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Résumé

L’ouvrage SIX ANALYSES traite du développement personnel, qui se


fonde en partie sur la réincarnation, non telle que l'envisagent des religions
anciennes comme le bouddhisme, mais bien sur une perception occidentale
de plus en plus communément admise. Il s’agit là d’une perception
individuelle que vient confirmer l'intuition de chacun. Le présent ouvrage
apporte des éclaircissements sur certains facteurs-clés du développement de
la personnalité tout en éclairant d'un jour nouveau certains obstacles à ce
développement, dans lequel une religion sans amour peut avoir l'effet d'une
entrave.

Genèse de l’ouvrage

format: 148mm. x 210mm.

L’ouvrage Six Analyses a été publié en mars 1989 et envoyé à 384


bibliothèques universitaires dans de nombreux pays soigneusement sélec-
tionnés. Ces dernières années, de plus en plus de personnes ont compris le
sens profond de cet ouvrage, et beaucoup ont voulu l’acquérir, en vain.
Pour répondre à cette demande, le contenu de l’ouvrage est désormais
publié sur un site Internet, de manière à ce qu'il soit accessible au plus
grand nombre.
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SIX ANALYSES

Sommaire
Page

Préface ……………………………………………………………. 1

1. Karma, repentir et pardon ………………………………………… 2

2. Christianisme et karma …………………………………………… 4

3. La relation à Dieu …...……………………………………………. 6

4. L’effort personnel ……………………………………...…………. 8

5. Le développement personnel …………………..………………… 10

6. La doctrine chrétienne du salut et de la damnation ……………… 12

Préface
Ce bref opuscule traite de sujets qui nous concernent tous et livre une
réflexion originale sur le sens de la vie sur Terre. J’y propose une analyse
personnelle de questions qui taraudent l’être humain depuis la nuit des
temps, sans que les érudits aient pu s’entendre sur une réponse.

Jan Erhardt Jensen

Mars 1989
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1. Karma, repentir et pardon

Génération après génération, l’homme s’est efforcé de comprendre,


d’une part, les sentiments forts susceptibles de mener à une attitude
tellement irréconciliable que les intéressés ne peuvent plus se souffrir, et,
d’autre part, les lois puissantes qui peuvent mettre un terme à ces
sentiments et restaurer les bonnes relations. Cette étude a malheureusement
souvent été contrecarrée par les dogmes religieux et par un mode de pensée
obscur.

Lorsqu’un être humain commet un acte malveillant vis-à-vis d’un autre,


il n’est pas rare que la relation entre eux s’en trouve détruite. Dans les cas
les plus graves, une telle situation peut conduire à une hostilité durable, où
les deux parties sont tellement absorbées par leur colère que celle-ci se mue
en haine. La conscience que l’une d’entre elles a cherché, délibérément, à
nuire à l’autre génère une attitude négative qui les empêche d’entretenir des
relations harmonieuses et aimantes.
Aussi longtemps que cette conscience persiste (et que l’auteur de l’acte
malveillant ne regrette pas ce qu’il a fait) et aussi longtemps que sa victime
ne peut pas lui accorder son pardon entier et sincère, les relations entre eux
restent caractérisées par la froideur ou la négativité. L’acte malveillant a
donc créé un karma entre ces personnes, un karma qui ne s’éteindra que
lorsque les bonnes relations seront rétablies.

Dans de nombreux cas, les conséquences de tels actes resteront


perceptibles après la mort, car les esprits des protagonistes pourront se
souvenir sans difficulté des actes malveillants commis les uns envers les
autres.
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La vie future (lorsque les esprits parvenus à maturité vivront ensemble


dans le Royaume de Dieu) étant caractérisée par des sentiments sincères et
aimants, les bonnes relations entre ces personnes doivent d’abord être
rétablies sur Terre. Les esprits concernés s’incarnent dès lors de manière à
se rencontrer à nouveau, et celui qui a brisé la relation reçoit l’occasion
d’accomplir de bonnes actions vis-à-vis de l’autre. Bonnes actions dont se
souviendront les deux parties lorsqu’elles seront rendues au monde
spirituel. Dans ce cas, c’est le souvenir des bonnes actions qui pourra
mettre un terme aux sentiments de froideur qui caractérisaient
précédemment leurs relations.

