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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 7 mars 2011 – Volume LXXVIII N o 20

La Rotonde
La Rotonde

laissez-passer universel

Le U-Pass de retour l’an prochain

la ville d’ottawa et les fédérations étudiantes viennent d’accepter une entente pour que le projet pilote se poursuive en 2011-2012. | P. 4 - 5

Dénommée Disqualifié « Nous irons en cours » La rencontre spéciale du Conseil d’administration a
Dénommée Disqualifié
« Nous irons en cours »
La rencontre spéciale du Conseil d’administration a mis un
terme à des discussions mouvementées sur la campagne
électorale de la Fédération étudiante de l’Université
d’Ottawa. | P. 2 - 3
au féminin Des experts analysent l’image de la femme dans les revues | P. 11
au féminin
Des experts analysent l’image de
la femme dans les revues | P. 11
BasketBall masculin une défaite crève- coeur en fin de saison | P. 18
BasketBall masculin
une défaite crève-
coeur en fin de
saison | P. 18

le 7 mars 2011

Antoine Trépanier Kristina Brazeau Julien Paquette actualites@larotonde.ca

Actualités

Brazeau Julien Paquette actualites@larotonde.ca Actualités résultats feuo Une soirée troublée Photo de Mark Colletti

résultats feuo

Une soirée troublée

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Des étudiants ont attendu à l’extérieur de la salle de réunion en espérant pouvoir y entrer.

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Martin Shoots-McAlpine et Iain Brannigan, deux membres du co- mité des élections.

AntOine tréPAnier

A lors que la salle du

Sénat de l’Université

était réservée pour la

réunion spéciale du Conseil d’administration (CA) de la Fédération étudiante de l’Uni- versité d’Ottawa (FEUO), des problèmes administratifs ont changé les plans. Des étudiants mécontents qu’on les empêche d’assister à la rencontre, un accès d’abord interdit aux mé- dias étudiants, puis de longues heures de débats résument la

soirée de dimanche soir der- nier. Deux agents du service de

protection étaient présents pour la réunion devant la salle du pavillon Lamoureux, nou- veau lieu de rencontre des élus. « Les étudiants ne pour- ront accéder à la salle : une motion a été adoptée lors du dernier CA qui proposait une retransmission via le Web de la réunion », a répété à de nom- breuses reprises Federico Car- vajal, président du CA, devant des étudiants qui n’acceptaient pas de rester à l’extérieur.

Des étudiants désabusés

Lorsqu’on a confirmé que les médias n’avaient pas droit d’être présents dans la salle,

c’est un mouvement de protes- tation qui s’est enclenché. « Je ne ferai pas entendre ma cause si les médias n’ont pas droit d’être présents, si les médias ne peuvent pas informer les étudiants de ce qui se passe, eh bien ça ne passera pas de même », a scandé Brandon Clim, présent pour faire en- tendre un appel devant le CA, en quittant les lieux sans que son appel ait été entendu. « Tyler Steeves a demandé un point d’ordre pour deman- der si les médias pouvaient entrer dans la salle, M. Carvajal a refusé immédiatement en di- sant que ce problème avait été réglé », a dit M. Clim une fois sorti de la salle. Lorsque Amalia Savva a fina- lement été élue officiellement présidente de la FEUO pour l’année scolaire 2011-2012, plusieurs étudiants présents ont voulu savoir quel était son point de vue face au refus du CA de laisser entrer qui que ce soit. « Je pense qu’il faut s’assurer que les membres du Conseil soient en sécurité », a dit M me Savva. Jean-François Landry, étu- diant en droit civil, a alors vou-

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Paige Galette, vice-présidente aux communications, avant d’entrer dans la salle 108 du pavillon Lamoureux.

lu savoir ce qu’elle pensait du

fait que les étudiants qui l’ont élue étaient insatisfaits de se faire refuser l’entrée. « Qu’al- lez-vous faire, M lle Savva? Que dites-vous aux corps fédérés qui souhaitent se défédérer de la FEUO? » a-t-il questionné.

À chaque question, M me Savva

a demandé qu’on lui « donne

du temps pour vérifier les dos- siers ». Après que les médias ont fi- nalement eu accès à la salle de réunion, les protestations ont continué dans le corridor. Les élus qui quittaient la salle ont même eu droit à l’hymne na- tional soviétique et à des saluts militaires de la part de la ving- taine d’étudiants présents. « La FEUO c’est comme l’Union so-

viétique : on coupe le droit de parole au peuple », a dit un des étudiants présents.

Le Sénat aux étudiants

Alors que le Sénat de l’Uni-

versité était censé accueillir les membres du CA et que le

public devait assister à une dif- fusion web de l’événement à partir du pavillon Lamoureux, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. Une étudiante a réser- vé le Sénat pour ainsi donner la

chance au public d’assister à la

réunion. À la dernière minute, les locaux ont été inversés. « Dû

à des problèmes avec le Sénat,

la rencontre a été déménagée au pavillon Lamoureux », a déclaré le président du CA, via courriel, et ce, deux minutes avant le début de la rencontre. Pour les étudiants qui ont préféré assister à la représenta-

tion au Sénat de l’Université, les protestations étaient bien pré- sentes. « Les étudiants criaient

à l’écran, c’est vraiment la pre-

mière fois depuis mon arrivée à l’U d’O que je vois des étudiants

bouillonner de la sorte face à leurs élus, c’est complètement insensé ce qui se passe », a ré- vélé un étudiant.

le 7 mars 2011

Actualités

élections feuo

Dénommée est officiellement disqualifié

Sarah Jayne King occupera le poste de vice-présidente aux finances en 2011-2012

AntOine tréPAnier

Le Conseil d’administration (CA) de la Fédération étu- diante de l’Université d’Ottawa (FEUO) a officiellement disqua- lifié Tristan Dénommée, élu à la vice-présidence aux finances lors des récentes élections. Une autre motion été adoptée pour rejeter l’appel voulant que la candidate défaite Sarah Jayne King ne soit pas élue, faisant d’elle la prochaine vice-prési- dente aux finances. Maintenant que la décision est officialisée, M. Dénommée compte amener l’affaire en cour. Après plusieurs heures de débats, le CA a rendu sa déci- sion tard dimanche soir dans une salle du pavillon Lamou- reux. « La motion pour dis- qualifier Tristan Dénommée

a été adoptée par majorité », a

déclaré Federico Carvajal, pré- sident du CA. Les trois accusa- tions à l’endroit de M. Dénom- mée, qualifiées de non-fondées par des dizaines d’étudiants, étaient basées sur des présumés « manquements aux règlements électoraux », quant à l’affichage et au contenu de sa plateforme qui « critiquaient ouvertement son opposante ». Rappelons

que M. Dénommée a été dis- qualifié plus d’une semaine après l’annonce des résultats préliminaires. Hannah Draper, représen- tante des étudiants en Com- mon Law au Conseil d’adminis- tration, affirme que le CA a pris

une décision tout à fait correcte.

« Un étudiant qui enfreint les

règlements doit être pénalisé », a-t-elle dit. Pour M. Dénommée, cette décision n’a pas de sens, mais il admet s’y être attendu. « Je vais commencer par dire que je ne suis pas surpris, parce que ça

a

toujours été comme ça avec

la

Fédération étudiante. Je suis

désappointé, c’est certain »,

a avoué ce dernier tout juste

après avoir appris la décision

du Conseil.

« À partir de maintenant, on

retourne sur la table à dessin avec mon avocat. On va faire ce qu’on a à faire pour gagner et ramener la démocratie sur ce campus. C’est une claque dans la face à l’endroit de plus de 1600 étudiants qui ont voté pour un candidat qui a été dis- qualifié sans raison fondée », a

soutenu le candidat disqualifié.

« C’est rendu un truc légal.

À partir de maintenant, nous

n’émettrons plus de commen- taires, outre que nous irons en cours », a conclu Alexis Goudreau, responsable de la campagne de M. Dénommée. La Rotonde n’a pas été en me-

sure de recueillir les propos de

M me King.

Des étudiants insatisfaits

« Je suis déçu de voir le pro- cessus démocratique, a dit Éric Barrette, étudiant de troisième année en développement in- ternational. Beaucoup de gens ont voté pour Tristan, et le pro-

cessus démocratique n’a pas

été respecté quand on voit que Tristan a remporté par majori-

té. » M. Barrette n’est pas le seul

à être sans mots, la vingtaine

d’étudiants qui attendaient le

verdict dans les corridors du pavillon Lamoureux semblaient défaits. Pour Jean-François Landry, étudiant en droit civil, les évé- nements de dimanche soir n’ont pas de sens au niveau lé- gal. « Je pense qu’on s’est aper- çu que Tristan, on ne pouvait le contredire que sur le fond et que pour gagner, pour faire

gagner Sarah Jayne King, il fallait attaquer la candidature

Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti

Tristan Dénommée, accompagné de son ancienne directrice de cam- pagne Reem Zaïa, n’a pas réussi à gagner sa cause devant le CA.

de Tristan sur la procédure, sur la forme et sur des points, qui à mon sens et à mon avis personnel, n’avaient aucune légalité d’attaque », a-t-il révélé quelques instants après l’an- nonce de la décision. M. Landry va plus loin en attaquant la légitimité des élus étudiants. « Les gens élus sur

le comité exécutif et certains membres du CA reçoivent un certain montant pour les fonc- tions où ils siègent. Malheureu- sement ils n’en auront jamais assez pour acheter ce dont ils ont besoin, parce ce dont ils ont besoin ne s’achète pas, alors je trouve ça assez dommage », a- t-il conclu.

élections feuo

Des élus mécontents

AntOine tréPAnier

Dimanche dernier, après avoir vu la majorité des membres du Conseil d’ad- ministration de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) voter pour la motion qui disqualifiait Tristan Dénommée du poste de vice-président aux finances, certains membres du CA se sont dits « déçus », mais « pas surpris » de la conclusion de l’affaire. La Rotonde en a rencontré quelques-uns. C’est Alexandre Chaput, vice-pré- sident aux activités sociales, qui a ouvert le bal des insatisfaits de la dis- qualification de M. Dénommée après l’annonce des résultats. En sortant de la salle de réunion au pavillon Lamou- reux, M. Chaput semblait ébranlé par

le résultat des appels des candidats. « Je

suis extrêmement déçu de tout ce qui

s’est passé aujourd’hui », a-t-il déclaré, vraisemblablement épuisé par les huit heures trente passées à l’intérieur de la salle. « C’est très négatif pour la Fédéra- tion étudiante », a-t-il rétorqué. Même son de cloche pour le prési- dent de la FEUO, Tyler Steeves, qui a vu l’affaire Dénommée se conclure sur une note sombre. « Je ne suis pas surpris, mais je suis absolument désappointé [de la disqualification de M. Dénommé] », a-t-il dit. M. Steeves a lui-aussi dit que « tout ce qui s’est passé [dimanche] est négatif » pour la Fédération étudiante. Le président de la FEUO était d’ail- leurs entré en contact avec l’avocat de la FEUO, pour qu’il offre son aide aux élus, d’un point de vue légal, dans les appels des candidats des élections pour « éviter tout problème juridique ». Le représentant de la Faculté des arts,

Logan Ouellette, a pour sa part critiqué la division au sein du CA. « C’était beau- coup trop long. On aurait pu faire tous les votes en 20 minutes parce que tout le monde savait comment il allait voter avant même d’être entré dans la salle », s’est-il indigné. « En ce moment, je ne suis pas très fier d’être un représentant au Conseil d’administration », a-t-il dit fermement.

Une bonne décision du CA

Pour Jason Benovoy, directeur général des élections, la décision finale du CA est acceptable, même s’il avait écarté la possibilité de disqualifier M. Dénom- mée durant la campagne électorale. « Je respecte la décision du comité des élec- tions. Comme j’ai dit ce soir, je n’ai pas dit qu’il ne devait pas être disqualifié, j’ai

juste dit que quand j’ai pris la décision, c’est ce que je pensais », explique-t-il. Iain Brannigan, représentant de la Faculté des sciences sociales et membre du comité des élections, est évidem- ment satisfait de la décision prise par le Conseil. « Le CA a voté sur cette motion, et c’est ce qui arrive », a-t-il mentionné, vraisemblablement amusé. Questionné sur le conflit d’intérêts dans lequel il semblait se retrouver en votant sur les motifs que le comité des élections avait amenés au CA plutôt que de s’être abstenu, M. Brannigan est clair : « J’ai été élu sur le CA. Les membres du conseil m’ont élu pour que je siège sur le comité des élections, alors je ne pense pas avoir été dans un conflit d’intérêts. » Il ajoute ne « pas avoir travaillé dans aucune campagne, alors il n’y a aucun conflit d’intérêts ».

Actualités

le 7 mars 2011

Brèves

Sans masque en français

C’est le lundi 28 février dernier qu’avait lieu le lancement du livre Sans masque de l’illustre psychologue polonaise Truda Rosenberg.

M me Rosenberg, survivante de l’Holocauste,

lançait la version française de son Unmasked

à l’Université d’Ottawa, où elle a terminé son

doctorat en psychologie en 1971. Une cinquantaine de personnes étaient ras- semblées pour l’occasion au 12 e étage du pa- villon Desmarais. M me Rosenberg en a profité pour remercier, dans un français quasi impec- cable, les nombreuses personnes rassemblées lors de cet après-midi ensoleillé.

« Nous ne sommes jamais assez vieux pour

apprendre une troisième langue », a déclaré

M me Rosenberg au podium. La dame âgée

de 89 ans est revenue sur ses années dans les camps de concentration et la « misère » qu’elle

y a vécue. - Antoine Trépanier

Un professeur de l’U d’O rayonne

Benoît Pelletier, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa (U d’O), a été nommé, la semaine dernière, Commandeur de l’Ordre de la Couronne par le roi belge Albert II. C’est au mois de mai que l’ambas- sadeur de Belgique au Canada, Bruno Van der Pluijm, remettra cet honneur à M. Pel- letier. Une cérémonie sera alors organisée à l’ambassade de Belgique à Ottawa.

« L’U d’O est fière de compter dans ses

rangs des professeurs de renommée comme M. Benoit Pelletier, qui assure le rayon- nement de l’U d’O sur la scène internatio- nale », a déclaré un porte-parole de l’Uni- versité. Depuis les années 1990, M. Pelletier a développé des relations privilégiées avec les universités belges et a permis à de nom- breux universitaires belges de bénéficier de sa connaissance des mécanismes consti- tutionnels et institutionnels. Ses études comparatives entre les institutions belges et canadiennes sont aussi une contribution importante à l’acquis que partagent les deux

pays. - Antoine Trépanier

Motion d’importance au Sénat

Lundi soir, le Sénat de l’Université d’Ottawa discutera d’une motion concernant le pro- gramme d’échange étudiant entre l’Univer- sité canadienne et l’Université de Haifa en Israël. La motion proposée par Joseph Hickey, représentant de la Faculté des études supé- rieures et postdoctorales au Sénat de l’Uni- versité, vise à ralentir la mise en branle du programme. « Une partie de la motion pro-

pose un délai au programme jusqu’au temps où le Sénat aura une garantie faite par l’U d’O

et l’Université de Haifa qu’il n’y aura pas de

discrimination pour raison de race dans le processus d’application au programme », affirme M. Hickey. L’inscription au programme d’échange entre les deux universités doit commencer le

