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[Tiree Pierre Guillemont LEAAONITEUR Aide-memoire des OUVRAGES EN BETON ARME » Régles générales > Poteaux, poutres, dalles, planchers-dalles » Comportement au feu > Fondations, murs de souténement C—O OOD etis—=se Copyright © 2013 Dunod. le pictogramme qui figure ci-contre densei supérieur, provoquant une mérite une explication, on objet est boise Noa aa cochots de livres et de dclerter le lecleur sur la menace que reves, ov point que la possbilté méme pour représente pour l'avenir de écrit, les cuteus de créer des. cours pariculérementdansle domaine (DANGER) ovelles et de es faire éier cor de I'édition technique et universi- rrectement est aujourd hui menacée. faire, le développement massif du Y Nous rappelons donc que toute il , parielle ov tolle, te'Code de le propisé intle- de la présente publication est tuelle du 1® juillet 1992 interdit inlerdite sons autorisation de LE PHOTOQOPLLAGE. en effet expressément la photoco- (TUELELIVRE) louteur, de son éditeur ov du pie & usage collectif sans autori- Centre francais d’exploitation du sation des ayants droit. Or, celte pratique droit de copie (CFC, 20, rue des s'est généralisée dans les établissements — Grands-Augustins, 75006 Paris), © Dunod, Paris, 1997, 2006, 2009, 2013 978-2-10-059126-8 le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de article L. 122-5, 2° et 3° a), d'une part, que les « copies ou reproductions striclement réservées & l'usage privé du copiste et non destinges & une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ov ayants cause est ilicite » art. L. 1224) Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constitue- rait donc une contrefacon sanctionnée par les articles L. 335:2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle jon non autorisée est un délit © Dunod, Toute reprod Table des matiéres Avant-propos = Présentation Les Eurocodes L’Eurocode 0 - Bases des calculs de structure L'Eurocode 2 - Structures en béton Notations utilisées dans les Eurocodes 1 2 .3 L'Eurocode 1 - Actions 4 5 A Régles générales = Matériaux 1 Béton 2 Aciers de béton armé 3 Association acier-béton 4 Durabilité et dispositions constructives = Actions Actions permanentes 1 .2 Actions variables 3 Actions accidentelles 13 14 21 21 32 33 45 55 55 58 63 pyright © 2013 Dunod. co Vi 4a 4.1 4.2 5a 5.1 5.2 5.3 Sollicitations Analyse structurale Modélisation Etats limites ultimes Flexion simple et composée Effort tranchant Liaison entre les membrures d’une poutre et l'ame Torsion Poinconnement Modéles bielles et tirants Pressions localisées Etats limites de service Généralités Limitation des contraintes Maitrise de la fissuration Etat limite de déformation Régles applicables aux éléments courants Poteaux et voiles Effets du second ordre Méthodes d’analyse Poteaux Voiles Dispositions constructives des murs 65 65 66 77 77 91 106 107 121 128 138 141 141 141 143 157 169 169 172 178 192 196 Table des matiéres 8 = Poutres 203 8.1 Sollicitations 203 8.2 Armatures longitudinales 217 8.3 Armatures transversales 225 9 = Dalles 229 9.1 Définitions 229 9.2 Sollicitations 230 9.3 Armatures de flexion 231 9.4 Dispositions sur les appuis 233 9.5 Armatures d’effort tranchant 233 9.6 Armatures de chainage 239 9.7 Eléments saillants 242 c Régles particuliéres 10 = Planchers-dalles 245 10.1 Analyse des planchers-dalles 245 10.2 Dispositions constructives 246 11 = Comportement au feu 251 = 2 11.1 Généralités 251 » 11.2 Valeurs tabulées 253 £ 3 11.3 Méthodes simplifies 260 & 11.4 Effort tranchant, torsion zg et ancrage des armatures 272 & 11.5 Eclatement 274 = 11.6 Jonctions 276 a 11.7 Revétements de protection 276 Mil pyright © 2013 Dunod. co 12 = Fondations superficielles 12.1 Domaine d’application 12.2 Modéle de comportement 12.3 Justifications vis-a-vis du sol de fondation 12.4 Justifications vis-a-vis des matériaux 12.5 Dispositions constructives 13 = Fondations profondes 13.1 Domaine d’application 13.2 Modéle de comportement 13.3 Justifications vis-a-vis du sol 13.4 Justifications vis-a-vis des matériaux 14 = Murs de souténement 14.1 Généralités 14.2 Actions 14,3 Justifications Bibliographie Index 277 277 281 286 290 304 307 307 307 318 319 339 339 339 345 353 355 Avant-propos La rédaction du présent Aide-mémoire a été conduite avec lidée constante que l’ingénieur de bureau d’études doit trouver rapidement dans cet ouvrage la réponse a la question qu'il se pose pour la justifica- tion @un élément ou d’un ouvrage de béton armé qu’il peut rencontrer dans le cadre d’un projet de batiment. Cette 4° édition est conforme aux Eurocodes. Elle traite aussi bien des régles générales (partie A) que des régles applicables aux éléments cou- rants que sont les poteaux et voiles, les poutres et les dalles (partie B). Elle traite également des régles particuligres relatives aux planchers- dalles, au calcul du comportement au feu et des fondations superficielles ou profondes, ainsi que les murs de souténement (partie C). Il peut étre utile de préciser qu’il ne s’agit pas dans cet Aide-mémoire de procéder & une analyse exhaustive de la réglementation, mais d’en pré- senter les prescriptions pour une utilisation pratique, volontairement limitée aux cas les plus courants. Cest ainsi par exemple que ne sont pas traités la question de la fatigue, les structures préfabriquées, les structures en béton de granulats légers ou les structures en béton non armé ou faiblement armé. Les bétons de clas- se de résistance supérieure a 50 MPa ne sont pas pris en compte. it © 2013 Dunod. Cet ouvrage prend également en compte les Recommandations profes- sionnelles pour Papplication de la norme NF EN 1992-1-1 et de son annexe nationale relatives au calcul des structures en béton. c Les références entre crochets renvoient au numéro de Particle corres- pondant de ’Eurocode 2. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. “pouna €t0z @ a46UAdo> Copyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. ae) 1] 1.1. Les Eurocodes 1.1.1 La réglementation Parallélement & Pévolution technique, la codification et la réglementation dans le domaine de la construction se sont développées, en intégrant les acquisitions faites quant & la connaissance du comportement des maté- riaux et les enseignements tirés de Pexpérience. Pour ce qui concerne les régles de conception des ouvrages en béton armé, les premiéres théories donnent lieu en France aux circulaires de 1906 et 1934, La premiére génération de réglementation est dite « aux contraintes admissibles ». II s’agit des Régles BA 45 et BA 60, CCBA 68. La génération en vigueur en France est dite « aux états limites ». II s’agit des Régles BAEL 83, 91 et 99. Les Régles BAEL font partie d’une régle- mentation nationale dont l'ensemble couvre l’essentiel du domaine de la construction. Les Eurocodes sont des codes de conception-calcul des ouvrages de structure établis au plan européen et destinés a se substituer progressive- ment aux normes nationales correspondantes dans chacun des Etats membres. 1.1.2 Les Eurocodes Dans le domaine des régles de conception-calcul, il s’agit de dix textes codificatifs formant un ensemble cohérent se déclinant comme suit : pyright © 2013 Dunod. c > EN 1990 — Bases de calcul des structures. > EN 1991 — Actions sur les structures. > EN 1992 — Calcul des structures en béton. > EN 1993 — Calcul des structures en acier. > EN 1994 — Calcul des structures mixtes acier-béton. > EN 1995 — Calcul des structures en boi: > EN 1996 — Calcul des structures en maconnerie. >» EN 1997 — Calcul géotechnique. > EN 1998 — Conception et dimensionnement des structures pour la résistance aux séismes. > EN 1999 — Calcul des structures en alliage @aluminium. Pinder [wees poids propres et charges d’exploitation 1991-1-2 Actions sur les structures exposées au feu 1991-1-3 Charges de neige 1991-1-4 Actions du vent 1991-1-5 Actions thermiques 1991-1-6 Charges et déformations imposées pendant I'exécution 1991-1-7 Actions accidentelles 1991-2 Charges sur les ponts dues au trafic 1991-3 Actions induites par les ponts roulants, les grues et la machinerie 1991-4 Actions dans les silos et réservoirs J EN 1992 | Calcul des structures en béton 1992-1-1 Régles communes pour les structures de batiment et de génie civil 1992-1-2 Calcul de la résistance au feu 1992-2 Ponts 1992-3 Structures de souténement et réservoirs | EN 1993 | Calcul des structures en acier 1993-I-1 Généralités ~ Ragles communes 1993-1-2 Résistance au feu 1993-1-3 _Généralités - Profilés et plaques a parois minces formés a froid 1993-1-4 _Généralités ~ Structures en acier inoxydable Présentation 1993-15 Généralités ~ Résistance des plaques planes raidies chargées dans leur plan 1993-1-6 Généralités — Résistance et stabilité des structures en coques 1993-1-7 Généralités - Résistance des plaques planes raidies chargées hors de leur plan 1993-1-8 Calcul des assemblages 1993-1-9 Résistance a la fatigue 1993-1-10 Evaluation de résistance a la rupture fragile 1993-1-11 Utilisation des cables a haute résistance 1993-2 Ponts 1993-3 Batiments 1993-4-1 Silos 1993-4-2 —_Réservoirs 1993-4-3 Pipelines 1993-5 Pieux 1993-6 Structures de chemins de roulement 1993-7-1__Pylénes et mats haubanés 1993-7-2 Cheminées | EN 1994 | Calcul des structures mixtes acier-béton 1994-1-1 Régles communes 1994-1-2 Résistance au feu 1994-2 Ponts | EN 1995 | Calcul des structures en bois FH 1995-1-1 _R€gles communes applicables aux batiments g 1995-1-2 Résistance au feu 5 1995-2 Ponts 83 BESS © © 1996-1-1 _Régles pour maconneries renforcées ou non a8 1996-1-2 Calcul de la résistance au feu a 1996-1-3 _Régles détaillées pour les charges latérales 2 & 1996-2 Choix des matériaux et exécution des structures en maconnerie z 1996-3 Méthode de calcul simplifiée pour les structures en maconnerie 2 1 ee Cale COs 2 2 1997-1 Régles générales 3 1997-2 Conception assistée par les essais de laboratoire é 1997-3 Conception assistée par les essais en place oe RES fe UC OMe Clad Pape ec 1998-1 Ragles générales, actions sismiques et ragles pour les batiments 1998-2 Ponts 1998-3 Renforcement et réparation des batiments 1998-4 Silos, réservoirs et canalisations 1998-5 Fondations, structures de souténement et aspects géotechniques 1998-6 Tours, mats et cheminées Ea ret rrr ern rin i 1999-1-1 _Régles générales et régles applicables aux batiments 1999-1-2 Calcul de la résistance au feu 1999-2 Structures susceptibles a la fatigue 1.2. LEurocode 0 - Bases des calculs de structure L’Eurocode 0 (EN 1990) traite des bases des calculs de structure. 1.2.1 Exigences de base Le calcul des structures en béton doit étre conforme aux régles générales données dans EN 1990. Les exigences de base de l’EN 1990 section 2 sont réputées satisfaites lorsque sont remplies conjointement les conditions ci-aprés : calcul aux états limites avec la méthode des coefficients partiels et combinaisons d’actions selon PEN 1990 ; P actions conformes alEN 1991 ; > résistance, durabilité et aptitude au service conformes a EN 1992-1-1. it © 2013 Dunod. Vv c ght © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Présentation 1.2.2 Gestion de la fiabilité La fiabilité requise pour les structures doit étre obtenue : > par un dimensionnement conforme aux EN 1990 a 1999 ; P par des mesures appropriées en matiére d’exécution, et de gestion de la qualité. 1.2.3 Durée d’utilisation de projet La durée d'utilisation de projet doit étre normalement spécifiée. Elle est fonction de la catégorie de durée d'utilisation de projet (tableau ci-aprés). Durée d'utilisation — Valeurs de I’Annexe nationale Structures provisoires Eléments structuraux remplacables, par exemple appareils d’appui 3 25 ans Structures agricoles et similaires 4 50 ans Structures de batiments et autre structures cou- rantes 5 100 ans Structures monumentales de batiments, ponts et autres ouvrages de génie civil 1.2.4 Principes du calcul aux états limites Les états limites sont des états idéalisés qui ne doivent pas étre atteints sous peine de ne plus permettre a la construction de satisfaire les exi- gences du projet. @ Situations de projet Le recensement des états limites suppose une analyse des différentes situations que l’on peut raisonnablement s’attendre a rencontrer lors de Pexécution ou de Putilisation de la construction. right © Dans les cas courants, on distingue : > les situations durables, qui font référence aux conditions d'utilisation normales ; > les situations transitoires, qui font référence a des conditions tempo- raires, par exemple en cours de construction ou de réparation ; > les situations accidentelles, qui font référence a des conditions excep- tionnelles comme un incendie, une explosion ou un choc ; > les situations sismiques, qui font référence aux conditions rencon- trées lors de tremblements de terre. m Etats limites ultimes Les états limites ultimes sont associés 4 une rupture. Ils concernent la sécurité des personnes et/ou la sécurité de la structure. L’Eurocode classe les états limites ultimes en EQU, qui correspond a une perte d’équilibre statique, STR, qui correspond a une défaillance @élé- ments structuraux, GEO, qui correspond a une défaillance du sol, et FAT, qui correspond a une défaillance due a la fatigue. ™ Etats limites de service Les états limites de service rendent l’usage incompatible avec les exi- gences de fonctionnement, de confort pour les usagers ou d’aspect. Une distinction doit étre faite entre les états limites de services réver- sibles, pour lesquels on considére les combinaisons fréquentes et quasi- permanentes, et les états limites irréversibles pour lesquels on considére les combinaisons caractéristiques. 1.2.5 Vérifica des coeft n par la méthode ients partiels Les régles relatives a la méthode des coefficients partiels, et les formats de combinaisons d’actions pour les états limites ultimes et de service sont donnés dans EN 1990 section 6. On doit vérifier que dans toutes les situations de projet & examiner, aucun état limite n’est dépassé. right © © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Présentation ™ Valeurs de calcul des effets des actions La valeur de calcul Fy d’une action F peut s’exprimer sous forme géné- rale par : arto ott Fp est la valeur représentative appropriée de action, et 7; un coeffi- cient partiel pour Paction ; Frep = Laction. Fy; Fy est la valeur caractéristique de Pour un cas de charge spécifique, la valeur de calcul Ey de Peffet des actions peut s’exprimer sous forme générale par : Eg = YsaE ei Frep,i 3 da} avec ag la valeur de calcul des données géométriques, et gy un coefficient partiel tenant compte des incertitudes dans la modélisation des effets des actions. Dans la plupart des cas, on peut simplifier en écrivant : Ea = ElypiFepi i aa) avec Ip5 = Isat @ Valeurs de calcul de la résistance La valeur de calcul Xy d’une propriété de matériau peut s’exprimer sous forme générale par : Xa=n— Am ot X est la valeur caractéristique du matériau ; 1 est un coefficient de conversion qui tient compte des paramétres tels que les effets du volume, de Phumidité ou de la température ; 7, est un coefficient partiel pour la propriété du matériau. La valeur de calcul Ry de la résistance peut s’exprimer sous forme géné- rale par : 10 Ra Ra avec Yq un coefficient partiel qui couvre Pincertitude du modéle de résistance. Dans la plupart des cas, on peut simplifier en écrivant : Xvi Ra= 4m — saa i avec Ym,i = YRAVmi | Coefficients partiels +, sur les matériaux Le coefficient partiel sur le béton 4, et le coefficient de sécurité partiel sur Pacier 7, ont les valeurs suivantes : Pour les combinaisons fondamentales 1B 1,15 Pour les combinaisons accidentelles, 2 an a l'exception du séisme E Pour les états limites de service 1,0 1,0 | Coefficients partiels réduits 7, sur les matériaux LAnnexe A, informative, donne des recommandations pour des coeffi- cients partiels réduits relatifs aux matériaux. O Réduction basée sur des tolérances réduites Si Pexécution est soumise a un syst@me de contréle de la qualité qui garantit que les écarts défavorables des dimensions de la section droite sont inférieurs aux tolérances réduites données dans le tableau ci- dessous, le coefficient partiel pour les armatures peut étre réduit a la valeur ,rea1 = 1.1. En outre, s'il est démontré que le coefficient de variation de la résistance du béton n’est pas supérieur a 10 %, le coefficient partiel relatif au béton peut étre réduit a la valeur 7,0q) = 1.4. 3 © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Présentation Tolérances réduites 5 10 30 Breen See cuLts des armatures dans la direction 5 10 20 Cee MCU iar kn} On peut effectuer une interpolation pour les valeurs intermédiaires. C1 Réduction basée sur lutilisa de données géométriques rédi n, pour le calcul, es ou mesurées Si le calcul de la résistance est basé sur des données géométriques cri- tiques, y compris la hauteur utile, qui sont, soit réduites par les imper- fections, soit mesurées dans la structure finie, les coefficients partiels peuvent étre réduits aux valeurs 7, 242 = 1,05 et Ye,rea2 = 1,45. En outre, s'il est démontré que le coefficient de variation de la résistance du béton n’est pas supérieur a 10 %, le coefficient partiel relatif au béton peut étre réduit a la valeur +, .43 = 1.35. O Réduction basée su dans la structure finie ‘évaluation de la résistance du béton Pour des valeurs de résistance du béton mesurées sur des essais dans un élément ou une structure terminés (voir PEN 137911, PEN 206-1 et les normes de produit appropriées), 7, peut étre réduit au moyen du coeffi- cient de conversion 7) = 0,85. Cependant, aprés application des réductions éventuelles telles qu’envisa- gées précédemment, la valeur résultante du coefficient partiel ne devrait pas étre prise inférieure & Yeqeus = 1,3. 1.2.6 Etats limites ultimes @ Verification de l’équ re statique et de la résistance Lorsque l’on considére un état limite d’équilibre statique (EQU), il faut vérifier que : u Eas S Ea,sin avec Eg.ax la valeur de calcul de l’effet des actions déstabilisatrices, et E4,sp la valeur de calcul de l’effet des actions stabilisatrices. Lorsque l’on considére un état limite de rupture ou de déformation excessive (STR ou GEO), il faut vérifier que : Ea< Ra avec Ey la valeur de calcul de l’effet des actions, et Rq la valeur de calcul de la résistance correspondante. @ Combinaisons d’actions pour situations durables ou transitoires Les combinaisons fondamentales a considérer s’écrivent symboliquement : O Vérification des états limites EQU (ensemble A) 1,10Gsup + 0,90G xine + 1,500.1 + 1,50) hy, eins O Verification des états Ii ites STR ou GEO (ensemble B) 1,35G sup + 1,00G x ine + 1,50QK.1 + 1,50 395 Okint Grup actions permanentes défavorables. Lorsque la prise en comp- te des effets du retrait est requise pour l’état limite ultime, il convient utiliser un coefficient partiel relatif aux effets du retrait 75; = 1,0. Ging actions permanentes favorables. v Qx action variable dominante. Lorsqu’une action variable est physiquement bornée, le coefficient 1,50 est remplacé par 1,35. Qy,i~1 actions variables d’accompagnement. as vvyv Combinaisons d’actions pour situations accidentelles ou sismiques Les combinaisons accidentelles a considérer s’écrivent symboliquement : Grsup + Grint + Aa + (hy,1 00 U2, Onr +O ri Qriot Présentation Les combinaisons sismiques considérer s’écrivent symboliquement : Ge.sup + Grint + Ava + Yr, Qkiot 1.2.7. Etats limites de service = Vérifications Lorsque I’on considére un état limite de service, il faut vérifier que : EaSCa avec Eq la valeur de calcul de Peffet des actions spécifiée dans le critére aptitude au service considéré, et Cy la valeur limite de calcul du critere aptitude au service considéré. @ Combinaisons d’actions Les combinaisons caractéristiques 4 considérer s’écrivent symbolique- ment: Gasp + Grint + Ont + YO) Vos Qeiot Les combinaisons fréquentes a considérer s'écrivent symboliquement : i Qk,imt Les combinaisons quasi-permanentes & considérer s’écrivent symboli- quement : Grup + Grint + 1,1 Qx1 + Dov Grsup + Gent + YU iQeir 1.3 LEurocode 1 - Actions Les actions peuvent étre données par les parties concernées de EN 1991 : > 1991-1-1 - Poids propre des matériaux — Charges d’exploitation des batiments. > 1992-1-2 — Action sur les structures exposées au feu. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé 1991-1-3 — Actions de la neige. 1991-1-4 — Actions du vent. 1991-1-5 — Actions thermiques. vvvy 1991-1-6 — Actions en cours d’exécution. Voir le chapitre 3 pour plus d’informations. 