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Conflit israélo-palestinien

Le conflit israélo-palestinien (CIP) désigne le


conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens au Conflit israélo-palestinien
Proche-Orient. Il oppose deux nationalismes (le
nationalisme juif et le nationalisme arabe
palestinien) et inclut une dimension religieuse
importante, notamment du fait qu'Israël est un État
juif, à majorité juive et que les Palestiniens sont
majoritairement musulmans.

L'opposition arabe au sionisme se marque dès le


début du mandat britannique sur la Palestine, avec
de nombreuses émeutes et massacres et une
rébellion arabe entre 1936 et 1939. Après la
Seconde Guerre mondiale, ce sont les Juifs qui se
révoltent. Ne pouvant plus le gérer, les
Britanniques transmettent le dossier à
l'Organisation des Nations unies qui fin 1947 vote
le partage de la Palestine. Le lendemain, la guerre
civile éclate qui six mois plus tard est suivie de la
Carte d'Israël avec la Cisjordanie et la bande de Gaza, 2007.
première guerre israélo-arabe. La région voit
l'exode d'Arabes palestiniens pendant cette guerre, Informations générales
l'arrivée en Israël de réfugiés juifs en provenance
Date 14 mai 1948 - en cours
des pays arabes entre 1948 et 1952, puis un nouvel
(71 ans et 10 mois)
exode depuis la Cisjordanie vers la Jordanie,
Lieu Israël, Cisjordanie et bande de
pendant la guerre des Six Jours ainsi que l'arrivée
Gaza, ces deux derniers
en Israël de près de 600 000 Juifs en provenance
territoires constituant l'État de
des pays arabes, chassés de chez eux. Les
Palestine revendiqué par les
mouvements de populations ont débouché sur le
Palestiniens
problème des réfugiés palestiniens, qui sont près
Issue En cours
de 5 millions aujourd'hui, à ne pas avoir été
intégrés par leurs pays hôtes. Depuis le rejet du Belligérants
plan de partage de la Palestine mandataire par les
Israël Palestine
pays arabes, les Nations unies ont à ce jour émis •Tsahal • Fatah
près d'une centaine de résolutions par le Conseil
•Mossad
de Sécurité et l'Assemblée générale, afin de Factions Islamistes
résoudre le conflit. Plusieurs négociations et • Hamas
conférences de paix ont également eu lieu. Soutien • Jihad islamique
États-Unis(non palestinien
Le conflit s'est développé au cours de plusieurs 1, 2
Soutien
direct)
périodes distinctes : Iran(non direct)
De 1948 à 1967, le territoire de la Hezbollah
3
Palestine mandataire est administré en Turquie(non direct)
majeure partie par Israël fondé en 1948,
la bande de Gaza passant sous le Factions Marxistes
contrôle de l'Égypte, et la Cisjordanie • FPLP
étant occupée puis annexée en 1950
• FDLP
par la Jordanie (le Royaume hachémite
de Transjordanie, indépendant depuis
Nationalistes pro-syrien
1946).
• as-Saiqa
De 1967 à 1993, l'issue de la guerre des
• Armée de libération
Six Jours met les populations de
Cisjordanie et de Gaza sous de la Palestine
administration israélienne. Le sentiment • FPLP-CG
national palestinien s'exprime par la voix • FLP ----
de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP). Commandants
De 1993 à 2000, le processus d'Oslo Mohammed Amin al-
conduit à la reconnaissance de l'État David Ben Gourion Husseini (1948-1974)†
d'Israël par l'OLP, et établit une Autorité (1948-1954 puis 1955- Hassan
intérimaire palestinienne.
1963)† Salameh(1948)†
De 2000 à 2005, la Seconde intifada Moshé Sharett Abd al-Kader al-
marque le blocage du processus de
(1954-1955)† Husseini(1948)†
paix israélo-palestinien. La bande de
Gaza, d'où Israël s'est retiré en 2005, Golda Meir (1969- Roger
est dirigée par le Hamas, qui en a pris le 1974)† Coudroy(1968)†
contrôle par la force en juin 2007. Benyamin Yasser Arafat (1948-
Depuis 2006, la bande de Gaza est Netanyahou (1996-1999 2002)†
soumise à un blocus par Israël. puis 2009-présent) Wadie Haddad
Depuis 2005, une phase d'enlisement, (1951-1978)†
particulièrement après les Printemps Georges Habache
arabes et les guerres qui s'ensuivent qui
(1951-2008)†
font passer le conflit israélo-palestinien
à l'arrière plan de l'actualité Ali Hassan Salameh
internationale, et cela malgré les phases (1960-1979) †
de conflit violent (Guerre de Gaza en Ahmed Yassine
2008-2009, 2012 et 2014). En 2020, les (1984-2004)†
États-Unis proposent un nouveau plan Yahia Ayache (1992-
de paix qui prévoit l'annexion par Israël
des colonies au prix d'un investissement 1996)†
de 50 milliards de dollars dans le Ismaïl Haniyeh
développement de la Palestine et qui (Depuis 1985)
est immédiatement rejeté par la partie Mahmoud Abbas
palestinienne. (Depuis 1959)
Ahmad Saadat
(Depuis 1967) (POW)

Notes
Processus de paix

Accords de Camp David


Conférence de Madrid
Accords d'Oslo
Oslo II
Protocole d'Hébron
Sommaire
Accords de Wye Plantation
Histoire
Mémorandum de Charm el-Cheikh
Événements antérieurs
1948-1967 : Conflit entre Israël et Sommet de Camp David II
ses voisins Sommet de Taba
1967-1993 : Conflit Israël - OLP Feuille de route
Première intifada
Initiative de Genève
Processus de paix
Conférence d'Annapolis
2001 à 2012 : Seconde intifada
Projet de création d'un État Batailles
palestinien
Conflit israélo-arabe
L'après seconde intifada Conflit israélo-palestinien
2014-2020 : regain de tensions
Guerre israélo-arabe de 1948
Conflit international
Les nouvelles frontières israéliennes Guerre israélo-arabe (1948-1949)
Mobilisation internationale Crise du canal de Suez (1956-1957)
Couverture médiatique Guerre des Six Jours (1967)
Réactions à l'ONU Guerre d'usure (1967-1970)
Conflit juridique avec l'ONU
Guerre du Kippour (1973)
Cour pénale internationale Guerre du Liban (1975-1990)
Les ressources naturelles Opération Litani (1978)
L'eau
Intervention militaire israélienne au
Notes et références Liban (1982)
Annexes Première intifada (1987-1993)
Bibliographie
Opération Raisins de la colère (1996)
Filmographie
Articles connexes Seconde intifada (2000-2005)
Liens externes Opération Arc-en-ciel (2004)
Opération Jours de pénitence (2004)
Opération Pluies d'été (2006)
Histoire Conflit israélo-libanais (2006)
Blocus de la bande de Gaza (2007-)
Événements antérieurs Guerre de Gaza de 2008-2009 (2008-
2009)
Abordage de la flottille pour Gaza (2010)
Confrontation israélo-palestinienne de
2011 (2011)
Confrontation entre Israël et la bande de
Gaza (2012)
Attaque contre un poste-frontière (2012)
Avant 1917, la région est sous l'autorité Guerre de Gaza de 2012 (2012)
de l'Empire ottoman. Les populations
chrétiennes et musulmanes qui y vivent Guerre de Gaza de 2014 (2014)
se définissent en termes de Vague de violence israélo-palestinienne
communautés religieuses et ne de l'automne 2015 au 6 décembre 2017
manifestent pas de sentiment (2015-2017)
national [réf. nécessaire]. La population
juive est divisée en deux
communautés : l'ancien Yishouv c'est-à-
dire la communauté établie de longue date sur ce territoire, et le nouveau Yichouv
composé de Juifs établis depuis quelques dizaines d'années au plus, motivés
principalement par le sionisme.
En 1917, les Britanniques conquièrent la Palestine qu'ils administrent officiellement à
partir de 1920 dans le cadre d'un mandat de la Société des Nations. Le conflit entre le
Yishouv et les Arabes de Palestine débute principalement depuis la Déclaration Balfour
de 1917. De 1920 à 1948, le Royaume-Uni exerce son mandat sur la Palestine
mandataire. Des conflits éclatent entre Arabes et Juifs, mais aussi entre ces populations
et les autorités britanniques.

