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Programme d’investissement public, plan de développement et NEPAD

INTRODUCTION

Depuis la fin des années 90, se déroulent sur le continent africain des débats intenses
sur les nouvelles stratégies de développement de l’Afrique.
En effet, même si la globalisation croissante des économies rend de plus en plus
difficile la définition et la conduite des politiques économiques, la question pour les pays en
développement en général et africains en particulier n’est plus de savoir si la mondialisation
est bonne ou mauvaise. Il faut quitter ce débat simpliste pour gérer au mieux ce processus
irréversible de sorte que le continent puisse avoir sa part dans les avantages de
l’intensification des échanges internationaux tout en réduisant les coûts.
C’est dans cette optique que les présidents MBEKI de l’Afrique du Sud et WADE du
Sénégal propose, au delà des plans de développement nationaux, un plan de développement à
l’échelle continental connu sous le nom de NEPAD (New Partenership for Africa’s
Development) ou Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NOPADA).
Cette nouvelle « union » pour le développement de l’Afrique est une initiative soutenable et
intégrée de développement pour la renaissance économique et sociale du continent africain
impliquant une association constructive entre l’Afrique et le Monde Développé.
Qui parle de développement parle avant tout de croissance, donc d’investissements. La
question est alors de savoir quelle relation il faut entre cette initiative et les programmes
d’investissements publics définis dans chaque pays pour une plus grande efficacité. Cette
question nécessite pour sa réponse que soit élucidé, avant, le contenu du NEPAD.
Cette analyse se propose de présenter ce qui est réuni sous le thème du NEPAD (I)
pour ensuite voir comment les investissements nationaux pourraient appuyer efficacement
cette nouvelle approche du développement de l'Afrique (II).

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I. UNE NOUVELLE VISION DE DEVELOPPEMNT POUR L’AFRIQUE

Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) est la fusion


de deux plans :
• Le MAP (the Millenium partnership for the African recovery Program)
élaboré par le president MBEKI
• Le plan OMEGA du président WADE.

1. Le MAP ou l’association du millénaire pour le Programme de Redressement


Africain (PRA)

L'idée d’initier un nouvel ordre pour le rétablissement de l'Afrique remonte à 1999.


C'est le président sud africain, Tabo MBEKI qui lance le premier un plan de développement
du continent. Sa proposition s'appuie sur une doctrine de Renaissance Africaine. Dans son
essence, cette Renaissance Africaine doit permettre une éclosion des valeurs culturelles et des
systèmes de connaissances locaux et un dynamisme des langues africaines. L'éducation dans
cette optique doit participer à libérer les enfants, les jeunes et les adultes, en un mot la
population africaine, de la domination mentale et psychologique.
Ainsi pour le Président sud africain, les Dirigeants du continent africain doivent avoir
une vision commune et la conviction ferme qu’ils ont un devoir urgent d’éradiquer la pauvreté
et placer leurs pays, à la foi individuellement et collectivement, sur la voie d’une croissance et
d’un développement durables, tout en participant activement à l’économie et à la vie politique
mondiales. Il faut une détermination au niveau des Africains eux même pour s’extirper et tirer
le continent du sous-développement et de l'exclusion d'une planète en cours de
mondialisation.
La pauvreté et le retard de l’Afrique sont en vif contraste avec la prospérité du monde
industrialisé. La marginalisation continue de l’Afrique en dehors du processus de
mondialisation et de l’exclusion sociale de la vaste majorité de ses peuples constituent une
menace sérieuse non seulement pour l’Afrique elle-même mais aussi pour le monde dans son
ensemble. L'initiative exige donc le revirement de cette situation anormale en changeant les
relations qui la soutiennent. Les Africains ne demandent ni une perpétuation de la dépendance
par le biais de l'aide, ni des concessions marginales. Ils ne doivent plus faire appel ni à d’autre
retranchement dans la dépendance à la faveur de l’assistance, ni à des concessions marginales.
L’intensification des échanges internationaux est une occasion pour les Africains pour mettre
fin au sous-développement qui afflige l’Afrique et d’autres parties du monde en voie de
développement. Les ressources ( le capital, la technologie et les compétences humaines ) qui
sont requises pour lancer une lutte mondiale contre la pauvreté et le sous-développement
existent et sont à portée de mains. Ce qui est requis pour mobiliser ces ressources et les
utiliser convenablement commande simplement un effort soutenu de soulèvement spirituel
humain et d’éradication de la pauvreté, aussi bien qu’une nouvelle coopération basée sur la
responsabilité et l’intérêt mutuel. Les Africains ne doivent plus se laisser conditionnés par les

