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;: 'ii

Iean-Francois ïhébaut

Génériques:
des médicaments
comme les autres ?
Ce mois-ci l'aciualité esttelle qu'ilyaurait maiiàe à plusieurc éditos. Ou'on en luge.
A pe ne la Cour de Cassaiion a{-elle clénlé e d roit aux médecins spécial stes en
médecine sénérale de coter leurs actes en CS que e Président de la Bépu b iq ue
annonce a f n de ce qu'ilqua ifie luÈmême d'iniusiice I Ei derechef d'annoncer
pêle-mêle la revalorisation d u C à 23 € po! r. . . 201 1 êi la créat on d'une nouvelle
m ssion poursauver la médecine de prox miié, confée à trne personnalité médicale,
effectivement remarquable, en la personne de Elisabeth Huberi, alors même que les
conc us ons de la rnission Legmann ne sont pas anaysées.
CARDIOLO6UE PRE55E
Ei parallèlenreni est publié le Règlement Arbltral Convention nel, destiné à combler
lrruè ieprè 75014Pâlk
Té1. ;01,45,43,70,/6 Fâx:01,45.43.03.10 e hiatus conventionnel laissé par la non-reconduction de aconvention 2005 et le
refus ministér el d'approuver de nouvelles négociâtions.
Présidentetdirêfteurdelapublkâtior:Ùah:isr ardF!
Dircdeuradjotntr J sùq! RrLsr!
Rédâdeuren rhel tMC: D!airiirù, s C'est ce dern er poini qui retierdra notre attention, êt ceci bien qu'il ne réponde en
Rédàder en.hefso.io-Pm: D Ê r'..slhih:,. ren aux préoccupaiions des médecins spécialisies n! à celles des cardiologues
Réda.teuren.hèladioinl : ùP€tre tlælr.À
Rub.iqùenûnên.lature:û\',atr r, en particuler Mais parce qu'il reprend. enire auire, les pincipes de maitrise
médica isée avec un objectifde réducïon de dépenses de 543 mllions d'e!ros dont
EDITEURDÉLÉGUÉ plus de 50 % sur les géné q ues soit 289 m illions d'eLllos. Le dossier fenêire sur . es
Ré9ilax- 45-c7 rue d'Hautevitt€ 75010 Pâft
génériques fpage 73.) vous péclsera de manièretrès complète et documentée
Té1. :01.47.70.00.96-râx :01.43.24.1t.05 '
les diiiérenis enleux de ce type de prescripiions ou p utôt de substitutions qui
Publirité:ini i Binr Ëpporteni près de 17 % de marge arrière aux pharmac ens contre moins de 2 %
Coordination de la Édadioi: !ÊrrAîùttui
pôurles produits princeps, soit plusieurs centaines milljons d'euros, dit on, pus que
MâquelterP-.r ,ilolt
Rè$onsàhlê de la5tDléqie:Àùh sebior le bâéfice attend! parl'Assurance Malâd e I

AtoNl'lÊMENT
Et i faut rappeler que. outre les différences potenUelles d'aciions
Gôdiondèsabonnêmênls:,(mdL.3dt. 5r.fla,r
1l,rueNiep.e 75014Paft pharmacodyrarniques bien démontrées par le professeur Ludovic Drouet,les
Tél :01.4s.41.70.75 -fax ;01.45,43,03,10 générques ne sont pas des médicaments comme es autres, à plus d'un titre.
Edàil i oqr{ir r ilqrel ft

IAnlt2003 1àn,10numéros 'lls n'ont pas de pharmacovigilance spéciiiq!e.


ld., 3!. € - Le médecin ne peut choisir le génér que et e rendre non su bsiiiuab e, ce q ui
.tt(hôLtue) l0t Ê "
a.i ar! pà\! r7! € r améliorerart l'observance des patients troublés par es changements incessants de
rî,!p!.:: :dhe,4t!a,5iiiiatàlourd?{oii 10€ péseniaiions et de marq ue et éviteraii les erreurc, puisque es géné ques n'ont pas
ftirlèr:15€
obligaioirementio!tes lesA[,4N4 desprinceps.
À.ltol aûrùdi!!r\]lr.r - Leursfabicants ne participeni en ien à laformaton des médecins que cesoii
lLhÉr rirûri i! orpj nii û d! faitde leurabsence systématique dans les conqres et la presse ou que ce soii
lmpre$ion | ÈirLrcu npEriùar
3, r, .r D-çri Soiill
r.l parleur absencetotale de partcipation à des aciions de FIMC. Pire. ils proiiient
ta5 0.b!ry8 r) r33It d une promotion gratuite dans nombre de formations proposées parl'Organisme de
Dépôtlégâl:r prùûr
Gestion Conventjonnel (OGC/FPc).
comnisrion pâhilâire : cri4a3rr3?

