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REUSSIR son ; LEPREUVE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES BAC 2015, cog LA SYNTHESE DU PROGRAMME DES SCHEMAS POUR COMPRENDRE DES QUIZ DES CONSEILS METHODOLOGIQUES iin il . L’alternance une facon plus dynamique d’apprendre un métier ! ACE Centre de formation en alternance des métiers du Chiffre Gestion - Finance et. LES FORMATIONS EN COMPTABILITE ® BTs Comptabilité et Gestion des Organisations © DCG : Dipléme de Comptabilité et de Gestion (rade Licence) ® DSCG : Dipléme Supérieur de Comptabilité et Gestion (Grade Master) LES FORMATIONS EN COMMUNICATION, MANAGEMENT GESTION ET ASSISTANAT ©® BAC PRO Gestion Administration © BTS Assistant(e) de Gestion PME/PMI © BTs Assistant(e) de Manager © BTs Communication © BTs Services informatiques aux Organisations option (SLAM) AN Toole AU) se a acl me) © DUT Gestion Administrative et Commerciale (2 année) ] | @ LICENCE PRO Ressources Humaines Le" \ = et ‘ eT re YS ® LICENCE PRO Compta. Paie © LICENCE PRO Resp. Dev. Commercial © MASTER 1 &2 Généraliste avec spécialité métier ou secteur en M2 © MASTER 2 Dynamiques Culturelles @® PROGRAMME GRANDE ECOLE (Grade Master) LE CFA de 'ACE soutenu par Renseignements, horaires et inscriptions * iledeFrance Ea a Erasmus+ 58, rue du Professeur Gosset - 75018 Paris 0149214340 @ Porte de Clignancourt Alternatives Economiques REUSSIR son BAC ES Feber titi: Dh Dieta erp preston (¢egntiaton: Pipe Fema Dieter: Cte Dor lacie Sener 75002 Pale ‘ehso1 1002000 | ‘edscion@atereaversconomiqaee fe lsat: Gash Oi enue tants: tbe Abend, Mate Bete Oe Chesser uerapese: onus Onn, aloe Ce ict bpp: ed ant ‘Divdoppenen Web Roa Dole, BacaNdere rec earmeda lin thie (Curate ponent: an Sec Pot: tavrrge wr reset Shornementoaterarieseronomqaste (Gets: Dele Dey Abus: AteratresEeononiqnes ‘memudl Iams 06 Ipotons menace bag 29506 Dan: en ogue: Press ‘alla Vounen, 256d ana Rand Failte 0 Ingenta: Deron tia, Se Depodg aparcaon Impringen Pace Ped race serpin ces PTC la para Scop 84 tera Econamiqas {AnematieFoonomiqus. Toten, ‘etme aries en tenes grapes docs ‘besa em dan pte nd ne ‘Temarsien pase de eeu Tae conte snes us magecodostdatwerTuccrd ds errant dcp (Gond-Anpena 7006 Pah 0144074770 iovaesser PVC es) eT Sommaire Méthodologi: Nos consells pour réussir vos épreuves Sciences économiques ‘CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES 98 Theme net Llessaurces dea croissance éconamique THEME n°? Comment exoliquer instabilté dela croissance ? ‘S| MONDIALISATION, FINANCE INTERNATIONALE ET INTEGRATION EUROPEENNE 20__ THEME 903 Les fondements du commerceintemational et de intemationalisation de la production 28 THEME no4 Laplace de (Union ewopéenne dans téconomiegiobale ‘> ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE 32 Theme nes Lacrossanceéconoricue est le compatile ave la prtseratoncefenvronnement ? Sociologie SICLASSES, STRATIFICATION ET MOBILITES SOCIALES 38 rate nee Comment anatsera structure sociale? 44 rataene7 ‘Comment rendre compte dela mobili sociale INTEGRATION, CONFLIT, CHANGEMENT SOCIAL S0__THEME nee, ‘Quets liens sociaux dans des sociéts oi Saffrmele primat de individu 7 86__THEME 209 Lacontctualité sociale: pathologte,facteur de cohesion ou moteur du changement socal? Regards croisés ‘JUSTICE SOCIALE ET INEGALITES $2 Tweme ov ‘Comment ls pouvoir publics peuvent:scontribuer ala justice sociale ? eTRAVAIL, EMPLOL.CHOMAGE 68 rime nei) Comment sarticulent marché du travail t gestion detemplot Thru noiz Quelles palitiques pourtempioi? Les corrigés 29 EPREUVE COMPOSE 80__conpist nei ‘Sujet proposée en France métropoltaineen septembre 2014 ‘24__conpit nez ‘Suet oropesé au Liban en mai 2014 87__connist 203, ‘Suet proposé a étrangerenjuin2013 28__conrige no4 ‘Suet proposé en France métropaltalve en septembre 2013 DISSERTATION 20 conriat ‘Sulet proposé en Amérique du Suden novembre 2013 24__connise nes ‘Suet roposé aPondichery enjuin2013. 27__Réponses aux quiz pare ee ay —~ ER) spzzararartvesneenn (Gprrerronscatis (Ej reer purer Ej resreacneoemumutaanoorenatenainacionsigns fj Feamenetencrumuieoncenatewers Méthodologie Nos conseils pour réussir vos épreuves ™ Ces conseils sont évidemment indicatifs et doivent étre adaptés a vos habitudes de travail. Vidéal est de commencer Aréviser le bac au moins deux mois avant les épreuves, donc des avril. En avril : mobilisez vos connaissances 1, Relisez Pensemble de vos cours, méme si le programme n'est pas encore vu en totalité, notamment ceux du début d’année, que vous aver partiellement oubliés. Travaillez les chapitres un par un, mais en essayant de repérer tous les éléments qui relient ces chapitres entre eux, ensemble du programme de sciences Geonomiques et sociales de terminale FS ayant une cohérence drensemble, Pour chaque theme, ce hors-série vous aldera & iden tifier es grandes idées & reteniret les auteurs & mobiliser pour réussirepreuve du bac. 2. Vérifiez que vous comprenez bien les notions clés du pro- gramme, qui sont essentilles pour bien aborder le cours, et que vous étes capables de donner une definition précise et claire de chaque notion. Pour vous aider, ce hors-série vous rappelle les notions a maitriser pour chaque theme, dans un encadré «Les notions essentielles du programme » 3. Vérifiez que vous savez comment sont calculés les outils statis ‘tiques utilises dans le cadre du programme (par exemple la crois- sance du PIB, le taux de chomage, le taux d'actvité..) et que vous tes capables expliquer ce calcul I faut comprencie a logique de construction de ees outils pour pouvoir interpréter correctement les documents statistiques présents dans 'épreuve composée et la dissertation. Enmal: mobilisez vos savolr-faire 1, Continuez évidemment a réviser les contenus de vos cours. 2. Entrainez-vous & répondre & des questions pouvant etre posées dans le cadre de ’épreuve du bac. Vous pouvez notam- ‘ment vous reporter a le partie « Corrigés » (pages 80 & 96) : ils sont aceompagnés de conseils méthodologiques, sur des sujets d'épreuve composée et de dissertation proposés au bac en 2013 et 2014. 3. Pour la premigre partie de I’épreuve composée, entral- nnez-Vous a rédiger des réponses courtes, correspondant & des questions pouvant étre posées au bac. Pour cela, aidez-vous des encadrés « Apprenez a mobiliser vos connaissances», pré- sents dans chaque theme de ce hors-série, et essayez de ré- pondre aux questions qui y sont posées. 4. Pour la deuxitme partie de 'épreuve composée, étudier bien, les documents statistiques et graphiques proposés dans chaque theme: cela vous aidera & apprendre &interpréter les documents statistiques qui vous seront présentés au bac. Entrainez-vous & expliquer simplement comment telle ou telle donnée doit etre Iue et interpre 5. Pour la trolsiéme partie de Pépreuve composée et la disser- ‘tation, appuyez-vous sur les encadrés « Les sujets de bac pos- sibles » présents dans chaque théme : ils vous donnent des sujets déja proposés ou susceplibles de l’étre, Pour la dissertation, essayez q'imaginer un plan possible, en rédigeant lintroduc- tion et la conclusion, et en identifiant les différentes parties et sous-parties du plan. 6. Veillez & préparer aussi bien Pépreuve composée que la dis sertation. Lc jour de I'épreuve, le theme de la dissertation vous Inspirera peut-etre beaucoup plus que ceux de ’épreuve com- posée, ou inversement :il serait dommage que vous ne sachiez pas comment ahorder 'sn des deux types d'épreuves ! La semaine qui précéde le bac 1 Identifiez les sujets sur lesquels vous ates le moins a aise ‘et concentrez-vous sur eux. Attention a ne pas faire d'impasse | L’épreuve composée, notamment, comporte des questions is- sues de plusieurs thémes du programme. Paire impasse sur Tun de ces themes pourrait vous empécher de répondre a Tune des questions posées. 