1.4 LEurocode 2 - Structures en béton L’Eurocode 2 s’applique au calcul des batiments et des ouvrages de génie civil en béton non armé, en béton armé et en béton précontraint. On se limite ici aux ouvrages en béton armé et on ne traite ni des ouvrages en béton non armé ni des ouvrages en béton précontraint. L’Eurocode 2 est destiné a étre utilisé conjointement avec les normes EN 1990, EN 1991, EN 1997 et EN 1998, ainsi qu’avec les textes relatifs aux produits de construction en rapport avec les structures en béton et a Pexécution des ouvrages en béton. JRappel Dans l’ouvrage, les références entre crochets renvoient au numéro de Yarticle correspondant de lEurocode 2. 1.5 Notations utilisées dans les Eurocodes ® Notations en majuscules latines ght © 2013 Dunod. Action accidentelle 3 Aire de la section droite Aire de la section droite du béton Aire de la section des armatures de béton armé Aire de la section minimale d’armatures Aire de la section des armatures d'effort tranchant pyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Présentation 2) Diamétre du mandrin de cintrage Effet des actions Module d’élasticité tangent a 'origine (a. =0) pour un béton de masse volumique courante a 28 jours Module d’élasti effectif du béton Valeur de calcul du module d’élasticité du béton Module d’élasticité sécant du béton Module d’élasticité tangent a Vorigine (7. = 0) au temps f pour un béton de masse volumique courante Valeur de calcul du module d’élasticité de l'acier de béton armé 3 Rigidité en flexion e Equilibre statique Action Valeur de calcul d'une action om ies ied (=| bon Ea Valeur caractéristique d'une action Valeur caractéristique d’une action permanente Moment d'inertie de la section de béton a Longueur Moment fléchissant Valeur de calcul du moment fléchissant agissant Effort normal Valeur de calcul de Veffort normal agissant (traction ou compression) Valeur caractéristique d'une action variable Résistance Efforts et moments internes (Sollicitations) Moment statique Etat limite de service (ELS) Moment de torsion i i ec ip Valeur de calcul du moment de torsion agissant Etat limite ultime (ELU) Effort tranchant c Valeur de calcul de l'effort tranchant agissant 15 it © 2013 Dur @ Notations en minuscules latines 1 G TF Bil fea Ffoim Ft m 16 Distance Donnée géométrique Tolérance pour les données géométriques Largeur totale d'une section droite ou largeur réelle de la table d'une poutre en T ou en Largeur de l'ame des poutres en T, en | ou en L Diamétre ; profondeur Hauteur utile d'une section droite Dimension nominale supérieure du plus gros granulat Excentricité Résistance en compression du béton Valeur de calcul de la résistance en compression du béton Résistance caractéristique en compression du béton, mesurée sur cylindre a 28 jours Valeur moyenne de la résistance en compression du béton, mesurée sur cylindre Résistance caractéristique en traction directe du béton Valeur moyenne de la résistance en traction directe du béton Valeur caractéristique de la limite d’élasticité conventionnelle 0,2 % de lacier de béton armé Résistance en traction de l'acier de béton armé Résistance caractéristique en traction de l'acier de béton armé Limite d’élasticité de lacier de béton armé Limite d’élasticité de calcul de l'acier de béton armé Limite caractéristique d’élasticité de l'acier de béton armé Limite d’élasticité de calcul des armatures d'effort tranchant Hauteur Hauteur totale de la section droite Rayon de giration Coefficient ; facteur Longueur ; portée Masse Rayon Courbure en une section donnée Présentation Epaisseur Instant considéré i Age du béton au moment du chargement Périmétre de la section droite de béton dont laire est Ac ETM Composantes du déplacement d'un point Profondeur de l'axe neutre Coordonnées Bras de levier des forces internes @ Notations en minuscules grecques Angle ; rapport Angle ; rapport ; coefficient Coefficient partie! Coefficient partiel relatif aux actions accidentelles A Coefficient partiel relatif au béton Coefficient partiel relatif aux actions F Coefficient partiel relatif aux actions permanentes G Coefficient partiel relatif une propriété d'un matériau, compte YM tenu des incertitudes sur la propriété elle-méme, sur les imperfec- tions géométriques et sur le modale de calcul utilisé Coefficient partie! relatif aux actions variables Q Coefficient partiel relatif 4 V'acier de béton armé Coefficient partiel relatif aux actions, compte non tenu des incerti- tudes de modéle Coefficient partiel relatif aux actions permanentes, compte non tenu C des incertitudes de modéle Coefficient partiel relatif a une propriété d’un matériau, seules les incertitudes sur la propriété du matériau étant prises en compte Incrément Coefficient de réduction ; coefficient de distribution Déformation relative en compression du béton Déformation relative en compression du béton au pic de contrainte Déformation relative ultime du béton en compression it © 2013 Dur © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. 7 3 pyright co 18 HH (t,t0) Déformation relative de l'acier de béton armé sous charge maxima- le Valeur caractéristique de la déformation relative de V'acier de béton armé sous charge maximale Angle Coefficient d’élancement Coefficient de frottement Coefficient de Poisson Coefficient de réduction de la résistance du béton fissuré en cisaille- ment Masse volumique du béton séché en étuve, en kg/m? Pourcentage d’armatures longitudinales Pourcentage d’armatures d’effort tranchant Contrainte de compression du béton Contrainte de compression du béton due a un effort normal Contrainte de compression du béton correspondant a la déforma- tion ultime en compression Contrainte de cisaillement en torsion Diamatre d'une barre d’armature Diamatre équivalent d'un paquet de barres Coefficient de fluage, définissant le fluage entre les temps f et fp, par rapport a la déformation élastique a 28 jours Valeur finale du coefficient de fluage Coefficients définissant les valeurs représentatives des actions variables pour les valeurs de combinaison pour les valeurs fréquentes pour les valeurs quasi-permanentes eagles generales “pouna €t0z @ a46UAdo> 3 Copyrig} © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Matériaux 2.1 Béton 2.1.1 Classes de résistance du béton [3.1.2.4] Le projet doit étre élaboré a partir @une classe de résistance du béton correspondant 4 une valeur spécifiée de résistance caractéristique en compression. On utilise la dénomination, par exemple C25/30, en référence a la résis- tance caractéristique sur cylindre/sur cube. 2.1.2 Résistance en compression [3.1.2] @ Résistance caractéristique La résistance en compression est désignée par la classe de résistance liée & la résistance caractéristique (fractile 5 %) mesurée sur cylindre fix, ou sur cube fixcure définie comme la valeur au-dessous de laquelle on peut s’attendre a rencontrer 5 % de l’ensemble des résultats d’essais de résis- tance possibles du béton spécifié. La résistance moyenne en compression du béton a lage 1, fom(t), peut étre estimée pour une température moyenne de 20 °C et une cure confor- me a PEN 12390 a: Sem (t) = Beet) fom 21 Régles générales avec : > fem = for +8, est la résistance moyenne en compression a 28 jours. + sraeole[i-/]] > rest lage du béton, en jours. > 5 est un coefficient qui dépend du type du ciment : + 0,20 pour les ciments de classe de résistance CEM 42,5 R, CEM 52,5 N et CEM 52,5 R (Classe R) + 0,25 pour les ciments de classe de résistance CEM 32,5 R et CEM 42,5 N (Classe N) + 0,38 pour les ciments de classe de résistance CEM 32,5 N (Classe S) Lorsqu’il est nécessaire de spécifier la résistance en compression caracté- ristique du béton a linstant r, on considere : Sex(t) = fem(t) -8 — pour 3 28 jours La résistance de calcul en compression fc est définie comme : _ Aee Sex %e Sea Oe ESt uN coefficient compris entre 0,8 et 1,0, fourni par I’Annexe natio- nale. La valeur a utiliser est 1,0. 2.1.3 Résistance a la traction [3.1.2] @ Résistance moyenne a la traction right © 201 La résistance a la traction se rapporte a la contrainte maximale atteinte sous chargement en traction uni-axiale centrée. En premiére approximation, on peut admettre que la résistance a la trac- tion fm(t) vaut : Fean(t) = {Bec} fea 22 Matériaux avec: > a@=1 pours < 28 jours > a =2/3 pours > 28 jours > form = 0.30,/" est la valeur moyenne de la résistance & la traction. En outre, on définit Fets,0,05 = 0,7 form la valeur inférieure de la résistance carac- téristique a la traction (fractile 5 %), Fetk.0,95 = 1,3 form la valeur moyenne de la résistance carac- téristique a la traction (fractile 95 %). @ Résistance a la traction en flexion La résistance moyenne & la traction en flexion dépend de la résistance moyenne en traction directe et de la hauteur de la section droite. La rela- tion donnée pour la résistance moyenne s’applique également aux valeurs caractéristiques. Formas = max {(16 - iw) Fism fen} /h étant la hauteur totale en mm. ™ Résistance de calcul La résistance de calcul en traction fag est définie comme : och Soa = Ve Qe est un coefficient fourni par l’Annexe nationale. La valeur a utiliser est 1,0. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 23 24 Régles générales 2.1.4 Déformations [3.1.3] @ Déformation élastique La déformation du béton dépend de la classe de résistance du béton, mais également des granulats et d’autres paramétres relatifs 4 la composition et a Penvironnement. Des valeurs approchées de Em, module sécant entre o.=0 et o¢ = 0,4 fom, sont données dans le tableau récapitulatif ci-aprés (§ 2.1.9). Les valeurs sont données pour des granulats de quartzite. Pour des gra- nulats calcaires ou issus de grés, il convient de réduire la valeur de 10 % respectivement 30 %. Il convient de l'augmenter de 20 % pour des gra- nulats issus de basalte. L’évolution dans le temps du module d’élasticité peut étre estimée par : fa)" ee i Ge in contrainte-déformation pour l’analyse structurale non linéaire Pour une analyse structurale non linéaire, on peut utiliser le diagramme contrainte-déformation sous chargement de courte durée (fig. 2.1). L’équation de la courbe, dans laquelle les contraintes et les raccourcisse- ments sont pris en valeur absolue, est : Gis kn =P fom = 1+ (K—2)n avec : Ee n= — Ee €c1 est la déformation sous contrainte de compression maximale fem j= 1 0SEenleal fem non autorisée est un dél © Dunod, Toute repr: Matériaux Figure 2.1 Seui = 3,5 %o est la déformation ultime du béton pour des bétons de classe inférieure ou égale a 50. @ Relation contrainte-déformation pour le calcul des sections Pour le calcul des sections, on peut utiliser le diagramme parabole- rectangle (fig. 2.2). L’équation de la courbe, dans laquelle les contraintes et les raccourcisse- ments sont pris en valeur absolue, est : SSERRESBIENT w= rol a (==*) | pour0 <2. < ey a & Oe = fea pour &2 < &e < Eur £2 = 2,0 %o (pour des bétons de classe inférieure ou égale a 50). Seu. = 3,5 %o (pour des bétons de classe inférieure ou égale a 50). 25 Régles générales 0 fa fur Figure 2.2 On peut utiliser d’autres diagrammes équivalents, comme le diagramme bilinéaire (fig. 2.3). ea = 1,75 %o (pour des bétons de classe inférieure ou égale 50). eas = 3.50 %o (pour des bétons de classe inférieure ou égale & 50). Il est également possible utiliser le diagramme rectangulaire simplifié dans lequel la hauteur de béton comprimée est égale a 0,8x, x désignant la position de l’axe neutre, la contrainte étant constante et égale f.4, ou 0,9 fea si la largeur de la zone comprimée diminue vers la fibre la plus comprimée. right © 201 26 non autorisée est un dél © Dunod, Toute repr: Matériaux Figure 2.3 2.1.5 Fluage [3.1.4] Le fluage et le retrait dépendent de l’humidité ambiante, des dimensions de P’élément et de la composition du béton. Le fluage dépend également de la maturité du béton lors du premier chargement ainsi que de la durée et de Pintensité de la charge. La déformation de fluage 4 P'instant t = 00, &¢(00,f9) sous une contrain- te de compression constante 0, inférieure 4 0,45 f.(1o) appliquée a Page du béton “ est donnée par : to) = 0) 2 Ece(O0,to) = (00, OF E, est le module tangent qui peut étre pris égal 21,05 Eem. Lorsque la contrainte de compression est supérieure a 0,45 fax(to)s il convient de tenir compte de la non-linéarité du fluage. C’est par exemple Ie cas de la précontrainte par pré-tension. 27 right © 201 28 Régles générales ™ Equations de base pour le coefficient de fluage [annexe B] La valeur de coefficient de fluage (00,9) est donnée par Pabaque de la figure 3.1 de PEurocode 2. A titre tout a fait indicatif, le coefficient (p(00,30) est proche de 2 pour une piéce de rayon moyen 300 mm et un béton de classe C30/37. L’annexe B donne les équations de base pour la détermination des défor- mations de fluage et de retrait. Le coefficient de fluage :p(t,fo) peut étre calculé a partir de : pltsto) = PoB(t.to) > ott yp est le coefficient de fluage conventionnel : Po = Pru fom) Hto) > oi Ypu tient compte de Phumidité relative : RH '~ 100 0,1/ho Yeu =| 1 a | a2 RH est ’humidité relative de ’environnement ambiant en %. 2Ac > abe ate A > ho= =, est le rayon moyen de l’élément, A, Paire de la section du béton, w le périmétre de la partie de la section en contact avec l’'atmo- sphere ; 07 pliaie (2) <1 (ouay = 1 pour fom, < 35 MPa) 35 \02 > m= ( ) < 1(ou a2 = 1 pour fim < 35 MPa) Fon > (fem) tient compte de Pinfluence de la résistance du béton : 16,8 BU fom) V fem > 3(fo) tient compte de Page du béton au moment du chargement : (to) = —— Oz aay 1? Matériaux > 3.(t.to) rend compte du développement du fluage aprés chargement : 03 1 f aita= (t=) > 3, dépend de Phumidité relative et du rayon moyen : Gy = 1,5 [1 + 0,012RH)"*] ho + 25003 < 150003 35. \05 b a= (=) < 1(ow.a3 = 1 pour fom < 35 MPa) 2.1.6 Retrait [3.1.4] Le retrait est un phénoméne particulier au béton, da a la diminution de la teneur en eau du béton, qui correspond a un raccourcissement évo- luant sur 2 ou 3 ans, mais dont plus de la moitié est réalisée un mois aprés le bétonnage. La déformation totale de retrait se compose de la déformation due au retrait de dessiccation et de la déformation due au retrait endogéne. La déformation due au retrait de dessiccation évolue lentement, car elle est fonction de la migration de l’eau a travers le béton durci. La déformation due au retrait endogéne se développe au cours du dur- cissement du béton : elle se produit par conséquent en majeure partie au cours des premiers jours suivant le coulage. Le retrait endogéne est une fonction linéaire de la résistance du béton. cs = Eed + Eca ol &, est la déformation totale de retrait ; ¢.4 est la déformation due au retrait de dessiccation ; ¢,. est la déformation due au retrait endogéne. > La valeur du retrait de dessiccation dans le temps est donnée par : Eca(t) = Bag tts )knEca,0 © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 29 Régles générales ou: (tt) (4) +0,04/n3 + rest age du béton a Pinstant considéré, en jours ; + 1, est Page du béton, en jours, au début du retrait de desiccation, Cest-a-dire normalement a la fin de la cure 5 Bas(tots) = ou: 2Ac . + Ao = — est le rayon moyen, en mm, de la section transversale, u avec A, laire de la section du béton, et u le périmétre de la partie de la section exposée a la dessiccation. ky dépend du rayon moyen hg et vaut : 100 200 300 > 500 1,00 0,85 0,75 0,70 cao est la valeur nominale du retrait de desiccation non géné en %o. Pour le béton avec des ciments CEM de classe N, en fonction de Phumidité relative en % : FET 20/25 0,62 0,58 0,49 0,30 0,17 0,00 40/50 0,48 0,46 0,38 0,24 0,13 0,00 7 D> La déformation due au retrait endogene dans le temps est donnée par : : Ccalt) = ys(t)€ca(00) = ot & fale (0,2. g By(0) = 1 =e 02N9 €ea(00) = 2,5( fox — 10) x 106 rest Page du béton a Pinstant considéré, en jours. 30 Copyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit son [3.1.3] P Le coefficient de Poisson relatif aux déformations élastiques du béton non fissuré est pris égal 0,20. > Lorsque le béton est fissuré, il est égal a zéro. Matériaux 2.1.8 Coefficient de dilatation thermique [3.1.3] Le coefficient de dilatation thermique peut étre pris égal 410 x 1 Crate CCE Tyr leau récapitula 33 " gr f gy Py cad 4 Es 3 16 25 30 45 20 25 30 37 55 20 24 28 33 38 43 48 53 16 | 18 | a7 | ae | ao | oe | aS | ae iol | ket | 6 | 6 | ao | a] as | av a0 | 2s | eo | as | as | aa | ae | a9 tee 27000 29000 30000 31 000 33000 34000 35 000 36000 37000 El 1,8 Ko 1,9%o 20%» 2,1 %s 2,2 %» 2,25 %e 2,3 Ko 2.4% 2,45 %e Les valeurs du tableau sont exprimées en MPa, et restreintes aux bétons de résistance caractéristique inférieure ou égale a 50 MPa. cteristiques oe Ko, fas ct) 50 60 58 4) 2,9 5,3 31 pyright © 2013 Dunod. co 32 Régles générales 2.2. Aciers de béton armé [3.2] 2.2.1 Résistance [3.2.3] La limite d’élasticité f,, et la résistance a la traction f; sont respectivement définies comme les valeurs caractéristiques de la limite d’élasticité et de la charge maximale sous traction directe, chacune de ces valeurs étant divi- sée par aire nominale de la section. Si besoin est, la valeur fj, peut étre remplacée par la limite caractéristique élasticité conventionnelle a 0,2 % d’allongement rémanent fo 2x. Les régles de l'Eurocode sont valables pour des armatures dont la limite @élasticité f,, est comprise dans la gamme de 400 a 600 MPa. La valeur maximale a utiliser est 500 MPa en général et 600 MPa sous réserve de justification effective 4 PELS, y compris de Pouverture des fissures. La limite P’élasticité maximale réelle fyi,max ne doit pas dépasser 1,3 fy. 2.2.2 Classes de duc é [annexe C] Un produit est réputé de la classe de ductilité adéquate s'il satisfait aux exigences suivantes : Ee % k= (lf > 105 Ku eee k= (filfye > 1,08 Fuk > 75 %o 1,35 > k= (fi/fyk > 115 uk est la valeur caractéristique de l’allongement sous charge maximale. 2.2.3 Déformations longitudinales et diagramme contrainte-déformation [3.2.7] Le module d’élasticité E, = 200000 MPa. Pour un calcul courant, on peut utiliser P'un ou l'autre des deux dia- grammes suivants (figure 2.4). qa est donnée par I’Annexe nationale. La valeur a utiliser est 0,924. non autorisée est un délit. © Dunod, Toute repr: Matériaux eo Diagramme simplifié HSE ee Hann Bulls A= (fl Dc Sral Es Fad Cored Figure 2.4 2.2.4 Propriétés [3.2.4.1] Le comportement des armatures de béton armé est également caractéri- sé par les propriétés suivantes : > Laptitude au pliage, notamment en regard des diamétres minimaux de cintrage, les caractéristiques d’adhérence, la résistance de fatigue, lorsqu’elle est requise, la soudabilité, la résistance au cisaillement et la résistance des soudures pour les treillis soudés. vvvy 2.3. Association acier-béton 2.3.1 Contrainte ultime d’adhérence [8.4.2] La contrainte ultime d’adhérence f,q doit étre suffisante pour éviter toute rup- ture d’adhérence. Pour les armatures a haute adhérence, on peut prendre : Soa = 2,251 2 fora 33 ght © 2013 Dunod. 34 Régles générales > 7, est un coefficient lié aux conditions d’adhérence et a la position des barres au cours du bétonnage. 7, vaut | lorsque les conditions d’adhé- rence sont « bonnes », et 0,7 dans tous les autres cas. Les conditions d’adhérence sont « bonnes » dans les quatre configu- rations, considérées pendant le bétonnage, suivantes : + la barre est située en partie inférieure de l’élément et forme un angle entre 45° et 90° avec l’horizontale 5 + labarre appartient 4 un élément de hauteur inférieure ou égale 4 250 mm ; + la barre est située dans les 250 mm inférieurs d’un élément de hau- teur comprise entre 250 et 600 mm ; + la barre n’est pas située dans les 300 mm supéricurs d’un élément de hauteur supérieure & 600 mm. 132-9 > 7 vaut | pour les barres de @ jusqu’a32 mm 0 pour @ > 32mm, Selon les Recommandations professionnelles, le respect des conditions de mise en ceuvre des classes d’exécution 2 et 3 de la norme PENL 3670-1 est supposé satisfaire les « bonnes » conditions d’adhérence. 2.3.2 Faconnage des barres [8.3] Le faconnage d’une barre par pliage doit étre tel qu’il évite toute fissure de l’armature ainsi que toute rupture du béton dans la partie courbe. Armature dans le cas des coudes, crochets ou boucles -4@ , pour les barres et fils de diamétre inférieur ou égal 4 16 mm ; -—72, pour les barres et fils de diamétre supérieur a 16 mm. a ee ae! -5@, si armature soudée est située du c6té intérieur au pliage ; - 52, si l'armature soudée est située du cété extérieur au pliage et dis- tante d'au moins 32 du point de départ du pliage ; ~ 208, si armature soudée est située du cété extérieur au pliage et dis- tante de moins de 32 du point de départ du pliage, ou dans la partie courbe. Matériaux > La justification du diamétre du mandrin n’est pas nécessaire vis-a-vis de la rupture du béton si les conditions ci-aprés sont remplies : + Vancrage nécessaire de la barre ne dépasse pas 5@ au-dela de Pextrémité de la partie courbe ; + le plan de flexion nest pas proche du parement et il existe une barre de diamétre supérieur ou égal a @ a l’intérieur de la partie courbe ; + le diamétre du mandrin respecte le diamétre minimal fixé pour évi- ter un dommage a l’armature. Cette clause relative a la rupture du béton ne s’applique pas aux cadres, épingles ct étriers. > Dans le cas contraire, i] convient d’augmenter le diamétre du man- drin selon Pexpression : Fu (1, 2 Gn 2—|— +55 fea (¢ =) ou: + Fy, est effort de traction da aux charges ultimes dans une barre ou un groupe de barres en contact Porigine de la partie courbe * ay pour une barre donnée (ou groupe de barres en contact), est la moitié de Pentraxe entre les barres (ou groupes de barres) perpen- diculairement au plan de la courbure. Pour une barre ou un grou- pe de barres proches du parement de élément, il convient de prendre pour ay l’enrobage majoré de 3/2. 