1 er mai prochain, sans avoir eu l’approbation

du Sénat de l’Université. « Il faut éclaircir la

situation et ralentir le processus », a réitéré M. Hickey. La rencontre du 7 mars se tiendra en même temps que la Semaine contre l’apar- theid israëlien. - Antoine Trépanier

u-pass retour du laissez-passer universel en 2011-2012 Photo de Vincent Rioux Le laissez-passer universel sera
u-pass
retour du laissez-passer universel en
2011-2012
Photo de Vincent Rioux
Le laissez-passer universel sera offert aux étudiants de l’U d’O encore l’année prochaine, et au même prix que cette année.
subvention de cette année et l’année
AntOine tréPAnier
prochaine », affirme Jim Watson, maire
de la ville d’Ottawa.
tawa. « On aimerait avoir un plan de
quatre ou cinq ans », mentionne-t-elle.
Les étudiants de l’Université d’Ottawa et
de l’Université de Carleton bénéficie-
ront encore une fois du laissez-passer
universel (U-Pass) pour le transport
en commun pour l’année scolaire
2011-2012. Si son prix reste fixé à 145 $
par session l’année prochaine, la ville
d’Ottawa et les associations étudiantes
s’attendent à un référendum sur l’aug-
mentation de son coût lors des élec-
tions étudiantes de l’année prochaine.
Le 24 février dernier avait lieu la
commission sur le transport en com-
mun où la décision finale de prolonger
« Nous avons dit à OC Transpo que
Un programme qui marche
s’ils avaient l’intention d’augmenter les
coûts de la U-Pass, il fallait qu’ils nous
avertissent d’avance pour qu’on y aille
d’un référendum là-dessus », soutient
M me Roy. Cette dernière affirme que la
société de transport en commun de la
ville d’Ottawa n’a pas informé la FEUO
dans des délais raisonnables.
Un référendum s’impose
Le maire Watson a confirmé à La Ro-
le projet du U-Pass pour l’année pro-
tonde qu’il faudrait absolument un réfé-
rendum pour que le programme soit offert
chaine sans augmentation des coûts
à long terme. « La première proposition
a été prise. « Parce que le U-Pass a
été adopté par voie de référendum, il
est impossible d’augmenter d’un sou
était une augmentation du coût de 2,5 %.
On a dit non à cette augmentation pour
cette année, mais on a dit qu’il est néces-
le coût, donc ça devenait un peu pro-
blématique [d’augmenter le tarif ] »,
affirme Anne-Marie Roy, coordonna-
trice du programme U-Pass à la Fédé-
ration étudiante de l’Université d’Ot-
tawa (FEUO).
Dans les faits, la ville d’Ottawa et OC
Transpo souhaitaient une augmenta-
tion de 2,5 % dès septembre 2011 pour
réduire les coûts du programme. « Ça
coûte 3 millions $ à la municipalité
pour le U-Pass. C’est le coût pour la
saire qu’il y ait un autre référendum avant
le 31 mars 2012 pour l’avenir de ce U-
Pass », a-t-il affirmé tout en précisant que
le projet serait encore à l’étape du « projet
pilote » pour la prochaine année.
M me Roy abonde dans le même sens
que M. Watson : « Ça me surprendrait
vraiment qu’il n’y ait pas de référendum
sur la question l’année prochaine ».
Selon elle, la Fédération étudiante de
l’Université d’Ottawa voudrait une
entente à long terme avec la ville d’Ot-
M me Roy affirme que les commen-
taires reçus à la FEUO entourant le
laissez-passer universel sont généra-
lement positifs. « Plusieurs étudiants
viennent au bureau et nous disent
qu’ils sont contents d’avoir la carte,
même après l’avoir critiquée au début
de l’année », explique-t-elle. Toutefois,
la coordonnatrice du U-Pass soulève
qu’il reste des mécontents. « C’est nor-
mal qu’il y ait des gens qui ne soient
pas contents », dit-elle.
« Le système mis en place [pour les
exemptions] avec l’administration
éprouve des problèmes techniques
et c’est pour cette raison que les étu-
diants ne sont pas remboursés dans
des délais raisonnables », précise cette
dernière.
M. Watson a confirmé à La Rotonde
que le Service de transport de l’Ou-
taouais (STO) ne s’est pas joint aux
discussions. « Le U-Pass est exclusif à
OC Transpo, comme c’est le cas cette
année », a-t-il dit. Près de 27 000 cartes
U-Pass ont été distribuées cette année.
À la FEUO, on s’attend à ce qu’environ
29 000 cartes prennent preneur l’année
prochaine.

le 7 mars 2011

Actualités

entrevue avec le maire D’ottawa

U-Pass : Jim Watson fait le point

Le conseil municipal de la Ville d’Ottawa et OC Transpo viennent d’accepter une entente avec les fédérations étudiantes pour que le laissez-passer universel (U-Pass) soit offert pour une deuxième année consécutive à l’Université d’Ottawa et à l’Université de Carleton. La semaine dernière, le maire Jim Watson a rencontré La Rotonde pour faire le point sur les négociations et l’avenir du U-Pass à Ottawa.

AntOine tréPAnier et JULie-Anne LAPOinte

Q Comment qualifiez- vous l’entente conclue

entre la Ville et les étudiants pour ramener le U-Pass l’an- née prochaine?

R Pour moi, ce sont de bonnes nouvelles pour

les étudiants parce que je pense que le U-Pass était un bon suc- cès pendant la première année. Deuxièmement, on a trouvé un compromis avec OC Transpo, les membres du conseil et les étudiants parce que la première proposition était une augmen- tation de 2,5 % pour l’année prochaine. La commission de transport en commun a décidé de geler le niveau à 145 $.

Q Comment voyez-vous l’avenir du projet du U-

Pass?

R Si les étudiants décident dans le prochain référen-

dum [de garder le U-Pass], pour moi ce sera une initiative perma- nente où il n’y aurait une annu- lation du programme seulement s’il y avait un autre référendum. Mais après le prochain référen- dum en 2012, si les étudiants disent oui, pour moi ce sera la

fin de ce départ, et on aura un U- Pass permanent pour les années

à venir.

Q Vous dites que les étu- diants sont gagnants

dans ce projet. En quoi la ville l’est-elle aussi?

R Il y a toujours des défis de stationnement à l’Uni-

versité d’Ottawa, il n’y a pas beaucoup d’espace, alors c’est toujours bien d’encourager le transport en commun. C’est bon pour l’environnement, certai-

nement, et pour la circulation dans la ville et dans le quartier de la Côte-de-sable, puisqu’on

a vu une augmentation des per-

sonnes qui utilisent OC Transpo avec les nouveaux étudiants. C’est bon aussi pour la sécurité,

parce que si les personnes vont visiter le marché By pour dîner et prennent de la boisson, c’est un moyen plus sécuritaire de voya- ger que de prendre leur voiture.

Q Dans votre campagne électorale, vous n’avez

pas trop voulu donner votre

opinion sur le laissez-passer universel. Pourquoi?

R Il y a des étudiants qui ont posé la question pen-

dant la campagne « est-ce que tu peux appuyer le U-Pass tout de suite? ». J’ai dit non, parce qu’on n’a pas les résultats, et il faut attendre les résultats pre- mièrement. C’est la raison pour laquelle maintenant je suis d’accord : j’ai une idée que c’est probablement un succès, parce que j’ai vu beaucoup plus d’étu- diants dans les autobus, et c’est bon pour les étudiants. Je sais que les étudiants ont des défis avec les finances, et c’est un bon temps pour nous de donner un rabais pour utiliser le transport

en commun.

Q Le U-Pass est actuel- lement offert aux étu-

diants de l’Université d’Ottawa et de l’Université Carleton.

Pourquoi le projet n’inclut-il pas aussi les étudiants collé- giaux?

R Jusqu’ici, nous n’avons pas reçu de demande de

la Cité collégiale et Algonquin. Je ne connais pas la raison pour cela, peut-être parce qu’il y a plus d’étudiants plus vieux et plus d’étudiants à temps partiel dans ces campus qui utilisent leur voi- ture. Il y a plus de stationnements à la Cité et à Algonquin parce que c’est plus en banlieue.

Q S’ils proposaient une en- tente, la ville serait-elle

prête à considérer l’expansion du programme du U-Pass vers ces établissements collégiaux?

R Certainement, avec les mêmes conditions. Ce

serait nécessaire pour tous les étudiants d’accepter d’acheter un laissez-passer.

Q Comment les gens voient-ils l’investisse-

ment de 3 millions $ des fonds publics?

R Certainement, il y a des personnes qui ont ap-

pelé des stations de radio, qui n’appuient pas cette subven- tion. Il y a aussi des étudiants, naturellement, qui n’appuient pas le U-Pass, parce qu’ils ont une voiture, qu’ils habitent dans un secteur rural où il n’y a pas d’autobus, ou qu’ils habitent en résidence et n’en

Photo de Julie-Anne Lapointe
Photo de Julie-Anne Lapointe

Jim Watson, maire d’Ottawa, espère que le U-Pass sera un projet permanent à partir de 2012.

ont pas besoin. Mais j’ai aussi parlé à des étudiants de Car- leton qui habitent dans les

résidences de Carleton et qui m’ont dit utiliser le U-Pass tout le temps.

SCFP 2626

ÉLECTION DES AGENTS EXÉCUTIFS SÉNIORS

VOTEZ DU 28 FÉVRIER AU 11 MARS 2011
VOTEZ DU 28 FÉVRIER AU
11 MARS 2011

Stations de scrutin :

28 février au 11 mars : UCU 303 7 mars : DMS (Rez-de-chaussée) 8 mars : SITE (Cafétéria) 9-10 mars : UCU (Agora) & RGN (Atrium)

Plateformes électorales et renseignements :

CUPE2626.CA/ELECTIONS

Actualités

le 7 mars 2011

semaine contre l’apartheiD israélien

L’U d’O sous haute tension

KriStinA BrAzeAU

Du 7 au 11 mars, l’organisation étudiante Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SPHR) organise encore une fois cette année la Semaine contre l’apartheid israélien à l’Université d’Ot- tawa. Cette semaine soulève toujours un tollé, certains allant jusqu’à questionner la pertinence d’un tel événement. C’est d’ailleurs le cas du professeur titulaire du Département de français de l’U d’O, Patrick Imbert, qui a signé une lettre d’opinion le 3 mars sur Cyber- presse.ca sur la question de l’apartheid israélien avec d’autres professeurs d’uni- versité et spécialistes. D’entrée de jeu, les signataires de la lettre sont clairs : « Israël, un État d’apar- theid? De toute évidence, cela ne tient pas la route », peut-on lire. En entrevue avec La Rotonde, M. Imbert maintient sa position. Selon lui, l’utilisation du mot apartheid pour parler de la situation politique en Israël est complètement erronée. « L’utilisation du mot apartheid n’est pas adéquate. Ça n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Il

s’agit d’une analogie trompeuse. Les Arabes israéliens ont des droits. Certains vont à l’université alors que les Sud-Afri- cains n’avaient pas droit à l’éducation, donne-t-il comme exemple. Le mot ne va pas », affirme-t-il. « On attaque beaucoup Israël, mais on oublie l’ensemble des pays qui vivent des situations épouvantables en matière de droits de la personne. Si on fait une semaine comme ça, il devrait en avoir aussi pour des citoyens enfermés et torturés dans des camps dans des pays menés par des dictatures, comme c’est le cas en Lybie par exemple », déplore-t-il.

Vives réactions

Interrogé sur les propos du profes- seur Imbert, Bruno Marcotte, membre de SPHR, est catégorique. « Il ne dit pas tout, il écarte du revers de la main l’en- semble des rapports de l’ONU. L’élément clé est qu’un apartheid est l’oppression des droits d’un peuple de façon systé- matique et avec l’intention de maintenir ce régime. Parce qu’il est planifié et sys- tématique, l’apartheid en Israël est bien plus clair que d’autres situations de vio-

lence à travers le monde », affirme-t-il. Sylvie Paquerot, professeure à l’École d’études politiques de l’U d’O et confé- rencière de la Semaine contre l’apar- theid israélien, appuie les propos de M. Marcotte. « Je l’invite [M. Imbert] à aller lire les conventions internationales : la défini- tion d’apartheid s’applique à Israël. La seule différence en Israël c’est que ce n’est pas basé sur la race. Il s’agit d’un peuple au complet qui est discriminé.

« Chaqueannée,ça suscite des réactions et c’est tant mieux. »

- Bruno Marcotte

C’est le même type de ségrégation », ex- plique M me Paquerot. Celle-ci donnera une conférence mer- credi avec un autre professeur de l’U d’O, Pierre Beaudet, au sujet du quotidien en Palestine. L’organisation a d’ailleurs

concentré ses efforts sur la program- mation francophone cette année pour rejoindre encore plus de personnes. Différentes activités sont au pro- gramme de l’événement annuel qui sou-

lève toujours beaucoup de poussière. L’an dernier, des affiches pour promou- voir l’événement sur le campus avaient soulevé la controverse. L’U d’O avait ef- fectivement effectué le retrait d’affiches qui « contrevenaient aux règlements, no- tamment parce qu’elles reproduisaient une image incendiaire et susceptible d’inciter à des affrontements. » Le SPHR avait protesté, estimant son droit de li- berté d’expression bafoué. Cette année, l’organisation s’attend à une plus grande collaboration de l’Université.

« On s’attend à plus de tolérance cette

année. Chaque année, ça suscite des réactions et c’est tant mieux. On sait

que c’est un sujet que beaucoup de gens voudraient garder censuré et obscurci. On est prêts à défendre notre analyse d’apartheid », explique M. Marcotte.

« Cette édition promet d’être un suc-

cès. De plus en plus de gens s’intéressent à la notion d’apartheid israélien » se ré- jouit ce dernier.

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le 7 mars 2011

Actualités

référenDums à la GsaeD

Un projet de 4,2 M $ entre les mains des étudiants diplômés

JULien PAqUette

Les étudiants diplômés auront un pouvoir important lors des prochaines élections de l’As- sociation des étudiants diplô- més (GSAED) qui se tiendront du 21 au 24 mars prochains. Les étudiants des cycles su- périeurs prendront position à l’occasion de deux référen- dums tenus lors de ces élec- tions, l’un portant sur le pro- jet de la nouvelle Maison des diplômés, l’autre sur les fonds versés automatiquement au Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO).

Maison des diplômés

Pour financer le projet de reconstruction de la Maison des diplômés, incluant le Café Nostalgica, la GSAED a besoin d’une cotisation étudiante. Celle-ci est de l’ordre de 22,50 $ par session pour tous les étudiants diplômés. « Les gens me disent : “je paie déjà des frais d’admission exorbi- tants, pourquoi j’ajouterais un 22,50 $ par session?” » raconte Guillaume Lemieux, commis- saire à la vie étudiante et prési- dent du comité du « oui » pour ce référendum. M. Lemieux dit comprendre que cette coti- sation fait peur aux étudiants puisqu’elle s’ajoute à des frais d’inscription déjà importants pour ces derniers. Le commissaire à la vie étu- diante croit cependant que la

nouvelle Maison des diplômés serait une bonne chose pour les membres de la GSAED, notamment en ce qui a trait à

l’espace réservé aux étudiants de deuxième et troisième cycles. « Au deuxième étage, on aurait un salon pour les étudiants diplômés. Il n’y en

a pas sur le campus, ce serait

une première […] Au troi- sième étage, une salle de pres- tige pour les étudiants qui font leur défense de thèse. Pré- sentement, les étudiants font leur défense de thèse dans des salles miteuses, sans fenêtres.

C’est un événement qui de- vrait être célébré », explique- t-il. Aucun étudiant ne s’est por- té volontaire pour représen- ter officiellement le clan du

« non » au référendum sur la Maison des diplômés.

GRIPO

Tout comme le référendum sur la Maison des diplômés, celui sur la cotisation du GRI- PO n’a aucune opposition. Le comité du « oui » valse donc seul durant ces élections. Mais sait-on vraiment ce qu’est le GRIPO? « On se veut un centre de soutien pour les organisa- tions, pour les étudiants ainsi que pour les membres de la communauté qui seraient intéressés à faire partie des activités militantes », explique Daniel Cayley-Daoust, repré- sentant du « oui » dans ce réfé-

rendum. Il admet cependant que cette ressource peut être méconnue des étudiants. Présentement, la GSAED paie l’équivalent de 2,50 $ par session pour chacun de ses membres au GRIPO. Si les étu- diants votent « oui » au référen- dum, ce montant serait inclus

dans leurs frais d’inscription et irait directement au GRIPO. M. Cayley-Daoust souligne que ce changement libèrerait quelque peu le budget de la GSAED et « rendrait le GRIPO plus indépendant de la GSAED et plus redevable directement aux étudiants ».

Un débat inexistant

Le directeur général des élections de la GSAED, Pierre

St-Jacques, croit que des pro- jets d’une telle envergure nécessitent des débats appro- fondis au sein de la popula- tion étudiante. Il explique que normalement, lors de référen- dums, des gens s’inscrivent pour créer des comités défen- dant autant le clan du oui que celui du non. « Seulement une personne s’est enregistrée pour le co- mité du oui, personne pour le non, donc pas d’opposition officielle […] J’aurais aimé ça que quelqu’un aille de l’avant et dise non, ça permettrait à la population étudiante d’avoir les deux côtés de la médaille », affirme le directeur général des élections.