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circonstances. Ils sont appelés à déterminer leur propre destinée et ne faire appel au reste du
monde que pour compléter leurs efforts. C’est pourquoi, il faut encourager les régimes
démocratiques qui sont engagés à la protection des droits de l’homme, à un développement
centré sur l’individu et à des économies de marché. Les Africains doivent savoir opposer un
refus pour des « pauvres commandements économiques et politiques » qui sont inégaux et
inadéquats et ont besoin d’être davantage reformulés.
Le Président MBEKI fait donc un appel pour de nouvelles relations de coopération
entre l’Afrique et la communauté internationale, surtout les pays hautement industrialisés, afin
de surmonter l’abîme de développement qui s’est élargi au fil des siècles de relations inégales.

2. Le plan OMEGA

En face du plan “MBEKI”, il a eu une autre proposition de la part du président sénégalais


Abdoulaye WADE, qui préconise un destin libéral pour le continent africain. A la différence
de la proposition du Président MBEKI, celle du Président sénégalais est essentiellement
fondée sur la création d’un Marché Commun Africain ouvertement libéral. S’appuyant sur la
théorie de la croissance endogène, ce plan préconise le développement par l’intégration
économique en mobilisant le capital physique et humain qui présente un triple avantage :
• L’élargissement des marchés qui permet la réalisation des économies d’échelle
et l’élimination de la contrainte des débouchés,
• La rentabilisation des infrastructures qui permettra la formation des marchés,
• La répartition optimale des ressources.
Pour le Président WADE, pour que l’Afrique puisse accélérer son développement, l’accent
doit être mis sur:
• Les infrastructures
• L’éducation
• La santé
• L’agriculture
C’est en réduisant l’écart qui le sépare dans ces domaines avec les pays industrialisés, au
travers d’investissements massifs et lourds, que l’Afrique pourra atteindre une position où
elle sera capable de se concentrer sur sa productivité en utilisant ses énormes ressources
naturelles et humaines pour les associer aux possibilités qu’offrent les nouvelles technologies.
C’est alors qu’elle aura sa place dans le commerce international et les activités au niveau
mondial.
A l'analyse les deux Plans présentent les mêmes objectifs qui s'articulent autour de
deux préoccupations majeures: l'élaboration de nouvelles stratégies de développement et
l'insertion du Continent africain dans le processus de mondialisation pour en tirer tous les
avantages, surtout technologiques et financiers et accélérer son développement, tout en
réduisant au maximum le coût. C'est ce qui a amené la mise en œuvre d'une initiative
commune, le NEPAD.

