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LE PATRIMOINE, VECTEUR DE DEVELOPPEMENT DURABLE ?

PROTECTION ET VALORISATION EN FRANCE ET DANS LE MONDE
Support de Cours : Cathy Savourey – Professeur associée Département Aménagement de l’Ecole polytechnique de
l’Université F. Rabelais
DA4 2010-2011
PROPOS INTRODUCTIF
Si l’on retient la définition de Stockholm
Le patrimoine constitue l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous devons transmettre aux générations
futures.
Elle induit de multiples dimensions :
une richesse collective,
un héritage matériel et mémoriel à transmettre
quelque chose de sacré pour toute l’humanité
Quand cette notion est-elle apparue ?
Le concept de monument historique et de patrimoine urbain historique est une création collective de la culture
européenne.
Tous les pays d’Europe y ont participé :
la Grande Bretagne soucieuse d’authenticité
la France encline au juridique
L’Allemagne et l’Autriche concernées par la théorie.
Le concept de monument historique s’est progressivement construit entre le XV ème siècle et la première moitié du
XIX ème qui en marque sa consécration. En France ce concept se développera surtout à partir de la révolution de 1789 et en
réaction au « vandalisme ».
La notion de patrimoine urbain historique est plus tardive, elle apparaît au milieu du XIXème siècle, quand la « ville »
s’impose comme concept et que l’urbanisme devient une discipline (Cerda, Camillo Sitte).
Ces deux notions sont à l’opposé : D’un côté les édifices singuliers individuels, de l’autre les entités autonomes, caractérisées
par le mode d’articulation et de différenciation entre les pleins et les vides.
La genèse de la notion de patrimoine urbain est symbolisée par trois pays et trois protagonistes :
En Grande Bretagne, elle est symbolisée par John Ruskin qui est le premier à militer pour la préservation des cités
européennes demeurées intactes (Oxford, Rouen, Florence…). Il est le premier à prôner la conservation de l’architecture
domestique ancienne.
La GB est alors le pays le plus meurtri par la révolution industrielle.
La ville ancienne atteint une dimension sacrée (respect des générations et de leur mémoire) qui interdit d’y toucher.
La ville joue le rôle de mémorial de monument qui a permis d’enraciner ses habitants dans l’espace et dans le temps.
Sa position est extrême : il s’oppose à toute métamorphose du présent.
En Autriche, symbolisé par Camillo Sitte et l’approche historiciste.
Architecte et historien, il crée le concept de ville historique (l’art de construire les villes).
Camillo Sitte est un homme du présent, conscient du caractère inévitable des métamorphoses, il étudie systématiquement in
situ des dizaines de villes anciennes, notamment les modes de construction et d’organisation de l’espace public pour essayer
d’en tirer des règles pour les constructions à venir.
Son objectif n’est pas la conservation
- En Italie, symbolisé par Giovannoni, architecte, urbaniste et historien d’art qui nomme pour la première fois en 1913 le
patrimoine urbain et qui devient partie intégrante du nouveau processus d’urbanisation
Il pose la question : les temps de la ville dense et centralisée ne sont-ils pas en train de s’achever ?
Il perçoit que les villes traditionnelles sont en cours de désintégration au profit d’une urbanisation généralisée et diffuse mais
il pense que les quartiers et les centres historiques sont ré - appropriables à trois conditions :
renoncement à toute vocation de centralité unique
compatibilité usages, morphologie et parcellaire
Il base l’introduction de constructions neuves sur le respect de ce parcellaire et de cette morphologie.
En parallèle de l’émergence du concept de patrimoine culturel, s’est développé également le concept de patrimoine naturel
(des sites pittoresques aux grandes formations géologiques, biologiques ou physiques).
Cette prise de conscience s’est traduite dans l’ensemble des pays européens par la mise en place de cadres juridiques
spécifiques.

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Aujourd’hui le patrimoine a atteint une dimension mondiale.
Et progressivement la notion de patrimoine s’est élargie englobant du patrimoine matériel et mais également la prise
en compte du patrimoine immatériel à la demande des pays asiatiques et africains.
Ainsi en 1992, l’UNESCO a reconnu la notion de « paysages culturels » qui reflètent l’impossibilité de séparer nature et
culture et qui retrace la diversité culturelle mondiale.
Cette notion recouvre une grande variété d’interactions entre l’homme et son environnement naturel et se définit par deux
aspects majeurs :
Les paysages culturels sont le plus souvent le reflet de techniques d’utilisation viables des terres.
Ils traduisent une relation spirituelle spécifique avec la nature.
Ils sont divisés en trois catégories :
les paysages culturels définis, conçus et crées intentionnellement par l’homme (ex les parcs et jardins)
Les paysages culturels dits associatifs, caractérisés par la forte association de phénomènes religieux, artistiques
ou culturels à l’élément naturel (ex : les bois ou forêts sacrés du Zimbabwe).
Les paysages évolutifs qui résultent d’une exigence à l’origine sociale, économique, administrative et/ou
religieuse.
Ils peuvent être des paysages reliques ou fossiles (ex : tumulus sahariens) ou vivants (ex : la Loire).
Pour cette dernière catégorie se pose la question cruciale de leur gestion.
La dernière notion reconnue est la notion de « patrimoine immatériel » qui se rapporte aux actes de création et de
représentation ( les arts du spectacle, les rites, les célébrations festives…) qui servent à transmettre les modes de vie des
sociétés, les métiers et les savoir-faire traditionnels, les croyances et les pratiques liées à la nature (ex : la pharmacopée), les
langues et les traditions orales.
Ce patrimoine de l’humanité est complexe, fragile et menacé par la mondialisation.
L’UNESCO a lancé une liste des chefs d’œuvre du patrimoine du patrimoine oral et immatériel et s’efforce d’élaborer
un texte normatif s’inspirant de celui qu’elle a élaboré pour les biens culturels.
Cette prise en compte du patrimoine immatériel qui repose sur le concept de « trésor humain vivant » est issu du Japon.
Les enjeux :
-

Face à la globalisation et à la marchandisation de l’économie, le patrimoine naturel, culturel et immatériel est
devenu un enjeu de diversité culturelle. L’UNESCO a adopté le 2 novembre 2001 la déclaration universelle sur la
diversité culturelle qui tente de définir un nouveau paradigme : les trois D diversité, dialogue, développement.
entendu non seulement en terme de croissance économique mais aussi comme moyen d’accéder à une existence
intellectuelle, affective, morale et spirituelle satisfaisante (article 3)

-

Le patrimoine est devenu un enjeu économique majeur, notamment en lien avec le développement touristique, il est
devenu peu à peu un objet de consommation culturelle.

-

Le patrimoine devient peu à peu une valeur refuge, compensation à un avenir incertain Le risque dans un pays
comme la France que tout devienne patrimoine et qu’un refus de la modernité s ‘établisse. Pierre Nora parle ainsi
« du règne de la mémoire généralisée ».

Une des questions qui se pose aujourd’hui : quel patrimoine aujourd’hui, quel sens, quelle valeur, quels usages lui
donner ?

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LA PRISE EN COMPTE DU PATRIMOINE MONDIAL

HISTORIQUE
L’idée de créer un mouvement international de protection des sites dans d’autres pays est née après la Première guerre
mondiale.
1931 : La charte d’Athènes pour la restauration des Monuments Historiques est adoptée lors du premier congrès international
des architectes et techniciens des monuments historiques en octobre 1931. 7 résolutions importantes sont adoptées.
la nécessité de créer des organisations internationales chargées d’apporter des conseils
la nécessité de soumettre les projets de restauration à des experts
la nécessité que chaque Etat adopte une législation pour la préservation des sites historiques
la nécessité de recouvrir les sites archéologiques ne pouvant faire l’objet de restauration immédiate
la possibilité d’utiliser les techniques et matériaux modernes dans la restauration
la nécessité d’assurer le gardiennage des sites historiques
La protection du voisinage des sites historiques en demandant que la construction de nouveaux édifices respectent
le caractère et la physionomie des villes, surtout dans le voisinage des sites historiques.
1959 : prise de conscience internationale à l’annonce de la création du grand barrage d’Assouan (Egypte) et la destruction des
temples d’Abou Simbel, symbole de l’Egypte ancienne. L’UNESCO lance à la demande des gouvernements égyptien et
soudanais une campagne internationale. 80 millions de dollars sont rassemblés dont la moitié de dons d’une cinquantaine de
pays. Les temples d’Abou simbel et de Philae sont démontés, déplacés et rassemblés.
Suivra Venise en Italie, Mohenjo Daro au Pakistan, Borobudur en Indonésie.
1964 : adoption lors du deuxième congrès international des architectes et techniciens des monuments historiques de la charte
internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites, appelée charte de Venise.
Cette charte approfondit et élargie la portée de la charte d’Athènes. Sur 22 rédacteurs seulement 4 étaient des non européens,
3 étaient français.
1965 :
-

Création de l’ICOMOS, conseil international des monuments et des sites, chargé de promouvoir la doctrine de la
charte de Venise et les techniques de conservation.
Les USA en 1965 demande la « création d’une fondation du patrimoine mondial » afin de stimuler la coopération
internationale en vue de « protéger les lieux et les paysages les plus superbes du monde, ainsi que les sites
historiques pour le présent et l’avenir de toute l’humanité ». L’idée est de concilier conservation des sites culturels
et sites naturels.

1968 : L’union mondiale pour la nature (IUCN) fait des propositions analogues.
L’UNESCO organise la première conférence intergouvernementale visant à réconcilier l’environnement et le développement,
appelé aujourd’hui le développement durable. Ceci a conduit à la création du programme MAB (Man et Biosphère) de
l’UNESCO en 1970.
1972 : Adoption par la conférence générale de l’UNESCO le 16 novembre 1972 de la Convention concernant la protection du
patrimoine mondial culturel et naturel.
1975 : Lors de l’année européenne du patrimoine architectural, adoption de la Déclaration d’Amsterdam par 25 pays
européens et de la charte européenne du patrimoine architectural par le Conseil de l’Europe en octobre 1975.
Cette charte reconnaît que l’architecture unique de l’Europe est le patrimoine commun de tous ses peuples et affirme
l’intention des Etats membres de coopérer entre eux et avec les autres Etats européens pour le protéger.
1976 : Adoption par ICOMOS de la charte du tourisme culturel
1982 : adoption de la Charte de Florence sur les jardins historiques par ICOMOS, qui complète la charte de Venise
1987 : Adoption de la Charte internationale pour la sauvegarde des villes historiques par ICOMOS qui complète la charte de
Venise
1990 : Adoption de la charte internationale pour la gestion du patrimoine archéologique par ICOMOS, complète la charte de
Venise.

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1992 : Création du Centre du Patrimoine mondial en vue d’assurer la gestion quotidienne de la convention.
Il a pour missions :
d’organiser les réunions annuelles du bureau et du comité du patrimoine mondial
de conseiller les Etats parties dans la préparation de leurs propositions d’inscriptions
d’organiser sur demande l’assistance technique, coordonner les rapports sur l’état des sites et les mesures
d’urgences prises sur certains sites,
responsable de l’administration du fonds
organiser des séminaires et des ateliers techniques
mettre à jour la liste du patrimoine mondial
concevoir des matériaux pédagogiques
lancer des campagnes de communications
1995 : Adoption de la Stratégie de Séville lors de la Conférence internationale de Séville, organisée par l’UNESCO sur les
réserves de biosphère. En écho avec le premier sommet de la terre à Rio, la stratégie de Séville avait pour but de déterminer
les orientations des futures réserves de biosphère.
2001 : adoption le 2 novembre 2001 de la déclaration universelle sur la diversité culturelle

LA CONVENTION de 1972
Les fondements de la convention reposent sur l’idée que « le patrimoine est l’héritage du passé, dont nous profitons
aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir » et qu’une partie de ce patrimoine a une valeur
universelle.
Ainsi la convention considère que :
« Les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde sans tenir compte du territoire sur
lequel ils sont situés et il incombe à la communauté internationale tout entière de participer à sa sauvegarde ».
La convention repose donc sur les principes :
d’universalité,
de responsabilité collective de la protection du patrimoine mondial
Elle est basée sur la réunion des notions de protection de la nature et de la préservation des sites culturels.
Depuis juin 2010 la convention est ratifiée par 187 pays, 911 biens sont classés dont 704 biens culturels, 180 biens naturels et
27 mixtes dans 151 pays.
Les derniers classés en 2010 : 21 dont 15 culturels, 5 naturels, 1 mixtes et 8 extensions
Ex : atoll de Bikini, site d’essais nucléaires ; cité épiscopale d’ Albi, Ensemble du bazar historique de Tabriz en Iran,
Monuments historiques de Dengfeng au « centre du ciel et de la terre » en Chine….
Contenu de la convention
-

Définit le genre de sites naturels ou culturels qui sont susceptibles d’êtres classés
Fixe les devoirs des Etats Parties dans l’identification des sites et leur protection et préservation.
Décrit la fonction du comité du patrimoine mondial
Explique l’utilisation et la gestion du fonds du patrimoine mondial

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le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. f. 5 . c. b. Critères culturels Critères naturels Orientations 2002 (i) (ii) (iii) (iv) (v) (vi) (i) (ii) (iii) (iv) Orientations 2005 (i) (ii) (iii) (iv) (v) (vi) (viii) (ix) (vii) (x) Critères de sélection : a. être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes. d. des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. Avec l'adoption de la version révisée des Orientations. représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain . offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine . i. témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée. être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres. représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles . Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est. h. y compris le témoignage de la vie.1. de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l'évolution du concept même de patrimoine mondial. qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures). des idées. être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel. être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre. Jusqu'à la fin de 2004. spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible . les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères). e. ou de l'interaction humaine avec l'environnement. avec le texte de la Convention. de la planification des villes ou de la création de paysages . sur le développement de l'architecture ou de la technologie. de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification . des arts monumentaux. apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue. Les critères de sélection des sites naturels et culturels Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial. g. il n'existe plus qu'un ensemble unique de dix critères.

