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Loris journalisme

Bonjour @NoelPommepuy, pouvez-vous me suivre pour échanger en message privé?

https://www.iledefrance.fr/recueils-des-actes-administratifs

http://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/tags/view/Ile-de-
France/Documents+et+publications/Consultations/Enquetes+publiques
http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/

https://www.ccomptes.fr/fr/publications?f%5B0%5D=institution%3A144&region=/fr/crc-ile-de-france&taxonomy_term=all

https://www.bodacc.fr/recherche/enregistrer

https://www.journal-officiel.gouv.fr/associations/recherche/resultats/?reinitrefine=1 CPTS

Sur le portable (+ 1 ou 2 écrans + clavier/souris sur lesquels se brancher


au bureau), pour zéro euros :
@LibreOfficeFR
(texte/tableur),
@videolan
, Faststone Viewer+Resizer (photos),
@Filezilla
(FTP), Firefox et Chrome avec
@PrivacyBadger
,
@HTTPSEverywhere
,
@ublockorigin
.

Mais aussi SyncBackFree de


@2BrightSparks
pour tout sauvegarder sur un NAS ou un disque dur externe. Et en
option fortement recommandée mais payante : un logiciel de
développement numérique pour vos photos, comptez quelques dizaines
à une centaine d’euros.

Sur le téléphone, il faut une app de notes efficace (synchro en ligne et


version PC), Google Drive pour numériser des docs en pdf, un
enregistreur, et l'arme fatale : ACR ou autre app d'enregistrement des
appels (attention : impossible sur les derniers Android, comme sur iOS).
Pour l'appareil photo, je recommande l'achat d'occasion via
@leboncoin
pour jouer au-dessus de sa catégorie avec un budget limité. Visez pas
cher avec boîtier un peu vieux, réservez la plus grosse part pour le
meilleur objectif possible. Et ne mégotez pas sur les cartes mémoire.

Autre conseil : mieux vaut investir un peu pour avoir batterie et mémoire.
Concernant la rédaction, la fibre optique est vraiment appréciable. Pour
le reste c’est peanuts : quelques centaines d’euros pour un NAS et ses
deux disques durs, une imprimante en réseau.
https://lescahiersdudebutant.fr/stockage/nas-vs-disque-dur-externe/
Je recommande aussi le compte Google fantôme pour la rédaction (à
sauvegarder en intégralité régulièrement, partez du principe qu’il peut
sauter à tout moment…). Ça permet d’avoir une synchronisation des
agendas, des contacts, et un cloud commun sur les PC et tél.
les chefs d'agence et rédacteurs en chef, je vous recommande très
chaudement les applications de gestion de projet comme
@asana
ou
@ClickUp_app
. Très efficace pour gérer des dizaines de papiers et offrir gratuitement
des espaces de travail communs aux journalistes.
utres oublis : si déplacements en voiture, le double chargeur USB est
juste vital. Comme la ou les batteries externes. Être numérisé c'est bien,
mais il faut s'assurer de ne jamais jamais être à sec d'électricité
tilisez Twitter, abonnez-vous à tout le monde dans votre coin, laissez vos
DM ouverts et lisez-le pendant les temps d’attente fréquents en
reportage. Sur Facebook, abonnez-vous à tous les groupes publics
comme privés locaux, il y a des perles.
lors c’est exigeant, parce qu’on doit rester 30 min de plus à la fin des
réunions publiques, des conseils municipaux, et faire un peu traîner ses
reportages. Et il faut montrer ou feindre de l’intérêt, ça donne envie aux
gens de parler, de vous tester si vous êtes nouveau.
a question ouverte est ici reine, à base de "et vous pensez quoi de
*insérer point d’intérêt* ?" ou avec des "et sinon, il y a des choses dont
on devrait parler qu’on a loupé ?". Ne pas parler qu’aux institutionnels
hein : cherchez les observateurs, les malins et les emmerdeurs.
t bien, on se saisit de chaque sortie, de chaque reportage, pour discuter
avec les gens. Et surtout pas que du sujet ou reportage du jour : on
prend un peu de temps, on file ses cartes de visite à tout le monde, et on
papote de la commune, de l’entreprise.
J’en profite : gardez toujours en tête que votre travail dépend de vos
contacts. Donc une personne croisée = un 06 récupéré et mis dans le
répertoire avec tous les détails utiles. N’hésitez pas à insister à mort,
notamment avec les élus qui sont parfois de grands timides.
Faites-vous un tableau des sites des mairies, institutions et entreprises
de votre coin, avec les liens directs vers : les actualités, l’agenda, le mag'
communal, les ordres du jour et/ou compte rendus de conseils
municipaux. Épluchez ça régulièrement.
il va falloir se fader des centaines de pages par mois, avec un œil acéré :
les mairies mettent parfois des choses captivantes dans leurs bulletins,
mais rarement en Une ! Idem pour les délibérations des conseils
municipaux…
l va falloir vite vous rapprocher des oppositions politiques, et mettre en
place l’envoi systématique des délibérations en pdf avant les séances
publiques. Et ne vous reposez pas sur un seul élu…
n n’oublie pas non plus de lire les recueils des actes administratifs
(RAA) et enquêtes publiques des préfectures (une mine d’infos !),
comme les publications de la Driee, de la Chambre régionale des
comptes, de l’agence de l’eau et autres institutions locales de l’État.
On va aussi s’inscrire fissa au BODACC, les infos officielles des
entreprises (création, liquidation, redressement judiciaire), et y poser des
alertes. La publication est obligatoire, la consultation gratuite, à utiliser
surtout en ruralité (sinon volume très important).
Idem pour le Journal officiel des associations, ça vous permettra de
savoir lesquelles sont créées, scindées ou changent de dirigeants. Très
pratique en période préélectorale, par exemple, pour repérer des listes
en train de se monter.
cette veille vous permet d’obtenir de belles exclusivités, qui plus est
assurées : vous partez d’un document. La collectivité, l’entreprise, l’Etat
ne souhaite pas commenter ? Grand bien leur fasse, vous n’avez pas
besoin d’eux pour votre article. Le pouvoir change de camp.
Cet effort extensif qui offre des informations plus ou moins publiquement
disponibles (mais pas toujours très accessibles) vous permettra par
ailleurs de repérer les sujets chauds de chaque commune, afin d’être
pertinent quand vous papotez en reportage.
Mais aussi de vous conserver la possibilité de venir quand un conseil (ou
des vœux par exemple) s’annonce chaud sans dépendre de l’appel d’un
élu qui servira forcément son propre intérêt. Vous verrez, les élus
s’habituent vite : s’ils vous voient débouler, c’est mauvais signe ;-)
Autre ressource de veille, à utiliser avec jugeotte pour ne pas perdre de
temps : les alertes Google. Par exemple, vous voulez savoir les docs
publiés sur le site de la préfecture du 78 ? Un petit "filetype:pdf
site:http://yvelines.gouv.fr" vous les enverra au fil de l’eau.

