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TD 6

Théorèmes des Résidus et de Rouché

Exercice 1 Le but de l’exercice est de calculer la somme S de la série de terme général


n
C2n
un = .
5n

1. Vérifier que cette série et convergente et montrer que



n 1 (1 + z)2n
C2n = dz.
2iπ γ z n+1
où pour t ∈ [0, 2π] , γ(t) = eit . Réponse: On a:
2n
(1 + z)2n  k k−n−1
= C2n z .
z n+1
k=0

Cela nous founit


 le dévelopementde Laurent de la fonction sous le signe somme et on a:
(1+z)2n n
Re s zn+1 , 0 = C2n . Le TDR founit alors

n (1 + z)2n
2iπC2n = dz.
γ z n+1
Pour la CV de la série on a:
un+1 (2n + 1) (2n + 2) 4
= → <1
un 5 (n + 1)2 5
et on peut appliquer la régle d’ Alembert.
 2n

2. Montrer que la série de terme général (1+z)
5n z n+1 converge uniformément sur {γ} et en
déduire que:

5 dz
S= .
2iπ γ 3z − 1 − z 2
(1+z)2n
Réponse: Posons un (z) = 5n z n+1 et on en tire
 n
4
|z| = 2 ⇒ |un (z)| ≤
5
et donc il y a CVN sur {γ} . Donc, on a:
+∞
  +∞ 
  
1 (1 + z)2n 1 (1 + z)2n
S = dz = dz
n=0
2iπ γ 5n z n+1 2iπ γ n=0 5n z n+1
 
1 1 dz 5 dz
= = .
2iπ γ 1 − (1+z)2 z 2iπ γ 3z − 1 − z 2
5z


Calculer S. (Rep: 5) Réponse: On a, par le TDR:
  
5 dz 1
S= = 5 Re s ,α
2iπ γ 3z − 1 − z 2 3z − 1 − z 2
où α est la racine du polynôme de 3z − 1 − z 2 de module inférieur ou égal à 1 et donc
5 √
S= = 5.
3 − 2α

1
Exercice 2 Soit p, q ∈ N ∗, r > 0 et C défini sur [0, π] par γ r (t) = eit . On pose:

eipz
I(r) = q
dz.
γr z

1. Montrer que
+∞

1
I(r) = an rn ;
rq−1 n=0
Préciser la valeur de aq−1 . Réponse: On a:
   +∞ n
eipz (ip) n−q
I(r) = q
dz = z dz
γr z γ r n=0 n!


(ip)n n−q pn n−q
|z| = r ⇒ z ≤ r = vn
n! n!
 n 
et par d’alembert [vn ] est CV donc (ip) n! z
n−q
CVN sur le cercle centré en 0 et de rayon r
donc à fortiori sur {γ r } et donc
+∞
  +∞ 
  π 
(ip)n n−q (ip)n i(n−q+1)
I(r) = z dz = i e dθ rn−q+1
n=0
n! γ r n=0
n! 0
+∞ 
 n  π 
1 (ip) i(n−q+1)
= i e dθ rn
rq−1 n=0 n! 0


an
et on a:
i (ip)q−1
aq−1 = π
(q − 1)!
eipz
2. En intégrant z → zq sur un lacet convenable complétant le chemin γ r montrer que:
 +∞ ipx
e + (−1)q e−ipx
Ip,q (r) = dx.
r xq
Réponse: On considére le lacet Γ = γr ∨ [r, R] ∨ γ R ∨ [−R, −r] et on a:
 ipz  R ipx  −r ipx
e e e
0 = q
dz = −I (r) + q
dx + I (R) + q
dx
Γ z r x −R x
 R ipx q
e + (−1) e−ipx
= −I (r) +
r xq
et en appliquant le deuxiéme lemme de Jordan on a:
lim I (R) = 0
R→+∞

et donc
 +∞
eipx + (−1)q e−ipx
I (r) = dx
r xq
3. En déduire la valeur de
 +∞
sinn x π π 3π 16
n
dx pour n = 1, 2, 3 et 4. (Rep: ; ; ; π).
0 x 2 2 8 3
Réponse: On a pour p = q = 1
 +∞ ix  +∞
e − e−ix sin x
I (r) = dx = 2i dx
r x r x

2
et donc  +∞
sin x i
2i dx = lim I (r) = a0 = aq−1 = π
0 x r→0 0!
et donc  +∞
sin x π
dx =
0 x 2
et
 +∞  +∞  +∞  +∞
sin2 x sin2 x sin (2x) sin x π
dx = − + dx = dx = .
0 x2 x 0 0 x 0 x 2
et
 +∞  +∞  +∞ 
sin3 x 1 e3ix − e−3ix eix − e−ix
dx = lim
3 r→0 dx − 3 dx
0 x3 (2i) r x3 r x3
 
2 2
1 1 i (i3) i (i1)
= lim (I3,3 (r) − 3I1,3 (r)) = π−3 π
(2i)3 r→0 (2i)3 (2)! (2)!
6π 3π
= =
16 8
et on a:
 +∞  +∞  +∞ 2ix 
sin4 x 1 e4ix + e−4ix e − e−2ix
dx = 4 lim dx − 4 dx
0 x4 (2i) r→0 r x4 r x4
 
3 3
1 π i (i4) i (i2) 32π π
= lim (I4,4 − 4I2,4 ) = −4 = =
16 r→0 16 3! 3! 16 × 6 3
Les termes singuliers se détruisent car nous savons que les intégrales et donc que les limites
existent et seules les expressions de a en q − 1 servent.