La liste du patrimoine mondial en péril En 2010. L’inscription ne se veut pas une sanction. fourniture d’équipements) l’assistance d’urgence la formation la présentation de rapports 6 . Les dangers peuvent être « prouvés » ou « potentiels ». Cette liste doit inclure pour chaque bien. Un bien peut être retiré de cette liste. 34 biens sont classés sur cette liste. côtiers et marins . la gestion. Budget faible consacré en priorité aux biens de la liste en péril. 2.1) au comité du Patrimoine Mondial. 3. Certains pays demandent l’inscription d’un bien sur cette liste pour demander une aide internationale. Le comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an et étudie les propositions d’inscription à partir d’évaluations techniques. Chaque état soumet un inventaire des biens culturels et naturels situés sur son territoire (Art 11.5 millions de dollars. un plan exposant en détail la gestion et les mesures de protection prises. Le fonds du Patrimoine mondial Alimenté par 1% des cotisations des Etats Membres au budget de l’UNESCO. Appelé « liste indicative ». il peut s’agir de conflits armés. de braconnage. de construction non planifiée… L’inscription d’un bien sur cette liste oblige que le comité adopte en concertation avec l’Etat Partie un programme de mesures correctives et qu’il surveille ensuite l’état de conservation du site. le Parc national des Everglades (2010)…. son nom et son emplacement figurent sur la liste du patrimoine mondial. j. Son objectif est d’informer la communauté internationale des conditions menaçant un bien. des fonds en dépôt et des recettes de ventes de publications. Depuis 1992. et indique la volonté d’un Etat Partie de soumettre un bien à l’inscription dans les 5 à 10 ans à venir. Déroulement du classement La demande de l’inscription d ‘un bien est de la responsabilité de l’Etat Partie. contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique. Il finance : les missions d’assistance à l’identification des biens la coopération technique (études. y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation. l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes. des contributions volontaires. Ces évaluations indépendantes sont réalisées par trois organismes consultatifs : pour les biens culturels ICOMOS pour les biens naturels UICN pour la conservation et la restauration des biens culturels ICCROM Une fois le bien sélectionné. de pollution. Ex : aux États-Unis d'Amérique. mise à disposition d’experts. La protection. certains pays le vivent comme un déshonneur. les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels. Cette liste est réactualisable à tout moment. Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (1992) au Niger … 4. Le budget est d’environ 3. de catastrophes naturelles.aquatiques.

L’accent est mis sur l’utilisation durable des ressources naturelles au profit des populations locales. privilégiant développement et environnement. qui font le lien entre protection et développement. des écosystèmes. Une zone tampon. des espèces. comporter des paysages. qui appartient souvent à des particuliers ou des communautés. 12 en Australie. . des écosystèmes. Vosges du nord. chargé de concilier des intérêts conflictuels.) Les programmes éducatifs (programme : participation des jeunes à la préservation et la promotion du patrimoine mondial) Audiovisuel (films et documentaires). En 2000. l’éducation. de planifier et de coordonner toues les activités qui se déroulent sur le site.- La promotion du patrimoine mondial (matériels éducatifs pour les écoles). offrir des possibilités pour explorer et mettre au point des modes de développement durable. soustraite aux activités humaines à l’exception des activités de recherche. habitée. des espèces ou variétés animales et végétales qui ont besoin d’être conservés. 9 en France ( Camargue. le mont Ventoux. il existait 368 réserves de biosphère dans 91 pays sur une superficie totale de 260 millions d’hectares dont 47 aux USA.. Le programme Man et Biosphère Cadrée par la Stratégie de Séville : plate-forme commune pour le développement ultérieur des réserves de Biosphère. Une zone de transition extérieure (idem). Le développement : encourager un développement économique durable L’appui logistique : pour la recherche. incluant une série graduée d’interventions humaines existantes. Pays de fontainebleau. Elles comportent trois zones : Une aire centrale qui appartient généralement au domaine public. 7 . Les réserves de biosphère sont des aires portant sur des écosystèmes terrestres ou côtiers reconnus au niveau international dans le cadre du programme MAB. 20 en Russie. de la variabilité génétique. la formation. la surveillance continue. 17 en Bulgarie. Les réserves sont destinées à remplir trois fonctions : La conservation : paysages. avoir une taille suffisante pour remplir les trois fonctions Comporter un système de zonage approprié. Elles peuvent appartenir simultanément à d’autres systèmes d’aires protégées (parc nationaux). de collecte traditionnelle ou d’activités de loisirs appropriées. ou bénéficier d’une autre reconnaissance internationale comme la liste du patrimoine mondial ou les sites Ramsar. Archipel de la Guadeloupe…) Elles sont proposées par les Etat nation et sont placées sous la juridiction de chaque Etat. Les critères de sélection : être représentative d’une grande région biogéographique. elle contribue à la protection de la zone centrale et est le lieu d’expérimentations conciliant vie des populations locales et écologie. La gestion s’effectue par un comité de gestion regroupant l’ensemble des partenaires. à des propriétaires privées ou à des ONG.

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de conservation et de gestion du patrimoine. La Convention France-UNESCO prévoit deux typologies d'intervention: . conservation et valorisation du patrimoine monumental. A l’assistance préparatoire à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial . ville de foire médiévale Le Havre. la ville reconstruite par Auguste Perret Bordeaux. en contribuant à la formation des professionnels. monuments romains et romans Cathédrale d’Amiens Palais et parc de Fontainebleau Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d’Orange De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans.L'assistance préparatoire Il s'agit d'aider les pays qui ne disposent pas de politiques patrimoniales. ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau. la production du sel ignigène Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe Golfe de Porto : calanche de Piana. la conservation urbaine. 35 sites français sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. et tous les acteurs impliqués en France dans la gestion du patrimoine. C’est un outil de coopération technique et financière entre l'UNESCO. naturel . et contribue également à mettre en évidence les besoins de protection. golfe de Girolata. le Gouvernement français. Pour la protection et la gestion des grands sites paysagers . le Ministère des Affaires étrangères et européennes. Les partenaires français y contribuent en développant des actions expérimentales à long terme sur des sites après leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Cette première démarche provoque une prise de conscience sur le patrimoine. Plusieurs collectivités et associations sont en outre partenaires officiels de la CFU. l'Agence française de développement et la Caisse de dépôts et consignations. le Ministère de l'écologie. mais avec cet accord. du développement et de l'aménagement durables. Basilique et colline de Vézelay Cathédrale de Chartres Mont-Saint-Michel et sa baie Palais et parc de Versailles Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère Abbaye cistercienne de Fontenay Arles. . Elle a pour missions d’apporter un appui : Pour la gestion. rives de la Seine. urbain.Grande île Cathédrale Notre-Dame. Les partenaires français contribuent à cette priorité du Comité du patrimoine mondial et de l'UNESCO en participant à des séminaires de sensibilisation. Sont adhérents de cette Convention le Ministère de la culture et de la communication. réserve de Scandola Places Stanislas. 10 . ou en effectuant des missions d'expertise auprès d'un pays pour aider à constituer un dossier sur un site particulier. Port de la Lune Fortifications de Vauban Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés Cité épiscopale d’Albi Pitons. Cathédrale de Bourges Centre historique d’Avignon : Palais des papes. Reims Paris.Mont Perdu Ville fortifiée historique de Carcassonne Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France Site historique de Lyon Beffrois de Belgique et de France Juridiction de Saint-Émilion Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes Provins. puis les sites susceptibles d'être proposés à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial.Le patrimoine mondial en France En 2010. ou encore en intervenant sur des volets spécifiques tels que les inventaires.Les actions structurantes pour aider à renforcer les compétences locales sur le patrimoine est l'autre priorité de l'UNESCO. cirques et remparts de l’île de la Réunion En 1997. l’UNESCO et l’Etat français ont signé une convention appelée « La Convention France-UNESCO pour le patrimoine (CFU) ». ensemble épiscopal et Pont d’Avignon Canal du Midi Pyrénées . Depuis toujours la France est engagée aux côtés de l'UNESCO dans son action pour le patrimoine. la gestion des paysages. une nouvelle étape a été franchie : la Convention France-UNESCO participe à la prise en compte du patrimoine dans le monde en inscrivant dans le cadre multilatéral des projets bilatéraux de coopération et marquant parallèlement le renforcement des liens avec l'organisation internationale. à identifier les biens d'intérêt patrimonial qu'ils possèdent. de la Carrière et d’Alliance à Nancy Pont du Gard Strasbourg .

à travers la Convention France . la convention établie localement permettra de définir des plans d’action. et Yves Dauge. L’objectif de cette charte est de tendre vers une gestion exemplaire. . La charte d’engagement entre l’Etat et les collectivités territoriales précise les engagements respectifs de l’Etat et des collectivités territoriales. l'animation et la gestion du patrimoine. en particulier sur les questions de gestion des biens et sur le volet international. la mise en valeur. dans une logique de développement durable. après avoir impulsé la création de l'ANBPM. Charte signée le 20 septembre dernier. ne bénéficient pas de plan de gestion. pour cette raison. Elle traite également de la situation des biens anciennement inscrits et qui. Cette association a pour objet : .UNESCO. contrairement aux nouveaux candidats. Aux collectivités territoriales françaises qui mènent des coopérations décentralisées en lien avec l'UNESCO En septembre 2007 a été créé avec l’appui de la convention France-UNESCO. Ministre de la Culture et de la Communication. Au développement culturel pour la réduction de la pauvreté. 11 . président de l’association des Biens français du patrimoine mondial.De promouvoir les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial auprès du public et des opérateurs touristiques. autour de la protection et de la valorisation du patrimoine mondial. en est un partenaire technique et en accompagne les travaux. A la promotion de la diversité culturelle pour le développement socio-économique . rassemblant l’ensemble des partenaires. secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Les collectivités locales françaises possédant un bien classé au patrimoine mondial et l’Etat ont élaboré conjointement une Charte d’engagement sur la gestion des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. en présence de Frédéric Mitterrand.De créer les conditions d'échange et de partage de connaissances et d'expériences à l'échelle nationale et internationale dans les domaines de la conservation. « l’ Association française des biens du patrimoine mondial » .D'être force de proposition et de réflexion dans les domaines cités ci-dessus auprès des acteurs du patrimoine en France et à l'international . L'UNESCO. Chantal Jouanno. la protection. Pour chaque bien.- Au renforcement des cadres juridiques et administratifs .

pour stigmatiser ceux qui détruisent inconsidérément les œuvres et les monuments du pays.Elle met en place le corps des architectes en chef des monuments historiques.  1830 : F Guisot. En 1890 est créé le Touring Club de France qui constitue un comité central. Prosper Mérimée (1803 – 1870). rémunérés au pourcentage des travaux réalisés. il est placé sous la protection collective. Cette loi instaure deux degrés de protection : sites classés et inscrits. ce mouvement sera à l’origine de la demande d’extension de la loi de 1887. Il les invite également à reporter les œuvres dispersées à leur lieu d’origine. Aidés par la Société pour la protection des paysages de France en 1901. . un désir de réhabilitation se fait jour. La notion d’inventaire est né. c’est-à-dire de l’idée du plaisir personnel au concept de mémoire et de bien collectif. ministre de l’Intérieur crée le premier poste d’inspecteur général des monuments historiques  1837 : Sous la monarchie de juillet. l’Etat passe une convention.  1810 : Le ministre de l’Intérieur Alexandre de Laborde invite les préfets à établir des listes de monuments qui ont échappé au vandalisme révolutionnaire.Les édifices appartenant à des propriétaires privés ne peuvent être classés qu ‘avec le consentement des propriétaires. chargés d’élaborer des inventaires et d’exercer une surveillance des sites contre les menaces industrielles. Cette loi apparaît à la suite du mouvement romantique issu de la pensée de JJ Rousseau. Le lien entre l’œuvre et le cadre pour lequel elle a été conçue est réalisé. terme inventé par l’Abbé Grégoire. Un mois plus tard la même assemblée vote la conservation « des chefs d’œuvres de l’art ». En 1906 ces comités deviendront les commissions départementales des sites. Le concept de vandalisme. les monuments deviennent le reflet de la nation et de sa culture. sa publication aura pour conséquence la naissance du tourisme et le début des excursions par les érudits.  1905 : Loi du 9 septembre sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat place les édifices cultuels anciens sous la juridiction de l’Etat. relayé par des comités départementaux.  1816 : Cette liste est publiée. On passe de l’idée de collection à l’idée de protection. Cette commission a pour missions : D’analyser les monuments classés dans l’inventaire De réaliser les travaux nécessaires (à partir de 1840. écrivain. des maquettes et des dessins matérialisant les monuments. 12 . Cette année-là apparaîtra de nouvelles conceptions : La notion de patrimoine national. loi fondatrice de la politique patrimoniale française Cette loi assure un cadre légal aux interventions de l’Etat. nommé inspecteur général. crée la Commission des Monuments historiques. privés.  Loi du 30 mars 1887. architectes en faibles nombres. Le passé devient le bien de la nation.  Le 14 août 1792 : l’assemblée vote un décret autorisant la destruction des symboles de l’Ancien régime. légendaire ou pittoresque. historique. composée de 7 membres dont l’inspecteur général et deux architectes des bâtiments civils. des architectes seront spécialement recrutés à cet effet). Ainsi naît le concept de patrimoine. Prosper Mérimée.  1793 : Création du musée des monuments français. Viollet le Duc… . encouragé par la vague romantique qui redécouvre le moyen âge.LES GRANDES ETAPES DE LA PRISE EN COMPTE DU PATRIMOINE EN FRANCE  Le 2 novembre 1789 : les biens de l’Eglise sont mis à disposition de la Nation par décret de l’Assemblée  Le 13 octobre 1790 : l’Assemblée crée la commission des Monuments chargés d’étudier le sort « des monuments des arts et des sciences ». pour sauvegarder un nombre importants d’édifices. sénateur va s’entourer d’architecte compétents comme Joly. la forme définitive est la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique. scientifique. en références aux temps barbares.Elle soumet les restaurations à autorisation de l’administration . . C’est l’apparition du concept de monument historique.Elle restreint le classement à des personnes publiques. mouvement qui développera un véritable culte de la nature et qui entraînera au XIX ème siècle un formidable essor des voyages.  Loi du 26 avril 1906. fonctionnaire. .

