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LE DISPOSITIF MÉTHODOLOGIQUE

Nous avons conçu un dispositif qualitatif construit sur des conversations avec 32 Parisiens, natifs et non-natifs de Paris, ayant vécu, ou pas, ailleurs qu’à Paris dans le passé. Nous avons donné rendez-vous à ces personnes dans Paris, pour parler de Paris et de moments vécus dans la ville qui, à leur yeux, n’ont pas de prix. Dispositif quantitatif complémentaire construit sur la base d’un échantillon représentatif de 200 Parisiens interrogés du 24 au 26 septembre.

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LE DISPOSITIF MÉTHODOLOGIQUE
Profils des personnes interrogées
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Représentativité des genres et des âges (de 22 à 72 ans) Représentativité socio-professionnelle

L ’expérience de l’inestimable parisien a été questionnée autour de 3 axes :
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Le rapport à la notion d’inestimable en général avec des exemples à l’appui : l’expérience de l’inestimable et la description de moments inestimables. La relation à Paris : le regard sur la ville, expériences et ressenti autour de Paris Le lien entre les notions : ce que Paris a d’inestimable, l’inestimable vécu à Paris au travers d’histoires et d’expériences de vie.

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L’INESTIMABLE EST SUBJECTIF PAR DÉFINITION
Les moments qui n’ont pas de prix à Paris présentent cependant des caractéristiques communes : certaines conditions doivent être réunies pour que le moment arrive. L’appréciation du moment inestimable est un mélange de “VÉCU” et de “RESSENTI” : ce mélange fait naître l’émotion (plus ou moins forte mais toujours présente). Pas ou peu de frontières entre l’espace public et l’espace privé : Paris est UN. L’évocation de Paris provoque des récits de vie (grands ou petits).

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PREMIER ENSEIGNEMENT DE L’ÉTUDE
Paris est inestimable par définition parce que Paris conserve toujours quelque chose de méconnaissable. Même celles et ceux qui y sont nés continuent de découvrir Paris. Habiter la ville au quotidien peut plus ou moins faire oublier aux Parisiens ce qui n’a pas de prix pour eux. Pourtant, ce qui n’a pas de prix avant tout, à leurs yeux, c’est précisément le fait de vivre à Paris, d’y construire sa vie et d’y traverser une diversité de moments singuliers, parfois mémorables.

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L’INESTIMABLE PARISIEN RELÈVE DE 5 MOMENTS CLÉS :

• la contemplation • la flânerie • la surprise • l’inspiration • la romance
Ces moments ne s’excluent pas les uns les autres mais ils correspondent à des expériences et des ressentis différents. Ils peuvent donc s’articuler, se compléter, se vivre en parallèle. Cette typologie nous permet de décrypter l’appréciation du moment inestimable typique à Paris.

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LE MOMENT DE CONTEMPLATION

LE CHOC VISUEL DE PARIS OU L’INESTIMABLE CONTINU
A Paris, partout où les yeux se posent, s’établit une conscience de l’inestimable. La sensation provient de cette impression partagée, permanente et universelle de la beauté de la ville. ≪ On m’a ramené en scooter l’autre jour, de Montorgueil. Ca allait vite, je regardais Paris qui défilait, c’était sublime… ≫ ≪ Paris la nuit, Paris éclairé aussi, c’est tellement beau, ça me fait encore plus d’effet, si c’est possible, qu’en temps normal. ≫

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LE CHOC VISUEL DE PARIS OU L’INESTIMABLE CONTINU
Parmi les facteurs naturels qui soulignent la beauté de Paris, la lumière semble occuper une place à part. Elle est perçue et commentée comme un phénomène unique. ≪ C’est quand j’oublie la beauté de Paris qu’elle se rappelle à moi tout à coup… je suis surpris par la circulation de la lumière, quelque chose d’unique se passe alors. ≫ ≪ J’adorerais être lève-tôt et me réveiller pour aller faire des photos de Paris dans la lumière du matin. ≫

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LE CHOC VISUEL DE PARIS OU L’INESTIMABLE CONTINU
Paris invite à une multitude de possibles, une infinité de combinaisons. La diversité des monuments, des endroits et des perspectives stimule en permanence l’imaginaire des possibles. ≪ J’ai l’impression que Paris peut tout m’offrir. Tout ce qui m’intéresse normalement, je suis capable de le faire ici. Je n’ai pas cette impression avec d’autres villes, même les villes qui font elles aussi rêver comme New York. Et je puis je me sens pas à l’étroit. C’est une forme d’espace imaginaire dans lequel je sais que je peux m’épanouir : j’ai encore beaucoup à faire et beaucoup à voir à Paris. ≫

