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LLESES UUNIFORMESNIFORMES

des officiers de la marine

1830-1940

par ÉRIC SCHÉRER

Je tiens à remercier tout particulièrement : Le Service historique de la Défense/département Marine (dont

Je tiens à remercier tout particulièrement :

Le Service historique de la Défense/département Marine (dont proviennent toutes les illustrations créditées « Service historique de la Défense ») pour l’accès aux annales mari- times et aux bulletins officiels de la marine, et pour la mise à disposition de photogra- phies. Je remercie plus particulièrement Mademoiselle Béatrice Ollive, ancien conserva- teur du service à Cherbourg ; Le conservatoire du commissariat de la marine à Toulon, devenu depuis le conserva- toire de la tenue, pour l’accès à son importante collection d’effets, et plus particulière- ment le commissaire en chef de 1 re classe Laurent Danjou et Monsieur Jean-Marc Binet, chef d’équipe, qui m’a guidé dans ma découverte ; Le maître principal mécanicien Rochet qui a mis à ma disposition les photographies de son importante collection personnelle ; Le contre-amiral Jean Casabianca pour la mise à disposition des documents de sa col- lection personnelle, tout particulièrement sur l’École navale.

Enfin, je rends hommage à l’infinie patience de mon épouse qui a supporté ma passion pour l’uniforme et qui a accepté que je consacre, pendant ces cinq dernières années, une partie significative de mon temps libre à ce projet pour lequel elle m’a soutenu.

mon temps libre à ce projet pour lequel elle m’a soutenu. Officiers de vaisseau vers 1848.
mon temps libre à ce projet pour lequel elle m’a soutenu. Officiers de vaisseau vers 1848.
mon temps libre à ce projet pour lequel elle m’a soutenu. Officiers de vaisseau vers 1848.
Officiers de vaisseau vers 1848. Lithographie dessinée par L.Levert et imprimée par Auguste Bry. (Service
Officiers de vaisseau vers 1848. Lithographie dessinée par L.Levert et imprimée par Auguste Bry. (Service historique de la défense)
Cet ouvrage représente l’aboutissement de cinq années de recherche motivée par une grande passion. Très
Cet ouvrage représente l’aboutissement de cinq années de recherche motivée par une grande passion. Très

Cet ouvrage représente l’aboutissement de cinq années de recherche motivée par une grande passion. Très tôt attiré par la collection des armes anciennes et du militaria, je me suis tourné vers la collection des objets de marine il y a une vingtaine d’années, après être passé par la collection des armes et uniformes de la cavalerie française et des casques à pointe de l’armée impériale allemande. Pourquoi avoir orienté ainsi ma passion de la collection ? D’abord parce que je suis officier de marine. Féru d’histoire maritime, je suis par ailleurs tombé sous le charme d’un habit brodé de lieutenant de vaisseau du début du vingtième siècle lors d’un salon d’antiquités et brocante de la région parisienne. Commençant à amasser des objets, j’ai été confronté, dès l’origine, à l’identification de ceux-ci. Comment faire alors qu’aucune documentation de référence facilement accessible n’existait ? Alors affecté à Toulon, il m’a fallu beaucoup fréquenter l’antenne du Service historique de la défense de ce port pour y amasser pour mes besoins de collectionneur les données nécessaires. Progressivement ma collection s’est étoffée grâce à la fréquentation des bourses spécialisées. Parallèlement, j’ai complété ma documentation. Il y a cinq ans, j’ai enfin décidé de me lancer dans la rédaction d’un ouvrage sur l’uniforme de marine dont d’autres que moi, je le supposais, regrettaient l’absence… Ce livre est consacré à l’uniforme des officiers de la marine de 1830 à 1940.

à l’uniforme des officiers de la marine de 1830 à 1940. Pourquoi avoir choisi cette période
à l’uniforme des officiers de la marine de 1830 à 1940. Pourquoi avoir choisi cette période
à l’uniforme des officiers de la marine de 1830 à 1940. Pourquoi avoir choisi cette période
à l’uniforme des officiers de la marine de 1830 à 1940. Pourquoi avoir choisi cette période

Pourquoi avoir choisi cette période ? La Monarchie de Juillet constitue une certaine renaissance pour la marine. De nombreux faits d’armes sous le drapeau désormais tricolore (bataille du Tage, bataille de Vera Cruz, bombardement de Mogador, destruction de la flotte annamite à Tourane), les découvertes et conquêtes territoriales (expéditions de Dumont d’Urville, annexion des îles de la Société), enfin le parcours du prince de Joinville au sein de la marine royale, rendent cette période particulièrement attractive. Elle est marquée par l’introduction de pièces d’uniforme qui équipent encore de nos jours les officiers de marine : sabre, même si le modèle actuel date de 1848, casquette, pantalon à bande or de la tenue de soirée, même si son port n’est autorisé que pour les soirées privées. Surtout, un certain nombre de pièces d’époque sont encore accessibles au collectionneur, ce qui n’est guère le cas des pièces du premier Empire, réservées aux musées ou à certains riches passionnés. La débâcle de 1940 voit quant à elle la disparition de pièces qui auront assuré le prestige de l’uniforme de marine pendant un siècle : bicornes, ceinturons de soie bleue et or, ceintures de commandement. Après la deuxième guerre mondiale, l’uniforme est trop proche de celui d’aujourd’hui pour, à mon avis, présenter un intérêt pour le collectionneur.

Comment est conçu cet ouvrage ? Son contenu permet au collectionneur de disposer d’informations sur tous les corps d’officiers de la marine et leurs grades, d’identifier les pièces d’uniforme ren- contrées, d’évaluer la rareté de ces effets (notamment par la comparaison des effec- tifs dans les grades des différents corps), et enfin d’associer ceux-ci de manière réglementaire pour une période donnée (pour constituer un mannequin par exemple). On trouve donc successivement :

une présentation des corps d’officiers, nombreux au cours de la période étudiée ;

l’évolution chronologique de l’uniforme. À chaque changement majeur de celui-ci, notamment lors de l’édition des principaux textes le définissant (1837, 1853, 1891, 1902, 1912, 1923, 1931), des tableaux récapitulent les effets qui composent les différentes tenues ;

une description de tous les effets (évolution et tableau des caractéristiques). En dépit du soin que j’ai apporté à sa réalisation, cet ouvrage comporte certai- nement encore des imprécisions. J’ai notament pris la liberté de donner des millé- simes à des effets qui n’en comportaient pas. Le lecteur spécialement averti voudra bien m’excuser pour les anomalies qu’il détecterait. Dans quelques années, ce livre pourrait être suivi par une étude sur l’uniforme des équipages au cours de la même période.

AU SUJET DE CERTAINS TERMES EMPLOYÉS Amiral : Ce terme désigne à la fois 

AU SUJET DE CERTAINS TERMES EMPLOYÉS

Amiral :

Ce terme désigne à la fois

une dignité attribuée à certains vice-amiraux ayant commandé une escadre face à l’ennemi (équivalent du maréchal de France) ;

le rang et l’appellation de certains vice-amiraux (cinq étoiles) ;

une appellation générique regroupant les officiers généraux de vaisseau ou de marine que sont les contre-amiraux, vice-amiraux et vice-amiraux ayant rangs et appellations de vice-amiral d’escadre et d’amiral.

Corps assimilés « secondaires » :

Sous ce qualificatif, peu approprié aux dires mêmes du ministre de la marine de 1901 (M. de Lanessan), sont regroupés les corps des agents de manuten- tion, des comptables des matières, du personnel administratif des directions de travaux et des agents du commissariat (transformés en 1901 en personnel administratif d’intendance et de santé et, en 1902 pour certains, en agents de l’Inscription maritime).

Corps assimilés « non secondaires » :

il s’agit des corps « navigants », excepté celui des officiers de vaisseau ou de marine. Sous ce terme, on regroupe les officiers mécaniciens, les ingénieurs du génie maritime, les commissaires, les ingénieurs hydrographes, les médecins et les pharmaciens… Les fonctionnaires du contrôle sont en principe exclus de cette classification.