Les étudiants auront à se prononcer sur ces deux questions référendaires:

MAiSOn DeS DiPLôMéS

« Êtes-vous d’accord pour payer une cotisation de 22,50 $ par étudiant par session pour les coûts de construction et de maintien d’une Maison des

diplômés qui respecte les condi- tions a, b, c et d ci-dessous?

a. La Maison des diplômés se-

rait la propriété et serait opérée par et pour les étudiants diplô-

més de l’Université d’Ottawa, via la GSAED;

b. Cette «cotisation de la Mai-

son des diplômés» commen- cerait au début du semestre

pendant lequel le début de la construction est prévu;

c. Tout montant de cette coti-

sation qui n’est pas nécessaire pour payer la construction, le maintien ou l’intérêt du bâti- ment dans une année donnée

serait transféré au Fond d’in- vestissement de la GSAED; et

d. Lorsque l’investissement en

capital sera remboursé, cette cotisation doit être révisée par

le Conseil de la GSAÉD. »

GriPO

« Êtes-vous d’accord pour payer une cotisation de 2,50 $ par

étudiant à temps plein par ses- sion (automne et hiver seule- ment) pour soutenir le Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO) et son travail pour la justice sociale et environnementale sur notre

campus? »

élections GsaeD Voter pour se faire entendre JULien PAqUette Que ce soit à la Fédération
élections GsaeD
Voter pour se faire entendre
JULien PAqUette
Que ce soit à la Fédération étu-
diante de l’Université d’Ottawa
(FEUO) ou à l’Association des
étudiants diplômés (GSAED),
le faible taux de vote des étu-
diants a un impact sur la vie étu-
diante. Pourquoi les étudiants
diplômés devraient-ils se rendre
aux bureaux de scrutin du 21 au
24 mars 2011? Les représentants
interrogés voient de bonnes rai-
sons de voter sur les questions
référendaires et la défense des
intérêts des étudiants diplômés.
« C’est quand même impor-
tant parce que la GSAED est là
pour les étudiants diplômés. Un
exemple, on parle d’un référen-
dum où on détruirait la bâtisse [de
la Maison des diplômés] et on la
reconstruirait », affirme d’entrée
de jeu Pierre St-Jacques, directeur
général des élections (DGE) de la
GSAED.
M.St-Jacquesinvitelesétudiants
à faire entendre leur voix, surtout
au sujet des enjeux d’importance
comme le projet de 4,2 millions $
de la nouvelle Maison des diplô-
més. « S’il y a seulement 5 % de la
population étudiante qui vote, il
peut y en avoir 5 % qui disent “non
ça n’arrivera pas” ou “oui ça va
se faire” […] C’est un projet à très
long terme […] On veut que ça ait
une certaine légitimité », explique
ce dernier.
La voix des étudiants
Pour Guillaume Lemieux,
commissaire à la vie étudiante,
la GSAED est d’une importance
capitale pour les étudiants des
cycles supérieurs. « La GSAED
est là pour représenter les étu-
diants. On a défini notre mission,
notre vision et nos valeurs. On a
un devoir de représenter les étu-
diants. On a un devoir de créer
un sentiment d’appartenance
chez les étudiants, un devoir de
regroupement », s’est exclamé
M. Lemieux.
Le commissaire à la vie étu-
diante est clair : de gros enjeux
sont sur la table cette année. « Si
[les étudiants] ne votent pas, ils
vont vivre avec les conséquences
des autres. Plusieurs étudiants,
cette année, sont venus nous voir
à la GSAED parce qu’ils n’étaient
pas contents du programme du
U-Pass. […] Je leur demandais s’ils
avaient voté et c’était presque tou-
jours non », mentionne ce dernier.
Pierre St-Jacques dit com-
prendre les enjeux des étudiants
diplômés et le fait qu’ils n’ont pas
beaucoup de temps à accorder à
la politique étudiante. Il explique
aussi ce manque d’intérêt par
la courte durée des études des
cycles supérieurs. « C’est sûr que
pour beaucoup d’étudiants di-
plômés qui sont ici des fois pour
un an, des fois pour deux ans.
Par le temps qu’ils arrivent, ils
ne connaissent pas vraiment la
GSAED. »
Cependant, il les invite mal-
gré tout à faire entendre leur
voix du 21 au 24 mars prochain.
« C’est l’Association des étu-
diants diplômés, donc pour tout
ce qui est droit des étudiants
diplômés, représentation et
services. C’est très important »,
conclut le directeur général des
élections.
1. GALAXIE -- TIGRE ET DIESEL -- (INDEPENDANT)
2. LES FRANCOUVERTES -- COMPILATION 15E EDITION -- (FRANCOUVERTES)
3. ELAGE DIOUF -- AKSIL -- (TACCA MUSIQUE)
4. IL DANSE AVEC LES GENOUX -- LA GRANDE CHEF -- (INDIE)
5. KARIM OUELLET -- PLUME -- (ABUZIVE MUZIK)
6. LES BARNIQUES -- AKOUSTIK -- (INDEPENDANT)
7. BUJO -- BUJO -- (INDEPENDANT)
8. KARO ET MOI -- KARO ET MOI -- (INDEPENDANT)
9. OLIVIER NOVEMBRE -- OLIVIER NOVEMBRE -- (INDEPENDANT)
10. TERIO ET FLY -- PRISONNIERS DU TEMPS -- (IRO PRODUCTIONS)
w w w . ch u o . f m

Actualités

le 7 mars 2011

élections GsaeD

Cinq postes, cinq candidats

L’Association des étudiants diplômés (GSAED) de l’Université d’Ottawa tiendra ses élections générales du 21 au 24 mars prochain. La Rotonde a rencontré les candidats aux différents postes de l’exécutif afin de dresser leur profil.

JULien PAqUette

l’exécutif afin de dresser leur profil. JULien PAqUette neLSOn ArtUrO OVALLe DiAz aux affaires universitaires ne

neLSOn ArtUrO OVALLe DiAz

aux affaires universitaires ne semble pas se retrouver dans l’inconnu dans ce domaine. Il dit avoir organisé plusieurs conférences du genre depuis le début de ses études. « La première fois que j’ai fait ça, c’était en 1996. J’étais au baccalauréat en droit à l’Univer- sité de Colombie », précise-t-il. M. Ovalle Diaz ne craint pas les défis.

édi- Il est conscient que des étudiants diplô-

més peuvent être en désaccord avec cer-

tains services offerts par l’Association

en lien avec le poste qu’il convoite. « J’ai

de l’expérience, je suis avocat et j’ai tra-

vaillé comme ombudsman dans une

autre ville », affirme celui qui est boursier

d’excellence de l’Université d’Ottawa. M.

Ovalle Diaz affirme comprendre le peu

d’intérêt des étudiants diplômés pour les

enjeux reliés à la GSAED. « Les étudiants

Commissaire aux affaires universitaires

C’est un homme sérieux et disposé qui se présentera au poste de commissaire aux

affaires universitaires. Nelson Arturo Ovalle

Diaz, étudiant au doctorat en droit interna-

tional, souhaite célébrer en grand la 15

tion de la Conférence interdisciplinaire de

e

la GSAED, prévue pour l’année prochaine.

« Je veux vraiment être [impliqué dans]

l’organisation de la conférence multidis-

ciplinaire et aider à faire reconnaître la

GSAED partout sur le campus, ici et ail-

leurs », explique celui qui a participé à de

multiples conférences où il a eu l’occasion

de présenter ses recherches.

Le candidat au poste de commissaire

diplômés sont très occupés : c’est une

réalité, soutient-t-il. Ce n’est pas facile de trouver du temps pour prendre l’engage- ment, pour se présenter comme candidat. Moi-même, je doutais […], mais je voulais participer à cette organisation [avant de finir mon doctorat]. » Quant au référendum portant sur la Mai-

son des diplômés, M. Ovalle Diaz se dit en

faveur de l’initiative. « C’est un beau pro-

jet. La seule chose qui m’inquiète, c’est de

savoir si tout le monde est disposé à faire la

contribution de 22,50 $ par session », dit-il.

Même son de cloche concernant la coti-

sation au Groupe de recherche d’intérêt

public de l’Ontario. « Quand tu prends une

cotisation étudiante, c’est bien que les étu-

diants aient un mot à dire sur l’argent qu’ils

mettent », conclut le candidat.

PAtriCK iMBeAU

Commissaire aux finanCes

Accessibilité et simplification : c’est ce

qui ressort de la vision de Patrick Im-

beau pour les finances de la GSAED. « Je

veux changer la structure du budget, un

fichier Excel de 15 pages, ce n’est pas

ce qu’il y a de plus clair […] C’est beau-

coup plus facile de le mettre sur Simply

Accounting [un logiciel de comptabi-

lité], ça rend le budget beaucoup plus

accessible », explique M. Imbeau tout en

précisant que les chiffres de la GSAED

étaient « honnêtes » dans les dernières années. L’actuel commissaire aux affaires ex- ternes croit que la technologie devrait être mise de l’avant pour faciliter la ges- tion des finances. « Quand on fait le bud- get, on doit absolument sortir notre cal-

culatrice et écrire les chiffres à la main.

On a un programme qui automatise tout

ça, il faut seulement s’en servir », explique

M. Imbeau. Il souhaite également impri-

mer les chèques afin de sauver du temps

et réduire les erreurs humaines.

M. Imbeau a développé ses connais-

sances en finances avec la Fédération

canadienne des étudiantes et étudiants

(FCEE). « Je siège depuis longtemps au

comité des budgets de la FCEE, j’ai tra-

vaillé sur des budgets beaucoup plus

importants que celui que j’aurais à gérer

avec la GSAED », a révélé ce dernier.

Questionné à savoir pourquoi il n’a pas

plutôt voulu poser sa candidature pour

un second mandat aux affaires externes,

M. Imbeau affirme que ce poste demande

beaucoup de temps et de déplacements hors de la ville. « Je travaille sur mes exa- mens de synthèse, ce n’est pas l’idéal »,

explique-t-il.

Patrick Imbeau croit qu’il aurait été

favorable d’opposer des candidats et de

créer un débat dans ces élections. « Ça

aurait définitivement amené plus de par-

ticipation. Je vais quand même faire mon

possible pour faire une bonne campagne

et amener la participation étudiante à vo-

ter », mentionne ce dernier.

Pour ce qui est du référendum sur la

Maison des diplômés, M. Imbeau est pré-

sentement indécis. « Je n’ai pas encore

choisi mon camp. J’aime l’idée, c’est une

belle initiative, mais je ne suis pas certain

du coût », a-t-il révélé.

Au niveau de la possibilité de cotiser au

Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario, M. Imbeau voit là un projet qui aiderait les finances. « Ça libérerait de l’ar- gent du budget. C’est une décision qu’on n’aurait plus besoin de prendre tous les ans. Ça deviendrait quelque chose d’in-

dépendant », mentionne ce dernier.

deviendrait quelque chose d’in- dépendant », mentionne ce dernier. 8 • www.larotonde.ca actualites@larotonde.ca

le 7 mars 2011

Actualités

GWenAeLLe MADiBA MOUBOUyi

Commissaire à la vie étudiante

Gwenaelle Madiba Moubouyi souhaite voir plus d’échanges entre les différents

domaines d’études. Elle voit en l’Associa-

tion des étudiants diplômés (GSAED) une

association étudiante qui devrait offrir

plus d’événements interdisciplinaires à ses

membres, où les gens pourraient se ren-

contrer et échanger.

Ce sont ces enjeux qui intéressent

Madiba dans la campagne pour le

poste de commissaire à la vie étudiante.

Gwenaelle Madiba est impliquée dans la

M me

vie étudiante de l’Université d’Ottawa de-

puis son arrivée en 2004. Son but premier,

si elle est élue, serait de tisser des liens ser- rés entre les étudiants diplômés de tous les départements. « Je pensais essayer de construire une communauté encore plus forte, renforcer les liens entre [les étudiants diplômés]», explique celle qui s’implique étroitement avec la Maison internationale.

Madiba souhaite également mettre

en place un guide pour les étudiants diplô-

més. Les étudiants pourraient se fier à ce

guide très détaillé pour s’orienter au début

de leurs études supérieures. « Quand je suis

entrée au programme de maîtrise en socio-

logie, je ne savais pas dans quoi je m’em-

barquais exactement, explique-t-elle. Je me

suis dit que ce serait une bonne occasion

pour moi, non seulement d’organiser des

M me

événements sociaux, mais aussi d’implan-

ter un guide pour les étudiants diplômés. » Gwenaelle Madiba se dit un peu déçue d’être la seule dans la course pour son poste. « Je trouve ça dommage parce que c’est une expérience en soi. On est tout le temps en train d’apprendre. C’est une des raisons pour lesquelles je me suis lancée

là-dedans, acquérir de nouvelles expé-

riences », a-t-elle révélé.

Pour ce qui est des questions référen-

daires, la candidate au commissariat à la

vie étudiante ne veut pas trop se lancer.

« Les étudiants vont parler, ils vont don-

ner leur opinion et pour moi l’opinion des

étudiants est encore plus importante que

la mienne et celle de l’exécutif », maintient

cette dernière.

et celle de l’exécutif », maintient cette dernière. tAiVA teGLer C ommissaire à l ’ externe
et celle de l’exécutif », maintient cette dernière. tAiVA teGLer C ommissaire à l ’ externe

tAiVA teGLer

Commissaire à lexterne

Une revendicatrice qui souhaite donner

plus de voix aux étudiants diplômés se pré-

sente au poste de commissaire à l’externe.

Taiva Tegler, participante aux campagnes

sur le campus depuis les sept dernières

années, veut que les choses changent à la

GSAED.

Tegler a beaucoup d’expérience dans

l’organisation de campagnes étudiantes. Si

elle s’est fait connaître des étudiants de pre-

mier cycle, elle a aussi travaillé dans la cam-

pagne pour la reconnaissance des droits

d’auteurs, laquelle touche les étudiants

diplômés. « Cette expérience me donne

beaucoup de connaissances stratégiques

M me

avec l’administration, les employés sur le

campus et leur fonction, les professeurs, les

syndicats, etc. », explique-t-elle.

Si elle avait un changement à apporter à

la méthode de son prédécesseur, M

gler améliorerait le dialogue entre les étu-

diants diplômés et la GSAED. « On a besoin

de donner plus de voix aux étudiants diplô-

més. Il faut qu’on ait des réunions à chaque

mois. C’est quelque chose que je veux chan-

ger », lance M me

Contrairement aux autres candidats,

Tegler voit un avantage au fait qu’il

n’y ait qu’une candidature à chaque poste.

« C’est une opportunité pour nous de

M me

étudiants diplômés dans les activités de la

GSAED.

Quant aux questions référendaires,

Tegler se dit neutre par rapport au pro-

Te- jet de la Maison des diplômés. Il y a tou-

tefois un point qui est très important pour

elle : « que le référendum passe ou non, il

faut trouver un moyen d’être accessible,

même pour les étudiants avec un handicap,

quitte à avoir un bureau dans un endroit

plus accessible », explique-t-elle.

