3°, g° phrases de la lecture, en les commengant ainsl : J"espére que .... — Si tu revenais avec nous ... .— Tout Je monde danse, je crois, sauf ... . I) Conjuguez au conditionnel passé les verbes : rester, inviter, recevair, s'ennuyer. 1° & la forme affirmative ; 2° @ la forme interrogative; 3° 4 la forme négative. It) Mettez au temps et au mode convenables jas verbes des phrases suivantes, au sujet de la réception que les Legrand ont donnée il ¥ a huit jours : S/ tu (@tre) 4 Paris fa semaine derniére, lu (venir) avec mol 4 la réception. — $/ tu (venir) avec mo/ /'autre jour, j'en (@tre) bien heureuse. — Si lu (pouvolr) assister a fa réceplion, tu (ne pas s‘ennuyer) plus que moi. — Si le champagne (ne pas couler) 4 flots, /a féle (me paraitre) moins gale. — $'// (ne pas y avoir) de danses anciennes, les jeunes gens (ne rion rogratter). — S'i/s (ne pas pouvoir) jouer au bridge, que (dire) les views messieurs? IV) ~— dans huit jours par Jes Legrand. Remplacez /a semaine derniére par Ja semaine pro- chaine; |'autre jour par lund? prochain. (Ex: Si tu étais @ Paris la semaine prochains, tu...) Changez les temps des verbes de!'exercice Ill, en supposant que la réception sera donnée V) Employez le conditionne! d'affirmation attériuée : Tu dois épouser cette charmante jeune fille. — Je veux assister a cette réceplion. — J’aime danser une valse, — Je peux yous alder, — Je désire vous présenter mon fils, —i/ faut appeler un médecin. Vi = «« bien danser. — Nous cenctipons a fount au bridge avec ces. partenaires, — Mon [rare refuse ... assrsler au mariage de ma fill Employez |es prépositions nécessaires : Je commence ... éludier ma lecon, — Je réuesis '¢. — Vous habituez-vous ... volre nouvelle maison 7— Permettez-moi ,,. vous inviter 4 mon mariage. — Mes enfants s'amusent \.. regarder des images. — Je l'empécherai blen ... vous nuire. — Mes parents habitent ... Life. — Ut travaille fous es jours ... § heures ... minuil. — Ecrirons-nous.... erayon ou... encre? — Les enfants sautent ... jale. — D’'od venez-vous 7 — Je viens .., /a campagne. Vil) Aimez-vous danser? — Préférez-vous Jes danses modernes ou Jes danses anciennes? — Pourquoi? — Décrivez des danses propres a volre pays. 98 LEGON 36 GRAMMAIRE Autres sens du conditionnel passé a) affirmation alténuée, regret: J'aurais voulu vous parler (mais je n’ai pas pu). b) futur anlérieur du passé: Je sais que tu auras fini avant mon arrivée. Je savais que tu aurais fini avant mon arrivée. Aprés un verbe principal a un temps passé, on remplace le futur anté- rieur par le passé du conditionnel. Le conditionnel passif: présent et passé Si tu élais studieux, tu serais récompensé (maintenant ou plus Lard). Si Lu avais dé studieux, tu aurals été récompensé (hier). Présent Passé Je serais + participe passé. Jaurais été +- participe passé, Je serais récompensé(e)... | J’ aurais été récompensé(e)... [ls (elles) seraient récompensé(e)s [ls (elles) auraient été récompensé(e)s ATTENTION | Ne confondez pas le conditionnel présent passif (je serais récompensé) avec le conditionnel passé actif des verbes inLransilifs conju- gués avec élre (je serais sorti hier). (v. legon 6, I). Cécile Legrand et les livres Cécile Legrand lit beaucoup; elle s'intéresse 4 tout ce qui s'imprime [1]. C'est bien naturel, quand on est la fille d’un libraire. Cécile a sous la main [2] tous les livres nouveaux qui viennent d'étre publiés. Son érudition est grande: elle connait sur le bout du doigt [3] le nom et lage des grands écrivains frangais et étrangers, romanciers, dramaturges ou poétes. Elle suit par coeur les titres (m.) desromans (m.), des piéces (f.) de théatre, des pobmes (m.) qu'ils ont éerits..« J*anvais dtd chagrinég, s1 Cécile n’avait pas aimé les livres, nous dit M. Legrand; quand elle était encore petite fille, elle venait souvent me voir a la Librairie. Elle grimpait sur les escabeaux pour admirer TRENTE-SIXIEME LEGON 99 de plus prés les reliures rouges et brunes des livres anciens, clle regardait avec curiosité les illustrations (f.) des ouvrages (m.) pour enfants. Quand elle est devenue plus rande, je lui ai appris & apprécier la qualité du papier, a beauté des caractéres (m,) d'imprimerie (f.) et des gravures ({.). J’arais votlu m'occuper d'elle encore plus souvent, Mais elle connait déji toutes les bibliothéques [4| de Paris... J'espére qu'elle saura, aussi, faire la cuisine et qu'elle sera bonne ménagére | » ily tl) Vv) Vi) vil) (1) = est dmprimé fp, legon 3). — [2] = A ea disposition, font pria d'eite, — [3] = porfaitement, par cour, |4 ot ddifled) fee Loves sont roxeemlilds, Le Mbtolidedire dirige une bilitiofliayue, Dane une bibtotheque fren hte » EXERCICES « Faites 3 phrases avec : apprendre (= étudier). — 3 phrases avec : apprendre (= enseigner & quelqu'un). —3 phrases avec ; apprendre (= recevair une nouvelle). (Ex. : Pierre apprend le francais. — Un bon professeur apprend le francais 4 Pierre. — Pierre apprend que-son cousin est arrivé.) Analysez les 2 yverbes en ilalique dans la lecture, Conjuguez- les & toutes les personnes: 1) 4 Ja forme affirmative; 2) 4 la forme négative ; 3) a Ja forme Interrogative. Analysez, en distinguant soigneusement le conditionnel pré- sent passif ot le conditionnel passé actif ; Vous seriez surpris; nous serions purtis ; il serait regu ; tu serais descendu ; je serais tombd; ils seraient vus; vous seriez entrés; nous setions enlen- dus; Ii serait resté; lu serais pris. Mettez les formes verbales de l’exercice |i dans des phrases commencant par SI sulvi d'un verbe 4 l‘imparfait_ ou au plus- qué-parfait de l'indicatit, selen le sens ; (Ex. : Si je venais, Vous seriez surpris.— Si nous avions pu, nous sérions partis), Ecrivez le récit suivant en commencant par : lly a quatre ans ma fille Ataif encore petite. (Attention aux temps et aux modes |) Ma fille est encore petite; mais déja elle s'intéresse aux livres ; elle a déjé lu beaucoup; alle connaft le nom de plusieurs écrivains, elle salt Jes titres de faurs livres ; elle primpe sur les escabeayx pour admirer jes reliures et /es illustrations. J'espére que, quand effe sera plus grande, quand elle sera devenue une jeune fille, elle apprendra & apprécier /a qualité du papler, des caractéres ef que nous ferons d'elle une savante bibliothécaire. Transformez les phrases sulvantes en employant le conditionnel passé d'affirmation atténude ou de regret: J'ai voulu avoir une conversation avec vous (mala je n'ai pas pu). — Je désirais le poser une quastion (mais cela n'a pas ét4 possible), — Tu devais fermer /a porte (et elle n'est pas farmdée). — Comment pouvals-je reconnaitre les danseurs sous /eurs masques (je ne le pouvais pas)? Mettez A I'imparfalt le premier verbe de chaque phrase; il faudra changer la forme des autres verbes ; Nous pensons que nous serons renirés a Paris avant fe mois de juillet. — M. Vincent écrit qu'il aura bientét terminé son reportage. — Le professeur dit 4 ses déves quills feront une dictée quand ils auront récité leur lecon. —I/ leur dit qu'lls ne comprendront pas bien le frangais, fant qu'ils n'auronl pas appris assez de grammiaire el de vocabulsire. Un livre relié, Vill) Racontez un roman, une pidce de thédtre que vous connaissez bien. [ Textes complémentaires. Lecons 31 4 36. | VENDETTA La scéne se passe en Corse, vers 1820, Le pare de Colombs et d'Orso a été tué fpar-un ennemi de leur famille, La jeune fille conduit son frére sur le lieu de assassinat. A un demi-mille du village, aprés bien des détours, Colomba s'arréta tout a coup dans un endrolt ob le chemin faisait un coude, La s'élevait une petita pyramide de branchages, les uns verts, les autres desséchés, amoncelés 4 la hauteur de trois pieds environ, Du sommet on voyalt percer l'extrémité d'une croix de bois peitite.en noir (...). Colomba s'arréta devant ce tas de feuillage, et, arrachant une branche d'arbousier, |'ajouta a la pyramide, « Orso, dit-elle, c'est ici que notre pére est mort. Prions pour son Ame, mon frérel 9 Et elle se mit Agenoux. Orso l'imita aussitét. En ce moment la cloche du village tinta lentement, car un homme était mort dans fa nuit. Orso fondit en larmes, Au bout de quelques minutes, Colomba se leva, |'cil sec, mais la figure anlinée’, Elle fit du pouce 4 la hte fe signe de croix familier 4 ses compatriotes et qui accompagne d'ordinalre leurs serments solennels ; puis, entrainant son frdro, elle reprit le chemin du village. |Is rentrérent en silence dans leur maison. Orso monta dans sa chambre. Un instant aprés, Colomba I'y suivit porlant une petite cassette qu'elle posa sur la table. Elie |'ouvrit et en tira une chemise couverte de larges taches de ‘sang. « Voicl la chemise de votre pére, Orso.» Et elle la jeta sur ses genous. « Voici le plomb qui |’a frappé. » Et elle posa sur la chemise deux balles oxydées. * Orso, mon frére! cria-t-elle en se précipitant dans ses bras et |'étreignant* avec force, Orsol tu le vengeras*! » Elie l'embrassa avec une espéce de fureur, baisa les balles et la chemise, et sortit'de la chambre, laissant son frére comme pétrifié* sur sa chaise, ; D'aprés P. MERIMEE, Colomba. 1. = Plaine d'dinotion, de sentiments Holts. On distule — inot ornbrasse, mal dtrainta : celui oH prond trop.dp choses avec animation = avec beautoup de gesies, boaycoup de dans ses. bens los dnl mala. of len laisen tombur. = bruit. — 8. Parlicion présont du worty dtreindre (con), °3. Von HO” otaype!, ja vengeance, —4. Changé en plarre.— comme #tilndre) = secret avec bes liras, Provearbe: «Ck = Memifit = change en momie, — Simplifigy = rendre aimple « RIEN N'EST BEAU COMME UN ENFANT QUI S'"ENDORT EN FAISANT SA PRIERE... » Rien n'est beau comme un enfant qui s'endort- en faisant s@ priére, dit Dieu. de vous le dis, rien n'est auss| beau dans le monde, Je nal jamais rien vu d'aussi beau dans Je monde. Et pourtant j'en ai vu des beautés dans le monde Et je m'y connais. Ma création ragorge de beautés. Ma création regorge de merveilles, ll_y en a tant qu'on ne salt pas of les mettre’ 1. Lipfinitit pst trequent apres un mot interrégatl!: Que miadrewsor? —~ Jo ne cals que dine, je np gait que faire, je dire T(= gue dois-je dire) 7—QuetaireT—opallar?—Aqu te shia 0 aller. LEGONS 31 A 36 101 ee J'ai vu des millions et des millions d'astres rouler sous mes pieds:comme les sables de la mer, J'al vu des journées ardentes comme des flammes; Des jours d'été de juin, de juillet et d'aodt. J'ai vu des soirs d'‘hiver posés comme un manteau (..:) J'ai vu ces coteaux de la Meuse et.ces dglises qui sont mes propres maisons; Et Paris at Reims et Rouen et des cathédrales qui sont mes propres palais et mes propres chdleaux, Si beaux que je les garderal dans le ciel. J'al vu la capitale du royaume et Rome capitale de chrétianté. J'ai entendu chanter la messe et les triomphantes vépres. Et j'ai vu ces plaines et ces vallonnements de France Qui sont plus beaux que tout. d'al vu fa profonde mer, et la forét profonde, et le coeur profond de |'hamme. J'ai vu des cosurs dévorés d'amour Pendant des vies entidres; Perdus® de charité. Brilant comme des flammes (...) Or je le dis, dit Dieu, je ne connals rien d'aussi beau dans tout le monde Qu'un petit enfant qui s'endort en faisant sa priére Sous !aile de son ange gardien Ei qui rit aux anges en commencant de s'endormir, Et qui déja méle tout ca ensemble et qui n'y comprend plus rien Et qui fourre* les paroles du Nolre Pére & tort et a travers péle-male dans les paroles du Je vous Pendant qu'un voile déja descend sur ses paupiéres (...). (salue Marie Ch. PEGUY, Le Mystére des Saints-Innocents. (Gallimard.) 2. Dovorés par Ia charité, on dit autisl, date un sens péjoratit: iu de dettes, pardude débauche (alors perdre a lo sera ge détrulre). — 3. Qui iniredull, qul mile (familier), Pre f e L'EGLISE Simone, je veux bien*. Les bruits du soir Sont doux comme un cantique® chanté. par des entants; L’église obscure ressemble 4 un vieux manoir; Les roses ont Une odeur grave d'amour et d'encens, de veux bien, nous Irons lentement et bien sages, Salués par les gens qui reviennent des foins; J'ouvrirai la barriére d'avance & ton passage, Et le chien nous suivra longtemps d'un ceil chagrin, Pendant que tu prieras, je songerai aux hommes Qui ont bati ces murallles; le clocher, la tour, La lourde nef pareille A une béte de somme’ Chargée du polds de nos péchés de tous las jours : 1. = Je forai cn que tu me dumandes. Simone a damandé 3. bes chowaue, lon Anon, les mulels sort des bites de au Holle do venir aver lle A 'église-— 2, Un-cantique ett somme, parce gu'ils peuvent porler des charges, dos un chant raligleux. — Une chanson ent un chant protane., — fardouus. 102 TEXTES COMPLEMENTAIRES Aux hommes* qui ont taillé les plerres du portail Et qui ont mis sous le porche un grand bénitier; Aux hommes qul ont peint des roils sur le vitrall Et un petit enfant qui dort chez un fermier. Je songeral aux hommes qui ont forgé la croix, Le coq, les gonds et les ferrures de la porte; A ceux qul ont sculpté la belle sainte en bois Qui est représentée les mains jointes et morte. de songerai 4 ceux qui ont fondu le bronze Des cloches of l'on jetait un petit anneau d'or, A ceux qui ont creusd, en I'an ‘mil deux cent onze, Le caveay ol) repose saint Roch, comme un trésor (,..) Je songerail aux mains qui ont touché I'hostie, Aux mains qui ent béni® et qui ont baptisé; Je songeral aux bagues, aux cierges, aux agonies; Je songeral aux youx des femmes qui ont pleuré. Je songeral aussi aux morts du cimetiare, A ceux qui ne sont plus que de I'herbe et des fleurs, A ceux dont les noms se lisent encore sur les plerres, A fa croix qui jes garde jusqu'a la dernlére heure. Quand nous reviendrons, Simone, il fera nuit close; Nous aurons l'air de fantémes sous les sapins, Nous penserons & Dieu, & nous, 4 bien des choses, Au chien qui nous attend, aux roses du jardin. Remy de GOURMONT, Simone. (Mercure de France.) 