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Christian Vernaudon

Représentant de la Polynésie française


Email : chvernaudon@yahoo.com

Punaauia le 12 mai 2020

Objet : Gestion dans le contexte de la crise covid 19 en Polynésie française du régime de


protection sociale des salariés polynésiens (RGS) à la CPS et demande de prêt auprès de
l’Etat pour ce dernier.

Monsieur le Président,
Dans le cadre de la gestion des conséquences de la crise du covid 19 en Polynésie
française, votre gouvernement vient d’acculer la CPS à faire une demande de prêt de 25
milliards Fcp que vous avez relayée par courrier adressé le 6 mai 2020 au ministre de l’action
et des comptes publics, monsieur Gérald Darmanin à qui vous écrivez ceci :
« Les mesures de confinement et la fermeture brutale de nos liaisons aériennes ont plongé
très rapidement de nombreuses entreprises, dont celles dépendant directement ou
indirectement du secteur touristique dans une situation telle que le paiement des cotisations
devenait impossible. Certaines ont pu solliciter un report, d’autres, dont l’avenir est
irrémédiablement compromis, n’ont hélas pas eu cette chance.
Ainsi, alors que les prestations demeurent identiques, le total des cotisations est réduit de
près de 50%, occasionnant une tension insoutenable sur la trésorerie de la Caisse de
prévoyance sociale. Les perspectives économiques des prochains mois ne permettant pas
d’envisager un rattrapage à court terme, l’équilibre toujours fragile de notre protection
sociale risque d’être rompu très rapidement. A ce stade, l’horizon de viabilité de la Caisse de
prévoyance sociale, en matière de trésorerie, n’excède pas deux mois. Passé ce délai, elle
sera en cessation de paiement, avec pour corollaire immédiat le non-paiement des pensions
de retraites, des dotations des établissements de santé et des allocations familiales.
Afin de garantir le versement de ces prestations jusqu’au 31 décembre 2020, la Caisse de
prévoyance sociale va devoir recourir à un emprunt de l’ordre de 200 millions
d’euros…C’est pourquoi j’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance
l’engagement d’une discussion sur la faisabilité, les modalités et les conditions d’un
emprunt de la Caisse de prévoyance sociale auprès de l’Etat, porté le cas échéant par
l’Agence française de développement ».

Monsieur Edouard Fritch, Président de la Polynésie française.


Copies à : Monsieur Dominique Sorain, Haut-commissaire
Monsieur Gaston Tong Sang, Président de l’AEPF
Monsieur Patrick Galenon, Président du CA du RGS

