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SI - CH6 - Phénomènes d’interférence

Tensions de surface Hooke vs. Laplace


• Energie de cohésion
• Energie d’adhésion
• Tension de surface
• Tensiomètres
• Conditions d’étalement
• Loi de Laplace
• Loi de Jurin

Elasticité

Loi de Hooke : force de rappel s’opposant à un allongement L-L​0​ d’un corps élastique :
F = Y . S (L - L​0​) / L​0
Y : constante (Module) de Young (Nm​-2​) S section (m​2​) L longueur (m) L​0​ longueur au
repos (m)

Tension superficielle

T = dF/dl = ​Y.e.dl.((L-L​0​)/L​0​).(1/dl)​ = Y.e(L-L​0​)/L​0​ = K(L-L​0​)


Si on fait une incision dl dans la lame, dF est la force qu’il faut exercer sur chacune des
lèvres pour maintenir la fente fermer
La tension superficielle est proportionnelle à l’élongation

Loi de Laplace

Relation entre tension dans la paroi et différence


entre pression interne et externe (pression
transmurale) dans un tuyau cylindrique

Le travail élémentaire de pression transmurale p​tm


et le travail élémentaire de la force de rappel sont
égaux dans le cas d’équilibre

l : périmètre
L : périmètre

Généralisation de la loi : Dans le cas d’une surface quelconque limitant un volume, la


relation entre tension superficielle et les deux rayons décrivant la surface est donnée par :
P​2​ + P​1​ = P​tm​ = T (1/R​1​ + 1/R​2​)
P​2​ : pression côte concave, P​1​ : pression côte convexe
R​1​ R​2​ : les rayons des deux méridiens de la surface

Cas d’une sphère : ​P​tm​ = P​2​ - P​1​ = T (2/r)

Exercice :
Quelle est la tension dans un pneu de vélo torique avec les rayons R​1​ = 350 mm et R​2​ = 11
mm qui est gonflé à une pression de 6 bar
P​2​ + P​1​ = T (1/R​1​ + 1/R​2​)
6 = T x (1/0,35 + 1/0,011) ⇒ T = 0,06

Tension de surface

Les molécules d’un liquide interagissent entre elles. Pour les molécules en surface, ces
interactions sont moindres, le liquide a donc tendance à minimiser sa surface.
Pour créer de la surface supplémentaire il faut une énergie :

où σ est le coefficient de tension superficielle qui dépend de la nature de l’interface


(liquide-air, vapeur-air, liquide-liquide), du liquide et de la température. Unité : Jm​-2

Extension de la surface par une force F :


σ correspond donc à une force
par unité de longueur (Nm​-1​)
σ = F/L

Le vecteur est situé dans le plan de la surface et il est perpendiculaire à sa limite

Contrairement aux forces élastiques, les forces de la tension superficielle sont constantes et
ne dépendent pas de la taille de la surface S

Tensiomètre

On mesure la force nécessaire pour sortir un fil de platine de longueur L en forme d’étrier du
liquide. Au moment du détachement de la lame du liquide du fil, on a la contribution des
deux surfaces de longueur L
σ = F/2L

Exercice
On mesure la tension de l’interface air-eau avec un te
nsiomètre qui utilise un anneau de Noüy d’un diamètre de 3 cm. La tension de l’interface
air-eau est de 72 mJ.M​-2
Quelle force est nécessaire pour l’arracher à la surface
Circonférence de l’anneau = longueur de la formule
Diamètre = 3 cm ⇒ circonférence = 2𝜋r = 2𝜋x0,015 = 0,014
72 ​= F / 2x0,014 = 13,57 N.m​-1

Taille d’une goutte

Un liquide sort lentement par un capillaire avec un rayon r. Des gouttes se forment
σ = ((ρg)/(2𝜋r​s​)). V

