Vous êtes sur la page 1sur 4

http://www.usine-digitale.fr/article/bmw-mise-sur-le-big-data-pour-ameliorer-la-qualite-de-sesvoitures.

N247573

BMW mise sur le Big Data pour améliorer la qualité de ses voitures
(Par Ridha Loukil - Publié le 13 mars 2014, à 10h12)

Le constructeur automobile allemand BMW déploie une solution d’analyse prédictive de
données massives fournie par IBM. Objectif : mieux détecter les défauts de ses véhicules
avant leur mise en production de série.
Les rappels de voitures pour cause de défauts non détectés lors des tests sont légion. Le
constructeur automobile allemand BMW veut, sinon les supprimer, du moins les réduire. Sa
recette magique? Le recours au Big Data. Ce projet de déploiement a été annoncé par IBM,
qui fournit la solution, lors du CeBIT, la grande messe des technologies numériques qui se
déroule à Hanovre, en Allemagne, du 10 au 20 mars 2014.
BMW dispose d’un énorme réservoir de données récoltées auprès des services de
développement, de test, de production, d’après-vente et de réparation. Pas moins de 15000
défauts sont enregistrés rien que pour les tests de prototypes. L'analyse prédictive de ces
données devrait l’aider à détecter et corriger les défauts avant que les nouveaux modèles
soient lancés sur le marché, et donc bien avant qu'ils causent des problèmes lors de la
production de série. De quoi permettre au constructeur allemand d’optimiser l’ensemble de sa
chaine industrielle, depuis la conception des véhicules jusqu’à leur entretien.
Eviter les pannes récurrentes
Jusqu’ici, l’analyse de telle quantité de données prenait plusieurs mois, selon IBM. Avec les
technologies de Big Data, fournies par Big Blue, elle ne prend plus aujourd’hui que quelques
jours. Les résultats obtenus peuvent ainsi être incorporés à temps dans le processus de
conception et de production pour détecter les problèmes potentiels et les corriger rapidement,
évitant des pannes récurrentes après la commercialisation.
La solution de Big Data déployée s’appuie sur le logiciel d'analyse prédictive SPSS d’IBM.
Elle offre l‘avantage d‘automatiser certaines analyses récurrentes pour les divisions et filiales
de BMW. Environ 250 applications d’analyse de données sont mises à la disposition de plus
de 500 utilisateurs au sein du groupe.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.usinenouvelle.com/article/qualite-controle-de-rayons-x-en-ligne.N178050

Qualité : Contrôle de rayons X en ligne
(Par Ridha Loukil - Publié le 05 juillet 2012 | L'Usine Nouvelle n° 3293 )

La tomographie à rayons X permet de reconstituer le modèle 3 D virtuel d'un produit pour en
examiner l'intérieur. Banalisée dans le médical, elle est utile dans l'industrie pour le contrôle
des assemblages ou de la « santé » de la matière des pièces. Mais sa lenteur la réservait
jusqu'ici au contrôle par échantillonnage hors production. Elle s'adapte aujourd'hui au contrôle
qualité en ligne dans l'industrie. Le projet de R et D Delpix, mené dans le cadre du pôle de
compétitivité Minalogic, la rend suffisamment rapide pour inspecter la totalité de la
production en agissant sur le capteur à rayons X, l'algorithme de reconstruction et le logiciel
1