2. Remémorez-vous les grandes notions, idées et théoriesirete- nir pour chaque chapitre, en passant en revue les différents themes de ce hors-série.Si vous comprenez ct étes capables de mobiliser Ja majorité des connaissances qui y sont compilées, vous devrica réussir votre épreuve sans trop de probleme ! ‘A. Lépreuve composée Liépreuneest ents parts porte ur plusers chapltres du programme [Répartition du temps : 1h 2.1 15 pour Ia I partie ; 45 minutes Th pour la2 partie ;2h environ pour la 3 partie, Premidne PARTIE Mobilisation des connaissances (6 points) La premiere partie de Pépreuve correspond a des questions de ‘cours, pour lesquelles il faut donner des réponses claires et pré- cises. Le candidat doit répondre a deux questions renvoyant di- reetement aux notions et aux mécanismes du programme, Cette réponse peut étre assez développée (une vinglaine de lignes). On peut identifier deux grands types de questions = Les questions de mécanismes :il faut alors partir de la déini- tion de a notion centrale, expliciter le mécanisme avec les notions ui lui sont associées, et Villustrer avec un ou deux exemples ~ Les questions de comparaison de notions ou de theses: dans ce as, montrez les différences point par point, sans définir chaque notion ow chague thése 'une apres autre. Ilustrez les differences observées a aide d'exemples. Jdéalement, la réponse doit done contenir trois éléments: dé- finitions, argumentation et illustrations, Préparez la réponse au Bac 2015 Préparez-vous dés maintenant avec nos applications gratuites (Etudiant a http://application.letudiant.fr Méthodologie bouillon, en listant et en ordonnant les mécanismes qui seront développés, puis rédigez-la au propre. DEUXiEME PARTIE | Etude d'un document (4 points) La deuxidme partie de l'épreuve composée est une question de csavoir-faire ». Il est demandé au candidat de répondre a une question unique, portant sur un document qui sera presque tou- Jours un document statistique, en ayant le sou de dégager les informations qu'apporte le document. Assurez-vous, d'abord, de savoir lire les différentes données et d'etre capable de définir les notions présentes dans le docu- ‘ment (indieateurs, notions du programme), ily en a, Ensuite, demandez-vous :« Quelles données documentaires exploiter pour répondre la question ? » Pour les graphiques, vous devez, 'abord, présenter Tinforma- tion principale la tendance d'une courbe, par exemple), puis les valeurs intéressantes (mais une valeur s'écartant de la tendance peut etre ignorée a elle semble solée) faut, ensuite, interpréter: quelle relation présente le graphique ? quelle est sa signification ? quelle devrait éire la forme de la courbe ?, etc. Pour les tableaux, compare? les lignes entre elles, puis les co- tonnes (ou inverse). Cherehee quelle relation prineipale entre les variables ou au cours du temps se dégage du tableau, Pus réepondez la question posée en intégrant les données sta tistiques. I faut commencer par situer le document (sujet, source, date, champ, unités de mesure utilisées... Puls montrez que vous avez compris comment ce document se lit Cela ne fait pas foreé- tment Fobjet d'une étape a parti est possible et meme préférable, diintégrer la lecture d'une donnée dans le commentaire. On peut, envisager de faire des calculs simples et approximatifs, si est possible, pour donner plus de poids au raisonnement. Iim’y a pas de limite a la réponse, mais dépasser une page semble risqué en « consommation de temps ». J TROIsieme Pane Raisonnement s'appuyant sur un dassier documentaire (1 points) Il est demandé au candidat de traiter la question posée en d veloppant un raisonnement, en exploitant les deux ou trois docu- ‘ments du dossier, et en faisant appel 4 ses connaissances person- nelles Il sagitiei de développer un ralsonnement cobérent, sorte de mini-dissertation mais en moins structurée. La question incite généralement a fourir une liste de mécanismes plutot qu'une argumentation, La méthode & utiliser est presque la méme que pour la dissertation, avec une introduction, un développement et tune conclusion, Fensemble étant toutefois moins long et moins, construit que pour lépreuve de dissertation. Attention & ne pas vous limiter & commenter les documents présentés. Vous devez repondre & la question posée, en mobilisant les documents qui y sont associés. La réponse & fournir est environ trois pages. B.Ladissertation UANALYSE DU SUIET Le sujet pose une question: vous dever y repondre le plus pré- cisément possible, en mobilisant les documents fournis. 'abord, prenez connaissance de intitulé en lisant bien la question, en, analysant les mots-clés et en essayant de reformuler le sujet pour comprendre tous les enjeux qu'il contient. Réfléchissez bien au sens de chaque mot, identifi les pigges et les dificultés du sujet. Ensuite, mettez en vrae, au brouillon, toutes les idées, théo- ries, faits, exemples, notions, éléments de cours qui peuvent etre utilisés dans le devotr. Etudiez les documents. Verifiez pour chacun que vous le com- prenez bien. Ajoutez Tidée essentielle de chacun des documents aux notes déja prises et essayez d'établir les liens qui le relient au sujet et quels rapports ily a entre les différents documents. LA CONSTRUCTION DU PLAN A partir dela, vous dever construire une problématique, est~i- dice mettre en évidence les différentes dimensions implicites de la question et choisir un axe de réflexion qui guide votre raison- nement. Il faut done interroger le sujet : pourquol se pose-t-on. cette question ? qui se la pose ? qui se pose-t-elle ? depuis quand? comment est-elleforrmulée ? de quelle époque et de quels pays parle-t-on ? Il faut done « casser » Vintitulé,« déplier » Ie sujet en plusieurs sous-questions et organiser le traitement de ces sous-questions dans un eadre logique :le plan. ‘Vous pouvez vous appuyer sur le sens que donnent les termes introduetfs (comment, dans quelle mesure, en quoi.) au sujet, en vous demandant sintitulé vous invite a discuter de Taffirma- tion contenue dans le suet, justifir Vaffirmation ou analyser affirmation, En fonction de cela, construisez un plan en deux ou trots partles ‘au maximum. Ce plan est largement détermin€ par le type de sujet roposé: ~ Sujet de type débat (exemple : « dans quelle mesure ») exi- ‘geant une réponse nuancée :e plan idéal est) these, 2) antithése, 3) synthése. Mais on se contentera généralement de = 1) oui, 2} mais; ou 1) non, 2) mais. Attention & éviter le plan eontradic- toire1) oui, 2) non. ~ Sujet de type analytique idéal est de trouver son propre plan. Faute de quot on pourra utiliser les plans classique :1) fits, 2) causes, 3) conséquences ; ou 1) aspects internes, 2) aspects ‘externes 1) court terme, 2) long terme; 1) resemblances, 2) dif- férences ; ou encore plan historique si cela se justifie. Attention & éviter les plans de type 1) aspects économiques, 2) aspects sociaux. ~ Sujet de type interact: 1) effets de Asur B, 2) effets de B sur A. LAREDACTION Rédigez au brouillon introduction. Commencez par une phrase dlaccroche (vous pouvez notamment commencer par une cita- tion, ou un élément tire de l'actualité ou d'un des documents). Puis présentez.'intéret et les différentes dimensions du sujet, en définissant les termes essentiels. Présentez la problématique que vous avez reienue, Cest-i-dire ce que vous souhaitez démontrer dans cette dissertation. Enfin, annonce le pian choisi pour mener cette démonstration. Redigez ensuite la dissertation au propre. Il serait hasardeux (manque de temps) dessayer de tout rédiger au brouillon. Vos dif- férentes parties doivent avoir une longueur a peu prés 6quilibrée. Elles se divisent en sous-parties. Soignez les transitions entre les différents arguments et entre les sous-parties. Attention a bien séparer vistellement chaque partie t sous-partie. Ewitez le « copier-coller » de phrases puisées dans les docu- ‘ments Ces phrases qui devrontétre réinterpréteées & votre maniére en indiquant entre parenthéses les références aux documents utilises (document 4, par exemple), Enfin, votre conclusion met en évidence le résultat de la dé monstration que vous souhaitiex. mener. Elle ne doit pas com prendre d’exemple ni d'idée nouvelle concernant le sujet. lle ‘peut ouvrir sur une perspective plus large la fin, mais cela n'est pas indispensable. = ——l La « bibliothéque idéale » ‘ Alternatives pour preparer vos examens Per ad ETE ete ed Des fiches et des synthéses su économie, lespottiques nublaues, (Europe. la société lamondialisaton et environnement. Avec les analyses des chercheurs de (OFCE. ‘Un out incigpensable our compen es questions ‘ui sont au creur de factualitééconorrique et sociale Se OTT pati des darts latitiques dsponie cehors sie {e-ypt les grands mouvements de fond de économie ‘etdela société enronce comme daslemonde. 