Exercice 3 Déterminer le nombre de racines de l’équation

1. z 3 − 12z + 3 = 0 dans le disque fermé de centre 0 et de rayon 2. (Rep: 1) Réponse: On a:



|z| = 2 ⇒ z 3 + 3 ≤ 23 + 3 = 11 < 12 < |−12z| .
On pose: f (z) = −12z et g (z) = z 3 + 3, alors le théorème de Rouché dit que f + g a le
même nombrd de racines que f dans le disque de centre 0 et de rayon 2. Donc le polynôme
z 3 − 12z + 3 a une et une seul racine dans le disque fermé de centre 0 et de rayon 2 car sur
le n cercle de centre 0 et de rayon 2, une racine x vérifierait |f (x)| = |g (x)| , ce qui est
impossible car |f (x)| < |g (x)| .
2. z 6 − 5z 5 + z 3 − z + 1 = 0 dans le disque fermé de centre 0 et de rayon 1. (Rep: 5) Réponse:
On a:

|z| = 1 ⇒ z 6 + z 3 − z + 1 ≤ 16 + 13 + 1 + 1 = 4 < 5 < |−5z| .
On pose: f (z) = −5z et g (z) = z 6 + z 3 − z + 1, alors le théorème de Rouché dit que
f + g a le même nombre de racines que f dans le disque de centre 0 et de rayon 1. Donc le
polynôme z 6 − 5z 5 + z 3 − z + 1 a une et une seul racine dans le disque fermé de centre 0 et de
rayon 1 car sur le cercle de centre 0 et de rayon 1, une racine x vérifierait |f (x)| = |g (x)| ,
ce qui est impossible car |f (x)| < |g (x)| .
3. z 7 − 5z 5 + z 4 − 2 = 0 dans la couronne fermé de centre 0 et de rayons 1 et 2. (Rep: 0)
Réponse: On a:

|z| = 1 ⇒ z 7 + z 4 − 2 ≤ 17 + 14 + 2 = 4 < 5 < −5z 5 .
On pose: f (z) = −5z 5 et g (z) = z 7 + z 4 − 2, alors le théorème de Rouché dit que f + g
a le même nombre de racines que f dans le disque de centre 0 et de rayon 1. Donc le
polynômez 7 − 5z 5 + z 4 − 2 a 5 racines comptés avec leur multiplicité dans le disque de

3
centre 0 et de rayon 1 car sur le cercle de centre 0 et de rayon 1, une racine x vérifierait
|f (x)| = |g (x)| , ce qui est impossible car |f (x)| < |g (x)| . Donc on les a toutes et dans la
couronne fermé de centre 0 et de rayons 1 et 2, il n’y en a pas.
4. 2z 2 (z − 1)(z − 3) = ez dans le disque fermé de centre 0 et de rayon 2. (Rep: 0) Réponse:
On regarde g (z) = 2z 4 + 6z 2 − ez et f (z) = −8z 3 . On a:

|z| = 2 ⇒ |g (z)| ≤ 32 + 24 + e2 = 56 + e2 < 56 + 8 = 64 = −8z 3 |g (z)| .
Donc Rouché dit que 2z 2 (z − 1)(z − 3) = ez a le même nombre de racines que 8z 3 = 0
comptés avec leur multiplicité. Soit 3.

Exercice 4 Soit α > 1 et n ∈ N ∗ ; montrer que l’équation z n = ez−α posséde n racines dans
le disque unité et que ses racines sont simples. (Rep: n) Réponse: On a:

|z| = 1 ⇒ ez−α = eRe z−α ≤ e1−α < 1 = |z n | .
On pose f (z) = −z n et g (z) = ez−α . Le théorème de Rouché dit que l’équation proposée admet
n racines comptés avec leur multiplicité sur le disque unité. Une racine multiple donnerait
z n = ez−α et nz n−1 = ez−α et donc z n−1 (z − n) = 0. Donc si n ≥ 2, alors z = 0 et c’est
impossible car 0 = e−α et si n ≤ 1, z = 1 et on sur la frontiére. Donc les racines sont simples.

Exercice 5 Soit α > 1; montrer que l’équation e−z + z − α = 0 n’admet qu’une seule racine
dans le demi-plan Re z > 0 et que cette racine esr réelle. (Appliquer le TRO à des demi-cercles
de diamétre [−iR, iR]). Réponse: Soir R > α et γ le lacet juxtaposition du demi cercle centré
en 0 de rayon R situé dans le demi plan {z; Re z > 0} orienté dans le sqens direct et le segment
[−iR, iR] . Sur [−iR, iR] , on a: |e−z | = 1 < α ≤ |z − α| et sur le demi cercle |e−z | = e− Re z ≤ 1
et R − α ≤ |z − α| . Donc, si 1 < R − α, alors sur le support de γ, on a |e−z | < |α − z| le TRO
dit qu’à l’intérieur de ce demi-disque de frontiére γ, e−z + z − α = 0 a autant de racine compté
avec leur multiplicité que z − α = 0. Donc une. Donc pour R > 1 + α, on a la même racine noté
x. Si z est une racine de e−z + z − α = 0 appartenant à Re z > 0, pour R > max (|z| , 1 + α) , on
a: z = x et l’équation e−z + z − α = 0 n’admet qu’une seule racine dans le demi-plan Re z > 0.
Si on impose à z d’être réelle et si on pose f (x) = e−x + x − α. On a: f ′ (x) = −e−x + 1 ≥ 0
sur R+ et f (0) = 1 − α < 0 et lim f = +∞, le théorème des VI dit qu’il existe x ∈ R∗+ tel
x→+∞
que f (x) = 0. Donc la racine cherchée est réelle.