4, Jo. songerai... — 5. En bonietant, jew (bd, bénio se ait des personnes ; bénit, bintin se dit dow Aires donnert iy bénssictions Tet ie let sont bicite par choses) — L'eau bénite ait dans lo ‘paniitlor. je prdire. Mae be pain est bénit, I" ‘pau oat bénite par le peebre JEUNES MENAGES (Un journaliste s'entretient avec son Directeur). — Hé bien, monsieur, m'apportez-vous votre article sur les jeunes ménages? — Qul, monsieur la Directeur ; le voici, — Quelles sont les conclusions de votre enquéte? — J'ai constaté qu'on se mariait trés 16t aujourd'hui : au début du siécle, peu'de Frangais se marialent avant 24 ans; aujourd'hul un sur quatre, A 25 ans, un Francais sur quatre était marié. Aujourd’hul un sur deux. La jounesse veut vivre plus t4t, plus vite, plus intensément et surtout autrement que « les vieux », — Cos jeunes ménages veulent-ils des: enfants? — Voici la statistique : 21% des jeunes ménages révent d'avoir un enfant; 49%, d’en avoir deux; 21%, d’en avoir trois ; 6% d'en avoir quatre. — Quelle est leur opinion sur l'éducation des enfants? LEGONS 31 A 36 103 — « Nous les surveillerons d'une fagon modeme, disent-ils; d’une fagon diseréte et souple en leur laissant prendre peu A peu leurs responsabilités ». — Quelles sont les distractions préférées de ces jeunes couples? — Ce qui est remarquable, c'sst I'importance donnée aux « sorties w du week-end et aux joies du plein air. — Le cinéma n'est done pas la distraction n° 1? — Si, mais on la réserve aux soirées d'hiver, Dés le premier rayon de soleil, les jeunes ménages prennent le chemin des amoureux. — Devant fa vie sont-ils optimistes, en général, ou pessimistes:? — J'al trouvé 71% d'optimistes. Par exemple, I'hiver dernier, par un jour neigeux et froid, lal rancontré, & Flins, prés de Mantes, René, Jacqueline et Eric leur enfant, un magnifique bambin blond et rose. Je me trouvals dans un foyer si paisible, si confortable, si moderne dang le meilleur sens du mot, que j'ai voulu en savoir davantage : « Moe direz-vous, leur ai-je demandé, comment vous possdédez une 4 CV", le superbe poste de télévision que j'ai sous les yaux, ces meubles neuts, cette cuisine étincelante, et ce sourire de conflance dans la vie? Et le chef de famille de 24 ans répond avec calme : — D'abord, je suis optimiste de tempérament. Ma femme aussi. Et puis, tout a bien tourné pour nous; je suis entré comme électri-cien & l'usine de montage des automobiles Renault. Etant prioritalra & cause de ma santé, j'al été logé tout de suite. Nous sommes hult ménages dans ce pavillon, deux par étage, Nous payons 300 F par mois de leyar pour une salle de séjour, une chambre, cuisine, salle d'eau*, W.-C., cave, Ce logement nous a donné fe goit-de l'aménager. Tout ce que nous avons, y compris la télévision, |'aspirateur et le moulin & calé électrique, a ate achaté é crédit en deux ans et demi, el nous payons ce mois-ci les derniéres traltes. Nous allons donc wremettre cela» : ma femme désire une machine a laver, un réfrigérateur, at nous nous som - mes fait inscrire pour une voiture, — Blaue, Insiste Jacqueline. — D’accord, bleue commo ta mor. — \Mais enfin, c'est lourd pour une paye |* — C'est lourd, oui, mais depuis un mois, Jacqueline travaille comme mécanicienne 4 l'usine de montage. Elle gagne 700 F. Nous pouvons payer 4 deux, — El aprés? — Aprés, nous ferons des économies pour devenir propriétaires d'un petit payillon.,, » de répate : c'est un ménage d'ouvriers, de trés jeunes ouvriers, qui parle. Ils auraient pu végéter dans quelque taudis, ils ont 4 présent un foyer, un fils. Ils ont une jolie salle 4 manger et mangent sur ne nappe. D'aprés Paul GERIN, Elle. (France Editions et Publications.) 1, Une ¢ 4 chevalie > (voiture automobie)— 2. Cieut lh = bursa. — 3, Combind satte de dowchps-cabinet de tollptie hom donié maintenant & un cominé salle & mangor-salon: — 4, Pow la pave dun ouerier, Dans un village de Franee ; AULNAY-DE-SAINTONGE, QUATRIEME DEGRE 106 _ LEGON 37 GRAMMAIRE 1 — a) Revision du plus-que=parfait (\.econ 4) = imporfait de Mauxiliaire + participe passa, Javais parié, j’étaie allé (e), je nvétais assis (6). b) Revision du futur antérieur (Legon 4) == futur de l'ausilinite + purlicipe passé. Jaurai parlé, je serail allé (e), je me seral assis (e), i ll — Les indéfinis : pronoms Sujets Compléments On (l’on*) On est. arrivé (« On » es! loujours sujet) Quelqu’un Quelqu’un est arrivé Je yois quelqu'un Personne (ne, Personne n'est arrivé ** Je ne vois personne ** Rien (ne) Rien n’est arrive ** Je ne yois rien ** Quelque chose, | autre chose, | Tout Tous sont arrivés Je -vois tout Quelque chose est arrivé Je vois quelque chose Remarques : fe Liadjectif quiise rappérte A ces pronome prond Loujours Ia forme du masculin singulier; de plis, on dit: quelque chose de bon, rien de plus facile; je ne connuls personne daussi savant 2° Rien, quelque chose, loul, représentent raremenl des personnes. On peut dire qu'ils sont neuwlres. pie ¢, ai, ou, ob, gue. * Sons paw { Pau. Les Pyrénées Ma chére Margaret, mes chers enfants, Quand j'auvai find mon reportage, je vous emménerai un jour 4 Pau; le voyage en vaut la peine (1). Je vous conduirai au chateau, of naquit Henri TV. Ses sujets V'aimérent beaucoup parce qu'il avait rendu [2] la paix a leur pays, ravagé par les guerres civiles, Mais il y a quelque chose de plus merveilleux que le berceau [3] ott dormait le futur roi de France ; c'est le panorama que l'on décauvre quand on.s‘arréte sur la. terrasse qui domine la riviére. Je ne connais rien de plus: harmonieux ! On a devant soi la chaine des Pyrénées, et Ses pics en dents de scie; jusqu’a l'horizon, elle dresse sa muraille bleue, qui sépare la France de 1 Espagne. Pourtant, ren de plus facile que de parcourir en auto les Pyrénées d'un bout 4 Vautre t une route monte jusqu'aux cols (m.), cétoyant les précipices (m.), franchissant les vallées au fond TRENTE-SEPTIEME LEGON 107 desquelles roulent les tor- rents aux eaux limpides; c'était autrefois un sentier de chévres et de miulets que personne ne prenait, sinon les montagnards et les contrebandiers; main« tenant, c'est une prande route qu'empruntent [4) les cars de tourisme et les autos particuli#res, sans ou- blier les coureurs cyclistes du Tour de France... [1] Le wogage en van! fo pula =o ce regretie pas la peine qr'on oO pride en foisint ce poyage, — [2] FRendre = redonner — on con- /ugte comme vendre. — [3] Be tea = Ie petit HE dana iequel on beree ut enfant. — [4] Emprunter Le boulevard des Pyrénées 4 Pau. une roule = premine une rould,e'y cugager. Minii: potia emprunies de lergent & quelyu'un = gielgu'ren Wine prite de Livgont, fw Pour ia | conversation | vp. 208, i) Ul WW) Vv) Vl) VID » EXERCICES 4 Conjuguez : 1) 4 la forme négative; 2) & la forme interrogative du plus-que-parfait ot du futur antérieur : parcourir ; monter ; s’arrdter, Mettez & la forme passive : 1) affirmative; 2) Ingerrogelive (inversion) ; Son pére I'a emmenée & Pau. — If la conduira au chdteau d'Henri IV. — Les Fran¢ais aimérent beaucoup ce roi. — Henri IV rendit fa paix a la France, — Une terrasse domine fa riviére. — Les Pyrénées séparent la France de l'Espagne. — Les voyageurs availent franchi la yaliée, Complétez les phrases suivantes. Mettoz A la forme qui convient les verbes entre paren- théses : Dés que nous (arriver) 2 Pau, nous irons voir la terrasse. — Aussitét que nous (voir) fa terrasse, nous visiterons le chateau od naquit le ral Henri IV. — Tu porteras chez fe photo- graphe, pour les faire développer, les clichés que tu (prandre),— Lorsque tu (prendre) des clichés, tu les porteras chez Je photographe. — Tu metiras dans un album tes photos que tu (faire), — Quand vous (marcher) toute fa journée, vous serez conlanl de yous repeser le soir a I'hdtel. Complétez les phrases suivantes. Mettez @ la forme qui convient les verbos entre paren- théses : S/ fu élais avec nous en ce moment, tu (prendre} du plaisir. — Si lu nous (accompagner) hier, tu aura/s vu un curieux ehdteau. —S/ tu avais voulu venir, nous t'(attendre).—S/ tu (ne pas arriver) trop tard, tu serais parti avec nous. — Si vous alliez un jour 4 Pau, j/ (talloir) yisiter le chateau d'Henri 1¥.— Si Henri IV (ne pas rendre) autrefois ta paix a fa France, [i n'aurait pas été aimdéd par les Fraricais, — $i les Pyrénées ere) mains hautes, le panorama (étre) moins beau, — Elles seraient couverles da neige si c'(étre) I'hiver. Conjuguez 4 toutes les personnes : J‘aurais éé surpris si je n'avais pas vu venir mon ami. Complétez ces phrases avec l'un des pronoms indéfinis enseignés dans fa lecon 37 : test sourd, il n’entend r... .—P... ne lui fait peur; — R... ne fui fait peur. — I n'a pour de p.., nider....— J'ai tres bon appétit, j'aime t...; t... me platt. —Q... est venu.te voir pendant ton absence, — Je Capporle q... qui te fora plaisir. — Q.,. m'est arrieé pendant mon voyage ; je vals vous /e raconter. Introduisez dans des phrases : quefqu'un de grand ; rien de vrai; personne da méchant 108 LEGON 38 GRAMMAIRE 1 —a) Revision du passé simple (Legons 12, 13, 14, 15, 16, 17) V. dlre, je fus, tu tus... Qe gr. finir, je finis, ty finis... Vv. avoir, J'eus, lu aus... 3" gr. lenin, je tins, tu tins... voir, eo vis, tu vis... let gr, parler, je pariai, tu parias... boire, je bua, to bua... b) Revision du passé antérieur (Lacon 15) passé simple de l'auxitiaire + participe paissd j'eus entendu jo fus allé (©) je me fus promené (6) 11 — Les indéfinis : pronoms et adjectiis (suile) Adjectifs Pronoms Quelques garcons (quelques filles) sont 1A Queiques-uns (quelques- unes) sont, li. Plusieurs garcons (plusieurs filles) sont la Plusieurs sont 1a. Certains garcons (certaines filles) sont 14 (cecteine (certaines) sont i. { reuse les garcons (toutes les filles) sont I | Tous, toutes sont li. Chaque garcon (chaque fille) es! la } Chacun (chacune) es! lA. { Aucun garcon (aucune lille) n'est Ta | Aucun (aucune) nes! |i. Nul garcon (nulle fille) n'est li (plus rare) } Nul (nulle) n’es/ li (pi. rare J. Un autre garcon (une autre fille) est 1a Un (une) autre est li. D’autres garcons (d’autres filles) sont 1A D’autres sont la. L'un(e) «/ Vautre sont la. Les uns (unes) e/ les autres sont 1a. sens réciproque (Legon 27, Il), lls se regardent un Vautre Ils se regardent les uns les autres Ils s« pardonnent l'un a Vautre (pardonner a) REMARQUES, — Chacun, chaque, aucun, nul, n'ont pratiquement pas de pluriel. — Nui est plus rare que aucun, — Prononces I's de lous quand ce mot est. pronom. Tous) les enfants sont la; tous sont 1a, Les Landes. Incendies (m.) de foréts ¢ Des Pyrénées 4 l'estuaire (m.) de la Garonne {appelé Gironde), s’étend [1], le long de l'Odéan, une plage longue de deux cents kilométres, bordée par des dunes. L'intérieur du pays est occwpé par les « Landes » (f.). — Mais une lande n’est-elle pas une terre inculte oi rien ne pousse, sauf guelgices herbes et rs buissons (m.) ? Or le pays est couvert d'une immense. forét dle pins. — Autrefois, eneffet, les Landes étaient marécageuses et désertes. Mais quand on y eut planté des (2) pins, ils apportérent bientot la richesse 4 la région. Regardez le pot attaché au trone bien droit de chaque arbre ; la résine dorée, coulant par un tro fait dans l'éeorce (f.), l'emplit peu A peu... Mais une catastrophe s'abat [3] quelquefois TRENTE-HUITIEME LEGON 109 sur la forét : une cigarette mal éteinte | imprudent, une étincelle qu'apporte le vent et voila [5] la forét en feu, car Ja résine s‘enflamme (6) trés facilement. Si personne n'est Ja pour donner |'alerte {f.), les flammes (f.) bralent (7) en. guelgues heures des dizaines d'hectares (m.). Le plus vite possible (8) ja lutte contre le fléau S‘organise; chacun y parti- cipe; mul ne reste inactif, Des avions, munis d’émet- teurs (m.) de radio, signalent la marche du feu. Mais, malgré tous ces efforts (m,), certains incendies font des dégats (m.) considérables, » (1] Conjuyaiien sur eatenidre, — (2) On dit wayei: planter on Set. — [3] Conjugaison sur tnttre. — [4] Voir ta conpngadison ile tfeindre p, a, — {PI Aneailitla ford eaten feu. — (| Ou prend few, — (7) Ardler ex 4] que jette un aussi Intrarisiti!: le bois brille bien. — (8) Le pluw vile pussihle = auaxi vite quo Con pritut — de méme > le plus La récolte do la résine. grand possible, lee plus yrands possille (possible est innatiable); i) ih) Vi) » EXERCICES 4 Ecrivez la lecture (depuis : Le plus vile possible... jusqu'A : marche du feu) en metiant les verbes : 1° au passé simple; 2° au passé composé, Trouvez dans la lecture tous les verbes du 2° et du 3* groupe (actifs, passifs ou pronomi- naux), Mettez-les 1° au passé simple; 2" au passé antérieur (3" personnes seulement). Ecrivez les ENes eR sulvantes, en mattant le passé simple a la place du présent et le passé antérieur 4 la place du passé composé : Quand je me suis réve Hé, Je fais ma toilette. — Dés que j'ai ouvert mes volets, je vois au dehors un clair soleil, — Quand nous nous sommes favés, nous descendons dans ja salle & manger, — Aussitét qu'on nous-a appelés, nous accourons. — Quand nous avons fini notre travail, nous partons. — Das qu'un imprudent a jeté une cigarette, la résine prend feu. — Lorsque les buissons ef les arbres se sont enflammés, c'est une vrais catastrophe qui s'abat sur la région. — Quand lalerte a été donnée, tous courent vers I'incendie. 4) Faites, s'il y a lieu, l'accord des participes. b) Dites, A chaque phrase, si le varbe pro- nominal 4 un sens réfléchi ou un sens réciproque : les deux amies ne s'éfaient pas (vu) depuis longtemps. — Elles se sant (rencontré} ce matin. — Elles ne se sont pas (serré) Ja main. — Elles se sont (embrassé). — Elles se sont ipransens) deux heures.— Elles se sont (raconté leurs vacances, Soudain, elles se sont (rappelé) sa ates avaient, l'une et Vavire, des: courses faire. — Elles se sont (quitté), — Elles se sont (dit) au revoir une a l'autre. ans les phrases suivantes, mettez : /'un et Mautre, ou /'un autre (sens récipro- ae : les deux éléves s'interrogent... . — . interroge les deux éléves ; j‘interroge ... . — ef W'apercols les deux.amis, j'apercols ... .— Les : _— i 4 deur amies s'apercoivent ....