Alors Messeurs les députés, toujours soucieux des finarces


Rê.omnândâiiôn impôdânres (dépô1s de! nânuç pub iques et de la qualité des soins, qu'aitendez-vols pour
dils) 6ùrr.6ù.qrn:r ùi!$4f ù!ii!,ii!!idÊ(û légiférerdans ce sens ? La participaiion à ladémarche
Éd;.i!rù.hrlir à ùu! Donù:Clacr! d Lê ladû! qua ité que lon exige àiuste iiire des indusiriels et à laquelle
qu il r[!p.Ê,]501,1hr llsÈron Lètàrtrip.u.
roil5r c(re' s iqrcj qût; s |a jinp e rlÊn d..a.p Èi ils s eforLer t de "epondre re saura r Êlre cdnlonree d ceJr
d! ardnlqràq0|ii. iniai 5.ÊFi flgilr:q!: qu fabrlquent les produ is princeps I
aL aiàrtr Les idiGrrfÉif lpi:i d: mr+4 ;dF$4 r
ûrl ù, 1irÉ;!!p{ûÉl !ùirl!!! rrr*!;Liir
d'nlùmno L; rel]fodlni, dr! i.t:r ù lr:rion nplrû
(Tdhi1F.rr.n!e à Àtrn.i plrrcrj rl! a
dim re
dç"-0 iq: rrr.rC! EhLntr ûm
bes gémériqueso oui,
rnals << primum mo!fr nocere >>

fessor des génériques ces dernières années a permis de dégager des économies substan-
tielles, L'exigence de qualité française sur ces (opies garântit une sécurité saniteire maxi-
mum. Leur utilisâtion dâns certains cas pose cependant des problèmes qdil vaudrait mieux
ne pâs nier, sauf à entamer Ia confiance des patients qui ont lârgement accepté les génériques,

;i\'est iu début des années I 990 que tout a comrnen.é Arx conséquerceslnancères Ce sonl Êncore es pat ents que vis€
i\'indunrieh de la pharmace qu dénonçêent eniveardu e dispos lT ( t€E payant conlre lJénér que r, in 1é €n 2006, et
prx dLr médicament lranla s - un des plue bas d'Europe,luste généra isé 'dnnéesu vante dans es dépanernenis n'ayant pas
dvant la Grèce -, les pouvoirs pub ics répondaient Ên subs a. e.t-, .d-. dop!.drato,,ge.q:qlôa"6 0û