Fin du XIXe siècle-1920 : Mouvements nationalistes


Les racines du conflit se trouvent, dans le contexte mondial d'exacerbation des nationalismes européens
et d'affaiblissement de l'empire ottoman, dans l'opposition progressive des objectifs du sionisme en
Europe et du nationalisme arabe au Proche-Orient.

L'Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 à Bâle, où le mouvement sioniste tient son premier
congrès et élit Theodor Herzl à sa tête. La mission qu'elle se donne est de préparer, pour le peuple juif, un
foyer en Palestine, région historique de la Terre d'Israël. Pour cela, l'Organisation sioniste mondiale
rachète des terres et promeut l'immigration et le sentiment national afin de renforcer la présence juive sur
le territoire.

Dans le même temps, les premières grandes vagues d'immigration juive commencent et s'accélèrent avec
les nouveaux pogroms, notamment ceux Kichinev qui amènent quelques dizaines de milliers
4
d'immigrants d'Europe orientale en Palestine .
5
Parallèlement, en 1908, sont fondés les premiers journaux nationalistes arabes Al-Karmel et Falistin .
6
À la fin de la période ottomane, la population juive est estimée entre 56 000 personnes et
7
82 000 personnes et la population arabe (musulmans, juifs, chrétiens et autres) à plus de
8
600 000 personnes .

Conséquences de la première guerre mondiale


L'influence britannique s'affirme de plus en plus au Moyen-Orient : le Royaume-Uni a une présence
militaire en Irak dès 1914 et occupe Bagdad en 1917. Il appuie la révolte arabe et leur fait la promesse
d'un grand État musulman en échange de leur participation aux côtés des Alliés.

En mai 1916, le Royaume-Uni passe l'accord secret « Sykes-Picot » en parallèle avec la France, qui
projette de diviser la région en 2 zones d'influence entre les 2 puissances coloniales européennes. Les
accords Sykes-Picot attribuent la Transjordanie et la Palestine mandataire à la zone d'influence
britannique.
Ces accords n'empêchent pas les Anglais de promettre non seulement un
royaume indépendant aux Arabes, mais aussi la création d'un « foyer
9
national » aux Juifs, (Palestine mandataire et Transjordanie) . Les
Anglais créent un régiment juif (la légion juive) dans l'armée Anglaise, le
10
23 août 1917 . Le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique
proclame la déclaration Balfour, selon laquelle il envisage favorablement
l'établissement d'un foyer national juif en Palestine. Chaim Weizmann
participe aussi à la préparation de la conférence de la paix à Paris et il y
11
signe, en 1919, un accord avec Fayçal, futur roi d'Irak .

La première Guerre mondiale bouleverse la géographie du Moyen-


Orient. Le Royaume-Uni prend pied dans le Moyen-Orient et étend son Accords Sykes-Picot de
influence. La Société des Nations entérine en 1922 la déclaration Balfour 1916 : influence et contrôle
en donnant l'établissement du foyer national juif pour mission du mandat de la France et de la
britannique (sorte de tutelle du Royaume-Uni sur ces territoires) mis en Grande-Bretagne.
place sur la Palestine, terme englobant à l'époque les territoires
transjordaniens de l'autre côté du Jourdain. Le Royaume-Uni contente la
famille hachémite avec la création rapide d'un royaume musulman en Transjordanie, sur la partie
orientale de la Palestine, ce qui réduit le territoire destiné au foyer national juif.

1920-1948 : Mandat britannique sur la Palestine


Les tensions entre communautés juives et arabes s'accroissent à partir de 1920, à la suite de
l'augmentation de l'immigration juive et arabe. À partir de 1921, cette opposition arabe est incarnée par le
Grand Mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini. Les premières émeutes anti-juives se produisent aux mois
de mars et avril 1920 à Jérusalem, puis en mai 1921 à Jaffa et contre des établissements agricoles. Ces
émeutes font plus d'une centaine de morts juifs et sont attribuées par la commission Haycraft nommée
5
par les Britanniques à la colère arabe contre l'immigration juive . Cela débouche sur la publication du
premier Livre blanc, dit le livre blanc Churchill, visant à rassurer les Arabes, en limitant l'immigration
juive. Mais ces émeutes débouchent aussi sur la création des unités de défense juive, la Haganah, à partir
des unités de l'organisation Hashomer.

Des motivations religieuses sont à l'origine d'affrontements autour du Kotel à Jérusalem en 1929 et
amène à l'aggravation brutale de la situation avec de violentes émeutes antijuives à Hébron, Jérusalem et
Safed, qui font près de 150 victimes juives. Pour la première fois depuis l'époque des Croisés, les Juifs
sont tués à Hébron, leur seconde ville sainte. Le quartier juif de Hébron est détruit. Les Arabes
palestiniens constituent le 25 octobre 1936 le Haut Comité arabe, sous la direction du grand mufti de
Jérusalem, Amin al-Husseini, pour faire face à l'agence juive. En 1936, c'est la grande révolte arabe en
Palestine, finalement écrasée en 1939 par les britanniques. En 1944, des actions armées contre les
Britanniques sont organisées par l'Irgoun et le Lehi. En 1945, la pression s'accentue, pour permettre
l'accueil en Palestine mandataire des rescapés des camps de concentration nazis. Le Royaume-Uni s'y
oppose. La Haganah lance à son tour des actions armées contre le Royaume-Uni. L'affaire de l'Exodus
1947, où 4 500 réfugiés se voient contraints de retourner en Allemagne avec des morts à son bord,
bouleverse l'opinion mondiale.

En mai 1946, le Royaume-Uni abandonne sa tentative de trouver une solution, ne voulant pas imposer
une solution aux 2 parties.
La Grande-Bretagne confie alors le dossier à l'Organisation des Nations
unies qui, avec le soutien conjoint des États-Unis et de l'Union soviétique
et malgré l'opposition de tous les pays arabes, votent le plan de partage
de la Palestine, le 30 novembre 1947. Ce plan de partage divise la
Palestine en trois secteurs, l'un arabe, l'autre juif et le troisième, la ville
de Jérusalem, international. Les dirigeants palestiniens et les pays arabes
refusent ce plan et annoncent qu'ils s'y opposeront par les armes.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État


d'Israël, immédiatement attaqué par les États arabes voisins.

1948-1967 : Conflit entre Israël et ses voisins

1964
Fondation de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) qui Le plan de partage de
décide l'intensification de la lutte des Palestiniens contre l'ONU.
Israël [précision nécessaire].

1967
L'Égypte obtient le retrait des troupes de l'ONU en mai 1967, remilitarise
le Sinaï et ferme le détroit de Tiran, passage-clef du transport maritime
israélien. Le 15 mai 1967, les forces égyptiennes pénétrèrent dans le
Sinaï, contrairement aux accords de démilitarisation de 1957.

Le 5 juin 1967, devant l'imminence d'une attaque arabe préparée et les


bombardements syriens réguliers depuis le plateau du Golan depuis début
1967, Israël lance une offensive préventive éclair contre l'Égypte, menée
par le général Moshe Dayan (voir : Guerre des Six Jours) et appelle la
Transjordanie à rester neutre. La Jordanie refuse et attaque Israël avec
l'artillerie lourde sur Jérusalem-ouest et la région de Tel Aviv. Le 8 juin,
Israël vainc l'armée jordanienne et conquiert la Cisjordanie. Les Syriens
continuent de bombarder les habitations, les vergers et les silos agricoles
israéliens depuis le plateau du Golan ; en réponse le 9 juin, Israël attaque
les Syriens sur le Golan.