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La demande de prêt de trésorerie faite par la CPS à hauteur de 25 milliards de Fcp résulte
de simulations qui intègrent en premier lieu les conséquences potentielles théoriques de la
délibération de la CPS prise en Conseil d’administration en séance du 9 avril 2020 qui stipule
en son article 1er : « Compte tenu de la crise sanitaire occasionnée par l’épidémie liée au
covid-19 en Polynésie française et les conséquences économiques durables auxquelles
devront faire face les entreprises, le directeur de la CPS est exceptionnellement autorisé à
exonérer l’ensemble des entreprises du secteur privé, des majorations de retard prévues à
l’article 19-4 de l’arrêté n°1336 IT du 28 septembre 1956 modifié pour le paiement tardif des
cotisations sociales afférentes aux périodes d’emploi des mois de février 2020 à décembre
2020 ».
C’est donc en application des conséquences potentielles de cette délibération de la CPS
qu’il a été pris pour hypothèse que du mois d’avril au mois de décembre 2020, les cotisations
salariales et patronales payées mensuellement à la CPS pourraient être réduites de 8 à
seulement 3 milliards Fcp générant un gap mensuel de trésorerie de - 5 milliards Fcp. Compte
- tenu d’une trésorerie moyenne de l’ordre de 15 milliards Fcp à fin mars, la CPS selon ce
scénario aurait été, comme vous l’indiquez dans votre courrier, en situation de cessation de
paiement à fin juin. Pour faire face ensuite à un déficit mensuel de trésorerie de 5 milliards
par mois durant tout le second semestre 2020, il fallait solliciter un prêt de 25 à 30 milliards
Fcp.
Sachant que le secteur public (Etat, Pays et communes) n’était pas exonéré de son
obligation de payer dans les délais ses cotisations et sachant que ce dernier représente environ
2 milliards de cotisations mensuelles sur les 8, partir de l’hypothèse que seuls 3 milliards
seraient payés par mois d’avril à décembre 2020 revient à considérer que sur la totalité du
secteur privé, sur les derniers 9 mois de l’exercice 2020, seuls 9 milliards de cotisations
seraient réglés (un milliard par mois) sur les 54 budgétés (6 milliards par mois), autrement dit
que 83% des entreprises privées de Polynésie française n’auraient pas réglé leurs cotisations
sociales règlementaires jusqu’à la fin de l’année 2020 !
La première remarque qui vient à l’esprit en conséquence est la suivante : « pourquoi
rendre possible le report du règlement de leurs cotisations sociales jusqu’en janvier 2021
à toutes les entreprises du secteur privé qui durant le confinement (20 mars au 29 avril)
auront pu continuer à opérer (par exemple grande distribution, banques, électricité…)
mais aussi à toutes les entreprises privées qui à compter du 29 avril puis du 12 mai
peuvent progressivement reprendre leur activité normalement ?
Il ressort de la consultation des déclarations publiques faites aux médias que c’est bien
votre gouvernement par les voix des ministres de l’économie et de l’emploi qui a demandé
expressément à la direction et au CA de la CPS de donner à toutes les entreprises privées du
Pays l’option pour ces dernières de ne plus avoir à régler leurs cotisations sociales en temps et
en heure jusqu’en décembre 2020. Ainsi dans la dépêche du 17 avril 2020 dans un article de
Bertrand Prévost avons-nous appris à l’occasion du point presse fait depuis le SEFI ceci :
Interrogé sur la situation préoccupante de la CPS, Teva Rohfritsch a reconnu que le
régime des salariés était en grande difficulté, mais que des solutions sont d’ores et déjà à
l’étude. « La CPS a présenté des trajectoires financières inquiétantes » a poursuivi le Vice-
président. « Le report des charges sociales et l’arrêt de l’économie » comme il le décrit font
craindre le pire.