Pour le référendum sur le Groupe de re-

cherche d’intérêt public de l’Ontario (GRI-

PO), M

étudiants s’exprimer, tout en affichant un

certain sentiment d’appartenance au pro-

gramme. « Pendant mes années à l’Univer-

sité d’Ottawa, j’ai utilisé le GRIPO comme

une ressource à plusieurs reprises. »

Tegler affirme vouloir laisser les

M me

me

Tegler d’un ton engagé.

me

prendre notre temps et de travailler en-

semble avec les étudiants », mentionne-t-

elle. Cependant, elle ajoute que cette situa-

tion souligne le manque d’engagement des

CAitLin CAMPiSi

Commissaire à linterne

Caitlin Campisi ne passe pas par quatre chemins : elle voit plusieurs changements à apporter à la structure de la GSAED. Étudiante impliquée sur le campus depuis bon nombre d’années, elle veut faire de son mieux pour améliorer la situation à la GSAED. C’est pour cette raison qu’elle se présente au poste de commissaire à l’interne. M me Campisi possède un plan en deux par- ties. Elle souhaite redéfinir le but, puis les mé- thodes de la GSAED avec les étudiants. « Je veux développer un manuel de politiques et de procédures pour la GSAED en collabora-

] afin de les engager

dans la contribution politique », explique-t- elle. La candidate à l’interne veut créer des outils pour les membres de l’exécutif de la GSAED afin qu’ils puissent bien représenter les étu- diants diplômés. « Fournir à l’exécutif de la GSAED des ateliers qui pourraient l’aider, par exemple, sur les politiques de procédures, la promotion, la sensibilisation et l’accessibilité », mentionne-t-elle. Pour Caitlin Campisi, le peu de candi- dats aux élections est un signal d’alarme. Il faut que l’exécutif travaille à amener plus de participation étudiante l’an prochain.

tion avec les étudiants [

« C’est un peu dommage, mais je crois que c’est une bonne opportunité de commen- cer à travailler en équipe avec les autres

membres [éventuels] de l’exécutif, a-t-elle affirmé. Nous travaillons, je dirais, déjà très bien ensemble et nous allons travailler à mener une campagne solide sur le cam- pus. » M me Campisi n’a pas voulu se prononcer sur la question référendaire entourant la Maison des diplômés. Elle admet cepen- dant que « la question de l’espace pour les étudiants diplômés, mais aussi partout sur le campus, est vraiment importante ». Malgré tout, sur cette question et sur la question du Groupe de recherche d’inté- rêt public de l’Ontario, elle fait confiance aux étudiants. « Il faut vraiment attendre les résultats du référendum, ce n’est pas mon opinion personnelle qui compte, mais celle des étudiants », conclut-elle.

qui compte, mais celle des étudiants », conclut-elle. Photos de Mark Colletti actualites@larotonde.ca

Photos de Mark Colletti

Actualités

le 7 mars 2011

Cent mots

Le conflit d’intérêts

Antoine Trépanier Chef de pupitre Actualités actualites@larotonde.ca
Antoine Trépanier
Chef de pupitre Actualités
actualites@larotonde.ca

Un journaliste qui couvre un événement ou un sujet en particulier ne peut don- ner son opinion. Ça va de soi, sinon on

lui tape sur les doigts et on lui dit qu’il est dans un conflit d’intérêts. Compris

et accepté. Le lecteur se doit d’avoir une

information juste et non biaisée. Le conflit d’intérêts s’applique aussi aux élus étudiants de la Fédération étu- diante de l’Université d’Ottawa (FEUO). Le dimanche 27 février dernier, le Conseil d’administration (CA) a voté une motion qui bypassait la deuxième instance de la FEUO, le Conseil d’arbi- trage étudiant (CAE) pour les appels des récentes élections. Pourquoi j’en parle? Parce que lors du débat entourant cette motion, nos élus ne savaient pas ce qu’était un conflit d’intérêts. Du moins, plusieurs d’entre eux semblaient être perdus face à la question. Petit exemple qui a coupé le souffle

au public présent : « Ne faut-il pas qu’il

y ait de l’argent impliqué pour qu’il y

ait un conflit d’intérêts? » C’est ce qu’a demandé Iain Brannigan, représentant de la faculté des sciences sociales. Bon, si quelqu’un voulait bien rappeler à M. Brannigan qu’il siège sur la plus haute instance estudiantine de l’Université d’Ottawa et sur le comité des élections, plusieurs étudiants apprécieraient. Élus par les étudiants, les membres du CA devraient être en mesure de connaître la constitution, la bible de la FEUO. M. Brannigan a pu souffler. Un membre du Conseil a demandé au pré- sident de la rencontre s’il était possible de prendre quelques instants pour lire la définition du conflit d’intérêts. Cette définition se retrouve dans la bible de la FEUO, la constitution. Alors voici une courte définition que nos élus ont pu lire, sous les regards li- vides de la dizaine d’étudiants présents. Cet extrait est tiré directement de la bible étudiante, basée sur le livre Robert’s rule of order :

« Si un membre a un intérêt person- nel ou pécuniaire (financier) direct que les autres membres n’ont pas, dans le

cadre d’une motion en considération…

il ne devrait pas voter à l’égard de cette

motion. » À cela il faut ajouter les propos de Martin Schoots-McAlpine, représentant de la Faculté des Arts, qui présumait que« s’il y a des conflits d’intérêts, les représentants vont être assez honnêtes pour ne pas voter sur une motion [les plaçant dans un tel conflit] ». Vraiment ? J’arrête ici, conflit d’intérêts oblige.

Calendrier des événements du 7 au 13 mars

Réunions et assemblées publiques

Réunion du Sénat Quand? 7 mars à 15 h Où? Salle du Sénat, salle 083, pavillon Tabaret

Semaine contre l’apartheid israélien Du 7 au 11 mars

Exposition multimédia : Bienvenue en Cisjordanie :

l’éducation sous occupation Quand? 7 mars, de 9 h à 11 h 30 Où? Couch lounge du Centre universitaire

Conférence : Apartheid 101 – Le quotidien en Palestine Quand? 9 mars, 19 h 30 Où? Pavillon Lamoureux, salle 220

Théâtre : Sept enfants juifs : une pièce pour Gaza Quand? 11 mars, première représentation à 11 h, deu- xième représentation à 14 h Où? Agora du Centre universitaire

Semaine de la fierté 7 au 13 mars

Jasmin Roy: Panel sur les jeunes LGBTQ et l’homopho- bie dans les écoles Quand? 7 mars de 18 h à 21 h Où? Auditorium des anciens, Centre universitaire

Atelier : La dualité linguistique dans les communautés LGBTQ Quand? 8 mars de midi à 15 h Où? Centre de la fierté, local 215-C du Centre universi- taire

Petit déjeuner de la fierté Quand? 9 mars de 9 h 30 à 11 h Où? Café Alternatif Coût : Gratuit

Atelier de « drag » Quand? 10 mars de 15 h à 17 h Où? Centre de la fierté, local 215-C du Centre universi- taire

Dragshow de la Semaine de la fierté Quand? 10 mars de 20 h à 23 h Où? Bar 1848

Autres

Simulation du Moyen-Orient Quand? Du 11 mars à 17 h au 13 mars à 11 h (préinscrip- tion en ligne requise) Où? Pavillon Desmarais

Dîner d’initiation à l’étiquette Quand? 9 mars de 18 h à 21 h (préinscription en ligne requise) Où? Pavillon Desmarais, pièce 4101 Coût? 25 $ (étudiants et anciens) 30 $ (les autres invités)

Atelier : Recherche d’emploi d’été Quand? 10 mars de 13 h 30 à 15 h Où? Pavillon Fauteux, pièce 359

Revue de presse universitaire

Julie-Anne Lapointe

pièce 359 Revue de presse universitaire Julie-Anne Lapointe « Non » à la FCEE The Martlet

« Non » à la FCEE The Martlet

Les élus des étudiants de l’Université de Victoria se posi- tionnent désormais officielle- ment contre le renouvellement de son adhésion à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE). Le Conseil d’administration (CA) a déci- dé qu’il prendrait position en appuyant le « non » au référen- dum sur l’affiliation à la FCEE, du 29 au 31 mars prochains. Karina Sangha, représen- tante au CA, a affirmé que la décision a été prise puisque « la FCEE a manqué de respect envers l’Université de Victo- ria depuis les derniers mois et depuis quelques années » et qu’il serait donc temps de faire avancer les choses. En se positionnant ainsi, les membres du CA espèrent pou- voir présenter un contrepoids à la campagne du « oui » qui sera menée par les membres de la FCEE dans les jours précédents le référendum du 29 mars.

Les souris envahissent l’Université de l’Alberta The Getaway

L’Université de l’Alberta est actuellement aux prises avec un problème d’infestation de souris, au grand désarroi de la communauté universitaire. Les souris ont trouvé refuge dans plusieurs facultés et dé- partements de l’Université. Les fissures dans les murs permet- tant la circulation des rongeurs ont pour l’instant été bouchées

dans le pavillon Tory, où plu- sieurs étudiants et employés ont dit avoir aperçu les créa- tures grignoter les restes de nourriture. Le directeur associé de l’édifice, Ray Dumouchel, af- firme qu’il arrive parfois que quelques souris parviennent à s’immiscer dans l’établisse- ment pour y trouver refuge pen- dant les temps froids. Pourtant, leur nombre élevé cette année reste selon lui inexplicable. L’Université vise actuelle- ment à sensibiliser la popu- lation étudiante afin d’éviter que la situation ne s’aggrave. Les étudiants et employés sont invités à ne laisser aucune trace de nourriture derrière eux et à garder leur environnement le plus propre possible, en atten- dant que le problème se règle.

Une station de radio bannie de son campus Canadian University Press

La station de radio CHLY 101,7 FM de Nanaimo en Colombie- Britannique ne pourra plus faire la couverture des événements de l’Université de la Colombie- Britannique pour une durée d’un an. La station, connue à Nanaimo sous le nom de Radio Malaspina Society (RMS) vient d’être bannie du campus pour avoir été l’hôte d’une soirée bien arrosée en octobre dernier. La fête organisée par RMS se serait terminée sur une mau- vaise note, le bilan de la soirée dénotant « une destruction de propriété, de la consommation illicite d’alcool et de drogues, un non-respect de la sécurité et une débauche générale », selon les autorités de l’Université de l’Île-de-Vancouver. Le président du Conseil d’ad- ministration de RMS, Simon Schachner, est d’avis que l’Uni- versité a agi trop sévèrement, et que la question des incidents reprochés n’a pas été clarifiée avant de prendre une telle déci- sion.

Assemblée générale annuelle Préparez-vous pour l'Assemblée générale annuelle de La Rotonde le 25 mars prochain. Documentez-vous au www.

larotonde.ca/administration.

le 7 mars 2011 Actualités actualites@larotonde.ca www.larotonde.ca • 11
le 7 mars 2011
Actualités
actualites@larotonde.ca
www.larotonde.ca • 11

le 7 mars 2011

Catherine Dib culture@larotonde.ca

Arts et culture

mars 2011 Catherine Dib culture@larotonde.ca Arts et culture Semaine de la femme La conjugaison du sexe

Semaine de la femme

La conjugaison du sexe féminin à travers la revue

Un regard critique sur les magazines féminins

Dans le cadre de la semaine de la femme, du 6 au 12 mars, La Rotonde s’est entretenue avec Caroline Caron, professeure à l’Institut d’étude des femmes et Dina Sahla, professeure du Département de communication, qui se spécialisent dans l’étude des femmes, des médias et de la culture populaire. Avec un éventail de six magazines populaires* sous les yeux, les spécialistes ont commenté les stratégies de ces moteurs de l’industrie de consommation.

*Cosmopolitan, Elle Québec, Femmes d’Aujourd’hui, Flirt, Nylon et Vogue

Catherine Dib et Vanessa Dion-Lirette

P rofesseure Caron débute en ex- pliquant à La Rotonde le fonc- tionnement du domaine de la

presse magazine. Ce dernier, affirme-t- elle, est segmenté de sorte qu’il cible un marché particulier dont la stratégie de « chaînage » permet sa longévité; c’est- à-dire que lorsque la consommatrice vieillit, il y a un nouveau magazine pour suivre son évolution. N’ayant pas le même public cible, le contenu de ces revues, d’un bassin d’âge à un autre, est assez divergent. La spécialiste des médias féminins af- firme que l’univers est beaucoup plus restreint dans les magazines destinés aux plus jeunes. M me Sahla, pour sa part, explique comment le désir de la consommation est semé dès les pre- miers balbutiements de la féminité chez l’adolescente : « Entre le désir

d’être cool ou distinguée, il y a le be- soin d’appartenir à un ensemble plus large. La culture populaire veut que l’on ne devienne femme qu’à travers la consommation. » Les articles de la « presse ados » portent davantage sur la culture populaire, mais l’espace consacré aux sujets tels que le déve- loppement professionnel ou l’école est minime. À travers les images des idoles sexualisées, l’obsession des garçons et de la sexualité, est-ce que ces revues apportent quelque chose de positif à la jeunesse? Caroline Caron souligne qu’en interrogeant les lectrices, on remarque que ces revues offrent une éducation sexuelle plus complète, et abordent des sujets « qui ne sont pas nécessairement [discutés] à l’école ou avec les parents dans les courriers du cœur. »

Un modèle trop sexualisé

Selon M me Caron, le modèle de la femme qui y est présenté est presque toujours le même, c’est-à-dire la femme blanche, jeune, belle et hété- rosexuelle. « S’il y a une minorité eth- nique dans une photo, elle est toujours passive, ayant le regard ailleurs. Paral- lèlement, la présence d’un homme fait en sorte que la femme de la photo va devenir passive aussi. Ça démontre les relations de pouvoir dans la société », précise Dina Sahla. La professeure, en jetant un coup d’œil à la dernière édition de Vogue, présente la femme- type qui est imaginée dans cette revue. « On dit à la lectrice ce qu’elle désire être : c’est une femme à la taille zéro, qui a de l’argent et qui désire être re- gardée de manière sexuelle mais qui peut être contrôlée par le désir sexuel […] L’image présentée est l’idéal d’une femme sexuelle, mais qui doit mainte- nir sa virginité. » M me Caron admet que ces revues consistent en une représen- tation désuète des lectrices : « Quand on regarde le contenu d’un magazine, on a plus d’information sur les pro- ducteurs que sur les réceptrices […] L’image qu’on peut en dégager nous renvoie plus à l’image que les produc-

Illustration de Mark Colletti
Illustration de Mark Colletti

teurs ont des femmes qu’à la réalité. » Professeure Caron garde tout de même une opinion positive face à la jeunesse en mentionnant qu’il serait faux de croire que les jeunes ne sont pas critiques vis-à-vis les médias, mais qu’ils ont toutefois besoin d’un accom- pagnement qui peut se faire à travers des activités d’éducation en vue de les aider à développer leur esprit critique. Contrairement à M me Caron, M me Sahla expose les conséquences avec une cer-

taine fatalité : « L’industrie circule des valeurs et des normes qui sont hégé- moniques. Nous n’interrogeons pas ces normes, nous croyons que nous sommes protégés contre ces véhicules de valeurs, mais nous sommes exposés

à près de 5000 images par jour! » Des revues telles que Elle Québec peuvent être trompeuses en présen- tant une pléthore d’informations sur les nouveautés culturelles, explique la professeure de communication. « Dans ce type de revue, il y a souvent une confusion entre informer et pous- ser la lectrice à acheter des produits pour faire partie de la culture popu- laire. »

Créer un besoin par le doute

Pourquoi toujours réduire la femme

à un modèle qui n’est pas représentatif

de la réalité? « Quand on ramène tou- jours les femmes à des objets sexuels,

qu’on les ramène toujours à leur corps,

à des préoccupations de conformité, à

un modèle corporel féminin, c’est sûr qu’on inculque le doute dans l’esprit des femmes. » Les magazines ont trou- vé une réponse à ce doute qui s’im- misce dans l’esprit de ces femmes : la publicité. Caroline Caron explique que lorsque l’on parle de plaire à la gente masculine et d’être belle, on crée un milieu propice à l’insertion des publi- cités de cosmétiques. Pour M me Sahla, il faut cesser d’ex- poser le pouvoir de la femme comme n’étant que sexuel. « Où est le pouvoir intellectuel? Pourquoi on n’a pas de femme qui est styliste en couverture plutôt qu’une vedette de la culture populaire propulsée par la sexualité? Il faut rester authentique et célébrer la femme ordinaire à son quotidien! »

le 7 mars 2011

Arts et culture

danSe

rupture du moi et des autres

Laure-ariane Charbonneau

Une impression qui flotte

Cedar Lake Contemporary Bal-

performance, ils font la force de

des relations humaines qui a été

quelque part entre « on a bien

ce

spectacle et – probablement –

revisité à maintes reprises – et

apprécié » et « ça aurait pu être

la

renommée de la compagnie.

surtout d’une profondeur qui

mieux exploité ». Voilà ce qui ressortait de la timide ovation of-

Les tourments de soi dansés

permet de souhaiter sortir de cette pièce en philosophant sur

ferte vendredi soir dernier à Orbo Novo, de la jeune compagnie à

 

Le spectacle s’amorce avec le

la fragilité de l’être. Or, ce n’est pas cela qui est exploité. Plutôt

succès Cedar Lake Contempo-

récit d’une neurobiologiste qui

que de parler de la complexité

rary Ballet, présentée au Centre

a

vécu un accident vasculaire

qu’une telle situation peut avoir

national des Arts du 2 au 4 mars. Si cette pièce débute avec un moment très fort qui promet une

cérébral (AVC) et qui raconte son expérience. Le cerveau est séparé en deux hémisphères : le droit se

sur les relations avec soi et avec les autres, la démonstration reste en surface. On finit par ne voir

suite passionnante, le manque de recherche chorégraphique apporte des longueurs au spec-

concentre sur le présent et sur les émotions intérieures, alors que le gauche se concentre sur le passé

que les étapes par lesquelles Bolte Taylor a passé lors de son propre AVC, étapes relatées lors

tacle et l’espoir de voir ce qui

et

le futur, représente la mémoire

du récit liminaire. Le tout devient

aurait pu être une des meilleures pièces de l’année se transforme en incrédulité.

let est une jeune compagnie qui a vu le jour en 2003. Bien qu’elle ne soit pas encore très connue, elle semble faire son chemin. Son succès repose probablement sur la renommée des chorégraphes

et, surtout, permet de se recon- naître en tant que « moi », indi- vidu à part entière faisant partie d’un groupe. Bolte Taylor a perdu l’usage de l’hémisphère gauche de son cerveau. C’est le point de départ de la pièce : examiner ce qu’il advient quand on perd la faculté de se représenter en tant que « moi » et ce qu’une telle ex-

très dérangeant puisque, d’une scène à l’autre, on n’y voit pas d’évolution, pas de grand rebon- dissement, ni une quelconque révélation. Bref, le point culmi- nant y est absent. De plus, la pré- sence trop évidente du thème dans chacune des chorégraphies rend la pièce très simplette. Le reste, par contre, en fai-

à

qui elle commande ses pièces

périence peut apporter, lorsqu’on

Occasion ratée

sait une pièce extraordinaire.

et sur ses interprètes. Ses 15 dan- seurs, ayant une solide formation de ballet et de danse contempo- raine, possèdent tous un impres- sionnant curriculum. À eux seuls,

s’en sort, à nos relations avec les autres.