30 fics, 200 eachiaves et cartes comments. Atternatives' testi ed Mache aad yA) i) iH Pea oui ee Ts ‘Quelestiertle du marché ? La dette publique est-eleun ‘robleme ? La croissance détrut-elletenvrnnement 7 Que est lerdle ea finance?... Autant de questions aungueles ce hors-séie ‘poche ré2000 travers une trentaine de thémes dans un langage clair mais sans simplisme. Chace question est traltée de maniere cidactique : es répanses apportées pa les rand éconaristes sont présentées es melleures sources statistiques sont mobilisées et chaque ‘aupt est misen rapport avec actuate. e quai permettre a chacun cdemmieux comprendre le monde dans lequel nous wvors. Tey ‘Toute "économie expliquée en 1200 definitions. end Pou comoendrelléonorne et ses erieux encore faut-lenconnaltreet reared ‘enmaltriser les termes. De & comme AMAA Z comme Zone monétaire, Léconomiede A AZ, 2 dlctonnare &conomicue et social de Denis Cle, peretta &chacunde ales cet object : Ls] 200 défnitions couventun cher cu vades grandes notions de économie _auxconceps-cls dela scclogle, en passant pares principaux mécanisreset doctines, le économie les termes de gestion des entreprises ls statistiques et leurs méthodes, ‘ovencorelespoitques pubeues eters innombrebles abrévatons Pro Ci-joint mon réglement ‘Aretoumer: NterativesEconarigues,Abonnerents V.rved Cap et-21800 Quetigny {7 Oui, je souhaite profiter de votre offre spéciale. Jecocrela clescas(s de ren cho ve fF économe 2015 ws 90€ Leschittes detécanamie 2015 | 502 690€ {Léconomieen 30 questions 950¢ Léconomiede hz rei) ase Lenack des 4 pumeros pax | 26006 | (20% de cut) uinsée P00 Montant total de votre commande: ff} 42 peux aussi commander directement suc wwwaltematives-economiques.fr/vpc we par cheque (‘ordre d'Altemnatives Economiques. 1 parcarte banca (a vs Ean tesa Expketn ‘edauetles Sdeies cies fuori dos devoscarte Owe Ow com dee économique Les sources de la croissance La faiblesse de la croissance économique dans les pays de Union européenne depuis le début de la crise financiére est aujourd’hul considérée comme la principale source des difficultés économiques de ces pays et, en particulier, du développement d'un chmage de masse. Mais que salt-on des origines de la croissance économique ? Apres avoir étudié l’indicateur qui permet de la mesurer et mis a jour les limites de ce dernier, on verra quelles analyses des processus de croissance sont proposées par les économistes. {\Le PIB est-il un bon indicateur de la croissance économique ? 1.Qu'est-ce que le PIB et comment ‘Te mesure-t-on ? Le produit intérieur brut (PIB) est une grandeur caleulée a échelle d'un pays (on Pappelle un « agrégat ») pour déter- miner la quantité de richesses qui a été produite sur le territoire de ce pays. Le ‘mot « intérieur » renvole done & Yen- semble des agents économiques résidant sure teritire, quils soient nationaux ou étrangers. Ges agents économiques cor- respondent aux secteurs institutionnels (¢tudiés en classe de premiére) qui réa~ lisent des activités marchandes (sociétés Movpieation Co oc ote Co finaneitres et non financiéres, ménages) ‘ou non marchandes (administrations publiques, associations). ‘Le PIB cherche done & chifrer Ia par- ticipation de ces différents acteurs a la création de richesses, participation me= surée par la valeur ajoutée de chacun Dans le cas des activités marchandes, le PIB marchand correspond & la somme des valeurs ajoutées au sens habituel, CCest-a-dire la différence entre la valeur de la production d'un agent etl valeur ddes consommations intermédiaires qu aachetées (biens et services acquis par Sciences économiques CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES Yentreprise, puis détruits ou transformés lors du processus de production). ‘Quant aux productions non mar- cchandes, qui peuvent étre fournies gra- tuitement ou quasi gratuitement, gené- ralement sous forme de services, leur contribution a la création de richesses ne peut étre évaluée qu’ travers leurs coiits de production (salaires, cout du capital), éventuellement diminués des consommations intermédiaires utilisées. En définitive, le PIB est donc la somme d'un PIB marchand et d'un PIB non marchand. 2.Aquoisert le PIB? La connaissance du PIB présente le double avantage de Faciliter les compa raisons dans le temps et dans l'espace. Lévolution des richesses produites au cours du temps permet d'évaluer Ia croissance économique. Celle-ci cor- respond en effet a un accroissement cumulatif durable du volume de biens et de services produits. Le terme de croissance devrait done étre réservé & Ja longue période, mais en réalité tous les observateurs vont jusqu’a scruter le pourcentage de variation du PIB d’un trimestre sur autre. On sait en effet qu'un taux de croissance minimal est nécessaire pour favoriser des créations d’emplois & méme de résorber le ché~ ‘mage. En France, "Insee évalue ce taux annuel nécessaire & + 15%. Le PIB permet aussi d’effeetuer utiles comparaisons entre les pays, pour déterminer le dynamisme respec- tif des différentes régions du monde. On compare ainsi non seulement les mon- tants des PIB, mais aussi leur taux de croissance. Ainsi le Fonds monétaire in- ternational (FMI) a-t=il pu annoncer en. décembre 2014 qu apres de nombreuses années de forte progression, le PIB de la ‘Chine dépasserait celui des Etats-Unis des la fin de 2015. 3. Quelles sont les limites de cet outil ? Cerésultat de économie chinoise reste ‘cependant contesté en raison d'une pre- mitre limite opposée au PIB :il pose diffé- rents problemes de mesure. Tout dabord, ilest plus logique de calculer le PIB par habitant pour rapporter le volume de ri- cchesses produites au nombre habitants du pays. Ce qui relativise singuliérement Ja performance chinoise étant donné Yampleur de sa population, Par ailleurs le calcul du taux de crois~ sance sur une période pose un autre pro- bleme, celui de la mesure de lévolution en volume, c‘est-A-dire en quantité de richesses réellement produites, en s'effor- cant déliminer toute influence éventuelle de la hausse des prix. Sila valeur ajoutée par Fentreprise Renault augmente d'une année sur autre, est-ce parce qu'elle a vendu davantage de véhicules ou parce quelle les a vendus plus cher ? Etssi elle les a vendus plus cher, est-ce justifié par tune amélioration de la qualité du produit, qui aurait réetlement ajoute de ta valeur? Mais on adresse bien d'autres re- proches @ la notion de PIB. On souligne, abord, qu'une part importante de V'ac~ tivité produetive lut échappe : = toutes les activités ne donnant pas lieu & une rémunération officielle, en particulier le bénévolat, pourtant créa- teur derichesses, ou le travail domestique, qui représente un nombre considérable heures de travail. Ce qui faisait dire a Véconomiste Arthur Geeil Pigou : «Je di- MWondocument statistique central Revennatoral brut ar habtant en dla) ‘tince de eveloppeman umanen 012 soon Ga— saat = ceo er 06 seco os occ0 J oe § ant } soe os j o2 # i on 1 ° o 4 ‘Comment exploiter ce document Ce document lustre parfaitement les insuFisances du PIB (ou du RNB) pour rendre compte du bien tre soci En effet le Kowert a beau avoir un des revenus parhabitant les pus éevés au monde, son IDH est& eine Appreneza, tise eI