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LE CHOC VISUEL DE PARIS OU L’INESTIMABLE CONTINU
≪ Quand j’entends mes pas dans la rue, la nuit, j’ai l’impression que Paris m’appartient et que tout est possible.≫

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LE MOMENT DE FLÂNERIE

PARIS VAUT BIEN LE DÉTOUR... OU LA CONSTRUCTION DE MON PARIS
L ’expérience du Paris inestimable s’inscrit souvent dans la mobilité et encore plus fréquemment à pieds. ≪ L’idée de la balade en soi n’a pas de prix, je suis très contemplative et Paris est tellement fait pour ça... Ces monuments, l’architecture, les passages secrets, les petites rues pavées qu’on ne voit pas forcément de l’extérieur... ≫

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PARIS VAUT BIEN LE DÉTOUR... OU LA CONSTRUCTION DE MON PARIS
Des petits voyages aux moments inestimables ritualisés, les Parisiens se créent de précieux petits rituels qui leur permettent... de se sentir Parisiens. ≪ Prendre mon café tous les samedis matins au Café Chéri, ça paraît tout bête mais ça, ça n’a pas de prix dans Paris. ≫ ≪ Je passe toujours à midi par le passage des Panoramas... J’adore être dedans, ça me fait un détour mais je m’en fous. Je le prends à chaque fois, je fais le détour à chaque fois, c’est bien à chaque fois. ≫

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PARIS VAUT BIEN LE DÉTOUR... OU LA CONSTRUCTION DE MON PARIS
A la recherche du grand dépaysement : l’envie de découvrir Paris sous un autre jour entretient la curiosité de ses habitants. ≪ Quand tu creuses un peu, tu trouves des trucs formidables. Tu n’aurais jamais cru que ça pouvait exister dans Paris. L’autre dimension importante à Paris, c’est qu’on peut aussi se perdre, aller dans un coin et se laisser surprendre. ≫

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PARIS VAUT BIEN LE DÉTOUR... OU LA CONSTRUCTION DE MON PARIS
Dans l’expérience de la flânerie parisienne, ce qui n’a pas de prix avant tout, c’est la valeur de la liberté, du moment pour soi, du rendez-vous avec soi-même. ≪ Pour moi, ce qui a le plus de valeur dans ces moments-là, c’est leur caractère introspectif. Ce n’est pas une condition de les partager. Je peux très bien aller au cinéma tout seul un matin par exemple. Cette indépendance n’a pas de prix ≫

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LE MOMENT DE SURPRISE

L’ÉMOTION AU HASARD OU LE PIC D’INESTIMABLE
Aucune échelle de valeur connue ne permet ni d’évaluer le charme de l’inattendu. ≪ Je me souviens d’une terrasse avec une vue incroyable sur Paris. Je n’y allais pas pour ça, à la base. C’était à la fois hasardeux et désintéressé donc magique. ≫ ≪ Une soirée où tu vas et où tu restes plus longtemps que ce que tu pensais... Un moment qui devient autre chose... ≫

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L’ÉMOTION AU HASARD OU LE PIC D’INESTIMABLE

L ’improvisation fait consensus : tout ce qui éloigne de la préparation et du prévisible se rapproche de l’appréciation de l’inestimable. Les hasards rendent heureux. ≪ Ce que je préfère à Paris, c’est l’inattendu, l’entredeux. Ce que j’aime par dessus-tout, c’est l’improvisation de Paris, ne rien programmer, ne pas prévoir autre chose que la possibilité d’une surprise : et Paris vous tombe dessus tout à coup... ≫

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L’ÉMOTION AU HASARD OU LE PIC D’INESTIMABLE
≪ Pendant une nuit blanche, je suis tombé par hasard sur des projections sur Saint-Eustache. Il y avait cette ambiance d’été qui se prolonge, les gens avaient l’air heureux. ≫