Les chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui étaient exception- nelles. L’immense structure fai- sant état de décor était évolutive et permettait d’être utilisée tantôt

grâce à la justesse de leurs mou- vements et à leur époustouflante

Le thème est brillant, original – cela fait changement du thème

pour délimiter l’espace tantôt pour interagir avec les danseurs,

Photo de Julieta Cervantes
Photo de Julieta Cervantes

Les danseurs de la Cedar Lake Contemporary Ballet font la renom- mée de la Compagnie, à en juger par leur performance.

en plus d’ajouter une troisième dimension à la danse. Et la mu- sique de violons, bien qu’il ait peut-être été avantageux de lui ajouter des percussions à cer-

taines occasions pour réveiller un peu l’auditoire, servait bien à installer l’aspect dramatique de

la

pièce.

En fin de compte, à bien y penser, une compagnie qui engage des danseurs au corps et à la technique parfaites, qui commande des pièces de choré- graphes à succès et qui exploite des thèmes accessibles à tous et de façon superficielle fait drôle-

ment « pop ».

ThéâTre

rattraper l’enfance qui nous quitte

Catherine Dib

Solo autofictionnel s’inscrivant dans la nostalgie commune d’un Québec d’autrefois, Chro- niques du dépanneur pren- dra d’assaut la Nouvelle Scène candidement dès le 9 mars. Le monologue papillonne entre 20 courts tableaux de l’enfance

à la fois singulière et commune

de Martin Boisclair. Toute pre-

mière création de la compagnie Tout le monde s’appelle Alice, l’œuvre entame ses deux ans et demi.

Vérité fictionnelle

Chroniques du dépanneur,

écrit et interprété par la voix chantante de Martin Boisclair,

a su trouver écho chez un large

bassin de spectateurs, selon les dires du créateur de la pièce :

« Tout le monde fréquente un

Photo courtoisie de la Nouvelle Scène
Photo courtoisie de la Nouvelle Scène

Martin Boisclair dans la pièce

Chroniques du dépanneur.

dépanneur, que ce soit un dé- panneur de quartier, que ce soit

un dépanneur de village. C’est

un endroit très commun de ras- semblement, particulièrement pour un village de 2000 habi- tants, comme dans l’histoire que je raconte. » D’autant plus que cette exploration du sous- sol de l’enfance est tirée de ce que M. Boisclair a lui-même connu, 80 % de ce qui est pré- senté dans la pièce étant puisé à même les faits vécus du mono- loguiste. C’est cette ambigüité, entre la communauté et le privé, qui lui a inspiré cette envie de partager ses bribes de vie per- sonnelles : « C’était assez inha- bituel : notre maison était atte- nante au dépanneur dont mon père était proprio et derrière le comptoir, les clients pouvaient nous voir manger dans la cui- sine. L’inimitié, ça n’existait pas. C’était ça l’élément déclen- cheur quand j’ai pensé à mon enfance. Mon Dieu que je n’ai pas vécu une enfance à l’abri

des regards mais plutôt à la vue

de tous! »

Clair-obscurantisme

À ce particularisme, la mise en scène d’Émilie Gauvin allie la lumière de la façade pu- blique à l’obscur du privé en

toute simplicité : « Elle a fait un fantastique travail d’écoute

et a créé un univers propre à

l’histoire que je veux racon- ter », explique M. Boisclair. Le tout est accompagné d’une

musique onirique et suspen- due entre deux temps. « La musique d’inspiration pro- vient de ma fascination pour la musique de Sigur Rós. Je voulais absolument qu’une de ses chansons soit inclue dans le spectacle. Mathieu Leduc [pour la conception sonore]

a remâché la musique à sa façon! »

Cette dualité du clair-obscur s’élabore tout au long du spec- tacle au ton principalement humoristique. Ainsi, la pièce se construit autant par le visuel et le jeu de lumière que par les thématiques abordées. Mar- tin Boisclair présente ainsi un manifeste mettant en relief les événements qui viennent for- ger le passage de l’innocence de

l’enfance à la brutale vérité de la vie adulte: « Un grand thème qui me fascine est l’enfance et la mort. La découverte de la mort par un enfant, être devant l’évidence que la vie n’est pas éternelle. C’est quelque chose d’horrible. J’aime jouer avec l’ombre et la lumière en grattant sur ce qui se cache ».

Ou? La Nouvelle Scène, 333,

avenue King Edward Quand? Du 9 au 12 mars

Arts et culture

le 7 mars 2011

fuSillade

Dubstep et nerdisme chez la Lieu

Le jeudi 3 mars dernier a eu lieu à l’Auditorium des anciens une demi-finale éprouvante entre les Jaunes et les Bleus, que plusieurs ont déclaré le meilleur match de la Ligue d’improvisation étudiante universitaire (LIEU) depuis belle lurette. Les Jaunes sont sortis victorieux de la joute avec un pointage serré de 8-6. Nonobstant, le bonheur de la victoire a été partagé entre les deux équipes, la festivité étant le mot d’ordre de la soirée. Avant d’aller célébrer dignement leur prestation au 1848, Manuel Belmadani, des Jaunes, et Jérémie Gaudreau, des Bleus, se sont prêtés à une fusillade avec La Rotonde.

Catherine Dib

LR : En quoi étudiez-vous? MB : Science informatique. Si jamais il y a une blague de nerd, je suis le gars pour ça. Par exemple, lorsque les mathé- maticiens font une soirée en- semble, ils prennent les chips d’une parabole! Parabole… comme un bol sur un gra- phique! JG : En génie biomédical. Je peux faire en général des bla- gues de science, de tableau périodique : le genre de chose que les gens ne vont pas com- prendre. Provenir d’un différent domaine, ça permet de faire des blagues obscures.

LR : Que pouvez-vous dire au sujet du match de ce soir? MB : Moi, je dirais que c’était probablement mon match pré- féré de la saison, juste parce

que la qualité de l’impro était bonne. Dans les demi-finales, ça joue souvent des coudes, ça tombe dans la joke facile. On essaie d’étouffer l’autre équipe pour se rendre en finale, mais ce n’est pas ça le but. Le but, c’est de donner le meilleur show au moment présent. Et je veux dire, j’ai adoré le match de ce soir… Tout a été à merveille dans ce match. JG : Juste la complicité entre les deux équipes, il n’y a per- sonne qui se pilait sur les pieds, il y avait une bonne cohésion. Il n’y avait pas de point mort. C’était un match propre, tout le monde s’est amusé sans excep- tion.

LR : Quelle est votre chanson d’équipe respective? JG : Notre musique d’entrée, pendant longtemps, c’était celle de Eiffel 65, « I’m Blue Da Ba

Dee ». MB : On en a eu quelques- unes. On a déjà eu « Yellow Sub- marine ». L’affaire c’est que ça n’a pas de punch, c’est très contex- tuel. On a eu aussi, « Black and Yellow », ça s’embarque dedans. Mais j’avoue que « Yellow Sub- marine » c’est fort, si on pouvait trouver un remix dubstep de « Yellow Submarine ». Je crois que je sais ce que je fais en re- cherche YouTube ce soir! JG : OUI! Yo, ce serait fou! MB : Si ça n’existe pas, on le fait!

LR : La chanson que vous voulez faire jouer à vos funé- railles? MB : « Yellow Submarine » en dubstep! JG : Moi ça serait « Tu quieres volver » par les Gipsy Kings, c’est pas mal bon. J’avais trouvé ce disque que mes parents avaient,

Photo de Stéphanie Desrosiers
Photo de Stéphanie Desrosiers

Jérémie Gaudreau, de l’équipe des Bleus, a disputé un match éprou- vant lors de la demi-finale du 3 mars.

c’était de la guitare flamenco. C’était tellement awesome! J’écoutais ça tout le temps.

LR : Qu’est-ce que vous aimeriez vous faire poser comme question? JG : J’aimerais me faire poser une réponse : je vais être satis- fait.

LR : Est-ce que vous allez donner une question en échange?

JG : À condition que tu répon- des 42!

LR : Ça allait être la réponse! Alors 42, c’est quoi la ques- tion? JG : 21 + 21? MB : Il me reste combien dans mon compte de banque? JG : Quel est mon futur?

LR : Pourquoi? MB : Pourquoi pas? JG : Et parce que…

expoSiTion

Les pervertissements de l’enfance

sara PeDroso

C’est la semaine dernière que la Galerie 115 de l’Université d’Ottawa accueillait l’exposition Pouplay. Les œuvres présentées sollicitaient une contemplation de cette part de l’être relevant du passé, soit l’univers, parfois éso- térique, de l’enfance. Ces objets provenant de la première étape de notre vie ont pris des formes perverties par leur nouvel envi- ronnement lorsque sortis de leurs contextes familiers et en- fantins.

L’hyper sexualisation dans la vie de tous les jours

L’exposition est composée de peintures des étudiants de la Faculté des arts, démontrant une diversité de perspectives sur des objets communs appartenant

Photo de Vincent Rioux
Photo de Vincent Rioux

Présentée la semaine dernière, l’exposition Pouplay posait un re- gard ésotérique sur l’univers de l’enfance.

à l’enfance, tels des poupées, des G.I. Joe, des dinosaures et des petites voitures. Ces objets prennent une forme nouvelle et perdent leur innocence, nous incitant à repenser leur banalité ainsi que leur réel impact social. Sous la présentation des tou- tous en peluche, des poupées et des personnages macho se retrouvent des connotations sexuelles, des thèmes grivois et crus. On peut voir un toutou

en premier plan avec des traits humains, à l’allure triste, jouant de la guitare, assis sur un coffre contenant des secrets : peut-être un cadavre? La banalité de ces objets est remise en question, traversée de thèmes « adultes ». Le thème récurrent du genre est difficile à ignorer. Une grande part des peintures présentées « exposent » et remettent en ques- tion la différenciation sexuelle des rôles. Certaines peintures

déjouent ces rôles, comme dans cette œuvre où l’on aperçoit un grand G.I. Joe, corpulent, bronzé, aux muscles amples et impo- sants, sur un arrière-plan rose et illuminé. Il y a aussi, par exemple, Batman escaladant une énorme mariée « Bridezilla » avec des trous noirs à la place des yeux, qui, selon l’artiste, représente le pouvoir réel de la femme en ce qui concerne le mariage.

La perversion enfantine

Une autre œuvre, illustrant une licorne en peluche aban- donné, évoque le comble du kitsch et met en premier plan un objet banal de la jeunesse. Par contre, entre ensuite en ligne de compte la perversion adulte, qui spécule sur le symbolisme sexuel que conjure ce jouet enfantin. Cela va de soi, et l’on ne peut s’empêcher de penser

au côté profondément sexuel de ces objets, certains artistes

l’illustrant de façon explicite, d’autres de façon plus subtile, d’autres se fiant à l’imagina- tion du spectateur. Ce procédé

a quelque chose de troublant.

On force un certain retour à une partie de nos vies que l’on pré- tend avoir dépassée, reléguée à une autre époque, mais qui est beaucoup plus présente et im- portante qu’on ne le croit. Au milieu de la pièce se re- trouve le présentoir sur lequel reposaient originalement les ob-

jets ayant inspiré les œuvres, où

il ne reste que quelques objets

d’un côté, et de l’autre, des mi- roirs reflétant de façon quelque peu angoissante les œuvres, ajoutant à l’aspect incertain et douteux du montage. L’exposition choque et garantit un sourire aux lèvres par ce plai- sir que se sont permis les artistes.

le 7 mars 2011

Arts et culture

Mots à maux

oscars et pseudo- fédération

Catherine Dib Chef de pupitre Arts et culture culture@larotonde.ca
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture
culture@larotonde.ca

Vous saviez que j’allais en parler, vous sa- viez que ça allait me fâcher. Dès que James Franco a ouvert sa jolie gueule de garçon incompris, la colère Dibesque s’est abattue sur la soirée des Oscars le 27 février der- nier. Et ils ne pouvaient se sauver de mon courroux tout-puissant, ni lorsque l’affreux remix auto-tuné a défilé sur l’écran, ni lorsque finalement, une bande de juvéniles est apparue sur scène pour baragouiner un « Over the Rainbow » réchauffé, tentant en vain de nous attendrir le cœur avec leurs yeux de Bambi tandis que je fulminais. La soirée et son absurdité kafkaesque ter- minée, on se plaint : Le réseau social aurait dû écumer plus de gloire ou Biutiful aurait dû se démarquer, gnagnagna. Au bout du compte, nous avons beau rechigner, c’est nous, le pauvre petit public scotché à l’écran, qui prêtons de la crédibilité à ce genre de célébration. Le nombre de locations de ces films va soudainement monter en flèche et Hollywood est en extase devant son auto- suffisance, le succès de ses enfants chéris se confirmant par la réaction du public qui se plie face à cette commémoration du star- système. Comme cette chère FEUO, dont nous n’avons pas encore fini d’entendre parler. On se plaint, on ne vote pas pour mon- trer notre désapprobation, on pointe tout le monde du doigt, on dénonce la corruption et l’on oublie. Mais oui, après quelques semaines, la poussière se pose et tout le monde oublie que nos petits rois soleils ont volé leur poste de ma- nière outrageusement douteuse. Vous verrez, là, c’est excitant ; on s’émoustille devant tout ce dramarama, mais le tout sera relégué aux oubliettes dès le mois de mai. Ce sera la rédemption de notre Fédération machiavélique, tout sera par- donné. Ils entretiennent leur image de beaux leaders crédibles en nous présen- tant des photographies bien léchées et en coupant toute communication avec les étudiants, en se faisant discrets et en empochant mielleusement leur salaire. L’amnésie générale se reproduit d’année en année : vous remarquerez qu’on aura beau lancer des plaintes à tour de bras, le tout va se calmer. Le temps de repartir en vacances et de revenir en septembre et l’ego des membres de la FEUO sera reverni grâce à son accueil bruyant de la Semaine 101. Notre déficit d’attention commun nous muselle face aux injustices et à la pure bêtise de ce qu’on appelle la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, qui ne cesse de se tourner sur elle-même. C’est à se deman- der où est l’élément étudiant… Ou est-ce devenu une organisation fasciste au point où elle oublie son mandat premier?