Exercice 6 Montrer que l’équation z sin z = 1 n’a quedes racines réelles.  (Déterminer d’abord
le nombre de racines de cette équation sur le segment − 2n+1 2 π, 2n+1
2 π et le comparer avec le
nombre de racines dans le carré: sup (|x| , |y|) < 2n+1 2 π que l’on obtiendra par TRO.
Par une méthode analogue, montrer que l’équation tan z = z n’a que des racines réelles.
Réponse: Une interprétation graphique à l’aide des graphes de x → sin x et de x → x1 mon-
 
tre que l’équation sin x = x1 admet 2n + 2 racines dans l’intervalle − 2n+1 2n+1
2 π, 2 π . Il y a
deux racines sur chaque intervalle [2kπ, (2k + 1) π] répartie de part et d’autre de 2kπ + π2 pour
1 n
k telle que 2k  < n + 2π. Si n est pair on fait  varier k de 0 à 2 − 1 et on a une racine ap-
n
partenant à nπ, nπ + 2 etdonc on a: 2 2 + 1 =n + 1 et donc par symétrie 2n + 2 sur
− 2n+1
2 π, 2n+1
2 π et si n est impair
n−1
 on a: 2 2 + 1 = n + 1 et par symétrie 2n + 2 racines
2n+1 2n+1
dans l’intervalle − 2 π,  2 π .2n+1 Donc pour tout entier n, l’équation  z sin z = 2n+11 a 2n  +2
racines dans l’intervalle − 2n+12 π, 2 π . D’autre part sur le carré z; z ∞ = 2 π , on
a:
 2  
2  2 2
 2 2
 2n + 1 2 2n + 1
|z sin z| = x + y sin x + sinh y ≥ π sinh π
2 2
9π 2  π  9π 4
≥ sinh2 ≥ > 1.
4 2 16
Le théorème de Rouché dit que les équations z sin z = 1 et z sin z = 0 ont le même nombre
de racines comptées avec leur multiplicité dans le carré z; z∞ ≤ 2n+1 2 π . Or z sin z = 0

4
a 0 comme racine double et kπ pour k = ±1, ...., ±n comme  racine simple.
 Donc au total
2n+2 racines comptées avec leur multiplicité dans le carré z; z∞ ≤ 2n+1
2 π pour z sin z = 1.
Comme on en a dénombré 2n + 2 réels distinctes dans ce carré, l’équation n’a que des racines
simples dedans et de surcroit réel. Comme toute racine dans C peut se mettre dans un carré du
type étudié, cette racine sera réelle et simple.
Comme précédemment on fait une réalisation graphique avec z → tan z et z → z et on
travaille avec les carrés Cn = {z; z∞ = nπ} . On dénombre 2n + 1 racines réelles dans ce
carré. D’autre part
tan z = z ⇔ z cos z − sin z = 0.
On pose f (z) = z cos z et g (z) = − sin z. On a:
 
z∞ = nπ ⇒ |g (z)|2 = sinh2 y < n2 π 2 sinh2 y ≤ n2 π 2 cos2 x + sinh2 y = |f (z)|2
et donc l’équation proposée a le même nombre de racines comptées avec leur multiplicité dans le
carré considérée que z cos z = 0 qui 2n + 1 racines. Donc comme précédemment les racines sont
simples et réelles et comme précédemment toute racine est simple et réelle. On peut démontrer
de maniére élémentaire ce résultat avec des méthodes de SPE. On pose
f (z) = sin z − z cos z
et on utilise
i sin a = sinh (ia) et cos b = cosh (ib)
f (a + ib) = α + iβ

α = sin a cosh b − a cos a cosh b − b sin a sinh b
β = cos a sinh b − b cos a sinh b − b cos a cosh b
et on a:
f (a + ib) = 0 ⇔ α = β = 0.
On observe alors que
−α cos a sinh b + β sin a cosh b = −b sin a cos a + a cosh b sinh b
et donc
α = β = 0 ⇒ −b sin (2a) + a sinh (2b)
Si on élimine 0 racine évidente et si on suppose que ab = 0, on a:
sin (2a) sinh (2b)
=
2a 2b
et avec nos hypothéses on a:
sin (2a) sinh (2b)
<1<
2a 2b
et il y a une absurdité et don ab = 0. Mais
f (ib) = sinh b − b cosh b = ϕ (b)
et on a:
ϕ′ (b) = cosh b − cosh b − b sinh b = −b sinh b ≤ 0
et donc ϕ décroit et ne s’annule que pourb = 0. Donc f ne  posséde que des racines réelles et
alors si on note rn l’unique zéro de f sur nπ − π2 , nπ + π2 avec un peu plus de science on peu
montrer que
+∞
 1 1
2
=
r
n=1 n
10

5
ou un peu d’ingéniosité. La méthode n’est pas trés difficile et consiste à observer que ce sont
des zéros simples de f et donc des pôles simples de
f ′ (z) z sin z
=
f (z) sin z − z cos z
dont le résidus est 1. On considére alors
sin z
f ′ (z) sin z z 1
F (z) = 2
= = = 1 1

z f (z) z (sin z − z cos z) sin z − z cos z z z − tan z
f′
qui a les mêmes pôles que f qui sont les rn et sont simples sauf r0 = 0. Alors on observe que

2 sin2 a + sinh2 b
|tan z| = ≤ 1 si a = nπ
cos2 a + sinh2 b
et donc
1
− 1 ≥ 1 − 1 ≥ 1 sur Cn pour n > 1
z tan z z tan z 2
et donc 

2 8
F ≤
2 4nπ = nπ → 0
Cn (nπ)
et donc en appliquant le TDR on a, en passant à la limite
 +∞ 
 
1
0 = lim F = Re s (F, 0) + 2 Re s (F, rn ) = 2
n→+∞ C
n n=1
rn
et il faut calculer le résidu de F en 0. Alors on a:
sin z z2
 
z 1− 6 + ◦ z2
= 3 5 3 5
sin z − z cos z z − z6 + 120z
− z + z2 − z24 + ◦ (z 6 )
  
