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Fiche à jour au 1er octobre 2006

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Diplôme : Licence en droit, 5ème semestre

Matière : Procédure civile

Web-tuteur : Gérald Delabre

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I. L'INTERRUPTION D'INSTANCE .......................................................3


A. LES EVENEMENTS INTERRUPTIFS ______________________________________ 3
Article 371..................................................................................................................... 3
a) Interruption de plein droit ................................................................................. 3
Article 369..................................................................................................................... 3
Article L. 622-22 du Code de commerce ...................................................................... 3
b) Interruption après notification .......................................................................... 4
Article 370..................................................................................................................... 4
B. LES EFFETS DE L'INTERRUPTION ______________________________________ 4
a) Déroulement de la procédure............................................................................ 4
Article 372..................................................................................................................... 4
Article 376..................................................................................................................... 4

Date de création : année universitaire 2003/04


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b) Reprise de l'instance.......................................................................................... 4
Article 373..................................................................................................................... 4
Com., 7 janvier 1992..................................................................................................... 4
Article 374..................................................................................................................... 5

II. LA SUSPENSION D'INSTANCE .......................................................6


Article 377..................................................................................................................... 6
A. LE SURSIS A STATUER _______________________________________________ 6
a) Hypothèses........................................................................................................ 6
Civ. 1ère, 16 juin 1987 ................................................................................................... 6
Civ. 2ème, 14 décembre 1992 ......................................................................................... 6
b) Effets................................................................................................................. 7
Article 378..................................................................................................................... 7
Article 379..................................................................................................................... 7
B. LA RADIATION _____________________________________________________ 8
Article 383..................................................................................................................... 8
a) La radiation-sanction ........................................................................................ 8
Article 381..................................................................................................................... 8
Article 470..................................................................................................................... 8
Article 781..................................................................................................................... 8
Article 915..................................................................................................................... 9
b) Le retrait du rôle ............................................................................................... 9
Article 382..................................................................................................................... 9
Ass.Plén., 24 novembre 1989........................................................................................ 9
3

L'interruption et la suspension sont des incidents d'instance qui en


affectent seulement le déroulement.
L'interruption est due à la survenance d'un événement lié à la situation
des parties ou de leurs représentants. L'instance devra être reprise.
La suspension est due à la survenance d'un événement étranger aux
parties. L'instance, après un certain délai, pourra être continuée.
Les textes de référence sont les articles 369 à 383 du Nouveau Code de
Procédure Civile.

I. L'interruption d'instance
A. Les événements interruptifs

Article 371
« En aucun cas l'instance n'est interrompue si l'événement survient ou est
notifié après l'ouverture des débats. »

a) Interruption de plein droit

La survenance de l'un de ces trois événements entraîne l'interruption


automatique de l'instance.
Article 369
« L'instance est interrompue par :
- la majorité d'une partie ;
- la cessation de fonctions de l'avocat ou de l'avoué lorsque la représentation
est obligatoire ;
- l'effet du jugement qui prononce le règlement judiciaire ou la liquidation
des biens dans les causes où il emporte assistance ou dessaisissement du
débiteur. »

L’ouverture d’une procédure collective donne également lieu à une


interruption de plein droit des procédures en cours relatives aux créances
qui vont être traitées.
Article L. 622-22 du Code de commerce
« Sous réserve des dispositions de l'article L. 625-3, les instances en cours
sont interrompues jusqu'à ce que le créancier poursuivant ait procédé à la
déclaration de sa créance. Elles sont alors reprises de plein droit, le
mandataire judiciaire et, le cas échéant, l'administrateur ou le commissaire à
l'exécution du plan nommé en application de l'article L. 626-25 dûment
appelés, mais tendent uniquement à la constatation des créances et à la
fixation de leur montant. »
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b) Interruption après notification
Pour interrompre l'instance, ces événements devront être notifiés à la
partie adverse.
Article 370
« A compter de la notification qui en est faite à l'autre partie, l'instance est
interrompue par :
- le décès d'une partie dans les cas où l'action est transmissible ;
- la cessation de fonctions du représentant légal d'un incapable ;
- le recouvrement ou la perte par une partie de la capacité d'ester en justice. »

