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J e r s i t é d e m é dé J
J n i v a J
u
J institut des sciences de la technologie J
J J
département de SE.T,LMD,ST,SM
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J Cours de Chimie 2 J
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(Thermodynamique
J J
J et cinétique chimique ) J
J 1ère Année Licences ST J
J fait par “Dr ANNOUN Med” J
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J Chapitre 1 J
J Généralité et Introductions à J
J la Thermodynamique J
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J www.lv-educ.piczo.com J
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© LV E D U CAT I O N
t o u s d ro i t r é s e r v é
www.lv-educ.piczo.com
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Institut des Sciences et de la Technologie Université Dr Yahia Fares de Médéa
Cours fait par “Dr Mohamed ANNOUN”

GENERALITES
I. DÉFINITION
La thermodynamique est une partie de la physique qui traite les relations entre les
phénomènes calorifiques (phénomène thermique, chaleur) et les phénomènes
mécaniques (mouvement).

Exemple :
Soit un cylindre fermé par un piston mobil et empli par un gaz
W
le travail

dz gaz
gaz

Q
la chaleur
Constat :
Si on chauffe le cylindre, le gaz s’échauffe et pousse le piston vers l’extérieur
(déplacement du piston).

Résultat :
Cette expérience est siège d’un phénomène thermodynamique « il existe une
relation entre la chaleur (Q) et le travail (W) »

II. OBJECTIF
a. En physique
la thermodynamique elle étudie les lois qui gouvernent les phénomènes de
transformation (ou conversion) de l’énergie.en particulier celles qui intéressent les
transformations de l’énergie calorifiques Q en toute autre forme d’enrgie W .
si on prend l’exemple présidant on constate que l’énergie calorifique Q et convertie
en travail mécanique W par conséquent il existe une relation entre Q et W

[Q] : Cal (calorie) . [W] : J (joule) . 1 cal = 4,185 J


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1 Type d’enrgie:
* énergie mécanique ( énergie cinétique + énergie potentielle )
* énergie électrique ( apparaît chaque fois qu’il existe une différence de potentielle )
* énergie magnétique (apparaît chaque fois qu’il existe un champ magnétique )
* énergie chimique ( c’est l’énergie mise en jeu lors d’une réaction chimique )
* énergie radiative ( énergie qui nous parvient de soleil )
* énergie nucléaire ( elle apparaît lors de réaction se produisant au niveau des
noyaux d’atomes ).

énergie 1 énergie 2
matière

L’énergie 1 se converti en énergie 2. Cette conversion est assurée par la


transformation de la matière
2. état de matière

SOLIDE LIQUIDE GAZ

SOLIDE LIQUIDE fusion

LIQUIDE GAZ vaporisation

SOLIDE GAZ sublimation

LIQUIDE SOLIDE solidification

GAZ LIQUIDE liquéfaction


2.Exemple de conversion de l’énergie

* Energie chimique Energiemécanique(Moteur à essence ou diesel)


* Energie Chimique Thermique(combustion du méthane)
* Energie Chimique Electrique(pille ,batterie de voiture)
* Énergie électromagnétique Thermique (four micro-onde)
* Énergie électrique Energie Calorifique (fer à repasser)
* Énergie radiative Énergie électrique

« Énergie radiative qui traverse l’atmosphère produit un échauffement du sol et des


océans se qui traduit par l’apparition du phénomène de l’évaporation de l’eau qui
agit directement sur le comportement météorologique et participe à la naissance des
vents « énergie éolienne » et des nuages qui provoque des chutes libre des pluies qui
permet d’obtenir de l’électricité à travers les centrale hydraulique ».
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B. En chimie
La thermodynamique prévoit l’évolution d’une réaction chimique et par des lois
thermodynamique on peut établir le bilan énergétique mise en jeux.

HO 2 H + 1/2O
2 2

La thermodynamique nous donne les renseignements suivants:


1- L’evolution de la réaction pour les condition opératoire imposées«la faisabilité
de la réaction»
2- bilan d’énergie mise en jeu «calcule de la chaleur de la réaction»
3- le degré d’avancement de la réaction pour les condition opératoire imposées.