sf once cuties 3 fasgeleisea phenome yor b IEtravall omestique quelle va cont mer effectue)s outs le ats non délarées i a alana Racal ete Ie travail au noir, du plus simple (le baby-sitting) au plus élaboré (Yatelier clandestin) ; dsl hi - sa toutes Les acthesMégalen:ta- MES : ia cts genes, omit, baa ditisme... Devoe iePis canpraidenens nibre positive toutes es seis de Roden inte aleles onogaer Tisnulsancesnecsstart ensue dlévcloppement vores avis Presa io ‘un point de vue saUsiqu, on done eyalte nuisances *reparey or tions“ ceuble pogrén, comme dans f nie Je cas de la production d’automo- ts ee i biles, de tabac ou d’alcool, dont on. CL au f rE LT. dotrépereresdégatsutercurs De JE : coe meme robsesiondune production i ‘gal clu de Cube, od le revenu par habitant est pourtant plus de quatre fois inféieur. De méme, un revenu aaa par habtant deux fos inféceur miles 1empche pa a Tunsle cobtenc roissanc un DH (0721) largement supéieur 2 celu de a Guinée équatonale (0.556). = ‘On peut, dabord, en déduire que ‘ lebierétre social ext loin de se résumer sau niveau derchesses par hebtant. F ten La ichese par habitat est la simple 7s Institut rapport de deux quantités: quanti a de richesses disponibles sure teritoie repporté au nombre chabrants. Ce qui nedit rien de la manire dont sontrépartis ces revenus dans la population. Or, un tras flble pourcentage dela population peut detenir I essentil des richesses disponibles, On sait que le Kowert bénfce principalement d'une énorme ent pétvoliéte, ce qui expique un RNB parhabitareauss! elev, Mals les rctornbées de cet envichisserent parle pétrole restent réservées & un pett nombre. Anil fat que deux pay alert le méme IDH ne signe pas qu’ts alent effectud les mémes choke colletfs pa rapport 2a satisfaction des besoin fondamentaux dela population ies IDH de Cuba et du Kowert sont dentiques, alors que erevers parhabitant de Cuba est beeucoup plus fale, est que les performances de Cuba en ratte de santé (mesurées par espérance de ved lanalssance) et c'éducation sont netterent supérieures b celles du KoweR. De la méme manlre, un pays peut evoke un rveau de vle moyen relattvernent dove mais un IDH inférieur & cel d'un pays moins riche parhabitart. C'stlecas dela Guinée équetoial, done RNB mayen parhatttant est deve ols supéteur® elu de la Tunis, lors qu'elle rvoccupe en 2014 que a 144” place dans ie dassement de DH, contre 190 pourla Tunisie. Les rchesses, [encore les au pétrole, ne sont pas toujours utlisées pour améloerebienétre dela population. ‘ces données vusintrguent vous pout en evo tntgalté ders le cemierepoort dv Prada tadessesvvente: © ees nae ror agricole intensive finit par provoquer des dégats irréversibles sur Penviron~ nement, comme le montre exemple breton de la filfere du pore. Or, toute production supplémentaire est ajoutée positivement au PIB, quels que soient ses effets externes ultérieurs. Les économistes désignent ces effets externes par le terme « externalités » (voir « Les notions essentielles du pro- gramme », page 12). Dans le eas du PIB, on pourra parler d externalités positives lorsque par exemple IEtat investit dans éducation ou dans les infrastructures de transport, puisque les agents écono- migues pourront en bénéficier ultérieu- rement sans avoir 4 en payer le prix. En revanehe, la pollution d'une rviére par les reets d'une usine de produits chimiques provoque des externalités négatives sur les collectivites concemnées. Enfin, e PIB ne tient pas compte de la répartition des richesses et des choix de société, Cest un indicateur purement quantitatif qui ne dit rien des choix collee- tis sur la maniére dont les revenus créés parla production seront utilises (quelles dépenses publiques priviégier ;Tarmée, Véducation, la santé ?) et réparts au sein dela population Ine prend pas en compte les evolutions qualitatves du mode de vie dela population : quel aceés a eau potable, ‘quels pourcentages de sous-alimentés, de ‘mal-logés ou de sans-abri ? ‘Or,fl est important de mesurer la ca~ ppacité d'un pays a transformer le PIB en bien-étre social. Cest ce qui a poussé Je Programme des Nations unies pour Je développement (Pnud) a eréer, sous, Vimpulsion de léconomiste Amartya Sen, ‘un nouvel indicateur, "indicateur de dé- vveloppement humain (10H). Cet IDH s'in- téresse ala satisfaction des besoins fon- ‘damentaux des individus. II donne pour chaque pays un indice compris entre 0 (absence de développement humain) et 1 (développement humain réalisé), résul- tat d'une moyenne de trois indicateurs pprenant en compte respectivement le ni- veau du revenu national brut (RNB) par téte, le niveau de scolarisation des jeunes (constate jusque-Ia et attendu dans le fu- tr) et Pespérance de vie. Le RNB corrige en effet le PIB, puisque les richesses produites sur un territoire (PIB) ne correspondent pas exactement aux tichesses disponibles : il faut en soustraire les revenus versés a 'étranger (dividendes des actions détenues par les ‘trangers, par exemple) et y ajouter les, revenus regus de Pétranger de la méme facon pour obtenir le RNB. (|.comment la théorie économique a-t-elle cherché a formaliser la production et & calculer la croissance ? LsLes facteurs et les fonctions, de production Les économistes ont cherché depuis longtemps a formaliser l'activité de production sous forme de modéies de plus en plus mathématiques. Or, pour produire des richesses, il faut combiner des facteurs de production pour créer de la valeur ajoutée, és la fin du XIX" siécle les écono- mistes néoclassiques se sont done ef- foreés de construire des fonctions de production. Contrairement aux courants théoriques précédents, ils ont considéré que le travail n’était pas unique facteur 2 Forigine de toute production, mais qu'il fallait combiner ce travail avec un autre facteur ~ le capital - pour produire. Les néoclassiques assimilent ce facteur ca- pital au capital fixe (capital dont la durée de vie est supérieure & un an: machines, batiments, terrains, logiciels) utilisé par les différents agents économiques (en- treprises mais aussi ménages, adminis~ trations, associations... Cest Ie résultat dela combinaison entre travail et capi- Les retombées du progits technique ue Leta Premera Perr mre Pliers tat} tal fixe qui produit de la valeur ajoutée. La comparaison entre la variation de la quantité de richesses produites et celle de la quantité utiisée de facteur travail et de facteur capital va déterminer Ia erois- sance du PIB (voir schéma ci-dessous). SMe fonctions ce production selon tes economistes néoclassiques ee a) earn) en Variation duPIB Variation du stock erent 5 twmeraten sck sla on perc ah 2 oan eres lu ower tins oa ‘so. “ecient Les fonetions de production construites par les néoclassiques retiennent géné- ralement Phypothése des rendements factoriels décroissants. Cela signifie que lorsquon augmente les quantités d'un des deux facteurs (par exemple le nombre de salariés employés) sans augmenter la quantité de Fautre facteur (le capital fixe), la production de chaque salarié supplé- rmentaire (on parle de productivité margi- nale) va étre plus élevée dans un premier temps, grace a une meilleure organisa~ ‘Hon du travail, Mais lorsque les salariés seront trop nombreux par rapport aux machines, la géne oceasionnée va provo~ quer des rendements décroissants, ce qui signifie que la production va augmenter de moins en moins rapidement. 