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Chapitre 3 Calcul de la tension d’une armature de précontrainte: évaluation des pertes de précontrainte

Module Béton Précontraint - 3AGC- ENIT Karim Miled E-mail: Karim. Miled@enit.rnu.tn

Plan du chapitre

I.

Introduction

II.

Tension à l’origine

III.

Pertes Instantanées de précontrainte

III.

Pertes différées de précontrainte

V.

Tension de précontrainte à l’abscisse x et à un instant t donné

I. Introduction

• En général, la force de précontrainte P varie à la fois dans l’espace (x) à cause principalement du frottement entre l’armature et la gaine ou le béton et dans le temps (t) à cause des déformations différées du béton (retrait et fluage) et de la relaxation de l’acier => P(x, t)

• On désigne sous le nom de perte de précontrainte toute différence entre la tension exercée par le vérin lors de la mise en tension d’une armature appelée «Tension à l’origine et notée σσσσ p0 » et la tension σ p qui s’exerce en un point donné de cette armature d’abscisse x à un temps donné t.

σ

(

xt

,

)

=σ

p

0

σ

p

(

xt

,

)

• On distingue 2 types de pertes: les pertes instantanées et les pertes différées de précontrainte.

• La précision aussi exacte que possible dans l’évaluation des pertes est essentielle pour le calcul des ouvrages en B.P. => Une sous-estimation des pertes => surévaluation de la précontrainte=> sous-évaluation

des contraintes de traction dans le béton

!
!

σ

:

béton

(x,t)

=σ

g q

+

σ

p

(x,t) 3

II. Tension à l’origine σσσσ p0

II.1. Cas de précontrainte par post-tension

σσσσ p0 : Tension à l’origine σσσσ p0 : C’est celle qu’on impose aux armatures devant un ancrage actif et le dispositif d’épanouissement associé (trompette ou tromplaque ), côté béton (point O), au moment de la mise en tension, avant le transfert de l’effort à l’ancrage => c’est la valeur de référence pour le concepteur.

Trompettes d’épanouissement
Trompettes
d’épanouissement

σ p0 < σ pA σ pA : tension au point A situé à l’entrée de la tête d’ancrage (tension appliquée au vérin), à cause des pertes par frottement entre l’armature et la tête d’ancrage (de A à B) d’une part et la trompette d’épanouissement (de B à O) d’autre part. Cette perte est définie généralement dans la notice technique du procédé de mise en tension. Elle est généralement

estimée à 2% => la tension à appliquer au vérin est :

σ

pA

=

1,02

σ

4

p 0

II. Tension à l’origine σσσσ p0

En post-tension, d’après les règles B.P.E.L:

σ

p

0

min( 0,8

f

prg

pour les fils et torons ;

0,7

toute autre valeur préconisée par le procédé de mise en tension )

Remarque: Sauf cas très particuliers, les câbles sont toujours tendus au maximum autorisé, pour des raisons évidentes d’économie.

f

pour les barres; 0,9

f

;

prg

peg

II.2. Cas de précontrainte par pré-tension (avec contrôle de qualité; procédé industriel):

σ

p0

min( 0,85

f

prg

; 0,95

f

peg

)

III. Pertes Instantanées de précontrainte σσσσ i (x)

III.1. Pertes par frottement entre l’armature et le béton (pré-tension) et l’armature et la gaine (post-tension) σσσσ ϕϕϕϕ (x)

Lors de la mise en tension, le déplacement du câble par rapport au béton s’effectue de la droite vers la gauche et l’action tangentielle de contact du conduit (gaine) sur les armatures, s’opposant à ce mouvement, s’exerce de la gauche vers la droite ; la tension diminue donc entre le point O et le point courant C d’abscisse x

entre le point O et le point courant C d’abscisse x • Soit α est la

Soit α est la somme des déviations angulaires entre O et C. En général, α n’est pas l’angle entre les tangentes en O et en C du tracé. Ce n’est cet angle que lorsque la courbure conserve un signe constant entre O et C. Sur le schéma ci-dessus, α (x)= α1 + α2 => Plus le tracé est courbe=> plus α est grande => plus la perte par frottement est grande.