III. DÉFINITIONS ET CONCEPTS DE BASE


A. Système
Un système est un corps ou un ensemble de corps de masse déterminée et délimité
dans l’espace par unesurface S à travers laquelle pourrait s’effectuée les échanges
d’énergies (sous forme de Chaleur Q et Travail W) etde matières avec le reste de
l’univers (milieu extérieur).

W
Q

M
Exemples :
o Un vase plein d’eau qu’on veut chauffé.
o Un cylindre fermé par un piston mobile emplit de gaz
o Poêle
o Arbre
o Voiture

Convention de signe
Le signe plus (+) implique que le système reçoit du milieu extérieur

Le signe moins (-) implique que le système fourni au milieu extérieur.

Exemple :
Q = 1400 cal c.a.d le système a reçu de 1400 cal
Q = - 1400 cal c.a.d le système a fourni une quantité de chaleur 1400 cal
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B.Classification des systèmes :


1. Système isolé
Pas d’échange de matière et de l’énergie (Q et W) avec le milieu extérieur
Exemple :
* Un Thermos
2. Système non isolé
a) Système fermé
Pas d’échange de matières avec le milieu extérieur « il échange que de l’énergie Q et W »
Exemple :
* Une résistance électrique
* Un cylindre emplit par un gaz et fermé par un piston mobile
b) Système ouvert
Il échange de matières et de l’énergie avec le milieu extérieur
Exemple :
* Une voiture
* Un arbre
* Un poêle
C. Etat d’un système et grandeur d’état:
Un système, avant de subir une transformation, se trouve dans un certain état.Cet état est
caractérisé par un certain nombre de grandeur macroscopique par exemple : la température volume,
pression,
, densité, viscosité conductivité thermique et électrique…..etc toutes ces grandeurs sont
appelées grandeurs d’état

D. Variable d’état et équation d’état:

Parmi toutes les grandeurs d’état possible, on peut choisir arbitrairement celles qu’on veut utiliser
pour décrire une transformation. Le choix devra être judicieux afin de rendre les calculs les plus
simples possibles. Les grandeurs d’état ainsi sélectionnées s’appellent des variables d’état.
En thermodynamique les variables d’états sont: T, P et V.
Ces variables d’état sont liés par une relation appelée équations d’état.

E. Grandeurs Intensives et grandeurs extensives :

Parmi les variables d’état d’un système certaines sont indépendantes de la quantité de matière.
Ces variables sont dites intensives (exemple T et P). Les grandeurs d’état qui sont proportionnelles
à la quantité de matière sont appelées variables extensives (exemples m, V..)

F. Etat d’équilibre d’un système :


Un système est en équilibre thermodynamique lorsque les valeurs des variables d’état sont les
mêmes en tout point des système et reste fixe en fonction du temps.
* Equilibre mécanique (la somme des forces est nulle)
* Equilibre thermique (la température reste constante)
* Equilibre chimique (pas de réaction chimique)
L’équilibre thermodynamique généralise à la fois l’équilibre thermique, mécanique et chimique.
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G. Evolution d’un système


Une transformation d’un système, d’un état d’équilibre initiale 1 vers un état
d’équilibre final 2, s’accompagne de modifications d’une ou plusieurs variables
d’état d’ou un échange d’énergie sous forme de chaleur Q et de travail W avec
le milieu extérieur. on distingue plusieurs types de transformations:
· Transformation isotherme :
Transformation qui s’effectue à température constante T2 = T1 (Température de
l’état finale T2 est égale à la température initiale T1)
· Transformation isobare :
Transformation qui s’effectue à pression constante P2 = P1 (Pression de l’état finale
P2 est égale à la pression initiale P1)
· Transformation isochore :
Est une transformation qui s’effectue à volume constant V2 = V1 (Volume final V2
est égale au volume initial V1) ; dans cette transformation le travail des forces de
pressions échangée entre le système et le milieu extérieur est nul (W = 0)
· Transformation adiabatique:
Est une transformation qui s’effectue sans échange de chaleur avec le mileiu extérieur
(Q=0)
· Transformation cyclique
Est une transformation qui est caractérisée par les mêmes valeurs des variables d’état,
c’est à dire l’état final est identique à l’état initial T2 = T1, P2 = P1, V2 = V1 (série
de transformations successives avec un retour à l’état initial).