2.3.3. Ancrage par scellement d’une armature [8.4] Les barres ou treillis soudés doivent étre ancrés de maniére a assurer une bonne transmission des forces d’adhérence au béton, en évitant toute fis- suration longitudinale ainsi que tout éclatement du béton. Un ferraillage transversal est a prévoir si nécessaire. Les coudes et les crochets ne contribuent pas a l’ancrage des barres com- primées. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 35 right © 36 Régles générales @ Longueur d’ancrage de référence En admettant une contrainte d’adhérence constante et égale fya, la lon- gueur d’ancrage de référence 4a nécessaire pour ancrer Peffort Avosa une barre droite est : ow étant la contrainte de calcul de la barre dans la section a partir de laquelle on mesure Pancrage. Dans le cas de barres pliées, il convient de distinguer la longueur d’ancra- ge de calcul ¢,4, mesurée le long de l’axe de la barre, et la longueur dancrage de référence ¢,. @ Longueur minimale d’ancrage La longueur minimale d’ancrage éy, nin en absence de tout autre limita- tion vaut : p.min = Max{0,3p,rqa; 10% ; 100mm} pour des barres tendues Cp,min = Max{0,66b,rqa; 102 ; 100mm} pour des barres comprimées @ Enrobage minimal d’une barre Cette notion caractérise les conditions effectives d’enrobage d’une barre au sens large, qui conditionnent la mise en jeu des forces d’adhérence. L’enrobage minimal cq d’une barre est défini de la fagon suivante (figure 2.5) : des =U (2) Barres droites (b) Barres terminées par un (@) Barres terminées par coude ou un crochet une boucle eq=min (al2, 6,0 cq=min (al2, ¢)) a pour une barre droite, cy este mini- pour une barre avec un coude ou un pour une barre avec une bouche mum de Penrobage horizontal ¢, de crochet, est le minimam de Penro- horizontal, c, est Fenrobage vert Trenrobage vertical cet dela moitié de bagehorizontale, et de la moitié dela calc Jndisance entre nusaPaciervoisin distance entre nus acer voisin Figure 2.5 Matériaux @ Longueur d’ancrage équivalente Ol Ancrage par courbure Par simplification, on considére que l’ancrage par courbure des barres tendues avec un pliage supérieur a 90° est assuré moyennant une lon- gueur d’ancrage équivalente qui peut étre prise égale a : Lb,eq = 1,194 250 a er byeq Figure 2.6 Longueur d’ancrage équivalente pour un crochet normal a tient compte de la forme des barres : > a =1,0 dans le cas général ; > a, =0,7 sicg > 39. L’Eurocode distingue le coude normal dont le pliage est compris entre 90° et 150° et le crochet dont le pliage est supérieur a 150°. OO Ancrage avec barre transversale soudée Par simplification, on considére que l’ancrage avec une barre transversa- le soudée, de diamétre 2, > 0,6, a une distance supérieure ou égale a 52 de la section d’origine de l’ancrage, est assuré moyennant une lon- gueur d’ancrage équivalente qui peut étre prise égale a : non autorisée est un délit. Lb,0q = 4b .094 avec a4 = 0,7 right © Q.2060_ 792 Lbeq | Figure 2.7 Longueur d’ancrage équivalente avec barre transversale soudée © Dunod, Toute reprodus 37, Régles générales @ Longueur d’ancrage de calcul La longueur d’ancrage de calcul éyj vaut : lod = 0102030405€b,1q¢ 2 €b,min avec 020305 2 0,7 O Barres tendues > a tient compte de la forme des barres (voir ci-dessus) : + a) = 1,0 dans le cas général ; + a; =0,7 sicy > 32 pour une barre tendue munie d’un ancrage courbe. > a» tient compte de leffet de ’enrobage minimal, avec 0,7 < a2 < 1,0: ca- + a2 10,15 » pour une barre droite ; @ ca 3D ee * a =1-0,15 Sec een barre munie d’un ancrage courbe. > a3 tient compte de l’effet de confinement par des armatures transver- sales non soudées : As Ascmin a3 = KX avec 0,7 < ay < 1,0 et = EAE Asn st + Yo Ax est la somme des sections des armatures transversales le long de lna5 + YAamin est Paire minimale des armatures transversales, soit 0,25A, pour les poutres et 0 pour les dalles ; + A, est Paire de la section de la barre ancrée ; Dunod + K dépend de la forme et de la position des armatures transversales : A Ov Ay Ay Ea K= 0,05 K=0 Figure 2.8 38 non autorisée est un dél © Dunod, Toute repr: Matériaux > ag tient compte de l’influence des barres transversales soudées et vaut 0,7 sous réserve des dispositions requises (voir ci-dessus). > as tient compte de la pression orthogonale au plan de fendage : as =1—0,04p avec p la pression transversale en MPa a l’état limite ultime le long de lba- Barres comprimées ay =a = 03 = 1,0 etay=0,7 soit Lg = 0,7 2.3.4 Ancrage des armatures transversales [8.5] Il convient normalement de réaliser P'ancrage des armatures d’effort tranchant et autres armatures transversales au moyen de coudes et de crochets, en prévoyant une barre a l’intérieur du crochet ou du coude, ou 4 Paide d’armatures transversales soudées. @ Ancrage par courbure I convient de prolonger la partie courbe du coude ou du crochet par une partie rectiligne de longueur au moins égale a (figure 2.9) : > 102 et 70 mm ala suite d'un arc de cercle entre 90° et 150° ; > 52 et 50 mm ala suite d’un arc de cercle supérieur a 150°. 210, et 5@, et 70 mm > 50 mm (a) (b) Figure 2.9 39 40 Régles générales ™@ Ancrage avec une armature transversale soudée Si une seule armature transversale est soudée (figure 2.10a), le nu de la barre transversale doit étre distant d’au moins 10 mm de l’extrémité de la barre a ancrer et la barre transversale a un diamétre au moins égal a 1,49, Si deux armatures transversales sont soudées (figure 2.10b), le nu de la premiére barre transversale doit étre distant d’au moins 10 mm de Lextrémité de la barre a ancrer, et la distance entre axes des deux barres transversales doit étre au moins égale 4 22 et 20 mm, tout en restant inférieure 4 50 mm. Les barres transversales ont un diamétre au moins égal 40,72. 210mm > 10mm+p 2140 20,7 p 2 2Bet 20 mm * <50 mm (a) (b) Figure 2.10 2.3.5 Ancrage au moyen de barres soudées Outre les ancrages décrits précédemment, l'Eurocode 2 prévoit dans son paragraphe [8.6] la réalisation @’un ancrage au moyen de barres trans- versales soudées s’appuyant sur le béton. 2.3.6 Recouvrements des barres [8.7] La transmission des efforts d’une barre a l’autre peut s’effectuer par : > recouvrement des barres, > soudage, > coupleurs. Matériaux ® Dispositions des recouvrements Les recouvrements des barres doivent étre tels que : > la transmission des efforts soit assurée ; > il ne se produise pas d’éclatement du béton ; > il wapparaisse pas de fissures. I convient normalement : > de décaler les recouvrements et de les disposer hors des zones trés sol- licitées (rotules plastiques) ; > de disposer les recouvrements symétriquement quelle que soit la sec- tion. Il convient de respecter les dispositions suivantes (figure 2.11) : > la distance libre entre barres en recouvrement doit étre limitée a 50 mm ou 4@. A défaut, la longueur de recouvrement sera augmentée de la distance libre ; > les recouvrements successifs sont espacés longitudinalement entre eux d’au moins 0,36 ; > les recouvrements paralléles sont espacés latéralement d’une distance libre au moins égale a 20 mm ou 22 ; > lorsque ces dispositions sont respectées, toutes les barres d’un méme lit peuvent comporter un recouvrement dans la méme section. La proportion est réduite a 50 % s'il s’agit de barres disposées en plu- 5 sieurs lits. é 20,36 € 2 8 50mm 5 F | <49 eR o 2 _ — z BE E a 226 = Fee eee 220 mm E g ed & Be cee Ee Cae EELS x g aS é : 8 Figure 2.11 4 right © Régles générales ™@ Longueur de recouvrement La longueur de recouvrement de calcul &o vaut : £9 = 10203040506 €p,rq¢ 2 £0,min 04, 09, 03, 04, et a5 ont les mémes valeurs que pour Ie calcul de la lon- gueur d’ancrage, avec toutefois une différence pour a3 : la valeur de YD Asamin est gale a A, 2, avec Ay Paire de la section d’une des barres yd comportant un recouvrement. [mr 6 = V 357 AVEC A le pourcentage de barres avec recouvrement tel que l’axe dudit recouvrement se situe 4 moins de 0,65é) du recouvrement considéré (figure 2.12). La valeur de ag est bornée inférieurement a 1 et supérieurement a 1,5. a Barre IV Figure 2.12 Par exemple, les barres II et III sont en dehors de la section considérée : Pp, = 50% eta, = 1,4 @ Longueur minimale de recouvrement La longueur minimale de recouvrement £6, min Vaut : Comin = Max{0,3 a6 lb,rq4 ; 15S ; 200mm} Matériaux ™ Armatures transversales dans une zone de recouvrement Des armatures transversales sont nécessaires au droit des recouvrements pour s’opposer aux efforts transversaux de traction. > Lorsque le diamétre des barres d’une jonction par recouvrement est inférieur & 20 mm, ou lorsque la proportion des barres avec recou- vrement, en toute section, est inférieure 4 25 %, on peut considérer, sans justification, que les armatures transversales nécessaires par ailleurs suffisent pour équilibrer les efforts transversaux de traction. > Lorsque le diamétre des barres d’une jonction par recouvrement est supérieur ou égal 4 20 mm, il convient de disposer des barres trans- versales perpendiculairement a la direction du recouvrement, entre celui-ci et le parement de béton de facon que la section totale Ay des armatures transversales soit supérieure ou égale a la section A, d’une des barres du recouvrement. > Lorsque la proportion des armatures en recouvrement dans une sec- tion donnée est supérieure 4 50 %, et si la distance a entre les barres de deux recouvrements adjacents dans une section est telle que a < 108, il convient @utiliser comme armatures transversales des cadres, étriers ou épingles ancrés dans la section. Lorsque des armatures transversales spécifiques sont nécessaires, elles sont disposées pour moitié sur chacun des deux tiers de la longueur €, & chaque extrémité de la zone de recouvrement, avec un espacement au plus égal a 150 mm. Dans le cas de recouvrement de barres comprimées, on dispose en plus, de part et d’autre du recouvrement, une barre transversale a une distan- ce inférieure 4 4@ des extrémités du recouvrement. n non autorisée est un délit 2.3.7 Barres de gros diamétre [8.8] LEurocode 2 prévoit des régles supplémentaires pour les barres de gros diamétre, supérieur & large 40 mm. 2.3.8 Paquets de barres [8.9] L’Eurocode 2 prévoit des dispositions spécifiques dans le cas de groupes de barres par paquets, leur ancrage et leur recouvrement. © Dunod, Toute reprod 43 right © 44 Régles générales Il convient que toutes les barres d’un paquet aient les mémes caractéris- tiques de type et de nuance. Les diamétres des barres peuvent différer jusqu’a un rapport de 1,7 entre les différents diamétres. Sauf indication contraire, les régles applicables aux barres isolées s’appli- quent également aux paquets de barres. Pour le calcul, le paquet est remplacé par une barre fictive équivalente, de méme section et de méme centre de gravité. Le diamétre équivalent de cette barre est tel que @, = @/np, borné par 55 mm, ot mp est le nombre de barres du paquet. Le nombre de barres m, est limité a: > dans le cas de barres verticales comprimées et des barres a Pintérieur une jonction par recouvrement ; > 3 dans tous les autres cas. 2.3.9 Recouvrement des tre soudés HA [8.7.5] @ Recouvrement des armatures principales On prend en considération le sens de pose des panneaux en recouvre- ment l'un par rapport a l’autre : > les armatures principales sont dans des plans confondus ; > les armatures principales sont dans deux plans distincts (écartés du diamétre du fil de répartition). Dans le cas oit les armatures principales sont dans des plans confondus, on applique les régles relatives aux barres a haute adhérence, avec a3 = 1,0. Dans le cas ott les armatures principales sont dans deux plans distincts, on dispose les recouvrements dans les zones oit la contrainte de Pacier a Pétat limite ultime est inférieure 80 % de la résistance de calcul. Si cette disposition n’est pas satisfaite, on tiendra compte pour le calcul de la résistance en flexion de la hauteur utile la plus défavorable. Par ailleurs, la contrainte de référence utilisée lors de la vérification de louverture des fissures est 4 majorer de 25 %. Matériaux ® Disposition des panneaux en recouvrement > Dans le cas ot les armatures principales sont dans des plans confon- dus, on applique les régles relatives aux barres a haute adhérence. > Dans le cas ott les armatures principales sont dans deux plans dis- tincts, la proportion admissible d’armatures principales en recouvre- ment dépend de la section par unité de longueur : + siA < 12 cm*/ml, la proportion admissible est 100 % ; + si A > 12 cm?/ml, la proportion admissible est 60 %. Il convient de décaler au minimum de 1,3£9 les jonctions de diffé- rents panneaux. Aucune armature transversale supplémentaire nest nécessaire. @ Recouvrement des armatures de répartition La longueur de recouvrement des fils de répartition est donnée en fonc- tion de leur diamétre : (ae rial &9 = 250 mm et au moins deux mailles (3 soudures) eal ies &9 > 350 mm et au moins deux mailles (3 soudures) La longueur de recouvrement des fils de répartition recoupe au moins deux armatures principales. Toutes les armatures de répartition peuvent étre ancrées par recouvre- ment dans une méme section. 2.4 Durabilité et dispositions constructives 2.4.1 Généralités Une structure durable doit satisfaire aux exigences d’aptitude au service, de résistance et de stabilité pendant toute la durée d'utilisation de projet, sans perte significative de fonctionnalité ni maintenance imprévue excessive. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit aoe pyright © 2013 Dunod. co Régles générales La protection requise du ferraillage contre la corrosion dépend de la compacité, de la qualité et de ’épaisseur de Penrobage d’une part, de la fissuration d’autre part. La compacité et la qualité de l'enrobage sont obtenues par la maitrise de la valeur maximale du rapport eau/ciment et de la teneur minimale en ciment (voir EN 206-1) ; elles peuvent étre associées a une classe de résis- tance minimale du béton. 2.4.2. Conditions d’environnement [4.2] ™ Eurocode 2 Les conditions d’exposition sont les conditions physiques et chimiques auxquelles la structure est exposée, en plus des actions mécaniques. Tableau 2.1 Classes d’exposition en fonction des conditions d’environnement, conformément a l'EN 206-1 Pere ead ete i ee Béton a l'intérieur de batiments ou le taux d'humidité de l'air ambiant est trés faible xo Béton armé : trés sec 2 Corrosion par carbonat. Béton a l'intérieur de batiments ot le taux XCI Sec ou en permanence mouillé d’humidité de air ambiant est faible Béton submergé en permanence par l'eau Surfaces de béton soumises au contact a XC2__- Humide, rarement sec long terme de l'eau Un grand nombre de fondations Béton a lintérieur de batiments ou le taux d'humidité de l'air ambiant est moyen ou élevé Béton extérieur abrité de la plui XC3__ Humidité modérée Surfaces de béton soumises au contact de XC4 _Alternativement humide et sec l'eau, mais n’entrant pas dans la classe d'exposition XC2 Matériaux Surfaces de béton exposées a des XDI Humidité modérée - ree chlorures transportés par voie aérienne Piscines xXD2 __ Humide, rarement sec Eléments en béton exposés a des eaux industrielles contenant des chlorures Eléments de ponts exposés a des projections contenant des chlorures XD3__Alternativement humide et sec Chaussées Dalles de parcs de stationnement de véhi- cules Cees DCU een Cag Exposé a 'air véhiculant du sel XS] pas en marin maiscontact direct avec l'eau de mer Structures sur la céte ou a proximité de la cote XS2___Immergé en permanence Eléments de structures marines Zones de marnage, zones XS3_ soumises 4 des projections —_Eléments de structures marines ou a des embruns Brea ee Saturation modérée en eau, Surfaces verticales de béton exposées sans agent de déverglacage la pluie et au gel XFI Surfaces verticales de béton des ouvrages routiers exposés au gel et A l'air véhiculant des agents de déverglacage xF2 Saturation modérée en eau, avec agent de déverglacage Forte saturation en eau, sans Surfaces horizontales de béton XF3 agent de déverglacage exposées a la pluie et au gel n non autorisée est un dk Routes et tabliers de pont exposés aux agents de déverglacage XF4 Forte saturation en eau, Surfaces de béton verticales avec agent de déverglacage directement exposées aux projections ou eau de mer d'agents de déverglacage et au gel Zones des structures marines soumises aux projections et exposées au gel Copyright © 2013 Di © Dunod, Toute reproducti aie 48 Régles générales Cee eR eed Environnement a faible XAl _agressivité chimique selon Sols naturels et eau dans le sol EN 206-1, table 2 Environnement d'agressivité XA2 chimique modérée selon EN Sols naturels et eau dans le sol 206-1, table 2 Environnement a forte agress chimique selon EN 206-1, table 2 S0!S Paturels et eau dans le sol @ Annexe nationale Pour ce qui concerne lenrobage, la colonne d’exemples informatifs du tableau 2.1 est rendue normative compte tenu des notes suivantes : > Note 1 Les parties des batiments a Pabri de la pluie, que ceux ci soient clos ou non, sont a classer en XC1 a l'exception des parties exposées a des condensations importantes a la fois par leur fréquence et leur durée qui sont alors a classer en XC3. Cest le cas notamment de cer- taines parties d’ouvrages industriels, de buanderies, de papeteries, de locaux de piscines... > Note 2 Sont a classer en XC4 les parties aériennes des ouvrages d’art et les parties extérieures des batiments non protégées de la pluie, comme par exemple les facades, les pignons et les parties saillantes & Textérieur, y compris les retours de ces parties concernés par les che- minements et/ou rejaillissements de l'eau. > Note 3 Ne sont a classer en XD3 que les parties d’ouvrages soumises a des projections fréquentes et trés fréquentes et contenant des chlo- Tures et sous réserve d’absence de revétement d’étanchéité assurant la protection du béton. Ne sont donc a classer en XD3 que les parties des parcs de stationne- ment de véhicules exposées directement aux sels contenant des chlo- tures (par exemple les parties supérieures des dalles et rampes) et ne comportant pas de revétement pouvant assurer la protection du béton pendant la durée de vie du projet. non autorisée est un dél © Dunod, Toute repr: Matériaux > Note 4 Sont a classer en XS3 les éléments de structures en zone de mar- nage et/ou exposés aux embruns lorsqu’ils sont situés @ moins de 100 m de la cate, parfois plus, jusqu’a 500 m, suivant la topographie particuliére. Sont a classer en XSI les éléments de structures situés au dela de la zone de classement XS3 et situés 4 moins de 1 km de la céte, parfois plus, jusqu’a 5 km, lorsqu’ils sont exposés a un air yéhiculant du sel marin, suivant la topographie particuliére. > Note 5 En France, les classes d’exposition XF1, XF2, XF3 et XF4 sont indiquées dans la carte donnant les zones de gel, sauf spécification particuligre notamment fondée sur l’état de saturation du béton (voir PAnnexe nationale de l'EN 206-1). Pour les classes d’exposition XF, et sous réserve du respect des dispo- sitions liées au béton (EN 206-1 et documents normatifs nationaux), Penrobage Cmin,dur Seta déterminé par référence a une classe d’exposi- tion XC ou XD, selon le type de salage. > Note 6 Les exemples informatifs donnés pour les classes XA1, XA2 et XA3 sont a comprendre et préciser comme suit : + Eléments de structures en contact avec le sol ou un liquide agressif + Ouvrages de Génie Civil soumis a des attaques chimiques suivant les documents particuliers du marché. > Note 7 Les risques de lixiviation et d’attaque par condensation d’eau pure sont a traiter dans les classes d’exposition XA1, XA2 et XA3 sui- vant leur sévérité, 2.4.3 Classification structurale [tableau 4.3NF] Il est prévu 6 classes structurales, $1 4 $6. La classe minimale est la classe S1. La classe structurale a utiliser pour les batiments et ouvrages de génie- civil courants (durée d'utilisation de projet de 50 ans) est la classe $4. Plusicurs critéres apportent une modification @ la classe structurale : > une durée d'utilisation de projet de 100 ans impose une majoration de 2 classes 5 > une durée @utilisation de projet inférieure ou égale a 25 ans permet une minoration de 1 classe ; 49 Régles générales > le choix d’une classe de résistance minimale du béton, en fonction de la classe d’exposition, permet de considérer une minoration de une classe : oy xo XC XC2/XC3_— C4 XDI/XSI/ XD2/KS2/ XD3/XS3/ Ta) XAl XA XA3 firey La limite peut étre réduite d’une classe de résistance si l’air entrainé est supérieur a 4%. > Dans le cas d’une corrosion induite par carbonatation, ¢’est-a-dire les classes XC, Putilisation d’un béton de classe supérieure ou égale a C35/45 pour les classes XC1, XC2 et XC3, respectivement C40/50 pour la classe XC4, a base de CEM I sans cendres volantes permet de considérer une minoration de une classe 5 > la garantie dune bonne compacité de ’enrobage permet de considé- rer une minoration de une classe. II s’agit notamment des faces cof- frées des éléments plans, (assimilables a des dalles, éventuellement nervurées), coulés horizontalement sur coffrages industriels ou des éléments préfabriqués industriellement ; > un élément assimilable a une dalle c’est-a-dire pour lequel la position des armatures n’est pas affectée par le processus de construction, per- met de considérer une minoration d’une classe ; > la maitrise particuliére de la qualité de production du béton permet de considérer une minoration d’une classe. 