Les aviations égyptiennes, jordaniennes et syriennes sont détruites en une Territoire d'Israël après
journée. Au terme d'une guerre-éclair de six jours, Israël conquiert la l'indépendance. La bande
Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan (y compris la zone des fermes de de Gaza occupée par
12
Chebaa), la péninsule du Sinaï et Jérusalem-Est . l'Égypte et la Cisjordanie
occupée et annexée par la
Le 22 novembre 1967, adoption de la résolution 242 du Conseil de Jordanie.
sécurité de l'ONU. Cette résolution stipule le retrait des forces armées
israéliennes « des territoires occupés » (dans sa version en français) ou
« from occupied territories » (c'est-à-dire « de territoires occupés », dans sa version en anglais) au cours
du récent conflit. La fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance
de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque État de la région et
de leur droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, dégagées de toute menace ou tout
acte de violence. D'apporter une juste solution au problème des réfugiés. De garantir l'inviolabilité
territoriale et l'indépendance politique de chaque État de la région, à travers diverses mesures telles que
l'établissement de zones démilitarisées.

1967-1993 : Conflit Israël - OLP

1969
Début de la guerre d'usure le long du canal de Suez. Yasser Arafat devient le chef de l'OLP.

1969-1972
Les passagers juifs et israéliens des lignes aériennes deviennent la cible des militants palestiniens.

1972
4 septembre : onze athlètes israéliens enlevés puis abattus durant les Jeux olympiques de Munich.

1973
Les troupes égyptiennes et syriennes attaquent Israël le 6 octobre, lors de la fête du Yom Kippour ou
« jour du pardon ». Leur objectif : reconquérir les territoires occupés.

Le cessez-le-feu du 24 octobre consacre la victoire de l'armée israélienne. La résolution 338 réaffirme la


nécessité d'une « paix juste et durable au Moyen-Orient ».

L'OLP est reconnue comme seule représentante du peuple palestinien lors du sommet arabe d'Alger qui
se tient du 26 au 28 novembre. L'attitude de la Jordanie témoigne, après l'attaque conjointe de l'Égypte et
de la Syrie, d'une désolidarisation progressive des pays arabes.

1976
26 juin - 4 juillet : raid d'Entebbe. Une centaine d'otages juifs et israéliens, capturés par un commando
germano-palestinien à bord d'un avion et gardés prisonniers en Ouganda, sont délivrés par un raid de
l'Armée de l'Air israélienne.

1982
Depuis le Liban sud, des centaines d'obus sont lancés contre Israël, sur la Galilée. Le 6 juin 1982, Israël
déclenche l'« opération Paix en Galilée » et envahit le Liban jusqu'à Beyrouth pour repousser les forces
de l'OLP à plus de 40 km de la frontière israélienne. Le 20 juin, les États-Unis obtiennent un cessez-le-
feu comportant l'évacuation de l'OLP en Tunisie.

1985
Raid de l'aviation israélienne sur le quartier général de l'OLP à Tunis : Opération Jambe de bois.
Première intifada
Dans le milieu des années 1980, le conflit israélo-palestinien suit une évolution qui n'était prévue ni par
les Israéliens ni par l'OLP avec la révolte de la population palestinienne. Ces événements prennent le
nom de première intifada ou « guerre des pierres ».

Face à la poursuite du développement des colonies israéliennes et face à des conditions économiques
difficiles, la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza se révolte contre Israël. La situation attire
l'attention internationale envers les milices palestiniennes qui ne sont plus perçues de manière unanime
comme des organisations « terroristes ». Certaines démonstrations palestiniennes sont même soutenues
par des mouvements d'extrême gauche israéliens tels que La Paix maintenant et Gush Shalom. Eux-
mêmes portés par le succès des accords de paix avec l'Égypte et le traumatisme de la Guerre du Liban et
du massacre de Sabra et Chatila [réf. nécessaire].

Des négociations sont menées en secret entre l'OLP et le gouvernement israélien.

Processus de paix
Le processus de paix israélo-palestinien regroupe l'ensemble des
discussions diplomatiques qui ont été tentées pour trouver une
solution définitive au conflit israélo-palestinien, depuis la
reconnaissance de l'OLP par Israël comme d'un partenaire
palestinien pour la paix.

Objets des négociations Affiche prônant la réconciliation :


drapeaux israélien et palestinien et le
Les principaux points litigieux sont : l'objectif d'une mot paix en arabe et en hébreu. Des
reconnaissance mutuelle des deux peuples, laquelle n'est à ce jour images similaires ont été utilisées
pas absolue ; l'objectif de création d'un État palestinien aux côtés par différents groupes défendant
d'Israël et les problèmes posés par la contiguïté de leurs territoires l'idée de cohabitation des deux
(sécurité) et le tracé ultime des frontières (question du devenir populations.

des colonies israéliennes présentes dans les territoires palestiniens


occupés) ; le statut de Jérusalem et le contrôle de ses lieux saints.
À ces enjeux centraux s'ajoutent des problèmes parallèles tels que le partage de l'eau et le statut des
réfugiés déplacés par le conflit (dont la position problématique des Arabes israéliens vis-à-vis de
l'autodéfinition d'Israël en tant qu'État « du peuple juif »). Les questions du sacré et de l'identité des
13
groupes en litige jouent un rôle majeur dans ce conflit .

Conférence de Madrid de 1991

Accords d'Oslo de 1993

Accords de Wye Plantation de 1995

Sommet de Camp David de juillet 2000


Conséquences de l'échec des négociations: la seconde Intifada
Peu de temps après l'effondrement des discussions, Ariel Sharon
et d'autres membres du Likoud visitèrent l'esplanade des
Mosquées/Mont du Temple pour démontrer le contrôle israélien
sur ce lieu saint. Le lendemain, une manifestation palestinienne
tourna à l'affrontement avec la police israélienne. L'escalade de la
violence conduisit au soulèvement de la seconde intifada.

Une vague d'attentats-suicides organisés par les mouvements


Les lieux saints : Esplanade des
extrémistes palestiniens visa les civils israéliens. Les représailles
mosquées et Mur des lamentations,
israéliennes prirent la forme d'un bouclage de la Bande de Gaza l'un des enjeux du conflit.
et d'un redéploiement de Tsahal en Cisjordanie. Israël déclencha
également des opérations d'assassinats ciblés contre les dirigeants
des organisations islamistes palestiniennes. Ces opérations furent l'occasion d'appels à la vengeance de la
part de ces organisations. Les violences résultaient par des pertes humaines de plus d'un millier
d'Israéliens et de trois milliers de Palestiniens.

Le 7 octobre 2000, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait la Résolution 1322 déplorant tout à la fois la
visite de Ariel Sharon et les violences qui se sont ensuivies dès le lendemain avec le déclenchement de la
seconde Intifada.

Discussions de paix à Paris d'octobre 2000


14
Madeleine Albright rencontre tour à tour Yasser Arafat et Ehud Barak dans la capitale française . Arafat
serait sur le point d'accepter le compromis qui lui est proposé mais Jacques Chirac serait intervenu pour
15
durcir la position d'Arafat .

Sommet de Taba de 2001


Les appels au calme et à la reprise des discussions se multiplièrent en vain. Bill Clinton proposa par écrit
de nouveaux paramètres de négociations. Barak les accepta avec des réserves, Arafat retarda sa réponse
par laquelle il accepta avec des questions et des réserves. Les initiatives du Président Clinton amenèrent
Barak et Arafat à des discussions à Taba en janvier 2001 au cours desquelles les délégations confièrent
n'avoir jamais été aussi près d'un accord.