Iance, ( dévelappe2 les généiqLet, et vous abtiendrez des


pnx plus élevés su les nauveaux praduits nis su le narché
',.
Un taux de pénétration qui âtteint B0 %
fexenple tolloLrs c lé éta t ce u de 'Alemagne oir es gé Les Ésuhats de cette ( marcheforcée r sont pàrlànts d€ 2002
nériques représenïa efl 20 % du rnarché pharmaceut que et à 2008, là pad des génériqLres dans les méd cam€fG rem
oir e pr x des nouveaux méd caments Jaisa t pâl r d'.onv e eç boursdb..s €st pdssée d€ 4 9/i à 15 %, et atte nl aulourd'h!
.d..r r"j d. 1"..00 o t. ooo ! o.oo o e , ppe 12 9/", mi ards d'euros contre
avec un chlffr€ d'affa res de 2,3
a maîlrise médica séedonnentun€ défin tof d! génériquE, et 500 m ions en 2002 Le t;ux de pénélration du réperto re gé
es pr,omjères cornmêrca is.tons ont eu. fannée suivante, e nér qu€ atte nt aljourd hui 80 q/0, et rnênre s des disp.rités
réperloire des génériques €5tcréé A pari I de à, e déveoppe rég ona es existent, et si 'Assurance X/la idie iémeut d'une
,l]et des génériqles
ef France va se faire ( à mârcl5e /orcée ,, c€fi. ne éros on de ce répeno re, ilcorsttLre aujourd'hu 37 9/i
seon'express on de Claude Bougé, directeur qénéra êdloint dLr tota des boites des médicêrnents rernboursès, cofïe 23 %
d --\4 o.o.!..o. uofà.01dô.p .t"t*o qri seulÊment en 2002. Très oqquen€rt, es éconornes pour a
n'a c€5sé depu s de s'eNercer po!r nciter les prof€ss orne s Sécurté Soca e ont sLrivi, quiont atte nt 905 mi ons d'eLrros
de santé et les patients à eurutllsiton tn1999, edrotd€ en 2008, et dépassé e mi ard d euros en 2009 De quoi don
.rb or .ol"- p.a"" ner 'envie à 'Assur;nce Nlalàdie d'a ler p us lo n encore. Cette
podinte. Fn 2002, ies rnéd€cins généra isles s'enqagent par année- è, s'étênt avisée qu'un po nt de p us de pr€(rpton,:n
un;ccord conveftofnel à prescrre en DCI en contrepêrte qénérque rappodat pus (60 m ione d'eLros dé.onomes)
de la revaorsation du C à 20 euros farnée suivante, eTê- qr'ur point dÊ plLs de substilut on offlcinê € (12 milions d'eu
it Forfaita re de Responsab ité (TFR) elt nnàLrré, qu lixe rn ros), Assuran.e l4alad € a déqa né son tAP €f 2009 Les rné-
iarif un que seruant de base de remboLrs€menl à l'ensenble derins,.'olonta res à a sgnêture de c€ Contrat d'amé oralon
d!. nod,dnô l dooàr'ÊtoLo de5 pratiques nd vidue es l€fgagent à prescr re 90 % d'ai-
(princeps et gérériques). (ette rnestre vta i à responsab Èer l biotiques, 80 9; d'.ftdépresseurs et d'PP 70 ûô de stdtif€s
es patients s s l:hoÈ 5sà ent € produits princeps a or que !- 65 00
r'èr' .0" t",.e rs odt\ tô .ô " .oi " o" qere.qLo
des générques noins chers erista €nl, s en êssLTna ent Ês rnoyennant une rémunéralon annre € modulabe en foncton

Evolution du marché des génériques en France Gn pourcentaÊe)

En valeur
r999 9,7 1)l 20,2 27,2
2000 126 18,4 21,5 31,0
2001 ]],9 20,4 21,0 ll,7
2002 14,7 2t,9 29,1 40,7
2003 13 2 73,6 40,9 52,5
2004 14,7 73,4 57,2
2005 1t,a 75,2 47,0 59,8
2006 17,2 21,5 50,6 61,1
2007 15,6 26,8 61,5 69,0
2008 15,2 27,3 66,9 74,3
irlr.iirr..rrnstiiai,iNaj.ifr,.|iiiaj.rrr.rrji.icliir:.,r".,iji.l:irÉJ,.?r!r,ilrg