1960 : Loi du 22 juillet créant les parcs nationaux. objectif poursuivi par le ministère du logement. on passera de la notion de monuments naturels (cascades. Cette loi sera validée par l’ordonnance de 1945. - Elle remplace la notion d’intérêt national par celle d’intérêt public. rend obligatoire la découverte forfuite de sites. Apparaît ainsi la nécessité de créer une série d’instruments juridiques et financiers. arbres monumentaux…). seuls les logements nécessitent une amélioration de leur confort. le principal objectif des aménageurs est de rénover les quartiers anciens : démolir. 1957 : Création des réserves naturelles dont l’objectif est d’assurer la conservation d’espaces naturels de haute valeur écologique et des espèces animales et végétales menacées. rochers. Aucune modification de l’aspect extérieur des immeubles et des espaces ne peut être réalisée sans l’autorisation de l’ABF dans ce périmètre si il est situé dans le champs de visibilité. l’Etat peut se substituer d’office au propriétaire privé et procéder d’office à des travaux de restauration. Objectif poursuivi par la culture. reconstruire (confer les décrets sur la rénovation urbaine de 1958 à 1961). aux paysages ruraux marqués par l’homme dans lesquels la notion de « naturel » n’est plus exclusive. 1941 : La loi du 27 septembre 1941 subordonne les fouilles archéologiques terrestres à l’autorisation de l’administration. 1962 : Loi du 4 août 1962 instituant les secteurs sauvegardés ou Loi « Malraux » Contexte de la loi : Début des années 60. il existe de « bons immeubles » ou parfois le gros œuvre est bon. MH inscrits sur l’inventaire supplémentaire qui permet de surveiller l’évolution des immeubles. objectif poursuivi par le ministère de l’urbanisme. équiper les sols. Réglementer et restructurer la ville. Loi du 23 février 1943 qui instaure la notion « d’abords » des monuments historiques Un périmètre de 500 mètres est créé autour des monuments historiques.Peu à peu. la restauration et la mise en valeur contre l’idéologie hygiéniste. falaises d’Etretat (Courbet)  Le 31 décembre 1913 est voté la grande loi de protection des monuments historiques qui se substitue à la loi 1887 et qui met en place les grandes lignes du régime actuel. Quelques sites : Sites de caractère légendaire et historique : site de Montségur Sites à caractère scientifique : Falaise d’ocre de Roussillon Sites à caractère artistique : les gorges du Verdon. à la notion de sites (ensembles plus vastes formant des ensembles cohérents) telle qu’une confluence. naît une volonté d’élargir la notion de protection vers « les ensembles historiques » de bâtiments. on ne parle pas encore de quartiers de ville. Offrir une alternative à la rénovation en apportant des outils réglementaires et financier qui permettent la conservation. Cette notion revient à admettre qu’il existe des rapports indissociables entre un édifices et son environnement. cette loi poursuit des objectifs différents : Etendre le champ de la protection au-delà des monuments et de leurs abords aux ensembles bâtis : apparaît ici la notion de cohérence urbaine. Objectifs de la loi : Ainsi. - Elle étend le classement à la propriété privée. 13 . autorise les services publics à entreprendre les fouilles.Elle instaure l’instance de classement qui institue deux degrés de protection : MH classés qui permet de protéger les immeubles dont la conservation présente au point de vue de l’histoire ou de l’art un intérêt public. Parallèlement. Pourtant. . Moderniser les logements. parfois à l’intérieur de ces périmètres.

Il a pour mission essentielle d'organiser les échanges d'informations entre l'État et les associations nationales sur les politiques publiques ou privées en faveur du patrimoine. mais touchent également des centres et quartiers anciens. 1996 : Création de la fondation du patrimoine. adoption d’un texte sur la protection de la nature et des espaces naturels remarquables.Création du G8 Patrimoine ou Groupe Patrimoine officialisée par arrêté ministériel le 20 janvier 2005. complété le 8 janvier 1993. Renforcer la protection du patrimoine urbain et rural Donner aux communes un rôle actif et responsable dans la gestion et la mise en valeur de leur patrimoine. Maisons Paysannes de France. Le groupe est une instance de concertation et de réflexion : il est consulté à ce titre sur les projets de lois et de textes réglementaires que préparerait la direction chargée du patrimoine. à l’occasion de la révision d’un PLU. 1975 : Création du conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres. et des présidents des associations nationales reconnues d'utilité publique de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine bâti et paysager. pour remplir efficacement la mission qui lui est attribuée. reconnue d’utilité publique en 1997. Demeure Historique. Création des CAUE. Ligue Urbaine et Rurale. instaurant les ZPPAUP Cette loi a répondu à trois objectifs : Adapter la servitude des abords des MH (33 500 MH concernés en 1983) aux circonstances des lieux et lui donner un corps de règles. la gestion et la présentation de ces biens au publics. 700 labels ont été attribués. 1980 : 1er édition des « journées du patrimoine » qui rencontre un vif succès auprès du public 1983 : Loi du 7 janvier 1983. Elle a pour but de promouvoir la connaissance. 2003 : . Vieilles Maisons Françaises. Elle attribue un label au patrimoine non protégé qui peut permettre aux propriétaires d’obtenir un agrément fiscal et de bénéficier de déductions fiscales sur le revenu imposable. Fin 2002. des réserves naturelles volontaires. Retrouvez l'actualité du Groupe Patrimoine sur leur site Internet : g8-patrimoine. Il est aussi en mesure.Le plan national pour le patrimoine et la poursuite de la décentralisation . 2000 : La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (« SRU ») du 13 décembre 2000 substitue au périmètre rigide de 500 mètres un « périmètre de protection modifié » (« PPM ») plus adapté aux enjeux de la gestion des abords du monument. des arrêtés de biotope. aux décisions qui le concernent ou qui concernent son environnement. création des ZNIEFF. La Loi de 1993 étend le champ d’application des zones de protection aux paysages.org 14 . actuellement au nombre de huit : Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (FNASSEM). Il est un lieu de participation du citoyen organisé en associations nationales reconnues. significativement représentatives et pérennes. 1976 : Le 10 juillet. d'auditionner toute personne intéressée susceptible de l'éclairer. Union REMPART. Il est composé du ministre chargé du patrimoine. cité balnéaires. Elle apporte des subventions pour l’acquisition. la conservation et la mise en valeur du patrimoine national et s’attache à l’identification. villes de l’après guerre… 1985 : Création du label « Villes d’art et d’histoire » 1993 : Loi paysage qui insiste sur la valeur du paysage dans son entier et non plus seulement à travers tel ou tel de ses éléments constitutifs. qui la préside. La majorité des ZPPAUP concernent des communes rurales. chargés de réaliser des acquisitions foncières et d’assurer la conservation des espaces naturels du littoral. Sauvegarde de l'Art Français. 1979 : Loi sur la publicité pour lutter contre l’atteinte aux paysages. et de réfléchir et de débattre sur tout sujet relatif à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager. des ensembles urbains récents : villes d’eau.1967 : Création par décret des parcs naturels régionaux 1971 : Création du poste de Ministre délégué à la protection de la nature et à l’environnement et nomination de robert Poujade. Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France (SPPEF). la préservation et la mise en valeur du patrimoine non protégé. l’entretien. 1977 : Loi sur l’architecture du 3 janvier reconnaît que l’architecture est une expression de la culture.

Selon l'exposé des motifs. 15 . Il s'agit d'une codification à droit constant. 2010 : Loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant sur l’engagement national pour l’environnement (Grenelle II) qui institue dans son Chapitre II la création des Aires de mise en Valeur de l’Architecture et du patrimoine (AMVAP) en substitution des ZPPAUP. sites et espaces protégés  Livre VII : Dispositions relatives à l’outre-mer 2005 : L’ordonnance du 28 juillet 2005 relative aux secteurs sauvegardés instaure l’élaboration conjointe entre l’Etat et la commune. immobiliers ou mobiliers. archéologique. L’ordonnance du 8 septembre 2005 ouvre la possibilité d’instaurer dès l’origine du classement d’un monument historique.2004 : - Loi du 4 août. au sens du présent code. institutions en charge du patrimoine  Livre II : Archives  Livre III : Bibliothèques  Livre IV : Musées  Livre V : Archéologie  Livre VI : Monuments historiques. scientifique ou technique ». un périmètre de protection « intelligent ». 2007 : Décret fixant les modalités du transfert définitif aux régions des services régionaux de l’inventaire général du patrimoine culturel 2009 : Loi 2009-967 du 3 août 2009 Grenelle I transforme l’avis conforme de l’Architecte des bâtiments de France en un avis simple. ce code a le double intérêt d'inventorier tout le droit du patrimoine jusque-là dispersé et de le rendre accessible à tous. appelé « périmètre de protection adapté » (« PPA »). dans le cadre du mouvement de codification et de simplification du droit. c'est-à-dire que ce code est formé à partir de textes déja existants : il ne s'agit donc que d'une classification. esthétique. de l'ensemble des biens. transfèrent aux régions à la corse. dépôt légal. Elle a été validée par l’article 78 de la loi 2004-1343 du 9 décembre 2004. Instauration du code du patrimoine par l’ordonnance numéro 2004-178 du 20 février 2004. relevant de la propriété publique ou privée. Ce code donne une définition très large du patrimoine en son article L1 puisqu'il « s'entend. droit de préemption. la responsabilité de la conduite de l’inventaire général du patrimoine culturel et aux collectivités qui en font la demande la propriété de certains monuments historiques. qui présentent un intérêt historique. relative aux libertés et responsabilités locales qui selon l’article 95. Le code du patrimoine est divisé en sept livres thématiques (Livres II à VI) et transversaux (Livres I et VII) :  Livre premier : Dispositions communes à l’ensemble du patrimoine culturel (régime de circulation. artistique.

6% sont des monuments de la préhistoire et de l’antiquité.17. 46% des temps modernes (16. - 20% des MH classés sont en périls - 124 VPAH dont 89 villes et 35 pays - 97 secteurs sauvegardés - 600 ZPPAUP En 2000. 5% génie civil et 4% de l’architecture agricole. 8 105 communes ont été inventoriées. 4% à l’Etat et 3% autres 34% sont des habitations. 33% du moyen âge. 6% des jardins. 5% de l’architecture funéraire. 44% à des communes. Au total 250 000 dossiers ont été réalisés portant sur 116 168 édifices et 133 888 objets 16 . 2000 communes sont en cours d’inventaire. 6% de l’architecture militaire. on dénombre : 42 644 monuments historiques et sites protégés: 14 344 soit 34% sont classés. 49% appartiennent à des propriétaires privés.18) et 15% époque contemporaine.Le patrimoine en France aujourd’hui Quelques données chiffrées : Au 1er janvier 2007. 31% des édifices religieux. 28 623 soit 66% sont inscrits.

En France. Cette étude a été confiée à l’Agence régionale du Patrimoine PACA avec l’appui de l’Université d’AixMarseille. Quick Time ™ e t un déc omp r e ss eur TIFF ( no n comp ress é) s ont r e qu is p ou r visio nne r ce tt e imag e. d’emplois directs et indirects. Ces emplois se répartissant dans des secteurs d’activités très divers. Les résultats de cette étude révèlent au niveau national. 17 . le patrimoine représente près de 500 000 emplois dont plus de 30 000 directs. De même le montant des recettes directes générées par les monuments et sites protégés ouvert au public (500 millions d’euros) est deux fois supérieur au budget consacré annuellement par l’Etat pour les travaux de restauration et d’entretien de ces mêmes monuments. Le montant total des retombées économiques est évalué à plus de 20 milliards d’euros. pédagogiques. citoyenne…) QuickTime™ et un décompresseur TIFF (non compressé) sont requis pour visionner cette image. sont pour la plupart d’entre aux hautement qualifiés et porteurs de valeurs associés (historiques. de volume et de diversité des activités induites. représentant plus de 20 fois le montant de la dépense publique (Etat et collectivités locales réunies). l’importance significative des différentes formes d’impact du patrimoine en termes de recettes.Les retombées économiques du patrimoine Le Ministère de la Culture a commandité en 2007 une étude sur les retombées économiques et sociales du Patrimoine en France.

Identique à la ZPPAUP Remplace les architectural. patrimoine pas encore patrimoine relativement d'urbanisme protégé dispersé Conforme Initialement Conforme simple depuis la loi Grenelle I Avis ni simple. Commune ou mais permet de concilier AMVAP ZPPAUP paysager. site inscrit: simples pour les constructions. ni conforme. Territoire les règles écrites à ZPPAUP Loi du 7/01/1983 où le rapport servitude Commune chaque fois qu’une végétal/minéral est municipalité souhaite important. conforme pour les démolitions servitude Gérer les zones urbaines à très fort Etat Culture mais Quartier ancien dense au enjeu patrimonial. historique. Servitude Etat culture Conforme servitude Etat culture conforme si covisibilité directe sinon simple Etat MEDD sites classés :avis du Ministre pour les constructions avis conforme sur les autorisations de travaux (ABF). scientifique. Si désaccord entre le Maire et l’ABF la décision revient au Préfet de Région sans objet 18 . historique servitude structure protection du patrimoine existantes au ou archéologique intercommunale et développement durable plus tard dans un délais de 5 ans article L 123-1. protéger et mettre en Territoire où les pressions valeur son patrimoine urbaines sont fortes et une partie de son territoire Loi du Territoire présentant 12/07/2010 un intérêt culturel. aux monuments tissus non complexes. pittoresque ou légendaire.LES OUTILS LES OUTILS DE PROTECTION ET DE MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE OUTILS Monuments historiques DATE DE CREATION 31-déc-13 Loi SRU Périmètres 13/12/2000 de protection (PPM) modifiés ou ordonnance du 8 adaptés de septembre 2005 monuments (PPA) historiques circulaire 4/05/04 Sites 2-mai-30 OBJECTIFS TYPE DE TERRITOIRE ADAPTE DOCUMENT COMPETENCE AVIS ABF Monument isolé Délimiter les véritables enjeux de protection des Territoire peu étendu. urbain. reconnus En complément d'un et diversifiés. secteur sauvegardé (zone permettant d’afficher tampon). De l'élément isolé (arbre) au territoire d'ensemble paysager continus Geler l'évolution d'un présentant un intérêt site naturel (classé) général du point de vue artistique. depuis 2005 Secteur Loi Malraux 4 patrimoine architectural et document soit quelques dizaines élaboration Sauvegardé août 1962 urbain particulièrement d'urbanisme de villes en France conjointe Etatimportant qui n'en sont pas Commune encore dotées Traiter d’enjeux patrimoniaux importants. ne historiques par des nécessitant pas une abords simplifiés et analyse historique et redessinés et intégrer typologique fine.Identifier et Territoire ou partie de PLU 7° du code de réglementer un territoire possédant un document Commune Patrimoniaux l’urbanisme. les résultats au plan local d’urbanisme ».