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La CPS a bien demandé au gouvernement de la laisser continuer à prélever les charges
sociales aux entreprises en bonne santé pour préserver les secteurs prioritairement touchés,
le gouvernement s’y est opposé.
« Le premier remède, c’est la reprise économique progressive » s’est aventuré Teva
Rohfritsch alors qu’aucune date de déconfinement, même partiel, n’est avancée. « L’autre
aspect, c’est l’emprunt » a expliqué Teva Rohfritsch, alors que selon nos sources, à ce
rythme, c’est près de 30 milliards de francs dont la CPS aura besoin fin juin. « La CPS a
démarché les banques et nous sommes en train de voir l’éligibilité aux prêts garantis par
l’Etat ».
« Oui, la CPS est en train d’anticiper de grandes difficultés » a conclu Teva Rohfritsch. « Il
faut tout faire pour ne pas que le système s’effondre. Compte tenu des sommes en jeu, l’Etat
serait le bienvenu autour de la table ».
Or, les salaires et les charges sociales en droit du commerce font partie des créances
dites « privilégiées » qui doivent être honorées en priorité sur les autres dépenses de
toute entreprise.
Aussi, compte - tenu notamment de la levée du confinement intervenue le 29 avril et
complétée ce jour 12 mai qui donne à tous les secteurs privés du Pays - à la seule exception
du secteur touristique - la possibilité de reprendre une activité progressivement normale, il
conviendrait sans délai que le Conseil des ministres revoie la délibération sus évoquée de
la CPS afin de faire de la possibilité de report du paiement des cotisations sociales des
secteurs privés à une date ultérieure à la date prévue par les textes une option limitée
aux seuls mois de mars, d’avril et de mai 2020 (ce que certains administrateurs avaient
d’ailleurs suggéré en CA du RGS du 9 avril).
Par ailleurs, il n’y a aucune raison de créer désormais à compter de juin 2020 des
exceptions sectorielles à la règle de l’obligation de régler ses cotisations sociales à la CPS
sans délais, même pour les secteurs touristique et aérien.
En effet, grâce à l’efficacité des services de l’Etat en Polynésie française, notamment
l’IEOM, des banques commerciales et à l’assistance efficace apportée par la CCISM à ses
ressortissants, les dispositifs annoncés des PGE « prêts garantis par l’Etat » (voir
communiqué de presse du Haut-commissariat du 7 avril 2020) ont pu être mis en place
rapidement.
A la date du 6 mai, ce sont ainsi 300 dossiers pour un montant de 15 milliards de Fcp qui
avaient déjà été accordés (dont 76 dossiers pour plus de 6 milliards débloqués). 700 autres
dossiers pour une enveloppe de 28 milliards de Fcp sont en cours d’étude dans les banques.
Moins de 40 dossiers avaient été définitivement rejetés par les banques au 6 mai. Les TPE
n’ayant pas pu se tourner vers des PGE bancaires ont eu la possibilité de s’adresser pour ces
prêts de trésorerie à la SOFIDEP qui a pu pour sa part déjà accorder à 40 TPE une enveloppe
de 300 millions Fcp grâce notamment à la subvention de 500 millions Fcp dont elle a
bénéficié dans le collectif budgétaire du Pays du 26 mars.
En conséquence, à fin mai, on s’achemine vers une situation où près de 1 000
entreprises de Polynésie française de tous niveaux (600 TPE et 400 PME) auront pu
disposer de crédits de trésorerie (PGE - prêts garantis par l’Etat) à hauteur de près de
45 milliards de Fcp.

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Ce mécanisme développé par l’Etat sur tout le territoire national (y compris dans les
territoires autonomes du Pacifique en zone CFP) pour éviter une asphyxie de l’économie par
crise de liquidités aura donc été ici en Polynésie française appliqué avec une grande
efficience. La Polynésie française est d’ailleurs probablement de tous les Outre-mer celui
qui aura su le mieux profiter de ce dispositif. Ce dernier aura notamment été utilisé par
la grande majorité des entreprises du secteur touristique et aérien polynésien.
Il convient de remercier l’Etat et ses services pour ce résultat remarquable qui assure
une sécurité garantie de « liquidité » de l’économie polynésienne pour plus de douze
mois y compris dans le pire des scénarii, celui où toute activité touristique internationale
ne pourrait pas reprendre avant 2021.
Il faut en effet avoir à l’esprit que l’hypothèse modélisée par le CEROM d’une perte de
PIB à hauteur de 120 à 140 milliards de Fcp en 2020 pour la Polynésie française (soit 19% à
22% du PIB 2019 évalué à 630 milliards Fcp) correspond en fait à un modèle où plus aucune
activité touristique internationale ne pourrait être constatée avant 2021. Si cette hypothèse est
encore statistiquement potentiellement possible en fonction de l’évolution de la pandémie
dans le monde, elle n’en est pas pour autant certaine, loin de là.
En effet, il est à la fois envisageable et souhaitable que l’activité touristique internationale
en Polynésie française reprenne dès que possible. Une réouverture de nos frontières et la
reprise des vols commerciaux internationaux au début du second semestre garantirait une
réduction drastique des perspectives de perte de PIB. Encore faut-il pour en bénéficier s’en
donner les moyens et en faire un choix politique fort.
Dans ce contexte financier, il n’y a aucune raison qu’à compter du mois de juin, la
quasi-totalité des entreprises de Polynésie française ne se mettent pas à jour des
cotisations sociales qu’elles doivent à la CPS. La possibilité de report de règlement de
ces dernières doit redevenir à compter de juin, l’exception et non la règle, conformément
à l’esprit et à la lettre des textes régissant la Caisse de prévoyance sociale depuis 1956.
Aussi, l’obligation pour toutes les entreprises de se mettre à jour de leurs cotisations
auprès de la CPS devrait limiter au pire le déficit mensuel de règlement à moins de un
milliard par mois à compter de juin, avril s’étant en définitive soldé par un déficit de
l’ordre de deux milliards au lieu des cinq modélisés initialement et mai pouvant aussi se
solder par un déficit réel de moins de un milliard puisque nombreux sont les PGE qui auront
été débloqués dès mai.
Par ailleurs, au lieu d’endetter la CPS (qui n’a à ce jour et après 64 ans d’existence
aucune dette grâce à la bonne gestion en bons « pères de famille » de ses conseils
d’administration successifs), il conviendrait qu’enfin le Pays lui règle sans délai la dette
du FADES qu’il a reconnu devoir au RGS par la loi de Pays n° 2011-12 du 7 avril 2011.
L’encours de cette dette FADES est encore de 7 milliards Fcp. Le règlement de cette
dernière par le Pays au RGS à raison de un milliard par mois de juin à décembre 2020 aurait
pour conséquence de garantir que chaque mois d’ici à décembre 2020, les flux de
trésorerie de la CPS soient supérieurs à 8 milliards en produits ceci garantissant le
règlement sans retard de toutes les charges du RGS.