2. Limportance du progrés technique dans la croissance Aumilieu des années 1950, Péconomiste américain Robert Solow construit un modéle explicatif de la croissance qui va devenir célébre. Il reprend les hy pothéses antérieures des fonctions de production, a savoir que le PIB ne peut s'aceroltre que sous I'accumulation de We role des gains de productivité Sciences économiques ‘CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES tes es i, | ae Pee + EES Soe é cd Seas atta Dean ceed Ears Les gains de productiuitéissus du progrés technique eréent un choc d'offre qui agit la fois sur les quantités et sur les coits de production. Gagner en productivité, c'est produire plus avec autant, voire moins, de facteurs de production. I'ya done un impact direct sures eapacités de production, “Mais comme les gains de productivité x éconcmisent» aus! du temps de tava tfou du capita, s permettent de edule le covt moyen de chaque cbetfabriqué. Cette baisse du codt untare moyen peut ensuite se muer en hausse des profs, en baisse des prix de verte coven augmentation des slaes. Dans tous les cas, len résultera un acerolssement dela demande et une pression la hausse du PIB En stimulant Pofre et la demande, les gains de producti sont done au coeur de la croissance des économies contemporaines. deux facteurs de production, le facteur travail et le facteur capital. Tout comme ses prédécesseurs, il soutient que cette fonction de production est soumise a Ja loi des rendements décroissants, a savoir qu'une augmentation continue dun des deux facteurs de production entraine une augmentation de plus en plus faible du PIB (si 'ajoute un deu- xiéme ou un troisiéme ordinateur 2 un employé, il ne produira pas deux fois, puis trois fois plus). Mais lorsqu'l étudie les données sta- tistiques de la croissance des pays dé- vveloppés, Solow eonstate que ce modéle reste faiblement explicatif. Une partic importante de la croissance ne s'ex- plique ni par 'aecroissement du capital nipar laccroissement du facteur travail, mais par une amélioration de la produc: tivité globale des facteurs de production Solow attribue cette capacité de pro- duire plus avec la méme « quantité » de travail et de capital (voire avec moins.. aux effets bénéNques du progrés tech- nique. Celui-ci agit comme une sorte de «bonne fée » qui, d'un coup de baguette magique, rend plus produetifs les fac~ teurs de produetion Le progrés technique se présente sous des formes trés différentes : meilleure ‘organisation du travail, machines plus performantes, techniques de produetion plus économes en matieres premieres.. Mest done trés difficile d'en obtenir une ‘mesure statistique préeise. En revanche, ses effets sont quantifiables : fl permet de réaliser des gains de productivité observables. Reste une question centrale d’oit vient ce progrés technique & lorigine de l'ac~ croissement des richesses produites ? « Denulle part», dit Solow. En tout cas, ile résulte pas d'une activité écono- mique particuliére, mais provient des retombées de la recherche scientifique, qui soutiennent la croissance de ma- nigre aléatoire. Cest une donnée exogene Mies notions essentielles du programme i (extérieure) au processus de croissance. Exogene certes, mais eflicace, car les re~ tombées du progres technique sous forme de gains de productivité constitueront le principal carburant de la croissance des ‘Trente Glorieuses. Le schéma en haut de la page Il rend ainsi compte des différents effets positifs engendrés par les gains de productivité, qui ont conduit au déve~ loppement sirmuitané d'une production et d'une consommation de masse. ‘Au début des années 1980, d'autres économistes américains (Paul Romer, Consommation intermédiatre consommation debian et de se-teos ‘sane predure un acre ben. Facteur travall:nombre Gheures 8 felaraton) Ccrolssance économique: dervavallmeblsées pour réaser Institutions: ensemble des gles augmonezvon du produle mcérieur une production. (ois, normes sociales, coutumnes..) ‘rut sur une longue erode. accu copa Fecmemle et des organisations (administrations Croissance endogine :crobsance resultant émestssements spéethques (en captltechncogique, bumain et publ) favorsart emergence du progrts technique, Droits de propriété : ensemble es usages posibles attaché 1 potsession d'un ben (vente, location, donation... Externalleés: rus les effets posts ‘ou négatifs que suteun agent économique du fate del'ection ‘dun ate agont, sare gully a ‘eompeneation onda, ‘des moyens de production durables (Gaiments, machines, ots.) uulisés pou eéallser une proiucuon. Indice de développement hhumaln (DH): indice consi les Natons ures pour tenter ‘Sapper nvaou de développement et e bende socal ‘une nation. Bsythtie tote Indeateus un ndeateur de ichesse (evens natonalirut par hasta), un indeateu de sare (eeperence Robert Barro..) proposent une nouvelle manire danalyser le progres technique, qui deviendra célébre sous le nom de théorie de la eroissance endogéne. Ils ne congoivent plus le progres technique comme une donnée exogene, mais, ‘comme « produit » par la sphere écono- ‘migue, gre a des investissements parti- cculiers et au roe joué par les institutions. Le moteur prineipal de la croissance est done intérieur - endogene - au systéme économique. Mais comment fabrique-t-on le pro- grés technique, selon eux ? Essenticlle- ment en favorisant les investissements dans trois grands domaines. D'abord, ela vie sociale, Productivité globale de vie ala nalssanee) et un indcateur Peducaton (durée moyenne publques, Séeureé sociale, banque enerale-} qu assurent la régultion Investissement pour nsao, et achat de capital fx. Plus largemort, fon peut dire que ce sont toutes les déperses qui vent a accrite leseapacitésde production des facteurs la productiaté mesute efficacies avec laquele on utiee les facaute de prosuton. Cagner en suscitant des dépenses en matiére de recherche et développement, qui per- mettent d’accumuler du capital tech- nologique, que l'on pourrait comparer Alun portefeuille de brevets. Ces inves- tissements sont essentiels, ear ils pro- duisent des externalités positives : une fois « produit», ce progres technologique vva se diffuser & fensemble du tissu éco- nomique, sans que les entreprises imi- tatrices n’aient a fmancer a nouveau la totalité des coats de la recherche. Un deuxiéme type d'investissement joue un rdle crucial sles dépenses édu- catives, qui renforcent le capital humain. Celui-ci peut étre défini comme le stock des savoirs et des savoir-faire valori- sables économiquement et incorporés aux individus (diplome, qualification, état de senté..), Li aussi, la formation du capital humain produit dimportantes externalités positives : mieux formés, Jes individus peuvent mettre en ceuvre les innovations issues du progres tech~ nique et s'adapter plus facilement aux. ‘mutations technologiques. Enfin, les investissements publies ont un role décisif, car ils permettent de former un capital public et de pallier les, défaillances du marché dans le finance- ‘ment des biens collects (éclairage public, route, phate cotier... Ces investissements, publics sont également essentiels dans les activités de réseaux (réseaux ferro- viaires, distribution d'énergie, télécom- munications... Dans ce domaine, seule Ja puissance publique peut assurer un maillage complet de tout le territoire et pas seulement des zones rentables, Lexemple actuel du déploiement de la fibre optique en France en constitue une bonne illustration. en producti permet de prodate flit de ban at de srens mee futane (vote moins) de capt elo ce tava Produit intérieur brut (Pt): indeateur qe mesa valeur de tovs les bens esewes produits ‘tlneeard um pays au cous dune ane. On fla en isnt te somme de toutes svaleurs Aloutées ces ies et dos senices products surun tentore dorné, Progrés technique: fat Fncerpore du progréssclertfque auprocesss product. prend istorme etenovtions (produ, de proctdes.). ‘Valeur ajoutée: volar de Te producionvelemare rece aru encepree 3 part do fachat Geconsommavors mediates. Wn document statistique central Comment exploiter ce document Ce documentillustre ia maniére dont les économistes décomposent les sources de la croissance. Selon les cas, pour « Fabrquer» leur eroissance, ls pays mobiisent plus de facteur tava de Facteur capital, ou s'appulent sur le progres technique, mesuré par accroissement dele productivité plobele des facteurs, autement dit par les gan de productnité. ‘ins entre 1985 et 2010, l France ‘awu son PIB sfacroftre chaque année en ‘moyenne de 1.8% Cot aecrotssement de la richesse produtte a reposé pour une part sur Finvestissement en capital: Pacerisserent de ce Facteur explique& ui seul 0,7 point 1,8 % de a croissance moyenne observée surla période (s0*t,7/1,8, done presque 40% de a eroisance réalisé). En revanche, augmentation du nombre d"heures de travail ra quasiment contrbué pour ren Ala colssance 0,1 point, clestce tout Juste 5 % ce la eroissance (0,118). ‘On vott done que su cette période explication principale de le croissance Frangalse provient des gains de productivté issus du progrés technique, ces deriers eapliquent plus de 55 % (1/1,8) se la crossance obtenue. La formation de ces trois types de ca pitaux constitue autant de moyens de créer, diffuser et faciliter ‘appropriation du progrés technique. Et de soutenir ain- sila croissanee, en repoussant sans cesse les frontiéres de Ta technologie. 