6

L’équilibre d’un tronçon élémentaire de câble autour de x conduit à :

σ

p

(

x

)

=

σ

p 0

e

f

α

⇒ ∆

σ

ϕ

(

x

)

=

σ

p 0

[1

e

f

α

]

f: coefficient de frottement entre l’armature et la gaine (rd -1 )

Un conduit ne suit jamais parfaitement son tracé théorique ; il festonne entre ses points de fixation sous l’effet de son poids, de la poussée du béton, des incertitudes de positionnement des attaches => on doit ajouter à la déviations angulaire théorique (α) une déviation parasite proportionnelle à la distance x => ϕ x avec ϕϕϕϕ est le coefficient de perte de tension en ligne (m -1 )

=> La formule précédente devient alors:

Perte par frottement

− ( f α + ϕ x ) − ( f α + ϕ x
(
f
α
+
ϕ
x
)
(
f
α
+
ϕ
x
)
σ
x
)
= σ
e
⇒ ∆
σ
(
x
)
=
σ
[1
e
]
p (
p 0
ϕ
p 0
• Si ( fα +ϕx) est faible, on peut supposer que:
(
x
)
=
σ
(
f
α
+
ϕ
x
)
σ ϕ
p
0

En pré-tension, les pertes par frottement sont généralement négligeables (

σ ϕ

= 0)

7

Valeurs moyennes des coefficients f et ϕϕϕϕ

• Pour les câbles constitués de fils ou de torons, on peut, lorsque les armatures sont huilées et que les conduits (gaines ou tubes métalliques) sont en bon état, utiliser les valeurs moyennes de f et ϕ données dans le tableau suivant , où R représente le rayon de courbure (en m) du tracé.

Cas de la précontrainte intérieure au béton

Cas

f (rd -1 )

Nature des armatures

Cas de la précontrainte intérieure au béton Cas f (rd - 1 ) Nature des armatures

(m)

(m)

(m 1 )

I

Câbles ne traversant pas de joints ou surfaces de reprise

Fils tréfilés ronds et lisses

ou surfaces de reprise Fils tréfilés ronds et lisses 0,16 Torons 0,18 0,002 II Câbles traversant

0,16

Torons

de reprise Fils tréfilés ronds et lisses 0,16 Torons 0,18 0,002 II Câbles traversant de nombreux

0,18

0,002

II

Câbles traversant de nombreux joints ou reprises de bétonnage

Fils tréfilés ronds et lisses

II Câbles traversant de nombreux joints ou reprises de bétonnage Fils tréfilés ronds et lisses 0,18

0,18

Torons

II Câbles traversant de nombreux joints ou reprises de bétonnage Fils tréfilés ronds et lisses 0,18

0,20

0,003

8

Pour les torons gainés graissés , les valeurs utilisables sont les suivantes : f = 0,05 rd 1 et ϕ = 0,001 m 1

III.2. Pertes par rentrée d’ancrage σσσσ g (x)

• Lors du report de l’effort du vérin à l’ancrage, le câble subit toujours un léger raccourcissement g dû à la rentrée d’ancrage => une perte de tension ∆σ g (x)

• Les notices techniques des procédés de précontrainte définissent, pour chaque type

d’ancrage, la valeur probable de g:

- g est faible dans le cas des ancrages par calage ou vissage, de l’ordre de 2 mm. -g est plus important dans le cas des ancrages par coincement: les torons et les clavettes subissent un déplacement vers l’intérieur de la pièce qui peut atteindre 6 mm.

• Le mouvement de rentrée vers l’intérieur du béton est contrarié par le frottement du

câble sur sa gaine, comme à la mise en tension, mais en sens inverse => Son influence diminue donc à partir de l’ancrage jusqu’à s’annuler à une distance d de celui-ci à partir de laquelle la tension demeure inchangée.