2.4.4 Classe indicative de résistance pour la durabilité [Annexe E] Le choix d’un béton a durabilité convenable pour la protection du béton et la protection des armatures de béton armé vis-a-vis de la corrosion passe par la considération de sa composition. Ceci peut amener a une résistance a la compression du béton plus élevée que celle exigée pour le dimensionnement de la structure. Le lien entre 50 pyright © 2013 Dunod. c © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Matériaux les classes de résistance du béton et les classes d’exposition peut étre décrit par des classes indicatives de résistance. Les valeurs des classes indicatives de résistance sont définies par Annexe nationale : > pour les éléments coulés en place ou préfabriqués : Corrosion foe creum XCI/XC2 XC3/xC4 XDI XD2_— XD3_—XSI/XS2__(XS3 Classe 20/25 €25/30 25/30 C30/37 35/45 C30/37 35/45 Dommage au béton Cree eo cLe XO XFL xF2 XB. XAI XA2 XA3 - €25/30 C25/30 €30/37C30/37C35/45 —C40/50 > pour les éléments préfabriqués en usine : Corrosion XCI C2 XC3/XC4_XDI/XD2_XD3 XSI XS2/XS3 20/25 30/37 C35/45 C35/45 C40/50 35/45 40/50 30/37 Dommage au béton Classe d’exposition BO) XFI XF2 0 XFB XAl XA2 —XA3 (reeset 20/25 35/45 C35/45 35/45 C35/45 35/45 40/50 Quand la résistance choisie est plus élevée que celle exigée par le dimen- sionnement de la structure, il convient utiliser la valeur de calcul de fein associée a la valeur élevée de la résistance dans le calcul du ferraillage minimal et dans la maitrise de Pouverture des fissures. 51 right © 52 Régles générales 2.4.5 Enrobage [4.4.1] L’enrobage est la distance de la paroi la plus proche au nu de l’armature prise avec son diamétre nominal. L’enrobage permet de garantir : > la bonne transmission des forces d’adhérence 5 > la protection de l’acier contre la corrosion ; > une résistance au feu convenable. enrobage Figure 2.13 @ Enrobage nominal Lenrobage nominal doit étre spécifié sur les plans. II est défini comme Penrobage minimal augmenté d'une marge pour tolérance d’exécution : Crom = Emin + ACaev La valeur de P'enrobage minimal est donnée ci-aprés. La valeur de Acgey est fournie par l’Annexe nationale. La valeur a utiliser est 10 mm. Lorsque la réalisation est soumise a un systéme d’assurance qualité dans lequel la surveillance inclut des mesures de l'enrobage des armatures, il est possible de réduire la marge de calcul pour tolérance d’exécution, de sorte que : 10mm > Acay > 5mm Matériaux Lorsqu’on peut garantir l'utilisation d’un appareil de mesure trés précis pour la surveillance ainsi que le rejet des éléments non conformes (élé- ments préfabriqués, par exemple), ou lorsque la conception et l’exécu- tion des éléments d’ouvrages y compris leur ferraillage sont soumis a un systéme d’assurance qualité couvrant toutes les phases de la conception a Vexécution, il est possible de réduire la marge de calcul pour tolérance d’exécution, de sorte que : 10 mm > Acgey > 0 @ Enrobage minimal La valeur de Penrobage minimal a utiliser doit satisfaire a la fois aux exi- gences qui concernent l'adhérence et les conditions d’environnement : min = MAX {Cmin,b + Cmindur + ACaur-y — ACdur,st — ACdur,add + 10 mm} avec : > min enrobage minimal vis-a-vis de l’'adhérence = diamétre de la barre isolée ou diamétre équivalent d’un paquet > Cminaur enrobage minimal vis-a-vis des conditions d’environnement eo CMe CM Bod cel era OSI, CIB Uys Cra OLD crs peed SI 10 10 10 15 20 25 30 $2 10 10 15 20 25 30 35, 3 83 10 10 20 25 30 ae 40 3 s4 10 15 25 30 35 40 45 z SS 15 20 30 35 40 45 50 eo S6 20 25 35 40 45 50 55 Pour les classes d’exposition XF, Penrobage cmin,qur Sera déterminé par référence a une classe d’exposition XC ou XD, selon les dispositions suivantes : © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 53 ght © 2013 Dunod. Régles générales Deer Coma Penk ae) 54 Peu fréquent xC4 Sans objet XC4 si le béton est Sans objet formulé sans entraineur d'air XDI si le béton est formulé avec entraineur d'air Frequent Sans objet XD1,XD3 pour Sans objet ‘XD2, XD3 pour les les éléments elements tres Irs exposés exposés Tras fréquent Sans objet Sans objet Sans objet x03 > Acaury marge de sécurité, égale a zéro en absence de spécifications supplémentaires. > Acdurst eduction dans le cas Putilisation d’acier inoxydable, égale a zéro en Pabsence de spécifications supplémentaires. P Acéuraia Téduction dans le cas de protection supplémentaire. La valeur a utiliser est zéro, sauf pour les revétements adhérents justifiés vis-a-vis de la pénétration des agents agressifs. Dansle cas de parement irrégulier (surface striée ou béton a granulats apparents, par exemple), il convient d’augmenter Penrobage minimal d’au moins 5 mm. Dans le cas d’un béton coulé au contact d’un sol ayant regu une prépara- tion, Penrobage minimal est au moins de 30 mm. Dans le cas d’un béton coulé au contact direct du sol, Penrobage minimal est au moins de 65 mm. 2.4.6 Condition de bétonnage [8.2] : espacement des armatures Sil’on désigne par @ le diamétre de l’acier le plus grand d’un paquet et par d, la grosseur du plus gros granulat utilisé, en général 25 mm, on doit respecter une distance libre horizontalement et verticalement entre barres paralléles ou entre lits horizontaux supérieure ou égale a la plus grande des deux valeurs @ et (5 mm + dg) ou 20 mm. Copyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. 3.1. Actions permanentes Les actions permanentes sont, en général, comme pour le poids propre, représentées par leur valeur caractéristique Gy. Lorsque des incertitudes sur les valeurs sont plus importantes on définit une valeur caractéristique maximale G,..,) et une valeur caractéristique minimale Gy jor. 3.1.1 Actions pondérales L’annexe A de l’Eurocode | contient des tableaux donnant les poids volu- miques de tr¢s nombreux matériaux et produits utilisés dans la construc- tion ou stockés. 3.1.2. Variations linéaires @ Retrait et fluage [2.3.2.2] Il convient de tenir compte des effets du retrait et du fluage pour la véri- fication aux états limites de service. Aux états limites ultimes, les effets du retrait et du fluage ne sont a considérer que lorsque ceux-ci sont significatifs, par exemple dans la vérification de la stabilité lorsque les effets du second ordre ont leur importance. Dans ce cas, le coefficient partiel >, est pris égal a 1,0. 55 56 Régles générales Dans les batiments, les effets de la température et du retrait peuvent étre négligés dans P'analyse globale sous réserve que les joints soient espacés de djoins dont la valeur recommandée est 30 metres. La valeur de dine reléve de I’Annexe nationale. @ Annexe nationale Pour les batiments, on peut ne pas tenir compte dans les calculs des variations linéaires en plan dans les batiments dont les superstructures (parties hors sol) sont découpées en blocs, séparés par des joints dits de dilatation, la distance entre ces joints n’excédant pas : départements voisins de la Méditerranée (régions séches a forte ‘opposition de température) ns de Est, Alpes, Massif Central, El région parisienne, régions du Nord régions de l'ouest de la France (régions humides et tempérées) Les distances précédentes peuvent étre augmentées, sur justifications spé- ciales, par des dispositions constructives appropriées permettant aux variations linéaires de se produire sans géne. On peut également ne pas tenir compte des autres effets de la tempéra- ture ainsi que du retrait sous réserve de la justification de dispositions constructives appropriges, adaptées & Pouvrage. Cependant dans le cas des ouvrages particulirement sensibles (dallages, radiers, dalles de par- king enserrées dans des parois...), des dispositions appropriées doivent étre respectées. Ces dispositions, adaptées 4 Pouvrage a concevoir, portent sur tout ou partie des points suivants : > la qualité du béton, > la conception des ouvrages (type de plancher, sens de portée, préfa- brication...), v le phasage de mise en oeuvre du béton (zones alternées, damiers...), les procédés de cure, v Actions > les joints de reprise de bétonnage et/ou les de clavetage ainsi que leur position, les joints de pré-fissuration ainsi que leur position, les dispositions constructives de ferraillage (position, altitude, espace- ment, pourcentage, armatures de peau. vv @ Recommandations professionnelles Concernant les variations linéaires en plan, on peut ajouter les commen- taires suivants. La régle visant a ne pas tenir compte dans les calculs de ces variations linéaires pour des blocs dont la distance entre joints est inférieure aux limites données ne s’applique qu’aux ossatures de batiments en béton dont les appuis sont normalement flexibles. Il peut étre nécessaire de retenir des distances plus petites, ou d’adopter des dispositions constructives complémentaires, dans le cas d’ossatures reposant sur des appuis en maconnerie ou dans le cas d’ossatures en béton dont le contreventement longitudinal se trouve essentiellement concentré aux extrémités des blocs entre joints. On peut, 4 ’opposé admettre un léger dépassement des distances fixées pour des blocs dans lesquels la création d’un joint supplémentaire pour- rait conduire a une notable diminution du contreventement longitudinal ou transversal. Les joints prévus en élévation ne sont pas obligatoirement a prolonger dans les infrastructures lorsqu’il est préférable de n’en pas prévoir afin éviter des fondations excentrées ou une notable diminution du contre- ventement longitudinal ou transversal. Lattention est attirée sur le cas spécifique des parkings enterrés, enserrés dans des parois périphériques construites préalablement. En effet le retrait des planchers associé a la forte ventilation des locaux a partir de Pair ambiant peut conduire a des variations linéaires importantes des planchers. Il y alors lieu d’envisager un ensemble de dispositions constructives spécifiques telles que celles listées dans la note de Annexe nationale. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 57 Régles générales 3.1.3. Les mouvements différentiels ™ Eurocode 2 Il convient de tenir compte des mouvements différentiels dus au tasse- ment du sol pour la vérification aux états limites de service. Le tassement est alors considéré comme une action permanente, avec application @'un coefficient partiel. Aux états limites ultimes, le tassement du sol n’est a considérer que lorsque celui-ci est significatif, par exemple dans la verification de la sta- bilité lorsque les effets du second ordre ont leur importance. @ Annexe nationale On peut ne pas tenir compte dans les calculs des tassements différentiels du sol et des fondations dans les batiments dés lors que les dénivellations @appuis attendues de ces effets n’excédent pas 1/500 de la portée entre éléments porteurs adjacents. Cette limite est plafonnée a 1 cm ou 2 cm selon que les cloisonnements sont rigides et fragiles ou non. @ Recommandations professionnelles Lorsque l'on doit envisager les effets simultanés des variations linéaires verticales sous I’action de la température et ceux des tassements différen- tiels du sol et des fondations, la limite du 1/500 est portée a 1/300 et les limites absolues de 1 cm et 2 cm sont conservées. 3.2. Actions variables Les actions variables sont représentées principalement par leur valeur caractéristique Qx. Les autres valeurs caractéristiques sont : > la valeur de combinaison, notée wy Ox $ > la valeur fréquente, notée , Ox ; > la valeur quasi permanente, notée v',Qx. Actions Les valeurs des coefficients 2), v4, et uy sont données ci-dessous pour les batiments situés en France métropolitaine. 3.2.1 Charges d’exploitation Les charges d’exploitation sur les planchers et les toitures des batiments sont données ci-dessous, en fonction des catégories définies selon l'usage. Les catégories A a G sont des planchers, les catégories H a K sont des toi- tures. Les catégories A & El sont soumises : > aune densité de charges verticales uniformes qi, susceptibles d’étre réduites par un coefficient a pour effet de surface ; > dune charge verticale concentrée Ox, sur une aire carrée de 50 mm de c6té, en général non cumulable avec la charge uniforme. Pour les catégories F et G, la charge Q,., est répartie sur les deux impacts carrés d'un essieu unique, distants entre axes de 1,80 m et de 100 mm de cété pour la catégorie F et 200 mm pour la catégorie G. Les éléments verticaux des catégories A a El sont soumis aux charges uni- formes sur les planchers et les toitures situés au-dessus, en tenant comp- te d'un coefficient de réduction a, pour la charge apportée par n étages. > Le coefficient a, n'est utilisé en France que pour les catégories usage A, B, C3, D1 et F. Il est calculé par expression : Bolg niet A <10 > Le coefficient a, n’est utilisé en France que pour les catégories dusage A, B et F. Il est calculé par Pexpression, pour n > 2: right © 1,36 " Om = 0,5 + an pour la catégorie A 0,8 bonrt Qy = 0,7 + — pour les catégories B et F n Par définition, les coefficients de réduction a, et a, ne sont pas a prendre en compte simultanément. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 59 y ‘srayjnonued saBesn sap snod sajqssaoze saunyoL, ” Gy sauobaw sap sabesn aj 10d s9jqissaaze saimioy 1 a a a) NX 091 S Dvd UeAow spiod ap sainaiyan:: aye ap auoZ = st ee 90 £0 £0 NY OE S DVLd S4ab3] saina|yan : ayes ap BUOZ 4d Jauysnpur a6esn : 73 3 OL SL SaS}pUEYDIEW ap YO!TEINWINIIe,P gUIIGISSOd : (2. iz so 60 Ott aBey2015, a 2 o's 0's suise6ew spue6 : 2a = o's o's S]UBINOD |/PI9P BP SaaWWOD : |G 2| go 40 £0 se2s2UlW0} a 2 Sb o's saqueyodu! sajnoy sap 41)|!9N29e,p sajqudazsns sazedsa : ¢> € OZ Os sanbjsAyd spilalise Sap ueNuLsed sanedsa : }> 2] Ov ov uonein2i1 ej ¥ appeisqo sues sazedsa : £ 3 ob oF ‘sexl S96gis ap sgdinbg sa2edsa : 25 a a oe aa ‘sajqei ap sadinbg sadedsa : 1D $ 3 ton econ zo uolunai ap xnar > & ¢ ve | we | ee ae | ee xnwoing og 5 g g sz suajjeaso o a st _ sioupueid z pyright © 2013 Dunod. c © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Actions Lorsque la charge d’exploitation est considérée comme une action d’accompagnement, un seul des deux facteurs w et a, doit étre appliqué. Sous réserve qu’un plancher permette une distribution latérale des charges, le poids propre des cloisons mobiles (courantes) peut étre assi- milé A une charge uniformément répartie q, qwil convient @ajouter aux charges d’exploitation : < 1,0 kN/ml 0,5 KN/m? <2,0 kN/ml 0,8 KN/m? <3,0 kN/ml 1,2 kN/m2 3.2.2 Chariots élévateurs Il convient de classer les chariots élévateurs dans l'une des 6 classes FL1 a FL6 en fonction de leurs caractéristiques. La charge verticale statique par essieu Q, doit étre majorée par un coef- ficient de majoration dynamique qui vaut 1,40 pour les bandages pneu- matiques et 2,00 pour les bandages pleins. Lessieu comporte deux roues dont impact est de forme carrée de 0,20 m de cété. La charge horizontale due & Paccélération ou la décélération peut étre prise égale & 30 % de la charge verticale a Pessieu Qk. Charge statique a l'essieu Ox (en KN et m) Careers Charge | Largeur | Largeur |Longueur Se Ree ee Leer g FL 10 FL2 15 0,95 1,10 3,00 40 FL3 4a 25 1,00 1,20 3,30 63 FLa 60 40 1,20 1,40 4,00 90 FLS 90 60 1,50 1,90 4,60 140 FL6 110 80 1,80 2,30 5,10 170 61 Dunod 62 Régles générales 3.2.3. Charges horizontales sur les parapets La valeur caractéristique de la charge linéique q, horizontale agissant au niveau d’un mur de séparation a une hauteur inférieure ou égale 41,20 m est égale a: catégories A, B et Cl 0,60 kN/ml catégories C2 aC4 etD 1,00 kN/ml catégorie C5 3,00 kN/ml catégorie E 2,00 kKN/ml 3.2.4 Charges climatiques Les charges dues & la neige sur les batiments sont données par EN 1991-1-3. Les charges dues au vent sur les batiments sont données par PEN 1991-1-4. Sur les toitures, il convient de ne pas appliquer simultanément les charges @’exploitation et les charges dues la neige et au vent. 3.2.5 Effets thermiques ™ Eurocode 2 Les charges dues aux effets thermiques sur les batiments sont données par PEN 1991-1.5. Il convient de tenir compte des effets thermiques pour la vérification aux états limites de service. Ils sont alors considérés comme des actions variables, avec application d’un coefficient partiel et d’un coefficient w. Aux états limites ultimes, les effets thermiques ne sont a considérer que lorsque ceux-ci sont significatifs, par exemple dans la verification de la stabilité lorsque les effets du second ordre ont leur importance. @ Recommandations professionnelles Les effets de la température peuvent étre séparés en variation linéaire, gradients et auto-contraintes. Actions Concernant les variations linéaires en plan, on peut ajouter les commen- taires suivants : > On constate que les effets thermiques différentiels sont plus sensibles aux étages de transition entre des zones activité différente, par exemple le rez-de-chaussée. Des dispositions constructives spéci- fiques prises A ces niveaux peuvent permettre de libérer la géne apportée au développement des effets thermiques différentiels et done, de ce fait, d’admettre des distances entre joints plus grandes. > Les effets thermiques étant plus sensibles dans les étages sous terras- se, il peut étre parfois judicieux de diviser la longueur des blocs par deux en créant un joint diapason sur la hauteur du dernier niveau. 3.3. Actions accidentelles Les actions accidentelles sont représentées par une valeur nominale unique Aq. ght © 201: © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé 63 “pouna €t0z @ a46UAdo> ht © 2013 Dunod. Copyrigh © Dunod. Toute reprod 3 2 = RTT eee hy 4.1 Analyse structurale [5] Lanalyse structurale a pour objet de déterminer la distribution des solli- citations, ou le cas échéant des contraintes, et des déformations de ensemble @une structure. 4.1.1 Analyse locale Une analyse locale complémentaire peut étre nécessaire lorsque l’hypo- these de distribution linéaire des déformations ne s’applique plus, par exemple : > a proximité des appuis ; au droit des charges concentrées ; aux noeuds entre poteaux et poutres ; dans les zones d’ancrage ; aux changements de section transversale. vvvy 4.1.2 Champs de contraintes Dans le cas de champs de contraintes planes, le ferraillage peut étre déter- miné par une méthode simplifiée donnée en annexe F de ’Eurocode 2. 65 66 Régles générales 4.2 Modélisation [5.3] L’analyse structurale est effectuée en modélisant la géométrie de la struc- ture ainsi que son comportement. 4.2.1 Géométrie [5.3.2] On considére habituellement que la structure est constituée d’éléments linéaires, d’éléments plans, et occasionnellement de coques. > Une poutre est un élément dont la portée est supérieure ou égale a 3 fois la hauteur totale de la section. Dans le cas contraire, il est consi- déré comme une poutre-cloison. Lorsqu’une grande précision n’est pas requise, la largeur beg de la table de compression des poutres en T est considérée comme constante par travée et égale a: bet =) beni + bw avec beri = 0,2b; +0, 19 en limitant ben; 0,20 et abi. beg be be f by WZ ! LLL = WLLLLLL y d lV , V ' WJ ' LJ : | Orca b |b Figure 4.1 La longueur p de la travée considérée, de portée entre axes ;, est la distance entre points de moments nuls, supposés a intermédiaire. 