B. Les effets de l'interruption


a) Déroulement de la procédure

Article 372
« Les actes accomplis et les jugements même passés en force de chose jugée,
obtenus après l'interruption de l'instance, sont réputés non avenus à moins
qu'ils ne soient expressément ou tacitement confirmés par la partie au profit
de laquelle l'interruption est prévue. »

Article 376
« L'interruption de l'instance ne dessaisit pas le juge.
Celui-ci peut inviter les parties à lui faire part de leurs initiatives en vue de
reprendre l'instance et radier l'affaire à défaut de diligences dans le délai par
lui imparti.
Il peut demander au ministère public de recueillir les renseignements
nécessaires à la reprise d'instance. »

b) Reprise de l'instance
1) Les parties à l'instance
La partie au profit de laquelle l'instance a été interrompue peut la
reprendre par acte d'avocat. La partie adverse peut provoquer cette
reprise par citation en justice.

Article 373
« L'instance peut être volontairement reprise dans les formes prévues pour la
présentation des moyens de défense.
A défaut de reprise volontaire, elle peut l'être par voie de citation. »

Com., 7 janvier 1992


En cas de liquidation judiciaire, l’instance est reprise à l'encontre du
liquidateur, et en cas de redressement judiciaire, à l'encontre du
représentant des créanciers et de l'administrateur.
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Sur le deuxième moyen :
Vu les articles 47 et 48 de la loi du 25 janvier 1985 et 65 du décret du 27
décembre 1985 ;
Attendu que le jugement d'ouverture du redressement judiciaire suspend
toute action en justice de la part de tous les créanciers dont la créance a son
origine antérieurement audit jugement et tendant à la condamnation du
débiteur au paiement d'une somme d'argent ; que, sous réserve des
dispositions relatives aux instances devant la juridiction prud'homale, les
instances en cours sont suspendues jusqu'à ce que le créancier poursuivant ait
procédé à la déclaration de sa créance ; qu'elles sont reprises à l'initiative du
créancier demandeur dès que celui-ci a produit à la juridiction saisie une
copie de la déclaration de sa créance et mis en cause le représentant des
créanciers ainsi que, le cas échéant, l'administrateur ; qu'elles tendent alors
uniquement à la constatation des créances et à la fixation de leur montant ;
Attendu, selon les énonciations de l'arrêt confirmatif et du jugement dont il a
adopté les motifs, que M. Menissier a assigné la société Centre France
automobile (la société) en dommages-intérêts pour le préjudice subi à la suite
du vol d'un véhicule qui aurait été remis par lui à la société en vue de
réparations ; qu'au cours de l'instance, la société a été mise en redressement
judiciaire ; que M. Gadel, administrateur, est intervenu devant la cour d'appel
; que celle-ci a confirmé le jugement condamnant la société à payer une
certaine somme à titre d'indemnité ;
Attendu qu'en statuant ainsi, sans constater que M. Menissier avait déclaré sa
créance, et sans que le représentant des créanciers eût été mis en cause, ce
dont il résultait que l'instance, suspendue par l'effet du jugement ouvrant le
redressement judiciaire de la société, n'avait pas été valablement reprise, la
cour d'appel qui, en outre, ne pouvait prononcer de condamnation au
paiement d'une somme d'argent, a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les premier et
troisième moyens :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 19 avril
1989, entre les parties, par la cour d'appel de Riom ; remet, en conséquence,
la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et,
pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Limoges

En cas de décès, l’instance est reprise à l'encontre des héritiers, et de


l'éventuel conjoint survivant.