de 1972. . Mutation des outils mis en œuvre.Création de sous secteur d’aménagement d’ensemble. conjointement avec la collectivité locale concernée. La délimitation nécessite une étude particulière.La limitation du curetage privé. Curetages abondants. Trois périodes distinguent les secteurs sauvegardés : 1962 – 1976 : Plans de sauvegarde dits « de la première génération » thème la rénovation urbaine.Apparition de la codification juridique de la légende (1973 à 1981.LES SECTEURS SAUVEGARDES Créés par la loi du 4 août 1962 instituant les secteurs sauvegardés ou Loi « Malraux ». Etude très détaillée qui traite de : o La connaissance de la constitution et de l’évolution de la forme urbaine (approche historique et archéologique) o L’analyse du bâti (recenser individuellement chaque bâti et identifier sa relation à l’ensemble urbainfiche à l’immeuble) o L’étude des espaces non bâtis o L’analyse socio économique - Etape 3 : transcription du contenu du plan de sauvegarde et de mise en valeur o Le rapport de présentation : fait la synthèse des études réalisées. notamment financier. les OPAH avec pour objectifs de mettre davantage l’accent sur la restauration de l’habitat et des quartiers. avec l’apparition des contrats villes moyennes. Document d’urbanisme. précise les objectifs des prescriptions et les conditions pratiques de leur mise en application. - 1976 – 1990 : Plans de sauvegarde dits « de la deuxième génération » . la modification et la révision des plans de sauvegarde et de mise en valeur. il se substitue au PLU. Cette restructuration est permise par la mise en place d’outils juridiques. parfois même transformation profonde dans les cœurs d’îlots du tissu qu’il s’agit de sauvegarder. Procédure à l’origine initiée par l’Etat (Ministère de la culture). sociale mais également architecturale et urbaine marquera un coup d’arrêt. c’est l’age d’or de la légende type. Ainsi. C’est un document à l’échelle de l’immeuble et de la parcelle qui indique pour chaque élément la règle de conservation. o Le document graphique (légende normalisée) o Le règlement - Etape 4 : instruction et approbation du plan de sauvegarde et de mise en valeur o Soumission du plan à la commission locale du secteur sauvegardé o Avis des administrations o Délibération du conseil municipal o Soumission à l’avis de la commission nationale des secteurs sauvegardés o Publication (opposable aux tiers) o Mise à l’enquête publique o Soumission du plan à la commission locale du secteur sauvegardé o Délibération du conseil municipal sur le projet de plan définitif o Soumission à l’avis de la commission nationale des secteurs sauvegardés o Approbation par décret en conseil d’Etat Les secteurs sauvegardés ouvrent droit à des avantages fiscaux. techniques et financiers et notamment l’apport de crédits d’Etat sous la forme des îlots opérationnels de restauration (1963 – 1977) qui joueront un rôle moteur. elle s’appuie sur un organe expert : la Commission nationale des secteurs sauvegardés qui est consultée lors de l’élaboration. . par arrêté ministériel après avis de la Commission nationale des secteurs sauvegardés et délibération du conseil municipal. sur les actions diffuses et pas seulement sur des actions ponctuelles lourdes. La gestion des PSVM est assurée par l’ABF qui délivre des avis conformes. le périmètre doit contenir tout ce qui constitue le patrimoine urbain et constituer un territoire pertinent en termes de fonctions urbaines. puis depuis l’ordonnance de 2005. 19 . 274 opérations de rénovation urbaine auront vu le jour entraînant la démolition de 103 000 logements et la reconstruction de 153 000 logements.. dégagements des remparts. sur l’habitat et les problèmes sociaux. Les étapes de l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur : Etape 1 : Procédure de création et de délimitation du secteur sauvegardé Prononcée. normalisé par la DAFU). le FAU. Au total 30 procédures ont été mises en place) A partir. la crise financière. voiries nouvelles. création d’espace verts. Etape 2 : Etude du plan et de sauvegarde et de mise en valeur Elle pour objectif de définir une politique globale de mise en valeur du secteur sauvegardé. de 1956 à 1970.

des années 70/80. les HLM. le secteur libre diffus. Depuis 1990 : apparition de la « troisième génération « des secteurs sauvegardés Période marquée par : - La disparition de tout financement spécifique : de moins en moins d’OPAH sont réalisées en milieu urbain. les rues piétonnes. - A partir. Extrait du secteur sauvegardé du quartier du Marais 20 . Avec la disparition progressive du type de financement utilisé à l’origine. le retour progressif au centre ville se traduit par une escalade des prix du foncier et l’apparition de nouveaux acteurs : les PACT/ARIM. la réalisation d’équipements publics. les déductions fiscales ne sont pas réservés aux seuls secteurs sauvegardés… (majoration des aides de l’ANAH pour les propriétaires bailleurs au titre des TIA : déplafonnement de la dépense subventionnable . Il faudrait 130 ans pour épuiser la liste prévisionnelle dressée en 1962.1983) et le FAU.C’est une période marquée par : - Le désengagement financier de l’Etat dans les quartiers anciens. - La décentralisation de l’urbanisme en 1983 avec un appauvrissement du contenu réglementaire et surtout le développement d’un courant de restauration libéral. puis de tout financement opérationnel spécifique : contrat ville moyenne (1973. - Prend davantage en compte les notions de patrimoine et développement même si pour certains les secteurs sauvegardés aujourd’hui ont perdu de leurs ambitions. comme Bayonne. En 2009 il existait 97 secteurs sauvegardés qui couvrent 7 000 hectares de quartiers historiques et dans lequel vivent 900 000 habitants. sauf dans des cas très particulier. - La sur-valorisation du m2 urbain interdit le curetage pour des raisons économiques. - L’abandon du mot « permanent » des PSMV. la restauration des façades. Le rythme de création est de 2 à 3 par an. les AFUL (association foncière urbaine libre). les PSMV deviennent des documents d’urbanisme qui permet progressivement de passer d’un statut « de monuments en périls » à un statut « de parties intégrantes » de la ville.1976. en premier dans les grandes villes puis dans les villes moyennes. - L’apparition d’actions d’accompagnement : l’aménagement des espaces publics. imputation des déficits fonciers au titre de la restauration immobilière).

leurs dimensions et l’aménagement de leurs abords. Deauville. les prescriptions de nature à assurer leur protection. Cette loi répondait à trois objectifs : .. D’un droit d’initiative partagé. que l’Etat effectue un véritable contrôle sur la zone qui va être créée. ciment ou autres) est interdite. un document graphique précisant les limites de la zone concernée et un énoncé des règles qui lui seront appliquées pour protéger le bâti et son paysage. • L’utilisation de matériaux présentant de nombreuses aspérités (enduits à gros grains. Depuis. la ZPPAUP est composée : . Le Havre.. • La peinture de la pierre existante sur toute la façade peut être interdite. L’Etat conserve donc un rôle important dans cette procédure. on est donc passé à une initiative exclusivement communale pour la création d’une ZPPAUP. Le PLU approuvé le 21 juillet 2006 par la Communauté Urbaine de Bordeaux prévoit ainsi la délimitation de la « Ville de Pierre » . îlots. en ce qui concerne la nature et l’aspect des matériaux : • « Les façades et pignons anciens ne peuvent être recouverts d’un matériau d’une autre nature. PLU patrimoniaux L’article L 123-1 du code de l’urbanisme prévoit qu’un PLU peut : . monuments. afin de contribuer à la qualité architecturale et à l’insertion harmonieuse des constructions dans le milieu environnant. ce périmètre patrimonial a avant tout intéressé des communes rurales. remplacées par les AMVAP. s’est traduit par le vote d’un amendement « surprise » dans le cadre du Grenelle I transformant l’avis conforme de l’ABF en avis simple. .Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix. à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d’ordre culturel. » 21 . espaces publics. La loi dit « Grenelle II » signe l’arrêt de mort des ZPPAUP. qui instruira le dossier et désignera un chargé de mission.Identifier et localiser les éléments de paysages et délimiter les quartiers. A chaque entité correspond un règlement particulier.Paris ZPPAUP Les ZPPAU ont été créés par la loi du 7 janvier 1983. stations balnéaires (Biarritz..d’un règlement Rque : Confer exemple de Brest ci-joint ou aller directement sur le site internet de la Mairie de Brest. .d’un plan graphique.Adapter la servitude des monuments historiques aux circonstances des lieux et lui donner un corps de règle. à partir d’un périmètre retenu. Ainsi. Cette phase d’étude aboutira à un document comprenant un rapport de présentation des spécificités du territoire. urbaines et paysagères identiques. enduit lisse etc.). . l’étude de la zone sera réalisée sous l’autorité du maire. ensembles d’immeubles comme les gratte-ciel de Villeurbanne. historique ou écologique et définir. immeubles. sur la division de ce territoire en entité homogène possédant des caractéristiques architecturales.Renforcer la protection du patrimoine urbain et rural . secteur patrimonial dans lequel les travaux sont soumis à des prescriptions spécifiques.Délimiter les secteurs dans lesquels la délivrance du permis de construire peut être subordonnée à la démolition de tout ou partie des bâtiments existants. complétée par la loi de 1993 qui étend le champs d’application de protection aux paysages (ZPPAUP).Donner aux communes un rôle actif et responsable dans la gestion et la mise en valeur de leur patrimoine. Les communes auront 5 ans pour transformer les ZPPAUP en AMVAP. ..). . N°2005-1128). Servitude au PLU.) est privilégié. Des bâtiments particuliers peuvent être protégés au titre de la ZPPAUP. mais aujourd’hui il concerne des territoires très variés: berges de canaux ou de rivières. • Le recours à des matériaux lisses susceptibles d’avoir une bonne tenue dans le temps (pierre. Le maire doit cependant obtenir préalablement l’accord du préfet de région et le ministre de la Culture peut toujours décider d’évoquer le dossier (article L 642-2 alinéa 3). Mais c’est surtout à travers la présence de l’ABF tout au long de la phase d’élaboration du projet. sites et secteurs à protéger.. la ZPPAUP est instituée « sur proposition du conseil municipal des communes intéressées ou de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d’urbanisme ».. par exemple. Le principe repose. La remise en cause du pouvoir de l’ABF. l’ordonnance du 8 septembre 2005 (Ord. villes de la reconstruction (Brest.Déterminer des règles concernant l’aspect extérieur des constructions.d’un rapport de présentation. . le cas échéant.

Deux raisons essentielles ont motivé leur création : La prise en compte du développement durable dans les outils de protection du patrimoine. ce nouveau périmètre peut être diminué ou augmenté par rapport au précédent. des quartiers. monuments. les prescriptions de nature à assurer la protection des éléments de paysages. en régissant l’implantation des constructions. Amvap : Aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine Créées par la loi du 12 juillet 2010. et notamment comment concilier patrimoine et développement des énergies renouvelables (panneaux solaires. hauteur. appelé « périmètre de protection adapté » (« PPA »). par décret en conseil d’Etat . Sites classés et inscrits Aux termes des articles L 341-1 et L 341-2 du code de l’environnement. En cas de désaccord de la ou des communes intéressées. immeubles. L’article R 123-11 précise que le PLU peut en réalité délimiter trois formes de périmètres visant à la préservation du patrimoine : . et concerne les immeubles faisant l’objet « d’une procédure d’inscription ou de classement ou d’une instance de classement ». dit Grenelle II. La proposition de création de ce « PPA » relève là encore de la compétence de l’ABF.. la Commission Départementale des Sites. Périmètre de Protection Modifié L’article 40 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (« SRU ») du 13 décembre 2000 a permis de substituer au périmètre rigide de 500 mètres un « périmètre de protection modifié » (« PPM ») plus adapté aux enjeux de la gestion des abords du monument. elles se substituent aux ZPPAUP. Autrement dit l'ancien périmètre de 500 mètres autour du monument est remplacé par un secteur géographique recentré sur les enjeux essentiels et sur les lieux les plus sensibles au regard de la préservation du monument concerné. En effet. la reconstruction sur place ou l'aménagement de bâtiments existants peut être imposé ou autorisé avec une densité au plus égale à celle qui existait antérieurement. Mais elle se réalise également par la diversité des prescriptions que peut édicter le règlement du PLU en la matière. nonobstant le ou les coefficients d'occupation du sol fixés pour la zone ou le secteur . leur densité. forme. sur proposition de l’ABF après accord de la commune ou des communes intéressées et enquête publique. les prescriptions peuvent concerner les toitures : • « Les parties des toitures nouvelles ne doivent pas dépasser une pente de 35 % (sauf raccords entre pentes principales le cas échéant. immeubles.les secteurs dans lesquels la délivrance du permis de construire peut être subordonnée à la démolition de tout ou partie des bâtiments existants sur le terrain où l'implantation de la construction est envisagée . ou de la révision d’un PLU. monuments. pour des motifs d'urbanisme ou d'architecture. sites et secteurs à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d'ordre culturel. « l’aspect extérieur des constructions et l’aménagement de leurs abords ainsi que éventuellement. espaces publics. espaces publics. .Les secteurs dans lesquels. et plus précisément la délimitation de secteurs d’intérêt patrimonial instaurant des régimes juridiques spécifiques. et notamment les secteurs dans lesquels la démolition des immeubles est subordonnée à la délivrance d'un permis de démolir ". après avis de la commission nationale des monuments historiques ». L’Etat reste à l’initiative de la création de ce nouveau périmètre patrimonial. îlots. sites et secteurs à protéger » (article R 123-9 du code de l’urbanisme). En d'autres termes.. Périmètre de Protection adaptée L’ordonnance du 8 septembre 2005 a également ouvert la possibilité d’instaurer dès l’origine un périmètre de protection « intelligent ». • Les toitures à la Mansart sont proscrites pour les immeubles n’excédant pas deux étages et peuvent être interdites dès lors qu’elles portent atteinte à la qualité et la cohérence d’une séquence urbaine ». mais l’ordonnance du 8 septembre 2005 est venue étendre cette possibilité à l’hypothèse d’une modification du PLU et à celle de l’élaboration. à l’occasion de la révision d’un PLU. La protection du patrimoine peut donc s’effectuer dans le cadre du PLU à travers le zonage. historique ou écologique. Perspectives et Paysages (« CDSPP ») prend l'initiative des inscriptions et des classements qu'elle juge utiles et donne son avis sur les propositions d'inscription et de classement qui lui sont soumises.les éléments de paysage. La loi SRU avait initialement prévu que cette modification s’effectue à l’occasion de l’élaboration. de façon à désigner des ensembles d’immeubles bâtis ou non qui participent de l’environnement du monument pour en préserver le caractère ou contribuer à en améliorer la qualité ». îlots.Ou encore. la modification ou de la révision d’une carte communale. les quartiers. éoliènnes…) 22 . l’article L 621-30-1 du code du patrimoine prévoit que « la décision est prise. l’article L 621-30-1 du code du patrimoine dispose que le périmètre de 500 mètres « peut être modifié par l’autorité administrative. .