Critiques Des hommes et des dieux armistice de Cœur de ru de Kim thúy de
Critiques
Des hommes et des dieux
armistice de Cœur de
ru de Kim thúy
de Xavier beauvois
pirate et Jay Malinowski
anne DanforD DussauLt
Léa PaPineau robiChauD
neDggy MauriCin
LIVRE
CINÉMA
ALBUM
Accroupie dans le ventre du bateau qui
allait la mener au Canada, la petite boat
person Kim Thúy voyait déjà une « étoile
polaire » là où il n’y avait que vieille
ampoule vacillante. Avec son écriture
de dentelle, elle réussit encore, à l’âge
adulte, à éclairer les recoins les plus
boueux de son existence.
En français, ru signifie « petite ri-
vière », comme celle que l’on enjambe,
de galet en galet, de mini-épisode en
mini-histoire, pour suivre la trace de
Thúy du Vietnam au Québec. Ru se lit
comme un mobile romanesque, dont la
série d’images brodées délicatement en-
semble ne respecte aucun ordre, sinon
celui du ru – berceuse en vietnamien –
de l’auteure. Sa sensibilité contraste
fortement avec les moments très crus
de son histoire, où les bombes sont des
« feux d’artifices » qui colorent « le sol de
rouge comme des pétales de cerisier ».
On aime : la légèreté de l’écriture de
Thúy, qui n’est que battement d’ailes
délicat même quand elle dénonce en
images poignantes la situation des tra-
vailleuses du sexe en Asie. On aime
moins : quelques moments trop sucrés
où l’auteure manque de souffle et dé-
peint de façon assez conventionnelle
son amour pour ses enfants.
César du meilleur film français de
l’année 2010, le film Des hommes et
des dieux raconte la vie de huit moi-
nes chrétiens français installés dans
un monastère dans les montagnes du
Maghreb en Algérie. Ceux-ci apportent
aide et soins médicaux à la petite com-
munauté musulmane voisine. Mal-
heureusement, un groupe islamiste
dangereux vient briser l’harmonie et
menace la vie des moines. Le doute
s’installe dans le monastère. Partir ou
rester? À travers des scènes nuancées,
la multidimensionnalité émotive des
personnages est efficacement rendue
dans le jeu des acteurs.
Ce film qui a remporté le Grand Prix
du Festival de Cannes nous plonge
dans la vie de moine, peu connue du
commun des mortels, ce qui peut pré-
senter des longueurs pour des person-
nes peu religieuses.
On aime : le profond humanisme du
film, ainsi que les magnifiques paysa-
ges de l’Algérie. On aime moins : plu-
sieurs scènes du film plutôt semblables
qui n’apportent rien de très pertinent à
l’histoire. Il n’aurait probablement pas
été nécessaire de les répéter autant de
fois.
Armistice est le fruit de la collaboration
du duo formé de Béatrice Martin, mieux
connue sous le nom de Coeur de pirate, et
de Jay Malinowski, le chanteur principal
du groupe canadien Bedouin Soundclash.
Avec une durée avoisinant les 15 minutes,
le disque est composé de cinq pièces à la
teneur particulièrement estivale.
Ce nouvel album reflète bien le son
de l’alliance de Cœur de pirate et de Be-
douin Soundclash, un folk-pop-acous-
tique qui rappelle cette ambiance de
soleil couchant d’un vieux western amé-
ricain. La première chanson du disque,
« Mission Bells », représente bien l’orien-
tation désirée de l’œuvre et comporte
plusieurs instruments comme le violon,
la guitare et même des sons de cloches.
Armistice nous transporte dans l’uni-
vers du duo, soutenu par la musique de
Mariachi El Bronx qui agrémente le tout
d’une sonorité mexicaine. La simplicité
de l’album frappe par la beauté de ses
paroles et l’amalgame de ses mélodies.
On aime : l’Americana bien senti, tout
en nuances de cet album surprenant à
tous les égards. On aime moins : la courte
durée de ce rêve à la road movie. Allez
Béatrice, votre dernier album remonte à
des années, un peu plus d’effort s’il vous
plaît.
Calendrier culturel du 7 au 13 mars
THÉÂTRE
MUSIQUE
ARTS VISUELS
Théâtre : Sept enfants Juifs; une pièce
pour Gaza
Quand? Le 11 mars à 11 h et 14 h
Où? Agora, centre universitaire
Plants and Animals et Karkwa
Quand? Le 10 mars à 20 h
Où? Maverick’s, 221, rue Rideau
Wanda Koop : sur le fil de l’expérience
Quand? Jusqu’au 15 mai
Où? Musée des beaux-arts du Canada,
380, avenue Sussex
Chroniques du dépanneur
Quand? Du 9 au 12 mars
Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue
King-Edward
Rimbombante
Quand? Le 11 mars à 21 h
Où? Avant Garde Bar, 135 ½, rue Bes-
serer
Kangourous, castor et gorgonzola
Quand? Jusqu’au 14 mars
Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue
King Edward
DANSE
Vérité de soldat
Quand ? Du 8 au 12 mars à 19 h 30
Où? Théâtre, Centre national des Arts,
53, rue Elgin
Les Tambours Kodo
Quand? Le 7 mars à 20 h
Où? Salle Southam, Centre national des
Arts, 53, rue Elgin

le 7 mars 2011

Vincent Duquette sports@larotonde.ca

Sports

Des Gee-Gees étoilés

Duquette sports@larotonde.ca Sports Des Gee-Gees étoilés Courtoisie du Service des sports Kyle Ireland a été
Courtoisie du Service des sports
Courtoisie du Service des sports

Kyle Ireland a été recompensé pour sa performance cette année.

Des honneurs amplement mérités

Siniša šinDik

Même si la saison des Gee-Gees a pris fin plus tôt qu’espéré, avec l’élimination de l’équipe en pre- mière ronde des séries élimina- toires, les dirigeants des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) ont reconnu le talent incon- testable de quatre joueurs de l’équipe ottavienne. En effet, les recrues Dominic Jalbert (26 points), Luc-Olivier Blain (52 points) et Kyle Ireland (46 points) ont été chaleureuse- ment récompensées pour leurs performances de cette année. À ce trio, on peut ajouter le nom

du capitaine Matthieu Methot (38 points), dont la belle saison a également été honorée. L’entraî- neur-chef Dave Leger a tenu à féli- citer ses protégés : « En général, nous sommes fiers de tous nos joueurs. Nous sommes surtout fiers que ces joueurs en particu- lier aient aidé le programme à se distinguer. Je sais toutefois qu’ils seront les premiers à reconnaître leurs coéquipiers pour leurs im- portantes contributions au succès qu’ils ont connu cette année. » La plus belle récompense, c’est probablement Blain qui l’a obte- nue, en décrochant le titre de recrue de l’année dans la division

Est des SUO. En plus de cet hon-

neur, le joueur natif de Longueuil

a été nommé sur la première

équipe d’étoiles des recrues et sur la deuxième équipe d’étoiles de la ligue, toujours dans la divi- sion Est des SUO. Kyle Ireland et Dominic Jal- bert ont également vu leur nom au sein de l’équipe des recrues. Le numéro 71 a en plus été nommé sur l’équipe tout étoile de l’Est. Le vétéran de troi- sième année Matthieu Methot a lui aussi eu une belle mention puisqu’il a été sélectionné sur

la deuxième équipe d’étoiles de

l’Est.

Desforges sur la première équipe d’étoiles

Vincent Duquette

À sa troisième saison avec les Gee-Gees de l’U d’O, la joueuse d’avant Fannie Des- forges est devenue une joueuse de premier plan en récoltant 9 buts et 8 passes pour 17 points en 20 parties. Ses excellentes statistiques lui ont permis de terminer au 1 er rang des pointeuses de son équipe tout en étant nommée sur la première équipe d’étoiles de la division québécoise du Réseau du sport étudiant du Québec. Elle se joint à un excellent groupe de joueuses provenant majoritairement de l’Université McGill et de l’Université de Montréal. Des- forges a été très surprise de recevoir cette nomination et s’est dite ravie de cette men-

tion honorable. « Je l’ai su par pur hasard que j’avais été nommée [sur la première équipe d’étoiles]. Je suis restée bête, je ne m’at- tendais tellement pas à ça, a confié Des- forges lors d’une entrevue avec La Ro- tonde. J’ai déjà fait partie de la deuxième équipe d’étoiles, mais je ne m’attendais tellement pas à être nommée sur la pre- mière. » Cet honneur panse légèrement la plaie de ne pas avoir pu jouer en séries éliminatoires cette saison, les Gee- Gees ayant terminé au 5 e et dernier rang de la division québécoise. « C’est décevant de ne pas avoir pu partici- per aux séries éliminatoires, mais je

me suis forcée toute la saison pour permettre à l’équipe de remporter des matchs. Ça démontre aux autres équipes que nous ne sommes pas des pourries à Ottawa », a ajouté Desforges. Même si la saison est terminée, Fannie Desforges restera très occupée dans les prochaines semaines puisqu’elle participe- ra au fameux Red Bull Crashed Ice qui aura lieu à Québec du 18 au 20 mars. Elle conti- nuera aussi son entraînement en gymnase en vue de la prochaine saison, mais aussi pour se préparer aux mondiaux de hockey sur balle qui auront lieu en Slovaquie pen- dant l’été. Desforges et d’autres joueuses des Gee-Gees représenteront le Canada à cette compétition d’envergure.

Courtoisie du Service des sports
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Fannie Desforges est au 1 er rang des pointeuses du Double G.

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L’entraîneur de l’année : Lionel Woods.

Des honneurs à l’image de la saison

Vincent Duquette

Au volleyball, plusieurs joueuses de l’équipe ont remporté des hon- neurs, tant au niveau provincial que national. L’entraîneur en chef Lionel Woods a été élu entraîneur de l’année dans la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) en dirigeant une très jeune équipe vers une fiche de 13 vic- toires et seulement 6 revers. Son dévouement et son énergie sur le terrain ont permis à son équipe de se dépasser et de remporter une médaille de bronze aux cham-

pionnats provinciaux après que son équipe a terminé deuxième dans la division Est des SUO. Claudia Séguin a aussi rempor- té un honneur individuel impor- tant dans la division Est en étant nommé libero de l’année. Séguin a terminé sixième en Ontario en ce qui a trait aux manchettes dé- fensives, elle qui en a récolté 261 au cours de la saison. La passeuse de cinquième année Tess Edwards a aussi rem- porté un honneur particulier en Ontario en étant nommée sur la première équipe d’étoiles de la province et sur la deuxième

équipe d’étoiles au Canada. Ces deux honneurs individuels couronnent une carrière de vol-

leyeuse universitaire bien rem- plie, récemment achevée au sein des Gee-Gees. Finalement, la recrue Myriam English a été nommée sur la deuxième équipe d’étoiles de

la province en plus de voir son

nom inscrit sur l’équipe étoile des recrues. Elle a aussi reçu le statut de joueuse toute étoile au Canada en se méritant une place

de choix sur l’équipe des étoiles recrues du Sport interuniversi- taire canadien.

le 7 mars 2011

Sports

NAtAtioN

Matt Hawes, un nageur en or!

Courtoisie du Service des sports
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Une première médaille d’or a été remportée aux championnats du SIC.

Vincent Duquette

Les championnats du Sport in- teruniversitaire canadien (SIC) de 2011 auront permis à la po- pulation étudiante de l’U d’O de découvrir un athlète hors pair. Le nageur de troisième année Matt Hawes a remporté la pre- mière médaille d’or de l’histoire des Gee-Gees aux champion- nats nationaux à l’épreuve du 200 mètres dos. Hawes, qui a

réécrit plusieurs records de l’U d’O et des Sports universi- taires de l’Ontario, a aussi rem- porté une médaille d’argent au 100 mètres dos. « Venir à cette compétition avec une équipe si jeune, inex- périmentée à ce niveau de compétition a vraiment impres- sionné les nageurs. Nous étions bien représentés à cette com- pétition avec 27 nageurs et les gens nous ont remarqués », a

affirmé Derrick Schoof, entraî- neur en chef de l’équipe, en résumant la compétition qui

a eu lieu à Calgary les 24, 25 et

26 février derniers.

Une deuxième journée à l’opposé de la première

La compétition n’a pas très bien débuté pour les Gee-Gees alors que plusieurs athlètes ont dû nager tout en étant incom-

modés par un virus. Le meilleur résultat de la journée est sur- venu lors de l’épreuve du relais 400 mètres chez les hommes alors que l’équipe composée de Matt Hawes, d’Adam Best, de Matthew Harding et de Daniel Hernandez Aldaco a pris le 6 e rang. Notons aussi la perfor- mance de Hawes et de Best au 50 mètres dos, eux qui ont res- pectivement terminé aux 7 e et 9 e rangs. La deuxième journée de compétition a permis à l’équipe arborant le Gris et le Gre- nat de remporter sa première médaille, gracieuseté de Matt Hawes qui a terminé deuxième au 100 mètres dos avec un temps de 0:53,98. Le nageur de première année Philippe Bas- tien a aussi connu une excel- lente journée en éclipsant le record de l’U d’O au 50 mètres papillon avec un temps de 0:25,01. Ce temps lui a permis

de prendre le sixième échelon de l’épreuve.

Or et argent, « cha ching »!

Lors de la dernière journée, deux nageurs ottaviens sont passés à l’histoire. Matt Hawes et Adam Best ont réussi un dou-

blé à l’épreuve du 200 mètres dos en terminant respective- ment 1 er et 2 e . Matt Hawes a réa- lisé un temps de 1:56,48 tandis qu’Adam Best le suivait de très près avec un temps de 1:57,75. « L’année dernière, Adam [Best] n’était pas parmi les meneurs, alors venir ici et rem- porter une médaille d’argent, ça dépasse nos attentes », a révélé Schoof après la compé- tition. À la suite des résultats cumu- lés par l’équipe de natation de l’U d’O, l’équipe masculine a pris le 10 e rang parmi toutes les équipes présentes à la com- pétition. L’équipe féminine a pour sa part pris le 12 e rang, ce qui est un résultat très satisfai- sant pour cette jeune équipe. Pour la deuxième fois d’affilée, l’équipe des Dinos de l’Uni- versité de Calgary a réalisé un doublé en remportant les titres par équipe du championnat SIC en ayant récolté le plus grand nombre de points à la fin des trois jours de compétition. Grâce à ses deux médailles, Matt Hawes a été nommé sur la première équipe d’étoiles. Adam Best a obtenu sa place sur la deuxième équipe grâce à une médaille d’argent.

Athlétisme

attention à la vague Gris et Grenat!

Vincent Duquette

Les équipes d’athlétisme des Gee-Gees ont encore une fois brillé lors d’une compéti- tion provinciale en prenant le 4 e rang chez les femmes et le 5 e rang chez les hommes lors des championnats des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) il y a deux semaines. Cette compétition qui avait lieu à l’Université York a préparé les athlètes en vue des prochains championnats nationaux qui auront lieu à l’Université de Sherbrooke du 10 au 12 mars prochain. L’U d’O sera encore une fois très bien représentée en 2011 avec le retour à la com- pétition de Julia Tousaw, qui avait remporté une médaille en 2009, et de Christopher Greenaway.

Krech démontre tout son savoir-faire

La spécialiste du pentathlon Michele Krech a réalisé tout un exploit lors de la première jour- née de compétition en rempor- tant facilement l’épreuve du pen- tathlon chez les femmes avec une récolte de 3582 points. Cette ré- colte de points représente un re- cord pour l’Université d’Ottawa. Une autre athlète ottavienne est montée sur le podium; Johanna Dobransky a pris le 3 e rang avec un total de 3331 points. Chez les hommes, Patrick Arbour a per- mis aux Gee-Gees de réaliser un doublé à l’épreuve du pentath- lon en l’emportant grâce à une récolte de 3490 points. Dans les autres compétitions, Christopher Greenaway a ter- miné 2 e au saut en longueur

chez les hommes avec un saut de 7,29 mètres, ce qui le pla- çait à un petit centimètre de la 1 re place. Au sprint chez les femmes, Christiane Lela a ter- miné au 2 e rang avec un temps de 0:7,76, suivi d’Ashlea Mad- dex au 4 e rang. Cette dernière a aussi terminé 2 e à l’épreuve du

60 mètres haies avec un temps

de 0:8,59.

Une deuxième journée en dents de scie

Malgré une récolte de deux médailles d’argent aux re- lais 4 fois 200 mètres et 4 fois 400 mètres chez les femmes, les Gee-Gees n’ont pas réussi à obte- nir d’autres honneurs individuels concluants. Quelques athlètes ont réussi à percer le top 10, mais aucune médaille individuelle n’a

été remportée par des athlètes de l’U d’O. « Nous avons dépassé nos attentes en général », a déclaré le gérant de l’équipe, Brennan Loh. « Nous sommes heureux qu’un aussi grand nombre d’athlètes se dirigent vers les championnats du Sport interuniversitaire cana- dien à Sherbrooke. » L’équipe féminine a finale- ment pris le 4 e rang à l’issue de la compétition tandis que les hommes terminaient au 5 e rang parmi les meilleures équipes d’athlétisme des SUO. L’équipe de l’Université de Windsor a réussi un doublé en remportant le championnat des SUO tant chez les hommes que chez les femmes. L’Uni- versité Guelph et l’Université Western Ontario ont respecti- vement terminé au 2 e et 3 e rang dans les deux catégories.

Courtoisie du Service des sports
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Les femmes ont récolté le 4 e rang au championnats des SIC.

Sports

le 7 mars 2011

bAsketbAll fémiNiN

Les Gee-Gees s’effondrent contre les Mustangs

Courtoisie du Service des sports
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Tatiana Hanlan (numéro 13) s’impose comme une joueuse de premier plan.

Vincent Rioux

Depuis le début des séries éli- minatoires, les joueuses diri- gées par Andy Sparks ont de la difficulté à rivaliser avec les meilleures équipes de la province. Non seulement se sont-elles inclinées devant les Ravens de l’Université Carleton durant la semaine de lecture, mais samedi après-midi, elles ont perdu l’occasion de concré- tiser une victoire à London face aux Mustangs de l’Université Western. Après cette défaite, les dames d’Ottawa se retrouvent en situation précaire quant à la participation de l’équipe au tournoi régional qui aura lieu la fin de semaine prochaine. En raison d’un mauvais début de match et du manque de co- hésion dans l’exécution du plan de match, le Gris et Grenat a dû plier bagage et s’avouer vaincu après 40 minutes de jeu par le compte de 60-44. Même si le premier quart n’était pas si mauvais du côté d’Ottawa, elles se sont fait dominer 19 points contre seulement 9 points durant le deuxième quart. Idem pour le quatrième qui a outrageuse- ment été dominé par l’équipe locale. Chez Ottawa, c’est nulle autre que la grande leader de l’équipe Hannah Sunley-Pais-

ley qui s’est imposée comme la joueuse la plus prolifique en inscrivant 16 points et 4 rebonds. Pour la seconde à l’attaque, c’est la jeune Ta- tiana Hanlan qui a offert une performance de 10 points et 7 rebonds et qui continue de s’imposer comme une joueuse de premier plan pour l’entraî- neur Sparks.