IV. TEMPÉRATURE
A. Notion de température
La température, notée T, est une grandeur macroscopique qui mesure le degré de
chaleur d’un système. Du point de vu microscopique, elle représente l’agitation
« mouvement » des molécules, des atomes dans le système considéré.
B. Echelle de température
1. Echelle linéaire
C’est l échelle centésimale appelé aussi degré Celsius, notée °C, dont les points de
repère sont O et 100 correspondant respectivement à la température de fusion et
d’ébullition de l’eau sous la pression atmosphérique.
2. Echelle Fahrenheit
Notée °F, Sur cette échelle la température de fusion et ébullition de l’eau sous la
pression atmosphérique est respectivement 32°F et 212 °F. La relation entre l’échelle
Celsius et Fahrenheit est donnée par la l’expression : T (°F) = 32 + 1.8T (°C).
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3. Echelle Kelvin
C’est l’échelle universelle appelé aussi le degré absolue, notée K, « unité SI de
température ». La relation entre l’échelle Kelvin et l’échelle Celsius est donnée par
la relation : T (K) = T(°C)+273.15:

V. PRESSION
La pression, notée P, est définie comme étant la force pressante dF exercée par un
fluide en équilibre sur un élément de surface dS :

P = dF
dS
dF est normale à l’élément de surface dS.
Du point de vu microscopique la pression est due uniquement aux chocs des
molécules ou des atomes sur la paroi du système.
Unités de pression :
5
· [P]: N.m-2 = Pa (Pascal, unité SI) 1 atm= 1.01325 10 Pa
5
· [P]: bar 1 bar = 10 Pa
· [P]: atm (Atmosphère) 1 bar = 0.9869 atm
· [P]: mmHg (Millimètre de mercure) 1 atm = 760 mmHg

VI. PRINCIPE ZÉRO DE LA THERMODYNAMIQUE

Le principe indique que deux corps, mis en contact, tendent vers un état d’équilibre
thermique. Ils sont alors caractérisé par une même température. Deux corps en
équilibre thermique avec un troisième sont en équilibre thermique entre eux.

VII. COMPRESSIBILITÉ ET DILATATION DES GAZ:

A. Compressibilité des gaz (loi de Mariotte)


Cette étude consiste à faire varier le volume d’une masse gazeuse, lorsque seul la
pression change (transformation isotherme) « effet de la pression sur le volume à
température constante »
m1
m2
P1
P2
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12

10

8
pression (atm)

0 5 10 15 20
Volume molaire (L/mol)

Sur le graphe « diagramme de Clapeyron P = f(V) » on constate que la courbe est


hyperbolique. On déduit alors qu'à température constante la pression d’une masse
gazeuse est inversement proportionnelle au volume quelle occupe :

P= K
Loi de Mariotte :
V
a température constante, le produit de la pression d’une masse gazeuse par son
volume est constant.
PV=K
P1V1 = P2V2
1:état initial
2:état final
T1 = T2
Tous les gaz ont la même loi de compressibilité.

B. Dilatation des gaz


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1. Loi de Gay Lussac


Cette étude consiste à faire varié le volume d’une masse gazeuse, lorsque seule la
température change (transformation isobare)« effet de la température sur le volume
à pression constante »
6

V (l)
3

2
Q 1

0
500 750 1000
250
T (K)
Sur ce graphe V = f(T) on constate que la courbe est Linéaire. On déduit alors
qu’à pression constante, le volume occupé par une masse gazeuse est proportionnel
à la température absolue (degré Kelvin) : V T .
Loi de Gay Lussac :
A pression constante, le quotient du volume d’une masse gazeuse par sa température
est constant.
V = K’
T
V1 V2
=
P1 = P2 T1 T2
Cette loi est valable pour tous les gaz.
2. Loi de Charles
Cette étude consiste à faire varié la pression d’une masse gazeuse, lorsque seule
la température change (transformation isochore)« effet de la température sur
la pression à volume constant »
10