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3. Le NEPAD

Il ressort des différentes analyses que malgré les difficultés et le retard que connaît
l'Afrique dans son processus de développement, les possibilités pour sortir de cette situation
existent. Le système mondial offre, aujourd'hui au continent africain, des moyens techniques
et financiers énormes tandis que l'Afrique possède d'importants atouts dans son potentiel de
ressources naturelles, sa population et sa culture qui efficiemment exploités sont porteurs de
croissance. Il s'agit donc de définir une nouvelle vision de développement durable par
l'intégration et fondée sur:
• L'amélioration de la gouvernance qui stabilise les institutions et les
fondamentaux du cadre macro-économique;
• Les investissements dans les secteurs moteurs de la vie économique qui
augmenteraient la compétitivité et la diversification des économies;
• La réduction de la dépendance du binôme aide et endettement.
Ce programme de développement devrait vaincre donc tous les obstacles afin d'instaurer un
ordre politique démocratique et une économie performante capable d'enclencher une
croissance régulière et harmonieuse compte tenu des ressources existantes. Il constitue un
nouveau cadre d'interaction avec le reste du monde, notamment avec les pays industrialisés et
les organisations multilatérales. Il est fondé sur un ordre du jour dont ont décidé les Africains
de leur propre initiative et de leur propre gré, afin de déterminer eux-mêmes leur destin. Pour
réaliser ces objectifs, les dirigeants africains devront assumer en commun un certain nombre
de responsabilités :
• Consolider les mécanismes de prévention, de gestion et de résolution des
conflits aux niveaux régional et continental et faire en sorte que ces mécanismes
soient utilisés pour restaurer et maintenir la paix;
• Promouvoir et protéger la démocratie et les droits de l'homme dans leur pays et
leur région en établissant des normes claires de responsabilité, de transparence et
de démocratie directe aux niveaux local et national;
• Restaurer et maintenir la stabilité macro-économique, en particulier en mettant
au point des normes et cibles appropriées en matière de politiques monétaires et
budgétaires et en instaurant des cadres institutionnels adéquats pour en assurer la
réalisation;
• Instaurer des cadres juridiques et réglementaires transparents à l'intention des
marchés financiers, pour assurer l'audit des compagnies privées comme du secteur
public;
• Revitaliser et élargir la prestation des services d'enseignement, de formation
technique et de santé, en accordant une forte priorité à la lutte contre le
VIH//SIDA, le paludisme et autres maladies contagieuses;
• Promouvoir le rôle des femmes dans le développement socio-économique en
renforçant leurs capacités dans les domaines de l'éducation et de la formation, en
développant des activités lucratives grâce à un accès plus facile au crédit et en
assurant leur participation à la vie politique et économique des pays d’Afrique;

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• Renforcer la capacité des Etats d'Afrique d'instituer et de faire respecter la


législation et de maintenir l'ordre ;
• Promouvoir le développement des infrastructures, de l'agriculture et de sa
diversification vers les agro-industries et les manufactures au service des marchés
locaux comme de l'exportation.
Pour la réalisation de ces objectifs de développement, des mesures novatrices et
radicales doivent être prises en conformité avec les buts à atteindre. Il faut donc des
investissements massifs dans divers domaines pour emballer la croissance et conséquemment
insérer le Continent dans le processus de mondialisation.

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II. LA NECESSITE D'UNE MISE EN COHERENCE DES PLANS DE


DEVELOPPEMENT NATIONAUX ET REGIONAUX AVEC LES
OBJECTIFS DU NEPAD

Le développement exige bien davantage que de bonnes politiques. Il exige aussi des
investissements dans le capital humain et les infrastructures. C'est pourquoi le NEPAD est axé
sur la nécessité d'en assurer la propriété et la gestion aux Africains. Ce programme se fonde
sur les priorités nationales et régionales et les plans de développement qui doivent être mis au
point au moyen d'un processus de démocratie directe et participative.
Dans son approche et sa stratégie, le NEPAD se veut une vision à long terme du
programme de développement de l’Afrique par les Africains eux-mêmes. Cette vision à long
terme nécessite des investissements massifs et importants pour combler l’écart actuel. A cet
égard, le défi à relever par l’Afrique consiste à mobiliser les ressources nécessaires dans les
meilleures conditions possibles dans le cadre aussi bien national que régional.