Ces alertes sont à utiliser par essais, puis à affiner en supprimant ou


reformulant celles qui inondent votre boîte mail sous un déluge inutile.
Gardez les plus intéressantes, celles qui tombent peu souvent mais avec
des liens que vous n’auriez pas trouvé par les autres canaux.
Une collectivité, entreprise publique, un office HLM veut étudier la
faisabilité d’un projet ? Lancer un chantier d’envergure ? Solliciter des
consultants ? A partir d’un certain seuil (récemment relevé, snif), elle a
l’obligation légale de diffuser publiquement l’appel d’offres.
Pour être au courant, il faut s’inscrire sur le BOAMP qui en est le recueil
public. Puis y créer des alertes : attention vous avez droit à 5 maximum.
Utilisez l’opérateur booléen "OU" pour faire des alertes multi-communes
sur tout votre terrain de couverture (merci
@manhack
).
Vous recevrez alors tous les appels d’offres publics dans chaque
commune. Il faut ensuite être rapide, car les documents ne restent
publics que quelques semaines, et persévérant car ils sont déposés sur
des plateformes non uniformisées.
Ce que vous cherchez dans la page du BOAMP est donc, idéalement le
lien direct vers l’appel d’offres, plus fréquemment l’indication de la
plateforme (comme Maximilien en Île-de-France) pour y rechercher votre
précieux.
Et insistez surtout, creusez-vous les méninges : certaines plateformes
sont très simples d’utilisation, permettant de récupérer les documents
facilement sans inscription, d’autres sont plus retorses et vous obligent à
fouiner pour trouver les documents.
On trouve quoi dans un appel d’offres ? Et bien, ça dépend ! La
première chose qui vous intéresse est le CCTP : c’est le document
technique de base qui définit l’appel d’offres, vous verrez que certaines
collectivités sont bavardes (bien !), d’autres moins…
Ensuite, tout le reste est à éplucher, en particulier au début :
progressivement, vous apprendrez à repérer ce qui contient de
l’information utile et ce qui est une lecture inutile. S’il y a plusieurs
centaines de pages, utilisez la recherche (Ctrl+F en général).

Le BOAMP vous signalera également dans un 2nd temps les résultats


de marché, c’est-à-dire l’entreprise retenue et à quel tarif, toujours
pratique pour le suivi (et ne pas dépendre des pouvoirs, toujours).
Surtout : gardez tous ces appels d’offres précieusement dans vos
archives !
Il arrive en effet fréquemment qu’un appel d’offres ne puisse être traité
sur le moment faute de temps ou d’ y repérer ce qui importe… jusqu’à ce
qu’il vous apparaisse en fait vital ou comme pouvant comprendre un
chiffre important.
Et là, si vous ne l’aviez pas téléchargé sur le moment puis archivé, il
vous sera impossible de retrouver les documents… tellement rageant !
Et ce n’est pas parce que l’info paraît négligeable qu’il ne faut pas se le
mettre de côté…
Ex : une annexe d’un diagnostic énergétique commandé pour une école
vous apprend que celle-ci est amiantée. Ou l’hôpital du coin qui cherche
un expert-comptable et balance dans les annexes un topo exhaustif de
ses finances comme de son personnel. Utile !
Pour la plupart des projets, l’appel d’offres vous donne des informations
extrêmement fiables, et c’est un document citable. Vous découvrirez
alors que la plupart des mairies communiquent en aval des marchés
publics, donc ça vous fait des exclus à gogo.