Hauts fonctionnaires :

Les hauts fonctionnaires constituent le sommet de la hiérarchie des corps assimilés « non secondaires », les corps « secondaires » ne disposant pas de hauts fonctionnaires. Généralement assimilés aux vice-amiraux, aux contre-ami- raux ou ayant une équivalence de grade comprise entre le capitaine de vaisseau et le contre-amiral, ils portent au dix-neuvième siècle un uniforme richement brodé qui les distingue des officiers supérieurs de leurs corps. À partir de 1918, il s’en distingue (à l’exception des contrôleurs généraux) par des étoiles sur les manches.

Couleurs :

Amarante : couleur rouge bordeaux ; Ponceau : couleur rouge vif coquelicot ; Cramoisi : couleur rouge foncé légèrement violacé ; Casimir : il s’agit d’une étoffe de laine mince et croisée.

: il s’agit d’une étoffe de laine mince et croisée. Le vice-amiral Roustan, préfet maritime, passe

Le vice-amiral Roustan, préfet maritime, passe la revue d’honneur de l’École navale en juillet 1902. (collection particulière)

Remerciements Avant-propos Définitions et précisions Sommaire Les différents corps d’officiers de la marine Les

Remerciements Avant-propos Définitions et précisions Sommaire Les différents corps d’officiers de la marine

Les officiers des armes Les officiers des arsenaux et les ingénieurs hydrographes Les officiers d’administration Les officiers de santé Les autres corps d’officiers

L’évolution de l’uniforme des officiers de la marine

L’uniforme des officiers de la marine sous la Monarchie de Juillet L’uniforme des officiers de la marine sous la Deuxième République L’uniforme des officiers de la marine sous le second Empire L’uniforme des officiers de la marine sous la Troisième République – La revanche L’uniforme des officiers de la marine sous la Troisième République – L’entre-deux-guerres

Les éléments constitutifs de l’uniforme

Boutons Sabres, épées et dragonnes Casquettes Chapeaux montés Habits — Généralités Habits des officiers des armes Habits des officiers des arsenaux et des ingénieurs hydrographes

des officiers des arsenaux et des ingénieurs hydrographes 16 30 42 56 62 74 80 86
des officiers des arsenaux et des ingénieurs hydrographes 16 30 42 56 62 74 80 86
des officiers des arsenaux et des ingénieurs hydrographes 16 30 42 56 62 74 80 86
des officiers des arsenaux et des ingénieurs hydrographes 16 30 42 56 62 74 80 86

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Habits des officiers d’administration

178

Habits des officiers de santé

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Habits des autres corps d’officiers

194

Redingotes

200

Épaulettes, pattes mobiles et pattes d’épaule

206

Pantalons

216

Ceinturons, baudriers et ceintures de commandement

218

Vestes

224

Attributs de fonction : aiguillettes et hausse-col

228

Casques coloniaux

232

Manteaux et pèlerines

234

Gilets, chemises, cravates et gants

238

Épilogue

242

Les annexes

244

I - Tableau récapitulatif des distinctives : broderies et couleurs distinctives des différents corps

II Chronologie de l’évolution de l’uniforme des officiers de la marine

-

III Bibliographie

-

IV - Caractéristiques des effets des officiers de la marine

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LES DIFFÉRENTS CORPS D ’ OFFICIERS DE LA MARINE Les officiers des armes Les officiers
LES DIFFÉRENTS CORPS D ’ OFFICIERS DE LA MARINE Les officiers des armes Les officiers

LES DIFFÉRENTS CORPS

DOFFICIERS

DE LA MARINE

Les officiers des armes Les officiers des arsenaux et les ingénieurs hydrographes Les officiers d’administration
Les officiers des armes
Les officiers des arsenaux et les ingénieurs hydrographes
Les officiers d’administration
Les officiers de santé
Les autres corps d’officiers

Vice-amiral Edmond Just Durand-Viel, chef d’état-major de la marine de 1931 à 1937 (de 1931 à 1940, les chefs d’état-major de la marine portent 5 étoiles sur leurs manches alors qu’ils n’en arborent que 3 sur leur casquette). (Service historique de la défense)

leurs manches alors qu’ils n’en arborent que 3 sur leur casquette). (Service historique de la défense)

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leurs manches alors qu’ils n’en arborent que 3 sur leur casquette). (Service historique de la défense)
Officiers des armes OFFICIERS DE VAISSEAU ET OFFICIERS DE MARINE En 1830, les officiers de
Officiers des armes OFFICIERS DE VAISSEAU ET OFFICIERS DE MARINE En 1830, les officiers de

Officiers des armes

OFFICIERS DE VAISSEAU ET OFFICIERS DE MARINE En 1830, les officiers de vaisseau, appelés aujourd’hui
OFFICIERS DE VAISSEAU ET OFFICIERS DE MARINE
En 1830, les officiers de
vaisseau, appelés aujourd’hui
officiers de marine, forment le
corps royal de la marine, sou-
vent appelé le « Grand Corps ».
Ils sont les seuls à pouvoir
commander un bâtiment de
guerre.
Les deux tiers des officiers
de vaisseau, environ, sont alors
formés à l’École navale qui a été
créée par une ordonnance du
1 er novembre 1830. Cette école
a remplacé le collège royal de la
marine d’Angoulême, dont l’ins-
tauration par Louis XVIII remontait au 31 janvier 1816 (ordonnance royale), et la
filière d’accès direct au vaisseau école en qualité d’élève de 2 e classe créée par
décision royale du 30 juillet 1826.
L’École navale créée en 1830 est installée sur un bâtiment mouillé en rade de
Brest baptisé le Borda. Elle le restera jusqu’en 1913, année à partir de laquelle
elle sera installée à terre.
année à partir de laquelle elle sera installée à terre. Elève en petite tenue conforme au

Elève en petite tenue conforme au décret de 1853. (collection particulière)

conforme au décret de 1853. (collection particulière) Elève en tenue n°4 conforme au décret de 1891.

Elève en tenue n°4 conforme au décret de 1891. (collection particulière)

n°4 conforme au décret de 1891. (collection particulière) Élève de 1 r e classe en petite
n°4 conforme au décret de 1891. (collection particulière) Élève de 1 r e classe en petite
n°4 conforme au décret de 1891. (collection particulière) Élève de 1 r e classe en petite

Élève de 1 re classe en petite tenue de bord 1837. (La marine – Eugène Pacini)

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de bord 1837. (La marine – Eugène Pacini) -16- -1 1 6- - L’instruction élémentaire à
de bord 1837. (La marine – Eugène Pacini) -16- -1 1 6- - L’instruction élémentaire à

L’instruction élémentaire à l’École navale, d’une durée de deux ans, conclue pour ceux qui satisfont à l’examen par la promotion au grade d’aspirant de 2 e classe, est suivie d’une campagne d’un an en école d’application. Depuis 1822, une moindre proportion d’officiers provient de l’École polytech- nique. Ce type de recrutement est suspendu par l’ordonnance du 24 septembre 1831, mais il est rétabli par la loi du 20 avril de l’année suivante, quatre places étant offertes aux polytechniciens. Certains officiers de vaisseau proviennent également en faible nombre du corps des équipages, par promotion interne, possibilité qui était déjà offerte, mais en

très faible proportion, sous l’Ancien Régime. Le règlement du 19 octobre 1825 pré- cise que les premiers maîtres les plus méritants sont sélectionnés par examen ou désignés par le roi après une action d’éclat, et nommés enseignes de vaisseau. À partir de 1888 (décret du 21 avril), l’examen peut être préparé lors d’un cours pré- paratoire installé à la Division des équipages de Brest. En dépit de l’organisation de ce cours, les officiers de marine issus de la maistrance restent peu nombreux. Pour tenter d’y remédier, la loi du 10 juin 1896 crée en plus l’école des élèves officiers de marine (EEOM). Durant leur scolarité, les élèves, officiers mariniers d’origine, ont le grade de premier maître élève officier. Après la réussite à un examen final, ils