Nouvelles tentatives
Un mois plus tard, les violences de la seconde intifada et le sentiment d'insécurité entraîna une alternance
politique au pouvoir en Israël, à l'issue du scrutin, amenant la droite et Ariel Sharon à la tête d'un
nouveau gouvernement.

Le nouveau gouvernement d'Ariel Sharon exige alors un arrêt des attentats terroristes avant toute reprise
du dialogue.

Les initiatives pour sortir de l'impasse furent multiples :

Le Quartet pour le Moyen-Orient constitué du nouveau Président américain George W.


Bush, de l'Union européenne, de la Russie et de l'ONU élaborèrent la feuille de route pour
la paix qui appelle à la création d'un État palestinien avant 2005, sous les conditions d'un
arrêt du terrorisme, et du déroulement d'élections démocratiques dans les territoires
palestiniens.
La Ligue arabe réunie à Beyrouth au Liban fit également un plan de paix qui appelait au
retour aux frontières de 1967 en échange d'une reconnaissance mutuelle et de la paix. Le
gouvernement israélien salua cette proposition.
En 2003, une assemblée non officielle de personnalités politiques modérées des deux
parties se rencontrèrent pour s'entendre sur les termes d'une proposition de paix connue
sous le nom d'initiative de Genève. Arafat reçut favorablement ce document et Sharon le
rejeta.

2001 à 2012 : Seconde intifada

2000
Juillet : Sommet de Camp David II.
Septembre : début de la seconde intifada ou Intifada al-Aqsa.
Novembre : Ehud Barak approuve un plan de construction
d'une « barrière destinée à empêcher le passage de
véhicules motorisés » depuis le Nord-Est de la Cisjordanie
jusqu'à la région de Latroun.
Les mouvements armés palestiniens : les organisations armées les plus
actives sont le Hamas, les brigades des martyrs d'Al-Aqsa et le djihad
islamique palestinien qui opèrent dans la bande de Gaza et la Cisjordanie.
Certaines de ces organisations considèrent les morts civils, qui découlent
ou non de certaines de leurs actions, comme étant des martyrs du djihad.
Le « mur de sécurité » -
Le Hamas a créé une infrastructure d'aide sociale, lui faisant gagner ainsi tracé approuvé en février
des milliers de soutiens. Il est soutenu financièrement par de nombreuses 2005, mais susceptible
organisations, particulièrement en Europe, ainsi que par des pays comme d'évoluer.
l'Iran et la Syrie.

Le djihad islamique palestinien est moins populaire que le Hamas. Il est plus petit, et n'a pas d'activités
sociales au programme ni aucune aspiration politique. Il est très actif à Jénine, Tulkarem et Naplouse en
Cisjordanie. Il travaille en cellule et n'a pas d'infrastructure civile.

2002
14 avril : le gouvernement israélien décide de construire une barrière à l'intérieur de la ligne de
séparation, et émet une directive en vue de « commencer immédiatement la construction d'une clôture
dans la région de 'Anin… le secteur de Tulkarem et le secteur de Jérusalem ».

14 août : approbation par le gouvernement israélien du tracé du Mur, resté secret. Il sera composé en
grande partie de barrières électroniques.

2005
Après la mort de Yasser Arafat, relance du processus de paix par Mahmoud Abbas (aussi connu sous le
nom de guerre de Abou Mazen), nouveau président de l'Autorité palestinienne. Ce dernier, élu sur un
programme visant à la fin de la violence, établit une trêve avec Israël qui semble respectée par des
mouvements terroristes palestiniens, sauf par le Hamas et le Jihad qui s'opposent à Abou Mazen au sein
de l'Autorité palestinienne et durant les élections. Ariel Sharon de son côté, œuvre au désengagement de
Gaza mais se heurte à une opposition au démantèlement des colonies dans son propre parti, le forçant à
composer avec la gauche israélienne. Les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés
font barrage politique à leur démantèlement et réclament un référendum soutenu par la droite israélienne.

Mars : Israël envisage de confier à l'Égypte le contrôle d'une zone tampon à Gaza. Un « accord de
principe » sur le déploiement d'une force égyptienne de 750 hommes le long des huit kilomètres de la
zone tampon, dite du « couloir de Philadelphie », a été conclu à Charm el-Cheikh en Égypte entre le
président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz.

Sommet de Sharm el-Sheikh de 2005


Le 8 février 2005, le premier ministre israélien, Ariel Sharon rencontre Mahmoud Abbas, président de
l’Autorité palestinienne, le président Égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II. Les négociations
visent à une stabilisation de la situation et marquent la fin de la seconde intifada.

Plan de désengagement unilatéral de 2005


Le gouvernement israélien prit des dispositions unilatérales pour assurer la sécurité de sa population. La
construction d'une barrière, qui avait été pensée par un précédent gouvernement de coalition gauche-
droite, commença. Son érection provoque d'importantes contestations et des condamnations
internationales, du fait de son tracé, qui ne suit pas exactement la ligne verte et déborde sur la
Cisjordanie.

Le même gouvernement prit ensuite l'initiative d'un plan de


désengagement de la bande de Gaza en 2005, concernant
l'évacuation des habitants israéliens et la destruction des colonies
de la Bande de Gaza ainsi que de quatre implantations
israéliennes dans le nord de la Cisjordanie.

2006
La tension avec les Palestiniens continue d'être vive (tirs de Graffitis sur le mur du côté
roquette « Qasam » sur les villes israéliennes et représailles de cisjordanien.
Tsahal). Le 25 juin, le caporal Gilad Shalit est enlevé par
3 groupes terroristes palestiniens (les Comités de résistance
populaire, l’Armée de l’Islam et la branche armée de l'organisation terroriste Hamas) lors d'une attaque
conjointe contre un poste militaire de Tsahal en territoire israélien. En riposte, le cabinet israélien
déclenche l'opération Pluies d'été.

Projet de création d'un État palestinien


Depuis la proclamation de la déclaration d'indépendance palestinienne (en) en novembre 1988 à Alger,
16
lors du dix-neuvième Conseil national d’Alger , la revendication d'un État palestinien autonome n'a
cessé d'être portée par les Palestiniens, sous la direction de l'OLP et de Yasser Arafat, et n'a cessé
d'avancer, un certain nombre d'États et d'instances internationales s'y ralliant au fil des années.
Le 19 janvier 1993, le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l'OLP. Et le
13 septembre 1993, les accords dits d'Oslo sur l'autonomie palestinienne, d'abord mis au point à Oslo
puis signés à Washington, donnent lieu à une déclaration qui aboutit à la reconnaissance mutuelle de la
Palestine et d'Israël.

Le 4 mai 1994 est signé un accord israélo-palestinien, entre l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP) et l'État d'Israël : accord d'« Oslo I » signé au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande
de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie).

Le 28 septembre 1995, Israël et l'OLP signent à Washington l’accord négocié à Taba (« Oslo II »)
étendant l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995,
Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes.

Le 20 janvier 1996, Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne. Le CNP (parlement
palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en
cause le droit à l'existence de l'État d'Israël.

La création de l'État palestinien, aux termes des accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998
selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne.
[réf. nécessaire]

Le 25 mars 1999, l'Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des


Palestiniens et à celui de créer un État : appui qui s'ajoute au projet de création du futur État palestinien.

En mars 2002, c'est au tour de l'ONU de soutenir la revendication : le Conseil de sécurité adopte la
résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Ce pour quoi le
président George W. Bush nouvellement élu se prononce également.