à partir de laquelle la tension demeure inchangée. Perte par recul d’ancrage 9 − K (

Perte par recul d’ancrage

9

− K ( d ) + K ( x ) σ ) ' ( x
K ( d ) + K ( x
)
σ )
'
(
x
= σ
(
d e
)
p
p
2
K (
d
)
+
K ( x
)
σ ) =
'
(
x
σ
e
p
p
0
avec K x
(
)
=
f x
α
(
)
+
ϕ
x
et avec K d
(
)
=
f d
α
(
)
+
ϕ
d
σ
x
)
=
σ
(
x
)
σ
'
(
x
)
g (
p
p
K
(
x
)
2[
K d K x
(
)
(
)]
σ
(
x
)
=
σ
e
[1
e
]
g
p
0

g

=

g =

gE

gE

gE

p

p

p

d

0

[

1

ε

E

p

p

d

0

(

x

)

[

σ

ε

'

p

(

x

p

)

(

x dx

)]

σ

'

p

(

x dx

)]

=

− ε ' p ( x p ) ( x dx )] − σ ' p
− ε ' p ( x p ) ( x dx )] − σ ' p

Aire hachurée sur la figure

=

=

d

2

d

2

(

σ

p

σ

p 0

0

σ

'

p

(2

K ( d

0

)

)

K

(0))

K ( d

)

=

f

α d

l

+

ϕ

d et K

(0)

=

0

σ ' p 0 l
σ ' p
0
l

α : déviation

angulaire

totale

sur la longueur

d =

gE

p

σ p 0

k

avec k

=

f

α

l

+

ϕ

l

10

III. 3. Pertes par déformations élastiques instantanées du béton σσσσ e (x)

• Toute action permanente j appliquée postérieurement à la réalisation de l’ancrage d’un câble de précontrainte provoque dans le béton adjacent une variation de contrainte σ bj , donc une variation de raccourcissement :

ε

bj

=

σ bj

E

i

;

E i : module instantané

du béton au moment de l' applicatio n de l' action

j

=> Le câble considéré subit la même variation de déformation, d’où une perte

(ou un gain si σ bj

< 0) de tension :

σ

e

σ bj

= E

p E

ij

• Les actions permanentes j peuvent résulter de :

1- la mise en tension d’un nouveau câble (sauf dans les cas rares où plusieurs câbles seraient tendus de façon simultanée; il faudrait pour cela disposer d’autant de vérins que de câbles sur le chantier) => échelonnement des mises en tension des câbles 2- l’application d’un supplément de poids propre dans le cas d’une construction par phases ; 3- la mise en place de superstructures.

11

III.3.1. Pertes par échelonnement des mises en tension des câbles d’une même famille

En général, on regroupe les câbles en familles homogènes. Sont considérés comme appartenant à une même famille tous les câbles de tracé comparable tendus au cours d’une même phase de construction => Les câbles d’une famille [Φ ] donnée sont tous affectés d’une même perte moyenne par déformation élastique du béton résultant :

1- de l’échelonnement des mises en tension des différents câbles appartenant à la même famille [Φ ]; 2- de l’application de charges permanentes additionnelles ou de la mise en tension d’autres familles [Φ ’] postérieurement à la réalisation de l’ancrage des câbles de [Φ ] Supposons que la famille en question comporte N câbles de même puissance passant au même niveau dans une section donnée. La mise en tension de ces N câbles provoque,

dans le béton adjacent, une variation de contrainte normale σσσσ bi . Chaque câble apporte à cette

variation de contrainte une contribution

béton étant

σ

bi

σ

bi

N

, la variation correspondante de déformation du

NE

i

=> Du fait que les N câbles ne sont pas tendus en même temps , le n e câble mis en tension subit le raccourcissement dû aux (N n ) câbles tendus après lui :

n

ε

e

=

(

N n

)