Des aspirants, élèves de deuxième année de l’École navale, en tenue de « bouline »
Des aspirants, élèves de deuxième année de l’École navale, en tenue de « bouline » en 1926-27. (porte folio de l’Ecole navale en 1926-1927)

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année de l’École navale, en tenue de « bouline » en 1926-27. (porte folio de l’Ecole

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sont nommés enseigne de vaisseau. Pendant les années vingt, les besoins sont tels que peuvent même être admis à l’EEOM des quartiers-maîtres possédant la première partie du bac et ayant effectué trois ans de service. Les élèves de l’EEOM sont surnommés « les zèbres » tandis que ceux de l’École navale sont surnommés « les bordaches », en référence au Borda mouillé en rade de Brest. L’école des élèves officiers de marine préfigure l’École mili- taire de la flotte créée en 1969. Enfin, d’autres officiers de vaisseau sont issus du corps des enseignes de vais- seau auxiliaires pourvus du brevet de capitaine au long cours (marine du commerce). L’avancement de ce dernier corps d’officiers destinés exclusivement à embarquer est, en principe, bloqué à l’unique grade d’enseigne de vaisseau. Toutefois, les plus méritants d’entre eux peuvent prétendre au grade de lieutenant de vaisseau dans le « Grand Corps ». Ainsi, à partir de 1896 (loi du 10 juin), les capitaines au long cours enseignes de vaisseau de réserve peuvent accéder, après examen, au grade d’enseigne de vaisseau d’active.

est conférée la dignité de maréchal de France. Toutefois, aucun ne la reçoit avant le

Idéalement, en 1831, les officiers supérieurs dénommés « capitaine de x » ont vocation à commander des navires de la catégorie x, tandis que les offi- ciers subalternes dénommés « lieutenants de y » ont vocation à être officiers

de lieutenant de vaisseau et de capitaine de frégate, du fait de la création du grade intermédiaire de capitaine de corvette. Elle cherche également à rajeunir le haut-commandement à la tête des escadres ou armées navales, en créant un cadre de réserve dans lequel sont versés les contre-amiraux et vice-amiraux qui (bien que très vieux, plus de 70 ans pour les vice-amiraux !) peuvent encore servir à terre avant de prendre leur retraite. Enfin, elle ouvre la possibilité d’un recrutement exceptionnel, en cas de besoin ponctuel, de lieutenants de frégate auxiliaires issus du commerce (sorte d’officiers de réserve), destinés à suppléer un trop faible nombre de lieutenants de frégate pour les postes embarqués. En 1836, par l’ordonnance du 29 décembre, le grade de capitaine de frégate est supprimé (il n’y a pas assez de bâtiments du type retenu en 1831 à faire comman- der); le grade de lieutenant de vaisseau est partagé en deux classes et le grade de lieutenant de frégate, testé pendant seulement cinq ans, est remplacé par celui plus classique d’enseigne de vaisseau. Le grade de capitaine de frégate est rétabli par l’ar- rêté du 3 mai 1848, en même temps qu’est supprimé celui de capitaine de corvette (les capitaines de cor- vette sont alors promus capitaine de frégate sur le

13 août 1830, date à laquelle la dignité d’amiral, équivalente à celle de maréchal de
13 août 1830, date à laquelle la dignité d’amiral, équivalente à celle de maréchal de
France, est instaurée.
Le premier vice-amiral à qui est conférée la dignité d’amiral est le vice-amiral
Duperré, le 13 août 1830, pour ses faits d’armes à la tête des forces navales
en second à bord des navires de la catégorie y. Mais, de fait, la destination des
officiers est ainsi réglée :
ayant participé à l’expédition d’Alger. Après le décès de l’amiral Rigault de
Genouilly en 1873, la dignité d’amiral ne sera plus portée, la loi du 10 juin 1896,
relative à l’organisation du corps des officiers de marine et du corps des équi-
pages de la flotte, semblant même marquer la fin de son attribution, en pla-
çant uniquement le vice-amiral au sommet de la hiérarchie navale.
L’ordonnance royale du 1 er mars 1831 organise le corps des officiers de
vaisseau de la marine de Louis-Philippe. Elle annule l’ordonnance royale du
 Les capitaines de vaisseau commandent les vaisseaux de ligne et les fré-
gates de premier rang ;
 Les capitaines de frégate commandent les frégates de deuxième et de troi-
sième rang, et les corvettes d’au moins 24 canons ;
 Les capitaines de corvette commandent les bâtiments portant entre 10 et
22 canons (mais peuvent être commandants en second d’un vaisseau de
ligne portant le pavillon d’un officier général) ;
14 décembre 1818 et modifie celle du 31 octobre 1819.
Cette ordonnance de 1831 permet de mieux mettre en rapport les grades
et les fonctions de commandant et d’officier ou commandant en second. Le
grade de capitaine de corvette est créé, réparant la différence subsistant entre
 Les lieutenants de vaisseau peuvent commander tous les bâtiments portant
moins de 10 canons, être seconds de bâtiments commandés par des offi-
ciers supérieurs, ou servir à terre ;
 Les lieutenants de frégate ne peuvent en principe commander.
Hiérarchie
la hiérarchie de l’armée de terre (au sein de laquelle il existait depuis le 3 août
1815 des chefs de bataillon) et celle de la marine (que l’ordonnance du 18 avril
En 1828 renaît une pratique adoptée en 1791 et
supprimée en l’an 4 : le sommet de la hiérarchie
peut être occupé par des vice-amiraux auxquels
1816 avait tenté de gommer en attribuant aux cinquante lieutenants de vaisseau
les plus anciens le rang de chef de bataillon). Le grade de lieutenant de frégate
remplace par ailleurs celui d’enseigne de vaisseau.
Le texte de 1831 précise que désormais « les officiers supérieurs ne quittent
plus la carrière des commandements, une fois qu’ils y sont entrés, et s’élèvent
par degrés successifs, des moindres aux plus importants » (tout un programme
qui pourrait faire rêver aujourd’hui…).
Cette ordonnance doit permettre un avancement moins lent entre les grades
Lieutenant de vaisseau vers 1880.
(collection de l’auteur)
Un poste de « midships » à bord
de l’Iphigénie, croiseur-école en 1886-1887.
(collection particulière)
Jeune enseigne de vaisseau en petite
tenue au tout début de la Troisième Répu-
blique. (collection de l’auteur)
Capitaine de frégate, commandant en second de
l’école de canonnage en rade des Salins en 1930.
(porte folio de l’école de canonnage 1930)
Le vice-amiral Joseph Philibert (1848–1926) en 1910.
(Service historique de la défense)
(1848–1926) en 1910. (Service historique de la défense) Le contre-amiral Félix Journet (1852–1929) peu avant la

Le contre-amiral Félix Journet (1852–1929) peu avant la pre- mière guerre mondiale. (Ser- vice historique de la défense)