Si quelqu’un génère un karma dans son incarnation présente et souhaite


rétablir ses bonnes relations avec l’autre partie, il est sage que cette
personne ne remette pas à plus tard ses efforts de réconciliation, mais
s’efforce de réparer ses torts dès que possible. Pour y parvenir, il convient
d’abord de bien considérer l’acte qui a créé ce karma et d’examiner
attentivement les conséquences négatives de cet acte sur autrui. Ce faisant,
il existe une chance pour qu’un repentir sincère, facteur déterminant pour
l’extinction du karma, se manifeste.
Si un repentir véritable s’avère possible, il est également très important
d’exprimer ses regrets quant à l’acte commis, de manière à ce qu’il soit
clair pour celui qui en a été la victime que l’auteur des faits a changé
d’attitude et qu’il lui importe réellement d’obtenir son pardon.
Après une telle tentative de réconciliation, il est bien sûr aussi très
important que celui qui a été victime d’un acte malveillant s’efforce de
faire un pas vers l’autre partie, en essayant de comprendre la situation de
celle-ci et, si nécessaire, essaie de gérer ses sentiments de manière à
pouvoir lui accorder son pardon entier et sincère.

Dans tous les cas, il s’agit d’une relation strictement personnelle entre
deux êtres humains, dans laquelle il est capital que les deux parties
parviennent à une compréhension parfaite et à un accord mutuel concernant
l’acte qui a causé la rupture de leurs liens. Il s’agit là d’une condition sine
qua non à la restauration des bonnes relations et à l’extinction du karma.
Les conditions décrites ouvrent la voie à une meilleure compréhension
mettant en lumière le lien direct entre actes négatifs et karma. Une
compréhension dans laquelle le karma créé doit être considéré comme la
rupture des relations entre deux personnes, à laquelle il convient de
remédier. À cet égard, un repentir et un pardon sincères sont la manière
naturelle de restaurer les bonnes relations.

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2. Christianisme et karma

Lorsqu’un être humain commet un acte négatif vis-à-vis d’un autre, il


existe donc un certain risque pour que cet acte mette à mal la relation qui
les unit. Et aucun tiers ni aucune personne extérieure ne peut accorder de
pardon au nom de celui envers qui l’acte a été commis. En effet, une telle
interférence ne permettrait pas de remédier au froid jeté sur les relations, ni
donc de mettre un terme au karma en découlant.
Parallèlement, cette analyse met en lumière un fait important : Dieu ne
peut pardonner les êtres humains que pour le tort qu’ils Lui ont causé. Dans
tous les autres cas, il incombe à l’homme de se mettre en relation avec celui
à qui il a nui.
Généralement, l’homme comprend cela lorsqu’il repense un acte
malveillant auquel lui-même a été exposé. Lorsque cet acte a détruit la
relation et créé un karma, les personnes concernées se souviennent
généralement de la nécessité qu’elles ont ressentie de voir l’auteur des faits
faire le premier pas et manifester ses regrets ainsi que son souhait d’obtenir
leur pardon.