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Ceci devrait être notamment le cas des 4 milliards de retraites versées aux 35 000
ressortissants pensionnés du RGS à qui il serait temps de ne plus faire peur que leurs
maigres pensions, pour la plupart, ne puissent être honorées en temps et en heure.
N’oublions pas que la moitié des pensionnés du RGS ont une pension inférieure aux
80 000 Fcp du minimum vieillesse. Il y donc beaucoup plus de personnes âgées pauvres
ressortissantes du RGS qu’il n’y en a au RSPF (4 000), ce que le gouvernement semble
totalement ignorer. Il serait de surcroît particulièrement injuste que le projet de
décalage du règlement mensuel de ces pensions envisagé soit mené à terme par votre
gouvernement.
Cette demande de règlement de sa dette FADES par le Pays au RGS est récurrente depuis
de nombreuses années de la part des partenaires sociaux et notamment de tous les syndicats
ouvriers.
C’est aujourd’hui, alors que le Pays a lui-même totalement redressé ses comptes
publics, qu’il n’a plus qu’un encours de dette de moins de 80 milliards de Fcp (92
milliards Fcp en 2015) soit représentant moins de 13 % du PIB qu’il est judicieux que le
Pays contracte lui-même un emprunt à long terme aux taux actuels des marchés qui
n’ont jamais été aussi bas de l’histoire pour solder sa dette de 7 milliards au RGS.
Enfin, afin de limiter les pertes structurelles de recettes liées à des baisses des assiettes
de masse salariale soumises à cotisations, il faudrait que le Pays change radicalement de
politique en matière de soutien à l’économie et à l’emploi dans les secteurs exposés dès
ce mois-ci.
En effet, en France et dans tous les Outre-mer, le mécanisme appliqué afin d’aider les
entreprises à conserver dans leurs effectifs leurs salariés en limitant ainsi les licenciements,
aura été celui du chômage partiel financé par l’Etat en application de l’article 11 de la loi du
23 mars 2020. L’ordonnance prise en conséquence par le gouvernement aura ainsi permis à
plus de 10 millions de salariés français de voir leur pouvoir d’achat préservé à hauteur de 84
% de leur salaire net de base et ce jusqu’à 4,5 SMIC.
En Polynésie française, le mécanisme instauré par la délibération n°14 - 2020 du 26 mars
au titre du plan de sauvegarde de l’économie et de l’emploi présentés conjointement par le
ministre de l’économie et la ministre de l’emploi aura consisté à proposer aux salariés privés
d’activité et pour lesquels leur employeur n’avait pas les moyens d’assurer la paye du mois
d’avril à demander à leur employeur de déposer des dossiers au SEFI pour pouvoir disposer
d’une indemnisation de 100 000 Fcp (voire 50 000 Fcp selon les cas) !
Des milliers de salariés polynésiens (à priori plus de 5 000) auront donc été les seuls de
la République auquel il aura été demandé d’accepter de renoncer à au moins 84 % de
leur salaire net habituel pour se contenter de 100 000 Fcp. De surcroit, ces « contrats »
ne sont pas soumis à règlements de cotisations à la CPS. Le Conseil d’Etat saisi, aura à
juger de la légalité de ces contrats. Il faudra clarifier également le régime prenant en
charge la couverture maladie de ces « naufragés économiques » de la crise du covid en
Polynésie française.
En tout état de cause, ces mécanismes sont à la fois totalement inéquitables pour les
salariés qui ont été contraints d’y recourir pour préserver un minimum de ressources
financières pour subvenir aux besoins de leurs familles mais aussi dramatiques pour la
préservation de la principale richesse des entreprises qu’est leur capital humain en
conduisant les entreprises les plus fragiles à entrer dans ce processus mortifère de
destruction de leur capital humain par initiation de plans de licenciements !