4. Leréle des institutions et des droits de propriété Les sources de Ia croissance reposent évidemment sur des composantes éco- nomiques (investissements, recherche du profi, travail). Mats depuis une ving- taine d’années, des auteurs comme Dou- glas North ou Dani Rodrik metient aussi enavant le réle des institutions comme Evolution du taux de ‘ossance (en) ‘etcontibution des facteurs Aa croissance économique ‘entre 1985 et 2010 (en points ‘de %) dans quelques pays ‘de OCDE Belgique Corge du Sud UUanalyse de cette décompostion permet de dieting deux grands régines de croissance, une croissance extensive tune croissance intensive. Dans ce tableau, Peale et ls Etats-Unis se distinguent des autres pays par une crolssnce escentieloment due extension dela quanstéde facteurs de production uilsge Aisi, 71% (1/14) dele croissance italienne sexplique pat augmentation dela quancté de vaval et de capital utils, Quant aux Etats-Unis rds de 60 % de facteur majeur du développement écono- ‘mique. Dani Rodrik résume bien impor- tance de « bonnes » institutions lorsquil rappelle que sila Bolivie disposait ins titutions de la qualité de celles de la Corée ‘du Sud, son PIB par habitant avoisinerait 18.000 dollars, contre 2700 aujourd'hui. La qualité des institutions tient d’abord 4 leur capacité a assurer Vexistence, la réglementation et la stabilisation de économie de marché, En particulier Vinstauration d'un cadre juridique ga- rantissant la reconnaissance des droits de propriété est fondamentale. Sans ce ‘cadre, le pillage des inventions ruine tout effort @innovation, es échanges sont ré- Sciences économique ‘CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES la croissance de leur IB ont éu# obtenus de cette maniere. Drautres pays ont plutot une croissance de type intensive, Cesta-dre qui repose sur Taccrolsement de a producthité gale des facteurs. Cest notamment e cas en Corée du Sud: 60% dela hausse anruelle du PIB proviennent des gains de productivité (3,816.1) Uidande est dans a méme configuration les gains de productvité expliquent & plus de 60 % (2,614,4) Iacroissance qu’a connue ce pays duits et les investissements, rendus trop aléatoires, ne voient pas le jour. Ce n'est pas seulement l'absence d'ins- titutions qui peut freiner la croissance, mais Pexistence de « mauvaises » ins- titutions : ainsi, il existe une trés forte corrélation entre le degré de corruption. et le niveau de pauvreté d'une nation. Enfin, les institutions doivent per- mettre, selon Rodrik, de légitimer Téconomie de marché en favorisant la redistribution et en gérant les conflits potenticls liés au partage des revenus, via Finstauration de systémes de retraite, de dispositifs d'assurance chomage et d'autres fonds sociaux. = a Pouren savoir plus «Quenestie opts tciue srs ene mean 30 cues» AtenatiesEccomiues Poche HP Ma rowere 004 yO ‘. dens tent {thes Eeonotues seen 83 2002 BRyABles ‘ LEuropeabesoindIrvestisements publics 2.5 secs ZZ 5.701 ICA Comment expliquer l’instabilité de lacroissance ? LaFrance de 2010 produtsait sept fots plus de biens et de services que celle de 1950. Pour parvenir & ce résultat, le produit intérieur brut (PIB) a connu tune augmentation moyenne de 3,3 % chaque année durant toute cette période. Pour autant, cette croissance économique ne s'est pas déroulée de maniere linéaire. Ains, alors qu’en 1950 la production de biens et de services avait augmenté de plus de 8 % par rapport & année précédente, elle a connu une contraction de plus de 3 % en 2009. Il faut done, en premier lieu, repérer et caractériser les différentes périodes qui ont pu marquer la croissance économique de l'aprés-guerre et, ensuite, voir comment les économistes expliquent ces fluctuations. Enfin, il faudra comprendre comment et pourquoi certains pays, comme la Gréce aujourd'hui, ont sombré dans une veritable dépression économique génératrice d’un chomage de masse. A Les facteurs explicatifs des fluctuations dela croissance L.Les mots pour ledire On distingue trois niveaux d'ob- servation. D'abord, celui de la valeur des biens et des services produits au cours d'une année, le fameux produit Iintérteur brut (PIB). Ensuite, celut du taux de variation de cette premiére grandeur, le taux de croissance, ainsi nommé paree que les variations du PIB ont presque toujours été positives depuis 1845, alors qu'on devrait plutot parler de «taux de variation » Enfin, faut aussi considérer les varia~ tions de ee taux de croissance. On dira que la croissance économique s'accélére ouralentit, selon que le taux de erois- sance augmente ou diminue sur une pé~ Mn document statistique central riode donnée. Lorsque le PIB augmente sur une période donnée, on parlera de phase d’expansion. En revanche, lorsque son taux de variation diminue au point de devenir négati, il s'agit d'une crise ‘économique. Meme si cela ne s'est pro- duit en France qu’a trois reprises depuis 1945, il est bien sir possible que le PIB ‘connaisse une contraction. Par conven- tion, on parlera de récession sil baisse pendant deux trimestres consécutifs. 2. impact des chocs ‘de demande sur ta croissance La eraissance économique de la France depuis 1945 a été marquee par importantes fluctuations et est pone- Sciences économiques CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES tuée depuis la fin des Trente Glorieuses. par des périodes de crise récurrentes. Les économistes se sont interrogés sur les causes de ces fluctuations et trois axes d’explication peuvent etre privilégiés. On peut, d'abord, souligner Yimpact sur la croissance des variations de la demande globale. De maniére géné- rale, il semble logique que le volume de Ja production, le PIB, dépende du volume de la demande. En effet, si personne ne souhaite acheter le moindre bien ou ser- vice, on ne voit pas 'intérét qu'il y aurait, 4.en produire. On peut done admettre sans difficultés que toute variation bru- tale de la demande globale (un choc de demande) affecte le niveau de la produc- tion et de Pemploi ‘Mais qu’entend-on par demande glo- bale? Celle-ci se compose, d'une part, des achats de biens et de services des dif férents acteurs (consommation finale), et autre part, des investissements (achats de biens de production) réalisés par les entreprises, les administrations pu- bliques, mais aussi les ménages lorsqu‘ls. achetent un logement. Cet ensemble forme la demande intérieure. I faut y adjoindre la demande de Pextérieur : il agit des achats de biens et de services acheiés parle reste du monde et qui sont cenregistrés comme des exportations. Chacune de ces composantes forme un moteur pour la croissance. Si les exportations augmentent par exemple, il faut produire plus et employer davan- tage de main-d'ceuvre pour répondre & cette demande nouvelle, ce qui favorise la croissance économique. Mais tous ces moteurs de la croissance n'ont pas Ja meme puissance. Une variation de la ‘consommation finale des ménages et des Tauxde variation P18 Comment exploiter etde services en plus augmenté continuellement ‘enFrance,en% ce document dece qu'elle avait produit une année sur