1. Des plans d'action au niveau national pour le court et moyen terme

Le NEPAD ayant une vision de long terme, les nations, pour soutenir cette initiative et
lui donner les moyens de sa réussite, doivent, dans l’immédiat, exécuter des projets visant à
éradiquer la pauvreté sur le continent et à placer chaque pays sur la voie d’une croissance et
d’un développement durables. Les plans de développement et les programmes
d'investissement public nationaux doivent donc désormais rentrer dans la vision de la nouvelle
initiative. Les grandes lignes de l'évolution économiques et du développement étant plus ou
moins définies, il appartient aux Etats de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour
atteindre les objectifs. Il apparaît donc nécessaire que des engagements budgétaires
substantiels soient pris par les Etats pour que ce plan ne reste pas des vœux pieux.
Il faut par conséquent initier des cadres de concertations pour que les peuples africains
s'approprient ce plan et appuient les efforts de développement qui doivent être engagés. Pour
que le peuple puisse accepter la mise en œuvre des politiques préconisées, il faut qu’il en
comprenne la nécessité et l’urgence.
Les gouvernements quant à eux doivent axer désormais leurs stratégies de
développement, réunies dans les programmes d’investissements publics et les plans de
développement, sur le développement des infrastructures, l’accumulation du capital, les
ressources humaines, les institutions, la diversification structurelle, la compétitivité, la santé et
la salubrité de l’environnement. C'est pourquoi des rencontres de mise en cohérence et
d'articulation doivent être multipliées pour l'intégration des priorités du plan dans les
stratégies de développement des Etats à moyen et court terme.
Ainsi, il va falloir :
• Avec l’assistance des institutions spécialisées dans chaque secteur, mettre en place des
cadres politiques et législatifs pour encourager la concurrence. Dans le même temps,
créer de nouveaux cadres de réglementation et consolider la capacité de formation de

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personnes responsables de la réglementation afin de promouvoir l’harmonisation des


politiques et des réglementations pour faciliter les connexions transfrontalières et
l’élargissement du marché ;
• Accroître les investissements consacrés aux infrastructures, en particulier pour leur
rénovation, et améliorer les pratiques d’entretien qui assureront la viabilité des réseaux
d’infrastructures ;
• Commencer à développer des institutions de formation et des réseaux pour encourager
la formation de techniciens et d’ingénieurs de haut niveau dans les secteurs des
infrastructures ;
• Promouvoir la participation des communautés et des utilisateurs à la construction,
l’entretien et la gestion des infrastructures, en particulier dans les régions urbaines et
rurales pauvres;
• Promouvoir des partenariats entre les secteurs public et privé qui serviront de véhicule
pour attirer les investisseurs privés et concentrer le financement public sur les besoins
urgents des pauvres, en consolidant les capacités de mise en œuvre et de contrôle.
Ces efforts individuels doivent être soutenus par des actions d’envergure sous-
régionale et/ ou régionale.

2. Approches sous-régionales et régionales du développement

La plupart des pays d’Afrique sont petits en termes de population comme de revenus
par habitant. Leurs marchés sont restreints, ils n’offrent pas de perspectives intéressantes de
rendement aux investisseurs potentiels, tandis que la diversification de la production et des
exportations y est retardée. Les possibilités d’investissements consacrés aux infrastructures
essentielles dont la viabilité dépend d’économies d’échelle y sont donc limitées.
Cette conjoncture économique montre que les pays d’Afrique ont besoin de mettre
leurs ressources en commun et de favoriser la coopération et l’intégration économique
régionales pour améliorer leur compétitivité sur le plan international. Il faut donc consolider
les groupements économiques régionaux du continent. Un accent doit être mis sur la
prestation de services publics régionaux (transports, énergie, eau, informatique et télématique,
éradication des maladies, protection de l’environnement et mise en place de capacités
régionales de recherche) et sur la promotion du commerce et des investissements intra-
africains. Il s’agira avant tout de rationaliser le cadre institutionnel de l’intégration
économique en repérant des projets communs qui soient compatibles avec les programmes
intégrés de développement nationaux et régionaux et d’harmoniser les politiques et pratiques
en matière d’économie et d’investissements. Il faut assurer la coordination des politiques
sectorielles nationales et suivre soigneusement les décisions régionales. Il faut donner la
priorité à la consolidation des capacités pour améliorer l’efficacité des structures régionales
existantes et rationaliser les organisations régionales. Les organismes continentaux de
financement du développement doivent jouer un rôle de pointe dans le financement des
études programmes et projets régionaux. Dans cette mise en place des programmes régionaux