2) Contenu de l'instance
Article 374
« L'instance reprend son cours en l'état où elle se trouvait au moment où elle
a été interrompue. »
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II. La suspension d'instance

Article 377
« En dehors des cas où la loi le prévoit, l'instance est suspendue par la
décision qui sursoit à statuer, radie l'affaire ou ordonne son retrait du rôle. »

A. Le sursis à statuer
a) Hypothèses
1. Le sursis pour une bonne administration de la justice

Civ. 1ère, 16 juin 1987


La décision de surseoir à statuer est prise discrétionnairement par le juge,
qui n'a pas à la motiver. Elle échappe au contrôle de la Cour de cassation.
Sur le premier moyen ;
[…]
Et sur le second moyen, tel qu'il figure au mémoire ampliatif ;
Attendu que, par ce moyen la SOCAF reproche à la cour d'appel d'avoir
refusé de surseoir à statuer sur la détermination des sommes pouvant encore
être exigées après la première répartition au marc le franc jusqu'à l'arrêt de
l'état des créances par le juge-commissaire de la liquidation des biens de la
société Goutchal ;
Mais attendu que, l'appréciation de l'opportunité de surseoir à statuer relevant
du pouvoir discrétionnaire des juges du fond hormis le cas, qui n'est pas celui
de l'espèce, où ils sont tenus de surseoir en vertu d'une disposition légale, il
ne peut être fait grief à la cour d'appel d'avoir refusé un sursis ; que le moyen
ne peut donc être accueilli ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi

2. Le sursis imposé par la loi

Civ. 2ème, 14 décembre 1992


Cette décision illustre la règle « Le criminel tient le civil en l'état ».
Sur le moyen unique :
Vu l'article 4 du Code de procédure pénale ;
Attendu que le sursis à statuer doit être ordonné dès lors que la décision à
intervenir sur l'action publique est susceptible d'influer sur celle qui doit être
rendue par la juridiction civile ;
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Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Montpellier, 27 mars 1991), que
Mme Maylin a, suivant un acte reçu par M. X..., notaire, vendu des biens
immobiliers qui étaient grevés d'hypothèques ; que la Mutuelle générale
française d'accidents (MGFA), assureur du notaire, a dû désintéresser les
créanciers hypothécaires inscrits sur l'immeuble que celui-ci n'a pas réglés ;
qu'en qualité de subrogée aux droits de ces créanciers, la MGFA a assigné
Mme Maylin en paiement des sommes qu'elle a versées ; que Mme Maylin a
appelé le notaire en garantie ; qu'un jugement a accueilli la demande de la
MGFA et débouté Mme Maylin de sa demande contre le notaire ; que Mme
Maylin a interjeté appel, tant contre la MGFA que contre M. X... ; que,
soutenant que les reçus fournis par le notaire pour justifier qu'il avait réglé
d'autres créanciers de Mme Maylin avec le prix de vente étaient " faux et
falsifiés ", celle-ci a demandé à la cour d'appel de surseoir à statuer jusqu'à
l'issue de l'instance pénale pendante à la suite de la plainte qu'elle avait
déposée contre M. X... des chefs de faux, usage de faux, abus de confiance et
abus de blanc seing ;
Attendu que, pour rejeter la demande de sursis à statuer présentée par Mme
Maylin, la cour d'appel, après avoir exactement relevé que la MGFA n'était
pas subrogée dans les droits du notaire poursuivi, mais dans ceux des
créanciers, retient qu'il n'y a ni identité de cause, ni identité de parties, ni
identité d'objet dans la procédure civile et la procédure pénale ;
Qu'en se déterminant ainsi, non seulement en ce qui concerne la demande
principale, étrangère aux rapports entre Mme Maylin et son notaire, mais
aussi sur la demande en garantie, alors que si le faux et l'abus de confiance
devaient être retenus par la juridiction pénale, le détournement des fonds au
préjudice des époux Maylin serait susceptible de justifier l'appel en garantie,
la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision en tant qu'elle a
refusé de surseoir à statuer sur cet appel en garantie ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce que la cour d'appel a refusé de
surseoir à statuer sur l'appel en garantie formé par Mme Maylin contre M.
X..., l'arrêt rendu le 27 mars 1991, entre les parties, par la cour d'appel de
Montpellier ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans
l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie
devant la cour d'appel de Toulouse

b) Effets

Article 378
« La décision de sursis suspend le cours de l'instance pour le temps ou
jusqu'à la survenance de l'événement qu'elle détermine. »