6
V (l)

Q 4

0 200 400 600 800 1000 1200 T (K)


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Sur ce graphe P = f(T) » on constate que la courbe est Linéaire. On déduit alors qu’
à volume constant, la pression d’une masse gazeuse est proportionnelle à la
température absolue (degré Kelvin) : P T .
Loi de Charles :
A volume constant, le quotient de la pression d’une masse gazeuse par sa
température est constant.
P = K’’
T
P1 P2
=
V1 = V2 T1 T2
Cette loi est valable pour tous les gaz.

Remarque
Si on combine les trois lois précédentes, on trouve :

PV = const
T
P1V1 P2V1
=
T1 T2
VIII. MODÈLE DES GAZ PARFAITS:
A. Définition
Un gaz parfait est un gaz réel à faible pression où les molécules sont très éloignées
les unes par rapport aux autres. Cela signifie que le choc entre les molécules est
négligeable « les interactions moléculaires sont négligeables.
B. Lois des gaz parfaits
A une température donnée et quant la pression tend vers 0 le produit P.V/n tend vers
une constante quelque soit la nature du gaz. Cette constante est égale à RT.
PV/n

néon

T=const
O2

CO2

P
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lim PV =RT
n
P®0

On peut alors décrire le comportement du gaz à faible


pression par l’expression suivante qu’on appelle équation d’état des gaz parfait :

PV= nRT
P : Pression
V : Volume R : constante des gaz parfaits
n: nombre de mole T: température absolue (degré K)

Remarque
L’équation d’état des gaz parfaits est en parfait accord avec les lois de Mariotte,
Gay Lussac et de Charles
· A température constante, le volume d'un gaz est inversement proportionnel à sa
pression (loi de Mariotte)
nRT k
P= =
V V
· A pression constante, le volume est proportionnel à la température absolue du gaz
(loi de Gay-Lussac)
V nR
= = k’
T P
· A volume constant, la pression du gaz est proportionnelle à sa température absolue
(loi de Charles)
P nR
= = k”
T V
C- Loi d’Avogadro
Pour le même nombre de moles, de différents gaz occupe le même volume dans les
conditions identiques de pressions et de température « le volume d’un gaz dépend des
conditions opératoire T et P et indépendant de la taille de la molécule »
Une mole d’un gaz parfait occupe dans les conditions normales un volume de 22.4 (l)
Conditions normales: les conditions normales sont caractérisées par P = 1atm et T 270 K(0°C).
Conditions standards: les conditions standard sont caractérisées par P = 1atm et T 298 K(25°C).
Par conséquent on peut calculer la constante des gaz parfaits (cf en TD)

-1 -1 -1 -1 -1 -1
R= 0.082 l.atm mol K ; R = 8.314 J mol K ; R= 1.987 cal mol K
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IX. GAZ RÉELS


L’équation d’état d’un gaz parfait décrit le comportement des gaz réel à basse
pression. En pratique, aucun gaz réel ne suit rigoureusement cette loi surtout à haute
pression ou lorsque on s’approche de l’état liquide. C’est pourquoi a-t-on cherché à
modifier la loi des gaz parfait qui est trop simple pour l’adapter à la réalité des
résultats expérimentaux. Parmi les équations proposées dans la littérature nous
retiendrons celle de Van Der Waals qui est plus ancienne et présente un intérêt
historique :
2 a ( V - nb ) = nRT
P+n 2
V
a et b étant des constantes caractéristiques du gaz

3 -2
Gaz a(J.m .mol ) 3
b(m .mol )
-1

N2 130.10
-3
38.10-6

O2 138.10
-3
31.810-6

CO2 366.10-3 42.9.10


-6

a
2
: Terme du à l’effet de pression interne (pression de cohésion)
V
b : Terme du au volume propre des molécules (covolume )
Si on élimine ces deux terme on retrouve l’équation d’état des gaz parfait