3 z2  3 z2  3
= 1− +◦ z 1+ +◦ z
z3 6 10
 
3 1  
= 1 − z2 + ◦ z3
z3 15
3 1
= − + ◦ (1)
z 3 5z
et 0 est un pôle triple de F et Re s (F, 0) = − 15 et donc
+∞
 1 1
2
= .
r
n=1 n
10

Exercice 7 Calculer par la méthode des résidus les intégrales:


π cos2 2x 3
1. 0 1−2a cos x+a2
dx avec |a| < 1. (Rep: π
2a2 (1−a2 ) (5a + a2 − 10)) Réponse: On a:
 π  π
cos2 2x 1 cos2 2x
dx = dx
0 1 − 2a cos x + a2 2 −π 1 − 2a cos x + a
2

  4 2
1 w +1
=   dw
2 γ 1 4w4 (a − w) a − w1 iw
  4 2
1 w +1
= dw
8i γ 1 w4 (a − w) (aw − 1)
π
= (Re s (f, 0) + Re s (f, a))
4

6
(w4 +1)2
où f (w) = w4 (a−w)(aw−1) . a est un pôle simple et on a:
 2
1 + a4
Re s (f, a) = 4
a (1 − a2 )
et on a:
 
1   3  w  w 2  w 3  3   
f (w) = − 4
1 + ◦ w 1 + + + + ◦ w 1 + aw + a2 w2 + a3 w3 + ◦ w3
aw a a a
   
1 1 1  
= − 4 1 + αw + βw2 + a3 + 3 + a + w3 + ◦ w3 .
aw a a
Donc
    
1 3 1 1 2 1 1
Re s (f, a) = − a + 3 +a+ =− a + 4 +1+ 2
a a a a a
 4  2 
6 4 2 a +1 a +1
a +a +a +1
= − 4
=− .
a a4
Donc
  2  4  
π
cos2 2x π 1 + a4 a + 1 a2 + 1
dx = −
0 1 − 2a cos x + a2 4 a4 (1 − a2 ) a4
 2    
π 1 + a4 − 1 − a8 π 1 + a4    
= = 1 + a4 − 1 − a4
4 a4 (1 − a2 ) 4 a4 (1 − a2 )
π 1 + a4
=
2 (1 − a2 )
 2π sin nθ
2. 0
pour n ∈ N ; (Rep:
sin θ dθ 0 si n est pair et 2π si n est impair) Réponse: La même
méthode donne
 2π   2n  
sin nθ w − 1 iw dw 1 + w2 + ... + w2n−2
dθ = n 2
= dw
0 sin θ γ1 iw (w − 1) iw γ1 iwn
n−1  
1 dw 0 si n est pair
= = .
i γ w n−2k 2π si n est impair
k=0 1

 2π cos2 θ 13
3. 0 13+12 cos θ dθ; (Rep: Réponse: La même méthode donne:
45 π))
 2π   2 2   2 2
cos2 θ w +1 dw 1 w +1
dθ =   = dw
13 + 12 cos θ 2 13 + 6 w2 +1 iw 4i γ 1 w2 (13w + 6 + 6w2 )
0 γ 1 4w w
  2 2
1 w +1
= dw.
4i γ 1 6w2 (w − α) (w − β)
où α + β = − 13 et αβ = 1. Il y a deux racines réelles négatives et donc celle de module <1
√6
−13+ ∆
est α = 12 . Posons
 2 2
w +1
f (w) = .
6w2 (w − α) (w − β)
On a:
 2 2 2
α +1 1 (α + β)
Re s (f, α) = =
6α2 (α − β) 6 α−β
132 100 + 60 + 9 169 169
= √ = √ = √ = .
36 ∆ 2
36 13 − 4 × 36 36 25 180

7
De plus
 2 2  
w +1 1 w
= (1 + ◦ (w)) 1 + + ◦ (w) (1 + αw + ◦ (w))
6w2 (w − α) (w − β) 6w2 α
     
1 1 1 13
= 1 + α + x + ◦ (w) = 1 − x + ◦ (w)
6w2 α 6w2 6
et
13
Re s (f, 0) = − .
36
Donc
 2π  
cos2 θ π π 169 13
dθ = (Re s (f, 0) + Re s (f, α)) = −
0 13 + 12 cos θ 2 2 180 36
 
π 104 13
= = .
2 180 45
 +∞ dx
π
4. 0 1+xnn ∈ N et n ≥ 2; (Rep: sinn π ) Réponse: On prend le secteur circulaire
    i 2π  n
[0, R] ∨ Reit ; t ∈ 0, 2π
n ∨ Re n , 0 . La fonction f (z) = 1+z 1
n est holomorphe sur
   π 2kπ  
C − exp i n + n = zk ; k = 0, ..., n − 1 . Alors l’indice du lacet imposé est égal à 1
pour z0 et 0 sinon. Donc

2iπ z0
f = 2iπ Re s (f, z0 ) = n−1 = 2iπ
γ nz0 n
et d’autre part, on a:
  R   R i 2π  π  π  R dt 
dt e n dt in
f= n
+ f − n
= −2iπ sin e n
+ f.
γ 0 1+t γR 0 1+t n 0 1+t γR

Or zf (z) → 0 si |z| → +∞ pour n > 1 et donc on a:


 π  π  +∞ dt π
ei n
2i sin ei n = −2iπ .
n 0 1 + tn n
Donc
 +∞ π
dt n
=
0 1 + tn sin πn
 +∞ n−1
5. 0
dx
(1+x2 )n pour n ∈ N ∗ ; (Rep: π
22n−1 C2n−2 ) Réponse: C”est l’intégrale d’une fonction
paire et on a:
 +∞ 
dx 1 +∞ dx
n = .
0 (1 + x2 ) 2 −∞ (1 + x2 )n
D’autre part, si nous prenons le circuit 1, on a:
 +R 
dx
2 n
+ f = 2iπ Re s (f, i)
−R (1 + x ) γR

où f (z) = 1
(1+z 2 )n vérifie lim zf = 0 pour |z| → +∞ et on a: g (z) = (z − i)n f (z) = 1
(z+i)n .
Alors
1 (−n) (−n − 1) .... (−n − (n − 1) + 1)
Re s(f, i) = g (n−1) (i) =
(n − 1)! ((n − 1)!) (2i)2n−1
n−1
(−1) n (n + 1) ... (2n − 2) (2n − 2)!
= =
(−1) n−1 22n−1 i (n − 1)! 22n−1 i ((n − 1)!)2
n−1
C2n−2
= .
22n+1 i

8
Donc, en appliquant le TDR, le lemme de Jordan et en passant à la limite on a:
 +∞ n−1 n−1
dx 2iπ C2n−2 C2n−2
n = = 2π
−∞ (1 + x )
2 i 22n+1 22n+1
et
 +∞ n−1
dx C2n−2
n = π .
0 (1 + x2 ) 22n+1
 +∞ x4 π
6. 0 x6 +1 dx; (Rep: 3 ) Réponse: Comme précédemment on a:
 +∞ 
x4 1 +∞ x4
dx = dx
0 x6 + 1 2 −∞ x6 + 1
D’autre part, si nous prenons le circuit 1, on a:
 +R 
x4
6
+ f = 2iπ Re s (f, i)
−R x + 1 γR
z4
où f (z) = vérifie lim zf = 0 pour |z| → +∞ et on a une fonction dont les pôles sont
z 6 +1
simples et donné par ei( 6 +k 3 ) . On ne retiens que k = 0, 1, 2 les autre étant à l’extérieur du
π π

circuit et donc
 +∞   
x4  iπ   iπ  i 5π
6
dx = 2iπ Re s f, e 6 + Re s f, e 2 + Re s f, e 6

−∞ x + 1
2iπ  −i π π 5π
 2iπ π
= e 6 + e−i 2 + e−i 6 = (−i − i) = .
6 6 3
Donc
 +∞
x4 2π
6
dx = .
0 x + 1 5
On peut aussi passer par les eulériennes en faisant
 +∞  4 1  5
x4 1 +∞ u 6 + 6 −1 1 +∞ u 6 −1 π π
6+1
dx = du = du =  5π  = .
0 x 6 0 1 + u 6 0 1 + u 6 sin 6
3
C’est plus simple tout de même.
 +∞ x sin x π
7. 0 x2 +1 dx; (Rep: 2e ) Réponse: On prend un circuit où on applique le deuxiéme lemme
de Jordan à f (z) = z2z+1 et à a = 1 > 0. On prend le circuit raccordant deux demi cercles
situés dans le demi plan supérieur par des segments et on a: f qui tend vers 0 lorsque
z tend
 vers 0 et lorsque |z| → +∞. A l’intérieur il n’y a qu’un pôle qui est i et on a:
iz −1 iz
1
Re s zze2 +1 ; i = ie2i = 2e . Alors vec f (z) = zze
2 +1 on a:

 R  R    
xeix xe−ix zeiz π
2+1
dx − 2+1
dx + f − f = 2iπ Re s 2+1
; i =i .
ε x ε x γR γε z e
Donc
 +∞
x sin x π
2 2
dx = .
0 x +1 e
 +∞ cos x 2π
 √  − √3 1
8. −∞ 1+x+x2 dx; (Rep: 9 2 3 + 1 e
2 cos
2 ))Réponse: On utilise le circuit 1 et on a:
 R 
eix  
2+x+1
dx + eiz f = 2iπ Re s eiz f, j .
−R x γR
1
où f (z) = On a: lim zf = 0 lorsque |z| → +∞. Alors
1+z+z 2 .
3     
√ √
1 3
 iz  eij eij e− 2 i− 2 e− 2 1 1
Re s e f, j = = 2
= √ = √ cos − i sin
1 + 2j j−j i 3 i 3 2 2

9
et on a en appliquant le TDR et le deuxieme lemme de Jordan donne
 +∞ 3     

eix πe− 2 1 1
2
dx = √ cos − i sin .
−∞ x + x + 1 3 2 2
Donc
 +∞

3  
cos x πe− 2 1
2
dx = √ cos .
−∞ 1 + x + x 3 2
 +∞ cos x
La réponse doit correspondre au calcul de −∞ (1+x+x2 )2 dx
 +∞  +∞ cos t  +∞ cos at−cos bt − 1
√  √ √ 
cos t
9. 0 (1+t2 )3
dt; 0 1+t4 dt; 0 t2 dt où a, b > 0; (Rep: 7π πe √ 2
8e ; 2 2 sin 22 + cos 22 ;
iπ(a−b)
2 ) Réponse: Dans le cas des deux premiéres intégrales, on utilise le premier circuit
et en prenant le deuxiéme lemme de Jordan . Dans les deux premiers cas on prend
eiz eiz z z
f (z) = (1+z 2 )2 , g (z) = 1+z 4 et on a: lim (1+z 2 )2 = lim 1+z 4 = 0 lorsque |z| → +∞. Alors

le TDR donne:
 +∞  +∞
eit e−it
3 dt + dt = 2iπ (Re s (f, i)) .
0 (1 + t2 ) 0 (1 + t2 )3
iz
Or (z − i)3 f (z) = (z+i)
e
3 . On a:

   
3
d2 (z − i) f (z) eiz 12 3 1
= 5 − 2i 4 − 3
2dz 2 2 (z + i) (z + i) (z + i)
et  
e−1 3 3 1 7
Re s (f, i) = + + =
2 8i 8i 8i 16ie
et
 +∞
cos t 7π
2 dt = .
0 (1 + t2 )3 8
et
 +∞
cos t 7π
3 dt = .
0 (1 + t2 ) 16
De même
 +∞  +∞   
eit eit  π 3π
dt + dt = 2iπ Re s f, ei 4 + Re s f, ei 4
0 1 + t4 0 1+t 4
π 3π π
et on a, si on pose a = ei 4 , alors ei 4 = −e−i 4 = −a.
 π eia 1  3π
 e−ia 1
Re s f, ei 4 = 3 = − aeia et Re s f, ei 4 = 3 = aeia .
4a 4 4a 4
et
 π
 3π
 1  1
Re s f, ei 4 + Re s f, ei 4 = aeia − aeia = − i Im aeia .
4 2
Or
  − √1     
ia 1 1 e 2 1 1
ae = √ (1 + i) exp √ (1 + i) = √ (1 + i) cos √ + i sin √
2 2 2 2 2
et
  − √1     
 π 3π e 2 1 1
Re s f, ei 4 + Re s f, ei 4 = − √ i cos √ + sin √
2 2 2 2
Donc
 +∞ − √12     
eit 2 e 1 1
2 dt = −2i π √ cos √ + sin √
0 1 + t4 2 2 2 2

10
 +∞ − √1     
eit e 2 1 1
dt = π √ cos √ + sin √ .
0 1 + t4 2 2 2 2
Pour la derniére, il faut prendre le deuxiéme circuit et le premier lemme de Jordan et
iaz ibz
la fonction f (z) = e z−e 2 (zf (z) → i (b − a)) et on a par application du T DR et en
z→0
faisant tendreε vers 0 et r vers +∞.
 +∞ iat
e − eibt + e−iat − e−ibt
dt = iπ (a − b)
0 t2
et donc
 +∞
cos (at) − cos (bt)
2 dt = iπ (a − b)
0 t2
 +∞ sin2 t π
10. 0 t2 (t2 +1) dt; (Rep: sinh e) Réponse: Cette exercice est un peu plus intelligent. On a:
2e
 +∞   +∞ 
sin2 t 1 +∞ 1 − cos (2t) 1 1 − e2it
dt = dt = Re dt .
0 t2 (t2 + 1) 2 0 t2 (t2 + 1) 2 0 t2 (t2 + 1)
2iz
On pren donc la fonction f (z) = z1−e
2 (z 2 +1) qui est hlomorphe sur C− {0, i, −i} . Les points

0, i et −i sont des pôles simples. A cause de 0, on ne peut pas prendre le circuit 1. On


prend le circuit 3 qui permet de contourner 0. Alors, on a:
 −ε  R  
f+ f+ f− f = 2iπ Re s (f, i)
−R ε γR γε

Soit
 −ε  R  
1 − e2it 1 − e2it
dt + dt + f− f = 2iπ Re s (f, i)
−R t2 (t2 + 1) ε t2 (t2 + 1) γR γε
 R  R  
1 − e−2it 1 − e2it
dt + dt + f− f = 2iπ Re s (f, i) .
ε t2 (t2 + 1) ε t (t2 + 1)
2
γR γε

Soit
 R  
1 − cos t2t
2 + f− f = 2iπ Re s (f, i) .
ε t2 (t2 + 1) γR γε
  
R
sin2 t
4 + f− f = 2iπ Re s (f, i) .
ε t2 (t2 + 1) γR γε

Alors
1 + e− Im z 2 2
|zf | ≤ ≤ ∼ → 0.
|z (z 2 + 1)| |z (z 2 + 1)| |z|→+∞ |z|3
Par le lemme de Jordan 1, on a:

lim f =0
R→+∞ γR

et
1 − e2iz
zf = ∼ −2i.
z (z 2 + 1) 0
et donc 
lim f = −2iiπ = 2π.
ε→0 γε
Comme
2
1 − e2i 1 − e−2
Re s (f, i) = = −
i2 (2i) 2i

11
Alors
 +∞
sin2 t
4 dt − 2π = 2iπ Re s (f, i) .
0 t2 (t2 + 1)
Donc
 +∞
sin2 t     π
4 2 2
dt = 2π − π 1 − e−2 = π 1 + e−2 = 2 cosh e.
0 t (t + 1) e
Donc
 +∞
sin2 t π
dt = cosh e.
0 t2 (t2 + 1) 2e
 +∞ ln t
 +∞ ln2 t 2

226π4 3
11. 0 1+t3 dt; 0 1+t+t2 dt; (Rep: − 2π
27 ; 81 ) Réponse:
 +∞ t ln t
√ 2
12. 0 (1+t)2
dt; (Rep: π4 ) Réponse:
 +∞ xα−1
 +∞ xα−1 ln x
13. 0
et 0
1+x2 dx 1+x2 dx où 0 < α < 2. Réponse: En raison de la parité de
1
l’application x → 1+x2 , on ne prend pas comme circuit le pacman classique ou contour
trou de serrure mais le contour 3 qui contourne 0. On prend comme détermination du
logarithme l’application ϕ suivante:
−π 3π
ϕ (z) = ln |z| + i arg− π2 (z) où < arg− π2 (z) <
2 2
qui est holomorphe sur C−iR− et on pose:
exp ((α − 1) ϕ(z)) ϕ (z)
f (z) = .
1 + z2
Alors f ∈ H ((C−iR− ) − {i}) et i est un pôle simple de f car
exp ((α − 1) ϕ(i)) ϕ (i)
Re s (f, i) = lim (z − i) f (z) =
z→i
  π 2i
π απ
exp (α − 1) i 2 i 2 ei 2
= = −iπ .
2i 4
Alors on regarde

|z|α |ln |z||2 + π 2
|zf (z)| ≤ .
|1 + z 2 |
On a: 
α 2
|z| |ln |z|| + π 2
∼ |z|α |ln |z|| → 0 car α > 0
|1 + z 2 | 0 z→0
et donc 
lim f =0
γε
et de même

|z|α |ln |z||2 + π 2 α−2
∼ |z| |ln |z|| → 0 car α < 2
|1 + z 2 | |z|→+∞ |z|→+∞

et 
lim f =0
γR
et donc en appliquant le TDR et en faisant tendre ε vers 0 et R vers l’infini, on a:
απ  +∞ α−1  +∞ α−1
ei 2 t ln t t (ln t + iπ)
π2 = 2
dt + ei(α−1)π
dt
2 0 1+t 0 1 + t2
  +∞ α−1
  +∞ tα−1 ln t t
= 1 − eiαπ 2
dt − iπeiαπ
dt
0 1+t 0 1 + t2

