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TSI1/ TSSI DS en 2 h 18/02/04

• L'usage des instruments de calcul est autorisé pour cette épreuve mais l‘échange des calculatrices est interdit.
• L'attention des candidats est attirée sur le fait que la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements
entrent pour une part importante dans l'appréciation des copies.
• Tout résultat doit être soigneusement justifié et tous les calculs doivent être clairement explicités.

I) VRAI-FAUX: (5 points)
A chaque question est affecté un certain nombre de points. Pour chaque question, une réponse exacte rapporte le
nombre de points affectés; une réponse inexacte enlève la moitié du nombre de points affectés.
Le candidat peut décider de ne pas répondre à certaines de ces questions. Ces questions ne rapportent aucun
point et n’en enlèvent aucun. Si le total est négatif, la note est ramenée à 0.
Le candidat doit répondre par vrai ou faux. Aucune justification n’est demandée.
V F
1. a et b sont des réels strictement positifs. a
a. Pour tout couple (a, b) : ln a = ln a – ln b ;
ln b b

b

b. Pour tout couple (a, b) : ln a = ln a – ln b ; c
2
c. Quel que soit a : (ln a) = 2 ln a ;
d
d. Il existe au moins une valeur de a telle que : (ln a)2 = ln (a)2 ;
e. Il n’existe aucun couple (a, b) tel que : ln (a + b) = ln a + ln b. e

1. x est un réel non nul. a


a. Pour tout x : ln (x2) = 2 ln x ;
b. Si x = 1 alors ln (x2) = 0 ; b

c. Si ln (x2) = 0 alors x = 1 ; c
d. Pour tout x : ln (x ) ≥ 0 ;
2
d
e. ln (x2) = ln 1 si et seulement si x = 1. e
x

II) ÉQUATIONS : ( 3 points )

Résoudre dans :
1. X2 – X – 6 = 0.
2. (lnx)² – ln x = 6 .
3. e2x – ex – 6 = 0.

III) PROBABILITÉS : ( 5 points)


Pour aider la réflexion, il est conseillé de présenter un arbre de probabilité. Mais cet arbre ne dispensera pas de
rédiger et d’indiquer toutes les formules utilisées pour répondre aux questions.
Lisez bien l’énoncé, une bonne traduction est essentielle. Les résultats sont attendus à 10-4 près.

Un laboratoire a mis au point un éthylotest. Théoriquement, celui-ci devrait être positif lorsqu’une personne testée a
un taux d’alcoolémie excessif (c’est à dire strictement supérieur au seuil toléré). Mais il n’est pas parfait. :

 À un taux d’alcoolémie excessif, l’éthylotest est positif 96 fois sur cent.
À un taux d’alcoolémie acceptable, l’éthylotest est positif 3 fois sur cent.
On suppose que ces résultats portent sur un échantillon suffisamment important pour qu’ils soient constants.
Dans une région, 95 % des conducteurs d’automobiles ont un taux d’alcoolémie acceptable.
On soumet au hasard un automobiliste de cette région à l’éthylotest.
On définit les événements suivants :
T : « L’éthylotest est positif » S : « Le conducteur a un taux d’alcoolémie excessif »

1. Traduire mathématiquement chacune des trois données numériques de l’énoncé.


2. Quelle est la probabilité qu’un automobiliste ait un taux d’alcoolémie excessif et que l’éthylotest soit
positif ?
3. Calculez P(T).
4. Quelle est la probabilité que l’automobiliste ait un taux d’alcoolémie excessif si l’éthylotest est positif ?
5. Démontrer que la probabilité que l’automobiliste ait un taux d’alcoolémie acceptable si l’éthylotest est
négatif vaut 0,9978.
6. Quelle est la probabilité que l’éthylotest donne un résultat erroné ?

IV) PROBLÈME : ( 7 points)

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire g :

On désigne par g la fonction définie sur l'intervalle ] 0 ; +∞ [ par :


g(x) = ex − ln x − x ex + 1
1. Déterminer la limite de g en 0.
2. Déterminer la limite de g en ++∞ (on pourra mettre ex en facteur dans l’expression de g(x)).
3. Étudier le sens de variation de g puis dresser son tableau de variation.
4. Démontrer que l’équation g(x) = 0 admet une unique solution α.
5. Justifier l’encadrement : 1,23 ≤ α ≤ 1,24. (*)
Donner alors le signe de g(x) lorsque x décrit l’intervalle ] 0 ; + +∞ [.

Partie B : Étude d’une fonction f :

On considère ensuite la fonction f définie sur l’intervalle [ 0 ; ++∞ [ par :




x
f ( x) = si x > 0
e − ln x


x


f ( 0) = 0.
→→
On désigne par C la représentation graphique de f dans le plan rapporté à un repère orthonormal (O, i , j )
(unité graphique 4 cm).
1. Montrer que f est continue en 0.
2. Étudier la dérivabilité de f en 0.
1
3. Déterminer la limite de f en + +∞ (on pourra écrire f(x) = x
).
e ln x

x x
Interpréter graphiquement ce résultat.
4. Démontrer que f’(x) est du même signe que g(x). En déduire les variations de la fonction f puis dresser son
tableau de variation.
1
5. Démontrer que f(α) = .
α 1
e −
α
Partie C : Encadrement de α
1
Étudier rapidement le sens de variation de la fonction h définie sur ] 0 ; +∞ [ par : h(x) = .
1
ex −
x
En utilisant l’encadrement (*) du réel α, déterminer un encadrement de f(α). En déduire que 0,38 est une valeur
approchée de f(α) à 10−2 près.
Tracer la courbe C et préciser ses tangentes aux points d’abscisses 0 et α.
ÉLÉMENTS DE RÉPONSE POUR LE DS DU 18/02/04

EXERCICE 1

1. a : FAUX ; b : VRAI ; c : FAUX ; d : VRAI ; e : FAUX.