X. PROPRIÉTÉS D’UN GAZ PARFAIT


A. Masse volumique
Par définition la masse volumique d’un gaz est le quotient de sa masse par le volume
qu’il occupe

V= nRT
P
= PM
RT
n= m
M
3
: g/l ou kg/m

La masse volumique d’un gaz parfait est proportionnelle à sa pression et inversement


proportionnelle à sa température.
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B. Densité
Par définition la densité d’un gaz et le quotient de sa masse volumique par la masse
volumique de l’air dans les mêmes conditions de pression et de température.

g
d g =
air
T,P
PMg
RT Mg Mg
d g = =
Mair
d g =
29
PMair
RT
Contrairement à la masse volumique, la densité est indépendante de la pression
et de la température.

XI. MÉLANGE DES GAZ PARFAIT


Soit un gaz parfait A dans les conditions P1,V1, T1 et un gaz parfait B dans les
conditions P2,V2,T2. Le mélange de ces deux gaz parfaits est un gaz parfait.

Gaz A Gaz B Gaz A+B

Mélange
P1 P2 A+B
T1 T2 Pm
V1 V2 Tm
Vm

Loi de conservation de la masse :


Nombre de moles de mélange = nombre de mole de gaz A + nombre de mole de gaz B

PmVm PV PV
nm =nA + nB = = 1 1 + 2 2
R mT m R1T1 R2T2
Il en résulte que :

PmVm PV PV
= 1 1 + 2 2
Tm T1 T2
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A. Fraction molaire
nA n
xA= = nA +AnB
nm
nB
x+x=1
A B
n
xB= = nA +B nB
nm
B. Pression partielle (Loi de Dalton)

PA = PmxA
PA + PB =(xA + xB)Pm = Pm
PB = PmxB

Remarque :PA ≠ P1 et PB ≠ P2
C. Masse molaire du mélange
Mm = MAxA + MBxB

D. Densité du mélange
Mm
d A=
29
E. Masse volumique du mélange
PMm m

RTm

XII. Travail de la force de pression (énergie mécanique)


A. Définition
Le travail mécanique est l’énergie nécessaire pour déplacer ou déformer un corps

F
Pe =
S

0 dx x

F
Pe =
S
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w = -Fedx= -Pe Sdx= -Pedx après intégration, on trouve :


2
W = -∫ PdV
1
Pour une transformation réversible on a Pe=P
Il en résulte
2
que
W = -∫ PdV
1
[W] = Pa.m3 = Joules 1 l.atm = 101.325 J
[W] = l. atm 1 Cal = 4.185 J
[W] = Cal.

B. Travail de pression d’un gaz parfait


1. Transformation isochore (V constant , dV =0)
W=0
2. Transformation isobare (Pression constante)
2
W = -∫ PdV = -P(V2 - V1) = -nR(T2 - T1)
1

3. Transformation isotherme (Température constante)


2 V2 V2

W = -∫ PdV = - nRT dV= -nRT


1
V
∫ ∫ dV
V
V 1
V 1

P1 V
W = -nRT ln = -nRT ln 2
P2 V1

nRT = P1V1 = P2V2


C. Représentation graphique
1. Transformation simple
P P

2 2
P1 P2

P2 1 1
P1

V1 V2 V1 V2 V
w1-2 > 0 w1-2 < 0

2
w = -∫ P dV = aire = ±A
1

si >0 W =-A (le système fourni un travail au milieu extérieur)


si <0 W =-A (le système fourni un travail au milieu extérieur)
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2. Transformation cyclique

W = - Aire sens horaire « cycle moteur »


W = + Aire sens trigonométrique

XIII. CALORIMÉTRIE
A. Définition de la chaleur

La chaleur est une forme d’énergie au même titre que le travail qui traverse la
paroi séparant le système du milieu extérieur. Donc, il s’agit d’un transfert de
chaleur (transfert d’énergie sous forme de chaleur). Ce transfert résulte en générale
d’un écart de température entre le système et le milieu extérieur ( Q a )
[Q] : cal ou joules 1 cal = 4.185 joules