Article 379
« Le sursis à statuer ne dessaisit pas le juge. A l'expiration du sursis,
l'instance est poursuivie à l'initiative des parties ou à la diligence du juge,
sauf la faculté d'ordonner, s'il y a lieu, un nouveau sursis.
Le juge peut, suivant les circonstances, révoquer le sursis ou en abréger le
délai. »
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B. La radiation
Article 383
« La radiation et le retrait du rôle sont des mesures d'administration
judiciaire. A moins que la péremption de l'instance ne soit acquise, l'affaire
est rétablie, en cas de radiation, sur justification de l'accomplissement des
diligences dont le défaut avait entraîné celle-ci ou, en cas de retrait du rôle, à
la demande de l'une des parties. »

a) La radiation-sanction

La radiation (ancienne radiation-sanction) permet au juge de sanctionner


les parties qui n'effectuent pas les actes de procédure dans les délais
impartis.

1. Le principe

Article 381
« La radiation sanctionne dans les conditions de la loi le défaut de diligence
des parties.
Elle emporte suppression de l'affaire du rang des affaires en cours.
Elle est notifiée par lettre simple aux parties ainsi qu'à leurs représentants.
Cette notification précise le défaut de diligence sanctionné. »

2. Trois articles d'application

Article 470
« Si aucune des parties n'accomplit les actes de la procédure dans les délais
requis, le juge peut, d'office, radier l'affaire par une décision non susceptible
de recours après un dernier avis adressé aux parties elles-mêmes et à leur
mandataire si elles en ont un. »

Article 781
« Si les avocats s'abstiennent d'accomplir les actes de la procédure dans les
délais impartis, le juge de la mise en état peut d'office, après avis donné aux
avocats, prendre une ordonnance de radiation motivée non susceptible de
recours.
Copie de cette ordonnance est adressée à chacune des parties par lettre
simple adressée à leur domicile réel ou à leur résidence. »
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Article 915
« L'avoué de l'appelant doit, dans les quatre mois de la déclaration d'appel,
déposer au greffe ses conclusions, à moins que le conseiller de la mise en état
ne lui ait imparti un délai plus court.
A défaut, l'affaire est radiée du rôle par une décision non susceptible de
recours dont une copie est envoyée à l'appelant par lettre simple adressée à
son domicile réel ou à sa résidence. Cette radiation prive l'appel de tout effet
suspensif, hors les cas où l'exécution provisoire est interdite par la loi.
L'affaire est rétablie soit sur justification du dépôt des conclusions de
l'appelant, l'appel restant privé de tout effet suspensif, soit sur l'initiative de
l'intimé qui peut demander que la clôture soit ordonnée et l'affaire renvoyée à
l'audience pour être jugée au vu des conclusions de première instance.
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le délai de quatre mois imparti
pour conclure peut être prorogé par le conseiller de la mise en état dans le cas
où l'avoué a été désigné au titre de l'aide judiciaire ou constitué par un
appelant à qui l'aide judiciaire a été refusée. »

b) Le retrait du rôle

Le retrait du rôle (ancienne radiation conventionnelle) résulte d'une


demande volontaire de l'ensemble des parties.
Article 382
« Le retrait du rôle est ordonné lorsque toutes les parties en font la demande
écrite et motivée. »