Il est indéniable que le karma est une sorte de compte personnel que
doivent régler les deux parties en froid - et que le pardon ne peut venir que
de la personne envers qui l’acte négatif a été commis.
Le concept chrétien de la rémission des péchés conditionnée à la foi en
Jésus-Christ s’inscrit donc en porte-à-faux avec cette théorie du karma et
du pardon parce que cette foi ne rétablit pas les bonnes relations entre les
protagonistes et ne peut donc pas mettre un terme aux karmas existants.
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Il semble logique et évident que la seule foi en Jésus ne suffit pas à


éteindre les karmas qui existent entre les êtres humains. Toutefois, les
chrétiens ont beaucoup de mal à réaliser que Jésus ne peut pardonner que le
tort qui lui a été causé à lui personnellement. Il s’agit là d’un exemple des
difficultés émotionnelles auxquelles sont confrontés les adeptes du
christianisme. Si les personnes qui ont grandi dans la foi chrétienne veulent
mieux comprendre cette question, il leur faut s’ouvrir à une manière
radicalement différente de voir les choses. Une manière de voir les choses
qui met en lumière le lien réel entre acte négatif, repentir et pardon et qui,
dans le même temps, souligne clairement que ce n’est ni le pardon de Dieu
ni celui de Jésus qu’il faut implorer pour les actes négatifs commis envers
autrui, mais bien au contraire celui des personnes qui en ont été les
victimes.

La croyance chrétienne dans la rémission des péchés a, comme on


pouvait s’y attendre, souvent donné lieu à une forme de passivité
empêchant le rétablissement de bonnes relations. De nombreux chrétiens
choisissent en effet la voie de la facilité, préférant demander son pardon à
Jésus pour des actes qu’ils avaient commis envers d’autres êtres humains,
plutôt que de faire le premier pas vers les personnes directement
concernées. Cette option a malheureusement séduit beaucoup de chrétiens,
qui évitent ainsi d’avoir à admettre ouvertement leurs torts vis-à-vis de
ceux qu’ils ont traités injustement et auxquels ils devraient présenter leurs
excuses.
Le christianisme a donc engendré une grande incertitude quant au lien
entre actes négatifs et pardon, avec la triste conséquence que beaucoup
omettent de se réconcilier avec les êtres humains auxquels ils ont fait du
mal, au détriment de leurs relations.
Le principe chrétien selon lequel l’être humain ne peut se libérer de ses
« péchés » qu’avec l’aide de Jésus est donc entièrement faux, car le karma
existant ne peut être éteint que par un seul contact direct entre les intéressés
ou (si les parties ne peuvent s’entendre) par de bonnes actions ultérieures.
Par conséquent, ce n’est ni la relation entre karma et acte négatif, ni la
relation entre repentir et pardon qui est mystique ou occulte, mais bien le
principe chrétien selon lequel la rémission des péchés ne peut être obtenue
que par la croyance en Jésus Christ, qui va clairement à l’encontre du bon
sens.

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3. La relation à Dieu

Dans mon analyse précédente, CHRISTIANISME ET KARMA, j’ai


montré à quel point le christianisme rendait difficile, pour beaucoup, le fait
de comprendre le véritable lien entre actes négatifs et pardon. J’ai
également souligné que lorsqu’un être humain a détruit la relation qui le
liait à un autre être humain, Dieu lui-même ne peut intervenir dans le
différend qui existe entre ces deux personnes.
De même, la relation entre Dieu et l’être humain en tant qu’individu est
également une relation personnelle dans laquelle aucun tiers ne peut
intervenir. Lorsqu’un être humain a mal agi envers Dieu (et souhaite que
Dieu lui pardonne), il doit en appeler à Lui, afin de Lui montrer qu’il a
changé d’attitude.

Dieu ayant créé tous Ses enfants comme des êtres spirituels sans
connaissances, capables d’évolution, et Dieu ayant lui-même suivi un
cheminement qui L’a amené à devenir un être parfait lorsque, voici
plusieurs milliards d’années, il a vaincu de sa propre autorité toutes les
Ténèbres de l’univers, Dieu comprend très bien qu’aucun de Ses enfants ne
peut suivre ce long chemin sans commettre d’erreurs. Dieu sait également
quels sont les prérequis qui manquent à Ses enfants pour ne pas succomber
à certaines tentations et l’aide dont ils ont besoin pour apprendre à
surmonter petit à petit les impulsions négatives auxquelles ils ne peuvent
encore résister.
Si Dieu a permis à notre corps astral de s’incarner dans un corps humain,
afin que nous puissions développer notre personnalité spirituelle à chaque
fois que nous résistons aux impulsions négatives de ce monde, c’est pour
que nous puissions évoluer, dans le sens où nos deux forces divines, que
nous appellerons « pensée » et « volonté », s’affermissent de plus en plus,
forces que Dieu a accordées à chacun de Ses enfants pour rendre possible
une vie intellectuelle consciente. Cette caractérisation durable se manifeste
par une force de plus en plus grande, qui nous permet de rejeter de plus en
plus habilement les tentations des Ténèbres. Ce sont donc cette conscience
personnelle, développée au cours de nos nombreuses vies sur Terre, ainsi
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que la caractérisation durable de notre pensée et de notre volonté qui sont si