et un document graphique faisant apparaître le périmètre de l'aire. 642-1 et déterminés en fonction du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme s'il est entré en vigueur . vous trouverez ci-joint l’ extrait de loi concernant ces aires (chapitre 2) et la réaction des acteurs du patrimoine. Article L642-3 En savoir plus sur cet article. Le projet arrêté est soumis à l'avis de la commission régionale du patrimoine et des sites prévue à l'article L. architectural. L'organe délibérant de l'autorité 23 . Article L642-1 En savoir plus sur cet article.un rapport de présentation des objectifs de l'aire.à la qualité architecturale des constructions nouvelles ou des aménagements de constructions existantes ainsi qu'à la conservation ou à la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces naturels ou urbains .à l'intégration architecturale et à l'insertion paysagère des constructions. à la morphologie et aux dimensions des constructions. Ce projet donne lieu à un examen conjoint des personnes publiques mentionnées au b de l'article L. 28 Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . 123-16 du code de l'urbanisme. Loi dite Grenelle II : extrait Chapitre 2 : Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine.art. Elle a pour objet de promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces dans le respect du développement durable. 642-1. Ces objectifs sont fondés sur le diagnostic mentionné au deuxième alinéa de l'article L. sur un ou des territoires présentant un intérêt culturel. . Les conséquences de la mise en application de la loi et les changements de pratiques que cela va forcément générer sont à ce jour difficilement identifiables objectivement. historique ou archéologique. Article L642-2 En savoir plus sur cet article. 28 La mise à l'étude de la création ou de la révision de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine est décidée par délibération de l'organe délibérant de l'autorité mentionnée au premier alinéa de l'article L. afin de garantir la qualité architecturale des constructions existantes et à venir ainsi que l'aménagement des espaces. paysager. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . Ainsi pour vous permettre de vous faire une idée des débats produits par cette nouvelle loi.. 642-2 du code du patrimoine... Il fait l'objet d'une enquête publique conduite par les autorités compétentes concernées.. une typologie des constructions. patrimonial et environnemental.. les immeubles protégés. dont la conservation est imposée et. L'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine a le caractère de servitude d'utilité publique. 300-2 du code de l'urbanisme.un règlement comprenant des prescriptions ..art.art.art. Le règlement de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine contient des règles relatives : .- Limiter le pouvoir des ABF et trouver un compromis entre pouvoir du Maire et pouvoir de l’Etat. Le projet de création ou de révision de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine est arrêté par délibération de cette autorité. les conditions spéciales relatives à l'implantation. urbain. La délibération mentionne les modalités de la concertation prévue à l'article L. ouvrages. prenant en compte les orientations du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme. 612-1 du présent code. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . 28 Une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine peut être créée à l'initiative de la ou des communes ou d'un établissement public de coopération intercommunale lorsqu'il est compétent en matière d'élaboration du plan local d'urbanisme. . le cas échéant. or celui-ci a été réécrit par l'article 28 de ladite loi. . bâtis ou non. Elle est fondée sur un diagnostic architectural. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . installations ou travaux visant tant à l'exploitation des énergies renouvelables ou aux économies d'énergie qu'à la prise en compte d'objectifs environnementaux. NOTA: L'article 240 de la loi n° 2010-788 modifie l'article L. 240 Le dossier relatif à la création de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine comporte : .

des représentants de la ou des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale intéressés . qui vaut alors 24 . Dans le cadre de l'instruction des demandes d'autorisation de travaux. après délibération de la ou des collectivités territoriales.art. compris dans le périmètre d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine instituée en application de l'article L. après enquête publique puis accord du préfet. La modification de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine emporte. l'architecte des Bâtiments de France est réputé avoir approuvé le permis ou la décision de non-opposition à déclaration préalable. 123-16 du code de l'urbanisme. d'autre part. La modification est prononcée. par délibération de l'organe délibérant de l'autorité mentionnée au premier alinéa de l'article L. 642-1. l'acte portant création ou révision de l'aire prononce également la révision ou la modification du plan local d'urbanisme. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . l'extension des compétences de la commission locale du secteur sauvegardé. au titre des intérêts économiques concernés. désigner à cette fin l'une de ces autorités compétentes concernées. sont soumis à une autorisation préalable délivrée par l'autorité compétente mentionnée aux articles L.. A compter de sa saisine. associant : . Lorsque l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine intéresse.. de construction ou de démolition. en tout ou partie. 642-1 lors de la mise à l'étude de la création ou de la révision d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. 642-1.ainsi que des personnes qualifiées. Lorsque le projet n'est pas compatible avec les dispositions du plan local d'urbanisme. Cette instance consultative a pour mission d'assurer le suivi de la conception et de la mise en œuvre des règles applicables à l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. aux compétences mentionnées au huitième alinéa du présent article. 313-1 du code de l'urbanisme. est constituée par délibération de l'organe délibérant de l'autorité mentionnée au premier alinéa de l'article L. bâti ou non.mentionnée au premier alinéa de l'article L. 28 Une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine peut également être modifiée lorsqu'il n'est pas porté atteinte à l'économie générale de ses dispositions relatives à la protection du patrimoine bâti et des espaces.. notamment lorsque celui-ci nécessite une adaptation mineure des dispositions de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. constituée en application du même article L. 642-1 du présent code. Après accord du préfet. Cette autorisation peut être assortie de prescriptions particulières destinées à rendre le projet conforme aux prescriptions du règlement de l'aire.le directeur régional de l'environnement. . Article L642-6 En savoir plus sur cet article. 28 Une instance consultative. 313-1. 28 Tous travaux. L'autorité compétente transmet le dossier à l'architecte des Bâtiments de France. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 .le préfet ou son représentant . Article L642-5 En savoir plus sur cet article. 642-1 du présent code peut. le préfet peut décider.. l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine ne peut être créée que si celui-ci a été mis en compatibilité avec ses dispositions selon la procédure définie à l'article L. la modification du plan local d'urbanisme.art. l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine est créée ou révisée par délibération de l'autorité mentionnée au premier alinéa de l'article L..le directeur régional des affaires culturelles ou son représentant . Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . une commune sur le territoire de laquelle un secteur sauvegardé a été créé en application de l'article L. au titre de la protection du patrimoine et. le cas échéant. à l'exception des travaux sur un monument historique classé. elle peut être consultée par l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation sur tout projet d'opération d'aménagement. de l'aménagement et du logement ou son représentant . . En cas de silence à l'expiration de ce délai. par délibération. l'architecte des Bâtiments de France statue dans un délai d'un mois. Lorsque l'enquête publique précitée a porté à la fois sur l'aire et sur un plan local d'urbanisme. 422-8 du code de l'urbanisme.. d'une part. 422-1 à L.art. . ayant pour objet ou pour effet de transformer ou de modifier l'aspect d'un immeuble. Article L642-4 En savoir plus sur cet article. .

. au plus tard.art. ne sont pas applicables dans l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. urbain et paysager créée antérieurement à la date d'entrée en vigueur de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 précitée est instruite selon les dispositions du présent chapitre et conduit à l'établissement d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. scientifique. le silence gardé par le ministre vaut approbation implicite de la demande d'autorisation. L. Article L642-9 En savoir plus sur cet article. Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . 28 Les servitudes d'utilité publique.. Article L642-7 En savoir plus sur cet article. historique. Article L642-8 En savoir plus sur cet article. La révision d'une zone de protection du patrimoine architectural. l'architecte des Bâtiments de France transmet son avis défavorable motivé ou sa proposition de prescriptions motivées à l'autorité compétente. dans un délai de quatre mois à compter de l'enregistrement de la demande d'autorisation préalable. une décision qui s'impose à l'autorité compétente pour la délivrance de ladite autorisation. Le présent article est applicable aux zones de protection du patrimoine architectural. ce dernier statue : -dans un délai de quinze jours s'il s'agit d'une autorisation spéciale ou d'une déclaration préalable . À défaut.. Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . le préfet de région est réputé avoir approuvé le projet de décision. À compter de sa saisine. Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . la commission régionale du patrimoine et des sites est consultée sur le projet d'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine avant l'engagement de l'enquête. légendaire ou pittoresque continuent à produire leurs effets jusqu'à leur suppression ou leur remplacement par des zones de protection du patrimoine architectural. urbain et paysager en cours à la date d'entrée en vigueur de la loi mentionnée au premier alinéa continuent d'être instruites conformément aux dispositions antérieures à l'entrée en vigueur de celle-ci. En cas de silence à l'expiration des délais précités. l'autorité compétente transmet le dossier accompagné de son projet de décision au préfet de région qui instruit le projet. il émet. 642-8 pour les demandes de permis ou de déclaration préalable de travaux déposées à compter du premier jour du troisième mois suivant l'entrée en vigueur de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement.art. Dans le cas contraire. 28 Les modalités d'application du présent chapitre sont définies par décret 25 . urbain et paysager en cours de révision à la date d'entrée en vigueur de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 précitée sont instruites conformément aux dispositions du présent chapitre lorsqu'elles n'ont pas encore fait l'objet d'une enquête publique. Cette décision ne peut être contestée que par voie juridictionnelle.. 621-32 du présent code pour la protection du champ de visibilité des immeubles inscrits ou classés au titre des monuments historiques et de l'article L. instituées en application des articles L. Article L642-10 En savoir plus sur cet article. urbain et paysager prévues par l'article L. 642-5. Les modifications et révisions des zones de protection du patrimoine architectural. Créé par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 . En cas de désaccord avec l'avis ou la proposition de l'architecte des Bâtiments de France. Les zones de protection du patrimoine architectural. urbain et paysager mises en place avant la date d'entrée en vigueur de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 précitée continuent à produire leurs effets de droit jusqu'à ce que s'y substituent des aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine et. 28 Les zones de protection créées en application des articles 17 à 20 et 28 de la loi du 2 mai 1930 ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique..art. le cas échéant. Dans ce cas.autorisation préalable au titre du présent article.. après avoir entendu. le ministre chargé des monuments historiques et des espaces protégés peut évoquer les dossiers relevant d'un intérêt national dont le préfet de région est saisi en application du présent article. 621-31 et L. 621-30-1. Toutefois. Dans ce cas. . urbain et paysager ou des aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine.art... 28 Les zones de protection du patrimoine architectural. dans un délai de cinq ans à compter de l'entrée en vigueur de cette même loi.dans un délai d'un mois s'il s'agit d'un permis et. l'instance consultative prévue à l'article L. 341-1 du code de l'environnement relatif aux sites inscrits.

ceux des maires qui voulaient régler des problèmes locaux. avec peut-être une circulaire utile du ministre. tous deux en but à des problèmes locaux. d'avis défavorable. rétablirent l'avis conforme. On déplorera que malgré les interventions des associations au Parlement le volet pénal du code du patrimoine consacré aux anciennes ZPPAUP ait disparu. mais on parle dans les nouvelles Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine qui restent des servitudes publiques. Ainsi les associations du patrimoine et des paysages devront apprendre à lutter contre le temps si elles veulent sauver ce qui doit l'être. de démolir et d'aménager demeurent en gros les mêmes. Les pouvoirs de l'ABF sur les permis de construire. La FNASSEM participe aux débats nationaux. la FNASSEM regroupe les associations loi 1901 qui. un recours est possible devant le préfet de région. Dans les abords. révision ou modification de l'Aire qui est. il pourra fusionner les deux instances de suivi du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et de l'Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. On a renforcé le volet "étude d'impact paysager " préalable à leur création et le PADD (projet d'aménagement et de développement durable) qui les précédera. réunit une commission comprenant des représentants des deux chambres et des représentants des associations sous la houlette du conseiller d'Etat Thuot avant que le texte ne vienne à l'Assemblée Nationale. En cas de recours. On a donné pour objet complémentaire aux Aires d'intégrer les supports d'énergie renouvelable dans leurs secteurs. Elle fait partie de la "Conférence nationale des associations de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager". haut fonctionnaire (conseil d'État) et pionnier de la protection du paysage et du patrimoine culturel en France. Le maire créera une commission de suivi à sa diligence et. instance de consultation placée auprès du Premier ministre. seront vainqueurs puisqu'un délai de trois mois est donné pour retrouver le nouveau système dans les anciennes ZPPAUP : les décisions des maires prises contre l'avis réputé simple de l'ABF dans les ZPPAUP depuis la promulgation de la loi Grenelle I jusqu'à la fin du délai de trois mois de la promulgation de la loi grenelle II sont donc licites. A défaut ce sera la jungle. Pour le surplus. Telle est la principale conclusion de ce premier chapitre. le représentant de l'Etat demeure investit du pouvoir de donner son accord express à la création. Mais la grande nouveauté est celle des délais. succédant à Christine Albanel qui était restée totalement taisante. consultation de la commission des sites comprise. Pour être juste. La FNASSEM représente également ses membres au Conseil National de la Vie Associative (CNVA). d'initiative communale. Tout d'abord. a souligné que la composante paysage était pourtant toujours dans la compétence des Aires. président de la commission mixte paritaire. Dans les nouvelles Aires. et Serge Grouard. seul le vocabulaire change : le terme « avis conforme » disparaît. maire d'Orléans. créée par arrêté le 20 janvier 2005. Enfin. le Conseil Constitutionnel avait déclaré cette disposition non-conforme à la constitution car introduit dans un texte comme un « cavalier législatif » étranger à la matière traitée par la loi. Ce groupe d’information et de concertation sur le patrimoine. dans les communes où existe un secteur sauvegardé. Il en est de même dans les abords des Monuments Historiques existant dans les ZPPAUP. Il appartiendra donc aux associations. à l'occasion du vide juridique créé par la suppression de l'avis conforme dans la loi Grenelle I.Les associations du patrimoine manifestèrent leur colère en septembre 2009 et les sénateurs pour permettre une discussion en commission mixte paritaire de la loi Grenelle II. Les délais de saisine du préfet de région dans les abords sont renvoyés au décret. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. le texte nouveau ne concerne plus uniquement les ZPPAUP. l'ABF dispose d'un mois pour dire non. Les ZPPAUP qui ne seront pas transformées en Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine dans les cinq années deviendront automatiquement soumises à ce régime. La commission mixte paritaire réunissant Sénat et Assemblée Nationale accepta cet amendement à une voix près. appelé plus couramment "G8 Patrimoine". Il est clair que les parlementaires ont clairement et volontairement créé un texte inapplicable dans des conditions normales. s'il y a désaccord entre l'ABF et l'autorité qui délivre le permis ou qui a qualité pour s'opposer à une simple déclaration de travaux. comme dans le passé récent. S'agissant de la création des nouvelles Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. le préfet de région dispose également d'un mois. se consacrent à la sauvegarde et à la valorisation d’un patrimoine bâti ou des paysages qui l’environnent. » Alain de la Bretesche Secrétaire général de Patrimoine Environnement 26 . décida de rétablir l'article annulé dans la loi dite Grenelle I.Extrait de la réaction de la Fédération Patrimoine Environnement Fondée en 1967 par Henry de Ségogne (1901-1979). Comme par le passé. par un amendement introduit dans la loi "dite plan de relance". l'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France eu été purement et simplement remplacé par un avis simple dans les ZPPAUP uniquement. « Après que. le délai est de deux mois et est également assorti d'une autorisation tacite en cas de non réponse.Celui-ci élabora un texte de compromis entre les deux assemblées : c'est ce texte. maire de Provins. à défaut il est réputé avoir dit oui. mais aussi les abords des monuments inscrits et classés. on a pu regretter que le mot « paysage » ne figure plus dans leur titre. d'user de leur pouvoir d'alerte. qui a largement inspiré la version « Assemblée Nationale » qui n'a été corrigée qu'à la marge par la commission mixte paritaire et votée ensuite dans les mêmes termes par les deux assemblées. Christian Jacob. alpiniste. est présidé par le ministre de la Culture et de la Communication. et aussi pour une part les secteurs sauvegardés.Un groupe de parlementaires parmi lesquels Christian Jacob. sur l’ensemble du territoire français.