σ bi

NE

i

,

Perte en tension

n

⇒ ∆

σ

e

=

E ( N n

p

)

σ bi

NE

i

Perte en force

n

=> ∆

F

e

=

AE ( N n

p p

)

σ bi

NE

i

A p : section nominale du câble

12

La perte globale de force pour les N câbles est ainsi :

N

F

e

=

N

n

=

1

(

)

N nAE

p

p

σ

bi

NE

i

= AE

p

p

N ( N

1)

2 N

σ

bi

E

i

=> une perte moyenne de tension

l’on obtient en divisant la perte de force par la section NA p des N câbles:

σ

e , pour la famille considérée, que

( N − 1) ∆ σ bi ∆ = E σ e p 2 N
( N
1) ∆
σ
bi
= E
σ e
p
2 N
E
i
1
σ
bi
pour N suffisament grand => ∆
σ
= E
e
p
2
E
i

Pertes par échelonnement des mises en tension des câbles d’une même famille

III.3.2. Pertes par déformations élastiques instantanées du béton σσσσ e (x):

récapitulatif

σ e

= kE

i

σ bj

p E

ij

σ bj variation de contrainte du béton adjacent à la famille [Φ ] de câbles étudiée, dans la section considérée, sous l’effet des actions permanentes appliquées au jour j ;

k i coefficient multiplicateur égal à :

1/2 pour σ bj due à la mise en tension échelonnée des câbles mêmes de la famille [Φ ] et aux charges permanentes mobilisées simultanément

1 pour les variations σ bj générées par les actions permanentes appliquées postérieurement à la mise en tension de la famille [Φ ].

III.4. Tension initiale

Somme des pertes instantanées dans la section d’abscisse x :

σ

i

(x)

= ∆

σ

ϕ

(x)

+ ∆

σ

g

(x)

+ ∆

σ

e

(x)

Tension de précontrainte initiale dans la section d’abscisse x:

σ ( x ) = σ − ∆ σ ( x ) i p 0
σ
(
x
)
=
σ
− ∆
σ
(
x
)
i
p
0
i
P ( x
)
=
A
(
σ
− ∆
σ
(
x
))
i
p
p
0
i

IV. Pertes Différées de précontrainte σσσσ d (x, t) (cas la post-tension):

IV.1. Pertes par retrait du béton σσσσ r (t)

• Le béton subit un raccourcissement progressif pendant plusieurs années dû

au phénomène du retrait (voir chapitre 2) => les armatures de précontrainte, liées au béton à leur extrémités par les ancrages et tout au long de leur tracé par le coulis d’injection, sont astreintes à subir le même raccourcissement que le béton adjacent => Ce raccourcissement engendre donc une perte de leur tension σσσσ r (t)

•Si t 0 est l’âge du béton (en jour) au moment de la mise en tension d’une

armature de précontrainte encore effectuée vaut:

la déformation du retrait non

(

ε

r

(

t

0

)

(

= r t

0

)

ε

r

),

t ε [ 1 − r t ( ) ] avec ε : retrait final
t
ε
[
1
− r t
(
)
]
avec
ε
: retrait final et
r t
( )
=
r
0
r
t + r
9
m
•La perte finale par retrait vaut alors:
∆σ
(
t
)
=
E
ε
[1
r t
(
0 )]
Perte totale par retrait
r
f
p
r
∆σ
(t
) = E
ε
• Très souvent, on peut négliger r(t 0 ) devant 1 =>
r
f
p
r
16
(pour l’expression de
ε r
voir chapitre 2)

IV.2. Pertes par fluage du béton σσσσ fl (x,t)

• Le béton subit un raccourcissement progressif dû au fluage lorsqu’il est soumis à une contrainte de compression permanente (constante dans le temps)

• Cependant, la contrainte du béton adjacent aux armatures de précontrainte σ b

n’est pas constante dans le temps car elle varie à cause de:

-Différentes phases de construction qui se traduisent par l’application des nouvelles charges permanentes - Autres pertes différées (par retrait du béton et par relaxation de l’acier).