précieuses pour notre vie future dans le monde spirituel. Or, cette
caractérisation durable ne peut s’obtenir qu’en remportant des victoires
personnelles sur les Ténèbres. Chacun d’entre nous doit, individuellement,
s’efforcer de maîtriser ses faiblesses par un effort volontaire. En effet, seul
le choix délibéré de rejeter les tentations négatives peut laisser une
empreinte durable sur notre pensée et notre volonté.
Ce développement personnel étant une chose dont nous bénéficions tous
et les progrès spirituels enregistrés au cours de nos nombreuses
incarnations restant acquis quoi qu’il arrive, l’humanité suit une évolution
continue, vers un niveau spirituel de plus en plus élevé.
Le fait que Dieu ne nous soutienne pas lorsque nous commettons un acte
malveillant ne signifie pas qu’Il se détourne de nous, mais uniquement
qu’Il se distancie de nos actes malveillants. L’attitude de Dieu envers nous
n’est donc jamais caractérisée par une froideur engendrant une attitude
négative, mais bien par une compréhension pleine et entière et par un
amour inconditionnel. Dieu suit, avec une patience infinie, nos progrès vers
une plus grande caractérisation de notre pensée et de notre volonté, à
laquelle chacun d’entre nous se prépare depuis bien avant son incarnation.

Le christianisme n’a pas seulement entravé la compréhension de ces


éléments, mais il a aussi imposé à beaucoup une croyance qui exerce sur
nous une forte pression, une conception étrange et illogique, celle du «
péché originel ». Une croyance selon laquelle l’être humain est coupable
d’un « péché » qu’ont commis ses ancêtres éloignés. Cette conception est
totalement déconnectée de la réalité. Comment, en effet, un être humain
pourrait-il être coupable d’un acte malveillant qu’il n’a pas commis, ni
dans sa vie actuelle, ni dans ces vies antérieures sur Terre ? Comment peut-
il être tenu responsable des actes d’autrui ?
Avec de telles conceptions, le christianisme a conduit beaucoup de ces
adeptes à vivre dans l’idée (totalement fausse) que Dieu et Ses enfants sont
en froid et que seul Jésus peut les réconcilier. Voilà une conception bien
étrange. Dieu ne s’est jamais détourné de Ses enfants. Il est absolument
impossible que Dieu se comporte d’une manière aussi primitive et barbare
et exige, pour se réconcilier avec Ses enfants, le douloureux sacrifice d’un
être humain innocent sur la croix.

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4. L’effort personnel

Ces dernières décennies, une nouvelle conception de la réincarnation


s’est progressivement répandue dans le monde occidental, une conception
qui s’écarte radicalement de celle de l’hindouisme et du bouddhisme. Elle
repose sur un principe simple : nous, êtres humains, possédons une âme
tissée d’étoffe spirituelle, une étoffe composée de particules si fines et si
légères que les instruments de la science ne sont pas en mesure de les
détecter. Ces particules spirituelles, bien plus fines que les particules
terrestres, constituent un corps astral qui peut s’incarner dans un corps
humain, afin de nous permettre de développer progressivement notre
personnalité spirituelle. Cette évolution, que nous expérimentons tous, fait
peu à peu de nous les êtres spirituels bienveillants qui, un jour, rejoindront
la vie éternelle au Royaume de Dieu. Ce concept, à la fois sensé et logique,
rencontre dans une large mesure l’intuition personnelle des croyants et
remporte une adhésion de plus en plus grande.