autre, mals Cedocumenctusre au cours de année 2000, de moins en moins freemen lesvarstons posses du PB et Pour avant, cette crolssance Entre 2002 et 2004, a <4 tauxde cotsance Entre 2000 n'a pas été régulre. Entre 2000 _crossance du PIB s'est pours, ‘et 2004 en France, le PIB n'a ‘et 2002, le taux de croissance ‘mals le taux de croissance a subi Jamats ced augmenter Etats-Unis 8 7 Total OCDE + g rr Iodet ult let ult lt let let 208 Zoo Zoro. tons ona Comment exploiter ull 2008 et janvier 2010. cedocument. Letauxde chémage ‘Ce document permet américain a alors rattrapé demontrerqueleseffetsde _ealul dela zone euro, qul Iaersesurla croissance, etc! surle chémage, ont fererent cdvergé dansla zone euro ct dansle reste de FOCDE. Dansun premier tarps, fon volt quel crise a été plus Vvement ressentie aux Etats Unis, ot le taux de chémage a augmenté de 4 polnts (4e6% 8 10%) entre 'avatt progressé, dans le sméme temps, que de 2 points {passant de 8 % 4 10%). Parla suite, le chomage amériealn est sensiblerent contracté, perdant 3 points, 47 % au point de passer sous la moyenne de 'OCDE, alors que celul de la zone euro continvalt de crore, puis se stabilisatt un niveau lové, 8 12 %, progressant encore de 2 points (On peut relier ces constats ’ Vobstination des pays: ‘européens & poursuivre les politiques d'austet, quelle qu’en solent les circonstances. La BCE a longtemps continué 3 privilégier la lutte contre Pinflaton, alors que cetze menace semblatt dlurablement écartée parle ralentissement de Facute, avane d'accepter tardivement de balsser ses taux dintérét pour tenter de soutenir 'actvié, Deleur e6té, les politiques budgétalres se sont voulues restrictives pour tenter de résorber les déficts tetles dettes.Ains, alors ue le relentissement de_la croissance aurait da ‘mécaniquement entratner Lune baisse des recettes et une hausse des dépenses budgétatres, ces politiques restictives ont empéché tn retour &Péquiloe. pays, aggravant encore leur situation. Des écarts importants sont ensuite ap- parus en matitre de déficit et de dettes publiques (certaines dépassant large~ ‘ment les 100 %), mais aussi en matiere de deficits extériours. Ces difficultés ont provoqué une forte hausse du taux de chémage global dans la zone euro, mais trés inégalement répartie. En oc a Les notions essentielles du programme tobre 2014, le taux moyen était de 115% pour la zone euro (10,5 % en France), ‘mais variait de 4,9 % en Allemagne & 25,9 % en Gréce et 26,2 % en Espagne. Face A ces difficultés croissantes, 1a Commission européenne, soutenue en cela par la BCE et le Fonds monétaire international (FMI) ~ la « troika », selon le terme désormais consacré -, a choi- sien 2012 de réaffirmer la nécessité de Taustérité & tout prix, tout en exigeant des pays les plus endettés de profondes. réformes structurelles pour acceptor de leur venir en aide. Ces pays devaient donc aceepter de lourds sacrifices pour cespérer retrouver la eroissanee. En par- ticulier, la Gréce a subi une politique daustérité trés severe : réduction du nombre de fonctionnaires, baisse des salaires de 30 %, retraites amputée: réduction des dépenses d'éducation... 2.Ladifficile coordination des politiques économiques entre les pays Cette obsession de la rigueur et du retour aux équilibres des comptes pu- blics a été d'autant plus mal ressentie par les populations qu’elle empéchait toute politique de relance de l'activité Les tensions se sont alors exacerbées devant le constat que les pays n’étaient pas tous traités de fagon similaire, alors ‘meme que le « chacun pour soi » sem- blait l'emporter, Certes, Allemagne a semblé beau- coup mieux surmonter Ia crise que la plupart de ses voisins. Mais lorsqu'elle avait été confrontée aux difficultés de a réunification, elle avait pu déroger aux critéres du pacte de stabilité ct de croissance sans en étre pénalisée. Et surtout, elle a choisi, & partir des gouvernements Schréder au début des, années 2000, de mener une politique résolument non coopérative pour ré- alfirmer sa compétitivité. L’Allemagne ‘a done flexibilisé son marché du travail (icenciements facilités, durcissement de Passurance chmage, emplois pré- aires) tout en réduisant la dette et les deficits publics (déremboursements, baisse des retraites, hausse des cotisa- tions salariales), de maniére & retrouver tune compeétitivité-prix et des excédents Banque contra: bang spose cu monopoe emission dea mena corre (a BCE pour Feuro dans Usion européee| et Charge dea conduit dl pohque mondiale en conan a ceatlon manda les taux Steet tt letauxde change de # rome. Dumpling fiscal : atte de, certs pays ql setorcert etter Slew terttobe ces atte, des {alerts cu des cpteue aide 'une | scale potcuerement fle vore | vente Les poral sou ont i deveaseuten de dnping fal: Dumping socal: tude de pave ervaten fates aw protection ote deer eg uta esr ater feesenqutte demain ated potato Euro: momae unique excpéenne brace Spe cel on Spats arebthice sit moncales “rae olgue conjonctore chi dss police buagtaes ct ‘rondiareles mieux née ¢'érter ‘se fetesions top mporntse detacovns et deveter Stine crossane élite, Politique budgetare: tation es depenss et des recetes Gtbudget ce at en we dae Surlenythne de crssance eoromique. cet ple peut cena ura ere Stontagect ocd Politique monétaire: ensemble Ges ebjers dont dopoze bene anal pour ag auf cthce Geevomige per iteedre Setorte monet, Cela passe feist pr a arpton Sead edd pour gt er ues efron fe ce Dame wcosde a BCE sion feliite piper elle seca Union émnoms cimontetre baat process ecégaton evonteme desde por raede Mrs (1992) Fourteen pce writers {riqu pusarerenaiungue nromecart scoot Gi pecece ascend ecucsouree i fauxiaffi commerciaux au détriment de ses par- tenaires européens. Dautres pays ont joué la carte du dum- ping social et surtout fiscal, puisqu’au- cune harmonisation n’était envisa geable dans ces domaines. Du e6té des politiques sociales, on justifie souvent cette absence dharmonisation par les ni veaux de développement tres différents des pays, surtout pour les nouveaux en- trants, qui auraient bien du mal a finan- cer un systtme complet de protection sociale du jour au lendemain. Ceux-ci Jouent alors sur leur moins-disant social pour attirer les entreprises qui craignent les lois sociales trop contraignantes et trop codteuses des pays 8 forte tradition de politiques sociales. Sur le plan fiscal, la seule harmoni- sation a porté sur les taux de TVA, har- monisation jugée nécessaire pour le bon fonctionnement du marché unique. Mais pour les autres impots, en parti- culier l'impot sur les sociétés, des pays comme lIrlande, le Bulgarie ot Ia Litua- nie utilisent le dumping fiscal pour atti- rer les investissements directs étrangers des multinationales en quéte ’évasion fiscale. Cette concurrence a done pour effet de taxer le travail plus lourdement que le capital. Les événements récents montrent certaines inflexions encourageantes. Un mécanisme curopéen de stabilité (MES) introduit un début de solidarité bud~ Répondez'parvrailou,faux imationsisuivantes) MONDIALISATION, FINANCE INTERNATIONALE ET INTEGRATION EUROPEENNE _gétaire entre les Etats. Une Union ban- aire commence a voir le jour qui force les actionnaires des banques & payer les, ‘consequences de leurs paris risqués, afin do diminuer le soutien éventucl des Etats ‘aux banques quia alourdi leurs dépenses durant la crise. Le FMI a reconnn, fin 2012, avoir ‘sous-estime¢ les effets néfastes des me- sures de rigueur imposées & des pays ‘comme la Gréce. Les cibles de réduction des déficits ont été trop rapides compte tenu de la faiblesse de la conjoncture. Et les PIB peinant & retrouver leur niveau dlavant la crise, les taux d'endettement publics ont progressé rapidement. En- fin, lorsque Pinflation est nulle ou négative, cela aggrave encore les remboursements des dettes La vietoire du parti Syriza, en Gréce, réclamant un allegement de Ja dette et un changement de poli tique économique, montre que les