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champ). Cet arrêté du gouvernement provisoire se montre très critique vis-à-vis de la mesure de 1836, estimant que « le grade de capitaine de frégate avait été supprimé pour des motifs étrangers au service ». Il est vrai qu’il avait semblé y avoir de réels inconvénients à cette suppression, tant au sein de la marine, vis-à-vis des autres corps d’officiers, notamment pour siéger au sein des conseils de guerre ou pour commander des détachements de marins, que vis-à-vis des lieutenants-colo- nels de l’armée de terre, même si tout dans leur uniforme les y assimilait. Peu de temps après le renversement de la monarchie de Juillet, le ministre de la marine, François Arago, le célèbre astronome et physicien, s’était lui empressé par l’arrêté du 2 avril 1848 de remplacer le titre d’« élève de marine » par celui d’« aspirant de marine », jugé plus « républicain » (mention issue du Bulletin officiel de la marine). La hiérarchie va rester pratiquement inchangée pendant de nombreuses années, mise à part la suppression des deux classes du grade de capitaine de vaisseau par la décision du 24 avril 1867 (référence à l’assimilation au grade de colonel qui ne comporte plus cette distinction). À la fin du dix-neuvième siècle, on s’interroge sur le statut des lieutenants de vaisseau anciens, ou plutôt très anciens (plus de quatorze ans d’ancienneté dans le grade, parfois jusqu’à dix-huit ans !) : pendant quelques mois, en 1899, la dénomination des 150 plus anciens lieutenants de vaisseau devient « lieu- tenant de vaisseau major » et une ancre prend place au-dessus de leurs trois galons (décret du 8 juin, abrogé le 1 er septembre). Envisagé en 1901, le rétablis- sement du grade intermédiaire de capitaine de corvette est refusé par le minis- tère des finances : trop cher, il devra attendre 1917, soit plus de cent ans après

la création du grade de chef de bataillon dans l’armée de terre (qui à l’époque avait conduit Louis XVIII, par équité, à donner ce rang, par une ordonnance du

18 avril 1816, aux 50 plus anciens lieutenants de vaisseau), alors que dès 1913

le ministre de la marine a déposé un projet de loi relatif à son rétablissement. Par le décret du 3 juin 1910, le grade d’aspirant de 1 re classe disparaît au profit de celui d’enseigne de vaisseau de 2 e classe, à la suite de la création, le 15 mai précédent, de l’emploi d’aspirant pour les élèves officiers de l’armée de terre. Enfin, le 16 juin 1917, une loi rétablit le grade de capitaine de corvette, mais supprime temporairement le grade d’aspirant de marine (les élèves sortant de l’École navale et de l’École des élèves officiers de Marine sont nommés

enseignes de vaisseau de 2 e classe pendant la guerre). Le premier conflit mondial terminé, le grade d’aspirant est recréé le 7 décembre 1918. Ce grade est conféré aux élèves des écoles de formation d’officiers comp- tant au moins une année de présence au service. Cependant, une différence

majeure intervient par rapport à la pratique antérieure. L’aspirant appartient désor- mais aux équipages de la flotte, et non plus au corps des officiers de marine. Il est situé entre le grade de premier maître et le grade de maître. Le décret du

11 mai 1938 supprime le grade d’aspirant pour les élèves de l’École navale et

les élèves officiers de marine. Il est alors réservé aux seuls aspirants de réserve. En 1931 (circulaire du 16 décembre), à l’image d’une pratique adoptée dans l’armée de terre en mars 1921 (circulaire du 17 de ce mois), les fonctions parti- culières de certains vice-amiraux sont soulignées sur leurs manches ou pattes d’épaule par l’adjonction d’une ou deux étoiles supplémentaires portant à :

quatre le nombre d’étoiles des vice-amiraux commandants en chef préfets maritimes ou commandants en chef une force navale ;

cinq le nombre d’étoiles des vice-amiraux chef d’état-major général et ins- pecteur général des forces maritimes. Mais il faut attendre le 6 juin 1939 pour qu’un décret-loi attribue à certains vice-amiraux les rangs et appellations de vice-amiral d’escadre et d’amiral (et à certains généraux de division les rangs et appellations de général de corps d’armée et général d’armée). Enfin, un nouveau décret-loi en date du 24 juin 1939 attribue au chef d’état- major général, l’amiral Darlan, l’appellation d’amiral de la Flotte, imitée de celle toute britannique d’Admiral of the fleet, qui ne sera pas conservée.

Distinctives

of the fleet , qui ne sera pas conservée. Distinctives Feuilles de chêne des broderies de
of the fleet , qui ne sera pas conservée. Distinctives Feuilles de chêne des broderies de
of the fleet , qui ne sera pas conservée. Distinctives Feuilles de chêne des broderies de

Feuilles de chêne des broderies de vice-amiral. (Bulletin officiel de la marine 1891)

de vice-amiral. (Bulletin officiel de la marine 1891) Feuilles dacanthe des broderies de capitaine de vaisseau.

Feuilles dacanthe des broderies de capitaine de vaisseau. (Bulletin officiel de la marine 1891)

Les distinctives du « Grand Corps » sont les branches de chêne pour les offi- ciers généraux et les feuilles d’acanthe entrelaçant des ancres pour les officiers supérieurs et subalternes (broderies or). Ces broderies sont apposées sur du drap bleu (couleur de l’uniforme) aux parements et au collet. Le motif à feuilles d’acanthe a été adopté en 1819, en remplacement de l’ancre entrelacée d’une branche de chêne.

PRÉFETS MARITIMES

Il ne s’agit pas d’un corps particulier d’officiers de la marine, mais cette fonction créée sous le premier Empire, supprimée en 1815, rétablie en 1826 et décrite notamment en 1844 par l’ordonnance du 14 juin, est citée dans cet ouvrage car le décret du 29 janvier 1853 attribue à ces fonctionnaires un uni- forme particulier. Il précise toutefois que les préfets maritimes peuvent porter l’uniforme de leur corps d’origine.

peuvent porter l’uniforme de leur corps d’origine. Tableau des grades des officiers de vaisseau et des

Tableau des grades des officiers de vaisseau et des officiers de marine

3étoiles

2étoiles

5galons

5 galons panachés

4galons

3

2

1

galons

galons

galon

1galonavec

sabords*

1819

1831

1836

1848

1867

1910

1917

1918

1938

Vice-amiral

Vice-amiral

 

Vice-amiral

 

Vice-amiral

Vice-amiral

Vice-amiral

Vice-amiral

Vice-amiral

Vice-amiral

Contre-amiral

Contre-amiral

 

Contre-amiral

 

Contre-amiral

Contre-amiral

Contre-amiral

Contre-amiral

Contre-amiral

Contre-amiral

Capitaine de vaisseau de 1 re et de 2 e classe

Capitaine de vaisseau de 1 re et de 2 e classe

Capitaine de vaisseau de

Capitaine de vaisseau de

Capitaine de vaisseau

Capitaine de vaisseau

Capitaine de vaisseau

Capitaine de vaisseau

Capitaine de vaisseau

1

re et de 2 e classe

1

re et de 2 e classe

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

 

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

Capitaine de frégate

 

Capitaine de corvette

Capitaine de corvette de

     

Capitaine de corvette

Capitaine de corvette

Capitaine de corvette

1

re et de 2 e classe

Lieutenant de vaisseau

Lieutenant de vaisseau

Lieutenant de vaisseau de

Lieutenant de vaisseau de

Lieutenant de vaisseau de

Lieutenant de vaisseau

Lieutenant de vaisseau

Lieutenant de vaisseau

Lieutenant de vaisseau

1

re et de 2 e classe

1

re et de 2 e classe

1 re et de 2 e classe

Enseigne de vaisseau

Lieutenant de frégate

Enseigne de vaisseau

Enseigne de vaisseau

Enseigne de vaisseau

Enseigne de vaisseau de 1 re classe

Enseigne de vaisseau de 1 re classe

Enseigne de vaisseau de 1 re classe

Enseigne de vaisseau de 1 re classe

Élève de 1 re classe

Élève de 1 re classe

Élève de 1 re classe

Aspirant de 1 re classe

Aspirant de 1 re classe

Enseigne de vaisseau de 2 e classe

Enseigne de vaisseau de 2 e classe

Enseigne de vaisseau de 2 e classe

Enseigne de vaisseau de 2 e classe

Élève de 2 e classe

Élève de 2 e classe

 

Élève de 2 e classe

Aspirant de 2 e classe

Aspirant de 2 e classe

Aspirant

 

Aspirant **

 