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musées. d'archives. Celle-ci avait été rattachée au ministère de la Culture et de la Communication en 1996. Elle définit. d’optimiser le fonctionnement de ses services. 28 . Sa création est un élément majeur de la réorganisation de l’administration centrale du ministère de la Culture et de la Communication. la direction générale de la création artistique et la direction générale des médias et des industries culturelles. de musées. qui s’inscrit dans le cadre de la politique de modernisation initiée dès 2007 par la révision générale des politiques publiques (RGPP). importance de nouveaux enjeux transversaux comme celui des liens développés entre développement durable. circulation des biens culturels dans un contexte de mise en réseaux. Ce rapprochement du patrimoine et de l'architecture répondait à une logique de continuité. conservations départementales des antiquités et des objets d’art) garantit un relais et une application efficaces de ses orientations sur le terrain. comme le traduit la diversité de ses métiers et de ses missions. L’organisation de la direction générale des patrimoines Le regroupement au sein d’une même direction générale de l’architecture. la direction générale des patrimoines veut promouvoir une politique patrimoniale dynamique. mais surtout de disposer d’une direction générale renforcée susceptible de conduire un pilotage efficace des politiques publiques dans ses différents domaines de compétence : architecture. En mutualisant les compétences et les objectifs. patrimoine monumental et archéologique. du patrimoine monumental et archéologique. directions régionales des affaires culturelles. la réorganisation de l’administration centrale est entrée en vigueur le 13 janvier 2010 La Direction de l'architecture et du patrimoine – DAPA est devenue la Direction Générale des Patrimoines Constituée le 13 janvier 2010 à partir des directions des musées de France (DMF). il s’agit non seulement de simplifier la structure du ministère. NB La Direction de l'architecture et du patrimoine avait été créée en 1998 par la fusion de la Direction du patrimoine et de la Direction de l'architecture. elle répond à l’ensemble des problématiques posées par l’étude. après avoir été sous tutelle du ministère de l'Equipement pendant vingt ans. mutation des politiques territoriales. la diffusion et la valorisation des biens culturels : effets de la révolution numérique sur la constitution des fonds patrimoniaux. A travers cette refonte. En développant des méthodes de travail partagées et en identifiant des enjeux communs. archives. services d’inventaire régionaux. de complémentarité et de cohérence de la création et de la conservation du cadre bâti. des archives de France (DAF) ainsi que de la direction de l’architecture et du patrimoine (DAPA). L’affirmation de son rôle de pilotage stratégique et scientifique auprès des opérateurs qui lui sont rattachés sur l’ensemble du territoire (établissements publics. protection du patrimoine et qualité architecturale. des archives et des musées a pour ambition de renforcer une politique publique globale du patrimoine et de l’architecture par la mise en place d’une réflexion innovante et d’outils performants pour ses domaines métiers. de patrimoine monumental et archéologique.LES ACTEURS DU PATRIMOINE ETAT Initiée en 2007. En clarifiant les missions de chaque service. la direction générale des patrimoines est aujourd’hui l’une des quatre principales entités du ministère de la Culture et de la Communication avec le secrétariat général. En décloisonnant les métiers. elle donne à voir de manière transparente les périmètres d’intervention et les orientations prioritaires de chaque métier. coordonne et évalue la politique de l'État en matière d'architecture. elle vise d’abord à garantir une meilleure efficacité de l’action ministérielle. Son directeur est Philippe Bélaval. elle permet d’assurer l’ancrage d’une politique architecturale et patrimoniale au plus près des territoires. tout en identifiant des fonctions transverses communes à l’ensemble des métiers. services départementaux de l’architecture et du patrimoine ou des archives. En adaptant sa structure administrative à l’évolution de la gestion publique. la conservation. services à compétences nationales.

la politique coordonnée et proactive de collecte des archives publiques la conduit à déployer des missions dans la plupart des départements ministériels et au sein de l’exécutif avec des services d’archives importants auprès du Premier ministre et de la Présidence de la République. du paysage et du cadre de vie. concernant le réseau des Ecoles nationales supérieures d’architecture. de description et de conservation des archives. Il encourage et sollicite les travaux scientifiques qui sont de nature à valoriser pour un plus large public ces sources premières de l’histoire. mouvement des œuvres. de conservation. . Il assure également la mise à jour des instructions et circulaires qui définissent les normes et les pratiques en matière de collecte. de restauration et de valorisation du patrimoine monumental. archéologique et ethnologique et des espaces protégés. régionales. Il est composé de la sous-direction de l’enseignement supérieur et de la recherche en architecture et de la sous-direction de l’architecture. 1.Le service interministériel des archives de France conçoit et contrôle la politique de collecte et d’accès aux archives. avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. en charge de politiques d’urbanisme et de construction . elle propose d’embrasser tous les enjeux qu’implique la mise en valeur des patrimoines de France. Il est composé de la sous-direction des collections et de la sous-direction de la politique des musées. Il poursuit l’intense coordination internationale dans le domaine des Archives. réglementaire et législatif et de veiller à son respect. d’entretien.En s’inscrivant dans une démarche interministérielle. l’étude et l’enrichissement des collections publiques. du Développement durable et de la Mer. Il est chargé d’en établir le cadre normatif. de la muséographie (bâtiments et équipements). Les périmètres d’intervention des nouvelles structures La direction générale des patrimoines est constituée de quatre services. avec le ministère de l’Ecologie. mais possède également une forte vocation interministérielle du fait de certaines de ses missions. ou encore avec le ministère des Affaires européennes. Les autres problématiques de la direction générale réclament par ailleurs une étroite collaboration avec des partenaires interministériels.Le service des musées de France s’est vu confier la gestion des collections des musées (acquisitions. il exerce un contrôle scientifique et technique sur leur gestion et anime le réseau des musées de France (musées territoriaux et nationaux). Il organise et coordonne l’action de l’ensemble du réseau des Archives de France : archives nationales. -Le service du patrimoine est responsable de la politique de protection. de l’enseignement et de la recherche. La direction générale des patrimoines est un des pôles majeurs du ministère de la Culture et de la Communication. départementales et municipales. de l’économie des professions et de la recherche. de la sous-direction de l’accès aux archives et de la coordination du réseau. inventaire. qui partage la tutelle de CulturesFrance et organise des fouilles archéologiques à l’étranger. de la qualité de la construction et du cadre de vie. restauration. . . Il assure une mission d’ingénierie propre aux interventions sur le patrimoine et participe à l’animation des réseaux 29 . Il développe la politique en matière de qualité architecturale des constructions et des espaces urbains et paysagers. Dans le domaine général de la circulation des biens culturels. et de la mission aux célébrations nationales chargée d'établir la liste des commémorations à venir. Ainsi. il veille à l’observation et au développement du marché de l’art et du mécénat. de l’Energie. l’Institut national d’histoire de l’art et l’Institut national de recherches archéologiques préventives .Le service de l’architecture est chargé de la création et de la diffusion architecturale. et de sept départements transversaux. élabore les dispositions relatives à l’exercice de la profession d’architecte et contribue à la qualité des opérations de maîtrise d’ouvrage publique. de l’économie des professions. Outre la protection. auquel s’ajoute celui de l’Inspection des patrimoines. Il est composé de la sous-direction de la politique interministérielle et territoriale pour les archives traditionnelles et numériques. Il concourt également à la sauvegarde des archives privées qui présentent un intérêt historique. diffusion numérique).

des services à compétence nationale et des opérateurs sous tutelle lorsqu’ils sont amenés à exercer une maîtrise d’ouvrage.le département des systèmes d’information patrimoniaux : assure la coordination des systèmes d’information et de la maîtrise d’ouvrage des applications patrimoniales nationales et de celles spécifiques aux compétences de la direction générale. Partage des expertises et missions transversales L’action de la direction générale des patrimoines s’appuie sur la créativité et la réactivité. il assure les relations avec la presse et encourage les actions de mécénat nécessaires à la valorisation des actions de la direction générale en établissant les partenariats correspondants. Sensible à la construction de l’Europe des patrimoines et au dialogue interculturel.Il coordonne également la mise en œuvre de la convention UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine immatériel. le patrimoine immatériel.le département des affaires européennes et internationales : propose .le département de la formation scientifique et technique : est chargé de proposer. de l’action éducative et pédagogique en direction des publics.le département de la communication : propose.professionnels publics et privés. Elle tient ainsi à garantir la mutualisation des compétences qu’elle assume et une meilleure intégration des problématiques transverses. Le service de l’Inspection des patrimoines veille à l’application des textes législatifs et réglementaires et assure une mission permanente de conseil et d’expertise auprès de la direction générale.le département de la politique des publics : assure le développement des pratiques culturelles. . inventaire général du patrimoine culturel. les monuments historiques et les espaces protégés. C’est le rôle des sept départements suivants : . monuments historiques. l’ethnologie. les musées. de la sécurité et de la sûreté: exerce une mission de conseil et d’assistance en matière de sécurité.le département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique : pilote et coordonne au plan national la recherche. de sûreté et d’accessibilité des espaces et des bâtiments auprès de l’administration centrale. Il assure également une mission d’expertise dans le domaine de l’ingénierie documentaire et de la numérisation.le département de la maîtrise d’ouvrage. Il apporte également une expertise sur les conditions de faisabilité et sur l’économie des projets de construction aux services chargés de la programmation des travaux au sein de la direction générale. aux publics spécifiques et à la formation aux métiers de la médiation. ainsi que la diffusion de ses résultats. . Il peut ouvrir ses formations à des personnels extérieurs au ministère et organiser des stages pour des professionnels étrangers. opérateurs sous tutelle. des partenaires en charge des monuments historiques et des espaces protégés. coordonner et impulser un programme de formation professionnelle à l’adresse de l’ensemble des agents relevant de la direction générale (services centraux. des organismes soumis au contrôle de l'État et des opérateurs sous tutelle.Il œuvre à la mise en place de politiques de développement culturel appliquées à l’éducation artistique. à l’image des Journées européennes du Patrimoine ou de la Nuit des Musées. Il participe à l’exercice du contrôle scientifique et technique de l'État à travers six collèges : archéologie. musées. en cas de besoin. .Il participe à la politique de diffusion scientifique et culturelle et coordonne la politique de valorisation culturelle. mais également. archives.Dans cette perspective. A ce titre. il assure la coordination des partenariats et des programmes de recherche. coordonne et met en œuvre avec le services concernés les projets européens et internationaux de la direction générale et favorise le rayonnement de la France en matière architecturale et patrimoniale. . coordonne et met en œuvre les actions de communication relatives à la politique culturelle conduite par la direction générale. Il soutient également les associations internationales professionnelles dans le domaine des patrimoines et de l’architecture. de la sous-direction de l’archéologie et de la mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel. . pour l’archéologie. Il est composé de la sous-direction des monuments historiques et des espaces protégés. il collabore avec l’Union Européenne. La réunion au sein de la direction générale de métiers et d’univers différents rend nécessaire le partage des expertises. ainsi que les organismes soumis au contrôle de l'État). Parallèlement. des services déconcentrés. auprès des services déconcentrés. services à compétence nationale. d’accueil et de confort du public et contribue à la cohérence et à l’orientation des politiques tarifaires. 2. Il exerce les compétences de l’Etat en matière d’Inventaire général du patrimoine culturel en tant qu’interlocuteur privilégié des collectivités territoriales dans le cadre des opérations d’inventaire. le Conseil de l’Europe.Il veille également à l’amélioration des conditions d’information. les archives. du patrimoine et des collections muséographiques. services déconcentrés. . Il organise les évènements nationaux de promotion de l’architecture. architectural et mobilier. 30 . architecture et espaces protégés. il favorise le développement de la dimension européenne dans le cadre des politiques culturelles menée par la direction. l’UNESCO et les organismes compétents.

de restauration et de valorisation des œuvres d’art et garantit une gestion cohérente des collections publiques et des édifices qui les accueillent. la communication et la mise en valeur des archives publiques les musées et les collections publiques les monuments historiques la qualité architecturale et paysagère les conditions d’exercice d’une profession réglementée : le métier d’architecte Elle exerce le droit de préemption prévu par le code du patrimoine. la conservation et la valorisation des biens culturels protégés au titre des codes du patrimoine et de l’urbanisme : monuments. La direction générale des patrimoines veille pour cela à l’élaboration et à l’application des dispositions législatives concernant : la circulation des biens culturels la collecte. coordonne et évalue l’action de l'État en matière de conservation. du patrimoine bâti. Une politique de valorisation ouverte sur toutes les richesses artistiques et sur tous les publics La politique patrimoniale publique garde comme objectif premier une meilleure connaissance des patrimoines de France. immatériel. un intérêt public. Elle favorise la création architecturale et veille à la promotion de la qualité architecturale et paysagère dans les espaces naturels et bâtis. Elle définit et met en œuvre la politique d’intervention en matière archéologique et oriente la politique d’acquisition et d’utilisation des données archéologiques. mobilier. Une mission de protection et de conservation modernisée au service d’un patrimoine enrichi La direction générale des patrimoines est chargée de recenser. Elle assure la politique de conservation. abords.II. Les missions de protection et de conservation des biens culturels obéissant aux codes de l’urbanisme et du patrimoine ne peuvent être remplies sans un appareil législatif rigoureux. etc. 2. archives publiques. la qualité des instruments de recherche et la mise en valeur du patrimoine archivistique. des musées de France. esthétique ou culturel. 1. secteurs sauvegardés et zones de protection du patrimoine architectural. la protection. Elle se montre également attentive à la sauvegarde des archives privées présentant. des jardins. et du patrimoine mobilier et instrumental. Elle vise à garantir dans des conditions optimales l’étude. archéologique. collections muséographiques. Elle apporte son concours à la politique de sauvegarde et de mise en valeur des monuments et des sites susceptibles d’être inscrits ou déjà classés au titre des Monuments historiques pour leur intérêt historique. jardins. d’étudier. La direction générale des patrimoines définit. photographique et les richesses artistiques de la France. Elle est chargée de la législation et de la réglementation en matière de protection et de conservation des monuments historiques et des espaces protégés. Un contrôle réglementaire et technique renforcé La création d’une direction générale des patrimoines permet au ministère de la Culture et de la Communication de mutualiser les dispositifs de contrôle sur les biens culturels et de se doter aujourd’hui d’outils innovants et cohérents dans le domaine réglementaire. collecte. urbain. ethnologique. des fouilles archéologiques. la conservation. le respect de l'unité des fonds. de conserver et de valoriser le patrimoine architectural. des vestiges archéologiques. conservation et communication) sur les archives des collectivités territoriales. patrimoine archéologique et immatériel. de protéger. La 31 . des monuments historiques et des espaces protégés. Ce contrôle est destiné à assurer la sécurité des documents. Les missions de la direction générale des patrimoines La direction générale des patrimoines a pour mission principale de sauvegarder et de transmettre aux générations futures les œuvres du passé et du présent. 3. classement. urbain et paysager (ZPPAUP). La direction générale exerce plus largement un contrôle scientifique et technique (gestion. de protection. du point de vue de l’histoire. de communication et de mise en valeur des archives publiques. traitement.