Lê Cadiologue rr2 Mai 2010


,.! I'hori?or! 2û13
Marché des génériques en 2008 Selon Claude Bougé, le marché frdncdis des générques a €n-
.ore de beaux iolrlç d€vant ui, et â résaûe d'économie5 qu'
conslitue n'est pas épL sé€ Re51e que sa progresson connaîtrê
d$ im tes. Le mo s demier lvo ir Le Carcliologue n'331), 'écaîa-
En vaiaur mistede a s.nté aldude L€ Pen erpliqua tqu'après esqueques
( blockbust€rs ) qu tomb€ronl procha fementdans e dornaine,
un piàTord devrat être alte nt à l'horizof 2013. Et si e mêrché
d". bro rmrlr- d"b I. 1èr d " "-1..
I'arnpleurdece! desqénérques, €s méd cdments de b otechno
logleétantdiff cilerneftgénéri.abesirlr.;.li.!,r1. ii, Enoutre,
les risques encourus êvec la subsllulon de cenains produits
tômbounâblê -.1 ., ..' .rr- oor""i"r, o,,tr.L" e ;nip ,lL- ,jo. o glr-qL-.
Après là sLbstitulon des antlépi€ptiques que l'Espdgne, a Fin
r :r Fn vohrre lande la 5ovénieel la Suède ort nterdit r'estte e de cefia ns
méd carnenls counrnment utii5és en càrdoogie qu fait pro'
bt" e o r"r"pqF"D .do., Dro,et
Cequisoulève uniutr€ problÈme,celui d'unepharnacoviqilance
défai ênte con.ernànl e5 gén& ques ( Les fabrkants de qéné-
nques doivent dëvelapper leur systène de pharna@vigilance qul
de leurs résultats. Les syfdicêb rnédicêux, 'ordre et le LEENI devràit êtrc à ]a hauteur de celui existant chez les labricana de
ont crié aL 9cândâ e, dénonçant ce contrêi hors corventron, pr;î.eps,, estlmenl les experts 11. tes mêmes €xpefts.onc uent
qui iso e les méde.ins et â.hète leur prescription. I r'empêrhe, même leur ( rn 5e êr po nt, pàr cette re.ommândation:( Pour
,
15000 générâllstes 'ont d'ores et déià signé. ses âdve6a rÊs que les chanqenent de trâitenent h€s à la substitutian s'accon-
ont espéré e voir ndlrecternent condamné par a Cou de lu5 pagnent des cansëquences les nains néfastes pour les nalades,
ticeeuropéenne, mais s ont élé déçu dans cetespoirtrrÊr,É ;/l il faut expliquer, acceptet nais augsi dans cenains cas exdurc
laqr? il.
D'ê leuB, l'incitêtlon financière à a prescription de lê substitutian, nolannent avec les nédicaments à narge thé
génériqLes n'est pas Lne inv€ntjon Trançaise, et l'on connâte ràpeuique éîatte (anlia\4hniques, anti@aguldnls, et..)., Pr
que les trois pays edders 5ur le rnàrché des générques, dont
'Alernagne et a Grande Bretagne, n Ên sont pas arivé à par
l .'.'d - orr ro. p r 'ê o r,

ro,o
},e.."
' 0rr . o
"" 't I i ,,: tt.i!rir?: 4t at oiacl! !rrLL!riiriJioliflîra" il r :er.r.
'incitaton f nanc ère à a prescrlpton de qénérques 5 a-..r,r I rreiie ir reire .it aidrjirttè t aJt.ptrrtli )i1,J

Gomparaison des principaux leviers de croissance des médicaments génériques

système de fixation d€s prix M .hé l/ar(hé


Système de régulation
0u
dês prix des médkâments
Tarif fol'âitâir€ de pr;se
en charqe générjqueç
Droit dê subnitulion 0u 0u 0ui
l\4écanismes d'incitation
obligaton de dé lvrer un

[4écanisme d'incitation ncilation à a Eudgels mités dans les n.itatonà apre(riptonen


du médecin année51990 uf budgel de pregcl ption DClmas pas d ob qaton.
en DC lim té lffiation à lâ ncilatlon à â pres.ript on
de génér ques parl-.s DAMrr
dans e(adrede a maltrse
méd ca isée
Nrlécanismes d'incitation d':n.ltat on I nanclère Mécan smes ( Tel5 payant
Pôs
Câmpagnù d'informations conlre !ènér qu6 dans
'
campaqnes d' nfornraton sur
sur es génériques