-20-

* : Selon plusieurs textes du dix-neuvième siècle (notamment les décrets des 15 août 1851 et 20 mai 1868), il n’existe pas d’assimilation pour le grade d’aspirant de 2 e classe. Toutefois, les aspirants de 2 e classe sont subordonnés aux premiers maîtres et ont autorité sur les maîtres

-

** : Il appartient désormais aux équipages de la flotte.

: Il appartient désormais aux éq uipages de la fl otte. Tableau des effectifs des officiers
Tableau des effectifs des officiers de vaisseau et des officiers de marine (statutaires en gris,
Tableau des effectifs des officiers de vaisseau et des officiers de marine
(statutaires en gris, réalisés en noir)
1814
1815
1817
1817
1819
1822
1823
1825
1828
1830
1831
1836
1838
1839
1840
1841
1843
1846
1848
1854
1860
1861
1863
1869
1874
1880
1896
1896
1901
1907
1910
1917
1919
1927
1929
1935
1938
1939
AL
333233233333333
VA
10
10
6
6
6779
1122
12
10
10
9
10
10
10
10
10
10
10
12
12
15
15
15
2222
15
1166
1166
1155
15
15
1144
1111
15
1133
16
18
CA
20
20
12
1122
12
14
14
19
2244
24
20
20
17
20
20
20
20
20
20
20
24
24
30
30
30
3300
30
3300
2299
3300
30
30
3300
2244
30
2288
32
36
CV
100
100
60
5566
60
74
82
82
111010
110
70
80
78
80
100
100
100
110
110
110
110
120
120
130
100
110505
125
111717
112626
112323
125
115
112121
110202
115
111111
127
142
CF
100
120
80
7766
80
90
95
95
113030
130
70
70
24
230
230
230
250
250
270
200
221313
215
221919
221414
223434
215
215
223232
222222
252
224545
280
315
CC
90
150
123
160
200
200
200
230
320
223535
226464
360
229090
400
450
LV
400
400
300
330000
300
340
350
400
550000
500
450
450
443
500
500
500
600
650
650
650
650
700
700
750
700
777272
754
775656
777777
779090
754
800
778181
777878
800
775252
860
971
EV / EV1
500
500
400
336969
400
400
400
450
555050
550
550
550
550
600
600
600
500
550
550
600
600
625
625
600
420
441515
420
556969
551616
664444
420
420
447575
335454
540
776060
625
703
Asp1/ EV2
200
200
200
200
200
200
200
200
223030
230
200
200
151
200
200
200
200
200
200
200
200
200
200
200
140
8899
170
117373
113939
113030
332727
114141
111111
Asp2/ Asp
100
100
100
100
100
100
100
112020
120
100
107
4411
7755
7744
4488
4455
9944
111212
élève
5522
115151
220000
9988
113030
111919
8877
-21-
120 100 107 4411 7755 7744 4488 4455 9944 111212 élève 5522 115151 220000 9988 113030

-22-

-22- Feuilles de chêne et d’olivier des broderies de préfet maritime (Bulletin officiel de la Marine

Feuilles de chêne et d’olivier des broderies de préfet maritime

(Bulletin officiel de la Marine 1853)

Initialement le ministre de la marine peut donc attribuer cette responsabilité à n’importe quel fonctionnaire. Mais en réalité, les préfets maritimes, chargés d’assurer la direction supérieure de tous les services et établissements de la marine dans leurs arrondissements (il y en avait cinq pendant le second Empire), sont exclusivement des officiers de vaisseau à partir de 1830. Dès lors, il est dif- ficile d’affirmer aujourd’hui que les prescriptions de 1853 en matière d’uniforme ont été appliquées : les intéressés n’ont pas forcément consenti à engager une importante dépense s’ils étaient déjà officiers généraux, le prestige de l’uniforme de contre-amiral ou de vice-amiral pouvant être considéré suffisant à leurs yeux. Pendant le second Empire, un seul préfet maritime n’a pas été officier général au moment de sa nomination : le capitaine de vaisseau Lavaud, à Lorient. À partir de 1875 (décision du 20 avril), les préfets maritimes sont choisis exclusi- vement parmi les vice-amiraux.

sont choisis exclusi- vement parmi les vice-amiraux. Le préfet maritime de Brest s’apprêtant à passer une

Le préfet maritime de Brest s’apprêtant à passer une revue en 1905. (collection particulière)

OFFICIERS MÉCANICIENS ET INGÉNIEURS MÉCANICIENS

Alors que du personnel mécanicien sert à bord des navires de guerre depuis plusieurs décennies (ce sont des civils depuis l’ordonnance du 30 mai 1831, et des militaires depuis l’ordonnance du 24 mai 1840), le corps des officiers méca- niciens n’est créé qu’en 1860 par le décret du 25 septembre. En 1845, l’ordon- nance royale du 28 novembre avait pourtant posé le principe de la création d’un corps d’officiers spécialisés dans la navigation à vapeur avec le grade unique de mécanicien en chef, prenant rang entre l’enseigne et le lieutenant de vaisseau. Toutefois, aucun officier mécanicien n’avait été nommé.

Hiérarchie

officier mécanicien n’avait été nommé. Hiérarchie Il faut attendre le 12 décembre 1860 pour voir nommer
officier mécanicien n’avait été nommé. Hiérarchie Il faut attendre le 12 décembre 1860 pour voir nommer

Il faut attendre le 12 décembre 1860 pour voir nommer les premiers officiers mécaniciens. La hiérarchie comprend alors seulement trois grades qui corres- pondent à trois types d’emploi :

mécanicien en chef : emploi d’adjoint à un commandant supérieur de bâti- ments à vapeur ou dans un port (2 postes créés à l’origine) ;

mécanicien principal de 1 re classe : emploi à terre (8 postes) ;

mécanicien principal de 2 e classe : emploi à terre ou à la mer (embarquement

2 e classe : emploi à terre ou à la mer (embarquement Lepréfet maritime de Brest

Lepréfet maritime de Brest passant en revue les élèves de l’École navale lors de la cérémonie du 14 juillet 1910. (collection particulière)

sur un bâtiment à vapeur portant la marque d’un officier général ou le guidon d’un chef de division, ou sur d’autres bâtiments à vapeur) (30 postes). Le décret du 19 janvier 1889 enrichit le sommet du corps avec la création du grade de mécanicien inspecteur, assimilé au capitaine de vaisseau et, le 3 août 1892, le grade de mécanicien inspecteur général est créé au sommet de la hiérarchie. 1899 voit ponctuellement le changement des grades des officiers mécani- ciens, changement qui est destiné à uniformiser les dénominations des grades des corps assimilés. Mais l’application du décret du 26 mai aux officiers mécani- ciens est rapportée le 30 juillet ; les mécaniciens conservent donc certaines des appellations fixées par la loi de 1892 pendant de nombreuses années. La loi du 29 juillet 1905 augmente les effectifs du corps et crée un mécanicien général de 1 re classe ayant rang de vice-amiral et le grade de mécanicien inspec- teur de 2 e classe assimilé à capitaine de frégate. Il faut attendre 1918 (loi du 7 décembre) pour que soit créé le grade de méca- nicien principal de 3 e classe, équivalent de l’enseigne de vaisseau de 2 e classe. Ce nouveau grade est alors conféré aux premiers maîtres et aux élèves ayant satisfait aux examens de sortie de l’école des élèves officiers mécaniciens dont la scolarité dure trois ans. Par le décret du 11 mai 1938, le grade d’aspirant mécanicien est supprimé pour le corps des ingénieurs mécaniciens. Il devient réservé aux aspirants mécaniciens de réserve.