0,156 dun appui Sollicitations La longueur £5 est prise égale a la portée ¢ pour une travée isosta- tique, 0,852; pour une travée de rive et 0,7€; pour une travée inter- médiaire. > Un poteau est un élément dont le grand cété de la section transversa- le est inférieur a 4 fois le petit cdté, et dont la hauteur est au moins égale a 3 fois le grand cété. Dans le cas contraire, il est considéré comme un voile. > Une dalle soumise a des charges uniformément réparties porte dans une seule direction si : + elle présente deux bords libres sensiblement paralléles, ou bien + elle est de forme rectangulaire et le rapport des cétés est compris entre 0,5 et 2. 4.2.2 Portée utile des poutres et dalles dans les batiments [5.3.2.2] ™ Eurocode 2 On définit la portée utile ¢. d’une poutre ou d’une dalle comme : bef = &n + ay +42 ot £, est la distance entre nus d’appui, et a; dépend des conditions @appui, de la hauteur h de Pélément et de la profondeur d’appui : a, = min(h/2; 1/2). > Dans le cas ott la hauteur h est supérieure a la profondeur @’appui s, la portée utile est comptée a partir de Paxe de Pappui (figure 4.2). T hA(>t) iL t #12 A fy, 1/2 loge ese : Appui Encastrement simple intermédiaire parfait © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Figure 4.2 67 Dunod 2013 68 Régles générales > Dans le cas d’appuis larges, la portée utile est comptée a partir du nu de l’appui, augmentée de la moitié de la hauteur de I’élément. [Ea t + bia sy fy Aa ba be t Appui Appui Encastrement simple intermédiaire parfait Figure 4.3 > Dans le cas d'un appareil d’appui, la portée utile est comptée a partir de l’axe de l'appareil d’appui. @ Recommandations professionnelles Lorsque les poutres sont monolithiques avec leurs appuis, la redistribu- tion et les armatures sur appui sont calculées avec les valeurs des moments au nu de Pappui. Lorsque les poutres sont appuyées sur de la maconnerie ou des appareils dappuis, la redistribution et les armatures sur appui sont calculées avec les valeurs des moments dans l’axe, éventuellement écrétés. Le calcul d’une poutre continue avec travées entres axes est différent de celui de la méme poutre avec travées entre nus par le seul fait que l’on prend en compte dans le premier cas la déformation de la poutre dans le corps des appuis, sans modifier l’inertie de la poutre et que I’on fait Phypothése dans le deuxiéme cas d’une inertie infinie de la poutre dans le corps des appuis. En conséquence, le fait de prendre les portées entre nus revient a la méme chose que de faire le calcul entre axes et de ne garder que les moments au nu, on équilibre bien toujours le méme moment isostatique par travée. Sollicitations 4.2.3 Moments sur appuis Lorsque élément forme un ensemble monolithique avec ses appuis, Cest-a-dire qu’il constitue un encastrement, le moment de calcul a consi- dérer est le moment au nu de Pappui, limité inférieurement a 65 % du moment dencastrement. Lorsque I’élément d’appui est supposé ne pas créer de géne a la rotation, le moment de calcul sur appui déterminé pour une portée entre axes des appuis est minoré de la valeur : t AMea Fessup 3 ot Frd,sup est la réaction d’appui, et f est la profondeur d’appui. Les dalles et poutres continues peuvent généralement étre analysées en considérant que les appuis ne créent pas de géne & la rotation. 4.2.4 Modeles de comportement Les modéles de comportement couramment utilisés pour analyse sont les suivants. @ Analyse élastique linéaire L’analyse linéaire basée sur la théorie de l’élasticité est utilisable pour les états limites ultimes et les états limites de service en supposant des sec- tions non fissurées, un diagramme contrainte-déformation linéaire et des valeurs moyennes des modules d’élasticité. @ Analyse élastique linéaire avec redistribution limitée right © L’analyse linéaire avec redistribution limitée des moments peut étre uti- lisée aux états limites ultimes. Dans ce modéle, les moments a I’ état limi- te ultime sur appuis déterminés par l’analyse linéaire peuvent étre réduits, 4 condition naturellement d’étre redistribués, par application @un coefficient 4. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 69 right © 70 Régles générales Pour les poutres ou les dalles continues sollicitées principalement en flexion et dont le rapport entre portées adjacentes est compris entre 0,5 et 2, la redistribution des moments fléchissants peut étre effectuée sans vérification explicite de la capacité de rotation, sous réserve que : koXu d 62k+ pour fix < 50 MPa > Les valeurs de k; et k: peuvent étre fournies par Annexe nationale. 0,0014, + Les valeurs a utiliser sont ky = 0,44 et ky = 1,25 (06 > 6 > 0,7, respectivement 0,8, lorsque les armatures sont de classe B ou C, respectivement A. > 6 est le rapport du moment aprés redistribution au moment élas- tique. Le rapport 6 peut étre choisi différent selon le cas de charge considéré. > x, est la profondeur de l’axe neutre a l’état limite ultime aprés redis- tribution €.y2 est la déformation ultime de la section, soit 3,50 %o pour des bétons de classe inférieure 4 C50/60. Pour les poteaux de portique, il convient de ne tenir compte d’aucune redistribution des moments élastiques provenant de leffet de portique. Selon les Recommandations professionnelles, pour les batiments, cette analyse linéaire avec redistribution limitée des moments peut également étre utilisée 4 ELS avec les mémes coefficients de redistribution que ceux utilisés a PELU. @ Analyse plastique, incluant notamment la modélisation par bielles et tirants L’analyse plastique, sans vérification directe de la capacité de rotation peut étre employée pour l’état limite ultime si les conditions suivantes relatives a la ductilité des sections critiques sont satisfaites : > Paire de la section des armatures tendues est limitée de telle sorte que, Xu quelle que soit la section considérée le rapport “* < 0,25. Selon les Sollicitations Recommandations professionnelles, cette condition est habituelle- ment satisfaite pour les bétons de classe de résistance inférieure a C50/60 5 > Les armatures de béton armé appartiennent a la classe B ou a la classe C ; > Le rapport des moments sur appuis intermédiaires aux moments en travée est compris entre 0,5 et 2. Les Recommandations professionnelles proposent comme méthodes @analyse plastique des poutrelles, poutres et dalles les méthodes dites « méthode forfaitaire » et « méthode de Caquot » explicitées dans le cha- pitre des poutres. @ Analyse non linéaire Dans les batiments, les déformations dues a l’effort tranchant et a l’effort normal peuvent étre négligées, lorsqu’on prévoit qu’elles seront infé- rieures a 10 % des déformations de flexion. Les Recommandations pro- fessionnelles précisent que cette clause est vérifiée dans les poutres rec- tangulaires si leur hauteur est inférieure au cinquitme de la portée. 4.2.5 Fondations Les effets de interaction sol-structure peuvent habituellement étre négligés dans le cas de semelles de fondation superficielles ou sur pieux courantes. L'interaction entre pieux peut etre négligée lorsque la distance entre axes des pieux est supérieure a trois fois le diamétre des pieux. 4.2.6 Cas de charge et combi isons d’actions [5.1.3] ™ Eurocode 2 right © Les combinaisons d’actions considérées doivent tenir compte des cas de charge pertinents, permettant I’établissement des conditions de dimen- sionnement déterminantes dans toutes les sections. © Dunod, Toute reproduction non a La simplification du nombre de dispositions de charges reléve de Annexe nationale. 71 right © 72 Régles générales Pour les batiments, on recommande de retenir les dispositions simpli- fiées ci-apres : > les charges permanentes 7G s’appliquent a toutes les travées, et une travée sur deux supporte en plus les charges variables ¥q x 5 > les charges permanentes 7G, s’appliquent a toutes les travées, et deux travées adjacentes quelconques supportent en plus les charges variables 70. @ Annexe nationale Les simplifications du nombre de dispositions de charges a utiliser sont fondées sur le principe suivant : les cas de charge a utiliser sont ceux que Lon utiliserait si les éléments portés reposaient isostatiquement sur les éléments porteurs ; les actions ainsi obtenues sur les éléments porteurs sont forfaitairement majorées ou minorées en fonction de ’hyperstatici- té ainsi négligée. Une facon d’estimer ces majorations et minorations est fournie par l’étude des cas décrits au paragraphe précédent dans I’Eurocode. @ Recommandations professionnelles Comme indiqué dans l’Annexe nationale, il est admis, pour les batiments et lorsque les planchers sont réalisés en béton armé, de ne retenir que les arrangements suivants pour l’estimation des charges de calcul des élé- ments ci-aprés précisés : > Charges transmises aux poutrelles (ou poutres secondaires) et poutres des planchers Les charges agissant sur un élément porteur sont d’une part celles qui agissent directement sur lui et d’autre part celles qui lui sont trans- mises par les éléments qu’il supporte, compte tenu de leur continuité éventuelle. Dans tous les cas, pour lévaluation des charges transmises par les hourdis aux poutres (secondaires ou principales), on peut négliger Peffet de continuité des hourdis. Sollicitations Pour la transmission des charges par des éléments autres que les hourdis, il faut distinguer le cas des planchers a charge d’exploitation modérée et les autres. Les planchers sont réputés a charge d’exploitation modérée si toutes les conditions suivantes sont satisfaites : + la charge d’exploitation est inférieure ou égale a deux fois la charge permanente et 45 KN/m?, + les moments d’inertie des sections transversales sont les mémes dans les différentes travées en continuité, + la fissuration ne compromet pas la tenue du béton armé ni celle de ses revétements et les portées successives sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25. Dans la transmission des charges des poutrelles aux poutres des plan- chers a charge d’exploitation modérée, on peut admettre la disconti- nuité des différents éléments, exception faite toutefois : + des travées de rive des poutrelles et des poutres ou, sur le premier appui intermédiaire, il est tenu compte de la solidarité, soit en pre- nant en compte les moments de continuité adoptés, soit forfaitai- rement en majorant les réactions correspondant aux travées indé- pendantes de 15% s'il s’agit de poutrelles a deux travées et 10% s'il s’agit de poutrelles a plus de deux travées, + des travées de rive prolongées par une console ott ’on tient comp- te de Peffet de console. Dans la transmission des charges des poutrelles aux poutres des autres planchers, on doit tenir compte de la continuité des poutrelles en envisageant que les charges variables sont appliquées sur les tra- vées de part et d’autre de la poutre principale mais sans pousser plus right © loin Pétude des chargements par travées alternées. Charges verticales transmises aux poteaux supportant des planchers Les charges verticales agissant sur les poteaux peuvent étre évaluées en faisant, s'il y a lieu application des lois de dégression et en admet- tant la discontinuité des différents éléments des planchers (hourdis, poutrelles et poutres). © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit v 73 74 Régles générales Toutefois les charges ainsi obtenues sont a majorer : + de 15% pour les poteaux centraux dans le cas de poutres a deux travées, + de 10% pour les poteaux intermédiaires voisins des poteaux de rive dans le cas de poutres a plus de deux travées, les charges évaluées pour les poteaux de rive, dans Vhypothése de la discontinuité, rétant pas réduites. Dans le cas d’éléments de rive prolongés par des parties en porte a faux, il est tenu compte de l’effet de console dans Pévaluation des charges transmises aux poteaux, en admettant la discontinuité des travées au droit des poteaux voisins des poteaux de rive. 4.2.7 Imperfections géométriques [5.2] Il s’agit des imperfections géométriques éventuelles de la structure et des écarts dans la position des charges. Il ne s’agit pas des écarts sur les dimensions des sections qui sont normalement pris en compte dans les coefficients partiels relatifs aux matériaux. Les imperfections doivent étre prises en compte aux états limites ultimes. Elles peuvent étre représentées par une inclinaison : ¢ = A% Oy Om > % est la valeur de base qui reléve de Annexe nationale. La valeur a utiliser est 1/200 ; y est un coefficient de réduction 2//€, compris entre 2/3 et 1; Qi est un coefficient de réduction /0,5(1 + I/m) ; est une longueur ou une hauteur ; vvvy m est le nombre d’éléments verticaux contribuant a effet total. Par simplification, on pourra prendre a, = Qn = Sollicitations Dans le cas d’éléments isolés, Peffet des imperfections peut étre pris en compte, au choix : > comme une excentricité ¢; donnée par ej = A€0/2, od Co est la lon- gueur efficace (ou longueur de flambement), soit e; = 9/400 avec ay =1,0u > comme une charge transversale H; =4,N pour les éléments non contreventés ou H, = 20;N pour les éléments contreventés, ot N est la charge axiale. Une solution alternative simplifiée, applicable aux voiles et poteaux iso- lés dans les structures contreventées, consiste a utiliser une excentricité ¢; = €y/400 pour couvrir les imperfections liées aux tolérances normales dexécution. Dans le cas des structures, l’effet des imperfections peut étre représenté par des charges transversales, Il wy a pas lieu de considérer ces imperfections aux états limites de ser- vice. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 75 “pouna €t0z @ a46UAdo> Copyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. ey eM Tatty 5.1 Flexion simple et composée [6.1] Ce chapitre s’applique aux régions sans discontinuité des poutres et dalles, dont les sections demeurent approximativement planes, avant et apres le chargement. Le dimensionnement et le choix des dispositions constructives des élé- ments qui ne respectent pas cette condition relévent d’un modéle bielles et tirants. 5.1.1 Hypothéses de calcul La détermination du moment résistant ultime de sections droites de béton armé s’appuie sur les hypothéses suivantes : > les sections planes restent planes ; > les armatures adhérentes subissent les mémes déformations relatives que le béton adjacent ; > la résistance en traction du béton est négligée ; > les contraintes du béton comprimé se déduisent du diagramme contrainte-déformation du béton ou du diagramme rectangulaire simplifié ; > les contraintes des armatures se déduisent du diagramme contrainte- déformation de calcul de lacier. 5.1.2 Limitation des déformations La déformation en compression du béton doit étre limitée a 2.42 ou equ) Soit 3,5 %o pour les bétons de résistance inférieure ou égale a 50 MPa. 77 ght © 2013 Dunod. 78 Régles générales > La déformation en compression pure du béton doit étre limitée a €.2 OU €3, SOit 2,0 %o dans le cas @utilisation du diagramme parabole rectangle. > La déformation des armatures de béton armé est limitée a &,g, si cette limite existe. eMC uC meal) Définitions Lexemple concerne le tracé du diagramme d’interaction d'une section rectangulaire. Géométrie La section considérée est de forme rectangulaire de largeur 0,40 m et de 0,70 m de hauteur. La section d’acier inférieure est de 16 cm? et la section d’acier supérieure est de 6 cm?. a 058 oor LSS On désigne par : G le centre de gravité de la section de béton seul, a la distance h/2 de la fibre supérieure ; A le centre de gravité des aciers inférieurs, a la distance d de la fibre supérieure ; A’ le centre de gravité des aciers supérieurs, a la distance d’ de la fibre supérieure ; B le centre de gravité de la surface de béton comprimé, a la distance 0,4 x de la fibre supérieure (dans "hypothése du diagramme rectangulaire simplifié). Matériaux Le beton est un C25/30, de résistance a la compression fox = 25 MPa. Les rs ont une limite d’élasticité f,, = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. nod © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Justifications Diagramme d'interaction * Points du diagramme On choisit pour le tracé point par point du diagramme, les positions de la droite des déformations passant successivement par les 3 pivots A, B et C. = Etat de déformation L’état de déformation est caractérisé par une droite, dont l’équation donne la relation entre la déformation relative au niveau de la fibre supérieure co, au niveau des aciers inférieurs <, et au niveau des aciers supérieurs cy. Pivot A =, = 0+ ui — 60) Pivot Bs, =3.5%04 (6, — 3.5%) Ty 3d Pivot C ey = ey + 2%0 — £0) = Etat de contraintes On utilise le diagramme rectangulaire simplifié lorsque la section est partiellement comprimée. La valeur absolue de la contrainte des aciers est donnée par le minimum des deux valeurs : =2,17%e ja(1 + 0,08 = Eu — 2,17%0 ) eto, = Eye, * Efforts internes Les efforts internes et leurs moments respectifs par rapport au centre de gra- vité de la section de béton seul sont calculés par les formules suivantes : N= A, avec un bras de levier AG =~ —d 79 80 Régles générales -d Ng = Ayay avec un bras de levier A’'G = N, =0,8abyd foi avec un bras de levier BG = = — 0,4ad SIF a> = Détail du calcul On donne ci-dessous le détail du calcul d'un point pour chaque pivot. = Pivot A - Point 4: Allongement des aciers &s = Exa = —45 %o (par définition du pivot A) Raccourcissement du béton ©, = 2,0%o (par définition du point 4) Déformation des aciers ey = 6 + (6u1 ~ 0) = 0,05 2,0 %0 45 %o—2,0 %e) =-1,73%e a 08 & 2.0% Axe neutre a = agg sme = 210826 Contrainte des aciers oy = 6 E, = —1,73%c200000 = —346 MPa Contrainte des aciers — e = —435(1 + os B= 17) = —466 MPa Effort des aciers Ny = Ayoy = —0,0006-346 — —0,208 MN Effort des aciers N, = A.o, = —0,0016-466 = —0,746 MN Effort du béton N,=0,8adby f.4=0,8-0,0426-0,63-0,40-16,7 =0, 143 MN Moment des aciers My = No — d') = —0,208(0,35 — 0,05) = —0,0624 MNm Moment des aciers M, =NG — d)=—0,746(0,35 — 0,63) =+0,2089 MNm h Moment du béton —-M, = N.(5 ~0,4ad) ), 143(0,35 —0,4-0,0426-0,63) =0,0485 MNm Effort normal limite N= Ny +N, +N, =—0,811 MN Moment limite M = My + My + M, = 0,195 MN — Pivot B - Point 7: Allongement des aciers & = &y = —4.0%o (par définition du point 7) Raccourcissement du béton & = 3,5%e (par définition du pivot B) Déformation des aciers ey = 3,5%o+ (6, —3,5%0)> 0,05 » = 3,5 %o0 + (—4,0 %o — 3,5 %e) > = +2,90 %e &y 5 %o + (4,0 %e — 3. O08 +2,90% Etats limites ultimes 3,5%e 3,5%e Sees Ee isitte ate lags etd 3.5% — 6, 3.5% + 40% 2,90 — 2,17 Contrainte des aci 4 = 435(1 +008 7) = 435 contrainte des aciers. 0, (1+ 0,087 7) a 4,0 —2,17 i i = —435(1 40,0820 = 217) - _a36 Contrainte des aciers os (1 +0, 3022.17” MPa Effort des aciers Ny = Avoy 0,0006-435 = +0,261 MN Effort des aciers N, = A,o, = —0,0016-436 = —0,698 MN Effort du béton N.=0,8adby fea =0,8-0,467-0,63-0,40-16,7 = 1,568 MN Moment des aciers My = Noh ~d') = +0,261(0,35 — 0,05) = +0,0783 MNm Moment des aciers M,= nc — d)=—0,698(0,35 — 0,63) = +0,1954 MNm Moment du béton M. = NG —0,4ad) 1,568(0,35 — 0,4-0,467-0,63) = +0,3643 MNm Effort normal limite +N,+N. =+1,131 MN Moment limite M, = My + M, + M. = +0,638 MNm. — Pivot C - Point 10: Allongement des aciers ©, = ey = & = +2,0%e (par définition du point 10) Contrainte des aciers oy = 0, = 2,0 %o0Es = 2,0%e200000 = 400 MPa Contrainte dubéton of. = fi 16,7 MPa Effort des aciers Ne oy = +0,0006-400 = +0,240 MN Effort des aciers N, = Avo, = +0,0016-400 = +0,640 MN Effort du béton Ne = hby fea = 0,70-0,40-16,7 = +4,667 MN Moment des aciers My = not —d') = +0,240(0,35 — 0,05) = +0,0720 MN h Moment des aciers = M, = NG d) = +0,640(0,35 — 0,63) = —0,1792 MN hoh Moment du béton M, = Nes i > = 0,0000 MNm Effort normal limite Nj = Ny +N, + Ne = +5,547 MN Moment limite My = My +M, + M. = —0,107 MNm © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 81 ZZ01'0- Z9vS'S 0000'0 2999'r 00r9'0 00rz'0 000 0'00r 00200'0 00200'0 00z00'0 2 Ol v8OE'0 Z90I'h OO4O'O EEEL'E OZLI'D £1927'0 O'0L = 9O'SED UL S€000'0 szeoo'o sEoo0'O a 6 220v'0 E129'E O860'O OO9E'E 0000'D £192'0 0'0 S'SEb 00000'! OD000'0 ZZ€00'0 00000'°0 4a g vO2S'0 9PSS'Z ObSI'O ELIZ OOZEO- £1920 O'002 S'SEP BZZZ2°0 00100'0- FIEOO'D ODL00'O; 4 g 1€99'0 6SZ'l 9681'0 Z8EI'2Z OOP9'0O- £192°0 000% ¥#'SEh 9E9E9'O 00Z00'0- 90E00'D O0ZO0'.O 4 ° ZI99'0 BEZEL EhIZ'O ZE0S'| 9969.0 zI9Z'0 F'SEH H'SEP SPBES'O OOEOO'O 86zZ00'0 ODEO'D 4 a 18€9'0 PIELL pZEZ'O 089S'1 824690 21920 I'9E% ESE” 2999%'0 00F00'0- 06200'0 00000? 