B. Chaleur massique ou molaire d’un corps pur


La chaleur massique ou molaire, notée c, est une propriété physique des corps purs,
est définie comme étant l’énergie calorifique nécessaire à l’unité de masse (1g ) ou à
une mole d’un corps pur pour élever sa température de 1 degré.
-1 -1 -1 -1
[c] : cal g °C ou cal mol °C
Exemple
c eau liquide = 1 cal .g-1 °C-1 = 18 cal.mol-1 °C-1
-1 -1 -1 -1
c eau solide = 0.45 cal .g °C = 8.1 cal.mol °C

1. Cas des corps purs à l’état gazeux:


Pour les corps pur à l’état gazeux on définit la chaleur massique à pression constante
notée cp et la chaleur massique à volume constant notée cv.
cp cv
2. Cas des corps purs à l’état liquides ou solides
cp cv = c
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C. Capacité calorifique
La capacité calorifique ou thermique, notée C, d’un corps pur est définie comme
étant le produit de ça chaleur massique (chaleur molaire) par sa masse (nombre
-1
de mole).[C] : cal °C
C = mc = nc’
m
c’
nc’ M c’
C= = =
m m M
masse molaire
chaleur massique =
chaleur molaire
1. Cas des corps purs à l’état gazeux:
Pour les corps purs à l’état gazeux on définit la capacité calorifique à pression
constante notée Cp et la capacité calorifique à volume constant notée Cv. avec :
Cv = mcv et Cp = mcp Cp≠Cv
2. Cas des corps purs à l’état liquides ou solides
Cp Cv = C.
D. Coefficients calorimétriques
Soit un système fermé constituer par un corps pur sous une seule phase. Si ou cours
d’une transformation la température, la pression et le volume subissent des variations
élémentaires respectivement dT, dP et dV la quantité de chaleur variera
d’une quantité élémentaire Q que nous écrivons sous la forme :
= Cv.dT + l.dV Q = f (T,V)
= Cp.dT + h.dP Q = f (T,P)
où Cv , Cp , l , et h sont appelés les coefficients calorimétriques :
· Cv : Capacité calorifique isochore ;
· Cp : Capacité calorifique isobare :
· l : Coefficient de chaleur à dilatation isotherme ;
· h : Coefficient de chaleur de compression isotherme.

E. Transformation d’un système compressible (gaz)


1. Transformation isochore
Pour une transformation isochore d’un gaz, nous avons dV = 0 par conséquent la
quantité de chaleur mise en jeux est :
dQ = CvdT
2 T1 T1

1
T2 T2

si Cv est constante entre T1 et T2 alors :


Q = Cv (T2 - T1) = mcv (T2 - T1) = nc’v (T2 - T1)
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2. Transformation isobare
Pour une transformation isobare d’un gaz, nous avons dP = 0 par conséquent la
quantité de chaleur mise en jeux est :

2 T1 T1

1
T2 T2

si Cp est constante entre T1 et T2 alors :


Q = CP (T2 - T1) = mcP (T2 - T1) = nc’P (T2 - T1).

F. Chaleur latente de changement d’état


L’état physique des corps pur existe sous trois phases

Condensation

Solidification Liquéfaction

Solide Liquide gazeux

Fusion Vaporisation

Sublimation

Un changement de phase s’effectue à pression et température constantes.


La chaleur latente de changement d’état, notée L, est l’énergie calorifique nécessaire
à l’unité de masse (1g) pour changer son état physique à pression et température
constante.
[L] : cal / g ou cal / kg ou encore cal / mol
• S ® L : Chaleur latente de fusion Lf >0
• L ® S : Chaleur latente de solidification Ls = -Lf <0
• L ® G : Chaleur latente de Vaporisation LVap>0
• G ® L : Chaleur latente de Liquéfaction LLiq = -LVap<0
• S ® G : Chaleur latente de sublimation Lsub >0
• G® S : Chaleur latente de Condensation Lcond =- Lsub

Exemple :
La chaleur latente de fusion de l’eau à O°C sous P = 1atm = 80.4 cal / g
La chaleur latente de vaporisation de l’eau à 100°C sous P = 1atm = 535 cal / g
Soit m, la masse d’un corps pur, la chaleur nécessaire pour changer son état physique
(changement de phase) à pression et à température constante est :
Q = m.L = n.L’
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G. Notion de bilan calorifique