Évolution du corps

aux aspirants mécaniciens de réserve. Évolution du corps Initialement, on ne peut accéder à ce corps
aux aspirants mécaniciens de réserve. Évolution du corps Initialement, on ne peut accéder à ce corps

Initialement, on ne peut accéder à ce corps par recrutement externe. Seuls les premiers maîtres mécaniciens de la flotte réunissant trois ans de service à la mer peuvent y être admis au premier grade de la hiérarchie qui équivaut au grade d’enseigne de vaisseau. Le 19 avril 1865 ont lieu les premières promotions au grade de mécanicien principal de 1 re classe (huit 2 e classe promus). Les deux premiers mécani- ciens principaux de 1 re classe sont promus mécaniciens en chef le 10 août

1868.

L’emploi des mécaniciens évolue avec l’augmentation du nombre des bâti- ments à vapeur. En 1880, on trouve des officiers mécaniciens à terre et à la mer :

à terre, auprès des majors de la flotte (majors généraux des ports), à l’école des mécaniciens et dans le service de la défense mobile ; à la mer, les mécaniciens principaux (aucun mécanicien en chef, grade à l’emploi sédentaire) embarquent sur les bâtiments amiraux, sur le navire école Borda et sur les bâtiments de plus de 400 chevaux. En 1886, sous l’impulsion du vice-amiral Aube, un corps d’officiers méca- niciens torpilleurs est créé (décret du 3 avril). Ces officiers doivent assurer la direction des ateliers et la surveillance de l’entretien et des réparations du matériel livré au service des Défenses sous-marines. Ils peuvent embarquer,

Élèves et cadres de l’école des mécaniciens et chauffeurs. Non datée, cette photo a vraisemblablement
Élèves et cadres de l’école des mécaniciens et chauffeurs. Non datée, cette photo a vraisemblablement été prise vers 1925.
(ancre brodée sur la coiffe de la casquette). (collection de l’auteur)
L’état-major de l’école des mécaniciens et chauffeurs. (porte folio de l’école des mécaniciens et chauffeurs 1934)

-23-

de l’école des mécaniciens et chauffeurs. (porte folio de l’école des mécaniciens et chauffeurs 1934) -23-

suivant les besoins, à bord des bâtiments centraux des défenses mobiles et du bâtiment école des torpilles automobiles. Le nouveau corps doit comporter les grades de mécanicien torpilleur en chef, de mécanicien torpilleur principal de 1 re classe et de mécanicien torpilleur principal de 2 e classe. Il doit être ali- menté à l’origine par deux sources de recrutement : officiers mécaniciens qui en font la demande et dont l’aptitude pour la nouvelle spécialité est vérifiée, et premiers maîtres torpilleurs sélectionnés à l’issue d’un concours pour une promotion au grade de mécanicien principal de 2 e classe. Mais l’existence de ce nouveau corps est éphémère car il disparaît dès le 6 janvier 1888, les officiers mécaniciens torpilleurs étant versés dans le corps des officiers mécaniciens. Le décret du 5 juin 1900 apporte une reconnaissance particulière aux mécani- ciens : la qualité de corps combattant lui est accordée et il est le premier corps assimilé à recevoir l’épaulette. À partir de 1907, le recrutement des officiers mécaniciens est assuré en prin- cipe par l’école des élèves officiers mécaniciens de Brest pour les 4/5 es des nomi- nations et par la maistrance (premiers maîtres mécaniciens du service général des équipages de la flotte) pour 1/5 e . La première filière est alimentée par les matelots élèves mécaniciens recrutés parmi des jeunes possédant la maîtrise pratique d’une profession de mécanicien et subissant avec succès les épreuves d’un concours. Elle est complétée par quelques ingénieurs des arts et métiers. En 1921, les premiers maîtres mécaniciens méritants peuvent encore intégrer le corps par le grade de mécanicien principal de 2 e classe, mais le recrutement pour

principal de 2 e classe, mais le recrutement pour Ingénieurs mécaniciens et offi ciers mariniers

Ingénieurs mécaniciens et officiers mariniers mécaniciens, cadres à l’école des mécaniciens et chauffeurs de Toulon en 1934, en tenue n°1 conforme à l’arrêté ministériel de 1931. (porte folio de l’école des mécaniciens et chauffeur de Toulon en 1934)

l’école est modifié : la moitié des places est désormais réservée aux ingénieurs des arts et métiers. Cette évolution ira en s’accentuant au cours des années suivantes. En 1925, le corps des officiers des équipages de la flotte s’ouvrant enfin aux pre- miers maîtres mécaniciens, cette voie de promotion interne sera dès lors préférée car estimée moins exigeante que celle vers le corps des officiers mécaniciens.

La transformation du corps des officiers mécaniciens en corps des ingénieurs mécaniciens intervient en 1929 avec la loi du 4 mars, la dénomination d’« officiers » ayant été préalablement remplacée par celle d’« ingénieurs » par la loi du 17 juin 1925. Celle-ci modifie également les différents grades pour les rendre plus conformes à ceux des autres corps assimilés pour lesquels ils sont homogènes depuis 1899. Le recrutement au grade d’ingénieur mécanicien de 3 e classe s’opère alors parmi les jeunes gens ayant suivi les cours de l’École des élèves ingénieurs mécaniciens, parmi les premiers maîtres et les maîtres principaux en activité de service et parmi les ingénieurs de 3 e classe de réserve ayant accompli deux ans de stage d’activité. En 1963, par le décret du 1 er octobre, les ingénieurs mécaniciens de la marine deviennent ingénieurs de la marine. Enfin, le corps des ingénieurs de la marine disparaît par intégration au corps des officiers de marine en 1966 (loi du 5 juillet, décret du 7 octobre et circulaire du 14 décembre).

Distinctives

du 7 octobre et circulaire du 14 décembre). Distinctives Baguettes étalinguées de mécanicien en chef. (Bulletin
du 7 octobre et circulaire du 14 décembre). Distinctives Baguettes étalinguées de mécanicien en chef. (Bulletin
du 7 octobre et circulaire du 14 décembre). Distinctives Baguettes étalinguées de mécanicien en chef. (Bulletin

Baguettes étalinguées de mécanicien en chef. (Bulletin officiel de la marine 1891)

mécanicien en chef. (Bulletin officiel de la marine 1891) Feuilles d’olivier avec rubans enroulés d’une corde

Feuilles d’olivier avec rubans enroulés d’une corde en S de mécanicien inspecteur général. (Bulletin officiel de la marine 1891)

En 1860, l’uniforme des officiers mécaniciens se caractérise par la couleur lilas de ses parements et collet en velours, ses distinctives en forme de baguettes étalinguées (or) et ses galons en zigzag. Avec le décret du 16 mai 1862 qui fait état de la confection malaisée des galons en zigzag, ceux-ci deviennent droits, séparés par des filets en soie lilas. En 1902, par le décret très important pour l’uniforme du 13 mai, les dis- tinctives du corps sont modifiées pour tous les officiers mécaniciens :

velours violet pensée pour les parements et collet, feuilles d’olivier avec rubans enroulés d’une corde en S (or). Cette modification de la couleur distinctive est justifiée par la détérioration rapide de la couleur lilas qui, bien que réglementaire depuis 1860, ne semble guère avoir été employée pour les parements et les collets en velours. En fait les feuilles d’olivier avec rubans avaient fait leur apparition en 1892, lors de la défi- nition de la tenue du mécanicien inspecteur général.

nition de la tenue du mécanicien inspecteur général. Tableau d’assimilation des grades des officiers

Tableau d’assimilation des grades des officiers mécaniciens et des ingénieurs mécaniciens

1860*

1889

1892

1905

1918

1925

1938

 

VA

   

Mécanicien général de 1 re classe

Mécanicien général de 1 re classe

Ingénieur mécanicien général de 1 re classe

Ingénieur mécanicien général de 1 re classe

CA

   

Mécanicien général de 2 e classe

Mécanicien général de 2 e classe

Ingénieur mécanicien général de 2 e classe

Ingénieur mécanicien général de 2 e classe

Entre CV et CA

   

Mécanicieninspecteurgénéral

       

CV

(5 galons)