— Je donne un sf hoe ines livre & chacun de mes deux fils} je donne un livre & .., el & ...—Mes deur fils se prétent des livres; ils se pritent des livres... a... .— Mes deus chats viennent sur man burequ; ... viennent sur mon bureau; je /es aime beaucou, uy Souvent,enjouant, iis se fontdumal... @ .... 8) Faites une phraseavecchacundesadjectits suivants : quelques ; certains ; chaque; aucun. b) Ecrivez les mémes phrases en remplacant : ladjectif parle pronomcorrespondant. Atten- . = Hs Ny si ol] NS tion! Il faudra supprimerles noma: Ex.:8) Au- = aucun, aucune). Tous les zarcons (toutes les filles} sont la tout le, toute la = entier, enliére. Tout le pays est beau = Le pays entier est beau tout, toute (sans article) = chaque, Tout pays est beau — chaque pays est beau, ATTENTION ! 4 la présence, et & l'absence de l'article. Adjectifs Lee ay qui (neulresing.): Tout me plait (rien) Pronoms | tous, toutes (pluriel), tout le monde (singulier). q Tous (loules) son! 14. Tout le monde esi la (== personne...). ATTENTION ! Tout (fouie), placé juste devant un adjecti{, un parlicipe, un gérondij, est adverbe et reste invariable en général. Elles sont tout heureuses (= tout A fait heureuses). Ils lisent tout en marchant {= en méme temps qu'ils marchent), Mais il varie s‘il eat placé devant un adjectif féminin com- mencanl par une consonne : elle est toute honne. Bordeaux Ce qite j'admire avant fou! 4 Bordeaux, c'est l'intense activité (f.) du port de commerce. Le chemin de fer, alnsi que les péniches qui naviguent sur le canal du Midi, transportent jusqu’'ici tes ce que produisent les régions voisines, le vin, le mais, le bois. Tout cela sera exportd [1] par mer vers fous /es pays du monde. Allez donc, comme tout voyageur devrait le faire, sur le grand pont de pierre, dont les dix-sept arches ({.) franchissent les eaux de la Garonne; de la vous verrez tout le port. Sur la rive, qui s‘arrondit en forme de croissant (m.), les quais s’allongent sur quatre kilométres [2]. C'est la. que les grands cargos de l'Atlantique embarquent toutes les marchandises; au-dessus de leurs coques (f.) noires, s‘éléve la forét de leurs mats (m.). Les hautes grues métalliques tendent leurs bras vers le ciel, pivotent sans cesse; elles soulévent au bout de leurs cAbles (m,) d’acier les lourdes charges (f.), TRENTE-NEUVIEME LEGON 111 quelles plongent ensuite dans les ca- les ({.) des navires. Une brume épaisse plane sur le port (parfois la Garonne in est fot obscurcie, toute noire); elle est formée par les fumées que crachent les cheminées des bateaux, des usines et des locomotives. Mais la ville est belle. Les monu- ments (m.) du xvii siéele y abon- dent [3} ainsi que les élégants jardins. Niest-ce pas Victor Hugo qui disait (avec un es d'exagération) : « Pre- nez Versai aurez Kordeaux »? les, mettez-y Anvers, vous [1]|: Exporter fim porter. — [2] Ou s sur tine lon gueurds quatre Liloneiines 8 Front nombreus, Le pork oa Bordenur, il) II) Vv) V) vi) Vi) » EXERCICES < Metter 4 \a forme passive : 7. Les péniches transporlent fe vin, le mais, le bois. — 2. Les péniches transporlent toul ce que produil ce pays. — 3. Les dix-sept arches wu grand pont franchissent la Garonne. —4. Les grands cargos embarquent toutes Jes marchandises. —5. Los grues soulévent de fourdes charges, — 6, Elles peng ces charges dans les cales des navires. — 7. On a chargé les bateaux (= C'est fait). — 8. Ona fermé les portes (= C'est falt) v. p. 10,1. Mettez los phrases 1 et 5 de |'exercice précédent : A l'imparfalt, au futur, au futur anté- tieur, au passé simple, au passé composé, au plus-que-partalt passifs. A quel temps et a quelle forme (active, passive, pronominale) sont les verbes sulvants? Ils furent vus. — Quand ils se furent endormis. — Quand ils furent partis. — Nous élions venus. — Nous élions pris. — Nous nous étions trampés. — Tu t'es habilié. —Tu es altendu.— Tu es allé. —Vous serez interrogés. — Vous vous serez apercus. — Vous serez tombds.— |! serait resté, — |] serail nourri. — I/ se serait évanoul. Dans les phrases suivantes, remplacez les adjectifs par les pronoms correspondants (Attention, il faut SUP Ermer les noms!) : Quelques rommorgiigers descendent la Garonne. — Cerlains pavires sont trés grog. — D’aulres navires sont plus petits. — Aucun bateau n'est parti, — Plusieurs cargos sont arrivés. —Chaque cargo était bras fourdement chargé. — Qua/ques péniches apparaissent au fain. Dans les phrases suivantes, remplacez les adjectifs indéfinis par les pronoms corres- ondants, Attention, supprimez les noms! Comme ces noms ne sont pas des sujets, Il aut mettre en devant les verbes : (Ex. : Je connais quelques Bordelais — J'en connais quelques-uns). Je vols quelques remorqueurs qui descendent /a Garonne. — J'apercois cer- tains pavires, — Je vols d'aulres navires plus petits. — On a déchargé plusieurs cargos. — On a fait venir d'autres grues, — Jl y a quelques péniches dans ce bassin, —// n'y a aucun bateau 4 voiles. — J'ai déja fait plusieurs promenades en barque. Complétez les phrases suivantes en utilisant le mot tout,., de diverses facons (Gram- maitre, 39, 11). ... journée, M. Vincent se proméne dans Bordeaux; ... jours il s'arréle sur le pont de pierre; de la il assiste a ... sorte de spectacles; ... est intéressant : les paéniches apporient ... marchandises du Languedoc ef de /'Aquitaine ... remorqueurs sont aw travail; ... grues pivotent, grincent et se fournent de ... célés; ... surface de /a Garonne ext agitée. La ville ... enliére esl en mouvement el ... pleine de bruit. Ane re chaque mot dans la phrase suivante. (N'oubliez pas la fonction): «Elle est formée par Jes fumdes que crachent les cheminées des bafeaux, 2 112 LEGON 40 GRAMMAIRE I — Revision du subjonctif a) présent actif (Lecans 6, 7, 8, 10, 11). Les Lorminnisons sont, les mimes pour Lous les verbes [sauf dre el avoir): -6, -e8, -8, -lons, -iez, -ent tpaur la formation : volr page 14). b) présent passif (Legon 9) = présent de laouxilinire Stre + participe passé, Il Jaut que jo sols interrogé (e)... i faul que nous soyons Interragé (e) s a Il — Les indéfinis : méme (s) a) Nous avons les mémes livres (adjectif ). Quels beaux livres tu as! J'ai les mémes (pronom). méme, apres un arliele = loul pareil, identique. M. F. singulier le méme, la oméme, plariel les maémes, les mémes. 6) J'ai fail ce travail moi-méme (= moi, el pas un autre), méme, aprés un pronom personnel tonique = en personne. singulier moi-mime, Loi-méme, (vous-méme) lui-méme, —elle-méme, pluriel nous-mémes, yous-mémes, eux-mémes, elles-mémes. Sei-méme (3° personne), renvoie a on, personne, chacun, ou au sujel non exprimé d'un infiniltif: Personne n'est ennemi de soi-méme. Il faut faire cela soiaméme. ATTENTION | Méme, adverbe: méme est Invariable au sens de: et aussi. Tout le monde étail la, méme les enfants. La bangue et Jes affaires « A Bordeaux, et méme dans les villes ott le commerce est moins actif, les établis- sements bancaires sont nombreux. Quand un gros commergant [1] achéte pour dix ou douze millions de marchandises [2], il ne paie pas en billets de banque, argent comptant; ce serait [3| peu commode. Alors il tire un chéque sur son compte en banque et l'envoie a son fournisseur. Celul-ci, qui posstde Isi-méme [4] un compte en banque, adressera le méme chéque & son banquier, qui portera la somme au compte du fournisseur, C'est de cette facon que I'argent circule, sans jamais paraltre au grand jour. — Les banques prétent également de l’argent aux entreprises industrielles et commerciales. — Quelle générosité! — Ne plaisantez pas avec les choses sérieuses | Les banques ne prétent qu’a intérét, & un taux de 6 ou 7 % [5]: Mais il faut que Ventreprise sui prospére, Si une maison de commerce fait de mauvaises QUARANTIEME LEGON 113 affaires, les banquiers ne lui accordent plus de crédit; elle ne peut plus em- prunter un sou |6|.— Et alors, comment le commergant peutl s'en tirer [7]? — I nes'en tire pas! S'il n'a plus de com- mandes (f.), si les dépenses sont supé- nitures aux recettes, il n'a plus qu'a faire faillite (f.) [8] |» [1] Un gros commergarl = un coniimérgunt ene {fin pas cimmercant), —[2] Pour diz milfona de mérchandises = des muarchanilises cnd- tant die millions de france, — [3] Ce-serait-= sows enlendu > ail payail tn billets de bangiue. — [4) fed ini-méme = fie augesi, — [5] 6 pour cent, 7 pour ot {6 Un sou #lail autrefais ta 20° partie un franc. Qa dit; i n'a pos le sou? un Xow ext un fu, dconomiser sou par sdu. — |7) Expression A la banque, ustielle = aortir de dijficuité, d'erbarram, — [8] = de seul moyen (de s'ert lire) c'eat de faite faiilite Cironiyue). Un commergunl fail faillite quitid 22 eesse lun! prienient. ® | Conversation | ap. 208, ® EXERCICES ) Quels intéréts faut-il payer av boutd’unan, sil'on jou 10.000 NF} au taux de 7 */,? emprunte un million de franes (1.000.000 /) ") Conjuguez :a) au présent du subjonctif actif; b) au présent du subjonctif passif, pour les 5 derniers verbes : dire, avoir, pouvoir, payer, envoyer, inscrire, servir, faire. ll) Mettez chacun des verbes ci-dessus dans une phrase commengant par: Il faut que. IV) Mettez les mots le méme, ta méme, etc., dans les phrases sulvantes ; Héline a beaucoup grandi, elle n'est plus ...— Quant a Pierre, ila foujours ... beaux yeux bruns, — M. el Mme Vincent s'intéressant (a) ... choses, ils ont .. Nous avons ... professeur gue l'année derniare livre et (de)... cahiers. que moi. — Je suis allé nous descendrons dans ... hdtels. — Nous dinerons (a) provinces de France n'ont ni ... climat, ni ... cultures, ni «: . accent que ceux de Marseille. 8 les personnes : J'écrirai cette lettre mol-méme, — Les habitants de Bordeaux n'ont pas .. V) Ecrivez en conjuguant les verbes & toute ef j'iral moi-méme la metire 4 la bole. VI) Mettez Je mot méme aprés un pronom m'écrirez..., aussitdl que Vous serez arrivée. aprés-midi, — La Gaile dail trés belle; ciel est gris, tout es j@ leur af annoncé la. bonne nouvelle, a... . — Fais . . gouls ; leurs plaisirs sont ... , — i ne Geo nh fp Tw te sers (eo) -, Cinéma que lol.— Voyageons ensembie, aa testaurents, — les diverses . coutumes, ni tout 4 fail ... langage. personnel dans les phrases sulvantes : Vous — Vous me direz ... si vous étes contents de volre -» j'élals tras ému, Ma seour... pleuralt, — Le triste, Jes olseauy ... se taisent. — Elles sont fepues @ feur examen ; -, fes devoirs, — /I ne faut pas étre limide, if faut avoir confiance en 5... .— Mais les gens qui ont trop confiance en ¢... sonl quelquefols désagréables aux autres, Vil) Mettez le mot méme ; Tous couraient, ... les vieillards. — — I fit beaucoup, ,., des livres de philosaphie. — Ja posséde rares. — Tout est triste, tout se fait, ... les oiseaux. Vill) Répondez par des phrases complétes en em Quefques professeurs vous ont-ils interrogé? Qui, ... interrogé? Oui, .,.,— Auveun professeur'ne vous a int +» 88 savants ne savent pas tout. beaucoup de fivres, .., des livres ployant des pronoms indéfinis (voir 38, i). j . — Cerlains professeurs yous ont-ils errogé? Nan, ... . — Quelgu’un vous a-t-il interrogé?— Noni, ....— D'autres sseurs vous ontl-ils interrogé? Qui, ....—Avez-vaus guenues livres? Oui, j'en ai... . —Nlavez-vous aueun livre? Non, ....— Avez-vous d'autres ivres? Qui, .....— Avez-vous /u certains livres da philosaphie? Oui, ... . 114 LEGON 41 GRAMMAIRE | — Infinitifs et participes A) Aclif et forme pronominale (Revision, voir lecons 19, 20, 21) Participe présent: Participe passé: élant, ayant, aimant, finissanl. a) ayant + participe passé : ayant éé, ayanl eu, ayant interrogé. b) étant + p. B- (gueiques y. intransil.) : dani allé(e), ant venue). (tous les verbes pronominaux) < m’élan! levé(e), Uélant levé(e), ete. Infinitif présent: Infinilif passé: éire, avoir, aimer, finir. a) avoir + participe passé : avoir été, avoir eu, avoir inlerrogé. b) atre +p. p. (quelques v, intransitifs) : éfre allé(e), élre venu(e), ele. (tous les verbes pronominaux) : miélre levé(e)..., Pélre levéfe), ebo. Infinitif présent: B) Passif Infinitif passé: étre +- participe passé | avoir été 4- parlicipe passé : élre interrogé(e). avoir élé interroge(e), Participe présent: Parlicipe passé: étant -+ participe passé | ayant été +- participe passé : lant interrogé(e). ayant dé inlerroge(e), $$ Il — Les indéfinis (fin) = n'importe quel... n'importe quel livre m’intéresse. .. quelconque un livre quelconque m'intéresse). ‘n'iimporte qui (persons) n‘importe qui m'intéresse. pronoms Wimporte quoi (choses) n’importe quoi minléresee. n’importe lequel donnez-moiunslylo, n'importe lequel. Avec n’importe qui, n’importe quot, le verbe est toujours au singulter, adjectifs L’épargne ({.), les impéts (1m.) wand on n’est pas riche, il faut penser au lendemain. Les petites gens [1], ouvriers (m.) et modestes employés (m.), n'ont pas de compte (m.) en banque (f), mais ils placent leurs économies (f.) 4 la Caisse d'Epargne: dans #’tmporte quel bureat de poste, ils peuvent. verser les sommes qu'ils ont économisées et les faire inscrire [2] sur leurs livrets (m:). Ils recevront un intérét de 3 0/ La Caisse d'Epargne, c'est la QUARANTE ET UNIEME LECON 115 banque des petites gens; ils sont plus tranquilles aprés avoir mis un peu d'argent (m.) de cété [3]. S’ils sont surpris par la maladie ou par un accident guelcongue, ils @ auront de quoi payer [4] le médecin, en attendant que . : la « Sécurité Sociale » (f.) les aide 4 rembourser les frais (m.) de maladie. Les plus prévoyants souscrivent [5] une assurance sur la vie: s‘ils meurent, la somme souscrite ) est payée a leur veuve, ou A leurs enfants. Il y a encore — | pamwone one saan DEMAIN vanes PUT ates, = Norms Aue | des assurances contre l'incendie, contre les accidents, contre eo le vol, etc. Mais il faut aussi penser aux impéts (ri): @ le percepteur n'est pas patient ! i] exige qu'on paie sans Gl ea] tarder l'impdt sur les salaires (m.) et l'impét sur le reve- nu. Tout citoyen en retard doit payer une amende. Miewx vaut [6] donc avoir un peu d'argent devant soi, si l'on veut que le budget familial soit en équilibre. [1] On dit: Tet gens savants (m.), mais si Nadjectif précdde: de eivanles pene, few pelites ye (}.d- — |2) Gonjuguez comme érire. — [3] Mettre de Margen! de vite = éronominer de largent. On dil ausst + atoir do Vargent devant aot. — [4] De pol payer = de Pargent pour payer. — [S| Gonjuguer comme derire, — [0] = 2 neuf miewz, CEST ASSURER VOTRE BONHEUR b EXERCICES 1) Qu'est-ce que : Les petites gens ; des économies; payer des impdts; le percepteur ; le safaire? \) Eerivez la phrase : S'ifs sont surpris par la maladie, ils auront de quoi payer fe médecin, an commencant ainsi : a) S'ils étaient... —b) S'ils avaient été,,. Il) Mettez a l'infinitif présent et passé passifs, au participe présent et passé passifs jes verbes : entendre ; ébundie mettre ; connailre ; couvrir ; souscrire, IV) Transformez les phrases suivantes, en mettant aux endroits en romain des infinitifs pré. sents, précédés, s'il y a lieu, d'une préposition. (Ex. ; de sais ma legon, /'en suis heureux = ve suis heureux de savoir ma eps J faut que l'on sorte. — J'entends qu'on pale. —Je ferai une promenade avec tol, je fe désire beaucoup (Je désire beaucoup ae — Viens avec moi, tu le dois. — Avant le départ vous wiendrez me voir (avant de... ).