Ass.Plén., 24 novembre 1989


La demande de retrait du rôle s'impose au juge, à la différence d’une
demande de renvoi, relevant de son pouvoir discrétionnaire.
Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 24 juin 1988), que dans une
instance en divorce suivie devant le tribunal de grande instance d'Aix-en-
Provence, les avocats, après renvoi convenu des débats de l'audience du 28
octobre 1987 à celle du 20 janvier 1988, ont présenté, par lettre du 8 janvier
1988, une nouvelle demande de remise qu'ils ont fait réitérer par leurs
collaborateurs à cette audience ; que le Tribunal leur a opposé un refus, a mis
la cause en délibéré et a invité les avocats des parties à lui adresser leurs
dossiers avant le 16 mars 1988 ; que, le 25 janvier 1988, le conseil de l'ordre
des avocats au barreau d'Aix-en-Provence a pris une délibération élevant " la
protestation la plus solennelle à l'égard de la décision (du 20 janvier 1988) ",
en énonçant d'abord que " seuls les avocats en accord avec leurs clients
disposent du droit de savoir s'ils peuvent se contenter d'un dépôt de dossier
ou plaider " et ensuite " qu'il appartient aux parties seules de donner à leur
affaire les développements qu'elles estiment conformes à leurs intérêts et
qu'en l'espèce ces dernières, par l'intermédiaire de leur conseil respectif,
avaient manifesté leur accord pour un déplacement de l'affaire " ; que, sur le
recours formé par le procureur général près la cour d'appel d'Aix-en-
Provence, l'arrêt attaqué a annulé les dispositions précitées de la délibération
déférée ;
Attendu que le conseil de l'ordre fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué alors,
selon le moyen, d'une part, que le juge, lorsqu'il rejette une demande
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conjointe de renvoi, doit, pour assurer le droit des parties à débattre
oralement leur cause devant lui, faire sortir l'affaire du rôle ; que, comme
l'indiquaient les conclusions du conseil de l'ordre, le Tribunal n'avait pu
imposer aux parties un jugement sur dossier sans méconnaître leur droit à
l'oralité des débats et à un procès équitable au sens de la Convention
européenne des droits de l'homme ; que la cour d'appel, en censurant sur ce
point les critiques justifiées de la délibération, a laissé lesdites conclusions
sans réponse et a violé les articles 14 et 16 du nouveau Code de procédure
civile et l'article 6 de la Convention ; et alors, d'autre part, qu'en matière
privée et particulièrement en matière de divorce, les parties ne sauraient être
jugées malgré elles ; que le Tribunal, en décidant de procéder au jugement
contre leur volonté commune, alors qu'il ne pouvait que prononcer la
radiation administrative de l'affaire, avait, comme le montraient les
conclusions du conseil de l'ordre, méconnu les principes directeurs du procès
civil et le droit des parties à un procès équitable ; qu'en annulant le motif de
la délibération suivant lequel il appartient aux seules parties de donner à leur
affaire les développements qu'elles estiment conformes à leurs intérêts, la
cour d'appel a omis de répondre auxdites conclusions et a violé les articles 1
et 2 du nouveau Code de procédure civile et l'article 6 de la Convention
européenne des droits de l'homme ;
Mais attendu que si les parties ont la libre disposition de l'instance, l'office du
juge est de veiller au bon déroulement de celle-ci dans un délai raisonnable ;
que la faculté d'accepter ou de refuser le renvoi, à une audience ultérieure,
d'une affaire fixée pour être plaidée, relève du pouvoir discrétionnaire du
juge, dès lors que les parties ont été mises en mesure d'exercer leur droit à un
débat oral ; que si les parties conviennent de ne pas déposer leur dossier, le
juge peut procéder à la radiation de l'affaire ;
Et attendu qu'après avoir énoncé qu'au cas où les parties considèrent de leur
intérêt d'éviter ou de différer une solution judiciaire, elles ont la possibilité de
suspendre le cours de l'instance en formant une demande conjointe de
radiation, laquelle s'impose alors au juge, l'arrêt retient à bon droit, répondant
aux conclusions, que la délibération du conseil de l'ordre est contraire aux
dispositions réglementaires en vigueur en ce qu'elle tend à faire admettre que
les juridictions se trouveraient liées par les demandes de renvoi présentées
par les représentants des parties ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé :
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
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