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il doit être ténu compte des particularités de chaque Etat pour adapter les infrastructures à
chaque pays.
Les infrastructures étant des paramètres essentiels de la croissance économique, il faut
trouver des moyens de placer l’Afrique au même niveau que les pays développés en termes
d’accumulation de capital, matériel et humain. Améliorer les infrastructures tels que les
routes, les autoroutes, les aéroports, les ports maritimes, les chemins de fers, les voies
navigables et les installations de télécommunications, y compris le coût et la fiabilité des
services, serait dans l’intérêt de l’Afrique comme de la communauté internationale, qui
pourrait obtenir des biens et services africains à meilleur marché. Il convient cependant de
reconnaître que pour améliorer les infrastructures africaines, il faudra absolument des
financements privés étrangers pour compléter les deux principales méthodes de financement
que sont le crédit et l’aide. Il ne s’agit plus pour les pays africains de s’endetter, mais de créer
les conditions pour encourager les investissements directs étrangers.

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CONCLUSION

Au total, le diagnostic est fait. Le retard dans le développement et la pauvreté de


l’Afrique contrastent avec la prospérité du monde développé. En Afrique, 340 millions de
personnes, soit la moitié de la population, vivent avec moins d’1 dollar EU par jour. Le taux
de mortalité des enfants de moins de cinq ans y est de 140 pour 1000 et l’espérance de vie à la
naissance de seulement 54 ans. A peine la moitié de sa population (58%) a accès à de l’eau
potable. Le taux d’alphabétisation des personnes de plus de 15 ans est de 41%. Cette situation
de plus en plus précaire des populations africaines et leur exclusion du processus de
mondialisation constituent une grave menace pour la stabilité mondiale.
Pour y remédier, la solution semble être trouvée. Le continent est une base de
ressources indispensable qui sert toute l’humanité depuis bien des siècles. Le monde s'est
engagé dans le nouveau millénaire au beau milieu d'une révolution économique. Cette
révolution peut fournir à la fois le contexte et les moyens de la modernisation de l'Afrique.
Même si la mondialisation a augmenté le coût de l'incapacité de l'Afrique à faire concurrence,
les avantages d'une intégration gérée efficacement présentent les meilleures perspectives pour
une prospérité économique et une réduction de la pauvreté. En conséquence, les Africains au
travers de leurs dirigeants ont pris l’initiative de soulever leurs propres problèmes et
d’entrevoir leurs propres solutions avec leurs propres expertises. Il leur reste à faire partager
cette nouvelle vision du développement du continent africain a leur population pour qu’une
mobilisation soit faite autour de ce programme. Car le problème du sous développement de
l’Afrique semble être plutôt dans le mentale. Il faut amener l’Africain à se rendre compte que
le sort de son continent se trouve entre ses mains et dans sa capacité à mener une réflexion
audacieuse et innovatrice, et à sa détermination à appuyer les efforts de développement. Les
dirigeants eux-mêmes doivent comprendre que cette bonne volonté affichée doit se traduire
dans les faits en intégrant les priorités du programme dans leurs perspectives et stratégies de
développement nationaux pour créer les bases nécessaires à l’application des visions de long
terme.

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OUVRAGES ET ARTICLES :

• BAMBA Semon, Cours de Programme d’Investissement Public, ITS2, ENSEA, 2002


• FOSSOU Krou, Cours de finance publique, ITS2, ENSEA, 2002
• MOUSTAPHA KASSE, Le NEPAD : Contenu et mécanisme de fonctionnement
• Site : www.nepad.org

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