1. Chauffage d’un corps pur
Soit un corps pur de masse m à l’état solide à la température T1. Ce corps reçoit
une quantité de chaleur Q le conduisant à l’état gazeux à la température T2 .
Nous avons enregistré l’évolution de la température en fonction du temps. Le résultat
est représenté sur la figure ci-après :

T (°C)

T2

T vaporisation

T fusion L L+G

T1 S S+L

t (s)

Sur ce graphe on constate l’existence de cinq domaines.


· Domaine 1 de T1 à T fusion la température augmente, c’est le chauffage de la
phase solide.
· Domaine 2 présence d’un palier de température à T fusion «T constante»
changement de phase du solide au liquide, c’est la fusion (un changement de
phase s’effectue à température constante).
· Domaine 3 de T fusion à T vaporisation la température augmente de nouveau
c’est le chauffage de la phase liquide.
· Domaine 4 présente d’un palier de température à T vaporisation. Changement
de phase du liquide à la vapeur, c’est la vaporisation (un changement de phase
s’effectue à température constante).
· Domaine 5 de T vaporisation à T2, de nouveau, la température augmente
c’est le chauffage de la phase gazeuse.

La quantité de chaleur nécessaire à cette masse pour passer de T1 à T2 est :


Q = Q1 + Q2 + Q3 + Q 4 + Q5
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Tf

Q1 = ∫ mcp solide dT = mcp solide (Tf - T1)


T 1

Q2 = m Lf
T v

Q3 = ∫ mcp liquide dT = mcp liquide (Tv - Tf)


T f

Q4 = m Lv
T 2

Q5 = ∫ mcp gaz dT = mcp gaz (T2 - Tv)


Tv

2. Mélange des corps purs


Soit un corps A de masse mA à la température TA et un corps B de masse mB à la
température TB avec TA > TB.
Mettons en contacte le corps A avec le corps B. Après un certain temps les deux corps
atteindront la même température Teq (température d’équilibre)

Bilan calorifique
Le corps A se refroidit en donnant de la chaleur au corps B et atteint la température Teq
Le corps B s’échauffe en recevant de la chaleur du corps A et atteint la température Teq

Chaleur cédée par le corps A = Chaleur reçue par le corps B


-QA = QB
-mAcpA(Teq - TA) = mBcpB(Teq- TB)

mAcpA(Teq - TA) + mBcpB(Teq- TB) = 0

mAcpA(TA) = mBcpB(TB)
Teq =
mAcpA + mBcpB
si n corps sont mis en contacte, on à :
n

i=1

Remarque
Ce bilan est valable pour un mélange des corps purs sans changement de phase. Voir
les TD traitant le cas des mélanges des corps purs avec un changement de phase.
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H. Calorimètre
1. Définition
Un calorimètre est un instrument de mesure de la quantité de chaleur échangée
en général entre deux corps A et B mis en contacte entre eux où les propriétés
calorifique du corps A sont connues (corps calorimétrique). Un calorimètre
contient un vase calorimétrique où apparaît la chaleur à mesurer (vase
calorimétrique), et une enveloppe protectrice pour minimiser les pertes de
chaleur avec l’extérieur.

Vase calorimétrique
Enveloppe
Air

2. Calorimètre de Berthelot (à échauffement à eau)

Enveloppe Vase calorimétrique


Eau du calorimètre le A
Agitateur
Thermomètre
Corps Solide le B
Air

T B>T A(température du corps solide est supérieure à la température de l’eau du


calorimètre) La chaleur reçue par l’eau du calorimètre + la chaleur reçue par les
accessoires du calorimètre + la chaleur cédée par le corps solide = 0
Q eau + Q accessoires + Q B = 0
Les accessoires du calorimètre sont : le vase, l’agitateur et le thermomètre
m eau c eau (T f – T A) + m Acce c Acce (T f – T A) + m B c B (T f – T B)=0
Posons : m Acce c Acce = M c eau avec M désigne la masse d’eau qui absorbera
la même quantité de chaleur que les accessoires qu’on appelle valeur en eau du
calorimètre. Il en résulte que :
(m eau +M) c eau(Tf – TA) + m B c B (Tf – TB)=0
(m eau +M) c eau désigne la capacité calorifique du calorimètre notée Ccal
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XIV. EXERCICES

