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INTERNATIONAL SOCIETY FOR

SOIL MECHANICS AND


GEOTECHNICAL ENGINEERING

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Comparaison des calculs de portance des fondations superficielles
A comparison of bearing capacity calculations for shallow foundations

J.P.Magnan, N.Droniuc, & Ph.M estat - Laboratoire Central d e s Ponts e t C h a u ssé es Paris, France
Y.Canepa — Laboratoire Régional d e l'Est Parisien, Melun, France

RÉSUM E : Les portances calculées par différentes méthodes classiques (Terzaghi, M eyerhof, B rinch Hansen, Vesic, Eurocode 7) et
par la méthode des élém ents finis (analyse limite cinématique régularisée et calculs élastoplastiques) sont comparées pour différentes
com binaisons des propriétés du sol, de la géométrie de la fondation et du terrain et de la configuration de la charge appliquée. Il est
montré que certaines formules de calcul sous-estiment fortement les solutions exactes du problèm e mathématique. Les données expé­
rim entales susceptibles d’aider à la validation des méthodes de calcul restent parfois ambiguës car la déformation du sol avant la rup­
ture interfère beaucoup avec les charges limites recherchées.

ABSTRACT: The bearing capacities obtained from various classical methods (Terzaghi, M eyerhof, B rinch Hansen, Vesic, Eurocode
7) and from finite elem ent analyses (regularised kinematical limit analysis and elastoplastic calculations) are compared for various
com binations o f the soil properties, o f the foundation and footing geometry and o f the applied load. Some methods are shown to
clearly underestim ate the exact solutions o f the mathematical problem. Experim ental data aim ed at validating the calculations meth­
ods rem ain som etimes am biguous because soil deformations prior to failure interfere much w ith the sought lim it loads.

1 IN TRO DU CTION (1953 à 1966), à de B eer (de Beer, 1949,1965 ; de Beer & Lada-
nyi, 1961 ; de B eer & Vesic, 1958), à Vesic (1973), à Giroud et
La préparation de l ’Eurocode 7 a rappelé aux ingénieurs im pli­ al. (1 971,1973) et aux recherches m enées dans l’ancienne Union
qués dans ce travail la grande variété des méthodes de calcul de Soviétique (règles présentées p ar exem ple par Dalmatov, 1988).
la portance des fondations superficielles et la difficulté de les Pour les calculs à base d ’essais en place, on peut citer les règles
harm oniser, faute d ’une com paraison complète de ces méthodes françaises pour le génie civil (Fascicule 62-V, 1993) qui présen­
entre elles et avec les essais qui servent à les valider (Sieffert & tent les calculs à partir du pressiom ètre M énard et du pénétro­
Bay-G ress, 1998). Les différences n ’existent pas seulement entre mètre statique. Le projet d ’Eurocode 7 (CEN, 1994) propose
les méthodes utilisant les param ètres de Mohr-Coulomb (c,cp) et aussi une série de m éthodes de références, fondées sur les tra­
celles qui utilisent les résultats d ’essais en place (pressiomètre, vaux antérieurs.
pénétrom ètre statique,... ). M êm e dans la classe des méthodes en Outre ces méthodes, qui sont fondées pour l ’essentiel sur des
« c et cp », dès que l’on sort du cas de référence d ’une fondation calculs d ’équilibre limite ou des bases expérimentales et pour
filante soumise à une charge verticale centrée, c’est à dire des certaines sur des solutions d ’analyse limite, nous avons systéma­
facteurs de capacité portante élém entaires N c, Nq et Nr, les m é­ tiquem ent utilisé une m éthode d ’analyse lim ite cinématique ré­
thodes disponibles tiennent compte de façon variée des effets de gularisée (notée LIMI ci-après) programmée en éléments finis
forme, d ’encastrem ent, d ’inclinaison ou d ’excentrement (Sieffert dans CESAR-LCPC et décrite notam m ent par Jiang (1992), Ma-
& Bay-Gress, 1998). Cette comm unication présente les résultats gnan & Droniuc (2000) et D roniuc (2001), qui fournit des bornes
d ’études m enées au LCPC pour comparer et étalonner sur la réa­ supérieures des charges de rupture associées à des mécanismes
lité les méthodes de calcul de la portance des semelles superfi­ de ruine obtenus par des séries de calculs viscoplastiques. Des
cielles. bornes inférieures approchées de ces mêmes charges de rupture
La com m unication comporte trois parties : après un exposé ont par ailleurs été obtenues au moyen de calculs par éléments
succinct des méthodes de calcul de référence, on compare les finis en déplacements (le nom bre d ’élém ents utilisés est de
valeurs de la capacité portante qu’elles donnent dans quelques l ’ordre de 100.000 dans les calculs courants). La précision de
configurations types (sem elles filantes sur sol horizontal, semel­ cette méthode d ’analyse num érique (notée M CNL ci-après), qui
les carrées ou circulaires, semelles encastrées, charges inclinées), n ’assure que de façon approxim ative la continuité des contrain­
considérées isolém ent ou combinées. La dernière partie con­ tes, mais conduit dans les faits à des bornes toujours inférieures à
fronte les calculs aux résultats d ’essais de fondations superfi­ celles données par LIMI, est discutée par Droniuc (2001).
cielles réalisées en conditions contrôlées.