Le réseau déconcentré et les opérateurs de la direction : une tutelle resserrée pour un pilotage optimisé des politiques patrimoniales publiques La nouvelle organisation des missions conduites par la direction générale des patrimoines permet une meilleure identification de son rôle auprès de ses opérateurs à travers le renforcement de sa fonction de pilotage : en exerçant une tutelle d’ordre stratégique (contrôle et suivi de l’application des orientations définies). écoles supérieures nationales d’architecture). 5. d’animation du réseau décentralisé (services des archives départementales. Dans le cadre de la gestion qualitative des territoires. édifices publics et religieux.valorisation des biens culturels protégés. ainsi que le développement de l’éducation artistique et culturelle la production et la diffusion des données scientifiques. Elle exerce une fonction de pilotage auprès de son réseau déconcentré (directions régionales des affaires culturelles et futurs services territoriaux de l’architecture et du patrimoine. qu’ils soient ou non protégés en raison de leur intérêt historique. rattachés aux DRAC dans le cadre de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat). notamment sous forme numérique la valorisation des savoir-faire à travers une participation à l’organisation de l’enseignement et de la formation continue l’enrichissement des collections publiques à travers l’achat d’œuvres d’art ou d'archives privées la collecte et la communication des archives publiques le développement de l’action européenne et internationale En vue d’une diffusion de la culture patrimoniale et architecturale la plus large possible. Aujourd’hui encore. ainsi que la recherche. logements. conservations des antiquités et des objets d’art). elle s’attache à coordonner les actions des principaux acteurs qui forment son réseau : services déconcentrés (services départementaux de l’architecture et du patrimoine) et établissements publics (cité de l’architecture et du patrimoine. 4. leurs destinées ont été associées au sein de la direction générale des patrimoines en raison de leur complémentarité théorique et méthodologique. dans le prolongement de la procédure de consultation internationale. Elle exerce une tutelle sur l’Ordre des Architectes et opère une veille statistique sur la profession. équipements touristiques et sportifs) et vers le patrimoine immatériel (pratiques. ouvrages d’art. représentations et savoir-faire. architecture et patrimoine coexistaient au sein d’une même direction afin de garantir le respect des démarches patrimoniales tout en contribuant à la politique de l'État en matière d’aménagement du territoire. Elle considère comme prioritaires : la sensibilisation. et en exerçant la tutelle des vingt écoles nationales supérieures d’architecture. qu’elle accompagne dans ses mutations économiques. du paysage et de la ville. La politique de valorisation et de diffusion portée par la direction s’attache aujourd’hui à mieux prendre en compte l’élargissement de la définition du patrimoine vers des réalisations phares du XX e siècle (patrimoine industriel. La direction générale des patrimoines assure le suivi des textes juridiques relatifs à la commande publique et à la profession d’architecte (loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture). Elle contribue enfin à fournir les outils capables de répondre aux nouveaux enjeux de la discipline architecturale en assurant la formation initiale et continue des architectes. dont la recherche archéologique et ethnologique favorise la connaissance. ex-SDAP. Chargée de diffuser la culture architecturale. ainsi que les outils et instruments associés). la direction générale des patrimoines tient à favoriser la création architecturale et à promouvoir la qualité architecturale dans les espaces bâtis ou aménagés. le développement et la satisfaction des publics. de leur conservation et de leur restauration. services régionaux de l’inventaire. ainsi que de tutelle sur de nombreux opérateurs. esthétique ou culturel. administrative et financière (utilisation des crédits) sur les établissements publics qui lui sont rattachés 32 . A l’initiative du Président de la République et sous la responsabilité du ministère de la Culture et de la Communication. la direction générale des patrimoines s’attache à mettre en réseaux les différents acteurs concernés par ses domaines de compétence. des métiers et des savoir-faire a pour horizon la présentation à tous les publics de la richesse des patrimoines. Création et qualité architecturale : une priorité pour l'attractivité du territoire Depuis 1998. elle assure le suivi de la réflexion engagée sur le Grand Paris.

Dans les régions et les départements. protection. du ministère chargé de la culture. pour les missions relevant de sa compétence. Elle conduit les actions qui en découlent . et des services départementaux de l'architecture et du patrimoine. les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP). elles apportent aide et conseil aux entreprises culturelles. elles diffusent les informations relatives à la législation sociale applicable aux emplois culturels et prennent des mesures permettant sa bonne application. Economie culturelle Les DRAC participent à la structuration du secteur économique de la culture. A ce titre. 3.Enfin. 33 . communes) au travers des contrats de plan Etat-région. d'autre part. et dans un certain nombre de régions. Aménagement du territoire et élargissement des publics Les DRAC définissent et élaborent des partenariats avec les collectivités (régions. Dans chaque région. ministère de la Justice et des libertés. diffusion. la direction régionale est notamment chargée de : 1° Proposer les modalités de mise en œuvre de la politique culturelle de l'Etat et la programmation des crédits relevant des programmes budgétaires. L’éducation artistique et culturelle concerne la connaissance du patrimoine. sous l'autorité fonctionnelle du préfet de département. conservation. - La direction générale des patrimoines poursuit ainsi un objectif majeur : conduire une approche coordonnée et cohérente de l’action territoriale dans le domaine patrimonial et architectural afin de favoriser une offre culturelle large et adaptée aux enjeux de chaque territoire concerné. ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elles soutiennent également le développement du mécénat culturel. La direction régionale des affaires culturelles exerce. ministère de la Défense. aux écoles d'arts plastiques. la politique de l'architecture et du patrimoine est mise en œuvre par les services déconcentrés du ministère de la Culture et de la Communication : les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC). des contrats de ville et des conventions de développement culturel. recherche. Le pilotage assuré par la direction générale des patrimoines doit permettre de : définir les stratégies ministérielles et les objectifs sectoriels (étude. assurer la coordination avec les ministères concernés par les politiques patrimoniales (ministère de l’Ecologie.- en conduisant un pilotage technique et scientifique de qualité pour les opérations menées par les collectivités territoriales en améliorant le dialogue de gestion auprès des services déconcentrés et décentralisés - La modernisation du pilotage exercé par la direction générale s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat et de la modernisation des politiques publiques. La direction régionale des affaires culturelles comprend un siège et des unités territoriales. évaluer la mise en œuvre de ces objectifs. l'initiation aux langages artistiques et l'approche de la création contemporaine. tels que définis à l'article 7 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 susvisée relative aux lois de finances. coordonner et animer les réseaux de recherche et de valorisation.. de l’Energie. LES DIRECTIONS REGIONALES DES AFFAIRES CULTURELLES Les directions régionales des affaires culturelles sont des services déconcentrés relevant du ministère chargé de la culture. collecte et acquisition. la direction régionale des affaires culturelles est créée par la fusion de la direction régionale des affaires culturelles. Les 3 missions des DRAC 1. restauration. publication). du Développement durable et de la Mer.). les missions définies aux articles 2 et 3. centres de loisirs.Pour la mise en œuvre des missions énumérées à l'article 2.Les DRAC suivent la mise en oeuvre des actions de formation et de qualification des acteurs culturels et participent le cas échéant à leur financement. les établissements publics sous sa tutelle. et. ministère des Affaires étrangères et européennes). sous l'autorité du préfet de région. 2. Education artistique et culturelle Les DRAC attribuent des aides annuelles de fonctionnement aux écoles de musique agréées. Elles conduisent de nombreuses actions en liaison avec les rectorats et les autres services de l'état pour promouvoir l'éducation artistique et culturelle en milieu scolaire et universitaire. d'une part. et dans les autres lieux d'accueil des enfants et des jeunes (crèches.. départements.

veiller à la préservation des espaces protégés ainsi que contribuer à leur mise en valeur . historique ou archéologique. 6° Proposer. conservation et mise en valeur des monuments historiques. Les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP) devenu unité territoriale Définition Les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP) sont déconcentrés du ministère de la Culture et de la Communication. L’ethnologie : recherche. étude et information sur les œuvres qui. 5° Contribuer à la prise en compte de la politique culturelle de l'Etat dans les actions relatives à l'aménagement du territoire. à l'échelon départemental. en collaboration avec la direction régionale de l'environnement. elle communique au préfet les informations pour l'exercice du porter à connaissance de l'article L. elle conseille les maîtres d'ouvrage dans l'élaboration et la réalisation de leurs projets architecturaux.l’Ecologie et Développement durable (en collaboration avec les Directions régionales de l’environnement (DIREN)) Le SDAP est à la disposition de tout citoyen ayant des projets élaborés ou ressentant le besoin de conseils préalables. La conservation régionale des monuments historiques : protection. le plus souvent architectes et urbanistes de l'État (AUE). 121-2 du code de l'urbanisme et de l'article L. Tourisme et Mer (au sein des Directions régionales de l’environnement (DRE) et des Directions départementales de l’équipement (DDE)) .2° Concourir à la création et la diffusion artistiques dans les domaines du spectacle vivant et des arts plastiques . d'un point de vue artistique. 4° Délivrer. nées dans l'immédiat après-guerre. Enfin. les directions régionales des affaires culturelles participent à l'application de la législation relative aux sites inscrits et classés et veillent à l'application de la législation de la publicité extérieure et des enseignes. conservation et promotion du patrimoine archéologique de la région. ils interviennent principalement pour le compte de trois ministères : . les services départementaux de l'architecture ont succédé aux agences des bâtiments de France. des diplômes de formation et d'enseignement relevant du ministère chargé de la culture .Culture et de la Communication. sont un élément du patrimoine national. installé au chef-lieu et placé sous l'autorité du préfet. Equipement. 3° Mettre en œuvre la réglementation relative aux entreprises de spectacles et à l'implantation des salles de cinéma . Concernant plus spécifiquement le patrimoine. Elle autorise. de l'aménagement et du logement et. à l'éducation artistique et culturelle. animer et coordonner les études relatives aux secteurs sauvegardés. Par décret du 6 mars 1976. d. 7° Mettre en œuvre la réglementation relative au patrimoine monumental. à l'application des réglementations concernant l'environnement. l'urbanisme et le renouvellement urbain dans un objectif de qualité durable des espaces naturels et urbains . . urbain et paysager et aux abords des monuments historiques. 8° Prendre en compte les enjeux du développement durable dans les politiques culturelles par la promotion de la qualité architecturale et paysagère des constructions . L’objectif est de constituer les archives artistiques et patrimoniales de la France. L’archéologie : étude. . aux zones de protection du patrimoine architectural. elle contribue à la qualité des projets d'aménagement des territoires urbains et ruraux et à la promotion de la création architecturale . Les services patrimoniaux en région s’orientent autour de quatre secteurs : a. Fonctionnement Les responsables des SDAP sont des architectes. protection. le cas échéant. Ils s'intéressent à la 34 . Rebaptisés « services départementaux de l'architecture et du patrimoine » (SDAP) depuis 1996. de lutte contre l'exclusion et en faveur des publics . suscite ou soutient la mise en oeuvre de toute action de connaissance et de valorisation du patrimoine. b. Sous l'autorité fonctionnelle des préfets de département. avec la direction départementale du territoire. contrôle et subventionne éventuellement les travaux de restauration sur les monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire. C’est le cas des propriétaires de Monuments historiques ou les habitants des secteurs protégés. à la formation et à l'emploi ainsi que dans les politiques de la ville et du renouvellement urbain. en collaboration avec les autres services déconcentrés de l'Etat. à l'archéologie. à l'enseignement supérieur et à la recherche. elle conçoit. c. Le service de l’inventaire général : recensement. L'exercice des compétences de la direction régionale des affaires culturelles ne fait pas obstacle aux pouvoirs propres que détiennent les architectes des Bâtiments de France en vertu des lois et règlements en vigueur. le cas échéant. conservation et mise en valeur du patrimoine ethnologique en région. aux musées et à l'architecture et contribuer. Il existe un SDAP dans chaque département.Transports. devenu leur ministère de tutelle . 522-5 du code du patrimoine et en assure le suivi .