Simplifié : au dernier moment, la goutte est tenu par une surface de rayon r​s
Le volume de la goutte est ​V : 2𝜋r​s​σ = ρVg
g : accélération de gravité
ρ : masse volumique
σ : tension superficielle

Energie de cohésion

L’énergie de cohésion existe aussi bien pour les liquides que pour les solides
Quand on augmente la surface d’un solide ou d’un liquide il faut fournir l’énergie de cohésion

Ex : quand on pulvérise un cristal, on augmente la surface et il faut fournir une énergie


ΔS·σ, de même pour la nébulisation d’un liquide
Au niveau de l’interface liquide-solide on parle d’adhésion

Énergies d’interface
Interface liquide - gaz
L’énergie de surface est toujours positive. Sinon on observe une évaporation du liquide : σ​LG

Liquide - liquide
Positive, sinon l’interface ne serait pas stable et on aura une dissolution d’un liquide dans
l’autre σ​L1L2

Liquide - solide
L’énergie peut être positive ou négative, σ négatif : l’interaction avec la surface du solide est
plus forte que celle du liquide avec lui-même. Néanmoins, les interactions à l’intérieur du
solide sont suffisamment fortes pour garantir sa stabilité : σ​LS

Solide - Gaz
L’énergie d’interaction est petite et difficile à mesurer : σ​SD

Energie d’adhésion
L'énergie d’adhésion représente le travail qu’il faut pour séparer deux phases (solide -
liquide par ex)

S : surface σ : tension superficielle W​a​ : énergie d’adhésion

Angles de contact (de raccordement)

Le liquide s’étale infiniment sur le solide


θ > 90° : le liquide évite le solide, absence d’interaction entre liquide et support, angle de
contact 180°
Loi de Young-Dupré

Mesure des angles de contact


On observe la déformation de la surface si l’angle de la lame ne correspond pas à l’angle θ
de l’interface

Gouttes sur une surface

Examen
Au niveau d’une interaction hydrophobe entre une molécule de protéine et une molécule
d’un ligand on utilise généralement que l’énergie d’interaction correspond à 0,13 kJmol​-1​Å​-2
de surface hydrophobe enfouie au niveau de l’interface entre les deux molécules. L’interface
hydrophobe est assimilée à une surface d’huile par rapport aux propriétés hydrophobes.
Au niveau macroscopique, énergie d'interface huile-eau vaut environ 20 mJ.m​-2
Est-ce qu’il y a une relation entre la propriété à l’échelle microscopique et la propriété
macroscopique ?

Capillarité

Cas d’un liquide qui mouille parfaitement la surface ( qui s’étale infiniment )
σ​LS​ - σ​SG​ > σ​LG

Un changement de hauteur δh change l’énergie de surface par


2𝜋rσ​LG​δh
On soulève une colonne d’eau de 𝜋r​2​h de δh ce qui correspond à un changement au niveau
de l’énergie potentielle de ​𝜋r​2​hρgδh
A l’équilibre : rhρg = 2σ​LG
Hauteur de la colonne du liquide : h = 2σ​LG​/rρg

Mouillage partiel

Cas d’un liquide avec un mouillage partiel caractérisé par l’angle de contact θ
σ​LS​ - σ​SG​ = σ​LG​ cos θ

Loi de Jurin
r/r’ = cos θ
Loi de Laplace p = 2σ​LG​ / r’
où : p = 2σ​LG​cos θ / r

La pression de Laplace est compensée par une pression due à une colonne de liquide de
hauteur h : p = ρgh
2σ​LG​cos θ / r = ρgh

Cohésion d’une poudre

Mouillabilité parfaite de la glace par l’eau : les graines de glace sont recouvertes d’un film
d’eau très fin
En rouge, l’interface air-liquide créée lors
d’une séparation des deux graines

Très peu d’eau suffit pour créer une cohésion


forte.

Par contre, la cohésion disparaît pour une


suspension du solide dans le liquide car il n’y
a plus d’interface liquide-gaz