12
et donc
π2  απ   +∞ tα−1 ln t  +∞ α−1
t
iα π
= −2i sin 2
dt − iπe 2 dt.
2 2 0 1 + t 0 1 + t2
On prend les parties réelles et imaginaires de cette égalité et on a:
 απ   +∞ tα−1 ln t  απ   +∞ tα−1
0 = 2 sin dt + π cos dt
2 0 1 + t2 2 0 1 + t2
π  απ   +∞ tα−1
= sin dt
2 2 0 1 + t2
et donc
 +∞  +∞ α−1
 
tα−1 π t ln t π2 cos απ 2
dt =   et dt = −   απ 2 .
0 1 + t2 2 sin απ
2 0 1 + t2 2 sin 2
Une autre maniére de procéder est de poser:
 +∞ α−1  +∞ α−1
t t ln t
F (α) = 2
dt et G (α) = dt
0 1 + t 0 1 + t2
et d’observer avec le cours sur les fonctions représentées par des intégrales vu plus tard que
F est holomorphe sur la bande 0 < Re z < 2 et que F ′ (α) = G (α) . Alors
 α−1 1  α
1 +∞ u 2 − 2 1 +∞ u 2 −1 π
F (α) = du = du = 2πα 
2 0 1+u 2 0 1+u sin 2
en utilisant les formules associées à la fonction Gamma et donc
 +∞ α−1  π 2    
t ln t 2 cos πα
2 π2 cos απ 2
G (α) = dt = −   = −  απ 2
0 1 + t2 sin2 πα2 2 sin 2
et on retrouve les mêmes résultats. ouf!

Exercice 8 Calculer l’intégrale


 +∞
xα ln x
Fn (α) =
0 xn + 1
où n est un entier et α un réel vérifiant −1 < α < n − 1 en utilisant un contour intelligent et
Montrer que Fn est holomorphe dans la bande −1 < Re z < n − 1. Déterminer une primitive
2 cos((p+1) π )
de Fn . (Rep: Fn (α) = − πn2 sin2 (p+1)nπ )
( n)

Exercice 9 Il s’agit de calculer quelques intégrales en utilisant des chemins rectangulaires.


 +∞ dx z 2
1. Calculer par primitivation En intégrant la fonction z → cosh
−∞ cosh x
. z sur le rectangle
 +∞ x2 π 3
de sommets −R, R, R + iπ, −R + iπ, calculer 0 cosh x dx. (Rep: 8 ). Réponse: On a:
 
2n + 1
cosh z = 0 ⇔ zn = i π où n ∈ Z
2
et
(z − zn )  π 
= (z − zn ) cos iz − izn − − nπ
cosh (z − zn + zn ) 2
(z − zn )
= (−1)n → (−1)n+1 i
sin (i (z − zn )) z→zn
et donc
  2
(z − zn ) z 2 2n + 1
→ (−1)n+1 izn2 = (−1)n i π
cosh (z − zn + zn ) z→zn 2

13
et donc on a des pôles simples et on a:

0 pour n > 0
n (C, zn ) =
1 pour n = 0
et on a: 
z2 π2 π3
dz = −2π =− .
C cosh z 4 2
D’autre part on a:
  R  R 2  π 2 2

z2 x2 (x + iπ) (R + it) (−R + it)
dz = dx − dx + − dt
C cosh z −R cosh x −R cosh(x + iπ) 0 cosh (R + it) cosh (−R + it)
 R  R  R  R
x2 x2 x 2 1
= dx − dx − 2iπ dx + π dx + I (R) .
−R cosh x −R cosh(x + iπ) −R cosh(x + iπ) −R cosh(x + iπ)
Or
2 2
(R + it) (−R + it)
=
cosh (R + it) cosh (−R + it)
et    2 
(R + it)2 (−R + it)
2 (R + it)
2 R + π 2 eR

− = 2 Im ≤ 4
cosh (R + it) cosh (−R + it) cosh (R + it) (e2R − 1)
et donc
    2 
π (R + it)
2
(−R + it)
2 R + π2 eR

− dt ≤ 4π ∼ 4πR2 e−R
0 cosh (R + it) cosh (−R + it) (e2R − 1) R→+∞

et donc
  
π
(R + it)2 (−R + it)2
lim I (R) = lim − dt = 0
R→+∞ R→+∞ 0 cosh (R + it) cosh (−R + it)
et donc
 R  R  +∞  +∞
x2 x2 x 1 π3
dx − dx − 2iπ dx + π2 dx = −
−R cosh x −R cosh(x + iπ) −∞ cosh(x + iπ) −∞ cosh(x + iπ) 2
 +∞ 2  +∞  +∞
x x 1 π3
2 dx + 2iπ − π2 dx = −
−∞ cosh(x) −∞ cosh(x) −∞ cosh(x) 2
 +∞ 2  +∞
x 1 π3
2 dx − π 2 dx = −
−∞ cosh(x) −∞ cosh(x) 2
et donc  +∞  +∞
x2 dx π3
4 dx − 2π 2 =−
0 cosh(x) 0 cosh(x) 2
Or  +∞
dx π π π
d = 2 [arctan (ex )]+∞0 =2 − =
0 cosh(x) 2 4 2
et  +∞
x2 π3 π3
4 dx = π 3 − =
0 cosh(x) 2 2
et  +∞
x2 π3
dx =
0 cosh(x) 8
 +∞ cos x π sinh π
2. Calculer 0 cosh x dx. (Rep: 1+cosh π ) Réponse: On a:
2