Par ailleurs. gèrent les demandes de subvention présentées dans le cadre des dispositions concernant ces espaces. les agents des SDAP travaillent en liaison étroite avec d'autres services de l'Etat intervenant sur le cadre de vie. les localisations d'enseignes et de publicité. éventuellement. orientent les politiques d'aménagement et prennent part à l'élaboration des documents d'urbanisme. les permis de démolir.. Ils doivent prendre part à la définition des orientations et à l'élaboration des documents d'urbanisme et veiller à l'insertion de prescriptions relatives à la qualité des constructions et à la protection des paysages. les monuments historiques et les secteurs sauvegardés. Fonctionnaires de l'Etat. les chambres consulaires et les associations. Les SDAP jouent un rôle de conseiller auprès des maîtres d'ouvrage publics dans l'élaboration et la réalisation de leurs projets architecturaux. ils règlent des cas concrets sur le terrain. les certificats d'urbanisme.. espaces naturels. Dans ce même but. Missions Les SDAP conseillent. 2. Les SDAP sont chargés par l'Etat de vérifier la conformité des projets particuliers aux dispositions d'intérêt général. pour lesquels l'intervention des SDAP. pays et terroirs marqués par l'empreinte humaine. services techniques. Préservation des espaces protégés La loi de 1930 sur les sites permet de protéger des espaces d'une grande diversité : parcs et jardins. architectes. notamment du code de l'urbanisme et de la loi n° 772 du janvier 1977. les déclarations de travaux. Ils collaborent ensuite à la définition des prescriptions et des recommandations qui y seront appliquées. des administrations locales et du public. Ils regroupent de cinq à vingt personnes selon les départements. et proposent toutes mesures de protection au titre de ces législations. syndicats inter-communaux). les SDAP participent à l'application des législations concernant les sites. Les SDAP sont également chargés de s'assurer de la mise en oeuvre de l'aide architecturale et de veiller à la sensibilisation des autorités. écrins paysagers des monuments pour lesquels la seule protection des abords serait insuffisante ou inadaptée. Conseiller et promouvoir un urbanisme et une architecture de qualité Dans le cadre des lois et règlements en vigueur. urbain et paysager (ZPPAUP). les SDAP veillent à l'application de la législation de la publicité extérieure et des enseignes et apportent en cette matière leur concours aux autorités locales. aux modes d'occupation de l'espace et à la façon dont les bâtiments s'insèrent dans le paysage. on recense depuis 1998 plus de 2 700 sites classés en France et 5 100 sites inscrits. La mission des SDAP est triple : 1. paysagistes). Assurer la conservation des monuments historiques 35 . Ils participent au montage des dossiers d'inscription ou de classement. Les SDAP participent à la mise en place de la protection de ces espaces en informant les élus de leur intérêt et de leurs règles de gestion. les SDAP sont chargés de les faire appliquer. La délivrance des avis représente donc une fonction importante des SDAP. diffèrent. les Architectes des bâtiments de France (ABF) veillent sur les espaces inscrits ou classés au titre des sites. les permis de lotir. Il s'agit des sites. Contrôler et expertiser les projets menés dans les espaces protégés Création et gestion des espaces protégés La réglementation distingue quatre grandes familles d'espaces protégés. 3 . En tant qu'acteur de la qualité du paysage. Une fois ces dispositions approuvées. les déboisements. Les SDAP contribuent à l'instruction des projets d'aménagement ou de travaux qui intéressent les abords d'un monument historique. Ces avis concernent les permis de construire. des abords des monuments historiques. Enfin. Drac et SDAP veillent ensemble à la prise en compte du patrimoine et de la qualité architecturale dans l'aménagement du territoire et la politique de la ville. Dans le cadre des missions de contrôle des architectes des bâtiments de France (ABF). les fonctionnaires d'autres services ministériels. Rôle Les SDAP accompagnent les principaux décideurs dans l'ensemble du processus d'un projet d'aménagement : les responsables territoriaux (élus.fois à l'histoire de la construction. Ils doivent s’assurer de la qualité des constructions et de la mise en valeur des espaces naturels et bâtis. un site protégé ou un secteur sauvegardé et. des secteurs sauvegardés et des zones de protection du patrimoine architectural. Ainsi. ils sont chargés d'émettre des avis du point de vue architectural sur les demandes d'autorisation de construire. les professionnels maîtres d'ouvrage ou maîtres d'oeuvre (promoteurs privés ou publics. ils contribuent à l'amélioration des projets proposés par les particuliers et les collectivités.

Cette procédure vise à donner aux communes un rôle actif dans la gestion et la mise en valeur de leur patrimoine. du mobilier urbain et de l'éclairage . urbain et paysager. Elle est mise en oeuvre aussi bien dans les centres anciens que dans des quartiers de la reconstruction ou des espaces ruraux. prendre soin du traitement des sols. Elle leur permet de mener. conjointement avec l'État. La publicité et les enseignes sont également sous son contrôle. une démarche d'analyse. les constructions neuves mais aussi les interventions sur les espaces extérieurs doivent recevoir l'autorisation des ABF. Toutes les modifications de l'aspect extérieur des immeubles. de protection et d'évolution harmonieuse de territoires dont ils ont la responsabilité. Protéger la relation entre un édifice et son environnement consiste à : veiller à la qualité des interventions (façades. 36 . prohiber toute construction nouvelle aux abords du monument. Elle permet de préserver et de mettre en valeur les caractéristiques patrimoniales des lieux.Protection du patrimoine architectural.Conservation des monuments historiques La loi impose un droit de regard sur toute intervention envisagée à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques. toitures. Cette procédure s'adapte à tous les types de lieux dotés d'une identité patrimoniale. matériaux) . .

conserver et faire connaître le patrimoine historique. mettre en valeur les monuments dont elles sont propriétaires ZPPAUP. mettre en valeur les monuments dont elles sont REGION propriétaires DEPARTEMENT COMMUNE Protéger.LES ACTEURS DU PATRIMOINE MISSIONS OUTILS Monuments et sites classés et inscrits Secteur sauvegardé Propriétaire de monuments Lois – Evenementiels ETAT Patrimoine culturel et immatériel De recenser. urbain.AMVAP PLU Patrimoniaux Service du patrimoine ASSOCIATIONS ANVPAH Créée en 2000 Mettre en réseau les partenaires Faciliter les échanges de savoir faire Favoriser le dialogue entre acteur 37 . artistique. mobilier. protéger. étudier.unité Contrôler et expertiser les projets menés dans les espaces territoriale des protégés avis DRAC Assurer la conservation des monuments historiques met en œuvre la politique du ministère de l’Ecologie de Patrimoine naturel l’Energie et du Développement Durables. mettre en valeur les monuments dont ils sont propriétaires Politique variable d'un département à l'autre CAUE Urbanisme Protéger. archéologique. qu'ils soient ou non protégés en raison de leur intérêt historique. esthétique ou culturel DP De suivre l'activité des architectes et de veiller à l'application de la législation les concernant D'observer les conditions d'exercice des métiers du patrimoine et de veiller au maintien de leurs savoir-faire De participer à l'organisation de l'enseignement. Finance les études de ZPPAUP. de la formation. Gère la nature et les DIREN paysages Sites classés et inscrits Recenser et étudier le patrimoine Service régional de l'inventaire Protéger. Gère et entretien les monuments d'états. et de l’Aménagement du territoire. Conseiller et promouvoir un urbanisme et une architecture de qualité SDAP. architectural. photographique de la France De favoriser la création architecturale et de promouvoir la qualité architecturale dans les espaces bâtis ou aménagés. DRAC Elabore des politiques de sensibilisation notamment vers le jeune public. ethnologique. et de la recherche concernant l'architecture et le patrimoine Chargée de la mise en oeuvre de la politique culturelle de l'Etat.

faire du lobying auprès du Ministère crée par la Loi n° 96-590 du 2 juillet 1996 relative à la « octroie un label ouvrant droit à Fondation du Patrimoine » déduction fiscale pour la restauration du patrimoine non La "Fondation du Patrimoine" a pour but de promouvoir la protégé. Elle concourt ainsi à l'emploi. de disparition ou de dispersion. L'Etat confie deux nouvelles missions à la Fondation : la gestion d'un nouveau label attribué à des propriétaires privés pour la préservation de sites naturels . à la préservation du patrimoine non protégé à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine non protégé.Fédération nationale des association Patrimoine et environnement Fondation du patrimoine PRIVES Architecte en chefs des MH bureaux d'étude privés mettre en réseau les différentes associations oeuvrant pour le patrimoine . ensembles mobiliers ou éléments remarquables des espaces naturels ou paysagers menacés de dégradation. Elle contribue à la sauvegarde des monuments. la conservation et la mise en valeur du De 2000 à 2008 la Fde F a patrimoine national. En 2007. Elle peut attribuer un label au patrimoine non protégé et aux sites. connaissance. octroyé 6607 labels pour 326 000 000 € de travaux Elle s'attache à l'identification. ZPPAUP Réhabiliter le patrimoine 38 . édifices. à la formation et à la transmission des savoirfaire dans les secteurs de la restauration et de la valorisation du patrimoine et des sites. à l'insertion. le développement du mécénat en faveur des monuments historiques privés ouverts au public travaux sur les monuments historiques Réaliser les études secteur sauvegardé.

LES BASES DE DONNÉES EN FRANCE 39 .

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FROMAGEAU (dir). Fromageau. du Patrimoine. 274 p. Patrimoine culturel. janvier 2000.fr (site majeur à connaître absolument pour tous domaines) Ministère de la culture et de la communication ANVPAH Association nationale des ABF 41 . Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Editions du patrimoine. FRANCE.shtml> SOURCES INTERNET France : Site vie publique www. GREFFE (Xavier). Reau (Louis). 2003. n° 378 Elaboration des ZPPAUP. Scala . 2000. CORNU. Editions Confluences. MOSBAH (Karim). L’Harmattan.BIBLIOGRAPHIE (NON EXHAUSTIVE !) Bourdin (André). Paris.-A.Réflexions et propositions pour une politique nationale du patrimoine (Etat. modèle de ville durable. Patrimoine architectural. « La diversité des patrimoines ». Paris : la Documentation française. Téléchargeable : http://www. Rapport d’information rendu au nom de la commission des finances et présenté par le sénateur Yann Gaillard en juillet 2002 : « 51 mesures pour le patrimoine monumental ». patrimoine naturel. PUF. FERAULT & J. Histoire du vandalisme. 1337. Ville d’hier. Direction de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la culture et de la communication.. J. Commission "Patrimoine et décentralisation"... Dominique Audrerie. FESSY (Georges). Paris. AJDA. 1984. M.. BADY (Jean-Pierre). 1995. Les Rapports du Sénat. réédit. Jean-Marie Vincent. Paris : La Documentation française. 2004. 208 pages Téléchargeable sur le site de l’ANVPAH ROUX (Emmanuel de).gouv. Que sais-je. Jean-Marie Pontier. ville d’aujourd’hui en Europe. 2003 (Collection Questions de Culture).La valorisation économique du patrimoine.fr/culture/infos-pratiques/guides/index-guides. 1999. Fleury (Michel). <http://www. actes du colloque 29 et 30 novembre 2007 Narbonne. SANSON (Marc) .gouv.fr/culture/infos-pratiques/guides/index-guides.Les pôles d’économie du patrimoine.. La notion et la protection du patrimoine.ladocumentationfrancaise. adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO le 16 novembre 1972. Petit vocabulaire du patrimoine culturel et naturel. Laffont. (Collection Territoires en mouvement). Téléchargeable : http://www. Ministère de la culture et de la communication. « Le Code du patrimoine ».fr/rapports-publics/024000594/index. 1994. 2000. Le patrimoine réinventé. urbain et paysager : enjeux juridiques et dynamiques territoriales.htm Les secteurs sauvegardés. p.vie-publique.Paris : Ministère de la culture et de la communication. CHOAY Françoise – L’allégorie du patrimoine – Seuil. VIRASSAMY (Catherine).culture.culture. 2001-2002. « L’évolution du droit et des institutions a-t-elle été identique ? ». collectivités territoriales et secteur privé). Paris : Ed. Dominique Audrerie. La Documentation française. PUF.Patrimoine industriel. 2002. 2008. 1997. Paris. Actes des entretiens du patrimoine sous la présidence de François Loyer. 2002. CARTIER (Claudine).Paris : Ed. Leproux (Guy-Michel). Monum. 2002.htm ANVPAH et VSS : Centres anciens. in M. guide pratique de la Direction de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la culture et de la communication.

htm Ressources mondiales : AIPS : Association Internationale pour le Patrimoine Subaquatique http://www.se/nordic.eurplace.be/isha ICOFOM 2000 : Comité international pour la muséologie http://www.microresearch.ovpm.edu/pnetlink. résolutions et déclarations http://www.tufts.museology/icofom.org E-FAITH : European Federation of associations of Industrial and Technical Heritage http://www.World Heritage Information Network http://www.html Internet Heritage Resources http://www.html Unesco .htm http://www.org/whc/archive/rapcom97.european-heritage.htm ICOMOS .htm The Heritage Foundation http://www.umu.preservenet.htm WHIN .htm European Heritage : Réseau européen du patrimoine culturel http://www.conservare.fr/infocentre/txt/fr/fcon121.int/postsummit/pat/fr/fpatrimoine.org/ICOMOS_Documents.org Forum pour les acteurs de la Culture http://www.icomos.coe.net Fondation européenne pour les arts et le patrimoine http://www.org/whin Textes de base : Conseil de l'Europe .edu/departments/fletcher/multi/www/bh872_fr.html ICOMOS .coe.org/html/somm.Chartes adoptées par l'assemblée générale de l'ICOMOS.icomos.org/other/resources.unesco.unesco.relais-culture-europe.Fédération Patrimoine et environnement Ressources européennes : Division du Patrimoine Culturel du Conseil de l'Europe http://culture.textes normatifs http://www.org/docs/venise.Rapport du comité du patrimoine mondial http://www.Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe http://culture.html http://www. 25 Septembre 2010 15:23) 42 .cornell.html Mis à jour (Samedi.unesco.Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites http://www.org/general/fre/legal/cltheritage Unesco .heritage.org Preserve/Net Links http://www.be/vvia/euro2002/E-FAITH.sphpc.

Malraux en 1962 disait : « dans notre civilisation.A vous de tenter d’y répondre Merci pour votre lecture Cathy SAVOUREY Professeur associée DA – EPU Tours 43 . techniciens. il le ressuscite ». des concepteurs. - Quelle définition donne t-on au patrimoine ? doit-on intégrer les lieux de mémoire de la ville ? Quand un bâtiment..POUR CONCLURE : Les questions qui se posent aujourd’hui - Le patrimoine urbain ancien est un patrimoine vécu. sa préservation et sa mise en valeur doivent œuvrer à l’amélioration de la qualité de la vie urbaine en opposition du patrimoine monumental qui s’extrait de la temporalité. une ville est intégré au patrimoine. ni exclure les équipements culturels. un quartier. l’avenir ne s’oppose pas au passé. notamment l’adaptation du bâti aux objectifs d’énergie zéro ? …. des entreprises… - Il reste une relation et une meilleure articulation à trouver entre la restauration et la mise en valeur des secteurs sauvegardés et la politique de développement de l’ensemble de la ville et de son agglomération. publics ou administratifs. C’est tout le problème de la forme urbaine. Il y a nécessité de ni concentrer. Ceci nécessite de trouver un équilibre entre patrimoine et développement et ce d’autant plus que la mono-fonctionnalité conduit à une impasse. sur quels critères ? - La mise en place d’une politique patrimoniale repose le problème de la formation : élus. c’est à dire vivant. - Comment adapter le patrimoine aux enjeux du développement durable.