14 Le Cadioloque llz Mai 20lo


La fu[CIéquiva8ell€e &$ cmùlr dtt pN'oblème
En intêrpêllâni ses confrères lors du nétabolisne et si I'an ne Êrrcuvera
des 1grs Jôurnées européennes pas une toxicité nédullaue. De nêne,
de cardiologiê sur les problèmes un changenent de sel ne perril nadi
rencontrés av€c l€s génériques, lier /es lrtercctions ayec d?utres pro
le Pr Yvês Juillière {CHU de ..luits canr.e les statines. par exenple ?
Nancy) a trânsformé en débal Si leseld'hydrosene de sulfate du ctapi
public des interogalions que les .logrel est )denlique dans le sénéique,
cardiologues partageaient entr€ ces argunents lonbenL , Mals o. sai
èux à propos de la bioéquivalence qle ce n est pas L€ cas pour tous es
dê cêrtâins génériquês de produits
génériques d! Pavx'. Dans ces cond
de prescriptjon courante ên
tiors, Ludov c Drouet s en tieni à une ex
tràne prudence pour ces pat enls à haut
rsque ihrombotique : . Le seul géné
oge p;r Le Cardioloqre, P LLrdo-
"fter
)v r/que qub,l peul ui//ser sars cra/rte esr
c Drcuei anqo hemaloogu-Ê. Lèr-
celui cle sanofi, parce qu'il esr fabriqué
boisière (Par s), se garde d'inieruen r slr
'ensemble des produits, mas exp que
en qLro es génér qLres des aniithrombo-
par sa îliaie générique Whintrop avec ]e
méme sel Je prescris donc sori ie P/a
,,j. r^ .,
vix" avec la nention " nan substituable "
=
iiques, HBPM ei AAP qLr' pescrt quo- Le Pr Ludovic Drouet s en tient
ou avec un généri.pe ayant ]e nêne set à une extrème prudence lors
iidlennement peLrvent poser problème.
d'hydrogene .]e sulfate. " de lâ prescription du génrique
Ei !n problème d alrtant pus grând
Un probème denique se pose avec es Plavix6 pour ces pêtients à haut
qLre es produts eâd€ls Lovenox6 et
HBPM. A eLrr lorcton antcoaguafte risque thrombotique.
Pavx! sont générqlrés Le Plavxi a
salouie poientie erneni d aulres Tonc'
nrême iat objet d'!r accord conlen-
iions, sur les p aqLrettes oL esce!es, e générque, de forme, de coul€ur et de
tonnelentrel€s médeciset Asslrance
l4alad e en 2009 qljêxpique arap]dté
dles àeLrrs lonciions moécuares. nom d flérenis, à certains patjents es
. Le loveno* esi bealcoLrp lirlisé en tme e Pr Drolei . an sait qùe lbïeT de
deâ pénètraton de son gérérqle sur e
Ëlson de ses bénéfices secondairês dr ]a pise du Plavixr dùênt quelque:: iaus
mârché en hut semares. éiatslbs
farl de ces acnvrlés annexes, cornrnent€ entraîne un tisque de thtonbase chez
t tLré à60 %
LLrdolic DroLet. Ot on mesure uriql]€- /es pat/èris sors taliemerl chrcrique,
" En ce qui cancetne le Plaùtr', ex
piqLr€ Ludovic Drouel, c'est u,l prodult
nenl IacUt/ié anltcoagulante pôu le et qu après une angioplaslie, c-.t anet
genérique Si le prccess de fabricatiôn fatt cauù ùn tisque de thrcnbose aiguè
dant naus avans ac.tuis une banne entraînant la nt rt dans 50 ah des cas. A
diffèrc un lanl sat peu, ôn nsque de ne "
conna/ssance au couÆ de y,ngt ârrées
pas avot eÆctenent les nênes activi- ce propos, fat remarqler qle ceda fs
d'utilisarion. An sait que la vanabilité in générlqueuE du P avixr ont demandé
lés, donc pas /es béréilces secondalres.
dividuelle .le réponse au Piavt/! est in
Des prodrils arssl compleres qre /es une AM[4 poLï toltes s€s rdicatons
partante.7A q:" des patients y épandant
hépaines ne senblent ditficilenent gé- tand s qu€ d aulres 'onl dema.dé polr
noyennenenL25 aÀ noins bien, el une
toLries horc ndicaton postangiopâsie
petite frange de pattents y étant hyper .
A cea s'ajouieni es prcbènes d ob- Ne sorllis pas cerrâins de /a bioéqùi
sensib/es. Ceiie €rablirie esi due à !n
senânce d! fraiement qle peut poser valence de leur prcdun ? "
nétabalisne canpiexe : pau êtrc utile,
it dait être absarbé. une gran.le partle
de ta rnolécule étunr .lélruite et 5 !/r à
1 La timide percée des biosimilaires
20 rlr seulenent se lransbrnant en né Les médlcaments b osimilalres sonl les c{p es des médrcam€nts issus des bioiechnc og es m s sur le
tabalite actif, et c'est 1à .tu'inle\lent ]a anarché il y a une v ng1âlne d'années, et donl les brevels commenceni donc à tcrûber dans le doma ne
srande vaiabilité parni tes patients La publc La reprcduclion exacte d'un médicâmerf vlvant , éiani lmposs ble, les bloslmt a rcs soût des
"
bioé.tuivalence du générique est abte
ano éùles biologiquescoanpexeslLrqées sm laircs mais pas idenique aLt b 0médtcaaûents. LeurAM]VI
nue su la quantité de nétabalite, et il est
est délivrée, pas s€! eanenl sur la bâse de la bioéquival€nce mmme pour les génér qûes, mais sur la
inpassibie de dénontrcr une différcnce
base d'une équivalence de ésultals hé€peu|ques quL nécessitent de uouveaux essa s préc intqu€s
significative, nais cela ne veut pâs dlrc
eiclinques.Lammplextédeeurfabricât0netdeeurcommercaisatlon onnepeutpassubsttuer
que Iefficacité seâ lâ nêne pôut tôute
automaliquement expLiqLe l€ur rnarché enc0re peu déve oppé qu conceme actuel ement srlroL.tl des
/â pop{r/aliôn talée. Les effectrh testés
factsLrs ei des homones d€ co ssaîce. " C est une aute logique qui saulève Quekues inbttugâlions,
ne peuvent garanû une bioéquivalence.
pta' eslime Claude B0 u g é (LEE[4) Les entepnses naÎtisenl-elles le ptucess. el I'altâchenent aux ptaduils
Pat ailleus, le Plavixl a renplacé un
duit qui a été rctné du narché en raisan
pinæps peul-il s acconnoder de biasinilâiÊs ? y a peu de swihhs de taiEnenls en cauE, ntâis une
iniliation de nauveaux paùenls aa biDsinilaires Les pouvois Fablbs se rcndent conpte de la ptulence
d irrlpaftants effets secondaires. An n'a
pas de Tancié né.luilaire avec le Pla des patienls et des nédecins. Pout aulanl Je ne dufu W de la ctoissance du nafthé des biasinilaiÊs,
vix:', naÊ si an change le sel, on ignare nab à 55 aÂ
du pttx du pinceps. 0r, le CEPS esline qu il s'agn d une ëcon)nie de ne loa et fixe la