ne serait-ce que pour rassurer leurs clients. la procédure était rebutante. était convaincu qu’une certification serait valorisante vis-à-vis de clients et d’investisseurs. ce projet s’est révélé moins coûteux qu’une initiative individuelle (entre 4 000 et 5 000 euros pour les six TPE en question). Digisens. « Quand vous êtes une entreprise industrielle de trois personnes et de 150 000 euros de chiffre d’affaires. Trixell.N190966 Qualité : l'ISO 9001. l’ambition de se faire une place sur le marché international. spécialisée dans la réparation d’instruments chirurgicaux. société rhônalpine qui conçoit et fabrique des unités de traitement de l’eau et de l’air. Pourtant. Le programme est mis au point par l’Afnor à partir du référentiel FD X50-818. Avec. Subventionné à 60 % par la région. la certification ISO 9001 par étapes proposée par l’Afnor est mieux adaptée au rythme et aux besoins des TPE et des PME. le directeur de la TPE de quatre personnes pour 300 000 euros de chiffre d’affaires. Cet entrepreneur souhaitait obtenir la certification afin de pouvoir travailler avec les hôpitaux publics. il s’agissait de gagner en crédibilité sur un marché qui fait appel à des technologies de pointe. l'un des partenaires du projet aux côtés de Thales. Didier Chavanon. installée à Meyrié (Isère). Pour lui aussi. « J’avais tendance à considérer l’ISO 9001 comme une démarche très longue et fastidieuse. c'est aussi pour les TPE (Par Frédéric Parisot . pour l’amélioration de la performance des TPE – PME par une démarche qualité progressive. contre quelques dizaines de minutes aujourd'hui ». Les petites organisations sont les plus réticentes à engager des démarches qualité.usinenouvelle. c’était impossible pour nous ». le directeur de la société Aliatec. le président de CyXplus. ce sont elles qui tirent le plus de bénéfices à être certifiées.de contrôle. Le principal frein était le coût. constate Christophe Chaumont. Noexis. Plus accessible dans sa forme. avantages  Programme ralenti ou accéléré selon les besoins  Moins coûteux qu’une certification classique  Risque d’échec minimisé Chez BMES.com/article/qualite-l-iso-9001-c-est-aussi-pour-les-tpe. à terme. Sans parler du langage normatif. « Le contrôle d'un produit ne prend plus que quelques secondes. les prospects vous imposent de remplir une multitude de documents avant de signer un contrat ». explique-t-il. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ http://www. la France est à la traîne en matière de certification ISO 9001. affirme Frédéric Isnard. L'industrialisation est en cours chez CyXplus pour une commercialisation en 2013.Publié le 07 février 2013 | L'Usine Nouvelle n° 3317 ) Moins chère et plus pragmatique qu’une démarche classique. » En lien avec le terrain BMES et Aliatec figurent parmi les six entreprises sélectionnées par la CCI de Rhône-Alpes pour participer à un programme de certification ISO 9001 d’un genre nouveau. Grenoble INP et l'Insa Lyon. ce référentiel 2 . « Il aurait fallu y consacrer une personne à plein-temps et un consultant une journée par semaine pendant un an. Avec moins de 30 000 entreprises certifiées contre près de 140 000 en Italie. plutôt hermétique pour les non-spécialistes.

« Reste à convaincre d’autres chambres de commerce d’organiser des programmes similaires ». Nous avons été guidés dans la création d’une organisation plus efficace et tournée vers le client. » Autre point fort : la certification par étapes peut être accélérée ou ralentie selon les besoins. Yves Clot axe ses recherches 3 . Christophe Chaumont voulait être ISO 9001 au plus vite pour répondre à un appel d’offres important. à Flins. reconnaît Didier Chavanon. Tout est documenté et un nouvel embauché pourra être opérationnel plus rapidement. à l’inverse. de la qualité et de la performance à l’Afnor : « D’ordinaire. Ils apprennent à analyser le marché. l’entreprise formalise son organisation en y intégrant des notions d’autodiagnostic." Titulaire d’une chaire au Cnam. Chez Aliatec. Lutter contre le mal-être au travail en rendant la fierté du bel ouvrage aux salariés ? C’est ce qu’est en train d’expérimenter Renault. ce n’est que de la paperasse. Et enfin. Yves Clot mène depuis deux ans une expérience originale avec les ouvriers de Renault. poursuit Didier Chavanon.Publié le 19 juin 2014 | L'Usine Nouvelle n° 3382 ) Professeur au Cnam. ce sont les préoccupations du terrain qui doivent servir à construire le référentiel qualité. « Nous avons obtenu la certification en moins d’un an ». L’Afnor a également mis au point une offre destinée aux PME et aux TPE qui voudraient se lancer dans cette démarche de certification de leur propre initiative.N268834 Un psychologue pour améliorer la qualité (Par Cécile Maillard . » La première étape consiste à adapter le cœur de métier de l’entreprise. Pour d’autres sociétés. il est possible. l’entreprise peut apporter à ses clients la preuve qu’elle est engagée dans la démarche. Chacun avançait ses propres critères et leurs conclusions divergeaient.propose une procédure en trois étapes.usinenouvelle.com/article/un-psychologue-pour-ameliorer-la-qualite. Dans les TPE. un système de management de la qualité doit être défini au niveau stratégique avant d’être décliné dans les différents services. psychologue du travail. Et même dans ce cas. « Cette approche s’est avérée structurante pour notre jeune entreprise. les outils indispensables pour la satisfaction du client (prise en compte des anomalies. la direction de Renault est venue me proposer de travailler autour d’un différend qu’elle avait avec un syndicat. qui font face à des pics temporaires d’activité. Cette approche “top-down” est adaptée aux grandes structures. Dans une seconde étape. pour qu’un problème ne se reproduise jamais deux fois. sur la qualité du travail. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------http://www. Il s’agit de créer. sur la qualité du travail. d’interrompre la procédure entre deux étapes. indique-t-il. traitement des réclamations et mise en place des indicateurs de suivi des contrats). "Il y a deux ans. le responsable du développement. » Adapté au rythme de l’entreprise « Cela a vraiment cassé le mythe selon lequel la qualité. déclare Jean-Marie Reilhac. raconte Yves Clot. les patrons de TPE se penchent sur les aspects stratégiques. avec l’aide d’un consultant Afnor spécialiste des TPE. différente de l’approche classique comme l’explique Jean-Marie Reilhac. à formaliser des objectifs à moyen terme et à affecter les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs.