L'Autorité palestinienne, sous la présidence de Mahmoud Abbas et à la suite de Yasser Arafat, son
premier président élu en 1996, œuvre en vue de la création d'un État palestinien. Le 25 mai 2006,
17
Mahmoud Abbas annonce la tenue d'un référendum en ce sens . Toutefois, à la suite de violents
affrontements interpalestiniens, les islamistes du Hamas ont pris le contrôle de la bande de Gaza le
14 juin 2007, tandis que Mahmoud Abbas, soutenu par le Fatah, annonçait la mise en place d'un « cabinet
d'urgence » à Ramallah, en Cisjordanie. Ainsi, avant même d'avoir pu accéder à la souveraineté
internationale, le futur État palestinien se trouve partagé de fait en deux entités rivales, l'une à Gaza et
l'autre en Cisjordanie. Le 29 novembre 2012, l'État de Palestine est reconnu comme État observateur non
18
membre par l'Assemblée générale des Nations unies .

L'après seconde intifada

2007
À la suite de la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, le gouvernement israélien décide du
blocus du territoire fin juin 2007.

2008

19
19
Le 5 novembre, après 5 mois de trêve partielle , Israël procède à un raid contre un tunnel du Hamas qui
20, 21
entraîne des échanges de feu et la mort de 6 membres du Hamas . Le 18 décembre, le Hamas
22 23
annonce la non-reconduction de cette trêve . Les tirs de roquettes vers Israël reprennent .
24
À partir du 27 décembre, l'aviation israélienne bombarde les infrastructures du Hamas à Gaza : c'est le
début de la guerre de Gaza de 2008-2009.

2009
Le 3 janvier, l'opération Plomb durci connaît une nouvelle phase quand les Israéliens envoient des
troupes dans la bande de Gaza. L'opération fait selon les sources palestiniennes plus de 1 300 morts à
Gaza et 13 du côté israélien selon les sources israéliennes.

Le 18 janvier, Israël proclame le cessez-le-feu. Le même jour, le Hamas annonce une trêve et donne
7 jours à l'armée israélienne pour quitter Gaza, ce qui est fait dès le 21 janvier.

Pendant les semaines qui suivent, les Palestiniens de Gaza continuent d'envoyer quelques roquettes
plusieurs fois par semaine sur Israël dont l'aviation réplique en bombardant les tunnels palestiniens de
25
contrebande avec l'Égypte .

À la suite de ces opérations militaires, le blocus de la bande de Gaza est renforcé.

Lire le média

Tir d'une roquette Une explosion


Des images d'une Qassam vers le sud causée par un raid
attaque à la roquette d'Israël, aérien israélien
dans le sud d'Israël, janvier 2009. dans la bande de
mars 2009. Gaza au cours du
conflit de 2008-2009
entre Israël et le
Hamas à Gaza.

Les Élections législatives israéliennes de mars 2009 amènent au pouvoir Benyamin Netanyahou qui
forme un gouvernement ancré à droite.

2010
Le 31 mai, l'armée israélienne aborde le Mavi Marmara, navire qui, à la tête de la flottille humanitaire
Free Gaza, cherche à briser le blocus de Gaza. Des médicaments et de la nourriture sont transportés par
plusieurs bateaux transportant des hommes politiques européens et un prix Nobel de la paix. Neuf
militants, turcs pour la plupart, sont tués. Le déroulement de l'Arraisonnement du Mavi Marmara est
sujet à interprétation : la version israélienne défend la thèse de l'agression subie par les troupes
israéliennes par certains membres de l'équipage ; au contraire, l'équipage affirme avoir subi les tirs des
commandos israéliens sitôt après l'abordage. Au cours de ces évènements, plusieurs soldats israéliens
sont blessés, et neuf militants tués. Le rapport de la commission d'enquête de l'ONU (dit : Rapport
Palmer) accréditera la thèse de la « légitime défense », tout en jugeant « excessive » la riposte
26
israélienne .

2011

2012
Le 14 novembre 2012, le chef militaire du Hamas Ahmed Jaabari est tué dans un raid aérien israélien en
réponse aux tirs de roquettes contre le territoire israélien et les forces de défense israéliennes (Tsahal)
lancent l'« opération Pilier de défense. »

2014-2020 : regain de tensions

2014
En juin 2014, le meurtre de trois jeunes Juifs israéliens dans le secteur d'Hébron marque le début d'une
27
escalade. Tsahal, qui attribue à juste titre le rapt à deux membres du Hamas, engage des recherches, qui
28
s'accompagnent de 580 arrestations, de la confiscation par la violence de nombreux biens palestiniens ,
29
du bouclage d'Hébron, et de morts . Ces actions, vécues comme une punition collective, engendrent en
réaction un regain des tensions, jugé comme le plus grave depuis la seconde intifada. La découverte des
corps de ces trois adolescents est suivie du meurtre d'un jeune palestinien le 2 juillet, et par des tirs de
roquettes du Hamas à partir de la bande de Gaza. En réaction, Israël lance l'Opération Bordure
30
protectrice, afin de détruire les tunnels illégaux de passage de Gaza vers Israël . Cette opération fera au
moins 2 202 victimes côté palestinien, dont 1 394 civils et 526 enfants. Côté israélien, 72 personnes, dont
31
62 soldats, ont perdu la vie . .

2015
L'automne 2015 voit l'émergence d'une nouvelle vague de violence qui dure jusqu'au 6 décembre 2017.

2016
Durant l'année 2016, à Jérusalem, il y a plus d'une centaine d'attaques au couteau perpétrés par des
32
Palestiniens isolés, souvent jeunes et armés contre des Israéliens .

2017
Début janvier, une réunion sur la paix au Proche-Orient a lieu à Paris. Si près de 75 pays et organisations
internationales étaient présents, le président de l’Autorité palestinienne et le Premier ministre israélien
ont refusé l’invitation. Les acteurs étant à la réunion ont rappelé leur engagement en faveur des deux
États israélien et palestinien, signalant qu’ils ne reconnaîtraient pas d’actions unilatérales qui
menaceraient une solution négociée, notamment au sujet des frontières ou du statut de Jérusalem. C'était
une réunion plutôt symbolique, alors qu'Israël attendait avec optimisme l'arrivée de Donald Trump au
pouvoir, cinq jours après la conférence, car ce dernier parait vouloir être plus favorable envers Israël
comparativement à son prédécesseur. Ce, puisqu'il promet déjà de déménager l'ambassade des États-Unis
d’Amérique de Tel-Aviv à Jérusalem, rompant ainsi avec la politique de son pays et de la communauté
33, 34
internationale, pour qui le statut de capitale de Jérusalem doit se régler par la négociation .

Le 5 mars, Benjamin Netanyahou annonce qu’il interdira à la municipalité de Jatt, localité arabe du Nord,
35
de nommer une rue locale en l'honneur de Yasser Arafat .

Trois jours après, le parlement israélien adopte en vote préliminaire deux projets de lois. Le premier,
présenté par le Foyer Juif, vise à arrêter les appels à la prière des mosquées durant la nuit, alors que le
second, présenté par le parti nationaliste laïque Israel Beiteinou, veut les interdire totalement. Ce projet
36
de loi engendre une vague de protestation dans le monde arabe .

Le 6 décembre 2017, le Président des États-Unis, Donald Trump, revendiquant une nouvelle approche,
reconnaît officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël et donne l'instruction d'y déplacer l'ambassade
37
américaine . Sa décision est saluée par le Premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahu, qui déclare
38
que l'annonce de Trump marque un « jour historique » . Le Hamas appelle les pays arabes et
39
musulmans à expulser les ambassadeurs américains de leurs territoires .

2018
2018 est marquée par la Marche du retour qui se transforme en une série de manifestations palestiniennes
chaque vendredi le long de la frontière de la bande de Gaza, dont le but était, selon Yahya Sinwar, « que
la frontière disparaisse [...] et que les Palestiniens reviennent sur ces terres dont ils ont été expulsés il y a
40 41
70 ans » . De violents incidents opposent soldats israéliens et manifestants dont près de 235 sont tués .
Plus de trois mille hectares de forêts et de terres agricoles sont détruits par les ballons incendiaires
42
palestiniens .