3 COM PARAISON DES M ÉTHO DES


2 LES M ÉTHO DES DE CALCUL DE RÉFÉRENCE
La comparaison des m éthodes de calcul de la portance des fon­
B ien q u 'il existe de très nom breuses solutions partielles des pro­ dations superficielles a nécessité plusieurs milliers de calculs
blèm es de portance des sols, les ensembles cohérents d ’outils de pour couvrir les combinaisons des valeurs des paramètres du sol,
calcul perm ettant de traiter la plupart des situations de calcul de la géométrie de la fondation et des position et orientation de
concrètes sont moins d’une dizaine. la charge appliquée. N ous présentons ici quelques résultats sti­
La prem ière expression générale de la capacité portante est m ulants de ces calculs, qui soulèvent des questions sur les règles
celle de Terzaghi (Terzaghi, 1943 ; Terzaghi & Peck, 1967), habituellem ent admises et peuvent suggérer que certains coeffi­
m ais les travaux les plus importants sont dus à M eyerhof (1948 à cients de sécurité réels sont peut-être nettem ent plus élevés que
1963), qui est à l ’origine de beaucoup des pratiques actuelles, à le valeur q u ’on leur attribue formellement dans les règlements et
B rinch H ansen (1955, 1957, 1961, 1970), à Caquot & Kérisel norm es de calcul.