— il me télégraphiera avant son arrivéa.— Je me léve de bonne heure, j’en suis content.—Je me lave (6t, je n'en suis pas faché, —\l s‘apercoit que ses amis sont partis, i! en est tout déonné. — {I sen va at ll ne me révient pas (/! s’en va sans ...),—ii s’an ya ot Il ne dit pas un mot. — // s'en va sans qu'on ‘entende (infiniti? passif).— I! s'en va sans qu'on le vaio (infinitif passif).— Tu n'iras pas chez /es Dupont si tu n'es pas invilé (sans 2 V) Transformez les phrases suivantes en mettant aux endroits en romain des infinitifs passdés, preceses d'une préposition, (Ex. : Aprés le bain, el/e s'est dtendue sur fe sable — apres s'4tre igner, elle...). Aprés une promenade (¥, se promener) je suls reniré chez mol, — Aprés une promenade, elles sont rentrees chez elles. — Aprés une promanade, nous rentrerons chez nous, — Aprés la batallle (7. se battre), {fs ont fail /a paix. — Quand nous aurons fait nos devolrs (aprés + ¥. faite), nous sortirans. — Quand vous aurer apps vos /econs, vous rez jouer,— Tu ne sortiras pas situ n'as pas fini ton travai/ (sans + v. fini). Tu ne sortiras pas si tu ne t'es pas baigné Coie + ¥. se baigner),—Tu n'iras pas chez Jes Marlin si tu n’as pas été invifé. — Ja me suis levé t6t, j'en sus content.— Je me suis habillé de bonne heure, je n’en suis pas faché, Transformez les phrases suivantes en mettant aux endrolts en romain : n‘importe quel oo linpelte quelle, quels, quelles); n'importe qui; n'importe lequel. // faut s"intéresser tolltes sortes de travaux. — Je suis curieux da chaque objet. — Préiez-mo/ un livre, le premier venu, — Demandez & quelqu'un, celul-ci au celui-la: i} vous dira on /habite, — J'al raison et tout le monde sera de mon avis. & Pour Ia ‘ponversation , Voir p, 200, alerts) i! vi | Textes pour la lecture et l'explication. Lecons 37 a 41 | UNE PARTIE DE PELOTE BASQUE Le moindre hameau, au pays basque, a sa place pour le jeu de paume, grande, soigneusement tenue, en général pres de |'aglise, sous les chénes. (...) Elle est dallée de larges pierres entre lesquelle des herbes poussent. Des deux cétés s’étendent, pourles spectateurs, de longs gradins, qui sont en granit rouge de ia montagne voisine. Et au fond, le vieux mur monumental se dresse, contre lequel les pelotes viendront trapper. Enfin |ls entrent dans l'aréne, les pelotaris, les six champions parm lesquels il en est un en soutane, lo vicalre de la paroisse (...). A leur poignet droit, les joveurs attachent avec des laniéres une étrange! chose d'osier qui semble un grand ongle courbe leur allongeant de moitié \avant-bras : c'est avec ce gant qu'il ya fallolr saisir, lancer et relancer la pelote, une patite balle de corde serrée et recouverte en peau de mouton, qui est dure comme une boule da bois (...); Et la partie commence (..:). La balle, lancée & tour de bras*, se meta yoler, frappe le mur a grands coups s0cs, puis rebondit 4 travers |'air avec la rapidité d'un boulet. D'instant en Instant, clac! toujours le coup de fouet des pelotes, le bruit sec contre le gant qui les ance ou contre fe mur qui les regoit \...). Parfois les joueurs jarrétent la baile] au vol. Le plus souvent, stirs d’eux-mames, ils la laissent tranquillement toucher terre, presque mourir son dirait qu'lls ne l'atiraperant jamais! et clac! elle repart cependant, prise juste a point, grace @ une mer- veilleuse précision de coup d'ceil, et s’en va frapper le mur, toujours avec sa vitesse de boulet. P. LOTI, Ramunteho, (Calmann-Lévy.) 4, = Etonnatite, extraotdinnire. Dans lee rives, onyitdas diune aulre province. Le jou du fa polole basque étonne hes chotes étranget. — Etranger = qui est d'un autre payi, @trangers. (v. P 730). = 2. Avec toute la force du bras. LA RECOLTE DES FOUGERES AU PAYS BASQUE C'étalt la saison tardive of l'on coupe ces fougéres qui forment la toison’ des coteaux roux. Et de grands chariots & beeufs, qui en étaient remplis, roulalent tranquillement, au beau soleil mélancollque?, vers les métairies isolées, laissant au pessage la trainée de leur senteur, Tres lentes, par les chemins de montagne, s’en allaient ces-charges énormes de folgéres ; trés lentes, avec des tintements de clochettes. Les bouts attelés, indolents et forts, — colffés tous. de la traditionnelle peau de mouton couleur da béte fauve, qui leur donne lair de bisons ou d’aurochs, — tralnaient ces chariots lourds, dont les roues sont des disques pleins, comme celles des chars antiques. Les bouviers®, le long baton & la main, marchaient devant, toujours sans bruit, en espa- drilles, la chemise de coton rose découvrant la poitrine, Ia veste jetée & I'épaule gauche, — et le béret de laine trés enfoncé sur une face rasée, maigre, grave, 4 laquolle la largeur des mAchoires et des muscles du cou donne une expression de solidité massive. Ensuite, il y avait des intervalles de solitude*, of |'on n'entendait plus, dans ces chemins, que le bourdonnement des mouches, & 'ombre javnie et finissante’ des arbres, P, LOTI, Ramunicho. (Calmann-Lévy.) 4. C'est diatiord Ia fourrure du mouton. Les fougéres sant batule, —4. On newoll plus persanna, on ext seul: coat comme in tos des eotenus. — 2. Qui donna dea senti- = la solitude. — §. Len feulllen des arbras jounissent; eles monte de douce tristetse, — 3. Le bouvier conduil las commencant atomber at donnent une omibne mvitia GpmEtse, LEGONS 37 A 41 117 L'INCENDIE DE LA FABRIQUE Ni ttait dix heures du soir lorsque [arrival &\'ugine an compagnie de nos amis. Un vaste batiment, percé de larges baies, brilalt dans les trois quarts de sa jongueur. Lo feu sortait par presque toutes les fenétres ; une Spaisse fumée traversait la tolture de tuiles, et partois une flammo s@ faisait jour au milieu des tourbillons noire: Sur cing pompes, dont trois appartenaient 4 la ville et deux 4 la labrique, une seule était 1a, dirigée sur le coin de la mai- Son qui ne flambait pas encore, Une foule d'environ deux mille personnes, of Ton reconnaissait, au premier rang, le groupe des. autorités*, sous-préfet, maire, sergents de ville et gendarmes, regardait avec anxiété cet angle du Premier étage que fa flamme avait respecté’. Tout & coup, un grand cri s'éleva sur la place, et je fe vis plus rien que mon pére penchd vers nous et portant une forme humaine entre les bras. Dix hommes de bonne volonté coururent & une échelle que je n‘avais pas apercue et qu'il touchalt pourtant du pied. Le corps fut dascendu de mains en mains et porté a travers fa foule dans la direction de I"hépital, tandis qué mon pére faisait un signe A ses camarades, recevait un dnorme jet d'eau sur tout le corps et sa replongeait tran- quillement dans la fumée. Il reparut au bout d'une minute, et cette fois en apportant une femme qui crialt. Un immense applaudissement salua son retour, et j'entendis :« Vive Dumont » pour la premiére fois de ma vie. Iaisait horribloment chaud ; le rayonnement de cet énorme foyer allumait de tous cétés une multi- tude de petits Incendies que les pompes éteignalent & mesure, A la place of je me tenais, tous les visages rulsselaient de sueur et tous les yeux se sentaient brdlés, Mon pére se montra de nouveau a la fenétre ouverte : Il fenalt cette fols deux enfants évanouis. Ciétait la fin ; on savait dang la fabrique et dans la ville que le chef d’atelier était le seul habitant de cotte maison ot que sa petite famille ne comptalt pas plus de quatre personnes. Il y eut donc une protestation générale lorsqu’on vit que le sauveteur allait rentrer dans la fournaise. De fous cétés on lui criait ; « Assez! Descendez! Dumont! (..,). » 4 ce moment, le capitaine, M, Mathey, qui dirigeait la manmuvre des pompes, s'avanca jusqu’au bas de |'échelle et dit de sa voix de commandement : & Sapeur Dumont, je vous ordonne de descendre. » {l répondit - « Le dovoir m'ordonne de rester, — Il n'y a plus personne Ja-haut. —Il ¥ @ un homme par terre, au fond du-couloir, — C'est impossible. 1, U'nutorltd (1.)-= be patiecie io se faire obdir. Lin Furth Gee efants tspectent leurs purefita-; lid ont du respect pour Bourne doit pas manguer d’ autor. Les auteritds {hepa Ios pardnts. — Le tou respecte ung partic du batiment, = Ul fee pars quliont officiellamer! Lng autoltt Les autorities énargne une cartic du bitimant. — 3. De bonne volonté == Civiles ol MMlildites assstaient A la cordmania.— 2, les = gul velilont bher faire, 118 TEXTES COMPLEMENTAIRES i — de l'al vu de mes yeux. — Encore une foils, descendez! Le feu gagne. — Raison de plus' pour me hater! # A peine avail-il dit ces mots, a peine le son de sa voix s'était-il éteint® dans mon oreille, que fe feu jaillit par toutes les ouvertures de la maison, la toiture s’effondra avec un bruit épouvantable, et tout l'espace compris entre jes quatre murs du b&timent ne fut plus qu'une colonne de flammes. E. ABOUT, Le Roman d'un brave Homme. 1. = Clest une rolbon de pias paurme biter davantige.— Lo vole e'dteint, alle conn cate ontentue.— A pelne lo 2. ¥ Helndro, Loa dtelnt fau Hincendie séteint,quand = 860 do sm vais rétoilyl teint que li fou ait sie atin hee is maton On fi ont arroade par les lances Ges pompiors. a You Wenall tout juste de d’¢luinrdre, quand lb feu Jets SUD-OUEST J'aime, paresseusement amarrées aux quais de \'Adour, ces péniches effilées (...). Un équipage indolent, coiffé de bérets basques, décharge de leurs flancs un sable irréel et daré. Le commerce dolt se faire ainsi aux pays de légende. ae Sur les prairies inondées qui bordent |'Adour, trois, canards semblent nager dans du ciel, tragant derrlére eux comme sillage trois angles d'argent. Quand vient le soir, les oles qui traversent la riviére pour regagner leur ferme encadrent d'un cercle entitrement fermé les oisons, sitendres et jeunes dans leur duvet neuf, pour les protéger du courant, qui autrement* les entrainerait. Au printemps, dans les prairies d'un vert 6meraude, si fraiches au milleu des pins, les poulains violets, gréles, empruntés* et charmants, s'ébattent auprés des juments : ils appartiennent & ta jeunesse de Vannée, * ** Les fermes lointaines, maisons jandaises blanches ou roses, sont antourées d’ajoncs dorés et de chénes verts. Sur un fond de fumier somptueux, les cochons d'un rose adorable trottinent sur des jambes indécises et flasques (...) au miliew du jeune bid, vert et frais;comme une herbe nouvelle, des cogs éclatants évoluent comme des flammes. Le tout® est encadré de prairies, de bols et de cial. André SIEGFRIED, de |"Académie francaise, Géographie postique des cing continents. (La Passeralle.) 1. = On pourrall dire auss!: Les oles protipentios oinoos calutcy les entraineralt, io Malucitolte. eriburmncstite— du courant, sane quol, celul-ci les enttainerail (ou; ainon, = 3. = Lansembla. Tout es? pil ici comme nom. LEGONS 37 A 41 UN AVARE M. Grandot n'‘achetait jamais ni viande ni pain. Ses fermiers lui apportaient par semaine une pro- vision suffisante de chapons, de poulets, d'mufs, de beurre et de bIé (...). Il possédait un moulin, dont le locataire devait, en sus' du bail*, venir cher- cher une certaine quantité de grains et lui en rappor- ter la son et la farine. La grande Nanon, son unique servante (.,.) boulangeait alle-méme, tous les same- ‘dis, le pain de la maison.M, Grandet s'était arrangé avec les maraichers, ses locataires, pour qu'ils Je fournissent? de légumes. Quart aux fruits, il en | récoltalt une telle quantité qu'il en faisalt vendre une 1) grande partie au marché. Son bols de chauffage dtalt coupé dans ses hales et sos fermiers te lui charroyaient en ville tout débité, le rangeaient par complaisance dans son bdcher elt recevaient ses temerciements*, Les seules dépenses connues staient le pain bénit, la tollette de sa femme, celle de sa fille ot le payement de leurs chaises a léglise, la lumiére, les gages de la grande Nanon, ''étamage de ses casseroles ; |'acquittement des impositions, les réparations de ses batiments et les frais de ses exploitations. || avait six cents arpents* de bois récemment achetés, qu'il faisait surveiller par la garde d‘un voisin, auquel lpromettait une indemnité. Depuis cette acquisition seulement, il mangeait du gibier, 1, = En plua de, — 2, Le bail, les hau. Cast te contrat de location entre le focataire ot le propridtaire, — 3. On. peu Giro: ifs la fournissant de likgumias = ou: lla (ul fournissent legumes. lee deus phrases ont Ju mith sent. — 4. Grandat devrait leur donner de largont, | sa contents de donner des remorclements, te qui ne codte pas cha... — BALZAC, Eugénie Grandet, $. Une domentiqua regal! des gages (m pL) on palament dy ge8 services; un fonclionnaire reco un traitement do VEtat; un medacin recall det honoraires (m, pl.) do gon chent | un ouvrich fecal! un salalre de son oatran. — 6. Un aroent repradente environ lc tiers d'un hectare, c'adt-A-dito te tiers de 10.000 matron cards. * AVEC TON PARAPLUIE Avec ton parapluie bleu et tes brebis sales, Avec tes vétements qui sentent le fromage, Tu t'en vas vers le ciel du coteau, appuyd Sur ton béton de houx, de chéne ou de néflier. Tu suls le chien au poil dur et |"ane portant Les bidons ternes sur son dos saillant, Tu passeras devant les torgerons des villages, Puls tu regagneras la balsamique montagne O0 ton troupeau paitra comme des buissons blancs, La, des vapeurs cachent les pics en ge tralnant, La, volent des vautours au col pelé et s‘allument Des fumées rouges dans les brumes nocturnes. La, tu regarderas avec tranquillité L'esprit de Dieu planer sur cette immensité, Francis JAMMES, De /'Angélus de I'aube & i’ Angélus du soir. (Mercure de France.) 