Pour ceux qui partagent cette nouvelle vision des choses, la question
suivante devient fondamentale : comment puis-je favoriser mon propre
développement ?
À cet égard, deux facteurs me semblent décisifs : d’une part, être prêt à
consentir un effort personnel pour maîtriser ses propres faiblesses et,
d’autre part, être disposé à accueillir des connaissances permettant de
mettre en lumière et de révéler les aspects négatifs des situations dans
lesquelles on ressent une tentation. Souvent, cette perspicacité accrue sera
suffisante pour nous empêcher de céder à certaines tentations.
Parfois, la tentation sera tellement grande qu’elle se muera en un conflit
intérieur, que nous ne pourrons remporter qu’en travaillant régulièrement et
avec détermination à surmonter nos propres faiblesses. Lors de cette lutte
spirituelle, il convient non seulement de considérer l’objet de son propre
développement mais également de tenir pleinement compte des souffrances
et du tort que nous causons à l’autre si nous cédons à nos faiblesses.
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Dans pareil cas, il est souvent très utile de trouver d’autres personnes qui
ont vécu des situations analogues et qui peuvent témoigner des
conséquences de leurs actes et de la manière dont elles ont tenté de
maîtriser leurs propres faiblesses. Une telle expérience permet souvent de
mieux cerner la complexité des problèmes liés à certaines faiblesses, non
seulement pour celui qui est soumis à la tentation mais également pour tous
ceux qui ont souffert de ses actes. Cette connaissance peut aider l’individu
à mieux appréhender sa propre situation et à identifier la valeur absente des
possibilités qui continuent de le tenter.

Ce conflit permanent visant à développer notre personnalité spirituelle


est donc une lutte individuelle, par laquelle chacun d’entre nous doit passer.
Partant, nous devons être conscients que nos difficultés se situent dans des
domaines très différents. Chaque individu doit identifier les problèmes
spécifiques qu’il a du mal à résoudre et, parallèlement, s’efforcer de tirer
parti de l’expérience d’autrui.
Résoudre ses propres problèmes exige donc souvent que l’on connaisse
les conséquences négatives directes de nos faiblesses. Connaissance qui,
dans de nombreux cas, permet d’accroître sa motivation à résister à des
tentations ou à des impulsions spécifiques.
Dans les cas les plus graves, il peut être avantageux de participer à une
forme de thérapie de groupe, dans laquelle les participants échangent leurs
expériences de manière à aider chacun à progresser. De telles séances
permettent à chacun de mieux comprendre les problèmes qu’il a du mal à
identifier et à résoudre.
L’effort personnel ouvre donc des perspectives de vie totalement
différentes, où chacun doit faire lui-même le choix de son évolution
spirituelle et où les options négatives sont rejetées avec bien plus de
détermination.

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5. Le développement personnel