• Soit σ max (x) et σ min (x) les valeurs extrêmes de σ b (t) dans la section d’abscisse x => à t f , la déformation finale de fluage vérifie:

σ

min

(

x

)

E

fl

ε

fl

(

xt

,

f

)

σ

max

(

x

)

E

fl

avec E

fl

=

(

E t

i

0

)

Φ

;

t

0 : âge du béton au moment de la mise en tension

des armatures

• en général, on suppose que:

ε

fl

(

xt ,

f

) =

En général

Φ

σ

min

(

x

)

+

σ

max

(

x

)

E ( t

i

0

)

2

2

 

(

xt

,

 

)

=

σ

min

(

x

)

+

σ

max

(

x

)

ε

fl

f

 

Φ =

(

E t

i

0

)

17

• La perte finale de tension par fluage dans la section d’abscisse x vaut alors:

E p ∆σ ( xt , ) = E ε = ( σ ( x
E
p
∆σ
(
xt ,
)
=
E
ε
=
(
σ
(
x
)
+ σ
(
x
))
fl
f
p fl
min
max
E t
(
)
i
0

Perte totale par fluage

• En pratique, σ max se confond avec la contrainte σ bvide du béton adjacent aux armatures dans l’état à vide de l’ouvrage c.-à-d. lorsqu’il est soumis seulement à son poids propre et à la précontrainte initiale.

• et σ min se confond avec la contrainte finale σ b du béton adjacent aux armatures lorsque l’ouvrage est soumis à toutes les actions permanentes y compris la précontrainte finale.

• A défaut de valeurs exactes de σ min et σ max , on peut supposer que

σ max =1,5 σ min et comme

E

p

6 :

(

E t

i

0

)

⇒ ∆σ

fl

(

xt

,

f

)

15

σ

min

(

x

)

15

σ

b

(

x

)

IV.3. Pertes par relaxation de l’acier σσσσ ρρρρ (x,t)

• La perte finale par relaxation de l’acier de précontrainte, dans la section d’abscisse x, selon la formulation simplifiée des règles BPEL est:

x, selon la formulation simplifiée des règles BPEL est: Perte totale par relaxation ς ( t

Perte totale par relaxation

ς

(

t

)

=

6

ς

1000

(

µ

µ

0

)

avec

µ

=

σ

i

f prg

µ

0

σ

i (

0,43 TBR (

2,5%) et

0,3 RN (

8%)

=

x ) : tension initiale (toutes pertes instantanées déduites)

ς

µ

0

ς

1000

=

=

1000

=

dans la section d'abscisse x

IV.4. Pertes différées totales σσσσ d (x,t)

• Les évaluations précédentes des pertes différées supposent que le retrait, le

fluage et la relaxation sont des phénomènes isolés => pour tenir compte de l’interaction notamment du retrait et fluage avec la relaxation, les règles BPEL

proposent de minorer la relaxation par le coefficient (5/6). => La perte différée finale dans la section d’abscisse x devient alors:

5 ∆σ ( xt , ) = ∆σ ( t ) + ∆σ ( xt
5
∆σ
(
xt ,
)
= ∆σ
(
t
)
+ ∆σ
(
xt ,
)
+
∆σ
(
xt
,
)
d
f
r
f
fl
f
ρ
f
6

• Si l’on a besoin de la perte différée à un instant t donné, on peut admettre que:

σ

d

avec

(

xt

,

)

= ∆σ

(

xt r t

,

f

;

r

m

)

( )

B

d

t

t

+ 9

r

m

r t

( ) =

=

u

(

cm ); t en jour

V. Tension à l’abscisse x à un instant t donné

V.1. Perte totale de tension dans la section d’abscisse x à l’instant t :

σ

p

(x,t)

= ∆σ

i

(x)

+ ∆σ

d

(x,t)