peuples des pays les plus touchés ne peuvent plus supporter les sa~ crifices exigés d’eux depuis de lon- ‘gues années. Plus récemment encore, la BCE @ done décidé dorienter sa politique vers la lutte contre la déflation, en annongant linjonction progressive de 1000 milliards d'euros dans les circuits financiers pour racheter de Ia dette publique et alléger ainsi Je fardeau des Etats. Elle réclame également un réle plus actif de la politique budgétaire pour soutenir Vactivité, En réponse, la Commission euro- péenne a décidé un plan de relance deVinvestissement de 315 milliards d'eu- ros répartis sures trois prochaines an- nées, pour 'essentiel des grands projets dinfrastructures dans les transports, Yenergie, la recherehe et innovation. Elle a également admis qu'l fallait in- troduire une dose de flexibilité dans application des regles budgétaires. Se- rait-on ala veille d'un changement dans la politique européenne? Sciences économiques ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ? Peution faire croftre la production de maniére infinie dans un monde ol les ressources sont limitées ? Poser cette question conduit & s"interroger sur les rapports entre croissance économique et environnement. Aprés avoir cemé quelques-unes des limites écologiques du modéle de croissance occidental, on verra qu'un débat oppose les économistes sur le fatt de savolr si le progres ‘technique pourrait constituer ou non une solution pour rendre notre made de développement plus durable. Par alleurs, depuis le Sommet de la Terre 8 Rlo de Janeiro en 1992, les alarmes autour du déséquilire climatique rvont.cessé de s’amplifier. La dégradation du climat fait porter un perl majeur sur notre civilisation. Devant Fimpuissance du marché & réguler ce péri il faudra se demander sur quels instruments les pouvoirs publics peuvent s’appuyer our pouvoir conduire une politique climatique. L\Peut-on concevoir une croissance soutenable ? \.Le débat malthusien Au début du XIX*sitele, Robert Malthus (1786-1884) est un des premiers & sinté- resser aux limites de la croissance. Selon [ui dans un monde aux ressources finies et soumnis a laloi des rendements déerois- sants (voir theme 1), ne faut pas laisser croitre les populations sans controle, car cela conduirait a 'appauvrissement de tous. 'idée malthusienne s’expose clairement dans son Essai sur la loi de ‘population : « Un homme qui est nédans un monde déjé possédé,s' ne lui est pas possible d obtenir de ses parents les subsis- tances quil peut justement leurdemander, et sila soctévé n'a nul besoin deson travail. nia ‘queun drott de réclamer la moindre paride rnourriture, eten éalit, dest de trop.» Entre chercher a augmenter le volume des ri- chesses produites ou en interdire l'acces aux plus pauvres, une politique malthu- sienne choisira la deuxiéme option. Lhistoire a bien sur donné tort au célebre pasteur anglican et le progres technique a permis de faire eroitre dans des proportions insoupgonnées la pro- duction. Cependant, au début des an- nées 1970, le rapport Meadows alerte de nouveau sur les limites du madéle de croissance occidental. Le rapport conelut, d'une part, que les ressources dela Terre he pourront pas nourrir indéfiniment la croissance de la population mondiale et, d'autre part, que les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, minerals... Epes vont finir par manquer. Quarante ans plus tard, la croissance économique mon- diale semble se heurter @ un « mur écolo- ‘gique ». Le débat ouvert par Malthus ily a deux sigcles n'est done pas clos. 2.Linsoutenable légereté dela croissance Quelles sont les limites écologiques de la eroissance mondiale ? La premigre li- mite est celle qui touche a la destruction du capital naturel dela planéte, c'est-a- dire 3 Pépuisement des ressources re~ nouvelables et non renouvelables. Par~ mi les ressources non renouvelables, on trouve les 6nergies fossiles (pézrole, ga7, charbon..), mais aussi les réserves mot diales de minerais (or, uranium, cuivte..) Lexploitation de ces ressources s'est ‘considérablement intensifiée depuis un slécle, au point que les seientifiques en- visagent Pepuisement definitif de eer- taines d’entre elles dans un futur proche. En connaissant le niveau de la pro- duction annuelle, d'un cété, et le niveau. des réserves prouvées ou probables, de l'autre, on peut en effet extrapo- ler la « durée de vie » restante de ces ressources. Beaucoup de projections cestiment ainsi que ’argent, le pétrole, le gaz ou le cuivre devraient arriver & leur stade ¢’épuisement avant la fin du siécle et, dés 2040, pour certaines pro ductions. Meme si ces biens ne seront ‘sans doute jamais totalement épuisés, leur production ne pourra plus répondre {la demande mondiale ct les conditions de leur extraction seront d’um cout tel qu‘elles deviendront des biens précieux. ‘Mais Pépuisement gueite aussi nombre de ressources renouvelables, comme les, ressources halieutiques (produits de la ppéche). Un rapport de POrganisation des Nations unies (ONU) indique ainsi que pres de 30 % des especes marines sont viellmes de la surpeche et menacées & terme de disparition. Il faut aussi citer les ressources forestiéres: 'exemple dit recul de a foret amazonienne est emblé- ‘matique de cette situation et plusieurs essences semblent en danger (Vacajou, le palissandre, le teck..) La deuxiéme limite écologique a la croissance est lige aux rejets polluants ‘eten particulier a lémission de dioxyde de carbone (CO,). Depuis plus d'un de- mi-siécle, les rejets de CO,, de méthane on de protoxyde d'azote dans ’atmos- phere ont conn tne croissance expo- nentielle et accumulation de ces gaz provoque un renforcement de effet de serre. Celui-ci est naturel et nécessaire & Ja vie sur Terre : sans iui, la température ‘moyenne serait 18°C, aulieu des 15°C aciuels, Mais son renforcement induit importants déséquilibres climatiques en particulier, il accélére le réchauffe- ‘ment de l'atmosphére. Le 5 rapport du Groupe d'experts intergouvememental, sur Févolution du ctimat (Giec), en no- vembre 2014, estime que, si rien n'est fait, la température de la Terre pourrait, s'élever de pres de 5 °C diici a la fin du siéele prochain, entrainant une montée des océans de prés d'un metre. En outre, les océans vont devenir de plus en plus acides, de nombreuses zones fertiles vont se désertifier et les, Episodes climatiques extremes (ou- rragans, tsunamis, canicules..) vont se multiplier. Tous ces phénomenes font craindre apparition a venir de nom- Dreux « réfugiés climatiques » Les 1es écologiques consti- tuent une demnitre limite & la croissance économique actuelle. Le développement des activités industrielles, la surexploita- tion des ressourees et le réchauffement climatique ont pour premier effet de gravement perturber les écosystemes et de mettre en péril certaines especes vivantes, Cette atteinte la biodiversité est telle que l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a constitué une liste rouge des especes en danger. Elle fait apparaitre qu'une espece demammiferes sur quatre, un oiseau sur bhuit ou encore un tiers des especes de coniféres sont menacés d'extinction. Par ailleurs, les accidents pétroliers, chimiques ou nucléaires se sont multi- pliés ces derniéres décennies. En 1984, la catastrophe de Bhopal, en Inde, a causé lamort de 20 000 personnes. Le site est. aujourd hui encore hautement contami- né. Les aceidents nucléaires de Tcherno- byl en 1986 ou de Fukushima en 2011 ont entrainé des milliers de décds du fait des radiations, mais aussi la contamination de environnement pour des décennies. Dernier exemple des « dégats du progrés » : les marées noires dues aux catastrophes pétrolitres, comme celle Wir cocument statistique central Comment exploiter ce document Ce graphique met en rapport es émissions se CO, par habitantet le montant du produit intérieur brut (18), ut aussi par habitat. On constate ¢abord une forte corrlation enireles deux phénomenes. Pus niveau