Le développement personnel dont nous bénéficions tous en relation avec


la réincarnation présente donc une image radicalement différente de Dieu
qui, en tant que créateur bienveillant et parfait, a tout prévu pour notre
évolution.
Cette idée est à la fois simple et logique : Dieu a forcément étudié Son
plan avec beaucoup de soin avant de créer Ses enfants. Si Dieu a choisi
cette voie, c’est parce qu’Il savait qu’il était indispensable que nous
suivions des chemins très différents, du fait des influences très variées
auxquelles nous sommes exposés lors de nos nombreuses incarnations. Ces
influences créent en effet une multiplicité de personnalités très diversifiées
avec des centres d’intérêt extrêmement différents. Or, c’est précisément
grâce à cette différence que chacun d’entre nous pourra être une source
d’inspiration constante pour les autres au Royaume de Dieu.
Si nous souhaitons nous développer sans souffrances inutiles et nous
réincarner le moins possible, il est absolument nécessaire que nous placions
notre développement spirituel au centre de nos vies. Car c’était là le projet
de Dieu pour nos incarnations. Un mode de vie différent, bien meilleur, qui
ouvre la voie à une plus grande détermination à surmonter nos propres
faiblesses.
Vu sous cet angle, le sens de notre vie sur Terre est éclairé d’un jour
nouveau et devient bien plus clair : nous devons tous nous efforcer de
développer pleinement notre personnalité spirituelle. Cette conviction
diffère fondamentalement de la foi chrétienne en ce qu’elle est en rupture
totale avec la doctrine chrétienne de la damnation, qui s’inscrit en porte-à-
faux avec l’idée d’un développement personnel accessible à tous.
À l’exact opposé d’une conception positive où il n’existe pas de brebis
égarée mais où tout le monde évolue, l’Église tremble de plus en plus sur
ses bases, pieds et poings liés qu’elle est par des dogmes qui tiennent de
moins en moins à la route lorsqu’on les compare aux valeurs et à la
clairvoyance que la nouvelle conception exposée ici donne à ses adeptes.
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Toute religion ou idéologie cherchant à promouvoir certains dogmes ou


idées (aux dépens de l’évolution personnelle de l’individu) est donc en
contradiction avec le projet de Dieu pour nos nombreuses incarnations.
Les conceptions religieuses ou idéologiques qui se sont souvent muées
en dogmes rigides sont donc appelées à céder la place à un mode de pensée
libre et ouvert permettant d’évaluer véritablement les exigences
qu’imposent ces religions ou idéologies aux êtres humains sous un prétexte
quelconque. Un mode de pensée radicalement différent, pour lequel la
tolérance et le respect d’autrui sont des conditions sine qua non.
La religion et l’idéologie ont souvent été mises en avant comme un idéal
vers lequel doivent tendre les êtres humains, mais qui, dans les faits, va
souvent à l’encontre de l’évolution personnelle. Il est donc nécessaire de
revenir à un mode de pensée libre et ouvert permettant de juger
véritablement de l’existence ou non d’un tel antagonisme. Une telle liberté
de pensée confère à l’individu une plus grande chance d’aller au fond des
choses et le droit de rejeter les exigences qui entravent son développement
personnel, tout en tenant compte de ses souhaits et de son expérience. Une
autre manière de vivre qui souligne la possibilité pour l’individu de
développer lui-même sa propre personnalité spirituelle, sans être tenu à
l’adoration collective de certaines religions ou idéologies.

Il convient également d’être conscient que le développement personnel


est souvent découragé par des personnes qui sont tentées par le pouvoir et
la richesse et incitent dès lors les autres à céder à leurs faiblesses
spécifiques de manière à pouvoir asseoir leur propre autorité et à obtenir
des privilèges aux dépens des autres. Ce modus operandi est souvent
renforcé par le colportage délibéré de mensonges destinés à freiner le
développement d’une pensée claire et indépendante ou par l’étouffement
pur et simple de la vérité, car les intéressés craignent d’être percés à jour.
Dans de nombreux cas, il s’agit de personnes qui exigent des autres
qu’ils vivent d’une certaine manière ou accomplissent des actes spécifiques
qui, dans une large mesure, ont une influence négative sur le
développement personnel. Ils leur imposent des exigences qui répriment
leur libre arbitre et ne sont pas fondées sur l’amour et la tolérance.
Toutefois, il devrait être facile de voir clair dans des exigences telles que
celles-là parce qu’elles sont à l’origine d’actes et d’un mode de vie qui
infligent des souffrances et des épreuves totalement déraisonnables aux
autres.