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Aussi conviendrait-il que dès à présent, le Pays initie la modification en profondeur
de son dispositif en votant une loi de Pays qui institue pour une durée limitée à 6 mois
applicable dès mai 2020, le mécanisme de chômage partiel tel qu’appliqué en métropole
et dans les Outre-mer pour toutes les entreprises notamment des secteurs touristiques et
aériens de Polynésie française. Le coût mensuel maximal pour les pouvoirs publics d’une
telle mesure si elle devait s’appliquer à 10 000 salariés concernés dans les secteurs de
l’hôtellerie, du tourisme et de l’aérien devrait être de l’ordre de 4 milliards Fcp dont 2,5
milliards de salaires nets et 1,5 milliards de cotisations pour la CPS.
En vertu des dispositions de l’article 11 de la loi covid du 23 mars 2020 et des précisions
apportées dans l’ordonnance n° 2020 - 317 du 25 mars 2020 qui en ses articles 2 et 3 précise
que les diverses dispositions pour la sauvegarde des entreprises et des emplois peuvent
s’appliquer à la Polynésie française, il conviendrait que le Pays présente sans délai à l’Etat un
projet de partage des coûts financiers liés à la mise en place du mécanisme de chômage partiel
pour les entreprises des secteurs touristiques et aérien de Polynésie française.
La répartition potentielle de la charge mensuelle précédemment évaluée à 4 milliards par
mois tant que l’activité touristique n’aurait pas repris pourrait être de 25 % soit un milliard à
la charge du budget du Pays (qui dispose déjà d’inscriptions budgétaires lui permettant de
prendre en charge cette dépense) et de 75 % financés par l’Etat au travers du fond de
solidarité national.
Telles sont donc, Monsieur le Président, les propositions que je souhaitais vous faire afin de
contribuer à identifier les meilleures solutions pour sortir de la manière la plus efficiente
possible de la crise économique et sociale générée par la crise du covid.
Je vous retransmets en copie le document bilan de la PSG que j’avais déjà eu l’occasion de
vous présenter y compris en Conseil des ministres en 2015 et qui contient plusieurs
propositions que je réitère aujourd’hui afin de sauver définitivement les régimes sociaux
polynésiens.
Je me tiens à votre disposition pour vous apporter toutes précisions concernant le présent
courrier et vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute
considération.