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L’ÉMOTION AU HASARD OU LE PIC D’INESTIMABLE
A Paris, des petits moments fugitifs ont un “je ne sais quoi” d’évident et d’immédiatement inestimable. ≪ L’odeur du métro m’a surpris. La première fois que je l’ai sentie, j’ai aimé cette odeur qui avait un parfum de liberté. ≫ ≪ L’orage à Paris l’été et la pluie qui s’abat sur le zinc et les toits, ça me réconforte bizarrement. ≫

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L’ÉMOTION AU HASARD OU LE PIC D’INESTIMABLE
Les Parisiens manifestent une sensibilité particulière à l’égard de l’exception passagère voire unique. ≪ Je suis au cinéma pour la version restaurée de Lola. Il y a Anouk Aimée, je me dirige vers elle, elle me sert la main et ça, cet instant, il n’a pas de prix. Il en a d’autant moins que c’est unique, ça ne va jamais se reproduire. ≫

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LE MOMENT D’INSPIRATION

PARIS FAIT DE NOUS QUI NOUS SOMMES.
L ’initiation à Paris, ville de réalisation(s), est une initiation à la vie. Les expériences qu’y font les individus les changent. ≪ Paris m’élève au quotidien. J’y suis né et j’ai cette conscience-là depuis tout petit. Le besoin d’essayer d’y faire de grandes choses. Le besoin d’agir. Je ne sais pas si j’en serais capable dans un autre endroit. ≫ ≪ Je pense qu’il y a dans l’air de Paris quelque chose d’initiatique qui fait que l’on a envie d’y vivre sa vie, d’y essayer d’être heureux, plus qu’ailleurs. ≫

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PARIS FAIT DE NOUS QUI NOUS SOMMES.
Paris donne le goût de Paris. L ’opulence et la diversité de l’offre culturelle font aussi de Paris un “réservoir” de moments inestimables. ≪ Souvent le soir, je pense à tous ces spectacles qui vont commencer. Je n’y suis pas mais je suis excitée seulement par l’idée de savoir qu’ils vont commencer. ≫ ≪ Peu de villes savent intégrer autant de cultures différentes, de cultures du monde. La diversité, le cosmopolitisme, c’est ce qu’il a de plus précieux à Paris. ≫

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PARIS FAIT DE NOUS QUI NOUS SOMMES.
Paris nourrit les esprits et les fait se rencontrer, se frotter, se distraire. La pratique de la discussion, de la confrontation et du débat y recouvrent une réalité à nulle autre comparable. ≪ Paris est une ville politique. Les manifestations à Paris n’ont rien de comparable à ce que j’ai vécu ailleurs. Il y a un héritage qui fait que l’engagement et le débat, notamment politique, appartient à la ville. ≫ ≪ New York est une ville d’énergie ; Paris, une ville d’intellect : on y parle, on y pense beaucoup plus qu’ailleurs. ≫

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LE MOMENT DE ROMANCE

PARIS, UN DÉBUT D’HISTOIRE.

Paris, capitale des émotions, se vit, se sent et se ressent. Plus qu’ailleurs, les sentiments et leurs expressions y sont permis, voire encouragés. ≪ Le paysage de la ville peut me faire pleurer : où que tu poses les yeux, c’est beau. C’est artistique, poétique, monumental. Il y a tout. Sur le plan de l’émotion esthétique, je pense qu’il y a tout. Paris est fait pour ça : réveiller les émotions. ≫

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PARIS, UN DÉBUT D’HISTOIRE.

La ville la plus romantique du monde n’est pas qu’un cliché : c’est une expérience souhaitée et racontée. Le décor de la ville est conçu pour la romance. ≪ C’est vrai que la rencontre amoureuse de Paris, se balader main dans la main sur les quais, passer dans les Tuileries, avoir Paris comme décor du début d’une histoire, ça n’a pas de prix. Paris est une ville qui rend autre le regard de l’amour. ≫

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PARIS, UN DÉBUT D’HISTOIRE.
L ’invention et la créativité sont au coeur de l’inestimable parisien. De même que le mythe de la bohême. ≪ Paris fait de moi une artiste. Je m’y sens stimulée sur le plan créatif, Paris ne peut que me rendre créative, plus rêveuse aussi, que ce que je suis naturellement. ≫

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PARIS, UN DÉBUT D’HISTOIRE.