120 LEGON 42 GRAMMAIRE 1 — Le subjonctif passé Je crains que mon train n'aif du retard maintenant; je crains que son train n’ait eu du retard hier: Un verbe au subjonctif exprimant une action [antérieure] au moment pré- sent se met au passé du subjonctif (ou sudjoncli/ passe). Formation : subjonctif présent de AVOIR ou ETRE (p. 20) + part, passé. a) la plupart des verbes actifs 4) quelques verbes inlransilijs que j’aie travaillé... que je sois descendu(e)... qu’ils (elles) aient travaillé qu'ils (elles) soient descendu(e)s ¢) lous les verbes pronominaun que je me sois levé(e) qu'ils (elles) se soient leve(e)s. d) verbe éire: que j'ate été, verbe avoir: que j'ale eu..., Il — Le subjonctif passé passif Je doute qu’il ait 6t6 récompensé hier, car jl avail. ral travaillé. Formation: subjonctif passé de l'auxiliaire RTRE 4- le participe passé que j'aie élé récompensé(e), qu'ils (elles) aient dé récompensé(e)s. Ill — Emploi des nombres Je suis né le 2 (deux) mai. Ouvrez le livre a la page 18 (dix-huit).— Henri IV (quatre) fut un bon roi. On emploie les nombres cardinaux (au lie des nombres ordinaux) pour : une heure, un jour, un mois, une année, une page, un chapiire, une maison dans une rue, un roi, un empereur, un pape, etc. — Mnis on emploie pre- mier (1°) pour un roi et pour une dale: Francois ler; le 4¢° janvier. Pour désigner un sidele, on emploie loujours un ordinal; le dix-huitiéme siécle, Un accident d’auto M. Vincent vient de quitter Bordeaux en voiture; il arrive au haut d'une cite en tenant soigneusement sa droite. Un gros camion-citerne s‘avance en sens (m.) inverse, Tout 4 coup notre ami entend derriére lui les hurlements d'un avertisseur; dans son rétroviseur, i) voit bondir une auto verte lancée a cent a ["heure [1]. Avant qu'il ait compris, c'est un formidable choc, un grand fracas, puis plus rien. ... Quand M. Vincent sort de son éyanouissement [2] (m.), un gendarme de la route se penche sur lui, sa bofte 4 pharmacie poste (3] sur I'herbe. Un attroupement s'est formé. Le conducteur de l'auto verte, interrogé par un second gendarme, se défend comme un. beau diable [4] : « Croyez-vous que je late fai exprés? Il n'avait qu’a [5] ralentir pour me laisser passer. — Vous étes dans QUARANTE-DEUXIEME LEGON 121 votre tort (m.)! Le code de Ja route inter- dit de doubler quand on arrive au haut d'une céte. Montrez-moi votre carte d’iden- tité... votre carte grise [6]... votre per- mis (m.) de conduire.,, Etes-vous assuré ? A quelle compagnie ? » L'autre tenil ses papiers en protestant toujours, mais le gen- darme le fait taire: « Ne mentez pas*! Tl est regrettable que vous ‘ayes pas dtd plus prudent ! L'accident est di a [7] votre seule imprudence, Je I'expliquérai dans le procés-verbal de l’enquéte (f.). 9 Avant |'accident. I) = cent kilometres dt l'heure. — [2] Stéranuuir = perdre conniaiaiunce. (4) Partinipe furmant tne praposition compléle : landix que ao bolle ext poses. 14] = atte tine extréme énergie. — fo] = il lai dail facile de ralentir, il idewtl! ratontir, —~ [fi] C'eat la curle de fa coiture, aver le numéro de ta voiture, — (7) = 0 4lé sanadé par. pe [Con versation | vith 200, &® EXERCICES 1) Ecrivez fe 1 paragraphe de la lecture (jusqu’d... cent a "heure) en commengant ainsi : «M. Vincent venait de quitter...» Il faudra mettre ensuite 2 imparfaits (= actions qui durent dans le passé) at 2 passds simples (= actions soudaines dans le passé), ll) Conjuguez au passé du subjonctif actif ot passif : fenir; entendre ; prendre ; conduire. Il!) Ecrivez Jes phrases suivantes en ramplacant fe crols par je regrette. Mettez le 2° varbe de chaque phrase au subjonctif : Je crofs que tu as 4lé en retard, — Je crois que yous n'avez pas compris, — Je crols qu'il n'est pas venu. — Je crois que nous nous sommes trompés, — Je crois qu'elle s'est levée trop tard. — Je cris que vous avez été surpris par les hurlements de 'averlisseur, — Je crois que yous avez voulu me doubler au sommet de la cdte. ~ Je crais qu'il Wa fait exprés. — Je crois que sa voiture a été détruite, — Je crois qu'elles ant été blessées. IV) Complétez les phrases A Ialde des verbes suivants au passé du subjonctif (forme active ou pronominale) : arriver; finir; faire; permettre; s'endormir. Nous faisons Jes cent pas en attendant que les gendarmes.... . — Il ne faut pas toucher & l'auto usqu'a ce que les gendarmes ... Jeur enquéle. — M. Vincent ne peut pas repartir avani qu'on /ui ... .., un panse- ment. — Ne partez pas sans que nous vaus le... . — eille sur le blessé jusqu'a ce qu'il se... . V) Méme exercice avec les yerbes sulvants au passé du subjonctif passif : avertir t tler- miner; faire; réparer, Nous faisons les cent fas en attendant que les gendarmes ....— |} ne faut pas toucher a /'auto fea ce que Venquéte ,,... — M. Vincent ne peut pas repartiravant qu'un pansement tui ... .— Vous n@ repartirez pas sans que l'auto ... . Vi) Ecrivez les phrases suivantes en mettant le ® vorbe au passé du subjonctif. Ajoutez Vadverbe hier. Je doute gu’il revienne. — Je né crois pas qu'il comprenne. — Jo regretle que tu arrives tard. — fi! est dommage qu'ils se peinpants — WN est Honnant qu'elle ne soit pas (a. “Vere mentir: Je mens, fu mena, ( ment, mia montona, vou mentoz, iis mentent. — Je menti- tolyje montaig, jai menti, je mention. Aprés l'accident, 122 LEGON 43 GRAMMAIRE 1 — Le subjonctif imparfait (forme & connattre plutét qu’a employer) Je crains que mon train n'aif du retard. [Hier] je craignais que mon train n’et du retard, Un verbe au subjonetif dépendant d’un verbe principal 4 un temps passé se met A 'imparfait du subjonctif, au lieu du present dy subjonctif. Formation : 4 l'aide de Ja 2° personne du singulier du passé simple de Pindicatif : verbe élre (tu fus) verbe parler (Lu parlas) que je fusse que je parlasse = (rare) que tu fusses que tu parlasses (rare) qu'il a. qu'il parlat que sous fussions que nous parlassions (rare) que vous fussiez que vous parlassiez (rare) quils fussent. qu’ils parlassent (rare) Pour tous les verbes, prenez la 2° personne du passé simple el remplacez 8 par... eses,.., que Lu fusses, que tu prisses, que tu vinsses, elec... REMARQUE : lisnpartait du subjonctif est une forme de la langue [iltéraire, — Dans la conversation, on le remplace par le présent du subjonctif. Il — Le subjonctit impartfait passif (forme 4 connatire) (hier) Je doutais qué Jean fal récompenseé. Formation ; subjonctif imparfait de l'auxiliaire RTHE + participe passé : que je fusse récompensé(s), qu'il (elle) ft récompensé(e), qu'ils (elles) fussent récompensé(e)s. Ifl — Emploi des nombres (suite) vingl, cent, mille. Un vieillard de quatre-vingts ans. Le mont Blane a environ quatre mille huil cents métres de hauteur (4.500 m.; vingl et cent prennent 5 guans ils sont, mulliplits. (Quatre-vingls = quatre fois vingt). Le nombre mille est toujours invariable. Retour & Paris par le train M, Vincent, qui avait en plus de peur (f.) que de mal (m.), ne voulait pas attendre & Bordeaux que sa voiture /id rdparde [1]; ily en avait au moins pour huit jours [a]! Pourquoi ne pas aller [3|-rejoindre sa famille 4 Paris ; Heureusement, les trains sont commodes; toute la ligne Bordeaux-Paris est électrifiée depuis longtemps; on parcourt les cing cent trente kilométres en quelques heures. Parfait | pense M, Vincent en consultant Vindicateur (m.), je ne croyais pas QUARANTE-TROISIEME LEGON 123 won iit aller si vite en chemin de fer; il faudra que je asst un article sur les qualités (f.) des chemins de fer frangais : confort (m.), vitesse (f,), ponctualité. Notre voyageur, aprés avoir pris son billet au gui- chet, est passé au bureau de location (f.) pour retenir sa place; il vy avait encore un coin-fenétre libre dans. la voiture niiméro 3... Maintenant, M. Vincent n’a plus qu’a faire enregistrer ses hagages : un employé les pese sur la bascule automatique : « Quinze kilos de supplément {m.)! — De supplement ? — Oui, chaque voyageur a droit a 39 kilos au tarif normal. Mais les kilos supplémentaires cofitent Ie double (4). — Alors, je Teprends une de mes valises; je la placerai dans le filet 4 bagages (m.) de mon compartiment f» " Tout de méme, l'auto est plus pratique! » pense L'enregtstrement M. Vincent, en trainant sa valise jusyu'au wagon. des bagages. fi Imparfall du anblonetif df 4 valeny Waetian arcompite { =i prite.a motcler ). Tbe apenas families pone dire > cela deveit durer Auit jocrs, aie maine, — 8] Eeplod frequent de Vinfiniti! seat dane ane (nlérrayation On dil utesi = Gine faire? Our dire? Aced pa mn promenar? — a Le dijuhle (dene fuia), le fripte (froie foie) te quadruple (quatre foal, le dtcuple (diz foie), le centuple foenl foie), Deux ef dear fant Quatre: dene fola gidutre fel hada herd dindee Phin dee égele quatre Lorrawtié (1/2), fit tere (13), fe quart (1/4), ® EXERCICES (facultatifs, pour IV, V, VI: fangue /ittéraire) « a-man) les adjectifs en -enf deonnent des adverbes en -emiment (pron. > a-man) savanl, savamment — pruilent, prudemment, Les tribunaux (m.) Au lich de perdri:|r] votre temps, M. Vincent, pourquoi ne pas profiter de votre passage {m.) 4 Paris pour compléter votre enjuéte par une visite au Palais de Jus- tice? Mais ne nous parlez pas des mille affaires (f.) [2] banales qui passent, eou- ramment devant les juges (mj odes tribunaux correctionnels : les vols (m.) et les cambriotages (m.), quelques jours de prison (f.) cela n‘intéresse guére les lecteurs.. QUARANTE-QUATRIEME LEGON 125 Précisément, (an Cour d'assises juge aujourd hut une femme accusée d’avoir em- poisonné son pére, son beau-pére et som mari. C'est vraiment un grind proces comme disent.., les avocats ef les journalistes | Hier et avant- hier, on a entenidy les témoins (m.); le pro- cureur générala prononcé son réquisiteire. Aujourd’bui, c'est la dernitre audience. Le président a donné Ja parole 4 Vavocat de l'accusée; celui-ci, tourné vers le jury, ter- mine sa plaidoirie : « Messicurs Jes jurés, avant le procés, vous doutiez déja que l'ac- custe eff commis ces crimes affreux. Et La Cour d'assises, maintenant, of sont les preuves (i)? Ma cliente est victime d'odicuses calomnies. Vous lacquitterez, vous la remettres en liberté (f,). » Heélas! les jurés [3) sont persuacés que l’accusée est coupable, ils répondent « oui » & presque toutes les questions qu'on leur pose, mais ils accordent les circonstances atténuantes. C'est pourquoi la Cour prononcera une condamnation [4] aux travaux forcés, et non une condamnation & mort, ty) Conluouer pars comme rendre, —[2] Mol trée empvoge 3 fe (perder pat te cela: clea! miner affair. — Le ministre des Ajlairds drangéres. — Ge enmmercen! fall de moavajaes affaires, — Ce a’ent proe ik odie quie fui affoire, c'est Gli, ate, —[A) Les jurees fe jury — tex magéstrata: la Cour. — a] = Comlamner; te condamndt; ta condamnaltion. (Gn ha proncnce pos m2. decner. PP | Gonvereation PO EXERCICES (les 3 premiers sont facultatils : /angue /ithteairc) Pour la | conversation | ve p. S00, Bb EXERCICES <4 tde- IV) Vv) Vi) vil) Trouvez un mot de la méme famille que chacun des mots suivants, Mettez dans les phrases les mots que vous aurez trouvéds.: montagne (fj; volcan (m.); frais, fraiche; arriver; trem- blement (m.) ; chaud, chaude. Trouver dans Ja lecture Jos adverbes de quantité. a) Mettez, dans chaque phrase : beaucoup ou beaucoup de, ov tras: Je travaille. — J‘a/ travaillé, — J'ai du travail. — Je sujs tr... occupé 4 travaiifer. — Je lravaille souvent. — J'ai b.. admiré ce volcan. — Ce voltan ast ancien. — J'a/ yu des voleans. — Les volcans sonl fr... intéressants, — Les volcans m'intéressent. — Je suis fr... intérassé par Jes volcans. — Les voleans ont de l'intérdt 4 mes yeux. (Les adverbes doivent se rapporter aux mots en caractéres droits). — b) Ecrivez a la forme négative les phrases que vous avez faites. a) Mettez dans chaque phrase assez ou assez de : /I fail chaud. — Nous avons de fa pluie. — Le femps esi pluviewx. — Je travalile. — J'ai travaillé. — J'ai du travail. — Je suis occupe. —Ily ade la neige sur les montagnes. — On voit des nuages dans fe cie/, — Il est lambs des averses. — b) Ecrivez & la forme négative les phrases que vous avez faites, a) Ecrivez de nouveau les plirases de l'exercice IV en'y mettant trop ou trop de ; b) Ecrivez 4 la forme négative les phrases que vous aver faites. Mames exercices avec bien, bien du, bien de fa, bien des. Mettez dans los phrases suivantes autant ov autant de ou aussi, en terminant chaque phrase par: ... qu'hier : // pleul, — La pluie vst forte. — Jl y 4 de fa pluie, — Nous sommes mouillés (participe i) valour o'adjectif). — Nous avons couru. — ‘Nous courons, — Nous courons vile. — Nous sommes fatigués. — Tu paries. — Tu partes lentement. — Tu es bavard, — Tu is des questions. . b) Ecrivez A la forme négative les phrases que vous aver faites. Ecrivez de nouveau les phrases de l'oxercice Vi : avant tant ou tant de ou si, en supprimant: qu'hier. Mettez un point d'exclamation (!) a la fin de chaque phrase, | Textes pour la lecture et l'explication. Lecons 42 a 46. IL Y A CINQUANTE ANS... (Le docteur Pasquier vient d'acheter sa premiére automobile : i] va faire une promenade avec son fils et un ami de celui-ci.) Nous ouvrimes la remise. On y voyait una méca- nique’ extraordinaire que nous considérémes aussi- t6t avec respectet curiosité. La derniére fantaisie, la derniére folie de mon pére. « Jeunes gens, aidez-moj », dit-il, an dtant sa Jaquette. Tifée, poussdée, la voiture « sans chevaux » yinl au grand jour (...). « Nevous Installer pas loul de suite, fit mon pére: il faut soigner ta mécanique. & Il prit une burette, une loque, un bidon de ben- zine et commenca de tourner autour de la voiture en nous donnant maintes explications. « C'est une volture a pétrole, disalt-ll, avec un moteur Daimler, le vrai moteur du progrés. Ce n'est pas le tout dernier modéle, sans doute. On fait, aujourd'hui, des voitures plus élégantes, Je ne n'y fierals pas: Ja mécanique est sacrifi¢e au luxe. Avanttout, la sécurité. Teriez, regardez, jeunes gens, comment se fait ja mise en marche. Sim- plicité parfalte : je dévisse la robinet, jo tourne le commutateur, et, maintenant, |'empoigne le volant de départ. » I avait ouvert la cage du moteur. On apercevait contusément toute une triperie métallique st, surtout, un lourd volant de fonte placé dans le sens des roves et que mon pére saisit a pleine main. I! retint son halgine et fit un geste éneraique pour imprimer au volant un mouvement de rotation, La machine renifla longuement, éternua, puls lacha quelque chose comme un aboie- meant. « N'ayez pas peur, dit mon pare, ce genre de moteur s‘appelle, en propres termes, moteur & explosion. S'll péte, c'est qu'il va marcher. — Oh! déclarfmes-nous dignement, nous n'avons pas du tout peur. C'est méme assez intéres- sant. 0 Une dizaine de fois, mon pére langa le volant sans résultal, Le moteur toussait, ralalt, ronactait? sans se décidor, Et, soudain, il partit :« Tap, tap, tap» et la voiture se mit & trembler tout entidre, avec un bruit de fusillade, Mon pére, toujours souriant, remottait sa jaquette, son haut-de-forma, see gants jaunes. Il dit ; « Laurent, tu monteras derriére, On va placer le coussin. Ton ami se mettra prés de moi (...). 