Mécanicieninspecteur

Mécanicieninspecteur

Mécanicien inspecteur de 1 re classe

Mécanicien inspecteur de 1 re classe

Ingénieur mécanicien en chef de 1 re classe

Ingénieur mécanicien en chef de 1 re classe

CF (5 galons panachés)

     

Mécanicien inspecteur de 2 e classe

Mécanicien inspecteur de 2 e classe

Ingénieur mécanicien en chef de 2 e classe

Ingénieur mécanicien en chef de 2 e classe

CC

(4 galons)

Mécanicien en chef

Mécanicien en chef

Mécanicien en chef

Mécanicien en chef

Mécanicien en chef

Ingénieurmécanicienprincipal

Ingénieurmécanicienprincipal

LV

(3 galons)

Mécanicien principal de 1 re classe

Mécanicien principal de 1 re classe

Mécanicien principal de 1 re classe

Mécanicien principal de 1 re classe

Mécanicien principal de 1 re classe

Ingénieur mécanicien de 1 re classe

Ingénieur mécanicien de 1 re classe

EV (ou EV1) (2 galons)

Mécanicien principal de 2 e classe

Mécanicien principal de 2 e classe

Mécanicien principal de 2 e classe

Mécanicien principal de 2 e classe

Mécanicien principal de 2 e classe

Ingénieur mécanicien de 2 e classe

Ingénieur mécanicien de 2 e classe

ASP1 (ou EV2)

(1 galon)

       

Mécanicien principal de 3 e classe

Ingénieur mécanicien de 3 e classe

Ingénieur mécanicien de 3 e classe

ASP2 (ou ASP)

(1 galon)

       

Aspirant mécanicien **

Aspirant mécanicien **

 

-24-

* : Le nombre de galons portés va de 1 à 3, contrairement à l’équivalence de 2 à 4.

-

** : Grade conféré aux élèves admis à l’école des élèves officiers mécaniciens non titulaires d’un grade supérieur (c’est-à-dire premier maître ou maître principal). L’aspirant n’est pas un officier.

Tableau des effectifs des officiers mécaniciens et des ingénieurs mécaniciens (statutaires en gris, réalisés en
Tableau des effectifs des officiers mécaniciens et des ingénieurs mécaniciens
(statutaires en gris, réalisés en noir)
1860
1860
1865
1867
1868
1877
1878
1880
1880
1889
1892
1896
1901
1905
1907
1919
1927
1929
1935
1938
1939
3*
1
1
1
2
2
2
2
2*
2
122
4
3
6
6
1*
1
1
1
5
2
6
5
6
7
667
1111
9
1122
1155
5
1155
5
12
15
2222
19
2266
2299
panachés
4
2
2
2
3
3
3
3
1100
2200
16
20
5500
27
49
50
8855
59
110000
111414
38
8
8
1166
2200
20
3300
7700
110000
87
100
226060
142
213
185
119898
176
223535
226565
2
30
1100
4400
3355
4400
40
4400
116060
220000
112
200
117070
201
146
106
9966
194
113535
113030
Ingénieur
1
43
71
22
Asp
5
10
Elève
27
113030 Ingénieur 1 43 71 22 Asp 5 10 Elève 27 mécanicien de 2 e classe
113030 Ingénieur 1 43 71 22 Asp 5 10 Elève 27 mécanicien de 2 e classe

mécanicien de 2 e classe

en tenue n°1 conforme au décret

de 1923. (collection particulière)

-25--2222222255-5-5-5-55555-55-5--

ADJUDANTS PRINCIPAUX, PILOTES - MAJORS ET OFFICIERS DES ÉQUIPAGES DE LA FLOTTE

Au début des années 1880, la marine manque cruellement d’officiers subal- ternes. Le décret du 26 octobre 1882 va tenter de combler ce déficit en créant le corps des adjudants principaux des mouvements de port, obtenu par la mili- tarisation des maîtres entretenus et des maîtres principaux des directions des mouvements de port, eux-mêmes recrutés exclusivement parmi les premiers maîtres des équipages de la flotte. À l’origine, il s’agit donc plutôt d’une exten- sion de la hiérarchie des officiers mariniers. D’ailleurs, ces adjudants principaux conservent l’uniforme des premiers-maîtres. Trois classes sont créées. L’effectif théorique initial est de 5 adjudants principaux de 1 re classe, 9 de 2 e et 9 de 3 e . En 1888, par le décret du 5 juin, les adjudants principaux des mouvements de ports sont complétés par les adjudants principaux des divisions, issus directe- ment des équipages de la flotte (premiers maîtres) et par les pilotes-majors, ins- tructeurs chefs à bord du bâtiment école de pilotage, assimilés aux adjudants principaux de 1 re classe. Le 5 novembre de la même année vient le tour des adjudants principaux comptables, anciens premiers maîtres fourriers. En 1895, il existe des adjudants principaux, de manœuvre, torpilleurs, de mousqueterie, pilotes-majors, fourriers et infirmiers. Tous servent à terre. En 1899, les besoins des ateliers principaux de la flotte en matière d’enca- drement dans les différentes spécialités imposent la création d’adjudants prin-

spécialités imposent la création d’adjudants prin- État-major de l’école de canonnage en rade d’Hyères

État-major de l’école de canonnage en rade d’Hyères en 1930 (tenue n°3 du décret de 1923). On distingue deux officiers des Equipages de la Flotte à droite (patte de drap avec 3 boutons au bas des manches). (porte folio de l’école de canonnage en 1930)

cipaux de canonnage, timoniers, mécaniciens, de charpentage et de voilerie et une augmentation des effectifs.

La réelle assimilation des adjudants principaux et des pilotes-majors n’inter- vient qu’en 1907. Par le décret du 4 mars, fortement inspiré par ce qui a déjà été fait en 1901 pour les agents du personnel administratif de gestion et d’exécu- tion, les différents grades des adjudants principaux et des pilotes-majors sont assimilés aux grades d’enseigne de vaisseau à commissaire principal (le grade de capitaine de corvette n’existe pas encore). Les adjudants principaux ne comportent toujours aucun mécanicien, puisque les premiers maîtres les plus compétents de cette spécialité ont la possibilité d’accéder au corps des officiers mécaniciens. Par la loi du 30 décembre 1913, les adjudants principaux et les pilotes-majors deviennent officiers des équipages de la flotte. Les conditions d’admission des premiers maîtres sont légèrement modifiées cette même année : deux ans de

service à la mer dans ce grade sont exigés, alors qu’il en fallait trois depuis 1896. La loi du 16 juin 1917 modifie les grades du corps des officiers des équipages de la Flotte. Le nombre de classes est réduit de 4 à 2. Le corps reste alimenté à sa base par la nomination au choix au grade d’officier de 2 e classe de premiers maîtres. Une répartition des officiers des équipages de la flotte par spécialité est donnée par l’arrêté ministériel du 23 juin 1925 :

manœuvre : 28

timonier : 15

pilote : 7

canonnier : 37

armurier : 19

fusilier : 40

torpilleur : 5

électricien : 20

fourrier : 49

mécanicien : 42 (cette spécialité a enfin accès au corps des officiers des équipages)

radiotélégraphiste : 8

arrimeur d’aéronautique : 5

mécanicien d’aéronautique : 5

Enfin, la loi du 4 mars 1929 permet aux officiers des équipages d’accéder à un grade équivalent à celui de capitaine de frégate et l’arrêté du 30 mars suivant permet aux officiers mariniers infirmiers et charpentiers d’accéder au corps. Le corps des officiers des équipages de la flotte est mis en extinction le 20 décembre 1969. Les officiers des équipages qui le souhaitent peuvent, en fonction de leur grade et de leurs qualifications, être admis dans le corps des offi- ciers de marine ou dans celui des officiers techniciens créé à cette même date.