9 Z g 9EZS'0 ELZH'0 Lb8Z'0 11280 BrOL'0- 019Z'0 S‘OF O'SEP 9Z6SZ'0 00010'0- £FZ200'0 OD0I0'O” 4a 9 BSIP'0 86100 SZIE‘O POOS'O P9IZ'0- Z96I'0 L'dpy O'LZE vESHI'O 000Z0'0- E9100'0 O00Z0'O- 4a a BL¥E'0 0947'0- ZEZE'O OSE‘ O82L'0- O10I'0 O'Ss> €'891 BPPOI' OODED'O F8000'0 ODDEO'D- a 5 9942'0 GbrS‘0- B1EE‘O S2bz'0 SS¥L'0- GIHO'D: G'S9% 8'69- 91ZL0'0 ODSHO'O- SEOD0'O: Oso Vv 5 s 3 0S61'0 1018'0- E6EE'O OEbI' SsbZ'0° 9202'0- G'SaH- O'SHE- SSz¥0'0 OOSHO'O- EZ100'0- 002000 v > 4 & | cero cSHCOsH8E esa ster onsOD azzIDO eT: 2 ee 3 SSr2'0- 96220" 6'S9% 6'S9r- 00S¥0'0- 00S¥0'0- 00Sb0'0- i 3 A mz Ino|e> ap neaige | pyright © 2013 Dunod. c © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes BEE E 8 g ‘Moment féchiseant (Nn) 388 000 0200 om | ast aso B 8 § § 8 & 8 fort normat (A) ast so soo eo Diagramme d'interaction Moments positifs Exemple de flexion simple ELU Definitions Uexemple concerne l'étude vis-a-vis de la flexion simple de la section médiane d’une poutre isostatique. On se propose d'étudier cette section dans deux situations de charge- ment différentes A et B couvrant les situations les plus fréquentes. Géométrie La poutre considérée a une portée de 6,00 m et une section rectangu- laire de 0,30 m de largeur par 0,70 m de hauteur. 9,30 6,00 30. Matériaux Le béton est un C25/30, de résistance a la compression f,, = 25 MPa. Les aciers ont une limite d’élasticité f,; = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. 83 84 Régles générales Conditions d'exploitation La classe structurale du batiment est la classe S4. La classe d’exposition de la poutre est la classe XC1. On choisit un enrobage nominal de cyom = 30 mm, qui permet de res- pecter de facto Penrobage nominal pour les barres longitudinales de diamétre jusqu’a 25 mm. Actions Actions permanentes Dans la situation A, sous poids propre seul 0 = 5,25 kN/ml Les actions permanentes sont uniformes, de valeur : g = 20,00 kN/ml dans la situation B. Actions variables Les actions variables sont uniformes, de valeur : qx = 10,00 kN/ml dans la situation A 4x = 30,00 kN/ml dans la situation 8 La valeur quasi-permanente des actions variables est définie par le coef ficient ¥. = 0,6. Actions accidentelles Sans objet. Combinaisons d’actions = Etats limites ultimes La combinaison fondamentale a considérer conduit a une charge uni- forme : 1,35G sup + 1,50Q4,1 soit : Pua 2,09 kN/ml dans la situation A Pin = 72,00 kN/ml dans la situation B = Etats limites de service La combinaison caractéristique a considérer conduit a une charge uni- forme : Gr.sup + Qe.1 soit : Psx = 15,25 kN/ml dans la situation A Psp = 50,00 kN/ml dans la situation B Etats limites ultimes La combinaison quasi-permanente a considérer conduit a une charge uniforme : Grup + VQ: avec Ws = 0,6, soit : Pea = 11,25 kN/ml dans la situation A ss = 38,00 kN/ml dans la situation B Soll tations Dans le cadre de cette étude, on se limitera a la détermination du moment fléchissant. Moment fléchissant Le moment fléchissant dans la section médiane de la poutre est donné par la formule classique : pe 8 = Etats limites ultimes Le moment a l'état limite ultime sous la combinaison fondamentale vaut : M= Ma = 0,099 MNm dans la situation A Myp = 0,324 MNm dans la situation B « Etats limites de service Le moment a l'état limite de service sous la combinaison caractéris- tique vaut : Men Moon Le moment a l'état limite de service sous la combinaison quasi-per- manente vaut : Myx = 0,051 MNm dans la situation A M,on = 0,171 MNm dans la situation B 0,069 MNm dans la situation A ,225 MNm dans la situation B Justifications Les formules utilisées sont celles d’une section rectangulaire. Etat limite ultime de résistance » Situation A My bd? fos Moment réduit ba © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 85 pyright © 2013 Dunod. co 86 Régles générales Position de l'axe neutre Bras de levier Frontiére pivots A et B Allongement des aciers Contrainte des aciers Section d’armature «= Situation B Moment réduit Position de l’'axe neutre Bras de levier Frontiére pivots A et B Allongement des aciers Contrainte des aciers Section d’armature @ = 1,25-(1 — T= 2s) = 0,064 x =ad =0,040 m B=1-0,4a = 0,974 z= fd = 0,614 m 5 %o 5% AB 35 %0— 64 3,5 %0— 0,9 - 50%e 0,072 8, = 6a = 0,9 + 50% = 45 %o (pivot A) 2,17 5 = full + 0.08 ey 45 — 2,17 = 435(1 + 0.085555) = 466 MPa My 0,099 ie : 4, = 2 = agra 7 0.00035 = 3.5 em M 0,324 Mo = FE fg ~ 030-0,63" 16,7 ~ 163 @ = 1,25(1 — YT= 2p) = 0,224 x=ad=0,141 m B= 10,40 = 0,910 2 = Bd = 0,574 _ 3.5% OB 3 5% — bug 3,5%e == = 2 3,5 %e — 0,9 «50 %o 9.07 = BML =) _ 3,5 %0(1 = 0,224) a 0,224 = 12,1%0 (pivot B) 8 — 2,17 %e 3 = fra + 0,082 a= fall + 0.08 9 7g, 121-217 = 435(1 + 0,08 ————__.) = 442 MP. rete 50— 2,17 ) ‘ — Ma _ _ 0,324 ~ zo, 0,574 - 442 = 0,00128 = 12,8 cm? Etats limites ultimes Exemple de flexion composée ELU Définitions Lexemple concerne l'étude de la section médiane d'une poutre isosta- tique, telle qu'elle a été étudiée en flexion simple, soumise en outre a un effort normal. On se propose d’étudier cette section sollicitée en flexion composée dans la situation de chargement C, l'effort normal étant considéré suc- cessivement positif et négatif. Géometrie La poutre considérée a une portée de 6,00 m et une section rectangu- laire de 0,30 m de largeur par 0,70 m de hauteur. La poutre est asso- ciée a une dalle de 0,16 m d’épaisseur. Matériaux Le béton est un C25/30, de résistance a la compression fix = 25 MPa. Les aciers ont une limite d’élasticité f,, = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. Conditions d’exploitati: La classe structurale du batiment est la classe $4. La classe d’exposition de la poutre est la classe XC1. On choisit un enrobage nominal de Cyom = 30 mm, qui permet de res- pecter de facto "'enrobage nominal pour les barres longitudinales de diamétre jusqu’a 25 mm. Actions Actions permanentes a Les actions permanentes sont uniformes = 20,00 kN/ml 3 y compris le poids propre 7 Actions variables s Les actions variables sont uniformes q = 70,00 kN/ml Les actions variables sont susceptibles d’étre accompagnées d’un effort centré, selon la direction de la fibre moyenne de la poutre : Q = +400,00 kN Actions accidentelles Sans objet. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 87 88 Régles générales Combinaisons d’actions Etats limites ultimes : la combinaison fondamentale a considérer conduit a une charge uniforme : 1,35G csp + 1,50Qx.1 SOit py = 132,00 kKN/ml Etats limites de service : la combinaison caractét conduit a une charge uniforme : Grsup + Qi,1 Soit Ps = 90,00 kN/ml ique a considérer Sollicitations Dans le cadre de cette étude, on se limitera a la détermination du moment fléchissant et de l’effort normal. Etats limites ultimes Le moment a l'état limite ultime sous la combinaison fondamentale vaut : M, = 0,594 MNm Veffort normal concomitant vaut : N, = +0,600 MN Etats limites de service Le moment a ’état limite de service sous la combinaison caracté: tique vaut : Mex Leffort normal concomitant vaut : Nor 0,405 MNm £0,400 MN Justifications La largeur de dalle a prendre en compte est bur = Eteini + bw, avec ben = 0.2b; +.0,1lp en limitant Desi &0,2Iy et a bi. Ventraxe des poutres n’étant pas connu, on prendra par défaut beri =0,1-6,00=0,60 m, d'od une largeur de table ber = 2+ 0,60 + 0,30 = 1,50 m (voir aussi §4.2.1). Etat limite ultime de résistance « Effort normal positif On peut négliger les effets du second ordre si a la valeur limite Aim. Section droite Ac élancement est inférieur 1,50 — 0,30) - 0,16 + 0,30 - 0,70 = 0,192 + 0,210 = 0,402 m2 Etats limites ultimes 0,16 0,70 Moment statique Myatigue = 0,192 — +:0,210— — = 0,0889 m3 Mowigue _ 0,0889 ite —— = — =90,221 Centre de gravité . Gaor = 00221 m inertie 1:20-0.168 , 0,300,708 12 12 +0,192(0,221 — 0,08)? + 0,210(0,221 — 0,35)? = 0,000410 + 0,008575 + 0.003817 + 0,003495 = 0,01630 m4 : - T 0,01630 Rayon de giration i=yqe | oar 0208 On observera que cette valeur est trés voisine de la valeur approchée h 0,70 ar —— = = 0,202 m f v12— V12 0,600, Effort normal relatif E = 0,0894 ~ Aches 0,402- 16,7 20ABC _ 20-0,7-1,1-0,7 mee /0,0894 6,40 Elancement limite dim = = 36,1 (voir § 7.1.3) E —— = 31,8 < Aum Elancement i = 0.201 31,8 < Ai af On tient compte des imperfections géométriques, qui peuvent étre esti- S| mées a e =e = OO 9.016 m 8 ‘400 ~ 400 — Bg ce My 0,594 _ 3 5 Excentricité e= Ny = 0,600 > 0,990 m © £ | excentricité totale € =e; +; = 0,990 +.0,016 = 1,006 m © & | Oncalcule le moment Mus des forces extérieures par rapport aux aciers = 8 tendus : & E Moment Mya = Nae — yo +.) = 0,600(1,006 — 0,221 + 0,63) 3 = 0,849 MNm E z at Mus 0,849 : & Me it réduit jy = ———— = ———~____ ~ 0,085 rt B) a foment reduit Mu = Fed? fea 1,50-0,632- 16,7 oe ® 89 ght © 201: 90 Régles générales Position de l'axe neutre a = 1,25(1— JT —2y,) = 0,111 x = ad = 0,070 m, inférieur a 0,16 m Bras de levier B=1-0,4a = 0,956 z= fd = 0,602 Mua _ 0,849 Ff N= = =141 Effort de compression : 0.602 0 MN Effort de traction N, = N, — N. = 0,600 — 1,410 = —0,810 MN _ 3,5%e(l =a) _ 3,5%o(1 — 0,111) Allongemen 1S es longement des aciers «, O11 o = 28,0%0 8, — 2,17 %o i = fya(l +.0,08 3 Contrainte des aciers 0, = fra(l + 0.085 28,01-2.17 —435(1 + 0,08 —————-) = —454 MP; 1+ 0080517 ‘ Ny 810 Section d'armature A= = a 0.00178 = 17.8 cm2 # Effort normal négatif On ne tient pas compte des effets du second ordre, qui n’ont pas lieu d’tre dans le cas d'une traction, mais on prend en compte les imper- fections géométriques. Excentricité Excentricité totale € =e; +e; = —0,990 — 0,016 = —1,006 m On calcule le moment M,, des forces extérieures par rapport aux aciers tendus : Moment Mua = Nile — yo +4) = —0,600(—1,006 — 0,221 + 0,63) = 0,358 MNm Man 58, Moment réduit 1. = 7 = 0.036 (pivot A) bed? fea 1,50 - 0,632 - 16, Position de l'axe neutre a = 1,25(1 — /T = 2j) = 0,046 x = ad = 0,029 m, inférieur 4 0,16 m Etats limites ultimes Bras de levier = 0,4a = 0,982 }d = 0,619 Mya _ 0.358 Effort de compression N,=— = Gis 0,578 MN Effort de traction N, = Ny — Ne = —0,600 — 0,578 = 1,178 MN Allongement des aciers .0.%o Contrainte des aciers —466 MPa Ny _ -0,541 Section d'armature = = 0,00253 = 25,3 cm? oa 454 5.2 Effort tranchant [6.2] 5.2.1 Définitions On désigne par : > Vea, P'effort tranchant agissant de calcul ; > Vea, leffort tranchant résistant de calcul en l’absence d’armatures effort tranchant ; > Vea, Peffort tranchant résistant avec des armatures d’effort tranchant ; > Vas» Peffort tranchant de calcul repris par les armatures d’effort tranchant sollicitées a la limite d’élasticité 5 > Veamax» effort tranchant maximal de calcul avant écrasement des bielles de compression. 5.2.2 Procédure générale de vérification > Lorsque Vea < Veac» aucune armature d’effort tranchant n’est requi- se par le calcul. > Lorsque Via > Vea» il convient de prévoir des armatures d’effort tranchant de telle sorte que Vea > Vea Les armatures longitudinales tendues doivent étre capables d’équilibrer le supplément de traction généré par I’effort tranchant. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 91 92 Régles générales Dans le cas d’éléments soumis principalement a des charges uniformé- ment réparties, la vérification a l’effort tranchant peut s’effectuer 4 une distance égale a d, la hauteur utile, du nu de Pappui. Dans ce contexte, il convient de maintenir les armatures d’effort tran- chant jusqu’a Pappui et de vérifier que leffort tranchant sur appui n’excéde pas Ved. nax+ Lorsqu’une charge est appliquée en partie inférieure de Pélément, il convient d’ajouter des armatures verticales suffisantes pour transmettre la charge a la partie supérieure. = Elements sans armature d’effort tranchant Lorsque Via < Vea aucune armature d’effort tranchant n’est requise par le calcul. Il convient néanmoins de disposer un ferraillage transversal minimal pour les poutres. Ce ferraillage minimal peut étre omis pour les éléments de dalles pleines, nervurées ou alvéolées, lorsqu’une redistribution transversale des charges est possible. Ce ferraillage peut également étre omis dans les éléments secondaires, tels que les linteaux de portée inférieure 4 2 m, qui ne contribuent pas de manitre significative a la solidité d’ensemble de la structure. Vaase = [Cracky/100(p» fox) + kip] bud avec : > fx en MPa et Vea en N 5 200 > k=1+ a < 2,0 ou d est la hauteur utile de la section, en mm ; > by est la plus petite largeur de la section droite dans la zone tendue, enmm; Etats limites ultimes Ase byd ot Ay est l’aire de la section des armatures tendues, prolongées sur une longueur au moins égale a sa + d au-dela de la section considé- rée (voir figure 5.1) ; > MH =~ < 0,02 Lod paeenbdlige ra 452 A [A] Section considérée Figure 5.1 Neg . > ops os < 0,2 fea en MPa, avec Nra effort normal agissant dans la section droite, dé: aux charges extérieures appliquées, en N (Nea > 0 pour la compression), et A, l’aire de la section droite du béton, en mm2 ; > le terme Cracks/(100p; fx) a pour valeur minimale Upin- Les valeurs de Cpacs Umin et k; sont fournies par l’Annexe nationale. Les valeurs a utiliser sont : 0.18 > Crue = 0,34 ay eee se > Unin = ——fV? pour les dalles bénéficiant d’un effet de redistribu- Ye tion transversales sous le cas de charge considéré _ OF 053 —==13 £1 pour les poutres, et pour les dalles autres que celles ci-dessus __ 0,35 > ky =0,15 == £4 pour les voiles © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 93 94 Régles générales O Eléments en flexion composée Pour le cas général des éléments soumis a la flexion composée, dont on peut démontrer qu’ils ne sont pas fissurés a l'état limite ultime, on pour- ra se reporter aux régles relatives aux éléments en béton non armé ou fai- blement armé. (1 Décalage de la courbe des moments Pour le calcul des armatures longitudinales en flexion, il convient de décaler la courbe enveloppe des moments de a = d dans la direction défavorable. 1 Charges appliquées au voi nage des appuis Lorsqu’une charge est appliquée sur la face supérieure de l’élément, a une distance ay du nu de l’appui telle que 0,5d < ay < 2d, la contribution de cette charge a Peffort tranchant agissant Viq peut étre minorée par ay b=—. 2d Pour a <0,5d, il convient de prendre a, = 0,5d. Cette réduction peut étre appliquée pour la vérification de Vpa.c- Ceci n’est valable que si les armatures longitudinales sont totalement ancrées au droit de l'appui. Il convient de satisfaire la condition sur Va calculée sans application du facteur de réduction / : Vea < 0,5bydV fos ot v est le facteur de réduction de la résistance du béton fissuré a leffort tranchant. La valeur de v est fournie par |’Annexe nationale. La valeur a utiliser est donnée par : 0.6(1— 250 m™ Eléments avec armatures d’effort tranchant Lorsque Vea > Vea,cs il convient de prévoir des armatures d’effort tran- chant de telle sorte que Vea 2 Vea Etats limites ultimes OQ Modele de treillis Le calcul des éléments comportant des armatures d’effort tranchant est basé sur un modele de treillis constitué : > dune membrure comprimée, a savoir le béton sur lequel s’exerce Peffort de compression de calcul noté Fey 5 > d'une membrure tendue, a savoir les armatures longitudinales qui sont soumises a l’effort de traction de calcul noté Fa 5 > de bielles, a savoir le béton comprimé de l’ame, dont linclinaison sur la fibre moyenne est notée @ ; > des armatures d’effort tranchant dont linclinaison sur la fibre moyenne est notée a, mesurée positivement comme indiqué sur la figure 5.2. Figure 5.2 La largeur de la section considérée est by. la plus petite largeur de la sec- tion prise entre la membrure comprimée et la membrure tendue. Le bras de levier des forces internes est noté z. Dans le cas de la flexion simple, on peut normalement adopter z = 0,9d, d étant la hauteur utile de la section. L’angle @ est limité 4 des valeurs fournies par |’Annexe nationale. Les limites a utiliser sont les suivantes : > en compression ou en flexion simple : 1 < cot@ < 2,5 Tu Fa > entraction: /1+ < cot < 2,5 /1+ ‘crm form © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé ot oq est la contrainte de traction (négative), au centre de gravité. 95 right © 96 Régles générales Dans les régions sans discontinuité de Vea, par exemple dans le cas dun chargement uniforme, la détermination des armatures d’effort tranchant sur une longueur élémentaire ¢ = z(cot@ + cota) peut étre effectuée en utilisant la plus petite valeur de Vea sur cette longueur. O Armatures d’effort tranchant verticales Dans le cas des éléments comportant des armatures d’effort tranchant verticales, la résistance a l’effort tranchant est calculée par : AN Veas = = shove cotd et limitée a: ew 201 fod Ved,max = cot + tané Ayy est la section des armatures d’effort tranchant ; s est Pespacement des armatures @’effort tranchant ; fywa est la limite @élasticité de calcul des armatures d’effort tranchant ; Qcw Coefficient tenant compte de l'état de contrainte de la membrure comprimée, égal a 1 pour les structures non précontraintes et sans effort de traction. Dans le cas de la flexion composée avec traction, et avec une mem- eee . Tu brure comprimée, il convient de remplacer ay pat Qew,t = 1 + =. Le cas d’une section entigrement tendue n’est pas traité, at > v; coefficient de réduction de la résistance a Peffort tranchant du Sex 250 fyva est inférieure a 80 % de f,,, on peut adopter 1 = 0,6. béton fissuré, pris égale A v = 0,6(1 — ). Sila contrainte de calcul O Armatures d’effort tranchant inclinees Dans le cas des éléments comportant des armatures d’effort tranchant inclinées, la résistance a l’effort tranchant est calculée par : A Veas = —*zfiwa(cot@ + cota)sin a 5 Etats limites ultimes et limitée a: why) fea(cot 0 + cot a) 1+ cot Vied,max O Effort de traction supplémentaire dans les armatures longitudinales Leffort de traction supplémentaire A Fig dans les armatures longitudi- nales dé a Peffort tranchant Vgq peut étre calculé par : AFg = 0,5Vgq(cot@ + cota) Me Me,max Il convient que —* + AF ne soit pas supérieur & , 00 Med max est le moment maximal le long de la poutre. Leffet de AFg peut étre estimé en décalant la courbe des moments de Z(cotg 6 — cotg a) : 7 a= 1 Charges appliquées au voisinage des appuis Lorsqu’une charge est appliquée sur la face supérieure de Péément, a une distance ay du nu de P'appui telle que 0,5d < ay < 2d, la contribution de cette charge a l’effort tranchant agissant Vga peut étre minorée par 3 = s. Pour ay < 0,5d, il convient de prendre ay = 0,5d. Il convient de satisfaire la condition sur Veg ainsi calculé : Vea S Asw fywa Sin a g E Agw fywa est la résistance des armatures qui traversent les fissures d’effort © € tranchant sur une longueur centrée sur a, égale a 0,75ay. ee 0.75 ay z i oy : AV 5 ae a e Figure 5.3 97 Dunod 2013 Régles générales Cette réduction 3 n’est applicable que pour le seul calcul des armatures deffort tranchant. Ceci n’est valable que si les armatures longitudinales sont totalement ancrées au droit de Pappui. Il convient toujours de satis- faire la condition sur Vga calculée sans application du facteur de réduc- tion 3: Vea < 0,5bydV fea 5.2.3. Eléments de hauteur variable Dans le cas des éléments de hauteur variable, on définit : > Veca la valeur de calcul de la composante selon la direction de l’effort tranchant de effort de compression de la membrure comprimée ; > Va, la valeur de calcul de la composante selon la direction de l’effort tranchant de l’effort de traction de armature tendue. Dans ce cas, on définit : Vea = Vea,s + Veca + Via Figure 5.4 Il convient qu’en tout point de l’élément, la somme de I’effort tranchant agissant de calcul et des contributions des membrures, Vig — Veca — Vea> soit inférieure ou égale a la valeur maximale admise Ved,max- 98 Etats limites ultimes eC Cm Mie ae Definitions Lexemple concerne Pétude d’une poutre isostatique vis-a-vis de leffort tranchant. II s'agit de la poutre étudiée vis-a-vis de la flexion, dans la situation C. Géométrie La poutre considérée a une portée de 6,00 m et une section rectangu- laire de 0,30 m de largeur par 0,70 m de hauteur associée a une dalle de 0,16 m dépaisseur. La largeur d’appui est de 0,30 m. Matériaux Le béton est un C25/30, de résistance a la compression f-x = 25 MPa. Les aciers ont une limite d’élasticité f,, = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. Conditions d’exploitation La classe structurale du batiment est la classe S4. La classe d’exposition de la poutre est la classe XCI. On choisit un enrobage nominal de Cyom =30 mm, qui permet de res- pecter de facto l'enrobage nominal pour les barres longitudinales de diamétre jusqu’a 25 mm. Actions Actions permanentes Les actions permanentes sont uniformes, de valeur: ¢ = 20,00 kN/ml Actions variables Les actions variables sont uniformes, de valeur: q = 70,00 kN/ml Actions accidentelles Sans objet. ght © 2013 Dunod. Combinaisons d’actions La combinaison fondamentale 4 |'état limite ultime a considérer conduit 4 une charge uniforme : 1,35G kup + 1,50Q,.1 soit Po = 132,00 kN/ml © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit 99 Dunod 100 Régles générales Sollicitations Moment fléchissant Le moment fléchissant a été déterminé pour l'étude de la flexion. Effort tranchant effort tranchant est déterminé en considérant le chargement de la tra- vée entiére, sans envisager de chargement partiel. Ueffort tranchant sous un chargement uniforme est alors une fonction linéaire, qui a pour équation : 1 Vea(x) = Puls —¥) effort tranchant au nu de l'appui vaut : Vea(0) = 0,396 MN Veffort tranchant a la distance d de l'appui vaut : Vea(d) = 0,313 MN Justifications Etat limite ultime de résistance vis-a-vis de effort tranchant = Valeurs de référence > Vrae t Vea est l'effort tranchant résistant de calcul en l'absence d’armatures d’effort tranchant. Vea = [Crack /100P fox) + kiGep loud [200 ease See ee 1,56 <2,0 HF + Ay =3HA16 = 6,0 cm? pour le premier lit = Ae = 9 0.00317 < 0,02 PIE 2-90 63 eee ete Nea oy = = 0 MPa 18 0,1 Cas eee Gi % 1S 1 Veae = (0,12 1,56,YC100- 0,00317 - 25) + 010,30 - 0,63 = 0,373 -0,30-0,63 = 0,071 MN Le terme Crack /M00p. fax) a pour valeur minimale enn 0,053 ce Te 150" +25? = 0,344 MPa (vérifié) Umin = ght © 201: © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé Etats limites ultimes ~ Viea.max # La résistance maximale a l’effort tranchant est donnée par : CewhwZ2Vi fea Vedmax = —7——, : ia cot + tand’ “°° ew. =1 Sex 25 , = 0,61 — 2*) = 0,60 — 22) =0,54 "1 0,6( 350? 