735
3 .1 Fondation non encastrée sous charge verticale centrée de 10%, ce qui est du m êm e ordre que l’estim ation faite par Ve-
sic en 1973. O n note égalem ent que la plupart des méthodes
La pratique du calcul de la portance des sols sous les fondations
donnent le m êm e ordre de grandeur de la portance. La grande
à partir des param ètres de résistance au cisaillem ent c et tp est
différence de la méthode de Terzaghi (1943), qui ne peut être
tellem ent appuyée sur la somme de trois termes liés respective­ dépourvue de base expérim entale, conduit toutefois à poser la
m ent à N Y, N c et N q qu’il peut paraître incongru de rappeler que
question de la relation entre les résultats des calculs et la por­
cette expression introduite par Terzaghi ne donne pas la valeur tance réelle des fondations, sur laquelle nous reviendrons plus
exacte de la portance. Le tableau 1 donne, pour différentes com­
loin.
binaisons de c, cp et q, l ’écart obtenu par la méthode d ’analyse
limite entre le calcul simultané de tous les effets (LIM Ig) et la T ableau 1 Pression de rupture sou s une sem elle filante
somme habituelle des trois termes (LIM I3). Il regroupe égale­
C <p q T. M. B.H. EC7 LIMI3 LIM Ig A
m ent les valeurs de la capacité portante globale découlant des
kPa deg kPa kPa kPa kPa kPa kPa KPa %
autres méthodes de calcul testées. Les figures 1 à 3 confrontent
0 10 10 38 28 28 29 33 34 +3
quant à elles les valeurs élém entaires de N e, N-, et N q des diffé­ 0 10 20 67 52 53 54 57 59 +4
rentes méthodes. 0 20 10 136 87 88 95 103 113 + 10
0 20 20 232 151 152 159 170 176 +4
0 30 10 569 3 09 3 05 345 325 3 77 + 16
0 30 20 98 0 493 489 529 512 58 7 + 15
0 40 10 3426 1391 1278 1490 1429 1603 + 12
0 40 20 6049 2033 1920 2 1 3 2 2078 2304 + 11
10 10 10 144 111 111 111 118 123 +4
10 10 20 173 136 136 137 142 147 +4
10 20 10 3 72 235 2 36 236 254 2 68 +6
10 20 20 4 68 3 00 300 3 08 321 337 +5
10 30 10 1263 611 6 06 6 46 633 717 + 13
10 30 20 1 674 795 7 90 830 819 9 20 + 12
10 40 10 6540 2145 2 0 3 1 2244 2207 2571 + 16
10 40 20 9162 2787 2673 2885 2856 3148 + 10
T. Terzaghi (1 9 4 3 ) ; M . M ey e r h o f (1 9 6 3 ) ; B .H . Brinch H ansen (1970):
E C 7 E urocode 7 (1 9 9 4 ) ; LIM I3 C alcul a vec 3 term es ; LIM Ig Calcul
angle de frottement interne 9 (degrés)
global ; A Écart en % entre L IM Ig et LIMI3___________________________
Figure 1 Comparaison desfacteurs deportanceNc
3.2 Fondation carrée/circulaire sous charge verticale centrée
L ’analyse des capacités portantes calculées de fondations circu­
laires ou carrées (Fig. 4 à 6) révèle de grands écarts pour le fac­
teur de portance SyN.,, entre les valeurs proposées par Vesic et
p ar l’Eurocode 7 et celles obtenues par les autres méthodes, no­
tam m ent les bornes supérieures (LIMT) et inférieures (M CNL)
obtenues dans le cadre de la présente étude, qui nous considérons
com m e très proches de la valeur exacte de la portance.

180

angle de frottement interne 9 (degrés)


Figure 2 Comparaison des facteurs deportance N,

! M e y e rh o f
J— 0— T e r z a g h i
j— ° - - B rin c h H a n s e n
0 10 20 30 40 50
i E u ro c o d e 7
j ♦ L IM I
angle de frottement interne cp (degrés)
M fkf Figure 4 Comparaison des facteurs deportance scNc
180

0 10 20 30 40 50
angle de frottement interne <p (degrés)
Figure 3 Comparaison des facteurs deportanceN,
Pour les facteurs de portance Nc et N q, à part les formules de
Terzaghi (1943), qui ont d ’ailleurs été m odifiées dans le livre de
Terzaghi & Peck (1956), la solution de Reissner-Prandl (1924)
est considérée comme satisfaisante et a été adoptée par la plupart
des méthodes de calcul. P ar contre, l’absence de solution théori­
que exacte pour Nr a laissé naître des solutions concurren­ 0 10 20 30 40 50

tes, dont l'écart atteint 20%. angle de frottement interne 9 (degrés)


Les chiffres du tableau 1 m ontrent que la sous-estimation de
la portance due au m ode de calcul en trois termes est de l’ordre Figure 5 C om paraison des facteurs de portance s,N ,

736
180
D ans le cadre de l ’étude rapportée ici, des calculs ont été faits
160
sur des sem elles filantes d ’un mètre de côté (B = lm ) encastrées
z 140
de D/B=0 - 0,5 - 0,8 et 1. Les propriétés mécaniques du sol cor­
a) 1?0 respondent à celles des essais de chargem ent en centrifugeuse
u
c réalisés en 1996 au centre de N antes du LCPC par Rault et Ca-
100

Ü 80
nepa : y =15,7 kN /m 3, c=0 ou 5 kPa, cp = 40 ou 42 degrés.
a
a* Les résultats obtenus sont présentés et comparés aux mesures
T3 60
sur les figures 9 et 10.
3 40
a;
0 20 5000
J f 4500
0
“ 4000
0 10 20 30 40 50
¿3500
a n g le d e f r o t t e m e n t in t e r n e 9 (d e g ré s )
0 3000
Figure 6 Comparaison desfacteurs deportance s,Ny 1 2500

Cela signifie que les facteurs de forme Sy de Vesic et de


| 2000
c 1500
l 'Eurocode 7 sont plus (trop ?) faibles. On observe aussi que les ») 1000
U
fondations carrées ont une capacité portante (pression moyenne £Q. 500
de rupture) un peu plus élevée que les fondations circulaires et 0
filantes.