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6. La doctrine chrétienne du salut et de la damnation

Le fait que tous les enfants de Dieu puissent évoluer et apprendre à


surmonter les tentations des Ténèbres constituant un chapitre important du
plan soigneusement élaboré par Dieu, il n’y a aucune damnation, et la foi
chrétienne dans le salut grâce à l’intercession de Jésus-Christ n’a donc
aucun sens.
Pour ceux qui ont bien compris cela, Jésus n’apparaît plus comme le
sauveur que l’on en a fait après sa mort. De ce fait, tout le culte de la
personnalité qui s’est développé autour de Jésus s’effondre, culte de la
personnalité par lequel (sans aucun égard pour la grandeur divine) il a été
comparé à Dieu lui-même et placé sur un pied d’égalité avec lui.
Prendre conscience de ce que personne ne peut être comparé à Dieu et
que Dieu ne condamne pas Ses enfants permet de s’ouvrir à une conception
radicalement différente selon laquelle Dieu lui-même occupe une position
centrale et n’est plus considéré comme un Dieu sévère et réprobateur qui se
détourne de Ses enfants « déchus » et avec une partie desquels seulement Il
accepte de se réconcilier par le sacrifice sur la croix d’un être humain
innocent.
Avec cette nouvelle conception, la foi chrétienne est confrontée à une
vision entièrement différente de Dieu qui repose sur une confiance absolue
dans le fait que Dieu aime tous Ses enfants et qu’Il n’en abandonnera
jamais aucun, quoi qu’il ait pu faire, mais les aide tous à évoluer. Une
conception qui, pour de plus en plus d’individus, semble en accord avec la
réalité.

Le fait que Dieu ait planifié l’évolution de tous Ses enfants permet aussi
de comprendre plus facilement que, pour Dieu, la religion à laquelle Ses
enfants adhèrent ne fait aucune importance mais qu’Il s’intéresse de près à
la manière dont ils essaient de résoudre les problèmes auxquels ils sont
confrontés dans cette vie terrestre.
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Dieu connaissant les lois divines qui sous-tendent le développement de


notre pensée et de notre volonté, Il savait déjà, alors qu’Il élaborait le plan
d’évolution de Ses enfants, que ce plan leur garantirait à tous d’atteindre le
même objectif : être en mesure de rejeter sans difficultés toutes les
tentations négatives présentes dans ce monde terrestre. Chaque fois que
l’un de Ses enfants ne parvient pas à résister aux influences qu’il rencontre
dans son incarnation présente, Dieu sait que cette faiblesse est due au fait
que cet individu n’a toujours pas atteint l’évolution nécessaire dans ce
domaine.

Dieu ne se détournant jamais de l’un de Ses enfants, la doctrine


chrétienne de la damnation n’est donc pas seulement fausse, mais attribue
également à Dieu une attitude très négative et intolérante envers ceux de
Ses enfants qui ne répondent pas à des conditions spécifiques. Une
conception chrétienne qui affirme que Dieu condamne les non-chrétiens à
la damnation éternelle et à la souffrance.
Une attitude aussi peu bienveillante et aussi peu compatissante va bien
sûr à l’encontre de la notion même de la perfection de Dieu, qui suppose
non seulement qu’il veut aider tous Ses enfants de la même manière mais
aussi que, dans son infinie sagesse, il sait comment les aider en fonction du
stade d’évolution atteint par chacun.
Ajoutons à cela que le concept chrétien de la damnation est absolument
incompatible avec l’amour inconditionnel que Dieu nourrit envers nous
tous. Le fait que l’amour de Dieu soit inconditionnel signifie précisément
que cet amour ne dépend en aucune manière de notre foi ou de nos actes.

La doctrine chrétienne est donc confrontée à un sérieux dilemme auquel


elle ne pourra pas survivre à long terme parce qu’elle a les mains liées par
des dogmes chrétiens qui affirment que Dieu crée des catégories parmi Ses
enfants, entre ceux qui seront sauvés et ceux qui se sont égarés. Une telle
attitude négative est totalement incompatible avec la perfection que Dieu a
lui-même atteinte, ayant de sa propre autorité vaincu les Ténèbres de
l’univers.

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