9 Mon pére, bien droit, la main gauche sur ta hanche, somblait parfaitement maitre de cette force tempétueuse. Comme nous arrivions sur la place de |'église, Il souleva son couvre-chiet et salua plusieurs personnes d'une fagen fort élégante. « Je ne suls pas vindicatif », dit-i| — et cela nous fit sourire, car i] était passablement vindi- catif—a mais je voudrais rencontrer cet imbécile de Blottier pour lui montrer, confraterneliement’, gu'au point de vue des idées, je suis plus jeune que lui. » 1. La mécanique d'un moteur, ce st! hes engrenayes, les une petsdnce on colbte renmicle on aspirant fortdensent (alr reworts las lige qui compasent ce moteur et le font pare nex. — 3, En ban comfrére) Blottlin, est madecin, lw marcher — 2% L"homing onrhmeé touise; le mourant Tale; = outa). LEGONS 42 4 46 131 A cet instant précis, et sans aucune raison sensible, comme un cheval qui prend peur & la vue d'une brovette, notre voiture fit un écart 4 droite et monta sur le trottoir. Elle y roula quelques matres et vint donner du museau dans la boutique du pharmacien. « Ma manette de direction est un peu trop délicate, fil mon pére, mais ca n'a pas d'importance, car je voulals, justement, passer chez le pharmacien. Tirez la volture avec soin, mes garcons, et toplacez-la sur la chaussdée, » Nous fimes de notre mieux pour exécuter cet ordre. Une petite foule de badauds:s' était rassem- blée pendant ce temps et quand mon pére, de retour, remit la machine en route, nous dimes prier les curisux de nous livrer passage, La course reprit. || faisalt une douce et molle matinée d'automne. De grands quages semblalent chercher dans la campagne je point canvenable pour lachor une averse indolente. Mon pére dit : «-S'll pleut, Justin, tu ouvriras le parapluie qui-est dans |'étui d’osier, a ta gauche. » A ce moment, la pluie tomba, Justin, déployant le parapluie, se mit en mesure de protéger mon pére et le chapeau de sole de mon pére. Nous avions quitté les maisons. Une grande plaine fraichement labourée se montrait sur notre droite (,..). Le sol dévalait vers un hameau dont on apercevait les maisons et les vergers. La voiture avangait en 4grenant un joli chapelet de détona- lions qui s‘amortissaient dans l'étendus. Parfois, quelque détonation manquait’& |'appel! ou bien lalaait long feu?, Mon pére sourjait avec un sang-frold que, dans le fond de mon coeur, je jugeais ramarquable. Il disait : « Cette voiture peut faire dix-huit et mame vingt ou vingt-deux kilamétres 4 |'houre. Mais je no la connais pas encore assez pour lul demander le maximum. Ah! le pavé ast mauillé. Moteur admirable, je vous Iai dit, Le frein, malheureusament, ne m'inspire pas la mame confiance, » Nous venions de nous engager dans la partie la plus déclive® de la céte. La voiture sentait la ponte et bondissait de bosse en trou. Mon pére saisit le frein dans sa main droite et murmura : « || serait préférable de ne pas prendre le mors aux dents.» Nous avyions cessé toute conversation, tels des expérimentateurs au moment critique de épreuve, De toutes mes forces, je m'agrippais aux poignées (.,.). Mon pére murmura, d'une volx.calme : a Nous dépassons peut-étre le vingt-quatra.ou le vingt-cing & l'heure. Sentez-yous la vent de ls course? » Puig Il me dit plus rien et je panse que nous fimes tous salsis d'une légére angolsse, Nous arrivions au tournant de la route, Devant nous 58 présentaient un petit fossé, un talus modeste, quelques pieds carrés de chaume, enfin le mur d'une propridté derridre lequel jaunissalent des touffes d'acacia. J'entrevis tout cela dans une sorte d'illumination. Mon pére prononga, la volx blanche : « Je toutne la manette 4 droite, puisgu’il faut aller & gauche. » J'entendis cette phrase ralsonnable, froidement mécanique et, soudain, la voiture, au lieu de virer vers la gauche, se dirigea vers la droite, plqua dans la petit fossé, monta sur le talus, s‘allégea, d'un coup de rein, de ses trois passagers et fonca vers la muraille. Maloré la brutalité du choc, nous nous relevames tous trols aussitét. Je vis mon pére courir aprés son haut de forme, le ramasser, en lisser le poll d'un geste du coude et ¢¢ tourner vers nous, sourlant. « C'est, dit-il, le phénomeéne du dérapage. » G, DUHAMEL, de l'Académie fran¢aise, Vue de Ja Terre Promise. (Mercure Je France, 4. N'yealt pas leu, manqualt. comme le soldat qui manque sens eiploter. Dens un auire gana, on dit: Ildut mated, quant Ob faltappel dos nome Ole carorng.— 2 Echatait) ine fara poe long few: il ne viera pas longioitpa (sor feu mat, part mal, comme deta powdre qui Orilelonguoment, as dteindra bienidt) —3, Odellve sinclindg vars th aeicente. 132 TEXTES COMPLEMENTAIRES UN CONDAMNE ENCOMBRANT {A Monaco, un maria tué sa femme. Il est condamné a mort. Mais les instruments pour Nexéeution manquent & Monaco.) On délibéra’ longtemps sans découvrir aucun moyen pratique. Enfin le premier président proposa de commuer* la peine de mort en celle de prison perpétualle, et la mesure" fut adoptée. Mais on ne possddait pas de prison. Il fallut en installer une, et un gedlier fut nommé, qui pril fivraison du prisonnier, Pendant six mols tout alla bien. Le captif dormalt tout le jour sur une paillasse dans son rédult, at lo gardien en talsait autant sur une chaise, devantla porte, en regardant passer les voyageurs. Mais le prince est économe, c'est lA son maindre défaut, et il se fait rendre compte des plus petites dépenses accomplies dans:son Etat (la liste n'en est pas lon- gue). On luiremit donc la note des frais relatifs (....) Al‘entretien de Ja prison, du prisonnier et du vailleur, Le traitement de ce dernier grevall lourdement le budget du souverain. Ii fit d'abord la grimace; mais, quiind Il songen que cola pouvait durer toujours (le condamné était jeune), if pravint son ministre dela Justice d'avolr & prendre des mesures! pour supprimer cette dépense, Le ministre con- suita le président du tribunal, et tous deux convinrent qu'on supprimerait la charge de gedlier, Le prisonnier, invité 4 se garder seul, ne pouvait manquer de s‘dvader, ce qui résoudrait® la question @ la satisfaction de tous, Le gedlier fut donc rendu a sa famille, et un aide de cuisine du palais resta chargé simplement de porter, matin et soir, la nourriture du coupable, Mais celul-cl ne fit aucune tentative pour recon- quérir sa liberté. Or, un jour, comme on avait négligé de lul fournir ses aliments, on le vit arriver tranquillement pour les réclamer ; et il prit dés lors I'habitude, afin d’aviter une course au culsinier, de venir aux heures des repas manger au palais avec les gens de-service, doat il devint |'ami. Aprés le déjeuner, i} allait faire un tour jusqu' Monte-Carlo, Il entrait parfois au Casino risquer cing trancs sur le tapis vert. Quand il avait gagné, i! s'offrait un bon diner dans un hétel en renom, puls il revenalt dans sa prison, dont if fermait avec soin la porte au-dedans. II ne dicoucha* pas une seule fols, La situation devenalt difficile, non pour le condamné, mais pour les juges. La Cour se réunit de nouveau, et il fut décidé qu'on inviterait le criminel & sortir des Etats de Monaco, Lorsqu’on lui signifia cet arrat, il répondit simplament : « de vous trouve plaisants. Eh bien! qu'est-ce que je deviendrai, mol? Je n'ai plus de moyen d'existence. Je n'ai plus de famille, Que voulez-vous que |e fasse? J'étais condamné & mort, Vous ne m’avez pas exécutd. Jo n‘al rien dit’, Je suis ensuite condamné ala prison perpétuelle et remis aux mains d'un gediier. Vous m'avez enlevé mon gardien, Jo n'ai rien dit encore. Aujourd’hul yous voulez me chasser du pays. Ah! mais non, Je sula prisonnier, 4. On dincuts. — 2 = changer. Cr verbe semolole smute- fan). Au amd compere :/'ai négolu de falre... = j'ai décida {dara ls langue des tribunduk, —3. Calle solution, de faire. —Au onent simple: jn reaolus de. — 5- Bocoucher, cello déctaton. —é. il lutorgonna de traiwer des meyers, une = c'wal ponder une nuit hors di’ chor sol. — 7. de'n'ai pas solution. —S. Varbe rasoudra —trancher, régier (une ques protisté. LEGONS 42 a 46 133 ee eeeSFSsSs Je ne comprends pas. H encadre |'auiliatre dans los temps composes > Je n'ai pas compris. Il précdde le verbe & Vinfinilif : Ul est ennuyeux de ne pas comprendre. Ne annonce aussi les mols suivants : jamais, nullement, personne, rien. I ne ment jamais — U ne parle 4 personne. Ne... que = seulement : ll ne purle qu’) moi (= il parle & moi seulement), c) DOUTE [ou affirmation allénuge) ; peut-8tre, probablement, sans doute, I] viencirn peut-6tre; ou > peul-ttre viendrat-il (inversion du pronom), ee ees Il — Les exclamations Un sentiment ou une idée s‘expriment souvent, dans le langage parlé, pur wn erl ou pir un mdb unique (au lieu d'une plirase compléte)- Ah! Heélas ! Tiens ! Non! Benjour! (douleur morale) (clonnement) Oh! Tani. pis! Allons ! Jamais | Bonsoir | (ragrel (encouragement) Nie | Tant mieux ! Voyons ! Iincore | Adieu! ole, (douleur physique) {jote) (impatience) Vichy et les eaux « Oud, Vichy est l'une de nos villes d’eaux les plus connues. Peuit-2ire reviendres- vous ici cet été vous y verrez alors des milliers de personnes en train de faire leur cure (f.), Oue de malades, aprés étre arrivés tel avec le teint (m.) jaune, sen retour nent avec line mine fraiche et réjouic | D'ailleurs, l'Auvergne est riche en villes d’caux. Chacune a sa spécialité. [ci on soigne les cours fatigués, les artéres durcies; li les reins (m.); aillcurs l'estomac (m.) ou le tube digestif; plus loin la gorge et les ea — Vrarment, & vous éconiter (1), on a envie d’étre malade pour avoir ensuite v plaisir de boire votre eau minérale. Ne peut-nn en godter un verre ? — Si, mais dites-moi votre préférence (f): il ya une quinzaine ce sources différentes; préfe- QUARANTE-HUITIEME LEGON 137 rez-vous celle yui sent le soufre ou celle qui sent le fer ? Avez-vous le foie malade... {ai ce qu'il yous faut! — A vrai dire, je suis plutet sujet aux rhumatismes; mais Alas! aucune de vos caux ne sera efficace contre mes douleurs (L). — Non, sans dowle, mais je vous conseille alors une saison dans le Midi. La France est si riche en sources ther- males ! Partout les malades sont bien sui- vis (2) pour leur miédecin qui varie le triite- ment sclon chaque cas... — Tristes vacan- ces (f.), tout de méme, pour ceux qui font leur cure ! Au liew de se promener, d'aller aux bums de mer... Oh fF ne les pliignex pas trop; on noublie pas de les distraire agréablement; et de tres beaux concerts se donnent chaciue saison dans les stations thermales'! » IN =Oerndt on oon dcoute, en vous écontant, — (2) Sant ezaminée enunnatss & [Conversation |, p. 21. La cure thermale, & EXERCICES !) Trouvez dans la lecture et écrivez sur sept colonnes les adverbes : de temps, de maniére, de quantité, de lieu, d’affirmation, de négation, de doute. N) Ecrivez les pieces suivantes en les faisanl précéder de - Je doute que... Attention au mode du verbe qui suit (legon 7): Aeviendrez-vous ici cel 4? — On solgne ici les carwrs fatigués. — Ona aenvie d'éire malade, — Préférez-vous l'eau qui sont je soufre? — Avez-vous fe foie malade? — Les savants ont analysé celte eau. — Nous ferons une cure cel dd. — Vous frez aux bains de ner. (i) a) Faites une phrase avec personne employé comme sujet. — Faites une phrase avec rien mmniore comme sujet. — Faites une phrase avec personne employé comme comple ment, —Faites une phrase avec rien employé comme complément.b) Ecrivez ces phrases Ala forme affirmative en mettant tous au lieu de personne et tout au lieu de rien. IV) a) Failes une phrase avec chacun des adverbes ; nullement, jamais, nulle part, pas du tout. b) Ecrivez cos phrases 4 la forme affirmative en mettant comme adverbe ; beaucoup (bien, trés), toujours, partout, tout a fait. V) Mettez a la forme négative (me... pas) : a) i! revient; i! ost revenu; revient-il? est-ilravenu? reviens; revenant; dlanl revenu; reyenir; étre revenu; réveilie-toi; léve-toi.b) Tu te soignes; tu Uélais soigné; se soigne-t-i? s'est-il solgné? solgnant;s'dtant soigné ; se so/qner; s'étre soigné. ce) Ecrivez les verbes de b) 4 la forme négative, en ajoutant bien, ady,. de maniare. VI) Ecrivez les phrases suivantes en y ajoutant l'expression Ne... que (— seulement): elle ortera sur la partie en romain : que devra précéder cette partie; Nous sommes allés trais ‘ols a Vichy. — A Dax on soigne les-rhumatismes.