2019
Les 25 et 26 juin 2019 se tient la Conférence économique de Bahreïn, à l'initiative des États-Unis et
présidée par Jared Kushner. En l'absence des Palestiniens qui boycottent la conférence et des Israéliens,
et en présence de représentants de l'Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis et de fonctionnaires
jordaniens et égyptiens. Jared Kushner y présente un plan baptisé « De la paix à la prospérité » qui serait
« l'occasion du siècle » et qui prévoit des investissements dans les infrastructures, le tourisme ou
l'éducation, avec la création d'un million d'emplois à la clé. La directrice-générale du Fonds monétaire
international (FMI) Christine Lagarde estime qu'il est possible de relancer l'économie palestinienne et
43
félicite l'envoyé américain pour avoir mis l'accent sur la création d'emplois . À cette occasion, le
ministre des Affaires étrangères de Bahrein déclare que ce sommet propose une « nouvelle donne » dont
la portée équivaut à celle de l’accord de paix de Camp David conclu en 1978 entre Israël et l’Égypte. Le
ministre a également souligné que son pays reconnaît le droit d’Israël à exister, qu’il sait qu’il est « là
44
pour rester » et qu’il veut la paix avec lui . Les pays arabes qui étaient représentés rappellent tous la
45
nécessité d'une solution à deux États au conflit israélo-palestinien .

2020
Le 28 janvier 2020, le président américain Donald Trump présente son plan de paix qui prévoit
l'annexion par Israël des colonies au prix d'un investissement de 50 milliards de dollars dans le
développement de la Palestine et qui est immédiatement rejeté par la partie palestinienne.
Conflit international

Les nouvelles frontières israéliennes

Mobilisation internationale
46
À travers le monde, le conflit suscite des réactions . Certaines
réactions visent à favoriser le processus de paix, tandis que
d'autres visent à soutenir un mouvement idéologique ou politique
ou bien l'un ou l'autre des partis impliqués. Israël bénéficie
d'aides militaires et du soutien des États-Unis, ainsi que de
47
bonnes relations diplomatiques . Tandis que les Palestiniens
bénéficient d'aides au développement des États du Golfe, de
l'UNRWA, de l'Union européenne, des États-Unis et
d'organisations de soutien, ainsi qu'un soutien militaire, Manifestation à Rabat en soutien du
notamment de l'Iran. Selon Bernard Lewis, si les dirigeants peuple palestinien
palestiniens se sont d'abord tournés vers l'Allemagne nazie puis
l'Union soviétique pour du soutien, ils se tournent maintenant
48
vers l'Union européenne .

Couverture médiatique

Réactions à l'ONU
Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies

Résolution 242 (1967), Résolution 338 (1973), Résolution 1322 (2000), résolution 1397
(2002)

Résolutions de l'assemblée générale des Nations unies

Il existe un large consensus international à l'Assemblée Générale de l'ONU sur la manière de régler le
conflit israélo-palestinien. Chaque année, l'assemblée générale de l'ONU vote une résolution intitulée
« Règlement Pacifique de la Question de Palestine » qui demande à Israël de :

Se retirer de(s) territoires occupés depuis 1967 y compris Jérusalem Est (« from territories
occupied in the recent conflict » d'après la résolution 242) ;
Régler le problème des réfugiés de manière juste par le droit au retour ou à la
49
compensation (d'après la résolution 194 (III)) .
Cette résolution est chaque année approuvée par la plupart des pays du monde (environ 160) et rejetée
50
par les États-Unis, Israël, l'Australie et quelques îles du Pacifique (au total 6 ou 7 pays) .

Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU (29 novembre 1947)


Résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies, 1948
Résolution 3236, 1974
Résolution 3376, 1975. S'appuyant sur la 3236, fonde la Conférence internationale de la
société civile à l’appui du peuple palestinien et sa Division des droits des Palestiniens du
Secrétariat des Nations unies.
Résolution 3379, 1975.
Résolution 4686, 1991. Révoque la résolution 3379.

Comités et conférences à l'ONU

Conférence internationale de la société civile à l’appui du peuple palestinien, créé en


1975
Conférence de Durban

Conflit juridique avec l'ONU


L'Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve occupe l'ancien quartier général du
mandat britannique (Gouvernement House) situé sur la colline de Jérusalem, à Armon HaNetziv depuis
1948. Le bâtiment avait été brièvement sous le contrôle du comité international de la Croix-Rouge , qui
avait tenté d'administrer la ville, puis cédé sans titres légaux à l'Organisation des Nations unies.

Alors que le bâtiment est situé dans une zone neutre des accords d'armistice de 1948, l'ONU fait
construire sur la colline adjacente, une structure ainsi qu'une antenne radio. Après sa conquête du
territoire en 1967, Israël met le bâtiment à la disposition de l'ONU, tout en l'enregistrant comme une terre
de l'État. En 1988, le Roi Hussein de Jordanie, retire tous les liens légaux et administratifs avec la
Cisjordanie précédemment occupée, tandis que l'ONU continue d'occuper le bâtiment. En 1973, l'ONU
étend la propriété de 33 dunams, sans autorisation ni permis de construire, en violation de la loi
israélienne. En 1990, l'ONU construit illégalement un premier bâtiment. La zone sera entourée par une
nouvelle barrière. De 2014 à 2016, trois nouveaux bâtiments sont illégalement construits. En 2017, le
Gouvernement House, bâtiment historique, est modifié intérieurement et extérieurement sans autorisation
par les institutions de conservation du patrimoine historique. Il n'existe pas de documents au sein de la
municipalité de Jérusalem, prouvant la légalité de cinq des bâtiments construits en dehors de la propriété
et des constructions à l'intérieur de celles-ci. Des associations israéliennes engagent des poursuites auprès
51
de la Cour suprême d'Israël contre l'ONU, malgré l'immunité diplomatique de cette dernière .

Cour pénale internationale


Le 22 mai 2018, Riyad Al-Maliki, ministre des affaires étrangères palestinien, a présenté au nom de
l'Autorité palestinienne une requête à la Cour pénale internationale (CPI) demandant l'ouverture d'une
enquête « pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël ». La CPI, dirigée par la
procureure générale Fatou Bensouda, mène déjà une enquête préliminaire sur les présumés crimes
israéliens commis en 2014 et sur les violations des droits de l'homme liées à la politique de colonisation
israélienne en Cirsjordanie et à Jérusalem-Est. M. Al-Maliki estime que cette seconde demande de
saisine donne à la CPI l’autorité pour enquêter sur les crimes présumés à partir de 2014 jusqu'à la Marche
52, 53
du retour de 2018 .

En septembre 2018, John R. Bolton, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale des États-Unis, a
menacé les magistrats de la CPI de sanctions en cas d’enquêtes visant Israël dans le cadre du conflit
israélo-palestinien: « Nous allons interdire à ces juges et procureurs l’entrée aux États-Unis. Nous allons
prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des
poursuites contre eux dans notre système judiciaire » [...] « Si la Cour s’en prend à nous, à Israël ou à
54
d’autres alliés des Américains, nous n’allons pas rester silencieux », a-t-il mis en garde .

Les ressources naturelles

L'eau
En 2016, ce sont les trois quarts de l'eau potable israélienne qui sont produits à partir de l'eau de mer
55
(effectivement 55 % en août 2016 ).