De la légende urbaine à la légende personnelle... : à la romance partagée s’ajoute la romance de soi. ≪ Je ne sais pas ce que je vais garder pour de vrai à part l’idée que j’ai vécu quelque chose d’incroyable. Au total, on réécrit. ≫ ≪ Moi, clairement, je m’invente des histoires mais je le sais. J’adore ça, j’en joue, j’ai presque une vie parallèle dans un deuxième Paris qui n’est pas mon Paris du quotidien. Ca m’amuse et au fond, j’y crois probablement un tout petit peu. ≫

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LES FONDAMENTAUX DE L’INESTIMABLE

LES FONDAMENTAUX DE L’INESTIMABLE, TOUS MOMENTS CONFONDUS...
La chance d’être là : quelle que soit son origine, on ne peut rester indifférent au spectacle permanent de Paris. La capacité à voir et à revoir Paris s’entretient et se mérite. Les personnes interrogées évoquent régulièrement leur “chance d’être là”. Les contraintes de la vie à Paris semblent secondaires par rapport à la conscience du privilège d’être à Paris. ≪ Je m’émerveille encore très régulièrement de Paris. A chaque fois que je suis dans un taxi et que je passe le long de la Seine, je me dis « whaou » et je me rappelle la chance que j’ai d’être ici. ≫

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LES FONDAMENTAUX DE L’INESTIMABLE, TOUS MOMENTS CONFONDUS...
Le retour aux choses qui comptent : la simplicité et l’authenticité sont des fondamentaux de l’inestimable parisien. Ce qui est ostentatoire et bavard éloigne de cette notion. Au contraire, la discrétion, les choses simples caractérisent les récits autour des moments qui n’ont pas de prix. ≪ Pour moi, l’inestimable est assez simple en fait, voire raisonnable. Ca s’inscrit complètement dans le quotidien. Hier, je suis allé pour la première fois dans un tout petit cinéma, rue des écoles. J’étais heureux comme tout. ≫

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LES FONDAMENTAUX DE L’INESTIMABLE, TOUS MOMENTS CONFONDUS...
“Le temps s’arrête…” : l’abolition du temps est un symptôme d’inestimable. Paris offre des moments de suspension - solitaires ou partagés - qui sont qualifiés d’exceptionnels. L ’horloge s’arrête et une quiétude s’installe, un équilibre s’établit. Dans ces instants, Paris nous est offert et d’un seul coup, “la ville nous appartient”. ≪ Un moment qui n’a aucun prix pour moi, c’est un entretien que je passais dans une boutique du Palais Royal. Je me revois arriver rue de Valois, franchir le porche, entrer dans cet endroit invraisemblable qu’est le Palais Royal et à cet instant, être Parisien, ça veut dire quelque chose ! Ce moment, c’est hors du temps, tout est possible. ≫
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“Mon Paris inestimable” n’est pas celui de tout le monde.
Le moment inestimable parisien relève aussi du petit instant qui vous est propre et qui change tout. On y retrouve le sens des habitudes les plus simples. Ce sont des attaches quotidiennes à la vie de quartier ou d’arrondissement qui se manifestent par des rites personnels, voire intimes : un café solitaire dans un endroit précis, la fréquentation d’un marché, un trajet qui fait passer devant une adresse où l’on a habité. Mais si l’inestimable se nourrit de singularité, voire de particularités, il est aussi drainé par l’imaginaire collectif du “Paris secret”, du Paris des initiés : celui de la nuit, de la mi-saison, des jardins, des passages privés, des ponts et des escaliers.

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EN CHIFFRES
78 % des Parisiens considèrent que ces 5 moments (contemplation, flânerie, surprise, inspiration et romance) sont des fondamentaux de l’inestimable parisien. Sur l’échelle de l’inestimable, c’est la flânerie qui l’emporte pour 85 % des Parisiens. Derrière la flânerie, les moments d’inspiration et de contemplation représentent des moments jugés inestimables pour 80 % du même échantillon.

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EN CHIFFRES
Les moments de romance et de surprise sont également des temps forts de l’inestimable parisien pour respectivement 71 % et 69 % des personnes interrogées.

80 % des Parisiens se déclarent toujours émerveillés par Paris et 74 % d’entre eux considèrent que l’on y vit plus de moments inestimables, en comparaison d’autres villes françaises ou internationales.
(Dispositif quantitatif complémentaire construit sur la base d’un échantillon représentatif de 200 Parisiens) interrogés du 24 au 26 septembre.

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