EXERCICE 1 Définir ce qui suit :


Système ouvert, Système fermé, Système isolé, Variables d’état, Equation d’état, Etat
d’équilibre, Transformation isotherme, Transformation isobare, Transformation
isochore , Transformation adiabatique, Conditions normales, Conditions standard
Gaz parfait, Lois des gaz parfaits,

EXERCICE 2 Un gaz parfait initialement dans un état d’équilibre caractérisé par


P1=2 atm et V1=2 l. Ce gaz subit une détente isotherme jusqu'à P2 = 0.5 atm.
Quel est le volume de l’état final ?

EXERCICE 3 Une masse d’azote (gaz supposé parfait) occupe un volume de 20 litres
à 20°C, on le chauffe de manière isobare. Quel volume occupe-t-elle à 120°C.

EXERCICE 4 Calculer la constante des gaz parfaits en :


Joules.mol-1.K-1 ; Cal. mol-1.K-1 ; L.atm. mol-1.K-1

EXERCICE 5 Une quantité d’air supposé parfait (M=29 g/mol) sous une pression de
10 bars et une température de 5°C est contenue dans une enceinte fermée et
parfaitement rigide ayant une capacité de 5 litres. Déterminer :
1. La pression du gaz du gaz sous 80°C ;
2. La masse volumique dans les deux états d’équilibres. Conclure.

EXERCICE 6 Un pneu de volume V1 = 50 l est gonflé au moyen d’air comprimé


contenu dans une bouteille de volume V0 = 100 l sous P0 = 20 atm. Si la pression
initiale dans le pneu est nulle et la pression finale P1 = 4 atm, déterminer :
1. La pression P dans la bouteille à la fin du gonflage du pneu
2. Puis le nombre de pneus que l’on peut ainsi gonfler
3. Refaire les deux question précédente dans le cas où la pression dans le pneu
avant le gonflage est de 0.5 atm.

EXERCICE 7 Un cylindre horizontal fermé, parfaitement rigide est divisé en deux


compartiments C1 etC2 par une cloison. A l’état initial, le compartiment C1 contient
10 moles d’oxygène O2 à la température T1 = 27°C et sous une pression P1 = 2 atm
et le compartiment C2 contient 20 moles d’azote N2 à la température T2 = 127°C
et sous une pression P2 = 3atm. On enlève la cloison, la température d’équilibre
du mélange Tm atteint 90°C. On suppose que les deux gaz sont parfaits,
déterminer :
1) La pression du mélange ; C1 C2
2) La pression partielle de l’O2 et de l’N2 ;
3) La masse volumique du mélange ; Etat initial Etatfinale
4) La densité du mélange.
-1 -1
On donne : MO2 = 32 g.mol et MN2 = 28 g.mol .
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EXERCICE 8 Un cylindre, fermé par un piston mobile de masse négligeable, renferme


50g d’air (gaz supposé parfait) sous une pression P1 = 1 atm et à la température de
40°C. On opère une compression isotherme de façon réversible jusqu’à une pression
finale P2 = 5 atm. Déterminer au cours de cette transformation en l.atm, en joules et
en calories le travail reçu par le gaz.

EXERCICE 9 Deux moles de gaz carbonique (gaz supposé parfait) à la température


de 18°C sont renfermées dans un cylindre fermé par un piston mobile sans frottement.
Calculer le travail fourni par ce gaz pour élever sa température jusqu’à 120°C de
manière isobare.

EXERCICE 10 Une quantité d’un gaz parfait dans un état initial (A). Ce gaz subit
successivement deux transformations réversibles jusqu’à l’état (C) représentées sur la
figure ci-dessous. Calculer le travail mis en jeux.
P(atm)

A
4

2 B

C
1

5 15 25 V(l)