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RONSARD, J'aime la fleur de mars...

Problématique possible :
Toute puissance de la poésie.

Important : bien connaître la forme sonnet et son historique.

Plan :
1 Trois thèmes habituels dans la poésie inspirée de Pétrarque.
a- description des thèmes
La nature
"fleur", "rose" v1; "oiselets" "plume"v 5; "pluie", "ciel" v6; "bois" v7; "pin" v9; "laurier",
"arbrisseau" v 12; "rameau" v 13;
La mythologie et la divinité.
"mars" ? v1; "Vénus", "déesse" v2 et v9 pour "Vénus"; "ciel" v6; "Phébus" v12.
L'amour et la femme
"aime" X5 v1(X2) 5, 9, 12; "maîtresse"(X2) v3, v13; "veuf" v7; "coeur","oeil" v11; "cheveux" v14.
b- les liens entre ces thèmes :
parallélisme entre amour terrestre et amour divin à travers la nature par les construction l'un/ l'autre
v2/3 et 5/7-8. Une "fleur" consacrée à la déesse, une "fleur" à la maîtresse. Un oiseau dressé vers "le
ciel" v9 deux autres restent sur terre. On note ici la double possibilité de l'amour terrestre : tristesse
"veuf" v7 et joie v 8; même parallélisme dans les tercets le "pin" pour Vénus et le "laurier" pour le
poète.
La reprise anaphorique de "j'aime" redouble le rythme binaire (omniprésent) qui structure le poème
et renforce encore le parallélisme. On remarquera aussi que les rimes des quatrains se répondent
deux par deux d'un quatrain à l'autre "rose" "esse" "resse" "pose". Par ailleurs ce sonnet est tout à
fait régulier.

2 la mise en avant du poète.


Le poète entre amour terrestre et amour divin devra choisir. Ici fidèle aux mots d'Horace "carpe
diem", le poète fait clairement le choix de l'amour terrestre. Car si la déesse emprisonne le poète
"elle rendit prisonnier" v 10, "un bel oeil emprisonne" v11, le poète retrouve sa liberté grâce au
geste de sa maîtresse qui le sacre "prince des poètes". La poésie est plus forte, elle a vaincu l'amour
et en fait son serviteur. En même temps que le don du laurier, élément de la nature, symbole du
pouvoir, et clin d'oeil à la Laure de Pétrarque, il y a offrande d'une part de la femme : ses cheveux,
symbole de sensualité. On peut voir aussi dans l'enjambement des vers 13/14 la puissance du poète
qui force la syntaxe hors de la limite du vers.
le poète est sacré par sa maîtresse qui utilise la nature et les dieux pour le couronner

Conclusion :
Le poète est le plus fort. C'est lui qui détient la puissance poétique, et même s'il est un temps
dominé par l'amour, au final, l'amour lui rend hommage.