Distinctives

techniciens créé à cette même date. Distinctives Les distinctives du corps sont à l’origine les suivantes
techniciens créé à cette même date. Distinctives Les distinctives du corps sont à l’origine les suivantes

Les distinctives du corps sont à l’origine les suivantes : drap bleu, baguettes, dents de scie et câbles (or). Les différentes classes sont distinguées par une combinaison différente d’attributs, soit en 1896 :

une combinaison différente d’attributs, soit en 1896 : Tableau d’assimilation des grades des adjudants

Tableau d’assimilation des grades des adjudants principaux, des pilotes-majors et des officiers des équipages de la Flotte

VA

CA

CV (5 galons)

CF (5 galons panachés)

CC

LV

(4 galons)

(3 galons)

EV (ou EV1) (2 galons)

ASP1 (ou EV2) (1 galon)

ASP2 (ou ASP) (1 galon)

-26-

1882

1888

1896*

1907

1913

1917

1929

           

Officier en chef des équipages de la flotte

Pasd’assimilationprévue:

Pasd’assimilationprévue:

Adjudant principal de 1 re classe et pilote-major de 1 re classe

Adjudant principal de 1 re classe et pilote-major de 1 re classe

Officier principal des équipages de la flotte

Officier principal des équipages de la flotte

Officier principal des équipages de la flotte

Adjudant principal de 1 re classe Adjudant principal de 2 e classe

Adjudant principal de 1 re classe et pilote-major Adjudant principal de 2 e classe Adjudant principal de 3 e classe

   

Officiers de 1 re et de 2 e classe des équipages de la flotte

   

Adjudant principal de 3 e classe

Adjudants principaux de 2 e et de 3 e classe et pilotes-majors de 2 e et de 3 e classe

Adjudants principaux de 2 e et de 3 e classe et pilotes-majors de 2 e et de 3 e classe

Officier de 1 re classe des équipages de la flotte

Officier de 1 re classe des équipages de la flotte

 

Adjudant principal de 4 e classe

Adjudant principal de 4 e et de 5 e classe

Officiers de 3 e et 4 e classedes équipages de la flotte

Officier de 2 e classe des équipages de la flotte

Officier de 2 e classe des équipages de la flotte

Adjudant principal de 5 e classe

       

* : Assimilation sur la seule base de la pension de retraite.

: Assimilation sur la seule base de la pension de retraite. Tableau des effectifs des officiers
Tableau des effectifs des officiers des équipages de la flotte (statutaires en gris, réalisés en
Tableau des effectifs des officiers des équipages de la flotte
(statutaires en gris, réalisés en noir)
1898
1916
1917
1917
1919
1919
1927
1929
1935
1939
3*
2*
1*
5
5panachés
5
2
5
4
11
11
25
28
2222
2244
45
2255
52
3
2200
25
25
100
112
9922
110404
195
114949
223
2
2222
30
30
125
140
113030
113636
147
113636
166
1
3311
113
143
1100
-27-
9922 110404 195 114949 223 2 2222 30 30 125 140 113030 113636 147 113636 166

-28-

1 re classe : trois baguettes en or avec dents de scie ;

2 e classe : deux baguettes en or avec dents de scie, accompagnées d’un câble en dessous ;

3 e classe : une baguette en or avec dents de scie, accompagnée de deux câbles en dessous ;

4 e classe : une baguette en or avec dents de scie, accompagnée d’un câble en dessous ;

5 e classe : une baguette en or avec dents de scie.

 5 e classe : une baguette en or avec dents de scie. Le commissaire en

Le commissaire en chef de 2 e classe, commandant l’école des fourriers, des commis aux vivres et des secrétaires, est ici encadré par deux officiers des Equipages de la Flotte, probablement fourriers, dont on distingue très bien la patte de drap caractéristique aux manches. (porte folio de l’école des fourriers, des commis aux vivres et des secrétaires en 1937)

En 1907, conséquence de la nouvelle assimilation, les baguettes avec dents de scie sont abandonnées au profit des galons or avec l’adjonction d’une patte en étoffe : deux galons pour les 5 e et 4 e classes, trois pour les 3 e et 2 e , quatre pour la 1 re . En dépit de l’adoption de ces nouveaux insignes de grade, les adju- dants principaux restent subordonnés à tous les officiers de marine.

restent subordonnés à tous les officiers de marine. Baguettes, dents de scie et câbles d’adjudant principal

Baguettes, dents de scie et câbles d’adjudant principal de 3 e classe. (Bulletin officiel de la marine 1891 : illustration des marques distinctives des maîtres principaux et conducteurs principaux)

des maîtres principaux et conducteurs principaux) Feuilles d’acanthe des broderies et bouton avec patte de

Feuilles d’acanthe des broderies et bouton avec patte de drap d’adjudant principal de 1 re classe. (Bulletin officiel de la marine 1912)

Tableau des grades des officiers d’administration contrôleurs d’armes de la marine

VA

CA

Entre CV et CA

CV (5 galons)

CF (5 galons panachés)

1916

CC

(4 galons)

Officier d’administration principal

LV

(3 galons)

Officier d’administration de 1 re classe

EV (ou EV1) (2 galons)

Officier d’administration de 2 e classe

ASP1 (ou EV2)

(1 galon)

Officier d’administration de 3 e classe

ASP2 (ou ASP) (1 galon)

En 1912, avec le rétablissement de l’habit de grande tenue, les distinctives deviennent : drap bleu et pattes avec petits boutons sur des feuilles d’acanthe (or). La seule patte de drap avec boutons distingue alors les adjudants princi- paux des officiers de marine.

OFFICIERS DADMINISTRATION CONTRÔLEURS DARMES DE LA MARINE

Ces officiers qui n’ont rien à voir avec l’administration sont issus par transformation du corps des gardes d’artillerie de la marine (décret du 7 décembre 1900), eux-mêmes répartis en plusieurs sections : artificiers, ouvriers d’État, conducteurs de travaux et contrôleurs d’armes (provenant des armuriers). Mis en extinction en 1907, le corps reçoit une nouvelle impulsion par le décret du 18 juillet 1916 qui fixe les modalités de l’admission par examen pro- fessionnel des premiers maîtres armuriers au grade d’officier d’administration contrôleur d’armes de la marine de 3 e classe. Toutefois, dès 1919, le corps des officiers d’administration contrôleurs d’armes disparaît progressivement. L’intégration des armuriers de la marine au corps des équipages de la Flotte conduit en effet à leur transformation progressive en officiers des équipages de la flotte.

Distinctives

en officiers des équipages de la flotte. Distinctives Disposant à l’origine d’un uniforme conforme à
en officiers des équipages de la flotte. Distinctives Disposant à l’origine d’un uniforme conforme à

Disposant à l’origine d’un uniforme conforme à quelques détails près à celui de l’artillerie de la marine (dolman, képi), les officiers d’administration contrô- leurs d’armes reçoivent en 1916 (arrêté ministériel du 27 août) un uniforme et des distinctives proches de ceux des adjudants principaux :

les parements sont en drap bleu mais les pattes appo- sées sur les parements sont en drap écarlate et non en drap bleu ; ces pattes comportent trois petits boutons. Le motif de broderie figure des feuilles d’acanthe en or.

Le motif de broderie figure des feuilles d’acanthe en or. Tableau des effectifs statutaires des officiers
Le motif de broderie figure des feuilles d’acanthe en or. Tableau des effectifs statutaires des officiers
Tableau des effectifs statutaires des officiers d’administration contrôleurs d’armes de la marine 1916 1918 3*
Tableau des effectifs statutaires des officiers
d’administration contrôleurs d’armes de la marine
1916
1918
3*
2*
1*
5
5panachés
41
2
3
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12
2
15
14
1
3* 2* 1* 5 5panachés 41 2 3 8 12 2 15 14 1 Pilote-major de

Pilote-major de 1 re classe avant 1902 :

baguettes, dents de scie et câbles aux parements, ancres croisées et étoiles au collet, sabre suspendu par deux bélières. (collection particulière)

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