Le 26 février 2015, un accord israélo-jordanien sur l'eau est conclu : un système de pompage sera
construit dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter de 200 à 300 millions
de mètres cubes d'eau de mer par an. Une partie sera acheminée par l'intermédiaire de quatre conduits
vers la mer Morte qui a une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici 2050. Une
autre partie sera dessalée dans une usine construite à Aqaba et distribuée en Israël, en Jordanie qui
56, 57
recevra 80 millions de mètres cubes et 30 millions de mètres cubes seront fournis aux Palestiniens .

Le 15 janvier 2017, Israël et l’Autorité palestinienne signent un accord de renouvellement de coopération


dans le domaine de l’eau après une interruption de six ans. La commission est chargée de développer les
infrastructures du réseau d’eau courante en Cisjordanie, permettant ainsi un meilleur accès aux villes et
villages palestiniens, de les maintenir et de les moderniser. L'augmentation de la fourniture d’eau à la
Cisjordanie et à la bande de Gaza, l’approbation du forage de nouveaux puits et la mise à jour du prix de
58
l’eau seront parmi les principales compétences de cette commission .

Notes et références
1. https://journals.openedition.org/rha/3343?lang=en
2. https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/colonies-israeliennes-netanyahou-
ecrit-quasiment-le-programme-de-trump-sur-israel_2108106.html
3. http://www.trt.net.tr/francais/moyen-orient/2019/01/12/le-soutien-de-la-turquie-source-de-
fierte-pour-les-palestiniens-1124296
4. Barnavi 1992, p. Le sionisme
5. Wigoder 1993, p. 1496.
6. Wigoder 1993, p. 1494.
7. Barnavi 1992, p. L'émergence de la nouvelle société.
8. Wigoder 1993, p. 1495.
9. Barnavi 1992, p. La Palestine moderne.
10. Barnavi 1992, p. Les Juifs dans la Première Guerre mondiale.
11. « Accords Fayçal-Weizmann (1919) » (http://www.france-palestine.org/article1641.html), sur
le site de l'Association France-Palestine, 16 février 2005 (consulté le 8 mai 2009).
12. Carte de la guerre des Six Jours (http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient196
7).
13. François Thual, Les conflits identitaires, Ellipses Marketing, 1998.
14. rfi.fr (http://www.rfi.fr/actufr/articles/010/article_3523.asp).
15. jewishsf.com (http://www.jewishsf.com/content/2-0-/module/displaystory/story_id/14665/editi
on_id/285/format/html/displaystory.html).
16. monde-diplomatique.fr (http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/question-eta
t).
17. lapaixmaintenant.org (http://www.lapaixmaintenant.org/article1280).
18. Soixante-septième session - point 37 de l’ordre du jour : Question de Palestine (http://dacce
ss-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/LTD/N12/607/37/PDF/N1260737.pdf?OpenElement).
19. « Les points de passage vers Gaza fermés après un tir de roquette » (https://www.lemonde.f
r/web/recherche_breve/1,13-0,37-1048232,0.html), Le Monde, 20 août 2008 (consulté le
20 janvier 2009)
20. (en) Gaza truce broken as Israeli raid kills six Hamas gunmen (http://www.guardian.co.uk/wo
rld/2008/nov/05/israelandthepalestinians), The Guardian, 5 novembre 2008
21. « Denis Sieffert : “La couverture médiatique du conflit à Gaza est très déséquilibrée” » (htt
p://www.telerama.fr/idees/denis-sieffert-la-couverture-mediatique-du-conflit-a-gaza-est-tres-d
esequilibree,37746.php), Telerama, 9 janvier 2009
22. « La trêve entre le Hamas et Israël aura duré six mois » (http://www.liberation.fr/monde/0101
306609-la-treve-entre-le-hamas-et-israel-aura-dure-six-mois), Libération, 19 décembre 2008
(consulté le 30 décembre 2008)
23. « Le Hamas annonce la fin de la trêve avec Israël » (http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/articl
e_76272.asp), Radio-France Internationale, 19 décembre 2008 (consulté le 6 janvier 2009)
24. « Les raids israéliens contre le Hamas à Gaza font 225 morts » (http://www.lefigaro.fr/intern
ational/2008/12/27/01003-20081227ARTFIG00473-israel-bombarde-les-installations-du-ham
as-a-gaza-.php), sur FIGARO, 27 décembre 2008 (consulté le 25 mars 2019)
25. George Malbrunot, « Dans le secret des tunnels de Gaza : Policiers égyptiens corrompus »
(http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/10/01003-20090110ARTFIG00206-dans-le-secr
et-des-tunnels-de-gaza-.php), sur lefigaro.fr, 10 janvier 2009 (consulté le 4 mars 2018).
26. https://www.amnesty.org/fr/region/turkey/report-2012
27. « Un responsable du Hamas revendique l'enlèvement des 3 adolescents israéliens » (http
s://www.mediapart.fr/journal/international/220814/un-responsable-du-hamas-revendique-lenl
evement-des-3-adolescents-israeliens), sur Mediapart, 22 août 2014
28. (en)'Report: Israeli forces stole USD 3 million in cash, property from Palestinians during
West Bank raids 8 July 2014,' (http://euromid.org/en/article/533) Euro-mid Observer For
Human Rights, 8 July 2014.
29. A vicious circle speeds up again (https://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/2
1606288-murder-three-kidnapped-israeli-youths-has-set-dangerous-new-spate) The
Economist, 5 juillet 2014
30. « Netanyahu déterminé à détruire la totalité des tunnels de Gaza » (http://www.lefigaro.fr/fla
sh-actu/2014/07/31/97001-20140731FILWWW00152-netanyahu-determine-a-detruire-la-tota
lite-des-tunnels-de-gaza.php), sur Le Figaro, 31 juillet 2014
31. « Facts and figures on fatalities in Gaza, Summer 2014 » (http://www.btselem.org/2014_gaz
a_conflict/en/), sur B'Tselem, 20 juillet 2016
32. « Attaques au couteau: Israël condamne trois Palestiniens mineurs à plus de 10 ans de
prison », 20minutes.fr, 7 novembre 2016 (lire en ligne (https://www.20minutes.fr/monde/195
6655-20161107-attaques-couteau-israel-condamne-trois-palestiniens-mineurs-plus-10-ans-
prison), consulté le 9 mars 2017)
33. « Conflit israélo-palestinien: Ce qui a été décidé lors de la conférence de Paris »,
20minutes.fr, 15 janvier 2017 (lire en ligne (https://www.20minutes.fr/monde/1996067-20170
115-conflit-israelo-palestinien-decide-lors-conference-paris), consulté le 9 mars 2017)
34. « Conflit israélo-palestinien : Que faut-il attendre de la conférence « pour la paix » à
Paris ? », 20minutes.fr, 15 janvier 2017 (lire en ligne (https://www.20minutes.fr/monde/1995
759-20170115-conflit-israelo-palestinien-faut-attendre-conference-paix-paris), consulté le
9 mars 2017)
35. « Israël: Benjamin Netanyahou fait interdire une rue Yasser Arafat », 20minutes.fr,
5 mars 2017 (lire en ligne (https://www.20minutes.fr/monde/2025227-20170305-israel-benja
min-netanyahou-fait-interdire-rue-yasser-arafat), consulté le 9 mars 2017)
36. « Le Parlement israélien adopte une loi interdisant les appels à la prière des mosquées » (ht
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de-gaza), sur The Times of Israel
43. « Conférence à Bahreïn : une « porte ouverte » pour les Palestiniens, selon Kushner » (http
s://www.capital.fr/economie-politique/conference-a-bahrein-un-plan-economique-pour-les-pa
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44. Raphael Ahren, « Bahreïn au « ToI » : Israël est là pour rester, et nous voulons la paix avec
lui » (https://fr.timesofisrael.com/bahrein-au-toi-israel-est-la-pour-rester-et-nous-voulons-la-p
aix-avec-lui), sur The Times of Israel, 26 juin 2019
45. Raphael Ahren, « Bahrein: même les alliés arabes de Trump ont considéré 2 Etats comme
essentiels » (https://fr.timesofisrael.com/bahrein-meme-les-allies-arabes-de-trump-ont-consi
dere-2-etats-comme-essentiels), sur The Times of Israel, 5 juillet 2019
46. [1] (http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2074:pale
stine-symbole-universel&catid=6:articles&Itemid=11)
47. https://fas.org/sgp/crs/mideast/RL33222.pdf
48. William Shawcross, "European Attitudes to Israel," European-Israeli Dialogue, Berlin, 14-15
December 2002
49. Voir par exemple la résolution de 2009 (http://domino.un.org/UNISPAL.NSF/a06f2943c2260
15c85256c40005d359c/cd358b22995a4b078525767e006ac786?OpenDocument)
50. Vote de 2009 : 164 pour, 7 contre (États-Unis, Israël, Australie, Palau, Nauru, Micronésie,
Iles Marshall) : [2] (http://unbisnet.un.org:8080/ipac20/ipac.jsp?session=1A6305CD51728.22
1950&menu=search&aspect=power&npp=50&ipp=20&spp=20&profile=voting&ri=1&source
=%7E%21horizon&index=.VM&term=A%2FRES%2F64%2F19&x=8&y=7&aspect=power)
51. http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/20620
52. « Gaza: les Palestiniens demandent une enquête de la Cour pénale internationale sur
Israël » (https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/22/gaza-les-palestiniens-dema
ndent-une-enquete-de-la-cour-penale-internationale-sur-israel_5302764_3218.html), sur
lemonde.fr, 22 mai 2018
53. « Violences à Gaza: les Palestiniens demandent à la Cour pénale internationale d’enquêter
sur Israël » (http://www.lesoir.be/158055/article/2018-05-22/violences-gaza-les-palestiniens-
demandent-la-cour-penale-internationale), sur lesoir.be, 22 mai 2018
54. « Pour les Etats-Unis, la Cour pénale internationale est « illégitime » et « déjà morte » » (htt
ps://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/10/pour-les-etats-unis-la-cour-penale-interna
tionale-est-illegitime-et-deja-morte_5353174_3222.html), sur lemonde.fr,
10 septembre 2018 (consulté le 10 septembre 2018)
55. Rowan Jacobsen, « Israël, un des pays les plus arides du monde, déborde d’eau
aujourd’hui » (http://www.israelscienceinfo.com/environnement/israel-un-des-pays-les-plus-a
rides-du-monde-deborde-deau-aujourdhui/), sur Israel Science Info, 24 août 2016
56. « Accord historique entre Israël et la Jordanie sur l'eau » (http://www.i24news.tv/fr/actu/inter
national/moyen-orient/62480-150226-accord-historique-entre-israel-et-la-jordanie-sur-l-eau),
sur i24news, 26 février 2015
57. « Accord entre Israël et la Jordanie pour lutter contre la pénurie d'eau » (https://www.lemond
e.fr/proche-orient/article/2015/02/27/face-a-la-penurie-hydrique-israel-et-la-jordanie-signent-
un-accord-sur-l-eau_4584319_3218.html), sur Le Monde, 27 février 2015
58. « L’accord sur l’approvisionnement en eau de la Cisjordanie signé entre Israël et l’AP » (htt
p://fr.timesofisrael.com/laccord-sur-lapprovisionnement-en-eau-de-la-cisjordanie-signe-entre
-israel-et-lap/), sur The Times of Israel, 16 janvier 2017