— Vous aurez besoin d'une saison 4 Ajr-fes- Bains. — Vaus avez eu besoin d'une saison pour vous. quérir.— Je suis resté Huit jours 4 la montagne. — J'y su/s resté huit jours. — Je t'interroge. — Je vous inlerroge. — Je vous parie, — ve te parle. — Je les interroge. — Je Vinlerrage. — Je \ul parle. — Je leur parle. — Je cause avec lui. — Je cause avec elle. — Je cause avec eux. — ‘i! m'interroge. — // me parle, Vil) a) Aux phrases suivantes ajoutez peul-étre ov sans doute (aussifét aprés le verbe 4 mode personnal). (Ex. : Je vais peut-dtre venir.) I fora beau. — I va foire beau, — I pleuvra. — fl vient de_pleuvoir. — Nous sortirons, — Nous allons sorlir. — lis sont faliqués. — Elle est... allée au thédtre.— Tu ne.comprends... pas la question, — Tu n‘as... pas compris ta question, —Je me suis lrompé. —b) Ecrivez Jes mémes phrases en mettant peul-éfre ou sans doute au début de chaque phrase.— Attention ! I! faut faire \'inversion du sujel. 138 LEGON 49 GRAMMAIRE Les adverbes d'interrogation Ils interrogenl sur + ie pseu e SALE Ow allez-vous? D'ot venez-vous? la maniére wes een es Comment. partirez-vous? Lib CGUBE a. oper cerns ns Pourquoi partires-vous? gaa He Rae eae Quand partirez-vous? Pr re . Pendant combien de temps serez-vous absent? la quanlilé ......5 . Combien de villes avez-vous visilées? Inversion du sujet : a) Quand le nulet est : tu, il (elle), nous, vows, ils (elles), on, ce, l'inversion est obligatoire : D’od venez-vous? Ob esl-ce? (Avec je I'inversion n'est plus possible, au présent de l'indicatif, que dans les formes : ai-je? dis-je? dois-je? jais-je? puis-je? sais-je? suis-je? vais-je? vois-je? voir p. 59.) Remarour: Dans la langue parlée, of Minversion est de plus en plus rare, on emploie souvent des expressions formées dé Vadverbe + est-ce que: Qo est-ce qu'il va? — Quand est-ce que tu partiras? 6) Quand le sujel est. un nom, 19 jl peut éLre inversé : Quand purl M. Vincent? (mais | inversion du nom n'est pas possible avec pourquoi? mi avee vertaines / inversion expressions : pendant combien de temps? ni quand le verbe a| simple, un complément) : } 2¢ il peut foujours sire repris par un pronom inversé : ) inversion Pourquoi M. Vincent part-il? ’ complete. Comment le paysun laboure-t-il son champ ? eae + prooom) ~ Est-ce que...? sérl, A interroger sur laction (de partir, d'aller, de rire, ete.) Est-ce qu'il part? (Oui? ou Non?) Pour interroger sur l'aclion, sans aucun mot interrogatif, i] sullit d'Inver- ser le sujet : si ce sujet est un nom, linversion esl nécessairement complexe : Parl-il? M. Vincent part-il? Parfois le lon suffit & marquer l'inberrogation, sans inversion : « Tu pars? » Le paysan du Berry Sur la route nationale, M. Vincent est en panne (f,); un pneu vient de crever. Pendant qu'il change la roue, un piéton s‘arréte et offre de lui donner un coup de main [zj. On cause fannliérement : « Comment pouvez-vous yous habituer 4 cette vie ? demande ce vieux paysan berrichen A notre journaliste. A la longue [2], cela m’ennuierait de courir toujours ainsi par monts (m.) et par Vaux (m,) [3]. — Mais non, la France est si variée | Et QUARANTE-NEUVIEME LEGON 139 puis, les gens me parlent de leur métier (m.}, de leurs joies (f.), de leurs peines (f,). En- ‘suite, au Volant, je pense a evx, je mesou- viens de ce qu'ils m‘ont dit et le temps passe vite. Mais vous, venus ne sorfer jamais de votre village? Depuis quand y habitez-vous? — Ma foi, depuis soixante ans; j’y suis né et j'y mourral. J’y ai d’ailleuts toujours véeen, sauf pendant les années cle la guerre; 4 ce moment-lA, je suis parti comme les autres... Mais depuis,je me contente d'aller On changs une roue. une fois par mois au chef-lieu, le jour du, rand marché... — Vows ne prenez jamais de vacances (f.) ? — Pour aller om [4]? it puis, esf-ve que vous croyea que je quitterais ma ferme comme ga/ J'ai mon bétail a soigmer [5]; Hl faut que je le méne A la pature en été, que je lui apporte son fourrage, 'hiver, quand il est A Vétable. — Comlbien avez-vous de tétes de bétail ? — Cinquante moutons et cing vaches; j'ai aussi quatre hectares de champs. Et cela exige du travail pendant toute l'année, Un vrai paysan ne doit pas quitter sa terre : les jeunes d’aujourd’hui l'oublient quelquefois. » {1} = ur pres dadite. — [2] = Alnalement, au bout de plusieurs fours, an de plunteiurs mois. — [a] =A frawits ler monlagnes ef les palides (VOGS ef le phariel de val). — [4] Tour farmilicr, of le mot interrogati} esta la fin dela pkeare.— [5] = fe dois roigner mon Setail. Le bétall on: lew boatiaux, Bm EXERCICES @ \) €Exprimez en d'autres termes : Comment pouvez-vous vous habiluer 4 votre vie errante? — Cela m'ennuierait de toujours courir par monts et par vaur, — La France est s/ vatiée | — Je me contente d'aller une fols par mols au chef-ieu. — Combien avez-vous de léles de bétall? — Cele exige du travail pendant toute l'année, ll) Ecrivez de nouveau le premier paragraphe de Is lecture, en commengant par : Hier..., et en mettant les verbes 4 |'imparfait ou au passé composé, selon le sens, il) Inversion simple. — a) Conjuguez au présent, avec les pronoms inversés tu, il, nous, vous, elles, on,les varbes: travailler, dormir. Chaque phrase commencera par l'un des adverbes ou, comment, pourquoi, quand, pendant comblen de temps ? —b) Méme exercice avec je, tu, il, nous, vous, elles, on, en mettant les verbes au passé composé. (Ex. : a) OG travallles-tu? Comment travaille-t-il? otc. b) Ob ai-je travaillé? Comment as-tu travalllé?) IV) Mettez a la forme interrogative les phrases sulvantes, en faisant précéder chaque phrase, successivement, des adverbos: : of, comment, quand ? a) au présent; b) au passé com- posé ; Bébé dort, — Nos enfants s'amusent. — Cet ouvrier travailie. V) Imaginez et écrivez les questions correspuauem aux up tyaeae suivantes. (Chaque question commencera par un adverte interrogatif. Ex. : M. Vincent est arrété sur la route natio- nale : OG est arrété M. Vincent? —Ou M. Vincent est-il arrété ?) —Vous aver visité beaucoup de villes. — 11 ne senaule pas en voyage parce que les paysages sont {rds variés, — Ma famille habite dans ce village depuis plusieurs siécies. — Ce paysan resta pendant quatre ans /oin de chez iui. — li va au chef-liew une fois par mois, — Ses parents voyageaient 4 pied } lu, il voyage en auto. — Ji ne va plus souvent a Ja ville, parce qu'un vrai paysan n'aime. guére quitter sa terre. VI) Conjuguez au présent, puis au passé composé, a la forme Interrogative, a) avec Inversion (sauf 4 la 1™ personno sing. du présent) ; ep aves est-ce que ? (& toutes les personnes) : S‘ennuyer; croire; revenir; s'endormir, 140 LECON 50 (fRAMMATRE interrogation indirecte Qui vient? | fe demande | qui vient. A quoi penses-Luj? [Je veux savoir] 4 quoi tu penses, {interrogation direcie) (interrogation tndireelte) Quand une proposition interrogative est subordonnée di un verbe principal siznifiant je demande, je sats, Pigrore, ¢'esl une interrogation indirecte. La subordonnée n'a alors, généralement, ni majuseule, ni- point d'inlerrogation, ni, surtoul, inversion du pronom sujet. Dans linlerrogalion indirecte, les pronoms el adjectifs interrogulifs sont les mémes que dans l'inlerrogation direcle. — Cependant on dit pour les personnes: Qui est-ce qui parle ? | Dis-mai| qui parle, Qui est-ce que tu inlerrpges ? (Dis-moij qui tu inlerrages, el, pour les choses + Qu'est-ce qui sent. si bon’? [Dis-moi| ee qui sent si bon. Que fais-tu? Qu’est-ce que tu fais? |Dis-moi| ce que tu fais. La féte de Paques a Paris Le printemps parisien a quelque chose de délicieux; on ne saurait expliquer préci- sément ce gut en fait le charme; soni-ce les bourgeons (m.) quis'entrouvrent sur les mar- renters du jardin du Luxembourg et sur les peupliers des bords de la Seine? ou bien les cou- leurs claires des robes printaniéres. qu'ont mises les Parsicnnes? Je ne ‘sais @ gun cele fiend) | mais il yadela jove'dans l'air[2],La fete de Paques est proche > aux vitrines (£) des confiseurs (m.) s‘alignent les ceufs et les peissons de chocolat ou tes cloches ornées de ribans roses, bleus, blancs... — Mais pourquoi ces cloches ? — Eh bien ! quand les petits enfants de France demandent git apporte les bonbons (m.) vt les suereries ([,) de Magues, voici histoire qu'on leur raconte : « Les eloches des dglises restent silen- cieuses du Jeudi saint au Samedi saint, veille (f£.) de Paques, car elles se sont envolées vers Rome pour se faire bénir [3]; quand elles en reviennent, elles rapportent mille bonnes choses (f.), qu’elles Inissent tomber du ciel », C'est cette Iigerde que rappellent les clovhes de chocolat... Mais les grandes personnes ne dédaignent pas non plus les cadeaux (m.) : elles sont curieuses de savoir ce gu'on va leur oflrir pour PAques; elles se demandent quelle bonne surprise on Ieur a préparde, (1) = qintlte eat la radeon de cele, — [2] on_reapire deta joie, —'3\) Bénies ta dinddidlian; to binitier cantient de Ven teniie, Pb Pour in | conversation Ace | ee CINQUANTIEME LEGON 141 m EXERCICES <4 \) Qu'est-ce que: le charme? das robes _prin- act ues tanitres? un confiseur? des sucreries ? une =o l4gende? un cadeau ? il) Ectivez a la forme interrogative (interroga- tion directe) les phrases sulvantes : (Ex. : Le printemps parisien a quelque chose de déli- cioux : — Le printemps parisien a-t-il quelque choke de délicieux ?) // y a de fa joie dans Jair. — La féle de P4gues est proche. — Les cloches se sont envolées vers Romo.— Elles onl rapporté de bonnes choses. — Elles fes laissent lomber du ciel, — Les grandes personnes. ne dédaignent pas Jes cadeauz. — On va m'effrir un cadeau pour Pdques, — C'est sir. li!) Ecrivez les 5 propositions subordonndes Inter- rogatives (interrogations indirectes) de la lec- jure en les transformant en interrogations directes : (Ex. : de me demande ce qu'il a fait= Qu’a-t-il fait 2) '¥) Transformez los questions sulvantes on interrogations indirectes ; faites-les précéder de : Naus aimerions savolr, ou de Je yous demande, ou d'autres expressions que vous trouyerez vous-méme : Qui est venu? — Qui est ce mionsieur? (gardez inversion du nom) — Qui est-ce? (pas d'iny. du pron.) — Qui sont ces messieurs? — Qui sont-ils? — Qui ées-vous ? — Qui avons-nous rencontré? — Qui rencontrerans-navws ? — Qui appeals Eon. — Qui at-on appelé? — A qui as-tu prété ta bleyclette? — A qui lon frére a-t-il écrit? — A quo travailfes-tu? — A qual as-tu travaillé? — A quoi l'es-tu occupé? — Avec quoi abat-on les arbres? — Avec quo) avez-vous péché ce poisson? — Que désires-tu? — Que désire ton ami? — A qui M. Vincent a-t-i/ demandé son chemin? — Avec qui a-t-/! fait le voyage? — De quoi parlioz-vous? — Quelle est lon adresse? — Dans quelle maison habiles-tu? — Quels sont les amis? — Quels sont-/!/s? V) Transformez los questions sulvantes an interrogations indirectes, an les faisant précéder do : Nous roudrions savoir, ou de Diles-mol/, ou d'autres expressions que vous trouvere: vous-méme : Qu'est-ce gue vous dites? — Qui ost-ce qui est venu? — Qu'est-ce qui fait ce bruit? — Qui est-ce qui fait ce bruit? — Qu'est-ce qui sent si bon? — Qu'est-ce qui est arrivé? — Qui est-ce qui est arrive? — Qu'est-il arrive? — Que racontiez-vous? — Qu'a-t-i/? — Qu'ont-ils vu? — Qui ont-ils vu? — Qui apercever-vous? — Qu'apercever-vous? Vi) Trouvez dans la lecture et classez /es adverbes, Vil) Mettez au temps voulu du subjonctif les verbes entre parenthéseas : Je ne savais pas que le printemps parisien (@tre) si délicieux.— Je ne crois pas que fa fate de Pdques (élre) proche, — Je ne croyais pas que la félo de Piques (ttre) proche, — Je veux que mon pére (avoir) une bonne surprise. — Je voulais que mon pére (avoir) une bonne surprise. La devantura du confisour. VIII) Transformez en phrases conditionnelles : Tu es al/é d Vichy; tu as été guéri,— J'ai mal ag foie; j'irar faire une cure. -— M. Vincent a eu deux pneus crevées; il add passer Ja nuit dans fe village. — Héléne est sage; les cloches Jui rapportent des aeufs en suere ef des aufs en chocolat. 1X) Racontez les coutumes de Paques dans votre pays. 142 LEGON 51 GRAMMAIRE 1 — Les adverbes jnterrogatifs dans l'interrogation indirecte {interrogation direete) (interrogation indirect) Date atslaaleetaaiearetes aie-aidla ality Dites-moj oi vous allex. Comment partirez-vous?...... ....... Diles-moi comment vous partirez, pune porbirez-vous?, occas cesses Diles-rmoi quand vous partirez, } Feat-ce que Vous parbez? {.......e.cees « \ Diles-moi si vous partez. = Partez-vous?....... éialila wosetvis ... ¢ (interrogation sur laction,) Les adverbes interrogatifz sont les mémes que dans Vinterregation direete. Mais, pour interroger sur l'aclion, il faut employer l'adverbe si, au lieu de EST-CE QUE ou de I'inversion. !| — L'interrogation indirecte et l'inversion du sujet a) Quand le sujet est : je, tu, U (elle), nous, vous, ils (elles) ; — ce; — on, il n'y a [Jamais | d'inversion : Dis-moi a qui tr parlos, quand i parlira, 4) Quand le sujet est un nom, 1° jl [peut] etre inversé avec quand, comment, combieon, ot, ce ques Dis-moi oi va fon pére, ob fon pére va; ce que fail ton pére, ce que lon pére fail, 2° avee si, pourquoi, |'inversion n'a | jamais] lieu : Dis-moi si lon pére viendra, pourquoi ton pére viendra (v. levon 19), Remarque; Avee si interrogatif, ley futur peut etre employé, mais il ne es. jamais avec sf conjonction. conditionnelle : Sil vient demain, je le recevrai — (vw. lecon 34), Deuil (m.) chez Jes Legrand Madame Legrand vient de perdre sa mére. Jusqu’a Vhiver dernier, cette vieille dame avait joui d'une belle vieillesse [1]; mais il y aun mois, ellea eu une mauvaise grippe, son état (m.) s'est vite aggravé et, malré les soins (m.) de sa fille et le trai- tement Gnergique de son médecin, elle est morte, heureusement sans souffrance (f.). Madame Legrand est trés abattue; mais la douce Madame Vincent lui fait du bien. Elle vient voir sa panvre amie autant qu'elle le peut, elle lui témoigne sa sympa- thie avec délicatesse et elle est toujours préte A rendre service ({m.