V.2. Tension de précontrainte dans la section d’abscisse x à l’instant t: 2 valeurs représentatives

1- Tension probable σσσσ pm :

σ

pm

(

xt

,

)

= σ

p

0

− ∆σ

p

(

xt

,

) et

P xt

(

m

,

)

=

A

σ

p pm

(

xt

,

)

2- Tensions caractéristiques σσσσ p1 et σσσσ p2 :

σ

σ

p

p

1

2

(

xt

,

)

(

xt

,

)

=

=

1,02

σ

p

0

0,98

σ

p

0

0,8

σ

p

1,2

σ

p

(

xt

,

) et

(

xt

,

) et

(

P xt

1

,

)

(

P xt

2

,

)

=

=

A

σ

p p

1

A

σ

p p

(

2

xt

,

)

(

xt

21

,

)

V.3. Tension finale à l’abscisse x

Perte finale totale de tension dans la section d’abscisse :

(

σ xt

p

,

f

)

= ∆σ

i

(

x

)

+ ∆σ

d

(

xt

,

f

)

1- Tension finale probable σσσσ pm dans la section d’abscisse x:

σ

pm

(

xt

,

f

)

= σ

p0

− ∆σ

p

(

xt

,

f

) et

P xt = A σ

m

,

f

(

)

p pm

(

xt

,

f

)

2- Tensions caractéristiques σσσσ p1 et σσσσ p2 à l’abscisse x:

σ

σ

p

p

1

2

(

xt

,

f

(

xt

,

f

)

)

=

=

1,02

σ

p

0

0,98

σ

p

0

0,8

σ

p

1,2

σ

p

(

xt

,

f

(

xt

,

f

) et

) et

(

P xt

1

,

f

)

(

P xt

2

,

f

)

=

=

A

σ

p p

1

A

σ

p p

(

2

xt

,

f

)

(

xt

,

f

)

Application

Le viaduc d’approche Nord, assurant la jonction avec le pont principal à haubans Radès-La Goulette, est constitué d’un tablier à quatre travées en caisson en béton précontraint par post-tension, reposant sur cinq appuis (voir fig.1). Les caractéristiques géométriques de la section transversale du tablier, représentée sur la figure 2, sont données dans le tableau 1.

sur la figure 2, sont données dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier
sur la figure 2, sont données dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier

Figure 1. Vue d’ensemble du tablier

dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier
dans le tableau 1. Figure 1. Vue d’ensemble du tablier Figure 2. Section transversale du tablier

Figure 2. Section transversale du tablier

du tablier Figure 2. Section transversale du tablier Aire B (m 2 ) Périmètre extérieur u

Aire B

(m

2 )

Périmètre extérieur u

(m)

Moment I Gz

4 )

(m

V(m)

V’ (m)

5,944

25,740

3,874

0,816

1,436

Tableau 1. Caractéristiques géométriques de la section transversale du tablier

23

Le tablier est soumis aux actions permanentes suivantes :

• Son poids propre g. •Charges de superstructures (chape d’étanchéité + couche de roulement + barrières + corniches + réseaux) appliquées à 28 jours d’âge du béton et de valeur g’=4. 10 -2 MN/m. •La précontrainte P supposée variable dans le temps et variable dans l’espace (en fonction de l’abscisse x de la section du tablier). Les câbles sont mis en tension lorsque le béton atteint 14 jours d’âge. On s’intéresse à l’étude de la première travée isostatique T1 représentée sur la figure 3. Le câblage de précontrainte de cette travée est constitué par 22 câbles 12T15S. Le tracé du câble moyen est parabolique. Son excentricité au niveau de la section médiane est e 0 (x= 22,39m)= -1,27m.

x=0 x=22,39 m x=44,78 m G x e 0 (x) αααα P1 P2
x=0
x=22,39 m
x=44,78 m
G
x
e 0 (x)
αααα
P1
P2

Données

Figure 3. Tracé du câble de précontrainte moyen dans la travée T1.