si cela n'entnînera pas un changenent

Le Càrcliologue 332 - Mâi 2010 15


'S$muc$e SmssNS {tNNSSi
"La politique actuelle du générique
menace la rccherche"
Pour le direc- La réserve d'économies des génériques n'arrive-t-elle pas à qLoi, fous avons peu de problèmes de santé pub iq!e, moins
teut général épuisement ? qLe no5 voisins.
C, B,rLa France estvenue aux gén& ques tard vemeftet à mirche
âdioint du
forcéedepuisl996.Aujourd'hui, emàrchédu générquereprésente Le développement des génériques en Frânce ô été une
LËÊM, le mardré
){n' dd.dpros -||no. aoe 01lard Lê.g",Fiq ê condition à l'obtention de prix plus élevés pour les médi(a-
ftançais du gé- repÉs€ntent entre 11 ô/d
et 12 90 du marché pharma.eutiqLre, et ments innovants, Ce ( contrat D a-t-il été respecté ?
nérique, fondé une boîte de ûrédic;mentvendue sur qualre est !n qénérique C'es1 C. B.: Le déve oppemenl du rmrché du génér que s'est fêit pdra lè
sut lâ qualité, a ,o bd".bi" "t-o r .".o,ll."5qio.dô..iÊ,.0Lrrô'rl d lemenl à 'essor du prix européen des nnovatons thérâpeltique5

encore de beaux etauxd€ pénétrdtion de 80 % donton pa e ne.oncerne qu'une et a réponse à votre qu€stion €st positive pour le débLt de a dé-

iours devânt lui.


vingtaine de molécules faisênt I'objet d un accord entre I'induste Lû.iô vèi p oato, .iv! ne I o.
" o). i" d I qo.,o. o I p.,.
".ro-
pharmacêutiqLre et I'Assurance l\,4a âdie. D'autres molécules vont péen des innovatons età Lnecontraction du idrchéd€s produits
tomberdans e doma ne pub ., dont certa fes très mportantet et nnovdnts on dépréce'ASI,4R etonaccroît es popu dlionscbles.
unvra marché des produi8 b otech va s'01.1fi r De plut dvtesse Nous dvons donc e seft menl aujourd'hui d'être les dindonsde l:
de pénétration des ltéfériques change :en 2003, i 1a ait plus de farce dans cet échênge.l\1a s sans cela,la Frdnce aurait-e le cofrL
doLrze mo s po|r êtteifdrc 70 0/o de pénétrat on d'uf produ t, au- cêtessoralypique du marché du générique de qua té ?