 +∞  +∞
cos x cos x
2 dx = dx
0 cosh x −∞ cosh x

14
Comme ptécédemment on a:
  cos z π  π π
cos z
dz = 2iπ Re s ;i = −2iπi cosh = 2π cosh
C cosh z cosh z 2 2 2
et
  R  R  π 
cos z cos x cos (x + iπ) cos (R + it) cos (−R + it)
dz = dx − dx + − dt
C cosh z −R cosh x −R cosh(x + iπ) 0 cosh (R + it) cosh (−R + it)
 R  R
cos x cosh π cos x + i sinh π sin x
= dx − dx + I (R)
−R cosh x −R cosh(x)
 R  R  R
cos x cosh π cos x cos x
= dx − dx + I (R) = (1 − cosh π) dx.
−R cosh x −R cosh(x) −R cosh x
et
   
cos (R + it) cos (−R + it) cos (R + it) cos (R + it)

cosh (R + it) − cosh (−R + it) = 2 Im cosh (R + it) ≤ 2 cosh (R + it)
−t+iR
e + et−iR cosh π R

≤ 2 R+it ≤ 4 2R e
e + e−R−it e −1
et donc
 π 
cos (R + it) cos (−R + it)
lim I (R) = lim − dt = 0
R→+∞ R→+∞ 0 cosh (R + it) cosh (−R + it)
et donc
π   +∞
cos x
2π cosh = (1 − cosh π) dx
2 −∞ cosh x
et donc  
 +∞
cos x π cosh π2
dx =
0 cosh x 1 − cosh π

cot πz
Exercice 10 Soit f la fonction définie par f (z) = z . On désigne par γ n ( n ∈ N ) le bord
orienté du carré x + iy; sup (|x| , |y|) ≤ n + 12 .

1. Caculer le résidu de f en chaque pôle de f et montrer que: γ cotuπu du = 0. Montrer que:
 cot πu n

γn u du = 0. Réponse: Les singularités vérifient z sin (πz) = 0 et donc elle constituent


l’ensemble Z. On a:
cot(π(z − n)) 1
(z − nπ) f (z) = (z − n) ∼
z − n + n n πn
et
z 1
z 2 f (z) = z cot πz = cos πz ∼ .
sin πz n π
Donc 0 est un pôle double de f et nπ pour n = 0 est un pôle simple. Comme f est paire,
1
Re s (f, 0) = 0 et pour n = 0 res (f, nπ) = πn . Le TDR donne
  n n  
cot πu 1 1
du = (Re s (f, kπ) + Re s (f, −kπ)) = − = 0.
γn u πk πk
k=1 k=1

2. Soit z ∈ C − Z et n ∈ N tels que |z| < n + 12 .Montrer que γ π cot πu
u−z du =
  n

n
1

n
1 1
 πz cot πu
2iπ π cot πz− z−k . En déduire queπ cot πz = z−k + 2iπ γ (u−z)u du. n
k=−n k=−n
π cot πu
Réponse: On pose g (u) = u−z . Alors les éléments de Z sont des pôles simples de g car
1
(u − n) g (u) ∼
n n−z

15
et
(u − z) g (u) ∼ π cot πz
z
et donc
π
Re s (g, n) = et Re s (g, z) = π cot πz
n−z
et donc le TDR donne
  n
  n

π cot πu   1
du = 2iπ Re s (g, z) + res (g, k) = 2iπ π cot πz − .
γn u − z k=−n
z−n
k=−n
D’où le résultat demandé.
3. Soit y ∈ R; vérifier que:

(a) si |y| ≥ 12 , alors: ∀x ∈ R |cot (π(x + iy))| ≤ coth π2 ; Réponse: On a:


iπx −πy
e e + e−iπx eπy eπy + e−πy π

|cot (π(x + iy))| = iπx −πy ≤ πy = coth |πy| ≤ coth .
e e −e −iπx e πy |e − e |πy 2
 2k+1 
1 π
(b) si |y| < 2 , alors: ∀k ∈ Z cot π( 2 + iy) ≤ tanh 2 ;Réponse: On a:
 

cot π( 2k + 1 + iy) = |tan (π(iy))| = |tanh πy| = tanh |πy| ≤ tanh π .
2 2
(c) en déduire qu’il existe M > 0 tel que: ∀n ∈ N, ∀z ∈ {γ n } , |cot πz| ≤ M. Réponse: On
peut prendre M = coth π2 .

4. Montrer que: 
πz cot πu
∀z ∈ C − Z, lim du = 0.
n→+∞ γn (u − z) u
Réponse: On a:

πz cot πu M |z|

du ≤ 4 (2n + 1)    → 0.
γ n (u − z) u n + 12 n + 12 − z∞ n→+∞

5. En déduire le développement eulérien de cot


+∞

1 z
∀z ∈ C − Z, π cot πz = +2 .
z n=1
z − n2
2

Réponse: On a:
n
 
1 1 πz cot πu
π cot πz = + du
z − k 2iπ
γ n (u − z) u
k=−n
n
 
1 1 1 πz cot πu
= + 2z 2 2
+ du.
z z −k 2iπ γ n (u − z) u
k=1
On fait tendre n vers l’infini et on a:
+∞

1 z
∀z ∈ C − Z, π cot πz = +2 .
z n=1
z − n2
2

16