3.3 Sem elle fila n te sous charge centrée inclinée


Figure 9 Portances calculées avec c=0 kPa et mesurées en centrifugeuse
L ’effet de l’inclinaison des charges appliquées aux fondations
superficielles calculée par l ’approche LIMI-MCNL produit des
facteurs de portance assez bien définis (Fig. 7) mais sensible­
m ent plus élevés que les valeurs traditionnellement admises, no­
tam m ent pour le term e iyNr (Fig. 8). Les calculs effectués pour
icN 0 et iqNq m ontrent des différences plus faibles entre méthodes.

100
90

80

£ 70
0, 60
U
¡5 50
o « Figure 10 Portances calculées avec c=5 kPa et mesurées en centrifugeuse
CL
V 30
■a
Les calculs d ’analyse limite sem blent donner une bonne estima­
tion des résultats expérimentaux pour c=5kPa et une valeur in­
rz
"■ 0 term édiaire de cp, à condition de tenir compte de l’existence d ’un
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 frottem ent plus faible (« Lim i avec », par opposition aux calculs
a n g le d e f r o t t e m e n t in t e r n e 9 (d e g ré s ) à contact parfait, « Lim i sans »), sur la hauteur d ’encastrem ent p.
On note également q u ’ils sont dans tous les cas sensiblement
Figure 7 Bornes supérieures et inférieures deiTNY(LIMI, MCNL)
plus élevés que ceux donnés par les autres méthodes.
120

-1 0 0 4 COM PARAISON AVEC DES ESSAIS D E CHARGEMENT

' î 80 La comparaison des calculs avec le comportem ent réel des ou­
u vrages constitue la justification fondam entale des méthodes de
| 60 calcul en mécanique des sols. L ’ancienneté des méthodes de cal­
0
a cul utilisées pour les fondations superficielles a fait perdre le
v 40
■u souvenir précis des justifications qui leur ont été données. Mais
ce type de comparaison s’im pose quand on veut développer des
1 20
ô approches nouvelles comme celles du calcul en éléments finis
"■ 0 pour les études de stabilité. N ous avons donc recherché les réfé­
0 10 20 30 40 50 rences expérimentales qui pourraient servir de repère.. Outre les
travaux célèbres du D EG EBO en Allem agne (M uhs, 1969 ;
angle de frottement interne 9 ( degrés) M uhs & W eiss, 1973 ; W eiss, 1970), ceux de de Beer (1961) et
Figure 8 Comparaison des facteurs deportanceirNr (8 = 20degrés) les expérimentations qui ont servi à valider les formules de cal­
cul classiques, on trouve dans la période récente plusieurs séries
d ’essais réalisées par les Laboratoires des Ponts et Chaussées en
3.4 Sem elle fila n te encastrée sous charge verticale centrée France sur différents sites de sables, argiles et craies, et de nom­
L 'encastrem ent des fondations superficielles exerce un effet très breuses études en centrifugeuse, notam m ent celles m enées par le
im portant sur la portance du sol. Le poids du sol au dessus du LCPC (B akir et al., 1994 ; M aréchal, 1999)
niveau de la fondation crée une charge latérale q dont on déduit La confrontation des calculs avec les résultats d ’essais, no­
souvent un term e de portance complémentaire qNq. Toutefois, tam m ent ceux obtenus sur les sols en place, se heurte à plusieurs
certains auteurs (M eyerhof, Brinch Hansen, notamment) tiennent difficultés (Canepa et al., 1988). La figure 11 illustre les problè­
compte de l’effet mécanique du sol sur l’épaisseur mes concrets associés à la validation des calculs de portance, dif­
d'encastrem ent et proposent des facteurs de, d , et dy particuliers. ficultés associées concrètement à la validation des calculs de

737
portance. Elle montre une série de courbes expérimentales dé­ de B eer E.E. 1965. B earing capacity and settlem ent o f shallow
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