lourd'hu, i laLt douze semaines I Le Plavix a étésubstituéè 60 90


ef hut sernn nes I En oltre, en 2009, â dércte initia e est paesée 0n ieproche l'absence d inlormdtion medicale r ter gene-
de 50 % à 55 %, et la décot€ secondaire, qu interventà 18 mois riques. Que répond le tEEl\,,| à cette critique ?
au li€u de 24, de 4 % è 7 % polr le générque, eI de 10 90 à t2 % C.B: e.oor.o p bri- o"plo'ôt_ 11êôro.io aL oporloIe -èir
pour e princeps. Ët e Tar l Forfaiia re de responsab lité, eTFR, n'esl c'estLne approchÊ absLrde, D'une paft, un produttanc en peut être
quasirnentpasutilséef Franceoù lamêmedinrin!é: esgroLrpes souvent rernplacé par uf pDdut réc.ônt, dautre pan, en trance,
de génériques sous ItR représenta ent 588 rrillofs d'eurcs en y a une incohérence concernant a fêron dont on peut p;rer des
2009, alors qL'ils n'ef représ€ ntent plus que l9l, pour un malché produits qénériqLres:les aboratoires sont lourdementtaxés sû a
de20 rni drds d'euros, soit3 % en vaeLrdu rnarché des produiil vsile médicale pour la promotion d'lrne DCI qu sera substtuée
rembouEabes devi e. Les groLpessousTFR constltuent poudant ch€zle phêrmacen lllfaut être d'un civ sm€ exemp aire pour aug
une réserve d'économes naleurc que la FËnce a encore n sous menter ses impôls, en quelque sone, et pou au l na, perdre du
le ped r. Et sil'appeld'ofJres générique rnet en caùs€ a quaiité ch ffre d'àTTaires I Ët un êboratoire prnceps ne peut se défendre
pharnaceutrque, ce n'est pas e cas avec e TFR, puisqu'of resle à |olTicine car ilen plifonné en rnarqe arr èr€ à 2 % quand es
dans un répeftoire !lérérique. qénérqueu6 sont plaiofnés à 17 % |

la provenance de (enains génériques semble problémâ- En quoi le générique est-il une menâce pour la recherche et
tique du point devue de lâ sécurité. Que faut-ilen penser 7 le développement de nouvelles molécules ?
C, B.:En France, esautortés etl'lndusirie pharmaceLtique sont C. B.: te n'est pas e générique en taft que t€l qui représente un
.oLdit,-" or" r", oo.etL o-ropeô. d\oirôr o d$ ge.o dangerpourla recher.he, mais son fitode dê promoton actue pe'r
rques de qu:lité et sont prêts à payer 2 % ou % de plus I dantdlxan5 le Gouvernement a acheté des poiftssupplénreirtàircs
pour des contrôles de matières prem ères €t d€ Tabftaton qui desubsiitutioi ollicifale ; aujourd'hLi, i laperÇoit que Cest à prÊs
garênt gsent a qual té, a sécu téÊt'elf cacté. La Francea très cripliof dans e réperto requ Êppofiele plLrs, et lpale les nédecins
sêgement refusé les êppes d'otfre aux génériques, c'est à d rÊ por cela par I'ntermédiaire dL CAPI. C'€st cefte nouve le politqle
la compétitiorr par e prx, €t a encadré les marqes et les coûts, du génér+re quichalefge d recherch€. Lincitation 1nân.ière des
contra rement auxAnq o-Saxons 0t a compétition dure selra- médecins à pr€scrire des llénérlque5 l'arrivée brdive des produiis
dr - oor oe. o oot"-,]"t O" o a'il" pà ,à p e " I, p, 1. p") nnovànts sur le firarché pour des populations cibles plus étroiles,
actifs de deuxème zone et:ux proces! d€ Têbicaton sources rne commercial satjon raccourc e avanl la chrte du brevet et a po-
d'économie. ndrstrieh, médecins et patients ont confiance liiique de s ubstitution : Cest la comb na sor detous ces facteurs qu
dans la qua té des générques qu reçoivent uneAlVl[r]avec €s fa td re que leg.Éférique est une merêce pourla recherche La place
mêrnes exig€nces de qua ité, d€ sécurlé eI d'efficacité, q!'on de 'nnovaton se Édut : pourqLoiia re de la recherche dans des
ne troLlve pds dans beaucoup de pays d'Europe, moyennani ères thérapeutiques ent èremeft couvertes par es génériques ? N
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