Honneurs individuels

Quelques joueuses du Double G ont remporté plu- sieurs prix pour leurs perfor- mances sur le terrain cette sai- son. Pour une deuxième année consécutive, Hannah Sunley- Paisley a remporté le titre de meilleure joueuse de la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO), en plus d’être nommée sur la première équipe étoile. Quant à elle, la jeune Sarah Nolette s’est vue décerner le prix Tracy Mcleod remis à la joueuse ayant démontré le plus de détermination, de per- sévérance et d’esprit sportif. Le prix Tracy Mcleod a été re- mis pour la première fois dans les SUO. Kim Cupid a pour sa part été nommée sur l’équipe étoile des recrues de l’Est des SUO et Jen- na Gilbert représente Ottawa sur la deuxième équipe étoile.

bAsketbAll mAsculiN

Les Gee-Gees se butent aux thunderwolves

Vincent Rioux

que le Double G tirait de l’ar- rière au troisième quart. Grâce à leur performance, Ottawa a pu prendre une mince avance avec quelques instants à faire à la partie. Toutefois, les prouesses des deux vétérans n’ont pas été assez convaincantes pour stop- per Russel Venzal des Thunde- rwolves. Venzal a d’ailleurs été nommé joueur du match. Suite à la rencontre, l’entraî- neur Derouin parlait de Gauthier et de Baletic avec émotion : « Je suis fier d’avoir pu les coacher. Ils m’ont fait vibrer ce soir par la ma- nière dont ils ont joué durant la deuxième demie où ils ont offert une performance de haut calibre et ont joué avec passion. » Avec cette défaite, l’équipe vient d’anéantir toutes ses chances de remporter la coupe Wilson pour une 18 e année consécutive, et du même coup vient de voir ses espoirs de se qualifier au tournoi du Sport in- teruniversitaire canadien s’éva- porer. C’est donc la fin pour ce qui est du basketball universi- taire pour le centre Gauthier et pour l’imposant ailier Baletic.

Des Gee-Gees à l’honneur

Avant le match disputé ven- dredi soir, les Sports universi- taires de l’Ontario ont dévoilé les récipiendaires de multiples prix à travers la ligue. War- ren Ward s’est retrouvé sur la première équipe étoile de la division Est, tandis que Johnny Berhanemeskel a été nommé sur l’équipe étoile des recrues. Pour sa part, Nemanja Baletic a remporté le prix Ken Shield de la division Est qui est remis au joueur qui fait preuve d’excel- lence sportive et académique et qui s’implique dans la commu- nauté. Même si le jeune Berhane- meskel a terminé la saison avec une solide fiche 16 points par match et avec un taux de réus- site de 45,2 % à partir de la ligne de trois points, il a été devancé à la course au titre de recrue de l’année par Philip Scrubb des Ravens de l’Université Carle- ton. Le titre du meilleur joueur est allé à un autre excellent joueur des Ravens du nom de Tyson Hinz.

Après avoir amorcé les séries éliminatoires avec une victoire contre les Voyageurs de l’Uni- versité Laurentienne – en milieu de semaine de lecture – et après avoir accompli un gain décisif face aux Varsity Blues de l’Uni- versité de Toronto, l’équipe de basketball masculine de l’U d’O était à deux victoires de la Coupe Wilson vendredi dernier. La formation de James Derouin devait tout d’abord vaincre les Thunderwolves de l’Université Lakehead si elle espérait pour- suivre sa saison. La partie était disputée à Hamilton sur le cam- pus de l’Université McMaster. C’est par un pointage final extrêmement serré de 71-69 que les Thunderwolves ont finale- ment défait les Gee-Gees dans un revers crève-cœur. Dans un match où la nervo- sité était palpable, les joueurs de cinquième année Louis Gau- thier et Nemanja Baletic – qui voyaient la fin de leur carrière universitaire approcher à grand pas – ont redoublé d’effort alors

Courtoisie du Service des sports
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Johnny Berhanemeskel a été nommé sur l’équipe étoile des recrues.

le 7 mars 2011

Sports

Plan de match

ode aux recrues

Vincent Duquette, Chef de pupitre Sports sports@larotonde.ca
Vincent Duquette,
Chef de pupitre Sports
sports@larotonde.ca

Cette semaine, j’ai décidé de rendre hom- mage aux membres du personnel des Gee- Gees qui s’occupent de faire le recrute-

ment. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a, dans chaque équipe de l’U d’O, une recrue qui s’est démarquée par son jeu inspiré et son adaptation rapide au niveau universitaire canadien. Il faut donc sou- ligner le travail des recruteurs qui ont su amener à l’U d’O des athlètes qui cadrent bien avec la philosophie de l’Université. Par contre, le processus de recrutement n’est pas accompli que par les entraîneurs

et les gérants d’équipe. Il faut aussi donner

du crédit aux joueurs vétérans qui ont su mettre à l’aise les nouveaux arrivants et leur donner de précieux conseils à leur arrivée dans ce nouveau milieu. Si l’on regarde un peu le portrait des équipes sportives de l’U d’O, on remarque qu’en 2011, les recrues ont eu un impact significatif sur la saison des équipes. En hockey masculin, les Luc Blain, Dominic Jalbert, Kyle Ireland et Harrison May ont démontré qu’ils étaient capables de rem- plir des rôles importants avec Ottawa dès leur première saison. Il en va de même pour les jumelles English en volleyball qui ont été des pièces maîtresses dans l’obten- tion de la médaille de bronze de l’équipe aux derniers championnats des SUO. En basketball masculin, le garde Johnny Berhanemeskel a connu une première sai- son de rêve en battant plusieurs records de l’U d’O et de la ligue grâce à de nombreuses performances impressionnantes. Du côté féminin, la garde recrue Kim Cupid en a

surpris plusieurs avec son jeu de pied et son contrôle du ballon. Sarah Nolette et Émilie Cyr ont aussi bien fait pour les Gee- Gees. Au soccer féminin nous avons eu la chance de voir l’éclosion de Lili Wong qui

a su nous faire oublier le départ de Cour-

tney Luscombe et de Catherine Scott. Finalement, le porteur de ballon Franck Ngandui et le receveur de passes Simon Le Marquand ont montré beaucoup de belles choses durant la saison de football et seront de retour l’an prochain après avoir aidé l’équipe à se rendre jusqu’à la Coupe Yates en 2010. Il est impressionnant de voir autant

d’athlètes qui ont fait la différence pour

leur équipe cette saison. Il est tellement difficile de faire le transfert de l’école se- condaire à l’université et lorsqu’on pra- tique un sport de haut niveau, il faut tripler la cote de difficulté lors de la transition. C’est pour ça que les athlètes mentionnés ci-haut méritent tout mon respect, car ce sont eux qui représentent l’Université en arborant fièrement le logo des Gee-Gees

et les couleurs du Gris et Grenat…

VolleybAll fémiNiN

Les Gee-Gees se couvrent de bronze

Vincent Duquette

 

de 26-24. Finalement, Ottawa a tenu le coup et a détrôné les champions de la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) en gagnant la dernière manche au compte de 25-21. La joueuse d’avant Myriam English a reçu le titre de joueuse du match, elle

qui a récolté 14 attaques marquantes et 2 as. Sa sœur Kelsie a aussi connu un ex- cellent match en amassant 15 attaques marquantes. La passeuse Tess Edwards, qui disputait son dernier match dans l’uniforme Gris et Grenat, a récolté un impressionnant total de 50 passes en plus de cumuler 7 attaques marquantes

Courtoisie du Service des sports
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L’équipe de volleyball féminine monte sur la 3 e marche du podium de l’Ontario.

Dans un match extrêmement serré entre deux puissances de la province, les Gee- Gees sont sorties victorieuses de leur match contre les Lions de l’Université York le samedi 26 février pour prendre place sur la troisième marche du po- dium en Ontario. Le Double G a eu be- soin de 4 manches pour battre les Lions au compte de 3-1 dans un duel serré du début à la fin. « C’était un match excitant, un match émotif », a révélé l’entraîneur-chef des

Gee-Gees Lionel Woods au Service des sports. « Évidemment, c’est agréable d’obtenir une médaille de bronze avec

une si jeune équipe. Je ne pourrais être plus heureux et plus fier d’elles. Il s’agit d’une belle fin pour une saison spé- ciale. » Dès le début du match, les partisans présents à l’Université de Guelph sa- vaient qu’ils auraient droit à un match âprement disputé entre deux équipes qui se connaissent bien. Ottawa avait remporté le dernier match entre ses deux formations au compte de 3-2 alors qu’il tirait de l’arrière 0-2 dans les manches. La 1 re manche a été rempor- tée difficilement par les Gee-Gees au compte de 30-28. Chaque point était de la plus grande importance pour cha- cune des deux équipes. Après avoir rem- porté la 2 e manche 25-23, les Gee-Gees ont vu les Lions réduire l’écart à 1-2 en remportant la 3 e manche par la marque

et

12 manchettes défensives.

Les Gryphons freinent Ottawa

En levée de rideau, les Gee-Gees de- vaient affronter les puissantes Gryphons de Guelph, championnes de la division Ouest des SUO et hôtesses du tournoi. Ces dernières ont eu raison du Double G au compte de 3-0 dans un match à sens unique. C’était la deuxième fois depuis le début de l’année que les Gee-Gees s’in- clinaient contre les Gryphons, elles qui avaient perdu 3-0 le 28 novembre dernier. Cette défaite empêchait Ottawa de par- ticiper aux championnats canadiens et reléguait le Double G à la finale pour la 3 e position dans la province. « La défaite de ce soir est décevante pour toute l’équipe puisque nous ne sommes pas venus ici en pensant à la défaite », a déclaré Lionel Woods après la

rencontre. Woods a aussi mentionné que Guelph avait joué un match parfait à la maison en prenant l’avance rapidement dans la rencontre. Kayla Bell Hammond a été nommée joueuse du match pour les Gee-Gees grâce à une performance de 10 points inscrits sur 7 attaques mar- quantes et 3 as.

footbAll

Sinopoli en montre plein la vue!

 

Vincent Duquette

 

Sinopoli a aussi participé aux épreuves des sauts à la verticale (hauteur) et en longueur où il a obtenu des résultats

temps de 4,50 secondes, ce qui est loin du record obtenu par l’ancien des Gai- tors de Bishop’s Steven Turner. Turner avait réalisé un temps de 4,31 secondes en 2010. À cette épreuve, Brad Sinopoli a réussi un temps de 4,84 secondes, ce qui est bien en deçà des attentes. « Je pense m’adapter mieux à la vitesse des matchs. J’aurais aimé être un peu plus rapide, mais je crois que ce temps est un peu trompeur », a révélé Sinopoli après l’épreuve. Le quart ottavien a obtenu son meil- leur résultat de la fin de semaine en terminant 5 e sur 55 à l’épreuve des trois cônes où il a obtenu un temps de 6,81 secondes. La grande vedette du camp a été sans l’ombre d’un doute le secondeur des X-Men de St. Francis-Xavier, Henoc Muamba, qui a obtenu des résultats impressionnants dans chacune des épreuves. L’athlète de 6 pi et 230 livres est classé au 10 e rang sur la liste du bu- reau de recrutement de la LCF en vue du prochain repêchage.

Le quart-arrière des Gee-Gees de l’U d’O

Brad Sinopoli avait la chance, le week-

très satisfaisants. Au saut à la verticale,

end dernier, de se faire valoir devant les différentes équipes de la Ligue cana-

il

a obtenu un résultat de 32 pouces en

hauteur tandis qu’au saut en longueur, il

dienne de football (LCF) en vue du pro- chain repêchage qui aura lieu le 8 mai prochain. Sinopoli a démontré tout son savoir-faire en cumulant d’excellents

résultats aux différentes épreuves aux- quelles il devait prendre part. Lors de la première journée de com- pétition, le gagnant du trophée Hec Crighton en 2010 a réussi à soulever à 10 reprises une barre de 225 livres cou-

ché sur un banc. Il a terminé 2 e chez les

a réussi un saut de 9 pi et 8,5 po.

 

Des pieds et des mains

La deuxième journée de compétition

a permis à Sinopoli de se faire valoir

en tant que passeur puisque l’épreuve des un contre un était très attendue des

athlètes jouant à la position de quart-ar- rière, de receveur et de demi-défensif. Selon plusieurs, Sinopoli a très bien fait

quart-arrières présents au camp, tout juste derrière le seul autre quart présent, Marc Mueller des Huskies de la Saskat- chewan. Par contre, c’est le joueur de ligne offensive Michael Knill des Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui a volé la vedette en réussissant 47 répéti- tions, un nouveau record de l’histoire du camp d’évaluation.

à

cette compétition en réussissant de

nombreuses passes précises tout en uti- lisant une excellente technique. Puis, l’épreuve tant attendue de la course des 40 verges permettait aux 55 athlètes présents au camp de démon- trer à tous la rapidité dont ils font preuve. C’est le demi-défensif des Lions de York Andre Clark qui a été le meilleur avec un

Sports

le 7 mars 2011

Les trois étoiles de la semaine

Natation

Le nageur ottavien a écrit une page 1 d’histoire

lors des derniers championnats du Sport

interuniversitaire canadien en récoltant la

première médaille de l’histoire d’Ottawa à cette compétition. Après avoir remporté cette médaille au 200 mètres dos, il a obtenu une médaille d’argent au 100 mètres dos en plus de briser quelques records de l’U d’O au cours du week-end.

»Matt HaweS

Volleyball féminin

»Le duo engLiSH

Les jumelles English ont conclu une première 2

saison avec les Gee-Gees de la meilleure des

façons en cumulant 29 attaques marquantes

et 4 as au cours d’un duel opposant Ottawa aux Lions de York. La performance des deux sœurs English ont permis aux Gee-Gees de remporter la médaille de bronze des Sports universitaires de l’Ontario.

Natation

Adam Best a réussi avec Matt Hawes un 3 exploit

qui sera extrêmement difficile à réaliser dans le

futur pour les nageurs de l’U d’O. Hawes et Best

ont obtenu un doublé à l’épreuve du 200 mètres dos en raflant l’or et l’argent. C’était la première fois dans l’histoire des Gee-Gees que deux membres de l’équipe d’Ottawa réussissaient à terminer 1 er et 2 e à la même épreuve.

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le 7 mars 2011

Opinions

redaction@larotonde.ca

le 7 mars 2011 Opinions redaction@larotonde.ca CHRONIQUE DES BÉNÉVOLES Photo de lA semAiNe Magouilles, tricheries et

CHRONIQUE DES BÉNÉVOLES

Photo de lA semAiNe

Magouilles, tricheries et irrégularités : la fable de SJk

lAureNt bouchArd

Il était une fois une candidate sortante, qui aimait bien son travail et qui décida qu’elle aimerait bien y rester. Elle prépara campagne et plateforme, com- manda même des pancartes où elle rigolait. Ses co- pines et elle voulaient garder leur place. Sarah Jayne King s’y amusait bien. Elle peaufinait sa présentation, ce qu’elle allait dire, et en compagnie de ses copines de l’exécutif, se préparait pour un 2011 de rêve. La campagne pouvait commencer. Son adversaire, Tristan Dénommée, un garçon fran- cophone, faisait la même chose de son côté, sous terre probablement. La campagne se mit enfin en branle, la princesse n’en pouvait plus. Que de procédures inu- tiles! Mais, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Et si l’objectif premier était de rester au pou- voir, une victoire claire envoie un message fort. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Malgré tous ses efforts, de mauvais présages annon- çaient la défaite de notre héroïne. Heureusement, son entourage veillait sur elle. Une puissante magie vint à son aide : les affiches du garçon disparaissaient à me- sure que l’élection approchait. Mais Dénommée ne lâchait pas prise, il se débattait comme un diable dans l’eau bénite, il vivait pratiquement sur le campus, il travaillait, s’époumonait. Il voulait vraiment gagner. La légende veut qu’il soit resté éveillé la nuit du dépouillement des voix tellement il voulait savoir les résultats. Bien naïf, il ne comprenait pas qu’il ne pouvait pas gagner. Car ceci n’est pas le conte de Tristan, mais bien celui de Sarah Jayne KING. Les élections eurent lieu. Les pressentiments se pré- cisaient. La défaite allait se concrétiser. L’impensable. Comble de malheur : elle avait perdu. La belle Sarah Jayne pleura peu, car ses amies qu’elle ne rejoindrait pas aux trônes de l’exécutif l’épaulaient dans ce mo- ment difficile. Le conseil des élections de la FEUO découvrit le pot-aux-roses. La supercherie au grand jour, Dénom- mée dut retourner se terrer dans sa cave. On ne vou- lait plus de Cendrillon, tant pis pour lui. On se souvient que ce sont les résultats qui comptent, que les élections l’emportent sur le mérite, et qu’elles peuvent être gagnées sans détenir néces- sairement le plus grand nombre de voix. Tout est bien qui finit bien. Sauf pour les étudiants, pour le processus électoral, pour l’Université d’Ot- tawa. Quand des millions de nos dollars seront perdus, rappelons-nous que les étudiants ne sont que des figurants. C’est Sarah Jayne qui importe.