2. a : FAUX ; b : VRAI ; c : FAUX ; d : FAUX ; e : VRAI.

EXERCICE 2

1. ∆ > 0 donc S = {– 2 ; 3}.


2. En posant X = ln x : ln x = – 2 ⇔ x = e– 2 et ln x = 3 ⇔ x = e3 ; donc S = {e– 2 ; e3}.
3. En posant X = ex : ex = – 2 qui est impossible car ex > 0 et ex = 3 ⇔ x = ln 3 ; donc S = {ln 3}.

EXERCICE 3

On peut construire (c’est même conseillé) un arbre pondéré.


1. PS (T) = 0,96 ; P S (T) = 0,03 ; P( S ) = 0,95 ; P(S) = 0,05.
2. P( T∩S ) = PS (T) × P (T) = 0,96 × 0,05 = 0,048.
3. D’après les probabilités totales :P(T) = P( T∩S ) + P( T∩ S ) = 0,048 + 0,0285 = 0,0765
car P( T∩ S ) = P S (T) × P( S ) = 0,95 × 0,03.

PT(S) = P( T∩S ) =
0,048
4. = 0,6275.
P(T) 0,0765
5. P( T ) = P( T ∩S ) + P( T ∩ S ) = 0,05 × 0,04 + 0,95 × 0,97 = 0,9235.
P( T ∩ S ) 0,95 × 0,97 0,9215
Donc P T (S)= = = = = 0,9978.
P( T ) 0,9235 0,9235

6. P( T ∩S ) + P( T∩ S ) = 0,002 + 0,0285 = 0,0305.

PROBLEME

Partie A

1. lim g(x) = + ∞ car lim ex = 1, lim – ln x = + ∞ et lim – x ex + 1 = 1.


x®0 x®0 x®0 x®0
ln x 1
2. g(x) = e (1 – x – x + x) donc lim g(x) = – ∞ car lim ex = + ∞ , lim
x ln x = lim ln x × x = 0,
e e x → +∞ x → +∞ x → +∞ ex x →+∞ x ex
lim − x = – ∞ et lim 1x = 0.
x → +∞ x → +∞ e
x 0 +∞
3. g’(x) = ex – 1 – ex– x ex = – 1 – x ex < 0
x x g’(x) –
donc g est strictement décroissante sur ]0 ; + ∞[. +∞
g(x) − ∞
4. Par le théorème de la bijection, on montre que

l’équation g(x) = 0 admet une solution α unique sur +.

5. g(1,23) ≈ 0,0061 et g(1,24) ≈ – 0,0445 donc 1,23 < α < 1,24.


Donc g > 0 sur ]0 ; α[ et g < 0 sur ]α ; + ∞[.

Partie B

1. lim f(x) = 0 car lim x = 0 et lim x 1 = 0. De plus f(0) = 0 donc lim f(x) = f(0) = 0 : f est continue en 0.
x®0 x®0 x ® 0 e – ln x x®0
2. lim f(x) – f(0) = lim x 1 = 0 : f est dérivable en 0 et f ’(0) = 0.
x®0 x–0 x ® 0 e – ln x
3. lim f(x) = lim 1 ex
= 0 car lim = + ∞ et lim
ln x
= 0 : l’axe des abscisses (y = 0) est asymptote horizontale
x
x → +∞ x → +∞ e ln x x → +∞ x x → +∞ x

x x
en + ∞.
ex – ln x – x(ex – 1)
x ex − ln x − x ex ++ 1
4. f ’(x) = = = x g(x) 2 : f ’ et g sont de même signe.
(ex – ln x)2 (ex – ln x)2 (e – ln x)

Donc f sera strictement croissante sur [0 ; α[ et strictement décroissante sur ]α ; + ∞[.

x 0 α +∞

f ’(x) + 0 –

f(x) f(α)

0 0

5. g(α) = 0 ⇔ eα − ln α − α eα ++ 1 = 0 eα − ln α = α eα –+ 1 donc f(α) = α = α = α = 1


eα – ln α α eα –+ 1 α(eα – 1 ) eα – 1
α α
car α ≠ 0.

Partie C

1
ex +
h'(x) = − x 2 < 0 donc h décroissante.
1
(e x − ) 2
x
Comme 1,23 < α < 1,24 on en déduit que h(1,24) < α < h(1,23). De plus, h( α ) = f( α )donc h(1.24)< f( α) < h(1.23).
On obtient : 0.377< f(α) < 0.384 ; l’amplitude de l’encadrement étant inférieure à 10-2, 0.38 est la valeur approchée cherchée.

y=f(x)