0,6( 750 0, z = 0,9d = 0,9 - 0,63 = 0,567 Avec une inclinaison des bielles égale 4 @ = 45°, soit cot@ = 1: 1 - 0,30 - 0,567 - 0,54 16,7 Veins = 7 = 0.767 MN Avec une inclinaison des bielles égale 4 @ = 21,8°, soit cold = 2,5: 1 - 0,30 - 0,567 - 0,54 16,7 Veda = ———-——— = 0,529 MN ie 2,540.4 » Armatures d'effort tranchant en zone courante Dans le cas des éléments comportant des armatures d'effort tranchant, la résistance a effort tranchant est calculée par : Asw Vras = —Zfywa cot La densité d'armatures transversales le long de la poutre est donnée par : Aww Veas s ~~ zfya COCO La densité d’armatures transversales dans la section a la distance d de Vappui est telle que Veas = Veu(d), soit dans le cas de bielles inclinées a4s: Aw _ _Vea(d) s = 0,00127 = 12,7 cm?/ml 0 Zfywa cot 0,567 - 435 Justification des zones d’about = Ancrage des armatures inférieures Leffort de traction ancrer en raison du décalage de la courbe des moments est, dans le cas de la flexion simple, en supposant une incli- naison des bielles 0 = 45° HE cotd — cota Décalage a = 5 = 0,50 Effort aancrer Fy = Vest = 0,50Veq = 0,50 - 0,396 = 0,198 MN Section d'acier & ancrer Af = Fr, dod A = 4,6 cm? 101 ght © 2013 Dunod. Régles générales 102 = Equilibre de la bielle d’about Léquilibre de la bielle d'effort tranchant sur 'appui de rive s’écrit, en fonction de langle d’inclinaison de la bielle d'about 6” : Ve Effort dans la bielle Fo = sin 6" Effort horizontal Fa = a 136! Si a désigne la largeur de l'appui, la largeur a> de la bielle vaut a =aysin 6’. « Contraintes de compression Léquilibre du nceud donne lieu aux contraintes de compression : Feax Vea on choisit un espacement initial, supérieur 4 7 ou 8 cm, soit ici so =0,10 m; > on choisit le nombre de brins, égal a priori au nombre de files d’armatures longitudinales, soit ici 3 brins ; Pon choisit le diamétre des barres d'une nappe correspondant a "espacement initial, dans la section la plus sollicitée, soit : Agy = 12,7 +89 = 12,7-0,10 = 1,27 cm2. Il faut donc pour une nappe 3 brins de diamétre 8 mm, qui représentent 1,51 cm2. On ajuste, arrondi au centimetre inférieur, 'espacement initial en fonction de la section choisie Aw = fe = 12,7, d'oui sy = 0,119 m, soit 0,11 m. 0 0 Espacements successifs : On dispose donc des nappes d’armature a partir du nu de l'appui, avec Vespacement initial. Cette disposition est maintenue jusqu’a l'abscisse de la poutre telle que l’espacement entre les nappes puisse étre augmenté. On choisit 'espacement suivant s; puis les autres espacements succes- sifs s,,, par exemple dans la suite dite de Caquot (7, 8, 9, 10, 11, 13, 16, 20, 25, 35). Espacement _s; = 0,13 m, qui correspond a une section d’armature : Agw _ 1,51 Section d’armature SS = B= 16 cm?/ml, qui permet sO, d’équilibrer un effort tranchant : Agw Effort tranchant Vras = Fywa = 0,00116 - 0,567.435 = 0,286 MN, atteint dans la section x) : I Abscisse de la section —Vi(x) = py(5 — x1) = 0.286 MN 6,00 0,286 = 0,132(-5— — x1), dot x; = 0,83 m x Nombre de répétition de s; = partie enti@re de (2) +1 = partie entiére So 103 3 104 Régles générales On répate donc, a partir la premiére nappe au nu de l'appui, 8 fois un espacement de 0,11 m. A partir de la position de la derniére nappe, on dispose les nappes avec un espacement de 0,13 m, et ainsi de suite jusqu’a la moitié de la tra- vée, s'agissant d’une poutre dont le diagramme d’effort tranchant est symétrique. Organisation du calcul Nombre de répétitions ey de espacement s;_; _ | de la derniére nappe espacée de 5)-| 0,00 011 0,00 0,13 11,6 0,286 0,83 0,00 + 8-0,11 = 0,88 1,24 — 0,88 0,16 9,4 0,232 1,24 ag) tha 3 0,88 +3013 = 1,27 0,20 7,6 0,182 1,59 (ie 7) - 2(1) 1,27+2-0,16 = 1,59 0,25 6,0 0,149 1,87 en( )rre2 1,59 + 2-0,20 = 1,99 cn( 220-19) 0,35 4,3 0,106 2,20 +1=1 1,994 1-0,25 = 2,24 0,25 00 — 2,24 3,00 Eni ti =2(2) 2,24 +2-0,35 = 2,94 (1) le nombre d'espacement tombe juste, il n'est donc pas nécessaire d'ajouter un espacement. (2) en ajoutant 1, la derniére nappe dépasserait le milieu de la travée. « Méthode simplifiée La méthode simplifiée consiste a prendre en compte une valeur constan- te de l'effort tranchant sur une longueur unitaire / = z(cot @ +cot a), égale a la valeur minimale sur la longueur considérée. Méthode simplifiée avec cot 6 = 1: Longueur unitaire 1 = 0,9 -0,63(cot 45° + cot 90°) = 0,567 m Effort tranchant ax =/ — Vea(0,567) = rm =x) = 0,132(3,00 — 0,567) = 0,321 MN pyright © 2013 Dunod. co © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Aww Vras 0,321 Section d'armature —* = = Feed = pgep agg = 130 cme Avw _ 151 Espacement initial = 13,0, d’ou so = 0,116 m, soit 0,11 m 50 Organisation du calcul an Nombre de répétitions | Abscisse réelle 0) de Vespacements; _| de la derniére nappe fee 0,57 0,321 13,0 0,11 0,00 + 6-0,11 = 0,66 1,13 0,246 10,0 0,15 +1=4 0,66 + 4-0,15 = 1,26 “as ) 1,70 — imate) ) 1,70 0,171 6,9 0,21 em ( O01 +1=3 1,26 +3-0,21 = 1,89 2,27 0,097 3,9 0,38 Ent (aa 89) <1 (1) 1,89 + 1-0,38 = 2,27 3,0 0,000 0,47 em(* a =1(2) 2,27 + 1-0,47 = 2,74 (1) Ie nombre d'espacement tombe juste, il n'est donc pas nécessaire eajouter un espacement, @) en ajoutant 1, la dernigre nappe dépasserait le milieu de la travée Méthode simplifige avec cot @ = 2,5 : On conserve des armatures verticales, soit « = 90°. Longueur unitaire | = z(cot @ + cot @) =0,9-0,63 2,5 = 1,42 m Effort tranchant ax = Vea (1,42) = rh —x) = 0,132(3,00 — 1,42) = 0,209 MN ie Vra.s. tee 0,209 eet 2 Feacot 0 ~ 0,567-435-2,5 4 emé/ml Section d’armature Asw Espacement initial —~ = —— = 3,4, dod sy = 0,444 m, soit 0,44 m So. So Lespacement maximal étant de 0,47 m, on peut adopter un espace- ment constant sur toute la longueur de la poutre de 0,44 m. 105 ght © 2013 Dunod. Régles générales 5.3. Liaison entre les membrures d’une poutre et ame [6.2.4] La résistance au cisaillement de la membrure peut étre calculée en consi- dérant la membrure dans son plan comme un syst¢me de bielles compri- mées et de tirants. La contrainte de cisaillement longitudinale vpy a la jonction une mem- brure et de l’ame est générée par la variation de l’effort de compression ou de traction de la membrure considérée : _ AR hpAx ved avec: > AF, la variation de Peffort de la membrure sur la longueur Ax ; > hy Pépaisseur de la membrure au droit de la jonction ; > Ax la longueur considérée, au plus égale a la moitié de la distance entre la section de moment nul et la section de moment maximum. Si vga est inférieure a Kf.a, aucune armature supplémentaire n’est néces- saire en plus de celles requises pour la flexion. La valeur de k est donnée par PAnnexe nationale. La valeur utiliser est égale a 0,50 dans le cas d’une surface verticale de reprise de bétonnage rugueuse et 1,00 lorsqu’il n’y a pas de surface verticale de reprise de bétonnage. Figure 5.5 106 © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Pour éviter l’écrasement des bielles, il convient de vérifier la condition : vga < Vfea Sin 8; c0s 0 Les valeurs limites de 6; sont données par Annexe nationale. Les valeurs a utiliser sont: 1 Veahe Sp cot O Dans le cas ot le cisaillement de la membrure est combiné a la flexion transversale, il convient de retenir pour la section des armatures, la sec- tion précédente ou la moitié de celle-ci augmentée de la section requise pour la flexion transversale, si la section ainsi obtenue est supérieure. Il convient d’ancrer les armatures longitudinales tendues dans la mem- brure au-dela de la bielle nécessaire au report de l’effort dans lame dans la section ot ces armatures sont requises. 5.4 Torsion [6.3] 5.4.1 Généralités Lorsque la résistance en torsion de certains de ses éléments est indispen- sable a l’équilibre statique d'une structure, on doit procéder a une vérifi- cation complete a la torsion, couvrant a la fois les états limites ultimes et les états limites de service. Lorsque, dans des structures hyperstatiques, les sollicitations de torsion résultent uniquement de considérations de compatibilité et que la stabi- lité de la structure n’est pas déterminée par la résistance en torsion, il nest généralement pas nécessaire de considérer les solicitations de tor- sion a Pétat limite ultime. 107 Régles générales La résistance en torsion d'une section peut étre calculée sur la base d'une section fermée a parois minces, dans laquelle l’équilibre est assuré par un flux fermé de cisaillement. Les sections pleines peuvent étre modélisées directement par des sections fermées a parois minces équivalentes. Les sections de forme complexe, telles que les sections en T, peuvent étre tout @’abord décomposées en sections élémentaires, modélisées chacune par une section & parois minces équivalente, la résistance en torsion de Pensemble étant prise égale a la somme des résistances des sections élé- mentaires. Il convient que la distribution des moments de torsion dans les sections élémentaires soit proportionnée a la rigidité en torsion a Pétat non fissu- ré de celles-ci. Dans le cas de sections creuses, il convient de limiter Pépaisseur des parois fictives a ’épaisseur réelle des parois de la section. Chaque section élémentaire peut étre calculée séparément. A] Feuillet moyen B] Parement extérieur de la section, périmétre 1 Figure 5.6 108 Etats limites ultimes 5.4.2 Méthode de calcul [6.3.2] @ Soll ‘itation tangente de torsion Le flux de cisaillement en torsion pure dans la paroi peut étre obtenu par : Tisa Tilers = DAR La solicitation tangente due a la torsion dans la paroi est donnée par : Veea,i = Tiifetizi avec: > Tia le moment de torsion de calcul ; > Aj Paire intérieure définie par le feuillet moyen des parois ; > 7, la contrainte tangente de torsion dans la paroi i ; > ter; Pépaisseur de la paroi fictive. Elle est prise égale a A/u, sans étre inférieure 4 deux fois la distance utile des armatures longitudinales. Dans le cas des sections creuses, elle est limitée par I’épaisseur réelle de la paroi; A est Paire totale de la section délimitée par le périmétre extérieur de la section, et u est le périmétre extérieur de la section ; > ¢; la longueur de la paroi i comptée entre les points d’intersection des parois adjacentes. Leffet de la torsion et celui de l’effort tranchant se superposent, sous réserve de considérer la méme valeur 6 d’inclinaison des bielles. ™@ Résistance de la section La résistance d'un élément soumis a des sollicitations d’effort tranchant et de torsion est limitée par la résistance des bielles de béton. II convient de satisfaire la condition suivante : right © Tea fe Vea Trdmax Ved,max <1 ol: © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit > Ty est le moment de torsion agissant de calcul ; 109 right © 110 Régles générales v Vea est l’effort tranchant agissant de calcul ; Tra,max est le moment de torsion résistant de calcul : v Td,max = 270% fod Axtet,i Sin 8 cos 4 DP Vedmax est Peffort tranchant résistant de calcul. Pour les sections pleines, on peut utiliser la largeur complete de Pame. @ Armatures longitudinales de torsion Les armatures longitudinales de torsion sont calculées a partir de ’expressior AN amr = —— cod rn 2A, oti ux est le périmétre de la surface Ax, et fya est la limite d’élasticité de calcul des armatures longitudinales Ay. Les armatures longitudinales peuvent étre réduites dans les membrures comprimées selon effort de compression disponible. Elles s’ajoutent aux autres armatures dans les membrures tendues. @ Armatures transversales de torsion La section des armatures transversales A,,, issues des seules sollicitations de torsion est calculée au moyen de Pexpression : A s 2A, cotd >» est Pespacement des armatures transversales de torsion > fra est la limite d’élasticité de calcul des armatures transversales Ay,. ® Sections rectangulaires Les sections pleines approximativement rectangulaires ne requiérent qu'un ferraillage minimal sous réserve que la condition ci-aprés soit vérifiée : T: Vi +o 0,70 0,50 : 10,70 ' 0,70 Matériaux Le béton est un C25/30, de résistance a la compression fax = 25 MPa. Les aciers ont une limite d’élasticité fy, = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. Conditions d’exploitation La classe structurale du batiment est la classe S4. La classe d’exposition de la poutre est la classe XC1. On choisit un enrobage nominal de Cyom = 30 mm, qui permet de res- pecter de facto l'enrobage nominal pour les barres longitudinales de diamétre jusqu’a 25 mm. pyright © 2013 Dunod. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Actions Actions permanentes Poids propre g =0,50- 0,70 - 25 = 8,75 kN/ml Charges concentrées Gy = Gc = 60,00 KN Actions variables Charges concentrées indépendantes Qn = Qc = 30,00 kN Actions accidentelles Sans objet. Sollicitations Les justifications sont conduites a l'état limite ultime sous la combi- naison fondamentale. Sollicitations sous chargements unitaires Les sollicitations sont dans un premier temps déterminées sous chacun des chargements unitaires. Allure des courbes des sollicitations sous chargements unitaires Chargement |Moment fléchissant| Effort tranchant | Moment de torsion ) ) om G 1 } | (HS) [scree] q “ | | | f | se Moment fléchissant 2,80 Sous g Mgy= —8,75- 2 —34,3 kNm 1,40? Myy = ~8.75-J~ = 8.6 kNm Mgc = OkNm 113 ght © 201: 114 Régles générales Sous G Mca = —60-2,80—60- 1,40 = —252.0 kNm Mcp —60 - 1,40 = —84,0 kNm Moc 0 kNm Sous Oc Moca = —30- 2,80 = —84,0 kNm aca = + —30- 1,40 = —42,0 kNm Macc = 0 kNm Sous Oy Moxa = —30- 1,40 = —42.0 kNm Maus = 0 kNm Mosc = 0 kNm Effort tranchant Sous g Vea = 8,75 - 2,80 = 24,5 kN Vep = 8,75 - 1,40 = 12,3 kN Vac = 0 kN Sous G Voan= +60 + 60 = 120,0 kN = +60,0 kN Sous Qc Vacac = +30,0 kN Sous Op Vosan = +30,0 kN Voxnc = 0 KN Moment de torsion Sous g T,= 0kNm SousG Toas= OkNM Tonc = —60-0,70 = —42,0 kNm Sous Qc Tacac = ~—30-0,70 = —21,0 kNm Sous Op Tonan = +30-0,70 = +21,0 kNm Tose = 0 kNm Justifications Etat limite ultime de résistance en flexion * Combinaison fondamentale Moment fléchissant en A My = —1,35(34,3 + 252,0) — 1,50(84,0 + 42,0) = —576 kNm Moment fléchissant en B M, = —1,35(8,6 + 84,0) — 1,50 - 42,0 = —188 kNm = Section d'acier éduit jy = Me - 0,576 Moment réduit Hu = 73, = 9,50.0,68 16,7 Position de I'axe neutre @ = 1,25(1 — YT = 2p) = 0,241 x =ad =0,152m =0,174 (pivot B) pyright © 2013 Dunod. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Bras de levier f =1-0,4a = 0,904 z= Bd = 0,570 Allongement des aciers _ 3,5%(L—a) — 3,5%o(1 — 0,241) 7 = 11,0%0 @ 0,241 Contrainte des aciers = 2,17 %e 11,0 -2,17 1 SOE) = 435(1 +.0,08-2 = 441 = fyal +0085 aoaoaes 51 + 0,08) MPa Section d’armature A, = Me 2 0576 _ 9.99929 = 29.9 em? “zo, 0.570.441 Hae Etat limite ultime de résistance a effort tranchant * Combinaison fondamentale Effort tranchant en A Vy = 1,35(24,5+120,0) + 1,50(30,0+30,0) = 285 kN Effort tranchant en B Vy = 1,35(12,3 + 60,0) + 1,50 - 30,0 = 143 kN * Valeurs de référence Veae effort tranchant résistant de calcul en l'absence d’armatures d'effort tranchant : Vade = [Crack M001 fer) + kiteplbwd i 200 k =1 =14+,/ =1,56<2, + +30 0 Ay = 0 cm? pour le premier lit _ AG et Bud Nea cp = et =O MP Sep ae a 0,18 Cesc = = 22 =0,.12 ee 15 Vege = 0 MN Le terme Cya,ck Vra.max La résistance maximale a l'effort tranchant est donnée par : Cowbw2V1 Fer Virdimax = SSP avec : fe cot 0 +tan =1 ow fos 25 vy $061 ~ 557) = 0.6(1 — 57) = 0.54 z = 0,9d = 0,9 - 0,63 = 0,567 Avec une inclinaison des bielles égale a = 45°, soit cot 6 =1 : 10,50 0,567 - 0,54 16,7 a 1+1 ‘Avec une inclinaison des bielles égale a 6 = 21,8°, soit cot @ = 2,5 : Vied max = 1,276 MN Vied,max = +04 « Armatures d'effort tranchant Effort tranchanten A Va = 1,35(24.5 + 120.0) + 1,50(30,0 + 30.0) = 285 kN La densité d’armatures transversales dans la section A est sensiblement égale a: Vers _ Ved) iO. Zfywacot @ — Zfyyacot @ — 0,567 - 435 = 0,00116 = 11,6 cm2/ml ___Veas__ __Vead)_—_ 0,285 s © Zfywa Ot 8 Zfywacot @ 0,567 - 435 - 2,5 = 0,00046 = 4,6 cm2/ml Effort tranchantenB = V = 1,35(12,3 + 60,0) + 1,50-30,0 = 143 kN La densité d’armatures transversales dans la section a droite de B, est sensiblement égale a : Aw Vids 0,143 = 45°, = BS Caner cot ~ 0,567- 435 A Veas 0,143 s Zfywa Cot @— 0,567 - 435 -2,5 = 0.00023 = 2,3 cm2/ml avec @ = 45° avec 0 = 21,8°, = 0,00058 = 5,8 cm2/ml avec @ = 21,8°, © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé Etats limites ultimes Etat limite ultime de résistance a la torsion = Combinaison fondamentale Moment de torsion en A Tyan = 1,50 21,0 = 31,5 kNm Moment de torsion en B Tysc = —1,35-42,0 + 1,50 - 21,0 = 88,2 kNm « Solicitation tangente de torsion Aire totale de la section A =0,50-0,70 = 0,35 m2 Périmatre extérieur u = 2(0,50 + 0,70) = 2,40 m ; A _ 0,35 Epaisseur de la paroi fictive fr; = — = = 0,146 m, u 2,40 supérieure a deux fois la distance utile des armatures longitudinales Aire intérieure Ay = (0,50 — 0,146) - (0,70 — 0,146) = 0,196 m? Périmatre de l'aire intérieure = 2(0,50 — 0,146 + 0,70 — 0,146) = 1,816 m Contrainte tangente de torsion Tew 0,0315 i = le = 000815. 55 pa en A = FAgtay 2-0,196- 0,146 to Ty 0,0882 n= = 1,54 MPa en B © 2Agter; 20,196 - 0,146 « Résistance de la section Les effets de la torsion et de l’effort tranchant se superposent, sous réserve de considérer la méme valeur 4 d’inclinaison des bielles. Tpa.max MOMent de torsion résistant de calcul : 2Welew fed Ak fee Sin @ cos 6 2-0,54-1- 16,7 - 0,196 - 0,146 = 0,516 MNm 2-0,54- 1 - 16,7 - 0,196 - 0,146 - 0,371 - 0,928 0,178 MNm. Vérification de la résistance : La résistance d’un élément soumis a des sollicitations d’effort tranchant et de torsion est limitée par la résistance des bielles de béton. Il convient de satisfaire la condition suivante : Tea Vea Tra,max avec @ = 45°, Tramax avec 6 = 21,8°, Tra max ————2,5 = 8,4 cm? Entre A et B != 59,196 -435 279 = 84 cm 1,816 - 0,0882 Entre B EAg = 0,5 = 23,5 cm? ntre Bet C = 570, 196-435 cm: Les armatures longitudinales peuvent étre réduites dans les membrures comprimées selon l’effort de compression disponible. Les armatures longitudinales s’ajoutent aux autres armatures dans les membrures tendues. = Armatures transversales de torsion La section des armatures transversales A,y issues des seules sollicita- tions de torsion est calculée au moyen de I’expression : Avw fua Tea _ Asw Tea a s 2Ay cot @ s 2Ax fya cot 6 Avec une inclinaison des bielles égale a9 = 45° : A 0,0315 Entre A et B S = ——____ = 1,9 cm? s 2-0,196 - 435 t A 0,0882 s 2-0,196-435 Entre B et C = 5,2 cm?/ml © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Avec une inclinaison des bielles égale a @ = 21,8° : A 0,0315 Entre A et B w= = 0,7 cm2/ml ei y 2-0,196-435-2,5 CHL Av 0,082 Entre B et C = ae oe = 21 cm?