Caractéristiques du Béton :

- Résistances caractéristiques à la compression : f c28 = 40MPa et f c14 = 34MPa ; Poids volumique B.P=25KN/m 3

•Caractéristiques d’un Toron T15S de classe 1860 TBR :

Limite d’élasticité garantie: 1655 MPa; - Tension à l’origine: 1488 MPa ; Force moyenne (toutes pertes instantanées faites) transmise à 14 jours estimée à 0,192MN; Force moyenne (toutes pertes faites) transmise à t estimée à 0,16 MN ; Module d’élasticité: 190000 MPa; Relaxation à 1000 heures: 2,5%; µ 0 =0,43

Caractéristiques du système de mise en tension :

- 1 ancrage actif et 1 ancrage passif, mise en tension échelonnée des câbles; Rentrée d’ancrage = 6 mm; Coefficient de frottement en courbe: 0,18 rd-1; Coefficient de perte en ligne: 0,002 m-1

Pour l’évaluation du retrait :

- Hygrométrie du milieu ambiant: 55%

On demande de calculer la tension initiale et la tension finale au niveau de la section médiane de la travée T1.

Section: 1,5 cm 2 ; Resistance à la rupture garantie : 1860 MPa;

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Solution

Itération 1

P(14j) (MN)

0,192

P(t∞∞∞∞) (MN)

0,16

I. Pertes instantanées 1.Pertes par frottement α (l/2)

0,1134

a

(m-1)

0,0051

k

(m-1)

0,0029

∆σ∆σ∆σ∆σ ϕϕϕϕ (MPa)

93,92

2- Pertes par recul d'ancrage d(m)

16,22<22,39m

∆σ∆σ∆σ∆σg(MPa)

0

3- Pertes par déformations élastiques instantanées du béton Pertes par mise en tension échelonnée de câbles de la deuxième famille à 14 jours

P(14j) (MN)

50,688

σ P (y=e0) 14j (MPa)

29,63

∆σ e P (MPa)

78,99

Gain suite à l'application du poids propre de (la poutre + hourdis) à partir de 14 jours

Μg(l/2) (MN.m)

37,247

σg (y=e0) 14j (MPa)

-12,21

∆σ e g (MPa)

-65,10

Gain suite à l'application des superstructures à partir de 28 jours Μg' (l/2) (MN.m)

10,026

σg' (y=e0) 28j (MPa)

-3,29

∆σ e g' (MPa)

-16,60

∆σ∆σ∆σ∆σ e (MPa)

-2,71

Tension initiale probable en (x=l/2) σσσσi (MPa)

1396,79

∆σ∆σ∆σ∆σi (l/2) (MPa)

91,21

σσσσpi/σ/σ/σ/σp0

0,939

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II- Pertes différées

1- Pertes par retrait

Solution

ρs

0,0066

ks

0,882

rm (m)

0,231

ε0

0,00061

εr

0,00054

∆σ∆σ∆σ∆σ r (MPa)

101,72

2- Pertes par fluage P(t) (MN)

42,24

σ P (y=e0) t(MPa)

24,69

σb (14j)=σmax (MPa)

17,42

σb (28j)=σmin (MPa)

9,19

∆σ∆σ∆σ∆σ fl (MPa)

141,91

3- Pertes par relaxation ∆σ∆σ∆σ∆σ ρρρρ (MPa)

67,25

∆σ∆σ∆σ∆σd (l/2) (MPa)

299,66

∆σ∆σ∆σ∆σp (l/2) (MPa)

390,87

Tension finale probable en (x= l/2) σσσσpm (MPa)

1097,13

σσσσpm/σ/σ/σ/σp0

0,737

∆σ∆σ∆σ∆σp/σ/σ/σ/σp0

0,263

Tension d'un T15S Tension initiale par T15S (MN)

0,210

Tension finale par T15S (MN)

0,165

Itération 2

P(14j) (MN)

0,2

P(t∞∞∞∞) (MN)

0,16

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