}. « Dites-rnoi si je puis faire quelque chose pour vous [2]. Avez-vous une robe noire pour la cér‘monie de demain ? — Oui; vous entendez le bruit de la machine 4 coudre ? J'ai demandé a une ouyriére en journée (3) de me faire une robe noire ; elle travaille vite et bien, Je vais faire teindre* [4] mes autres vétements. J'aurai ainsi ce qu'il me faut pour porter le deuil de ma mére. — Voulez-vous que j‘aille commander les fleurs ? Indiquez-moi seulement oa je dois m'adresser et ce gu'il faut commander : une gerbe ? une couronne ? — Je préfére une grande croix que l'on posera sur le CINQUANTE.ET UNIEME LEGON 143 cercueil. Notre fleuriste saura la composer avec goiit. J'atmeraisdu lilas ot des tulipes (f.) toses, Vous @tes gentille d'y aller pour moi, merci. — Mettrez-vous une annonce dans les journaux ? Envyerrez-vous des faire- part (m.) (5)? — Non, ’enterrement (m.) se fera dans 'intimité, Notre famille proche viendra avec nous A I'église Saint-Roch, ott le service funébre aura lieu A to heures. Puis, mon mar et moi, nous accompagnerons. le cercuei] jusqu’en Charnpagne : Maman sera enterrée dans notre caveau de famille,. Nous Le conval fundbre, enverrons les faire-part senlemont aprés cette pénible journée, jn On sonne: c'est un télégramme de condoléances (f.) envoyé par des amis lointains. (] = aoa ou ane belle nieiitesss — joutr (2° oroupe) dume bonniasanléd «= muir ine bonne xerild. — [2] = neue rehire weriice, — AY = anuridne at erent beaniller chez mote et qite dene progez a ta fin de chagite tnurnde, — [4] Teindre, fo teinture, te teinturter, Ja leinturiére...— [5] Nom enmpuat inouriable. Le peu, laweure, lor pilin, Uorpheline “Verbs feindre 2 se conjugne comme éteindre |v. p. Si). pe Pour ta | conversation | y Ve pe BM, bm EXERCICES 1) Trouvez dans la lecture et écrivez toutes les propositions interrogatives, Classez-les on 2 groupes : interrogations directos ; Interrogations indiractes. il) Reprenez les interrogations de |'exercice |), Transformez les Interrogations direglas an interrogations Indirectes, ot inversement. (Ex. : a) Viendras-td ? = Je me demande si tu viendras ; b) Dis-mol ce. que je dois faire = que dols-|o faire ?) \) Faites dos interrogations indirectes avec les questions suivantes : Ob aller-vous? — D'od sont-ils venus? — Par od étes-vous passés? — Quand reviendrons-nous? — Depuis quand sont-elles parties? — Pendant combien de temps resterez-vous en France? — Pour combien de temps sen vast-il? — Combien de valises emporte-t-i/? — Combien y a-t-il de ponts dans Paris? — Cambien de thédtres y a-t-il? — Od paut-on antendre de la belle musique ? — OU joue- t-on des piéces du théaire classique? — Pourquoi es-tu.revenu si vite? — Comment as-tu voyage? \V) a) Transformez ces inversions simples en inversione complexes. (Ex. : O vivent tes arents ? = Oj tes parents vivent-ils 7) Od travaille ton pare? — Ow sont allés mes parents? — ‘at ov est passé M. Vincent? — Quand repartiront jes. voyageurs? — Quand a éfé batie cette maison? — Comment se lent vos amis? — Combien d'autos fabrique cette usine? b) Faites des interrogations Indirectes avec les questions ci-dessus, (Ex. : Ou vivent tes parents ? — 1) Dis-moi o@ vivent tes parents ; 2) Dis-moi of tes parents vivent.) V) a) Ecrivez : 1) avec est-ce que, les phrases contenant I'inversion du sujet; 2) avec l'inver- sion, les phrases contenant est-ce que, (Ex. > Pleut-ii? — Est-ce qu'il pleut?) Preut-i/? — Fait-i] beau? — Est-ce qu'il y ade l'orage dans I'air? — Y a-t-il des nuages? — Est-ce qu'il a plu? — Viendrez-vous? — Partiront-iis? — Vous étes-vous bien amusés? — Avez-vous compris? — Esi-ce que tu t'es promené ce matin? — Est-ce qu’elles se sont mises on retard? — Faut-if préparer Jes bagages? — La France est-elle un pays intéressant? — Est-ce qu'on s'ennuie en France? b) Faites des interrogations indirectes avec les questions ci-dessus. Vi) Faites des interrogations Indirectes avec les questions suivantes : Qu/ est-ce qui a té/d- phoné? — Que dis-tu? — A qui éerivez-vous? — Que fail-il? — Qu'est-ce que vous avez dil? — Qui demandes-tu? — Que demandes-tu? — Qu'est-ce que vous avez demandé? — Avec quoi joues-tu? — A quai pensent-iis? — Qui esi-ce que tu inviteras? | Textes pour la lecture et I’explication. Lecons 47 a 51. UNE GREVE de venals de passer mon certificat’ quand ma mére tomba matade. Elle était malade de la maladie des pauvres ; elle avait une bronchite. Elle s‘alita en novembre et de tout I'hivert fe put travailler. Elle resta donc a la maison, et les voisins, mon pére, mol-momie, nous |la sul- gnames de notre mieux, Les économies furent vite dépensdées, Le premier mola, tout y passa’, Mon pare travaillait de toutes ses forces. de l'aidais, deme souviens comme d'hier do ces soirs de décambre. Ma mére toussait au fond de gon lit, avait grand-peine & Yarder son souffle, Nous travaillions au bahut sous la lampe, Je battals les semelles' moulliées. Mon pére enfon- gaitles semences, cogne, cogneras-tu*... || fallut par surcroft de malheur qu'une gréve éclatal dans |'usine od travaillait mon pére. || essaya, pendant quelques jours, de la. cacher, Le matin, il faisait_ semblant « d'aller 4 la boutique », comme @ I'habitude, et rentrait une demi-heure sprés, disant qu'il n'y avait pas d'ouvrage. Du fond de son Jit ma mére gémissait : « Mais qu'est-ce qu'il ya? Qu'est-ce qu'on va devanir’ » ? Bientot il n'y eut plus d'argent. J'allai chez le boulanger chercher un pain de six livres. « As-tu de l'argent? me dit-il. Ouvre tes mains ot donne-moi dix-sept sous. » Mes mains étaient vides. Je revins & la maison sans pain. Ma mére me dit que c‘étail bien alngi, que le pain qu'on n’avait pas payé ne passnit pas, Alors i fallut bien lui avouer la vérilé, Ce fut une terrible scéne, Ma mére se leva, se peigna, s'habilla, sans dire un mot: elle était blanche comme cire. Et la voilé partie 4 la fabrique. « Pulsque les hommes ne veulent pas travailler, je vais travailler», moi, nous langa-t-olle sur la porte. Mon pére ‘avait rien A répondre. Il n'essaya pas de la retenir. Je sanglolais, Ja téte dang les mains, Mon pére, le visage crisp¢, devant la fenétre, regardait tomber la pluie... Ma mére n'alla pas loin. J‘avals.couru aprés elle. Elle marchait vite. Je ne sais quoi’ la soutenait. Et tout d'vn coup, 4 une centaine de métres cde moi, elle chancela, et prise d'une faiblesse tomba dans la boue. Des gens qui passaient m'aidérent a la relever et a la ramener & la maison, Elle n’était plus en colére ; eile gémissait doucement en s'appuyant sur mon épaule. Mon pire, quand fous rentrames, n’avalt pas quitté la fenétre. Il aida ma mére a se recoucher. L'aprés-midi fut longue et triste, Je n‘allai pas 4|‘école. Je pelai et je fis bouillir des chataignes pour fe soir, (I faisait sombre. Le ciel dehors était bas. Vers cing heures, il faisait nuit noire, mais par économie nous n’avions pas allumé Ja lampe. Mon pére était assis prés du poéle, il se leva soudain, prit sa toilette’ dans fe tiroir du bahut et sortit. |) rentra une heure aprés, jeta sa toilette pleine sur la table et nous dit avec une sorte de halne : « Tenez, vous en voulez del'ouvrage... En voila.» Oul, j¢ crois qu'il nous haissait en ce moment-la, parce que nous l'avionsobligé ase déshonorer. Nous travaillimes tard dans la nuit, Comme |'assouplissais le cuir eri Je battant, mon pére me commanda de frapper moins fort, comme s'il edt craint qu'on entendit chez les volsins le bruit de ce travail sans honneur. Le lendemain, j‘allai al'école, J’étais inquiet. A. onze heures et demic, je revins en courant. Mon tle certifical didiude so peter & dowte ane. — 2. Pan. —5S, Expression familiéee quitraduithachamomontoutravall, dant tout Vhivey. — De ma wie, jo fal vo des gire qual — 6) = Qu ott-co que nous alors davoni:7 Empl farmilite pouvres = Pendant toute ma we..—3.=— Toytturdéreast, de an, remolacan!’naus, On eat part! & cing heures News pec Nuus ¥ panberone lous = Nous mourone tous gomiines partis acing heures. — 7. Qyalque chose qua fe mpe passe vite = Lo temps séooule Vile. — 4. = Jo hy CONS pa. ade ne Bol ul, Jone wale ayelvle t ne aut trappale loo sommnlles avec un meiliet pourles rendiesouples «adm formant des eagiressions comme a n'impart (lorme du mmliir). He pes contandre aeot = de bate la on'importo quot...» —B8, = Une petite toila, dont si Bia nemello — Ja frappe le sol du nied, pour me réchauiur low cordoriniars ath jos aunt Doemeetoo nor leur oustagts LEGONS 47 A 51 145 pére travaillait au bahut. Je préparais le diner, quand on entendit dans |'es- caller des pas et des chuchotements. Puls, brusquement, quelqu'un frappa 4 la porte, Le temps de jeter la tal- lette par-dessus le bahut et l'ouvrage on train’, et mon pére commanda dantrer. Trois camarades de mon pire entrérent, Je les connaissais bien, Le plus jeune des trols, un petit boiteux, prit la parole : « Jean, on nos a dit que tuavais pris de l’ouvrage 4 fa fabrique: On na pas voulu le croire, nous autres, et alors, on est venu te demander si c¢’était vrai. » Mon pare baissait la tite, ne répondait pas, Ma mére du fond de son lit cria : « Allez-vous-en. Vous n'avez pas hante? On ne vous a rien demandé. Estice que vous ne pouvez pas laisser les pauvres gens sauffrir en paix? » Le boitoux voulut tirer la toilette, mals mon pare, d'un goste, lui détendit d’approcher. Ce fut Iu!-mame qui enleva a toilette et découvrit louvrage. a C'est vrai, dit-il, j'ai pris une livraison hier soir. Vous voyez bien que ma femme est malade, dane pouvais pas faire autrement. » Alors ce furent des cris, des injures: 4 Lache, vendu! » Le pare Portefetta, lui, ne cessait de répéter : « Jean, on n‘aurait jamais cru cela de toil » Et ces paroles, plus que toutes les injures, émurent mon pére. Quand ils furent sortis, mon pére ramassa |'ouvrage commence et dit & ma mére qu'il ne |'achdveralt pas, D'aprés J. GUEHENNO, Journal d'un homme de quarante ans. (Grasset:) 1, OF et en train de tire ouvrage ; Hewernige est donc en train.— ta toilptio aut jetta gur les coufers nour fee cachwr. UN JOUR DE PAQUES AGITE ou: Treize' 4 table « Monsieur Poum*! votre maman Yous appelle. » Pauline jette ces mots dans antrebdillement de la porte et disparalt, Poum file le long du corlidor. Elle n’aurait pas |'audace de tui faire récitor sa table de multiplication, un jour de Piques? Serait-ce pour s‘informer— bien curieux, vraiment! — si Poum & recoplé sa dictée? || nest pas rassuré, Des éclats de voix |ul parviennent: son pére et sa mare sont aux Pprises*. « Impossible d’étre treize, dit maman, — Il est trop tard pour inviter un quatorziéme », dit papa. Poum entre en coup de vent; son arrivée tranche io différand, « Poum, dit papa, tu dineras ce soit a table pour faire le quatorziéme. — Et tu ne metiras pas les coudes sur la nappe. / — Et tu née donneras pas de coup de pied a ton voisin, M. Gourd, ni a ta voisine, Mme da Falcord. » 1. kn chilfre traize porte Gonbeur...deron — 2. Poum se bathent fon! aun prines, Le pore et la mtire de Pour ry eat un pot Garcon de oA Gant — 2, Deux advanmaires gus ay babiont pos, eruis lis diteylent: jie aoe! wun prices, 146 TEXTES COMPLEMENTAIRES Pou reste ébloul, comme si Ia nappe et les Cristaux, son argentere, les flammes du lustre l'aveuglalent. Puis un immanse orguail |e suréléve. « J'aurai des petits verres comme tout le monde, implare-t-il. — Oui, mais on ne@ te mettra ren dedans. » Ca lui est égal, du moment guiil,a le jeu d'orgues! en cristal, les trols verres par rang de tallle et la fldte* & champagne. « J@ mangerai de tout, suggdre-t-il, — Prudemment, Poum, prudemment. Tu n’auras pas de poisson parce qu'il y a beaucoup d'arétes, et pas d'asperges, parce que ca t'échauffe, Ne demande pas de foie gras non plus, c'est trop lourd, — Oh! maman! & \l se trainerait A ses genoux, ii ferait des bassesses, Du fole gras, oh! une bouchée, une bouchée et mourir"! a Alors un soupgon’. — Et de in truffe? — Une téte d'épingle®. — Et de la glace? — Oul, c'est promis. Tu metiras ton costume de velours. Et ne salis pas ton col et tes manchettes surtout, — Maman! — Quol! » I falt-des yeux de poisson frit’ et la supplication jaillit de ses prunellas ; « On ne me nouera pas la serviette au cou’, at jo mettrai moi-mémre le coin tres haut, tres haut, au premier bouton?* » Maman consent, Poum, fou de joie, s"évade en sautant ot en dansant. D'abord il va renifier a la culsine : a Marianne, dit-il & fa cuisiniére, Marianna, je dine & table ce soir. » Elle accuellle cette nouvelle avec Indiftérence. Mais il ajoute : « || faudra solgner votre affaire’, hein! » fA Volfiee =) a Firmin, je dine 4 table, ce soir. » Cela n'a pas lair du tout d'intéresser Firmin, « Vous me mettre: des petits verres. 4 Firmin s‘absorbe dans un repassage fréndtique des couteaux. t. Dansun ngue, cnt fa rangie des tarais qui dotit sdtos tonime ona tie d'épingles, —@. Exjiredelon piinulalens Oe fengunur diftitenlo of fondo! dis sons GiNdnty, 1h [os yeuRes poleoes fits sont hlance af fest He eombignt boa vnrres (le vara @ eau, if vero & bordeag, levee (supplier, — 7. Alnel quion Ih mel au cou des orfant. — & sourmogne) ot in fiite & chamoagra, cingés devart 7%. Aujourd ‘hui lest de ten lon de gorder $0 serviatte aw Tiuewlte,, ressemblin?, & un (au d'seques, — 2, Or tent lo ae8 gocoia.— 9. |i faut faite avec ecin votrm cuisine. ‘Le chameagne diars ute {lite Were allonge)}ou dant une coupe = nom affaira (f.) © yn gene tos genéral, Chaat mon affaire (verre cargeo! dvasd). — 2. Comme onal: « Voir Natlan, at = C'est mon travail, cola ma ragireds. J'ai affaires a lub moult! & — 4. Une porkon minuseyle.— S,Tuen auras J'ai & bu) parler de quaique chosa,