On découvre des opérateurs créatifs. Une vingtaine d’opérateurs. mais les rapproche. 4 . mais de "faire descendre l’organisation au ras des problèmes concrets". satisfait de l’expérience. Mais "ne pas utiliser la parole des opérateurs comme une ressource est un dysfonctionnement majeur. ajoute Yves Clot. il ne s’agit pas de cibler les dysfonctionnements. des efforts inutiles. eux aussi. de le décortiquer à partir de situations réelles. "Contrairement aux idées reçues. "Leur énergie se dissipe dans une organisation du travail qui ne leur permet pas de travailler aussi bien qu’ils aimeraient. Ils apparaîtront dans des "listes uniques de problèmes". Les opérateurs estiment que la moitié des problèmes ont été résolus : postes modifiés. eux. La démarche les bouscule. et les soumettra à la critique d’un collègue. il n’y en a pas assez sur les bons sujets. acceptent d’être filmés en situation de travail. du terrain. persuadé qu’"un travail ni fait ni à faire est une source majeure de troubles de santé". Chacun commentera ensuite ses gestes. ont élu un opérateur référent par groupe." L’expérience s’étend d’ailleurs à d’autres lignes de montage. note Yves Clot. Les syndicats peuvent se sentir court-circuités et la direction locale craindre d’être prise en défaut devant sa hiérarchie. qui voient résolus des problèmes dont ils désespéraient. il propose de plonger au cœur de ce désaccord. "Les ingénieurs aussi ont soif de pouvoir faire quelque chose pour améliorer la qualité de leur travail". découvrent des problèmes qu’ils n’ont pas identifiés. mais au détriment de la qualité. Bilan : aucun opérateur ne travaille comme l’autre. outils renouvelés. il n’y a pas trop de conflits dans les entreprises. problèmes du quotidien enfin réglés… "Non seulement cette démarche est efficace pour la production. explique le professeur du Cnam. Pour identifier les critères d’un travail "bien fait". Ces débats sont aussi filmés. poursuit Yves Clot. Retransmettre la parole brute des ouvriers aux décideurs du siège peut réveiller ou raviver des tensions. Leur plus fort mécontentement provient des "gaspillages de performance". mais dont la parole est perdue. Pour lui. Accepter le jeu de la "coopération conflictuelle" n’est facile pour aucun des acteurs institutionnels. les conditions de la performance sont discutées. mais elle est bonne pour la santé mentale des opérateurs.sur le "travail bien fait". mais prudent : "On soulève de nombreux tabous". les 600 opérateurs qui travaillent en deux équipes sur 13 unités de travail. Une première pour le psychologue : ses expériences précédentes n’étaient pas allées aussi loin. ainsi que les directions du site et du groupe. Une deuxième expérimentation vient de démarrer au Technocentre de Guyancourt. En mai. Ces 26 référents collecteront les problèmes auprès de leurs collègues." Les films sont diffusés lors de réunions qui. Une question se pose alors : où placer le curseur ? De nombreux tabous soulevés Ce dialogue social renouvelé a eu des effets immédiats. au contraire. rassemblent organisations syndicales locales et centrales. Dans ces réunions." Une ligne de montage de portes de voiture de l’usine de Flins est retenue pour l’expérimentation. tous les six mois. qui proposent des solutions à leur hiérarchie. les filtreront et les hiérarchiseront. avant d’être supprimés une fois résolus. difficile à accepter pour une direction". On peut par exemple atteindre des objectifs quantitatifs. dont beaucoup d’intérimaires. beaucoup s’éloignent des gestes standards attendus et trouvent des modes opératoires plus efficaces. Les syndicats. C’est ce qu’il appelle la "coopération conflictuelle".