Annexes

Bibliographie

Ouvrages

(en) Noam Chomsky, The Fateful Triangle: The United States, Israël and the Palestinians,
South End Press, 1999.
Marc Hecker, Intifada française? De l'importation du conflit israélo-palestinien, Paris,
Ellipses, 2012.
Nathan Weinstock, Terre promise, trop promise - genèse du conflit israélo-palestinien,
1882-1948, éditions Odile Jacob, Paris, 2011.
Victor Mardellat, La Tragédie israélo-palestinienne. Une lecture du conflit israélo-
palestinien à travers la tragédie antique, Suresnes, éditions du net, 2014.
Ouvrage collectif sous la direction d'Élie Barnavi, Histoire universelle des Juifs, Hachette,
1992 (ISBN 2-01-016334-6).
Ouvrage collectif sous la direction de Geoffrey Wigoder (trad. de l'anglais), Dictionnaire
encyclopédique du judaïsme, Paris, les Éditions du Cerf, 1993, 1771 p.
(ISBN 2-204-04541-1).
Vladimir Grigorieff (scénario) et Abdel de Bruxelles (dessin), Le Conflit israélo-
palestinien : deux peuples condamnés à cohabiter, Bruxelles, le Lombard, 2017, 103 p.
(ISBN 978-2-8036-3738-6)

Articles
(fr)Frédéric Giraut, « Apartheid et Israël/Palestine, enseignements et contresens d’une
analogie », Cybergeo (Online European Journal of Geography) Points Chauds, 20 p.
[PDF] [lire en ligne (http://www.cybergeo.eu/index5454.html?file=1)]
(fr)Christopher Dembik, « Reconnaissance de la Palestine : et si Israël avait raté une
opportunité historique ? », Le Nouvel Observateur, 4/10/2011 [lire en ligne (http://leplus.nouvelob
s.com/contribution/199509;reconnaissance-de-la-palestine-et-si-israel-avait-rate-une-opportunite-historique.ht
ml)]
Sari Nusseibeh, « Palestine : l’histoire avance plus vite que les idées » et Shaul Arieli,
« La solution à deux États est encore possible », Politique étrangère, 2014, dossier
spécial en ligne (http://politique-etrangere.com/2014/11/25/palestine-lindependance-est-el
le-possible/).
Penser la paix, penser l'impossible, le conflit israélo-palestinien, Lignes, mars 2015.

Filmographie

Articles connexes
Palestine, Palestine mandataire
Conflit israélo-arabe, Palestiniens
Bande de Gaza, Cisjordanie, Transjordanie
Accords d'Oslo, Accords de Camp David
Plan de partage de la Palestine, Territoires palestiniens occupés, Colonies israéliennes
des territoires occupés
Relations entre juifs et musulmans
Guerre des mots dans le conflit israélo-palestinien, Traitement des images dans les
conflits du Proche-Orient, Guerre des mots liée au terrorisme islamiste
Comité public contre la torture en Israël
Barrière de séparation israélienne
État juif, Terre d'Israël, Yichouv, Sionisme
Terrorisme palestinien,
Réfugiés palestiniens, Diaspora palestinienne
Palestine (État), Autorité palestinienne
Israël
Crise de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem
Havat Gilad

Liens externes
Henry Laurens sur le conflit israélo-palestinien (http://www2.cndp.fr/magphilo/philo15/entr
etien1-Imp.htm), propos recueillis par Hinda Poulin, Philippe Quesne, et Gilles Behnam en
mars 2006.
Conflit israélo-palestinien : un statu quo « évolutif » (http://www.diploweb.com/Conflit-israe
lo-palestinien-un.html), entretien avec l'ambassadeur D. Bauchard.
Site "audio" (http://palaestina.free.fr/) présentant un historique du conflit en suivant les 2
points de vue.
Gaza\Sderot : la vie malgré tout (http://gaza-sderot.arte.tv/), webdocumentaire d'arte.tv
présentant des chroniques vidéos courtes (2 min) de Gaza et Sderot, pour suivre la vie de
cinq personnes (hommes, femmes et enfants) de chaque côté de la frontière.
Israël-Palestine : histoire d'un conflit (http://education.francetv.fr/epoque-contemporaine/te
rminale/dossier/israel-palestine-histoire-d-un-conflit), le dossier vidéo de FranceTV
éducation (5 vidéos mettant en lumière la chronologie du conflit).

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