Suivez-nous

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le Web!

Sarah Jayne qui importe. Suivez-nous partout sur le Web! larotonde.ca Photo de Mark Colletti Les membres

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qui importe. Suivez-nous partout sur le Web! larotonde.ca Photo de Mark Colletti Les membres de la
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Photo de Mark Colletti Les membres de la fraternité Sigma Chi ont fait du camping
Photo de Mark Colletti
Les membres de la fraternité Sigma Chi ont fait du camping devant la Terrasse Morisset la semaine
dernière pour amasser des fonds pour l’organisme sans but lucratif The Ottawa Mission. L’initiative leur
avait permis d’amasser 1400 $ l’an dernier. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afin qu’elles soi-
ent publiées dans cet espace en envoyant un courriel à redaction@larotonde.ca.
SUR LE WEB
Réponses à l’éditorial « couper le cordon », publié dans
l’édition du 22 février
Jean-Thomas Tremblay dit :
21 février 2011 à 16 h 45 min
« Le Bureau des élections peut se donner toutes
les peines du monde à demeurer transparent.
bilite des elections a une equipe composee
d’huissiers de justice pour le compte des votes
et d’avocats pour administrer le bureau et se
charger des plaintes, etc.
Toutefois, par le simple fait qu’il soit une entité liée

à la Fédération étudiante, il ne parviendra jamais

à être complètement intègre et impartial. »

Tout à fait en accord avec les propos de l’éditorial.

Chase Patterson dit :

21 février 2011 à 21 h 27 min

Je me suis demande a plusieurs reprises pour- quoi le bureau des elections avait quoi que ce soit en rapport avec la FEUO, et comment il se faisait

que quelqu’un aurait cru que c’etait une bonnee idee, si ce n’est que par principe… Il me paraitrai plus sage de donner la responsa-

Brandon Clim dit :

23 février 2011 à 0 h 35 min Entièrement en accord avec ce qui est proposé dans la conclusion de cet éditorial! Malheureu- sement, même les plus grands optimistes au- raient beaucoup de difficulté à croire qu’un tel changement pourrait être adopté par le conseil d’administration. Ceux et celles qui auraient (possiblement) profité de ce genre de système n’appuieraient certainement pas une telle idée qui pourrait nuire à leur chance de se faire réé- lir.

21 • www.larotonde.ca

certainement pas une telle idée qui pourrait nuire à leur chance de se faire réé- lir.

opinions

le 7 mars 2011

Réponses à « Dénommée est disqualifié », publié sur le Web le 28 février

Bruno dit :

28 février 2011 à 18 h 00 min

Malheureusement, cela concrétise vraiment mon idée de défédération! Je n’ai qu’un chose en tête lorsque je reviendrai à la faculté de droit : On sacre notre camp de la FÉUO!!!

frenchie dit :

28 février 2011 à 18 h 23 min

mais Hammett elle n’est pas disaqualifié pour avoir enffreint des règlements électoraux ? Si on disqualifie Trisan on devrait disqualifié tout les autres

Anonyme dit :

28 février 2011 à 18 h 25 min

Mon commentaire s’adresse plutôt aux autres étudiants ayant commenté sur l’article et deman- dant une nouvelle élection. C’est bien beau les accusations de corruption ou de quelque chose de louche… mais n’oublions pas, Tristan a par lui- même malgré plusieurs avertissements du bureau des élections, commis ces erreurs. On pourrait aussi dire que de ne pas le disqualifier est injuste pour la candidate SJK. Come on… avouons que la campagne de Tristan était elle-même un peu salle au départ…

Bruno dit :

28 février 2011 à 19 h 02 min

Pour être bien honnête…je m’en fou que la dis- qualification de Tristan soit fondé ou non. C’est seulement la goute qui fait débordé le vase. Pour- quoi les élections sont-elles toujours contestées

à chaque année? N’y a-t-il pas moyen d’avoir de

vrai enjeux étudiants et des candidats qui respect l’institution de la FÉUO plutôt que leurs intérêts

personnels ( et ce des deux côtés). Les gens se défendent en disant OOoo mais je n’accuse per- sonne en particulier…. Eh bien moi j’accuse tout le monde! Pourquoi le scrutin est-il toujours enta- ché d’irrégularités années après années? Pour- quoi débattons nous plus des scandales plutôt

y a un problème

que des idées et des projets…

à la FÉUO, et ce problème est endémique.

Lorsqu’on a un virus sur notre ordinateur et qu’on ne peut pas s’en défaire…on doit malheureuse- ment le rebooter. Je crois que c’est le temps de faire de même avec la FÉUO.

Il

Anonyme dit :

28 février 2011 à 19 h 52 min

@Bruno: C’est quoi une irrégularité? D’après ce que je comprends dans les divers articles ou blo- gues traitant la question, c’est un chiffre irrégulier de vote pour un ou une candidat.e dans une ou plusieurs stations. Tout d’abord, le dernier jour de vote, c’est la plus part du temps le jour ou la majo- rité des étudiants décident de voter (Toujours à la dernière minute). Donc évidemment de ce côté une certaine « irrégularité » est inévitable. Pour ce qui est du nombre de vote par bureau, je n’ai pas les chiffres mais j’imagine qu’il y a plus d’étudiants qui votent aux bureaux de scrutins situés dans le centre universitaire ou à Morissette qu’ailleurs sur le campus dut au trafic étudiants beaucoup plus élevés dans cette région du campus. Une autre

irrégularité mentionnée lors de cette campagne :

le % de vote pour un.e candidat.e est plus élevée

à certains bureaux qu’ailleurs. Et bien il faut croire que le/la candidat.e n’est pas trop loin (À plus de

20 mètres des bureaux de scrutins évidemment),

en train d’encourager les étudiants à aller voter, tout en faisant campagne… ce qui est, je tien à le préciser absolument légal, et intelligent pour gagner une élection. Bref… Je me demande, ça ressemble à quoi une élection régulière?

Bruno dit :

28 février 2011 à 22 h 48 min

Bonjour Anonyme, Malheureusement, ton commentaire nous dé- montre que tu participe activement à cette parti- sannerie aveugle. Les irrégularités dont je parle, ce n’est pas du tout le fait qu’un candidat ait plus de vote. Voici quelques exemples d’irrégularités auxquelles je fais allusion :

Lorsqu’une élection est contesté devant le comi- té d’arbitrage étudiant et que les 3 accusés de fraudes électorales votes pour élire de «nouveaux arbitres» pour juger leur cas alors que les plai- gnant reste témoin impuissant de cette situation. Est-ce que ce n’est pas une violation flagrante de la justice naturelle que d’être juge et partie à la fois. Lorsque quelqu’un est coupable d’une infraction pénale pour avoir pirater le système de vote élec- tronique mais que le bureau des élections fait tout, selon les commentaires directes du représentant de everyonecounts, pour freiner et ne pas aider à l’investigation. Ajouter à cela le fait que d’autres étudiants ont été autorisé à se présenter lors de la deuxième élection même s’il n’avait pas présenté leur candidature lors de la première…ce qui est complètement à l’encontre de notre constitution. Ajouter aussi un CEO qui démission en pleine campagne mais qui ne fait AUCUN commentaire, sauf après la campagne ou il affirme avoir été victime de pression de la part du président de la FÉUO. Pour continuer l’histoire, ajouter cette année le fait que Tristant appel d’une décision du CEO et que le comité des élections prennent une décision

sans même entendre les arguments soutenant la demande. Ca aussi j’appel ca une irrégularité puisque c’est une violation encore une fois d’un principe de justice naturel.

Ajoute à cela le fait que ca fait 3 **** ANNÉE que le comité d’arbitrage étudiant est inapte à entendre des plainte alors même que je sais pertinament qu’il y a eu plusieurs entrevue mais personne n’avait le profils recherché…j’imagine. Se faire entendre par le comité est un droit garantie par notre constitution. Or, nos représentant semble croire qu’ils sont au dessus de la constitution en ignorant la compétence du comité année après année

anonyme, ouvre toi les

Et la liste continue…

yeux et trouve moi une justification pour toute ces irrégularités. Ce n’est pas à savoir si «mon candidat a été élu ou non», Le but c’est d’avoir des sacrement d’élection fair une fois dans l’histoire contempo- raine de la FÉUO.

@

Stephanie Roy dit :

28 février 2011 à 19 h 01 min

La campagne de Tristan n’était pas aussi sale que ce dont le comité des élections l’accuse. Quoique Tristan est éliminé, les étudaints ont tout de même le droit de dire non à Sarah Jayne King. Tristan à part, elle ne peut pas se faire élire si plus de 50% des voies lui ont dit « non » et selon moi, un vote pour Tristan devrait etre considerer un non pour Sarah Jayne.

Anonyme dit :

28 février 2011 à 19 h 37 min

@Stéphanie Roy: Je suis certaine que bon nombre d’étudiant préférerai avoir un.e VP aux finances que ce soit Tristan ou non. De dire qu’un vote pour Tristan est un vote « non » serait selon moi faux. C’est pas parce que SJK n’est pas le premier choix des étudiants qu’elle n’aurait été acclamée si un tel scénario aurait eu lieu. Je suis prête a mettre ma main au feu que si le tout se termine par un vote « oui » ou « non » pour SJK, elle se fait élire.

vote « oui » ou « non » pour SJK, elle se fait élire. ont participé

ont participé à cette édition :

ont participé à cette édition : Sara Pedroso Laure-Ariane Charbonneau Laurent Bouchard Vanessa Dion-Lirette Léa

Sara Pedroso Laure-Ariane Charbonneau Laurent Bouchard

Vanessa Dion-Lirette Léa Papineau-Robichaud Nedggy Mauricin

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le 7 mars 2011

le 7 mars 2011 Éditorial le 7 mars 2011 • Vol. LXXVIII No.20 109, rue osgoode

Éditorial

le 7 mars 2011 • Vol. LXXVIII No.20

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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 4000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires franco- phones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC).

La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou élé- ments graphiques, en totalité ou en partie.

espace dangereux

expressions utilisées. Sarah Jayne King élue par acclamation parce qu’elle « ne méritait pas tout le tort causé par Dé- nommée ». Selon les élus, c’était ce qu’il fallait faire. Jamais la FEUO n’aurait voulu être tenue responsable d’appuyer un « can- didat qui triche » et de « faire subir des élections » à une candidate qui n’a « pas mérité qu’on lui fasse autant de mal », ont expliqué ceux ayant voté dans le sens des motions proposées. Et les étudiants, dans toute cette his- toire? Assis derrière leur écran d’ordina- teur, visionnant la diffusion simultanée de la réunion sur Internet en n’enten- dant que des bribes des conversations, ou debout devant la porte de la salle 108 du pavillon Lamoureux, entre les deux agents de la protection, ils ne pou- vaient qu’attendre et espérer que le bon sens s’empare de leurs élus, ceux qui dé- tenaient alors le sort des étudiants entre leurs mains. Et la constitution, la bible de la Fédé- ration étudiante, qui impose des pro- cédures strictes en fonction de grands principes tels la liberté d’expression et la justice, on en fait quoi? Le Conseil d’administration a déjà failli à sa tâche de créer le Comité d’arbitrage étudiant avant les élections, et n’a pas voulu se retrousser les manches pour en créer un dans des délais rapides, pour que soient entendus les appels des élec- tions devant des étudiants neutres :

Lundi matin, 1 h 30 : jour de deuil à l’Université d’Ottawa. Deux semaines après le dévoilement des résultats pré- liminaires, la Fédération étudiante vient de mettre un terme à la période des élec- tions. La conclusion fait mal au cœur et à l’unité du campus. Les derniers « conflits à régler » de- vaient être discutés dimanche soir, dès 17 h, lors d’une réunion spéciale du Conseil d’administration. Lors de cette rencontre, les représentants étudiants ont une fois de plus oublié leur tâche première, celle d’écouter ceux qui les ont élus. En plus de ne pas s’être souciés de l’opinion estudiantine, ils ont d’abord imposé une division au sein de la popu- lation étudiante en ne permettant ni au public ni aux médias d’être présents à cette soirée. Leur argument? Offrir un « espace sécuritaire » (safe space). Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que rien n’avait autant les caractéris- tiques d’un endroit dangereux que cette pièce réunissant la trentaine de représentants élus. Aveuglés par leurs intérêts personnels, les élus ont par- ticipé aux débats, discussions et votes en détruisant lentement tout ce qu’il restait du respect des étudiants envers leur FEUO. La présence des médias étudiants dans la salle interdite, puis, plus tard, acceptée à condition qu’elle ne soit pas une entrave à l’ « espace sécuritaire ». Tristan Dénommée officiellement dis- qualifié pour avoir « triché », « enfreint les règles » et « saboter la campagne de son adversaire », pour reprendre les

– un candidat pour des motifs boi-

teux : deuxième transgression. Mais, plus encore, il nomme la candidate défaite au poste que vient de perdre le candidat disqualifié? Troisième trans- gression. Merci, bonsoir, la partie est terminée, la FEUO vient de perdre un large éventail de partisans, ou d’étu- diants qui espéraient un miracle. On ne parle pas simplement ici de dé-

cisions qui ne plaisent pas au plus grand nombre et qui, donc, feront élever les
cisions qui ne plaisent pas au plus grand
nombre et qui, donc, feront élever les
voix. On parle de décisions qui ont été
prises à partir d’arguments et de preuves
non fondées, qui ébranlent la structure
des élections précédentes et des années
à venir. Disqualifier un candidat parce
qu’il a fourni les mauvais chiffres, puisés
sur le site internet de la FEUO, parce que
son adversaire s’est sentie attaquée par
celui-ci en campagne électorale? Si les
élections fédérales suivaient l’exemple
de la FEUO, il n’y aurait pas de gouver-
nement puisque les députés seraient
sans cesse disqualifiés.
Au lieu de prétendre encourager les
« espaces sécuritaires » en brimant le
droit de parole des étudiants, en tentant
d’interdire la présence des médias aux
événements dits publics, en lançant une
série d’arguments plus biaisés les uns
que les autres pour défendre leurs amis
et en votant en groupe sans penser aux
intérêts des étudiants, les élus devraient
s’ouvrir les yeux et constater qu’il n’y
a rien de moins « sécuritaire » qu’un
première transgression. Ensuite, ce
même Conseil décide de disqualifier
– et non de simplement sanctionner
Conseil d’administration comme celui
de la FEUO actuelle. Le vrai danger, ce
sont eux qui le créent.
Semaine de la francophonie 14 au 19 mars 2011 Viens célébrer une langue riche de
Semaine de la francophonie
14 au 19 mars 2011
Viens célébrer une langue riche de ses accents!
Cours également la chance de gagner jusqu’à 2000 $ en
prix dans le cadre d’activités comme le rallye PluRaLys!
Renseigne-toi sur les activités et les règlements des concours au
www. Francophonie.feuo.ca ou sur la page fan Semaine de la
francophonie 2011 sur Facebook ou encore écris-nous à
programf@uOttawa.ca!
ournage de l’émission
Coups francs
Le lundi 14 mars 2011 dès 19 h 30
À l’Agora du Centre universitaire Jock-Turcot
Entrée gratuite, prix de présence et musique en direct!
Invité musical :
ZPN, artiste rap hip-hop
nsulte la liste des invités sur la page fan Coups francs sur Facebook, envoie deux questions s’adressant à
n d’eux à programf@uOttawa.ca et cours la chance de gagner une paire de billets pour le spectacle de
KEN JAH FAKOLY le vendredi 18 mars!
billets pour le spectacle de KEN JAH FAKOLY le vendredi 18 mars! www.viecommunautaire.uOttawa.ca | 613-562-5800 (4424)
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