/ml Ss 2-0,196-435-2,5 Dispositions constructives Les dispositions constructives sont définies pour une inclinaison des bielles de 21,8". Armatures longitudinales * Dispositions minimales Les armatures longitudinales de flexion doivent respecter la condition de non fragilité : Frvin Asin = 0,26. f vk Il convient que la section minimale d’armatures Ay min respecte la condi- tion: Agmin 2 0,0013b,.d = 0,0013 - 0,50 - 0,63 = 4,1 cm? bd = 0,267" 0,50 0,63 = 4.2 cm2 « Ferraillage Les barres longitudinales sont disposées au moins a chaque angle et distribuées uniformément le long du périmétre intérieur des cadres avec un espacement n’excédant pas 350 mm. (Dans les petites sections, les armatures peuvent étre concentrées aux extrémités des cétés.) De facon trés théorique, la répartition de la section des armatures lon- gitudinales de torsion en 8 points, disposés aux 4 angles et au milieu des 4 cétés, se faisant au prorata des longueurs correspondantes du périmétre intérieur de longueur 1,82 m de laire Ay, donnerait une répartition des longueurs de 0,14 + 0,35 + 0,14 soit 0,63 m pour les petits cétés et 0,28 m au milieu des grands cétés, soit respectivement : > 2,9 cm? pour les petits cdtés et 1,3 cm? au milieu des grands cétés entre A et B, > 8,1 cm? pour les petits cotés et 3,6 cm? au milieu des grands cétés entre Bet C. On choisit de disposer dans la section d’encastrement A : > 2HA 20+ 2HA25 en I* lit > 4 HA 20 en 2° lit soit un total de 28,7 cm? pour une section de 22,9 + 2,9 = 25,8 cm2 119 right © 120 Régles générales Varrét des barres du 2¢ lit se fait dans la section droite ow le (cot 6 — cot a) 2 = 0,9 - 0,63 - 1,25 = 0,71 m, peut étre équilibré par la section d’armatu- re disponible pour la flexion, soit 16,1 cm? (2 HA 20 + 2 HA 25) déduc- tion faite de la section nécessaire a la résistance a la torsion, soit 16,1 —8,1 = 8.0 cm?. Le moment de flexion que peut équilibrer cette section est donnée par 0,576 8.009 = 0,201 MNm. moment, aprés décalage de la courbe de a Armatures transversales Les cadres de torsion sont disposés perpendiculairement a I'axe de élément. Ils sont fermés et ancrés au moyen de crochets pliés a plus de 90 * ou de recouvrements complets le long de l'extrados. « Dispositions minimales Les armatures transversales doivent respecter un pourcentage minimal : A Vix v3 wy = Ee > Pw.min = 0,08 0,08—— = 0,00080, Pu = hy sina 7 Fox 500 d’ou pour des armatures verticales : Axw > by Puinin = 0,50 - 0,00080 = 4,0 cm2/ml Espacement longitudinal s}mx =0.75d(1 + cot «) = 0,75 - 0,63 0,473 m Espacement transversal $,max = 0,75d limité 4 600 mm = 0,473 m Les recommandations relatives aux armatures d’effort tranchant sont généralement suffisantes pour la définition de la quantité minimale de cadres de torsion. = Ferraillage Dans le cas présent, il est possible, parce que l'effort tranchant comme le moment de torsion peuvent étre considérés comme constant par par- tie, de considérer que le cadre est dédié la torsion et les épingles ou les étriers sont dédiés a leffort tranchant, en s'imposant un espacement commun. — Armatures transversales entre B et C (le plus sollicité en torsion) : La torsion mobilise un seul brin du cadre. On choisit un cadre en HA 8. 0,503 a 0,24 m Leffort tranchant entre B et C nécessite 2,3 cm?/ml. L’espacement s entre B et C vaut s © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes 0,24 m, la section nécessaire est : Ag = 2,3 0,24 = 0,55 cm? Cette section peut étre réalisée avec 2 brins HA 6. — Armatures transversales entre A et B: L’espacement s du cadre de torsion entre A et B vaut : 0,503 s= 0,7 L’espacement des cadres de torsion n'est pas supérieur a u/8, ni a 0.75d, ni a la plus petite dimension transversale de la poutre. On limite donc s 40,30 m. effort tranchant entre A et B nécessite 4,6 cm?/ml. Avec un espacement s = 0,30 m, la section nécessaire est : Ay = 4,6-0,30 = 1,4 Cette section peut étre réalisée avec 4 brins HA 8. Une autre solution consiste 4 conserver entre A et B le méme espace- ment qu’entre B et C, soit 0,24 m et a disposer deux étriers HA 6, soit 4 brins HA 6. Avec un espacement s = 0,72 m. 1,13 On vérifie bien que la section est suffisante : 024 = 4,7 cm?/ml Il en résulte que les armatures transversales sont en définitive consti- tuées par un cadre HA 8 et deux étriers HA 6 avec un espacement constant de 0,24 m sur toute la longueur de la console. 5.5 Poingonnement [6.4] 5.5.1 Généralités Il s’agit du poingonnement des dalles pleines et des fondations. Le poingonnement peut résulter dune charge concentrée ou d'une réac- tion d’appui appliquée sur une aire relativement petite, appelée Aioad- La résistance au poinconnement doit étre vérifiée au nu de aire chargée et sur le contour de contréle de référence u). Si des armatures de poinconnement sont nécessaires, il convient de trou- ver un autre Contour Mou;e¢ 4 partir duquel aucune armature de poingon- nement nest nécessaire. 121 Régles générales im an i 4 F H ? 2d Section de contrale de référence 6 = arctan (1/2) 4 = 26,6° Figure 5.7 5.5.2 Contour de contréle de référence On peut admettre que le contour de controle de référence u; est situé a une distance 2d de aire chargée. La hauteur utile d de la dalle ou de la fondation peut normalement étre prise a la moyenne des hauteurs utiles des armatures des deux directions orthogonales. id atlenee ‘ ' t t t i i t | Figure 5.8 > Iconvient de tracer le contour de maniére & minimiser sa longueur. > Il convient de considérer des contours de contréle & une distance inférieure & 2d lorsque la charge appliquée est équilibrée par une pression élevée, comme la réaction du sol dans le cas Pune fondation. 122 Etats limites ultimes > Dans le cas d'une aire chargée au voisinage d’une trémie, c’est-a-dire aune distance inférieure a 6d, comptée entre le contour de l’aire char- gée et le bord de la trémie, la partie du contour comprise entre les deux tangentes a la trémie issues du centre de l’aire chargée est consi- dérée comme non participante. BP Jes |+—+_IN £5 b& fio A Figure 5.9 > Dans le cas dune aire chargée située A proximité @un bord ou dangle, il convient de choisir un contour de contréle selon Ia figu- re 5.10, Figure 5.10 right © 5.5.3 Section de contréle de référence La section de contréle de référence est la section dont la trace coincide avec le contour de contréle de référence et dont la hauteur est d. Dans le cas des semelles de hauteur variable, la hauteur utile est mesurée au nu du contour du poteau. © Dunod, Toute reproduction non a 123 Dunod 2013 124 Régles générales 5.5.4 Résistance au poinconnement On définit, pour chaque section de contréle considérée, les contraintes suivantes : > veae la valeur de calcul de la résistance au poingonnement d’une dalle sans armatures ; > veacs la valeur de calcul de la résistance au poingonnement d’une dalle avec armatures ; > Upamax la valeur maximale de calcul de la résistance au poingonnement. ™@ Résistance maximale Le long du contour du poteau ou de Paire chargée, il convient de ne pas dépasser la valeur maximale de calcul de résistance : Ved S URa.max La valeur de vggmax est fournie par I’ Annexe nationale. La valeur a utili- ser est donnée par : VRdmax = 0,50 foa iene fix La valeur de v est donnée par » = 0.6 (: i) ™ Résistance d’une dalle sans armatures de poinconnement [6.4.4] Il convient de vérifier la résistance au poin¢onnement pour la section de contréle de référence. Aucune armature de poingonnement n’est néces- saire si: UEd < URd,c Ve >, var = “8 dans le cas d'une charge centrée ; Dans le cas d’une charge excentrée, il ya lieu de majorer la contrainte de poinconnement par application d’un coefficient @ défini a Particle 6.4.3 de 'Eurocode. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé Etats limites ultimes Pour les structures dont la stabilité générale ne dépend pas du fonction- nement en portique des dalles et des poteaux, et oti les longueurs des tra- vées adjacentes ne different pas de plus de 25%, on peut utiliser des valeurs approchées de 3, a savoir 1,15 pour un poteau intérieur, 1,4 pour un poteau de rive et 1,5 pour un poteau d’angle. Vrdc = Cra,cky/(100p, fee) + kigep avec : > fax en MPa et vga en MPa; P k=1+ 2S < 2.0 savecd en mm; Pp = /PiyPuy < 0,02 3 avec py et py, les valeurs moyennes des pour- centages d’armatures tendues adhérentes dans les directions y et < respectivement, calculées sur une largeur de dalle égale a la largeur du poteau augmentée de 3d de part et d’autre ; > op la demi-somme des contraintes normales oy et 7, dans les direc- tions y et z (MPa, positives pour la compression). Le terme Cpa,cky/(100p; fek) a pour valeur minimale Umin- Les valeurs de Cpae> Umin et ky sont fournies par l’Annexe nationale. Les valeurs a utiliser sont : 0,18 Chae = Vmin = O,OBSKS!? fy? k, =0,10 ™ Résistance d’une semelle sans armatures d’effort tranchant [6.4.4] Il convient d’évaluer la résistance au poinconnement le long de contours de controle, de périmétre wu, situés a une distance a du nu du poteau au plus égale 2d. Aucune armature de poingonnement n’est nécessaire si : Ved < URdc 125 126 Régles générales > Dans le cas d'une charge centrée, la valeur nette de l’effort agissant vaut : Veed,cod = Vea — AVea > Veg est Peffort tranchant appliqué, et AVjy est la valeur nette de la réaction a Pintérieur du contour de contréle considéré. Dans le cas une semelle, il s’agit de la réaction du sol, diminuée du poids propre de la semelle. La contrainte de poinconnement pour la section de contréle considé- rée vaut : _ Vearea ud Ved 2d 2d Vase = Crack 1000, fox) > Vin > Dans le cas d’une charge excentrée, il y a lieu de majorer la contrain- te de poingonnement par application d’un coefficient 3 défini a Varticle 6.4.4 de lEurocode. ™@ Résistance d’une dalle ou d’une semelle avec armatures d’effort tranchant [6.4.5] OC Armatures de poinconnement Lorsque des armatures de poingonnement sont nécessaires, il convient de les calculer selon Pexpression : Pn OFS ees Aen eee eee ried Se wd avec: > Aww la section d’un cours d’armatures de poingonnement sur un périmétre autour du poteau, en mm? ; > 5, Pespacement radial des cours armatures de poingonnement, en mm 3 > f,waer la limite d’élasticité efficace des armatures de poinconnement, en MPa 5 fier = 250+ 0,25d < fwd Etats limites ultimes > dla hauteur utile moyenne dans les directions orthogonales, en mm ; > « Pangle des armatures de poingonnement avec le plan de la dalle (a = 90° pour des armatures verticales). S'il est prévu une seule file de barres pliées vers le bas, on peut prendre d pour © la valeur 0,67. Se Lorsqu’on utilise des produits de marque déposée comme armatures de poingonnement, il convient de déterminer vpa,cs par des essais conformes a PAgrément technique européen correspondant. Les armatures de poingonnement minimales [9.4.3] sont données par : 1 7 eer Se nis fix 15sina + cosa avec 5; l’espacement radial des armatures de poingonnement, et s; l’espa- cement tangentiel des armatures de poingonnement. (1 Résistance au voisinage du poteau La résistance au voisinage du poteau est limitée a : Via — vRd,max ud iy 5 5 ug est égal au périmétre du poteau © Db c; est le cété du poteau rectangulaire perpendiculaire a la rive. ® i > cy est le coté du poteau rectangulaire paralléle a la rive. > & P Gest un coefficient tel que défini plus haut dans le cas de chargement 3 excentré, 2 a ° 127 Dunod 128 Régles générales O Contour de contréle Wout Tl convient de déterminer le contour de contréle vou, respectivement Uou,ett pour lequel aucune armature de poingonnement n’est requise, au moyen de l’expression : Ve URa,cd Mouer = Tl convient de placer la file extérieure des armatures de poinconnement a une distance au plus égale a kd a Pintérieur du contour uo, respective- ment Uoureit- La valeur de k est 1,5. w A] Contour tue Contour tourer Figure 5.11 Le contour Uou,er est défini comme les parties du contour continu telles que l’espacement des cadres ou étriers le long d’un contour n’est pas supérieur & 2d. 5.6 Modéles bielles et tirants [6.5] 5.6.1 Généralités Lorsqu’il existe une distribution non linéaire des déformations relatives, il est possible @utiliser des modéles bielles et tirants pour le dimension- nement a PELU. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes Les vérifications a l’ELS peuvent également utiliser ce type de modéle, a condition d’assurer les conditions de compatibilité pour le modéle, en choisissant notamment la position et l’orientation des bielles principales conformément a la théorie de l’élasticité linéaire. La modélisation par bielles et tirants consiste a définir : > des bielles, qui représentent des zones ot transitent les contraintes de compression ; > des tirants, qui représentent les armatures ; > des neeuds, qui assurent leur liaison. Il convient de déterminer les efforts dans ces éléments de telle sorte qu’a Pétat limite ultime, ils continuent A équilibrer les charges appliquées. Des modéles bielles et tirants adaptés peuvent étre définis par exemple a partir des isostatiques de contrainte et des répartitions de contraintes obtenues en application de la théorie de P’élasticité linéaire, ou bien enco- re, ils peuvent étre obtenus en appliquant la méthode basée sur le chemi- nement des charges. Tous les modéles bielles et tirants peuvent par ailleurs étre optimisés en faisant appel a des critéres d’énergie. 5.6.2 Bielles > La résistance de calcul d’une bielle de béton, en absence de traction transversale, est calculée par : Ora,max = fea > La résistance de calcul d’une bielle de béton, en présence de traction transversale, est réduite, selon l’expression : ORa,max = 0,60’ fea avec: 129 Régles générales 5.6.3 Tirants La résistance de calcul des armatures est la limite élastique de calcul fya. Il convient d’ancrer convenablement les armatures dans les noeuds. Les armatures requises pour équilibrer les forces au neeud de concentra- tion d’efforts peuvent étre réparties sur une certaine longueur. Lorsque les armatures dans la zone du nceud s’étendent sur une longueur importante d’un élément, il convient de répartir les armatures sur la zone ou les isostatiques de compression sont courbes (tirants et bielles), be. be r a Ty B] Région sans discontinuié Yh |= HN So Région de discontinuiré [D] te itt bg=b bg= 0,5 H+ 0,65 a; ash (a) Discontinuicé partielle (b) Discontinuité totale Figure 5.12 Leffort de traction T peut étre obtenu au moyen des expressions sui- vantes : H s > Pour les régions de discontinuité partielle G < 3) : 130 right © © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes > Pour les régions de discontinuité totale (6 > 1 a T=} (1-07%)F 5.6.4 Noauds Les régles pour les noeuds s’appliquent également aux régions dans les- quelles des forces concentrées sont transmises 4 un élément mais qui ne sont pas dimensionnées a l'aide de la méthode des bielles. Les noeuds de concentration d’effort peuvent apparaitre par exemple : > 1a ou sont appliquées des charges ponctuelles, au droit des appuis, > dans les zones d’ancrage, avec concentration d’armatures de béton armé, > dans les parties courbes des armatures et enfin dans les jonctions et angles des éléments. Le dimensionnement des noeuds de concentration d’effort et les disposi- tions constructives correspondantes sont déterminants pour I’établisse- ment de la capacité résistante. Les efforts agissant dans les noeuds doivent s’équilibrer. On doit notam- ment tenir compte des efforts transversaux de traction perpendiculaires au plan du nceud. Les valeurs de calcul des contraintes de compression a l’intérieur des noeuds peuvent étre déterminées de la maniére suivante, la contrainte maximale pouvant étre appliquée sur les faces du nceud étant opa.max * lm Neoeuds comprimés, en absence de tirant ancré dans le noeud Fra,max = Ki" fod La valeur de k, est 1. On peut cependant, sur justifications spéciales, admettre une valeur supérieure sans excéder la valeur limite 1/v’. 131 Dunod Régles générales Fra, 3 EEE es 1 Fase { Fan Fai = Feaart Feare Heat Figure 5.13 ™@ Noeuds soumis a compression et a traction, avec tirant ancré dans le noeud dans une seule direction FRa,max = kr" fa La valeur de k, est fournie par I’ Annexe nationale. La valeur a utiliser est 0,85. On peut cependant, sur justifications spéciales, admettre une valeur supérieure sans excéder la valeur limite 1,00. Tr 229 4 ba Figure 5.14 132 right © © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un délit Etats limites ultimes ™@ Noeuds soumis a compression et a traction, avec tirant ancré dans le neeud dans plus d’une direction Fra,max = k3v" fo La valeur de k; est fournie par I’ Annexe nationale. La valeur a utiliser est 0,75. On peut cependant, sur justifications spéciales, admettre une valeur supérieure sans excéder la valeur limite 0,9. Fear Figure 5.15 ™ Majoration de la contrainte de compression Les valeurs de calcul de la contrainte de compression données précé- demment peuvent étre majorées, jusqu’a 10 %, lorsqu’une des conditions ci-aprés est remplie : > le nceud est soumis a une compression tri-axiale ; > tous les angles entre bielles et tirants sont supérieurs ou égaux a 55° ; > les contraintes au droit des charges appliquées sont uniformes, et le noeud est confiné par des armatures transversales ; > les armatures sont disposées selon plusieurs cours ; > le noeud est confiné de maniére fiable par frottement ou par une dis- position particuliére @’appui. Un neeud soumis a une compression tri-axiale peut étre vérifié en consi- dérant que le béton est confiné, et avec : ORa,max = Kav" fea La valeur de ky est fournie par ? Annexe nationale, La valeur a utiliser est 3,0. On peut cependant, sur justifications spéciales, admettre une valeur supérieure sans excéder la valeur limite 3,00/v’. 133 pyright © 2013 Dunod. co 134 Régles générales Définitions L’exemple concerne l'étude d'une travée isostatique d'une poutre- cloison. Géométrie La poutre-cloison considérée a une ouverture de 5,00 m et des appuis de 0,60 m largeur. La hauteur / de la paroi est de 5,00 m et son épais- seur ¢ est de 0,20 m. Matériaux Le béton est un C25/30, de résistance a la compression fix = 25 MPa. Les aciers ont une limite d’élasticité fy, = 500 MPa et sont de classe de ductilité B. Conditions d’exploitation La classe structurale du batiment est la classe $4. La classe d’exposition de la poutre est la classe XC1. On choisit un enrobage nominal de Crom = 30 mm, qui permet de res- pecter de facto "enrobage nominal pour les barres longitudinales de diamétre jusqu’a 25 mm. Actions On suppose dans cet exemple que les charges sont appliquées en par- tie supérieure de la paroi. © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé Etats limites ultimes Actions permanentes Charges uniformes, y compris le poids propre g = 200,00 kN/ml Actions variables Charges uniformes q = 40,00 kN/ml Actions accidentelles Sans objet. Combinaison d’actions Les justifications sont a conduites a l'état limite ultime sous la combi- naison fondamentale. Po = 1,35g + 1,50g = 330,00 kN/ml Sollicitations Les sollicitations sont déterminées en choisissant un systéme de bielles et de tirants. Géométrie des bielles et tirants Le tirant principal CD en partie inférieure est situé 4 0,375 m de la fibre inférieure, par référence aux spécifications des régles BAEL, selon les- quelles les armatures principales sont réparties sur une hauteur de 0,15h, soit 0,75 m. Les bielles AC et BD joignent les milieux de chaque moitié de la lon- gueur L de 6,20 m de la paroi, correspondant aux points de passage des résultantes des charges appliquées réparties en deux parts égales, aux axes des appuis. La portée étant la distance / entre axes des appuis, la distance utile entre l’effort de compression selon AB et l’effort de traction CD est L appelée < et calculée par référence aux régles BAEL : z= 0,2h(; +2) soit 3,12 m. Linclinaison de la bielle sur la verticale est donnée par : ae 274 _ 2,80-1,55 tg9 = 24 = 2 _ 9.401, soit 6 = 21,8° La hauteur H de la bielle fictive est égale a 2 fois la longueur de la demi- bielle, soit See eee 135 Régles générales 3,12 037) La largeur de la bielle dans sa section médiane est : L 3.10 it ea Zeos 6 ~ 0,928 = ™ bet H On est donc dans le cas d'une discontinuité partielle : b < zr La largeur de la bielle a son extremité est : largeur appui a, 0,60 ansoun Spat ai SOTO 6s cos 0 0,928 ~ 85 ™ Efforts des bielles et tirants Leffort vertical F, repris par chaque appui est : 6,20 L Fi = pox = 330 = 1023 kN a= 136 © Dunod, Toute reproduction non autorisée est un dé Etats limites ultimes Leffort de compression de la bielle est : F 1023 = 1 = = = 1102 kN cos @ 0,928 Leffort de traction du tirant principal est : Fs = Fytg@ = 1023-0,401 = 410 kN Leffort de traction du tirant secondaire est : Frb—a _ 1023 3,34 —0,65 T=2 = ee eel 46 4 3.34 Ae justifications : état limite ultime de résistance Compression de la bielle Section de la bielle Aviete = @ + bet = 0,20 + 3,34 = 0,668 m2 Py 1,102 Contrainte de compression opictle = —— = = 1,7 MPa < fo ! ishevitediaetitanadeny REN fs = 16,7 MPa Compression du neeud inférieur Section de la facette | Ag = e+ ay = 0,20 0,60 = 0,120 m2 Contrainte d i Fi 1083 _ gs up. oy == =8, ontrainte de compression 3 = 7 = 9195 a Sex < 0,85(1 — =) fig = 12,8 MPa (1 = 559) fea La vérification de la facette 2 est équivalente. Armatures du tirant principal F 0,410 Section d’armature Ay = ie == 9,4 cm2 Armatures du tirant secondaire Section d’armature m? Dispositions constructives Armatures minimales Il convient normalement de ferrailler les poutres-cloisons avec un qua- drillage d’armatures perpendiculaires situés sur chaque face, avec un minimum de A,.dbmin- 137